mercredi 17 mars 2010

Sleiman : La communauté internationale doit pousser Israël à adopter l’initiative arabe de paix

17/03/2010
Le président de la République Michel Sleiman a demandé hier qu'« une pression internationale soit exercée sur Israël pour qu'il adopte l'initiative arabe de paix, qui constitue la dernière chance de parvenir à une paix juste, globale et permanente ».
Le chef de l'État, qui a reçu hier le haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Catherine Ashton, en visite à Beyrouth, a indiqué qu'« il ne saura y avoir de solution réelle au Moyen-Orient, si les droits des Palestiniens ne sont pas assurés, à commencer par le droit au retour ». Michel Sleiman a rappelé dans ce cadre « la position fixe » du Liban qui rejette l'implantation des réfugiés palestiniens et prône le droit au retour de ces derniers.
Le président a par ailleurs estimé que « la stabilité politique, sécuritaire et économique du pays constitue une bonne opportunité pour les investissements », appelant l'UE à « élever son niveau de coopération avec le Liban à tous les plans, surtout sur le plan des investissements ». Il a également demandé à l'UE de « faire pression sur Israël pour qu'il cesse ses menaces contre le Liban, dans la mesure où cela entretient un climat de crispation qui se répercute négativement sur l'économie libanaise, et tout particulièrement sur les investissements ».
De son côté, Mme Ashton a évoqué avec le chef de l'État l'objectif de sa tournée régionale, estimant qu'il y avait plusieurs défis à relever à l'étape actuelle, notamment au plan économique. Elle a ajouté que la stabilité actuelle au Liban sur le plan sécuritaire et économique constitue un facteur important pour l'amélioration du partenariat entre l'UE et le pays du Cèdre, et peut encourager les investisseurs européens à y venir. De même, a-t-elle ajouté, des réformes politiques et économiques au Liban pourraient refaire de Beyrouth un centre d'investissements important, comme il y a trente ans.
Mme Ashton a par ailleurs été reçue par le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, en présence de l'ancien ministre Talal Sahili. M. Berry a exprimé ses craintes face à « la politique hostile et dangereuse menée par Israël, qui menace les territoires palestiniens et l'ensemble de la région, y compris le Liban ». La responsable européenne a pour sa part souligné la nécessité de continuer à œuvrer pour la relance du processus de paix régional.
Elle s'est également entretenue avec le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, au palais Bustros.
Hier en soirée, Catherine Ashton devait rencontrer au Sérail le Premier ministre, à son retour d'Allemagne, avec qui elle a évoqué une série de questions relatives notamment à la situation régionale, au partenariat euro-méditerranéen, ainsi qu'au soutien européen à des réformes politiques et économiques au Liban et à l'adhésion de ce dernier à l'OMC.