lundi 7 février 2011

Al-Mansi appelle l’UNRWA à assumer ses responsabilités pour la reconstruction de Gaza

[ 06/02/2011 - 21:03 ]
Gaza - CPI
Le ministre des Travaux publics et de l'habitation a exhorté l’UNRWA" à assumer ses responsabilités envers la reconstruction de Gaza, en l’appelant à exercer des pressions pour lever le siège sioniste et permettre l’entrée des matières et matériaux de construction.
Al-Mansi a dit dans une déclaration de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le dimanche 06/02, que les Nations Unies ont joué un rôle partiel et défavorable envers la question de la reconstruction de Gaza, en soulignant que l’ONU s’est éloignée de son rôle humanitaire et s’est comportée comme l'un des principaux représentants du Quartette qui participent au siège injuste contre Gaza, tout en lui demandant d’exercer le rôle définit dans sa Charte et d'assumer ses responsabilités en pressant sur l'occupant pour qu’il supporte toutes les conséquences de sa guerre sauvage et très sanglante contre la Bande de Gaza.
Le ministre a souligné que les destructions massives ont touché tous les domaines  dans la Bande de Gaza, et ont fait de lourdes pertes en causant un grand déficit dans le secteur d’habitation qui atteint plus de 100 000 unités résidentielles, en soulignant que 55 000 maisons ont été détruites pendant la dernière guerre sioniste, dont 5 milles complètement détruites, en précisant que le taux des habitations des réfugiés dans les camps arrive à 60%.
Il a qualifié le rôle de l'UNRWA dans les opérations de reconstruction de faible en disant : «Il existe des contrats qui ont été conclus par l'UNRWA avec un certain nombre de pays, dont certains sont payés, comme les projets de l'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis, du Japon, de la Libye, ce qui signifie que l'agence pourrait commencer les reconstructions et pour elle il n’existe pas de problème de financement, en soulignant que l'agence n'a pas fait d’efforts nécessaires pour faire entrer les matériaux de construction pour commencer la reconstruction».
Il s’est déclaré : «Les matériaux de construction qui sont entrés à travers le côté sioniste ne représentent que 7% des matériaux demandés par l'agence internationale de secours (UNRWA) qu’elle avait mis en place avant 5 ans et qui n’arrivent pas au marché de la Bande de Gaza, mais à l'UNRWA directement», en ajoutant : «Aucun sac de ciment n’est parvenu pour la reconstruction des maisons qui ont été démolies pendant la guerre sioniste».
«Le ministère des Travaux publics a facilité toutes les tâches à l'UNRWA pour débuter les opérations de reconstruction», a-t-il poursuivi.

Une réflexion sioniste pour faire face à l’avenir proche

[ 07/02/2011 - 02:46 ]
Ifrayem Snih
Lorsque le Liban sera occupé par le Hezbollah, l’Egypte aura un avenir incertain, les Etats-Unis auront quitté l’Iraq, "Israël" devra restreindre ses fronts et déraciner toute raison d’une explosion du conflit arabo-israélien.
En ce qui concerne l’Egypte, après la révolution, elle ne pratiquera plus la politique de Moubarak envers "Israël" ; en effet, toutes les factions de l’opposition égyptienne n’aiment pas "Israël". Cela influencera certainement les relations de l’autorité palestinienne avec "Israël". Le gouvernement du Hamas sera acceptable. Toute normalisation avec "Israël" prendra fin, ou au moins sera en danger. Et sera renforcée l’idée qu’"Israël" est une menace stratégique.
Cette nouvelle situation appelle "Israël" à adopter cinq mesures, sur le court terme.
Premièrement, "Israël" devra à nouveau occuper l’axe Philadelphia, entre l’Egypte et Gaza. Si nous ne le faisons pas fait, la force du Hamas se consolidera, alors qu’elle est déjà insupportable. Le prix à payer pour mettre la main sur cet axe est beaucoup moins important que ce que nous devrons payer face à un Hamas, dans la bande de Gaza, qui sera renforcé par des moyens de combat développés, avec des guides iraniens en prime.
Deuxièmement, il faut reconstruire l’armée israélienne, mais non sur la même base de ces trente dernières années, durant lesquelles l’Egypte n’était pas considérée comme un ennemi militaire. Il faut reconstruire les groupes de réservistes que l’armée israélienne a laissé tomber après l’accord de paix avec l’Egypte. Il s’agit aussi de se munir rapidement de systèmes modernes.
Troisièmement, il faut insister sur la construction du barrage sur les frontières avec l’Egypte. Désormais, pour empêcher l’infiltration à travers e Sinaï, on ne pourra plus beaucoup compter sur l’armée égyptienne.
Quatrièmement, nous devrons compter sur le gaz naturel exploité dans les eaux israéliennes. L’arrêt du gaz en provenance d’Egypte, voulu par l’opposition, n’est qu’une expression de cette nouvelle politique.
La cinquième mesure, la plus importante, sera de consolider l’axe modéré restant : Jordanie-autorité palestinienne-"Israël".
Lorsque le Liban sera occupé par le Hezbollah, l’Egypte aura un avenir incertain, les Etats-Unis auront quitté l’Iraq, "Israël" devra restreindre ses fronts et déraciner toute raison d’une explosion du conflit arabo-israélien. Si le conflit avec les Palestiniens continue, "Israël" sera isolé sur la scène internationale. Elle aura besoin de ses amis.
Article écrit par Ifrayem Snih, ancien ministre et actuel vice-ministre israélien de la guerre, dans le journal hébreu Yediot Aharonot, le 4 février 2011
Traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Toulouse : manifestation mercredi contre le financement d’Israël avec notre argent !

dimanche 6 février 2011
Nous devons être très nombreux à participer ce mercredi à 17 H 30 à la manifestation contre l’attribution par le conseil régional Midi-Pyrénées d’une subvention à la Chambre de commerce France-Israël ! Car c’est le lendemain que la Commission Permanente du Conseil Régional, se prononcera sur cette subvention.
Le 20 janvier dernier, la Commission Industrie de la région avait ajourné sa décision, avec avis défavorable, quant à l’octroi d’une subvention de plusieurs dizaines de milliers d’euros demandée par la Chambre de Commerce France-Israël.
Ce premier coup d’arrêt avait été obtenu grâce à une mobilisation citoyenne devant les portes du Conseil régional, et à l’opposition manifestée en commission par les élus Front de Gauche (FG) et Europe Ecologie (EE), amenant la presse locale à exposer le scandale aux yeux du public (qui est également le contribuable, faut-il rappeler).
Mais Martin Malvy, le Président PS du Conseil régional, à l’occasion d’une réunion extraordinaire de la Commission Industrie, a arraché un vote positif, assorti de quelques concessions : à l’entendre, la subvention ne concernerait désormais plus « les secteurs de la défense et de la sécurité » (sauf qu’on se demande comment on peut affirmer une telle chose quand l’aéronautique reste concernée), et elle se ferait dans le respect de la règlementation européenne concernant les produits des colonies (sic !).
A l’initiative d’EuroPalestine Toulouse, un nouveau rassemblement de protestation a quand même eu lieu jeudi pendant la réunion, couvert par la station régionale de France 3.
La décision finale, relative à la subvention, n’interviendra qu’à l’occasion d’un vote de la Commission Permanente du Conseil Régional, convoqué pour le 10 février.
Nous devons être nombreux A PARTICIPER A LA MANIFESTATION QUI SE DEROULERA LA VEILLE DE LA COMMISSION PERMANENTE :
LE MERCRECDI 9 FEVRIER A 17 H 30
RV DEVANT LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE-ISRAEL située 2, rue d’Alsace- Lorraine (Place Rouaix) et se terminera devant le Conseil régional, avenue du Maréchal Juin.
afin de dire :
- STOP A LA COLLABORATION AVEC LE TERRORISME D’ETAT ISRAELIEN !
- NE TOUCHEZ PAS A NOTRE ARGENT POUR SUBVENTIONNER LES CRIMINELS DE GUERRE !
CAPJPO-EuroPalestine
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dimanche 6 février 2011

Le Plan Mofaz

04 février 2011
Shaul Mofaz est né à Téhéran. Sa famille, juive iranienne, s'est installée en Israël dans les années 60 et le jeune Shaul s'est engagé dans l'armée de l'Etat hébreu en 1966. Il en a gravi tous les échelons puisque Shaul Mofaz a servi comme Chef d'Etat-Major, puis comme Ministre de la Défense dans le gouvernement d'Ariel Sharon. Comme ce dernier, Shaul Mofaz a quitté le Likoud pour fonder le parti de centre-droit Kadima, aujourd'hui dans l'opposition bien que première force politique à la Knesset. Shaul Mofaz est député et il préside la prestigieuse Commission des Affaires Etrangères et de la Défense au Parlement israélien.
Ces jours-ci, Shaul Mofaz présente son plan. Ou plutôt ses plans car il ne cache pas son intention de devenir le patron de son parti (Kadima est actuellement dirigé par Tzipi Livni) et de devenir un jour Premier Ministre en Israël. Mais - parallèlement à ses ambitions personnelles - le Général Mofaz a aussi une vision du conflit israélo-palestinien et du moyen de le résoudre.
En voici quelques points :
- Pour Shaul Mofaz, si 18 années de Processus d'Oslo n'ont pas permis de parvenir à la Paix c'est qu'il est impossible de résoudre toutes les questions (frontières, Jérusalem, sécurité, réfugiés, eau...) en même temps.
- Le député plaide donc pour un accord intérimaire portant sur les deux dossiers qui lui paraissent les plus faciles (les moins difficiles?) à résoudre : les frontières et la sécurité.
- D'après Shaul Mofaz, Israêl doit annexer les grands blocs de colonies juives en Cisjordanie (Ariel, Maale Adoumim, le Goush Etzion...) et organiser l'évacuation sur trois ou quatre ans d'environ 60.000 colons (sur environ 280.000 vivant en Cisjordanie) habitant d'implantations isolées. "Cela permettrait à Israël d'avoir des frontières défendables et aux Palestiniens d'avoir un état", plaide le Général et ancien ministre.
- Selon le ténor du Parti Kadima, cet accord intérimaire doit permettre d'avancer sur les autres gros dossiers. A propos de Jérusalem, Shaul Mofaz exclut l'évacuation des 200.000 israéliens-juifs vivant dans des colonies situées au delà de la Ligne Verte. En revanche, il envisage "un plus grand rôle pour les Palestiniens" dans la gestion quotidienne des quartiers arabes de la ville. En ce qui concerne les réfugiés palestiniens, Shaul Mofaz exclut leur retour dans les frontières actuelles d'Israël et insiste sur les compensations financières qui doivent permettre de résoudre cette question ultra-sensible.
- "Le temps ne joue ni en faveur des Israéliens, ni en faveur des Palestiniens" martèle le Général Mofaz. Selon lui, le temps qui passe ne fera qu'augmenter la population de colons à évacuer en cas d'accord de paix. Autre risque pour l'auteur de ce plan : que la communauté internationale s'agace et se substitue aux parties en posant sur la table les "Termes de références" d'un réglement du conflit.

Le président israélien considère Hosni Moubarak comme un «homme de paix»

JÉRUSALEM — Le président israélien a déclaré samedi que le controversé leader égyptien Hosni Moubarak restera dans la mémoire des gens pour avoir permis trois décennies de paix entre les deux nations.
L'État hébreux est très inquiet par la possibilité que M. Moubarak soit forcé à démissionner par la révolte populaire sans précédent en Égypte et qu'un gouvernement moins amical ne le remplace. Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a averti que tout nouveau gouvernement devait respecter l'accord de paix de 1979, le premier accord du genre entre Israël et une nation arabe.
Samedi, le président Shimon Peres s'est livré à une défense passionnée de Moubarak, lui reconnaissant d'avoir sauvé des vies arabes et israéliennes en empêchant la guerre au Moyen-Orient.
Lors d'un discours devant des membres du parlement européen en visite, M. Peres a déclaré que la contribution de Moubarak à la paix ne serait jamais oubliée.
Au cours des trente années où le raïs égyptien a été en poste, il a constamment respecté le traité de paix signé par son prédécesseur, et a servi de médiateur entre Israël et les Palestiniens.
M. Peres a lancé un avertissement contre la possibilité que l'expulsion de Moubarak du pouvoir ne permette aux Frères musulmans, le plus important mouvement d'opposition égyptien, de prendre sa place, affirmant que le groupe islamiste n'apporterait pas la paix.
Le président israélien a demandé aux investisseurs étrangers d'amener la technologie, le développement et l'ouverture en Égypte.

Escale d'« un bateau français pour Gaza » en route pour dénoncer le blocus

06.02.2011
C'est dans le Nord, à Lille puis à Roubaix, que la campagne « Un bateau français pour Gaza » a débuté. Étape terrestre avant le départ, au printemps, d'une flottille internationale composée d'une vingtaine de bateaux, dont 5 ou 6 cargos chargés d'environ 10 000 tonnes d'aide humanitaire.
Destination : Gaza et son blocus que ces militants de France, d'Europe et d'ailleurs veulent dénoncer et « briser ». Ils espèrent que cette mobilisation de « citoyens du monde » aura « un impact sur les gouvernements et la communauté internationale qui ont condamné le blocus mais n'agissent pas ».
Cette coalition de la flottille de la liberté pour Gaza est une réplique, plus dense et plus internationale, du convoi humanitaire, composé de six bateaux, qui en mai 2010 avait été stoppé par l'armée israélienne au cours d'une attaque sanglante. Cette fois, à bord « il y aura des élus, des journalistes, des artistes...d'environ trente pays », précise Thomas Sommer, du comité de coordination CCIPPP*. Car au-delà des cargaisons d'aides, « le but est de faire bouger les choses, que le blocus cesse et que le droit international soit respecté ». Les mobilisations citoyennes en Tunisie et en Égypte confortent dans leur démarche les militants de Roubaix, le collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et la plateforme des ONG françaises pour la Palestine.
Ce collectif et cette plateforme, rassemblant 60 associations, syndicats et partis politiques, sont à l'initiative de ce « bateau français pour Gaza ».
C'est pour « sensibiliser tout le monde », dixit Maxime Guimberteau, chargé de communication à la plateforme qu'ils vont poursuivre leur tournée jusqu'au 26 février dans une vingtaine de villes de France. Le tout accompagné d'un appel aux dons pour boucler le budget de 450 000 E (bateau, matériel humanitaire, etc.). C'est surtout un appel contre l'indifférence et la souffrance qu'ils lancent. •
* Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien.
www.unbateaupourgaza.fr/dons

Egypte: manifestations de soutien de Palestiniens et d'Arabes israéliens

RAMALLAH (Territoires palestiniens) - Plusieurs centaines de Palestiniens ont manifesté samedi à Ramallah, dans le nord de la Cisjordanie, leur soutien à la révolte populaire en Egypte, de même que des Arabes israéliens en Galilée, selon une correspondante de l'AFP et des médias.
Dans la ville autonome palestinienne de Ramallah, les manifestants, dont des étudiants de l'université proche de Bir Zeit auxquels se sont joints des étrangers membres d'ONG, ont scandé des slogans contre le président égyptien Hosni Moubarak.
Ils ont brandi des drapeaux égyptiens et palestiniens, ainsi que des portraits du président égyptien Gamal Abdel Nasser (1918-1970), figure de proue du nationalisme arabe.
"Cette manifestation est un message de solidarité et de fraternité adressé au peuple égyptien qui se bat pour la démocratie et des réformes", a déclaré aux journalistes la député Hanan Ashrawi, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Des heurts se sont produits entre des manifestants qui scandaient "le peuple veut en finir des divisions" (au sein des Palestiniens) et des membres du mouvement Fatah, du président palestinien Mahmoud Abbas, qui scandaient en réponse le "peuple veut Abbas".
Un des manifestants anti-Moubarak a été brièvement interpellé par la police. Après sa libération, il a indiqué à l'AFP que les contre-manifestants s'en étaient pris à "la manifestation pacifique au moment où elle allait se disperser, après avoir entonné les hymnes nationaux palestinien et égyptien".
L'Autorité palestinienne a annoncé jeudi l'interdiction des manifestations liées aux soulèvements en Egypte et en Tunisie, après avoir empêché plusieurs rassemblements, invoquant la "non-ingérence dans les affaires de "pays frères".
La manifestation, place Manara, a pourtant été autorisée par l'Autorité palestinienne alors que la police avait réprimé mercredi soir à Ramallah un précédent rassemblement de soutien au soulèvement en Egypte.
Le 30 janvier, la police palestinienne déjà avait utilisé la force pour disperser un rassemblement similaire de quelques dizaines de personnes devant l'ambassade d'Egypte à Ramallah.
En Israël quelque 200 Arabes israéliens ont défilé samedi à Nazareth, en Galilée, pour exprimer leur solidarité avec le mouvement de contestation en Egypte, ont indiqué les médias israéliens.
Les manifestants se réclamaient pour la plupart du parti arabe israélien Balad (nationaliste arabe de gauche). Deux députés de cette formation, Hanin Zoabi et Jamal Zahalkha, ont participé à la protestation.
La communauté des Arabes israéliens, composée des descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948, compte 1,2 million de personnes, soit près de 20% de la population globale du pays.
L'Egypte a été le premier pays arabe à signer la paix avec l'Etat hébreu en 1979.
(©AFP / 05 février 2011 19h06)
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La tension au Moyen orient montre l'urgence d'une paix israélo-palestinienne

5 février 2011 – Les développements récents en Égypte et ailleurs dans la région soulignent la nécessité pour Israël et les Palestiniens de reprendre immédiatement les pourparlers de paix, ont indiqué samedi les membres du Quatuor pour la paix au Proche Orient, après une rencontre en marge de la 47ème Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne.
Dans une déclaration commune, l'ONU, les Etats-Unis, l'Union européenne et la Russie prennent notent « de l'évolution dramatique en Egypte et ailleurs dans la région ces derniers jours » et réaffirment « que les négociations devraient conduire à un résultat mettant fin à l'occupation qui a commencé en 1967 et apportant une solution à toutes les questions relatives au statut permanent, afin de mettre fin au conflit et de parvenir à une solution à deux Etats ».

« Compte tenu de l'évolution au Moyen-Orient, le Quartet exprime sa conviction qu'un nouveau retard dans la reprise des négociations serait préjudiciable aux perspectives de paix et à la sécurité de la région », poursuivent-ils, avant de souligner « la nécessité pour les parties d'entreprendre d'urgence les efforts nécessaires pour aboutir à une paix israélo-palestinien et une paix globale israélo-arabe ».

En attendant sa prochaine rencontre fixée à la mi-mars, le Quatuor précise qu'il « cherchera à travers ses envoyés à se réunir séparément avec les négociateurs israéliens et palestiniens à Bruxelles, ainsi qu'avec le Comité de l'Initiative de paix arabe ». « Dans ses discussions avec les parties, le Quatuor entend écouter sérieusement leur point de vue sur la manière de relancer les négociations sur toutes les questions fondamentales, y compris celles des frontières et de la sécurité », ajoute le communiqué.

S'ils saluent « le leadership du Président Abbas de l'Autorité palestinienne pour ses efforts de construction d'un Etat », qu'ils se félicitent également « de l'ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre Netanyahu pour la Cisjordanie et Gaza », les quatre membres du Quatuor déplorent toutefois « la fin du moratoire israélien de dix mois sur le gel des activités de colonisation » et réaffirment « avec force que les actions unilatérales de l'une des parties ne peut pas préjuger du résultat des négociations et ne sera pas reconnu par la communauté internationale ».

Relancées par les Etats-Unis en septembre dernier, les négociations se sont enlisées après le refus d'Israël, fin septembre, de proroger le moratoire sur le gel de la colonistaion au delà de 10 mois. Ce refus à justifié le retrait du Président palestinien Mahmoud Abbas des pourparlers directs avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
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Renversement de situation : les Gazaouis nourrissent les troupes égyptiennes affamées !

Gaza - 5 février 2011
Reportage de Nidal al-Mughrabi, écrit par David Stamp, édité par Douglas Hamilton.
Des soldats égyptiens isolés à la frontière de Gaza depuis 10 jours de bouleversements intérieurs reçoivent du pain, des boîtes de conserve et autres denrées depuis l'enclave qui attend habituellement l'aide alimentaire. Une source à Rafah, ville frontalière, a dit que les forces de la sécurité du mouvement Hamas, qui dirige Gaza, approvisionnent les troupes égyptiennes ces derniers jours.
Israël a organisé le blocus de Gaza depuis trois ans, avec l'aide du gouvernement du président égyptien Hosni Moubarak, et la moitié de la population dépend de l'aide distribuée par les Nations Unies.
Avec les protestations de masse exigeant la démission de Moubarak, les sources à Rafah ont dit que la situation dans le nord du Sinaï était tendue. Les Bédouins en colère ont pris le contrôle de nombreuses routes après des affrontements armés avec la police égyptienne.
Les sources ont dit que les commerçants palestiniens de Gaza ont fait passer, par les tunnels de contrebande, des légumes, des œufs et autres produits de base en Egypte, où les commerces sont vides parce que l'approvisionnement est interrompu, inversant le flux habituel des marchandises.
Les forces de sécurité du Hamas ont renforcé leur présence le long de la frontière et dans la zone des tunnels de contrebande pour prévenir tout passage de la ligne frontalière.
Aucune photo ou vidéo n'a été autorisée.
Traduction : MR pour ISM

Le Quartette juge "impérative" la reprise des pourparlers israélo-palestiniens

06/02/2011
Le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, UE et Russie), réuni samedi en Allemagne, a jugé "impérative" une reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, au vu du contexte de crise en Égypte et dans la région.
Ayant "pris note des événements dramatiques en Égypte et ailleurs dans la région ces jours derniers", les membres du Quartette "ont examiné les implications de ces événements pour une paix israélo-arabe et sont convenus d'en rediscuter en toute priorité" au cours de leurs prochaines réunions, la première étant prévue à la mi-mars, selon une déclaration publiée à Munich (sud de l'Allemagne).
"Au vu des événements au Moyen-Orient, le Quartette a exprimé sa conviction que tout retard supplémentaire dans la reprise des négociations" bloquées depuis septembre entre Israël et l'Autorité palestinienne "serait préjudiciable aux perspectives de paix dans la région".
Outre le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et les chefs de la diplomatie américaine Hillary Clinton, russe Sergueï Lavrov, et de l'Union européenne, Catherine Ashton, l'envoyé spécial des États-Unis pour la paix au Proche-Orient George Mitchell et le représentant spécial du Quartette, Tony Blair, ont participé à la réunion en marge de la 47è Conférence sur la sécurité.
"Il est important que nous montrions que le processus est en mouvement, de montrer qu'il faut que cela avance", a résumé la Haute représentante de l'UE pour la politique extérieure, Catherine Ashton à l'issue de la réunion dans la capitale bavaroise.
"Je n'ai pas besoin de vous dire que les événements actuels dans la région signifient qu'il est extrêmement important que le processus de paix au Proche-Orient progresse", a-t-elle ajouté.
Il est "urgent", a poursuivi le Quartette dans son document "d'entreprendre des efforts pour accélérer la paix entre Israéliens et Palestiniens ainsi qu'entre Israël et le monde arabe en général, ce qui est impératif si l'on veut éviter des événements fâcheux pour la région".
Le Quartette a "pressé les parties au conflit israélo-palestinien "de surmonter les obstacles" empêchant le processus de paix d'"avancer".
Il a réaffirmé que l'objectif était d'en finir avec l'occupation qui a commencé en 1967 (...) de façon à mettre un terme au conflit sur la base de deux États".
D'ici à sa prochaine réunion au même niveau à la mi-mars, le Quartette prévoit que ses représentants "rencontrent à Bruxelles séparément des négociateurs israéliens et palestiniens, ainsi que des délégués du Comité de suivi de l'initiative de paix" de la Ligue arabe.
Félicitant l'Autorité palestinienne pour ses progrès en matière de fonctionnement des institutions, il a salué la série de mesures économiques annoncées vendredi par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour les Territoires, et souhaité des mesures supplémentaires du même ordre.
Le Quartette a réitéré qu'il "regrettait" qu'Israël n'ait pas prolongé fin septembre son moratoire sur les colonies dans les Territoires occupés, décision qui a motivé le boycottage des pourparlers par les Palestiniens.  

L'Autorité palestinienne très déçue par la déclaration

06/02/2011
La déclaration du Quartette pour le Proche-Orient, jugeant "impérative" une reprise des négociations de paix, n'est "pas à la hauteur de nos attentes", a critiqué samedi le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
"Le communiqué du Quartette n'est pas à la hauteur de nos attentes. Il ne s'est pas hissé au niveau que nous attendions de lui, ni au niveau des événements que traverse la région et qui exigent de prendre des décisions", a déclaré M. Erakat.
Le Quartette a "pressé les parties au conflit israélo-palestinien "de surmonter les obstacles" empêchant le processus de paix d'"avancer".
Les pourparlers de paix, brièvement relancés le 2 septembre à Washington, sont suspendus depuis l'expiration fin septembre d'un moratoire sur la colonisation en Cisjordanie, dont les Palestiniens réclament la prolongation, ce à quoi M. Netanyahu s'est refusé.
"Nous espérions que, compte tenu des événements auxquels assiste la région, le Quartette prendrait des décisions historiques pour contraindre Israël et le gouvernement Netanyahu à arrêter la colonisation et annoncerait son engagement sur les frontières de l'État palestinien à naître avec Jérusalem-Est pour capitale", a affirmé le négociateur palestinien.
Dans son communiqué, le Quartette se contente simplement de réitérer qu'il "regrette" qu'Israël n'ait pas prolongé son moratoire sur les implantations, sans condamner explicitement la colonisation comme l'espéraient les Palestiniens.
Le Quartette a réaffirmé également que "l'objectif est d'en finir avec l'occupation qui a commencé en 1967 (...) de façon à mettre un terme au conflit sur la base de deux États".
Mais il ne mentionne pas spécifiquement la reconnaissance d'un État palestinien sur les frontières de juin 1967 (avant la Guerre des Six jours) comme le réclament les Palestiniens.
M. Erakat avait appelé cette semaine le Quartette pour le Proche-Orient à prendre la "décision historique" de reconnaître la Palestine sur les lignes de 1967, affirmant que la stabilité et les droits de l'Homme dans la région commençaient par là.
"Pour apporter la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient il faut assécher le bourbier de l'occupation israélienne, qui est l'unique cause de tous les problèmes de la région", avait plaidé M. Erakat, visant les déclarations occidentales sur la stabilité et la démocratie dans la région.

La manœuvre militaire israélienne, sur les hauteurs du Golan

05 Février 2011 19:50 
IRIB - Le régime sioniste, en menant des manœuvres militaires, sur les hauteurs du Golan, au Sud-Ouest de la Syrie, se prépare à la guerre, dans la région critique du Moyen-Orient. Simultanément aux évolutions et aux tensions politiques de ces derniers jours, au  Moyen-Orient et  au Nord de l’Afrique, le régime sioniste, en mobilisant des milliers de militaires, des centaines d’engins de guerre, des hélicoptères et des drones de reconnaissance, a effectué une grande manœuvre militaire. La manœuvre militaire israélienne, dans les territoires occupés des hauteurs du Golan, s’effectue à un moment où le gouvernement d’Hosni Moubarak, en tant que principal protecteur de ce régime, s’est trouvé, ces deux dernières semaines, confronté à de larges manifestations protestataires populaires. Le Caire, parallèlement aux politiques d’occupation de Tel-Aviv, en fermant ses frontières au peuple sans  défense de la bande de Gaza, a intensifié le blocus, contre plus d'1million et demi de Palestiniens de la région.
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Le 11 février, "journée de l'Intifada mondiale, en Palestine"

06 Février 2011 08:36 
IRIB- Le comité chargé de faire face à la construction du mur de séparation israélien a décrété, dans un communiqué, le 11 février, «journée du début de l'Intifada mondiale et de la colère contre l'occupation israélienne des territoires palestiniens». D'après l'Agence d'information palestinienne, Qodsona, le comité a appelé, dans son communiqué, toutes les nations libres et éprises de liberté à organiser des manifestations grandioses, à cette occasion, et à reconnaître, en ce jour, le droit des peuples à vivre librement, dans la dignité, et avec honneur. Le comité a, aussi, demandé à toutes les nations arabes, de rompre, en tant qu'une priorité politique, leurs relations avec le régime sioniste. Il a, également, appelé à l'unité palestinienne, pour faire face à l'occupation israélienne.
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Amr Moussa: la révolution égyptienne a semé le désordre à la situation de l’occupation

[ 05/02/2011 - 09:47 ]
Caire - CPI
Le Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Amr Moussa a affirmé que la révolution menée par le peuple égyptien a eu un impact profond dans toute la région, soulignant qu'elle a causé un état de bouleversement à l'ennemi sioniste, et lui a fait penser un millier de fois de ce qui va arriver avec le changement de situation dans la région.  
Dans des déclarations exclusives au Centre Palestinien d'Information, le vendredi 4/2, Moussa a déclaré que la résilience de la révolution égyptienne et son éclatement a conduit à l'état désastreux de l'anxiété vécue par l'occupation sioniste, ce qu'elle a poussé pour prendre plusieurs décisions non prononcées indiquant qu’elle vit une situation de trouble. 
Moussa a salué les citoyens égyptiens qui manifestent dans la place « d’al Tahrir », les décrivant comme des «hommes honorables de tous les cadres en Egypte", saluant également la jeunesse égyptienne pour leur mission de protéger toutes les entrées d'"al-Tahrir" et la population contre les voyous barbares.

Netanyahu présente des impulsions pour le retour de l'Autorité palestinienne aux négociations

[ 05/02/2011 - 11:24 ]
Arabes 48
Dans le contexte de révoltes populaires en Égypte et en Tunisie, dans les tentatives sionistes à reprendre les négociations avec l'Autorité palestinienne, le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a annoncé une série de mesures visant à renforcer l'autorité de l’ex-président Mahmoud Abbas et pour l’encourager à reprendre les négociations.
Des médias hébreux ont révélé que Netanyahu a dit au délégué du Quartet international, Tony Blair, le vendredi, qu’il travaillera sur la mise en œuvre des installations pour aider l'économie palestinienne, essentiellement dans le domaine de la construction à Jérusalem (al Qods occupée) et d'autres mesures pour renforcer l'autorité d'Abbas.
Les sources ont rapporté que Blair a dit qu'il a été convenu avec Netanyahu à accroître la présence de la sécurité de l'Autorité palestinienne dans les régions de "B" en Cisjordanie, des projets de construction, la restauration des écoles et des cliniques médicales dans les zones de "C", dans le cadre d'un plan qui sera rendu par l'Autorité et le Bureau de Blair au soi-disant «coordonnateur des opérations dans les zones (B) et (C)."  
Bien que Netanyahu ait déjà adopté un plan de ce qu'il appelait la «paix économique», a déclaré, lundi, en prétendant que la paix ne viendra de payer la «paix économique» seulement, mais elle se réalisera par les négociations.  
«La paix que nous avons besoin doit tenir compte non seulement la situation actuelle, mais la situation qui peut être rétablie à l'avenir", a ainsi déploré Netanyahu en crainte des influences du changement tunisien et celui attendu en Égypte, sur les territoires palestiniens occupés.

Un tribunal militaire palestinien emprisonne un sécuritaire pour avoir aidé un recherché

[ 05/02/2011 - 12:23 ]
Ramallah - CPI
Un tribunal militaire palestinien de Ramallah a condamné « Moussab Jamil Kryoch », l’un des éléments de la « sécurité nationale » palestinienne, du camp de réfugiés de Toulkarem (Cisjordanie), pour une période de 3 ans, pour son aide  à l’un de sa famille recherché par les forces occupantes israéliennes.
Des sources palestiniennes ont dit que « Kryoch », accusé d'avoir fourni une assistance à l'un de ses proches « Mohammed Mustafa Kryoch  », allié aux brigades d’Ezz al-Din al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, qui était recherché par l’occupation et l'Autorité.
Il est à noter que le recherché allié aux  Brigades al-Qassam a été arrêté par l'occupation israélienne dans le 15/Septembre /2009, dans la ville de Sourif à Hébron(al-Khalil), accompagné d'un autre résistant recherché « Adnan Samara ».

L'Autorité palestinienne refuse le "paquet" économique de l’occupation israélienne

[ 05/02/2011 - 12:59 ]
Agences
L’agence France presse a rapporté aujourd’hui que l’Autorité palestinienne a rejeté samedi des mesures économiques de l’occupation israélienne qui visent à "faciliter la vie des Palestiniens".
« L’Autorité  les a qualifiés de "totalement inacceptables" », selon AFP.
Elle ajouté que le chef du groupe négociateur palestinien, Saëb Erakat a jugé l’annonce du Quartette et de l’envoyé pour le Proche-Orient, Tony Blair, de « complètement inacceptable ».
Il est à noter que la décision de « mesures sionistes » pour les Palestiniens en Cisjordanie coïncide avec une réunion du Quartette samedi à Munich (Allemagne) pour tenter de sortir les négociations de paix de l'impasse.
« Erekat » a qualifié que ces mesures ne visent qu'à détruire toute confiance entre parties palestinienne et israélienne".
Cette annonce sioniste est venue vendredi, par le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu pour un train de mesures économiques en faveur des Palestiniens, dont un projet de développement simultané de gisements de gaz naturel adjacents.

Trois ouvriers palestiniens blessés par les forces de l'occupation dans la Bande de Gaza

[ 05/02/2011 - 14:31 ]
Gaza - CPI
Trois ouvriers palestiniens ont été blessés, ce matin 05/01, par les tirs des forces sionistes, à l'est et nord de la Bande de Gaza, lorsqu’ils ramassaient des petites pierres (graviers) dans les régions dévastées par l’occupation.
Le porte-parole médiatique du haut Comité des secours et des urgences, Adham Abou Salmia a déclaré,  aujourd'hui 02/05, au Centre Palestinien d'Information que le citoyen (A. A), 42 ans, l’un des ouvriers qui ramassent du gravier, au nord de Beit Lahia, a été blessé moyennement par les balles des forces de l'occupation et a été transféré à l'hôpital Kamal Adwan, au nord de la Bande de Gaza.
Deux autres ouvriers ont été blessés également, après moins d'une demi-heure, alors qu’ils ramassaient des petites pierres dans le quartier de Choujaïa, à l'est de la ville de Gaza, et ont été transportés à l'hôpital de Chifa dans la ville de Gaza, en qualifiant leur blessure de moyenne.
Les forces de l'occupation continuent de cibler les ouvriers le long de la frontière Est de la Bande de Gaza, où le nombre des victimes est arrivé depuis le mois de mars 2010, à deux morts et 118 blessés.

La police sioniste arrête et agresse les femmes palestiniennes à Umm al-Fahm

[ 05/02/2011 - 15:15 ]
CPI
Les forces de l'armée sioniste, les forces spéciales et la police sioniste ont enlevé, le mercredi dernier à l'aube, deux jeunes hommes palestiniens de la ville d'Umm al-Fahm dans les territoires palestiniens occupés en 1948 dont le jeune Jawad Moussa Jabarein, 27 ans, où l'épouse de Jawad a dit au correspondant du "Sout al-Haq" que les policiers sioniste ont pris d'assaut la maison à travers de la fenêtre sans demander la permission et ont enlevé son mari de son lit, où plus de 20 policiers lui ont frappé sauvagement et lorsqu'elle a tenté de l'aider, ils lui a aussi frappé et sa petite fillette qui n'a qu'un an et demi, dans le cadre de la mauvaise querelle pratiquée par les policiers sionistes qui envahissent les maisons lorsque leurs habitants dormaient.
Elle a ajouté: "Ils ne nous ont pas dis quelle est la raison de l'arrestation de mon mari ou de mettre en évidence l'ordre de l'invasion de notre maison? Déclarant que des dizaines de blindés des milices des gardes-frontières et des forces spéciales ont participé à l"offensive barbare".
"Les frères de mon mari sont arrivés et m'ont transporté avec la petite fille à la clinique et ensuite, à l'hôpital pour un traitement où la petite fille a été blessée par plusieurs ecchymoses, en plus de sa panique à cause de ce qu'elle a vu, ce qui exige un soin urgent d'un psychiatre pour examiner son état", a-t-elle ajouté.
Les forces spéciales sionistes ont également envahi, le mercredi dernier à midi, la maison de ses parents qui sont des hommes âgés en les agressant.
Elles ont ainsi agressé ses deux sœurs avant avoir arrêté son jeune frère.
La mère de Jawad a déclaré que les forces occupantes ont tiré des bombes de gaz lacrymogène et sonores sur les maisons résidentielles lors de l'incursion en asphyxiant leurs habitants.

Les détenus de Majdo menacent de faire grève pour protester contre les fouilles à nu

[ 05/02/2011 - 15:28 ]
Naplouse – CPI
Les détenus palestiniens dans la prison sioniste de Majdo ont menacé d'une grève générale de la faim pour protester contre l'escalade continuelle de l'administration pénitentiaire sioniste contre eux et la répétition des vagues de raids, fouilles à nu et la répression.
Dans une lettre adressée à l'opinion générale, les détenus ont dit, le vendredi 4/1, que l'administration pénitentiaire sioniste pratique contre eux une politique répressive qui a transformé leur vie en enfer, surtout avec la continuation des raids nocturnes de façon presque quotidienne ponctués par des fouilles à nu malgré le froid.
Ils ont ajouté qu'ils subissent aux sauvages frappes des forces occupantes qui ravagent leurs vêtements et privés personnels.
Ils ont également souligné à l'exposition à des actions provocatrices quotidiennes, à une campagne de transfert accompagnée par l'imposition des amandes arbitraires et la privation de visites et de la cantine alors qu'ils se sont plaints d'un grand manque de livres, soulignant au même temps que l'administration refuse de leur fournir, en dépit des dizaines de demandes.
Les prisonniers palestiniens à Majdo ont exigé une campagne populaire pour la collecte et l'interdiction de livres pour eux.
Ils ont fait attention que les Sionistes exploitent les actuelles situations en Egypte et la préoccupation du monde entier pour tirer leurs intérêts et imposer plus de restrictions hostiles, ainsi que prendre de nouvelles mesures contre le mouvement détenu.

L'occupation accélère ses opérations de vol dans plusieurs régions de la Cisjordanie

[ 05/02/2011 - 16:18 ]
Ramallah – CPI
Les forces de l'occupation ont accéléré leurs opérations de rasage et de vol aux terres palestiniennes dans plusieurs régions en Cisjordanie pour construire de nouvelles unités coloniales.
Des bulldozers sionistes ont été vus entrain d’effectuer des travaux de ratissage, en rasant plusieurs terres dans les villages, au sud de Naplouse, au nord de Ramallah, de Selfit et près d'al-Khalil.
Des équipes d'ingénierie et des ouvriers construisent de nouvelles unités coloniales dans les colonies sionistes et aux alentours, loin des couvertures médiatiques qui sont préoccupées par les grands évènements en Egypte, selon les comités populaires pour la lutte contre la colonisation et le mur sioniste raciste, en Cisjordanie.
Les comités populaires ont précisé que les travaux de ratissage sont en cours dans plusieurs colonies dans le but d’instaurer ou élargir des routes, ainsi que la construction de nouvelles habitations et unités coloniales.

Une Explosion cible les gazoducs égyptiens qui fournissent l'entité sioniste

[ 05/02/2011 - 16:29 ]
Le Caire – CPI
Une forte explosion a ciblé, ce matin samedi 5/2, les gazoducs qui fournissent l'entité sioniste de gaz naturel dans le nord de la péninsule égyptienne du Sinaï, qui a été averti par des sources de presse hébreu pendant plusieurs jours.
Des citoyens égyptiennes des habitants de la ville d'al-Ariche ont dit au correspondant du centre palestinien d'information (CPI), avoir entendu le bruit d'une énorme explosion; il a été constaté qu'elle a visé un gazoduc pour transporter du gaz naturel de l'Egypte à l'état de l'occupation sioniste, soulignant que l'explosion s'est produite dans la zone qui sépare entre la ville du Cheikh Zouaid et al-Ariche, qui se trouve seulement à quelques kilomètres de zones résidentielles.
Dans une nouvelle plus tard, les sources officielles égyptiennes ont déclaré de cesser de fournir "Israël" en gaz naturel actuellement à la suite de l'explosion qui a visé un gazoduc, soulignant à la formation d'une commission d'enquête pour savoir les raisons de l'explosion, tandis que les sapeurs-pompiers ont commencé à essayer d'éteindre le feu.
Le journal hébreu "Yedioth Ahronot" avait mis en garde contre les conséquences de l'interruption des livraisons de Gaz égyptien à Tel-Aviv, à la lumière de l'instabilité en Egypte à cette période.
Le journal a déclaré dans son édition de dimanche dernier 30/1, qu'en cas de toucher les gazoducs de la fourniture de Gaza qui passe par la région nord du Sinaï, la réserve de la compagnie sioniste de l'électricité de gaz naturel est suffisante pour une courte période seulement.
Notons que l'Egypte fournit l'Etat de l'occupation sioniste d'environ 40% de son besoin total et que l'occupation récolte des bénéfices annules, soit plus de deux milliards de dollars et un milliard gagné chaque année de la vente de gaz égyptien dans les territoires palestiniens occupés à la suite de l'accord de la "QIZ" conclu entre les deux parties (égyptienne et sioniste) en 2005.

Le FPLP: La demande palestinienne actuelle est de renverser Abbas et son autorité pour trahison

[ 05/02/2011 - 16:57 ]
Damas – CPI
Le responsable médiatique du front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), Anwar Raja, a affirmé que les protestations continuelles du peuple égyptien depuis plus de 10 jours, ont fait tomber la culture de Camp David et ont retourné la dynamique des peuples arabes ainsi qu'elles les ont donné l'espoir de reprendre leur indentité et volonté.
Il a attiré l'attention que le soulèvement du peuple palestinien contre le groupe d'Oslo qui est l'un des résultats des accords de Camp David est obstrué par des importants défis et exige l'activation de la résistance en Cisjordanie occupée et de fournir les éléments de la fermeté face à l'autorité, déclarant qu'il est demandé actuellement sur le niveau palestinien de renverser définitivement Abbas et son autorité, pour avoir énormément trahit la nation.
Raja a salué dans un entretien avec l'agence "Qods Press", soi-disant la "Révolution populaire" en Egypte, confirmant que la carte politique arabe après cette révolte ne sera pas comme avant.
Il a dit: "La révolution populaire en Egypte va remodeler la carte politique de toute la région et aura des conséquences directes et indirectes sur l'avenir du régime officiel arabe et en particulier sur les gouvernements qui ont lié leur décision souveraine aux directions occidentales et à la souveraineté américaine".

Les Palestiniens bloqués à l'aéroport du Caire critiquent l'ambassadeur de l'autorité de Ramallah

[ 05/02/2011 - 17:32 ]
Caire – CPI
Des citoyens palestiniens suspendus dans l'aéroport international du Caire depuis environ 12 jours ont critiqué l'ambassadeur de l'autorité de Ramallah au Caire, Barakat al-Fara, de ne pas faire assez pour mettre fin à leur souffrance, affirmant que l'aéroport a été évacué de tout passager sauf les Palestiniens, après que tous les pays sont intervenus pour retirer leurs ressortissants de l'Egypte.
Le porte-parole des Palestiniens bloqués, Omar Siam, a exprimé dans une déclaration exclusive au centre palestinien d'information, le samedi 5/2, son regret profond envers les sentiments des passagers palestiniens que l'ambassadeur d'Abbas n'est pas préoccupé pour mettre fin à leur souffrance, exigeant une solution finale à leur tragédie.
Siam a également exprimé son étonnement envers les déclarations de Barakat al-Fara autour son mouvement pour mettre fin à la crise, confirmant que se qui se passe sur le terrain est le contraire, où al-Fara ne les visite pas jusqu'à maintenant.
"L'Un des délégués envoyés par al-Fara, a dit à nous:"Vous ne devez pas demander aucune chose de nous parce que l'ambassadeur ne peut rien faire que d'offrir d'aliments et des couvertures", a déclaré Siam.
Il a assuré que les citoyens palestiniens suspendus dans l'aéroport du Caire ne veulent, ni aliments, ni des couvertures, mais ils veulent de retourner vers leurs maisons, soulignant que de nombreux responsables à l'aéroport du Caire les ont informés que l'arrivée d'al-Fara à l'aéroport facilitera leur sortie.
Il a indiqué que les suspendus à l'aéroport dans une petite chambre depuis environ 12 jours et qu'il y a parmi eux des enfants, malades, femmes et hommes âges, démontrant son regret envers la négligence du monde à leur souffrance.
Les autorités égyptiennes arrêtent environ 30 palestiniens dans une étroite chambre à l'aéroport international du Caire après leur arrivée de plusieurs pays.

Al-Bardawil condamne les accusations fabriquées ciblant le Hamas

[ 05/02/2011 - 18:31 ]
Gaza – CPI
Le leader du Hamas, Dr. Salah al-Bardawil, a condamné les accusations fabriquées et rapportées par le journal égyptien "al-Akhbar" inculpant des éléments du Hamas d'être impliqués aux perturbations en Egypte, appelant le journal à stopper ses attaques contre le peuple palestinien et à s'occuper aux affaires du peuple égyptien.
Dans une déclaration exclusive au centre palestinien d'information, al-Bardawil a exprimé, le samedi 5/2, son étonnement des tentatives de certains côtés médiatiques égyptiens de faire inclure le Hamas et le peuple palestinien à Gaza dans les événements et les manifestations populaires en Egypte, adressant son appel à ces côtés à cesser les vagues médiatiques contre le peuple palestinien qui vit sous le blocus, les agressions et l'injuste sioniste.
Il a considéré que ces accusations visent à porter atteinte au Hamas, aliéner l'occident et à fuir d'un diagnostic objectif de ce qui se passe en Egypte ainsi que l'exportation de la crise dans la Bande de Gaza.
Al-Bardawil a insisté sur la politique de son mouvement de ne pas intervenir aux affaires internes de tout pays arabes ou non arabes et s'abstenir à transporter aucune bataille de l'intérieur de la Palestine à une telle autre cour.
Il a finalement nié fermement la propagande de l'implication des cadres du Hamas dans l'explosion du gazoduc égyptien qui fournit le gaz naturel à l'entité sioniste et à la Jordanie.

"Les factions de la Résistance" rejettent toute organisation des élections en désaccords

[ 05/02/2011 - 18:52 ]
Gaza – CPI
Les factions de la résistance palestinienne dans la Bande de Gaza ont refusé l'organisation des élections sur la base de l'appel de l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, sous l'ombre des désaccords palestiniens internes et le manque de consensus national, précisant que les résultats de ces élections ne seront pas contraignants pour les Palestiniens.
Dans un bref communiqué à l'issue de la réunion des factions qui a eu lieu le samedi 5/2, dans le domicile du leader du mouvement de la résistance populaire, Zakaria Daghmach "Abou al-Qassem" à l'Ouest de la ville de Gaza, le membre du bureau politique du mouvement de la résistance populaire, Hassan Za'lan, a déclaré :"Les factions de la résistance refusent toute organisation des élections à la lumière des désaccords palestiniens internes et exigent la fin de la division et la réalisation de la réconciliation sur la base d'un projet de la résistance et l'attachement au projet national du peuple palestinien", soulignant au même temps que les milices d'Abbas en Cisjordanie poursuivent encore les résistants, en les torturant notamment après la révélation des "documents confidentiels" sur les négociations avec l'entité sioniste par al-Jazeera.
D'autre part, il a affirmé que les appels à organiser des manifestations contre le gouvernement légal dans la Bande de Gaza est une tentative de créer l'anarchie et l'instabilité dans le secteur, insistant que les factions de la résistance soutiennent toute mesure qui sera prise par le gouvernement constitutionnel dirigé par Ismaïl Haniyeh pour protéger le peuple palestinien.

Le départ de Moubarak, un pas vers le départ de l’occupation sioniste

[ 06/02/2011 - 00:56 ]
Hani Jaricha
La révolution menée par les jeunes Egyptiens serait le prélude principal de changements politiques réels au Moyen-Orient. Beaucoup ont peur du départ du président Moubarak et de son régime, les occupants sionistes en tête, ainsi que l’équipe d’Abou Mazen, l’équipe de l’autorité de Ramallah.
Plusieurs membres du gouvernement sioniste ont exprimé leur inquiétude face à la révolution égyptienne qui pourrait pousser vers la scène politique des forces opposées à l’occupation israélienne, surtout le groupe des Frères Musulmans. Ces changements pourraient détruire les ponts de ce qu’ils appellent « l’opération de paix au Moyen-Orient ». Cette opération avait commencé avec le président défunt Anwar Sadat et avec l’accord de Camp David. Le premier ministre sioniste, lui-même, est sorti pour exprimer son inquiétude face à tout changement profond du régime égyptien et au départ de Moubarak, un allié irremplaçable de l’occupant.
Et après ces développements égyptiens, un autre responsable israélien a appelé à réoccuper l’axe de Philadelphia (dans la bande de Gaza), afin d’empêcher de voir se renforcer le mouvement du Hamas, qui tire son origine du groupe des Frères Musulmans. Et Gabi Ashkenazi, chef d’état-major de l’armée israélienne, a dit que la sécurité de l’Entité sioniste serait fragile ; la situation aux frontières pourrait changer à tout moment ; ce qui se passe en Egypte n’en est qu’une preuve, selon lui.
L’observateur de la scène égyptienne et arabe remarque que tout ce qui se passe en Egypte laisserait ses effets sur toute la région et sur la scène palestinienne en particulier. Ce qui s’est passé en Egypte a ébranlé tous les équilibres, non seulement des pays arabes, mais aussi de l’ensemble du Moyen-Orient. Des lignes politiques et sociales nouvelles se dessinent. Un nouveau Moyen-Orient naîtrait. Les règles de jeu changeraient. Un nouvel horizon s’imposerait sur la région et nous mènerait vers une nouvelle solution avec de nouvelles dimensions, avec de nouvelles bases.
Sans aucun doute, la nouvelle Egypte aura un rôle nouveau et meilleur dans la région. L’Egypte quittera cet enfermement causé par les "traités de paix avec Israël". En quittant cet enfermement, l’Egypte reprendra son rôle, ce qui renforcera les Arabes en général et la cause palestinienne en particulier.
Il est sûr aussi que le changement réalisé par les jeunes Egyptiens aura des conséquences positives sur la rue arabe et la rue palestinienne. Dans cette dernière se multiplient les appels au départ de l’autorité d’Abbas, à l’arrêt de l’injustice et de la dictature en Cisjordanie. Un mouvement porte le nom "La révolution palestinienne pour faire tomber Abbas". Son premier communiqué, publié le 31 janvier 2011, était intitulé : « Le premier communiqué du mouvement du peuple palestinien vers le changement ». Il appelle le président de l’autorité du Fatah Mahmoud Abbas et ses hommes à quitter immédiatement le pouvoir, et même la scène politique. Plusieurs autres mouvements sont nés appelant à faire tomber l’équipe d’Abbas, de Ramallah, pour sa coopération sécuritaire avec l’occupation israélienne, pour sa conspiration contre la résistance, pour sa vente de la terre, pour avoir laissé tomber les principes palestiniens. Tous ces mouvements et leurs slogans reflètent la colère des Palestiniens de Cisjordanie.
Il faut aussi regarder ce qui s’est passé au Yémen. En Egypte, Moubarak a dit qu’il n’allait pas se présenter pour un nouveau mandat. Suite à cette déclaration, le président du Yémen Saleh a déclaré la même chose, que ni lui ni son fils n’allaient se présenter pour un nouveau mandat. Ainsi, il est clair que ce qui se passe en Egypte pousse les dirigeants arabes à se rapprocher de leurs peuples, à entamer des réformes, s’ils comptent rester au pouvoir. Il y a eu des changements de gouvernement en Jordanie. La Syrie et d’autres pays arabes ont connu quelques tentatives de réforme. Il est très certain que le départ du régime de Moubarak, en plus d’autres éléments, feraient tomber l’occupation israélienne. C’est pour cette raison que les Israéliens expriment clairement leur inquiétude vis-à-vis de ce qui se passe en Egypte.
Article de l’écrivain égyptien Hani Jaricha, traduit par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Le chanteur d’opéra Thomas Quastoff annule sa tournée en Israël !

samedi 5 février 2011
Thomas Quasthoff, le célèbre baryton basse allemand, vient d’annuler sa tournée en Israël où il devait donner 6 concerts avec l’orchestre Philharmonique Israélien sous la direction de Zubin Metha.
Après une campagne menée par le mouvement BDS de différents pays et notamment en Grande-Bretagne (BRICUP) et en Israël (Boycott From Within), ce chanteur renommé (51 ans) vient d’annoncer qu’il ne se produirait pas en Israël où il devait se rendre pour la première fois en Israël et y donner plusieurs concerts du 3 au 9 février.
Une porte-parole de l’orchestre philarmonique israélien a fait savoir cette semaine qu’il était malade et ne se rendrait donc pas en Israël.
Source : http://www.europeonline-magazine.eu/saenger-quasthoff-sagt-israel-reise-ab_107907.html
CAPJPO-EuroPalestine
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samedi 5 février 2011

Fayyad : «La solution de deux États est en danger»

04/02/2011 
INTERVIEW - Pour le premier ministre palestinien Salam Fayyad, Israël doit tirer les leçons de la révolte en Égypte et conclure les négociations de paix.
Lors de sa première visite officielle en France, jeudi, Salam Fayyad a expliqué au Figaro que les dirigeants de la région doivent répondre à un «sentiment d'urgence».
LE FIGARO. - Quand serez-vous en mesure de dire à la communauté internationale que les fondations de l'État de Palestine sont prêtes?
Salam FAYYAD. - Je suis confiant. Le 26 août prochain, nous aurons atteint l'objectif que nous nous étions fixé, il y a deux ans, en accord avec la communauté internationale: les institutions de l'État palestinien seront prêtes, qu'il s'agisse de la justice, de la sécurité ou de ses finances publiques. Notre État va être créé comme un fait accompli positif sur le terrain. Nul ne pourra l'ignorer.
Si, d'ici là, les négociations avec Israël n'ont pas abouti, demanderez-vous à l'ONU de reconnaître cet État?
Nous avons un seul scénario en tête: être prêts pour la naissance de l'État de Palestine au 1er septembre de cette année. D'ici là, le processus de négociations aura-t-il mis un terme à l'occupation israélienne de nos territoires? C'est la question clé. Mais à partir de maintenant, Israël doit être mis sous pression pour répondre à une seule et unique question: est-il prêt à accepter la naissance d'un État palestinien souverain sur les Territoires occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est? Oui ou non. Pas «peut-être», ni «demain». Le 1er septembre, nous exigerons une réponse claire: «oui» ou «non». C'est notre nouvelle approche, et elle est irréversible. On nous a longtemps dit: «vous n'êtes pas capables de gérer votre État, il y a de la corruption.» Nous allons montrer que ces accusations sont infondées. Mais j'espère que ce sentiment d'urgence va ouvrir les yeux des Israéliens, surtout après les événements en Égypte, qui devraient les encourager à négocier la fin de l'occupation. Le temps presse. Sous la pression d'une colonisation qui se poursuit, l'idée de deux États, comme solution au conflit israélo-palestinien, est aujourd'hui sérieusement en danger. Les forces dévastatrices sont à l'œuvre. Nous n'avons plus le droit à l'erreur.
Les révélations d'al-Jezira sur la disposition de vos négociateurs à céder sur Jérusalem-Est n'ont-elles pas encore réduit le crédit de l'Autorité palestinienne auprès de la population?
Ce qui a été dit ne correspond pas à la position de l'Autorité palestinienne. Nos exigences sont claires et elles n'ont pas varié: nous voulons un État dans les Territoires occupés en 1967. Et que l'on ne nous recommande pas d'être réalistes. Nous avons montré déjà un hyperréalisme en acceptant de négocier notre État sur seulement 20% de la Palestine historique. Les Palestiniens ne doivent pas être les seuls à toujours faire des concessions.
Pourquoi l'Autorité palestinienne a-t-elle annulé des manifestations de soutien aux Égyptiens, qui réclament le départ de Hosni Moubarak?
Je ne vois pas les événements égyptiens comme une source d'inquiétude pour nous. Les exigences des Égyptiens sont conformes à notre quête d'indépendance. Jeudi, la sécurité a en effet empêché des manifestations. Mais vendredi, nous en avons autorisé d'autres, c'est une décision que j'approuve.
Le prochain leadership égyptien aura une composante islamiste: ce scénario vous inquiète-t-il?
Pas plus en Égypte qu'ailleurs au Proche-Orient, les Frères musulmans ne sont pas en position de dominer seuls la scène politique d'un pays, à l'issue d'un processus démocratique. Chez nous, l'expérience a montré que tant que les islamistes sont hors du pouvoir, ils appellent à des élections démocratiques, mais une fois qu'ils font partie du système, ils ne veulent plus tester leur popularité de nouveau en organisant d'autres scrutins.

ONU: Pillay se rend dans les Territoires palestiniens et Israël dimanche

GENEVE - La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, se rendra du 6 au 11 février pour la première fois de son mandat dans les Territoires palestiniens ainsi qu'en Israël, a annoncé vendredi son bureau.
"C'est sa première visite en Israël et dans les Territoires palestiniens", a expliqué à l'AFP le Haut commissariat précisant que ce déplacement était organisé "à la demande des deux gouvernements".
Durant ce séjour qui comprend une visite dans la bande de Gaza, Mme Pillay "rencontrera le président israélien Shimon Peres, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad", poursuit le Haut commissariat dans un communiqué.
Elle devrait également avoir des entretiens avec "des ministres des deux côtés, des membres de la Knesset (Parlement israélien) ainsi que le président de la Cour suprême d'Israël".
La responsable onusienne compte également "profiter de cette opportunité pour rencontrer des défenseurs des droits de l'homme israéliens et palestiniens, la Commission palestinienne indépendante des droits de l'homme ainsi que les agences onusiennes sur place", ajoute le communiqué.
En Israël, Mme Pillay se rendra également au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, commémorant les victimes juives de la Shoah, et visitera la ville de Sderot, proche de Gaza et qui fut à de nombreuses reprises la cible de tirs de roquettes du Hamas.
Sa visite comprend également des déplacements en Cisjordanie ainsi qu'à Gaza, dont la ville de Beit Hanoun administrée par l'autorité palestinienne, "afin de parler avec des groupes de personnes affectées et pour avoir une vue directe de la situation sur le terrain".
La Haut commissaire conclura son déplacement par une conférence de presse le vendredi 11 février à Jérusalem.
Israël a été à de nombreuses reprises critiqué par les instances onusiennes des droits de l'homme, qui ne cessent de dénoncer le "blocus" par l'Etat hébreu de la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, mais aussi le manque de coopération avec les experts onusiens enquêtant sur des violations.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui a également son siège à Genève, a condamné par deux résolutions l'opération militaire d'Israël dans la bande de Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 ainsi que l'usage de la force de l'armée israélienne contre une flottille d'aide humanitaire pour Gaza fin mai.
Navi Pillay était également intervenue le 31 mai 2010 pour condamner "sans équivoque ce qui paraît un usage disproportionné de la force" de l'armée israélienne "qui a causé des morts et des blessés parmi tant de gens qui tentaient d'apporter de l'aide si nécessaire à la population de Gaza qui subit un blocus depuis plus de trois ans".
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, que Mme Pillay n'a pas prévu de voir, a fait un geste vendredi en approuvant un train de mesures économiques pour "faciliter la vie des Palestiniens", concernant essentiellement la bande de Gaza.
La visite de la haute responsable onusienne intervient également alors que le Quartette (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie) pour le Proche-Orient se réunit samedi à Munich au chevet des négociations de paix. Ces discussions se déroulent dans un climat peu propice, Israël surveillant de près le sort de son traité de paix avec l'Egypte tandis que les Palestiniens sont en quête d'une reconnaissance internationale.
(©AFP / 04 février 2011 16h57)
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Quartette: Israël annonce des mesures économiques pour les Palestiniens

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a approuvé vendredi un train de mesures économiques pour "faciliter la vie des Palestiniens", dont un projet de développement simultané de gisements de gaz naturel adjacents, a-t-on appris de sources officielles.
Cette annonce, à l'issue d'une rencontre avec l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie) Tony Blair intervient à la veille d'une réunion du Quartette à Munich (Allemagne) pour tenter de sortir les négociations de paix de l'impasse.
Ces mesures, pour la plupart discutées depuis des mois, s'articulent en trois volets, et concernent essentiellement la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, indique un communiqué du bureau de M. Netanyahu.
Le premier volet porte sur la "poursuite de la politique que nous avons engagée pour permettre la croissance économique dans les zones palestiniennes", a affirmé M. Netanyahu, cité dans le texte.
Dans un communiqué, M. Blair précise qu'il s'agit notamment d'étendre la responsabilité des services de sécurité palestiniens à sept localités supplémentaires en Cisjordanie, ainsi que de la délivrance de cartes d'identité de Cisjordanie à 5.000 personnes originaires de Gaza.
Le deuxième "vise à rendre Gaza indépendant des infrastructures israéliennes en aidant au développement de ses centrales d'électricité, d'eau et de traitement des eaux", a ajouté M. Netanyahu. Il comprend des projets de désalinisation et l'autorisation d'exportations de produits de Gaza, en particulier agricoles et textiles, selon l'émissaire du Quartette.
Le troisième, "le plus important" pour M. Blair, "a pour but de diversifier les sources d'approvisionnement en gaz", a poursuivi M. Netanyahu.
En attendant que ses prometteurs gisements de gaz naturel en Méditerranée soient exploitables dans une dizaine d'années, Israël dépend essentiellement de l'Egypte, a rappelé le Premier ministre israélien.
"Il y a un champ gazier de l'Autorité palestinienne adjacent à un champ israélien. Nous devons les développer simultanément", a-t-il estimé, indiquant que les recettes seraient réparties respectivement entre les deux gouvernements.
"Je pense que nous allons commencer les discussions et les négociations" en ce sens, a ajouté M. Netanyahu.
"Je ne m'illusionne pas un instant sur la possibilité de substituer une paix économique à une paix politique", a-t-il assuré, renouvelant son appel au dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à reprendre les négociations directes malgré la poursuite de la colonisation juive.
M. Blair a affirmé que "la combinaison de ces mesures devrait aboutir à terme à une réhabilitation radicale des infrastructures de Gaza".
Dans son rapport hebdomadaire, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) souligne que "l'annonce le 8 décembre 2010 par les autorités israéliennes de l'autorisation de types supplémentaires d'exportations (agricoles, mobilier et textiles) de Gaza demeure largement sans effet".
(©AFP / 04 février 2011 16h54)
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L'Autorité palestinienne sur ses gardes

04 février 2011
Janie Gosselin
La Presse
(Jérusalem) L'Autorité palestinienne a annoncé hier l'interdiction de manifestations liées aux soulèvements en Égypte et en Tunisie, invoquant la «non-ingérence dans les affaires de pays frères».
Plus tôt dans la journée, une centaine de personnes s'étaient réunies à Ramallah pour manifester leur soutien aux opposants du régime d'Hosni Moubarak. Les policiers avaient rapidement mis un terme à la manifestation, selon Associated Press.
Le nombre de manifestants reste marginal en comparaison des centaines de milliers d'Égyptiens descendus dans les rues au cours des derniers jours. Mais les troubles en Égypte pourraient néanmoins avoir des impacts en Cisjordanie. Et les Palestiniens pourraient en bénéficier, croient certains analystes. Mardi dernier, l'Autorité palestinienne a annoncé la tenue d'élections, qui auront lieu «dès que possible». Le dernier scrutin, prévu pour juillet 2010, avait été annulé, causant la grogne parmi la population.
«Les troubles en Égypte pourraient rendre l'Autorité palestinienne plus démocratique, parce que ses dirigeants craignent un soulèvement populaire», souligne Gabriel Ben-Dor, directeur des études sur la sécurité nationale à l'Université d'Haïfa. «Mais on ne sait pas ce que ça voudra dire», ajoute-t-il, faisant allusion aux votes récoltés par le Hamas en 2006. Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza, s'est d'ailleurs prononcé contre la tenue d'élections générales.
Processus de paix
Les risques d'instabilité en Égypte seront probablement abordés à la réunion du Quartet des médiateurs pour la paix au Proche-Orient, qui aura lieu demain à Munich pour étudier les moyens de relancer le processus de paix.
«La nouvelle situation en Égypte pourrait amener à un changement dans les pouvoirs mondiaux qui forcera Israël à faire des compromis», a dit à Reuters le négociateur palestinien Nabil Shaath. Selon lui, une Égypte plus forte «aidera assurément notre pouvoir de négociation».
Mais un changement de donne pourrait aussi avoir l'effet contraire.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a exprimé cette semaine ses craintes de voir des radicaux prendre le pouvoir au Caire. Le traité de paix conclu en 1979 entre les deux pays risquerait alors de voler en éclats. Si tel est le cas, Israël pourrait hésiter à faire des concessions avec ses interlocuteurs palestiniens, avertissent certains experts.
«La tendance des gens est d'interpréter les événements de manière à renforcer leurs propres points de vue, prévient Mark Heller, chercheur affilié à l'Université de Tel-Aviv. Les gens hésitants à voir un changement diront: «Regardez, nous vous avions dit qu'il n'y avait pas de stabilité et qu'on ne peut être sûr que les traités tiennent une fois les signataires partis».»
Et la Jordanie...
Une chose est sûre: les dirigeants israéliens comme palestiniens continueront à suivre de près la situation en Égypte. Et celle des autres pays de la région, où des tensions se font sentir. Des manifestations en Jordanie ont amené le roi Abdallah II à nommer un nouveau premier ministre mardi. La Jordanie est le seul autre pays arabe à avoir signé un accord de paix avec Israël.
«Il y a beaucoup d'inquiétudes en ce qui concerne la Jordanie, note M. Heller. Les effets de soulèvements là-bas seraient beaucoup plus directs qu'en Égypte, puisqu'il y a beaucoup plus de liens avec la Cisjordanie.»
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