jeudi 23 décembre 2010

La colonisation sioniste de la Palestine


Le 17 décembre 2010                   
L’entité sioniste en Palestine, appelée « Israël », est le dernier état colonial existant. Cette colonisation se poursuit encore aujourd’hui dans la partie de la Palestine occupée militairement depuis 1967. Cela n’est nullement accidentel, car c’est dans les principes même du sionisme. Il est significatif que ce soit vers la fin du 19ème siècle, au moment de la grande expansion coloniale européenne, que l’idéologie sioniste ait été clairement formulée par Theodor Herzl et rapidement mise en pratique. C’est l’époque où l’Europe occidentale continuait sa colonisation du monde grâce à son avance technologique. Et le sionisme, né en Europe dans des cerveaux européens, fait partie intégrante de ce vaste mouvement.
Il faut rappeler qu’un des modèles politiques de Theodor Herzl, avec qui il fut en relation, était le britannique Cecil Rhodes, homme politique anglais impérialiste et homme d’affaires, qui a laissé son nom à la Rhodésie, peuplée de colons blancs opprimant et spoliant les populations africaines locales. La population noire « non utile » ou résistante ayant été exterminée. Cette parenté idéologique est soigneusement cachée par les sionistes, mais elle nous explique largement l’alliance et le soutien d’Israël au régime blanc d’Apartheid de l’Afrique du Sud. Le colonialiste européen, pour justifier son action, considère au départ qu’il y a une différence entre l’Européen « porteur de valeurs » et les autres (arabes, africains, indiens…) considérés comme des « barbares ». Le sionisme, dans son principe, suppose également qu’il existe une différence entre ceux qu’ils appellent les Juifs, et les non-Juifs. Il utilise la notion de « peuple élu » pour coloniser la Palestine et revendiquer un statut particulier, au-dessus des autres, dans les pays où ses lobbies sont actifs.
De telles idées, coloniales et racistes (mais peut-on être l’un sans être l’autre ?), ont longtemps été dissimulées avec plus ou moins de succès par le mouvement sioniste. Ce dernier possède d’ailleurs une certaine capacité d’adaptabilité afin de mieux masquer sa vraie nature : tour à tour (voire en même temps) socialiste pour rallier la Gauche européenne, libéral dans les milieux d’affaires, religieux notamment pour s’adresser aux Chrétiens… L’instrumentalisation des persécutions subies par les Juifs européens durant la seconde guerre mondiale (en Europe et non en Palestine) est également destinée à cacher la nature raciste et coloniale du sionisme. On a tenté de faire croire que la création d’Israël était la conséquence de ces persécutions, ce qui est à la fois faux et immoral. Faux parce que la colonisation sioniste en Palestine a commencé aux alentours de 1890, donc cinquante ans avant la Seconde Guerre Mondiale. Et immoral parce que les Palestiniens ne sont en aucun cas responsables d’événements survenus en Europe.
La colonisation de toute la Palestine par les sionistes présente toutefois une particularité : Israël est une colonie de peuplement, mais n’a pas de métropole apparente. Dans le cas des colonialismes français et anglais, la France et l’Angleterre étaient les métropoles officielles de leurs colonies. Ces deux métropoles étaient des États nations, des territoires aisément repérables. Dans le cas d’Israël, on ne voit pas de métropole unique et directe. Les colons sionistes viennent de partout : Europe, Russie, Amérique, monde arabe… Leur seul lien est la croyance en l’appartenance à un groupe humain séparé de tous les autres et s’étant donné une mission de domination. Pourtant, « Israël » possède grâce à ses lobbies aux États-Unis et en Europe (notamment en France) des métropoles qui sont également ses succursales. Ceci est une situation paradoxale : Israël ne se survit que grâce à l’aide nord-américaine. Et tous les gouvernements nord-américains ont, jusqu’à présent, soutenu inconditionnellement Israël et obéi à Tel Aviv, lobby oblige !  Nous pouvons dire la même chose de la France. Toute la politique extérieure française (Gaza, Palestine, Liban, Iran, etc.) est aux ordres de Tel Aviv. Et en même temps, Paris fournit toute l’aide nécessaire au gouvernement israélien. Les exemples abondent et cela nous explique pourquoi des gouvernements comme le nôtre vont à l’encontre des intérêts de la France et des Français pour servir le lobby sioniste et la politique israélienne.
Pour conclure, une question se pose : pourquoi le lobby sioniste est-il parvenu à s’emparer du pouvoir en France ? On peut repérer, entre autre, trois causes à cela :
- La mainmise du lobby sur les médias, et sa présence déjà ancienne dans la grande finance internationale. Ce double pouvoir permet de conditionner et/ou d’acheter les consciences.
- Le matraquage permanent (que l’on appelait autrefois tout simplement la propagande) des Français avec pour thèmes principaux : la Seconde Guerre Mondiale et la culpabilité des Français (comme si ces derniers n’avaient pas souffert, sans même parler des ressortissants des colonies qui ont été tués), Israël « démocratie » du Proche-Orient (avec 10 000 détenus politiques palestiniens, la pratique de la torture, et toutes les mesures discriminatoires contre les non-Juifs), Israël « État de droit » (alors que l’entité sioniste n’a jamais appliqué une seule résolution des Nations Unies, qu'elle revendique des assassinats ciblés dans le reste du monde, qu'elle possède illégalement un arsenal nucléaire jamais inspecté, etc.).
- La dernière cause de l’emprise du sionisme en France peut être recherchée dans les traces que le passé colonial français a laissées dans les esprits. Cette mentalité coloniale n’a jamais tout à fait disparu, et il est donc normal que les nostalgiques de l’Empire français ou de l’Algérie française se sentent spontanément en phase avec Tsahal et avec les colons sionistes…
A ces trois principales causes, nous pouvons ajouter les puissants intérêts financiers des oligarchies qui nous gouvernent.
On voit donc que si le peuple palestinien est la principale victime du colonialisme sioniste, ce dernier cause également de nombreux dommages collatéraux dans les autres nations. Le principal danger pour les peuples du monde, dont le peuple français, est de se trouver entraînés dans un cataclysme nucléaire voulu par Israël dans sa fuite en avant. Il est donc de la plus haute importance que dans chaque pays, et particulièrement chez nous en France, les peuples se libèrent de la domination du lobby sioniste. Il s’agit pour la France de récupérer son indépendance et sa souveraineté. Aujourd’hui, dénoncer et combattre le lobby sioniste solidement implanté à Paris, c’est notre lutte de libération nationale…
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste