jeudi 29 avril 2010

L’affaire des Scud : manœuvre politique ou réalité militaire ?

Par Jeanine JALKH | 29/04/2010
Depuis l'annonce faite par le responsable israélien des renseignements de l'armée, Yossi Baidatz, sur une éventuelle livraison par la Syrie au Hezbollah de missiles Scud, la tension est montée d'un cran, braquant ainsi l'attention internationale en direction de ce qui pourrait être une véritable menace dirigée contre l'État hébreu. Claironné par tous les médias nationaux et internationaux, la nouvelle, qu'elle soit fondée ou non, aura en tous les cas permi à Israël de lancer, une nouvelle fois, une mise en garde contre un éventuel renforcement de l'arsenal du Hezbollah, dans la perspective d'une confrontation avec l'État hébreu. Depuis, les analyses sur une nouvelle guerre dans la région vont bon train.
Certes, le Liban officiel s'est empressé de démentir ces « allégations », notamment par la bouche du Premier ministre, Saad Hariri, et du ministre de la Défense, Élias Murr, face à un mutisme total de la part du parti chiite, dont la tactique est précisément de laisser planer le flou sur ses capacités militaires. Du côté américain, la réaction n'a pas tardé à venir, à la différence près que l'Administration US a fait montre au départ d'une position relativement nuancée, soulignant avec prudence que « si ces informations venaient à se révéler vraies (...), nous ferons en sorte que la Syrie revienne sur une initiative incendiaire et provocatrice ». Sur un ton plus corsé, le secrétaire d'État adjoint américain en charge du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, a indiqué qu'il s'agit d'« un développement très dangereux », soulignant qu'« il nous faudra étudier tout ce qu'il est en notre mesure de faire pour renverser l'ordre des choses ». Il a cependant précisé que l'administration américaine s'efforce toujours de confirmer l'authenticité de ces informations. Interrogé hier, le coordinateur spécial des Nations unies au Liban, Michael Williams, s'est abstenu de « donner un jugement sur la question », affirmant qu'il « n'en sait rien », ce qui signifierait que ni les États-Unis ni les Nationsn unies ne semblent avoir obtenu des preuves concrètes sur la livraison des ces missiles au parti chiite.
Quoi qu'il en soit, les « accusations » d'Israël auraient servi à relancer le débat sur une éventuelle confrontation avec le Hezbollah, qui risquerait d'être globale cette fois-ci, la Syrie et l'Iran ayant fait comprendre clairement, lors du sommet tripartite à Damas, qu'ils ne resteront pas les bras croisés en cas de guerre.
C'est ce qui fera dire d'ailleurs à un expert des relations iraniennes que depuis ce sommet,- qu'il qualifie de « front de dissuasion » -, la région est devant une nouvelle équation géostratégique, une sorte d'« équilibre de la terreur » qui remet en cause l'ensemble des considérations politiques et militaires dans la région.
Bien que certains analystes aient préconisé de ne pas prendre à la légère les nouvelles menaces israéliennes, au Liban, des observateurs tendent plutôt à minimiser l'impact de cette nouvelle escalade verbale, et continuent de croire que la situation n'est propice, ni militairement ni politiquement, à une guerre dont personne ne peut encore imaginer l'étendue, ni les conséquences. Le coordinateur des Nations unies a également écarté la possibilité d'une guerre, soulignant que « les enjeux et les pertes sont trop importants pour toutes les parties ».
Selon une source universitaire, les mises en garde d'Israël contre un renforcement des capacités militaires du parti chiite s'expliqueraient d'ailleurs par une tentative de la part de l'État hébreu de dévier l'attention de l'opinion internationale au moment où devait avoir lieu le sommet des grandes puissances nucléaires aux États-Unis, et dont Israël s'était éclipsé. Pour cette source, le message d'Israël était on ne peut plus clair : « Nous sommes menacés par le Hezbollah. » Un constat qui devait entraîner, selon lui, du côté américain, un regain de sympathie pour un partenaire avec lequel les États-Unis étaient relativement en froid depuis leur divergence sur la question des implantations. Cet « appel au secours » de la part de l'État hébreu pourrait également préluder à « une éventuelle transaction en matière d'armes qu'Israël escompterait conclure avec les Américains en avançant l'argument de la supériorité militaire du parti chiite », précise une source militaire autorisée.
De l'avis de Paul Salem, directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient (qui rejoint d'ailleurs d'autres analystes), les mises en garde d'Israël et des États-Unis contre un renforcement des capacités militaires du Hezbollah s'expliquent par les impasses sur le dossier nucléaire iranien et le processus de paix israélo-palestinien. Les allégations relatives à l'obtention par le parti chiite de Scud pourraient faire partie d'un plan d'attaque contre ce mouvement en cas d'échec des négociations avec l'Iran.
« Si début 2011, les sanctions (contre l'Iran) n'ont mené à rien, la situation deviendra très différente », affirme à l'AFP M. Salem.
« L'histoire des missiles est sortie de nulle part. Personne n'a de preuve à ce sujet, mais il est clair qu'Israël prépare un dossier pour l'utiliser s'il veut se lancer dans une guerre », ajoute-t-il.
Selon lui, le seul moyen de contenir l'Iran, si les négociations n'aboutissent pas, est de frapper ses alliés dans la région. « Et le plus important allié actuellement, c'est le Hezbollah », note-t-il.
La question des missiles est aussi, selon d'autres observateurs, un moyen pour Israël de mettre aux oubliettes le processus de paix déjà moribond avec les Palestiniens, tout en accélérant la colonisation, notamment à Jérusalem-Est.
« L'affaire des Scud permet (aux Israéliens) de repousser encore plus loin les négociations de paix (et faire face) aux timides pressions américaines » pour cesser la colonisation, affirme Franck Mermier, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris et ancien directeur de l'Institut français du Proche-Orient (IFPO) à Beyrouth.
Conçus et produits à l'origine par les Soviétiques, les missiles Scud mesurent en général 11 mètres de long, certains diront 12, pour une portée de 300 à 500 km. Ces missiles ont toutefois une marge d'erreur de près de 500 mètres, et « manquent par conséquent de précision », explique un expert militaire qui croit savoir que le parti chiite n'est pas nécessairement intéressé par l'acquisition des ces fusées dont on dit qu'elles contiennent par ailleurs une substance liquide rapidement périssable.
Qui plus est, poursuit l'expert, il faut au moins trois quart d'heure de préparation avant de lancer ces missiles, d'où le risque qu'ils soient immédiatement repérés par l'armée israélienne, ce qui ne convient pas du tout à une guérilla telle que le Hezbollah, dit-il.
Autant d'arguments qui laissent croire que l'acquisition des Scud par le parti chiite semble être de l'ordre de la manœuvre bien plus que d'une réalité concrète. Mais là encore, personne ne pourra dire exactement ce qu'il en est, faute de preuves concrètes, comme c'est souvent le cas dans ce type de situation. 

Ayalon : les négociations indirectes vont commencer durant les deux semaines prochaines

[ 28/04/2010 - 18:22 ]
Al-Qods occupée – CPI

 Le vice-ministre sioniste des affaires étrangères, Danny Ayalon, a affirmé que les négociations indirectes entre l'occupation et l'autorité palestinienne vont commencer durant les deux semaines prochaines.
Malgré les violations sionistes continuelles contre le peuple palestinien et l'exécution des plans coloniaux sionistes, Ayalon a affirmé, le mercredi 28/4, dans un entretien avec la radio sioniste qu'on s'est accordé avec la direction américaine pour que le côté palestinien (l'équipe d'Oslo dirigée par l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas) prenne une décision stratégique pour reprendre les négociations sans des accusations ou prétextes.
Il est prévu que les négociations indirectes commencent durant les deux semaines prochaines, a ajouté Ayalon.
A propos du dossier de la colonisation, le responsable sioniste a affirmé qu'il est impossible de geler les constructions dans la ville occupée d'al-Qods.

L'armée de l'occupation enlève 13 Palestiniens à Al Khalil

[ 28/04/2010 - 17:17 ]
Al Khalil – CPI

Les forces occupantes israéliennes ont lancé, le mercredi à l'aube 28/4, une vaste campagne d'incursions et d'arrestations dans le village de Saer, au nord-est de la ville d'al Khalil, en Cisjordanie occupée, en arrêtant au moins 9 Palestiniens.
Des témoins oculaires ont déclaré au centre palestinien d'information que des dizaines de soldats sionistes et de blindés militaires ont envahi le village de Saer, où ils ont pénétré dans les maisons résidentielles et ont perquisitionné en terrorisant les habitants, notamment les enfants et les femmes avant d'arrêter neuf personnes.
Les forces occupantes ont installé un barrage sur le pont de Halhoul, au nord d'al Khalil, ainsi qu'un autre sur le pont de Beit Kahel, à l'Ouest de la ville, en lançant une campagne de fouille dans les véhicules palestiniens.
Les quatre Palestiniens ont été arrêtés, le mardi soir par les forces occupantes qui ont envahi le siège de leur travail, au sud de la ville, en les emmenant vers une direction inconnue.

Les soldats sionistes tuent un Palestinien lors d'une marche pacifique

[ 28/04/2010 - 17:08 ]
Gaza – CPI

Des sources médicales ont annoncé la mort d'un Palestinien suite à sa blessure mortelle par les tirs des forces occupantes qui ont attaqué, le mercredi à midi 28/4, une marche pacifique, à l'est de Gaza.
Le directeur des urgences et des secours au ministère de la santé, Dr. Mouwia Hassanein a dit au correspondant du centre palestinien d'information que le citoyen, Souleymane Salem Dib, 19 ans, est tombé en martyr suite à sa blessure grave par les tirs des forces occupantes qui ont agressé les participants dans une marche pacifique qui contestait et exprimait son refus à la zone sécuritaire d'isolement que l'occupation tente d'imposer autour de la Bande de Gaza.
Les forces occupantes avaient ouvert le feu sur les participants dans des marches pacifiques contre la clôture sécuritaire imposée par l'occupation sur les frontières de la Bande de Gaza avec les territoires palestiniens occupés en 1948, en blessant plusieurs Palestiniens et solidaires étrangers dont des états graves.

L'occupation: la Turquie n'est pas un allié stratégique

[ 28/04/2010 - 13:09 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les services de renseignements sionistes ont exprimé leur grande crainte envers les relations  actuelles entre la Turquie et leur entité sioniste, en annonçant qu'il y a une réelle querelle diplomatique entre les deux côtés.
 
Ils ont ajouté qu'on ne voit pas la Turquie comme un allié stratégique et que l'entité sioniste exprime son inquiétude à l'augmentation des sentiments hostiles turques contre elle, au moment où  le gouvernement turc s'ouvre sur des pays ennemis, selon les estimations sionistes.
Le journal hébreu "Maariv" a rapporté dans son édition de mercredi 28/4, des sources aux industries militaires sionistes que les situations  actuelles soulignent la récession des contacts entre les deux côtés notamment au sujet des nouvelles opérations de vente d'armes et d'échange de visites.

Elles  ont souligné  l'existence d'un accord entre le côté militaire et politique en Turquie envers l'agissement avec l'entité sioniste.

Al Zahar : Chalit ne sera pas exécuté et notre position éthique est claire

[ 28/04/2010 - 11:18 ]
Gaza- CPI

Le dirigeant célèbre du Hamas et l’un des membres de son bureau politique, Dr .Mahmoud Al Zahar a affirmé que la résistance nationale palestinienne n’exécutera pas le sergent Gilad Chalit , en indiquant que le Hamas traite ses captifs selon une position éthique constante et bien déterminée.
Al Zahar a souligné dans une déclaration de presse le mardi soir, 27/4, que le Hamas ne traite plus avec d’autres explications à ce propos et que sa position éthique et politique est totalement claires et publiées.
En attirant l’attention aux grandes souffrances et l’énorme tragédie des milliers de  captifs palestiniens et de leurs familles, le leader du Hamas a confirmé que la procédure de capturer des soldats sionistes a été envisagée rien pour la libération des prisonniers palestiniens condamnés de longues durées et pour élargir les souffrances des familles palestiniennes et leurs fils dans les geôles de l’occupation.
De sa part, le dirigeant du Hamas, Dr .Salah Al Bardawil a affirmé qu’il n’y a plus de contradiction entre les déclarations de Mahmoud Al Zahar et la position éthique des brigades d’Al Qassem en traitant les captifs de l’ennemi, tout en soulignant que le film du dessin animé a porté l’occupation responsable de l'énorme tragédie des milliers de captifs palestiniens et leurs familles pour des dizaines d’années, en insistant que l’ennemi occupant israélien pratique les tortures, le terrorisme, le nazisme et le fascisme dans ses geôles, en confirmant que 199 captifs ont été tués d’une manière barbare dans ces prisons.

Des extrémistes sionistes organisent une marche provocatrice vers al-Qods

[ 28/04/2010 - 12:38 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les groupes extrémistes chargés du prétendu temple juif se préparent pour organiser, le mercredi 28/4, une marche vers la mosquée sainte d'al-Aqsa, à l'occasion de la journée prétendue de l'union des deux parties de la ville occupée d'al-Qods.
Ces groupes ont assemblé durant les derniers jours beaucoup de leurs partisans dans des campagnes médiatiques organisées pour se préparer à cette marche, où il est devenu clair que ces groupes extrémistes exploitent toutes les occasions religieuses et nationales des juifs, pour organiser des festivals d'insulte et de provocation contre les palestiniens et leurs lieux saints dans la vieille ville d'al-Qods.
Ces groupes vont organiser cette marche intitulée "la marche des drapeaux" où ils vont se diriger avec leurs partisans à travers de la cour de la porte d'al Amoud,  vers l'avenue du Sultan Soulyaman, puis vers la porte d'al Asbat, dans le but d'entourer les portes d'al-Aqsa.

Le conseil d’Orta condamne les enquêtes de l’armée sioniste qui a tué froidement deux jeunes

[ 28/04/2010 - 12:49 ]
Naplouse- CPI

Le conseil des habitants du village d’Orta où habitaient deux jeunes assassinés délibérement et froidement par  l’armée israélienne, il y a quelques semaines, a condamné fortement les enquêtes vaines et inutiles de l’armée sioniste qu’utilise cette procédure rien pour couvrir ses crimes solennels au sein des victimes palestiniennes innocentes .
Les habitants d’Orta dont les familles de deux victimes ont annoncé dans un communiqué le mardi 27/4, leur forte condamnation aux enquêtes de l’armée israélienne qui n’a pas désiré de rendre justice aux deux jeunes assassinés illégitimement et avec du sang froid par les soldat sioniste près d’un barrage militaire sur l’entée du village, au moment où ils ramassaient des quincailleries et des déchets.
Le conseil d’Orta a appelé les institutions et organisations locales, régionales et internationales à démasquer les violations, crimes et la barbarie de l’armée israélienne perpétrés froidement contre les innocents isolés palestiniens, en exhortant la communauté internationale à intervenir pour les protéger des assassinats et sauvagerie de l’armée occupante.

Les Palestiniens accusent la Croix-Rouge d’ignorer les grandes souffrances de leurs captifs

[ 28/04/2010 - 12:50 ]
Gaza- CPI

Les forces nationales et islamiques palestiniennes ont accusé la commission internationale allié à la Croix-Rouge d’avoir ignoré totalement les grandes souffrances des milliers de captifs palestiniens et leurs familles, tout en menaçant d’adopter des mesures de contestation contre lui à cause de sa position injuste.
Le rapporteur du comité des captifs allié aux forces nationales et islamiques, Rafek Hamdouna a déclaré le mardi 27/4, lors d’une organisation qui a eu lieu devant le siège de la Croix-Rouge, à Gaza, que le comité a discuté avec le représentant de la Croix-Rouge, les violations de l’occupation au sein des captives et captifs palestiniens, en indiquant qu’on a exigé l’arrêt de ces violations et crimes barbares, mais la Croix n’a pas agi favorablement pour les arrêter.
Le comité a menacé de boycotter la Croix-Rouge internationale et d’adopter des mesures de contestation progressive contre elle, en lui accusant d’avoir ignorer complètement la situation très catastrophique des détenus palestiniens qui entament actuellement une grève générale de faim en déplorant l’amélioration de leur situation et exigeant aux autorités occupantes de réaliser le minimum de leurs droits garantis par les lois et conventions internationales.
Les palestiniens accusent la Croix-Rouge  de traiter la question des captifs au monde de deux pois, deux mesures, en confirmant qu’elle est impliqué au profit de l’occupation israélienne, en insistant que les captifs innocents palestiniens doivent être soutenus à tous les niveaux et par toutes les institutions, organisations et les parties concernées par les droits de l’homme et de la justice.

L’occupation organise des tournées pour des touristes presque nus près de la mosquée d’Al Aqsa

[ 28/04/2010 - 11:32 ]
Al Qods occupée- CPI

L’association d’Al Aqsa chargée des legs pieux et du patrimoine a condamné fortement les autorités sionistes qui ont délibérément organisé des tournées pour des touristes presque nus, et des fêtes musicales et de chantage dans la région sud dans les esplanades de la mosquée sainte d’Al Aqsa, plus exactement dans la région archéologique « la région de l’Emirat Omeyyade ».
Dans un communiqué, le mardi 27/4, l’association d’Al Aqsa a affirmé que l’occupation israélienne a commencé récemment d’organiser délibérément des tournées touristiques inacceptables, où les touristes sionistes et étrangers étaient presque nus,  rien pour profaner encore la mosquée sainte d’Al Aqsa.
« La région du sud de la mosquée d’A Aqsa est une région sacrée et parfaitement une partie intégrale dans le siège de la mosquée sacrée, mais l’occupation profite du silence honteux internationale pour consolider ses projets criminels et accomplir le colonialisme et le judaïsme », a contesté l’association d’Al Aqsa contre la sauvagerie de l’occupation israélienne qui organisent volontairement des tournées illégitimes dans la région sacrée en provoquant les sentiments des musulmans au monde entier.

La tente du sit-in de Beit Hanoun accueille un nouveau expulsé

[ 28/04/2010 - 11:11 ]
Gaza- CPI

Les forces de l’occupation israélienne ont expulsé le mardi soir 27/4, une nouveau jeune palestinien qui habite dans la ville d’Al Khalil, en Cisjordanie, vers la bande de Gaza.
Des sources sécuritaires palestiniennes ont souligné que les forces armées occupantes ont expulsé le citoyen cisjordanien Fadi Al Azazma, 19 ans.
Les sources ont affirmé que le citoyen est arrivé hier au passage Beit Hanoun et s’est dirigé directement vers la tente de sit-in qui abrite le captif libéré et expulsé Ahmed Sabah, en dépit de la résidence de sa faille à Toulkarem, en Cisjordanie.

Une bombe peut en cacher une autre …

Richard Labévière
Quelque 36 chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que dix autres délégations étrangères se sont pressés, les 12 et 13 avril derniers, autour d’un Barack Obama rayonnant, à l’ouverture des travaux de « son » sommet sur la sécurité nucléaire. Le président américain a transformé Washington en capitale du monde pour une rencontre internationale — sans précédent — destinée à « conjurer le spectre d’attentats nucléaires terroristes ». Précédent la conférence de réexamen du Traité de non-prolifération nucléaire de la mi-mai, cet activisme nucléaire est, sans conteste, destiné à compenser les revers de politique étrangère enregistrés par la nouvelle administration américaine depuis son entrée en fonction officielle le 20 janvier 2009.
Accumulés au Proche-Orient, en Afrique, en Asie et en Amérique latine, ces revers, ajoutés à un désintérêt marqué pour l’Europe, réclamaient la mise en chantier d’une nouvelle initiative globale. Comme son prédécesseur George Bush, l’actuel président américain nous a refait le coup du terrorisme global/menace planétaire. Envers et contre toutes les expertises les plus sérieuses tendant à minimiser la menace du terrorisme nucléaire, il n’a pas ménagé ses efforts pour dramatiser le dossier et chercher à convaincre les participants que la perspective de « bombes sales » tombant aux mains d’organisations comme Al-Qaëda « est aujourd’hui le plus grand danger menaçant la sécurité du monde ». Il en a aussi profité pour presser la Chine et la Turquie, membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, de rejoindre le principe de nouvelles sanctions contre l’Iran. Et comme le « business » n’est jamais complètement absent des orientations diplomatiques de la Maison Blanche, les experts ont bien travaillé à produire de la norme internationale destinée à favoriser les exportations du nucléaire civil américain.
Enfin, le président américain a appelé toutes les nations — incluant Israël — à signer le Traité de Non-Prolifération (TNP). Selon un haut fonctionnaire de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), deux résolutions seront présentées à la prochaine conférence générale d’examen du TNP, entre les 3 et 28 mai prochain. La première réclamera la création d’une zone libre d’armes nucléaires au Proche-Orient, la seconde pointera la capacité nucléaire israélienne, Etat non signataire du TNP. D’ores et déjà boycottant ces travaux, Tel-Aviv a aussitôt opposé une fin de non-recevoir. Le 15 avril, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a affirmé : « Israël maintient une politique d’ambiguïté nucléaire, à savoir de refuser de confirmer ou de nier sa capacité. Des spécialistes étrangers estiment que le pays a produit du plutonium suffisant pour propulser jusqu’à 200 ogives. Israël déclare qu’il considérera un accord pour démanteler les armes de destruction massive au Moyen-Orient une fois que la région sera parvenue à la paix complète ».
Plusieurs sources israéliennes estiment aujourd’hui que le nombre de têtes nucléaires israéliennes oscille entre 300 et 400. Tel-Aviv dispose aussi de vecteurs de lancement très performants dont une cinquantaine de chasseurs-bombardiers américains de dernière génération, ajoutée à une vieille flotte d’une centaine de F-15/I et F-16/I. L’arsenal israélien compte également une centaine de missiles Jéricho 2 et quatre sous-marins lanceurs d’engins capables d’atteindre les capitales de toute la région, y compris les grandes villes iraniennes. Tel-Aviv a négocié avec New Delhi une autorisation permanente d’escale pour ses sous-marins dans le port militaire de Bombay, confortant l’idée qu’Israël est bien décidé à conduire des opérations à l’encontre de l’Iran.
Dernièrement, l’état-major israélien a engagé un important programme de modernisation de ses capacités nucléaires. A l’instar du Pentagone, il s’est lancé dans l’expérimentation de mini-bombes atomiques destinées à des attaques très ciblées, afin de détruire, par exemple, des centres de pouvoir ennemis ou des infrastructures militaires inattaquables autrement. Sans renoncer à sa stratégie classique de dissuasion — stratégie de non-emploi — Tel-Aviv envisage désormais de nouvelles postures opérationnelles, dont le recours offensif à l’arme atomique. On comprend bien, dans ces conditions, pourquoi Israël n’envisage pas de signer le TNP. On comprend mieux pourquoi il continue à violer allègrement la législation internationale. Au moment même où le Conseil de sécurité prépare de nouvelles sanctions contre l’Iran, Israël peut poursuivre — en toute impunité — ses incursions meurtrières dans les territoires palestiniens, son « Mur de la honte », ses déplacements de populations et la construction de ses nouvelles colonies. Avec la complicité de la communauté internationale, Israël peut parachever l’extermination de tout un peuple …
Au sein des Nations-Unies, tous les Etat-membres sont égaux, mais — comme pour les animaux de la ferme de George Orwell —, « certains sont plus égaux que d’autres … ».

Les Arabes peuvent-ils sauver Jérusalem ?

Abdallah Al-Achaal
Le lecteur arabe peut être choqué en apprenant l’ampleur des outils de pression et d’influence arabes sur les Etats-Unis, le premier et le principal soutien du plan sioniste en Palestine. Nous avons vécu une époque où régnait l’idée que les Etats-Unis constituaient l’ennemi des Arabes et que leur allié était Israël. Puis les commentateurs arabes sont tombés dans la confusion face à une question banale : qui exploite qui ? Est-ce Washington qui exploite Israël ? Est-ce que le projet sioniste est à l’origine un projet américain ou bien c’est Israël qui est à la tête du projet et qui utilise tout le monde, y compris Israël ? Je pense que la pensée arabe confuse n’est toujours pas parvenue à un quelconque résultat et reste dans les limites des analyses théoriques et académiques. Et cela alors qu’en réalité, Washington fait semblant d’aspirer à la paix et à la stabilité dans la région, mais au niveau pratique, elle est incapable de changer la réalité et de faire pression sur Israël, parce qu’elle ne veut pas que ses relations avec Israël soient affectées. C’est en se basant sur ce raisonnement que Washington a réussi à s’entendre avec les régimes arabes autour du rôle d’intermédiaire qu’elle assume, faisant régner l’idée que ces espoirs sont grands mais qu’elle se trouve incapable de changer la situation dominée par Israël. Il semble que l’accord conclu entre les Arabes et les Américains consiste à ce que les Arabes exécutent tout ce que réclame l’intermédiaire américain, qui doit être remercié pour ses efforts même s’ils échouent. Et que les Arabes continuent à parier sur les bonnes intentions américaines sans être influencés par les progrès réalisés par Israël et son défi de la position américaine. Or, le résultat final est le suivant : Washington essaye, les Arabes sont satisfaits et Israël fait ce qu’il veut. C’est cette équation qui pousse certains commentateurs arabes à tomber dans le piège et à croire qu’il existe réellement une crise dans les relations américano-israéliennes parce que Washington se dresse contre Israël. Efforts pour lesquels Washington doit être remercié. Mais les dirigeants arabes veulent-ils réellement sauver Jérusalem sans en être capables ? Le plus probable est que les dirigeants arabes désirent sauver Al-Aqsa, mais ils veulent faire comme les Israélites ont fait avec Moïse en lui disant : « Va toi et ton Dieu à la guerre, nous restons ici ». Le problème essentiel réside dans l’absence de volonté arabe en contrepartie de la puissance de la volonté israélienne et sa domination sur les intérêts de Washington. Pour concrétiser cette réalité du point de vue économique, il est possible de faire allusion aux chiffres économiques et d’investissements qui dévoilent des réalités graves : Washington a besoin des Arabes alors que ses relations commerciales avec Israël vont à l’encontre des intérêts américains. Et Washington adopte un comportement contradictoire à la loi américaine et au droit international, faisant perdre des chances d’emplois et de commerce. De plus, les grandes compagnies américaines sont employées dans la construction des colonies et octroie à Israël des prêts non-remboursables sous forme de produits exemptés de taxes et d’impôts. C’est ainsi qu’Israël constitue une lourde charge pour les contribuables américains.
Le total des importations arabes des Etats-Unis a atteint environ 51 milliards de dollars, avec en tête les Emirat arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte, le Koweït, le Qatar, l’Iraq … Le taux le plus bas est celui de la Palestine, avec 351 000 de dollars. Quant aux exportations des Arabes vers les Etats-Unis, elles atteignent à peu près le double des importations, avec en tête l’Arabie saoudite dont le volume d’exportations vers les Etats-Unis a atteint 55 milliards de dollars. De plus le déficit de la balance commerciale américaine avec l’Arabie saoudite a atteint 43 milliards de dollars. Et les investissements américains dans les pays arabes ont dépassé 1 trillion de dollars (637 milliards au Koweït, 7 milliards au Qatar et 3,5 milliards en Arabie saoudite. Comment alors Washington peut-il financer les opérations de confiscation des terres palestiniennes afin de permettre à Israël d’y construire des colonies puis prétendre être contre la colonisation ? Cette contradiction ressemble exactement à la participation de certaines directions de l’autorité palestinienne avec certains hommes d’affaires égyptiens à la construction du mur de sécurité avant de réclamer sa destruction pour exécuter la décision de la Cour internationale de justice. De l’autre côté, il y a un commerce arabe et des avantages présentés à Israël comme le gaz naturel égyptien. Il semble que les avantages américains et israéliens tirés des relations avec les régimes arabes sont devenus de vrais tributs. Les dirigeants arabes sont-ils en mesure de modifier l’équation et utiliser cette situation pour sauver Jérusalem ? 

Manœuvre

Une nouvelle brouille entre la Syrie et les Etats-Unis ? L’Administration américaine a soudain durci le ton face à la Syrie, par la voix de son secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, avertissant que « toutes les options seront sur la table ». Cette mise en garde est intervenue à la suite des accusations adressées par Washington à Damas, soupçonné de fournir des missiles Scud au Hezbollah libanais. Une accusation qui intervient à un moment où la Syrie espérait voir ses relations se réchauffer avec Washington.
La Syrie avait été accusée à l’origine par le président israélien Shimon Pérès de fournir au Hezbollah des missiles Scud, susceptibles d’atteindre l’ensemble du territoire d’Israël. Les Etats-Unis, lui emboîtant le pas, ont demandé des explications. Le chef de mission adjoint à l’ambassade de Syrie aux Etats-Unis, Zouheir Jabbour, avait été convoqué au département d’Etat pour répondre « des actes de provocation » de la Syrie concernant le possible transfert d’armes au Hezbollah.
La tension survient au moment où les rapports entre Damas et Washington poursuivaient leur amélioration après plusieurs années de crise. Elle intervient aussi alors que le Sénat examine la nomination, par le président Barack Obama, d’un nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Syrie. S’il est confirmé, Robert Ford sera le premier ambassadeur américain à Damas depuis 2005. Très récemment, la Syrie a donné son autorisation à la réouverture de l’école américaine à Damas, fermée depuis plusieurs mois.
Il est donc peu probable que les récents avertissements américains changent le cours des événements. Pour preuve : à Washington, des responsables américains ont déclaré jeudi que le Pentagone et les milieux du renseignement doutaient que des Scud syriens aient été livrés au Hezbollah. Comment donc expliquer le brusque changement de langage américain ? Il s’agit probablement d’une manœuvre destinée à exercer des pressions sur la Syrie à un moment où les deux pays doivent s’asseoir autour de la table pour discuter des désaccords de fond qui les opposent. Or, ces divergences majeures sont encore entières. Alors que les Etats-Unis ont toujours agi au Proche-Orient dans un sens contraire aux intérêts de Damas, la Syrie, notamment, soutient bon nombre des ennemis de l’administration américaine, de l’Iran au Hezbollah en passant par le Hamas palestinien et d’ex-responsables du parti Baas iraqien.

Tel-Aviv sème la zizanie

Israël, qui a toujours convoité le Nil, est en grande partie à l’origine de la crise actuelle entre l’Egypte et les pays riverains.
« Cherchez Israël ». Un Etat qui est derrière tous les maux de l’Egypte. C’est l’acteur caché, le provocateur qui incite et enflamme aujourd’hui les pays du Bassin du Nil pour annuler les accords déjà conclus. Le mot Nil occupe une place privilégiée dans la pensée israélienne et dans sa doctrine. Voire, certains estiment que les deux barres bleues qui forment le drapeau israélien représentent l’une le Nil et l’autre l’Euphrate. Et on parle aussi que sur la façade même de la Knesseth, il est écrit « Etat d’Israël du Nil à l’Euphrate ». C’est l’étendue du projet expansionniste du Grand Israël envisagé par l’Etat hébreu depuis sa création.
L’eau est un besoin vital pour assurer la survie de l’Etat hébreu qui souffre d’aridité et de rareté des sources d’eau. Le Nil est alors son point de mire, notamment qu’il est le plus proche d’Israël. Alors pour y parvenir, il sème la zizanie parmi les pays africains pour qu’ils fassent pression sur l’Egypte et la dépossédent de sa part historique de l’eau du Nil. Un danger dont l’Egypte est bien consciente. « Israël n’hésitera pas à conseiller l’Ethiopie de construire des barrages sur le Nil », met en garde le ministre égyptien de l’Irrigation, Mohamad Nasr Allam.
La carte gagnante d’Israël, c’est sa relation forte avec l’Ethiopie qui contrôle le Nil Bleu. Il suffit à cet égard de savoir que 80 % de l’eau qui coule au Caire provient du Nil Bleu, dont la source est en Ethiopie. Mais les relations autant économiques que diplomatiques israéliennes avec d’autres pays africains sont solides et ne manquent pas d’être une source de danger, comme le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. En fait, le débat autour d’un partage équitable de l’eau du Nil s’est tellement animé après la dernière tournée du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dans ces pays, source du Nil, en septembre dernier. Selon les analystes, c’était une tournée qui a marqué une montée en puissance de l’Etat hébreu dans le continent noir. Cibler ces pays d’où partent les sources du Nil n’est pas du tout une simple coïncidence. Les journaux israéliens révèlent bien l’affaire. Lieberman a été accompagné par des économistes et des spécialistes dans le domaine de l’industrie de l’armement et du commerce, de l’aviation, de la marine, de l’énergie, des communications et de l’agriculture. Lieberman a discuté des questions de l’eau et de l’agriculture avec ces Etats. Une visite qui a engendré, dès sa fin, des prises de positions africaines contre l’Egypte.
 On a commencé à entendre des déclarations hostiles de la part des dirigeants africains. On lit dans les journaux kényans : « C’est une honte que l’aide vienne d’un pays désertique comme l’Egypte, qui utilise les eaux du Nil dont la source émane du Lac Victoria, qui appartient au Kenya, à l’Ouganda et à la Tanzanie ». Le quotidien éthiopien Jima Times, lui, a souligné : « Israël peut aider les Etats africains à utiliser les eaux du Nil contre le fait de concéder la moindre part, ce qui affectera la part de l’Egypte ».
Israël ultra présent
En fait, les domaines de la coopération africo-israélienne sont multiples et dans de différentes aspects. Au niveau hydraulique, Tel-Aviv a participé à la construction de 3 barrages en Ethiopie et des installations hydroélectriques sur le Nil Bleu, et trois autres en Ouganda, au Congo et Ghana. Ainsi qu’un traité d’irrigation avec l’Ouganda depuis 2000. Il présente même des aides techniques et des études dans le domaine de l’irrigation et de l’agriculture pour ces pays.
 Selon Emad Gad, chercheur au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, c’est l’absence égyptienne, voire la négligence, mettant à l’écart tout rôle moteur, notamment durant l’époque nassérienne, qui a laissé la porte grande ouverte devant l’intervention israélienne pour s’incruster en Afrique. Et d’ajouter : « Israël a bien étudié le dossier africain et les besoins de ces pays pour mener son jeu. Il est devenu aujourd’hui difficile de mettre fin à ce rôle d’Israël qui est devenu le principal allié des pays africains. Il y a une connivence totale entre Israël et les pays africains ».
Dès Théodore Hertzel
Les tentatives israéliennes pour obtenir l’eau du Nil ont commencé en 1903. Théodore Hertzel, fondateur du mouvement sioniste, a présenté aux autorités britanniques un projet d’implantation des juifs au Sinaï et le transfert de l’eau du Nil vers cette partie. L’idée fut abandonnée après la première guerre mondiale. En 1974, un autre projet présenté, connu par le nom de son ingénieur Eliasha Kalli, proposait le transfert de 840 millions de m3 par an à Israël à travers le lac d’Ismaïliya.
Et quand Anouar Al-Sadate a proposé, en 1979, le « canal de la paix », promettant à Israël de l’eau en échange de la restitution de Jérusalem Est … Begin a répondu : « Si l’eau du Nil signifie que nous devons abandonner Jérusalem, nous n’en voulons pas ». Aujourd’hui s’ajoute un autre scénario : la possible sécession, en janvier prochain, du Sud-Soudan que soutiennent Israël et l’Amérique. Ce nouveau pays va contrôler les eaux du « Bahr Al-Ghazal », un des grands affluents du Nil, et pourrait changer la direction de son écoulement.
Aliaa Al-Korachi

Washington repart à la charge

Les Etats-Unis reprennent leurs efforts pour ressusciter le processus de paix. L’émissaire Georges Mitchell est à nouveau attendu la semaine prochaine après une mission aux résultats modestes.
« Productifs et positifs ». Ce sont les adjectifs utilisés par l’émissaire américain Georges Mitchell pour qualifier les entretiens qu’il a eus séparément avec les responsables palestiniens et israéliens au cours de sa mission qui s’est achevée dimanche dernier. Aucun détail supplémentaire n’a été donné par M. Mitchell. En effet, la mission de trois jours de ce dernier s’est achevée sans progrès significatifs en vue d’une reprise des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Peut-être faudra-t-il attendre sa prochaine mission, début mai, ou encore la visite du président palestinien Mahmoud Abbass à Washington le mois prochain pour voir du concret.
Car, pour l’heure, rien n’augure d’une prochaine reprise des négociations de paix. Pour M. Mitchell, il s’agit de poursuivre les efforts « afin d’améliorer le climat ambiant en faveur de la paix et pour instaurer des discussions de proximité », expression qualifiant des négociations indirectes sous médiation américaine. Mais l’émissaire américain, qui tente d’obtenir de Netanyahu des mesures d’établissement de la confiance réclamées par le président américain Barack Obama pour faciliter l’ouverture de « discussions de proximité », dans l’espoir qu’elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties, n’a rien obtenu de concret de la part des Israéliens.
Israël tergiverse
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu n’a donné aucun signe visible de céder aux exigences palestiniennes et américaines d’arrêter la construction de colonies juives à Jérusalem-Est. En même temps, le premier ministre israélien a tenu à passer pour celui qui cherche à reprendre le processus de paix, jetant d’avance la responsabilité de tout échec sur les Palestiniens. « Nous voulons enclencher immédiatement le processus de paix. Les Etats-Unis le veulent aussi. J’espère que les Palestiniens le veulent tout autant, a déclaré M. Netanyahu. Nous saurons dans les prochains jours si ce processus est en route ». Il laisse ainsi entendre que la réponse palestinienne est déterminante, ignorant totalement la question de la colonisation, principal obstacle à la reprise des pourparlers.
Côté palestinien, c’est plutôt la prudence qui règne vu l’intransigeance israélienne sur cette question. « En dépit du fait que nous continuons à discuter avec les Américains, nous ne nous attendons pas à ce que les discussions indirectes commencent dans les prochains jours », a averti le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. « Nous parviendrons au point où les négociations pourront être lancées immédiatement quand la colonisation aura cessé à Jérusalem-Est et en Cisjordanie », a-t-il réitéré, tout en accusant Israël de vouloir « convaincre la communauté internationale qu’il a accepté des négociations » alors qu’« en réalité, ce sont le gouvernement israélien et ses actions qui entravent les pourparlers ».
Samedi dernier, le président palestinien Mahmoud Abbass avait appelé Barack Obama pour imposer une solution au conflit proche-oriental prévoyant la création d’un Etat indépendant pour les Palestiniens. Mais sur le fond, après 17 années de négociations infructueuses, le fossé paraît toujours aussi insurmontable entre les deux parties, compte tenu des divergences sur les dossiers clefs. Contrairement à ses prédécesseurs, l’actuel gouvernement de droite israélien écarte tout compromis sur Jérusalem-Est, annexée par Israël en juin 1967 et dont les Palestiniens veulent faire la capitale d’un futur Etat.
Et comme signe de provocation, alors que l’émissaire américain était encore sur place, des militants juifs d’extrême droite ont défilé dans le quartier arabe de Silwan, à Jérusalem-Est, sous haute protection policière, pour « affirmer la souveraineté juive sur toute la ville ». Une manifestation qui a provoqué la colère des Palestiniens et qui a donné lieu à des affrontements entre jeunes Palestiniens et forces de sécurité israéliennes.