vendredi 4 septembre 2009

Boycott: Un des plus gros fonds de pension au monde se désinvestit de la firme israélienne Elbit

Publié le 3-09-2009


Le fonds de pension public norvégien, l’un des plus gros fonds souverains au monde, a exclu, pour des motifs d’éthique, un groupe israélien de son "univers d’investissement" et réhabilité le Français Thales et le sud-africain DRD Gold, a annoncé jeudi le gouvernement norvégien.

La société Elbit, indique l’AFP ce jour, est accusée d’avoir fourni un système de surveillance pour la barrière de séparation israélienne, déclarée illégale par la Cour internationale de justice en 2004.

"Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui contribuent si directement à des violations du droit humanitaire international", déclare la ministre norvégienne des Finances, Kristin Halvorsen, dans un communiqué.

"Sur avis du Conseil (consultatif) d’éthique, le gouvernement a demandé à la banque centrale norvégienne, autorité de tutelle du fonds de pension, de se défaire de sa part, dont le montant n’a pas été précisé, dans Elbit avant le 31 août.

Cette décision a été notifiée à l’ambassadeur d’Israël à Oslo lors d’une rencontre le même jour au ministère norvégien des Affaires étrangères, a indiqué le ministère. Aucune réaction de l’ambassade n’était immédiatement disponible.

Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds pétrolier —comme il est plus communément connu parce qu’il est alimenté par les recettes pétrolières de l’Etat norvégien— pesait 2.385 milliards de couronnes (277 milliards d’euros) en actions et obligations internationales fin juin.

Sa gestion obéit à des règles éthiques très strictes : sont exclus les fabricants d’armes "particulièrement inhumaines", l’industrie du tabac et les groupes coupables de violation des droits de l’Homme, de corruption ou de graves dégradations de l’environnement.

Jeudi, le gouvernement a aussi annoncé la réhabilitation du groupe d’électronique de défense Thales, exclu en 2005 pour son implication dans la production de bombes à sous-munitions, et du groupe minier DRD Gold, exclu en 2007 pour des dégâts environnementaux en Papouasie Nouvelle-Guinée.

"Le Conseil d’éthique a estimé que les motifs d’exclusion n’étaient plus valables puisque Thales n’est plus impliqué de quelque manière que ce soit dans la production d’armes à sous-munitions dans un quelconque pays", indique le ministère des Finances dans un autre communiqué.

DRD Gold, quant à lui, s’est désengagé de la mine qui lui avait valu l’exclusion.

Une trentaine de sociétés internationales, dont Boeing, Wal-Mart, EADS, Safran et BAE Systems, figurent toujours sur la liste noire du fonds.

Ce dernier détenait 1% de la capitalisation mondiale totale et 1,7% de la capitalisation européenne fin juin."

Source AFP 03/9/09

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