dimanche 27 avril 2014

La captive Nawal Saadi s'expose à une peine supplémentaire de 4 mois

Jénine – CPI
Le tribunal militaire israélien dans la prison d'Ofer a décidé d'augmenter 4 mois à la condamnation de 20 mois de prison contre la captive Nawal Saed Saadi (53 ans).
La famille de la captive Saadi a déclaré à notre correspondant que le tribunal israélien à Ofer et après l'appel d'interjection du procureur général israélien sur la décision du tribunal israélien, a ajouté 4 mois à la condamnation de la captive Saadi qui était 20 mois de prison et une amende de 10 000 de Shekels, pour devenir 24 mois de prison avec l'amende.
La captive Saadi a été arrêtée de l'intérieur de sa maison dans le camp de Jénine, le 5 Novembre 2012 et c'est la troisième arrestation, où elle a déjà été arrêtée le 19 Mars 2008 pour 18 jours dans le centre d'enquête de Jalama et administrativement pour 6 mois dans la deuxième fois en 6 Décembre 2008, notant qu'elle est l'épouse du leader du mouvement du Djihad islamique, Bassam Saadi e la mère de deux martyrs.

L’occupation mène une campagne d'arrestations à Hébron

Hébron – CPI
Les forces d'occupation sionistes ont lancé dimanche (27-4) une campagne d'arrestations dans la ville d’Hébron, affectant quatre citoyens.
Selon des sources locales, les forces israéliennes ont attaqué la ville de Tarqumiya à l’ouest d'Hébron et ont arrêté Mohammad Hassan Abu-Dabous (26 ans) et Mohammed Said Abu Dabous (31 ans). Au sud de Samu, elles ont également arrêté le citoyen Raed Abdul Nabi Hawamdeh (28 ans) après l'inspection de la maison de son frère et le jeune Ahmad Mustafa Abdul-Ghani Hawamdeh (36 ans) après des raids effectués sur son domicile.

Qu’avons-nous préparé pour sauver Al Aqsa ?

Dr Issam Adwane - CPI
Les transgressions de Jérusalem de la part des juifs, la décision de la Knesset d’autoriser les juifs à prier dans les cours de la mosquée Al Aqsa et  diviser [la mosquée] en temps et en lieu est plus dangereux que l’incendie de la mosquée Al Aqsa en 1969, et peut-être aussi plus dangereux que l’occupation de la mosquée Al Aqsa en 1967.
La résistance palestinienne doit prendre les rênes de la contre-attaque de l’ennemi qui se répète à Jérusalem et à Al Aqsa.
Le peuple palestinien n’est plus en mesure d’accepter la moindre excuse fragile qui reporte l’utilisation de la résistance armée sous prétexte de préparation,  de préservation des vies et des propriétés des citoyens ou encore de l’attente des résultats du printemps arabe….etc. La résistance doit accourir vers :
1.       le Travail pour concrétiser un consens factionnel et national stratégique pour contrer les politiques de l’occupant qui visent la ville de Jérusalem. Dont la résistante armée en priorité.
2.       Si des factions ou des forces nationales refusent de participer à ce consensus, il faudra alors le révéler au grand jour et le dévoiler au peuple afin qu’il sache discerner les bons des mauvais.
3.       La nouvelle stratégie suscite une action résistante dans tout endroit de la Palestine en réponse à chaque agression contre Jérusalem quand bien même celle-ci est banale.
4.       Il faut que le peuple palestinien coopère avec ce nouveau plan à travers les différents moyens de communication, les mosquées, les évènements et les organisations. Il faut augmenter le niveau de défi du peuple palestinien pour défendre ses saintetés.
5.        Il faut impliquer les pays arabes défaitistes à travers l’exécution d’opérations à partir de leurs terres pour défendre Jérusalem, et avec les mains de leurs citoyens. Car Jérusalem n’appartient pas uniquement aux palestiniens mais à chaque arabe et chaque musulman du monde.
6.       La réconciliation palestinienne doit imposer une position claire par rapport à Jérusalem qui comprend l’activation de la résistance populaire et armée à Jérusalem en unissant toutes les forces résistantes.
7.       Il faut mettre l’ennemi face à un défi difficile : La destruction d’une maison arabe à Jérusalem entraine un missile sur Tel Aviv, l’atteinte de la mosquée Al Aqsa implique qu’il n’y plus de ligne rouge que la résistance ne peut franchir.
La réponse de la résistance en envoyant des roquettes et en exécutant des opérations contre des rassemblements d’ennemi et des colonies à Jérusalem et ses alentours a plusieurs avantages dont :
1.       La confirmation de la sacralité des armes de la résistance lorsqu’elle défend les lieux saints des musulmans.
2.       L’évolution de l’estime de la résistance palestinienne dans l’esprit de la communauté musulmane lorsqu’elle les défend en défendant leurs lieux saints dont, en première position, la mosquée Al Aqsa
3.       L’embarras de tous les régimes asservis qui pensent et travaillent pour mener le blocus et porter atteinte à la résistance palestinienne. Ces régimes ne trouveront pas le moyen d’atteindre de telles résistances nobles.
4.       L’initiative de la résistance d’attaquer l’ennemi dans le lieu la date et la forme qu’elle a décidé étonnera  l’ennemi et révèlera la force de la résistance, et sèmera la confusion dans les complots qui se jouent dans la région dirigés par l’ennemi sioniste. Tant que la résistance sait que l’ennemi se prépare pour l’attaquer et monte les régimes contre elle, la résistance doit lancer des initiatives qui brouilleront leur plans et [ainsi] leur donner une leçon et leur apprendre que l’agression de la mosquée Al Aqsa est une chose impardonnable et qui dépasse toutes les limites
5.       Le ciblage de quelques colonies et colons à Jérusalem et ses alentours brouillera les opérations de colonisations et prouvera à Israël qu’il  y a dans la région des Hommes capables de poser une limite à cette colonisation et aux actes des colons. Toute réaction de l’ennemi face à cette noble résistance ne sera pas nouveau dans le comportement de l’occupation. La résistance qui s’est préparée pour [contrer] cet ennemi doit s’imaginer le pire. Et Allah est avec les endurants.

Al-Nounou dément avoir parlé de la reconnaissance d'Israël à un journal américain

Gaza – CPI
Tahar al-Nounou, conseiller médiatique du Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, a démenti ce qui a été propagé dans les médias sionistes au sujet du journal américain "Washington Post" que le mouvement du Hamas pourrait reconnaître l'entité sioniste et discutera de ce sujet avec le Fatah.
Al-Nounou a confirmé dans une déclaration au « Centre Palestinien d'Information » qu’il n’a effectué aucune interview avec le journal mentionné récemment, soulignant que ce qui a été dit sur lui n'est pas vrai.
Il a ajouté : " Nous n'avons pas discuté du sujet de la reconnaissance de l'entité sioniste et pour nous ce sujet n’est pas discutable ", notant que son gouvernement poursuivra le journal qui a publié ces fausses nouvelles.
Il a souligné que le Hamas s'est engagé à respecter ce qui a été convenu avec le Fatah sur la formation d'un gouvernement de technocrates qui n'a rien à voir avec les affaires politiques, soulignant que leur mission est de mettre fin à la division et de préparer les élections présidentielles. Les affaires politiques reviennent à l'OLP.

Les prisonniers administratifs entament leur quatrième jour de grève de la faim

Ramallah – CPI
Environ deux cents prisonniers palestiniens en détention administrative dans les prisons de l'occupation sioniste sont entrés dans leur quatrième jour de grève de la faim.
Les prisonniers administratifs ont déclaré que les prisonniers ont commencé la grève de la faim illimitée " afin de reprendre leur liberté à travers les intestins vides ". Ils ont appelé le peuple palestinien et toutes les factions à les soutenir dans la lutte contre la détention administrative.
Le Club des détenus a transmis un message du prisonnier administratif Mahmoud Hamdi Shabana qui se trouve dans la prison d’" Ofer " disant: « Nous allons nous battre avec nos intestins vides qui refusent d’être remplis au détriment de notre liberté, et notre objectif est d’embrasser les mains de nos parents, de prendre nos enfants dans nos bras sans barrières et de voir le sourire sur le visage de nos chères épouses ».
Les prisonniers administratifs ont indiqué dans leur message la cruauté du tribunal de la détention administrative qui commence à forcer le prisonnier à se présenter au juge du crime sans se dire que ce palestinien est privé de sa liberté.
Ils ont ajouté : « Ainsi les éléments du crime se complètent par une décision judiciaire du tribunal militaire qui ne dépasse pas le fait que le juge est un des hommes du renseignement sioniste et son rôle est d'approuver les décisions ».

Réconciliation aux dépens de la cause palestinienne

Par
Publié sur Al-Akhbar en anglais le 25 avril 2014. La version originale en arabe est ici.
S'il était si simple de parvenir à un accord de réconciliation nationale entre le Fatah et le Hamas comme cela a eu lieu en moins de 24 heures cette semaine, pourquoi les deux parties n'ont pas réussi à le faire ces sept dernières années ?
Paris : Pourquoi les nombreuses réunions, discussions et tentatives arabes de médiation de ces dernières années n'ont pas réussi à combler le fossé entre le Fatah et le Hamas, alors que le bref séjour d'une délégation représentant l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), envoyée par le président de l'Autorité Palestinienne (AP) Mahmoud Abbas dans la Bande de Gaza, a pu le faire sans aucune médiation ? Pourquoi l'Accord du Caire de 2011 et la Déclaration de Doha de 2012 ont échoué à l'époque, alors que la proclamation de la réconciliation se produit aujourd'hui, sur la base des conditions des deux accords précédents ?
Réconciliation aux dépens de la cause palestinienne
Gaza-ville, le 23 avril 2014, la photo de la réconciliation entre le Hamas et le Fatah. Au milieu des participants souriants et applaudissant, l'air accablé de Mahmoud al-Zahar (3ème en partant de la gauche), dirigeant du Hamas et partisan de la résistance, ne laisse rien présager de bon pour la cause palestinienne (Photo: AFP-Said Khatib)
Pourquoi les deux partis ont-ils accablé le peuple palestinien du fardeau de leur différend pendant tout ce temps s'ils étaient en mesure d'y mettre un terme ? La question la plus importante et vitale est : si le litige entre le Fatah et le Hamas était le résultat de leurs programmes nationaux et visions politiques discordants, comme ils le prétendent, cela veut-il dire qu'ils ont enfin réussi à élaborer un programme national commun ?
L'accord de réconciliation nationale qui a été annoncé prévoit clairement la formation d'un gouvernement technocratique composé de personnalités qualifiées dans les 5 semaines, des élections législatives et présidentielles 6 mois après et le renouvellement des institutions de l'OLP pour permettre au Hamas de rejoindre l'organisation.
Cela soulève une question évidente sur le programme national commun qui sera présenté aux Palestiniens d'abord, et à la communauté internationale ensuite. Les divergences fondamentales entre un parti qui voit la paix comme la seule voie pour parvenir à un Etat palestinien dans les frontières de 1967, et un autre qui croit en la résistance sous toutes ses formes comme voie pour libérer la Palestine historique ont-elles été résolues ? Ou bien un côté s'est-il plié à la stratégie de l'autre ?
Les déclarations faites par les deux partis indiquent que l'accord de réconciliation reconnaît les Accords d'Oslo comme cadre de l'AP, qui renouvellera ses institutions par des élections. Le responsable Fatah Azzam al-Ahmed a dit très clairement : "En tant que Palestiniens, nous acceptons à l'unanimité un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967, la résolution du problème des réfugiés, la pleine souveraineté sur tout notre territoire et pas de reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat juif." Saeb Erekat a précédé Ahmed en soulignant que "la réconciliation est nécessaire pour parvenir à la paix." Abbas lui-même n'a pas manqué l'occasion d'affirmer que "il n'y a pas de contradiction entre la réconciliation et les négociations." Les dirigeants du Hamas, d'autre part, ont parlé en termes généraux. Moussa Abu Marzouk, membre du bureau politique du Hamas, a dit : "Les Palestiniens sont les principaux partisans et sponsors de la fin de la division," soulignant que "l'occupation est le seul bénéficiaire de la fragmentation palestinienne." Il n'a pas nié que la mise en œuvre de cet accord rencontrera beaucoup de difficultés, mais il a insisté sur la nécessité de "secouer la poussière et tourner une nouvelle page en s'unissant et en allant de l'avant vers la réconciliation."
Mais Abu Marzouk doit nous dire comment il est possible d'aller de l'avant si son parti politique ne répond pas aux questions posées en 2006. Que va-t-il se passer si la communauté internationale impose au Hamas ses conditions antérieures ? Quelle est sa réponse à ce qu'a dit Ahmed sur l'unanimité palestinienne au sujet de la solution de deux Etats ? Pense-t-il avec Erekat que la réconciliation est la voie vers la paix ?
La clarté avec laquelle les dirigeants du Fatah ont confirmé leurs positions traditionnelles tandis que les dirigeants du Hamas étaient évasifs dans leurs réponses indique clairement que le Hamas est le maillon faible de cette réconciliation. Même si Abbas recourt à la réconciliation comme manœuvre après avoir échoué à obtenir du gouvernement de Benjamin Netanyahu le minimum de ses exigences, le Hamas a été contraint de s'y plier après avoir perdu les Frères musulmans - sa principale source de soutien - ainsi que la Syrie et l'Iran comme alliés, sans gagner le Qatar.
Cela signifie que les deux côtés ont eu recours à la dite réconciliation nationale pour améliorer leurs positions politiques, et non parce qu'elle va servir la cause palestinienne, comme ils le disent. Il est absolument impossible de servir cette cause en l'absence d'un accord clair et précis sur la nature des principes nationaux fondamentaux, et sur la façon de les atteindre, que ce soit par la résistance, par les négociations ou par un compromis entre les deux. On ne peut pas servir l'intérêt de la cause palestinienne quand une des parties s'est embourbée dans de vaines négociations pendant 20 ans et que l'autre adopte une position fluctuante en fonction des circonstances régionales et internationales, en appelant à la résistance mais en hésitant y recourir depuis 2006.
La réconciliation dont ils se vantent confirme une fois de plus que l'AP en tant qu'institution ayant les Accords d'Oslo comme cadre de référence est devenue un point de consensus entre tous les partis. Ils sont en désaccord sur leur part, mais ils ne sont pas en désaccord sur le fond, sinon quel est l'intérêt du Hamas de revenir à cette autorité par de nouvelles élections après avoir essayé cette voie avant, qui a prouvé sans l'ombre d'un doute que manœuvrer depuis l'intérieur de cette institution est une tâche impossible ? Si le parti a justifié sa participation aux élections de 2006 par la mort des Accords d'Oslo au cours de la Deuxième Intifada, quelle est leur justification, cette fois ? Comment Abbas peut-il menacer de remettre les clés de cette autorité au moment où il appellera demain le peuple palestinien à renouveler sa légitimité ?
Si Abbas avait lancé sérieusement cette menace, il aurait utilisé l'accord de réconciliation nationale comme une opportunité pour demander à toutes les parties palestiniennes de se lancer dans un atelier national ouvert visant à formuler des scénarios et des alternatives pour l'ère post-AP. Si le Hamas adhère encore à l'idée de la Palestine historique, il aurait refusé de participer à la réconciliation sur la base d'élections régies par les Accords d'Oslo.
Mais que toutes ces questions en suspens restent sans réponse, notamment venant du Hamas, indique que ce qui s'est passé hier dans la Bande de Gaza n'est pas autre chose qu'un spectacle, une forme d'adolescence politique et d'hypocrisie pratiquée par les dirigeants des deux partis contre le peuple palestinien. C'est aussi une question de partage d'intérêts, pas d'interruption de la scission. Mais même si nous convenons que cette réconciliation met vraiment fin à la division, alors c'est sans aucun doute au détriment de la cause palestinienne et de ses principes fondamentaux.
Note ISM-France : Sur le même thème, lire l'analyse d'Ali Abunimah (Electronic Intifada) traduite et mise en ligne par la CCIPPP : "Encore une « réconciliation » palestinienne mort-née"
Source : Al Akhbar
Traduction : MR pour ISM
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Une fillette palestinienne blessée par une attaque de colons israéliens

Par
At Tuwani – Jeudi 24 avril vers midi, deux colons israéliens venant en quad de l'avant-poste illégale de Havat Ma'on, dans les collines du sud d'Al-Khalil, ont attaqué à coup de pierres 4 enfants palestiniens et la mère de 3 d'entre eux qui revenaient de l'école et rentraient chez eux dans les villages de Tuba et Maghayir Al Abeed. Une fillette de 7 ans a été touchée par une pierre et est tombée alors qu'elle tentait d'échapper à l'attaque, se blessant sérieusement à la tête.
Une fillette palestinienne blessée par une attaque de colons israéliens
Son père, qui a été témoin de l'attaque car il travaillait sa terre située au sommet de la colline de Old Havat Ma'on, l'a immédiatement transportée au village voisin de At-Tuwani, où une ambulance est venue la chercher pour la transporter à l'hôpital.
La fillette a pu rentrer chez elle après avoir eu 5 points de sutures.
Les 5 Palestiniens venaient du village de At-Tuwani, où ils sont scolarisés, en passant par le seul chemin qu'ils peuvent prendre sans l'escorte militaire qui accompagne les enfants chaque jour depuis Tuba et Maghayir Al Abeed pour aller et revenir de l'école depuis 2004. Sur le chemin, les Palestiniens traversent la colline où était situé l'avant-poste de Havat Ma'on, avant son démantèlement en 2000 et son déplacement sur la colline 833. Une route goudronnée utilisée par les colons israéliens comme sentier de randonnée traverse cette colline. Les 5 Palestiniens ont été attaqués par deux colons qui faisaient du quad sur ce sentier.
Operation Dove maintient une présence internationale à At-Tuwani et dans les Collines du sud d'Hébron depuis 2004.
Pour toute information :
Operation Dove, 054 99 25 773


Source : Operation Dove
Traduction : MR pour ISM

La police des "frontières israéliennes" détient un enfant de 6 ans à Hébron et un colon agresse le militant qui filme la scène (vidéos)

Par
Témoignage de l'équipe Khalil d'ISM
Le 23 avril, vers 7h du matin, Rami Rajabi, 6 ans, se trouvait à 20m du checkpoint 29, à Al-Khalil, et il jetait des cailloux. Alors qu'il partait vers son école, trois soldats ont surgi d'une ruelle, lui ont saisi le bras et l'ont retenu dans la rue. Rami a éclaté en sanglot, terrifié ; les soldats, le tenant toujours solidement, l'ont alors entraîné de force vers le checkpoint 29. Des militants ISM ont essayé de convaincre les soldats de libérer l'enfant.
La police des 'frontières israéliennes' détient un enfant de 6 ans à Hébron et un colon agresse le militant qui filme la scène (vidéos)
Capture d'écran de la vidéo ci-dessous
Les soldats ont continué à l'entraîner vers le checkpoint où des Palestiniens du quartier sont intervenus auprès des soldats pour faire libérer le gamin.
Alors que les ISMers filmaient l'incident, un colons d'une colonie illégale voisine est sorti de sa voiture pour agresser les militants, traitant l'un d'entre eux de "tueur" et essayant de lui prendre sa caméra. La patrouille israélienne qui se tenait là à observer la scène sans intervenir.
Après environ 20 minutes de pression sur les soldats de la part des Palestiniens et des activistes, le garçon a été libéré et ramené chez lui par un ami de sa famille.
Comme l'a rappelé un ISMer présent, "ce qui est arrivé aujourd'hui fait partie d'une campagne constante d'intimidation de la population locale ; les soldats israéliens harcèlent les enfants tout le temps, ici à Hébron."
Source : Palsolidarity
Traduction : MR pour ISM
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Appuyer le processus de réconciliation nationale palestinienne

L’annonce de la signature à Gaza d’un accord entre l’OLP et le Hamas a aus­sitôt suscité une ava­lanche de com­men­taires très souvent négatifs, entre « acte de décès », « tor­pillage du pro­cessus de paix » et manœuvre tac­tique déses­pérée d’un Mahmoud Abbas à bout de stratégie.
Certes, après les pré­cé­dents de Doha ou du Caire, où déjà, des accords avaient été signés sans fina­lement déboucher, on mesure la dis­tance qui existe entre leur signature et leur application.
Mais il faut être clair : nous ne pouvons, tout comme l’immense majorité des Pales­ti­niens chez qui l’aspiration à l’unité est très pro­fon­dément ancrée, que nous réjouir d’un accord qui veut ouvrir la voie à des élec­tions démo­cra­tiques et à la récon­ci­liation nationale. La seule chose à craindre, c’est qu’il ne soit pas mis en œuvre.
Ceux qui y voient un tor­pillage du pro­cessus de paix oublient que, sans accord poli­tique et uni­fi­cation inter pales­ti­nienne, il est par­fai­tement illu­soire d’escompter une quel­conque signature d’un accord poli­tique avec la partie israé­lienne… Et quant à l’effectivité d’un réel « pro­cessus de paix », chacun a vu avec quel zèle la partie israé­lienne s’est appliquée à le vider de tout sens en accé­lérant la colo­ni­sation et, in fine, en reniant l’accord pour la libé­ration du dernier groupe de pri­son­niers poli­tiques d’avant Oslo.
Lors du vote sur l’admission de l’Etat de Palestine comme obser­vateur à l ‘Assemblée générale de l’ONU, le 29 novembre 2012, le repré­sentant de la France avait rappelé que « Contribuer aux pers­pec­tives de la paix, (…) c’est pro­gresser, sur la base des enga­ge­ments de l’OLP, vers une récon­ci­liation inter-​​palestinienne sans laquelle la solution des deux Etats n’est qu’un mirage ».
Nous attendons donc aujourd’hui de la France, dans le sens de ses pre­mières réac­tions, qu’elle appuie sans réserve le pro­cessus de récon­ci­liation mis en route à Gaza.
Elle doit en même temps s’opposer aux mesures de "punition" qu’Israël inflige aux Pales­ti­niens (telles que la rétention des taxes qui leur sont dues et le blocus de Gaza), inter­venir éner­gi­quement pour que la liberté de cir­cu­lation entre la Cis­jor­danie et Gaza soit res­taurée et sanc­tionner tout ce qui ren­force l’occupation et la colo­ni­sation des ter­ri­toires envahis en 1967.
Le Bureau national
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Négociations israélo-​​palestiniennes : la « pause » de Barack Obama

RFI, samedi 26 avril 2014
« Il arrive peut-​​être un moment où une pause s’avère néces­saire, pour que les deux parties exa­minent les choix pos­sibles », a déclaré Barack Obama lors d’une confé­rence de presse à Séoul, 25 avril
Barack Obama a parlé d’une « pause » dans les négo­cia­tions israélo-​​palestiniennes lors de son escale en Corée du Sud. Israël avait préa­la­blement annoncé ce jeudi la sus­pension des pour­parlers avec l’Autorité pales­ti­nienne pour pro­tester contre l’accord de récon­ci­liation entre les deux fac­tions pales­ti­niennes rivales Fatah et Hamas. Barack Obama admet ainsi un nouvel échec dans ses efforts pour tenter de faire avancer le pro­cessus de paix entre Israël et les Palestiniens.
Deux dis­cours, deux ten­ta­tives et deux échecs : c’est le bilan des négo­cia­tions israélo-​​palestiniennes pour Barack Obama. En 2009, fraî­chement arrivé à la Maison Blanche, le pré­sident amé­ricain pro­nonce son dis­cours du Caire, déclarant avec force que la colo­ni­sation israé­lienne doit cesser. Les négo­cia­tions de paix reprennent l’année sui­vante et volent immé­dia­tement en éclat suite au refus israélien de pro­longer le gel de la construction dans les colonies.
En mars 2013, Barack Obama réélu se rend en Israël et en Palestine. Dans son dis­cours de Jéru­salem, il réaf­firme son enga­gement en faveur d’une solution de paix à « deux Etats pour deux peuples » et il charge son tout nouveau secré­taire d’Etat John Kerry de relancer les négo­cia­tions directes. Ce qui est fait en juillet 2013. Neuf mois plus tard, c’est un nouvel échec. Il faut dire qu’au-delà des dis­cours, la méthode n’a pas changé : les Amé­ri­cains se pré­sentent comme les seuls média­teurs pos­sibles entre Israël et les Pales­ti­niens, tout en étant les plus proches alliés de l’un des deux camps.
Après ce double revers, y aura-​​t-​​il une autre ten­tative amé­ri­caine ? Aujourd’hui l’administration Obama pri­vi­légie d’autres horizons. C’est au cours d’une tournée en Asie que Barack Obama a pro­noncé le mot de « pause » à propos du dossier du Proche-​​Orient, tout un symbole !
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Que prévoit l’accord de réconciliation palestinienne ?

Le Monde​.fr, Hélène Sallon, samedi 26 avril 2014
Le Hamas et l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP) ont conclu, dans la nuit du mardi 22 au mer­credi 23 avril, un accord de récon­ci­liation. Cet accord vise à mettre fin à la division poli­tique et à la par­tition de fait entre la bande de Gaza et la Cis­jor­danie. Depuis la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza en 2007, l’Autorité pales­ti­nienne n’exerce plus son autorité que sur la Cisjordanie.
Le Hamas et le Fatah, prin­cipal parti de l’OLP, ont déjà signé des accords au Caire (en mai 2011) et à Doha (en février 2012, réaf­firmé au Caire en mai 2012). Faute d’entente sur les moda­lités d’application de ces accords, les échéances fixées ont été constamment repoussées. De nom­breuses dif­fi­cultés ne man­queront pas de jalonner la mise en œuvre de ce nouvel accord. S’il fixe un cadre et un calen­drier pour la tenue d’élections, il ne dresse aucune ligne direc­trice concernant les prin­cipaux points de désaccord : l’unification des ser­vices de sécurité pales­ti­niens ; la structure des nou­velles ins­ti­tu­tions natio­nales ; et la position qui sera adoptée vis-​​à-​​vis d’Israël, le Hamas ne recon­naissant pas son existence.
L’OLP, créée en 1964, est com­posée de plu­sieurs orga­ni­sa­tions, dont le Fatah, le Front popu­laire de libé­ration de la Palestine (FPLP) et le Front démo­cra­tique pour la libé­ration de la Palestine (FDLP). Le Hamas et le Djihad isla­mique n’en font pas partie. Reconnue inter­na­tio­na­lement comme seul repré­sentant du peuple pales­tinien, l’OLP est chargée des négo­cia­tions de paix avec Israël et occupe le siège de la Palestine aux Nations unies. L’OLP a amendé en 1996 sa charte pour sup­primer les réfé­rences à la des­truction d’Israël.
L’Autorité inté­ri­maire d’autonomie (ou Autorité pales­ti­nienne) est l’entité gou­ver­ne­mentale créée dans le cadre des accords d’Oslo de 1993 signés par Israël et l’OLP, qui admi­nistre les habi­tants pales­ti­niens dans les zones A et B de Cis­jor­danie et dans la bande de Gaza. En 2005, Mahmoud Abbas, le secré­taire général du Fatah, a succédé à Yasser Arafat (19962004) à la pré­si­dence de l’Autorité.
LE CADRE DE LA RÉCONCILIATION
L’accord signé à Gaza entre l’OLP et le Hamas com­porte sept points, dont les prin­cipaux sont :
La formation d’un gouvernement d’union
Les deux parties s’engagent à constituer un gou­ver­nement de « consensus national » d’ici à cinq semaines. Un premier pas a été franchi en ce sens, ven­dredi 25 avril, avec la démission du premier ministre pales­tinien Rami Ham­dallah. Ce gou­ver­nement sera composé de per­son­na­lités indé­pen­dantes. Selon l’agence de presse pales­ti­nienne Ma’an News, il pourrait être dirigé soit par le pré­sident Abbas lui-​​même, soit par un membre du Hamas, à l’instar du vice-​​premier ministre du gou­ver­nement d’union nationale de 2006, Nasser Al-​​Din Al-​​Chaer.
La pré­sence de membres du Hamas au sein du gou­ver­nement pourrait avoir des consé­quences sur le ver­sement de l’aide inter­na­tionale à l’Autorité pales­ti­nienne. Le Hamas est en effet considéré comme une « orga­ni­sation ter­ro­riste », non seulement par Israël, mais aussi par les Etats-​​Unis et l’Union européenne.

Une délé­gation de l’OLP a conclu mer­credi 23 avril à Gaza avec le Hamas un accord de réconciliation.
Des élections après six mois
Sitôt intronisé, le nouveau gou­ver­nement pales­tinien aura pour mission de pré­parer des élec­tions légis­la­tives et pré­si­den­tielle, qui doivent avoir lieu six mois après que le Conseil légis­latif pales­tinien (CLP, le Par­lement) aura voté la confiance à ce cabinet. Les der­nières légis­la­tives dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens, rem­portées par le Hamas, avaient eu lieu en 2006, et la pré­si­den­tielle a été gagnée par M. Abbas en 2005.
La restructuration de l’OLP
Aux termes de cet accord, il est convenu de convoquer le Conseil national pales­tinien (CNP), l’instance légis­lative de l’OLP, dans un délai de cinq semaines et d’organiser des réunions régu­lières pour tra­vailler à la réac­ti­vation et au déve­lop­pement de l’OLP. Le CNP, considéré comme le « Par­lement en exil » des Pales­ti­niens, est chargé de définir la ligne poli­tique de l’OLP et d’en élire le comité exé­cutif. La question de l’adhésion du Hamas à l’OLP, afin de lui donner une repré­sen­ta­tivité et une légi­timité élargies, est au cœur du pro­cessus de restructuration.
L’accord prévoit éga­lement que le pré­sident Abbas convoque par décret des élec­tions au CNP. A la question de la par­ti­ci­pation du Hamas à ce scrutin s’ajoute celle de son orga­ni­sation. Le pro­blème se pose notamment pour les Pales­ti­niens réfugiés en Syrie, actuel­lement en guerre.
Libération de prisonniers
L’accord prévoit que les deux mou­ve­ments libèrent leurs pri­son­niers poli­tiques res­pectifs. A la suite du conflit qui a éclaté en 2007 entre le Hamas et le Fatah, chacun des deux mou­ve­ments a procédé à l’arrestation d’adversaires poli­tiques sur le ter­ri­toire qu’il contrôlait. L’accord prévoit que la com­mission des libertés, créée par l’accord du Caire de 2011, détermine le nombre de pri­son­niers devant être libérés dans les deux camps.
Des commissions de réconciliation
L’accord prévoit la réac­ti­vation des ins­tances de récon­ci­liation, créées dans le cadre de l’accord du Caire de 2011, à l’instar de la com­mission de récon­ci­liation sociale et de la com­mission des libertés publiques.
LES DÉFIS DE LA RÉCONCILIATION

Azzam Al-​​Ahmad, repré­sentant du Fatah, Ismaël Haniyeh, premier ministre de la bande de Gaza, et Moussa Abou Marzouk, numéro 2 du Hamas, annoncent à Gaza, le 23 avril, leur récon­ci­liation politique.
Outre la question de l’adhésion du Hamas à l’OLP, sur laquelle le mou­vement isla­miste ne s’est pas for­mel­lement pro­noncé lors de la signature de l’accord du 23 avril, d’autres ques­tions restent en suspens.
L’unification des services de sécurité palestiniens
Depuis 2007, le Hamas assure seul la sécurité dans la bande de Gaza et à ses fron­tières, tandis que les forces de sécurité de l’Autorité pales­ti­nienne prennent en charge cette fonction dans les zones A de Cis­jor­danie ainsi que dans les zones B, conjoin­tement avec Israël. L’accord du Caire de 2011 pré­voyait la création d’une com­mission suprême de sécurité, com­posée d’officiers pro­fes­sionnels, chargée de définir, par consensus, les moda­lités d’unification des ser­vices de sécurité. L’accord actuel n’aborde pas cette question, bien qu’il soit fait mention des accords de récon­ci­liation précédents.
Comme le note l’historien Jean-​​François Legrain, restent donc en suspens les ques­tions sécu­ri­taires, pourtant essen­tielles : « Y aura-​​t-​​il fusion des ser­vices de sécurité du Hamas avec ceux de Cis­jor­danie ? La garde pré­si­den­tielle de Mahmoud Abbas sera-​​t-​​elle auto­risée à se déployer le long de la fron­tière entre la bande de Gaza et l’Egypte ? »
Le rap­pro­chement des ser­vices de sécurité pales­ti­niens est vu d’un mauvais œil par Israël. Des sources sécu­ri­taires israé­liennes, citées par le quo­tidien Maariv, pré­disent que les forces de sécurité israé­liennes ne pourront plus compter sur leurs homo­logues pales­ti­niennes – et donc sur la coopé­ration sécu­ri­taire qui a été ins­taurée entre Israël et l’Autorité pales­ti­nienne – et agiront désormais seules en cas de « nécessité d’élimination ciblée » à Gaza ou en cas de « menace ter­ro­riste » en Cisjordanie.
Le Djihad islamique absent de l’accord
Le Djihad isla­mique, « une force plus popu­laire que jamais dans la bande de Gaza, et qui béné­ficie d’une partie de l’aide du Hez­bollah et de l’Iran », est le grand absent parmi les signa­taires, pointe éga­lement l’historien Jean-​​François Legrain. Le mou­vement a pourtant été partie pre­nante de pré­cé­dents accords spé­ci­fiques, à l’instar de l’accord de cessez-​​le-​​feu signé en 2011 entre Israël et le Hamas, encore en vigueur actuellement.
Réconciliation et négociations de paix
La question pri­mor­diale que pose l’accord de récon­ci­liation, et qui a été le prin­cipal point d’achoppement de ce pro­cessus jusqu’à présent, concerne la position vis-​​à-​​vis d’Israël. Les négo­cia­tions de paix avec Israël sont au cœur de la poli­tique de l’OLP ainsi que de la pré­si­dence Abbas. Ces der­niers ont engagé il y a neuf mois, sous égide amé­ri­caine, un nouveau cycle de négo­cia­tions avec Israël, dont l’échéance était fixée au 29 avril. Le Hamas, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, rejette ce pro­cessus et continue à pro­mouvoir la lutte armée.
Israël exclut pour sa part toute négo­ciation avec le Hamas, qu’il considère comme un « groupe ter­ro­riste ». La signature de l’accord de récon­ci­liation, le 23 avril, a ainsi acté pour le premier ministre israélien, Benyamin Néta­nyahou, la fin des négo­cia­tions. Ce dernier a appelé Mahmoud Abbas à choisir entre la paix et le Hamas.
Le pré­sident pales­tinien a rétorqué qu’« il n’existe aucune incom­pa­ti­bilité entre la récon­ci­liation et les négo­cia­tions. » Djibril Rajoub, un diri­geant du Fatah, a de son côté assuré que « le pro­chain gou­ver­nement de consensus national pro­clamera de façon claire et nette qu’il accepte les condi­tions du Quar­tette [pour le Proche-​​Orient, à savoir les Etats-​​Unis, la Russie, L’Union euro­péenne et les Nations unies] ». Ce dernier exige du Hamas qu’il recon­naisse Israël ainsi que les accords déjà conclus entre cet Etat et l’OLP, et renonce à la vio­lence. L’ONU dit avoir reçu l’assurance du pré­sident Abbas que l’accord inter­pa­les­tinien se fera sur la base de ces enga­ge­ments. La direction du Hamas ne s’est pas offi­ciel­lement exprimée sur ce point.

Des colons attaquent une fille de 7 ans dans les collines au sud d’Hébron

Des colons israé­liens ont attaqué une famille pales­ti­nienne des col­lines du sud d’Hébron hier jeudi, blessant une petit fille de 7 ans, selon un groupe de mili­tants pour la paix.
A midi, deux colons en quads ont attaqué 4 enfants et leur mère avec des pierres alors que ceux-​​ci ren­traient de l’école vers les vil­lages de Tuba et Maghayir al-​​Abeed, selon le groupe Ope­ration Dove.
Une fille âgée de 7 ans a été touchée par une pierre et est tombée alors qu’elle essayait de s’échapper, se blessant la tête. Sa blessure a nécessité 5 points de suture.
La famille a été attaquée alors qu’elle uti­lisait le seul chemin qui ne requiert pas d’escorte mili­taire, qui accom­pagne géné­ra­lement les enfants de ces vil­lages à l’école à cause de la vio­lence des colons.
Les colons semblent venir de l’avant-poste illégal nommé Havat Maon, une des colonies les plus radi­cales de la Cis­jor­danie occupée.
Les avant-​​postes de colons dans les col­lines du sud de Hébron ont un impact très négatif sur les com­mu­nautés pales­ti­niennes locales en exerçant une com­bi­naison de vio­lence phy­sique et de res­tric­tions de mouvement.
Situés en zone C, les Pales­ti­niens des col­lines du sud d’Hébron souffrent d’un manque extrême d’eau et d’électricité et font face à des inti­mi­da­tions vio­lentes de la part des soldats israé­liens et de colons radicaux.
Moins d’1% de la zone C a été pla­nifié pour le déve­lop­pement pales­tinien, alors qu’autour de 135 colonies et plus de 100 avant-​​postes ont été construits dans la zone.

L'Iran salue l'accord de réconciliation entre les factions palestiniennes

L'Iran se félicite d'un accord de réconciliation conclu récemment entre le mouvement palestinien islamique Hamas et l'Autorité nationale palestinienne (ANP), a rapporté samedi la chaîne de télévision iranienne Press TV.
"La République islamique d'Iran accueille favorablement la solidarité entre les groupes palestiniens contre le régime sioniste (d'Israël)", a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Marzieh Afkham, ajoutant que l'Iran reconnaissait également "toute sorte de réconciliation nationale qui aboutit à l'unité palestinienne".
La république islamique soutient toute mesure contribuant à la campagne anti-Israël, a souligné la porte-parole.
Mercredi, le Hamas et l'ANP sont parvenus à un accord de réconciliation à l'issue de deux jours de discussions, s'engageant à aplanir leurs divergences, former un gouvernement d'union dans un délai de cinq semaines et convoquer une élection générale dans un délai de six mois.

L'envoyé spécial de l'ONU au Moyen-Orient salue le processus de réconciliation palestinienne

Le coordinateur spécial de l'ONU au Moyen-Orient, Robert Serry, a salué lors d'une réunion avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, le processus de réconciliation palestinienne à venir dans le sillage de l'annonce d'un accord conclu entre le Fatah (dirigé par M. Abbas) et le Hamas.
Cela a été dévoilé vendredi par le porte-parole des Nations Unies, Stephane Dujarric, lors d'un point de presse régulier au siège de l'ONU à New York.
M. Serry "s'est dit convaincu que l'accord sera appliqué sous la direction du président palestinien et sur la base des engagements de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP)", a rapporté M. Dujarric.
Au cours de la réunion, M. Serry a confirmé que "les Nations Unies ont continué à soutenir l'union (palestinienne, ndlr) sur cette base, qui est la seule façon de réunir la Cisjordanie et Gaza sous une autorité palestinienne légitime, tout en saluant le processus qui inclut également la tenue des élections palestiniennes longuement retardées". Il a également "mis l'accent sur l'importance pour les parties concernées, dans cette phase critique, de s'abstenir de prendre toute mesure allant à l'encontre de la création d'un environnement propice à la poursuite des négociations".
Selon un accord rendu public mercredi, le Fatah et le Hamas commenceront leurs discussions sur la formation d'un gouvernement unifié d'ici cinq semaines avant d'organiser des élections parlementaires et présidentielle dans six mois.
L'accord, qui a été bien accueilli par les différentes factions palestiniennes, a toutefois provoqué "la déception" et l'irritation d'Israël et des Etats-Unis, qui assimilent le Hamas à un groupe terroriste. 

Mahmoud Abbas qualifie l'holocauste de "crime le plus odieux" de l'ère moderne

AFP
Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié l'holocauste de "crime le plus odieux" de l'ère moderne, dans un communiqué publié dimanche.
M. Abbas a également exprimé sa sympathie pour les familles des victimes juives, le jour même où Israël marque les commémorations officielles annuelles de la Shoah.

Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais Israël comme "Etat juif" (Abbas)

AFP
Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais Israël comme un "Etat juif", a réaffirmé samedi le président Mahmoud Abbas, lors d'une réunion de la direction de l'OLP à Ramallah, en Cisjordanie.
"Nous n'accepterons jamais de reconnaître un Etat juif", a affirmé dans un discours M. Abbas, en réponse aux demandes répétées en ce sens du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il a rappelé que les Palestiniens avaient reconnu l'Etat d'Israël en 1993.

Le nouveau gouvernement palestinien devra "rejeter violence et terrorisme" (Abbas)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé samedi que le prochain gouvernement de "consensus national" avec le Hamas devra rejeter la violence et reconnaître l'Etat d'Israël et les accords passés avec ce pays.
"Le prochain gouvernement obéira à ma politique", a-t-il dit aux membres du Conseil central palestinien, une instance dirigeante de l'Organisation de libération de la Palestine, réunis à Ramallah en Cisjordanie. "Je reconnais l'Etat Israël, je rejette la violence et le terrorisme et je respecte les engagements internationaux", a-t-il dit.

Processus de paix: Washington entre dans une "phase d'attente"

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry ne voit pas ses efforts pour négocier un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens comme un échec, mais son équipe entre dans une "phase d'attente" le temps que les parties réfléchissent à leur approche.
"C'est un moment de transition", a souligné vendredi lors de son point de presse la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki. "Nous ne pouvons pas forcer les parties à prendre des mesures qu'elles ne veulent pas prendre".
"Nous sommes dans une phase d'attente pour voir ce que les parties décident de faire par la suite", a-t-elle ajouté.
Les tentatives de John Kerry --et ses nombreux voyages sur place-- pour essayer de décrocher un accord de paix au 29 avril se sont effondrées jeudi quand les Israéliens ont annoncé la suspension des négociations de paix en cours avec l'Autorité palestinienne, après l'annonce de sa réconciliation avec le Hamas, bête noire de l'Etat hébreu qui le considère comme un "groupe terroriste".
Mme Psaki a toutefois refusé d'y voir un échec de John Kerry, très impliqué dans ce dossier depuis qu'il a pris ses fonctions en février 2013.
"Il a toujours dit qu'il pensait que cela valait la peine d'essayer de s'engager dans ces efforts en tant que facilitateur ou en jouant le moindre rôle pour aider les parties à se rassembler à la table (des négociations), non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour les parties, car le statu quo n'est pas viable", a-t-elle affirmé.
"Car l'avenir avec une solution à deux Etats, avec de meilleures opportunités, avec une plus grande prospérité économique est dans l'intérêt des deux peuples", a-t-elle poursuivi. "Et nous continuons de croire qu'il est dans l'intérêt de l'Amérique, ainsi que d'Israël et du peuple palestinien de voir si nous pouvons résoudre ce conflit".
La porte-parole a par ailleurs indiqué que le président palestinien Mahmoud Abbas avait insisté sur le fait que tout gouvernement formé avec le Hamas "sera son gouvernement et représentera sa politique, ce qui inclut la reconnaissance d'Israël, le respect de la non-violence, le respect des accords antérieurs, l'engagement à prendre part à des négociations pacifiques vers une solution à deux Etats".
Les promesses de M. Abbas sont "une chose positive", selon Mme Psaki, mais Washington va attendre de voir ce qui se passe dans les prochaines semaines.

La volonté d'Abbas de se réconcilier avec le Hamas "n'aide pas", selon Obama

AFP
Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la décision du président palestinien Mahmoud Abbas de chercher la réconciliation avec le Hamas "n'aidait pas".
Mais son administration ne renonce pas aux efforts de paix menés par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, malgré les déclarations d'Israël indiquant que le geste palestinien avait rendu caduque l'initiative américaine, a-t-il ajouté.

jeudi 24 avril 2014

Le Fatah vend-t-il la réconciliation à Sissi ?

CPI   
Il est bizarre que le gouvernement du coup d’état en Egypte facilite l’entrée des leaders du mouvement du Hamas à Gaza, mouvement considéré terroriste et interdit en Egypte. Ce qui est d’autant plus louche, c’est l’évolution de comportement du Fatah qui semble être un changement radical : secrètement celui-ci reste dans le carré de la consommation afin de favoriser ses positions dans les négociations face à l’occupant et aux américains. Il est possible qu’il y ait plusieurs points de vues pour étudier la prochaine étape qui contient des données qui peuvent être paradoxales.
Le gouvernement du coup d’état de Sissi en Egypte participe au blocus du Hamas et de la bande de Gaza, alors que les débats sur la réconciliation et la signature se tiendront à Gaza, les festivités auront lieu au Caire, alors que le Hamas y est interdit. Un autre paradoxe dans le comportement du mouvement Fatah qui pense qu’après le coup d’état, le Hamas est plus apte à adopter son idéologie de soumission et d’adopter sa souveraineté qui a pris fin depuis des années en Cisjordanie et à Gaza. Le dernier paradoxe est l’accélération des actions avant la fin de l’ultimatum des négociations comme si ce n’étaient pas les Américains qui décidaient de l’avenir de la réconciliation vu que le Fatah est relié économiquement aux Américains.
A partir de là, nous pouvons nous réveiller sur des évolutions dont personne ne sait lequel des scénarios sera retenu, surtout qu’aucun des  membres du jeu, de L’Egypte jusqu’au Hamas en passant par l’occupation et le Fatah, n’est dans un environnement stable. Le changement de position et d’activité est maitre depuis le coup d’état égyptien en juillet de l’année dernière.
Parmi les scénarios possibles, il pourrait y avoir une pression de la part de Sissi sur le mouvement Fatah pour qu’il y ait une évolution au  niveau régional pour que la réconciliation palestinienne ait lieu sous sa tutelle pour qu’il puisse se présenter avec une belle image patriote et afin de cacher quelques-uns de ses crimes contre Gaza et le peuple égyptien avant les élections. Cela se fera sur le compte du mouvement Fatah dont le plafond de ses positions a augmenté depuis le coup d’état et cherche maintenant la bénédiction de Sissi et pour se frayer une place dans la région, puisque l’idéologie des leaders de ce mouvement se base sur la course dernière les puissances régionales, même si cela se fait sur le dos des peuples comme c’est le cas lorsqu’ils ont amélioré leur relations avec Bachar le boucher.
Dans ce scenario, Sissi marque un point au niveau régional et international, voire même au niveau du publique égyptien, non pas parce qu’il tient à la réconciliation et à l’amour entre les Palestiniens, mais parce que son idéologie se base sur la progressivité des étapes comme il l’a fait avec le président élu Mohamed Morsi. C’est-à-dire qu’il va entrainer le Fatah à signer la réconciliation, et de là, Sissi les trainera vers les élections législatives et présidentielle pour en finir avec le Hamas même s’il  sourit malicieusement à ses leaders, pendant quelques instants, afin de concrétiser son exploit, puis il renversera l’autorité d’Abbas pour d’autres élections voulues par tout le monde et y incrustera l’élément caché actuellement : Mahmoud Dahlan, selon des critères établis par celui qui participe au blocus de Gaza et dont l’autorité de la Cisjordanie fait tout pour lui plaire.
L’autre scénario est la tentative du mouvement Fatah, sans tenir compte dans les évolutions régionales, d’envoyer une lettre imaginaire aux Américains [leur montrant] qu’ils sont dorénavant proche du Hamas, afin d’améliorer leur situation après les dernière claques qu’a reçu son équipe négociatrice et de ses politiciens. En plus de sa tentative d’évoluer dans l’étape suivante des dossiers qu’il utilise lorsqu’il finit de se servir des négociations afin de se recharger et de se remettre au travail [des négociations]
Le troisième scénario est le plan du mouvement de Fatah d’organiser des élections pour renverser le Hamas dans le cas où la réconciliation n’aurait pas lieu, et en même temps renverser un courant qui cherche la scission au sein du mouvement à travers les urnes qui séparent selon un ordre régional ou international pour ouvrir la voie à une personne capable de signer un accord dans le cadre d’une légitimité élue, même si elle aura lieu en Cisjordanie uniquement.
Le quatrième scénario est la volonté du mouvement du Fatah de retourner dans les bras de la rue palestinienne et sa volonté de démocratie dont elle s’en a éloigné depuis 2006 avec intégrité et le fait d’avoir montré son regret d’avoir renier la volonté du peuple, après qu’il ait perdu politiquement et financièrement dans la gestion de ses affaires loin du parlement du gouvernement et des institutions élues. Ce scénario n’est pas exposé dans l’esprit des gens, avant qu’il ne soit réellement appliqué vu le mauvais climat de confiance qui règne entre les populations et le mouvement qui les a amenés plusieurs fois vers l’eau et ils sont retournés assoiffés.

Invasion israélienne limitée à l'est de Qarara

Khan Younès – CPI
Plusieurs bulldozers israéliens ont pris d'assaut une distance limitée dans lest du village de Qarara, au nord-est de la ville de Khan Younis, dans le sud de la Bande de Gaza.
Des sources locales ont confirmé à notre CPI qu'environ 6 bulldozers militaires ont envahi la distance de 200 mètres dans les terres agricoles des citoyens palestiniens, à partir du site militaire de "Kissoufim".
Les bulldozers ont commencé des creusements dans la région, au milieu des tirs intensif sous la couverture de l'aviation militaire israélien.

Qatar félicite le peuple palestinien pour l'accord de réconciliation

Gaza-CPI
L'État du Qatar a exprimé sa joie pour l' accomplissement de l'accord de réconciliation palestinienne, qui a été annoncé mercredi ( 23/ 4 ) dans la bande de Gaza .
Taher el-Nounou a déclaré dans un communiqué de presse que " le ministre des Affaires étrangères Khalid al -Attiyah du Qatar a déclaré, mercredi, en envoyant un télégramme pour féliciter au Premier ministre ( Ismaïl Haniyeh ) pour avoir compléter l'accord et il a félicité le peuple palestinien pour la réconciliation . "
Haniyeh a annoncé la conclusion d'un accord de réconciliation nationale et la fin de l' étape de division. Cela est arrivé lors d'une conférence de presse tenue par  Haniyeh et Azzam al- Ahmad, chef de la délégation de la réconciliation de l'Organisation Libération de la Palestine, en présence d' un groupe de personnages dans la maison de Haniyeh, après avoir signé un papier qui a été atteint après les séances de dialogue précédentes
.

Cheikh Hassan Yousef : Nous ne reconnaîtrons pas Israël et nous ne renoncerons pas à la résistance

Rmallah-CPI
Le chef du Hamas, Cheikh Hassan Youssef a refusé les déclarations du ministre des Affaires étrangères autrichien Sebastian Cortes lors desquelles il a exigé au Hamas de reconnaître l'entité sioniste et d'abandonner la résistance .
Youssef a déclaré dans une interview exclusive accordée au correspondant du"Centre d'information palestinien ", à Ramallah, que toute ingérence dans les affaires palestiniennes par des parties externes est totalement rejetée, et ne peut exercer sur nous l'extorsion ou la dicter " .
Les commentaires de Sébastien sont venus au siège de l'autorité étrangère à Ramallah, en commentant les nouvelles de la signature de la réconciliation palestinienne entre le Fatah et le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une conférence de nouvelles jeudi soir .
 " Nous avons une grande compréhension du fait que les Palestiniens cherchent un accord parce qu'ils veulent l'union, et c'est positif d'aller en avant, et ne pas reculer en arrière, et à travers l'évolution des positions du Hamas de reconnaître Israël, renoncer à la violence et il faut pas retomber dans la spirale de la violence qui régnait jusque-là ", a-t-il ainsi souligné.
Selon Cheikh Hassan Youssef que la réconciliation palestinienne est une affaire interne et que le peuple palestinien décider de son sort n'est pas une autre personne.
Il demanda: « Est-il judicieux de demander à la faction d'opposition de reconnaître Israël ? " il a terminé par dire que ceci n'était pas logique

De violents affrontements dans le camp Aroub

Hebron-CPI
De violents affrontements ont éclaté, mercredi après-midi ( 23/4 ), parmi les dizaines de citoyens et les forces armées occupantes israéliennes, au camp de réfugiés d'Aroub, au nord d'Hébron au sud de la Cisjordanie .
Des témoins ont déclaré au " Centre palestinien d'Information" que les affrontements ont éclaté après le lancement des soldats israéliens du gaz lacrymogène et des balles en métal vers les maisons et les citoyens, qui ont conduit à l'éclatement de conflits au cours desquels un certain nombre de citoyens se sont étouffés, où ils ont été confrontés par les jeunes avec des pierres et des bouteilles vides .
Des témoins ont déclaré que les affrontements se sont concentrés près de la Grande Mosquée et l'un des Parcs à l'entrée principale du camp
.

Arrestations et perquisitions dans des dizaines de maisons à Deir Samit

Hébron – CPI
Les forces d'occupation sionistes ont arrêté jeudi (24-4) plus d'une douzaine de palestiniens dans des raids et des recherches menées dans des dizaines de maisons dans le village de Deir Samit et des quartiers à proximité de Beit Awa à l'ouest d'Hébron en Cisjordanie occupée.
Selon des témoins au " Centre Palestinien d'Information ", plus de 40 véhicules militaires ont encerclé les zones de Beit Awwa et Deir Samit, et ont perquisitionné le village de Deir Samit où les soldats ont mené une large campagne d’inspection barbare dans les maisons des familles Sharawna, Haroub, Awawda et Acharhah dans le village.
Les soldats ont pris d'assaut un certain nombre de maisons à l'entrée de Beit Awwa et ont arrêté plus d'une douzaine de personnes dont Munir Awawda et ses deux fils Azam et Raafat, Moussa et Wael Haroub, Jihad Charawna, Mohammed Abu Harbid, Daoud Abdul Aziz et Mohamed, Alaa et jihad Haroub.
Selon des témoins, des convocations ont été délivrés à un certain nombre de citoyens pour se rendre au service des renseignements, tandis que des informations ont parlé de la confiscation d'objets personnels et d'armes dans l'une des maisons.
Ils ont ajouté que des soldats ont érigé des postes de contrôle à l'entrée de Beit Awwa, Deir Samit et ​​la rue principale menant à Dura, ont fouillé les véhicules et ont vérifié l'identité des passants.
Les habitants du village de Deir Samit ont indiqué que l'intrusion a commencé avec les premières heures du matin et s’est poursuivie jusqu'à l'heure de l’écriture de cet article.

Possibilité d'une Intifada religieuse

Jérusalem occupée – CPI
L'expert militaire israélien, Amos Harel, a mis en garde contre les récents affrontements dans les esplanades de la mosquée bénie d'el-Aqsa entre les forces de la police et les manifestants palestiniens qui représente une poudrière explosive, ce qui a besoin d'une direction sage et sensible avant de mettre le feu à toute la région.
Harel a considéré que la nature d'événements et leurs violences témoignent de l'escalade qui peut conduire à une troisième Intifada à la lumière du gel politique, selon la première chaîne israélienne.
Il a exprimé sa crainte que toute mesure prise par Israël pour changer l'aspect d'el-Aqsa convenu avec l'AP et la Jordanie, démontrant que tout action unilatérale à al-Aqsa convoquera un milliard et demi de musulmans et causera de violents affrontements avec les pays islamiques et une tension grave avec l'occident.
De son côté, le correspondant israélien dans les régions palestiniennes, Nir Hasoun, a souligné l'augmentation des affrontements à el-Aqsa, ce qui menace d'une explosion à venir.
Il a dévoilé que cette augmentation de la sensibilité dans la mosquée attire des activités dans les deux parties palestinienne et israélienne, et est devenue un problème pour les services de sécurité.

Israël suspend les négociations de paix et sanctionne les Palestiniens

Jérusalem - Israël a décidé jeudi de suspendre les négociations avec l'Autorité palestinienne et de la sanctionner après son accord de réconciliation avec le Hamas, enfonçant le processus de paix parrainé par Washington dans la crise.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré à la chaîne américaine NBC que l'accord de réconciliation entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) du président Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas était "un pacte (qui) tue la paix". 
Cet accord, qui prévoit la formation d'un cabinet de "consensus national" avec le Hamas, bête noire d'Israël qu'il considère comme un "groupe terroriste", et la tenue d'élections fin 2014, a été annoncé en pleine crise dans les négociations de paix qui n'ont pas abouti à un résultat tangible depuis leur reprise en juillet 2013. 
L'annonce de la suspension des négociations a été faite à l'issue d'une réunion de cinq heures du cabinet de sécurité regroupant M. Netanyahu et ses principaux ministres. 
"Le cabinet a décidé à l'unanimité que le gouvernement israélien ne négociera pas avec un gouvernement palestinien s'appuyant sur le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d'Israël", a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre. 
"En outre, Israël va prendre un certain nombre de mesures en réponse aux gestes unilatéraux" des Palestiniens, a-t-il ajouté, en allusion à des sanctions qui n'ont pas été précisées dans l'immédiat. 
"Je pense que ce qui s'est passé est un grand revers pour la paix, parce que nous espérions que le président Abbas fasse sienne l'idée d'un Etat juif et celle de deux Etats-nations: l'un palestinien et l'autre juif", a dit M. Netanyahu à NBC. 
"Mais en fait il a fait un énorme pas en arrière et conclu un pacte avec le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d'Israël", a-t-il poursuivi. 
Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et qui rejette les négociations avec Israël, est aussi considéré comme une "organisation terroriste" par les Etats-Unis et l'Union européenne. 
- 'Etudier toutes les options' - 

L'Autorité palestinienne a promis d'étudier "toutes les options" en réponse aux décisions punitives d'Israël, selon le négociateur Saëb Erakat. 
La direction palestinienne se réunira ce week-end à Ramallah en Cisjordanie pour discuter de la crise. Parmi les options possibles, elle pourrait choisir d'adhérer à de nouveaux traités et organisations internationales. 
"La priorité maintenant pour les Palestiniens est la réconciliation et l'unité nationale", a déclaré à l'AFP M. Erakat.  
Ce n'est pas la première fois que les frères ennemis du mouvement national palestinien annoncent la formation imminente d'un gouvernement de consensus. Le Hamas, au pouvoir à Gaza, et le Fatah qui a son QG en Cisjordanie, avaient signé des accords de réconciliation en 2011 et 2012 pour mettre fin à leurs divisions mais les échéances fixées avaient été constamment repoussées. 
M. Erakat a en outre accusé Israël de "vol" alors que ce pays impose déjà des sanctions à l'Autorité palestinienne en gelant le transfert des taxes qu'il perçoit pour le compte de l'Autorité après les récentes demandes d'adhésion de la Palestine à 15 traités et conventions internationaux. 
"Cet argent nous appartient (...) La décision de bloquer des fonds palestiniens est du vol et de la piraterie que la communauté internationale doit stopper", a-t-il dit. 

- Abbas parle aux Américains - 

M. Abbas a commencé jeudi ses consultations pour former le "cabinet de consensus" qu'il dirigera et qui sera composé de personnalités indépendantes. 
Il a reçu l'émissaire américain Martin Indyk dont le pays a exprimé sa "déception" après l'accord de réconciliation et a eu une conversation téléphonique avec le secrétaire d'Etat John Kerry, sponsor du processus de paix, selon des sources palestiniennes. 
Le département d'Etat a averti que la réconciliation palestinienne aurait "évidemment des implications" sur l'aide américaine.  
A l'étranger, la Turquie et la Tunisie ont salué l'accord de réconciliation inter-palestinien, alors que le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a affirmé le soutien de son organisation à M. Abbas face "aux pressions israéliennes". 
M. Abbas avait expliqué mercredi que les négociations avec Israël et la réconciliation palestinienne n'étaient pas incompatibles, réitérant l'engagement des Palestiniens en faveur de la paix sur la base du droit international. 
Selon Jibril Rajoub, un proche de M. Abbas, le "cabinet de consensus proclamera de façon claire et nette qu'il accepte les conditions du Quartette" (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU). Ce dernier exige du Hamas qu'il reconnaisse Israël et renonce à la lutte armée.

Israël : une spirale suicidaire

Cette fois, l'impasse est totale. Une impasse annoncée. En concluant à Gaza un accord avec le Hamas sur la formation d'un gouvernement d'union "d'ici à cinq semaines", l'OLP a signé la fin des négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne. De toute façon, elles étaient en carafe depuis longtemps sur l'ensemble des questions au coeur du conflit. Nétanyahou s'était déjà interrogé au sujet de Mahmoud Abbas : "Veut-il la paix avec le Hamas ou la paix avec Israël ?". Des scènes de liesse ont éclaté dans la bande de Gaza après l'annonce de l'accord. C'est en effet sous la pression d'une base de plus en plus excédée par le surplace des négociations que les deux organisations ont décidé de s'unir, même si ce n'est pas la première fois que ce type d'accord est signé. Le ping-pong diplomatique ne cesse jamais, chacun accusant l'autre d'être à l'origine d'une "nouvelle provocation".
Dernièrement, le refus d'Israël de libérer un ultime contingent de prisonniers palestiniens a conduit l'autorité palestinienne à répliquer en demandant son adhésion à une série de traités internationaux. Puis, c'est Israël qui a répliqué en menaçant de sanctions financières, Mahmoud Abbas annonçant qu'il pourrait dissoudre l'OLP. Dans ce cas, Israël aurait dû administrer elle-même les territoires palestiniens ! Ensuite, c'est Israël qui décide de suspendre le transfert aux Palestiniens de droits de douane qu'il perçoit en leur nom. Sans cet argent, les fonctionnaires palestiniens ne peuvent plus être payés. Ce ping-pong pseudo-diplomatique ne pouvait évidemment que provoquer la fureur d'une base palestinienne qui, depuis 21 ans, date des accords d'Oslo, attend sans jamais rien voir venir, sinon la continuation du processus des implantations dont le but évident est de transformer le territoire palestinien en une peau de léopard ingérable. Un processus avivé par la relance le 1er avril d'un appel d'offres pour la construction de 700 logements à Jérusalem-Est.
Tout ceci a conduit le secrétaire d'État américain, John Kerry, très patient jusque-là, à pointer les responsabilités israéliennes dans cette dégradation. Même si les responsabilités sont évidemment partagées entre radicaux palestiniens et radicaux israéliens, l'exigence de la reconnaissance d'un État juif - et plus simplement de l'État d'Israël - apparaît comme une façon d'exiger que les Palestiniens admettent leur défaite et reconnaissent le droit exclusif des Juifs à la propriété sur ce pays. Il y a cette spirale quelque chose de suicidaire. Que veut Nétanyahou ? Alors que cinq de ses prédécesseurs ont choisi la voie politique, lui semble choisir une voie suicidaire, celle d'un État binational dans lequel les Israéliens seraient bientôt minoritaires, vu la faiblesse de l'immigration des Juifs en Israël.

Australie : un nouveau départ pour une doctorante venue de Gaza

mercredi 23 avril 2014 - 18h:02
Ruth Pollard
C’est un nouveau départ qui a failli ne pas avoir lieu. Lorsque Sameeha Elwan a obtenu en novembre dernier une bourse pour des études doctorales en Australie, son principal souci était de savoir si elle serait jamais autorisée à quitter la bande de Gaza.
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Sameeha Elwan
Avec le passage de la frontière de Rafah vers Égypte aujourd’hui très rarement ouvert et celui d’Erez vers Israël étroitement contrôlé, c’était comme si elle avait reçu un présent dont elle ne pourrait jamais profiter.
Cette jeune femme de 26 ans, écrivain et militante palestinienne, dispose d’une maîtrise en Culture et Différence de l’Université de Durham en Grande-Bretagne. Passer un doctorat était un rêve de longue date. La date d’entrée en vigueur de ce doctorat était le mois d’avril et son visa pour se rendre en Australie n’a été accordé qu’en mars.
Puisque chacune de ses tentatives de quitter Gaza pour démarrer son nouveau cycle d’études à l’Université Murdoch [Perth] à l’ouest de l’Australie était contrecarrée par Israël et par l’Égypte, elle a commencé à le faire savoir, rappelant au monde qu’elle était juste l’un des 1,5 million de Palestiniens piégés dans Gaza.
Son cri pour la liberté - pouvoir sortir de Gaza, zone côtière d’une population dense et qui lutte - était éloquent et puissant. « Depuis que j’ai reçu cette bourse de doctorat, chaque jour [était] un rappel qu’être Palestinien signifiait être piégé dans un cercle d’attente infinie, avoir une obligation constante de prouver votre identité, vos intentions bienveillantes, votre éloignement absolu de ce qui est présenté comme du ’terrorisme’ ... » écrit-elle sur sa page Facebook le 13 avril (*).
Mme Elwan avait réussi, avec son époux Ayman Qwaider, âgé de 29 ans, à s’inscrire pour pouvoir traverser le passage frontalier de Rafah le 15 avril, en concurrence avec des milliers d’autres - patients, étudiants et familles - attendant désespérément de quitter Gaza pour un traitement médical, des études ou pour visiter des parents.
Mais l’Égypte a encore durci sa position contre le gouvernement du Hamas et les Palestiniens en général, et avec l’élection présidentielle égyptienne prévue le mois prochain, il y avait peu de chances que le passage de Rafah soit ouvert.
J’ai rencontré pour la première fois le jeune couple dans la bande de Gaza en janvier de cette année. Ils m’avaient alors accueillie dans leur maison pour le dîner et à travers les expériences de leur familles respectives, l’aggravation de la crise dans Gaza causée par la fermeture quasi totale de ses frontières par Israël et l’Égypte a été mise à nu. Cela ne fait que s’aggraver, disaient-ils.
« Des milliers de voyageurs sont tout aussi coincés que [je le suis] dans la bande de Gaza. Certains sont des étudiants qui sont sur ​​le point de perdre leurs bourses, d’autres sont des patients qui pourraient mourir - l’un d’eux étant effectivement décédé l’autre jour alors qu’il attendait à la frontière - et d’autres encore sont sur ​​le point de perdre leur emploi et leur droit de résidence », expliquait Mme Elwan la semaine dernière, quelques jours avant qu’elle obtienne finalement obtenu la permission de partir.
« Gaza est une véritable prison, sans aucune durée de fixée jusqu’à la liberté ... on attend de nous que nous attendions. Nous sommes impuissants. On exige de nous de voir nos rêves s’évanouir devant nos yeux et de nous taire. »
Elle avait raison, car le passage de Rafah n’a pas été ouvert le 15 avril (il n’a été ouvert que 12 jours jusqu’à présent cette année, a fait savoir le ministère de l’Intérieur de Gaza dans un communiqué).
Une demande faite à Israël de passer par le passage d’Erez puis de se rendre en Jordanie a également été refusée - aucune raison n’ayant été fournie - bien que tous ses papiers étaient en règle, explique-t-elle.
Une campagne organisée de lobbying était à présent en cours, dirigée par Mme Elwan et son mari et soutenue par Gisha, le Centre juridique pour la liberté de mouvement, basé à Tel Aviv. L’ambassade d’Australie en Israël a également mis tout son poids derrière sa demande de pouvoir quitter Gaza via Israël - un officiel déclarant à Fairfax Media que « l’ambassade a soulevé le cas à plusieurs reprises ... pour tenter de le résoudre. »
JPEG - 47.7 koSameeha et Ayman, bloqués dans Gaza, comme les plus de 1,5 million de leurs concitoyens palestiniens - Photo : Ruth Pollard
Des responsables de la Coordination israélienne des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) n’ont pas répondu aux demandes de renseignements faites par Fairfax Media concernant les critères utilisés par Israël pour autoriser ou refuser à des étudiants et à d’autres personnes de quitter Gaza par son passage d’Erez.
Gisha a à nouveau fait un appel de la décision d’Israël devant l’administration de liaison pour Gaza de la COGAT, et alors que le semestre universitaire australien était déjà bien entamé, Mme Elwan a enfin reçu l’appel qu’elle attendait : l’armée israélienne leur permettrait de traverser la frontière le 18 avril.
Ils avaient juste un jour pour faire leurs valises et dire adieu à leurs familles avant de commencer leur long voyage à l’autre bout du monde.
Quelques adieux à leurs amis n’ont pu être faits que par un message sur une page Facebook, et soudainement, ils étaient partis.
Mme Elwan et son mari arriveront à Perth cette semaine, et elle entamera son doctorat en littérature comparée et écriture créative, en considérant l’expérience de femmes blogueuses palestiniennes.
Les choses n’avaient pas à se dérouler de cette façon, a déclaré Shai Grinberg, le porte-parole de Gisha.
« Nous sommes très heureux que Sameeha soit en mesure de préparer son doctorat, mais ... étant donné qu’aucune raison de sécurité n’a été invoquée pour refuser leur départ, nous ne comprenons pas ce qu’Israël pensait gagner en empêchant une jeune femme brillante comme Sameeha de poursuivre ses études. »
« La demande d’intervention de représentants australiens et les obstacles bureaucratiques imposés par l’armée sont à la fois inutiles et contraires aux dispositions consulaires internationalement reconnues et conclues entre les pays. »
Ces exigences sans objet sont « une autre façon de faire en sorte que très peu de gens puissent quitter Gaza », dit-il.
Note :
(*) Sameeha Elwan dispose également d’un blog à : http://sameeha88.wordpress.com/
21 avril 2014 - smh.com.au - Vous pouvez consulter cet article à :
http://m.smh.com.au/world/finally-g...
Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach
http://info-palestine.net 

Hamas et Fatah annoncent un nouvel accord politique

jeudi 24 avril 2014 - 07h:44
Ma’an News
Les représentants de l’OLP et du Hamas ont annoncé mercredi un accord d’unité historique, pour mettre fin à plus de sept ans de division politique entre les principaux partis politiques palestiniens.
JPEG - 51.6 ko(De g. à d.) Azzam al-Ahmad, responsable du Fatah, Ismaïl Haniyeh, Premier ministre du gouvernement de Gaza et Mousa Abu Marzouq, responsable du Hamas 
Le Premier ministre de Gaza, Ismaïl Haniyeh, a annoncé la fin de plusieurs années de division politique palestinienne lors d’une conférence de presse dans la ville de Gaza, en déclarant que les délégations du Hamas et de l’OLP avaient travaillé comme « une équipe » dans un dialogue de réconciliation en insistant sur la nécessité d’obtenir des résultats.
La déclaration commune de l’OLP et du Hamas faite lors de la conférence de presse annonce que le président de l’Autorité palestinienne pouvait fixer une date pour de nouvelles élections, en soulignant l’engagement des deux parties aux principes de réconciliation qui avaient été précédemment convenus dans l’Accord du Caire et la Déclaration de Doha.
Les deux parties ont également souligné la nécessité de réactiver le Conseil législatif palestinien.
Le responsable du Fatah, Azzam al-Ahmad, a déclaré que personne n’acceptera la reprise de négociations avec Israël sans lignes directrices claires, et que les négociations avaient achoppé en raison de « l’intransigeance d’Israël » et de « la partialité américaine. »
Plus tôt, des responsables palestiniens ont dit avoir convenu de former un gouvernement d’unité dans les cinq semaines qui suivent, soit dirigé par le président Mahmoud Abbas, soit par l’ancien vice-Premier ministre du gouvernement d’union de 2006, Nasser al-Din al-Shaer, qui est un membre du Hamas.
Les deux parties ont également convenu que le Hamas à Gaza et le Fatah en Cisjordanie occupée libérerait tous les prisonniers détenus pour cause de leur appartenance politique.
La division entre les deux factions palestiniennes a commencé en 2006, lorsque le Hamas a remporté les élections législatives palestiniennes.
L’année suivante, des affrontements ont éclaté entre le Fatah et le Hamas, le Hamas prenant le contrôle de la bande de Gaza et le Fatah celui de certaines parties de la Cisjordanie occupée.
Les deux organisations ont fait plusieurs tentatives infructueuses de réconciliation nationale les années passées, le plus récemment en 2012 lorsqu’elles ont signé deux accords - l’un au Caire et un à Doha - qui étaient restés jusqu’ici inappliqués.
23 avril 2014 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.eu
http://info-palestine.net