vendredi 17 juin 2011

La coalition contre Agrexco est sur le bateau français pour Gaza

16/06/2011
Raymond Fabrègues, paysan (éleveur de brebis laitières pour Roquefort), mandaté par la Confédération Paysanne, est le représentant de la Coalition contre Agrexco sur le « Bateau français pour Gaza ».

Agé de 60 ans, R. Fabrègues, déjà membre de Paysans-Travailleurs dans les années 70 est membre de la Confédération paysanne depuis sa création. Porte-parole départemental de la Confédération Paysanne pendant deux ans, il est trésorier du syndicat. Il sera présent à Marseille le 18 juin à la conférence de presse et à l’ensemble des manifestations dès 14h sur le vieux port avec les délégations de la Coalition.
La  La Coalition avait présenté 3 candidats :- -
  • Un membre de la Confédération Paysanne, car la question paysanne se trouve au cœur des problèmes posés par l’entreprise agroalimentaire d’état israélienne Agrexco/Carmel, aussi bien en Palestine qu’ici en France et en Europe.
  • Un membre des quartiers populaires car les habitants des quartiers populaires dont de nombreux français musulmans sont très impliqués dans la bataille contre Agrexco. Ils contribuent par leurs propositions, leur nombre, leur jeunesse et leur combativité au dynamisme et au succès des actions engagées. Hamza Aarab, membre du MIB et de Justice pour le Petit Bard avait été retenu comme candidat.
  • Un membre des comités « Bateau » les plus actifs, Jacques Salles, membre fondateur de Palestine 33 et un des animateurs du Comité « Bateau » de Bordeaux, qui a fait une vingtaine de missions dans la Bande de Gaza avait également été retenu. Malheureusement les aléas du choix du bateau ont ramené de 35 à 20 le nombre de passagers sur le bateau français et seul  Raymond Fabrègues montera à bord. Par delà la déception de nos deux camarades, chacun mesurera par la présence de la Coalition sur le bateau l'importance de l'avancée politique, qui avant tout est celle de l'Appel au BDS du BNC palestinien.(comité national de boycott palestinien)


La flottille qui est née de l'appel BDS ne saurait en être déconnectée, sous peine de dénaturer le sens de l'action. La présence de la Coalition sur le bateau incarne et renforce ce lien avec le BDS. Le cloisonnement des luttes n'a jamais été un facteur de succès, bien au contraire. Ainsi,malgré les obstacles internes et externes et les doutes de quelques uns, preuve est faite qu'un large rassemblement, dans la convergence des luttes et l'interconnexion des problématiques, peut se faire sans perdre de vue l'objectif : contraindre Israël à respecter et appliquer les droits fondamentaux du peuple Palestinien.


L'autre aspect, incarné dans le choix d'un paysan pour représenter la Coalition, renforce l'analyse selon laquelle la question paysanne, via la terre, l'eau, la souveraineté alimentaire, l'agro-alimentaire, le respect de l'environnement, le commerce éthique etc. est au coeur des problème politiques, économiques mais aussi culturels et sociétaux posés par la nature et les méfaits de l'entreprise d'état Agrexco.
Merci à la coordination nationale de la Campagne "Bateau pour Gaza" pour la reconnaissance de l'importance de la bataille contre Agrexco et sa confiance dans la Coalition.Merci à tous ceux et celles qui ont oeuvré pour la présence de la Coalition sur le bateau.
Départ du bateau pour rejoindre la flotille pour Gaza le 18 juin à Marseille.

Le chef du Hamas à Damas visitera Gaza la semaine prochaine

16.06.2011
Le chef du bureau politique du Hamas à Damas, Khaled Mechaal, se rendra la semaine prochaine en visite dans la bande de Gaza, que contrôle le mouvement islamiste, ont déclaré à Xinhua des sources internes au groupe.
S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, ces sources ont déclaré que M. Mechaal se rendrait en visite à Gaza après sa réunion prévue mardi prochain au Caire avec le président palestinien Mahmoud Abbas pour la formation d'un nouveau gouvernement d'unité.
La bande de Gaza "est un territoire palestinien libéré et une partie de la Palestine et c'est le droit de tout Palestinien de la visiter lorsqu'il en a le temps et la possibilité", ont déclaré ces sources.
Les sources ont refusé de révéler davantage de détails sur cette visite et sur la délégation qui l'accompagnera. Elles n'ont pas indiqué non plus combien de temps M. Mechaal resterait dans la bande de Gaza, dont le Hamas a pris le contrôle par la force en juin 2007.
Hamas a accusé Israël d'avoir tenté d'assassiner M. Mechaal à Amman en septembre 1997, celui-ci détenant la citoyenneté jordanienne.
Le Hamas et le Fatah, parti de M. Abbas, ont signé le 4 mai au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à près de quatre années de divisions internes.
Source: xinhua 
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Deux femmes palestiniennes racontent leur combat

17 June 2011
La Maison des peuples et de la paix organise ce soir à Ma Campagne un café citoyen sur «la résistance pacifique en Palestine» en présence de deux militantes venues de Cisjordanie.
On coordonne des actions de résistance comme des manifestations, pour donner de la force à la protestation palestinienne.
Catia et sa mère Mona sont en France pendant quelques semaines pour raconter leur combat quotidien en Cisjordanie.  Photo E. R.
Catia et sa mère Mona sont en France pendant quelques semaines pour raconter leur combat quotidien en Cisjordanie. Photo E. R.
Elles sont arrivées en France il y a quelques jours. Mona et Catia Owda, mère et fille, toutes deux militantes de la cause palestinienne. Une «résistance quotidienne», et surtout non-violente, qu'elles sont venues expliquer et défendre en France. «En 2011, avec tous les moyens de communication qui existent, je déplore que l'Occident ne connaisse pas encore la situation réelle en Palestine», explique Mona.
Elle s'exprime en arabe et même sans la comprendre, on devine dans sa voix calme et sereine la conviction qu'elle place dans son combat. A 46 ans, Mona est responsable d'un club de femmes à Tulkarem, à deux kilomètres de la frontière officielle entre la Cisjordanie et Israël. C'est grâce à cette association, qui reçoit beaucoup d'internationaux, qu'elle a fait la connaissance de Jacqueline Pasquier, présidente de Femmes Solidaires à Angoulême. «Avec l'association, nous sommes allés chez Mona en novembre 2010, explique Jacqueline Pasquier. Nous avons pu nous rendre compte sur place du combat que mènent chaque jour les femmes palestiniennes.»
Grâce à un collectif d'associations et de politiques, allant de Charente Palestine Solidarité à Amnesty International en passant par Europe Ecologie-Les Verts et la mairie d'Angoulême, les deux femmes ont pu obtenir l'autorisation de venir en France. Pas une mince affaire, puisque mère et fille sont fichées comme militantes par Israël et de ce fait interdites de séjour à Jérusalem où se trouvent, entre autres, tous les services administratifs. Elles ont obtenu leur visa à peine une semaine avant leur départ.
La résistance transmise de mère en fille
Pour Mona et Catia Owda, pas vraiment besoin de rentrer dans un débat très politique sur la question du conflit israélo-palestinien. Parler de leur quotidien suffit. Et c'est l'objet du café citoyen organisé ce soir. Elles racontent que, depuis 2003, le «mur de séparation» construit par Israël à la frontière cisjordanienne empiète petit à petit sur leurs terres. Elles-mêmes ont vu les deux tiers de leur ferme passer de l'autre côté, en territoire israélien.
Ce mur, déclaré illégal par la Cour internationale de justice et par l'Onu, s'étend sur plus de 700 kilomètres, coupant parfois des villages - voire des maisons - en deux. Conséquence de cette situation: bon nombre d'hommes qui travaillaient en territoire israélien ont perdu leur emploi.
Du coup, ce sont les femmes qui prennent le relais. Dans son association, Mona leur apprend à s'occuper de leur jardin pour être autosuffisantes en nourriture. Elle leur enseigne aussi à faire des travaux d'artisanat à la maison, pour avoir quelques ressources supplémentaires. «On coordonne aussi des actions de résistance, comme des manifestations, pour donner de la force à la protestation palestinienne», ajoute-t-elle. Mais là, c'est à chaque femme d'estimer si elles ont envie de s'engager.
L'engagement, c'était une évidence pour Catia, la fille de Mona. «J'ai vu la souffrance de ma famille, les menaces, les attaques qu'on a subies, raconte-t-elle. J'ai même vu mon père se faire tirer dessus plusieurs fois.» Et la séparation du mur, Catia la vit aussi. Son mari travaille juste de l'autre côté, en Israël, mais ne peut rentrer chez lui qu'une fois par mois: il lui arrive de mettre jusqu'à dix heures pour repartir tant les contrôles au check-point sont lourds.
Pour cette étudiante en histoire de 23 ans, impossible, donc, de ne pas militer. Surtout quand sa mère lui raconte qu'elle cachait des tracts dans sa poussette quand elle était bébé. Leur venue en France, c'est pour la mère et la fille l'occasion de raconter au plus grand nombre ce qui se passe dans leur pays. Quand on leur demande si elles ont espoir de voir leur combat payer un jour, Mona répond en souriant: «Inch' Allah, tant qu'il y a des femmes qui donnent des enfants palestiniens, l'espoir continue d'exister.»
«La résistance pacifique en Palestine», café citoyen, ce soir à 18h30 à la MJC de Ma Campagne. Gratuit. 

Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

jeudi 16 juin 2011 - 16h:33
PCHR du 9 au 15 juin 2011
Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
Pendant cette semaine du 9 au 15 juin :
  • un Palestinien est mort de ses blessures reçues durant la grande offensive israélienne contre la bande de Gaza en décembre 2008/janvier 2009 :
    • un civil palestinien a été blessé par les FOI à Salfit ;
    • un Palestinien âgé a été blessé par les colons israéliens en Cisjordanie ;
  • les FOI ont continué d’user de la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
    • 2 civils palestiniens ont été blessés ;
    • 4 militants israéliens défenseurs des droits de l’homme et 2 civils palestiniens ont été arrêtés ;
  • les FOI ont mené 50 incursions dans les communautés de Cisjordanie, et une, plus limitée, dans la bande de Gaza :
    • elles ont arrêté 21 civils palestiniens, dont 3 mineurs ;
      • parmi ces détenus, un ancien ministre palestinien des Affaires aux Prisonniers, Washi Qabaha ;
  • les FOI ont ouvert le feu sur des bateaux de pêche palestiniens dans la bande de Gaza ;
  • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
    • les FOI ont arrêté 2 civils palestiniens, dont une femme, sur les check-points militaires de Cisjordanie ;
    • elles ont frappé avec violence un civil palestinien sur un check-point près d’Hébron ;
  • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie, et les colons israéliens leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens :
    • elles ont ordonné la démolition d’une école et de deux hangars à Salfit ;
    • elles ont ordonné l’arrêt de la construction d’une mosquée à Salfit, et la démolition d’une autre mosquée à Bethléhem ;
    • elles ont détruit 2 puits et ordonné la démolition de 3 autres ;
    • elles ont démoli 3 tentes et 10 basses-cours à Jéricho ;
    • les colons ont attaqué 5 maisons à Hébron ;
    • ils ont rasé des terres dont ils s’étaient emparés précédemment, près d’Hébron.
(JPG)
Des soldats israéliens arrêtent un civil palestinien durant une manifestation contre la colonisation à al-Tawana, au sud d’Hébron.

Violations israéliennes recensées durant la semaine du 9 au 15 juin 2011

1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza
Jeudi 9 juin
Une heure du matin, les FOI entrent dans Taqqou’, au sud de Bethléhem. Elles font irruption dans de nombreuses maisons et arrêtent 3 Palestiniens, dont un mineur, les accusant d’avoir lancé des pierres sur les véhicules militaires israéliens :
  • Muntasser Sameeh al-‘Omour, 17 ans ;
  • Haitham Mohammed al-‘Omour, 22 ans, et
  • Mahmoud Mohammed al-‘Omour, 24 ans.
Selon les informations communiquées aux avocats des jeunes arrêtés, ils ont subi des coups violents pendant leur interrogatoire. Un interrogateur israélien a même menacé le premier détenu de lui retirer le pantalon et de lui infliger des sévices sexuels. Résultat des coups, les trois détenus ressentent des douleurs sur tout le corps.
8 h 40, l’occupant entre dans Nabi Elias, à l’est de Qalqilya, patrouille dans les rues pendant quelques temps et se retire.
9 h 10, incursion dans ‘Azzoun, même secteur. Les soldats investissent un certain nombre de commerces et retiennent prisonniers certains civils. Ils les relâchent vers midi. Les soldats s’emparent de la caméra du photographe de la municipalité et détruisent tous les films sur son appareil. Avant leur retrait, les soldats de l’occupation menacent les villageois de fermer l’entrée du village et d’arrêter tous les jeunes du village si les jets de pierres se renouvellent.
10 h, incursion dans ‘Attil, au nord de Tulkarem.
11 h, dans Jayous, au nord-est de Qalqilya.
12 h 55, dans Snirya, et dans Beit Ameen, au sud-est de Qalqilya.
16 h, dans Kharabtha al-Misbah, à l’ouest de Ramallah.
16 h 05, dans Qarawat Bani Hassan, au nord-ouest de Salfit.
18 h, dans Bedya, à l’ouest de Salfit ;
22 h 30, dans Jéricho.
23 h 45, un détachement de soldats vêtus en arabe pénètre dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya, circulant à bord d’un véhicule palestinien. Le véhicule s’arrête près d’une salle de jeux. Aussitôt, une vingtaine de soldats israéliens en descendent et foncent dans la salle, menacent le propriétaire de le punir s’ils s’aperçoivent que leur opération est filmée. Aussitôt après, les soldats rassemblent les clients et les obligent à se tenir face contre le mur. Ils lancent des lacrymogènes à l’intérieur de la salle après avoir arrêté Ahmed Sa’id Saleem, 22 ans.
Vendredi 10 juin
Minuit vingt, les FOI entrent dans Marda, au nord de Salfit.
Minuit et demi, dans Jénine. Elles investissent la maison de Wasfi ‘Izzat Qabaha, 51 ans, ancien ministre des Affaires aux Prisonniers, et dirigeant du Hamas, et l’arrêtent. Un officier israélien dira à la fille de Qabaha qu’ils l’ont arrêté parce que « il n’a pas écouté leur conseil de cesser ses activités ».
Minuit quarante, incursion dans Qabatya, au sud de Jénine.
11 h, dans Jafna, au nord de Ramallah.
11 h 35, dans Qalqilya.
11 h 40, dans Kufor Thuloth, au sud-est de Qalqilya.
22 h, dans Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah.
23 h, dans al-Jalama, au nord de Jénine.
23 h 30, dans Bitounia, à l’ouest de Ramallah.
Samedi 11 juin
Une heure du matin, les FOI pénètrent dans Bir Zeit, au nord de Ramallah.
8 h, des sources médicales de l’hôpital israélien Hasharon, déclarent que Mohammed Sha’ban Mohammed Esleem, 50 ans, de Gaza ville, est décédé des blessures qu’il a reçues le 15 janvier 2009, durant la grosse offensive israélienne contre la bande de Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Esleem avait été blessé par un éclat à la tête, au ventre et à la main. Le 24 février 2009, il avait été emmené dans un hôpital égyptien et le 29 mai 2011, il a été transféré dans un hôpital israélien, où il a reçu des soins jusqu’à sa mort. Il faut indiquer que Esleem avait été blessé à son domicile, alors que les FOI visaient le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Gaza, Sa’id Syam. Conséquences de cette attaque : 12 Palestiniens, dont 6 membres de la famille d’Esleem, avaient été tués.
16 h 30, incursion dans Zabbouba, au nord-ouest de Jénine ; et dans ‘Aanin, au nord-ouest.
19 h, incursion dans Bil’in, à l’ouest de Ramallah. Les soldats patrouillent dans les rues en provoquant les Palestiniens. Des jeunes Palestiniens s’organisent et jettent des pierres sur les véhicules de l’occupant. Aussitôt, les soldats répliquent en tirant sur les enfants, à balles caoutchouc, grenades lacrymogènes et bombes sonores. Des Palestiniens inhalent les gaz. Puis, l’occupant se retire.
22 h, des navires de guerre israéliens, à l’arrêt en face de la côte à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, ouvrent le feu sur des bateaux de pêche palestiniens. Ils tirent également des bombes éclairantes au-dessus du secteur. Les pêcheurs palestiniens sont contraints de quitter la zone. Pas de victimes.
Dimanche 12 juin
Une heure et demie, les FOI entrent dans Bethléhem, fouillent la maison de Tamer Mahmoud Hammoud, 23 ans, et l’arrêtent.
2 h 40, les FOI entrent dans al-Khas, à l’est de Bethléhem, investissent la maison d’Ahmed Naji Hmaidan, 21 ans, et l’arrêtent.
2 h 40, dans Beit Ummar, au nord d’Hébron, avec fouille de la maison de Saddam ‘Abdul ‘Aziz ‘Awadh, 22 ans, qui est arrêté.
14 h 30, les FOI entrent dans Qalqilya et patrouillent dans les rues quelques temps avant de se retirer.
17 h 15, dans Qarawat Bani Hassan, à l’ouest de Salfit.
20 h 55, dans Jayous, au nord-est de Qalqilya.
23 h 40, dans Kufor al-Dik, à l’ouest de Salfit.
Lundi 13 juin
Une heure du matin, incursion dans Salfit. Les soldats patrouillent dans les rues et investissent 3 maisons. Pendant leurs patrouilles, des jeunes se rassemblent et se mettent à jeter des pierres sur les véhicules de l’armée. Les soldats tirent. Un Palestinien (qui a demandé au PCHR de ne pas citer son nom) est blessé d’une balle d’acier enrobée de caoutchouc et une grenade lacrymogène reçues dans la main gauche.
Une heure, incursion dans Qabatya, au sud de Jénine.
16 h 35, dans Ematin, au nord-est de Qalqilya.
19 h 10, dans Jeet, même secteur.
Mardi 14 juin
Une heure et quart, les FOI entrent dans Harès, au nord de Salfit. Elles arrêtent 2 Palestiniens :
  • Hakim Yassin Shamlawi, 26 ans, et
  • Yazan Taleb Daoud, 22 ans.
Une heure et demie, incursion dans Housan, à l’ouest de Bethléhem, avec fouille des maisons et l’arrestation de deux mineurs :
  • Mahmoud Mohammed Sabatin, 17 ans, et
  • Ussama Shousha, 17 ans.
2 h, l’armée entre dans Bedya, à l’ouest de Salfit.
2 h 20, dans Qalqilya à nouveau. Fouille de nombreuses maisons et arrestations de 4 Palestiniens :
  • Mohammed Taleb al-Aqra’, 32 ans ;
  • Khaled Taleb al-Aqra’, 30 ans ;
  • Mohammed Bassam Walweel, 29 ans, et
  • Taqfiq Bassem Walweel, 31 ans.
9 h, incursion dans ‘Allar, au nord de Tulkarem.
9 h 30, dans Jalboun, à l’est de Jénine ; et dans Deir Ghazala, au nord-est.
10 h, dans Kufor Ra’ei, au sud de Jénine.
Mercredi 15 juin
2 h, les FOI entrent dans Tulkarem, fouillent de nombreuses maisons et arrêtent 4 Palestiniens :
  • Mohammed Wasfi Jallad, 30 ans ;
  • ‘Omar Talal Jeetawi, 21 ans ;
  • Raja’ei Ahmed ‘Ammouri, 26 ans, et
  • Jamal ‘Allam Hattab, 27 ans.
Il faut indiquer que vers 15 h, la veille, mardi 14, les FOI avaient convoqué Ahmed Fu’ad Kharyoush, 29 ans, au bureau israélien de la coordination du district par téléphone. Quand il s’est présenté, il a été arrêté et emmené avec ‘Ammouri et Hattab devant le tribunal militaire de Salem, au nord de Jénine, pour témoigner dans une affaire de prisonniers palestinien. Vers 11 h, ce mercredi, les trois détenus ont été libérés.
6 h, les FOI s’approchent à près de 200 m à l’est du camp de réfugiés d’al-Boreij, dans le centre de la bande de Gaza. Elles nivèlent toute la zone le long de la frontière avec Israël à l’intérieur de la bande de Gaza sous un tir intensif de protection. Elles se retirent vers 18 h. Pas de victimes.
2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes contre la colonisation et la construction du mur d’annexion
Pendant la semaine écoulée, les FOI ont continué d’user de violence contre les manifestations pacifiques des Palestiniens, avec des militants des droits de l’homme internationaux et israéliens. Ces manifestations protestent contre la colonisation et la construction du mur en Cisjordanie.
2 Palestiniens ont été blessés, des dizaines des Palestiniens et militants ont respiré les lacrymogènes et d’autres ont pris des coups par les soldats de l’occupation.
Bil’in, à l’ouest de Ramallah : vendredi 10 juin après la prière, la manifestation hebdomadaire non violente défile dans les rues, levant des drapeaux palestiniens et des portraits de Jawaher et Bassem Abu rahma, tués par les FOI à Bil’in, et de Marwan al-Barghouthi, député du Conseil législatif palestinien, toujours détenu par les FOI.
Mr Waleed al-Mo’aqat, ambassadeur palestinien en Argentine ; Dr Munjed Saleh, assistant du ministre palestinien aux Affaires étrangères pour l’Amérique latine et les Caraïbes ; Mr Urassio Wamba, ambassadeur d’Argentine en Palestine ; Mme Sicilia Marshan, présidente du Parlement argentin ; et une délégation de parlementaires argentins participent à la manifestation.
Les soldats israéliens qui s’étaient postés dans le secteur tirent des balles caoutchouc, des lacrymogènes et des bombes sonores sur les manifestants. Nombre d’entre eux respirent les lacrymogènes et sont frappés.
Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : vendredi 10 juin après la prière, la même manifestation non violente pour protester contre le mur qui vole les terres du village est accrochée par les troupes d’occupation près du mur. De nombreux manifestants inhalent les lacrymogènes.
Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : Palestiniens, militants internationaux et israéliens manifestent contre la confiscation de terres du village au profit des colons de la colonie Halmish. Ces terres sont situées sur une zone entre les villages de Nabi Saleh et Deir Nizam. Quand les manifestants arrivent sur les terres convoitées par les colons, l’armée tire. De nombreux manifestants souffrent de l’inhalation des lacrymogènes. 3 militants israéliens sont arrêtés.
Deir Qiddis, à l’ouest de Ramalah : mercredi 15 juin, après la prière du midi, des Palestiniens avec des militants israéliens organisent une manifestation non violente dans le village pour protester contre la colonisation et la construction du mur. Ils marchent dans les rues, brandissant des drapeaux palestiniens. Ils se dirigent vers le secteur de Jabal al-Deir, à l’ouest du village, près de la colonie Nili. Quand les manifestants essaient d’atteindre la zone, les soldats israéliens qui se sont déployés se mettent à tirer sur eux. 2 manifestants sont blessés :
  • Wa’el ‘Abdul Qader Nasser, 24 ans, blessé par une balle à la cuisse droite, et
  • Islam Nazeeh Nasser, 25 ans, blessé par deux balles à la main et au côté droits.
En outre, certains manifestants souffrent de l’inhalation des lacrymogènes et des coups donnés par les soldats.
Les soldats israéliens arrêtent un militant israélien, et un Palestinien, Mohammed ‘Abdul Qader ‘Amira, 39 ans.
3 - Maintien du bouclage des TPO
Israël maintient un bouclage serré des TPO, et impose des restrictions sévères aux déplacements des Palestiniens dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.
Bande de Gaza
Cisjordanie
La Cisjordanie se trouve toujours sous le bouclage étanche des Israéliens.
Jérusalem : les restrictions sont maintenues pour les Palestiniens qui veulent entrer ou sortir de la cité. Des milliers d’entre eux ne peuvent toujours y accéder, de Cisjordanie et de la bande de Gaza. De nombreux check-points sont posés à l’intérieur de la ville occupée et autour. Les restrictions sont renforcées le vendredi alors que de nombreux Palestiniens voudraient se rendre dans la vieille ville palestinienne pour prier à la mosquée al-Aqsa.
Ramallah :
  • jeudi 9 juin, 10 h, les FOI posent un check-point sur la route de Beit ‘Aur al-Tahta à Beit ‘Aur al-Fouqa, à l’ouest de Ramallah ;
    • 17 h, un autre au village de Kharabtha al-Maisbah, même secteur ;
    • 19 h, un sur la route entre Silwad et al-Mazra’a, au nord-est ;
  • samedi 11 juin, les FOI reviennent sur le check-point d’‘Attara, au nord, et
    • 16 h, elles posent un check-point au carrefour de Beit ‘Aur al-Fouqa, à l’ouest.
A tout check-point, les forces d’occupation bloquent les véhicules palestiniens, les fouillent ainsi que les conducteurs et passagers.
Qalqilya :
  • vendredi 10 juin, les FOI posent 5 check-points autour de la ville, et
  • lundi 13 juin, 4 check-points.
Tulkarem :
  • jeudi 9 juin, 9 h, les FOI posent un check-point à l’entrée de Beit Leed, à l’est de Tulkarem ;
    • au même moment, un sur la route qui relie Jénine aux villages au nord de Tulkarem ;
  • samedi 11 juin, 9 h, pose d’un check-oint sur la route de Tulkarem à Qalqilya, près de Far’oun ;
    • 20 h, un au carrefour de Kufor Sour, sur la même route ;
    • une demi-heure plus tard, un à l’entrée de Qiffin, au nord ;
  • mardi 14 juin, 9 h 30, les FOI posent un check-point au carrefour de Far’oun, au sud ;
    • 13 h, elles imposent des restrictions renforcées aux passages des Palestiniens au check-point d’Ennab, à l’est, et
    • 17 h, pose d’un check-point au carrefour d’al-Jaroushiya, au nord.
Salfit : lundi 14 juin, midi dix, pose d’un check-point entre Brouqin et Qarawat Bani ZAid, à l’ouest de Salfit.
Jéricho : jeudi 9 juin, 19 h 30, les FOI posent un check-point à l’entrée de Fassayel, au nord.
Arrestations sur les check-points militaires
-  Vendredi 10 juin 21 h, les soldats israéliens postés à l’entrée nord de la vieille ville d’Hébron, arrêtent ‘Emad Da’na, 22 ans.
-  Samedi 11 juin, 17 h, les soldats sur le check-point d’Um al-Raihan, à l’ouest de Jénine, arrêtent Kifah ‘Emad Zaid, 20 ans, de Kfiret, prétendant qu’elle voulait passer le check-point en se servant du permis de sa sœur. La police israélienne arrive sur place et l’interroge. Elle est libérée une heure et demie plus tard.
Harcèlement sur les check-points militaires
Mardi soir, 14 juin, les soldats sur le check-point au sud d’Hébron frappent violemment Mohammed Ahmed Makhamra, 26 ans, alors qu’il discutait avec eux car, avec son frère, ils étaient retenus en détention depuis un long moment. Il souffre de meurtrissures profondes sur tout le corps.
4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem
Israël a intensifié et multiplié les mesures contre les Palestiniens à Jérusalem-Est afin de de les obliger à quitter la ville. Le PCHR consacre cette section de son rapport hebdomadaire pour informer sur les violations des droits humains perpétrées par les FOI contre les civils palestiniens à Jérusalem-Est.
-  Jeudi 9 juin, un groupe de juifs extrémistes, la plupart étant des colons de Kiryat Arba à Hébron, escortés par des FOI, entrent de force sur l’esplanade de la mosquée al-Aqsa.
-  Vendredi 10 juin, la police israélienne fait de même après la prière du vendredi. De jeunes Palestiniens jettent des pierres sur les policiers. Aussitôt ceux-ci tirent sur eux.
-  Samedi 11 juin, des colons extrémistes se livrent à des rites religieux sur un marché palestinien. La police israélienne oblige les Palestiniens à fermer leurs boutiques sur le marché.
-  Dimanche 12 juin, les autorités israéliennes commencent des travaux d’excavation à la piscine du Sultan dans la vieille ville, qui est classée site islamique.
-  Le même jour, des responsables de la municipalité israélienne de Jérusalem et la police israélienne chassent des colporteurs dans le secteur de Bab al-Amoud. Ils leur confisquent leurs produits et attaquent un certain nombre d’entre eux.
5 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens
Israël poursuit ses activités de colonisation dans les TPO en violation du droit humanitaire international et les colons leurs agressions.
-  Après la prière du vendredi, le 10 juin, des Palestiniens de Kufor Malek, au nord-est de Ramallah, se dirigent en bus vers le secteur d’al-Marj, à près de 10 km à l’est de leur village, là où 3 colons israéliens ont monté une tente. Quand les Palestiniens arrivent sur les lieux, l’un des colons ouvre le feu sur eux.
Yousef Hammad al-Qaq, 66 ans, est blessé d’une balle dans la tête. Plus tard, les FOI arrivent et tentent de maîtriser les colons.
-  Dimanche 12 juin, 9 h 10, les FOI entrent dans Brouqin, à l’ouest de Salfit. Elles remettent un avis à Mo’ayad Mohammed Baker, lui ordonnant de démolir un hangar agricole qui lui appartient. Elles en remettent un autre à des villageois, ordonnant la démolition d’une école, et un troisième imposant l’arrêt de la construction de la mosquée Ali Bin Abi Taleb, au motif de manque du permis israélien.
-  Même jour, midi dix, les FOI entrent dans Harès, au nord de Salfit, remettent des avis ordonnant la démolition de deux hangars servant au lavage des voitures et qui appartiennent à ‘Abdullah et Jihad Mohammed Daoud, au même motif.
-  Lundi 13 juin, des colons de la coloine Ashkilot, à l’ouest d’Arab al-Ramadin, au sud-ouest d’Hébron, rasent et nivèlent au moins 20 dunums (2 ha) de terres palestiniennes cultivées, isolées par le mur d’annexion. Les colons s’étaient emparés de ces terres il y a quelques mois. Les terres appartiennent à Nassar Mohammed Zamel.
-  Mardi 14 juin, 6 h 30, les FOI escortées de deux bulldozers entrent dans Fassayel, au nord de Jéricho. Elles démolissent 3 basses-cours et 10 tentes, prétendant qu’elles avaient été montées sans permis, près de la route de contournement n° 90 qui est empruntée par les colons israéliens. Des Palestiniens vont tenter d’arrêter les démolitions, mais les soldats les tabassent violemment. ‘Ali ‘Ebayat souffre d’ecchymoses. Trois des tentes étaient inhabitées. Elles appartiennent à ‘Omar Khalil Ta’amra, Kayed ‘Atallah Rashaida, et à Yassin Mohammed Rashaida.
Le même jour, 10 h, les FOI, avec deux bulldozers, arrivent sur le secteur d’al-Harayiq, au sud-ouest d’Hébron. Elles démolissent deux puits qui appartiennent à la famille al-Jamal. Selon Samer ‘Abdul Hamid al-Jamal, les FOI lui ont remis l’ordre de démolition de 5 puits, toujours au motif d’absence de permis, et en démolissent deux immédiatement. Les soldats usent de la force pour éloigner des Palestiniens des lieux, et notamment par des lacrymogènes. Résultat, de nombreux civils souffrent de l’inhalation des gaz.
-  Toujours le mardi 14, les FOI entrent dans al-Ma’sara, à l’ouest de Bethléhem. Elles remettent un avis à Ahmed Zawahra lui ordonnant la démolition d’une mosquée à l’est du village, n’ayant pas été construite avec l’autorisation israélienne. L’avis donne 13 jours aux Palestiniens pour faire recours contre cet ordre.
-  Toujours mardi, une cinquantaine de colons vivant sur les avant-postes coloniaux dans le centre d’Hébron, attaquent 5 maisons palestiniennes dans le quartier de Tal Rumaida, près de la rue barrée d’al-Shuhada. Cette attaque intervient deux jours après le rejet par la Haute Cour israélienne d’un dossier déposé par les Palestiniens pour faire ouvrir les rues fermées par l’armée à Hébron.
-  Mercredi 15 juin, 13 h 30, des colons de la colonie Mitatyahu, à l’ouest de Ramallah, mettent le feu à des dizaines d’oliviers à Bil’in. Les FOI gênent l’accès des pompiers palestiniens sur la zone. A la fin, les pompiers réussissent à éteindre le feu. Vers 17 h 30, des garçons palestiniens s’organisent et balancent des pierres sur les soldats israéliens près du mur d’annexion. Immédiatement, les soldats tirent. Pas de victimes.
(JPG) Document public
Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).
Rapport hebdomadaire pour la période du 9 au 15 juin 2011 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP
Lien 

Free Gaza : Un député français embarque sur la Flottille de la Liberté

16/06/2011
Le 18 juin sera un grand jour dans le port de Marseille. Le Bateau français pour Gaza préparé par des dizaines d’associations, de syndicats et de partis politiques prendra la mer pour briser le blocus israélien contre Gaza. Jean-Paul Lecoq, député-maire PCF, s’associe à l’initiative humanitaire et non-violente.

Le comité havrais Un Bateau pour Gaza réunit une vingtaine d’organisations. Depuis des mois, les militant-e-s mènent campagne pour soutenir financièrement l’envoi d’un bateau vers Gaza et dénoncer la politique d’apartheid menée par l’Etat israélien. Plus de 4 000 euros ont ainsi rejoints les autres collectes régionales dans la tirelire commune qui culmine à 600 000 euros. Pari gagné. Le Bateau français pour Gaza peut partir.
Trente-cinq personnes prendront place à bord. Parmi elles - avec une cravate rouge sur la photo - Jean-Paul Lecoq, député-maire communiste de Gonfreville l’Orcher (Seine-Maritime). Membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, il s’était rendu à Gaza en février 2009, peu de temps après Plomb durci, la sinistre opération militaire israélienne. « Toute la zone d’activité de Gaza était rasée, broyée. Ce n’était pas que l’effet d’une opération militaire. Derrière les canons, les bulldozers étaient passés. Il y avait vraiment la volonté de terroriser la population palestinienne. Même les bassins de rétention d’eau, qui ne sont pas des terrains militaires, étaient détruits. Le président de l’Assemblée nationale avait promis de reconstruire l’hôpital de Gaza. Nous avions l’intention de revenir un an après pour voir l’avancement des travaux, mais nous n’avons pas eu l'autorisation. Nous y serions pourtant allés dans le cadre d’une délégation officielle… »
A quelques jours du départ de la deuxième Flottille de la Liberté qui comptera une douzaine de bateaux venus d’Europe et du continent américain, Israël hausse le ton et fait jouer ses réseaux. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU apporte aussi sa voix au mauvais concert en invitant les Etats à tout faire pour empêcher le départ des bateaux pour Gaza. « Il discrédite l’ONU », assure Jean-Paul Lecoq. Le 14 juin, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, s’est aussi exprimé au Parlement sur le sujet. « S’agissant du projet de flottille, notre position est très claire et je l’ai rappelé aux autorités israéliennes comme aux autorités palestiniennes que j’ai rencontrées il y a maintenant dix jours. Nous pensons que cette initiative est regrettable et qu’elle ne peut qu’envenimer la situation. Nous avons demandé à tous ceux qui, en France, s’apprêtaient à y participer d’y renoncer. »

« Cela dit, nous n’avons pas les moyens juridiques d’empêcher des bateaux de prendre la haute mer et de se diriger vers la côte israélienne ou vers Gaza », reconnaissait aussitôt Alain Juppé. Cette remarque tombe à pic pour répondre à celles et à ceux qui diabolisent la flottille pacifiste en la déclarant illégale, pirate ou même terroriste ! Curieuse manière d’analyser la situation. « C’est la politique israélienne qui ne respecte pas le droit international. C’est la politique israélienne qui est terroriste », assure Jean-Paul Lecoq.
Les menaces israéliennes n'entament pas la détermination des militant-e-s venu-e-s de tous les horizons de gauche ou d'extrême gauche et au-delà. Etienne Pinte, député UMP, ne rate en effet jamais l'occasion de dire ce qu'il pense de la politique israélienne aux côtés du collectif Un Bateau français pour Gaza. « J'ai prévenu Alain Juppé que je serai sur le bateau, précise Jean-Paul Lecoq. La France se doit d'assurer la protection d'un navire français qui a en plus de nombreux Français à bord. » Message reçu ? Jean-Paul Lecoq n'est pas un inconnu au Parlement. En novembre 2010, il avait été expulsé du Maroc parce qu'il voulait se rendre au Sahara Occidental où une révolte sahraouie avait été violemment réprimée par les forces d'occupation marocaines. Sahara Occidental, Palestine. Même violence coloniale, même mépris des lois internationales.
En mai 2010, une première flottille non-violente, pacifiste et humanitaire avait était violemment attaquée par la marine israélienne dans les eaux internationales. Bilan : vingt-huit passagers blessés et neuf morts. « Des meurtres » pour Jean-Paul Lecoq qui sera le 18 juin à Marseille où une série de rendez-vous politiques et festifs accompagneront le départ du bateau français. Le député-maire ne montera à bord qu’à Athènes, le 25 juin, pour la dernière partie de la traversée vers Gaza. Dans sa poche, il aura une lettre de Serge Grossvak, militant antisioniste de l’Union juive des Français pour la Paix, qui dit : « Amis palestiniens, je fais le rêve du jour où nous célébrerons ensemble tout à la fois les états israéliens et palestiniens. Je fais le rêve du jour où nous commémorerons tout à la fois les souffrances juives et palestiniennes. Ensemble, nous serons humains parmi les humains. »
La page Facebook du Bateau français pour Gaza.
Le site Internet du Bateau français pour Gaza.
La lettre de Serge Grossvak adressée aux Palestiens.
Publié par P A C O

La marine israélienne s’entraîne à attaquer des navires en vue de l’abordage de la Flottille de Gaza

vendredi 17 juin 2011 - 06h:44
Vita Bekker - Uruknet
Des commandos de la marine israélienne s’entraînaient hier intensivement à aborder un grand bateau en préparation d’une éventuel raid sur les navires de la Flottille pour Gaza qui doit prendre la mer dans les prochaines semaines.
(JPG)
Le 31 mai 2010, la marine israélienne a pris d’assaut le Mavi Marmara et a froidement assassiné 9 militants qui se trouvaient à bord. Comme à son habitude l’armée sioniste ne sent forte que lorsqu’elle a l’occasion de tuer des civils désarmés...
Le but de l’exercice semble être d’éviter le meurtre de passagers au cas où les commandos recevraient l’ordre d’aborder les navires pour les empêcher d’aller à Gaza pour briser le siège naval israélien de l’enclave palestinienne.
La simulation d’abordage du navire est la conclusion de nombreux mois d’entraînement des commandos de la marine épaulés par des forces de la police et du système pénitencier. Elle avait pour but de concrétiser les enseignements tirés de l’attaque meurtrière perpétrée en mai dernier contre une autre flottille pour Gaza au cours de laquelle neuf militants turcs ont été assassinés.
Selon les médias israéliens, le gouvernement ne veut pas s’attirer une condamnation internationale
" class="spip_out">si des passagers étaient à nouveau tués dans un raid éventuel et donc il se prépare à envoyer une force supérieure dans l’espoir d’arraisonner beaucoup plus vite les navires.
Selon la radio de l’armée israélienne "Les instructions des dirigeants politiques sont claires, Israël ne laissera pas les bateaux briser le blocus naval sur Gaza et en prendra le contrôle par la force."
Les troupes israéliennes s’entraînent, pourtant il n’est pas certains que les bateaux vont prendre la mer à cause des pressions étasuniennes sur la Turquie pour arrêter la mission.
Hier, le journal turc Hurriyet a annoncé que l’association caritative turque IHH, un des organisateurs de la Flottille, envisagerait d’annuler sa participation à cause de la violence dans la région, notamment la vague croissante de réfugiés syriens qui s’engouffre en Turquie suite à la répression sauvage du gouvernement syrien.
"Nous revoyons nos plans -nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui se passe sur le pas de notre porte, " a dit au journal, Huseyin Oruc, un membre de IHH. Le IHH a remit à neuf le Mavi Marmara, le bateau à pavillon turc sur lequel les militants ont été tués dans le raid de l’année dernière.
Mais selon les médias israéliens d’autres groupes qui projetaient de participer à la Flottille ont toujours l’intention de partir même si IHH se désiste.
selon le journal, les militants doivent se retrouver à Athènes ce week-end pour discuter de leur plan d’action.
L’hésitation de l’IHH sur sa participation fait suite à un coup de fil du ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ce mois-ci pour demander à l’organisation de reconsidérer sa position à la lumière du changement du blocus de Gaza, notamment l’ouverture plus fréquente du barrage de Rafah entre l’Egypte et la bande de Gaza.
Israël contrôle les eaux de Gaza, son espace aérien et tous ses points de passage frontaliers sauf Rafah. Les médias israéliens pensent que l’intervention de M. Davutoglu pourrait avoir été motivée par des pressions des USA à qui Israël a demandé de faire des démarches diplomatiques pour que la flottille ne prenne pas la mer.
Gaza est contrôlé par le groupe islamique Hamas, qui est considéré par Israël et les USA comme une organisation terroriste. Israël a limité la possibilité de rentrer et de sortir de Gaza en 2006, après que le Hamas ait kidnappé un de ses soldats et mit en place un siège hermétique aux frontières en 2007 après que le Hamas ait violemment chassé de l’enclave les forces loyales au mouvement laïc du Fatah.
Israël lui-même semble avoir peu d’influence sur la Turquie parce que les liens se sont gravement détériorés après l’assaut de l’année dernière sur le bateau turc.
Selon le Yediot Ahronot d’hier, le journal israélien qui a le plus gros tirage, les USA redoutent un nouveau clash entre Israël et la Turquie au cours du prochain voyage. Selon ce journal, la Maison Blanche espérait que le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, accepterait d’améliorer ses relations avec Israël et serait prêt à tenter de dissuader les bateaux de briser le siège de Gaza après la victoire de son parti aux élections parlementaires de dimanche.
Cependant les militants pourraient se révéler encore plus déterminés qu’avant à prendre la mer à cause de la publication d’un rapport coïncidant avec le cinquième anniversaire du blocus israélien qui montre que les conditions humanitaires se sont détériorées à Gaza et que presque la moitié de la main d’oeuvre de l’enclave était au chômage l’année dernière.
Chris Gunness, un porte-parole de l’Agence d’aide aux réfugiés palestiniens de l’ONU (UNRWA), l’agence qui a publié l’étude, a critiqué la politique d’Israël visant à "délibérément appauvrir tant de monde et à condamner des centaines de milliers de personnes potentiellement productives à une vie de misère."
Les militants ont dit que 15 navires prendraient part dans la Flottille et transporteraient 1 500 ressortissants de 10 pays environ, ainsi que de l’aide humanitaire et des matériaux de construction.
* Vitta Bekker peut être contactée à : bekker@thenational.ae
16 juin 2011 - Uruknet - Pour consulter l’original :
http://www.uruknet.info/?p=m78664&a...
Traduction : Dominique Muselet
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Les organes de propagande israéliens mentent : le bateau français pour Gaza est sur le départ

publié le vendredi 17 juin 2011
CCIPPP

 
le bateau français fait partie de la Flottille II, et comme les autres bateaux de cette flottille, il accostera à Gaza à la fin du mois !
Le Ynet, organe de propagande israélien, fabule. À la date du 15 juin au soir, il annonce en haut de sa page qu’il n’y aura plus de bateau français pour Gaza et ce, dit-il, grâce à la pression exercée par la « communauté » juive de France, qui a envoyé plus de 500 lettres aux députés et a contacté les agences d’assurance. Ce site, pourtant réputé être le plus visité d’Israël, est membre du groupe de presse du premier journal du pays, le Yediot Aharonot. Professionnel donc, ce qui ne l’empêche pas de fabriquer sa propre réalité : il y a déjà un bateau français pour Gaza !voire deux !!Il y a déjà des centaines d’inscrits pour le départ de ce bateau, (et il faut élire parmi eux ceux qui feraient partie de la « délégation »), dont des députés européens et nationaux, dont des médias français. le bateau français fait partie de la Flottille II, et comme les autres bateaux de cette flottille, il accostera à Gaza à la fin du mois !
Là n’est pas le sujet. Pourquoi un bateau français pour Gaza, et pourquoi cette flottille ? Le dernier rapport de l’UNRWA, agence de l’ONU établie en 1950 pour prendre en charge les réfugiés palestiniens, est sorti pratiquement le même jour que les mensonges de Ynet. Il faisait le bilan des 4 années déjà écoulées du blocus imposé à Gaza. Il parle d’une catastrophe humanitaire qui ne fait que s’accentuer. La moitié de la population du secteur, estimée à 1 million 657 mille personnes, ne travaille pas, et ceux qui vivent avec moins de 1.25 dollars par jour (moins de 1 euro) sont estimés à 300 000 personnes selon la banque mondiale, ce chiffre a triplé depuis le siège selon la même source. En plus, tout manque à Gaza : les médicaments, le fuel pour faire fonctionner les générateurs d’électricité dans les hôpitaux, puisque la majorité des stations d’électricité a été bombardée et détruite par l’armée israélienne. Tout est en suspens et en dégradation à Gaza. Ceci a valu au secteur d’être appelé la plus grande prison à ciel ouvert au monde, et selon ce même rapport de l’UNRWA une des régions les plus pauvres au monde.
Il faut lever le siège de Gaza. Immédiatement. Comme partout, il est illégal et inhumain d’assiéger une société entière. La position qui défend ce siège, en liant sa levée aux suites des négociations de paix (complètement gelées !) est d’un cynisme effroyable. Elle autorise la poursuite de la tuerie en cours pour des considérations d’ordre politique. Si l’ONU, qui a déjà condamné ce siège, est paralysée par ses équilibres internes et n’arrive pas à mettre en applications ses décisions, les hommes et les femmes libres de par le monde, ont le droit – et le devoir – d’agir pour attirer l’attention sur la situation de la population de Gaza, pour soulever l’indignation générale à son égard, pour la condamner, et pour participer selon leurs moyens à lui mettre fin. Voilà les objectifs de cette flottille dont fait partie le bateau français.
Des dizaines de milliers de citoyens ont participé à la campagne « un bateau français pour Gaza ». Ils et elles ont donné 600 000 Euros qui ont rendu possible l’achat des bateaux. Des concerts, des meetings, des tournées ont été organisés partout en France en soutien à cette campagne. Des associations juives, françaises et européennes, y ont participé et participent à la flottille ,qui démontrent l’usurpation faite de la qualité de « juif », et la dangereuse et dégoutante instrumentalisation d’une illusoire « communauté » juive de France qui serait aux ordres du gouvernement Israélien.
La coalition qui a lancé la campagne est constituée conjointement du « Collectif français pour une paix juste entre palestiniens et israéliens » et de la « plateforme française des ONG pour la Palestine », rejoints par d’autres coalisions dont celles régionales représentatives de l’ensemble du pays.Le bateau français naviguera vers Gaza au sein de la flottille internationale II, pour porter les valeurs de paix juste, du droit à la dignité humaine, à la liberté, et celles de la solidarité internationale, contre la barbarie. Voilà la vérité du terrain.

Israël poursuit sa campagne d’arrestations de députés du Hamas

17/06/2011
L’armée israélienne a arrêté hier un député du mouvement islamiste palestinien Hamas en Cisjordanie, a-t-on appris de sources concordantes. Samir al-Qadi, député de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a été arrêté dans la nuit à son domicile, ont précisé des sources des services de sécurité palestiniens, ajoutant qu’il avait été libéré en novembre 2009 après avoir passé trois ans et demi dans une prison israélienne. L’armée israélienne a confirmé cette arrestation, sans en révéler les motifs. Au total, 13 députés du Hamas, vainqueur des dernières élections palestiniennes en janvier 2006, ont été arrêtés par l’armée israélienne en Cisjordanie depuis octobre, ainsi que deux anciens ministres du mouvement. Près de la moitié de ces arrestations (7 sur 15) ont eu lieu depuis l’accord de réconciliation conclu le 27 avril au Caire entre le Hamas et le Fateh, parti du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Au total, 15 des 74 députés du Hamas, sur 132 membres du Conseil législatif palestinien, sont actuellement détenus par Israël.
Par ailleurs, un colon israélien soupçonné d’avoir tué un Palestinien dans le nord de la Cisjordanie en janvier a comparu hier devant un tribunal israélien, qui l’a assigné à résidence jusqu’à la prochaine audience dimanche. Le suspect, âgé de 26 ans et dont l’identité n’a pas été révélée, est soupçonné d’avoir tué un Palestinien de 18 ans le 27 janvier à Irak Burin, théâtre de heurts fréquents entre Palestiniens et colons, près de la ville de Naplouse. Selon les documents présentés au tribunal, le suspect, étudiant en économie et originaire de l’implantation d’Alon Shvout dans le sud de la Cisjordanie, a été interpellé mercredi à Jérusalem où il résidait récemment. Durant l’interrogatoire, il a reconnu avoir tiré vers Oudaï Maher Qadous, mais a invoqué la légitime défense, affirmant que la victime lui avait jeté des pierres.

État indépendant : les Palestiniens veulent le soutien collectif de l’UE

17/06/2011
Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad al-Malki, a demandé hier à l’Union européenne de reconnaître de « manière collective » un État palestinien indépendant sur les lignes de 1967, une démarche qui permettrait selon lui de relancer les négociations de paix. « S’il n’y a pas unanimité au sein de l’Union européenne, chaque pays doit avoir le droit de décider s’il veut ou pas reconnaître l’État palestinien », a ajouté M. al-Malki. La reconnaissance de l’État palestinien « garantit la solution à deux États et posera les bases solides pour le début immédiat de négociations » avec Israël, a encore estimé le ministre.
Le processus de paix est dans l’impasse depuis l’échec d’une reprise des négociations israélo-palestiniennes organisée à l’automne par les États-Unis. Depuis, les Palestiniens travaillent à obtenir, en septembre à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, la reconnaissance de leur État. Les pays de l’Union européenne sont partagés sur la question de l’adhésion d’un État palestinien à l’ONU. Toutefois, les responsables palestiniens sont déterminés à demander l’adhésion d’un État de Palestine à l’ONU en septembre, que les pourparlers de paix avec Israël reprennent ou non, a affirmé hier le négociateur palestinien Mohammad Chtayyeh. « Nous allons de toute façon aux Nations unies, qu’il y ait ou non des négociations. Nous pensons que ce n’est pas l’un ou l’autre, mais qu’aller aux Nations unies et négocier peuvent aller de pair et se compléter », a déclaré M. Chtayyeh, jugeant que l’entrée d’un État de Palestine à l’ONU permettrait de compenser le déséquilibre entre les parties et d’établir des « références claires » pour les négociations. Il a également estimé que la bataille diplomatique avec Israël se jouerait sur l’Europe, à quelques heures d’une visite de la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton.
(Source : AFP)  

Le Parti socialiste français a appelé à la reconnaissance d'un Etat indépendant palestinien

17 Juin 2011 04:26 
IRIB- Les sénateurs socialistes ont déposé une proposition de résolution demandant à la France de reconnaître, officiellement, l’Etat palestinien, dans les frontières de 1967.
Non contraignant, ce texte marque, néanmoins, un changement de la position plutôt pro-israélienne du PS sur la Palestine. Le groupe socialiste du Sénat a annoncé, la semaine dernière, dans un communiqué, avoir déposé une proposition de résolution demandant à la France de reconnaître l’Etat de Palestine avec les frontières de 1967 et Qods-Est, pour capitale, au côté de l’Etat d’Israël. Cette proposition de résolution parlementaire, qui n’a pas force de loi, sera discutée à une date qui sera fixée, ultérieurement, soit dans le cadre de l’ordre du jour ordinaire du Sénat, soit lors d’une séance réservée au groupe socialiste. «La résolution du conflit israélo-palestinien constituerait le symbole de l’apaisement et de la dignité retrouvée, ce qui suppose, sans plus tarder, la reconnaissance de l’Etat palestinien», estiment les sénateurs PS, dans le communiqué. «Cette reconnaissance et celle des Nations-unies, lors de l’Assemblée générale de 2011, fixeraient le point de départ et l’objectif d’une négociation courte et déterminée, dans laquelle, l’examen des sujets de fond ne serait pas sans cesse différé, mais constituerait bien le coeur des échanges», assurent-ils. Pour eux, «le temps est, aujourd’hui, venu de saisir l’occasion favorable des mouvements démocratiques, au Moyen-Orient, pour la mener». «En Cisjordanie et à Gaza, les aspirations du peuple sont les mêmes que dans le reste du monde arabe : les manifestations de la jeunesse le prouvent», estiment-ils. «Selon les Nations-unies, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Organisation pour la coopération économique en Europe, les progrès accomplis par l’Autorité palestinienne la placent en mesure de remplir les tâches d’un Etat fonctionnel», assurent-ils. Ils demandent à la France et l’Union européenne de «prendre l’initiative d’aider à établir de nouveaux équilibres dans la région» et appellent le Parlement français à «se saisir de cette question cruciale». Jusqu'à présent, plus de 130 pays du monde ont annoncé leur soutien à la création d'un Etat indépendant palestinien, dont la reconnaissance sera soumise, par les Palestiniens, à l'Assemblée générale de l'ONU, qui se réunira, au mois de septembre. Le régime israélien, très inquiet de cette initiative palestinienne, a mobilisé tous ses moyens, pour empêcher la reconnaissance d'un Etat palestinien, par l'Assemblée générale de l'ONU. Tout récemment, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a effectué une visite, en Israël, et dans les territoires palestiniens. Lors d'un déplacement, à Ramallah, siège de l'Autorité autonome palestinienne, il a officialisé la proposition de Paris d'organiser une Conférence de paix, une proposition, accueillie, favorablement, par Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité autonome palestinienne, et presque rejetée par les autorités israéliennes et américaines. Cette proposition de Paris est intervenue, à un moment où tout le monde sait que les vaines négociations, engagées, des années durant, n'ont abouti à rien, en raison de l'intransigeance de la partie israélienne et de sa réluctance à faire la moindre concession aux Palestiniens, point sur lequel a insisté le Hamas, le Mouvement de la résistance islamique de Palestine.  
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L’avertissement du Fatah, contre le changement des noms des lieux saints, à la sainte Qods

17 Juin 2011 04:12 
IRIB- Le Fatah a averti contre tout changement des noms des lieux saints, à Qods, d’arabe en hébreu. Selin l’IRIB, Hatim Abdelkader, le responsable de Qods, au Fatah, a annoncé, hier, que les Palestiniens ne permettront pas à Israël de changer les noms arabes, à Qods, en hébreu, et que tout panneau apportant un changement de nom des rues, dans cette ville, sera enlevé, car c’est un acte illégal. Les employés de la mairie du régime sioniste, à Qods, ont commencé, jeudi, à changer les noms de rue d’arabe en hébreu. La destruction des monuments historiques et islamiques de la saint Qods occupée, la judaïsation, la construction de colonies, l’expulsion des vrais habitants, figurent parmi les démarches que le régime sioniste entreprend, pour confirmer ses prétentions sur ses antécédents historiques sur la sainte Qods.
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L’ONU appelle de nouveau l’Entité sioniste à lever le siège de la bande de Gaza

[ 16/06/2011 - 23:55 ]
New York – CPI
Pour mettre fin à la souffrance humaine que la bande de Gaza connaît, l’ONU a appelé le mouvement sioniste à lever le blocus qu’il impose sur la Bande.
Filippo Grandi, commissaire général de l’UNRWA, a dit, jeudi 16 juin 2011, que l’occupation israélienne porte la responsabilité pour ce qui est d’assurer l’arrivée des marchandises dans la bande de Gaza : « Je crois que le blocus devra être levé, car il est illégal ».
Il s’est cependant montré compréhensif vis-à-vis des appréhensions sécuritaires sionistes concernant la levée du siège. Mais pour lui, « cette levée est utile pour la sécurité d’"Israël", sur le long terme ».
A cette occasion, il a salué la décision des autorités égyptiennes d’ouvrir les frontières de Rafah avec la bande de Gaza de façon permanente. Mais cette ouverture ne suffit pas pour la vie de la Bande ; le point de passage de Rafah sert le mouvement des personnes et non des marchandises.
Les conditions des Palestiniens se dégradent de plus en plus et sur tous les niveaux ; ainsi, il sera difficile de convaincre les Palestiniens de s’engager dans l’opération de paix.

La Turquie envoie un camion de médicaments pour Gaza qui suffira pour quelques jours

[ 17/06/2011 - 01:00 ]
Gaza – CPI
Le Croissant-Rouge turc a envoyé, jeudi 16 juin 2011, un camion de médicaments, dans la bande de Gaza, pour essayer de remédier au manque de dizaines de types de médicaments.
Dr. Achraf Al-Qudra, directeur des relations publiques et de l’information du ministère de la santé de la bande de Gaza, a dit que ce camion est une réponse positive à l’appel des malades de la Bande lancé suite au manque de plus de 180 types de médicaments et de plus de 200 sortes de fournitures médicales dans les hôpitaux de la bande de Gaza.
Le camion apporte quelque treize types de médicaments essentiels pour les hôpitaux, mais ils ne suffisent que pour quelques jours.
Dr. Achraf Al-Qudra a salué cette action turque : « La Turquie est toujours la première à alléger les souffrances du peuple palestinien. J’espère que les pays arabes en feront de même ».
De son côté, Dr. Raïd Sabah, président des comités sanitaires de la bande de Gaza, a dit que le manque en médicaments laisse la vie de milliers de malades en danger.
Il a appelé la communauté internationale et les institutions sanitaires à intervenir de façon urgente pour mettre fin à cette crise, avant qu’il ne soit trop tard. Il faut appliquer les pressions nécessaires sur l’occupation israélienne afin de mettre fin au blocus et de laisser les médicaments entrer dans la bande de Gaza.

Sami Yusuf souhaite visiter Gaza et chanter pour ses habitants

[ 17/06/2011 - 01:24 ]
Le Caire – CPI
L’artiste musulman britannique Sami Yusuf a montré son souhait de visiter la bande de Gaza et de chanter pour sa population qui souffre le martyre à cause du blocus injuste, en plus de la dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza, fin 2008/début 2009.
Dans des déclarations faites à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Yusuf a dit : « Sans aucun doute, le blocus de Gaza a beaucoup joué dans la chute du régime de Hosni Moubarak, en Egypte, parce qu’il participait à son blocus ».
La liberté dans laquelle vit actuellement l’Egypte, dit-il, « aura certainement des effets positifs, maintenant et à l’avenir. C’est l’Egypte, avec sa révolution, qui a réalisé la réconciliation palestinienne ; c’est elle qui a commencé à briser le blocus de Gaza ».
Yusuf a levé le voile sur le fait qu’il avait participé à la révolution égyptienne, en cachette. Il était au milieu de la place Tahrir, durant la révolution qui a débuté le 25 janvier. Il a remarqué la joie sur le visage des Egyptiens lors du départ de Moubarak.
« Dès que la révolution égyptienne a commencé, ajoute-t-il, j’ai réservé un billet et je suis descendu sur la place Tahrir, déguisé, pour que personne ne dise que je voulais monter la vague. » Cependant, « dès que je suis descendu sur la place Tahrir, j’ai hissé le drapeau palestinien. Je sentais que la liberté que l’Egypte vivait allait avoir ses effets sur Gaza et la Palestine ».

Les captifs malades, des voix de souffrance

[ 17/06/2011 - 02:05 ]
Naplouse – CPI
L’administration pénitentiaire israélienne a décidé de fermer plusieurs dossiers médicaux de captifs palestiniens. Cette décision n’est qu’une déclaration de mise à mort de ces captifs malades qui ont perdu l’usage de certains membres, souvent à cause des balles israéliennes ou de leur mauvais traitement.
Dans la prison d’Ar-Ramla, on entend beaucoup d’histoires. Des histoires d’une liberté perdue, de la torture des bourreaux israéliens qui prennent plaisir à écouter les gémissements des captifs palestiniens. Cette liste d’histoires est sans fin, les histoires de ces Palestiniens dont la force, la santé et la vie ont été volé par la prison.
Les histoires des captifs malades
A l’intérieur des prisons israéliennes, quelque sept mille Palestiniens sont enfermés. Beaucoup d’entre eux souffrent d’une maladie, d’un handicap. Beaucoup d’histoires.
Akram Mansour, est le troisième plus ancien captif palestinien. La prison israélienne dénigre son mauvais état ; le cancer le ronge depuis des années, sans parler de ces maladies qu’il a eu en prison, étant le sujet de toutes sortes de tortures : oreille percée, dents tombées, maladies de la peau, tension, tumeur du cerveau.
Mansour parle au centre Ahrar pour les études des captifs et les droits de l’homme de ces conditions et de tous ces types de tortures dont il est le sujet depuis des années, des années passées en prison, plus nombreuses que celles passées à l’extérieur.
Mansour ne pourra jamais oublier le jour où le bourreau, dans la prison d’Al-Jalma, a jeté la nourriture par terre pour l’obliger ensuite à la manger.
« Une autre fois, les bourreaux ont versé sur nous un seau d’urines, avant de nous renvoyer dans notre cellule. Et lorsque nous nous sommes plaints auprès des officiers, ils nous ont contraints à nous déshabiller et ils nous ont aspergés avec de l’eau. »
Des non-voyants derrière les barreaux
Alaa Ad-Dine Ahmed Al-Bazyan est enfermé dans les prisons israéliennes depuis le 20 avril 1986. Il se rappelle des moments de son arrestation ; il était blessé aux yeux, au ventre, à la tête et aux pieds. Il a été transféré vers l’hôpital de Hadasa où il a perdu la vue. Malgré tout cela, les membres des services de renseignements l’ont beaucoup fait souffrir, dit-il.
Le problème, dit-il, « c’est que j’ai besoin d’un collègue de cellule pour bouger, pour aller aux toilettes, pour manger. Même les livres, les captifs les lisent pour moi. Ma vie dépend d’autres détenus ».
Séquelles psychologiques
Et au fond de ces cellules d’isolement individuel, se trouvent des histoires inimaginables. Certains d’entre eux ont même perdu la raison. Le captif Fayez Al-Khor en est l’exemple. Il souffre d’une maladie psychologique grave à cause de ces longues années de détention, surtout à cause de sept années d’isolement.
La souffrance n’est pas seulement pour lui, mais encore plus pour sa famille qui ne sait pas dans quelle prison israélienne il se trouve. Même la Croix-Rouge n’a rien pu faire pour cette famille.