lundi 6 juin 2011

Paul Larudee : « Israël se rend compte que le monde est en train de changer »

publié le lundi 6 juin 2011
Maude Girard

 
Il y a un an presque jour pour jour, la Flottille pour la Liberté, initiée notamment par Free Gaza, avait tenté de rompre le blocus imposé sur Gaza par Israël depuis 2007.
Les navires en provenance de Turquie se faisaient violemment intercepter dans les eaux internationales par l’armée israélienne. Bilan : 9 morts côté turc. A quelques semaines du départ d’une nouvelle flottille de presque 1500 passagers, Paul Larudee, cofondateur de Free Gaza et représentant de l’association de défense des droits de l’homme Free Palestine, a accepté de commenter pour nous la récente et soudaine réconciliation entre le Fatah et le Hamas, les dernières déclarations du président américain Barack Obama, mais aussi de revenir sur le processus de paix au proche orient.
iloubnan.info : Quelle a été votre réaction à l’annonce de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas ?
Paul Larudee : "Au nom du groupe (Free Palestine), je tiens à rappeler que nous n’avons rien à voir avec la politique intérieure palestinienne. Nous sommes solidaires de tous les Palestiniens, quelle que soit leur « couleur » politique. Nous n’avons pas d’alliés auprès des partis politiques, et nous n’avons aucun commentaire à faire sur cette réconciliation.
D’un point de vue personnel en revanche, c’est malheureux de voir l’existence d’une autorité palestinienne unifiée ou divisée qui n’a aucune autorité. Cela dissimule l’impression qu’ils ont une responsabilité. Ce n’est pas la réalité. Tout le pouvoir est aux mains d’Israël. L’existence de l’autorité est quelque chose qui prolonge et augmente l’oppression du peuple palestinien, même si elle est de bonne volonté. Le rôle de l’autorité est de distraire le monde du fait qu’Israël fait le nettoyage ethnique de la Palestine et du Golan. Je pense comme beaucoup de personnes, qu’il faudrait dissoudre l’autorité palestinienne et revenir à la situation de 1993, avant les accords d’Oslo où le régime de l’armée israélienne dirigeait. Avec ça, il n’y avait pas d’illusion sur le fait que les Palestiniens avaient un quelconque pouvoir sur eux-mêmes."
Cette réconciliation aura-t-elle des conséquences sur le processus de paix dans la région impulsée par la communauté internationale ?
"Le processus de paix est nul depuis le début, nous savons que c’est une façon détournée d’éviter la paix et la justice. Il est profondément enfoncé là où il est, je ne prévois pas d’avancée particulière de ce côté là."
Faut-il céder au pessimisme ?
Non au contraire, mais pas du point de vue des organisations gouvernementales. Je suis très optimiste quant au fait de voir le peuple prendre en charge l’avenir comme en Egypte ou en Tunisie. Les mouvements civils qui ont eu lieu depuis le premier voyage Free Gaza en 2008, les convois terrestres et voyages maritimes, (même s’ils ne sont pas tous couronnés de succès), en sont la preuve. S’ajoute à cela, le 15 mai 2011(anniversaire de la Nakba, « catastrophe » en arabe, qui désigne la création d’Israël et l’exode massif des Palestiniens qui a suivi) avec ce qui s’est passé aux frontières. A cet occasion des gens ont pu rentrer en Israël, en étant non armées et en rendant ainsi plus difficile, mais pas impossible, de massacrer des Palestiniens. Le monde entier participera à ces mouvements civils.
Je participe à l’organisation de la marche du 29 novembre des frontières jusqu’à Jérusalem. Nous prévoyons le rassemblement d’1 million de personnes. On sait que c’est possible après avoir vu ce qui s’est passé de façon spontanée. Quelque chose d’organisé peut faire bien plus.
Comment avez-vous jugé la couverture médiatique de la Nakba ?
Ca dépend des médias. Al Jazeera, c’était pas mal. Ici aux USA, ça a duré quelques secondes, peut-être 2 minutes. Seulement parce qu’il y avait des dizaines de milliers de personnes et des morts. Une journée de nouvelles, pas d’images filmées. Je crois qu’il faut qu’il y ait des occidentaux qui participent, qui meurent pour que ça intéresse l’Occident. Si des vedettes, des chefs de syndicats, des représentants religieux, des organisations juives… si tous participent, ça intéressera les médias d’où l’importance d’un mouvement organisé.
Que pensez-vous de la stratégie d’Obama de revenir aux frontières de 1967 ?
On aurait pensé qu’il était beaucoup plus vieux qu’il ne l’est. C’est tellement arriéré, je ne dis pas qu’il n’a pas raison du point de vue de l’ONU. Je ne vois pas comment on pourrait appliquer ces décisions alors que ça n’a pas été fait lorsque les conditions étaient meilleures. Pourquoi revenir à des solutions épuisées ? J’ai 65 ans, j’entends les mêmes mots que quand j’en avais 25. Les Etats Unis et l’Occident se retirent de la solution en poursuivant de tels principes.
Israël a récemment annoncé la construction de 620 logements à Jérusalem Est et de 900 autres à Har Homa à côté de Bethléem, comment envisagez-vous la suite des évènements ?
Je ne doute pas que la situation des Palestiniens va empirer avant qu’il y ait une reconnaissance de leurs droits. Les constructions peuvent même accélérer ça. Israël va essayer d’expulser un maximum de Palestiniens le plus vite possible. Israël se rend compte que le monde est entrain de changer et qu’il ne change pas en sa faveur. Il y a un certain nombre d’Israéliens qui partent. Ici en Californie, il y a 300 000 Israélo-américains, j’ai même entendu parler d’un demi-million. Qui voudrait vivre en Israël ? Même certains juifs qui étaient prêts à partir s’y installer n’iront pas, ils sont épuisés. L’économie n’y est pas meilleure qu’ailleurs, et la proportion juifs/arabes n’est pas en leur faveur. C’est pour ça qu’ils font pression. S’ils ne peuvent pas faire venir des juifs d’ailleurs, ils doivent expulser les Palestiniens. Israël est de plus en plus agressif ce qui endommage son image. Seul les Etats-Unis ont une image meilleure, mais ça va changer. L’Etat hébreu cherche à créer une forteresse aussi vite que possible.
Est-ce qu’une solution à deux Etats serait envisageable ?
Le fait que ce soit un seul état, ou intégré à un autre pays, ou dix ou douze, n’est pas important pourvu que les droits humanitaires y soient respectés.
Quand partira la prochaine flottille ?
Officiellement, elle devrait partir la troisième semaine de juin, mais ce n’est pas comme les lignes aériennes… Mais nous sommes à peu près sûr qu’avant fin juin nous nous trouverons à Gaza ou un peu au nord.
Des médias ont mentionné qu’il y a eu tellement de demandes de la part de participants juifs que l’organisation a dû refuser du monde, est-ce vrai ?
Je ne peux pas parler des détails, ce que je sais c’est qu’au total près de 100 000 personnes veulent participer et monter à bord. Nous avons 1500 places, nous sommes obligés de refuser beaucoup de gens. On a fait beaucoup d’efforts pour inviter des représentants juifs à venir avec nous, et ici aux USA, ça n’a pas été si facile que ça. Dans l’US boat to Gaza, il y aura des Juifs, pour les autres pays, je ne sais pas. C’est souhaitable de notre point de vue. En 2008 il y avait des israéliens, ils ont été très bien accueillis à Gaza.
Qui est à l’initiative de cette nouvelle flottille ?
C’est un comité de 22 initiateurs, comprenant l’IHH (Turquie), Free Gaza (USA), l’Irlande, la France, l’Angleterre, l’Italie mais il y a aussi des pays qui travaillent ensemble pour un des bateaux comme le trio Canada Belgique Allemagne.
publié par iloubnan le 31 mai

David Cameron démissionne en tant que bienfaiteur du Fonds national juif

publié le lundi 6 juin 2011
Harriet Sherwood

 
Les militants propalestiniens affirment que c’est la pression de leur campagne qui a contraint le Premier Ministre à retirer son soutien.
David Cameron a démissionné de sa fonction de mécène du Fonds national juif (FNJ), une initiative que les militants propalestiniens revendiquent comme le résultat de leur campagne, alors que Downing Street soutient qu’elle entre dans un réexamen global des rapports du Premier Ministre avec les bonnes oeuvres.
Le FNJ n’est que l’une des nombreuses oeuvres de bienfaisance dont il se retire, déclare Downing St. Ses prédécesseurs, Gordon Brown et Tony Blair, avaient assuré leur rôle de bienfaiteur du FNJ tout au long de leur mandat de Premier.
Le FNJ, à l’origine, a été créé pour acheter des terres en Palestine et y établir des colonies juives, avant la création de l’État d’Israël.
Aujourd’hui, il s’agit d’une oeuvre mondiale de bienfaisance qui se décrit comme « le gardien de la terre et du peuple d’Israël », et qui s’est spécialisée dans la plantation de forêts. Des critiques affirment que le FNJ a exproprié des Palestiniens des terres qui leur appartiennent et qu’il a effacé des villages arabes d’avant 1948 en y plantant des forêts et y installant des parcs. Le FNJ est encore impliqué dans la démolition des villages bédouins dans le désert du Néguev, dans le cadre d’un plan de boisement.
Pour Sofiah Macleod, de la Campagne « Stop the JNF » au Royaume-Uni, la pression de l’organisation a conduit Cameron à se retirer. « Il s’est produit un changement dans l’opinion publique et une prise de conscience du comportement d’Israël, il y a eu une pression spécifique sur (Cameron) pour qu’il sorte du FNJ » dit-elle. « Nous pensons qu’il a démissionné en raison de cette pression politique. Étant donné le soutien que reçoit le FNJ de l’establishment, ce n’est certainement pas une décision qu’il a prise à la légère ».
La Campagne « Stop the JNF » a écrit une lettre ouverte au Premier Ministre ce mois-ci, affirmant que le FNJ avait commis des crimes de guerre contre le peuple palestinien et le pressait d’en démissionner en tant que mécène.
Une EDM (early day motion) déposée à la Chambre des Communes en mars regrettait que Cameron fût un bienfaiteur du FNJ et disait que la révocation du statut d’association reconnue d’utilité publique du FNJ devait être envisagée. Toutefois, Downing St maintient que la démission de Cameron rentre dans un réexamen plus large.
« Après la formation du gouvernement de coalition, une révision a été entreprise de toutes les organisations et oeuvres de bienfaisance auxquelles le Premier Ministre était associé. Suite à cette révision, le Premier Ministre s’est retiré d’un certain nombre d’oeuvres, dont le FNJ », indique Downing St dans un communiqué.
Traditionnellement, les dirigeants des trois principaux partis politiques deviennent bienfaiteurs du FNJ. Cependant, avec la démission de Cameron, plus aucun des trois dirigeants actuels ne l’est.
La Campagne Solidarité-Palestine s’est félicitée de cette décision. «  Elle reflète une réalité : il est aujourd’hui impossible pour tout dirigeant d’un parti sérieux d’accorder son soutien public au racisme » déclare Sarah Colborne, directrice de la Campagne, dans un communiqué.
« Le FNJ joue un rôle essentiel en favorisant la poursuite de la dépossession et des souffrances des Palestiniens ».
Le FNJ n’a pas voulu s’exprimer sur cette question. Dans une lettre au Guardian en octobre dernier, Samuel Hayek, président du FNJ pour le Royaume-Uni, déclarait : « Accuser le FNJ d’être un complice actif dans le nettoyage ethnique des Palestiniens constitue une déformation de la vérité au plus haut degré ». « Notre oeuvre environnementale et humanitaire n’est pas fondée sur une quelconque affiliation politique ou religieuse, mais sur le soutien à Israël et à sa population, quel qu’en soit leur contexte. C’était le cas avant que l’État moderne d’Israël ne soit créé, cela continuera d’être le cas tout au long de l’avenir. »
publié par le Guadian
traduction : JPP pour l’AFPS

Golan : L’armée israélienne ouvre le feu sur une foule

publié le lundi 6 juin 2011
AFP

 
Des centaines de protestataires, agitant des drapeaux palestiniens et syriens, ont tenté de franchir une première barrière de barbelés avant un champ de mines.
L’armée israélienne a tiré dimanche sur des manifestants palestiniens et syriens qui tentaient de pénétrer sur le plateau du Golan occupé, faisant 23 morts et 350 blessés selon Damas, lors de l’anniversaire de la Naksa, la défaite arabe de juin 1967.
Les États-Unis se sont dit dimanche « profondément inquiets » et ont appelé les parties au calme à la suite de ces nouvelles violences sur le Golan.
Des centaines de protestataires, agitant des drapeaux palestiniens et syriens, ont tenté de franchir une première barrière de barbelés avant un champ de mines, tout près de la ville de Majdal Chams, dans la partie occupée du Golan, selon des photographes de l’AFP.
Contrairement aux commémorations de la Nakba (catastrophe) palestinienne le 15 mai, aucun manifestant n’a réussi à franchir la ligne de cessez-le-feu et le porte-parole de l’armée, Yoav Mordechai, a annoncé que la situation était « sous contrôle ».
Dans la soirée, plusieurs centaines de jeunes de Majdal Chams, le chef-lieu des localités druzes du Golan, ont attaqué à coups de pierres les forces israéliennes déployées pour contenir les manifestants massés du côté syrien du plateau.
Ces heurts ont éclaté quand des nuages de gaz lacrymogènes tirés en direction de la Syrie se sont répandus dans le bourg de Majdal Chams, a constaté un photographe de l’AFP.
Du côté syrien de la clôture frontalière, des protestataires sont restés sur place, à l’abri d’un fossé, et ont allumé des feux de camp.
Par ailleurs, des jeunes Palestiniens et Syriens ont lancé un sit-in dans la ville de Kuneitra, vers où affluaient des milliers de personnes, selon la TV syrienne.
Vingt-trois personnes et 350 autres ont été blessées par les tirs israéliens aux abords du Golan, a ajouté la télévision.
Un médecin de Kuneitra, dans la partie non occupée, Ali Kanaane, a précisé à l’agence Sana que les tués avaient été « touchés par balles dans la tête et la poitrine ».
Un porte-parole de l’armée israélienne a assuré que les militaires n’avaient « pas eu d’autre choix que d’ouvrir le feu en direction des pieds des manifestants afin de les dissuader », plusieurs dizaines d’entre eux ayant ignoré les avertissements verbaux et les coups de semonce.
Un photographe de l’AFP à Majdal Chams a vu une vingtaine de manifestants blessés, certains ensanglantés, évacués du côté syrien, l’armée israélienne dénombrant 12 victimes.
Comme le 15 mai, l’armée israélienne a accusé le régime de Damas de « provocation » pour détourner l’attention de la sanglante répression des manifestations contre le régime, faisant état de projectiles lancés par les manifestants mais pas d’armes de guerre en leur possession.
Le premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé des « éléments extrémistes » qui « s’évertuent à forcer nos frontières, menaçant nos communautés et nos citoyens ».
Les manifestations ne se sont pas limitées au Golan syrien, rassemblant des centaines de personnes dans les territoires palestiniens, tandis que les réfugiés palestiniens au Liban observaient une journée de deuil, l’armée libanaise ayant interdit les marches près de la frontière avec Israël.
Le 15 mai, lors de l’anniversaire de la Nakba, l’exode de centaines de milliers de Palestiniens avec la création de l’État d’Israël en 1948, des centaines de manifestants étaient parvenus à traverser la clôture pour atteindre Majdal Chams.
Quatre personnes avaient été tuées par l’armée israélienne. Six autres manifestants avaient été tués à la frontière libanaise.
Israël a conquis en juin 1967 le Sinaï égyptien, restitué en 1982, le Golan, la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est et la bande de Gaza.
Il a annexé le Golan et Jérusalem-Est, des proclamations non reconnues par la communauté internationale, qui considère ces territoires comme occupés, de même que la Cisjordanie, tandis que la bande de Gaza, évacuée en 2005, reste soumise à un blocus israélien et au contrôle de ses frontières par Israël.

Abbas accepte l’offre de Paris, Netanyahu la « soupèse »

06/06/2011
Le président palestinien Mahmoud Abbas a donné son accord pour participer à une conférence de paix israélo-palestinienne à Paris, tandis qu'Israël « soupèse » la proposition française, a-t-on appris hier de sources officielles.
« Le président Abbas a informé le ministre (français des Affaires étrangères Alain) Juppé de son accord officiel à l'initiative française pour réunir une conférence internationale de paix à Paris », a déclaré son conseiller politique, Nimr Hammad. Cet accord dépend cependant « de la position israélienne sur l'initiative française de lancer les négociations sur la base des frontières de 1967 pour un État palestinien », a précisé M. Hammad. « Afin d'entamer les négociations, la base de celles-ci doit être de mettre fin à l'occupation israélienne des territoires palestiniens occupés depuis 1967 en définissant les frontières de l'État sur cette base, avec des échanges de territoires agréés entre les parties palestinienne et israélienne », a-t-il rappelé.
Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a estimé que la réponse de M. Abbas à la proposition française était « hâtive et dénuée de sens aujourd'hui », en qualifiant les négociations « d'absurdes ». « Cette proposition française ne sert qu'à ramener la partie palestinienne à la table des négociations sans la moindre contrepartie », a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.
Côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait savoir que son pays « soupesait » la proposition française. « Nous apprécions hautement nos amis français et je leur répondrai après que nous aurons soupesé leurs propositions », a déclaré M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau, dans une première réaction officielle à l'initiative française. « Évidemment, il est impossible de mettre en œuvre toutes les propositions (françaises). Il faut se concentrer sur une initiative et nous aussi avons nos idées » sur la question, a-t-il souligné. « Nous examinerons comment la proposition française peut s'insérer dans d'autres initiatives et nous en discuterons aussi avec nos amis américains », a ajouté M. Netanyahu. Hier, il a en outre réaffirmé qu'Israël ne négociera « pas avec un gouvernement dont la moitié est composée par le Hamas, une organisation terroriste qui veut détruire Israël ».
Par ailleurs, des milliers d'Israéliens ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre la poursuite de l'occupation des territoires palestiniens, à l'occasion de l'anniversaire de leur conquête par Israël lors de la guerre des Six-Jours en 1967. Les manifestants, plus de 10 000 selon les organisateurs, juifs en majorité mais également arabes, ont défilé dans le centre de Tel-Aviv, appelant à la création d'un « État palestinien dans l'intérêt d'Israël », dans les lignes du 4 juin 1967, juste avant la guerre. Défilant à l'appel d'un collectif de mouvements antioccupation de gauche, ils ont brandi des pancartes avec des caricatures du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en joueur de flûte de Hamelin, avec l'inscription « Netanyahu nous entraîne à la catastrophe ».
(Source : AFP) 

Les camps commémorent la naksa dans le calme sous le slogan du droit au retour

06/06/2011
Les réfugiés palestiniens au Liban ont célébré hier le 44e anniversaire de la naksa, la défaite des forces arabes face à Israël au cours de la guerre des Six-Jours en 1967. Dans les 12 camps palestiniens, les magasins étaient fermés et des drapeaux noirs ont été accrochés en signe de deuil, notamment dans le camp de Aïn el-Héloué, où des Palestiniens ont marché, dénonçant les « crimes israéliens » et appelant les peuples arabes à se joindre à la lutte pour « reconquérir la terre de Palestine ». L'armée, de son côté, avait renforcé sa présence autour des camps, surtout dans le Sud où des barrages ont été installés sur la route menant à la frontière.
Rappelons que les autorités libanaises avaient fait part de leur détermination d'empêcher la réédition des événements du 15 mai dernier, quand l'armée israélienne avait ouvert le feu sur des Libanais et des Palestiniens, venus à la frontière libanaise et sur le plateau du Golan commémorer la nakba, qui marque l'exode de milliers de Palestiniens avec la création de l'État d'Israël en 1948.
Respect des directives libanaises
À cet effet, tôt dans la matinée d'hier, le secrétaire général des comités populaires palestiniens au Sud, Ihsan Jamal, a déclaré qu'aucune manifestation n'a été annulée, pour la simple raison qu'aucune action n'a été prévue à l'extérieur des camps, les organisateurs s'étant ainsi conformés aux directives et aux recommandations des autorités libanaises « souveraines sur leur territoire ». Il a également rappelé que toutes les décisions sont prises « en concertation » avec les autorités libanaises, dans le souci de ne pas mettre la stabilité du pays « en danger ».
Des témoins ont cependant indiqué au site d'informations électronique www.nowlebanon.com que des jeunes Palestiniens ont tenté de brûler des pneus à l'entrée du camp de Rachidiyé, à proximité d'un barrage de l'armée libanaise, mais ils ont immédiatement été ramenés dans le camp par les combattants armés de l'OLP, qui ont tiré en l'air.
Les autres camps palestiniens ont commémoré la naksa dans un climat plus calme. À Tyr, un sit-in a été organisé à l'entrée du camp de Bourj el-Chamali, au cours duquel un membre du Hamas au Liban a invité à « tirer les leçons » de la naksa et d'arrêter de croire aux fausses promesses des « Américains et des sionistes », assurant que les réfugiés palestiniens expriment en ce jour leur attachement à défendre leurs droits, surtout celui du « retour à leur terre occupée ».
Les organisations palestiniennes ainsi que les réfugiés des camps de Beyrouth et du Nord ont décidé, après « l'annulation de la marche de la naksa », d'organiser des sit-in et des marches à l'intérieur des camps, déclarant haut et fort que le temps des défaites « est révolu » et que le peuple palestinien était « prêt » pour que « le rêve du retour devienne réalité ».
À Bourj el-Barajneh, un rassemblement a eu lieu devant la mosquée al-Forkan, au cours duquel le responsable du commandement général au Liban, Abou Imad Ramez, a insisté sur le droit des Palestiniens au retour, dénonçant les « massacres » perpétrés par Israël contre les civils innocents.
La manifestation la plus originale reste celle qui a eu lieu au camp de Mar Élias où l'artiste Georges Zeeny a exposé des photographies de la ville de Yafa, sur le trottoir à côté de l'entrée du camp, en présence du secrétaire général du Fateh à Beyrouth, Samir Abou Ofaiche, et des membres du Front démocratique, ainsi que des représentants d'organisations palestiniennes et une foule de réfugiés.
Des mots ont été prononcés en faveur du retour des Palestiniens à leur terre, et si tous les discours ont mis l'accent sur le droit des Palestiniens à vivre dans un État indépendant, certains, comme à Chatila, ont dénoncé la décision d'interdire la manifestation prévue à la frontière.

Nahr el-Bared
Un grand rassemblement populaire a été organisé au camp de Nahr el-Bared, sous le slogan du retour au pays. Les organisateurs ont insisté sur le droit des Palestiniens de vivre dans un État libre dont la capitale serait Jérusalem. Ils ont également exprimé leur droit à reconstruire le camp détruit durant les affrontements de 2007.
Au cours d'une allocution qu'il a prononcée pour l'occasion, le secrétaire général du rassemblement des comités du droit au retour, Abdallah Zayb, a appelé la communauté internationale à faire pression sur l'État hébreu afin de « mettre un terme à l'occupation des terres palestiniennes et arabes depuis l'agression de 1967 » et pour que les Palestiniens puissent édifier « un État indépendant et souverain qui accueillerait les réfugiés ».
Pour sa part, Abou Louay Arkan, membre du comité central du Front démocratique pour la libération de la Palestine, a certifié que, sans l'application de la résolution 194 relative au retour des Palestiniens à leur terre, « la région ne trouvera ni stabilité ni paix ».
Il a en revanche appelé les dirigeants palestiniens à « profiter » des prises de position du président américain Barack Obama et du Premier ministre Benjamin Netanyahu au sujet de la situation interpalestinienne. Il a également souhaité que l'entente entre les parties palestiniennes soit consolidée pour que le peuple uni soit à même de recouvrer sa terre.
Notons par ailleurs que l'ambassadeur iranien Ghadanfar Abadi a inauguré une salle nouvellement réhabilitée au centre arabo-palestinien du camp de Bourj el-Barajneh. L'occasion pour lui de réitérer son soutien au peuple palestinien de dénoncer l'hégémonie israélo-américaine et de rappeler que l'Iran soutient les Palestiniens ainsi que la résistance au Liban, regrettant que des pressions internationales et locales aient poussé le Liban à interdire la manifestation à la frontière, pour commémorer la naksa. 

Le souvenir de la naksa enflamme le Golan

06/06/2011
L'armée israélienne a tiré hier sur des manifestants palestiniens et syriens qui tentaient de pénétrer sur le plateau du Golan occupé, lors de l'anniversaire de la naksa, la défaite arabe de juin 1967. Des centaines de protestataires, agitant des drapeaux palestiniens et syriens, ont tenté de franchir une première barrière de barbelés avant un champ de mines, tout près de la ville de Majdal Chams, dans la partie occupée du Golan. Contrairement aux commémorations de la nakba (catastrophe) palestinienne le 15 mai, aucun manifestant n'a réussi à franchir la ligne de cessez-le-feu et le porte-parole de l'armée, Yoav Mordechai, a annoncé que la situation était « sous contrôle ». Dans la soirée, plusieurs centaines de jeunes de Majdal Chams, le chef-lieu des localités druzes du Golan, ont attaqué à coups de pierres les forces israéliennes déployées pour contenir les manifestants massés du côté syrien du plateau. Ces heurts ont éclaté quand des nuages de gaz lacrymogènes tirés en direction de la Syrie se sont répandus dans le bourg de Majdal Chams. Du côté syrien de la clôture frontalière, des protestataires sont restés sur place, à l'abri d'un fossé, et ont allumé des feux de camp.
Par ailleurs, des jeunes Palestiniens et Syriens ont lancé un sit-in dans la ville de Kuneitra, vers où affluaient des milliers de personnes, selon la télévision syrienne. Vingt personnes ont été tuées et 325 autres ont été blessées par les tirs israéliens, a ajouté la télévision. Un médecin de Kuneitra, dans la partie non occupée du Golan, Ali Kanaane, a précisé à l'agence SANA que les tués avaient été « touchés par balles dans la tête et la poitrine ». Un porte-parole de l'armée israélienne a assuré que les militaires n'avaient « pas eu d'autre choix que d'ouvrir le feu en direction des pieds des manifestants afin de les dissuader », plusieurs dizaines d'entre eux ayant ignoré les avertissements verbaux et les coups de semonce. Un correspondant de presse à Majdal Chams a vu une vingtaine de manifestants blessés, certains ensanglantés, évacués du côté syrien, l'armée israélienne dénombrant 12 victimes.
Comme le 15 mai, l'armée israélienne a accusé Damas de « provocation » pour détourner l'attention de la sanglante répression des manifestations contre le régime, faisant état de projectiles lancés par les manifestants mais pas d'armes de guerre en leur possession. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé des « éléments extrémistes » qui « s'évertuent à forcer nos frontières, menaçant nos communautés et nos citoyens ».
Les manifestations ne se sont pas limitées au Golan syrien, rassemblant des centaines de personnes dans les territoires palestiniens. Le 15 mai, lors de l'anniversaire de la nakba, l'exode de centaines de milliers de Palestiniens avec la création de l'État d'Israël en 1948, des centaines de manifestants étaient parvenus à traverser la clôture pour atteindre Majdal Chams. Quatre avaient été tués par l'armée israélienne. Six autres manifestants avaient été tués à la frontière libanaise.
Les États-Unis ont vivement réagi à la suite de ces nouvelles violences sur le Golan. « Nous sommes profondément inquiets des événements qui ont eu lieu aujourd'hui sur le plateau du Golan et qui se sont traduits par des morts et des blessés », a déclaré hier soir le département d'État. « Nous appelons toutes les parties à la retenue. Des actes de provocation comme ceux-ci doivent être évités », a ajouté le département d'État, qui a souligné « qu'Israël, comme tous les États souverains, a le droit de se défendre ».
(Source : AFP) 

Les militaires sionistes ont encerclé une mosquée, à la noble Qods

06 Juin 2011 08:21 
IRIB- Les militaires sionistes, en encerclant, dimanche, la mosquée d'As-Sahera, à la noble Qods, ont tenté d'arrêter les Palestiniens qui s'y étaient rassemblés. Selon l'Agence palestinienne Vafa, après le rassemblement de membres du Fatah, dans l'avenue Az-Zahra et dans la mosquée d'as-Sahera, à l'occasion du 44ème anniversaire de la guerre des 6 jours, baptisé le jour d'«Al-Naksa», les militaires sionistes ont encerclé le quartier. D'autre part, les manifestants syriens et palestiniens ont annoncé qu'ils procèderaient à un sit-in, sur la ligne de contact, sur les hauteurs occupées du Golan, en guise de protestation contre les crimes des Sionistes. Des milliers de Syriens et de Palestiniens ont entamé leur marche vers les hauteurs du Golan, pour participer à ce sit-in. Selon les dernières nouvelles, lors de l'attaque des militaires sionistes contre les manifestants qui tentaient de monter sur les hauteurs du Golan occupées, à l'occasion du jour d'«Al-Naksa», au moins, 20 personnes, sont tombées en martyres, tandis que 325 autres étaient blessées.
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Golan : la mort de deux militaires sionistes

06 Juin 2011 11:22 
IRIB- L’explosion d’une mine sur le passage d’un véhicule blindé appartenant aux militaires israéliens a couté la vie à deux d’entre eux. L’incident s’est produit au Golan au lendemain d’affrontements entre les soldats sionistes et les manifestants palestiniens et libanais, affrontements qui ont fait au moins 22 morts dans les rangs de ces derniers. Plus de 320 réfugiés palestiniens et libanais ont été blessés au cours de ces incidents.  
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Mahmoud Abbas accepte la proposition de la France de relancer les négociations de paix

05 Juin 2011 18:48 
IRIB- Le Président de l'Autorité autonome palestinienne, Mahmoud Abbas, a donné son accord à la France, pour participer à une Conférence de paix israélo-palestinienne, à Paris, pour négocier "sur la base des lignes de 1967", a indiqué, dimanche, son conseiller politique.
"Le Président Abbas a informé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, de son accord officiel à l'initiative française, pour réunir une Conférence internationale de paix, à Paris", a déclaré son conseiller, Nimr Hammad. "Le Président Abbas a précisé au ministre français des Affaires étrangères que son accord dépendait de la position israélienne, sur l'initiative française de lancer les négociations, sur la base des frontières de 1967, pour un Etat palestinien", a-t-il nuancé. Benyamin Netanyahu a, de son côté, accueilli, sans enthousiasme, la proposition française. Le Mouvement de la résistance islamique de la Palestine, le Hamas, a, en revanche, estimé, dans un communiqué, que la réponse de M. Abbas à la proposition française était "hâtive et dénuée de sens, aujourd'hui", en qualifiant les négociations d'"absurdes". "Cette proposition française ne sert qu'à ramener la partie palestinienne à la table des négociations, sans la moindre contrepartie", a déclaré le Porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri. Dans le même temps, Salah al-Bardawil, membre du bureau politique du Hamas, a, également, condamné, l'approbation d'Abbas à la proposition française qui vise à pousser les Palestiniens à reprendre les négociations de paix avec Israël. Il a déclaré que la position était "précipitée, peu judicieuse et sans intérêt, en ce moment. "Nous considérons l'approbation de l'initiative française, pour revenir, encore une fois, au cycle de vaines négociations, sur les questions liées à Israël, comme la sécurité et les frontières - qu'Israël veut imposer à l'intérieur des frontières de 1967 - comme une sorte de machine arrière de l'Autorité palestinienne, un échec à régler le conflit avec l'ennemi israélien, ainsi qu’un pas en arrière, dans l'unité palestinienne", a-t-il souligné. "Mahmoud Abbas ne doit, a-t-il précisé, décider d'aucune démarche, hors du commandement unifié, créé, par la réconciliation palestinienne, en particulier, parce qu'Israël se fiche de telles démarches. Il prend et ne donne rien, et il en tire tous les bénéfices. Une telle démarche affaiblira la position palestinienne et réduira les exigences minimales palestiniennes". Le numéro deux du bureau politique du Mouvement de la résistance islamique de la Palestine, (Hamas), Moussa Abou Marzouk, a, aussi, qualifié d'absurdes, les négociations de paix avec le régime sioniste, tout en soulignant la nécessité de poursuivre la résistance. "L'option des négociations est inutile, car les Sionistes ont démontré, au cours de ces deux dernières décennies, que les négociations leur servent de prétexte, pour réaliser leurs ambitions maximalistes, notamment, en ce qui concerne la judaïsation de la ville de Qods", a-t-il rappelé. Les analystes politiques estiment que l'Occident, en présentant des plans de paix, tente de tuer le temps, en vue de permettre au régime israélien de faire avancer ses projets expansionnistes, dans les territoires palestiniens, avec, pour objectif, de faire capoter, en pratique, la création d'un Etat indépendant palestinien.  
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Erdogan : La Turquie ne fermera jamais les yeux devant la piraterie israélienne

[ 04/06/2011 - 19:22 ]
Turquie – CPI
Recep Tayyip Erdogan, premier ministre turc, a affirmé que son pays ne salue pas toute personne injuste envers le peuple palestinien. Erdogan parlait dans la ville turque Konya, hier vendredi 3 juin, lors de sa campagne électorale.
Erdogan a ajouté que la Turquie n’essaie pas d’être gentil face aux grandes puissances, que la Turquie ne pardonne pas ces opérations de piraterie dont les citoyens turcs sont le sujet dans la Méditerranée, que la Turquie ne fermera jamais les yeux devant la mort de neuf Turcs tués par les Israéliens sur le bateau Marmara l’année dernière.
Et à propos du président du parti de l’opposition appelant à améliorer les relations diplomatiques avec "Israël", Erdogan a répliqué : « Si nous avions laissé tomber la Palestine, nous ne pourrions plus parler à notre peuple turc. Si nous avions laissé tomber Gaza et la ville d'Al-Quds, nous ne pourrions pas porter la responsabilité de cela face à notre peuple. Et si nous avions laissé tomber Ramallah et Naplouse et Bethléem, nous ne pourrions plus vivre avec cette responsabilité sur les épaules ».
Erdogan a confirmé que le gouvernement turc fera tout pour que les aides humanitaires arrivent aux opprimés, sans faire aucune distinction de langue, de croyance ou de couleur.

Les colons sionistes détruisent une quarantaine de vignes dans le village de Beit Amer

[ 04/06/2011 - 20:17 ]
Al-Khalil – Safa, CPI
Dans la zone d’Aïn Al-Baïda du village de Beit Amer, au nord du département d’Al-Khalil, en Cisjordanie, vers la colonie de Beit Aïn, des colons sionistes ont détruit une quarantaine de vignes, cette après-midi, samedi 4 juin 2011.
Mohammed Awad, activiste dans la résistance contre le mur de séparation discriminatoire et la colonisation, a informé Safa que les arbres appartiennent à plusieurs familles du village de Beit Amer. Il souligne que ce n’est pas la première fois que les colons commettent de tels actes.
A noter que plusieurs villageois et militants étrangers solidaires avec les habitants qui souffrent des agissements de ces colons et des mesures injustes des occupants israéliens ont mené plusieurs activités de protestation. En effet, la semaine dernière, les autorités de l’occupation israélienne ont interdit aux villageois de travailler leurs terres et ont détruit une vingtaine de vignes.

Deux députés sionistes appellent à présenter des sites historiques palestiniens comme juifs !

[ 04/06/2011 - 20:44 ]
An-Nassira – CPI
Deux membres de la Knesset israélienne ont appelé le gouvernement de Netanyahu à publier des timbres présentant des sites palestiniens comme étant des sites juifs, à l’occasion de la 44ème commémoration de la Naksa (la guerre de 1967) et l’occupation de la sainte ville d’Al-Quds.
Israel News a rapporté que le chef du groupe « Terre d’"Israël" » de la Knesset et le député du Likoud Ze’ev Elkin ont demandé au ministère des communications israélien de publier une série de timbres présentant des sites palestiniens comme des sites historiques juifs.
Les deux députés ont souligné dans leur mot adressé au ministre des communications qu’un tel acte portera au monde un message ressemblant au discours de Benyamin Netanyahu, le premier ministre, donné au Congres américain où il a avancé que la Cisjordanie ferait partie de l’ancienne patrie des Juifs.
Les sites en question sont la mosquée d’Al-Ibrahimi, dans la ville d’Al-Khalil, la mosquée de Bilal Ben Rabah, dans la ville Bethléem, la tombe de Youssef, dans la ville de Naplouse, Tel Chalwah, à Naplouse, le site de Soussya, dans Al-Khalil et Ariha, entre autres.

Des sanctions collectives dans la prison israélienne de Rimoun

[ 04/06/2011 - 21:24 ]
Al-Quds occupée – CPI
L’administration de la prison israélienne de Rimoun a imposé, samedi 4 juin 2011, des sanctions collectives aux captifs palestiniens, sous le prétexte de vouloir trouver le chargeur d’un téléphone portable dans leurs cellules.
Les familles des captifs ont rapporté au correspondant du Centre Palestinien d’Information (CPI) que l’administration de la prison a retiré tous les appareils électriques des cellules, et qu’elle a interdit toute visite pour deux mois. Elle a aussi interdit la récréation quotidienne pour deux mois.
Les captifs, la plupart condamnés à de longues peines, se plaignent du très mauvais traitement de l’administration et de son refus de tout dialogue.
Les captifs ont appelé toutes les institutions juridiques et humanitaires à intervenir afin d’arrêter toutes ces agressions pratiquées contre eux.

La fermeture du passage de Rafah n’est que pour des raisons techniques et administratives

[ 04/06/2011 - 23:16 ]
Gaza – CPI
Le colonel Salama Baraka, directeur des points de passage de la bande de Gaza, a confirmé que la fermeture du point de passage de Rafah par les autorités égyptiennes est pour des raisons techniques et administratives, et non pour des raisons politiques. Le seul problème, c’est que les Palestiniens n’étaient pas informés.
Dans une conférence de presse donnée samedi 4 juin 2011, Baraka a dit que la fermeture a causé l’entassement des gens, qui ont ensuite protesté contre cette fermeture impromptue.
La fermeture du point de passage a eu lieu pour des travaux de restauration et d’entretien. « Nous comprenons qu’il y a des travaux d’entretien et de développement, mais il devait y avoir une coordination préalable. Nous, nous n’avons été informés de rien. »
Baraka a indiqué espérer que le passage reprenne son rôle de façon normale et selon les nouveaux accords. Il a enfin montré de l’optimisme pour la reprise des contacts avec les Egyptiens pour des solutions alternatives.

Une cellule-mixeur, une nouvelle torture israélienne

[ 04/06/2011 - 21:52 ]
Ramallah – CPI
Le mouvement populaire pour soutenir les captifs et les droits palestiniens a confirmé que les autorités de l’occupation israélienne utilisent des cellules en plastique, tournant comme un mixeur, pour torturer les captifs palestiniens et pour leur tirer des aveux.
Nichaat Al-Wahidi, coordinateur général du mouvement et responsable d’informations du comité des captifs, a rapporté de la captive Fatima Younes Al-Zaq, qui vient de quitter les prisons israéliennes, qu’elle a été le sujet d’une telle torture. Les occupants israéliens l’ont mise dans une cette cellule qui tourne de manière violente pour 15 minutes. Après un arrêt de quelques minutes, la cellule reprend son mouvement. La captive devait s’accroupir.
La cellule tournante est cylindrique et a un diamètre d’un mètre. Sa base supérieure est ouverte pour laisser passer une lumière aveuglante, dit la captive Al-Zaq.
Elle ajoute que cette cellule a été utilisée à son encontre, vers le passage de Beit Hanoun (Erez). Les soldats de l’occupation israélienne l’ont amenée via des chemins très sinueux, une torture supplémentaire.

L'occupation israélienne en état d'alerte pour l'anniversaire de la Guerre des Six jours

[ 05/06/2011 - 08:35 ]
Agences
L'armée et la police de l'occupation israélienne ont annoncé, dimanche, leur état d'alerte face à de possibles manifestations palestiniennes au 44ème anniversaire de la Naksa, la défaite des forces arabes face à l'occupation israélienne, lors de la guerre des Six-Jours en 1967, selon des sources militaires.
Selon les sources, en dépit du calme qui a régné en fin de semaine et l'interdiction par l'armée libanaise d'une manifestation prévue, dimanche,  à la frontière avec l'entité sioniste, des renforts d'occupants israéliens dépêchés à la frontière libanaise n'ont pas été retirés.
" Des forces sionistes ont été concentrées, par ailleurs, pour confronter toute éventualité dans le nord du plateau du Golan, dans le secteur de Majdal Chams, chef lieu des localités druzes du plateau", ont souligné des sources médiatiques.
Des centaines de manifestants, avaient franchi, le 15 mai, la clôture frontalière, malgré les  tirs des forces occupantes israélienne, en célébrant la Nakba (la catastrophe en arabe) qui désigne l'exode de centaines de milliers de Palestiniens avec la création de l'Etat sioniste "Israël"  en 1948.
Depuis lors l'armée a creusé un fossé le long de la clôture, placé de nouveaux barbelés et reconstitué les champs de mines longeant la ligne de cessez le feu.
L'armée israélienne avait indiqué en 2010 que le Golan comptait quelque 2.000 champs de mines signalés et entourés de barrières.
Des renforts ont été également dépêchés à la frontière avec la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée.
L'armée a annulé les permissions pour la fin de la semaine et équipé des unités déployées aux frontières d'armes anti-émeutes a indiqué la radio militaire.
Le porte parole, de la police sioniste, Micky Rosenfeld a indiqué que son dispositif, en particulier à Jérusalem-Est et dans le nord du pays, déployant des milliers d'hommes pour appuyer si besoin les troupes déployées aux frontières, a été renforcé.
De sa part, le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, avait mis en garde jeudi, contre toute violation des frontières au cours des manifestations annoncées, dimanche, pour la Naksa et ordonné à l'armée d'agir avec retenue mais avec la fermeté nécessaire pour protéger les frontières et les citoyens, selon ses propos.
Il est à noter que les forces occupantes israéliennes ont fait, le 15 mai, au cours de la commémoration de la Nakba (catastrophe), 10 morts: 6 à la frontière libanaise et 4 près de Majdal Chams(Plateau du Golan).
En effet, l'ennemi occupant israélien avait conquis, lors de la guerre de juin 1967, la péninsule du Sinaï, rendue à l'Egypte en 1982, le plateau syrien du Golan, la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est(la parte orientale d'al Qods) annexée depuis, et la bande Gaza que l'occupation israélienne s'est retiré en 2005, tout en imposant un blocus sévère aérien, naval et partiellement terrestre.

La prisonnière Douae Jayyousi entre dans sa dixième année dans les prisons de l'occupation

[ 05/06/2011 - 09:51 ]
Gaza - CPI
Le Directeur du département des statistiques, au ministère de détenus et libérés, Abdel Nasser Farawana a affirmé que la prisonnière Douae Ziad Jamil Jayyousi, 30 ans, est entrée, hier, dans sa dixième année en continu dans les prisons de l'occupation sioniste.
Farawana a souligné que Jayyousi dont les origines remontent à la ville de Tulkarem, a été arrêtée de son domicile dans la nuit, le 6 Juin 2002, sur des accusations d'appartenance au "Front Populaire pour la Libération de la Palestine", et d'aider le martyre du front pour la mise en œuvre d'une opération martyre de "Netanya", qui a conduit à la mort et la blessure d'un certain nombre de sionistes, selon les accusations sionistes.
Il a poursuivi que la détenue Jayyousi s'est exposée  aux différents types de torture, traitements cruels, puis a été condamnée à la prison ferme à vie trois fois, ainsi que les 32 ans (329 ans), qui se trouve maintenant en prison de Damon, dans la nature sauvage du Carmel dans le nord de Haïfa de la Palestine.
Farawana a expliqué que la prisonnière est l'une des cinq détenues purgeant une peine à perpétuité pour une ou plusieurs fois, qui sont: Ahlam Tamimi, Kahira Saadi, Amina Mouna, Sana Chehadeh.
La famille de la prisonnière Jayyoussi avait rapporté à Farawana qu'elle souffre d'une entorse de la colonne vertébrale et des douleurs des dents et des gencives, et l'administration pénitentiaire refus d'entrer un médecin ou de traitement pour elle.

Abou Shaar : Fermeture du passage de Rafah du côté palestinien dimanche

[ 05/06/2011 - 11:17 ]
Gaza – CPI
Le Lieutenant-colonel Ayoub Abou Shaar, directeur du passage de Rafah, a déclaré que le passage est fermé aujourd’hui dimanche du côté palestinien.
« Nous attendons les résultats des consultations entre le ministère des Affaires étrangères palestinien et le gouvernement égyptien », a-t-il affirmé dans un communiqué publié sur le site du ministère palestinien de l’Intérieur.
Le directeur a attribué la suspension du fonctionnement du passage au manque de clarté de son mécanisme au cours des derniers jours, la lenteur des procédures et sa fermeture samedi sans coordination avec la partie palestinienne.
Abou Shaar a précisé que les côtés palestinien et égyptien étaient sur le point de résoudre les problèmes administratifs et techniques qui entravaient le fonctionnement du passage, et que « sa réouverture sera annoncée dès que ces problèmes seront résolus ».
Les autorités égyptiennes avaient fermé le passage samedi 4 juin, sans coordination avec les palestiniens, pour des travaux de maintenance et de rénovation.

Jour de la Naksa : Etat d’alerte sans précédent dans les forces de l’armée sioniste

[ 05/06/2011 - 10:43 ]
Al-Qods occupée – CPI
Les autorités de l’occupation sioniste ont annoncé dimanche l’état de préparation et d’alerte maximum au sein de ses troupes, avec le renforcement de leur déploiement dans les zones dites « sensibles » car elles sont le lieu de frictions et d’affrontements lors des événements marquant la 44e commémoration de la Guerre des Six Jours en juin 1967, connue sous le nom de « la Naksa » (la défaite).
Selon ce qui a été rapporté par la radio hébreu, les troupes sionistes ont renforcé leur déploiement dans l’ensemble des territoires palestiniens, et ont raffermi leurs mesures de sécurité à al-Qods occupée et les zones frontalières avec le Liban, la Syrie et la bande de Gaza, en prévision d’éventuelles « émeutes ». Ces événements se produiront à l’occasion de la commémoration de la Naksa que les réfugiés palestiniens dans les pays voisins ont l’intention de commémorer en marchant vers les frontières palestiniennes, comme annoncé par les mouvements populaires et publics.
La radio a mentionné que la direction de l’armée sioniste a donné à ses soldats des instructions claires et explicites, selon lesquelles ils ne doivent permettre à personne de franchir les frontières des territoires palestiniens en 1948, et de tirer à balles réelles sur toute personne qui tente de pénétrer la frontière et de « porter atteinte à la souveraineté d’Israël ».
De son côté, le journal hébreu Maariv rapporte que le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a transmis ces derniers jours une série de lettres à différents côtés arabes, comprenant des menaces explicites et fermes d’utiliser une importante force militaire pour faire face à tout « incident grave exceptionnel » qui pourrait avoir lieu dans les zones frontalières palestiniennes lors de la commémoration de la Naksa. Cela concerne particulièrement les frontières du Liban et de la Syrie qui ont connu des affrontements violents avec les forces de l’occupation lors de la commémoration de la Nakba le mois dernier.

Golan syrien occupé: 3 martyrs et 14 blessés lors des tirs des forces occupantes israéliennes

[ 05/06/2011 - 12:52 ]
Agences
"'Trois martyrs et 14 blessés, dont deux dans un état critique, sont tombés, aujourd'hui,  par les tirs des forces occupantes israéliennes quant ils se ressemblaient face au Golan syrien occupé à l'occasion de l'anniversaire de la défaite de juin (la Naksa arabe)", selon une source officielle syrienne.
Le directeur de l'hôpital de Mamdouh Abaza à Quneitra, Dr. Ali Kanaan, a souligné que les dépouilles de deux martyrs sont arrivées à l'hôpital, ainsi que 14 blessés tombés par le feu des forces d'occupation israélienne.
"Deux des blessés sont dans un état critique", a-t-il souligné.
 Selon la source, les forces de l'occupation israélienne ont utilisé les balles réelles et les bombes lacrymogènes contre les jeunes qui tentaient de regagner leur terre occupée.
Elle a ajouté qu'un adolescent a rapporté la détermination des manifestants à retourner à leur terre. Insistant sur leur fermeté en déclarant:"Ou bien nous tombons martyrs ou bien nous retournons à notre terre occupée", a -t-il ajouté l'adolescent.
Un autre jeune a affirmé qu'il est de leur droit légitime de retourner et que les convois des martyrs continueront à affluer jusqu'à la libération de la terre.
Notons que les jeunes se sont rassemblés devant la barrière de barbelés, imposé par l'ennemi occupant israélien pour empêcher les Syriens et Palestiniens de retourner à leur terre occupée.

Al-Bardawil : Rien de nouveau dans l’accord d’échange

[ 05/06/2011 - 13:37 ]
Gaza – CPI
Le dirigeant au mouvement du Hamas, le docteur Salah al-Bardawil, a démenti les informations sur l’évolution dans l’affaire de l’échange des prisonniers avec le soldat sioniste Gilad Shalit. Il a qualifié ces informations de « rumeurs médiatiques seulement, il n’y a rien de nouveau sur le terrain ».
Al-Bardawil a affirmé dans des déclarations exclusives à l’agence Qods Press que les consultations pour former le gouvernement d’union nationale ne sont pas encore terminées.
Il a nié le fait que le désaccord persiste concernant les déclarations du Dr al-Zahhar au sein du mouvement du Hamas, en disant : « Le problème a été résolu définitivement, les déclarations de Mahmoud al-Zahhar avaient uniquement pour but de nier l’existence de tout changement dans la politique du mouvement à l’égard des négociations, cette divergence a été dépassée de manière fondatrice ».

Hamas: le soutien aux événements populaires et à la résistance est notre voie vers la libération

[ 05/06/2011 - 13:43 ]
Damas - CPI
Le Mouvement de la résistance islamique de Hamas a exprimé ses salutations et son soutien à la mobilité et les activités dirigées par le peuple palestinien à l'intérieur et au dispora (à l'étranger), considèrant cela comme un pas important vers le rétablissement des droits, en particulier le droit au retour, appelant à un soutien continu et de l'activer.
«Le soutien d'événements populaires et le mouvement de résistance est notre voie vers la libération, le retour et la défaite de l'occupation ", a confirmé le Hamas.
Le Hamas a souligné, dans un communiqué, publié dimanche le 5/6,  à l'occasion du 44ème anniversaire de la Naksa (défaite) en Juin 1967, que «toutes ces années n'ont pas fait oublier les générations leur cause palestinienne, malgré toutes les tentatives d'effacement, et n'a pas perdu (peuple palestinien) Al-Aqsa et Jérusalem, malgré les régimes de démolition et de judaïsation".
Le Mouvement a rejeté la politique de la renonciation des droits et des constantes nationales, en face de l'intransigeance de l'occupation israélienne, qui ne connaît que les pratiques criminelles à l'établissement et de judaïsation, appelant à reconsidérer radicalement la façon de traiter avec cette entité colonialiste, et tracer une nouvelle stratégie basée sur la résistance, qui protège les constantes, et défendre les droits nationaux.
En outre, le Hamas a inisisté sur l'attachement du peuple palestinien et son insistance sur la protection de Jérusalem et la Mosquée sainte d'al-Aqsa et de les défendre contre les attaques qui les visent à tous les jours à travers les campagnes de judaisation, de colonisation et de démolition, ainsi que par la modification de leurs paramètres, tout en considérant cette lutte un devoir légime saint, religieux et national et humanitaire, appelant "les États, les gouvernements, les peuples et les organisations à l'activer (la lutte)".

Cisjordanie : des dizaines de palestiniens blessés suite à la répression des forces sionistes

[ 05/06/2011 - 14:20 ]
Cisjordanie – CPI
Des sources palestiniennes ont rapporté que les forces de l’occupation sioniste ont tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et à gaz lacrymogène en direction de la marche des citoyens palestiniens lancée depuis le barrage de Qalandia situé au nord d’al-Qods occupé. Des dizaines de manifestants ont été blessés et asphyxiés.
Les sources ont indiqué que cinq palestiniens ont été blessés  par les balles des forces israéliennes, et ils ont été hospitalisés à Ramallah. Plus de 40 autres citoyens souffrent d’asphyxie due à l’inhalation de gaz lacrymogène, et les forces sionistes ont attaqué plusieurs personnalités palestiniens et des militants étrangers qui ont participé à la manifestation.
Des centaines de citoyens palestiniens étaient sortis pour une marche pacifique lancée devant le camp de réfugiés Qalandia en direction du barrage, à l’occasion de la 44e commémoration de la Naksa de 1967. Lorsque la marche s’est approchée, les forces sionistes ont ouvert le feu sur eux et ont lancé des bombes de gaz lacrymogène.
Dans un contexte similaire, des sources locales dans le village de Deir al-Hatab, à l’est de Naplouse, ont affirmé que des affrontements ont éclaté entre les forces d’occupation et des jeunes villageois. Ceci, suite à une manifestation organisée par les habitants du village pour exprimer leur refus de la colonisation de leurs terres et leur rasage, à l’occasion de la 44e commémoration de la Naksa palestinienne.
Les sources ont affirmé que de nombreux jeunes souffrent d’asphyxie à cause du gaz lacrymogène, et des terres agricoles ont été incendiées à cause des tirs de l’occupation.

Bi’lin : la résistance populaire contre le mur continue !

samedi 4 juin 2011
L’armée israélienne a, comme à son habitude, aspergé de gaz lacrymogènes, particulièrement toxiques, et d’eaux pestilentielles, les manifestants palestiniens, israéliens et internationaux, venus manifester ce vendredi contre le Mur de Bil’in et rappeler les expulsions et dépossessions subies en 1948 et en 1967.
Photo by Rani Bornat
Les soldats israéliens ont également aspergé de gaz lacrymogène les oliveraies dans l’intention d’y mettre le feu et ont ainsi incendié de nombreux oliviers.
Un journaliste travaillant pour Watan TV et Iranian TV, Khaled Mansra, a été blessé lors de cette marche non violente organisée par le Comité de résistance populaire contre le Mur, l’occupation et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Malgré la répression, les manifestants ont réussi à ôter des dizaines de mètres de barrière électronique.
Imad Bornat, sera ce samedi après-midi à la librairie Résistances, pour parler de cette lutte héroïque et hautement symbolique de la résistance populaire palestinienne.

CAPJPO-EuroPalestine
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Expulsion de Bédouins dans le Neguev : "Nous resterons sur nos terres"

dimanche 5 juin 2011
Le nettoyage ethnique se poursuit au grand galop. Les Bedouins de villages entiers du Neguev refusent de subir le sort des Indiens d’Amérique.
Article publié par le quotidien israélien Haaretz :
"Une ville juive doit être construite sur les terres bédouines, selon un projet de transfert dans le Néguev. Les habitants bédouins n’étaient pas squatteurs sur ces terres, ils y ont été transférés en 1956 par ordre direct de l’administration militaire en place à l’époque, mais à présent, leurs terres font partie du plan d’ensemble pour la région métropolitaine de Beer Sheva.
Les terres de l’une des communautés bédouines désignées pour être expulsées, selon un projet proposé par le gouvernement, sont destinées à la construction d’une nouvelle ville juive : Les documents ont été révélés par Adalah, centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, et obtenus par Haaretz. Dans les semaines à venir, le cabinet doit approuver le transfert forcé d’environ 30.000 Bédouins dans le voisinage de villes bédouines existantes.
Les habitants de cette communauté n’étaient pas squatteurs sur ces terres, ils y ont été transférés en 1956 par ordre direct de l’administration militaire en place à l’époque. Mais à présent, leurs terres font partie du plan d’ensemble pour la région métropolitaine de Beer Sheva.
La communauté comprend environ 1.000 habitants, tous membres du clan Abu Alkiyan. Ils vivent dans deux villages, Atir et Umn al-Hiran, situés près de Wadi Atir, à proximité de la nationale 316 et à l’est du village de Houra.
Jusqu’en 1948, le clan possédait le territoire maintenant accaparé par le kibboutz Shoval. Après la guerre, il a traversé le Néguev, à la recherche d’un nouveau territoire, mais n’en n’a pas trouvé, du fait que d’autres tribus avaient déjà revendiqué la plus grande partie des terres. En 1956, il s’est adressé à l’administration militaire qui l’a transféré dans la région de Wadi Atir.
D’après un document classifié de l’administration militaire, datant de 1957, le clan a reçu 7.000 dunams de terres près du wadi. Il s’est ensuite divisé en deux hameaux qui se partageaient les terres. Contrairement à ce qui se passe dans de nombreuses communautés bédouines, les maisons d’Atir et d’Umn al-Hiran sont construites en pierre.
En novembre, Haaretz nous a appris que le bureau du Premier Ministre avait empêché qu’Atir et Umn al-Hiran soient reconnus comme communes légales, à l’encontre des recommandations d’un comité professionnel du Conseil de la Planification et de la Construction. Les habitants ont déposé un recours contre les ordres d’expulsion, et certains sont déjà allés jusqu’à la Cour Suprême.
Pendant ce temps, un projet de construction d’une nouvelle ville juive qui doit s’appeler Hiran, a été présenté au comité de planification et de construction régional, qui a déjà entendu les objections des habitants bédouins. Le Ministère de l’Intérieur a informé Haaretz qu’un projet détaillé pour la première ville d’Hiran est déjà en discussion.
L’agence gouvernementale chargée de régulariser les villes bédouines du Néguev prétend que le clan Abu Alkiyan avait été évacué dans cette région par le Haut-Commissaire britannique avant la création de l’état, mais qu’il a depuis envahi les terres de l’état. Elle a également dit que l’état était en train de planifier de nouveaux quartiers qui conviendraient aux besoins du clan, dans la ville d’Houra.
« Nous sommes venus ici en 1956, après que l’état eût décidé de nous évacuer de Beit Kama, a raconté un habitant, Salim. Nous ne voulons pas partir ; nous n’espérons rien à Houra. Ils veulent construire une colonie juive sur cette terre et la nommer Hiran. Cela ne nous dérange pas d’être annexés à Hiran, du moment que nous restions sur notre terre. »
« Si quelqu’un au gouvernement pense qu’on peut nous expulser, c’est une erreur, a déclaré un autre membre de la famille. S’ils démolissent nos maisons, nous vivrons sous nos tentes. S’ils nous prennent nos tentes, ça nous est égal de vivre en plein air. Nous n’allons pas utiliser la force contre quiconque, mais nous ne quitterons pas nos terres. »
Récit de Jack Khoury et Yanir Yagna
Source : http://www.haaretz.com/print-edition/news/jewish-town-to-be-built-on-bedouin-land-under-negev-relocation-plan-1.365666
(Traduit par Ch.C. pour Capjpo-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine
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Tel Aviv : grosse manifestation contre l’occupation

dimanche 5 juin 2011
Des milliers de manifestants ont manifesté samedi à Tel-Aviv contre la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens, à l’occasion de l’anniversaire de leur conquête par Israël lors de la guerre des Six-Jours en 1967.

"Les manifestants, plus de 10.000 selon les organisateurs, juifs en majorité mais également arabes, ont défilé dans le centre de Tel-Aviv, appelant à la création d’un "État palestinien dans l’intérêt d’Israël", dans les lignes du 4 juin 1967, juste avant la guerre.
Défilant à l’appel d’un collectif de mouvements anti-occupation de gauche, ils ont brandi des pancartes avec des caricatures du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en joueur de flûte de Hamelin, avec l’inscription "Netanyahu nous entraîne à la catastrophe".
Arborant des drapeaux israéliens, rouges et palestiniens, les manifestants ont scandé "Netanyahu dit non à un État palestinien, nous disons oui", "Israël, Palestine, deux États pour deux peuples" et "Solidarité avec les Palestiniens".
La manifestation, autorisée par la police, commencée place Rabin s’est achevée par un rassemblement sur l’esplanade du Musée de Tel Aviv. À la tribune, une représentante du mouvement anti-colonisation La Paix Maintenant, Iran Gal, a "exprimé son angoisse" devant l’absence de perspectives de paix et accusé le gouvernement de "ne pas voir plus loin que le bout de son nez" quand il refuse de mettre un terme à l’occupation.
En Cisjordanie, des chrétiens ont organisé pour leur part un service religieux à un barrage militaire israélien près de Bethléem, pour marquer leur opposition à la poursuite de l’occupation et réclamer la "paix et la justice".
L’armée israélienne a été placée en ’état d’alerte’ avant les manifestations palestiniennes prévues dimanche pour le 44e anniversaire de la "Naksa", la défaite des forces arabes face à Israël lors de la guerre des Six-Jours. Des renforts ont été dépêchés à la frontière libanaise, sur le plateau du Golan occupé, où se situe la ligne de cessez-le-feu avec la Syrie, à la frontière avec la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Lors de la guerre de juin 1967, l’État hébreu avait conquis la péninsule du Sinaï, rendue à l’Égypte en 1982, le plateau syrien du Golan, la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est annexée depuis, et la bande Gaza dont Israël s’est retiré en 2005 tout en maintenant un blocus aérien, naval et partiellement terrestre.
(Dimanche, 05 juin 2011 - Avec les agences de presse)
Publié par http://www.aloufok.net/spip.php?auteur18
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L’armée israélienne aurait assassiné une vingtaine de manifestants non armés à la frontière avec la Syrie

dimanche 5 juin 2011
Au moins 20 manifestants non armés ont été tués par les troupes israéliennes le long de la frontière syrienne, tandis qu’ils tentaient de traverser la frontière [non-reconnue internationalement] entre les hauteurs du Golan sous occupation et la Syrie, ndique Al-Jazeera. Article publié par Info-palestine.net.
"Au moins 20 manifestants ont été assassinés, dont un garçon de 12 ans, et 220 autres ont été blessés tandis qu’ils défilaient sur les hauteurs du Golan, a fait savoir aujourd’hui la télévision d’Etat syrienne.
La foule s’était approchée de la frontière, ce dimanche, un jour considéré comme « jour de la Naksa » ou « jour de la défaite », marquant le 44e anniversaire de la guerre de 1967 au cours de laquelle Israël a occupé la région.
Andrew Simmons d’Al Jazeera, rapportant depuis Jérusalem, dit que l’armée israélienne prétend avoir tiré en l’air et ne fait pas état de victimes.
« Bien que la télévision syrienne ait annoncé des morts, il n’existe aucun moyen de le vérifier pour l’instant », selon lui.
« Mais nous avons vu cette avancée d’un grand nombre de manifestants qui tentaient de traverser une ligne de barbelés, puis s’étaient retrouvés au milieu d’une zone de tranchées. »
Les manifestants, la plupart des jeunes gens, ont finalement réussi à passer à travers les bobines de fils de fer barbelés marquant la [soit-disant] frontière, entrant ensuite dans une zone tampon et rampant vers une seconde clôture gardée par les troupes israéliennes d’occupation.
A certains moments, des manifestants ont été vus évacuant un manifestant mort ou blessé.
Mustafa Barghouthi, un responsable politique palestinien indépendant, a déclaré à Al Jazeera : « Ce que nous avons vu sur les hauteurs du Golan, comme face au checkpoint à Jérusalem [aujourd’hui], se sont des manifestants palestiniens pacifiques réclamant leur liberté et la fin de l’occupation, qui est devenue la plus longue de l’histoire moderne. »
« Et ils ont été confrontés à la terrible violence d’Israël. [Les soldats] ont tiré des coups de feu, envoyé des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des grenades propulsant des produits chimiques dangereux contre les manifestants. »
« Ils nous ont également tabassés. J’étais un de ceux qui a été frappé aujourd’hui par les soldats israéliens alors que nous étions pacifiquement en train d’atteindre le checkpoint à Jérusalem. »
Ghayath Awad, un Palestinien de 29 ans qui a reçu une balle à hauteur de la taille, a déclaré depuis un hôpital à l’agence Associated Press : « Nous avons essayé de couper les barbelés quand les soldats israéliens ont commencé à tirer sur nous. »
Mohammed Hasan, un étudiant de 16 ans, blessé aux deux pieds, a déclaré : « Nous voulons à cette occasion rappeler à l’Amérique et au monde entier que nous avons le droit de retourner dans notre pays. »
Le Département d’État américain a exprimé sa préoccupation ( ?) face aux affrontements.« Nous sommes profondément troublés par les événements qui ont eu lieu plus tôt aujourd’hui sur les hauteurs du Golan causant des blessés et des morts », a déclaré le Département d’Etat dans un communiqué.
Ces récentes manifestations ont pour but d’attirer l’attention sur le sort des réfugiés palestiniens qui ont été chassés de leurs foyers pendant la guerre de conquête de la Palestine par les sionistes en 1948. Aujourd’hui, environ un demi-million de réfugiés palestiniens vivent répartis sur 13 camps en Syrie."
Source : http://english.aljazeera.net/news/m...
(Traduction : Info-Palestine.net)
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Yes, we come ! Nouvelle vidéo !

dimanche 5 juin 2011 
Merci à foumonde.info pour cette belle vidéo où Lubna Marsawa de Jérusalem Est nous appelle à venir très nombreux en Cisjordanie le 8 juillet prochain. (Lubna a participé à toutes les flotilles pour Gaza, et se trouvait à bord du Mavi Marmara l’an dernier quand il a été attaqué par les escadrons israéliens. Ci-dessous, la version française et la version anglaise de cette vidéo.
Source : foumonde.info http://foumonde.info/spip.php?article26 pour pouvoir télécharger la vidéo.
CAPJPO-EuroPalestine

BDS : Procès d’Olivia Zémor le 17 juin à Paris

dimanche 5 juin 2011
Sammy Ghozlan, fanatique intégriste, colon négationniste et affabulateur, a demandé au gouvernement français de poursuivre Olivia Zémor, parce qu’elle a publié une vidéo appelant au boycott des produits exportés par Israël. Les juges de la 17ème Chambre correctionnnelle du Palais de Justice de Paris devront dire si refuser d’encourager l’occupation est un crime, une incitation à la haine et à la violence. Rendez-vous le 17 juin prochain.
Chère amies, Chers amis,
Je suis appelée à comparaître seule devant la 17ème chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris, le vendredi 17 juin prochain, pour avoir publié sur notre site une vidéo d’une action BDS au Carrefour d’Evry, menée par une dizaine d’organisations, et signées par elles, comme vous pouvez le voir en cliquant ici : http://www.youtube.com/watch?v=dWFlRDfcxYQ
Nous avons manifesté notre solidarité en publiant cette action sur notre site en juillet 2009, bien que nous n’ayons pu y participer, car elle a eu lieu au moment même où la librairie Résistances était saccagée par la LDJ.
Les parties civiles (officines israéliennes habituelles) et le gouvernement m’accusent de "délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à la nation israélienne". Comme on le sait, seul le boycott d’israël constitue une discrimination contre une nation. Le gouvernement français ne demande pas aux juges de condamner les personnes qui appellent au boycott du Mexique, de la Chine, de la Syrie...
Le Tribunal laisse par ailleurs entendre à nos avocats que la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) ne sera peut-être pas acceptée lors de cette audience.
Qu’à cela ne tienne ! Nous sommes prêts à nous défendre, et nous avons d’ailleurs beaucoup de choses à dire et à montrer. Trois avocats du Barreau de Paris assureront ma défense. De nombreuses personnalités, dont Hajo Meyer, 86 ans, survivant d’Auschwitz, viendront également témoigner contre cet odieux chantage à l’antisémitisme et contre l’encouragement du gouvernement français à l’occupation et à la colonisation israélienne.
Si les principaux organisateurs de cette action BDS à Evry n’ont pas souhaité s’impliquer, nous remercions les représentants de l’IJAN, de Génération Palestine, du NPA et du Comité Montreuil Palestine, qui ont en revanche accepté de venir témoigner et revendiquer leurs actes.
Votre présence à mes côtés est très importante, pour montrer que l’on ne réussit pas à m’isoler, à isoler CAPJPO-EuroPalestine, et à l’empêcher de jouer son rôle à part entière dans la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre la politique de nettoyage ethnique et d’apartheid de l’occupant israélien. J’invite celles et ceux qui peuvent se libérer, à venir assister à ce procès, et vous donne RV vendredi 17 juin à 13 H à la 17ème Chambre correctionnelle, au 1er étage du Palais de Justice de Paris ( (M° Cité, Chatelet ou St Michel).
Amicalement,
Olivia Zémor
Présidente de CAPJPO-EuroPalestine

English text : (translated by Jonathan Daitch)
Dear Friends,
I have been summoned to appear alone before the Paris tribunal (17th Chambre Correctionnelle of the Palais de Justice of Paris) on Friday 17 June for having published, on our website, a video of a BDS action at the Carrefour supermarket in Evry (near Paris), organized by a dozen associations and parties, as you can see in this video : http://www.youtube.com/watch?v=dWFl...
We showed our solidarity in publishing this action on our website in July 2009, even though we did not participate ourselves, because the action took place at the same time as the Librairie Résistances was sacked by the LDJ. (Kahana movement not forbidden in France !)
The plaintiffs (usual Israeli supporters, and the government are accusing me of “the misdemeanor of provoking discrimination, hate and violence towards a group of persons for reasons of their belonging to the Israeli nation.”
As we know, only the boycott of Israel constitutes discrimination against a nation. The French government does not ask judges to condemn those who call for boycotts of Mexico, China, Syria...
Moreover, the court has given our lawyers to believe that the QPC (Question of Constitutional Priority) may not be accepted during this hearing.
So be it ! We are prepared to defend ourselves and we have many things to say and to show. Three lawyers from the Paris bar will assure my defense. A number of personalities, such as Hugo Meyer, 86 and an Auschwitz survivor, are also coming to testify against the odious charge of anti-Semitism and the French government’s encouragement of Israeli occupation and colonization.
If the principal organizers of the BDS action at Evry have not wished to implicate themselves, we thank the representatives of the IJAN, Génération Palestine, the NPA and the Comité Montreuil Palestine, who, on the other hand, have accepted to come and testify and to lay claim to their actions.
Your presence at my side is very important to show that neither I nor our association CAPJPO-EuroPalestine can be isolated, and that we can not be prevented from fully playing our role in the international Boycott, Disinvestment, Sanctions (BDS) campaign against the Israeli occupyer.
I invite those who can free themselves to come and observe the proceedings. The appointment is on Friday 17 June at 1 pm at the 17ème Chambre correctionnelle, 1st floor of the Palais de Justice de Paris. (Metro Cité, Chatelet or St Michel).
Yours,
Olivia Zémor
President of CAPJPO-EuroPalestine
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