lundi 20 juin 2011

La fin de la tournée de Catherine Ashton, au Moyen-Orient

19 Juin 2011 19:43 
IRIB- La haute représentante pour la politique étrangère et la sécurité de l’Union Européenne, Catherine Ashton, lors de sa tournée de 2 jours, au Moyen- Orient, est retournée, en Israël, pour informer du bilan de ses négociations avec les autorités arabes, les autorités du régime sioniste. Ashton, en tant que ministre européenne des Affaires étrangères, quant à sa visite, en Jordanie, dans la région de l’Autorité autonome de la Palestine, en Palestine occupée et en Egypte, avait pour mission de faire sortir les négociations, prétendument, de paix, de l’impasse. Catherine Ashton avait exprimé son inquiétude, dans une lettre, adressée, auparavant, aux membres du Quartette de la paix, au Moyen-Orient, quant à l’impact des dernières évolutions, qui ont eu lieu, au Moyen-Orient, sur la question de la Palestine et la situation du régime sioniste. Ashton a écrit, dans cette lettre adressée aux dirigeants de l’ONU, aux Etats-Unis, à la Russie et à l’Union Européenne, que les résistances des dirigeants du monde arabe, face aux protestations populaires, et leurs efforts, pour rester au pouvoir, ont provoqué l’instabilité et l’insécurité, dans la région, et que cette situation a rendu nécessaire et vitale la reprise des négociations de paix. Les changements, qui ont eu lieu, jusqu’à présent, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, notamment, le renversement de Moubarak, en Egypte, ont changé les relations politiques de ces pays avec Israël. Les Occidentaux sont d’avis que l’avènement de gouvernements non despotiques, au Moyen-Orient, n’est pas dans l’intérêt de leur allié sioniste, car les gouvernements non despotiques sont obligés de prendre en considération les points de vue de leurs peuples, dans la planification de leur politique étrangère envers Israël. Par conséquent, la composition constituée des amis et des opposants passifs d’Israël, dans la région, est confrontée à des changements sérieux, qui se multiplient, au fur et à mesure. Ashton est arrivée, dans la région, pour empêcher, la scène politique du Moyen-Orient de se radicaliser davantage contre Israël. En outre, les opinions publiques, au Moyen-Orient et dans le monde arabe, soutiennent le plan de la formation d’un Etat Palestinien, qui devra être présenté, par les groupes palestiniens, lors de la réunion du mois de septembre de l’Assemblée générale de l’ONU. Le renforcement des aspirations anti-sionistes, au Moyen- Orient, ont limité la liberté de manoeuvre des Etats de la région, dans leur alignement sur les politiques occidentales, au Moyen-Orient. Dans de telles circonstances, les chances des Palestiniens d’obtenir la reconnaissance internationale de leur Etat s’accroissent. Ashton, dans sa lettre adressée au Quartette de la paix, au Moyen-Orient, a qualifié d’élément de discorde, tout acte unilatéral, sur la question palestinienne. Certains pays européens, comme l’Espagne, y ont apporté leur soutien, et d’autres s’y sont opposés, mais, jusqu’à présent, l’Union Européenne n’a adopté aucune position officielle envers ce plan. La recherche diplomatique de Catherine Ashton montre bien que la position non officielle de l’UE est, pour le moins, d’affaiblir, en occupant les dirigeants palestiniens au processus des négociations, les motivations des Palestiniens, pour la présentation de leur plan, à l’Assemblée générale de l’ONU.
Lien