mardi 1 avril 2014

Terrorisme israélien : Vous auriez voulu nous faire taire ?

Arrestation d’enfants, bombardements, checkpoints, résistance populaire palestinienne : quelques exemples de scènes auxquelles le public parisien a pu assister le 22 mars dernier, Place St Michel, et que nous vous invitons à reproduire partout autour de vous. Il faut que le monde entier sache !

Au Proche-​​Orient, John Kerry tente de sauver le processus de paix

Murielle Paradon, RFI, mardi 1er avril 2014
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Le secré­taire d’Etat amé­ricain John Kerry, lors de son arrivée à l’aéroport inter­na­tional Ben Gourion, le 31 mars 2014.REUTERS/Jacquelyn Martin/​Pool
Le secré­taire d’État amé­ricain est arrivé ce lundi 31 mars dans la soirée en Israël pour une visite-​​surprise de quelques heures. Il devait ren­contrer tour à tour les res­pon­sables israélien et pales­tinien. L’objectif est de pouvoir pro­longer les dis­cus­sions entre les deux parties, au-​​delà d’une date butoir fixée au 29 avril.
Tout est bloqué depuis samedi, depuis que les Israé­liens ont décidé de ne pas libérer, comme prévu, 26 pri­son­niers pales­ti­niens. Motif invoqué : l’Autorité pales­ti­nienne refuse de pro­longer les dis­cus­sions de paix.
Pour Mahmoud Abbas, cette décision est inac­cep­table. La libé­ration des pri­son­niers est acquise depuis 8 mois, et ne doit pas être rené­gociée. Tout semble donc figé. Les Etats-​​Unis ont bien dépêché un émis­saire, qui tente depuis deux jours de débloquer la situation, mais visi­blement cela n’a pas suffit. John Kerry, le secré­taire d’État amé­ricain, a donc décidé de se déplacer en personne.
Vers une libération de Jonathan Pollard ?
Plu­sieurs solu­tions sont évo­quées : pour que les Pales­ti­niens acceptent de pro­longer les négo­cia­tions, Israël pourrait relâcher 3 ou 400 pri­son­niers sup­plé­men­taires ou geler la colonisation.
Mais pour que les Israé­liens fassent de tels efforts, les Amé­ri­cains devraient aussi faire un geste. Ils pour­raient libérer Jonathan Pollard, un ancien de la marine, empri­sonné à vie pour espionnage au profit d’Israël, un pays où il est considéré comme un héros. C’est donc une partie à trois qui est en train de se jouer, pour sauver le pro­cessus de paix.
Les Pales­ti­niens réclament en tout état de cause de John Kerry une réponse sur les pri­son­niers, sinon ils relan­ceront leurs démarches auprès de l’ONU.

Des graffitis anti-chrétiens tagués sur les murs d'un couvent près de Jérusalem

AFP
Des graffitis anti-chrétiens ont été tagués dans la nuit de lundi à mardi sur les murs d'un couvent à l'ouest de Jérusalem, où plusieurs voitures ont été endommagées, a annoncé la police israélienne. Les graffitis --"Marie est une vache", "L'Amérique (est) l'Allemagne nazie", "le prix à payer"-- ont été inscrits en hébreu sur les murs de ce couvent catholique, a expliqué Louba Samri, porte-parole de la police.
De plus, les pneus de cinq véhicules garés sur les lieux ont été crevés, a-t-elle ajouté. Le couvent Notre-Dame, Reine de Palestine, a été fondé avant la création d'Israël en 1948.
Des colons juifs extrémistes ainsi que des militants d'extrême-droite se livrent régulièrement, sous l'appellation du "prix à payer", à des agressions visant des villageois arabes, des lieux de culte, des militants pacifistes, voire l'armée, en réaction à des décisions ou à des actes qu'ils jugent hostiles.
Moshe Dadon, chef du conseil local dont dépend le couvent, a exprimé des doutes que le vandalisme ait été commis par des colons extrémistes.
"C'est inhabituel. En général, ils visent des Arabes, pas des monastères", a-t-il affirmé à la radio militaire.
A une dizaine de kilomètres du couvent attaqué lundi soir, le monastère trappiste de Latroun avait déjà été profané en 2012, ce qui avait choqué Israéliens, Palestiniens et la communauté internationale.
Une porte en bois avait été incendiée et des slogans anti-chrétiens tels que "Jésus est un singe" avaient été inscrits sur un mur de l'édifice.
Deux suspects dans cette affaire, un colon et un habitant d'un quartier majoritairement juif ultra-orthodoxe jouxtant Tel-Aviv, ont été arrêtés en juillet.

Les colons agressent les habitants de Jérusalem au cours d’une marche provocatrice

Jérusalem - CPI
Les colons ont attaqué lundi soir, avec l'aide des soldats de l'occupation sioniste, les citoyens de Jérusalem au cours d’une marche provocatrice dans la Vieille Ville de Jérusalem.
L’agence de presse Wafa a déclaré que des groupes de colons sont sortis dans une marche provocatrice qui a parcouru la vieille ville de Jérusalem à l'occasion du mois hébreu de Nissan (avril). Au cours de cette marche, ils ont attaqué les citoyens de Jérusalem avec l’appui des forces d'occupation qui se sont déployées massivement dans la vieille ville de Jérusalem pour leur assurer une protection.
Elle a signalé que les colons se sont réunis dans la cour du mur des Lamentations et ont effectué des rituels avant de commencer une marche talmudique à partir des portes d’al-Aqsa le long de la paroi ouest en direction de la rue principale de la vallée.
L'agence a cité selon des témoins que les colons se sont arrêtés en face de chacune des portes d'al-Aqsa et ont formé des cercles de danseurs prononçant à voix haute des mots racistes dans le cadre de chant cantiques.
Elle a ajouté que les rabbins ont lancé des cris de " Shovar talmudique " devant les portes de la mosquée al-Aqsa.
Selon le calendrier hébraïque pour l'année 5774, le lundi est le premier jour du mois hébraïque d’Avril qui comprend la fête la plus importante dans le Talmud qui est la Pâques juive.

Liban : agissements suspects d'Israël sur les frontières

IRIB - les médias libanais font état des agissements suspects des sionistes sur les frontières avec le Liban et de l'installation des systèmes d'écoute et d'espionnage près des files de barbelet à al Adissa. le système d'écoute est placé près du centre de la Finul à al Adissa, affirme al Alam . Israël a eu recours aux voitures téléguidées pour espionner les régions frontalières avec le Liban et ce par crainte des attaques du Hezbollah contre les patrouilles sionistes. 

Israël fait chanter les Etats-Unis

IRIB-Israël est actuellement entrain de faire du chantage aux Etats-Unis en vue de la reprise des pourparlers de paix Palestine-Israël. Israël exige donc la libération de l’espion israélien Jonathan Pollard, un ancien analyste de la marine américaine pris la main dans le sac pour espionnage en faveur d’Israël dans les années 1980. Il purge actuellement une peine à vie aux États-Unis. Sa libération, en échange de celle des prisonniers palestiniens. Quel rapport avec la Palestine ? Ambiance.
Les nouvelles émanent des personnes qui ont parlé avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui s’apprête à rencontrer les dirigeants israéliens et palestiniens. C’est dans ces discussions que le cadre du dispositif Jonathan Pollard a été évoqué et proposé. Il pourrait être libéré à la mi-avril. 
En outre, si ça se fait, Israël a promis d’aller de l’avant avec la libération d’un quatrième contingent de prisonniers palestiniens, parmi les 104 qui devaient être libérés récemment et qui ne l’ont pas été. Un autre groupe de Palestiniens emprisonnés, seront également libres d’ici la fin du mois d’avril, si les pourparlers de paix reprennent. 

Dernier coup "nucléaire" d'Israël contre l'Iran?!

IRIB - Selon les toutes dernières informations, le régime israélien aurait eu l'intention de "tirer des aveux nucléaires à l'Iran", plan qui n'aurait pas attiré le feu vert des Etats Unis. Les efforts de Tel-Aviv se concentreraient sur l'accord nucléaire final que les Américains veulent négocier avec l'Iran. Israël voudrait inclure dans cet accord final une clause suivant laquelle "l'Iran avouerait avoir développé par le passé des activités nucléaires secrètes visant à se doter de l'arme atomique, ce que les Etats Unis auraient refusé". 
C'est l'agence de presse italienne, Interpress service qui est à l'origine de cette révélation. L'agence affirme: "Une telle clause pourrait bousiller la totalité du processus de négociation car l'Iran a affirmé à plus d'une reprises n'avoir développé aucune activité nucléaire de dimension militaire. En effet l'objectif recherché par Tel-Aviv aura été celui de faire échec aux pourparlers nucléaires Iran/Occident".  
Inter Presse service poursuit : " les renseignements et les documents qui plaideraient en faveur de l'existence d'un programme nucléaire iranien secret à dimension militaire est l'oeuvre d'Israël et il existe de nombreuses preuves qui prouvent leur aspect factice. Les premiers signes de l'existence d'un projet visant à tirer "des aveux nucléaires à l'Iran" dateraient de septembre 2012 et il en a été question dans un article signé Patrik Clawson et David Makovsky, tous deux membres de l'institut d'étude Washington . Cet institut reflète en général les points de vue de Tel-Aviv. Dans cet article, on lisait: "Eu égard les activités nucléaires non déclarées de l'Iran par le passé, il existe une vive inquiétude au sujet des activités identiques qui pourraient avoir lieu à l'avenir . en ce sens, disculper l'Iran de ce genre d'activités est un critère important pour savoir si oui ou non Téhéran entretient des activités nucléaires secrètes". "Et l'agence de presse d'ajouter: "cette littérature évoquée dans l'article en question a fait peu à peu son apparition dans le discours des autorités américaines et une première occurrence s'est produite en octobre 2013 quand John Kerry a déclaré: "l'Iran devra prouver son acquittement des accusations nucléaires qui pèsent à son encontre "!!! 
Cette tonalité a été reprise par la suite par quelques autres responsables américains. mais dans la foulée de l'accord de Genève signé en novembre 2013, il a été prouvé qu'Israël se trouve à l'origine de cette demande: c'était Israël qui avait exigé des aveux iraniens sur une prétendue dimension secrète du programme nucléaire de Téhéran , c'était encore Israël à l'origine de la réclamation de la publication des " détails" du nucléaire iranien. Les Américains s'opposaient toutefois à formuler une telle exigence de façon directe et à demander aux iraniens de " de se laver des accusations nucléaires retenues à leur encontre".  
Depuis, les officiels US ont quelque peu tempéré leur discours et s'en tiennent à souligner le fait qu'il relève du devoir de l'AEIA de s'assurer de l'aspect non militaire du nucléaire iranien. cela leur permet d'édulcorer les critiques de Tel-Aviv tout en évitant un effondrement de l'édifice de l'entente à venir avec l'Iran". Selon les analystes, cette révélation montre à quel point le processus de l'entente irano occidentale s'avère compliqué et le chemin, accidenté. Désormais toute prise de position de l'AIEA  revêt une importance de poids alors qu'Israël continuera  son oeuvre de sape . 

Israël tire deux missiles contre un avion de ligne !!

IRIB - Selon les premières informations, c'est le bouclier anti missile, dôme de fer et ses défaillances qui sont en cause!! A défaut de pouvoir contrer les missiles de la Résistance palestinienne et celles du Hezbollah, le dôme de fer a tiré deux missiles en direction de la colonnie de Eliat au sud d'Israël. selon le site d'information israélien 0404, aucun de ces missiles n'a été tiré par le Hamas. " Il s'agit des missiles tirés par inadvertance depuis les batteries du dôme de fer". Les Israéliens disent avoir ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet "incident" qui, s'il devient récurrent, pourrait être qualifié de "auto-menace existentielle".

Valls à Matignon : le dernier (mauvais) coup du PS

Valls à Matignon en réponse à l’échec cuisant des municipales ? En tout cas, la pression monte  et cette hypothèse devient une quasi-certitude. « Je ne vois pas comment le président va faire pour ne pas nommer Valls, confie l’un de ses proches. On a encaissé une déroute sévère qui appelle une réponse. Il faut frapper fort, vite et mettre du lourd. Manuel est le mieux à même de faire ça. » A en croire son entourage politique, après le tour désastreux qu’a pris ce premier test électoral du quinquennat Hollande, le ministre de l’intérieur se présente comme l’homme de la situation. « Si la réponse, c’est un Ayrault III, ça ne le fait pas », tranche un conseiller. Nommer à Matignon celui qui est "éternellement attaché à Israël" et qui a fait de la lutte contre la dissidence une affaire personnelle, en dit long sur les (funestes) projets politiques du gouvernement socialiste…
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Diatribes contre les Roms, islamophobie revendiquée, allégeance à Israël, nouvelles lois antiterroriste et antivoile, encadrement des réseaux sociaux, censure d’État contre un humoriste, attaques contre la liberté d’expression, défense de son bilan sécuritaire (pourtant calamiteux), déclarations de guerre contre une ultra-gauche plus fantasmée que réelle…, Manuel Valls fait feu de tout bois. Derrière son ambition personnelle (accéder à la présidence de la République) et sa méthode (sur-occuper le terrain médiatique) se cache un projet d’envergure : achever de mettre la France aux normes économiques et sociales du mondialisme sur le plan intérieur, l’arrimer totalement au bloc atlantiste (USA-Israël) sur le plan extérieur. Projet bien peu "socialiste"… mais il est vrai que la gauche a depuis bien longtemps jeté aux oubliettes son combat pour la défense du monde du travail.
Né à Barcelone en 1962, naturalisé en 1982, à la fois Maire d’Evry et député de l’Essonne entre 2002 et 2012, Manuel Valls est rentré à 18 ans au PS où il milite dans le courant rocardien de la « deuxième gauche » libérale et antimarxiste. Également militant au syndicat UNEF-ID à cette période, il fait la connaissance d’Alain Bauer et de Stéphane Fouks avec lequels il conservera des liens d’amitié politique et personnelle (il est notamment le parrain de l’un des enfants du premier) mais aussi maçonniques (Alain Bauer et Manuel Valls étaient franc-maçons et le premier deviendra même Grand maître du Grand Orient de France au début des années 2000). Ses convictions sont déjà bien peu « socialistes ». En 1985 il quitte la Ligue des Droits de l’Homme quand elle s’oppose à l’extradition des membres de l’ETA par le gouvernement socialiste français vers l’Espagne.
Partisan de la première heure d’une évolution droitière, «blairiste» ou «clintonienne», du PS, il se distingue par ses appels à la refondation de ce parti (et à son changement de nom) dans un rassemblement plus large incluant des hommes et des femmes comme Dominique de Villepin, François Bayrou ou Corinne Lepage. De fait, ses prises de position marquent une nette rupture par rapport à l’orthodoxie socialiste : à la fois économiquement libéral et politiquement autoritaire, il est par exemple hostile aux 35 heures qu’il souhaite « déverrouiller » ainsi qu’au projet de dépénalisation de cannabis proposé par Daniel Vaillant mais il est revanche favorable aux quotas d’immigration et à l’amendement instituant le délit d’outrage au drapeau tricolore et à l’hymne national, pour lequel il a voté en janvier 2003.
En dépit de son échec cuisant aux primaires socialistes (5 % des voix), le futur occupant de la place Beauvau a réussi «à se rendre indispensable» et à s’imposer dans l’entourage du Président à force de calculs et d’omniprésence médiatique. Sa quête incessante de popularité basée sur une communication soignée n’est pas exempte d’erreurs grossières : son acharnement médiatique contre Dieudonné lui fait perdre plusieurs points dans les sondages.
Serviteur zélé de l’oligarchie et du mondialisme (favorable au contrôle par la Commission européenne des budgets nationaux, il vote en février 2008 pour la réforme de la constitution permettant la ratification du traité de Lisbonne), son ambition politique est servie par son appartenance au club Le Siècle qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française, choisis par cooptation : politiciens de droite et de gauche, patrons des plus grandes entreprises françaises, journalistes de premier plan dans les médias qui "font l’opinion", auxquels s’ajoutent quelques universitaires.
Manuel Valls est un adepte du "Choc des civilisations" et il a choisi son camp : Israël et ses vassaux occidentaux. Pas une semaine ne se passe sans qu’il ne manifeste avec ferveur les liens qui l’unissent à l’État hébreu, comme dernièrement à la à l’occasion du rassemblement organisé par le CRIF en hommage aux victimes de Mohamed Mehra, dans lequel il assimile antisionisme et antisémitisme et traîne dans la boue ceux qui osent critiquer la politique de l’État hébreu. Ces prises de position font écho à ses nombreuses professions de foi en faveur d’Israël, notamment à celle prononcée sur Radio J en novembre 2012, au moment même où l’armée israélienne déployait l’opération Pilier de défense dans la bande de Gaza qui s’est soldée par des centaines de morts et des milliers de blessés, côté palestinien.
Interrogé en 2011 sur sa participation à une réunion du Groupe de Bilderberg deux ans plus tôt, il tente de minimiser le pouvoir de décision de ce réseau d’influence qui réunit pèle-mêle leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets. Défense classique, il accuse ses interlocuteurs – qui y voient le siège d’un gouvernement mondial occulte échappant à tout contrôle démocratique – de complotisme et même de négationnisme. Etrange raisonnement quand on sait que des décisions stratégiques essentielles y sont prises, après discussions secrètes à huis clos, engageant l’avenir économique, politique, social et démographique de la planète, et conditionnant ensuite la politique d’institutions comme le G8 ou les gouvernements nationaux. Comprenant que la domination se nourrit de l’ignorance des dominés, Manuel Valls cherche à éradiquer tout foyer de pensée critique. Internet étant un espace privilégié de l’expression d’opinions dissidentes mettant en cause le pouvoir des banques et de la finance internationale sur la société, il était logique que Manuel Valls s’attelle à y réduire la liberté de parole sous couvert de lutte contre "l’antisémitisme" en intensifiant la surveillance des réseaux sociaux. Plutôt inquiétant, quand on sait qu’il assimile critique de la finance mondialisée et antisémitisme …
Manuel Valls incarne à lui seul la soumission totale de la gauche à l’oligarchie financière mondialiste et sioniste et son renoncement définitif à défendre les intérêts du monde du travail. Son rejet de l’Islam, l’un des derniers remparts contre le Nouvel ordre mondial, son soutien sans faille à Israël, son autoritarisme face à la contestation dissidente montrent le vrai visage du PS : fort avec les faibles, faible avec les forts, et la vraie nature du gouvernement : un simple exécutant des basses oeuvres de la finance internationale.

Processus de paix : nouveaux entretiens Kerry-Netanyahu

AFP
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a eu de nouveaux entretiens mardi matin à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour tenter d'arracher un accord sur le processus de paix avec les Palestiniens.
M. Kerry, revenu précipitamment lundi à Jérusalem pour tenter de sauver les négociations au bord de la rupture, a eu un petit déjeuner de plus de deux heures avec M. Netanyahu, avec lequel il s'était déjà longuement entretenu la veille.
Le diplomate américain devait parti dans la matinée pour une réunion de l'Otan à Bruxelles.
M. Kerry sera de retour dans la région dès mercredi à la mi-journée pour une entrevue avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie. Cette rencontre, prévue lundi soir, avait été annulée mais M. Kerry s'est entretenu avec le négociateur palestinien Saëb Erakat.
Lundi, les Palestiniens ont exigé des garanties de M. Kerry sur la libération par Israël d'un dernier groupe de prisonniers, qui n'a pas eu lieu comme prévu le 29 mars.
Lors d'une réunion dans la soirée à Ramallah autour de M. Abbas, la direction palestinienne a menacé de relancer ses démarches d'adhésion aux agences de l'ONU si elle n'obtenait pas ces assurances dans les 24 heures, selon deux participants.
Elle a également exclu toute prolongation des pourparlers au-delà de l'échéance du 29 avril sans un "arrêt complet de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est".
En outre, selon des sources proches des négociations, une grâce de l'espion Jonathan Pollard aux Etats-Unis est en discussion pour débloquer les pourparlers.
M. Pollard, un ancien expert de la marine américaine arrêté en 1985, a été condamné à la prison à vie pour avoir transmis à Israël des milliers de documents secrets sur les activités du renseignement américain dans le monde arabe. En Israël, il est considéré comme un héros national.
La porte-parole du Département d'Etat Jennifer Psaki a toutefois refusé de se prononcer sur ce point. "Jonathan Pollard a été reconnu coupable d'espionnage et il purge sa peine. Je n'ai pas de nouvelle à son sujet".

L’occupation ouvre le feu sur une manifestation pacifique au sud de Gaza

Khan Younis-CPI 
Les forces de l’occupation israélienne ont ouvert le feu, ce matin 31 mars, sur des dizaines de jeunes palestiniens qui ont manifesté près des barbelés frontaliers, à l’est du village de Khouzaa jusqu’à l’est de Khan Younis, au sud de Gaza
Un surveillant du domaine a déclaré que des dizaines de palestiniens ont commencé une manifestation, à l’est de la ville de Khouzaa, en direction des barbelés frontaliers afin de planter des oliviers en commémoration de la journée de la Terre.
Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et ont répété des slogans qui assurent leur attachement à la terre, qu’ils n'y renoncent pas, et leur refus des négociations.
Le surveillant a assuré que les jeunes sont parvenus à passer à travers les barbelés et à y planter le drapeau palestinien. Les forces de l’occupation qui s’étaient regroupés dans l’endroit ont riposté en ouvrant le feu de façon condensée  en direction des jeunes qui ont répondu en lançant des pierres. Il n’a pas été enregistré de perte humaine. 

L'occupation lance des raids simulés sur la Bande de Gaza

Gaza – CPI
L'aviation militaire israélienne a lancé, le lundi matin 31/3, des raids simulés sur la Bande de Gaza.
Des témoins oculaires ont déclaré qu'un avion de guerre israélien de type "F-16" a lancé, le lundi matin, plusieurs énormes bombes dans la mer de Gaza, ce qui a causé des explosions entendues dans toutes les régions de la Bande de Gaza.
Une source de sécurité palestinienne a déclaré que les voix des explosions ont causé par des raids simulés lancés par les avions de guerre de l'occupation de manière continuelle sur la Bande de Gaza pour terroriser ses habitants.
Il est à noter que les avions de guerres israéliens survolent intensivement, depuis plusieurs jours, les cieux de la Bande de Gaza, en crainte des citoyens que des raids aériens ne soient effectués.

Liban : Tirs israéliens sur le secteur des fermes de Chebaa

L'armée israélienne a tiré à l'arme automatique pendant une demi-heure mardi à l'aube en direction des fermes occupées de Chebaa à la frontière sud du Liban, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Lors de cet incident, des drones israéliens ont également survolé le secteur ainsi que le Golan et le Mont Hermon, ajoute l'ANI soulignant qu'une force blindée israélienne a patrouillé près des régions de Wazzani et Abbasiyé.

Le Hamas félicite la victoire de l'AKP dans les élections municipales en Turquie

CPI
Le mouvement du Hamas a félicité le gouvernement et le peuple en Turquie pour le succès des élections municipales qui ont abouti à une victoire écrasente pour l'AKP dirigé par le Premier ministre Reccip Tayep Erdogan.
Le mouvement a exprimé dans un communiqué publié, le lundi 31/3, son espoir que cette victoire renforce la démocratie, le développement et la vie libre et digne pour le peuple Turc.
"Nous avons exprimons notre joie et contentement pour cette victoire de l'AKP en Turquie qui a prouvé sa capacité à gouverner et diriger le peuple vers le développement et avait des positions honorables à servir la cause palestinienne et soutenir la fermeté de notre peuple palestinien dans la Bande de Gaza assiégée et soutenir également Jérusalem occupée, en plus de la mosquée sainte d'el-Aqsa, notamment son soutien aux peuples et la causes de la nation arabo-islamique", a-t-il ajouté.
Le Hamas souhaite que l'AKP et le gouvernement turc réussissent à servir la Turquie et leur peuple et pour poursuivre les efforts et positions soutenant à la cause et le peuple palestiniens.

Le détenu Houseyn Qawasmi d’Hébron : une vie sous les menaces de perpétuité

Naplouse - CPI
La famille du détenu Houseyn Ali Hassan Qawasmi de la ville d’Hébron attend toujours le verdict du destin de son détenu dans les prisons de l’occupation.  L’occupation hésite à l’emprisonner à perpétuité ou pour des dizaines d’années.
L’histoire de l’arrestation du détenu Houseyn Qawasmi est racontée au centre Ahrar pour les études des détenus et des droits de l’Homme par son épouse, Oum Abdelrazaq qui était en pèlerinage avec son fils ainé Abdelrazaq, 20 ans, lorsque son époux a été arrêté le 9 août 2011.
La nuit de l’arrestation
Oum Abdelrazaq raconte : « J’ai su, ou plutôt j’ai été surprise par la nouvelle de l’arrestation de mon mari dans notre maison à Hébron après que Abdelrazaq et moi avions fini les rituels du pèlerinage. J’ai appris que la nuit de son arrestation avait eu lieu des perquisitions dans les maisons de ses frères et de sa famille et que l’occupation l’a arrêté avec tous ses frères. Quelques-uns ont été relâchés après quelques jours, d’autres ont été transférés à la prison administrative, d’autres condamnés à quelques mois de prison mais Abdelrazaq est resté une longue période sans jugement »
L’épouse ajoute : « Nous avions appris que les soldats de l’occupation avaient mené une grande opération d’arrestations à Hébron 15 jours après l’arrestation de mon mari et de ses frères. Ils ont arrêté des dizaines de jeunes et ont saccagé une partie de leur maison »
Malgré la douleur que vivait Oum Abdelrazaq qui était loin de sa famille et de ses quatre enfants, son empressement pour finir le pèlerinage et la préparation de son retour, elle a été encore plus surprise lors du retour, précisément dans la ville de Jissr ou l’armée de l’occupation a arrêté son fils Abdlrazaq et l’ont laissée rentrer seule perdue et la tristesse l’envahissait.
Quand Oum Abdelrazaq est arrivée à son village, tout le monde l’attendait. Dès qu’elle est arrivée, ils demandaient après Abdelrazaq dont l’arrestation a surpris tout le monde. Mais c’est ceci la politique de vengeance de l’occupation  qui arrête tous les membres de la famille pour mettre la pression sur celui qui est détenu chez eux. L’arrestation de Abdelrazaq se déroulait en majeur partie en enquête, interrogatoire et en garde à vue pendant deux mois selon sa mère.
L’épouse du détenu Houseyn Qawasmi, qui travaillait dans l’association des orphelins de la ville d’Hébron, déclare que son époux vit une situation d’emprisonnement à répétition depuis 1995 et qu’il n’a pas vécu une vie normale au sein de sa famille. Son arrestation en 1995 était la première et dura 9 ans et demi. Il était alors marié et son fils ainé Abdelzaraq n’avait alors que 6 mois.
Des agressions répétées  
Quant à la seconde arrestation, celle-ci a eu lieu en 2008 et il a été condamné à un an de prison. Malgré la longue période entre la première et la seconde arrestation, le prisonnier et sa famille n’ont pas été épargnés par les agressions de l’occupation, à savoir des perquisitions de la maison, l’arrestation de ses frères et leur interrogatoires durant plusieurs jours.
Oum Abdelrazaq assure au centre des libres, que depuis l’arrestation de son époux, il y a eu beaucoup de jugements, mais l’occupation est déterminée à lui infliger une condamnation à perpétuité en l’accusant d’avoir participé à l’exécution de l’opération de Jérusalem occupée en 2011, d’avoir posé un engin explosif près d’une place publique, d’avoir tué une israélienne, et d’avoir blessé des dizaines d’israéliens. L’avocat refuse la condamnation et déploie tous ses efforts pour la réduire.
Un espoir de commutation de peine
La famille attend une éventuelle commutation de peine passant de perpétuité à quelques années. Peut-être que ses enfants pourront jouir d’une vie près de lui pour plus d’années, et que le sentiment de frustration et de peur d’un lendemain où ils seront seul pourrait disparaitre, et qu’ils grandiront loin de l’attente de leur père.
L’épouse du détenu Qawasmi a indiqué que les supplices infligés à la famille par l’occupation ne sont pas nouveaux. Cette famille vit des arrestations de ses enfants à répétition. Il se trouve aujourd’hui en prison, en plus du détenu Houseyn Qawasmi, son frère, le détenu Zyad Qawasmi ,38 ans, qui a été condamné en 2002 à 13 ans de prison. Il est marié et père d’une fille. Depuis son arrestation il n’a pas été réuni avec son frère détenu.
La famille Qawasmi a perdu un de ses enfants, c’est le martyr Mourad Qawasmi en 2004. Après une poursuite qui a duré 40 jours et qui s’est achevé par la destruction de la maison dans laquelle il se trouvait. Mourad avait à cette époque 28 ans, il était marié et père de 3 enfants.
Fouad Khafach, le directeur du centre Ahrar a assuré que, d’après son recensement des arrestations journalières que lancent les autorités de l’occupation sur tous les territoires palestiniens, le plus grand pourcentage de famille de ces prisonniers ont un fils ou plus en détention, ou ont souffert de l’expérience de la détention de l’un de ses membres auparavant. Ce qui prouve l’envie continuelle de l’occupation d’emprisonner tous les libérés. C’est une stratégie pour mettre ces familles sous pression et de les maintenir en stress permanent. 

Le climat d’une nouvelle intifada règne dans le camp de Jénine

Jénine – CPI
Le camp de réfugiés palestiniens de Jénine continue à faire des sacrifices, à donner des victimes, à offrir des martyrs, à tout faire pour se débarrasser de l’occupation sioniste. Toute sa vie, le camp de Jénine est habitué à la résistance contre cette occupation. Et le samedi 22 mars, le jour de la commémoration du départ du grand chef le martyr Cheikh Ahmed Yassine, le camp a donné une belle image héroïque de résistance, de sacrifice et de refus de baisser l’échine.
Ce samedi, un groupe de jeunes, dont certains membres des brigades d’Al-Qassam, ont fait face aux soldats de l’occupation sioniste qui envahissaient le camp. Trois résistants palestiniens sont tombés en martyre dont le chef Hamza Abou Al-Hayja, membre des brigades d’Al-Qassam.
Des témoins oculaires confirment la blessure de plusieurs soldats sionistes.
Un combat héroïque
Mahmoud Hassan est un habitant du camp. Il a vu un combat long et très héroïque. Il y avait des échanges intenses de tirs. Les soldats envahisseurs criaient, la peur au ventre, mais aussi au visage et aux yeux. Le climat d’une intifada régnait.
Les soldats de l’occupation sioniste ont été tyrannisés, apeurés, troublés.
Baisser les bras ? Jamais
Le jeune Maazouz Salama était présent. Il a vu le combat du camp. Il a vu comment les soldats de l’occupation sioniste sont devenus fous, en voyant quelques-uns d’entre eux blessés. Il a vu combien les hommes de la résistance étaient héroïques, comment ils ont refusé de sortir les mains levées pour être arrêtés. Il a vu un soldat israélien plongé dans son sang puis retiré par ses collègues.
Les cris de vengeance
Dès de la sortie des soldats envahisseurs, beaucoup de Palestiniens se sont rassemblés vers la maison où s’étaient abrités les résistants.
Ils ont crié vengeance : « Ô brigades d’Al-Qassam ! Vengeance, vengeance ! »
Des martyrs et des blessés
Des sources médicales du camp de Jénine parlent de trois martyrs palestiniens. Hamza Abou Al-Hayja, membre des brigades d’Al-Qassam, bras armé du mouvement de la résistance islamique Hamas. Mahmoud Zina, membre des Saraya Al-Quds, bras armé du mouvement du Djihad Islamique. Le résistant Yézen Mahmoud Bassem Djabbarin. Plusieurs résistants palestiniens ont aussi été blessés à différents degrés, dont certains grièvement. Mahmoud Kamel Abou Hachich. Raafat Saïd Ali Awis. Momine Abdallah Ossam Nichriti. Hossein Abou Tabikh. Qism Mahmoud Jabbarine.
Le camp héro
Ce n’est pas la première fois que le camp de Jénine fait face aux envahisseurs sionistes. On n’est pas prêt d’oublier le jour où il a marqué un point inoubliable, mémorable, notoire. En fait, pendant l’Intifada d’Al-Aqsa, le 15 avril 2002 plus précisément, l’armée de l’occupation sioniste n’a pu y pénétrer qu’après en avoir rasé une grande partie et après avoir perdu des dizaines de ses soldats.

Prisonniers : les Palestiniens menacent de se retourner vers l'ONU en cas d'absence de réponse de Kerry

AFP
La direction palestinienne a décidé de relancer ses démarches d'adhésion aux agences de l'ONU si elle n'obtient pas dans les 24 heures des assurances du secrétaire d'Etat américain John Kerry sur la libération par Israël d'un dernier contingent de prisonniers, a affirmé à l'AFP un député palestinien.
"Si M. Kerry n'apporte pas de réponse claire sur la libération des prisonniers, au nombre de 30, (la direction palestinienne) entamera les démarches d'adhésion aux organisations de l'ONU", a déclaré le député indépendant Moustapha Barghouthi, qui a participé à une réunion lundi soir autour du président Mahmoud Abbas.

lundi 31 mars 2014

Hébron: l'occupation arrête un adolescent palestinien

Hébron – CPI
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont kidnappé l'adolescent Ahmed Abou Armilah (16 ans), dans la région sud de la ville d'Hébron, lors de son passage sur une barrière militaire dans la ville, où les soldats israéliens lui ont perquisitionné et emmené vers une direction inconnue.
Dans le même contexte, des adolescents palestiniens ont lancé, le lundi à l'aube, un Cocktail Molotov sur le tour militaire israélien, installé sur la route principale liant entre Halhoul et Hébron.
" La tour militaire installée sur le pont liant s'est exposé au Cocktail Molotov lancé par un groupe d'adolescents, sans enregistrer des blessés dans les rangs des soldats stationnés à l'intérieur", ont indiqué des sources locales.
Les mêmes sources ont ajouté que les actions de recherche, de fouille et de raids ont suivi le lancement du Cocktail Molotov, tandis que les soldats israélien ont fermé l'entrée principale et ont lancé des bombes lumineuses dans les cieux pour pourchasser les adolescents.

Les Palestiniens rejettent le "chantage" d'Israël pour prolonger les pourparlers de paix

Les négociateurs palestiniens ont repoussé lundi comme un "chantage" une proposition israélienne de prolonger les pourparlers en échange de la libération du dernier contingent de prisonniers prévu et de libérations ultérieures, ont affirmé des responsables palestiniens proches du dossier.
"Israël pratique une politique de chantage en liant son accord pour la libération du quatrième groupe de prisonniers à l'annonce par la partie palestinienne de son acceptation d'une prolongation des négociations" de paix, a déclaré à l'AFP un de ces responsables, précisant qu'une proposition israélienne en ce sens avait été "refusée par les Palestiniens".

Visite du PDG de l’INRA en Israël

Le 26 mars 2014
Une délégation de représentants INRA (ainsi que CIRAD, CNRS, IRD et IRSTEA) conduite par F.Houllier, PDG de l’INRA, s’est rendue en Israël du 17 au 19 mars 2014, et a rencontré plusieurs hauts dirigeants israéliens : le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, le Ministre des Sciences, de la Technologie et de l’Espace, et le Directeur scientifique du Ministère de l’Agriculture1. Selon l’interview donnée par F. Houllier à la Chambre de Commerce France-israël2, cette visite avait pour objectif de « Renouer la collaboration avec Israël, aider le pays à affronter les problèmes liés au changement climatique, apprendre de sa technologie, utiliser la
complémentarité des deux pays ».
La CGT-Inra s’interroge sur les conséquences qu’aura cette collaboration institutionnelle renforcée, alors que le gouvernement israélien poursuit et intensifie sa politique de colonisation, d’expulsion et de discrimination des agriculteurs palestiniens, que ce soit dans les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie (et notamment les colonies agricoles israéliennes dans la vallée du Jourdain au potentiel hydro-agricole majeur) et de Gaza, ou en Israël même (expulsion en cours de milliers d’éleveurs Bédouins dans le Néguev).
Le développement de l’agriculture israélienne s’effectue en effet depuis des dizaines d’années au prix de la destruction de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire palestinienne, créant ainsi un marché captif pour l’économie israélienne. Dans son interview, F. Houllier déclare par exemple que « tout système qui permettra de mieux distribuer l’eau,
de mieux la recycler et la purifier quand elle a été polluée, sera susceptible de réduire la tension sur l’eau ». Mais ces bons sentiments affichés résistent-ils une seconde à la réalité du contexte hydro-agricole en Israël-Palestine, qui a été largement décrite dans de nombreux documents, mais qui est totalement ignorée dans les déclarations
de notre PDG ?
Ainsi, le rapport parlementaire sur « La géopolitique de l’eau » (rapporteur J. Glavany, 2011) indique : « C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable "conflit de l'eau" pourrait trouver une solution. /…/ Or, l'eau est devenue au Moyen-Orient bien plus qu'une ressource : c'est une
arme. Pour comprendre la nature de cette « arme » au service de ce « nouvel apartheid 3 », il faut savoir, par
exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens. »
Ainsi, chaque année, les colonies israéliennes déversent 35 millions de mètres cube d’égouts (40% du total en Cisjordanie) dans l’environnement, endommageant les champs palestiniens et polluant leurs ressources d’eau.
A Gaza, le blocus israélien maintient en dessous de la norme ONU l’approvisionnement en eau potable de 1,7 millions de Palestiniens, et empêche le traitement des eaux usées 4.
Sans remettre en cause toutes les collaborations directes qui peuvent exister entre scientifiques, la CGT-Inra dénonce le soutien que cette initiative institutionnelle de la direction
générale de l’INRA apporte à la politique de l’Etat israélien. La CGT-Inra réaffirme son soutien à la lutte du peuple palestinien, et à l’appel de 2005 de la société palestinienne à une résistance non violente par le mouvement « Boycott, Désinvestissements, Sanctions » jusqu’à ce que l’Etat d’Israël respecte le droit international, les droits de l’Homme et les droits nationaux du peuple palestinien.

Syndicat National CGT-INRA RN 10 – Porte de St Cyr 78210 Saint Cyr l‘Ecole - Tél : 01.39.53.56.56 - Fax : 01.39.02.14.50 Mail : cgt@inra.fr

3- Apartheid et détournement de l’eau organisé notamment par Mekorot [la compagnie de l’eau israélienne], et
par l’armée et les colons (destruction des citernes de stockage des Palestiniens, …) (NDLR)

Mobilisations BDS réussies pour la journée de la terre le 29 mars 2014

Dans différentes villes de France, des militant-e-s de la Campagne BDS France se sont mobilisés pour la journée de la terre. Ci dessous, comptes rendus et photos des différentes initiatives.

Saint Denis :

"Nous avons  distribué plusieurs centaines de tracts et 4 pages BDS, tenu des affiches et des banderolles BDS. Un accueil très positif globalement du public, qui parfois ne connaissait pas la Campagne BDS."

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Strasbourg:


"A Strasbourg, nous étions une douzaine mobilisés cet après-midi (avec les tee-shirts BDS) pour distribuer beaucoup de tracts et discuter avec les passants devant le magasin  Boulanger de Vendenheim (banlieue de Strasbourg). Nous avions un tract BDS sur Sodastream, la liste BDS des entreprises à boycotter, un tract  énumérant un certain nombre de victoires de la campagne BDS dans différents pays et différentes pancartes à propos de Sodastream et de l’occupation de la Palestine. L’accueil fut très positif, beaucoup  de gens se sont arrêtés, ont pris nos  tracts,  discuté avec nous et nous ont encouragé ! Même le  directeur, à qui nous avions remis une lettre pour lui demander de retirer Sodastream  de ses rayons, est venu discuter avec nous  sans  aucune agressivité, nous demandant si nous intervenions aussi auprès d’autres grandes surfaces ( nous l’avons rassuré à ce propos, bien entendu !).  Il faisait très beau, ce qui a facilité encore notre opération."

Metz:

"Le collectif PalestineBDS, soit une douzaine de personnes s'est mobilisé hier après midi au lieu dit Colonne Merten à Metz, par un beau soleil qui a facilité les échanges..Voir en pièces jointes les photos du stand où durant plus de 2 heures, les passants venaient nombreux pour signer les pétitions (en direction de Taubira , Méhadrin, les élus) et déguster thé, dattes et spécialités palestiniennes que nous proposions.
En peu de temps nous avons écoulé 400 tracts appelant au recto à boycotter les dattes israéliennes et au verso à acheter les dattes palestiniennes mises en vente à ADM . En peu de temps nous avons récolté 123 signatures sur la pétition de Mme Taubira , un peu moins à peine pour les autres pétitions. Une trentaine de personnes très intéressées par nos actions et nos réunions , nous ont laissé leur numéro de téléphone. A part 3 ou 4 sionistes qui nous ont insultés, la plupart des gens s'arrêtaient au stand, visiblement très satisfaits de notre présence et nous ont félicités pour cette action de rue très réussie.
Une action à refaire
Un grand merci à nous tous!"

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Montpellier:

"Hommage aux Martyrs, scènes de la vie quotidienne en Palestine occupée et appel à rejoindre la Campagne BDS France tels étaient les thèmes de la Journée de la Terre à Montpellier. "La Comédie sourit à la Palestine". RETOUR DES RÉFUGIÉS, FIN DE LA COLONISATION ET ÉGALITÉ ABSOLUE POUR LES PALESTINIENS DE 48. Cette initiative du Comité BDS France 34 était soutenue par APLR, ATTAC, CCIPPP, CIMADE, CMF, C. SOUTIEN AU 20 FÉVRIER, ENSEMBLE, LDH, MAN, MDPL, MRAP, NPA, PG SOLIDAIRES, UJFP."

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Orléans:

"Pour commémorer la Journée de la terre, notre collectif à décidé de diffuser des tract sur le parvis de la plus grande galerie marchande d'Orléans. Elle y abrite un magasin Carrefour et fait partie des endroits les plus fréquentés d'Orléans.
Nous étions une petite dizaine à tracter.
Une lettre a été envoyée au directeur de ce magasin.
L'accueil du public fut très favorable et quelques personnes nous ont témoigné des messages de sympathie.
Cela est positif pour la suite car les personnes prenaient le temps de nous écouter.
Mais il est à noter que certaines personnes se sont volontairement arrêtées pour nous demander des informations.
Cet aspect est très positif car cela semble indiquer que les Orléanais deviennent de moins en moins fermés à la discussion."

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Nimes:


- Samedi 29 mars ACTION BDS au Carrefour de Nîmes Ouest, le plus important. Nous étions 27, tous identifiables avec nos tee shirts de la Campagne BDS.
  • "Nous avons ciblé dans un premier temps Sodastream que nous avons retiré des rayons, interpellé et informé les clients, bien audibles (mégaphone), panneaux ++, distribué 200 tracts, rencontré le Directeur à qui un courrier précis a été remis (+ l'article de François Dubuisson) pour demander que ces produits soient retirés. Les échanges avec la direction ont été courtois (le directeur faisait le gentil, ignorant ++, embarrassé de notre présence mais ne sachant comment faire pour limiter notre intervention sans heurts). Il y a eu un très bon accueil des clients, quelques uns nous ont suivis. L'Information générale s'est présentée, mais nous a laissé terminer l'action (ils nous connaissent et savent que nous sommes sérieux)
Dans un second temps, nous nous sommes dirigés lentement en lançant des mots d'ordre, vers la boutique Carrefour Voyages où nous avons expliqué notre démarche et remis un courrier au jeune homme présent qui nous a promis de le faire remonter. Là encore, diffusion de flyers et de tracts auprès des clients + signature d'une pétition (une 40aine de signatures).."

Israël prêt à interrompt les négociations avec les Palestiniens

Au début des négociations impulsées par John Kerry, les Israéliens s’étaient engagés à libérer 104 détenus palestiniens en quatre étapes, la dernière étant le 31 mars 2014.
Or, Tel-Aviv ne souhaite pas honorer sa promesse sans contrepartie exigée au dernier moment. De facto, les négociations seraient interrompues et Tzipi Livni démissionnerait de ses fonctions de ministre en charge des négociations.
Cependant, le secrétaire d’État John Kerry est arrivé à Jérusalem pour contraindre le gouvernement Netanyahu à libérer les prisonniers.

Israël va saisir des terres en Cisjordanie pour des projets de colonisation

RAMALLAH, 31 mars (Xinhua) -- Les autorités israéliennes ont émis des ordres militaires pour confisquer environ 300 dunums ( environ 75 acres) de terres appartenant à des Palestiniens dans la ville de Naplouse en Cisjordanie pour des projets de colonisation, a déclaré lundi un responsable palestinien.
"Les villageois ont été informés que leurs terres seront utilisées comme un cimetière et comme une école pour les deux colonies juives voisines", a déclaré Ghassan Daghlas, un responsable palestinien en charge des questions de colonisation dans la partie septentrionale de la Cisjordanie.
M. Daghlas a déclaré que les villageois vont se tourner vers un tribunal israélien pour faire appel contre les ordres.
Les ordres venaient alors que les pourparlers de paix israélo- palestiniens sous médiation américaine en cours sont sur le point de s'effondrer en raison de graves divergences sur les questions fondamentales, y compris les activités de colonisation.
Les discussions ont repris en juillet dernier après un arrêt de trois ans sur l'expansion des colonies israéliennes.
La question des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens est considérée par la communauté internationale, y compris les États-Unis, comme un obstacle au processus de paix israélo-palestinien.
Depuis juillet dernier, Israël a prévu de construire plus de 11 700 nouvelles unités de colonisation dans ses 137 colonies en Cisjordanie et Jérusalem-Est. 

Journée de la terre en Palestine, les colons profanent al-Aqsa

Près de 50 colons israéliens ont pris d’assaut la sainte mosquée d’al-Aqsa dans la ville occupée d’al-Qods, escortés par un grand nombre de policiers sionistes, et ce , à l’occasion de la journée de la terre.
Selon un gardien de la sainte mosquée, s’exprimant à l’agence de presse turque Anatolie, « près de 50 colons en groupes, ont pris d’assaut la mosquée d’al-Aqsa du côté de la porte des Maghrébins. Ils ont assisté à des explications sur le Temple présumé ».
Des dizaines de Palestiniens sur l’esplanade de la sainte mosquée ont commencé à crier : « Allah Akbar » .
La mosquée d’al-Aqsa est prise d’assaut presque quotidiennement  par des colons, escortés par des forces de l’armée et de la police sionistes.   
Journée de la terre:
 Le 19 février 1976, le gouvernement israélien annonça sa décision de confisquer 25 000 hectares de terre en Galilée.
Suite à cette décision, les palestiniens vivant dans les territoires occupés par Israël répliquèrent par la grève générale, suivant le mot d’ordre lancé par la Conférence Nationale pour la Défense des Terres Arabes (front constitué en septembre 1975, réunissant des villageois, maires et conseillers municipaux des principaux villages arabes, en Galilée et dans la région du Triangle, la seconde région de peuplement arabe en importance à l’intérieur des territoires occupés) avec les chefs traditionnels de la communauté druze et chefs tribaux des bédouins du Néguev.
En dépit des pressions, des menaces et d'une campagne hostile menée par la presse israélienne, la grève eut lieu le 30 mars.
La présence de l'armée israélienne transforma la grève en manifestation, puis en révolte. En même temps, les Palestiniens de Cisjordanie et Gaza se mirent en grève, en solidarité avec leurs frères.
Bilan de la journée : 6 martyrs, une centaine de blessés et des centaines d'arrestations. Cette logique de confiscation des terres a conduit progressivement les Palestiniens de 1948 à se découvrir, comme les autres palestiniens, victimes du même processus de dépossession qui ne se poursuit pas seulement dans les Territoires occupés mais en Galilée et au Néguev.
source: al-Alam et divers
http://www.almanar.com.lb

METZ : Journée de la terre sur un air de boycott

Petit compte-rendu de la journée de la terre ce samedi à Metz.
"Le collectif Palestine BDS, s’est mobilisé hier après midi au lieu dit Colonne Merten à Metz, par un beau soleil printanier qui a beaucoup facilité les échanges..Durant plus de 2 heures, les passants sont venus nombreux pour signer les pétitions (contre la circulaire Alliot-Marie, en direction des commerçants et des élus) et pour déguster thé, dattes et spécialités palestiniennes que nous proposions.
En peu de temps nous avons distribué 400 tracts appelant au recto à boycotter les dattes israéliennes et au verso à acheter les dattes palestiniennes mises en vente à ADM. 
Cinquante personnes très intéressées par nos actions et nos réunions, nous ont laissé leur mail et numéro de téléphone. A part 3 ou 4 sionistes qui faisaient une sale tête, la plupart des gens s’arrêtaient au stand, visiblement très satisfaits de notre présence et nous félicitaient pour cette action de rue très réussie. "



CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

Le cauchemar d’un touriste italien à l’aéroport de Tel Aviv

« Personne ne savait où j’étais, personne… J’avais simplement disparu » : le récit d’Andrea Pesce, qui après avoir goûté aux pratiques mafieuses d’El Al à l’aéroport de Venise, s’est retrouvé dans de sales draps à Ben Gourion...
Andrea Pesce, 44 ans, italien, employé dans une agence de voyage, avait déjà séjourné en Israël et en Palestine à plusieurs reprises sans problème. Le 18 mars dernier, il s’apprêtait à faire une nouvelle expérience : offrir un mois de bénévolat à l’ONG Tent of Nations (Tente des Nations), basée à Bethléem et peu suspecte de « radicalisme ».
Première erreur, Andrea achète un billet d’avion Venise/Tel Aviv auprès de la compagnie aérienne israélienne El Al.
Du coup, un « traitement de faveur » va lui être réservé :
"Le 18 mars dernier, jour de mon départ, j’ arrive à l’aéroport de Venise à 11h du matin, trois heures avant le départ. Pour ce type de vol, il y a une équipe de sécurité israélienne qui interroge les passagers, du fait d’un accord passé entre les gouvernements italien et israélien. On me fait néanmoins attendre une heure, car l’équipe israélienne se permet de faire passer les voyageurs israéliens devant tous les Italiens qui attendent.
Puis une femme arrive et commence à me poser des questions bizarres comme :
  • « Vous allez passer un mois loin de chez vous, est-ce que cela n’attriste pas votre famille ? »
Ne voyant pas le rapport avec la sécurité, je lui rétorque :
  • « Quel rapport avec la sécurité ? Pourquoi me posez-vous des questions comme ça ? C’est personnel ».
Elle n’a rien dit , mais on m’a ensuite dit que mon sac à dos devait être fouillé et que je ne pouvais pas emporter ma caméra (un vieux modèle) avec moi, qu’elle devait aller dans la soute. Ils ont tout fouillé, et j’ai même eu droit à une fouille au corps.
Finalement ils m’ont dit que mon bagage pourrait peut-être ne pas arriver par le même vol que moi à Tel Aviv. J’ai protesté, fait remarquer que j’attendais depuis deux heures. J’ai finalement embarqué.
Jamais je n’aurais pu imaginer ce qui m’attendait à l’aéroport Ben Gourion..
Une fois arrivé au contrôle des passeports, on m’a dit d’attendre dans un coin du hall, à côté du « Bureau du contrôle des passeports ». Il y avait déjà plusieurs personnes. J’ai attendu presque une heure, puis a commencé mon premier « dialogue » centré sur ce que j’allais faire en Israël pendant un mois, et j’ai dit « rien de spécial, je vais circuler ». O.K. et j’ai attendu encore une demie heure et une seconde personne m’a interrogé sur mon travail et ce que j’allais faire pendant un mois en Israël et j’ai répété une fois encore les mêmes réponses.
Puis j’ai encore attendu une demie heure, et j’ai eu droit à un troisième interrogatoire avec quelqu’un d’autre qui me posait les mêmes questions, mais d’une manière plus musclée, pour m’intimider et tenter de m’effrayer.
Après, on m’a dit que j’étais un menteur parce que je n’avais pas dit que quelqu’un m’attendait à Bethleem et que ceux qui mentent à la frontière ne sont pas autorisés à entrer dans le pays.
A ce moment là, après presque douze heures de voyage, j’avais les idées embrouillées, j’étais fatigué et un peu effrayé. Mais je n’avais rien à cacher et j’ai dit « Vérifiez ce que vous voulez, je suis quelqu’un de normal, faites ce que vous avez à faire ». Et à ce stade, il était devenu parfaitement clair pour moi qu’ils avaient lu mes mails et qu’ils me posaient des questions alors qu’ils avaient les réponses.
Finalement, vers 11h30, d’autres personnes m’ont interrogé, (ils m’ont dit qu’ils appartenaient au Ministère des Affaires Intérieures) et m’ont dit qu’on me refusait l’entrée sur le territoire parce que j’étais un « menteur ».
Me voyant effondré, ils se sont mis à rigoler. Vers 1h du matin on m’a amené dans une autre pièce de l’aéroport où mon sac à dos a de nouveau été fouillé et où j’ai subi une deuxième fouille au corps. Alors ils ont pris mon sac à dos, l’ont vidé, soi disant, pour raison de sécurité. Ils m’ont donné un grand sac en plastique pour mettre mes affaires.
Ils m’ont ramené dans le même hall, où on m’a dit de ne pas m’éloigner. Je devais rester près de leur bureau, sans boire ni manger. Tout ce que j’ai pu demander – avoir un peu d’eau, téléphoner à mon ambassade ou simplement alerter mon hôtel à Jérusalem pour dire que je ne pouvais pas venir – m’a été refusé. Pour la première fois de ma vie, j’ai réellement ressenti ce qu’est le racisme.
Comme ils avaient décidé de me renvoyer en Italie, il s’agissait de savoir comment et quand : Il n’y a qu’un vol hebdomadaire pour Venise et on m’a annoncé que je devrai rester en isolement jusqu’au prochain départ.
La salle d’isolement « salle de migration » comme ils disent, est en réalité une sorte de prison. A cinq minutes de voiture de Ben Gourion, j’ai été transféré dans cette baraque entourée de barbelés, avec des barreaux aux fenêtres. On m’a dit de laisser toutes mes affaires dans une pièce, y compris mon mobile. C’est étrange, mais en définitive je n’ai compris que j’étais en état d’arrestation que lorsqu’on m’a dit que ne je pouvais pas emporter mon stylo bille avec moi dans ma « chambre ». En réalité ce n’était pas une chambre, mais une cellule. Ma première expérience de prison de ma vie !
Cette prison avait des portes insonorisées, pour nous empêcher de réclamer quoi que ce soit, ou même de crier. On ne peut que frapper contre la porte jusqu’à ce que quelqu’un, peut-être, veuille bien vous écouter. Mais déjà, on se sent totalement en danger et on a peur, même de poser des questions, parce qu’on sait qu’ils peuvent vous faire n’importe quoi, et faire de vous ce qu’ils veulent, puisque personne ne sait où vous êtes.
Vers 7h du matin, j’étais démoli, je ne pensais plus qu’à rentrer chez moi et ils m’ont fait savoir que je serai embarqué dans un vol pour Milan le soir à 18 H.
A 9h du matin, on m’a autorisé à appeler mon ambassade : une responsable italienne m’a dit « Dès lors que vous êtes dans ce lieu, nous ne pouvons rien faire, vous n’existez tout simplement pas pour nous, si vous êtes dans ce lieu ». Elle m’a dit aussi toute sa sympathie pour l’épreuve que je traversais, mais le fait que j’allais partir dans l’après-midi concluait l’affaire, selon elle. Elle a aussi appelé ma femme en Italie, puisque je n’avais pas l’autorisation de le faire directement.
Alors l’attente du départ à commencé : on m’a mis seul dans une autre prison, avec la porte ouverte. Mais je ne pouvais pas sortir.
Je ne m’étendrai pas sur le surplus de fatigue que ce vol pour Milan m’a coûté, à chercher un hôtel pour la nuit et à attraper un train pour Venise le lendemain (20 mars).
Personne , jamais, au cours de ces 24 heures, ne m’a donné son identité ni éclairé sur son rôle. Au final il n’y a pas de preuve écrite de ce qu’ils m’ont fait, pas même la raison de mon expulsion et de ma détention. Rien, rien du tout. Juste un tampon sur mon passeport indiquant « interdiction d’entrée ».
Les leçons à tirer de cet épisode se résument, pour moi, à deux questions :
  • Pourquoi vous voulez que je vous déteste ?
  • Si vous me faites cela à moi, qu’êtes vous capables de faire aux Palestiniens ?
(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)
A signaler par ailleurs qu’une délégation de parlementaires européens venus ce mois de mars pour visiter des prisons israéliennes en a été empêchée. Et est-il besoin d’ajouter que sa demande de se rendre à Gaza a été également refusée ?
Seul le gouvernement tunisien, qui a récemment refusé l’entrée à 20 touristes israéliens en croisière, semble avoir compris la leçon.

Olivia Zémor invitée à intervenir en Australie sur la campagne BDS

Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, a été invitée par le réseau des militants BDS australiens à intervenir dans plusieurs villes pour un échange d’expériences sur la campagne de boycott d’Israël. Ci-dessous les rencontres prévues les prochains jours, qui seront accompagnées de projections de vidéos de nos actions en France.
  • MELBOURNE
Le 1er avril 2014 à 19 H :
« La coordination internationale de la campagne BDS »
Rencontre avec le groupe « Australian Women For Palestine », en présence d’Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine et de Samah Sabawi, écrivain et analyste politique palestino-australienne.
  • ADELAÏDE
Le 4 AVRIL 2014 : Meeting de 19 H à 22 H
Organisé par Australians Friends of Palestine Association (AFOPA)
au Fullarton Pk Community Centre
Orateurs : Olivia Zémor et John Guy, l’un des dirigeants de AFOPA, association activement impliquée dans la campagne BDS et notamment dans le boycott des cosmétiques de la Mer Morte vendus par la firme israélienne « Seacret ».
  • SYDNEY
Le 8 AVRIL À 18 H 30
MEETING À L’UNIVERSITÉ DE SYDNEY
Footbridge Theatre, Sydney University, Parramatta Rd, Camperdown
sur le thème : « BDS : tout ce que vous avez envie de savoir et que vous n’osez pas demander »
Principaux orateurs :
  • Jake Lynch, Associate Professor, Centre for Peace & Conflict Studies, Sydney University
  • Olivia Zemor, CAPJPO-EuroPalestine, French BDS activist
  • Samah Sabawi, Playwriter and political analyst ;
  • CANBERRA

  • BOWRAL
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Réouverture du poste frontalier entre Gaza et l’Egypte

Alexandre Buccianti, RFI, lundi 31 mars 2014
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Une jeune Pales­ti­nienne aperçue au point de passage de Rafah, lors d’une mani­fes­tation pour exiger sa réou­verture, le 17 sep­tembre 2013. REUTERS/​Mohammed Salem
Le Caire a rouvert, pour trois jours seulement, le ter­minal fron­talier de Rafah entre la Bande de Gaza et l’Egypte. L’entrée en Egypte est cependant exclu­si­vement réservée aux Pales­ti­niens ayant besoin de soins médicaux ou ins­crits dans des uni­ver­sités égyp­tiennes, aux étrangers et aux cas consi­dérés comme humanitaires.
Les res­tric­tions égyp­tiennes sur le passage par le ter­minal de Rafah remontent à juin 2007, après la prise du pouvoir à Gaza par le mou­vement isla­miste Hamas. En 2012/​2013, lors de la pré­si­dence de Mohamed Morsi, la situation a com­mencé à se débloquer. Morsi était en effet un haut res­pon­sable des Frères musulmans, dont le Hamas est une branche. Après sa des­ti­tution en juillet 2013, les mili­taires égyp­tiens ont rebouclé la fron­tière et lancé une offensive contre les tunnels entre l’Egypte et Gaza.
Un millier de ces tunnels a été détruit. La tension a même atteint le niveau de la rupture. Un tri­bunal égyptien a décidé l’interdiction du Hamas et la fer­meture de ses bureaux en Egypte. Le mou­vement isla­miste pales­tinien est aussi accusé d’avoir par­ticipé à l’attaque des prisons égyp­tiennes en janvier 2011, au len­demain du sou­lè­vement contre l’ex-président Hosni Mou­barak. Le ministère de l’Intérieur révise, quant à lui, les natio­na­lités égyp­tiennes accordées sous la pré­si­dence Morsi à des Pales­ti­niens de Gaza, 13 000 au moins. Une natio­nalité qui sera retirée aux membres du Hamas.

Les négociations israélo-​​palestiniennes dans la balance

Michel Paul, RFI, lundi 31 mars 2014
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Des Pales­ti­niens agitent leur drapeau en direction de la fron­tière israé­lienne avec la Bande de Gaza, le 30 mars 2014.REUTERS/Suhaib Salem
Les négo­cia­tions de paix israélo-​​palestiniennes ont été fra­gi­lisées par le refus d’Israël de libérer un nouveau contingent de pri­son­niers pales­ti­niens. Mais ce dimanche, les consul­ta­tions se sont inten­si­fiées pour tenter de sauver le pro­cessus. Selon un res­pon­sable pales­tinien, Israël a proposé au pré­sident de l’Autorité pales­ti­nienne Mahmoud Abbas un projet d’accord pour relancer les négociations.
Le sort des négo­cia­tions de paix avec les Pales­ti­niens sera tranché dans les jours qui viennent, affirme Ben­jamin Neta­nyahou. Et le Premier ministre israélien s’explique : ou bien le pro­blème se résoud, ou bien le pro­cessus explose.
Ce qui est certain, en tout cas à ce stade, c’est qu’Israël refuse tou­jours de pro­céder à la libé­ration de la qua­trième vague de pri­son­niers, 26 détenus en tout, auteurs d’attentats meur­triers contre des Israé­liens, remontant à la période qui a précédé l’accord d’Oslo en 1993. Qua­torze de ces détenus sont des Arabes israéliens.
Prolongation d’un an
Pour les Israé­liens, la balle est main­tenant dans le camp des Pales­ti­niens. « Pas question de libérer qui que ce soit, affirme un res­pon­sable israélien, si dans quelques jours la partie adverse pro­clame que c’est la fin du dia­logue israélo-​​palestinien et le retour à un sou­lè­vement violent. »
Israël vou­drait obtenir la pro­lon­gation du pro­cessus pour une durée d’au moins un an, en échange de quoi, selon un mini-​​accord non confirmé pour l’instant, l’Etat hébreu pourrait décider de libérer, en plus de ceux qui étaient prévus, plu­sieurs cen­taines de détenus pales­ti­niens de droit commun, pour la plupart des voleurs de voitures.

L'armée israélienne fait circuler un véhicule téléguidé à la frontière avec le Liban

L'armée israélienne a fait circuler un véhicule téléguidé militaire près de la barrière de sécurité au niveau de la région de Adaïssé-Kfar Kila, rapporte lundi l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
C'est la première fois que l'armée israélienne fait circuler un tel véhicule sans conducteur près de la frontière libanaise, selon l'ANI. Cet incident s'est accompagné d'un survol intensif de régions du Liban sud.

735 passagers palestiniens empruntent le passage de Rafah

Gaza – CPI
11 bus sur les 20 qui étaient préparés par le côté palestinien ont pu traverser le passage, selon le communiqué de l'administration générale des frontières et des passages.
Le communiqué a démontré que 132 passagers bloqués ont pu accéder à la salle du passage au côté palestinien, alors que les autorités égyptiennes ont empêché le voyage de 21 passagers sans donner de raisons.
L'administration des passages a assuré que le voyage lundi sera pour les 9 bus qui attendent depuis hier, en plus des voyageurs enregistrés dans les listes.
Il est à noter qu'aujourd'hui lundi sera le dernier jour d'ouverture du passage, alors que des milliers de cas humanitaires attendent de voyager, et que les voyageurs souhaitent que les autorités égyptiennes prolongent les jours de l'ouverture du passage.

Sud de Naplouse : L'occupation confisque des milliers de dunums

Naplouse – CPI
L'administration civile israélienne a remis lundi une carte montrant la confiscation de grandes superficies de terres des villages de Qariout et de Galoud dans le sud de Naplouse dans le but de les transformer en jardins touristiques et de loisirs pour les colons.
Bashar Qariouti, le membre du conseil de Qarouit et le militant anti-colonisation, a déclaré au correspondant du CPI que l'occupation a remis aujourd'hui aux habitants de la région une carte montrant la saisie de grandes superficies des terres de deux villages sans montrer les limites des zones confisquées.
Il a confirmé que la carte montre la confiscation de la zone de Ras Mouis, Batain, Selwan et Sarara, qui forment des milliers de dunums, et qu'ils attendent une carte de l'occupation pour montrer les limites des terres confisquées. L'occupation a annoncé transformer ces terres en des jardins archéologiques et touristiques pour les colons.
Qariuoti a ajouté qu'ils se préparent à attenter un procès contre l'occupation pour ces superficies confisquées, y compris des montagnes et des champs d'oliviers, alors que leurs propriétaires se trouvent au village, confirmant: "Nous travaillerons sur le niveau judiciaire et populaire pour confronter cette grande agression sur les terres des citoyens dans le village".
Il est à noter que le village de Qariout est entouré par trois grandes colonies : Shavout Rahil, Shilo et Eliih, en plus de 4 avant-postes coloniaux.