dimanche 1 mai 2011

Israël fait part de ses préoccupations à l'ONU

30 avril 2011
Agence France-Presse
Jérusalem
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a fait part samedi au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de la «préoccupation» de son pays face à l'accord de réconciliation entre l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas.
Lors d'une conversation téléphonique, M. Barak a affirmé à son interlocuteur que le «Hamas est une organisation terroriste qui tire des roquettes et des missiles» contre Israël, selon un communiqué officiel.
Il a rappelé, dans ce contexte, la mort d'un adolescent israélien grièvement blessé le 7 avril par l'explosion d'un missile anti-char contre un bus scolaire tiré par le bras armé du Hamas au pouvoir à Gaza.
Cette attaque avait déclenché une nouvelle spirale de violences, la plus meurtrière depuis l'offensive israélienne en décembre 2008-janvier 2009 qui avait coûté la vie à 1400 Palestiniens.
«Nous attendons des dirigeants du monde entier et en particulier de ceux de l'ONU qu'ils mettent comme condition à toute coopération avec un gouvernement d'union palestinien - dans la mesure où il verra le jour - qu'il se plie aux conditions du Quartette» pour le Proche-Orient, a ajouté M. Barak.
Le Quartette (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) a fixé plusieurs conditions jusqu'ici refusées par le Hamas: cessation des violences, reconnaissance des accords signés précédemment par Israël et l'OLP, et reconnaissance du droit à exister d'Israël.
L'accord de réconciliation interpalestinien conclu mercredi, à la surprise générale, entre le Hamas et le mouvement Fatah du président Mahmoud Abbas ne mentionne pas ces principes.
La Feuille de route, élaborée par le Quartette en 2003, exige en outre le gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est, ce qu'Israël n'a jamais accepté.
L'entretien de M. Barak avec le patron de l'ONU s'inscrit dans la campagne lancée par le gouvernement israélien pour contrer toute reconnaissance internationale d'un gouvernement d'union palestinien incluant le Hamas qui ne reconnaît pas le droit de l'État d'Israël à l'existence.

Israël prolonge la détention d’un écrivain palestinien

Ramallah - 30 avril 2011
Par Maan News
Addameer, l'organisation palestinienne de Défense des Droits de l’Homme, a condamné jeudi l’extension de la détention par les autorités israéliennes d’Ahmad Qatamesh, écrivain et intellectuel palestinien.
Israël prolonge la détention d’un écrivain palestinien
Ahmad Qatamesh et son épouse Suha Barghouti
La Cour Israélienne Militaire d’Ofer a jugé jeudi, que Qatamesh devait rester derrière les barreaux pendant 6 jours de plus, après que le juge militaire ait rejeté la demande de police de prolonger son incarcération de 11 jours, selon une déclaration de l’organisation.
Le juge a déclaré que les preuves n’étaient pas suffisantes pour justifier une aussi longue période, mais il restera en détention le temps de l’enquête, selon Addameer.
L’association s’est dite préoccupée par cette prolongation, insistant sur le fait que « cela sous-entend qu’il (Qatamesh) est toujours visé pour ses écrits et ses activités d’activiste pacifique et non pour des raisons de «  sécurité » comme le disent les Autorités Israéliennes ».
La police a rapporté à la Cour que Qatamesh est devenu depuis quelques mois un membre actif du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, parti politique interdit en Israël.
L’écrivain a nié ces accusations, affirmant au juge qu’il passe son temps a écrire des livres, des articles, et faire des conférences dans les universités.
Il a poursuivi en disant à la Cour qu’il n’a jamais hésité à faire connaître ses opinions en ce qui concerne les « pratiques arbitraires d’Israël et de l’Autorité Palestinienne ».
Qatamesh a été arrêté le 21 avril à son domicile de Ramallah par les troupes israéliennes une heure après que les forces israéliennes aient retenu sa femme, sa sœur de 22 ans et deux autres femmes de son entourage, dont une adolescente de 14 ans dans un autre appartement, pour mettre la pression sur Qatamesh. Depuis ce jour, il est maintenu en détention à la Maison d’arrêt d’Ofer dans la base militaire israélienne de Beituniya en Cisjordanie , et a été interrogé pendant seulement 10 minutes lors de son passage dans l’enceinte.
Ahmad Qatamesh a à plusieurs reprises été détenu dans les prisons israéliennes, et a passé 17 ans dans la clandestinité de 1976 à 1992 pour éviter d’être de nouveau arrêté.
En 1992 il a été détenu par Israël sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui pendant 6 ans, et a écrit son vécu de la torture et des mauvais traitements dans ses mémoires de prison « I shall not wear your Tarboush ».
A la suite d’une campagne internationale pour sa relâche, il a été libéré en 1998, et a depuis reçu l’interdiction de voyager en dehors des territoires palestiniens. Il a réussi à obtenir son doctorat de science politique et a depuis donné des conférences à l’université de Al-Quds et a créé le Centre de Recherche Munif Barghouti.
Selon un communiqué : «  Addameer condamne la décision de la Cour militaire, et s’inquiète de la prorogation de la détention de Qatamesh qui mènera à de longs interrogatoires , et potentiellement à une détention administrative ».
Qatamesh, dont la détention sera ré-examinée le 3 mai, est représenté par un avocat de Addameer, qui a déclaré qu’il « allait continuer à suivre de très près l’affaire ».
Source : Maan News
Traduction : BL pour ISM

"Israël" n’a aucun droit d’ingérence dans la décision égyptienne d’ouvrir le passage de Rafah

[ 29/04/2011 - 23:12 ]
Gaza – Le Caire – CPI
Le lieutenant général Sami Anan, chef d’état-major de l’armée égyptienne, a confirmé que l’Entité sioniste n’a aucun droit d’ingérence dans la décision égyptienne d’ouvrir le point de passage au sol de Rafah.
Dans une déclaration de presse, publiée aujourd’hui vendredi 29 avril 2011 sur sa page face book, le chef d’état-major dit : « "Israël" n’a aucun droit d’ingérence dans la décision d’ouverture du point de passage de Rafah ; c’est une affaire palestino-égyptienne. »
Notons qu’auparavant, Nabil Al-Arabi, ministre égyptien des affaires étrangères, avait dit, hier jeudi, que l’Egypte travaille pour briser le blocus, en ouvrant « complètement et définitivement » le point de passage de Rafah de ses deux côtés. Cette déclaration a été faite après la signature de la réconciliation palestinienne entre le Fatah et le Hamas, sous l’égide de l’Egypte.
Par sa part, le ministère des affaires étrangères, dans la bande de Gaza, a salué les déclarations de Nabil Al-Arbi appelant à briser totalement le blocus de Gaza et à ouvrir le point de passage de Rafah pour qu’il prenne son rôle naturel.
Dans des déclarations faites à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), aujourd’hui vendredi 29 avril 2011, le ministère des affaires étrangères du gouvernement palestinien, dans la bande de Gaza, a appelé à mettre à exécution ces déclarations et à travailler pour rendre normal les déplacements des gens à travers le passage.

Djihad se félicite de l'accord de la réconciliation et souligne la nécessité de finir les désaccords

[ 30/04/2011 - 09:33 ]
Gaza - CPI
Le Mouvement du Jihad islamique en Palestine, s'est félicité de la décision de la signature initiale de la réconciliation entre le Fatah et Hamas, soulignant la nécessité de mettre fin aux désaccords entre les deux côtés.
Le membre du bureau politique du Djiha, Mohamed al-Hindi a insisté, vendredi 29/4, durant le programmé de télévision de "la Palestine aujourd'hui" (entre les lignes), sur la nécessité d'un accord entre les factions palestiniennes, sur une référence nationale conforme au programme politique approuvé par tout le monde.
Al-Hindi a ajouté: «Le Jihad ne participera pas à tout gouvernement prochain conformément à ce qui a été annoncé au Caire", soulignant sa position de principe sur la question de la participation dans aucune des  institutions de l'Autorité qui ont été formées selon l'Accord d'Oslo.
Le leader du djihad a mis en garde contre la reprise des négociations, des campagnes de coopération sécuritaire avec l'ennemi occupant, confirmant l'importance que tout accord de réconciliation devrait protéger les principes fondamentaux, les droits légaux et la légitimité de la question palestinienne, indiquant à l'intention de son mouvement d'évaluer la participation dans la signature de l'accord de la réconciliation.
"L'ennemi sioniste veut garder la coordination de la sécurité avec l'Autorité palestinienne, et l'accalmie dans la bande de Gaza, tandis que l'administration américaine qui a exprimé clairement sa position sur l'accord entre le Fatah et Hamas veut nous ramener à des négociations qui ont conduit à l'incursion, le siège de Gaza et les crimes de l'ennemi occupant israélien perpétuels contre notre peuple", a ainsi poursuivi al-Hindi.

Le leader Nassif appelle à promouvoir un climat de réconciliation

[ 30/04/2011 - 11:11 ]
Ramallah – CPI
Le leader prisonnier du Hamas, Raafat Nassif, a considéré que les actes et les pratiques sur le terrain reflètent les intention réelles et sincères en faveur des intérêts palestiniens qui sont tant attendus.
Dans un communiqué envoyé de sa prison, Nassif a exprimé vendredi son espoir à travailler pour arrêter tout ce qui empoisonne l'atmosphère de la réconciliation et cause des tensions internes.
Il a également appelé à commencer immédiatement des procédures pour accroître la confiance entre les composantes du peuple palestinien, où "l'expérience de cinq années d'oppression et de tyrannie ont semé des doutes dans les esprits des citoyens qui ont été brulés par le feu de l'oppression et la tyrannie".
Le dirigeant Nassif espère que cet accord sera respecté par tous les côtés, et que "les ennemis du peuple palestinien ainsi que ceux qui possèdent des agendas privés et étrangers échoueront".

Baraka appelle à protéger l'accord de réconciliation face aux campagnes américano-sionistes

[ 30/04/2011 - 11:28 ]
Beyrouth – CPI
Le représentant du mouvement du Hamas au Liban, Ali Baraka, a affirmé que l'accord de la réconciliation palestinien est une nécessité et un intérêt palestinien, et que les Etats-Unis et l'entité sioniste n'ont pas le droit d'intervenir dans les affaires palestiniennes internes, tandis que les Palestiniens ne sont pas responsables du choc de la surprise qui a frappé l'entité sioniste.
Dans une déclaration de presse écrite vendredi, et dont le CPI a obtenu une copie, en commentant la position sioniste et américaine de l'accord de réconciliation palestinienne, Baraka a exprimé son refus et sa condamnation des menaces et des pressions exercées par les Américains et les sionistes à l'Autorité de Ramallah dans le but d'entraver la réconciliation, et de maintenir l'état de division sur la scène palestinienne.
Le leader palestinien a également appelé les pays arabes et islamiques à protéger l'accord de réconciliation palestinien des tentatives de sabotage américano-sionistes, et de leurs efforts pour empêcher la réalisation de la réconciliation nationale afin de pouvoir isoler l'Autorité et la forcer à accepter une solution des Etats-Unis pour la question palestinienne, qui vise à abandonner le droit des réfugiés palestiniens au retour vers leurs foyers d'origine.

L'occupation réprime les manifestations en Cisjordanie

[ 30/04/2011 - 10:48 ]
Ramallah – CPI
Les forces de l'occupation sioniste ont poursuivi leur répression contre les manifestations hebdomadaires contre le mur de séparation raciste, les opérations de colonisation, et la judaïsation des villes et villages palestiniens en Cisjordanie occupée.
Les affrontements de vendredi ont fait un enfant palestinien blessé, et l'asphyxie de dizaines de citoyens palestiniens ainsi que des militants étrangers par le gaz lacrymogène lancé par les forces occupantes sur eux.
Dans le village de Bilin, les habitants et des militants étrangers ont participé à la marche convoquée par le Comité populaire anti-mur et colonisation, et les manifestants ont marché dans les rues du village et ont répété des slogans nationaux appelant à l'unité et au rejet des différences. Ils ont également confirmé la nécessité de l'attachement aux principes palestiniens, la résistance contre l'occupation et la libération de tous les détenus.
Puis la marche s'est conduite en direction du mur, où une force militaire de l'armée de l'occupation a empêché les manifestants d'avancer, lançant sur eux des bombes sonores et de gaz lacrymogène, et des balles en métal recouvert de caoutchouc, utilisant de même des canons d'eau usée mélangée avec des déchets chimiques.
Les manifestants ont salué l'accord de réconciliation conclu entre Fatah et Hamas en le considérant comme une réponse à la volonté du peuple palestinien, et un pas dans la bonne direction pour réaligner la situation palestinienne et lui permettre de se relever et de faire face aux défis.
Dans le village de Na'line, les habitants ont fait la prière de vendredi sur leurs terres près du mur de l'apartheid, et pendant le sermon du vendredi, l'orateur a salué la position du Fatah et du Hamas de mettre fin à la division.
Après la prière, les manifestants se sont dirigés vers le mur de séparation raciste, hissant les drapeaux palestiniens et ceux du Fatah et du Hamas, dans un message de soutien aux positions des deux mouvements au sujet de la réconciliation. Ils ont répété des slogans appelant les deux mouvements à accélérer l'application de l'accord sur le terrain.
A l'arrivée des manifestants au mur, les forces occupantes ont lancé des bombes de gaz lacrymogène et tiré des balles réelles, dispersant les manifestants et causant l'étouffement de dizaines d'entre eux.
Mais dans le village de Maassara, les forces occupantes ont arrêté le citoyen Hassan Ahmed Breijeih, 41 ans, et un militant étranger lors de la répression de la marche hebdomadaire du village et ont asphyxié un certain nombre de citoyens palestiniens.

Les détenus des prisons de Beer Sheva et d'Ashkelon mènent une grève de la faim

[ 30/04/2011 - 11:20 ]
Jénine – CPI
Le centre d'Ahrar pour les études des détenus et les droits de l'homme a confirmé que les prisonniers palestiniens dans la prison d'Ashkelon et de Beer Sheva ont entamé vendredi une grève de la faim pour protester contre la pratique de l'administration pénitentiaire contre eux.
Le directeur du centre d'Ahrar, Fouad al Khafache, a déclaré que les prisonniers palestiniens dans la prison de Beer Sheva ont entamé leur grève de la faim après que l'administration pénitentiaire ait pris d'assaut le département N°10 de la prison, et opprimé les détenus qui y sont emprisonnés, ce qui a fait des victimes parmi les prisonniers qui ont fait face aux forces sionistes intrus.
Al Khafache a ajouté que les détenus dans la prison d'Ashkelon ont refusé deux repas d'hier et d'aujourd'hui, et de sortir à la cour de la prison, annonçant que d'autres mesures seront prises la semaine prochaine pour protester contre la manipulation de l'administration pénitentiaire avec les prisonniers.
Il a souligné que l'administration pénitentiaire a augmenté ses provocations contre les prisonniers, où elle provoque délibérément pour une confrontation directe en vue de les réprimer et le retrait de leurs réalisations.
D'autre part, les prisonniers de la prison d'Ashkelon ont annoncé leur satisfaction de la signature de la réconciliation palestinienne, et qu'une fête a été organisée dans la cour de la prison dans laquelle le mouvement du Hamas et du Fatah ont distribué des bonbons aux détenus pour célébrer la signature de la réconciliation.

Racheq nie tout abandon du mouvement de Hamas des territoires syriens

[ 30/04/2011 - 18:08 ]
Damas – CPI
Le membre du bureau politique du mouvement de Hamas, Ezzat al-Rachaq, qui réside au Damas, a totalement nié les nouvelles publiées, aujourd'hui, par certains journaux et agences de presse, que le Hamas et son bureau politique ont quitté la capitale syrienne.
Dans une déclaration de presse publié, le samedi 30/4, al-Rachaq a confirmé que le Hamas n'a rien modifié de sa position en Syrie et poursuit ses activités à partir de Damas, alors que les nouvelles publiées par certains médias sur ce sujet complètement fausses.
Le journal "al-Hayya" publié à Londres avait déclaré dans un rapport aujourd'hui que le Hamas a pris une décision de quitter la Syrie et que le Qatar a accepté d'accueillir les dirigeants politiques seulement, après le rejet de l'Egypte et de la Jordanie de l'accueillir, ce qui a été complètement nié par al-Rachaq.

Haniyeh affirme l'attachement de son gouvernement à l'accord de la réconciliation

[ 30/04/2011 - 18:41 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a confirmé que son gouvernement est prêt à effectuer les résultats de l'accord de la réconciliation entre le mouvement du Fatah et Hamas, soulignant qu'il a minimisé les obstacles, a encouragé et ouvert la porte pour ce moment national et sur plus d'un niveau.
Ces déclaration de Haniyeh sont venues, la nuit dernière, à l'issue de sa réunion avec la délégation du Hamas qui a participé au dialogue du Caire, et a entendu à une explication complète de l'accord qui a été conclu avec le Fatah sous les auspices de l'Egypte.
Il a précisé qu'il avait été parvenu à un accord sur des question et des dossiers en suspens qui ouvrent la porte à la signature de l'accord, et a félicité le peuple palestinien à l'intérieur et à l'extérieur de ce qui a été atteint.
Le responsable palestinien a apprécié les efforts de l'Egypte, en disant qu'ils ont constitué à ce stade un grand soutien à la réalisation de la réconciliation.
Haniyeh voit que cet accord a reflété la stratégie fixe pour le gouvernement palestinien à Gaza et le mouvement du Hamas à propos de la réconciliation palestinienne qui s'est manifestée en plusieurs étapes au cours des années de divergence, dans la conviction que l'unité nationale a une grande importance dans cette étape, en particulier pour la question palestinienne, la ville occupée d'al-Qods, sa protection et la défense de ses lieux saints, ses habitants, ainsi que pour préserver les droits et principes palestiniens, la réconciliation est donc venue.
IL a poursuivi qu'il était conscient que le présent accord n'est pas satisfait par les ennemis qui mettent des obstacles en face de lui, ce qui nécessite des efforts concertés afin de confronter et bloquer les tentatives de saper la détermination et la volonté de réconciliation et de concorde nationale.
Finalement, Haniyeh a exprimé son espoir que toutes les factions palestiniennes approuveront la signature prochaine de l'accord pour la réalisation du consensus national et le réseau sécuritaire global, tout en appelant le peuple palestinien à le soutenir.

Al-Taybi appelle à juger le médecin juif coupable du procès en diffamation contre Mohamed al-Dura

[ 30/04/2011 - 19:17 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le député arabe à la Knesset sioniste, Ahmed al-Taybi, a exigé de juger le médecin juif qui a été condamné récemment du procès en "diffamation" et "calomnie", dans la cause du martyre" l'enfant palestinien", Mohamed al-Dura, le début du deuxième soulèvement palestinien (Intifada d'al-Aqsa) en 2000.
Dans des déclarations de presse publiées la nuit dernière, al-Taybi a déclaré que "La production et la diffusion des informations médicales confidentielles et l'utilisation abusive, ainsi que la déformation sont une infraction pénale qui exige la poursuite de ce médecin injuste et impitoyable.
Un tribunal français avait condamné, hier vendredi 29/4, le médecin juif, David Yahuda, de procès en diffamation", dans la question de Mohamed al-Dura, tué par les tirs des soldats de l'occupation sioniste, où "Yahuda" avait prétendu que les images diffusées par la télévision française, pendant l'Intifada d'al-Aqsa, qui montrent le martyre, l'enfant Mohamed al-Dura, n'étaient que des photos fabriquées dans une tentative de prétendre que l'enfant a été blessé par les tirs des palestiniens et non pas par les Soldats sionistes, alors que la blessure de son père était ancienne et causée par la chirurgie, ce qui s'est avéré incorrect.
Al-Taybi a appelé les organisations et côtés sionistes concernés à punir le médecin "Yahuda" qui envisage de se diriger à la Cour suprême française pour présenter un appel contre sa condamnation.

L'entité sioniste confirme la continuation de la coordination sécuritaire avec les milices d'Abbas

[ 30/04/2011 - 19:23 ]
Al-Nassera – CPI
Des sources militaires à l'armée sioniste ont confirmé que la coordination de sécurité avec les milices d'Abbas en Cisjordanie occupée est encore continuelle comme d'habitude et qu'il n'y aucun changement dans la période actuelle, selon leurs confirmations.
Les sources ont déclaré que les messages échangés entre les officiers sionistes et leurs homologues palestiniens démontrent que la coordination de sécurité est en cours comme d'habitude, du moins jusqu'à présent, après la signature de la réconciliation entre Fatah et Hamas qui rejette fermement cette coordination.
Il est à noter que l'entité sioniste prévoit avec une profonde inquiétude l'impact potentiel d'un accord de réconciliation sur la forme de la coordination de sécurité avec les milices d'Abbas; notamment à la suite de ce qu'il décrit comme une amélioration importante sur le volume de la coordination entre les deux côtés, au cours des deux dernières années, selon les estimations sionistes.
Le major-général, Diab al-Ali, commandant des forces de sécurité de l'autorité du Fatah, en Cisjordanie, avait confirmé que les milices d'Abbas resteront engagées à défendre la paix en disant: "Les forces de la sécurité nationale resteront le rempart pour la protection du processus de paix et tous les intérêts accomplis, envers la question palestinienne, sur le niveau interne ou externe", selon ses propos.

Le ministère de la santé appelle à mettre fin à la souffrance des Gazaouis et ouvrir les passages

[ 30/04/2011 - 19:37 ]
Gaza – CPI
Le ministère palestinien de la santé a appelé la communauté internationale à exercer davantage de pressions sur l'occupation sioniste pour la forcer à lever le sévère blocus imposé sur la Bande de Gaza et ouvrir les passage, afin de mettre fin à la souffrance du peuple palestinien, et ouvrir la voie devant les travailleurs pour continuer leur vie comme le reste des ouvriers dans le monde entier.
Dans un communiqué publié, le samedi 30/4, le ministre a confirmé que les travailleurs de Gaza souffrent de grande difficulté d'obtenir une occasion de travail, en raison de l'embargo sioniste imposé sur le secteur, il y a presque 5 années consécutives.
Il a souligné avoir promis d'atténuer les difficultés financières des citoyens auxquels ils sont exposés, et de fournir des aides financières aux citoyens.
"La valeur des exemptions de l'assurance médicale que le ministère a supporté du cas des travailleurs, au cours de l'année dernière, s'élève à environ 14 millions de Dollars, en notant que ce montant a couvert les frais de 90 000 travailleurs palestiniens chômeurs", a-t-il ajouté.
Le ministère a insisté qu'il n'hésite pas à prendre des décisions qui sont en faveur des citoyens palestiniens, afin de renforcer leur fermeté face au blocus et à tous les défis auxquels ils sont confrontés, appréciant les sacrifices des travailleurs dans les différentes étapes de la lutte nationale pour la liberté et la vie en dignité.

Les factions de la résistance à Gaza apprécient les positions égyptiennes à lever le blocus

[ 30/04/2011 - 19:48 ]
Gaza – CPI
Les factions de la résistance palestinienne dans la Bande de Gaza ont loué l'accord entre Fatah et Hamas pour mettre fin à la division et leur signature sur la réconciliation, appréciant au même temps les efforts égyptiens visant à réaliser l'unité du peuple palestinien pour promouvoir le consensus national face aux plans sionistes.
A l'issue d'une réunion qui a eu lieu, le samedi 30/4 à Gaza, les factions ont déclaré: "Nous félicitons Hamas et Fatah pour cet intérêt et apprécions hautement la nouvelle position égyptienne de lever le blocus sioniste et ouvrir le passage de Rafah, dans les 10 jours prochains et de manière permanente".
Les factions ont appelé les dirigeants égyptiens à appeler toutes les factions, forces et activités palestiniens pour se présenter à la signature de cette réconciliation, ce qui garantira la réalisation d'une réconciliation complète et globale et ne laissera pas l'un des foyers de tension et discorde dans la cour palestinienne.

L’étude de l’holocauste est obligatoire pour les élèves palestiniens des territoires occupés en 1948

[ 30/04/2011 - 21:33 ]
Arabes 48
Le ministère de l’enseignement sioniste a indiqué, concernant le remaniement du programme de l’étude de la matière de l’histoire, dans les écoles arabes , que les consignes imposent aux étudiants arabes, à partir de l’été prochain, de passer l'examen du "Baccalauréat", qui inclut dans le sujet de l’histoire une question obligatoire sur « la catastrophe des juifs entre les années 1933 _ 1945"( holocauste), laquelle sera notée sur 24 points, ce qui représente le "quart" des points de toute l’épreuve de l’histoire.
Le rapport précise que le ministère de l’enseignement n’a pas intégré, auparavant, le sujet de l’"holocauste" comme matière obligatoire dans les exames du bac pour les élèves arabes, et qu’il s’est avéré par suite,  que ces élèves préfèrent choisir d’autres matières sans relation avec ce sujet.
Le rapport du contrôleur de l’Etat pour l’année 2010 qui avait examiné l’étude de l’holocauste, a mentionné que les écoles arabes ne lui accordent aucune importance et que le ministère de l’enseignement n’a pas élaboré un plan propice et intégral pour l’intégrer dans les programmes scolaires, bien que la plus part des matières étudiées, par les étudiants arabes, soient très anciennes.
Selon le contrôleur de l’Etat, le ministère n’a pas fait participer des représentants arabes dans les discussions et les comités qui ont traité le sujet de l’holocauste.
Le rapport a également indiqué que l’étude de l’histoire est obligatoire pour tous les élèves, Arabes et Juifs, et qu'ils doivent passer, au moins, deux unités en histoire, sur le sujet de l’holocauste, pour pouvoir arracher le diplôme du "baccalauréat". 

samedi 30 avril 2011

"Le Hamas ne quittera pas la Syrie" (responsable)

30-04-2011
Le représentant du mouvement Hamas au Liban Ali Baraké a démenti catégoriquement les informations publiées par le quotidien londonien Al Hayat sur la décision de la direction du Hamas basée à Damas de quitter les territoires syriens et de s’installer dans la capitale qatarie, Doha.
Dans un entretien téléphonique effectué par le site AlManar, Baraké a qualifié d’infondées ces informations qui selom lui entrent dans le cadre des fabrications médiatiques visant à semer la division entre les mouvements de résistance palestiniens et la Syrie.
« Les forces de résistance sont confrontées à des pressions exercées par les Etats-Unis et l’entité sioniste sur Mahmoud Abbas pour entraver la réconciliation nationale palestinienne », a-t-il dit, accusant les Etats-Unis de provoquer l’instabilité dans la région.
Et d’espérer enfin que la Syrie pourra surmonter la crise actuelle et instaurer la sécurité et la stabilité sur son territoire.
Le journal panarabe AlHayat avait publié que « le mouvement Hamas a pris la décision de quitter les territoires syriens », et que « le Qatar a accepté d’accueillir sa direction politique seulement, après le refus de la Jordanie et de l’Egypte de cette demande ».
Sachant que plusieurs sites israéliens, dont celui du quotidien Haaretz, ont rapporté cette information, citant la radio de l’armée israélienne.

Nouvelle bataille israélienne contre l’unité palestinienne

30-04-2011 L.Mazboudi
Depuis la rupture entre les deux frères palestiniens en 2007, - année durant laquelle le Fatah a été éjecté de Gaza-, les dirigeants israéliens ont tout fait pour l’empêcher, avec l’aide bien précieuse du régime égyptien déchu
Mardi dernier, devant l’accolade entre Moussa Abou Marzouk du Hamas et Azzam AlAhmad du Fatah ( voir photo) mardi soir, ils étaient sidérés.  Surtout que leurs services de renseignements ne l’avaient pas prévue.
L’enjeu est d’autant plus gravissime qu’elle s’est faite grâce à la médiation de la nouvelle administration égyptienne, sans compter la décision de cette dernière d’ouvrir le passage de Rafah : exacerbant davantage les inquiétudes israéliennes d’un virement de bord en cours.
Le Caire s’est empressé de préciser que cet accord devait être une première étape qui devrait se couronner par une conférence internationale, sans passer par des rencontres bilatérales qui n’ont abouti à rien.
Ce qui constitue pour Tel Aviv un changement des règles du jeu survenu dans un moment crucial, où l’Autorité palestinienne s’attelle en vue d’une reconnaissance de l’état palestinien, en a obtenu effectivement de la part de six pays latino-américains, alors que des européens donnent l’impression de vouloir suivre le pas.
Contrariant les véritables intentions des politiciens israéliens, qui tous bords confondus, œuvrent de concert pour rendre impossible la création de cet état. Tout en faisant semblant du contraire !
«  Cette réconciliation soutient les efforts de Mahmoud Abbas en vue d’obtenir une reconnaissance internationale pour un état palestinien le mois de septembre prochain, car elle va lui permettre de dire qu’il représente la totalité du peuple palestinien » prévient franchement un rapport secret,  rédigé par le département de recherche du ministère israélien des affaires étrangères, selon les dires du journal israélien Maariv. 
Dès lors et avant même qu’elle ne soit signée, les dirigeants israéliens se sont entendus d’agir pour faire avorter la réconciliation ou le cabinet ministériel d’union qui en  découlera, en menant campagne auprès des Américains et des Européens en particulier, avec pour thèmes principaux qu’elle constitue une menace pour « Israël », pour la paix et son processus, et permet de légitimer le « terroriste » Hamas qui n’a pas encore plié. 
Sans tarder, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est adressé jeudi dernier à une délégation du Congrès américain, en visite en Israël, après sa réunion avec les ministres du forum des 7, en présence du chef d’état-major, du conseiller pour la sécurité nationale, du commandant des renseignements militaires et de représentants du Shabak et du Mossad.
Il a qualifiée l’entente de scandaleuse,  arguant que si elle  entre effectivement en vigueur, cela constituerait "un grand revers pour la paix".
«  La communauté internationale doit faire  comprendre au Hamas qu'il doit répondre aux trois critères du Quartet pour la reconnaissance, soit: reconnaître Israël, renoncer au terrorisme et accepter les précédents accords israélo-palestiniens » précise Netanyahou.
Il devrait se rendre dès la semaine prochaine à Paris et à Londres pour mener à bien sa campagne, avant de partir pour les États-Unis dans le même but.
S’est également joint à la bataille le président israélien Shimon Perez qui depuis son investiture se consacre corps et âme à défendre l'entité sioniste.
Sans perdre de temps il a convié les représentants des différents organes de presse européens en « Israël » pour leur dire que « le Hamas ne modifie pas sa charte, ne cesse pas d’être une organisation terroriste, continue à servir l’Iran et à pratiquer le trafic d’armes ».
Selon lui « la signature d’un accord qui mènera à la tenue d’élections palestiniennes dans un an pourrait faire en sorte qu’une organisation terroriste prenne le contrôle et de Gaza ainsi que de la Cisjordanie, et que la politique du Hamas l’emporte »
Dans cette bataille israélienne contre l’unité palestinienne, les divergences partisanes s’érodent. Il est convenu que Tsipi Livni, ex-ministre des affaires étrangères et dirigeante du parti Kadima donne également du sien.   

En soutien à la première Conférence des Syndicats Palestiniens sur les actions de Boycott, Sanctions et Désinvestissement.

Confédération Paysanne
publié le samedi 30 avril 2011.
Bagnolet, le 28 avril 2011
La Confédération paysanne salue votre initiative collective, vous apporte son soutien dans vos travaux actuels et vous assure de sa solidarité active dans les luttes actuelles et futures dans le cadre de la campagne BDS.
Vous savez l’engagement de notre syndicat dans la lutte pour refuser l’accès à l’entreprise coloniale Agrexco aux ports de la méditerranée et partout en Europe. Sachez que notre détermination ne faiblira pas et que jamais nous n’accepterons l’implantation de cette firme agro alimentaire israélienne, fer de lance de la colonisation.
Nous voulons vous redire aujourd’hui notre solidarité de paysans français dans vos luttes pour la reconquête de votre autonomie y compris alimentaire. Ici, sur notre territoire nous nous employons, avec d’autres, à briser les mécanismes économiques d’exportation de produits agricoles mis en place par l’occupant à partir de terres et d’eau volées et l’asservissement des populations palestiniennes locales. Nous espérons ainsi apporter notre petite contribution à vos luttes contre l’apartheid et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Très fraternellement.
Globalisons les luttes, globalisons l’espoir
- Nicolas DUNTZE, référent pour la campagne « Non à Agrexco », duntzenico.la@orange.fr
- Jean-François BIANCO, Sécrétaire National, jfbianco@yahoo.f

Enfant tué en 2000 à Gaza: un chirurgien israélien condamné pour diffamation

30-04-2011
Onze ans après un reportage sur la mort d'un enfant palestinien à Gaza, la polémique autour de l'authenticité de ces images a refait surface vendredi au tribunal correctionnel de Paris qui a condamné pour diffamation un chirurgien israélien qui avait opéré le père de l'enfant.
Au cœur de la controverse : un reportage de Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2, et de son caméraman palestinien, Talal Abu Ramah, tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000, dans les premiers jours de la deuxième Intifada.
Protégé par son père, Mohammed al-Dura, 12 ans, y perdait la vie après avoir essuyé des tirs de la part de l'armée israélienne.
Enderlin, a été accusé par "Israël" d'être un menteur : les Israéliens osent prétendre que c'est un Palestinien, placé de l'autre côté de la rue par rapport au petit Mohammed al-Dura et son père, qui leur aurait tiré dessus.
Lassée des accusations de "bidonnage", France 2 a attaqué en diffamation le directeur de l'agence Media Ratings, Philippe Karsenty, qui prétendait que le reportage avait été truqué.
Condamné en première instance, Philippe Karsenty avait été relaxé en appel, la cour reconnaissant que les images étaient sujettes à débat.
Dans un autre volet, c'est le père de l'enfant, Jamal al-Dura, qui a saisi la justice française pour voir condamner un article paru en septembre 2008 dans l'hebdomadaire
"Actualités juives".
Un chirurgien israélien, Yehuda David, qui avait opéré Jamal al-Dura en 1994, y affirmait que ses blessures étaient antérieures à la fusillade filmée par France 2 en 2000.
Vendredi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné le médecin, le journaliste d'"Actualités juives" et le directeur de publication à chacun une amende de 1.000 euros avec sursis, ainsi qu'à verser ensemble 5.000 euros de dommages et intérêts.
Le tribunal a estimé que le médecin imputait à Jamal al-Dura "d'avoir délibérément menti sur l'origine de ses blessures aux fins de se prêter à une manipulation de l'opinion internationale".
Pour les juges, ces accusations sont diffamatoires. Les juges reprochent au Dr David "des déclarations péremptoires, alors que ses affirmations ne résultaient pas de documents précis sur la nature des blessures présentées par Jamal al-Dura".  
Les condamnés ont annoncé leur intention de faire appel. Sur la TV publique israélienne, le chirurgien Yehuda David, a affirmé: "Ils (les juges, NDLR) nous ont donné tort. Nous allons faire appel et prouverons que ce que nous avons dit est la vérité et que les accusations portées contre Tsahal (l'armée israélienne) sont fausses".

Haniyeh appelle l’OLP à revenir sur la reconnaissance d’Israël

30-04-2011
Le chef du gouvernement palestinien à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a appelé vendredi l'Organisation de Libération de la Palestine à "revenir sur la reconnaissance de l’Etat d’Israël", et ce en raison de la "réaction négative d’ « Israël » à la réconciliation inter-palestinienne".
Pour Haniyeh, la présence de l’entité sioniste sur la terre de la Palestine est illégale, et par conséquent on ne peut pas le reconnaitre.
Haniyeh a en outre minimisé les menaces israéliennes à l'issue de l'accord de réconciliation,
qualifiant d'histérique les réactions israéliennes.
Par ailleurs, dans un communiqué publié samedi à Gaza.Haniyeh, s'est déclaré "prêt à démissionner". "Je suis prêt à remettre ma démission, dans le cadre de l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah".
"Cet accord est très important, et il faut multiplier les efforts pour mettre fin aux divisions et favoriser l'unité des Palestiniens", a-t-il ajouté.
Selon un protocole d'accord paraphé le 27 avril au Caire par Azzam al-Ahmad, pour le Fatah, et Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, les deux parties se sont mises d'accord pour former un gouvernement de transition composé de personnalités indépendantes, en vue d'élections présidentielle et législatives simultanées d'ici un an.

La plus ancienne dictature du Moyen-Orient

samedi 30 avril 2011 - 07h:36
Marwan Bishara - Al Jazeera
Marwan Bishara, principal analyste politique d’Al Jazeera, analyse la domination d’Israël sur les Palestiniens au-delà de la rhétorique de la paix.
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L’occupation résolue d’Israël sur les Palestiniens, non seulement dans la Palestine historique mais surtout en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza peut être considérée comme la plus ancienne quasi-dictature au Moyen-Orient, affirme Marwan Bishara [GALLO/GETTY]
Selon l’opinion communément admise - surtout dans l’Occident - Israël est la « seule démocratie » au Moyen-Orient. Et c’est le cas, mais particulièrement pour ses citoyens juifs. Pourtant, Israël a été tout sauf démocratique envers les autochtones, les Arabes Palestiniens.
Par nature et par priorité, une occupation militaire étrangère est temporaire. D’autre part, le colonialisme, plus précisément la colonisation civile, est un système socio-politique consistant à avoir un contrôle sur un autre peuple.
Le sionisme a, depuis sa création vers la fin du 19ème siècle, prôné l’autodétermination du peuple juif dans « sa » patrie. Tout compte fait, Israël a, directement ou indirectement, chassé les Palestiniens de leur pays et a confisqué leurs biens. Aussi, en dépit des résolutions de l’ONU, Israël a refusé aux Palestiniens leur droit au retour dans leur patrie et a occupé et colonisé le reste de leur pays dans les dernières quatre décennies.
Au fil des ans, les services militaires et sécuritaires israéliens ont étendus leur domination sur d’autres individus et contre leur volonté. Tout au long de cette sujétion, les Palestiniens ont été opprimés, torturés, exploités et privés de leur terre, de l’eau et du droit le plus important qui soit : leur liberté. Il faudrait alors souligner que les prisons israéliennes, contrairement à celles des pays voisins, sont celles qui comptent le plus grand nombre de prisonniers politiques.
Refusant d’assumer leur véritable situation, les dirigeants israéliens se sont réfugiés dans un illusoire excès de moralité.
Dans ce contexte, rien de plus explicite que la déclaration de feue le premier ministre israélienne Golda Meir qui, en avertissant les Arabes avaient alors dit : « Nous pouvons vous pardonner d’avoir tué nos fils, mais nous ne vous pardonnerons jamais de nous faire tuer les vôtres ».
Une belle illustration de l’impudence et du culot israélien [chutzpah].
L’occupation comme dictature coloniale
Contrairement aux autres puissances coloniales et dictatures dont l’histoire se souvient, Israël s’est emparé de tout mais n’a rien donné en retour. Les colonies, les routes de contournement et les zones industrielles construites sont exclusivement destinées aux juifs.
Ainsi, Israël et ses diverses organisations sionistes ont construit plus de 600 villes, villages et autres formes de colonies spécialement pour les Juifs et rien pour les Palestiniens, même pas pour ceux qu’Israël considère comme faisant partie de ses propres citoyens, estimés à environ le un cinquième de sa population.
Et à l’instar de beaucoup d’autres dictatures, celle-ci s’illustre par le déni du tort et du préjudice causés à la population qui est sous son contrôle et par les illusions d’une occupation qu’elle juge nécessaire, bienveillante voire même dûe par volonté divine.
C’est pourquoi, aucune autre dictature dans la région n’a été aussi longtemps indifférente et destructive à l’égard de ceux qu’elle domine, que le régime sioniste en Palestine.
En effet, Israël n’a pas hésité de faire appel à ses forces meurtrières et démesurées à l’encontre du peuple occupé. Ses derniers crimes de guerre ont été documentés et détaillés dans plusieurs rapports de l’ONU, notamment celui du juge Goldstone. Ce dernier enquêtait sur la guerre de 2008/2009 contre Gaza, ce qui a ajouté ou changé peu de choses quant à la réalité sur le terrain.
Pas très différent des autres dictatures, Israël se vante de ses sacrifices pour la paix, diabolise ses détracteurs et opposants et justifie tous ses actes répréhensibles par le souci du maintien de la sécurité, de l’ordre et de la stabilité internes.
Prétendant et prônant la démocratie, les dirigeants israéliens ont cependant toujours préféré avoir affaire aux autocraties, qu’ils soient dans le monde Arabe ou dans le grand Moyen-Orient, comme qu’en Asie et en Afrique.
Le leadership israélien avait activement soutenu le régime de Moubarak dans ses derniers jours. En outre, les dirigeants israéliens auraient exprimé leur soutien et leur volonté à apporter une assistance à Kadhafi.
L’illusion de la séparation
Six décennies : telle est la période qui témoigne de l’histoire commune d’Israël avec les Palestiniens. En dépit de toute cette durée, son leadership et ses partisans sont toujours confortés dans l’idée qu’Israël est totalement différent de ses voisins ; c’est une oasis démocratique au milieu d’une mer de totalitarisme. Ainsi, quand il lui a été donné de se battre contre ses voisins et d’imposer son contrôle sur eux, Israël prétend avoir agi contre son gré.
Mais indépendamment de la motivation et de la justification des guerres de l’après 1948 et 1967, le résultat est une réalité dont il faut tenir compte. En effet, tant sur le plan politique qu’académique, il serait malhonnête et contreproductif de parler de Palestiniens et d’Israéliens en tant que deux entités sociales et politiques séparées et dissociées.
Toute tentative visant à comprendre la nature et l’évolution politique, économique, sociale et même religieuse de l’état d’Israël sans tenir compte de sa dictature coloniale sur un autre peuple, serait au mieux futile, sinon trompeuse et destructive.
Cela va de soi pour les Palestiniens. Leur évolution nationale et politique à travers le siècle passé, notamment durant les six dernières décennies, est inextricablement liée à celle du sionisme et de la dictature israélienne.
Aujourd’hui, la distance maximum entre un israélien et un palestinien ne dépasse pas les 8 kilomètres.
Où est la révolution palestinienne ?
Il est donc tout à fait clair que la « Révolution Palestinienne » n’a pas été le fruit d’une coïncidence et ce, après avoir émergé au lendemain de l’occupation et de la guerre de 1967, date où Israël avait battu ses voisins et dirigeants post-coloniaux et leur projets nationaux, que se soit le panarabisme, le Baasisme, etc.
Ainsi, puisqu’Israël s’était allié aux puissances coloniales et impériales de l’époque, comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, la Révolution Palestinienne s’est, de son côté et à travers le Mouvement de Libération de la Palestine qui la représentait, inspirée des luttes anti-coloniales similaires, notamment celle du Front de Libération National Algérien (FLN) contre la dictature coloniale française sur l’Algérie.
Toutefois, la polarisation de la Guerre Froide, les divisions entre Arabes et les erreurs et bourdes commises par la « révolution Palestinienne » ont conduit à sa désintégration. En 1991, l’avènement du Processus de Paix de l’après Guerre Froide a fini par réduire le Mouvement de Libération de la Palestine à un simple outil d’adaptation avec le colonialisme israélien. Aussitôt, la domestication du Mouvement de Libération de la Palestine par le Processus de Paix a fait que des divisions internes éclatent, d’où la naissance d’un conflit armé entre les courants islamiste et laïc, à savoir le Hamas et le Fatah.
Aujourd’hui, les Palestiniens vivent sous l’emprise de la dictature militaire et de la police d’état. En effet, ils sont séparés par des centaines de checkpoints, des murs et des clôtures « de sécurité » et sont surveillés par des forces palestiniennes formées par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis et supervisées par les services militaires et sécuritaires israéliens.
Hélas, la Bande de Gaza étranglée par Israël et sous contrôle du mouvement Hamas présente une réalité guère différente.
Ainsi, au lieu de poursuivre la lutte contre la dictature, le Mouvement de Libération de la Palestine et le leadership de l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) en Cisjordanie sont en train de détruire et d’éteindre la volonté palestinienne de rejoindre les luttes révolutionnaires Arabes pour renverser - dans ce cas précis - le régime.
Le leadership de l’OLP a, deux décennies durant, cherché le salut à Washington. Une fois que l’Organisation a fini par comprendre que ce projet était une pure chimère, elle a décidé de porter sa demande à l’ONU pour obtenir une reconnaissance d’un Etat Palestinien.
Le mois de septembre arrivé, l’OLP réalisera que le résultat final sera, au mieux, un état sur papier dont la véritable concrétisation requiert davantage que la diplomatie jusque là utilisée avec Israël. A condition, évidemment, que Washington n’use pas de son veto contre une telle résolution.
Cependant, quelles que soient les acrobaties diplomatiques, la paix est en fin de compte possible entre Palestiniens et Israéliens sur la base d’un seul état ou bien de deux états indépendants, séparés par les frontières de 1967.
Toutefois, il n’est ni défendable, ni moralement acceptable d’imposer aux Palestiniens un compromis ou une paix sous occupation israélienne ou sous sa dictature coloniale.
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Marwan Bishara est le principal analyste politique sur le Moyen-Orient pour Al-Jazeera ; écrivain et journaliste palestinien, il est également chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) et enseignant à l’université américaine de Paris. Il a écrit : Palestine/Israël : la paix ou l’apartheid ? paru aux Editions La Découverte.
http://english.aljazeera.net/indept...
Traduction de l’anglais : Niha
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Le coût de l’armement US pour Israël ne peut plus être ignoré

vendredi 29 avril 2011 - 12h:34
Josh Ruebner
The Electronic Intifada
On peut excuser Israël de ne pas prendre conscience des malheurs budgétaires actuels des États-Unis. Après tout, non seulement l’aide militaire des États-Unis à Israël se sort indemne du vote ce mois-ci (le 15 avril) du budget US pour 2012, mais elle atteint des sommets avec 3 milliards de dollars...
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Gaza, il est probable que c’est l’un des missiles fournis par les USA, tiré par un hélicoptère fourni par les USA, qu’Israël a utilisés pour cela.
...En outre, les USA fournissent à Israël 415 millions de dollars pour l’acquisition, la recherche et le développement de projets communs Israël/USA d’antimissiles, dont 205 millions iront au financement du système Iron Dome (Dôme d’acier - système de défense aérienne mobile) récemment déployé par Israël.
Cette batterie antimissile a déjà changé de façon significative l’équilibre stratégique dans le conflit israélo-palestinien, Israël ayant réussi à abattre des roquettes tirées sur Israël depuis la bande de Gaza au début de ce mois. Avec le soutien diplomatique assuré des États-Unis pour empêcher qu’Israël n’ait de comptes à rendre à la communauté internationale pour son blocus illégal, Iron Dome va encourager Israël à resserrer son siège et à intensifier ses attaques contre la bande de Gaza occupée, ayant donné à ses citoyens une protection supplémentaire contre tout tir de représailles.
Le financement américain d’Iron Dome n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la façon dont les armes états-uniennes s’en vont vers Israël pour privilégier la domination militaire israélienne au détriment de la liberté des Palestiniens, et fournir des démotivations économiques perverses à Israël pour défier les objectifs politiques des États-Unis, tels que l’arrêt de la colonisation israélienne de la terre palestinienne, la fin des punitions collectives contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, et une négociation en toute bonne foi d’un accord de paix durable.
(JPG) Aussi longtemps que les armes américaines continueront d’affluer chez lui, Israël se sentira libre de dédaigner les flatteries douceâtres de l’administration Obama et ses tentatives mollassonnes pour l’amener à la table des négociations. Malheureusement, ce système démotivant est voué à être renforcé au cours des années à venir.
En vertu d’un engagement pris par Bush, les transferts d’armes US vers Israël sont budgétisés pour un total de 30 milliards de dollars, qui courent de 2009 à 2018, soit une augmentation annuelle moyenne de 25 % par rapport aux montants précédents. Avec ce protocole d’accord de 2007, les États-Unis consolident la position d’Israël comme premier bénéficiaire de l’aide militaire US pour cette décennie. Dans la droite ligne des augmentations inscrites dans cet accord, le Président Obama a demandé une dotation qui crève le plafond avec 3,075 milliards de dollars d’armements pour Israël dans sa demande pour le budget 2012.
Une nouvelle base de données en ligne - Combien d’armes pour Israël ? - exprime ses doutes que les USA puissent se permettre, que ce soit moralement, financièrement ou politiquement, de continuer à transférer des armes vers Israël aux frais des contribuables sans examiner les ramifications qu’entraîne cette politique.
De 2000 à 2009, les USA ont autorisé, payé et livré à Israël plus de 670 millions d’armes et d’équipements connexes, évaluées à près de 19 milliards de dollars, en utilisant trois principaux programmes de transferts d’armes (Foreing Military Sales [Ventes d’armes à l’étranger], Direct Commercial Sales [Ventes commerciales directes], et Excess Defense Articles [Articles défense en excédent]). Ces programmes de transferts d’armement ont représenté près de 80 % des plus de 24 milliards de dollars d’aide militaire affectée à Israël au cours de ces mêmes années. La majeure partie de l’argent restant a été dépensée par Israël pour sa propre industrie nationale d’armement, une dérogation exceptionnelle inscrite dans la loi au profit d’Israël. Tous les autres pays qui reçoivent de l’aide militaire US doivent dépenser le montant total de l’aide accordée à l’intérieur des États-Unis.
L’aide militaire à Israël passe par tout un éventail allant de l’absurde patent - avec un cuiseur-vapeur évalué à 2100 dollars - jusqu’au plus meurtrier - avec 93 jets de combat F-16D, pour un montant de près de 2,5 milliards. Avec près de 500 catégories d’armes transférées en Israël, les États-Unis sont, de façon omniprésente, complexe et totale, impliqués dans l’armement de l’armée israélienne.
Ces transferts d’armes font que les États-Unis sont profondément complices dans la plupart des actions engagées par l’armée d’Israël pour consolider son occupation militaire de quarante-trois ans, en toute illégalité, de la Cisjordanie avec Jérusalem-Est et de la bande de Gaza palestiniennes, comme dans la politique d’apartheid que développe la position du gouvernement israélien à l’égard des Palestiniens.
De septembre 2000 à décembre 2009, à peu près la même période durant laquelle les USA ont transféré ces 670 millions d’armes en Israël, l’armée israélienne a tué au moins 2969 Palestiniens - dont 1128 enfants - qui ne prenaient aucune part aux hostilités, d’après l’organisation israélienne des droits de l’homme, B’Tselem.
Par exemple, Israël a tué 446 Palestiniens sans armes, dont 149 enfants, avec des missiles tirés depuis ses hélicoptères. Le Pentagone classe par numéro, type et valeur les missiles transférés en Israël ; cependant, les USA ont donné à Israël près de 200 hélicoptères, de types Apache AH-64D, Sikorsky CH-53 et Cobra, depuis lesquels au moins un certain nombre de ces missiles meurtriers ont été tirés. Il est probable que c’est l’un de ces missiles fournis par les USA, tiré par un hélicoptère fourni par les USA, qu’Israël a utilisé sur le camp de réfugiés de Jabalya dans la bande de Gaza, le 29 décembre 2008, et qui a tué cinq sœurs, Jawaher 4 ans, Dina 7 ans, Samar 12 ans, Ikram 14 ans, et Tahrir Baulusha 17 ans, dans l’attaque contre une mosquée toute proche.
Le mauvais usage des armes US par Israël pour commettre de telles violations des droits humains contre des civils palestiniens devraient déclencher des sanctions contre Israël, au lieu de cela, ce sont les aides militaires qui sont augmentées. L’Arms Export Control Act (législation sur le contrôle des exportations d’armes) limite l’usage des armes américaines à la « sécurité intérieure » et la « légitime défense ». L’occupation israélienne de la Cisjordanie avec Jérusalem-Est et de la bande de Gaza palestiniennes est qualifiée par le gouvernement américain d’occupation militaire étrangère, et le meurtre de milliers de civils non armés pour maintenir une occupation militaire ne peut être justifié comme légitime, sauf à dénaturer complètement le sens même d’une légitime défense.
De plus, le Foreign Assistance Act (loi sur l’aide à l’étranger) interdit strictement aux USA d’apporter une aide à tout pays qui « se livre à une pratique régulière de violations flagrantes de droits humains internationalement reconnus ». Le rapport 2010 sur les droits de l’homme publié par le Département d’État informe amplement, si ce n’est complètement, sur les violations par Israël des droits humains des Palestiniens.
Alors que Washington envisage aujourd’hui de relever le plafond de la dette et de faire des coupes plus que drastiques dans le budget 2012, le coût moral, financier et politique de l’armement d’Israël ne peut être ignoré plus longtemps.
Si l’Administration Obama est sérieuse dans ses efforts pour résoudre le conflit israélo-palestinien, et honnête dans son engagement affiché pour l’universalité des droits humains, alors, elle doit utiliser l’important effet de levier que les États-Unis exercent sur Israël avec son programme d’aide militaire. En mettant fin à leurs transferts d’armes à Israël, au moins jusqu’à ce que Israël se conforme à ses obligations issues du droit états-unien et du droit international, qu’il mette fin à son occupation militaire illégale de la terre palestinienne et qu’il négocie en toute bonne foi une paix juste et durable avec les Palestiniens, au moins jusque-là, les USA peuvent créer une situation incitative qui leur permettrait d’atteindre leurs objectifs politiques aujourd’hui contrariés.
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Josh Ruebnet est directeur juridique national de la Campagne états-unienne pour la fin de l’occupation israélienne, une coalition nationale de plus de 350 organisations qui agit pour changer la politique américaine envers Israël et les Palestiniens, pour la défense des droits de l’homme, le droit internationale et l’égalité. Il a travaillé comme analyse aux Affaires du Moyen-Orient au service Recherche du Congrès.
Du même auteur :
25 avril 2011 - The Electronic Intifada - traduction : JPP
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Pétition : L’Etat palestinien, c’est maintenant !

publié le vendredi 29 avril 2011
Appel lancé par un groupe de personnalités
 
Le Proche-Orient est à la croisée des chemins. La poursuite de la colonisation israélienne de la Palestine a conduit les négociations de paix dans l’impasse. Le désespoir risque de provoquer l’éclatement d’une troisième Intifada. A l’heure où les peuples arabes reprennent en mains leur destin, seule une reconnaissance généralisée de l’Etat de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, peut ouvrir une perspective nouvelle.
Or, le 24 septembre 2010, le président Barack Obama a proposé à l’Assemblée générale des Nations unies de « revenir l’année prochaine avec un accord qui amènera un nouvel Etat membre aux Nations unies, un Etat palestinien indépendant et souverain, qui vive en paix avec Israël ». Depuis, la plupart des Etats latino-américains ont reconnu cet Etat de Palestine. Le 21 avril, le président de la République Nicolas Sarkozy a fait part au président palestinien Mahmoud Abbas de son « soutien très clair aux efforts visant la création d’un Etat palestinien ». Et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé estime que la reconnaissance de l’Etat palestinien est « une hypothèse qu’il faut avoir en tête », mais qu’ « il faut le faire avec l’Union européenne ». Laquelle s’est engagée, le 13 décembre dernier, à en faire autant « le moment venu ».
Ce moment est venu. Le président Mahmoud Abbas a entamé une tournée afin d’obtenir la reconnaissance de l’Etat de Palestine. En Israël même, des personnalités pour la plupart issues du Mossad, du Shin Bet, de l’armée et du monde des affaires ont rendu publique une « Initiative de paix israélienne » en faveur de la création d’un Etat palestinien à côté de celui d’Israël. Cette initiative a été suivie d’une pétition dans le même sens signée par une soixantaine de personnalités dont dix-sept lauréats du Prix d’Israël, une des plus hautes distinctions en matière d’art, de sciences, de lettres, des universitaires comme Zeev Sternhell et Yirmiyahu Yovel, la fondatrice du parti Meretz Shulamit Aloni. Les signataires rappellent la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU du 29 novembre 1947, qui stipulait « la création d’un Etat juif et d’un Etat arabe indépendants », et reprennent plusieurs phrases de la Déclaration d’indépendance d’Israël du 14 mai 1948. Et ils ajoutent : « Nous avons regardé autour de nous, constaté ce qui se passe dans les pays voisins et nous nous sommes dit qu’il est temps pour les Israéliens de faire entendre leur voix. »
Nous saluons ces démarches et exhortons la communauté internationale à prendre enfin ses responsabilités : soixante-quatre ans après l’avortement du plan de partage de la Palestine qu’elle ne s’est pas donné les moyens d’appliquer, il lui revient d’assurer un règlement définitif, juste et durable fondé sur le droit international. La France et l’Union européenne doivent prendre l’initiative en reconnaissant sans attendre l’Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale et en appelant l’ONU à en faire de même sans délai.
Mais nous ne pouvons nous en remettre aux seules autorités nationales et internationales. Notre responsabilité de citoyens est aussi de mobiliser l’opinion pour qu’elle pèse dans ce sens. C’est pourquoi nous invitons les personnalités et les intellectuels de toutes origines, tendances et sensibilités à se joindre à cet appel. Pour que la paix l’emporte sur la guerre. Pour empêcher de nouvelles tragédies. Pour assurer l’avenir des deux peuples vivant sur cette même terre.
Premiers signataires :
Jean Christophe Attias, directeur d’études à l’EPHE (Sorbonne)
Bertrand Badie, professeur à Sciences Po
Jean Baubérot, professeur émérite à l’EPHE (Sorbonne)
Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne)
Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite (Université Paris VII-Diderot)
Jean Daniel, éditorialiste, écrivain
François Gèze, éditeur
Gisèle Halimi, avocate, ancienne députée, ambassadrice de l’Unesco
Stéphane Hessel, ambassadeur de France
Daniel Lindenberg, professeur émérite (Université Paris VIII-Saint-Denis)
Roger Martelli, historien
Edgar Morin, sociologue
Pierre Nora, historien
Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien
Joël Roman, philosophe
François Salvaing, écrivain
Dominique Vidal, historien et journaliste
Vous pouvez signer cet Appel sur :

La surprise palestinienne

30.04.11
Les Palestiniens viennent de priver Israël et tous ses soutiens de ce qui, jusque-là, leur servait d’alibi, ou du moins ce qu’ils croyaient pouvoir en faire, malgré l’absurdité de la démarche qui consiste à classer les Palestiniens entre bons et mauvais, alors même qu’ils sont tous opposés à l’occupation israélienne et engagés dans le même processus de libération. Les mouvements palestiniens Fatah et Hamas ont conclu, mercredi, au Caire, un accord que l’on croyait impossible alors même qu’il était nécessaire et même impérieux, car il devait mettre fin à des années d’affrontements interpalestiniens, mais constituait un blocage dans le processus de paix, des parties se servant de la position du Hamas pour maintenir le statu quo. Et à l’inverse, la réaction israélienne sommant le leader palestinien, Mahmoud Abbas, de «choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas» ne doit nullement étonner en quoi que ce soit. Elle est d’une incroyable aberration, en ce sens qu’il s’agit pour lui de maintenir les divisions entre Palestiniens. Pour le leader palestinien, Mahmoud Abbas, la réponse est simple : «C’est une affaire interne.»
Insensibles aux menaces israéliennes, les deux parties, apprenait-on hier, signeront mercredi au Caire dans le cadre solennel de la Ligue arabe, l’accord en question. Ce texte négocié depuis des mois, sinon des années, scelle la réconciliation entre le Fatah et le Hamas que tout oppose depuis 2007, quand le second s’est emparé des institutions palestiniennes, étendant son contrôle à l’ensemble de la bande de Ghaza, et que le premier, chassé de ce territoire, décide de doter l’Autorité palestinienne de nouvelles institutions palestiniennes basées uniquement en Cisjordanie, consacrant une coupure avec Ghaza. C’est d’ailleurs cette situation qui a accru la détresse des habitants de ce territoire soumis à un blocus israélien, privés de tout et livrés à la barbarie israélienne. Un tel accord devrait remettre les choses à leur place, même s’il s’inscrit dans une courte durée, puisqu’il s’agit de mettre sur pied un cabinet technique qui sera chargé de préparer les prochaines élections.
Commentant les termes de cet accord, le leader palestinien Mahmoud Abbas a souligné que «ce gouvernement est autorisé à faire deux choses : fixer une date pour les élections et reconstruire Ghaza». M. Abbas a souligné en outre que «la politique est du domaine de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et nous continuerons à suivre ma politique». Ou encore que la conduite des négociations de paix lui revenait en tant que chef de l’OLP, et non au gouvernement transitoire.     
Ce qui semble tellement clair, y compris pour la communauté internationale qui a réagi cette fois avec célérité, et pour ainsi dire, sans la moindre opposition, même si cela consistait pour elle de rappeler des évidences, comme celle qui consiste à souligner qu’un gouvernement quel qu’il soit doit renoncer à la violence. L’ONU a exprimé son «grand intérêt» pour cet accord, espérant une «réconciliation qui favorise la paix». Et tandis que les Etats-Unis déclarent vouloir en savoir davantage, l’Union européenne affiche elle aussi son «grand intérêt».
Cela ne veut pas dire grand-chose, puisque de telles déclarations faites de prudence, entendent aussi chaque fois renvoyer la balle dans le camp des Palestiniens, comme si ces derniers devaient prouver leur bonne foi, et dans un tel cas, il est à craindre que de telles réactions soient faites pour amener les Palestiniens à revoir leurs ambitions, celles justement qui concernent, cette fois, le prochain débat au sein de l’ONU au sujet de la reconnaissance par cette dernière de l’Etat palestinien. Il en est qui se demandent déjà si l’année 2011 ne sera pas celle de l’Etat palestinien.
Mohammed Larbi

Le ministre sioniste de la Guerre, menacé de mort

29 Avril 2011 19:04 
IRIB- Les médias locaux sionistes ont déclaré, jeudi, qu’Ehud Barak, le ministre sioniste de la Guerre, a été menacé de mort. Barak a reçu une lettre anonyme de menace de mort, selon la Radio de l’armée sioniste. «Vous mourrez bientôt», c’est ce qui était écrit dans cette lettre. Alors que cette lettre a été transmise à la police locale, pour ouvrir une enquête sur cette affaire, le bureau de Barak a, quant à lui, déclaré ne pas être au courant de l’existence de cette lettre. L’année dernière, suite à des lettres de menace de mort, adressées à Ehud Barak, les mesures sécuritaires autour de sa personne ont été renforcées.
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Un journaliste persécuté en France pour avoir informé de la campagne BDS contre Israël

vendredi 29 avril 2011
Alex Moumbaris, journaliste et militant internationaliste, qui avait été condamné, en 1972, à 12 ans de prison en Afrique du Sud pour avoir soutenu la résistance anti-apartheid, se trouve aux prises avec la justice française pour avoir publié un article rendant compte de la campagne BDS au niveau international.
Tous avec Alexandre Moumbaris convoqué le 24 mai à 10 H au Tribunal d’Instance de Flers, dans l’Orne (61) !
Cher(e)s amis, camarades,
Je vous envoie ci-dessous l’appel à la solidarité que m’a transmis Alex Moumbaris, un ami et camarade d’origine grecque, un internationaliste infatigable qui a été de tous les combats pour la dignité humaine.
En 1972, Alex a été condamné à 12 ans de prison en Afrique du Sud pour avoir soutenu la résistance anti-apartheid.
En 1979, avec ses compagnons d’infortune, il parvient à s’évader de la prison de haute-sécurité de Pretoria.
Après s’être installé à Paris, Alex s’est lancé dans le journalisme d’investigation en publiant la revue BIP (Bulletin d’information presse).
Des années durant, il s’est attelé à produire des articles à contre-courant, notamment à dénoncer la guerre psychologique contre le socialisme menée par les journalistes au service de l’ordre dominant.
Au pays des droits de l’homme, Alex n’a pas été épargné par la répression. Durant les années 90, il subit nombre de gardes à vue, de filatures, de tracasseries et d’intimidations pour avoir sympathisé avec les révolutionnaires turcs.
C’est aujourd’hui son combat contre un autre régime d’apartheid, celui d’Israël, qui lui vaut d’être persécuté par l’Etat français. Son crime : avoir publié un compte-rendu de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction) visant l’état sioniste.
Alex a consacré toute sa vie à défendre les peuples et leurs combats pour la liberté.
Aujourd’hui, que ce soit au nom de la Palestine, de la liberté de la presse, de la justice ou de l’humanité, Alex mérite légitimement notre plus grand soutien.
Bahar Kimyongür (militant turc pour les droits de l’homme)

Chers Amis et Camarades
Je viens d’être convoqué au Tribunal d’instance à titre de directeur de publication, à propos de l’article ci-dessous publié dans le numéro 140 du BIP (dossiers-du-bip.fr/).
J’ai par conséquent besoin de votre solidarité dans tous les domaines et surtout du soutien auprès de l’opinion publique.
En vous remerciant d’avance,
Amitiés
Alexandre Moumbaris
Article publié et mis en cause.
Sionisme
Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) 2010
Avec l’annulation du concert de Vanessa Paradis, nous pouvons dire que nous commençons bien l’année de 2011,
Voici un bilan 2010, loin d’être exhaustif ce qui prouve à quel point BDS s’est déployé en 2010 comme en 2009 à la suite de l’opération Plomb Durci.
Pour ce qui est de la France, il manque un nombre important d’actions de boycott des produits israéliens dans les supermarchés, dont les procès sont plutôt une conséquence ; et surtout BDS Tour qui a été un point fort de l’été 2010.
Pour 2011, les procès vont continuer et j’invite tous le monde à apporter un soutien à nos frères, sœurs et camarades injustement attaqués.
Face à la répression revendiquée par le CRIF : « c’est d’ailleurs l’occasion de rappeler, notamment à ceux qui ont tendance à le passer sous silence, que c’est bien le CRIF qui est à la manœuvre derrière toutes les procédures contre le boycott, même si par tradition il s’abstient de porter plainte lui-même », nous ne pouvons rester sur la défensive. Et puisque le CRIF s’attaque à BDS France de plus en plus souvent dans le but de terroriser, il faut montrer notre détermination
Pour 2011, un seul mot d’ordre « BOYCOTTER ISRAEL »
Désinvestissement :
Février 2010 :
- « Arrêt Brita » : l’entreprise allemande Brita se voit interdire d’importer des produits de la marque israélienne Soda Club dans le cadre de l’accord de coopération israélo-européenne, parce qu’elle triche sur la provenance des produits.
Mai 2010 :
- Deux églises étasuniennes, la Episcopal Peace Fellowship et la United Methodist Church, rejoignent BDS et se désinvestissent de tous leurs placements en Israël.
Juin 2010 :
- La Deutsche Bank allemande se désinvestit de tous ses placements dans la société militaire israélienne Elbit.
Août 2010 :
- L’université de Harvard se désinvestit de ses placements en Israël.
- L’entreprise israélienne Ahava perd le procès qu’elle avait intenté contre des militants BDS au Royaume Uni.
Octobre 2010 :
- L’entreprise Unilever ferme son usine de Cisjordanie, pour la rapatrier dans les frontières de 48.
- L’entreprise Veolia vend ses parts dans le tramway d’occupation israélien, probablement suite à des pressions de BDS.
Novembre 2010 :
- PFZW, le principal fonds de pension hollandais vend ses actifs israéliens.
Décembre 2010 :
- L’entreprise japonaise MUJI annule l’ouverture de son premier magasin en Israël.
- L’entreprise Veolia perd un gros marché avec la ville d’Édimbourg, probablement suite à des pressions de BDS.

Sanctions :
Janvier 2010 :
- L’année commence avec l’empêchement pour le mouvement de solidarité international, réuni au Caire, d’entrer dans Gaza.
Mai 2010 :
- Nouvelles tentatives de rompre le blocus de Gaza, par mer cette fois avec la Flottille de la Liberté. Attaque brutale de l’armée israélienne : 9 morts. Manifestations spontanées dans le monde entier.
Juin 2010 :
- Le Brésil et la Bolivie demandent des sanctions contre Israël.
- La Turquie, l’Afrique du Sud et l’Équateur rappellent leurs ambassadeurs en Israël.
- Le Nicaragua, le Venezuela et la Bolivie rompent leurs relations diplomatiques avec Israël.
Septembre 2010 :
- Une plainte est déposée contre Israël auprès de la Cour Pénale Internationale au sujet de l’attaque de la Flottille de la Liberté.
- Alors qu’un nouveau bateau est bloqué, un convoi de camions arrive à pénétrer dans Gaza.
Octobre 2010 :
- Les sous-marins israéliens interdits d’essais dans les eaux de la Norvège.
- Une tournée de maires hollandais en Israël est annulée par le ministère des Affaires étrangères.
- La Norvège, l’Irlande, la Suède, l’Islande, la Turquie, l’Espagne et l’Afrique du Sud et même le Canada et le Royaume-Uni n’assistent pas à la conférence du Tourisme de l’OCDE organisée à Jérusalem.
Décembre 2010 :
- 26 ex-dirigeants européens demandent des sanctions pénales contre Israël, dont Hubert Védrine, Guiliano Amato, Hervé de Charrette, Roland Dumas, Felipe Gonzales, Lionel Jospin, Romano Prodi, Mary Robinson, Helmut Schmidt, Javier Solana, Richard von Weizsäcker…
- De nombreux pays, dont la Bolivie, le Brésil et l’Argentine reconnaissent la Palestine en tant qu’État.

Boycott Syndical :
Juin 2010 :
- Les syndicats de transport de Malaisie, de Norvège, de Suède et d’Afrique du Sud appellent leurs membres à empêcher les navires israéliens d’accoster.
- UNITE, la plus grande centrale syndicale britannique, rejoint BDS.
Septembre 2010 :
- Les syndicats britanniques votent à l’unanimité pour BDS.
Novembre 2010 :
- Le syndicat irlandais TEEU vote le boycott d’Israël.
Décembre 2010 :
- IWW (les travailleurs industriels internationaux) rejoint la campagne BDS.

Boycott Universitaire :
Juin 2010 :
- Des étudiants espagnols font échouer une réunion du comité commun entre l’Espagne et Israël à l’Université de Madrid.
Septembre 2010 :
- L’université de Johannesburg est appelée à couper ses liens avec l’université Ben Gourion en Israël par de nombreux intellectuels sud-africains. La négociation est encore en cours…
Boycott Sportif :
Juin 2010 :
- La Suède et la Turquie annulent la participation de leurs équipes jeunes à des matchs de football prévus en Israël.
Septembre 2010 :
- Michel Platini menace Israël d’exclusion de l’UEFA pour discrimination des sportifs palestiniens. L’équipe israélienne de beach-volley, lors d’un tournoi à Montpellier, est forcée de déclarer forfait sous pression du groupe BDS.
Boycott Culturel :
Février 2010 :
- Carlos Santana annule son concert en Israël.
- 500 artistes montréalais s’engagent dans BDS dont Lhasa, Gilles Vigneault, Richard Desjardins, des membres de Bran Van 3000 ou Silver Mt. Zion…
Avril 2010 :
- Gil Scott-Heron annule son concert en Israël.
Juin 2010 :
- Les cinémas Utopia, en France, déprogramment un film israélien
- Devendra Banhart, Tommy Sands, Elvis Costello, Klaxons, Gorillaz et les Pixies annulent leurs concerts en Israël.
- Les écrivains Henning Mankell (qui se trouvait à bord de la Flottille de la Liberté), Iain Banks et Alice Walker s’engagent dans BDS.
Juillet 2010 :
- Annie Lennox réaffirme qu’elle ne se rendra pas en Israël.
- Les acteurs Meg Ryan et Dustin Hoffman annulent leur participation à un festival en Israël.
Août 2010 :
- Des artistes de théâtre israéliens refusent de jouer en Cisjordanie. Ils sont soutenus par 150 intellectuels et artistes israéliens (dont Niv Gordon, Gideon Levy, Shlomo Sand, Zeev Sternhell, David Grossman, A.B. Yehoshua, Amos Oz…), puis 150 américains (dont Vanessa Redgrave, Cynthia Nixon ou Tony Kushner).
- 180 artistes irlandais se joignent à la campagne BDS.
- Leftfield et Faithless annulent leurs concerts prévus en Israël.
Septembre 2010 : - Massive Attack annule son concert prévu en Israël.
- Une centaine d’artistes norvégiens s’engagent dans BDS.
Octobre 2010 :
- Le metteur en scène Mike Leigh annule son voyage prévu en Israël.
Novembre 2010 :
- Tindersticks annule son concert prévu en Israël.

France :
Février 2010 :
- Action contre le KKL* devant le Casino de Paris par la Campagne BDS France.
- Propos de François Fillon et de Michèle Alliot-Marie (devant le CRIF) contre la campagne BDS.
- En 2010, le Mouvement pour une Alternative Non-violente, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, la Fédération Artisans du Monde, les Alternatifs et la Confédération Paysanne rejoindront la Campagne BDS France…
Mars 2010 :
- Journée nationale contre Agrexco à Sète.
- La Campagne BDS France publie une tribune sur lemonde.fr.
Avril 2010 :
- Actions contre la nouvelle place Ben Gourion à Paris.
Août 2010 :
- Implantation en droit français de la notion de « Crime de Colonisation »…
Septembre 2010 :
- Des plaintes sont déposées contre des militants BDS en France.
- Première conférence sur le boycott universitaire européen d’Israël organisée à Paris.
Octobre 2010 :
- Une pétition de soutien à Stéphane Hessel, Alima Boumédiene-Thiery et tous les militants poursuivis de la campagne BDS recueille 10.000 signatures en quelques jours !
- La Campagne BDS France publie une tribune sur rue89.com.
- Le procès contre Alima Boumédiène-Thierry et Omar Slaouti est annulé.
- Sakina Arnaud est condamnée en appel, mais elle se pourvoit en cassation.
- Victoire : Yann Moix et le Figaro sont condamnés pour diffamation des cinémas Utopia, et ne font pas appel.
- La Coalition contre Agrexco porte plainte contre Agrexco.
Novembre 2010 :
- Pour la première fois, la Campagne BDS France obtient de publier une tribune dans la version papier du journal Le Monde. D’autres tribunes sont publiées sur lemonde.fr.
Décembre 2010 :
- Action à Lyon contre un match de foot avec une équipe israélienne.
- Campagne « fraises » de Agrexco, et contre-campagne de la Coalition contre Agrexco et de la Confédération Paysanne.
* Le Fonds national juif (FNJ) ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL), en hébreu, est un fonds central du mouvement sioniste, destiné au rachat de terres en Palestine, à la préparation des futurs pionniers sur le terrain et à la plantation de forêts. [Source:fr.wikipedia.org]
CAMPAGNE BDS FRANCE


CAPJPO-EuroPalestine
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