mercredi 24 mars 2010

Israël : les choix d’Obama divisent les lobbys américains

publié le mercredi 24 mars 2010
Jim Jarrassé

 
La brouille entre Israël et les Etats-Unis sur la question des colonies a été récupérée par les lobbys pro-israéliens. Entre conservateurs et progressistes, l’attitude de l’administration Obama divise.
Dans la capitale américaine, la lutte d’influence entre les lobbys pro-israéliens bat son plein. D’un côté, l’Aipac (American Israel Public Affairs Committee), une véritable machine de guerre : 100.000 membres, 75 millions de dollars de budget et 165 employés qui travaillent dans les bureaux de First Street à Washington, à quelques encablures du Congrès. De l’autre, la modeste organisation J Street, nouvelle venue sur la scène politique américaine : à sa disposition, 3 millions de dollars « seulement » et 15 employés.
Tout oppose ces deux groupes d’intérêts. Leur taille, leurs origines, leur influence, mais aussi - et surtout - leurs engagements. Là où l’Aipac constitue un soutien indéfectible à la droite israélienne de Benamin Netanyahou et à l’alliance stratégique entre les Etats-Unis et l’Etat hébreu, J Street fait figure de progressiste et n’hésite pas à réclamer des concessions de la part d’Israël pour « faire progresser la paix ». Une divergence qui est d’ailleurs à l’origine de l’émergence de J Street, crée en 2008 pour concurrencer un Aipac omnipotent et jugé peu représentatif de la communauté juive américaine.
Depuis le regain de tension entre Israël et les Etats-Unis, occasionné par l’annonce de nouvelles implantations à Jérusalem-Est en pleine visite du vice-président Joe Biden, les deux lobbys ennemis ont renforcé leurs positions. L’Aipac, qui voit d’un œil de plus en plus critique la volonté d’Obama de rééquilibrer la politique extérieure des Etats-Unis au Proche-Orient, a critiqué dimanche « l’escalade rhétorique de ces derniers jours », appelant dans un communiqué l’administration américaine à « prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l’État hébreu ». Le groupe d’intérêt juge que la brouille détourne « des problèmes urgents que sont la volonté de l’Iran de se doter d’armes nucléaires et la recherche de la paix entre Israël et l’ensemble de ses voisins arabes ».
« L’heure n’est plus aux vaines paroles »
Le son de cloche est radicalement différent du côté de J Street, qui juge la colère de l’administration « à la fois compréhensible et juste ». « L’heure n’est plus aux vaines paroles mais à l’action », peut-on lire sur le site internet du lobby, qui soutient ouvertement la solution à deux Etats prôné par la diplomatie américaine. Plus audacieux encore, J Street assure que le plan de paix doit être négocié avec l’ensemble des parties du conflit, Hamas compris. Il n’en faut pas plus pour que les organisations juives de droite traitent publiquement le nouveau venu de « renégat antisioniste ».
Reste que J Street gagne en représentativité et donc en légitimité. L’organisation se voit en porte-voix d’une majorité silencieuse, celle des 78% de juifs américains qui ont voté pour Obama en 2008. Le groupe d’intérêt a publié une série de sondages, dont les résultats sont édifiants : 64% des juifs américains veulent une diplomatie volontariste au Proche-Orient impliquant une critique d’Israël. Et 66% prônent une reprise des négociations avec le Hamas et la Syrie.
Mais si J Street bénéficie du soutien de la rue, les lobbyistes de l’Aipac ont l’oreille de l’establishment politique et conservent une influence non-négligeable au Congrès et au Sénat. En août dernier, l’Aipac recueillait ainsi la signature des 71 sénateurs pour une pétition appelant Barack Obama à obtenir des « gestes » des pays arabes vis-à-vis d’Israël. Le lobby poursuit aussi son inlassable combat contre le programme nucléaire iranien, qui menace selon lui l’Etat hébreu. Une bataille relayée par la diplomatie américaine : lundi, évoquant le dossier iranien, le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, a rappelé que « l’engagement des Etats-Unis envers la sécurité d’Israël reste inflexible ».

Juifs américains : lobby contre lobby

La réunion annuelle du lobby pro-israélien, l’Aipac, a mis en lumière l’un de ses concurrents, le J Street, plus à gauche et "voué à la paix". On craignait un tollé, au point que la Maison-Blanche elle-même s’inquiétait de l’humeur des 7 000 délégués de l’Aipac, le plus puissant et le plus virulent des lobbies pro-israéliens, rassemblés à Washington du 21 au 23 mars. L’American Israel Public Affairs Committee, né en 1963 et fort aujourd’hui de plus de 100 000 membres, pèse de tout son poids dans le financement des campagnes électorales et sur la vie politique des grandes villes. Mais il s’est borné à souligner sa "préoccupation" dans une lettre à tous les élus du Congrès, les priant d’exiger de l’administration Obama qu’elle s’engage à cultiver des "relations plus étroites" avec son allié au Proche-Orient.
Le récent accrochage diplomatique entre Hillary Clinton et Benjamin Netanyahu n’en a pas moins troublé le grand meeting de Washington, censé proclamer l’union sacrée israélo-américaine contre l’ennemi commun iranien. Il a aussi mis en évidence les dissensions croissantes entre les organisations juives américaines. Face aux durs comme l’Aipac ou la très redoutée Anti-Defamation League, J Street, nouveau mouvement marqué à gauche, ne craint pas de renvoyer le gouvernement israélien à ses responsabilités. Fondé à l’automne dernier, à la faveur d’une conférence inaugurale au cours de laquelle James Jones, conseiller à la sécurité nationale d’Obama, et le roi Abdallah de Jordanie ont discouru devant 75 000 Américains réunis sur Internet, le lobby progressiste "voué à la paix et à Israël" a déjà réuni plus d’un demi-million de dollars. Il vient en outre de recueillir 20 000 signatures de juifs américains qui appuient la ferme mise en garde de la Maison-Blanche à Netanyahu.  

Devant l’Aipac, Mme Clinton réaffirme l’engagement des Etats-Unis envers Israël

publié le mercredi 24 mars 2010
Corine Lesnes

 
Il n’y a pas beaucoup de rassemblements où l’apparition de George Bush sur les écrans déclenche des applaudissements enthousiastes. Celui de l’Aipac est de ceux-là. Plus de 7 500 personnes ont assisté, cette année, à la conférence de l’American Israel Public Affairs Committee, le lobby pro-israélien à Washington, un record de participation [1].
Du temps de George Bush et du vice-président Dick Cheney, les relations étaient sans nuage. Après l’élection de Barack Obama [2] en 2008, l’Aipac [3] s’est prudemment doté d’un président originaire de Chicago, Lee Rosenberg, ex-financier de la campagne d’Obama. Dès son premier discours, dimanche 21 mars, il a pris ses distances. "Des alliés se doivent de gérer leurs divergences en privé", a-t-il affirmé. "L’Histoire montre que quand l’Amérique fait publiquement pression sur Israël, elle fournit un prétexte à ceux qui veulent faire dérailler le processus de paix", a-t-il ajouté.
L’Iran devait être le thème central mais les esprits ont surtout été occupés par la "crise qui n’en est pas une" entre l’administration Obama et le gouvernement de Benyamin Nétanyahou à propos des nouvelles constructions à Jérusalem-Est annoncées pendant la récente visite en Israël du vice-président Joe Biden. Pour beaucoup, la "crise" est une exagération médiatique, ou malintentionnée. "S’il y a une crise, elle est en Iran", a dit Harold Blix, un retraité de Floride, venu avec son épouse et leur petit-fils de 16 ans "qui s’est déjà inscrit pour l’an prochain".
Mais d’autres reconnaissent les difficultés, comme Don Durbin, un homme d’affaires républicain de Philadelphie : "Les relations sont mauvaises. Il y a un manque de confiance. Les Etats-Unis ont l’impression que, pour avoir la coopération des Arabes contre l’Iran, ils doivent résoudre le conflit israélo-palestinien. C’est une erreur."
Aaron Kushner, un jeune venu de Boston, plutôt partisan de Barack Obama, est désolé du malentendu : "Personne ne doute qu’Obama soit attaché à Israël et à la paix. Mais c’est un problème de méthode. Ce n’est pas bon de mettre un coin dans les relations entre Israël et les Etats-Unis. Le monde arabe pense qu’il y a un fossé entre les alliés. C’est parce qu’ils ne comprennent pas ce que c’est que d’avoir la liberté de s’exprimer. Mais cela renforce une impression de faiblesse."
"GESTES CONCRETS"
Un faux communiqué, repris lundi par la radio publique, a fait croire que l’Aipac s’était rallié aux positions de la gauche et soutenait la demande américaine d’un gel de la colonisation [4]. Le piratage a été vite éventé. Dans l’épreuve de force sur les implantations, l’Aipac soutient clairement Benyamin Nétanyahou. Le message du jour a été livré par le directeur exécutif, Howard Kohr : "Jérusalem n’est pas une implantation." Il a été répété avec force par M. Nétanyahou dans son discours du soir : "Jérusalem n’est pas une colonie. C’est notre capitale ! Le peuple juif bâtissait Jérusalem il y a trois mille ans. Il bâtit Jérusalem aujourd’hui."
Dans l’après-midi, Benyamin Nétanyahou a rencontré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton pendant une heure en tête à tête. Il a dîné avec le vice-président Joe Biden. Il devait s’entretenir avec Barack Obama, mardi soir, leur quatrième rencontre en un an – et la deuxième sans photo ou conférence de presse. De ces entretiens pourrait sortir une promesse du dirigeant israélien de faire des "gestes concrets" pour rétablir la confiance en vue du démarrage, plusieurs fois retardé, des négociations indirectes avec les Palestiniens.
Dans son intervention devant l’Aipac, Mme Clinton a pris soin de dire les mots qui rassurent sur l’engagement "solide comme le roc", "sans défaut", "éternel" des Etats-Unis en faveur de la sécurité d’Israël. Elle a rappelé que l’aide pour la sécurité (3 milliards de dollars pour 2011) était en augmentation de 225 millions. Mais elle a aussi répété la position du gouvernement américain, telle qu’elle figurait déjà, en des termes inhabituellement clairs, dans le dernier communiqué du Quartet (Etats-Unis, UE, Russie et ONU), sur le retour aux frontières de 1967. Elle n’a pas caché que "les nouvelles constructions à Jérusalem-Est et en Cisjordanie affectent la confiance mutuelle et mettent en danger la négociation indirecte, première étape vers de véritables pourparlers".
A ceux qui "doutent de la persévérance du président Obama", elle a proposé de considérer l’exemple de la réforme du système de santé votée dimanche après plus d’un an d’efforts (ce qui lui a valu quelques huées malgré les consignes de s’abstenir de manifestations d’hostilité).
Dans les couloirs, les délégués étaient ravis d’avoir entendu que l’administration souhaitait des sanctions "cuisantes" contre l’Iran mais plutôt amers sur l’attitude actuelle de Washington. "Elle n’a rien dit sur Jérusalem, la capitale, a déploré Helen Bix, dont la famille a fui l’Allemagne quand elle avait 3 ans. Les Etats-Unis doivent montrer des convictions. On ne peut pas toujours demander plus à Israël. On a déjà quitté le Liban deux fois. On a quitté Gaza…" Le républicain Don Durbin regrette qu’"Israël soit trop dépendant des Etats-Unis ; cela le place en position d’être bousculé", dit-il, en rêvant d’un partenariat avec l’Inde, la Chine ou la Russie…
[1] "Roll Call" Chaque année, les membres du Congrès sont invités par l’Aipac à un grand dîner de gala. En 2010, deux tiers des sénateurs étaient présents et la moitié du Congrès. Le roll call ("l’appel des noms") est devenu célèbre : il dure plus de trente minutes.
[2] L’électorat juif américain : Il a voté à 78% pour M.Obama en 2008. Forte de 5,3 millions de membres, la communauté est la deuxième au monde après Israël.
[3] La deuxième communauté juive au monde American Israel Public Affairs Committee (Aipac) Organisation enregistrée comme lobby auprès du Congrès américain. Son but est de renforcer l’alliance entre Israël et les Etats-Unis. Proche du Likoud, elle revendique 100000 membres.
[4] voir l’Express
publié par le Monde
ajout de notes : C. Léostic, Afps

Un million de juifs en Cisjordanie : « Viable », selon un leader colon

24/03/2010
En dépit des pressions de la communauté internationale, le nouveau chef du conseil des colons israéliens récuse tout retrait de « Judée et Samarie », appellation biblique de la Cisjordanie, et il évoque même la perspective de tripler le nombre de juifs dans ce territoire palestinien occupé depuis 1967. « C'est tout à fait viable d'envisager un million de juifs vivant en Judée-Samarie », a déclaré à Reuters Naftali Bennett, un informaticien de 37 ans qui a pris ce mois-ci ses fonctions de directeur du Yesha, la fédération des colons qui considèrent la Cisjordanie comme partie intégrante du Grand Israël. « Ce serait une grosse erreur de prolonger ce gel (de la colonisation). Les juifs peuvent construire à New York, Moscou et Paris, mais pourquoi ne pourrions-nous pas construire sur notre propre terre ? Tout cela c'est dingue ! » a ajouté M. Bennett. 

Les colonies sont le reflet d’un choix économique, selon une étude

24/03/2010
Israël construit des milliers de logements chaque année en Cisjordanie, et ceux qui les occupent le font principalement pour des raisons économiques, selon une étude statistique publiée hier. Les États-Unis et l'Union européenne jugent ces implantations illégales et y voient un obstacle à la paix entre Israël et les Palestiniens. Mais les Israéliens sont attirés par ces logements proposés à des prix abordables. « Depuis 2004, 6 657 nouvelles structures se sont ajoutées aux colonies de Cisjordanie », dit le rapport du Macro Center for Political Economics de Tel-Aviv, qui précise l'étendue et les coûts des nouvelles constructions de logements de 2004 à 2008. L'extension des colonies s'est poursuivie depuis lors. Durant la période 2004-2008, les nouveaux bâtiments apparus consistent pour l'essentiel en ensembles d'appartements. « Les coûts de construction dans les colonies de Cisjordanie ont totalisé 17,4 milliards de dollars au cours des 40 dernières années », rapportent les auteurs de l'étude. « Le coût des immeubles de logements a représenté près de 13,7 milliards, soit 78 % du total. » Les chercheurs du Macro Center précisent que les données proviennent pour l'essentiel de photographies aériennes de 128 implantations en Cisjordanie. Jérusalem-Est en est exclue. Des logements sont construits en plus grand nombre du côté ouest de la barrière de séparation établie en Cisjordanie qu'à l'est, Israël jugeant possible que les implantations situées au-delà de cette barrière soient un jour évacuées dans le cadre d'un accord de type terre-contre-paix avec les Palestiniens. Les implantations situées à l'est de la barrière forment, souvent, des villages reculés et haut perchés où vivent des juifs ultrareligieux convaincus de devoir revenir sur les terres bibliques de « Judée et Samarie ». 
24/03/2010 Israël construit des milliers de logements chaque année en Cisjordanie, et ceux qui les occupent le font principalement pour des raisons économiques, selon une étude statistique publiée hier. Les États-Unis et l'Union européenne jugent ces implantations illégales et y voient un obstacle à la paix entre Israël et les Palestiniens. Mais les Israéliens sont attirés par ces logements proposés à des prix abordables. « Depuis 2004, 6 657 nouvelles structures se sont ajoutées aux colonies de Cisjordanie », dit le rapport du Macro Center for Political Economics de Tel-Aviv, qui précise l'étendue et les coûts des nouvelles constructions de logements de 2004 à 2008. L'extension des colonies s'est poursuivie depuis lors. Durant la période 2004-2008, les nouveaux bâtiments apparus consistent pour l'essentiel en ensembles d'appartements. « Les coûts de construction dans les colonies de Cisjordanie ont totalisé 17,4 milliards de dollars au cours des 40 dernières années », rapportent les auteurs de l'étude. « Le coût des immeubles de logements a représenté près de 13,7 milliards, soit 78 % du total. » Les chercheurs du Macro Center précisent que les données proviennent pour l'essentiel de photographies aériennes de 128 implantations en Cisjordanie. Jérusalem-Est en est exclue. Des logements sont construits en plus grand nombre du côté ouest de la barrière de séparation établie en Cisjordanie qu'à l'est, Israël jugeant possible que les implantations situées au-delà de cette barrière soient un jour évacuées dans le cadre d'un accord de type terre-contre-paix avec les Palestiniens. Les implantations situées à l'est de la barrière forment, souvent, des villages reculés et haut perchés où vivent des juifs ultrareligieux convaincus de devoir revenir sur les terres bibliques de « Judée et Samarie ».

Londres expulse un diplomate israélien

24/03/2010
Le Royaume-Uni a annoncé hier l'expulsion d'un diplomate israélien, après l'assassinat en janvier d'un cadre du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï. « Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il existait des raisons convaincantes de croire qu'Israël est responsable de l'utilisation abusive de passeports britanniques (par le commando ayant tué Mabhouh) », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, en annonçant les résultats d'une enquête britannique sur le sujet. « J'ai demandé à ce qu'un membre de l'ambassade d'Israël quitte le Royaume-Uni, en conséquence de cette affaire », a-t-il ajouté. « Le gouvernement prend cette affaire extrêmement au sérieux. Une telle utilisation abusive de passeports britanniques est intolérable », a poursuivi M. Miliband. Pour lui, la Serious Organized Crime Agency (SOCA, organisme chargé des enquêtes sur le crime organisé) a conclu que les 12 documents d'identité britanniques utilisés avaient été « copiés à partir de passeports britanniques authentiques quand ils ont été transmis pour inspection par des personnes qui ont des liens avec Israël, en Israël ou dans d'autres pays ». La SOCA « n'a trouvé aucun lien avec un quelconque autre pays », a-t-il poursuivi. « Étant donné la sophistication de l'opération » pour laquelle « des faux de très bonne qualité ont été faits, le gouvernement juge qu'il est très probable que ces faux aient été faits par des services de renseignements gouvernementaux », a-t-il dit, sans cependant jamais nommer le Mossad. Le Foreign Office a émis un avertissement à destination des ressortissants britanniques se rendant en Israël, évoquant les risques pour leurs documents d'identité, a enfin précisé M. Miliband. Un porte-parole du Premier ministre britannique Gordon Brown a, lui, précisé que le diplomate israélien avait deux semaines pour quitter le pays.
Réagissant à cette annonce, l'ambassadeur d'Israël à Londres, Ron Prosor, a dit être « déçu ». « Notre intention est clairement de renforcer les solides fondations de nos relations, qui sont à la fois vitales et bénéfiques à nos deux pays », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a indiqué que Londres « n'a pas de preuves » contre Israël. Un peu plus tard, un responsable du gouvernement a précisé que l'État hébreu n'expulserait pas de diplomate britannique en rétorsion.  « La priorité est désormais de calmer le jeu », a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat.
Côté palestinien, « le Hamas se félicite de la position britannique et de la décision d'expulser le responsable du Mossad (service de renseignements israélien) à l'ambassade sioniste pour son rôle criminel dans l'assassinat du martyr Mabhouh », a commenté Salah al-Bardawil, un haut dirigeant du mouvement islamiste à Gaza. La police de Dubaï accuse le Mossad de l'assassinat de
Mahmoud al-Mabhouh, retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de l'émirat. Ses agents auraient procédé à une « falsification à grande échelle » de passeports de ressortissants occidentaux. Les responsables israéliens affirment, quant à eux, que rien ne prouve l'implication de leurs services secrets dans l'assassinat. Interpol a émis 27 avis de recherche concernant des porteurs de passeports occidentaux, falsifiés ou utilisés sous de fausses identités, dont douze britanniques et quatre français.
En France, le parquet de Paris a annoncé hier également qu'il avait ouvert le 12 mars une enquête préliminaire, notamment pour « faux et usage de faux, détention de faux documents administratifs et prise du nom d'un tiers ». Dans un premier temps, la justice française avait reçu des demandes d'arrestation émises par les Émirats arabes unis dans le cadre de l'enquête. 

Netanyahu : Risque de blocage si Washington soutient les Palestiniens sur Jérusalem

24/03/2010
De gauche à droite : John Boehner, chef de la minorité républicaine
 au Congrès, Benjamin Netanyahu et Nancy Pelosi, présidente de la 
Chambre des représentants, lors de leur conférence de presse conjointe 
hier matin au Capitole. Jonathan Ernst/Reuters
De gauche à droite : John Boehner, chef de la minorité républicaine au Congrès, Benjamin Netanyahu et Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, lors de leur conférence de presse conjointe hier matin au Capitole. Jonathan Ernst/Reuters
Pour les Palestiniens, le Premier ministre israélien, qui a reçu le soutien sans faille du Congrès US, sape les efforts américains pour relancer le processus de paix.
Les constructions continueront à Jérusalem, a réaffirmé à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, faisant apparemment peu de cas du mécontentement du président Barack Obama qui l'a reçu hier dans la nuit à la Maison-Blanche, sans autre présence médiatique que celle d'un photographe officiel. Et au moment où les deux hommes étaient réunis, les médias israéliens annonçaient que la municipalité de Jérusalem a donné son feu vert final à la construction de 20 nouveaux logements à Jérusalem-Est à l'emplacement d'un hôtel palestinien. La rencontre au sommet avait été précédée dans la matinée par des discussions « franches » et « productives » entre le vice-président américain Joe Biden et M. Netanyahu, a affirmé la Maison-Blanche.
« Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3 000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui », avait lancé M. Netanyahu lundi soir devant l'Aipac, le principal groupe d'influence américain pro-israélien, « Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale », avait-il poursuivi. Des propos auxquels le porte-parole du département d'État,Philip Crowley, a réagi hier en déclarant que les États-Unis étaient en « désaccord » avec l'idée selon laquelle construire à Jérusalem n'est pas différent de construire à Tel-Aviv. « La seule façon de résoudre la question de Jérusalem est de retourner à la table des négociations. Le statut de Jérusalem ne peut être réglé que par des négociations directes », a affirmé M. Crowley. « Au final, les deux parties (Israéliens et Palestiniens) auront à faire des compromis sur Jérusalem, les réfugiés, les frontières et un certain nombre d'autres dossiers », a-t-il ajouté, réaffirmant que la question cardinale autour de Jérusalem était celle de son « statut final ». En soirée, peu avant son entretien avec M. Obama, M. Netanyahu a toutefois enfoncé le clou affirmant que « si les Américains soutiennent les demandes déraisonnables présentées par les Palestiniens concernant le gel de la construction à Jérusalem, le processus politique risque d'être bloqué pendant un an ». « Il ne faut pas que les relations entre Israël et les États-Unis soient hypothéquées par les divergences entre les deux pays sur le processus de paix avec les Palestiniens », a-t-il ajouté.
L'Autorité palestinienne a, de son côté, indiqué que les déclarations de Netanyahu menacent les efforts américains pour relancer le processus de paix. « Ce que Netanyahu a dit n'aide pas les efforts des Américains et ne servira pas les tentatives de l'administration (Obama) de ramener les deux parties à la table des négociations indirectes », a commenté le porte-parole de l'Autorité, Nabil Abou Roudeina. « Les politiques de M. Netanyahu et les actions de son gouvernement finiront par conduire à la destruction de toutes les occasions disponibles pour le succès des négociations et un processus de paix sérieux », a-t-il ajouté.
Lors de son discours devant l'Aipac, M. Netanyahu s'était pourtant montré confiant « dans la poursuite de l'amitié » avec les États-Unis. « D'un président à l'autre, d'un Congrès à l'autre, l'engagement de l'Amérique dans la sécurité d'Israël est resté indéfectible », avait-il déclaré. En fin connaisseur de la politique américaine, M. Netanyahu a d'ailleurs enregistré dans la matinée d'hier le soutien du Congrès. « Nous, au Congrès, nous sommes aux côtés d'Israël. C'est un point sur lequel nous avons un engagement au-delà des clivages partisans », a assuré la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui s'exprimait en présence du chef de la minorité républicaine, John Boehner, en recevant M. Netanyahu au Capitole.
Le secrétaire du cabinet de M. Netanyahu a également affiché une véritable satisfaction après ses premiers entretiens à Washington. « Les relations entre Israël et les États-Unis sont inchangées », a expliqué Zvi Hauser. Quant au désaccord à propos de Jérusalem, il « remonte à 1967, et il s'agit de divergences entre amis ». Une crise israélo-américaine a toutefois éclaté il y a deux semaines, quand le gouvernement Netanyahu a annoncé 1 600 nouvelles constructions à Jérusalem-Est, en pleine visite de M. Biden en Israël. Washington a argué que cette initiative n'était pas seulement néfaste à la paix, mais aussi à la crédibilité des efforts américains pour regagner la confiance du monde arabe et pour isoler l'Iran.
Le différend entre les alliés sur la Ville sainte « a été glissé sous le tapis pendant de très nombreuses années, mais ce n'est plus le cas », estime Michelle Dunne, de la fondation Carnegie, en rappelant l'appel lancé aux deux parties par la secrétaire d'État Hillary Clinton pour qu'elles « discutent de bonne foi » du statut de la ville. Le discours de Netanyahu « creuse le fossé entre l'administration Obama et le gouvernement israélien à propos de Jérusalem et des négociations », juge, pour sa part, Haim Malka, du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington. L'analyste Walter Russell Mead, du Conseil des relations étrangères (CFR), a toutefois relevé hier dans le quotidien Politico que la commission d'urbanisme de Jérusalem n'a pas annoncé depuis de constructions supplémentaires et en conclut que la pression de M. Obama a, de facto, fait plier son difficile allié.
L'État hébreu s'est emparé de Jérusalem-Est lors de la Guerre des Six Jours en 1967, avant une annexion que la communauté internationale n'a pas reconnue. Les Palestiniens veulent faire de cette partie de la Ville Sainte leur future capitale. 

Hamas organise une marche massive à Beit Hanoun

[ 23/03/2010 - 17:25 ]
Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a organisé, le lundi 22/3, une marche populaire massive, dans la ville de Beit Hanoun,  à la 6ème commémoration annuelle du fondateur du mouvement, Cheikh Ahmed Yacine, où la marche s'est dirigée directement après la prière d'al-Echa  à travers la mosquée d'Omar Ben Abdul-Aziz vers les rues de la région, en participation des dirigeants du Hamas et les habitants de la ville.
Les participants ont porté les photos du martyr, Cheikh Ahmed Yacine et d'autres martyrs comme al-Makadeima, al-Rentissi et Chahadah, en affirmant qu'ils poursuivent le chemin du Cheikh Yacine et s'attachent aux principes et droits nationaux jusqu'à la libération de tous les territoires palestiniens occupés.

Une incursion sioniste près du passage de Beit Hanoun

[ 23/03/2010 - 17:16 ]
Gaza – CPI
Des bulldozers et blindés militaires sioniste ont envahi, le mardi matin 23/3, la région située près du passage de Beit Hanoun (Erez), au nord de la Bande de Gaza, en rasant des terres agricoles.
Des témoins oculaires ont dit que 4 bulldozers militaires sioniste et deux blindés ont entré à travers du passage de Beit Hanoun vers la région industrielle, en rasant les terres agricoles et les maisons démolies dans la région.
Ils ont ajouté que les forces occupantes ouvraient le feu hasardeusement sur les maisons résidentielles dans la région, alors que les avions militaires sionistes survolaient les cieux.

Haniyeh: nous restons fidèles à la stratégie du Cheikh Ahmed Yacine

[ 23/03/2010 - 10:49 ]
Gaza- CPI
"Nous nous attachons à nos promesses et serments, nous poursuivons le chemin du Cheikh Ahmed Yacine, nous maintenons sa prévision pour l'unité nationale et la protection des principes du peuple palestinien", a affirmé le premier ministre Ismail Haniyeh, à l'occasion du 6ème anniversaire du martyr, Cheikh Ahmed Yacine.
Haniyeh a souligné lors de sa visite à la maison du martyr Yacine, le lundi 22/3, que son gouvernement et le Hamas sauvegardent avec précaution le chemin du fondateur du mouvement du Hamas en Palestine, en confirmant que son gouvernement est l'un des résultats des efforts et sacrifices de Yacine.
Le premier ministre a loué grandement les efforts et sacrifices de Cheikh Yacine, en confirmant que son gouvernement sauvegarde plus que jamais les droits, principes légitimes et intérêts suprêmes du peuple palestinien, plus particulièrement les lieux saintes qui témoignent actuellement des escalades barbares de l'entité sioniste qui vise à liquider totalement la question palestinienne et judaïser la ville sainte d'Al Qods occupée.
"Le Cheikh Yacine était et reste pour toujours un symbole patriotique, Yacine avait insisté sur les agendas nationaux, il avait exhorté les palestiniens à protéger leur union nationale, il les avait invités à renforcer leur résistance légitime face aux crimes de l'occupation incessants", a souligné ainsi Haniyeh.
Haniyeh a confirmé que le Cheikh Yacine a insisté sur deux piliers, premièrement; l'invention de la génération et personnalité palestiniennes qui combattent l'occupation, deuxièmement; l'attachement au projet de la libération de toute la Palestine.
"Ce chemin et les bases du grand projet fondés par le Cheikh Yacine restent parfaitement fixes", a également ajouté Haniyeh.
En commémorant le jour du martyr, Cheikh Ahmed Yacine, qui coïncide avec le 22/3 de chaque année, Haniyeh a dit:"En ce jour, l'un des grands hommes de cette nation nous a quitté, la Palestine a fait ses adieux à son dirigeant Yacine, le mouvement islamique a dit adieu à l'Imam martyr dans le domaine du plaidoyer et du djihad."
Haniyeh  a ajouté: "L'histoire nous a appris que ceux qui meurent pour leur foi et idées, seulement leurs corps qui meurent, mais l'idée qui vit dans les  cœurs des croyants qui suivent la ligne de la résistance immanente, ne meure jamais, en indiquant que le Hamas contrarie les mécréants et les hypocrites, ainsi tous ceux qui veulent abandonner la terre de Palestine.

Le nouveau Cheikh d'al-Azhar refuse de visiter al-Qods sous l'occupation

[ 23/03/2010 - 12:12 ]
Le Caire – CPI
Le cheikh d'al-Azhar: Dr. Ahmed Tayeib, a annoncé son refus de visiter la ville occupée d'al-Qods sous l'occupation israélienne, en appelant les musulmans à rejeter toute genre de visite durant cette étape, pour empêcher l'occupation d'exploiter le voyage des musulmans vers la ville sacrée pour ses intérêts politiques.
Dans un entretien télévisé dans la mosquée d'al-Azhar, Tayeib a annoncé son refus définitif de rencontrer tout responsable sioniste dans les territoires égyptiens ou à l'extérieur en disant: "Je refuse décisivement toute rencontre avec les responsables sionistes que se soit les religieux ou les politiciens".
Le cheikh Ahmed Tayeib a insisté sur l'importance de différencier entre les personnalités juives modérées en Europe et aux Etats-Unis qui refusent les politiques oppressives de l'occupation sioniste et les responsables sionistes,  en soulignant qu'il n'observe pas aucun problème de rencontrer des personnalités juives modérées.

Un raid aérien sioniste contre Gaza: 5 blessés dont une femme

[ 23/03/2010 - 11:10 ]
Gaza – CPI
Cinq Palestiniens ont été moyennement blessés lors d'un raid aérien sioniste qui a ciblé, le mardi à l'aube 23/3, une maison palestinienne dans le quartier de Toufah, à l'Est de la ville de Gaza.
Le directeur d'urgence au ministère de la santé, Dr. Mouawia Hassanein, a dit que 5 Palestiniens dont une femme ont été blessés dans le bombardement sioniste.
Des sources locales ont dit qu'un avion militaire sioniste de type (F16) a lancé, au moins,  deux missiles  sur une maison près de la mosquée de "Ke'ka'" dans le quartier de Toufah, en la démolissant et endommageant les maisons voisines.
Le bombardement sioniste a semé la terreur au sein des civils dans la région.

Des Manifestants londoniens protestent contre la visite du maire sioniste d'Al Qods occupée

[ 23/03/2010 - 11:02 ]
Londres- CPI
Des dizaines de manifestants palestiniens, arabes et musulmans ont manifesté lundi soir, le 22/3, devant le siège "Chatham House ", au centre de Londres, en protestation contre l'invitation du maire sioniste d'Al Qods occupée, Nir Barkat, de visiter la capitale britannique pour donner une conférence.
Un porte-parole pour le Forum palestinien en Grande-Bretagne, Ahmed al-Turk a dit dans un communiqué de presse que les manifestants qui ont participé au sit-in en face de "Chatham House " ont été agacés des autorités britanniques eux-mêmes plutôt que de poursuivre le maire de Jérusalem (Al Qods occupée) à cause des démolitions des maisons palestiniennes dans cette ville sainte, les ont invité à donner des conférences à Chatham House".
Environ de 300 manifestants qui sont de nationalités différentes, des pays arabes et islamiques, représentant des différentes écoles idéologiques, ont porté en face de "Chatham Housse"  des slogans contre l'invitation de Nir Barkat,  et demandant au gouvernement britannique à appliquer les résolutions internationales spécifiées pour  les Palestiniens qui vivent sous occupation.
Notons que le Forum Palestinien en Grande Bretagne qui avait appelé à un sit-in devant le siège de "Chatham Housse", a organisé, le dimanche 21/3, une soirée de solidarité politique avec al Qods occupée, en présence de Cheikh Rachid Ghannouchi, le Dr Kamal Helbawy, Zaher al-Berawi Dr. Hafez al-Karmi et en présence de dizaines d'invités des médias, des universitaires, des militants Arabes et musulmans en Grande-Bretagne.

Hamas condamne l'ignorance des captifs palestiniens aux Nations Unies

[ 23/03/2010 - 10:56 ]
Damas- CPI
Le Hamas a condamné fortement la prérogative du conseil des droits de l'homme allié à l'ONU qui a autorité au père du sergent sioniste captif, Naoum Chalit de prononcer un discours, au moment où ce conseil ignore totalement d'entendre aux milliers de pères et mères des captifs palestiniens qui souffrent extrêmement depuis des décennies dans les geôles de l'occupation.
Dans un communiqué de presse, un responsable au Hamas a dit:"Nous au Hamas, nous considérons cette procédure onusienne qui donne la priorité au criminel et expulse la victime, comme une discrimination qui traite la question palestinienneune avec une politique de deux poids, deux mesures, également une contradictoire aux principes et charte des droits de l'homme du conseil de l'ONU".
Le Hamas a appelé le conseil ounisien des droits de l'homme à offrir la même opportunité aux représentants de 11 mille captifs palestiniens pour parler devant le conseil et la communauté internationale et à partir du siège de l'ONU, tout en appelant les institutions et organisations concernées à œuvrer pour la libération  des milliers de détenus palestiniens, de poursuivre les criminels sionistes de guerre devant les tribunaux internationaux.

Du froid et du chaud loin de l’essentiel

Israéliens et Américains sont en passe de mettre un termeà la crise qui a refroidi leurs relations sur fond d’un processus de paix dont on n’attend pas le dégel de sitôt.
Le coup de froid, il y a deux semaines entre les Etats-Unis et Israël, semble s’être estompé. S’est estompé aussi tout espoir de reprise sérieuse des négociations en vue d’une paix véritable. Et la visite cette semaine à Washington du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, est plus destinée à réchauffer les relations entre les deux pays qu’à parvenir à des moyens de relancer le processus de paix. En effet, à la veille de l’arrivée de M. Netanyahu à Washington, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a réitéré le ferme soutien de Washington à la sécurité de l’Etat hébreu. « Pour le président (Barack) Obama, pour moi et pour toute l’administration, notre engagement pour la sécurité d’Israël et pour l’avenir d’Israël est inébranlable. Garantir la sécurité d’Israël est plus qu’une position politique pour moi. C’est un engagement personnel auquel je ne renoncerai jamais », a déclaré Mme Clinton.
La sentence a été lâchée. C’est tout dire. Les Palestiniens ont beau compter sur les engagements premiers de M. Obama, qui avait fait du processus de paix l’une de ses priorités à son arrivée à la Maison Blanche, ils n’obtiennent toujours rien. Certes, la secrétaire d’Etat américaine a appelé Israël à faire des choix « difficiles mais nécessaires » pour la paix, il n’en demeure pas moins que Washington reste impuissante face à Israël, incapable de lui imposer ces « choix difficiles ». Suite à la crise diplomatique entre Washington et Tel-Aviv, et sous la pression américaine, Benyamin Netanyahu a dit accepter de faire des « gestes de bonne volonté » afin de relancer les négociations avec les Palestiniens. Mais il n’a rien cédé sur un point capital : un gel de la colonisation à Jérusalem-Est, dont la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967. A la veille de son départ pour la capitale américaine, le premier ministre israélien a ainsi défié le monde entier en déclarant : « La politique de construction à Jérusalem est la même que celle qui prévaut à Tel-Aviv. Nous continuerons de construire à Jérusalem, comme nous l’avons fait depuis 42 ans ».
Quant à George Mitchell, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, actuellement dans la région, il fait profil bas. Au terme d’une rencontre avec le président palestinien, Mahmoud Abbass, lundi à Amman, ce dernier s’est contenté d’appeler Israéliens et Palestiniens à la « retenue » après les violences dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, afin de permettre la tenue de pourparlers indirects ; tout en affirmant qu’il poursuivrait « dans les prochains jours » ses discussions avec les responsables israéliens et palestiniens afin d’établir « les conditions qui permettront de lancer les pourparlers indirects et d’avancer vers la paix et la prospérité pour tous ». Mitchell attend sans doute les résultats de la rencontre Obama-Netanyahu à Washington.
L’heure des décisions
Côté palestinien, la présidence de l’Autorité a accusé, dimanche, Israël de répondre aux efforts diplomatiques par « l’assassinat » de Palestiniens et d’entraver la reprise du dialogue par sa politique de colonisation à Jérusalem-Est. « L’escalade israélienne et l’assassinat quotidien des Palestiniens sont le message de l’actuel gouvernement israélien aux Arabes et aux efforts américains », a affirmé le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou-Roudeina, après la mort de quatre Palestiniens près de Naplouse (Cisjordanie) en 24 heures. M. Abou-Roudeina a ajouté que les déclarations de M. Netanyahu sur la politique de colonisation de son gouvernement à Jérusalem « n’aident pas à la reprise des négociations ».
Pour sa part, le négociateur palestinien, Saëb Erakat, a déclaré que « l’heure est aux décisions. L’intervention d’une tierce partie pour rapprocher les points de vues dans les négociations est un mécanisme adéquat ». Soulignant que les Palestiniens et les pays arabes ont approuvé les pourparlers indirects, il a ajouté que « la responsabilité du blocage des négociations » incombe à Israël.
Devant l’impossibilité de négociations de paix directes interrompues depuis fin 2008, les Etats-Unis ont obtenu des deux parties de participer à des pourparlers indirects, que doit mener M. Mitchell. Le début de ces négociations a été différé après le feu vert donné le 9 mars par l’Etat hébreu à la construction de 1 600 nouveaux logements à Jérusalem-Est. Depuis cette annonce, de fréquents accrochages ont eu lieu entre manifestants palestiniens et forces israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, lors de protestations contre la colonisation juive.
Aujourd’hui, ce sont avant tout les Etats-Unis qui sont à l’épreuve. Le principal parrain du processus de paix doit donner la preuve de sa capacité à relancer ce processus, à faire pression sur Israël et à être impartial. Les Palestiniens peuvent-ils encore y croire ?
Abir Taleb

mardi 23 mars 2010

Netanyahou va demander à Obama des bombes à charge pénétrante

Lundi 22 Mars 2010
Netanyahou va demander à Obama des bombes à charge pénétrante
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou profitera de sa visite à Washington cette semaine pour demander aux Etats-Unis de lui fournir des armes de pointe nécessaires à une d’éventuelles frappes sur les sites nucléaires de l'Iran, rapporte le Sunday Times (1).
Avant son départ, dimanche soir, M. Netanyahu s’est plié aux exigences américaines et promis à l'administration du président américain Barack Obama qu'Israël ferait plusieurs gestes de bonne volonté envers les Palestiniens.
Selon l'hebdomadaire londonien, Netanyahou demandera une contre-partie à ces concessions, en exigeant du plus proche allié d'Israël de fournir à l’armée israélienne des bombes sophistiquées de type "bunker-buster » [ndt : bombe à charge pénétrante], nécessaires pour atteindre les installations nucléaires de l'Iran, dont beaucoup sont enfouies sous terre.
Le prédécesseur d'Obama, George W. Bush, est présumé avoir refusé de précédentes demandes israéliennes concernant des bombes GBU-28, ainsi que la mise à niveau d'avions ravitailleurs qui permettraient un raid aérien à longue portée sur l'Iran.
Mais Netanyahou risque d’avoir une tâche difficile devant lui pour persuader Obama d’armer Israël pour des frappes préventives car la stratégie américaine actuelle semble favorable à une mission diplomatique, plutôt que militaire, dans la solution au différent entre l'Iran et l'Occident.
Toutefois, les informations indiquant samedi que les États-Unis étaient en train d’acheminer 387 bombes de type « bunker-buster » sur sa base aérienne sur l'île de Diego Garcia dans l'Océan Indien semblent indiquer que, malgré ses efforts diplomatiques, Obama n'a pas exclu une frappe américaine en Iran (2).
(1)    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article7069724.ece
(2)    http://www.haaretz.com/hasen/spages/1157052.html
Traduit de l’anglais par Altynbek Bizhanov pour Alterinfonet.
http://www.alterinfo.net/Netanyahou-va-demander-a-Obama-des-bombes-a-charge-penetrante_a44094.html

Israël accepte les propositions américaines

18:56 22/03/2010
WASHINGTON, 22 mars - RIA Novosti
Israël a accepté de réaliser les démarches suggérées par les Etats-Unis afin de relancer les négociations sur le règlement du conflit au Proche-Orient, a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
"Nous ne voulons pas que le processus de paix soit menacé. J'ai proposé au premier ministre Benjamin Netanyahu d'entreprendre des démarches susceptibles de rétablir la confiance [entre Israéliens et Palestiniens]. Il m'a répondu en citant les démarches que son pays était prêt à déployer", a-t-elle affirmé en ouvrant une réunion du Comité des affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC), groupe de pression pro-israélien créé en 1951 aux Etats-Unis.
La chef de la diplomatie américaine a refusé de fournir le détail de sa proposition. Son exemple a été imité par M.Netanyahu. La seule concession d'Israël officiellement annoncée pour le moment est d'avoir accepté d'examiner avec les Palestiniens tous les problèmes majeurs entravant le processus de paix au Proche-Orient.
Les relations américano-israéliennes se sont détériorées ces derniers jours suite à la décision de l'Etat hébreux de lancer la construction de 1.600 logements pour des familles juives à Jérusalem Est, territoire revendiqué par les deux parties. Cette décision a remis en cause les perspectives du redémarrage des négociations palestino-israéliennes menées avec la médiation américaine.
http://fr.rian.ru/world/20100322/186301637.html

Un Etat palestinien pourrait voir le jour d'ici deux ans

Catherine Ashton
Catherine Ashton
21:49 22/03/2010
© REUTERS Thierry Roge
BRUXELLES, 22 mars - RIA Novosti
Des négociations de paix au Proche-Orient peuvent déboucher sur la création d'un Etat palestinien viable et indépendant en l'espace de deux ans, a estimé lundi à Bruxelles la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton.
"Nous appelons les gouvernements des pays de la région à soutenir publiquement la reprise des négociations bilatérales (palestino-israéliennes)", a déclaré Mme Ashton devant les journalistes à l'issue d'une rencontre des chefs de diplomatie des 27 pays de l'Union européenne. 
Tony Blair, envoyé spécial du Quartette de médiateurs internationaux (Russie, Etats-Unis, UE et Onu) pour le règlement au Proche-Orient, a participé à cette rencontre bruxelloise.
Les pays européens ont fait le point "sur la façon de faire avancer les pourparlers indirects" israélo-palestiniens et la façon de soutenir les efforts américains.
Le Quartette a récemment adopté à Moscou une résolution condamnant le projet israélien de nouvelles constructions à Jérusalem-Est et a appelé Israël et les Palestiniens à reprendre les négociations de paix pour trouver un accord débouchant sur la création d'un Etat palestinien d'ici deux ans.
Les Palestiniens ont salué ce document, alors que les Israéliens l'ont soumis à une critique sévère.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a vivement critiqué le Quartette pour ses tentatives d'imposer artificiellement un règlement et un calendrier irréaliste.
Il a déploré que de telles déclarations ne fassent que renforcer dans le camp palestinien l'impression fausse qu'il peut aboutir à ses fins en évitant, sous toutes sortes de prétextes, la négociation directe avec Israël.
"Cela ne fait qu'éloigner les perspectives de paix", a affirmé M.Lieberman.
Le processus de paix est au point mort depuis plus d'un an en dépit des efforts de la communauté internationale, Etats-Unis en tête, visant à le relancer. Le contentieux de la colonisation constitue la principale pierre d'achoppement à la reprise des négociations.
Les Palestiniens conditionnent leur retour à la table des négociations à un arrêt total de l'extension des implantations juives en Cisjordanie (dont Jérusalem-Est annexée en juin 1967).
Israël s'y refuse, ne proposant qu'un gel partiel de la construction. Le gouvernement de l'Etat hébreu, dirigé par Benjamin Netanyahu, insiste sur la reprise sans préalable du dialogue avec les Palestiniens, mais ne propose qu'une suspension temporaire et partielle de la colonisation.
http://fr.rian.ru/world/20100322/186302747.html

Forte pression internationale pour l'arrêt de la colonisation israélienne

La pression internationale s'est accrue sur Israël pour qu'il cesse sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, principal obstacle à la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, suspendues il y a plus d'un an. Dans la capitale jordanienne, Amman, le roi Abdallah II a souligné hier que l'occupant israélien devait arrêter ses actes de provocation à l'égard des Palestiniens notamment sa politique de colonisation dans les territoires occupés. "Les Etats-Unis doivent œuvrer à lever les obstacles qui entravent la reprise des négociations", a affirmé dans un communiqué royal le souverain jordanien à l'issue de sa rencontre avec l'envoyé spécial des Etats-Unis au Proche-Orient M. George Mitchell, en visite à Amman dans le cadre d'un périple dans la région. M. Mitchell, qui tente de nouveau de faire avancer le processus de paix, a également rencontré à Amman le président palestinien Mahmoud Abbas, et affirmé qu'il poursuivrait "dans les prochains jours" ses discussions avec les responsables israéliens et palestiniens afin d'établir "les conditions qui permettront de lancer les pourparlers indirects et d'avancer vers la paix pour tous". L'émissaire américain a, en outre, espéré que ces négociations indirectes "mènent vers un accord qui lancera le processus d'une paix globale au Moyen-Orient et qui permettra l'établissement de deux Etats pour deux peuples vivant côte à côte". Pour sa part, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé hier que la politique de colonisation israélienne dans les territoires occupés, notamment à El Qods-Est, mettait en danger les négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens, censées déboucher sur des pourparlers de paix directs entre les deux parties. "Les nouvelles constructions à El Qods-Est et en Cisjordanie affectent la confiance mutuelle, mettent en danger la négociation indirecte qui est la première étape vers de véritables pourparlers voulus par les deux parties", a déclaré Mme Clinton qui s'exprimait ainsi dans un discours devant le Congrès annuel de l'AIPAC (American Israël Public Affairs Committee), le principal groupe de pression juif américain. De son côté, l'Union européenne (UE) a réitéré lundi sa condamnation de la politique de colonisation israélienne, notamment dans la ville d'El Qods occupée, qui vise à judaïser les lieux musulmans dans la ville sainte. Ainsi, le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a appelé Israël à "geler toutes ses activités de colonisations dans les territoires occupés", avant le début de la réunion des Conseils des Affaires étrangères, et des Affaires européennes de l'UE, à Bruxelles. Pour sa part, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a indiqué qu'elle suivait avec "inquiétude" les derniers événements dans les territoires occupés, notamment la dernière déclaration du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon laquelle son gouvernement poursuivra sa politique de colonisation, ignorant ainsi tous les appels en vue de son arrêt. Mme Ashton a également souligné la nécessité de poursuivre les pressions sur Israël pour mettre fin à la colonisation et reprendre les négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens sous les auspices de l'émissaire américain George Mitchell. Le processus de paix au Proche-Orient, suspendu depuis les agressions israéliennes contre la bande de Ghaza (fin2008/début2009), sera évoqué lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, en présence  de Tony Blair, l'envoyé du Quartette international pour le règlement du conflit  au Proche-Orient (Etats-Unis, ONU, UE, Russie). 

Ban salue l'héroïsme des habitants de Gaza et appelle à choisir la non-violence

Gaza
22 mars 2010 – En visite à Gaza ce weekend, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé sa solidarité avec la population palestinienne de ce territoire, l'appelant à choisir la voie de la non-violence, de l'unité palestinienne et de la légitimité internationale.
« Chaque jour, la population de Gaza fait preuve d'héroïsme et d'un courage tranquille, c'est une source d'inspiration », a déclaré M. Ban dans la section Khan Younis à Gaza. Les habitants « s'efforcent de pourvoir aux besoins de leurs familles dans des conditions inacceptables, insoutenables ».

A Khan Younis, cela fait près de trois ans qu'un projet d'habitations de l'ONU est en suspens. Toutefois, le gouvernement israélien a récemment approuvé la demande de l'Organisation de poursuivre les travaux sur ce projet humanitaire et de construire 150 logements.

De même, une meunerie et une usine de traitement des eaux usées doivent être construites. Des vitres pour les écoles et de l'aluminium pour les fenêtres pourront également être introduits dans la région.

« Même si je crois que cette avancée constitue une étape positive, nous avons encore besoin de beaucoup, beaucoup plus », a déclaré le Secrétaire général. « C'est comme une goutte dans un seau d'eau », a-t-il dit.

Il a répété que la politique de blocus d'Israël n'était « pas tenable et était erronée ». « Cette politique est également contre-productive », a-t-il souligné. « Elle empêche le commerce légitime et encourage la contrebande. Elle fragilise les modérés et renforce les extrémistes ».

L'opération Plomb durci de l'armée israélienne à Gaza, qui a duré trois semaines au début de l'année 2009, avait pour objectif déclaré la cessation des tirs de roquettes par des militants du mouvement palestinien Hamas. Les combats ont fait plus de 1.400 morts et 5.000 blessés, principalement du côté palestinien.

Le Secrétaire général a assuré que l'ONU se tenait aux côtés du peuple de Gaza, et que des organismes comme l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) continueraient à fournir une aide humanitaire et à la reconstruction.

Après sa visite à Gaza, M. Ban est revenu à Jérusalem pour des entretiens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le Secrétaire général a déclaré aux journalistes que sa visite se déroulait à un moment « crucial ».

Il a une nouvelle fois appelé les deux parties à reprendre les pourparlers avec « sincérité et flexibilité ». « Je sais à quel point les Israéliens aspirent à une sécurité durable », a-t-il dit. « C'est mon but aussi. Je suis ici pour dire que la paix n'est pas seulement nécessaire et urgente, elle est également réalisable ».

En visite à Ramallah samedi, Ban Ki-moon avait réitéré son engagement à aider les parties israélienne et palestinienne à parvenir à un règlement de la question sous deux ans. Pour cela, il n'existe pas d'autre alternative que des négociations directes, a-t-il souligné après une rencontre avec le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad.

Le Secrétaire général a en outre remercié Israël pour ses efforts humanitaires en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier qui fait plus de 200.000 morts. « Vous avez su montrer une grande humanité, et cela est très respecté et apprécié », a-t-il dit.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21508&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens 

Manifestation imposante à Bruxelles contre la visite de Libermann en Belgique

22 Mar 2010
Bruxelles – Londres / Des centaines de Belges, d'Européens et d'émigrés ont manifesté hier soir devant le lieu de résidence du ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Libermann, demandant à l'Union Européenne de mettre un terme à son soutien politique, monétaire et commercial du gouvernement israélien.
La chaîne satellitaire /al-Jazzera/ a rapporté que les manifestants ont arboré des pancartes qualifiant Libermann de "raciste", réclamant le boycottage commercial immédiat des produits israéliens commercialisés en Europe et plaidant pour une action pratique susceptible d'arrêter les pratiques israéliennes racistes à l'encontre des Palestiniens dans les territoires occupés, de lever immédiatement le blocus imposé à la bande de Gaza et d'appliquer le droit international.
D'autre part, la campagne /Solidarité avec la Palestine/ et nombre d'institutions activistes dans la défense des droits des Palestiniens ont appelé à une manifestation de protestation contre la visite du maire israélien de la ville occupée d'al-Qods, Nir Barakat, à Londres et contre la politique d'épuration raciale qu'adoptent les autorités d'occupation israéliennes dans la ville sainte d'al-Qods.
D'après le site - Internet /Palestine Aujourd'hui/, les institutions juridiques ont appelé les manifestants à se rassembler devant /Chatham House/, l'institut royal des affaires internationales, où Barakat devrait donner une conférence.
Au cours de cette manifestation, les manifestants devraient exprimer leur rejet des positions du responsable sioniste, Nir Barakat, qui avait approuvé récemment la construction de /1600/ unités colonialistes dans la ville sainte d'al-Qods.
N.S. / R.B. 
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/22/279178.htm 

Al-Charaa: La destruction par Israël des maisons de Palestiniens et sa judaïsation des lieux saints prouve son impuissance

22 Mar 2010
Damas / M.Farouk al-Charaa, vice-président de la République, a estimé qu'Israël n'aurait pas pu judaïser les lieux saints, notamment à al-Qods est, sans la faiblesse arabe et la régression des relations interarabes.
Au cours de sa rencontre aujourd'hui avec les étudiants de la 9e session de la faculté de la défense nationale, M.al-Charaa a affirmé l'importance de la ligne politique qu'adopte le président Bachar al-Assad dans le traitement de la situation arabe et de ses tentatives assidues pour la sauvegarde de l'unité du peuple palestinien et la défense de la résistance.
M.al-Charaa a jugé que la solidarité interarabe reposée sur une vision stratégique claire est une question méritant le déploiement des efforts pour rendre cette solidarité une forteresse protégeant les questions du sort de la nation arabe et ses droits légitimes.
M.al-Charaa a souligné que la destruction par Israël des maisons de Palestiniens et la judaïsation des lieux saints arabes prouve son impuissance de répondre aux exigences de la paix ainsi que la faiblesse de l'action arabe commune de récupérer les droits usurpés et les territoires arabes occupés conformément aux résolutions de la légalité internationale.
Ensuite, M.al-Charaa a répondu aux questions des étudiants concentrées sur la situation dans la région et les moyens d'affronter les défis et les plans auxquels est exposée la nation arabe.
R.Jorf 
http://www.sana.sy/fra/63/2010/03/22/279295.htm 

Netanyahu n'ira pas à Bruxelles mercredi

22/03/2010 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a finalement annulé sa visite prévue cette semaine à Bruxelles, en raison de la prolongation de son séjour aux Etats-Unis, où il doit rencontrer le président Barack Obama, a-t-on appris de source officielle israélienne.
Benjamin Netanyahu devait se rendre après-demain à Bruxelles pour s'y entretenir avec des dirigeants européens, dont le président de l'UE Herman Van Rompuy, sur le chemin de retour d'une visite à Washington. Mais le Premier ministre israélien a été invité à rencontrer le président Obama mardi à Washington afin de discuter de la relance du processus de paix au Proche-Orient, dans un climat de crise diplomatique entre les deux alliés.
Benjamin Netanyahu participe aujourd'hui au Congrès annuel de l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le principal lobby juif américain. 

Un mauvais coup de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner ?

lundi 22 mars 2010 - 10h:57
Bureau national de l’AFPS
Le Président et son docile ministre des Affaires étrangères seraient-ils à nouveau à l’origine d’un mauvais coup contre les Palestiniens ?
(JPG)
A g. sur la photo, le soit-disant président français reçoit son hochet de la part de l’AJC (American Jewish Committee), pour bons et loyaux services...
Ils profiteraient des prochaines réunions du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, le 22 mars, et du Conseil d’Association avec Israël, le lendemain, pour relancer leur projet de « rehaussement » des relations entre l’Union et l’Etat israélien, lequel conférerait à ce dernier un statut de quasi Etat membre de l’Union.
En décembre 2008, sous présidence française, « notre » ministre des Affaires étrangères avait travaillé à cette décision, adoptée malgré le vote contraire du Parlement européen. Mais l’offensive meurtrière d’Israël contre Gaza avait fait, tout de même, capoter l’opération.
Si cette information devait se confirmer, il s’agirait d’une véritable et insupportable provocation, alors qu’Israël poursuit son siège inhumain de la population de Gaza et vient d’annoncer la construction de 1 600 logements nouveaux dans les colonies de Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Cette décision visant à offenser le vice-président américain Joseph Biden, venu inaugurer d’improbables « négociation indirectes » entre Israéliens et Palestiniens, a provoqué une crise avec les Etats-Unis - la plus grave depuis trente-cinq ans, selon l’ambassadeur américain à Tel-Aviv. Les « négociations » quant à elles sont mort-nées.
Que, dans ces conditions et à contrario, l’Union européenne donne un gage majeur à Israël constituerait un encouragement insensé aux autorités israéliennes et un véritable reniement de ses engagements, réaffirmés en décembre dernier par ses ministres des Affaires étrangères.
Ceux-ci s’étaient prononcés clairement pour l’édification d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale. C’était il est vrai après le rapport Goldstone... Si elle veut contribuer à la paix, non seulement l’Union européenne ne doit pas « rehausser » les relations UE-Israël, mais elle doit suspendre l’Accord d’association tant qu’Israël n’en appliquera pas l’article 2, qui « fonde » sa mise oeuvre sur le « respect des principes démocratiques et des droits de l’homme fondamentaux ».
L’AFPS appelle ses adhérents à redoubler d’efforts pour utiliser la campagne Boycott- Désinvestissement-Sanctions comme moyen de pression et à agir contre le double langage des dirigeants français et européens. Elle les appelle aussi à élargir résolument le rassemblement nécessaire autour de cette action pour que les citoyens s’en mêlent. Pour que la paix progresse enfin au Proche-Orient, il faut impérativement en finir avec l’impunité d’Israël !
17 mars 2010 - Association France-Palestine Solidarité - Vous pouvez consulter ce communiqué à :
http://www.france-palestine.org/art...

Jérusalem : clé pour la lumière... ou l’obscurité

lundi 22 mars 2010 - 06h:41
Nour Odeh - Al Jazeera
Malgré les pluies incessantes de gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des balles en acier couvertes de caoutchouc, le nombre de manifestants palestiniens n’a cessé d’augmenter, écrit Nour Odeh.
(JPG)
Les forces israéliennes d’occupation répriment férocement tout mouvement de protestation dans les Territoires Palestiniens sous Occupation.
Un de mes amis m’a demandé l’autre jour, depuis combien de temps je n’avais pas été autorisée à entrer dans Jérusalem. « Près de dix ans », lui répondis-je, « sauf pour enregistrer pour un passage de deux heures au consulat américain chercher un visa, il y a trois ans ».
« Pour moi, c’est huit ans », me dit-il.
Puis nous nous sommes aperçus que la plupart des enfants et des « jeunes » dont nous parlons au cours des affrontements à travers la Cisjordanie, qui se sont mobilisés contre les mesures israéliennes dans la ville occupée, n’ont probablement jamais vu celle-ci !
En effet, la plupart des hommes non mariés âgés de moins de 35 ans ne peuvent que rêver d’obtenir un permis israélien pour visiter Jérusalem-Est occupée, que les autorités israéliennes ont physiquement séparée du reste de son environnement palestinien par une série de murs et de checkpoints.
Mémoire collective
Pourtant, les gens disent que c’est Jérusalem, le sujet de chansons et qui génère des passions, le condensé de l’histoire nationale. Ces jeunes ont un lien profond et émotionnel avec Jérusalem, y sont liés par une mémoire collective et y sont attachés à travers la culture, le patrimoine et, oui, la religion.
Alors que je couvrais les dramatiques affrontements dans toute la Cisjordanie les jours de la semaine écoulée, ces sentiments nationaux étaient limpides. Les garçons et jeunes gens palestiniens ont manifesté chaque jour, depuis maintenant plusieurs jours.
Malgré les pluies incessantes de gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des balles en acier couvertes de caoutchouc, leur nombre n’a cessé d’augmenter, ne diminuant en rien. Et les affrontements gagnent en ampleur, en s’éloignant des checkpoints et en s’étendant dans les rues et ruelles.
C’est là que les affrontements deviennent directs parce que les jeunes Palestiniens sont si proches des soldats israéliens... Ils peuvent presque les toucher.
Le bruit des grenades assourdissantes, des pierres frappant les toits autour de nous et l’asphalte entre nos pieds et les terrible gaz lacrymogènes... C’est déroutant. D’autant plus que dans ces types d’affrontements, il n’y a pas de fronts - les affrontements éclatent partout : à gauche, à droite, en avant, en arrière.
Ces scènes se répètent à travers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, des affrontements étant signalés à l’ouest de Ramallah, à Ni’lin - un village récemment déclaré zone militaire fermée par Israël - dans des villages au nord de Naplouse, et Hébron au sud de Jérusalem.
Vue différente
A Jérusalem, la situation est différente, plus difficile à déchiffrer. C’est une ville très surveillée, avec des caméras et des policiers en civil partout y compris au milieu des habitants. Ces affrontements sont un écho du climat général parmi les Palestiniens, déçus par l’inaction internationale et frustrés par la perte progressive de tout espoir dans un avenir de paix, de liberté, et d’opportunités.
La colère, les manifestations et les bouleversements politiques ont tous été alimentés par l’évolution de la situation. Récemment Israël a annoncé, pour l’expansion des colonies, une série de plans qui ont fortement irrité les Palestiniens. Israël ouvre aussi la porte grande ouverte, et de façon inédite, à de dures critiques internationales y compris de l’allié d’Israël le plus important : les Etats-Unis.
Puis survint un événement qui a injecté des sentiments religieux et peut-être une ferveur dans ce dangereux mélange de tension et d’impasse politique. Des groupes extrémistes de droite israéliens ont inauguré la synagogue Hurva, dangereusement située près du Haram al-Sharif qui abrite le troisième lieu saint de l’Islam : la mosquée Al-Aqsa.
La synagogue a été construite en grande partie par des contributions privées. Mais le problème est qu’elle a été construite dans la partie orientale occupée de la Ville et sur le terrain d’un quartier arabe palestinien rasé par Israël peu de temps après qu’il ait occupé Jérusalem en 1967.
Autrefois, on l’appelait le quartier Charaf, maintenant il est nommé le quartier juif. Mais Israël ne réagit pas, même du bout des lèvres, à la critique internationale.
Demande « déraisonnable »
Mercredi, le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman [extrême-droite ultra-nationaliste et ultra-raciste - N.d.T] a déclaré qu’il était « déraisonnable » pour la communauté internationale de demander à Israël d’arrêter la construction dans Jérusalem-Est occupée.
Il a également estimé que la déclaration du Quartet, publié ce vendredi, « nuit à la possibilité de parvenir à un accord [de paix] ». Pour quelle raison ? Parce que le Quartet a condamné [de façon purement formelle, comme à l’habitude - N.d.T] les actions israéliennes à Jérusalem-Est occupée et a déclaré qu’Israël devait à présent les stopper.
Les Palestiniens considèrent Jérusalem comme le cœur et l’âme de leur identité, de leur histoire, résumée dans les anciennes murailles qui en disent long sur une histoire turbulente et obstinée, passée et présente. Une histoire qui malgré les effusions de sang et la misère, dispense encore à l’humanité des messages d’amour et de paix.
Mais l’histoire de la terre sainte et de son caractère sacré est peut-être aussi sa malédiction.
Des guerres qui ne sont pas saintes...
C’est dans la Via Dolorosa à Jérusalem que Jésus est censé avoir marché, portant sa croix, pour le salut de l’humanité. Et c’est dans cette ville que des carnages se sont produits, au nom de Dieu - et dans des guerres qui n’ont rien de sacré - pour dominer la ville sainte.
Pourtant, c’est également dans cette ville que le meilleur de l’homme, et des fidèles de Dieu, a prévalu et où ont dominé les premiers signes de coexistence religieuse qui ont brillé sur le monde.
Mais le conflit entre Palestiniens et Israéliens touche à la terre et à la souveraineté. C’est avant tout une lutte nationale.
Mais Jérusalem, qui était la clé de l’échec des pourparlers de paix de Camp David en 2000, est l’élément le plus explosif dans cette lutte, car la ville est un symbole religieux autant que national.
« Impératif patriotique »
pour les Palestiniens de toutes les confessions, Jérusalem-Est occupée, ou la Jérusalem arabe [Al Qods], est un impératif patriotique sacré.
La même chose s’applique aux juifs israéliens. Et les fidèles de trois religions monothéistes du monde ont Jérusalem au cœur.
C’est pourquoi autant que Jérusalem pourrait être un symbole d’une coexistence religieuse pacifique, elle peut aussi se transformer en étincelle pour enflammer les sentiments les plus sombres de l’humanité, faits de préjugés, de haine et de guerres de religion.
Les mesures prises par Israël à Jérusalem, craignent les observateurs depuis longtemps, pourraient engendrer cette obscurité car elles sont emballées dans une rhétorique religieuse profondément provocante.
Cette terrible perspective semble une menace imminente planant dans le ciel de Jérusalem ces jours-ci.
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* Nour Odeh est correspondante d’Al Jazeera dans les Territoires Palestiniens sous Occupation
http://blogs.aljazeera.net/middle-e...
Traduction : Nazem
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8392