dimanche 3 août 2014

FTOOR POUR GAZA, LA RESISTANCE CONTINUE !

Par
Le projet « Ftoor pour Gaza » a été lancé dans l’urgence, suite à l’attaque de Gaza par l’armée sioniste, pour venir en aide aux familles ayant tout perdu dans le bombardement de leurs maisons et permettre aux Palestiniens de résister.
Nous étions à ce moment-là en pleine période de Ramadan. Nous avons donc appelé notre opération « Ftoor pour Gaza » car notre but était d’apporter des colis alimentaires à ces personnes démunies, afin qu’elles puissent rompre leur jeûne chaque soir.
FTOOR POUR GAZA, LA RESISTANCE CONTINUE !
Bien que le mois béni de Ramadan soit terminé, nous maintenons notre action (en conservant le même nom) car Gaza continue à avoir besoin de notre aide.
Des centaines de milliers de personnes ont dû fuir pour aller se réfugier dans les villes comme Khan Younis, Rafah ou Gaza City. Pour exemple, les 27.000 habitants de Abassam et les plus de 10.000 habitants de Khuza’a sont partis se réfugier à Khan Younis. Le village de Khuza’a, où a eu lieu un massacre, ainsi qu'Abassan et d’autres villages, sont désormais sous contrôle total de l’armée sioniste israélienne.
C’est cette même armée israélienne qui a intensifié ses bombardements sur Gaza au premier jour de l’Aïd, sans aucun respect de la trêve, tuant plus d’une dizaine d’enfants.
A ce propos, ce jour de l'Aïd el Fitr, normalement jour de fête pour marquer la fin du Ramadan, fut rebaptisée à Gaza : Aïd Shuhada (fête des martyrs)…
Toutes nos pensées vont vers les plus de 1.400 morts de Gaza, les blessés, tout le peuple palestinien, sans oublier les martyrs de Cisjordanie , tués alors qu’ils manifestaient en soutien à leur frères de Gaza, et tous les prisonniers.
Nous voulons aussi rendre hommage à tous ces héros de Gaza, à commencer par notre équipe « Ftoor pour Gaza » qui, dans ces moments si terribles et qui les touchent personnellement, continuent à faire preuve de courage, de force, de dévouement. Ils continuent à aider les leurs au péril de leur propre vie !
Un immense respect pour eux ainsi que pour tous ces médecins, ambulanciers, journalistes, résistants et simples citoyens qui se battent heure après heure, jour après jour, pour les autres en se mettant en danger eux-mêmes, sans oublier nos amis internationaux qui ont fait le choix de rester !
C’est parce que nos amis palestiniens continuent à lutter pour leur survie que nous ne lâchons pas et que nous continuerons à résister à leurs côtés ! Le régime sioniste cherche par tous les moyens, depuis plus de 65 ans, à les faire partir de Palestine, nous les aiderons, autant que nous pourrons, à y rester.
Photo
Voici un nouveau point en date 31 juillet sur nos actions :
Pour commencer, nous sommes heureux de vous annoncer que Raiss Tijani parraine également « Ftoor pour Gaza » via son association Oumma Solidarity dont voici les liens :
https://www.facebook.com/raisstijaniofficiel?fref=ts
https://www.facebook.com/oummasolidarity
Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes trois associations à travailler ensemble, main dans la main, afin d’atteindre plus de personnes ayant un besoin urgent d’aide. Le temps est à l’unité des cœurs, l’unité des corps, ne faisant qu’un, face au sionisme !
Nous avons à ce jour récolté 18.616,50 euros, soit 17.343,50 euros retirés directement par notre équipe à Gaza et 1.273 euros de frais Western Union.
Photo
Comment vos dons ont été distribués sur le terrain :
Nabila Kilani a aidé 120 personnes réfugiées dans l'Eglise orthodoxe le 1er jour de l’Aïd, qui sont devenus au 2ème jour 190 personnes après que l’école de l’ONU ait été bombardée.
Des citernes d'eau ont été mises en place, mais il faut les remplir tous les jours (soit 45 euros par jour). (vidéo ci-dessous)
Premiers jours de distribution : plats palestiniens, riz-poulet + de l’eau...
Avec la coopération de l'association Oumma Solidarity, 900 personnes ont pu manger et pour le jour de l'Aïd, une distribution de bonbons et chocolats a été faite pour env. 250 enfants.
Nabila Kilani vient de découvrir des endroits où des familles se sont cachées et qui n’ont aucune aide. Elle a pu apporter de l’aide à 70 personnes à un endroit et 35 personnes à un autre.
Elle a également pu aider env. 1.000 personnes à l’hôpital de Shifa en leur apportant principalement de l’eau, des dattes et des yaourts.
Nabila Kilani, déplacée de Beit Laya suite aux bombardements, se trouve désormais à Gaza City. Depuis le début de l’offensive, Nabila a perdu 2 enfants de son centre (2 frères), 7 membres de sa famille dont 5 enfants. Et hier 30 juillet à 5h du matin, l’immeuble qu’elle occupait avec sa maman à Gaza-ville, a été la cible d’un missile.
Mahmoud Mohammed Hassan Fayad, à Beit Hanoun, a pu aider au moins 120 familles en distribuant des colis alimentaires et 26 familles en leur apportant une aide financière et/ou zakat el fitr soit 146 familles aidées.
Suite au bombardement de sa maison et à l’occupation des terres à Beit Hanoun, Mahmoud s’est déplacé à Rafah.
Bassam A. a pu aider 30 familles à Abassan et Khan Younes (refugiés d’Abassan) en colis alimentaires, aide financière et/ou zakat el fitr.
Bassam a été déplacé et est réfugié à Khan Younes. Sa maison a été bombardée. Et les corps de ses cousins martyrs tués il y a maintenant 9 jours, à Abassam, n’ont toujours pas pu être récupérés pour être enterrés dignement.
Yehia Adel Abu Odeh, et Ahmad Mohammed Abu Shawish à Nuseirat/Gaza/Deir El Balah, ont pu aider environ 90 familles en distribuant des colis alimentaires et apportant une aide financière et/ou zakat el fitr.
En revenant du Western Union, Yehia a failli perdre la vie suite à un bombardement à coté de lui.
Sous les bombardements, Yehia compose un chant en l'honneur de la population de Gaza

Avant hier, la maison des voisins d’Ahmad a été bombardée. 5 enfants ont été blessés. Il les a accompagnés dans les ambulances pour l’hôpital. Le père de ces enfants est mort.
Raed Saleem Hasan Abu Owda et Hanan Sameer Abu Owda, à Khan Younes, ont pu aider 50 familles en distribuant des colis alimentaires, en apportant une aide financière et/ou zakat el fitr.
Souhad Kullab a pu aider 27 familles en distribuant des colis alimentaires et 36 familles en leur apportant une aide financière et/ou zakat el fitr, à Khan Younes.
Kifah Soliman Qudaih a pu aider 25 familles, avant de devoir se réfugier à Khan Younes, lorsqu’il était à Khuza’a.
Actuellement à Khan Younes, il aide dans l’école où se trouvent les réfugiés de Khuza’a.
Le 22 juillet, Kifah nous contactait pour nous indiquer que les tanks de l’armée israélienne étaient entrés dans Khuza’a. Le village a été assiégé pendant plus de 24h. Les forces d’occupation sioniste tiraient sur tout ce qui bougeait, y compris les femmes et enfants qui voulaient fuir de peur. Aucune ambulance ne pouvait entrer. De France, nous avons tenté d’appeler le Croissant Rouge pour comprendre pourquoi ils ne s’y rendaient pas… l’armée israélienne les en empêchait. Au 2ème jour de siège, de bombardements, de raids intensifs, la maison de Kifah a été bombardée. Nous avons eu à ce moment-là notre ami au téléphone qui ne savait même pas où se trouvait sa famille. Les ambulances qui tentaient de rentrer pour aller chercher les blessés se faisaient tirer dessus.
Depuis Kifah a retrouvé sa famille dans une école à Khan Younes.
Photo
Waleed M.R. Abu Dubaa a pu aider 40 familles à Rafah en distribuant des colis alimentaires, en apportant une aide financière et/ou zakat el fitr.
Waleed a dû quitter sa maison car elle a été gravement endommagée. Lundi, nous apprenions que 9 membres de la belle-famille de son frère avaient été tués.
Ghada Mahmoud Mokdad, qui vient de rejoindre l’équipe, est originaire de Beach Camp à Gaza-ville, quartier d’où étaient originaires les 10 enfants tués par le bombardement du jardin d’enfant le jour de l’Aïd.
Aujourd’hui, 31 juillet, à l’église orthodoxe ou se trouvent des réfugiés à Gaza City, Ghada a apporté nourriture et médicaments. Elle a aidé 2 familles financièrement et elle a distribué de l’eau à l’hôpital de Shifa et de Nasser à Gaza-ville, pour 40 personnes.
Ces faits que nous vous relatons, de nos amis sur place, ne sont que quelques exemples de ce que toute la population de Gaza subit actuellement.
Malgré les risques et la mort omniprésente autour d’eux, ils continuent à aider et à résister.
Photo
La situation est catastrophique à Gaza. Ils manquent de tout. Suivant les indications de notre équipe à Gaza, les besoins de 1ère urgence sont : de l’eau, du lait pour bébé, des produits alimentaires de base, des trousses de 1er secours, des médicaments.
Nabila nous fait savoir qu’elle a la possibilité d’acheter des médicaments auprès d’un grossiste pharmacien.
A noter que les chiffres que nous vous donnons évoluent constamment que ce soit pour le nombre de martyrs, de blessés, de déplacés, ou bien de familles aidées, de dons reçus et redistribués.
Frais relatifs à la logistique : les dons permettent également de rembourser les acteurs qui engagent des frais pour la réalisation et le suivi de l'initiative : communications téléphones France -> Gaza et Gaza -> Gaza, frais de déplacements des Palestiniens à Gaza.
Rose Blanche, qui a initié ce projet, remercie tous les donateurs. Elle remercie également pour le soutien, l’organisation logistique, la communication et la participation financière : Orléans-Loiret Palestine, ISM-France, ainsi que les membres actifs de l'Equipe Gaza nommée ci-dessus et de l'Equipe France, à savoir : Karide (Marseille), Naima (Strasbourg), Camilla (Paris), Billal (Lille), Abdelkrim (Montpellier), ainsi que toutes les personnes anonymes ayant lancé des initiatives pour récolter des fonds, en l’occurrence à Orléans (confection et vente de gâteaux).
Continuez à envoyer vos dons, à encourager votre entourage à faire de même, à vous mobiliser, à dénoncer cette barbarie. L’entité sioniste doit payer pour ses crimes. Des milliers de familles sont actuellement sans toit, ni ressource.
Depuis Gaza, nos amis entendent nos voix et ça les aide à tenir le coup ! Ils vous remercient pour votre soutien, et nous aussi.
D'autre part, nous sommes en train de réfléchir sur la possibilité de faire venir nos amis de Gaza en France, afin qu'ils puissent témoigner de leurs actions, menées dans des conditions extrêmes, et vous rencontrer.
Que Dieu vous protège !
Pour toute information et mise à jour des actions :
Retrouvez "Ftoor sur Gaza" sur Facebook :
Photo
Rappel des consignes pour les dons :

Des Américains manifestent pour condamner leur médias biaisés envers Israël

Des milliers d'américains ont manifesté devant les sièges des chaînes (CNN) et (FOX NEWS) dans la ville de New York pour condamner les attaques israéliennes sur la Bande de Gaza et pour protester contre la partialité des médias auprès d'Israël.
Les protestations ont commencé devant le siège de la chaîne (CNN) situé dans le bâtiment de "Time Warner" à Manhattan, avec la participation de milliers de citoyens multi-ethniques et multi-religieux, y compris certains Juifs.
Les manifestants ont tracé le slogan nazi sur le drapeau israélien et ont hissé des photos montrant les victimes de l'agression sur Gaza, tout en colorant leurs visages avec les couleurs du drapeau palestinien, tandis que la police de New York a pris des mesures de sécurité strictes en place.
Ils ont répété des slogans de solidarité avec Gaza, tout en dénonçant la politique médiatique partiale de ces deux chaînes dans leur couverture des attaques sionistes contre Gaza.
Après deux heures de manifestations devant le siège de (CNN), les manifestants ont marché dans la Place de Times vers le siège de la chaîne (FOX NEWS), répétant des slogans en faveur des droits des Palestiniens.

«Nous avons été obligés de stocker les cadavres de nos enfants assassinés dans les frigos à légumes»

Des dizaines de palestiniens ont été tués dans un nouveau raid israélien sur le centre et le sud de Gaza. Plusieurs cadavres ont été récupérés de dessous les décombres, ce qui porte le nombre des civils de Gaza qui ont été tués aujourd’hui seulement à 50.
Un témoin oculaire a déclaré à Quds Press que deux palestiniens ont été tués par les bombardements qui ont ciblé les communautés palestiniennes à Rafah, au sud de la bande de Gaza.
Trois autres citoyens ont été tués et un autre a été laissé gravement blessé dans une attaque israélienne qui a visé les maisons des civils palestiniens à l'est du camp de réfugiés d'al-Maghazi.
Les médecins palestiniens ont déclaré que sept corps de civils ont été récupérés sous les ruines des quartiers d'al-Tanour et Al-Jnina à l'est de Gaza.
Les avions de guerres de l’occupation ont démoli trois maisons palestiniennes et les ont transformées en ruines au nord de la bande de Gaza.
Dans un contexte similaire, des médecins palestiniens ont déclaré que les victimes tuées dans le génocide israélien à Rafah vendredi après-midi ont atteint les 70 jusqu'à présent. 300 civils ont subi des blessures graves dans le processus tandis que 270 habitations civiles ont été démolies quelques instants avant que les Etats-Unis et l'ONU n’annoncent un cessez-le-feu vendredi matin.
Le marché central et le passage de Rafah ont à leur tour été ciblés avec des mortiers israéliens, conduisant à un état de panique ​​sans précédent dans les rangs des passagers palestiniens.
Le bilan des civils tués à Gaza a augmenté à 1660 dans cette campagne de génocides israéliens commis depuis ces 26 derniers jours consécutifs.
Un état ​​de tristesse sinistre a submergé les rues de Rafah où les cadavres ont été couchés sous les tas de ruines des maisons et institutions palestiniennes démolies par les raids israéliens.
Les médecins ont signalé qu’ils ont été contraints de stocker des dizaines de cadavres dans les réfrigérateurs de légumes vu qu’il n’y’avait plus de place où les mettre.
Le bilan des palestiniens tués lors de cette offensive israélienne sur Rafah au cours des derniers jours a augmenté à 101 tandis que quelque 400 civils ont subi des blessures graves.
Les hôpitaux de Gaza ont été surpeuplées avec les cadavres des morts et par les blessés civils. L’hôpital Abou Youssef al-Najar à Rafah a été évacué après avoir été frappé avec des obus de mortiers israéliens.
"C'est le plus horrible massacre jamais commis. Il n'ya plus d'hôpitaux pour soigner nos blessés. Nous avons été obligés de stocker les cadavres de nos enfants assassinés dans les frigos à légumes ", a affirmé le citoyen palestinien Amjad Abou Atiya.
« C'est un crime de guerre», Atiya a ajouté appelant les parties internationales concernées à intensifier les procédures afin d’assurer l'accès des équipes de secours à Gaza.
Des témoins oculaires à Khuzaa ont déclaré que 25 cadavres ont été retrouvés sous les ruines vendredi matin.

Le soldat israélien disparu à Gaza le 1er août est mort au combat

L'armée israélienne a confirmé la mort du sous-lieutenant Hadar Goldin, porté disparu depuis 1er août lors qu'il combattait dans le sud de la bande de Gaza.« Une commission spéciale menée par le rabbin en chef de l'armée a annoncé la mort de l'officier d'infanterie Hadar Goldin, tué au combat », a détaillé un communiqué diffusé dans la nuit du samedi au dimanche 3 août. Dans la soirée de samedi, après une visite du ministre de la défense israélien au domicile des parents du soldat à Kfar Saba, dans le centre d'Israël, des centaines d'anonymes se sont rassemblés sur place pour rendre hommage au disparu.

http://www.palestine-info.cc 

Gaza : «C'est du journalisme kamikaze de photographier ce conflit»

Audrey DESTOUCHES
TÉMOIGNAGE
En poste à Gaza depuis le début de l'opération israélienne «bordure protectrice», le 8 juillet dernier, le photographe de l'AFP Thomas Coex décrit les conditions extrêmes dans lesquelles les journalistes couvrent ce conflit.  
«Nous sommes issus de pays différents mais tout le monde partage ce sentiment de peur», explique Thomas Coex à propos de ses collègues journalistes à Gaza. Bien qu'il soit conscient de bénéficier d'un certain confort dans sa chambre d'hôtel, il raconte que personne ne se sent en sécurité nulle part dans l'enclave palestinienne. «Il n'y a aucun endroit dans la bande de Gaza où nous soyons sûrs qu'aucun missile ne sera tiré», explique-t-il, se remémorant la mort de quatre enfants, tués par un missile alors qu'ils jouaient sur la plage, à cent mètres à peine de l'hôtel des journalistes étrangers.
Il ne reste plus que des villes fantômes à Gaza. Toutes les rues sont vides et cela complique considérablement les déplacements : «le moindre véhicule qui circule – qu’il porte le badge télé ou non – est immédiatement repéré par les drones israéliens et devient une cible potentielle», explique le journaliste. Difficile, en effet, de couvrir pleinement un conflit sans pouvoir se déplacer. «Même en circulant à bord de la voiture blindée de l’AFP nous prenons des risques. Si un missile lui tombe dessus, elle s’ouvre comme une boîte de conserve», ajoute-t-il. Face aux armes lourdes utilisées, obus et mortiers, les gilets pare-balles que portent les reporters sont bien dérisoires.
«Même un cimetière n'est pas une zone sûre»
Thomas Coex confirme que «chaque partie a sa vision du conflit». Tsahal ayant renforcé la sécurité à la frontière avec Gaza, impossible désormais pour les journalistes de photographier les soldats israéliens depuis l'intérieur du territoire : «Il faudrait s’approcher des chars pour les photographier mais on est sûrs de ne pas revenir». De l'autre côté, les journalistes israéliens sont confrontés au même problème. Ils voient de loin des maisons exploser mais jamais aucun habitant de l'enclave. «On ne peut pas tout voir», déplore le journaliste, qui explique qu'il est impossible de parcourir les vingt kilomètres qui séparent la ville de Gaza de Rafah, à la frontière égyptienne.
Ensemble, les journalistes étrangers qui couvrent le conflit se sont fixés quelques règles. Ils s'interdisent de sortir la nuit «quoi qu'il arrive» et ils ne restent jamais trop longtemps au même endroit pour minimiser les risques. A Beit Lahia, lorsqu'une famille entière a péri dans un bombardement, Thomas Coex s'est rendu sur place pour photographier les funérailles, le lendemain. Tandis que les proches de la famille marchaient de la mosquée au cimetière en portant les corps, des bombardements ont éclaté tout autour. «Même un cimetière n’est pas une zone sûre. Nous avons fait quelques images mais nous n'avons pas traîné : un obus tombait toutes les 3 secondes dans la zone.»
«Le Hamas n’a pas de stratégie médiatique, Israël s’en charge»
Dans ce conflit, le manque d’images représentant les combattants du Hamas donne trop souvent l’impression que cette guerre oppose uniquement des civils palestiniens à des soldats israéliens. «Ils ont disparu», remarque le photographe qui vient régulièrement à Gaza depuis quelques années, «soit il se mêlent à la population, soit ils se terrent dans les tunnels, je ne sais pas, mais on ne les voit pas». Depuis le 8 juillet, Thomas Coex ne les a vus qu'une seule fois pendant une trêve de deux heures. Armés et masqués, ils patrouillaient à plusieurs dans le quartier et les journalistes ont rapidement pris la poudre d'escampette. «On ne peut pas rester dans les parages quand ils sont là : la zone a été bombardée juste après.»
Thomas Coex n'a jamais subi aucune pression de la part du Hamas. En revanche, un de ses collègues s'est fait sermonner jusque dans sa chambre d'hôtel car il avait photographié un membre important du Hamas sans son masque. «Ils l'ont menacé et lui ont dit de foutre le camp mais quarante-huit heures plus tard, ils sont revenus s'excuser et lui ont dit qu'il était le bienvenu !» raconte-t-il, sans pouvoir expliquer ce revirement.
Pour Patrick Baz, responsable photo de l'AFP au Moyen-Orient, le fait que les militants du Hamas soient quasiment invisibles depuis le début du conflit n'est pas une nouveauté. «C’est exactement la même stratégie que celle utilisée par le Hezbollah en 2006 dans le conflit avec Israël. Le Hamas procédait déjà ainsi en 2009 et en 20121», rappelle-t-il. Plus qu'une réelle stratégie médiatique, il parle plutôt d'une stratégie militaire : «le Hamas n'a pas besoin de stratégie médiatique, Israël s'en charge en bombardant des zones résidentielles dans des frappes qui n'ont rien de chirurgical.»
Sur la dangerosité de couvrir ce conflit depuis Gaza, Patrick Baz est catégorique : «C’est du journalisme kamikaze de photographier ce conflit». Et d'ajouter que, si les journalistes ne respectent pas rigoureusement certaines règles de sécurité, «les chances de revenir vivant pour un photographe sont d’une sur cent».

22 Palestiniens tués dans deux massacres et une série de raids sur Gaza le dimanche matin

22 Palestiniens ont été tués et les dizaines d'autres sont blessés dans deux massacres et une série de raids aériens israéliens sur la Bande de Gaza, plus tôt le dimanche à l'aube 3/8.
L'artillerie israélienne ont bombardé par les bombes lourdes la maison de la famille d'el-Goul dans la ville de Rafah au sud de la Bande de Gaza, ce qui a abouti la mort de 9 Palestiniens, y compris des enfants et environ 20 blessés.
Dans le même contexte, 4 palestiniens ont été tués et plus de 20 autres ont été blessés dans un bombardement ciblant la maison de la famille de Khatab à Dier al-Balah au centre de la Bande de Gaza.
L'aviation militaire israélienne a lancé une série de raids ciblant la maison de la famille d'Abou Qimsan à Jabalya dans le nord de la Bande de Gaza, en tuant 5 de membres de la famille et 7 autres ont été blessés.
L'Occupant a également ciblé la maison de la famille d'Abou naja à Dier al-Balah dans le centre du secteur, tout en blessant 5 de ses membres, et la maison de la famille d'Abou Dalal à Nussirat dans le centre de secteur, ce qui a abouti la destruction de la maison et le dommage dans les maisons voisines, sans faire blessés.
Les Sionistes ont aussi bombardé la maison de la famille d'Abou Jazar dans la ville de Rafah au sud de la Bande de Gaza, tout en tuant 5 palestiniens et blessant 10 autres.
Le bombardement a touché la maison de la famille de Chaer à Rafah, faisant deux martyrs et 9 blessés, et la maison de Taqtaqi, causant 6 blessés.
Dans le même temps, l'occupation a bombardé une autre maison de la famille d'Abou Jazar à l'ouest de Rafah, transportant 3 blessés, alors qu'un certain nombre d'autres sont sous les décombres, alors que le bombardement d'une assemblée de citoyens a abouti la mort d'un citoyen et des autres blessés dans le nord de la Bande de Gaza.
Les forces armées occupantes ont également bombardé la mosquée de martyrs de Zaytoun au quartier de Zaytoun à l'est de Gaza, en la complètement détruisant.

Khaled Mechaal hante Netanyahu !

Les médias sionistes parlent d’un mauvais sort qui hante Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, au sujet des dossiers de Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique du Hamas.
L’histoire de cette superstition a commencé, soulignent les médias israéliens, lorsque Netanyahu est devenu premier ministre pour la première fois, en 1997. A l’époque, il a décidé de liquider Mechaal, dans la capitale jordanienne Oman. On avait injecté à Mechaal un poison mortel ; mais son garde personnel était vigilent, et il a pu mettre la main sur deux agents du Mossad. Netanyahu a non seulement été obligé de donner l’antidote pour le sauver, mais il a de plus été obligé de libérer le grand cheikh palestinien Ahmed Yassine, afin d’absorber la colère du roi jordanien, le défunt Hossein Ben Talal.
Ce mauvais sort s’est répété lorsque, lors de la transaction du soldat israélien Shalit, le gouvernement de Netanyahu a été obligé, cette fois, de libérer des détenus palestiniens par centaines, un acte qu’"Israël" n’avait jamais fait apparemment. Sur l’autre bord de la transaction se trouvait, cette fois aussi, Khaled Mechaal.
Le retour du mauvais sort
Et durant l’actuelle guerre répressive israélienne menée contre la bande de Gaza, la presse sioniste revient pour mettre de nouveau la lumière sur la superstition de Netanyahu à propos de chef du bureau politique du Hamas.
Nahoum Bernyaa, plus grand analyste du journal hébreu Yediot Ahronot, a écrit, dans un rapport publié vendredi dernier, que Khaled Mechaal hante Netanyahu.
L’analyste est revenu sur l’histoire de 1997 où Netanyahu a complètement échoué son assassinat de Mechaal, en Jordanie.
Et maintenant, tous les Israéliens dont Netanyahu sont suspendus aux lèvres de Mechaal : que va-t-il dire au sujet des suggestions d’un possible cessez-le-feu ?
En tout cas, dit-il, les Israéliens tentent de mettre fin à leur opération militaire et de se retirer de la bande de Gaza, par une décision unilatérale.
Et pour ce qui est de désarmer le Hamas, il dit que ces propos sont bons pour la propagande et peut-être pour savoir comment parler aux Américains. A l’intérieur de l’armée de l’occupation sioniste, on ne croit pas que le Hamas aille laisser tomber son arme et la résistance. C’est dans les gènes, dit un général israélien. La fabrication des roquettes reprendront aussitôt la guerre finie.
Mechaal de nouveau
Les médias sionistes se concentrent encore sur Khaled Mechaal, en le qualifiant de « problème », dans les négociations de l’accalmie, en insistant sur la levée du blocus de Gaza. Liberman, ministre israélien des affaires étrangères, a appelé à le liquider où il se trouve : dans la capital qatarie, Doha. Les Israéliens ne peuvent faire avaler l’initiative égyptienne, à cause de Mechaal.
Lier l’échec de l’année 1997 à celui de 2014 montre la grande crise dans laquelle vit la direction politique israélienne. Le mauvais sort hante encore une fois Netanyahu, durant cette nouvelle guerre ; ce mauvais sort mettra-t-il fin à sa vie politique ?

samedi 2 août 2014

La conférence de presse dédiée à la plainte pour "crimes de guerre" déposée contre Israël

Israël n’a que la toute-puissance que la communauté internationale, indigne des nobles valeurs dont elle se fait le chantre, veut bien lui prêter, au mépris du droit international. 
Mais quand le seuil de l’humainement tolérable est pulvérisé, une fois de trop, par cet Etat criminel, c’est sur le banc des accusés qu’est sa place, face au tribunal de la Cour Pénale internationale (CPI) de la Haye, seule habilitée à juger les monstres accusés de génocide, de crime contre l’humanité, et crime de guerre.
C’est à l’avocat lyonnais, Gilles Devers, qu’a été confiée l’insigne mission de mener auprès de la Procureure de la CPI la plainte pour crimes de guerre qui a été déposée, le 25 juillet, par le ministre de la Justice du Gouvernement d’union nationale de la Palestine et le Procureur général près la Cour de Gaza.
L’avocat de la cause palestinienne qui s’est fait un nom en 2009,  en sa qualité de porte-parole d’un collectif d'avocats plaidant alors, avec l’aval de l’Autorité palestinienne mais hélas en vain, pour qu’aboutisse la requête en justice déposée auprès de la CPI pour crimes de guerre lors de l’effroyable « opération plomb durci » (2008-2009), a détaillé, au cours d’une conférence de presse, la procédure et les différents acteurs à l'oeuvre dans cette démarche judiciaire.
En dépit de tous les obstacles politiques et les tractations souterraines qui ne manqueront pas de jalonner sa route, Gilles Devers se veut confiant sur la réussite de cette nouvelle procédure. La justice triomphera-t-elle enfin d’un Etat qui viole allègrement la loi derrière son bouclier en acier inoxydable de l’impunité ? 

Lettre ouverte au peuple américain


Qui arrêtera le massacre ? Nous ne pouvons pas croire que vous êtes indifférents au génocide qui a lieu en direct à Gaza, aux souffrances du peuple palestinien, plaie politique ouverte depuis plus de 60 ans. L’intérêt des USA est de démontrer qu’ils sont dignes du statut de leader et non de laisser faire l’injustice, les crimes de guerre et ceux contre l’humanité. Sachez que le sentiment légitime de révolte sourde, face à la répression barbare des palestiniens, démunis s’étend partout dans le monde.
Dénoncer les crimes de guerre est un devoir. L’accusation d’antisémitisme est absurde, car le sionisme n’est pas le judaïsme. C’est parce que nous défendons la fraternité entre les enfants d’Abraham, l’amitié entre les peuples et sommes engagés dans le combat pacifique des idées contre toutes les formes d’exclusions, d’extrémismes et d’intégrismes que nous sommes révoltés et solidaires des palestiniens sauvagement opprimés.
Axe 1: Responsabilité des musulmans
En termes d’autocritique, nous savons que l’on doit d’abord dénoncer l’immobilisme de régimes arabes, voire leur duplicité, et les réactions irrationnelles et chaotiques des radicaux. Il nous faut assumer nos responsabilités, afin que les citoyens Occidentaux en général et américains en particulier découvrent le vrai visage de nos sociétés, de notre civilisation et religion. Les musulmans ne doivent pas oublier ce qui reste à faire pour que le monde arabo-musulman ne prête pas le flanc et tienne sa digne place dans le monde.
Les musulmans, pour gagner le cœur d’Américains qui sont prêts à les écouter, à défendre la justice et améliorer la relation Monde musulman-Occident, prennent conscience qu’ils doivent corriger leur situation, résister raisonnablement et s’ouvrir au monde, sinon l’opinion américaine considérera qu’il n’y a rien de nouveau à l’Est. Les musulmans n’ignorent pas que rien de décisif ne se fera sans qu’eux-mêmes assument leurs devoirs, mais savent que l’influence de la plus grande puissance est telle que rien ne se fera sans elle.
L’ambition impériale des USA reste perceptible, mais ils ne semblent pas décider à transformer leur supériorité en guide équitable pour le monde, ni à user de leur force pour la justice, ni leur puissance en morale universelle. Il est de notre devoir de contribuer à vous aider à sortir des points d’aveuglements, de contrecarrer la désinformation au sujet de la Palestine en particulier et du monde musulman en général. C’est une question politique. Il nous faut travailler ensemble, relever les défis de manière réfléchie, déminer les pièges et les provocations, afin de ne pas nourrir la logique conflictuelle nuisible pour tous.
Certes, quelques régimes arabes et islamiques archaïques ont instrumentalisé la violence aveugle des radicaux et des groupuscules extrémistes  fabriqués prolifèrent; mais les peuples musulmans les rejettent et d’autres pays comme l’Algérie les ont combattu et ne cessent de les contenir, sachant que rien ne peut les justifier.
Axe 2:  Votre responsabilité
Citoyens américains, admettez avec tous les êtres objectifs de ce monde, comme les six prix Nobel de la paix, dont l’américaineJody Williams,que l’on ne peut pas mettre au même niveau, l’oppressé et l’oppresseur, l’agressé et l’agresseur, le colonisé et le colonisateur. Malgré le discours du Caire de votre président en 2009, où il affirmait : « «le cycle de méfiance et de discorde doit s’achever», la haine contre les musulmans s’amplifie. La direction que prend le monde n’est pas la bonne. A quoi sert donc de dénoncer les atteintes des droits de l’homme aux quatre coins de la planète si ces principes sont bafoués dés qu’il s’agit d’Israël, un État hors norme, au-dessus des lois ?
Nous constatons que la culture des citoyens occidentaux au sujet de l’Islam est faible. La plupart des médias et les industries cinématographiques le présentent de manière erronée, comme une religion violente. Pourtant, notre Livre sacré, le Coran, le Prophète et l’histoire démontrent que l’humanisme, la civilisation et le respect du pluralisme sont nos valeurs. Deux milliards de musulmans dans le monde, de toutes races, nationalités et cultures sont dans leur immense majorité des citoyens épris de paix et de progrès.
Cependant, compte tenu de nos insuffisances conjoncturelles, il nous faut réapprendre à donner l’exemple, afin que les qualités de notre Prophète soient visibles en chaque musulman et connues des Américains.
Tout le monde remarque que des courants néfastes intoxiquent vos opinions et enferment l’Islam dans des clichés mensongers. Alors qu’il n’y a pas d’hostilité entre les civilisations, ils cherchent à tout prix à imposer la logique du choc. Ils omettent de prendre en compte les racines communes de nos religions et idéaux.
Axe 3: Politique et diplomatique
Depuis des décennies, les USA votent contre toute résolution de l’ONU relative au droit du peuple palestinien à l’autodétermination, voire à la protection internationale. La puissance médiatique des lobbys nuisibles à l’Islam est telle qu’elle arrive à vous faire croire qu’Israël est « une démocratie et qu’elle ne fait que se défendre », alors que c’est un système colonial qui pratique le racisme, l’apartheid et la répression.  Dans l’impunité Israël occupe la terre palestinienne, tue, emprisonne et torture, au détriment de la dignité humaine et de la sécurité mondiale.
La question palestinienne est politique.Le peuple palestinien a été spolié de sa terre, dépossédé de tous ses droits, vit un blocus qui crée une situation d’extrême pauvreté et du désespoir. Il subit quotidiennement les humiliations, le plus souvent en résistant pacifiquement. Tous les processus de négociations sont vidés de leur substance par la puissance occupante et les accords reniés. Comment peux ton imaginer vivre en paix avec ses voisins si l’égalité des droits est bafouée ?
L’initiative de paix arabe, émise en 2002 à l’unanimité qui stipule la reconnaissance de l’Etat d’Israël tel que prévu en 1947, normalisation contre la restitution des terres occupées par la force en 1967, est rejetée avec arrogance. Les souffrances infligées au peuple Palestinien et les crimes commis en violation du droit international interpellent les consciences universelles, y compris des Juifs impartiaux. La politique coloniale est nuisible aux israéliens et à la paix mondiale, pas seulement aux palestiniens.
L’alignement des USA sur la politique inhumaine d’Israël est contraire à vos valeurs et intérêts. La mauvaise conscience de l’Occident, depuis la Deuxième Guerre mondiale, ne cesse de le rendre complice face à l’injustice. Ressentir une responsabilité devant l’horreur nazie est une chose, s’en décharger au détriment d’un autre peuple est une tragédie.
Axe 4: Valeurs convergentes
Les USA ne peuvent que revenir à ses valeurs fortes et que nous partageons. Nous savons que l’esprit des fondateurs des USA n’a rien à voir avec la xénophobie. Sachez que La Déclaration d’indépendance des USA est un texte qu’un musulman peut faire sien, car elle rappelle la valeur de la liberté et en particulier la liberté de conscience.
Nous n’ignorons pas que pour les Pères fondateurs de la Constitution américaine, la liberté de conscience est l’essence même de leur doctrine.
 Pour George Washington, premier président des USA, l’Amérique devait accueillir «les opprimés et les persécutés de toutes les nations et toutes les religions», chrétiens, juifs et musulmans. La terre d’Islam, durant des siècles, a été une terre de refuge pour les opprimés, les persécutés, à commencer par les juifs.
John Adams, le deuxième président des USA, a affirmé que le Prophète de l’Islam est l’une des plus grandes personnalités de l’humanité soucieuse de coexistence. Thomas Jefferson, troisième président, a appris l’arabe et déclarait qu’il lisait le Coran. Les Pères fondateurs ont puisé aux sources des valeurs des civilisations, dont l’islam, lorsqu’ils ont adopté le système politique des USA, avec leur génie propre. Benjamin Franklin, savant, corédacteur et signataire de la Déclaration d’indépendance et partant l’un des pères fondateurs des USA, a étudié l’Islam et les grands textes de la culture islamique.
En 1763, Franklin prit comme exemple le Prophète compte tenu de son comportement hautement humanitaire, notamment envers les prisonniers. En effet, cette année-là des Américains, qui se disaient chrétiens, avaient massacré des Amérindiens innocents. Ces Occidentaux affirma Franklin, étaient plus sauvages que les autochtones, en précisant que les Amérindiens auraient été respectés dans leur dignité humaine dans un pays musulman, car, a-t-il précisé, l’Islam montre de l’humanité envers les prisonniers.
Benjamin Franklin a aussi affirmé son admiration pour Saladin, le sultan au XIIe siècle qui a libéré Jérusalem en faisant preuve de miséricorde. Aujourd’hui à l’heure où le racisme antimusulman prend de l’ampleur, à cause de calculs politiciens étroits comme diversion aux impasses politiques et des réactions aveugles de ceux qui usurpent le nom de l’Islam, la vision des Pères Fondateurs des USA mérite d’être soulignée.
Axe 5: Devenir commun
Citoyens américains, sachez que les musulmans ne ressentent aucune haine contre l’Amérique et quiconque d’autre. Au contraire, ils aspirent à l’amitié et savent que dans notre village planétaire le devenir est commun. Ils ont simplement le droit d’être en «colère» face à la politique génocidaire en Palestine.
Face à la tragédie palestinienne, les musulmans sont convaincus que les paroles ne suffisent pas, ce sont les actes qui font la différence. Les Américains, attachés à la démocratie, universelle, dans l’intérêt général, dans l’intérêt des USA et pour la paix dans le monde,devraient imposer l’arrêt de l’agression, l’évacuation des territoires occupés et la création de l’État de Palestine, au côté d’Israël. L’Amérique que les musulmans respectent est celle que les Pères fondateurs avaient initié pour viser l’universel juste et non l’arbitraire. L’avenir du monde se joue en Palestine.

À Gaza, la vie ne tient qu’à un fil ...

Les images d’enfants tués par des tonnes d’acier et de poudre sont devenues une arme politique. Peu importe l’ampleur de notre douleur, elle n’est rien en comparaison de celle des victimes : les blessées, ceux qui ont perdu un des leurs proches ou ceux qui n’ont plus de maison.
Ce qu’Israël fait subir aux civils de Gaza est monstrueux — des bombardements meurtriers tous azimut, la destruction de maisons occupées. Ils disent que mourir sous les bombes ne fait pas mal mais personne ne sait quand la mort le frappera. Il n’y a plus aucun endroit sûr. On se demande pourquoi les avions de guerre et les bombes essaient de nous tuer nous et notre famille, dans notre maison. Pourquoi est-ce qu’ils tuent nos enfants sous nos yeux ? Ou nous sous les leurs ? Ou toute la famille de sorte que personne n’assiste à nos derniers moments ?
Israël a annoncé, par un coup de fil à un de ses occupants, son intention de détruire le building Dawud qui se trouve à côté de nôtre maison et qui a déjà été bombardé plusieurs fois. Puis les Israéliens ont envoyé une roquette d’avertissement le 21 juillet après-midi. Tout le monde dans le voisinage a commencé à hurler — les habitants des maisons voisines et de la nôtre (d’où on peut voir ce bâtiment), le propriétaire d’une restaurant voisin.
Nous somme tous sortis dehors en laissant les clés sur la porte. Le moment le plus horrible n’est pas celui où le missile vous pulvérise, mais celui où vous comprenez qu’il va vous frapper, soit parce que vous en avez reçu l’annonce, soit parce que vous l’entendez se rapprocher.
Nous avons trouvé un abri. Un peu revenus de notre frayeur, nos avons pensé aux photos et aux souvenirs qui étaient restés dans la maison : les premiers pas des bébés, les dessins des enfants, la photo du mariage de ma soeur dans le salon.
On pense qu’on ne pourra pas continuer à vivre si on perd un être cher, mais même si votre enfant ou votre mère a été frappé par un missile et que son corps est méconnaissable, on continue à vivre malgré le chagrin si grand soit-il. On essaie de consoler les orphelins, mais savons-nous ce que ressent quelqu’un qui a perdu son père et sa mère ?
Ma famille s’est réfugiée chez des cousins. Au début de l’agression, ces cousins s’étaient réfugiés dans notre maison. D’un seul coup leur maison est devenue plus sûre que la nôtre. Dans cette guerre, il est difficile de savoir quel est endroit le plus sûr. Cela dépend de l’humeur des pilotes. Par exemple, ils ont prévenu les habitants de la tour voisine qu’ils allaient la détruire mais ils ont lancé le missile sur un autre bâtiment sans prévenir, assassinant toute la famille al-Kilani. Ils n’ont aucun respect pour la vie des civils.
C’est une guerre idéologique et religieuse. On verse le sang au nom de Dieu, du paradis ou de la Terre Promise. Peu importe ce que les gens ressentent dès lors que les objectifs politiques sont atteints et que la récompense religieuse nous attend. L’idéologie prend le pas sur les considérations humanitaires.
Au début de l’offensive, les médias ont relaté l’histoire de Shaima al-Masri, 4 ans. Il ne lui restait plus que son père, Ibrahim al-Masri. Assis près du lit de l’hôpital al-Shifa où se trouvait sa petite fille, il a expliqué à Al-Monitor, “J’ai pensé que ma femme serait plus en sécurité chez sa soeur et je luis ai dit d’y aller. Mais une minute plus tard, j’ai entendu l’explosion. Je suis sorti dans la rue en courant et j’ai reçu un coup de fil pour me prévenir que mon fils était mort en martyr. A l’entrée de l’hôpital, on m’a dit que ma femme aussi était morte en martyre. J’ai trouvé ma plus grande fille, Asil, dans un état critique. Elle a repris conscience le temps de me demander où était sa mère puis elle est morte dans la salle d’opération… Plus tard je suis allé voir l’endroit où ils avaient été tués et je me suis rendu compte que l’avion les avaient repérés dans la rue, à 10 mètres de la maison de ma belle-soeur et leur avait tiré dessus.” La mère de Shaima, Sahar, son frère, Mohammed, 14 ans, et sa soeur, Asil, 17 ans, ont tous été tués par un missile israélien au nord de la bande de Gaza le 9 juillet.
Où les enfants sont-ils en sécurité ? C’est la question que je n’ai pas cessé de me poser en emmenant mes enfants d’une maison à l’autre. J’ai été séparée de ma famille pour la première fois quand ils ont décidé de rester dans la maison de mon oncle. J’ai préféré emmener mon fils et ma fille ailleurs en attendant de trouver un appartement où nous pourrions tous nous retrouver. J’ai entendu dire que des gens sont partis en Egypte. Je ne crois pas que je pourrais en faire autant. J’ai trouvé un appartement mais son propriétaire palestinien ne veut pas de locataires palestiniens, il ne veut que des étrangers ! Voilà ce que fait cette guerre : elle rend certaines personnes avides et racistes.
Quand on écoute la radio de la résistance, on a l’impression que nous sommes aussi forts qu’Israël. C’est un moment capital, un point de non retour pour les idéologues dont l’entêtement n’a d’égal que le sang versé. Pour eux, je suis une défaitiste, c’est pourtant normal de s’inquiéter pour sa famille et d’avoir pitié des autres enfants. Les bonnes paroles ne sont plus en mesure d’adoucir la souffrance.
J’ai finalement trouvé un appartement près du port. Je veux que ma famille survive. Je ne sais pas, personne ne le sait, si nous allons survivre ou si nous n’avons fait qu’échapper temporairement à la mort.
Je suis retournée à al-Shifa pour chercher les blessés de la résidence al-Salam. On m’a dit : “Il n’y a pas eu de blessés. Ils sont tous arrivés morts.” Moins de 24 heures plus tard, il y a eu la catastrophe de Khuza et le bombardement intensif de Khan Yunis — un nouveau Shajaiya.
Je suis entrée dans la salle d’opération où j’ai trouvé un enfant de 8 ans nommé Louay Siam, complètement enveloppé de bandages. Son visage et sa tête étaient brûlés et on voyait ses larmes couler. Son frère Uday Siam, 12 ans, était couché dans la pièce voisine. Il a été brûlé jusqu’à l’os.
Leur cousin Mohammed Siam a dit à Al-Monitor : “Sa mère, sa grand-mère et sa tante préparaient des tartes sur le toit-terrasse de leur maison et les enfants jouaient près d’elles quand les Israéliens les ont bombardés, tuant neuf personnes.”
La famille Siam family s’est enfuie du quartier de Zeitoun à l’est de Gaza et s’est réfugiée chez des proches dans le quartier de al-Rammal au centre de Gaza, un endroit supposément "sûr" selon les messages que l’armée israélienne leur avait envoyés. Les avions les y ont suivis.
Abu Zeid Abu Nasser,un voisin des Siam, a dit : “Le père d’Uday et de Louay est un marchand de fruits et légumes qui vient d’Israël. Il ne s’occupait pas de politique... Je ne sais pas pourquoi les avions l’ont ciblé... Ils [les Israéliens] sont devenus fous.”
Abu Nassera a montré le tube en plastique que Louay a dans le nez pour aspirer les cendres qui sont dans ses poumons. Il a dit : “[Louay] ne peut pas boire d’eau... Il pleure parce qu’il a soif. ”
De notre nouvel appartement, on entend le bruit de la mer qui se mêle au sifflement des drones israéliens. Les bâteaux de guerre israéliens tirent des missiles. Tout est noir. Nous n’avons plus d’électricité depuis qu’Israël a détruit notre principale usine électrique le 23 juillet. Sur notre transistor à piles, nous avons entendu Khaled Meshaal, le chef du bureau politique du Hamas, dire : “Nous n’accepterons pas un cessez-le-feu qui ne répond pas à nos exigences.” Mon coeur a fait un bond et je me suis préparée à passer une autre journée à compter les morts.
Al Monitor 
Traduction : Info Palestine  - Nadim

Israël attaque systématiquement les ambulances

Une frappe aérienne a touché une nouvelle fois une ambulance vendredi à Gaza, où l’armée israélienne s’est encore déchaînée contre le territoire, portant le nombre des tués à plus de 1.600, et celui des blessés à plus de 9.000 depuis le début des opérations bénies par François Hollande le 9 juillet.
L’infirmier Atef Zamili a été tué dans l’attaque, tandis que les sept personnes qu’il transportait dans son ambulance ont été blessées.
Il s’agit du 16ème professionnel de santé tué par l’armée israélienne depuis le début de l’assaut, et de la 13ème ambulance spécifiquement visée, selon le pointage du ministère palestinien de la santé.
MENSONGES EN SERIE SUR LE SOLDAT « KIDNAPPE »
La propagande de guerre israélienne, relayée sans vergogne par de nombreux médias, a osé au cours de la journée se plaindre de « l’enlèvement », ou encore du « kidnapping » d’un de ses soldats.
Oui vous avez bien lu : quand un soldat israélien est porté manquant, on ne peut pas le considérer comme un prisonnier des forces adverses, car les Palestiniens, pour les fascistes qui formatent et dirigent l’armée israélienne, ne peuvent être des combattants, pas même des êtres humains.
Reste encore à savoir si l’histoire du sous-lieutenant Goldin, aux mains de la résistance selon Israël, est exacte. Le Hamas n’avait pas confirmé vendredi la capture de cet homme ; il affirmait de son côté qu’une unité de la résistance, vendredi au petit matin, deux heures avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu qui a ensuite volé en éclats, s’était portée à la rencontre d’assaillants israéliens, à l’intérieur de la bande de Gaza. Dans le combat qui a suivi, des soldats israéliens ont été tués (Israël a reconnu deux morts), et d’autres blessés.
Mais pas de confirmation à ce stade, côté Hamas, de la détention d’un prisonnier nommé Goldin.
Qui dit la vérité (qui n’a de toutes façons qu’une importance très relative, au regard de la boucherie perpétrée par les terroristes israéliens) ? Jusqu’à présent, les compte-rendus palestiniens et internationaux se sont toujours révélés plus fiables, et plus confirmés, que la version israélienne des faits.
Et cela, qu’il s’agisse des attaques délibérées d’écoles des Nations-Unies (UNRWA), du taux de femmes et enfants parmi les martyrs, et même des affaires individuelles de prisonniers israéliens (comme dans le cas du soldat Shaul Oron)
Les génocidaires tuent et mentent, c’est dans leur nature.
http://www.europalestine.com

L’Egypte est co-responsable du génocide des Palestiniens : appel urgent

EuroPalestine adhère à l’appel initié par Electronic Intifada, qui demande à tous de mettre en cause le gouvernement égyptien pour sa complicité avec le massacre du peuple palestinien dans la bande de Gaza.
(Familles palestiniennes avec blessés attendant désespérément de pouvoir entrer en Egypte au point de passage de Rafah, mais bloqués par les militaires du dictateur al-Sisi)
(traduit de l’anglais par CAPJPO-EuroPalestine)
Appel urgent : dites à l’Egypte de mettre fin au siège de Gaza et de refuser d’être complice du génocide des Palestiniens ! Source : http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/urgent-call-action-tell-egypt-end-gaza-siege-refuse-complicity-israeli-genocide
Des Organisations de la société civile et des personnalités publiques appellent le monde entier à exiger l’ouverture du passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Parmi les signataires de l’appel urgent qui suit se trouvent l’ancien détenu de Robben Island, icône anti-apartheid et chef du Congrès National Africain (ANC) Ahmed Kathrada, l’ancien ministre du gouvernement de l’ANC et combattant de la liberté Ronnie Kasrils et l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini.
Ils se joignent à des dizaines d’organisations, de la société civile et de solidarité, palestiniennes et internationales et vous appellent à vous rendre devant votre ambassade d’Egypte ou consulat et à demander au gouvernement égyptien l’ouverture immédiate du passage de Rafah et la fin à sa complicité avec le génocide de la population de Gaza par Israël."
Le texte complet et la liste des adhérents à l’appel à l’action est inclus ci-dessous. Pour plus d’informations par courriel openrafahnow@gmail.com
Appel urgent à l’action
En réponse aux appels de nos frères et camarades de Gaza qui demandent que l’on mette un terme à la complicité du gouvernement égyptien dans le génocide de la population de Gaza par Israël :
Pour tous ceux qui comprennent l’interdépendance de nos luttes humaines pour la justice et la dignité, nous vous implorons d’agir en solidarité avec la Palestine quand Gaza brûle et saigne, recueille et enterre les corps sans vie de ses enfants et affronte un carnage, un désespoir et des pertes pour laquelle il n’existe pas de mot.
Plus de 1,8 million d’êtres humains étouffent sous un siège mortel imposé par Israël et soutenu par le gouvernement égyptien qui restreint sévèrement tout mouvement des personnes et des produits.
L’opération consiste à établir dans la bande de Gaza ce qui est décrit comme la plus grande prison à ciel ouvert du monde, soumise à des attaques israéliennes incessantes et utilisée comme un laboratoire pour tester et commercialiser de nouvelles armes israéliennes.
L’âge moyen à Gaza est de 17 ans et la moitié des personnes ont moins de 16 ans. C’est une population civile sans défense, dense dans cette enclave assiégée sans endroit pour fuir ou se réfugier face aux assauts militaires continus d’Israël.
Les déclarations cyniques affirmant que les Palestiniens obligeraient Israël à tuer leurs enfants sont dépourvues des exigences de base de la logique et des ressorts minimaux de la condition humaine. Personne ne force Israël à commettre le génocide ou à cibler les infrastructures comme les hôpitaux, les écoles et la seule centrale électrique de Gaza.
Délibérément, de leur propre initiative, les Israéliens utilisent les machines de mort les plus sophistiquées contre les civils : les enfants, les familles, les installations médicales et les travailleurs humanitaires. Pendant ce temps, Israël maintient un blocus violent et brutal, aérien, terrestre et maritime sur Gaza, de façon continue depuis 2006.
Malgré un appel de citoyens égyptiens à lever le siège, le gouvernement égyptien qui contrôle une des frontières et a la possibilité de participer à la réponse humanitaire à la population assiégée de Gaza, a plutôt soutenu le plan israélien vers un retour au statu quo qui n’est qu’un lent génocide.
Beaucoup de gens à Gaza sont désespérés de ne pouvoir éviter la mort lente par le siège sauvage, la faim et le manque de soins médicaux et ne demandent seulement qu’à vivre comme des êtres humains normaux, mais sentent que la seule option qu’Israël leur donne est de mourir rapidement sous un tapis de bombes et par la destruction aveugle de masse qu’Israël exécute maintenant sans pitié.
Le Ministre des Affaires étrangères égyptien, Sameh Shoukry, a déclaré que le passage de Rafah vers l’Egypte était « ouvert ». « Nous recevons tous les jours des blessés de Gaza et nous passons plus de 600 tonnes d’aide vers Gaza."
Cependant en réalité, entre le 10 et le 27 Juillet dernier, le gouvernement égyptien a permis en moyenne à seulement neuf blessés par jour de franchir la frontière entre Gaza et l’Egypte pour recevoir un traitement médical.
Plusieurs expéditions d’aide de fournitures médicales, et même des médecins, se sont vues refuser l’entrée. Compte tenu du nombre réel de blessés dans la bande de Gaza, au moins 8265 au 31 Juillet 2014, l’allocation du gouvernement égyptien est condamnable.
L’Egypte doit aider ses frères et sœurs à Gaza. Le gouvernement égyptien doit refuser la complicité dans le génocide d’une population captive d’Israël.
Voici comment vous pouvez aider :
• Accédez à votre ambassade ou au consulat égyptien et demandez au gouvernement égyptien de Rafah d’ouvrir immédiatement le passage et de mettre fin à sa complicité avec le génocide de la population de Gaza par Israël.
• Inondez votre ambassade avec des messages de protestation par téléphone, fax, mail. Écrivez abondamment aux médias sur tous les supports (radios, mails, FB, Twitter, etc...) sur la complicité de l’Egypte
• Exposez vos préoccupations avec vos représentants politiques.
S’il vous plaît communiquez-nous vos actions et les réponses de l’ambassade par courriel à : openrafahnow@gmail.com
Approuvé par : • Ahmed Kathrada, ancien détenu de Robben Island, icône de la lutte contre l’apartheid, leader de l’ANC - Afrique du Sud
• M. Ronnie Kasrils ancien ministre de l’ANC, Afrique du Sud
• Luisa Morgantini ancienne vice-présidente du Parlement européen - Italie
• Richard Falk, ancien rapporteur spécial des Nations-Unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967
• Congrès des syndicats sud-africains (COSATU) - Afrique du Sud
• Mosireen - Egypte
• Comité Populaire Abou Dis - Palestine
• Comité populaire Al Eizariya - Palestine
• Alternative Information Center - Palestine
• Alternative Tourism Group - Palestine
• Comité populaire Al Walaja - Palestine
• Comité populaire Al Mufakara - Palestine
• Comité populaire Al Masara - Palestine
• Assopacepalestina - Italie
• Au Comité Populaire Tuwani - Palestine
• Australiens pour la Palestine - Australie
• Badil - Palestine
• BDS Catalogne - Catalunya
• BDS Kampagne - Allemagne
• BDS Los Angeles pour la Justice en Palestine - Etats-Unis
• BDS Madrid - Espagne
• BDS - Pays-Bas
• BDS - Afrique du Sud
• Comité Populaire de Bil’in - Palestine
• Boycott Israël Network - Royaume-Uni
• British Muslim Initiative - Royaume-Uni
• Campagne BDS France - France
• CODEPINK - Etats-Unis
• Complicitats Qué Maten - Catalunya
• Diensten Onderzoek Centrum Palestina - Pays-Bas
• Juifs européens pour une paix juste - Europe
• Quatorze des amis de la Palestine, Marin - Etats-Unis
• Flottille de la Liberté Italia - Italie
• Île Felagid - Palestina - Islande
• Paix et la Justice Auckland (Global GPJA) - Nouvelle-Zélande
• Terre Sainte Trust - Palestine
• Réseau international juif anti-sioniste - international
• Ligue internationale des droits de l’homme - Allemagne
• Campagne Irlande Palestine Solidarité - Irlande
• mouvement anti-guerre irlandais - Irlande
• Fondation d’aide humanitaire IHH - Turquie
• Mouvement de Solidarité Internationale Estado Espano - Espagne
• Mouvement de Solidarité Internationale - Palestine
• Izquierda anticapitalista - Espagne
• Juifs pour le droit au retour palestinien - Etats-Unis
• Jüdische Stimme für Frieden gerechten im Nahost - Allemagne
• Politique étrangère Just - États-Unis
• Comité de Solidarité Palestine Kenya - Kenya
• Comité Populaire Kufr Qaddum - Palestine
• Travail de la Palestine NY - Etats-Unis
• Lluita Internacionalista - Catalunya
• Comité Populaire de Ni’lin - Palestine
• Comité populaire de Nabi Saleh - Palestine
• Palestine occupée et l’Initiative de défense Golan syrien
• Un Groupe démocrate État - Angleterre
• Festival palestinien de littérature - Palestine
• Palestine Forum en Grande-Bretagne - Royaume-Uni
• Palestine Solidarity Alliance - Afrique du Sud
• Campagne Solidarité Palestine - Ecosse
• Campagne Solidarité Palestine - Afrique du Sud
• Association des femmes palestinien-américain de Californie du Sud - Etats-Unis
• Centre palestinien pour le rapprochement entre les peuples - Palestine
• palestinien Grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign (Stop the Wall) - Palestine
• Union palestinienne des travailleurs sociaux et des psychologues - Palestine
• Les gens pour la paix, Londres - Canada
• Les gens pour la paix Londres - Canada
• La fondation Ahmed Katharda - Afrique du Sud
• PFB - Amis d’Al Aqsa - Royaume-Uni
• Plataforma de Solidaridad con Palestina Madrid - Espagne
• Lutte Populaire Comité de coordination - Palestine
• Rumbo a Gaza - Espagne
• Samidoun prisonnier palestinien Solidarity Network - Canada
• Campagne écossaise Solidarité Palestine - Ecosse
• Un bateau pour Gaza - Norvège
• Un bateau pour Gaza - Suède
• Parti social-démocrate - Kenya
• Etudiants pour la Justice en Palestine au Brooklyn College - USA
• Les élèves pour la Justice en Palestine Auckland - Nouvelle-Zélande
• Sénat des étudiants de l’Université de Bethléem - Palestine
• Comité Populaire Susya - Palestine
• Union Unite - Palestine
• Youth Against Settlements - Palestine
Et depuis ce soir, CAPJPO-EuroPalestine, France

L’appel à la désertion d’un jeune Israélien

Udi Segal, 19 ans : « J’appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre »
"Je m’appelle Udi Segal, j’ai 19 ans, je viens du Kibbutz Tuval au nord d’Israel, il y a quelques mois j’ai signé la lettre des objecteurs de conscience 2014 qui fut envoyée au premier ministre, à ce jour, elle a été signée par 130 déserteurs. Dans la lettre nous déclarions notre refus de servir dans l’armée israélienne. La principale raison est l’occupation et l’oppression continue du peuple palestinien, qui s’exprime par des allocations sociales inégales, le mépris des droits, et le meurtre continu de plus de 600 personnes dans la dernière opération à Gaza [2]. De plus, le service militaire contribue au militarisme israélien. Moi par exemple, en tant qu’homme, juif et ashkénaze [3], et donc plus susceptible d’avoir un impact sur la société israélienne et de m’en sortir, car je viens d’un milieu social dominant plus enclin au militarisme israélien, un milieu auquel je m’oppose fortement.
Même si il n’y avait pas l’occupation, je refuserais de servir l’armée, car elle pérennise un système politique, nationaliste et capitaliste auquel je refuse de prendre part et qui ne profite qu’à quelques-uns. Je ne pense pas que l’opération militaire en cours à Gaza me protège. Les opérations militaires ne me protégeront pas, elles ne feront qu’engendrer de nouvelles opérations militaires comme ça a été le cas avec l’Opération Plomb durci [2008-2009] qui n’a fait que mener à l’Opération Pilier de défense [novembre 2012] et qui continue aujourd’hui avec l’opération Bordure Protectrice, qui elle-même mènera probablement à d’autres opérations militaires. Ce qui protégerait serait une paix juste reconnaissant l’injustice faite aux palestiniens. On ne pourra réaliser la paix tant qu’un peuple sera opprimé, occupé et entouré d’un mur. Cette population n’a pas abandonné son désir de liberté et ne se repose pas sur l’éventuelle compassion de ceux qui l’occupent, alors ne vous attendez pas à vivre en sécurité dans une telle situation. A ceux qui pensent quand même qu’ils me défendent, dans une telle situation, si le prix à payer pour la sécurité est de 600 morts à Gaza, je ne suis pas intéressé par ce genre de sécurité.
Mon refus de servir sera difficile pour ma famille. Mon frère est dans l’armée, et il pourrait être à Gaza lorsque je me retrouverai en prison, j’espère que cela ne créera pas de conflits insolubles... Et au delà de ça, à cause de moi, les gens regarderont avec méfiance mes parents et mes frères. Je pense que je contribue à la société israélienne, mais il me semble important de préciser que mon action ne s’inscrit pas dans une vision patriotique ou sioniste, mais dans une vision globale, une globalité qui inclut Israël. Je pense que l’occupation est un obstacle et qu’elle est dommageable pour les israéliens.
Beaucoup d’amis de mon âge se sont enrôlés dans l’armée. Je viens moi-même d’un milieu militariste, mon école a un des plus forts pourcentages de recrutement dans le pays [4]. Oui, il y a de nombreuses personnes qui ont arrêté de m’adresser la parole et qui m’ont mis à l’index suite à mon choix. Mais il s’agit peut-être d’un bon tri dans mes amitiés, puisque j’ai aussi des amis qui se sont enrôlés et qui sont restés à mes cotés. J’ai choisi d’aller en prison parce que malheureusement, les israéliens écoutent plus facilement ceux qui sont prêts à se sacrifier et à payer le prix. La prison va me retirer ma liberté, c’est quelque chose de difficile à appréhender car je n’ai connu jusque là que le dehors, dans une liberté toute relative. De plus, pour ceux qui refusent l’occupation, les conditions de détention peuvent être particulièrement dures, comme le montre l’exemple d’Uriel Ferera, emprisonné récemment. Il a refusé de porter l’uniforme et subit des humiliations en raison de son milieu traditionnel.
L’objectif qui sous-tend ma désertion est d’en finir avec l’occupation. Mais compte tenu de la réalité présente, ce qui importe maintenant est que les israéliens ouvrent leurs yeux, qu’ils réfléchissent au sens de l’occupation et à ce que cela signifie de servir dans l’armée, particulièrement les adolescents qui se rapprochent de la conscription.
En ce qui concerne l’opération en cours à Gaza, j’appelle les soldats de base et les réservistes à refuser les ordres et à ne pas participer au massacre."
Udi Segal.
Udi, a répondu « je refuse » à l’ordre de conscription le lundi 28 juillet à midi, accompagné d’environ 70 solidaires, juifs et arabes (dont d’autres refuzniks), tous pris à partie par une contre-manifestation de patriotes de merde rassemblés en urgence par le biais de la poubelle Facebook. Udi est actuellement retenu dans une prison militaire.
[Traduit et annoté par nos soins de l’hébreu, le 29 juillet 2014.] P.-S.
On pourra voir dans la vidéo ci-dessous, une version tronquée de cette déclaration faite le 28 juillet, avec de mauvais sous-titres anglais :
Notes
[1] Voir par exemple l’organisation Anarchists against the wall, qui n’a d’anarchiste que le nom. Ce qui n’empêche pas, par réflexe identitaire et par reconnaissance de logos, de nombreux anarchistes de les considérer comme proches. Et ce malgré leurs discours étatistes et nationalistes et leur défense inconditionnelle du drapeaux et de la nation palestinienne.
[2] Les chiffres macabres n’ont cessé d’augmenter depuis cette déclaration.
[3] Les ashkénazes sont les juifs originaires d’Europe de l’Est, tandis que les séfarades sont ceux d’origine nord-africaine et orientale. Les séfarades ont généralement un niveau de vie plus faible que les ashkénazes en Israël. Ils ont également eu plus de difficultés pour accéder à une egalité dans la société israélienne et à s’intégrer au soi-disant « refuge » sioniste. On notera dans les années 70, la création des HaPanterim HaSh’horim (« panthères noires »), sur le modèle du groupe afro-américain des Black Panthers. Mouvement révolté et émeutier qui finira malheureusement par se faire acheter à coup de reformes et de subventions par les politiciens et la bourgeoisie ashkenaze israélienne.
[4] Udi a passé ses premières années dans une école mixte juive/arabe où on étudiait simultanément en hébreu et en arabe, avant de se retrouver dans cette école publique réputée. Il faut savoir que l’école publique en Israël a notamment pour fonction de préparer les jeunes au service militaire.
Source : http://www.non-fides.fr/?Israel-Pal...
http://www.europalestine.com

Gaza : A Londres devant Westminster (Photos)

Appel à l’embargo des ventes d’armes à Israël : « Arrêtez d’armer Israël »


ET CETTE NUIT PROJECTION SUR LE PARLEMENT BRITANNIQUE :

http://rt.com/uk/177320-palestine-f...
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

Quand un refuge devient une cible

Mohammed Omer
Depuis qu’une attaque israélienne a frappé une école des Nations Unies dans la nuit, les enfants de Gaza craignent d’aller dormir. Leurs parents savent à présent que les écoles et les hôpitaux, traditionnellement considérés comme des refuges, sont clairement devenus des cibles.
JPEG - 32.7 ko
Abu Shanab, 8 ans, reste profondément traumatisé par les bombardements - Photo : MEE/Mohammed Omer
GAZA - « Dans la nuit, je suis effrayé par les bombardements, les missiles et la pensée du sang des blessés dans la rue », dit Karam Abu Shanab, âgé de 8 ans.
« Je ne peux pas dormir la nuit, mon esprit est rempli de mauvaises images de bombes israéliennes, » dit-il à sa mère, qui affirme que ses trois autres enfants Saleh, Malak et Sjoud, sont tous incapables de dormir après avoir entendu la façon dont les enfants ont été bombardés dans leur sommeil dans les écoles de l’UNRWA dans Jabaliyia.
Karam est en train de prendre refuge dans l’école al-Rafdeen dans la ville de Gaza. Parmi les enfants, il y a de constantes discussions sur la façon dont l’école a été bombardée et comment les parents ne peuvent rien empêcher.
Il y a eu au moins 19 morts dans l’attaque du camp de réfugiés de Jabalyia et 200 autres ont été blessés. Israël a été accusé d’avoir violé les lois internationales et son attaque a été également condamné par l’ONU comme « une source de honte universelle ».
Les familles, comme Karam, sa mère et ses trois frères étaient abrités là, imaginant qu’il s’agissait d’un endroit sûr - mais personne n’est à l’abri.
« Tout le monde est une cible ici, mais où faut-il aller ? » Demande Umm Karam, tout en serrant ses enfants qui craignent le prochain raid aérien israélien. « Tous les jours », dit-elle à MEE, « je regarde mes enfants, et je les embrasse pour qu’ils se sentent sains et saufs. »
Il y a environ 10 jours, Karam Abu Shanab a perdu sa maison et tous ses effets personnels dans le bombardement de l’est de la ville de Gaza. À présent, l’école al-Rafedeen est le seul refuge qu’il lui reste. Sa maison était l’une des 747 maisons endommagées ou totalement détruites depuis que l’offensive d’Israël a commencé, il y a plus de 3 semaines.
Selon les Nations Unies, plus de 240 000 Palestiniens ont maintenant trouvé refuge dans les écoles gérées par l’ONU ou par les autorités de Gaza, dans des abris informels ou chez des parents et amis.
À l’intérieur des écoles de l’UNRWA, les réfugiés de Gaza ne se sentent pas en sécurité. Certains ont fui les écoles pour trouver un autre abri après qu’Israël ait attaqué la deuxième école des Nations Unies en l’espace d’une semaine, ce mercredi - une école de l’ONU qu’Israël savait être utilisée comme un abri pour les civils.
Selon les Nations Unies, cette attaque porte le nombre d’écoles attaquées et endommagées à au moins 133 installations, et 23 autres établissements de santé ont également été pris pour cible.
Umm Ahmed Suhawil, 54 ans, sait que les écoles sont ciblées. Elle a envisagé d’essayer de se réfugier dans un hôpital, mais ce n’est pas une option sûre car les hôpitaux ont également été directement visés par des tirs israéliens.
Jeudi matin, un obus d’artillerie israélien a frappé l’hôpital al-Aqsa à Deir el Balah, dans le centre de Gaza, blessant une infirmière. La semaine précédente, le même hôpital avait été touché par 10 obus de chars israéliens qui ont fait cinq morts et 70 blessés, a déclaré le Dr Khalil Khattab.
Certaines familles ont décidé de se séparer et d’aller dans différents abris en espérant que quand Israël attaquera à nouveau, au moins certains membres de la famille pourraient survivre.
En tant que mère et grand-mère, Suhawil prend soin de 17 enfants dans leur maison de famille à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza.
« J’ai dû quitter la maison lorsque les troupes israéliennes ont appelé, me disant que je devais évacuer la maison - ce que j’ai fait, en venant ici, » dit-elle en s’occupant de sous-vêtements d’enfants pour les faire sécher sur une fenêtre d’une salle de classe.
Elle ajoute qu’elle n’était pas immédiatement partie, jusqu’au moment où elle a vu ses voisins partir. « Heureusement, nous sommes partis parce que des obus de chars israéliens sont tombés comme la pluie quelques instants plus tard. »
Elle et sa famille n’ont guère eu le temps de rassembler les fournitures d’urgence. Ils sont partis avec seulement leurs vêtements sur le dos, ne sachant pas s’ils allaient jamais rentrer chez eux. Certains des enfants étaient pieds nus.
« Il était tôt le matin, j’ai traîné tout le monde en dehors du lit avec l’aide de mon fils et sa femme, » dit-elle, essayant de consoler sa fille, Fatima, âgée de 10 ans et qui pleure à nouveau au bruit d’un missile israélien explosant à proximité.
« Maintenant, les enfants craignent tout, tous les sons, même un claquement de porte les rend tendus, les fait crier et trembler et ils se tiennent fermement à moi », dit-elle, tout en posant ses mains sur celles de Fatima.
Suhwail décrit les moments d’horreur quand ils ont quitté la maison. Elle craignait de laisser derrière elle l’un des enfants ; elle a couru en arrière pour s’assurer que tous les enfants étaient toujours avec elle.
JPEG - 58.5 ko
Fatima ne veut pas connaître le même sort que ceux qui ont été tués dans le bombardement de l’école - Photo : MEE/Mohammed Omer
Quand Israël et le Hamas ont convenu d’un cessez-le feu humanitaire de 12 heures la semaine dernière, elle a couru à la maison pour prendre des vêtements de rechange - mais elle ne reconnaissait plus rien après le bombardement israélien.
« Ce n’était pas possible de dire quelle partie était la rue, et qu’est-ce qui avait été notre maison - jusqu’à ce que j’ai vu nos vêtements brûlés dans les décombres - aucun n’était plus utilisable, » dit Suhwail avec des larmes dans ses yeux.
Sa fille Fatima insiste pour dire à sa mère qu’elle ne voulait pas que son destin soit la même que les enfants qui ont été tués et blessés dans l’attentat de mercredi dans l’école de l’UNRWA. En larmes, elle demande : « Maman, partons d’ici, s’il te plaît ? »
Sa mère tente de la réconforter avec peu de succès - elle ne se sait pas où ils pourraient aller. Elle explique que Fatima a été très malade pendant plus d’une semaine à cause des bombardements constants et du fait de vivre dans une salle de classe bondée.
« La nuit, je crains les bombardements. Je ne peux pas dormir, j’ai mal au ventre et j’ai mal aux oreilles », dit l’enfant doucement alors qu’elle est à peine capable de parler sans douleur.
« Les roquettes et les bombes me font peur et je ressens de la douleur - le bourdonnement des chars me fait peur », ajoute Fatima.
Il y a dix jours, elle pouvait entendre les bruits de chars et des bulldozers, mais maintenant dans le nouvel l’abri, elle entend les F16, les drones et les bombardements par les chars et les navires de guerre.
Fatima avait demandé à sa mère de ramener son jouet préféré - une poupée-jeune mariée-, quand elle est retournée à sa maison détruite pour tenter de trouver des vêtements.
« Je veux rentrer à la maison, maman, et dormir dans ma chambre comme d’habitude avec mes sœurs et nous préparer le matin pour l’école », dit-elle.
Mais que Fatima le veuille ou non - c’est leur nouvelle réalité et c’est l’école Rafedeen qui est maintenant la maison pour la famille Suhawil. Mais quand l’école commencera à nouveau en septembre, les étudiants et les enseignants auront besoin de leurs salles de classe.
« Où allons-nous partir alors ? Je n’en ai aucune idée, » nous dit Suhwail, la maman de Fatima.
JPEG - 2.7 ko
* Mohammed Omer est un journaliste palestino-néerlandais renommé, basé à Gaza.
http://www.middleeasteye.net/news/w...
Traduction : Info-Palestine.eu

L'armée sioniste prend la poudre d'escampette !!!

IRIB - Selon la chaine 2 de l'armée israélienne, les autorités sionistes évoquent désorais un retrait unilatéral de la bande de Gaza qui interviendra dans les jours à venir. Samedi les soldats israéliens ont commencé à se retirer de Khanyouness et de Khazae tout en affirmant que les opérations militaires dans la bande de Gaza allaient toucher à sa fin! 
La décision proviendrait de la réunion du vendredi soir du cabinet sécuritaire qui a duré pendant 5 heures et qui s'est achevée sur la décision suivante: au cas où les tunnels sous terrains seraient éliminés et que le pouvoir de dissuasion de l'armée israélienne serait rétabli, le retrait unilatéral va commencer !! 
Un haut responsable de l'armée sionsite a annoncé aux médias israéliens que les opérations de destruction des tunnels localisés irait finir dans les 24 heures à venir . " Une fois la fin officielle des opérations annoncée, les troupes israéliennes se retireraient de leurs positions pour se replier à quelques centaines de mètres de la bande de Gaza . Une autre partie des troupes quitterait Gaza et se positionnerait à quelques centaines de mètres de cette enclave et ce afin d'être prête à passer à tout moment à l'offensive. Selon cette autorité de l'armée sioniste le retrait a déjà commencé. parallèlement à l'évacuation des soldats sionistes à Khan Youness, à Khazae , 
L'autorisation du retour des palestiniens chez eux a été émise. Tel Aviv avait annoncé dans l'après midi n'envoyer aucune délégation à Gaza pour discuter d'une trêve et que c'est à lui de décider d'un cessez le feu au bout d'un mois de combats. Les analystes politiques voient dans ce retrait unilatéral l'aveu d'impuissance de l'armée israélienne. Y aharonot, citant les autorités politiques sionistes, confie leur crainte de voir des centaines de soldats israéliens périr en cas de l'occupation de Gaza. 
Le bilan officiel des morts dans les rangs de l'armée israélienne est de 60 tués, sans précédent depuis la guerre de 2006 contre le Hezbollah. Les analystes remarquent aussi le "rétrécissement progressif" des "objectifs fixés par Israël pour son offensive militaire" : Israël avait annoncé d'abord le déùantèlement du Hamas comme son objectif pour y renoncer ensuite et le reùplacer par la destruction des tunnels . Or ces tunnels  creusés depuis Gaza jusqu"aux territoires occupés sont tactiquement impossibles à être détruits; ils ont servi depuis plus de 25 jours de voie de transit aux commandos palestiniens qui ont réalisé plusieurs succès militaires d'envergure en attaquant directement les soldats israéliens.

Gaza: le bilan grimpe à 1.654 morts au 25e jour de l'offensive israélienne

GAZA, 2 août (Xinhua) -- Le nombre de Palestiniens tués à Gaza depuis le début de l'offensive israélienne a grimpé à 1.654 samedi, des civils pour la plupart, a annoncé le ministère de la Santé à Gaza.
Plus de 8.900 blessés ont été recensés depuis le début de l'opération militaire israélienne, qui est entrée dans sa 25e journée samedi.
Deux-tiers des morts et des blessés sont des civils, parmi lesquels figurent des femmes, des enfants et des personnes âgées, a fait savoir Ashraf al-Qedra, un porte-parole du ministère.
Parmi les dernières victimes palestiniennes figuraient six membres d'une même famille, qui ont été tués samedi matin par une frappe aérienne israélienne sur leur maison dans la ville de Rafah (sud de Gaza), a rappelé le porte-parole.
Un homme de 54 ans a également été tué dans un raid aérien israélien qui a frappé une mosquée de la ville de Jabalia (nord de la bande de Gaza), a révélé M. Al-Qedra, avant d'ajouter que l'attaque a aussi fait 30 blessés, dont un bon nombre sont dans un état grave.
Selon le bilan officiel palestinien, plus de 400.000 Palestiniens, soit 25% de la population totale de la bande de Gaza, ont été déplacés à la suite de l'offensive israélienne. 

Encore trois Palestiniens assassinés en Cisjordanie dans les manifestations de soutien à Gaza

Al-Akhbar
Deux Palestiniens de plus ont encore été assassinés et des dizaines d’autres blessés par les forces d’occupation israéliennes, alors que des milliers de personnes manifestaient par solidarité avec la bande de Gaza dans toute la Cisjordanie occupée, c’est ce que rapportent différentes agence et militants ce vendredi.
JPEG - 50.9 ko
Devant la prison israélienne d’Ofer dans le village cisjordanien de Betunia, des manifestants palestiniens sont dispersés par les grenades lacrymogènes tirées par l’armée israélienne lors d’une manifestation de protestation contre l’attaque sanglante de Gaza - Photo : AFP - Abbas Momani
Oday Jabr, 19 ans, a été tué lors de manifestations dans la ville de Safa près de Ramallah.
Un autre Palestinien, qui doit encore être identifié, a été tué par balles à Hébron qui a connu l’une des plus grandes manifestations de la journée d’hier.
Plusieurs Palestiniens ont été blessés dans les manifestations en Cisjordanie, certains par des tirs à balles réelles qui sont rapportés devant la base militaire israélienne d’Ofer près de Ramallah.
Auparavant, Tamer Faraj Samour, 22 ans, avait été le premier Palestiniens tué par les Israéliens. Il a été abattu dans la ville de Deir al-Ghoosoun, au nord de la ville occupée de Tulkarem.
Des manifestations auraient également eu lieu dans d’autres zones comme Bethléem, Naplouse et ailleurs en Cisjordanie, selon les militants rendant compte sur les médias sociaux.
Le Hamas avait appelé à un « Jour de Colère » en Cisjordanie occupée pour dénoncer l’attaque sanglante que perpètre Israël contre la bande de Gaza assiégée.
Par ailleurs des centaines de personnes ont participé à une marche de protestation contre l’incursion militaire sur Gaza, scandant des mots d’ordre de solidarité.
Les chiffres publiés par l’agence humanitaire de l’ONU (OCHA) le week-end dernier montrent qu’avant vendredi dernier, 11 Palestiniens ont été tués et environ 600 blessés dans les affrontements depuis le 23 juillet, alors que des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue en solidarité avec Gaza, participant aux plus grandes manifestations depuis la deuxième Intifada.
1er août 2014 - al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu