samedi 12 février 2011

Il n’y a pas que les dictateurs arabes qui font dans leur culotte...

samedi 12 février 2011 - 07h:52
Daniel Vanhove
L’émission « Mots croisés » présentée par Yves Calvi, diffusée sur France 2 ce lundi 07 février et ayant pour thème « Les révolutions arabes et nous » nous a permis d’assister à un éloquent débat...
(JPG)
Manifestation à Rabat (maroc) le 11 février, en soutien à la révolution égyptienne - Une photo qui se passe de discours... - Photo : AP
Tout téléspectateur averti, n’aura pas manqué de noter la disposition des invités : il y avait - hasard ou nécessité - d’un côté de la table, le prince Moulay Hicham El Alaoui (cousin du roi du Maroc, Mohamed VI) et l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine (PS), en face desquels se trouvaient Pierre Lellouche (UMP) secrétaire d’Etat au commerce extérieur ainsi que le philosophe Alain Finkielkraut.
Entre les quatre et face à Y. Calvi, Mathieu Guidère, professeur de veille stratégique à Genève et « spécialiste » des groupes islamistes. On a les « spécialités » que l’on peut, dira d’ailleurs A. Finkielkraut sur le plateau...
L’animateur Yves Calvi pas toujours très adroit dans ses interventions - mais cela n’est pas nouveau - n’a pas tardé à lancer ce qui devint vite et presque exclusivement le cœur du débat, par cette lancinante question décidément obsédante pour certains : du risque de dérapage de l’insurrection égyptienne au profit des Frères musulmans ou autrement dit, d’un islamisme radical ou intégriste, menace suprême pour l’Occident...
Tout au long de l’émission, deux tendances se sont exprimées : l’une représentée par le prince Moulay Hicham et Hubert Védrine, face à l’autre représentée par Pierre Lellouche et Alain Finkielkraut. Et il y avait d’une part, la tentative de comprendre et d’expliquer de la manière la plus objective possible les évènements au regard de la situation stricte des faits ; et de l’autre, l’essai de lire sinon de travestir ce formidable élan des peuples tunisiens et égyptiens à se libérer de leur dictature, en menaces possibles voire probables pour l’Occident. Avec en toile de fond, comme de bien entendu, la menace absolue de la sécurité voire de l’existence même d’Israël...
Ainsi, l’on a pu assister à cette énième et pitoyable plainte d’un Finkielkraut geignard se posant comme à l’accoutumée dans son rôle préféré, celle de la victime « attaquée de toutes parts » (sic) pour ne pas avoir affirmé de manière claire et audible son soutien aux insurrections de deux peuples opprimés de longue date. Au point que par ses circonlocutions coutumières, le philosophe et sa gestuelle apprêtée s’est vu obligé de déclarer, à son corps défendant, combien il soutenait les mouvements populaires auxquels on assiste, mais... - parce qu’il y a dans le discours et surtout dans la tête de ceux-là toujours un « mais... » - pour bien vite ramener encore et toujours les choses à soi, et multiplier les jérémiades habituelles, quant à la lourde menace sur Israël, sur sa petite personne et blablabla...
Que deux peuples aient ce courage inédit et historique qui fera assurément basculer l’équilibre du monde, au moins et sinon plus que lors de la chute du mur de Berlin, n’est qu’un épiphénomène au regard des attaques auxquelles ce philosophe-nombriliste - et tant d’autres de sa trempe - doit faire face, car là était l’important... Devoir admettre que ceux qu’ils ont dédaignés, méprisés pendant des décennies du haut de leurs certitudes, et à qui ils aimaient tant faire la leçon, leur en donne une, magistrale, leur est insupportable...
La France n’avait déjà pas brillé par les interventions imbéciles de sa pathétique ministre des Affaires étrangères, elle n’aura sauvé ni l’honneur ni la face, par celles de l’un de ses philosophes attitrés... Auquel je me permets de répondre : votre personne et votre égo, on s’en fout, et si le résultat des évènements actuels, renverse l’équilibre moribond, autrement appelé « la paix froide » entre Israël et l’Egypte : tant mieux ! Les Israéliens, si intelligents qu’ils se prétendent et se présentent, devaient savoir depuis toujours que cet équilibre n’en est pas un, ou du moins, qu’il est promis à être renversé, tôt ou tard parce que profondément injuste... tout comme l’Etat sioniste d‘ailleurs, quand viendra le temps où la Palestine historique redeviendra de par la force, la ténacité et la détermination de ses mouvements de résistance, ce qu’elle était avant l’occupation brutale qui l’a saccagée : un pays où tous ses habitants, quelle que soient leur origine et leur confession, pouvaient cohabiter, sans oppression, sans racisme et sans la violence meurtrière de l’un sur l’autre.
A l’insistance pour ne pas dire l’entêtement d’un Y. Calvi à vouloir absolument souligner le risque intégriste que représente le mouvement des Frères musulmans aux portes d’une Europe paniquée, repris en écho et amplifié par le duo Lellouche-Finkielkraut, répondait avec beaucoup d’intelligence et de maîtrise le duo Moulay Hicham-Védrine, revenant toujours sur l’essentiel des évènements, à savoir, la leçon de courage et d’exemplarité de populations ayant pourtant payé un lourd tribut dans ces soulèvements. L’ancien ministre a bien tenté d’expliquer qu’il fallait suivre avec attention le déroulement des faits pour essayer d’accompagner avec « intelligence » ces peuples dans ce que seraient leur demandes, rien n’y a fait, le sujet revenant à chaque coup sur les dangers de l’intégrisme qui nous guette très prochainement !
Ainsi, ce qui fit l’immense joie et l’enthousiasme des peuples de l’Europe de l’Ouest lors de la chute du mur de Berlin symbolisant l’effondrement de l’empire soviétique et la libération des peuples qui en avaient tant souffert pendant des décennies, ne trouve dans le renversement de deux dictatures dont les victimes sont elles aussi innombrables, qu’un faible appui voire même une prudente retenue auprès de certains, la plupart d’entre eux n’ayant comme seul souci que la pérennité de l’Etat mort-né israélien... Sans doute est-il insupportable pour ceux-là de voir que tant d’efforts, tant d’argent, tant de mensonges et tant d’impostures ne parviennent pas à empêcher l’émergence de la vérité. Dans l’arrogance qui les étreint, ceux-là non plus, n’ont encore rien compris - ni appris - des changements de leur époque...
Enfin, un mot à ceux qui cherchent ici-et-là les explications à ces insurrections, multipliant les papiers et les hypothèses pour tenter d’en approcher les causes et les raisons : qu’ils aient la modestie de regarder ce qui se déroule sous leurs yeux et arrêtent de se penser comme « spécialistes » de la politique internationale. Que n’a-t-on déjà lu comme conjectures à propos des évènements de ces deux derniers mois en Tunisie et en Egypte. Jusqu’à des pseudo « analyses » qui tourmentent leurs auteurs (d’après leurs dires !) des jours durant, pour nous indiquer que « les Etats-Unis auraient repris la main dans la région » ! La belle affaire. Ces éclairés qui veulent nous inonder de leur lumière n’ont-ils pas encore vu que non seulement les Etats-Unis n’ont aucune main à y reprendre puisque la région leur est totalement aliénée, et qu’en plus de la main ils y sont des deux pieds depuis longtemps !?
Que ce soit au Liban, en Irak, en Egypte, en Arabie saoudite, en Palestine, en Afghanistan, en Jordanie, au Maroc, au Koweït, et j’en passe... Dès lors, cessez donc vos articles indigents et besogneux et ouvrez les yeux avec si possible, un regard neuf... Pour une fois, reconnaissez simplement les choses telles qu’elles sont : deux peuples ont eu le courage de se soulever face au pouvoir établi et au système policier qui les maintenaient sous contrôle absolu. Deux populations écrasées, asservies par nos alliances malsaines avec des dictatures se sont affranchies de leurs peurs, première étape pour oser redresser la tête. Rien que cela mérite notre soutien, notre approbation et nos encouragements. Rien que cela vaut que l’on soit à leurs côtés, eux qui plus que jamais, auront besoin de notre relais pour ne pas travestir et/ou récupérer leur mouvement mais au contraire, pour en relayer la vraie nature, la vraie substance à travers la lecture et les témoignages que nous pourrons en donner de la manière la plus fidèle qui soit, sans préjugés, ni arrière-pensées, ni vaines hypothèses...
Retenons de cette soirée, les interventions du prince Moulay Hicham, relayées et appuyées par Hubert Védrine un peu hésitant encore parce que sans doute lui-même pris de court par l’énormité de ces évènements dont personne à ce jour ne peut prédire les futures retombées au niveau de l’équilibre du monde... sauf à dire que quoiqu’il advienne, les choses dans cette région vont assurément changer, malgré les mille défis à relever, que cela nous plaise ou non, avec notre appui ou non, et celui des Etats-Unis ou non... mais dans un autre équilibre pour l’entité sioniste, assurément !
Et où l’on peut comprendre, que depuis quelques semaines, il n’y a pas que les dictateurs arabes qui font dans leur culotte ! C’est tout l’Occident qui a des crampes au ventre. Et l’Etat-major sioniste, si fier de son opération « Plomb durci » doit se demander si elle ne se transformera pas en « coulée de bronze » ! Oh,... voilà qui n’est pas politiquement correct, me direz-vous. Certes, mais pour l’heur, la rue arabe s’en fout. Politiquement correct ou non, elle nous donne une leçon magistrale, renvoyant les discours pincés de nos chancelleries et les pratiques de nos dirigeants complaisants, par-dessus bord. Et peut-être cette rue arabe tellement brimée, tellement méprisée, tellement raillée va-t-elle amener l’Occident a enfin revoir sa copie !
(JPG)
* Daniel Vanhove est Observateur civil et membre du Mouvement Citoyen Palestine
Il a publié aux Ed. Marco Pietteur - coll. Oser Dire :
11 février 2011 - Communiqué par l’auteur
Lien 

Les forces israéliennes et de l’Autorité palestinienne répriment la solidarité avec les Égyptiens

samedi 12 février 2011 - 07h:25
Stefen Lendman
Gouvernant en tant que traîtres opportunistes politiques, leurs moments « Moubarak » les attendent, peut-être plus tôt qu’ils l’imaginent pour avoir exploité et trahi leur propre peuple, et notamment agressé les manifestants non violents.
(JPG)
Manifestation du 5 février à Ramallah
(AP)
Malgré l’interdiction par les dirigeants de l’Autorité palestinienne (AP) de toute manifestation anti-Moubarak, des centaines de Palestiniens se sont rassemblées en soutien aux Égyptiens.
Le 5 février, le journaliste Khaled Abu Toameh titrait dans le Jerusalem Post, « Cent manifestants à Ramallah en soutien aux Égyptiens ».
Défilant à Ramallah avec des drapeaux égyptiens, ils soutiennent publiquement les Égyptiens « pour la première fois depuis le début de leur insurrection... » écrit Toameh. Une autre manitestation à Ramallah a suivi, ainsi qu’une autre à Bethléhem.
Le titre de l’article de Toameh du 2 février montrait l’autre face, « L’Autorité palestinienne lance une manifestation pro-Moubarak à Ramallah », l’article dénonçant Mohamed El Baradei comme « agent de la CIA ».
Le 4 février, le Comité populaire contre l’occupation israélienne publiait un communiqué de presse :
« La nation arabe égyptienne... Nous saluons cette grande nation arabe, nos frères. C’est le salut de la liberté qu’adresse le peuple de Palestine qui combat depuis des décennies pour la liberté et l’indépendance, et pour préserver l’honneur des Arabes.
« Les Palestiniens observent les évènements dans le monde arabe en général, et en Égypte en particulier, avec une grand fierté... Nous espérons que les peuples arabes en rébellion feront leur priorité d’exiger de tout gouvernement ou direction à venir la rupture des liens avec l’occupation israélienne et la dénonciation du traité de paix israélo-égyptien... Nous appelons toutes les nations libres du monde, spécialement en Europe et les États-Unis, de descendre dans la rue en manifestations massives le 11 février, pour confirmer le droit des peuples à vivre dans la liberté et la dignité : un jour de colère pour la justice, le début d’une Intifada mondiale ».
Le 3 février, Amira Hass titrait dans Ha’aretz, « Pourquoi l’Autorité palestinienne ne soutient-elle pas l’insurrection égyptienne ? ».
A la place, écrit-elle, « elle interdit les manifestations en solidarité avec les peuples en rébellion. La télévision palestinienne ignore pratiquement les évènements d’Égypte. » Les manifestants devant le consulat du Caire à Ramallah étaient sous le contrôle des forces de sécurité en civil.
« De quoi a-t-elle donc peur... ? (l’AP) ». Elle a des liens étroits avec Moubarak, comme avec Israël, et « quand un régime n’est pas suffisamment démocratique, il craint que les manifestations populaires n’échappent à son contrôle. » poursuit-elle.
Le 7 février, Hass titrait, « La Sécurité palestinienne contient la ferveur de la Cisjordanie pour les manifestations égyptiennes ».
Les forces de sécurité de l’AP répriment une manifestation à Ramallah. Adnan Dmeri, porte-parole des forces de sécurité de l’AP, déclare, «  Les manifestations pourraient conduire à la pagaille. La priorité pour les Palestiniens est de renforcer la résistance populaire contre l’occupation et de travailler pour l’indépendance. »
En réalité, les forces de sécurité d’Abbas/Fayyad oeuvrent en collaboration avec Israël contre (la résistance), renforçant la dureté de l’occupation. Ils ont été formés et sont financés pour le faire. Dans un article précédent, j’expliquais :
« Le général américain Keith Dayton, coordinateur de la Sécurité US (USSC) pour Israël et l’AP, s’est fortement impliqué dans la création, la mise en place et la formation d’une force de 25 000 hommes. Ces dernières années, Washington a dépensé environ 400 millions de dollars pour institutionnaliser un contrôle radical, en complément des efforts d’Israël.
« Dayton a en charge la construction et la rénovation des garnisons, des instituts de formation, des installations du ministère de l’Intérieur, et des sièges de la Sécurité. Le Président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad sont à la tête d’un régime illégitime en tant qu’hommes de main d’Israël et de Washington, durcissant l’occupation et le projet colonial d’Israël, y compris pour une Jérusalem totalement judaïsée. »
Gouvernant en tant que traîtres opportunistes politiques, leurs moments « Moubarak » les attendent, peut-être plus tôt qu’ils l’imaginent pour avoir exploité et trahi leur propre peuple, et notamment agressé les manifestants non violents.
Un manifestant anonyme commente les évènements de Ramallah :
« Il y une chose que nous n’avions pas encore faite. Des policiers en uniforme ont commencé à se disputer avec l’un des manifestants, apparemment dans le but de se donner un prétexte pour l’arrêter. Ils lui ont pris sa carte d’identité et l’ont entraîné vers le poste de police ».
Selon Human Right Watch (HRW), les policiers de l’AP ont été rejoints par des inspecteurs de police, des forces de la sécurité préventive et des gens des renseignements généraux, « tous en civil ». Ils ont tabassé, donné des coups de pieds, et traîné des manifestants, violemment. De nombreuses arrestations ont eu lieu. La prise de photos a été interdite. Des téléphones portables et des caméras ont été confisqués, les forces de l’AP filmaient les scènes, voulant identifier les militants pour ultérieurement les arrêter et les mettre en détention.
Le nombre des militants, pourtant, est monté jusqu’à environ 2000, défilant et scandant des slogans entendus à Tunis et en Égypte :
« Le peuple veut la chute du régime... Le peuple veut la chute d’Abbas, » et la fin de l’ «  inqisam ! (rupture) » entre Palestiniens... « Élevez vos voix, masses arabes ! La dignité ou la mort, nous avons besoin d’une vraie union ! » Deux membres bien connus du Fatah (pas de nom) ont rejoint les manifestants en solidarité.
Le 5 février, des centaines d’habitants de Bil’in, avec des sympathisants internationaux et israéliens, ont manifesté en solidarité avec les Égyptiens et les Tunisiens. Appelant à l’union nationale. Les troupes israéliennes les ont agressés, à coups de lacrymogènes et de grenades à concussion.
S’étant rassemblés dans le centre de Bil’in pour leur manifestation non violente hebdomadaire du vendredi, ils ont défilé vers le mur de séparation d’Israël, qu’ils appellent le Mur d’annexion, construit sur les terres du village. Leur déclaration dit :
« 1 - Nous saluons les peuples égyptien et tunisien, en solidarité avec leur combat pour la liberté ;
2 - Nous appelons à l’union nationale et à la préservation de la paix civile (pour) franchir cette étape historique avec succès ;
3 - Nous espérons que les peuples arabes en rébellion feront leur priorité d’exiger de tout gouvernement ou direction à venir la rupture des liens avec l’occupation israélienne et la dénonciation du traité de paix israélo-égyptien qui ignore le peuple palestinien, le laissant occupé et réprimé sous une rigueur militarisée ;
4 - Nous appelons toutes les nations libres dans le monde à se rassembler en solidarité avec les peuples arabes qui se battent pour être libres. »
De son point de vue, Omar Barghouti, fondateur et directeur de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël, ne s’est pas étonné de la façon dont les forces de l’AP ont réagi, disant :
« Non élus, les régimes autoritaires tendant à se tenir ensemble. Ils ont très peur de la mobilisation populaire, surtout à la lumière des Documents Palestine (Al Jazeera-Wikileaks). (Ils) approuvent la répression et n’ont aucun intérêt à l’émancipation ou à la mobilisation des peuples. »
Le 10 février, Gideon Levy, dans Ha’aretz, titrait, « Le Moyen-Orient n’a pas besoin de stabilité ».
Il écrit : « Quand les enfants jettent des pierres sur les chars d’assaut qui pénètrent dans les quartiers, on dit qu’il y a "Trouble à l’ordre public". Quand ils sont arrêtés pour résistance à l’occupation, on parle de "rétablissement de l’ordre".
« L’occupant opprime, le peuple occupé surmonte ses instants et son combat, et le bon ordre est maintenu... pour l’instant. La stabilité. »
Les Égyptiens osent « troubler l’ordre public », sapant la stabilité du Moyen-Orient. « Effectivement, cette stabilité doit être sapée », dans toute la région et notamment en Palestine occupée. Comment un peuple opprimé peut-il autrement redevenir libre ? La stabilité l’étouffe. La résistance est libératrice si elle est soutenue assez longtemps.
Égyptiens et Tunisiens ont pris un bon départ, mais leur combat ne fait juste que commencer. Quand les Palestiniens commenceront-ils le leur ? Quand les chars d’assaut envahissent leurs quartiers, « il faut jeter des pierres sur eux ; la stabilité exaspérante du Moyen-Orient doit disparaître », remplacée par une liberté libératrice, peut-être suffisamment contagieuse pour se propager dans toute la région, mais jamais ce n’est facile, ni rapide, ni sans grands risques et coûts élevés.
Les évènements égyptiens retentissent dans toute la région
Ce qui résultera de l’Égypte aura des implications régionales, notamment en Palestine occupée, surtout compte tenu du rôle coopératif de Moubarak avec Israël et Washington. Par conséquent, les officiels de l’AP gardent nettement leurs distances avec les soulèvements en Égypte, Tunisie, Jordanie, au Yémen et en Algérie, de crainte que bientôt ce soit leur tour. Ils répriment aussi agressivement pour l’empêcher, par la violence, par des intimidations et des arrestations.
Jusqu’à présent, ça a fonctionné, mais pour combien de temps ? Les Égyptiens ont subi Moubarak pendant trois décennies. En 1948, les Palestiniens ont perdu leur patrie et pendant près de 44 années, ils ont souffert de la violence sous une occupation militarisée, exacerbée par les collaborateurs de l’AP.
Peut-être que le courage des Égyptiens les incitera à acquérir une liberté libératrice sous une direction de leur choix.
Un dernier commentaire
En février, Jon Donnison de la BBC titrait, « La jeunesse de Gaza exprime sa colère sur Facebook », disant :
« Khaled (un pseudonyme) est devenu assez bon sur le web à Gaza, mais aujourd’hui il vit en réalité dans la clandestinité » pour sa sécurité après avoir co-organisé le Manifeste de la jeunesse de Gaza pour le changement, « une tirade de 450 mots contre les frustrations » d’une vie occupée sous le siège. Publié en décembre, il y a plus de 19 000 participants sous le nom de Gaza Youth Breaks Out (La jeunesse de Gaza se libère).
Tout le monde y est mis au pilori, le Hamas, le Fatah, Israël, Washington et les Nations-Unies. Ils disent :
«  Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale !
« ASSEZ ! Assez de douleurs, assez de larmes, assez de souffrances, assez de contrôles, de limites, de justifications injustifiées, de terreurs, de tortures, d’excuses, de bombes, de nuits sans sommeil, de civils tués, de souvenirs sombres, d’avenir(s) bouchés, d’un présent désespérant, de politiques insensées, de politiciens fanatiques.
« NOUS DISONS STOP ! Ce n’est pas l’avenir que nous voulons ! Nous voulons être libres. Nous voulons pouvoir vivre une vie normale. Nous voulons la paix. Est-ce trop demander ? »
La passion de ce manifeste est-elle le prélude à de vastes manifestations de rue à travers la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, au niveau du courage stupéfiant des Égyptiens ? C’est ainsi que la liberté se gagne par moments, mais jamais aisément - rapidement ou dans la durée - et sans une vigilance maintenue pour soutenir une longue lutte, jamais sans des gains acquis et facilement reperdus autrement.
De nombreuses fois auparavant, Bob Chapman, depuis longtemps initié, a lancé des appels impressionnants, souvent avant les autres. Le 10 février, sur Progressive Radio News Hour il a déclaré que Washington surestimait son influence en Égypte. Aujourd’hui, Washington essaie de se sortir d’un problème peut-être trop difficile à maîtriser et il finira par perdre son emprise sur la région quand les évènements auront pris tournure.
D’autres en conviennent, dont Immanuel Wallerstein dans son article du 3 février, « La deuxième révolte arabe : les gagnants et les perdants ».
« Des mois passeront avant qu’ils ne soient connus, écrit-il. A ce stade, les évènements sont fluides, les résultats incertains. » Pourtant, il appelle Washington le « grand perdant », l’Iran, le grand gagnant, avec la Turquie pour son soutien à la révolte arabe et sa confrontation avec Israël.
En effet, il est trop tôt pour savoir, mais il se peut que ce devienne le bon côté de l’histoire. Si oui, cela va remettre en cause les chances qui favorisent le pouvoir sur les soulèvements populistes, une exception qui peut-être confirme la règle si les gains sont maintenus et ne sont pas perdus par manque d’une vigilance éternelle.
Note : les évènements de dernière minute de l’insurrection en Égypte seront abordés dans un prochain article. Les choses ne sont pas toujours comme elles le paraissent. Sous la surface, les manœuvres, manipulations et machinations sont beaucoup plus importantes qu’on ne le voit en surface. Les articles des grands médias, évidemment, ne l’expliqueront pas. Le journalisme réel et ses analyses sont essentiels. Concentrons-nous sur eux et sur le groupe en ligne d’Al Jazeera pour nous mettre à jour des informations.
La manifestation du 5 février à Ramallah :
Stephen Lendman habite à Chicago. On peut le contacter à lendmanstephen@sbcglobal.net et sur [sjlendman.blogspot.com]. Il anime des émissions d’avant garde sur the Progressive Radio News Hour sur the Progressive Radio Network.
11 février 2011 - Stephen Lendman - traduction : JPP

Israël et la Révolution arabe, le syndrome d’El Khalil

publié le vendredi 11 février 2011
Brahim Senouci

 
OPINION
Israël s’"inquiète" du vent de contestation des régimes qui souffle en terre arabe, au motif qu’il "risque d’amener les intégristes au pouvoir"
El Khalil (Hébron), ville palestinienne de 150.000 habitants, "abrite" quatre-cents colons israéliens, protégés par un millier de militaires. Ces colons pourrissent la vie des Palestiniens, entre autres en déversant leurs ordures sur les toits des maisons. Cela a contraint les Palestiniens à tendre des filets de protection au dessus de leurs cours. Par ailleurs, il prend envie à ces colons de faire une promenade dans les rues de la ville ; l’armée organise alors le bouclage complet de la ville et instaure un couvre-feu qui dure le temps que dure le bon plaisir des promeneurs qui, naturellement, prennent tout leur temps.
Ainsi, la vie de dizaines de milliers de Palestiniens est entièrement subordonnée aux caprices de quelques centaines de fous furieux dont le passe-temps favori est de faire pleuvoir leurs déchets sur les toits de leurs voisins et de jouer du fusil mitrailleur.
Ce microcosme peut aisément être transposé à l’échelle du monde. Tout le monde a remarqué qu’Israël s’"inquiète" du vent de contestation des régimes qui souffle en terre arabe, au motif qu’il "risque d’amener les intégristes au pouvoir". Certains, bien naïfs, s’étonnent que la "seule démocratie de la région" ne salue pas l’avènement d’autres démocraties qui viendraient rompre cette solitude dont il se plaint si fort. En réalité, c’est qu’Israël est, jusqu’à aujourd’hui, très satisfait de l’ordre du Proche-Orient. Des dizaines de millions d’Egyptiens, de Syriens, de Jordaniens… voient leur liberté et leur bien-être sacrifiés sur l’autel du confort de quelques millions d’Israéliens dont la sécurité est un impératif qui prime (mais à quel titre ?) sur toute autre considération. Comme les malheureux habitants d’El Khalil, leur vie est suspendue au bon vouloir d’un gouvernement étranger qui les méprise autant qu’il méprise le pouvoir local qui lui est inféodé et qui exécute ses basses œuvres.
Quel remarquable silence de la coterie d’intellectuels occidentaux autoproclamés défenseurs des droits de l’Homme, si prolixes quand il s’agit du Tibet ou du Darfour, si gênés aux entournures qu’ils en oublient de saluer le combat d’un peuple pour sa liberté. A l’évidence, la possibilité pour l’homo arabicus d’accéder à la dignité et à la maîtrise de son destin n’était, non seulement pas envisagée, mais certainement pas souhaitée. C’est que ce peuple se mêlerait sans doute de soutenir les Palestiniens sous occupation plutôt que de participer à leur bouclage. C’est qu’il pourrait remettre en cause des pactes léonins pour lesquels son avis n’avait pas été sollicité…
Cela n’a sans doute pas compté pour peu dans le déclenchement de l’insurrection citoyenne qui court comme un incendie à travers le monde arabe.
Israël est inquiet de l’évolution de la situation en Egypte ? C’est le signe qu’elle va dans le bon sens !

Le sommet de l’odieux est atteint

publié le vendredi 11 février 2011


 
Les « autorités françaises » interviennent de manière publique en faveur de compatriotes emprisonnés. Sauf dans un seul cas : pour Salah Hamouri.
En réponse à notre interpellation concernant l’absence d’action des autorités françaises pour obtenir la libération de Salah Hamouri, la ministre des Affaire étrangères nous écrivait le 5 janvier dernier que : « Il n’appartient pas aux autorités françaises d’intervenir ou même de commenter les procédures judiciaires d’un Etat souverain ».
Nous dénoncions aussitôt cette affirmation mensongère puisque aussi bien en Iran, au Mexique ou ailleurs, les « autorités françaises » intervenaient de manière publique en faveur de compatriotes emprisonnés. Sauf dans un seul cas : pour Salah Hamouri.
Ce jour nous apprenons que, suite au rejet du recours en cassation de la justice mexicaine de notre compatriote Florence Cassez, la ministre évoque – et répète sur les médias audiovisuels – que cette décision constituait « un déni de justice qui aura des conséquences sur les relations entre la France et le Mexique ». L’Ambassadeur du Mexique est convoqué sur le champ au Quai d’Orsay à 11 heures et le Président de la République fait savoir qu’il recevra la famille de Florence Cassez la semaine prochaine.
Nous ne connaissons pas le dossier de Florence Cassez et bien évidement nous lui souhaitons le meilleur. Mais la preuve est une nouvelle fois faite que pour Salah Hamouri rien de tel n’est mis en œuvre.
Son cas est particulièrement clair : il n’a tué personne, enlevé personne, attenté aux jours de personne. Le « jugement » parle d’une simple « intention » qu’il aurait eue. Et depuis plus de 6 ans il est en prison, condamné à 7 ans de prison par un Tribunal militaire d’occupation israélien. Et les autorités françaises « n’interviennent pas ni ne commentent ».
Le sommet de l’odieux est atteint. Pour les autorités françaises on ne touche pas à Israël quoi que fasse cet Etat. Un Français est en prison injustement ? Et alors ! Qu’il y reste ! L’envie de vomir nous prend. Quelle honte. Quel mépris pour les droits de l’Homme. Quel alignement mortel sur une Force occupante.
Salah : nous sommes toujours là ! Et plus que jamais nous exigeons ta liberté ! C’est bien clair désormais que, et depuis le début, le droit et la justice sont de notre côté !
Paris, 11 février 2011

L’ONU accuse Israël de traiter à la légère le sort des Palestiniens

12/02/2011
La haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l'homme, Navi Pillay, a reproché hier aux responsables israéliens de traiter à la légère le sort de la population palestinienne sous occupation. Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, au terme de sa première visite dans les territoires palestiniens et en Israël, elle a également exprimé des préoccupations sur la situation en Cisjordanie gouvernée par l'Autorité palestinienne ou dans la bande de Gaza sous contrôle du Hamas,.
« J'ai été frappée par la condescendance dont font preuve les autorités israéliennes avec lesquelles j'ai discuté de ces questions concernant le sort - qui pourrait être évité - des Palestiniens affectés par le mur (la barrière de séparation israélienne, NDLR) et les colonies », a-t-elle indiqué. « Ces questions sont généralement balayées comme s'il s'agissait d'affaires mineures. Ce n'est pas le cas. Il s'agit là de violations flagrantes des droits de l'homme à une très large échelle », a souligné Mme Pillay, déplorant la « véritable horreur » provoquée par ces politiques.
« Je ne fais pas de politique, je fais du droit », a assuré la responsable de l'ONU, soulignant « l'illégalité au regard du droit international » de la colonisation, de l'annexion de Jérusalem-Est et de la barrière en Cisjordanie. « En ce qui concerne les droits de l'homme en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, j'ai une préoccupation fondamentale, a-t-elle précisé, que les politiques du conflit, de la paix et de la sécurité ne conduisent constamment à abaisser ou mettre de côté l'importance des droits de l'homme internationaux et du droit humanitaire. » Rappelant que ces droits n'étaient « pas négociables », elle a dénoncé les marchandages sur une possible reprise des négociations de paix moyennant un moratoire sur la colonisation. « L'idée qu'un arrêt partiel et temporaire constitue une concession valable dans le processus de paix revient à renverser le sens du droit », a estimé Mme Pillay. 

Mullen, en visite, en Jordanie et dans les territoires occupés

12 Février 2011 09:47 
IRIB - Le Chef d’état major interarmes américain, l'Amiral Michael Mullen, est attendu, dimanche, pour une visite officielle, en Jordanie et dans les territoires occupés de la Palestine. La visite est tracée comme une tentative destinée à rassurer les alliés clés des Etats-Unis, au Proche orient, après la chute de Moubarak. Selon le Porte-parole du Pentagone, John Kirby,  Mullen se rendra, d’abord, à Amman, où il s’entretiendra avec le roi Abdallah et son homologue jordanien, le Général Mechaal Al-Zabn, avant de gagner Tel-Aviv et d’évoquer avec le président et le Premier ministre de l’entité sioniste, les récentes évolutions, en Egypte. Lundi, Mullen assistera aux cérémonies d’adieu de l’ancien Chef d’état-major interarmes sioniste, Gabi Ashkenazi, cérémonies, au cours desquelles, Benny Gantz sera, officiellement, désigné, comme son successeur.
Lien 

Navi Pillay critique Israël

12 Février 2011 09:51 
IRNA - La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a fustigé, vendredi, les autorités sionistes, pour avoir pris à la légère le sort des centaines de milliers de Palestiniens lésés par les politiques de colonisation menées par Israël. Au terme de sa visite de six jours, dans les territoires occupés de la Palestine, La haute Commissaire s’est dite «frappée par la condescendance dont font preuve les autorités israéliennes, face aux questions touchant le sort  des Palestiniens affectés par la barrière de séparation et ou encore l’implantation des colonies».
Lien 

Les milices d’Abbas enlèvent 70 étudiants de l’université al-Najah à Naplouse

[ 11/02/2011 - 15:12 ]
Naplouse – CPI
Le bloc islamique de l’université d’al-Najah a affirmé que les services d’Abbas ont encore enlevé 70 étudiants pour des raisons politiques.
Le bloc a ajouté dans un communiqué que l’enlèvement a eu lieu suite à l’invitation par l’université de Saeb Arikat et Nasser al-Liham qui ont négligé l’intelligence des étudiants et ont fait abstraction des faits révélés par la chaine al-Jazira concernant la liquidation de la question palestinienne par Arikat, et ses énormes concessions durant les négociations.
Le bloc a demandé à Nasser al-Liham de parler des 70 étudiants qui croupissent dans les prisons de l’Autorité du Fatah, et d’ouvrir une enquête sur le martyre de l’étudiant Mohamed Raddad qui a été tué sur le campus par les tirs d’éléments du Fatah.
Il faut noter que les étudiants d’al-Najah, comme les autres universités de Cisjordanie, subissent de nombreuses traques, arrestations doublées avec l’occupation et les services d’Abbas, dans une tentative d’étouffer la même résistance en Cisjordanie et de tuer la liberté d’opinion et d’expression.

Mechaal met en garde contre le danger des influences extérieures sur la cause palestinienne

[ 11/02/2011 - 14:57 ]
Damas – CPI
Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a avertit du danger des influences extérieures sur la question palestinienne, en affirmant que la division qui perdure est une chose douloureuse qui doit être résolue par le dialogue et des règles unanimes. Il a précisé qu’il n’y a pas de perspective de sortir de l’état de division de la Palestine.
Mechaal a affirmé lors de sa rencontre avec une délégation de l’Association des journalistes koweïtiens, mercredi 9 février, que si les mouvements du Hamas et du Fatah s’assoient ensemble, cela permettrait de résoudre les problèmes existants, en particulier si les intentions sont bonnes. Il a également souligné que sans la volonté des deux parties pour parvenir à la réconciliation sur une base purement nationale, cette réconciliation ne se réalisera pas.
Il a déclaré : « La crise de la réconciliation nationale palestinienne a lieu depuis 2009 au Caire, à cause du document égyptien et la manière de l’appliquer sur le terrain ». Il a assuré que la demande du Hamas est le recours à la démocratie et le principe de partage pour éviter de torpiller ce qui a été réalisé avec le Fatah pendant 9 mois au Caire.
Il a exprimé ses regrets que le dialogue de réconciliation soit arrivé au point mort après que soit initialement convenu dans les réunions de Damas un accord sur tous les points qui ont fait l’objet d’un différend entre le Hamas et le Fatah.
Il a expliqué qu’il a été convenu de former une commission électorale ainsi qu’un tribunal qui jugera de la conformité des résultats des élections. C’est ainsi qu’un accord a été convenu sur les termes de la direction provisoire de l’OLP, et la nécessité de lui confier des missions qui ne seront pas entravées, et « nous avons découvert plus tard qu’elles avaient été omises du document égyptien ». 
Il a souligné qu’il y avait également un accord sur la reconstruction et la restructuration des services de sécurité, et la formation d’un haut comité de sécurité qui élaborerait les politiques en matière de sécurité et superviserait la bande de Gaza et la Cisjordanie, à condition qu’il soit formé en conformité et que ses responsabilité soient basées en Cisjordanie et à Gaza.
Il a précisé : « Tous les points qui ont été initialement convenus se trouvent dans le document égyptien, et leur accord a été trouvé très rapidement sans aucun problème ».
Il a également confirmé qu’il a été convenu lors de la réunion entre le Fatah et le Hamas, le 18 octobre dernier, d’achever la réconciliation, mais la question a été entravée et de nouvelles divergences d’opinion sont apparues.
Concernant le sort du soldat israélien captif, Gilad Shalit, Mechaal a déclaré qu’il n’y a pas de réel progrès dans cette affaire, en particulier depuis que Benjamin Netanyahu a été nommé chef du gouvernement sioniste et qu’il ait introduit de nouvelles règles.
Il a assuré : « Nous sommes soucieux de la libération du soldat Shalit, mais en échange de la libération de prisonniers palestiniens, avec le nombre et à la manière que nous voulons. Et le nombre que nous avons demandé n’est pas excessif par rapport au nombre de détenus, c’est notre droit naturel, et Israël manipule et négocie sur des détails ».
Il a ajouté que l’armée sioniste tenait à procéder à l’échange en considérant la fonction de soldat de Shalit, et que l’armée protège ses soldats. Mais les responsables de la sécurité étaient intransigeants, prétendant que la libération d’un type défini de prisonniers palestiniens pourrait conduire au chaos, à l’insurrection et à des actions militaires en Cisjordanie.
Le chef du bureau politique du Hamas a affirmé que depuis ce jour-là, les choses n’ont pas bougé, et que la médiation allemande fut un échec.

L’armée sioniste cherche à changer ses plans à cause de la révolution égyptienne

[ 11/02/2011 - 15:47 ]
Al-Nasserah (Nazareth) – CPI
L’ancien chef du renseignement militaire, Amos Yadlin, a déclaré que dans le cas où les attentes « négatives » résultant de la révolution populaire en Egypte se concrétisent, l’armée sioniste « devra complètement changer ses plans militaires ».
Yadlin a affirmé dans un discours prononcé mercredi 9 février lors de la conférence « Herzliya » pour les affaires de la prétendue « sécurité nationale » sioniste : « Je pense que le facteur de dissuasion contre l’Egypte est une stratégie en soi, et que si l’Egypte revient dans les rangs des ennemis d’Israël, notre système de formation de brigades doit être complètement revu », selon ses propos.
Il a précisé que si une partie hostile venait à prendre le pouvoir en Egypte, elle aura à comprendre l’existence de conditions entre « la guerre et la paix », ainsi que dans le centre. Il a également souligné que le changement de gouvernement en Egypte prendra du temps, ce qui permettra à l’occupation sioniste de restructurer les brigades de l’armée pendant que le nouveau gouvernement « se concentre sur ses fondations », selon ses considérations.
Yadlin prévoit à la lumière des événements qui évoluent rapidement sur la scène égyptienne, que le prochain affrontement qui comptera « Israël sera très important ».
Il a rappelé le général de réserve qui n’a pas su anticiper l’éclatement de la révolution égyptienne et a subi une vague de critique internes, qu’Israël devra augmenter le budget de son armée et réformer ses configurations sécuritaires de nouveau si se réalisent les « prévisions noires », avec le succès de la révolution égyptienne et la chute du régime de Moubarak. « L’armée israélienne se développera si l’Egypte redevient un ennemi d’Israël », a-t-il ajouté.

Contacts entre Abbas et Netanyahu pour la reprise des négociations directes

[ 11/02/2011 - 16:06 ]
Al-Nasserah – CPI
Des sources médiatiques hébreu ont révélé des lettres et des télégrammes échangés récemment entre le gouvernement sioniste et l’Autorité du Fatah, pour discuter des moyens de relancer les négociations directes.
Selon le journal hébreu, Israël Hume, dans son édition de jeudi 10 février, des responsables du bureau du président sortant de l’Autorité, Mahmoud Abbas, et d’autres du bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont ouvert récemment des contacts entre eux pour discuter des moyens de reprendre le processus de négociations directes.
Selon une déclaration faite au journal par l’un des responsables palestiniens à Ramallah, des efforts inlassables sont déployés en ce moment avec une médiation américaine pour parvenir à une rencontre entre Netanyahu et Abbas au cours de la semaine prochaine dans la résidence du Premier ministre, à al-Qods occupée.
Le journal rapporte des responsables eux-mêmes que ces évolutions font suite aux événements sur la scène égyptienne, d’autant plus que le régime égyptien dirigé par Hosni Moubarak représentait « une passerelle importante pour la poursuite et le progrès des négociations ».

1,5 millions de dollars de pertes par jour pour l’entité sioniste

[ 11/02/2011 - 16:32 ]
Al-Nasserah – CPI
Le ministère des infrastructures de l’entité sioniste a déclaré que l’arrêt de fourniture de gaz naturel en provenance d’Egypte, coûte à l’économie un million et demi de dollars par jour.
Le directeur du ministère, Shaul Tasmih, a précisé que l’augmentation de ce coût est due aux coûts élevés de production d’électricité à partir de combustible liquide qui est actuellement utilisé pour remplacer le gaz égyptien. Il a été suspendu temporairement jusqu’à la fin de la réparation des gazoducs endommagés suite à une explosion visant un gazoduc qui fournit du gaz à la Jordanie, samedi dernier.
De son côté, le journal sioniste Maarev, a mentionné que le niveau de dommages causés par l’explosion est « très élevé », et qu’il faudra beaucoup de temps pour y remédier. Dans le même temps, le ministère sioniste des infrastructures a appelé la population à être économe dans l’utilisation de l’électricité et du gaz pour compenser les pertes quotidiennes subies par le gouvernement.

Solidarité des forces nationales et islamiques palestiniennes d’Al-Quds avec le peuple égyptien

[ 11/02/2011 - 19:29 ]
Al-Quds occupée – CPI
Les forces nationales et islamiques palestiniennes de la ville d'Al-Quds et des territoires occupés en 1948 ont tenu une conférence de presse, hier jeudi 10 février 2011, sous le titre "De la sainte ville d'Al-Quds jusqu’à la place Al-Tahrir", pour exprimer leur solidarité avec le peuple égyptien qui manifestent au Caire.
Cheikh Arma, président du comité islamique supérieur, a dit qu’il est naturel que la ville d'Al-Quds soit solidaire avec le Caire, que toute la Palestine soit avec l’Egypte. Nous sommes un seul peuple, une seule nation.
De la ville d'Al-Quds et des alentours de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, nous envoyons nos meilleures salutations à la place Tahrir, tout en espérant que le peuple égyptien soit libéré de l’injustice. Tous les peuples du monde ont droit à la justice, dit le cheikh.
A la fin de ses déclarations, le cheikh Akrama a imploré Allah (le Tout Puissant) pour que la conséquence de la révolution égyptienne soit au goût de tous les Arabes.
De plus, le cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique des territoires palestiniens occupés en 48, a dit que l’Egypte a déjà été le précurseur pour la libération d’Al-Quds et de la mosquée d’Al-Aqsa des Croisés.

Un Palestinien tombe en martyre durant des affrontements avec les occupants israéliens

[ 11/02/2011 - 20:38 ]
Al-Quds occupée – CPI
Cette après-midi, vendredi 11 février 2011, un Palestinien a été tué par des colons sionistes, dans le village d’Aqab, au milieu de la ville d'Al-Quds, durant des affrontements avec les forces israéliennes d'occupation.
C’est le journal hébreu Yediot Ahronot qui a rapporté de la police sioniste qu’un Palestinien de la ville d'Al-Quds est mort, après avoir été durement frappé par des colons qui ont attaqué les Palestiniens au centre de la ville d'Al-Quds.
Le jeune martyr a été transporté vers un centre médical, où il a rendu l’âme.
En plus de la mort de ce jeune homme, plusieurs Palestiniens ont été atteints par le gaz toxique tiré par les forces israéliennes d'occupation qui ont agressé les fidèles qui priaient dans le quartier Al-Bostan, dans le village Salwan, autour de la tente de sit-in.

Moubarak tombe, des scènes de liesse à Gaza

[ 11/02/2011 - 23:47 ]
Gaza – CPI
Le peuple palestinien fête ce soir, vendredi 11 février 2011, le départ du président égyptien poussé vers la sortie par le peuple.
Tous les départements de la bande de Gaza vivent des scènes de liesse, dès que les gens ont entendu la victoire de la révolution égyptienne.
Les envoyés de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) partout dans les départements de la bande de Gaza rapportent que les citoyens, dès l’arrivée de la nouvelle, ont commencé à se féliciter, à distribuer des sucreries et même à tirer en l’air pour exprimer leur joie.
Des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé à de grandes manifestations organisées par le mouvement de la résistance islamique Hamas, après la prière du soir, partout dans la Bande.
Les manifestants portaient des drapeaux palestiniens et égyptiens et des drapeaux verts ; ils scandaient des slogans exprimant leur joie à l’occasion de la victoire de la révolution égyptienne.
Des centaines de voitures ont parcouru les rues de la Grande-Bretagne avec la main sur le klaxon. Par milliers, les gens sont sortis exprimer leur joie, résultat du départ de Moubarak.

Le Jihad Islamique : La volonté des peuples reste indomptable

[ 11/02/2011 - 23:52 ]
Gaza – CPI
Le mouvement du Djihad Islamique en Palestine a félicité l’Egypte et son peuple pour le départ du président Hosni Moubarak.
Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, vendredi 11 février 2011, le mouvement a souhaité que cette démission soit le départ de tous les tyrans, le commencement de la libération de la ville d'Al-Quds et de toute la Palestine.
Le mouvement dit que la révolution égyptienne est la preuve que la volonté des peuples reste indomptable. C’est cette volonté qui a réalisé cette victoire. Cette volonté continuera à mettre fin à l’injustice.
Tous les peuples arabes et islamiques et tous les hommes libres du monde s’attendent à voir l’Egypte retrouver son rôle précurseur pour toute la nation et pour tous les peuples qui luttent pour avoir leur liberté et pour libérer leurs terres.

Hamas félicite les Egyptiens du succès de leur révolution grande

[ 12/02/2011 - 10:01 ]
CPI
Le Hamas a félicité, au nom du peuple palestinien, le peuple grand égyptien, lui saluant du succès de sa révolution qui a fini une trentaine d’année du pouvoir de l’ancien président Mohamed Hosni Moubarak, tout en souhaitant la sécurité, la stabilité, la prospérité pour le bénéfice et l’avenir des égyptiens et la nation arabe et islamique.
"Nous nous apitoyons sur les martyrs de la révolution égyptienne, qui a rapporté le sang pur de cette grande victoire, et nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les héros blessés", a déclaré le Hamas lors d’un communiqué publié, le vendredi soir 11/2.
Hamas et a exprimé l'espoir que « le pays frère Egypte va reprendre son rôle de leadership sur le niveau arabe, islamique et international, et que l'Egypte sera un partisan populaire et officiel pour les questions de la nation arabe et islamique, notamment pour la question palestinienne et le conflit avec l'ennemi sioniste".

La flotte de la liberté: Rapport de la Commission d'enquête turque condamne l’occupation

[ 12/02/2011 - 11:28 ]
Arabes 48
« L’occupation israélienne a excessivement utilisé la force en violant le droit international quand ses pirates marins ont attaqué le navire turc « Mavi Marmara », dans les eaux internationales de la Méditerranée le 31 mai dernier », a rapporté le rapport de la commission turque sur le massacre sioniste au sein de la flottille de la liberté qui était en destination vers Gaza.
Dans son rapport final, publié hier, vendredi11/2, et envoyé à la commission de l’Onu, la commission turque qui enquête sur le massacre de la flotte de la liberté, a souligné que « l’occupation israélienne a utilisé la force d’une manière  «excessive», d’une attaque bien préparé" et violé le droit international  contre « des civils » quand elle a attaqué le navire d'aide humanitaire « Mavi Marmara », tuant 9 Turcs et faisant des dizaines de blessés, en 31/mai dernier ». 
Le rapport contenait également que cinq des neuf martyrs Turcs avaient été tués à une courte distance  
"Puisque le blocus maritime imposé sur la bande de Gaza est illégal, toute action résultant de l'application du blocus est certainement illégale", a ainsi souligné le rapport de la commission turque.  
Le haut diplomate turc « Medhat Rindy » a déclaré que « Ankara » espère que la Commission des Nations Unies annonce une évaluation d’un rapport qui ne choquerait pas la conscience de la communauté internationale (...) et reflète la réalité des faits (...), pour que l’occupation (Israël) reconnaisse en suite les faits réels. 
« Les passagers ont profité de leur droit à se défendre. Ils n’avaient aucune arme. Les armes des soldats ont été jetés à la mer, l’aviation israélienne(hélicoptère) a tiré sur des civils. Israël devra s’excuser officiellement auprès de la Turquie, indemniser les victimes », a égalent insisté la commission turque dans son rapport adressé à la commission onusienne.

Blocage des exportations de la firme israélienne AGREXCO à l’aéroport de Liège Bierset

vendredi 11 février 2011
Ce 11 février, vingt militants de la paix sont enchaînés aux portes de sortie de l’entreprise de distribution LACHS sur l’aéroport de Liège, pour bloquer les camions qui transportent les marchandises Agrexco.

Communiqué de Presse - Vendredi 11 février 2010, Bierset, Liège
Action pour la Paix et Vredesactie saluent cette initiative et demandent au gouvernement d’agir contre les entreprises qui se rendent complices de crimes de guerre. Ils appellent les citoyens à porter plainte contre Agrexco et ses partenaires. Cette action de plainte s’inscrit dans la campagne War Starts Here qui dévoile nos liens économiques avec les guerres en cours. Action pour la Paix et Vredesactie montrent que le levier économique est l’un des moyens pour éviter ou résoudre ici-même les conflits.
Le blocage
Les militants se sont enchaînés aux portes de sortie de l’entreprise de distribution LACHS sur l’aéroport de Liège, pour bloquer les camions qui transportent les marchandises Agrexco. Ils exigent des garanties que les produits commercialisés par Agrexco ne proviennent pas des colonies illégales en territoires occupés palestiniens. Tant que la société ne donne pas ces garanties, ils veulent que le gouvernement arrête les flux suspects.
Flickr : http://www.flickr.com/photos/actionpourlapaix/ Twitter : http://twitter.com/# !/ActionPaix
Pas de Saint-Valentin pour la Palestine
Ces biens exportés d’Israël vers l’Europe par Agrexco sont principalement des légumes,des herbes, des fruits, du vin et des plats cuisinés. Mais en cette période de Saint-Valentin, on atteint un pic dans l’exportation de fleurs vers nos régions. Ces marchandises sont transportées par avion par la compagnie israélienne CAL, stockées et distribuées par la société de transport LACHS, une filiale d ’Agrexco et de CAL. LACHS est la plaque tournante de la distribution européenne d’Agrexco et avait son siège à l’aéroport de Liège. Agrexco est détenue pour moitié par le gouvernement israélien.
Certains des produits Agrexco viennent de colonies israéliennes illégales en territoires palestiniens occupés. Ce commerce est de plus en plus sous le feu parce que la politique d’occupation d’Israël viole les Droits de l’Homme. Un militant se pose la question : "Les fleurs que nous achetons ici sont-elles cultivées sur des terres volées, avec de l’eau potable de personnes qui ont été chassées de leurs terres. Voulons-nous vraiment contribuer à ces pratiques ? "
Colonies de peuplement illégales
Les colonies dans les territoires occupés causent de pauvreté et de discrimination pour les 2,4 millions de Palestiniens qui vivent en Cisjordanie. Les Palestiniens doivent déjà se conformer à la rareté des ressources naturelles comme la terre et l’eau, mais, en plus, se voient contraints de les céder aux colons. Les colonies illégales et leurs infrastructures rendent pour plus de la moitié de la Cisjordanie la vie quotidienne des Palestiniens impossible.
La politique d’occupation d’Israël est une violation du droit international. L’article 49 de la quatrième Convention de Genève interdit à la puissance occupante le transfert d’une partie de sa population civile en zone occupée. Le gouvernement belge est tenu de retirer son soutien et d’empêcher la politique de colonisation. Les manifestants disent : « Le commerce de marchandises provenant des colonies doit cesser. Pour cela, nous ne devons pas créer de nouvelles lois, nous devons tout simplement faire respecter et appliquer le droit international parce que le commerce avec les colonies illégales est illégal. Les entreprises qui y contribuent devraient condamnées. "
Plainte contre Agrexco
Action pour la Paix et Vredesactie appellent à porter plainte contre Agrexco et ses partenaires CAL (Cargo Air Lines),LACHS (LiègeAir Cargo Handling Services), pour recel et complicité de crimes de guerre.
Grâce à www.actionpourlapaix.be quiconque peut télécharger un formulaire de plainte. Un guide explique comment la plainte peut être déposée. Celle-ci peut être déposée personnellement à la police belge.
Le samedi 14 mai 2011 est organisé une journée de plainte nationale. Des mesures seront prises pour que la population puisse déposer plainte contre ces trois compagnies à leur poste de police local."
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

Israël bombarde un dépot de médicaments à Gaza

vendredi 11 février 2011
Non content de maintenir un blocus abject sur la bande de Gaza, qui prive de soins les Gazaouis qui ont besoin d’accéder à des traitements et médicaments non disponibles, Israël vient de bombarder délibérément un dépot de médicament à Gaza.

Israël, qui se considère comme très avancé dans le domaine des technologies médicales, l’est surtout en matière de destruction de médicaments permettant aux Palestiniens de se soigner.
Son armée a largué cette semaine deux bombes sur le centre de traitements médicaux AL-Qerem à Jabalya, dans la bande de Gaza.
L’immeuble a été totalement détruit, ainsi que l’ensemble de ses appareils et traitements.
Accepter après cela de se voir proposer des médicaments génériques de la marque israélienne TEVA, par un pharmacien, est parfaitement intolérable !
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

MAM boycotte le Mexique : à quand son procès ?

vendredi 11 février 2011
La Menteuse Arrogante Manipulatrice, alias Michèle Alliot-Marie, a annoncé vendredi qu’elle boycotterait l’Année du Mexique en France, et elle a incité la population à faire de même.
En l’occurrence, Michèle Alliot-Marie entend protester contre une décision de la justice mexicaine, qui a condamné une malheureuse jeune femme française, Florence Cassez, à une peine de 60 ans de prison pour des infractions dont l’intéressée se déclare totalement innocente.
La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a annoncé à propos de l’affaire Florence Cassez, qu’elle ne participerait à aucune manifestation de l’Année du Mexique en France, rapporte ainsi l’AFP dans une dépêche diffusée vendredi matin.
Comme on lui demandait si elle comptait faire annuler l’Année du Mexique en France qui vient de débuter, Michèle Alliot-Marie a répondu qu’elle "ne participerait à aucune de ses manifestations". "Ce sera l’occasion pour les Français d’exprimer ce qu’ils pensent", a-t-elle estimé, en dénonçant "un déni de vérité", ajoute l’agence de presse. La ministre a ensuite qualifié de "décision inique" le rejet au Mexique du recours en cassation de la Française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour complicité d’enlèvements »,
Passons sur le fait qu’au nom d’un principe de « non ingérence » à géométrie variable, Alliot-Marie n’a jamais dénoncé la condamnation inique à 7 ans de prison du jeune Français Salah Hamouri par un tribunal militaire israélien, non plus que le système judiciaire de son ami Ben Ali.
Passons sur ces broutilles, en effet, pour en revenir au boycott. Quand elle était ministre de la Justice, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année 2010, MAM avait donné des ordres très stricts à ses parquets pour qu’ils poursuivent le maximum de citoyens et militants engagés dans la campagne de Boycott Désinvestissements Sanctions (BDS) à l’encontre de l’Etat d’Israël. Et ce, à la demande des officines israéliennes en France, qui ont déposé une foule de plaintes (une centaine, selon l’agent provocateur Sammy Ghozlan) contre nous.
Une demi-douzaine de ces plaintes, concernant généralement des appels à boycott des produits « made in Israel » dans des magasins et grandes surfaces, sont arrivées ou vont arriver, devant des tribunaux (à Bordeaux, Perpignan, Pontoise, Créteil, Mulhouse, Bobigny, Paris …)
Atteintes évidentes à la liberté d’expression, les plaintes et poursuites lancées contre les militants BDS reposent sur un socle pseudo-juridique des plus bancals, évoquant la « discrimination envers une nation ». En annonçant son opération de boycott du Mexique en 2011, et en appelant le public français à faire de même, MAM se placerait donc en infraction, et ce en toute connaissance de cause, car si nul n’est censé ignorer la loi, l’ex-Garde des Sceaux encore moins que les autres.
On attend donc maintenant que son remplaçant Place Vendôme, Michel Mercier, donne les instructions nécessaires pour engager les poursuites qui s’imposent contre sa collègue boycotteuse.
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

Ken Loach appelle à renforcer le boycott total d’Israël

vendredi 11 février 2011
Le célèbre cinéaste britannique vient de lancer un nouvel appel à "soutenir sans relâche" la lutte du peuple palestinien en renforçant la campagne de boycott d’Israël.
A l’occasion d’un débat organisé lundi soir à Camden (Londres) après la projection de l’un de ses films, Ken Loach a lancé un appel à ses concitoyens britanniques dans ces termes :
"S’il vous plait, je vous en supplie, il faut sanctionner Israël. Le mépris du droit international par Israël n’est pas acceptable. Les politiciens ne bougeront pas. C’est à la société civile d’agir en boycottant les produits israéliens et en organisant le boycott universitaire".
http://www.thejc.com/news/uk-news/45028/loach-begs-a-boycott
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

vendredi 11 février 2011

Avigdor Lieberman menace de faire tomber le gouvernement Netanyahou

11.02.2011par David Koskas
Le parti d'Avigdor Lieberman, Yisrael Beiteinu, pourrait faire éclater la coalition actuellement au gouvernement en Israël, entrainant la chute du gouvernement Netanyahou.
C'est ce qu'a annoncé le ministre des Affaires étrangères à l'issue d'une rencontre à huis clos des principaux dirigeants et députés du parti, rapporte la chaine de télévision israélienne Channel 10.
L'avertissement de Lieberman est dû à des déconvenues répétées de son parti, au regard des engagements pris vis-à-vis de ses électeurs.
Les points de friction sont nombreux mais se cristallisent autour des lois sur "le serment de fidélité à l’État", et, surtout, autour de la loi sur les conversions au judaïsme effectuées dans le cadre de l'armée, votée dernièrement en lecture préliminaire, mais dont le Shas d'Eli Yishaï bloque son adoption- menaçant d'ailleurs lui aussi, si cette loi est définitivement adoptée, de quitter la coalition et de faire tomber le gouvernement.
Des milliers d’israéliens sont concernés par le sujet des conversions dans l'armée, beaucoup d’entre eux viennent de Russie et font souvent partie de l’électorat d’Israël Baitenou.
Le projet de loi sur les conversions heurte frontalement la question du monopole des milieux orthodoxes sur la question des conversions, du mariage.
Plusieurs grands rabbins, dont celui d'Israël, ont déclarés leur soutien à la loi, mais pour le Shas, celle-ci bouleversait le "statu quo" qui prévaut depuis la création d'Israël sur les questions religieuses.
Dans un autre domaine, à la fin du mois, procureur général, Yehuda Weinstein, devrait faire part de sa décision concernant l’inculpation ou non de Liberman dans des affaires de corruptions supposées, ce qui entraînerait son départ du gouvernement.
Les menaces de Lieberman sont claires « Le gouvernement est censé exister jusqu’en 2013. Rester jusque-là sans accomplir aucune des choses que nous avons promises est impensable ; si nous quittons le gouvernement, cela signifie des élections anticipées.
Kadima ne rejoindra jamais la coalition».
Lieberman est d'ailleurs optimiste extimant qu'en cas d'élections anticipées, son parti, Israël Beiteninou, augmenterait encore le nombre de ses députés jusqu'à 20 sièges.
il y a deux semaines, Benjamin Netanyaou déclarait que le pays avait le gouvernement le plus stable qu'Israël n'avait jamais eu au cours de son histoire.
Il semble en fait que sa coalition, bâtie avec des partis aux options politiques et philosophiques radicalement opposées, ne soit que l'otage de ses alliés.

Les Etats-Unis sont inquiets de la remise en cause de la sécurité d'Israël

11 Février 2011 11:38 
 IRIB- Un haut diplomate américain a déclaré que la politique de Washington consistait à assurer la sécurité d'Israël dans la région.
S'exprimant, devant les membres de la Commission des relations extérieures de la Chambre des Représentants, le sous- secrétaire d'Etat américain a indiqué que les changements constants, dans la région, nécessitaient que les Etats-Unis apportent un soutien ferme à Israël. "Nous avons compté sur les Etats qui ont signé un accord de paix avec Israël et nous voulons qu'ils restent attachés à leurs engagements", a-t-il ajouté.
Lien

"L'Egypte a besoin de temps pour des changements" (Ehud Barak)

11 Février 2011 11:35 
IRIB- Le ministre de la Guerre du régime sioniste, Ehud Barak, a déclaré, jeudi, que le monde devait encourager le régime égyptien à procéder à des changements, mais qu'il fallait donner du temps à ce pays, pour empêcher un renversement par les extrémistes. "Le rôle du reste du monde consiste à dire en coulisses aux Egyptiens qu'il soutient leur dynamisme concret, en faveur du changement", a prétendu le ministre de la Guerre du régime sioniste. S'agissant de l'allocution télévisée de Hosni Moubarak qui n'a pas démissionné et n'a délégué qu'une partie de ses pouvoirs au vice-président, le ministre de la Guerre du régime sioniste s'est dit inquiet d’un renversement du régime par des extrémistes.
Lien 

Paix au Proche-Orient: la présidente suisse présente un rapport sur l'eau

GENEVE - La présidente suisse Micheline Calmy-Rey a présenté jeudi un rapport dressant une liste de dix recommandations visant à contribuer à la paix et à la réduction des conflits au Moyen-Orient grâce à une gestion transfrontalière et durable des ressources en eau de cette région.
Lors d'une conférence de presse, la présidente suisse a appelé la Turquie, l'Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, les Palestiniens et Israël a coopérer davantage pour mieux gérer les ressources naturelles rares, comme l'eau.
"Le rapport parvient à une conclusion alarmante, cinq des sept pays connaissent une pénurie structurelle et le débit de la plupart des grandes rivières a diminué de 50 à 90 pour cent depuis les années 1960", a déclaré Mme Calmy-Rey.
"A l'avenir, la principale ressource géopolitique au Moyen-Orient sera l'eau, plus le pétrole", a-t-elle ajouté.
Le rapport "Paix bleue", soutenu par la Suisse et la Suède, évalue les principaux défis liés à la gestion transfrontalière des ressources hydriques mises sous pression par l'accroissement démographique, les migrations, l'urbanisation et les changements climatiques.
L'eau, "aujourd'hui facteur de divisions et de tensions, peut devenir un instrument de paix et de coopération: telle est la thèse centrale du rapport", indique le ministère des Affaires étrangères helvétiques dans un communiqué.
Le document dresse une liste de 10 recommandations.
A court terme, les experts proposent de créer un Conseil de coopération pour les ressources en eau qui devrait dans un premier temps se limiter à cinq pays: l'Iraq, la Jordanie, le Liban, la Syrie et la Turquie.
Le Conseil pourrait être fondé en 2011, suggèrent les spécialistes.
A moyen terme, les pays concernés devraient coopérer dans l'établissement de programmes conjoints de gestion des ressources hydriques. "Le processus de consolidation d'une véritable paix bleue pourrait ainsi prendre forme", explique le ministère des Affaires étrangères helvétique.
(©AFP / 10 février 2011 18h58)

Egypte: les USA feront en sorte qu'Israël ne soit pas mis en danger

WASHINGTON - Les Etats-Unis feront en sorte que les troubles en Egypte ne créent pas de "nouveau danger pour Israël et la région", a déclaré jeudi James Steinberg, le numéro deux de la diplomatie américaine, dans une déclaration au Congrès.
"L'une des constantes dans cette région qui connaît des changements c'est notre soutien inébranlable à la sécurité d'Israël", indique le secrétaire d'Etat adjoint, James Steinberg, dans une déclaration écrite adressée au comité des Affaires étrangères de la chambre des représentants.
"Là où Israël a fait la paix, nous allons travailler vigoureusement pour la préserver et la renforcer et pour rappeler que nous comptons sur le fait que les gouvernements qui ont fait la paix avec Israël poursuivent leur engagement", a-t-il déclaré.
"Nous sommes engagés à nous assurer que les changements politiques aux frontières d'Israël ne créent pas de nouveaux dangers pour Israël et la région", a aussi dit James Steinberg.
Ces déclarations interviennent alors que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a discuté mercredi à la Maison Blanche de la crise égyptienne avec de hauts responsables américains, dont son homologue Robert Gates et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.
Le directeur du Renseignement américain (DNI) Jim Clapper a par ailleurs déclaré au Congrès jeudi que les événements en Egypte avait "atteint un point critique" et auraient un "impact à long terme" sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
(©AFP / 10 février 2011 17h03)
Lien

Le chef de la police israélienne est « paré à toute éventualité » face aux troubles au Moyen-Orient

11.02.2011
Le responsable en chef de la police israélienne a déclaré mercredi que son organisation de 27 000 hommes était préparée à faire face à « toute éventualité dans le pays", suite aux protestations populaires qui font rage en Égypte et en Jordanie, et aux événements similaires dans d'autre pays.
« La police israélienne doit être en alerte face à toute éventualité qui pourrait se développer dans le pays", a déclaré l'inspecteur général sortant David Cohen à l'occasion d'une visite dans un commissariat de la ville côtière d'Ashdod, cité par le journal Jerusalem Post.
M. Cohen a déclaré aux responsables de la police que la situation de sécurité israélienne était « sensible aux évolutions au Moyen-Orient », faisant allusion à la déstabilisation à la frontière sud du pays après 30 ans de calme relatif.
La police et les autres agences de maintien de l'ordre, dont l'armée et le service de sécurité intérieure Shin Bet gardent un oeil prudent sur les mouvements Hamas et Al-Qaïda à Gaza, face à la possibilité de nouveaux attentats terroristes qui seraient perpétrés depuis la péninsule du Sinaï, et ce depuis l'éclatement des protestations contre le régime de Moubarak il y a plus de deux semaines.
Samedi dernier, un groupe inconnu a fait exploser une station de pompage de gaz naturel dans le Sinaï qui fournit à Israël environ 30 % de son approvisionnement en carburant. Les responsables égyptiens ont déclaré que les réparations pour remettre en état cette station qui fournit également à la Jordanie près de 80 % de son gaz naturel prendraient plusieurs semaines.
Israël pense également que le Hamas exploiterait les troubles en Égypte pour faire passer des armes et des prisonniers à Gaza. Des chasseurs israéliens ont bombardé dans la nuit du lundi un tunnel au nord de Gaza et deux autres cibles, faisant huit blessés selon le porte-parole de l'armée. Ce bombardement a été lancé en réponse à plusieurs tirs de mortier menés de Gaza contre Israël plus tôt dans la journée.
La police prévoit de recruter 1 600 hommes en 2011, soit près d'un tiers de plus que les chiffres de l'année précédente.
Source: xinhua
Lien