samedi 12 février 2011

L’ONU accuse Israël de traiter à la légère le sort des Palestiniens

12/02/2011
La haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l'homme, Navi Pillay, a reproché hier aux responsables israéliens de traiter à la légère le sort de la population palestinienne sous occupation. Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, au terme de sa première visite dans les territoires palestiniens et en Israël, elle a également exprimé des préoccupations sur la situation en Cisjordanie gouvernée par l'Autorité palestinienne ou dans la bande de Gaza sous contrôle du Hamas,.
« J'ai été frappée par la condescendance dont font preuve les autorités israéliennes avec lesquelles j'ai discuté de ces questions concernant le sort - qui pourrait être évité - des Palestiniens affectés par le mur (la barrière de séparation israélienne, NDLR) et les colonies », a-t-elle indiqué. « Ces questions sont généralement balayées comme s'il s'agissait d'affaires mineures. Ce n'est pas le cas. Il s'agit là de violations flagrantes des droits de l'homme à une très large échelle », a souligné Mme Pillay, déplorant la « véritable horreur » provoquée par ces politiques.
« Je ne fais pas de politique, je fais du droit », a assuré la responsable de l'ONU, soulignant « l'illégalité au regard du droit international » de la colonisation, de l'annexion de Jérusalem-Est et de la barrière en Cisjordanie. « En ce qui concerne les droits de l'homme en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, j'ai une préoccupation fondamentale, a-t-elle précisé, que les politiques du conflit, de la paix et de la sécurité ne conduisent constamment à abaisser ou mettre de côté l'importance des droits de l'homme internationaux et du droit humanitaire. » Rappelant que ces droits n'étaient « pas négociables », elle a dénoncé les marchandages sur une possible reprise des négociations de paix moyennant un moratoire sur la colonisation. « L'idée qu'un arrêt partiel et temporaire constitue une concession valable dans le processus de paix revient à renverser le sens du droit », a estimé Mme Pillay.