mercredi 15 décembre 2010

Les Palestiniens de Jérusalem, défiant Israël, clament : « Nous resterons ici »

mardi 14 décembre 2010 - 10h:35
J. Kestle-D’Amours - E.I
« Nous avions creusé un puits, ils l’on détruit. Nous avions planté des arbres, ils les ont arrachés. Nous avions posé des barbelés autour de la zone afin que les animaux en divagation ne puissent entrer, ils les ont ôtés aussi, » déclare un habitant d’Issawiya.
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Des centaines de militants palestiniens, israéliens et internationaux manifestent contre l’occupation israélienne à Issawiya, dans Jérusalem-Est occupée, le 3 décembre 2010.
Photo : Anne Paq/ActiveStills
Un immense drapeau palestinien déployé a été monté au sommet d’une colline abrupte à Issawiya (au nord-est de la vieille ville palestinienne à Jérusalem-Est - ndt), le 3 décembre, passant de mains en mains parmi les 200 militants palestiniens, israéliens et internationaux qui participaient à la toute première marche et manifestation de solidarité dans ce quartier de Jérusalem-Est occupée.
Les gens applaudissaient et poussaient des cris quand le drapeau arrivait et passait au-dessus de leurs têtes, et de nombreuses pancartes disaient « Halte à l’enfermement d’Issawiya » et « Halte à l’occupation d’Issawiya ».
En effet, ces dernières semaines, le contraste entre la colonie israélienne de French Hill - où se trouve le principal campus de l’université hébraïque de Jérusalem et l’hôpital Hadassah - et le village voisin d’Issawiya s’est amplifié avec la présence quasi constante des soldats et des forces de police d’Israël dans ce village palestinien.
« C’est comme si la civilisation s’était arrêtée à la frontière entre French Hill et Issawiya » dit Hani Isawi, membre du Comité de suivi d’Issawiya, lors d’une réunion des habitants du quartier le 24 novembre.
« D’une part, nous souffrons parce que, comme le reste du peuple palestinien, nous vivons sous l’occupation israélienne, et d’autre part, nous souffrons d’une politique manifestement discriminatoire de la part de la municipalité de Jérusalem », dit Isawi.
Récemment, les médias israéliens ont parlé d’un groupe de jeunes Palestiniens qui avaient lancé des pierres sur une voiture de juifs israéliens qui s’étaient égarés dans Issawiya et ils demandaient aux dirigeants de revenir à Jérusalem-Ouest.
En réaction, et ce que les habitants voient comme une punition collective à la suite de ces jets de pierres, les autorités israéliennes ont fermé les entrées et les sorties d’Issawiya. Aujourd’hui, seules deux entrées restent ouvertes, dont l’une a été transformée en check-point tenu par des soldats israéliens, causant des retards systématiques aux 15 000 habitants palestiniens du quartier.
« Nous sommes vraiment découragés, nous ne sommes pas d’accord avec ce genre d’actions telles que les attaques contre des civils, » dit Isawi « mais les Israéliens s’en servent comme prétexte pour appliquer des politiques encore plus dures contre nous ».
La police et les soldats israéliens ont arrêté au moins dix jeunes de moins de 16 ans, et plus de deux douzaines d’autres plus âgés depuis le mois d’octobre, d’après le Comité de suivi d’Issawiya. Ils enveloppent régulièrement Issawiya sous des nuages de lacrymogènes lors des affrontements avec les jeunes Palestiniens, notamment peu après la manifestation de vendredi dernier.
Le 24 septembre, un bébé palestinien de 18 mois est mort à Issawiya après avoir respiré les gaz ; les forces israéliennes avaient lancé des grenades lacrymogènes sur une manifestation qui protestait contre le meurtre de Samer Sarhan dans le quartier voisin de Silwan.
Plus assez de place pour nous agrandir
A trois kilomètres des murailles de la vieille ville de Jérusalem, Issawyia se situe aujourd’hui entre les colonies israéliennes de French Hill à l’ouest, et Maale Adumim - l’une des plus importantes colonies israéliennes en Cisjordanie avec plus de 34 000 colons - à l’est.
En 1968, l’Etat israélien a confisqué 400 des 3000 dunums (300 ha) de terres d’Issawiya pour y construire la colonie French Hill qui relie l’université hébraïque et l’hôpital Hadassah à Jérusalem-Ouest.
En plus de la saisie de cette terre, Israël a aussi pris 2000 dunums à Issawiya pour en faire des « zones vertes », ce qui fait que pour les habitants du village, la moindre construction est devenue illégale. Aujourd’hui, il ne reste, pour les habitants d’Issawiya, que 600 dunums pour construire des maisons ou d’autres bâtiments.
« Nous sommes confrontés à de très sérieux problèmes d’offres de logements en nombre suffisant pour répondre à la croissance naturelle (de la population à Issawiya), » dit Hani Isawi. « Alors qu’on entend en permanence aux informations que des milliers et des milliers de nouveaux logements vont être construits dans les quartiers juifs, depuis 1990 il n’y a pas eu un seul projet d’urbanisme pour Issawiya qui nous aurait permis vraiment de construire plus de maisons et de répondre aux besoins de notre croissance naturelle ».
Ces dernières semaines, les forces israéliennes ont détruit des élevages, des terres agricoles et d’autres structures dans le village.
« La police des frontières israélienne et d’autres organismes administratifs ont détruit 12 exploitations agricoles dans notre zone. Par là, il faut aussi entendre des arrachages d’arbres » explique Sheikh Riad Isawi du Comité de suivi d’Issawiya.
« Israël est probablement le seul endroit au monde où l’arrachage des arbres est autorisé. Ainsi, non seulement les êtres humains souffrent de l’occupation israélienne, mais aussi les arbres, et la nature » dit-il.
L’ampleur de la politique israélienne de destructions à Issawiya s’est manifestée clairement en juillet de cette année, quand les forces israéliennes ont démoli des maisons et saccagé des terres cultivées pendant deux semaines pleines.
« Nous avions creusé un puits, ils l’on détruit. Nous avions planté des arbres, ils les ont arrachés. Nous avions posé des barbelés autour de la zone afin que les animaux en divagation ne puissent entrer, ils les ont ôtés aussi, » a dit un habitant d’Issawiya, Abid Darwish en juillet, alors qu’il regardait les autres étaient en train de saccager sa terre.
« Avec tout cela, nous ne pouvons même plus nous trouver un endroit juste pour nous asseoir et respirer. Cette terre appartient aux familles d’ici à Issawiya : Darwish, Mustafa, Alayyan, Abu Hommos, et à bien d’autres, » avait ajouté Darwish.
Depuis juillet, 400 arbres ont été déracinés et au moins 16 bâtiments ont été démolis dans Issawiya.
L’annexion se poursuit
E1, le projet colonial actuellement au point mort lancé en 1994, doit encore annexer de nouvelles terres estimées à 12 400 dunums, à Issawiya et dans les villages voisins d’al-Izzariya et d’al-Tur. Le bloc de colonies E1 comprendrait 3 500 logements pour près de 14 500 nouveaux colons - et consoliderait Maale Adumim en la reliant à Jérusalem-Ouest, selon l’Institut de Recherches appliquées de Jérusalem.
A ce jour, les autorités israéliennes ont construit un commissariat de police et une base militaire dans la zone, et elles ont ouvert des routes, monté des check-points et d’autres infrastructures de base en préparation du projet et de sa relance.
« Toute liaison entre Maale Adumim et Jérusalem-Ouest ne pourra se faire qu’au détriment d’Issawiya, » dit Hani Isawi. « L’objectif de ces mesures est de faire de plus en plus pression sur la population d’Issawiya, et de faciliter les confiscations de terres à venir dans notre zone. »
Toujours selon Isawi, que le projet E1 soit relancé ou non, rester à Issawiya, en dépit des pressions sans relâche des Israéliens, sera toujours une nécessité.
« Notre combat contre les autorités israéliennes s’exprime à travers notre présence ici, dans notre village, et face aux projets de saisies. » dit-il. « Nous resterons ici. Nous ferons toujours partie du peuple palestinien. »
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Originaire de Montréal, Jillian Kestler-d’Amours est journaliste et cinéaste documentaliste. Elle réside à Jérusalem-Est. Son site : http://jilldamours.wordpress.com/
Du même auteur :
9 décembre 2010 - The Electronic Intifada - traduction : JPP
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No I can’t ! Dixit Obama :La Terre palestinienne en peau de chagrin

publié le mardi 14 décembre 2010
Chems Eddine Chitour

 
"Comme ses prédécesseurs, le président américain Barack Obama semble s’être, à son tour, cassé les dents sur le conflit du Proche-Orient qui perdure depuis plus de 60 ans. "
Mardi 7 septembre 2010, un jour à marquer d’une pierre noire dans l’histoire. Pour la première fois l’hyperpuissance américaine, selon le mot d’Hubert Védrine ancien ministre français des Affaires étrangères, met un genou à terre non pas devant un adversaire qui lui est supérieur mais devant un petit Etat, petit par le nombre, mais à l’évidence, assez puissant pour faire plier les Etats-Unis, pour les faire reculer sur le dossier de la colonisation des terres palestiniennes.
Crispian Balmer de l’agence Reuters écrit : « Comme ses prédécesseurs, le président américain Barack Obama semble s’être, à son tour, cassé les dents sur le conflit du Proche-Orient qui perdure depuis plus de 60 ans. Son incapacité à obtenir une reprise sous égide américaine du dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens, met fin à l’illusion qu’il pourrait être réglé d’un coup de baguette magique - qui plus est dans un délai d’un an.
Ce dernier épisode voué à l’échec de la diplomatie proche-orientale, remonte au mois de septembre, lorsque Barack Obama a jugé possible d’obtenir un règlement global au terme d’un an de rencontres directes entre les deux camps. Les Etats-Unis ont formulé une série d’offres à Israël pour le convaincre de prolonger de trois mois ce moratoire, dont la livraison de 20 chasseurs F-35 d’une valeur globale de trois milliards de dollars. Le secret espoir de Washington était qu’en 90 jours les deux parties feraient assez de progrès sur la question des frontières de la future Palestine pour rendre la question des colonies superfétatoire.
Yasser Abd Rabbo, un proche collaborateur du président palestinien, Mahmoud Abbas, en est arrivé à se demander si les Etats-Unis, censés être le médiateur le mieux placé entre les deux camps, pourront jamais arracher un règlement. Si Washington est incapable d’obtenir de l’Etat juif un arrêt de la colonisation « pour une période limitée », comment pourrait-il « faire accepter par Israël une solution équilibrée fondée sur les résolutions internationales et une solution à deux Etats ? », s’est-il interrogé ».(1)
« L’erreur d’obama »
Mieux encore, les Israéliens renvoient aux calendes grecques un règlement éventuel : « On ne doit pas présumer ou supposer que nous sommes la génération qui résoudra le problème ou parviendra à mener à bien les négociations », souligne Daniel Reisner, membre de l’équipe de négociateurs israéliens. (...) « Tant qu’il n’y a pas de conséquences en termes de maintien du statu quo, pourquoi diable quiconque attendrait que quelque chose de différent se produise ? », se demande Daniel Levy. »(1)
Pour leur part, les colons israéliens exultent. « L’administration Obama a fini par comprendre que le soutien qu’elle avait apporté à la précondition posée par les Palestiniens, n’était pas justifié... et que c’était une erreur politique », explique Dany Dayan, président de Yesha, la principale organisation de colons israéliens.. (...) La question centrale étant aujourd’hui celle de l’alternative aux négociations : les Palestiniens vont-ils se tourner vers les Etats-Unis et l’ONU pour demander une reconnaissance internationale de leur Etat dans les frontières de 1967 ?
Conscients de leur faiblesse, les Etats-Unis affirment qu’ils n’abandonnent pas la partie mais changent de tactique. « Ce n’est pas un « changement de stratégie » mais « il pourrait s’agir d’un changement de tactique », selon les mots du porte-parole du département d’Etat américain, Philip Crowley. (...) Evoquant également l’attente d’une potentielle « nouvelle voie pour avancer dans le processus de paix au Proche-Orient », le quotidien de gauche israélien Haaretz est plus définitif quant aux raisons de cette « impasse » sur un gel des nouvelles constructions.
Selon les informations divulguées par un diplomate israélien, anonyme lui aussi, l’Etat hébreu « est arrivé à la conclusion que ce n’était pas le moment de faire des négociations directes en renouvelant le moratoire ». (...) Pour l’analyste politique d’Al Jazeera Marouan Bishar, l’incapacité américaine est « humiliante pour une administration déjà affaiblie ». « Même si les diplomates parlent d’un retour aux discussions indirectes -appelées aussi discussions de proximité -, c’est trop petit et ça arrive trop tard. (...) Les Etats-Unis sont obligés de s’en remettre au Quartette (...). Israël est peut-être une question américaine, mais la Palestine occupée est la responsabilité de toute la communauté internationale qui l’a trop longtemps abandonnée », poursuit-il.
Même constat pour le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui, en déplacement en Grèce, en appelle à l’Union européenne pour régler cette énième « situation de crise ».(2)
On apprend qu’au total, ce sont quelque 150 pays qui maintiennent des relations diplomatiques avec la Palestine sous une forme ou une autre. La Palestine détient un statut d’observateur à l’ONU et le président américain Barack Obama a indiqué en septembre dernier qu’il espérait qu’elle devienne membre de plein droit en 2011. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a déclaré le mois dernier à Tanger (Maroc) que si les Etats-Unis n’arrivaient pas à imposer à Israël l’arrêt de la colonisation, les Palestiniens pourraient leur demander la « reconnaissance de l’Etat de Palestine dans ses frontières de 1967 ».
Obama disait le 24 septembre 2010 espérer un Etat palestinien d’ici un an.(3) Cependant, il ne faut pas que les Palestiniens proclament un Etat ! « Pour Yossi Shain, directeur de la faculté de diplomatie de l’université de Tel-Aviv, Washington est mal placé pour ce faire et risquerait s’il essayait et échouait de perdre encore un peu plus de son crédit diplomatique. De même, il ne pense pas que les Palestiniens mettront à exécution leur menace de tenter de forcer la main d’Israël en essayant d’obtenir la reconnaissance de l’indépendance de la Palestine aux Nations unies. Les Palestiniens ne proclameront jamais leur indépendance » parce que non seulement Israël y est complètement hostile mais aussi que « les Américains ne permettront pas car il ne veulent pas le chaos », prédit Yossi Shain. Le plus probable, c’est que le statu quo ne va pas évoluer sensiblement dans un avenir proche, du moins en surface.
Si les Américains se plient aux exigences de Netanyahu, c’est parce qu’Israël est redevenu une carte essentielle dans leur politique moyen-orientale. Hazem Sahgieh nous explique l’arrogance d’Israël par le fait que c’est Washington qui a besoin d’Israël...« Il n’est pas exagéré écrit-il, de penser que les modalités des futures négociations de Washington seront conformes aux désirs du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, même si le passé récent a pu faire penser que le président Barack Obama aurait souhaité qu’il en aille autrement.
Ce triomphe des volontés israéliennes s’explique par des facteurs qui relèvent de la vie politique américaine : l’approche des élections de mi-mandat en novembre prochain, mais aussi la conduite d’une guerre compliquée et coûteuse en Afghanistan, le retrait des troupes d’Irak et l’aggravation de la crise économique. Le tout dans le contexte d’une opposition acharnée des républicains contre les réformes d’Obama. Cela n’explique pas tout. D’autres éléments, liés à d’autres facteurs, sont à prendre en considération. Les Israéliens, dont les dirigeants actuels oscillent entre la vantardise et une approche totalement sécuritaire, ont réussi à constituer une citadelle unie et prête à toute éventualité. Ils ont obtenu l’arrêt des tirs de roquettes du Hamas sur le front sud et la résolution 1701 de la part du Conseil de sécurité, qui prend en charge la surveillance du front nord [face au Hezbollah libanais], d’une stabilité exemplaire (à peine perturbée par un accrochage frontalier, le 3 août 2010). Et cela tranche avec le spectacle de déliquescence offert par les Palestiniens, de plus en plus divisés entre la Cisjordanie et Ghaza.
Mais le plus important réside ailleurs. S’il est vrai que le retrait d’Irak est un préambule nécessaire pour préparer une intervention contre l’Iran, cela veut dire que les Américains ont davantage besoin des Israéliens que les Israéliens des Américains. »(4)
Contrairement à ce qui se passe quand il s’agit de mettre à genou un pays faible, il y a un silence inquiétant de la communauté internationale s’agissant de l’échec américain à faire entendre raison à Israël. Le Conseil de sécurité est en vacances mentales au complet, Russie et Chine comprises. Quant aux Nations unies, Ban Ki-moon est aux abonnés absents. Quant aux pays arabes tétanisés par l’arrogance d’Israël, impuissants, ils regardent ailleurs, surveillant leurs peuples. Tout au plus, l’Union européenne s’est fendue d’un communiqué sans lendemain : « Nous constatons avec regret que les Israéliens n’ont pas été en mesure d’accepter une prolongation du moratoire comme le demandaient l’Union européenne, les Etats-Unis et le Quartette » sur le Proche-Orient, a pour sa part souligné la porte-parole de la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, dans une déclaration envoyée à l’AFP.
C’est bien le lobby pro-israélien qui dirige la politique américaine ; le droit est bafoué une fois de plus...Cet aveu de faiblesse justifie et justifiera hélas ! tous les extrémismes...On dit que depuis l’attaque du Liberty, en 1967, les États-Unis obéissent à Israël.
Et maintenant ?
Avec les vetos systématiques des Etats-Unis qui autorisent tous les excès pour Israël, l’indifférence de la communauté internationale, la lâcheté des pays arabes, du fait de leur faiblesse militaire, les Palestiniens sont-ils condamnés à mourir ? Le droit est clair pourtant...Rappelons pour les amnésiques occidentaux la ´´Résolution 471 du 30/06/80 » : Le Conseil de sécurité réaffirme la nécessité impérieuse de mettre fin à l’occupation prolongée des territoires arabes occupés par Israël en 1967, y compris Jérusalem ». Un éditorial du journal le Monde nous paraît indiqué, car après une analyse lucide de la morgue israélienne, rapporte quelques propositions faites par des ténors de la politique aux Etats-Unis. Nous lisons : « (...) L’Amérique, dont Israël dépend largement pour sa sécurité, ne veut pas être davantage humiliée. Pour obtenir ce geste de M.Netanyahu, les Etats-Unis avaient offert à Jérusalem des contreparties substantielles. M.Nétanyahu, qui dirige un gouvernement de droite, a dit non. Il préfère les implantations. Il a profité de la victoire des républicains aux élections de mi-mandat pour renforcer ses positions au Congrès des Etats-Unis. Il sait jouer des aléas de la politique américaine. Sans l’arrêt de la colonisation, il n’y a pas de Palestiniens à la table de négociations. (...) On ne discute pas partage territorial - les frontières d’un Etat palestinien - si la surface à découper continue à être modifiée au profit d’Israël pendant les négociations. M.Obama doit changer d’approche. Comme le lui suggèrent nombre d’anciens responsables américains - Warren Christopher, Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger, rien de moins -, il doit brusquer les choses, forcer le destin, placer chacun face à ses responsabilités. »(5)
L’analyse va plus loin : « Washington doit mettre un plan sur la table : tracé des frontières, échange de territoires, s’il le faut ; arrangement sur Jérusalem ; règlement politico-financier de la question des réfugiés palestiniens ; dispositifs de sécurité pour empêcher que le futur Etat palestinien ne se transforme en base de tir de missiles contre Israël.
Pareil document aurait le mérite de fixer les grandes lignes de la négociation. Le tracé des frontières réglerait, a priori, la question des implantations : interdites ici, permises dans la partie revenant à Israël. Passé un certain délai, le plan pourrait être soumis au Conseil de sécurité de l’ONU. Cela lui conférerait une légitimité de nature à l’imposer. »(5)
La situation israélo-palestinienne révèle au grand jour les limites des atermoiements de toute la communauté internationale. La colonisation est un acte en violation totale du droit international. A partir de là, quelles seront les lois qui régiront la paix au Proche Orient ? Celles du plus fort ? Israël dit être le seul à vouloir vraiment négocier, être prêt à mettre toutes les questions sur la table, même celle des frontières, mais comment négocier sur des frontières alors que pendant que nous parlons, les Israéliens tentent de grappiller autant de terrain (et d’eau) que possible. Pendant ce temps, les Palestiniens ne peuvent ni acheter ni louer en Israël, ils peuvent par contre, vendre leur terre.
On apprend à ce propos, qu’Amnesty International a condamné mardi 7 décembre un document religieux signé par plusieurs dizaines de grands rabbins municipaux d’Israël, qui interdit la location et la vente de logements aux non-juifs. « la Torah interdit de vendre à un étranger une maison ou un champ de la terre d’Israël ».
Les Etats-Unis envisageraient un retour à des discussions de paix indirectes entre Israéliens et Palestiniens. Hillary Clinton presse les deux parties de négocier. A ce rythme et si on fait crédit à la Parabole du Loup et des moutons [1], il n’y aura, pour les Palestiniens, plus rien à négocier. Sur la Palestine historique, il ne reste presque rien, moins d’un cinquième (18%) à négocier.
De négociations en capitulations, l’Occident a réussi à problématiser l’existence d’un peuple sous le regard indifférent des potentats arabes rivés à leurs fauteuils. Pourtant, c’est toute la communauté internationale qui se doit de défendre les droits des Palestiniens qui sont aussi, des hommes avec leurs souffrances, leur détresse et leurs espoirs, comme le dissident chinois dont on défend les droits avec un acharnement suspect. [2]
[1] « Il était une fois un loup qui se servait chaque nuit dans la bergerie en dévorant 4 ou 5 agneaux : ´´ça peut pas continuer comme ça´´, lui dit le berger, je ne vais bientôt plus avoir de moutons ! ´´Négocions sur le nombre d’agneaux que tu pourras prélever sans dommages pour moi´´. ´´D’accord´´, dit le loup, mais je continue à en dévorer 4 ou 5 en attendant de parvenir à un accord´´. Six mois plus tard, les négociations continuaient, mais plus de moutons. »
Parabole du loup et des moutons
[2] 1.Crispian Balmer : Obama se casse les dents sur le conflit du Proche-Orient, Reuters 8.12.2010
2.Les Américains ´´affaiblis´´ sur la question de la colonisation israélienne. Le Monde.fr 8.12.2010
3.Proche-Orient : l’échec d’ Obama sur le gel de la colonisation 08 Décembre 2010
4.Hazem Sahgieh : C’est Washington qui a besoin d’Israël, Al Hayat 02.09.2010
5.Editorial Proche-Orient : Washington doit changer de cap, Le Monde 10.12.2010
Pr Chems Eddine CHITOUR
publié par Alterinfos

Des pompiers palestiniens interdits d'entrer en Israël pour une cérémonie en leur hommage

15/12/2010
Cinq pompiers palestiniens, qui avaient participé début décembre à la lutte contre l'incendie du mont Carmel dans le nord d'Israël, n'ont pas été autorisés à se rendre sur le territoire de l'État hébreu pour une cérémonie en leur hommage, ont annoncé des responsables. La cérémonie était prévue hier dans la localité arabe israélienne d'Isfiya, très touchée par l'incendie qui a fait 43 morts et ravagé des millions d'arbres et des dizaines de maisons entre le 2 et le 5 décembre. « Nous ne savons pas pourquoi nous avons été autorisés à entrer (en Israël) pour combattre le feu pendant quatre jours et maintenant on nous interdit d'entrer. Ce n'est ni logique ni humanitaire », a déclaré Loay Odeh, un porte-parole des pompiers palestiniens. L'armée israélienne a évoqué une « erreur technique » et assuré que les laissez-passer étaient désormais prêts.

Une réunion extarordinaire du Quartette pour le Moyen-Orient est demandée

14 Décembre 2010 09:51 
Mehrnews- Un responsable de l’Autorité autonome a demandé une réunion urgente du Quartette pour le Moyen-Orient.
Cité par le quotidien "Al-Qods al-Arabi", Yasser Abd-Rabbeh a rappelé que l’Autorité autonome souhaite un agissement international d’envergure, pour sauver les efforts de paix, et demande, dans ce droit fil, la tenue d’une réunion urgente du Quartette. « L’Autorité autonome demande des efforts orchestrés de la part des parties arabes et internationales, dans le cadre du processus de paix, de manière à ce que des garanties sérieuses soient accordées, dans l’avenir, à toute négociation de compromis. »
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Nouvelle visite de George Mitchell, en Palestine occupée

14 Décembre 2010 09:52 
IRIB-L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, s'est rendu, lundi soir, en Palestine occupée, pour y rencontrer les dirigeants du régime sioniste.
Selon l'AP, l'émissaire américain s'entretiendra, également, avec les dirigeants de l'Autorité palestinienne. Ces entretiens interviennent, au moment où les Etats-Unis ont renoncé à l'exigence du gel de la colonisation, comme préalable à tout compromis. Vu la suspension des pourparlers de compromis entre le régime sioniste et l'Autorité palestinienne, il semble que l'objectif de la visite de Mitchell soit de tenter de faire redémarrer ces pourparlers, sans tenir compte de la question de la colonisation.
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La Conférence de soutien à Qods, le 31 janvier, au Qatar

14 Décembre 2010 09:56 
IRIB- La Ligue arabe a annoncé, lundi, que la Conférence internationale de soutien à la Noble Qods se tiendrait, le mois prochain, au Qatar, pour examiner la situation de la ville sainte, face aux menaces qui pèsent sur cette ville, de la part du régime occupant.
Selon l'IRNA, citant l'Agence de presse kouwïetienne KUNA, Mohammad Sabih, le Coordinateur de cette conférence, a déclaré, lors d'un point de presse, que cette conférence de 3 jours se déroulerait, du 31 janvier au 2 février. Elle sera ouverte, par l'Emir du Qatar, et 400 personnalités internationales y seront présentes.
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Mise en garde de l'UNRWA sur la situation critique de la bande de Gaza

14 Décembre 2010 09:58 
IRIB- Le directeur de l'office onusien d'aide aux Palestiniens, dit "UNRWA", a qualifié de catastrophique, la situation humanitaire, dans la bande de Gaza.
Selon la chaîne Al-Alam, John Ging a ajouté que 80% des habitants de Gaza vivaient des aides de l'"UNRWA". Le taux de chômage atteint des sommets et 90% des eaux sont polluées et inutilisables. Toujours, selon ce responsable onusien, 80 millions de mètres cubes d'eaux d'égouts sont, quotidiennement, jetées dans la mer et des dizaines de milliers d'habitations, détruites, par les militaires israéliens.
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Du gaz égyptien vendu au régime sioniste

14 Décembre 2010 09:22 
IRIB - Quatre entreprises israéliennes ont signé des accords d'achat de gaz égyptien, sur une période de 20 ans, pour un montant évalué entre 5 et 10 milliards de dollars, a indiqué, lundi, une société sioniste. Dans un communiqué, "Ampal-American Israel Corporation" a précisé qu'"Israel Chemicals", "Dead Sea Works", "Oil Rafineries" et "OPC Rotem", ont conclu des accords portant sur la fourniture de 1,4 milliard de m3 de gaz, pendant deux décennies, assortis d'une option, pour porter cette quantité à 2,9 milliards de m3. Le contrat a été conclu avec le groupe israélo-égyptien "East Mediterranean Gas" (EMG), dans lequel, "Ampal-American Israel Corporation" a une participation de 12,5%. Cet accord intervient, alors que les Egyptiens ne cessent de décrier la politique pro-sioniste de leur gouvernement et de réclamer une rupture nette des relations avec un régime raciste et belliciste.
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Israël a menacé le Liban d'une éventuelle attaque militaire

14 Décembre 2010 19:53 
IRIB - Israël a, de nouveau, menacé le Liban d'une autre attaque militaire, a rapporté l'Agence de presse Farsnews. Dans ce droit fil, un officier supérieur israélien a proféré une menace contre la Résistance islamique du Liban. Et d'ajouter: "La nouvelle guerre sera différente de celle de 33 jours, en 2006". Lors de la guerre de 33 jours du Liban, en 2006, Israël a subi un lourd échec.
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"Nous ne reconnaîtrons jamais Israël" (Hamas)

14 Décembre 2010 20:27
IRIB - Le Chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a déclaré, mardi, que son mouvement, qui gouverne la bande de Gaza, depuis 2007, ne reconnaîtra jamais Israël. "Nous l'avions dit, il y a cinq ans, et nous le redisons, aujourd'hui (...) nous ne reconnaîtrons jamais, je dis bien, jamais, Israël", a-t-il dit, devant une foule estimée à 250.000 personnes par les organisateurs. Ismaïl Haniyeh, qui prenait la parole, à l'occasion du 23e anniversaire de la création du Mouvement de résistance islamique, le Hamas, a estimé que l'Organisation de libération de la Palestine, l'OLP, avait commis «une erreur historique», en reconnaissant Israël, en 1993.
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Israël se frotte les mains de la nouvelle approche américaine sur la colonisation

14 Décembre 2010 09:44 
IRIB-Le Premier ministre du régime sioniste s'est félicité de la nouvelle approche choisie par Washington qui trace une croix sur l'exigence d'un gel de la colonisation sioniste dans les territoires occupés.
"Je me félicite de cette décision américaine. Je me réjouis que nous puissions, maintenant, commencer à discuter des questions essentielles entre Israël et les Palestiniens et à tenter de combler les divergences.", a déclaré le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Après le rejet, par le régime sioniste, de la demande des Palestiniens, pour une suspension totale de la colonisation, en Cisjordanie et à Qods–Est, Washington a renoncé à cette exigence, donnant carte blanche aux sionistes, pour élargir la construction des colonies. En rejetant, également, le plan proposé par son ministre de la Guerre, Ehud Barak, sur le partage de Qods, Netanyahou a ajouté que les déclarations de Barak n'étaient pas la position officielle d'Israël et que toute la ville de Qods, même sa partie orientale occupée, lors de la guerre de 6 jours, en 1967, resterait sous le contrôle de Tel-Aviv. Ehud Barak avait déclaré qu'on pourrait remettre aux Palestiniens la partie arabe de Qods, en tant que capitale d'un Etat indépendant palestinien. Depuis l'occupation de Qods, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, en 1967, le régime sioniste, en construisant des dizaines de colonies de peuplement, a cherché à éterniser l'occupation de ces régions. L'objectif de la colonisation a été, dès le début, de modifier le tissu démographique et géographique des territoires palestiniens, pour rendre impossible la formation d'un Etat indépendant palestinien. Et, aujourd'hui, à côté d'une ville ou d'un village palestinien, on trouve des colonies qui ont poussé comme des champignons. L'institut islamo-chrétien de soutien à la noble Qods a révélé, il y a quelque temps, que le régime sioniste a consacré plus de 15 milliards de dollars à sa politique de colonisation. En protestation contre cette politique de développement de la colonisation, l'Autorité autonome palestinienne s'est opposée à la poursuite des négociations du compromis, qui avaient repris, sous l'égide des Etats-Unis, après 20 mois d'arrêt.
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Netanyahu: Les entretiens sur les colonies sont vides et insignifiants

[ 14/12/2010 - 09:31 ]
Al Qods occupée - CPI
«Les États-Unis ont compris, qu’après un an et demi de négociations, nous avons eu des discussions vides et insignifiantes sur la question marginale de la construction dans les colonies », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
Netanyahu a souligné lors d'un discours à la conférence sur «Israël Business", qui se tient dans la ville de "Tel Aviv": « L'administration américaine s'est rendu compte que l'important est de parvenir à des questions fondamentales qui se trouvent au cœur du conflit entre nous et les Palestiniens »
« Pour arriver à (ce qu'il a appelé) "la paix", on doit examiner les questions qui entravent le processus de «paix», en effet, la reconnaissance d '"Israël", et de la « sécurité » et les différentes mesures, les réfugiés, ainsi d'autres », selon les allégations de Netanyahu
Netanyahu s'est félicité de ce qu'il a appelé le début de la recherche dans ces sujets, disant que nous travaillons à « combler les lacunes » et quand elles seront remplies, nous allons également chercher à des négociations directes pour parvenir à un « accord-cadre » pour la paix.
Notons que le gouvernement de l’occupation israélienne dirigé par Netanyahu a refusé de geler la colonisation seulement pour 90 jours, selon l’appel américain en faveur des grandes garanties américaines et d’aide militaire, ce qu’avait considéré par les Palestinien comme un soutien américain aveugle et inacceptable au détriment des droits légitimes du peuple palestinien opprimé depuis plus de 63 ans.

L'occupation prolonge l'arrestation du détenu Aeid Doudin et exige son expulsion

[ 14/12/2010 - 12:48 ]
Ramallah – CPI
Le centre d'études d'Ahrar pour les captifs et les droits de l'homme a condamné la décision de l'occupation sioniste de prolonger la détention administrative du détenu Aeid Doudin, 44 ans, du village de Dora à al Khalil (Hébron).
Le directeur du centre, Fouad al-Khafach a déclaré que le détenu Doudin qui est arrêté depuis le 19 octobre 2007, est considéré comme le détenu administratif le plus ancien et que l'occupation a prolongé sa détention administrative pour la 11ème fois consécutive.
Il a ajouté que les services de renseignements sionistes refusent de libérer le détenu Aeid Doudin et insistent de l'emprisonner s'il n'accepte pas la décision de son expulsion à la Bande de Gaza, ce qui a été refusé par Doudin qui exige de rester sur ses terres même s'il doit rester toute sa vie en prison
Al-Khafach a indiqué que Doudin a passé plus de 13 ans dans les prisons sionistes dont 5 années de détention administrative et a un frère condamné à la perpétuité et arrêté depuis plus de 17 ans.
Il a appelé toutes les sociétés internationales et les organisations des droits de l'homme à la nécessité d'intervenir immédiatement pour assurer la libération du détenu Doudin avec plus de 170 détenus administratifs dans les prisons sionistes sans aucun jugement ou chef d'accusation.

Al-Rachaq : la réconciliation est l'alternative efficace pour affronter l'occupation

[ 14/12/2010 - 12:41 ]
Damas – CPI
Le membre du bureau politique du Hamas, Ezzat al-Rachaq, a appelé l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a annoncé sa véritable intention concernant la réconciliation nationale sur la base de l'attachement aux principes nationaux et au programme de la lutte et de la résistance.
Il a insisté sur le fait que la résolution du dossier sécuritaire sur la base du partenariat national entre toutes les factions palestiniennes représente une réelle garantie pour le succès de tout accord de réconciliation qui sera signé dans les prochains jours.
Dans ses déclarations à l'agence "Qods Press", al-Rachaq a condamné la partialité des Etats-Unis en faveur de l'entité sioniste, appelant à y faire face avec une réelle réconciliation nationale palestinienne qui se basera sur l'attachement aux principes nationaux et au choix de la résistance. Il a déclaré : « Nous avons vu que Mahmoud Abbas fait beaucoup allusion aux sept options alternatives qu’il possède, et Abbas doit affronter cette politique sioniste et la partialité américaine flagrante avec une position nationale forte et une intention sincère de réaliser la réconciliation en annonçant clairement l’arrêt de toutes les formes de coordination sécuritaire qui ne sert que l’occupation ».
« Abbas doit également annoncer l'arrêt des négociations et déclarer en toute franchise que 18 ans de négociations suffisent pour confirmer le manque de sérieux de l’occupation dans le processus de paix, et de se diriger vers une réconciliation nationale sur la base de l'attachement aux principes et au programme de la lutte et de la résistance », a ajouté al-Rachaq.
Le responsable du Hamas a déclaré que la résolution du dossier sécuritaire est très importante pour garantir la continuation de tout accord de réconciliation, en assurant que « le dossier sécuritaire est très sensible et doit être réglé avec une compréhension nationale ».
« Le haut comité sécuritaire formé selon les accords du Caire stipule qu'il sera formé selon le consensus national et non selon l'accord entre le Fatah et le Hamas, parce que l’alternative au consensus est la direction de tous les services de la sécurité par le Fatah, et notre peuple refuse cette option parce qu'il a souffert lorsque le Fatah utilise ce dossier contre les opposants et les résistants », a-t-il poursuivi.

Abou Zouhri appelle le Fatah a refusé de reprendre les négociations et face à la pression

[ 14/12/2010 - 08:53 ]
Gaza - CPI
Dr. Sami Abou Zouhri, le porte-parole du Hamas, a affirmé que les visites de l'émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell à la région, visant à faire pression sur le négociateur palestinien et les parties arabes dans le but de continuer à négocier avec l'occupant, en dépit de son intransigeance persistante et son refus de reconnaître les droits nationaux palestiniens.
«Les Etats-Unis ont fourni une récompense financière très généreux pour l'occupation,  il y a quelques jours, bien qu'elle ait refusé tout gel de la colonisation selon l’appel la demande américaine, ce qui confirme que le la poursuite de parier sur la position actuelle des États-Unis est un échec », a souligné Abou Zouhri lors d’une déclaration exclusive au Centre palestinien d’information, le lundi soir 13/12.
Le porte-parole du Hamas a invité l’autorité de Fatah à refuser la reprise des négociations et d’adopter une décision sérieuse pour confronter l’alignement américain en faveur de l'occupation.
« L’Europe doit attribuer des mesures tangibles en mettant la pression sur l’occupation israélienne, de lui obliger à respecter les droits légaux palestiniens, et de non pas publier que des promesses de cette façon », a ainsi ajouté Abou Zouhri en faisant allusion à l’intention européenne envers la création d’un état palestinien que la réalité sur terrain nous montre qu’il est tellement impossible d’accéder aux aspirations palestiniennes sous les crimes, violations, agressions, assassinats et offensives illimitées des forces sionistes, en ce qui concerne un état palestinien souverain et indépendant.

Le président iranien reçoit le convoi "Asie" à Téhéran

[ 14/12/2010 - 15:04 ]
Téhéran – CPI
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a accueilli le convoi "Asie" qui est arrivé à Téhéran dans un accueil populaire et officiel, dans son voyage vers la Bande de Gaza pour briser le sévère blocus sioniste imposé depuis plus de 5 ans consécutifs.
Dans son discours à la cérémonie d'accueil des membres du convoi, Ahmadinejad a déclaré que les terres de la Palestine connaissent actuellement une histoire d’injustice et d’oppression, et qu’il évident pour tous que l'entité sioniste a été créée sur la base d'un plan qui vise à contrôler la région du Moyen-Orient pour faciliter la tâche des occupants qui veulent contrôler le monde entier. Il a souligné que les sionistes méprisent les valeurs humaines et que leur mission est de détruire les cultures originelles des peuples et la réalité de l'homme.
En s'adressant aux participants au convoi, le président iranien a affirmé : « Ensemble, nous poursuivrons notre chemin et nous lutterons jusqu’à la libération de la ville occupée d'al-Qods, votre mouvement est le symbole de la victoire, et je vous souhaite la victoire, la liberté et la justice ».
Les résidents de Téhéran ont accueilli le convoi très chaleureusement, avec de nombreux étudiants des universités, des responsables iraniens, des dirigeants des partis et des représentants du bureau du Hamas à Téhéran qui ont participé à la cérémonie organisée dans le siège de l'université de Téhéran pour accueillir les membres du convoi asiatique anti-blocus imposé sur Gaza.
Dans le même contexte, les participants au convoi ont parlé d’une évolution majeure dans la structure politique internationale avec l'entrée des ONG comme un nouvel acteur sur la scène internationale, puisqu’elles jouent désormais un rôle important, loin des gouvernements et des pays.
D’autres ont également souligné l’impact des ONG dans la sensibilisation des peuples à la réalité vécue en Palestine, ce qui a levé le voile sur la réalité de l'occupation israélienne.
Un militant indien a confirmé qu’il ne peut pas se contenir lorsqu'il voit les crimes de l'occupation sioniste contre les enfants palestiniens, et qu'il est prêt à se sacrifier afin de briser le blocus et l'injustice sioniste imposés contre les Palestiniens.

"La flottille de la Liberté 2" naviguera au printemps prochain vers Gaza avec des bateaux de 20 pays

[ 14/12/2010 - 14:23 ]
Gaza – CPI
La « coalition de la Flottille de la Liberté » a annoncé que la deuxième flottille naviguera au printemps prochain vers la Bande de Gaza dans une nouvelle tentative de briser le sévère blocus sioniste imposé contre le secteur pour la 5ème année consécutive, malgré l'agression sioniste qu’a subie la première flottille causant le martyre de 9 militants turcs.
Dans une conférence de presse qui a eu lieu, hier lundi 13/12, à Rome, sous l'égide du syndicat des journalistes italiens qui a été attaqué par le lobby sioniste pour le dissuader d’accueillir la conférence, la coalition a déclaré que "La flottille de la Liberté 2" comprendra plus de 20 pays essentiellement européens.
La conférence de presse qui a retenu l’attention des médias italiens, s’est ouverte sur la présentation du livre "Verso Gaza" (la flottille de la Liberté pour Gaza), écrite par Angela Lano, journaliste à l'agence palestino-italienne de la presse, "Info Pal" et l'une des participants de la première flottille de la Liberté.
L'un des coordinateurs de la coalition de la flottille de la liberté en Italie, Germano Monte, a insisté sur la nécessité du soutien de l'Etat italien pour garantir la sécurité des militants qui accompagneront "la flottille de la liberté 2" pour empêcher la répétition du crime sioniste commis contre la première flottille, le 31 mai 2010.
« Les gouvernements doivent faire pression sur "Israël" pour protéger les militants internationaux qui participeront à "La flottille de la Liberté 2" », a déclaré Monte, considérant que l'attaque sioniste contre la première flottille est une violation de toutes les conventions et les lois internationales.
Notons que des dizaines d’associations et de mouvements et des centaines de citoyens italiens ont signé une pétition pour participer à la flottille internationale dans le but de contribuer au soutien des droits palestiniens.
De son côté, le porte-parole de la coalition internationale et membre de la campagne européenne anti-blocus imposé contre Gaza, Mohamed Hanoun, a déclaré que la coalition invitera les journalistes sur les ports, avant le lancement de la Flottille, pour surveiller le chargement des bateaux, afin de montrer que la mission de la flottille est purement humanitaire.

Les brigades d'al-Qassam : notre objectif est la libération de la Palestine

[ 14/12/2010 - 15:27 ]
Gaza – CPI
Les brigades d'al-Qassam, la branche militaire du mouvement du Hamas ont affirmé que leur objectif est la libération de la Palestine, et que la résistance représente le seul moyen de l’atteindre.
Dans un communiqué publié à l’occasion de la 23e commémoration annuelle du lancement du Hamas, les brigades d'al-Qassam ont insisté sur le droit des réfugiés palestiniens à retourner vers leurs maisons dans les territoires occupés en 1948, déclarant : « Les réfugiés font partie de notre peuple et leur retour est un droit légal, et les détenus sont les héros de la Palestine et les bougies de la Liberté, leur libération est en tête de nos priorités, quel qu’en soit le coût, ce sont nos principes qui ne peuvent être négociés, et les droits ne tomberont pas en prescription, c’est sur cette base que nous avons commencé et sur laquelle nous continuons ».
"Notre résistance a été créée pour répondre aux crimes de l'occupation," ont-t-elles ajouté, confirmant que l'ennemi sioniste « ne comprend que le langage de la force et ne sera arrêté que par la résistance que nous continuerons, la bataille est très longue, et nous avons promis à Allah d'être l’avant-garde de la nation dans la lutte contre le projet sioniste et ses agents sur les terres de la Palestine arabo-islamique ».
Les brigades ont poursuivi : « Notre mouvement béni a été lancé il y a 23 ans, taillant dans les rochers de complots et des intrigues, bravant les tempêtes de la tromperie qui peuvent faire disparaître les montagnes, saisissant les braises de la religion et s’accrochant à la corde d'Allah sur le chemin des premiers fidèles véridiques, qui font leur chemin vers la promesse d’Allah avec l’inéluctabilité de la victoire et de l’autonomie ».
« Notre mouvement du Hamas a traduit ses slogans par des faits concrets qui vibrent de force, fidélité, loyauté et don de soi, il a supporté al-Qods, al-Aqsa et la Palestine, a combattu pour les réfugiés et les détenus. Il a protégé les principes du peuple et de la Nation et n'a pas reconnu la légitimité de l'occupation sur la terre de la Palestine », ont-elles affirmé.
Enfin, les brigades d'al-Qassam ont exposé leurs objectifs et leurs slogans et ont rappelé leurs leaders et les dirigeants du Hamas qui sont tombés en martyre, en montrant qu'il a présenté durant les 23 dernières années 1808 martyrs Moudjahiddins parmi ses fils, en expliquant leur histoire depuis la révolution des mosquées en 1987 jusqu'à la bataille de Fourkan en 2008-2009 dans une grande série de résistance, de lutte et sacrifices.

Hamas porte le flambeau de la résistance et le maintien des droits

Damas – CPI
Le Hamas a affirmé que la résistance est son choix et chemin vers la victoire et la libération, et ses armes resteront ouvertes pour protéger al-Qods occupée, al-Aqsa, les constantes nationales et le peuple palestinien, quelle que soit les obstacles, en soulignant qu'il s'agit d'une véritable alternative aux illusions du prétendu processus de paix.
Pas d'alternance au droit de retour
Hamas a réitéré, dans un communiqué publié mardi 14/12, dont le Centre palestinien d’Information a reçu une copie, à "l'occasion du 23ème  anniversaire de sa création", en renouvelant sa promesse pour le peuple palestinien qu'il demeure s'attacher au droit de retour, de libérer tous les territoires occupés par la brutalité et lâcheté de l’occupation sioniste, et pour la création d'un Etat palestinien avec al-Qods sainte comme capitale.
Elle a insisté que Jérusalem (al-Qods occupée) est une partie intégrante et primordiale de la terre de Palestine historique, ainsi la première destination (Qibla) des musulmans.
L(JPG) e Hamas a refusé décisivement d'accepter toute négociation autour d’al-Qods, tout en précisant que la protection de la ville d’al-Qods et tous les lieux saints islamiques et chrétiens est "un devoir sacré, national, arabe et islamique", affirmant qu’il fait face avec le peuple et ses autorités nationales et islamiques contre toutes les tentatives de judaïsation de ses lieux symboliques, ainsi face aux expulsions et déportation de ses familles et ses adjoints et symboles nationaux.
Le Hamas s’est félicité de la fermeté et des positions courageuses "de 4 députés d’al-Qods" qui ont refusé et résisté à la décision "injuste et arbitraire" des autorités sionistes stipulant leur expulsion de leurs terres et ville sainte.
L'unité est la réelle voie
Le Hamas a confirmé sa position et sa quête permanente pour rétablir l'unité nationale, à mettre fin de l'état de division et de la réalisation de la réconciliation sur la base de défendre les droits et "les constantes nationales", ainsi son droit à résister jusqu'à la fin de l'occupation. Appelant le mouvement de Fatah à donner la priorité à l'intérêt national suprême face aux intérêts partisans et de travailler sérieusement ensemble pour parvenir à la réconciliation et de rejeter les interventions extérieures qui cherchent à maintenir la situation de division au profit de l’occupation et ses projets colonialistes.
Le mouvement a appelé le « Groupe d'Oslo » à cesser,  les négociations vaines, de courir derrière le mirage du compromis et les illusions de négociations intitules, l’invitant à l’importance de maintenir le choix de la résistance et de fermeté. Ajoutant que les droits nationaux ne s’arracheront que par le "djihad et la résistance" et non plus d’être mendiés.
Appel à mettre fin à la coordination sécuritaire et aux négociations
Hamas a estimé que la coordination de la sécurité entre les services sécuritaires de l'autorité de Ramallah et l’ennemi occupant israélien est un "poignard  empoisonnée dans le dos du peuple palestinien", appelant à Mahmoud Abbas de prendre une décision courageuse pour cesser  immédiatement cette coopération qui ne serve que l’occupation, ainsi transformant ses services à un outil pour traquer et pourchasser les Moudjahiddins (combattants anti-colonialistes) et les résistants palestiniens.
Le communiqué a demandé à la Ligue arabe de lever la couverture politique pour toutes les formes de négociations avec l'ennemi sioniste et retirer l'initiative de paix arabe, après preuve, à maintes reprises, de ces vaines négociations, ainsi le "bardage et la complicité" de l'administration américaine avec l’occupation et ses projets coloniales.
Le communiqué a ainsi appelé les dirigeants et gouverneurs des pays arabes à agir rapidement pour lever le "siège injuste" contre la population de la bande de Gaza, sur la base des résolutions de la Ligue arabe et l'engagement de devoir religieux aussi national envers la cause palestinienne.
Le Hamas a remercié et salué les "héros membres des convois de la flottille" de la liberté qui confrontent des grands défis très dangereux, terrestres et maritimes, essayant de soulager le blocus arbitraire, inhumain de l’entité sioniste sur la bande de Gaza, mentionnant et satisfaisant en particulier "du brave peuple turc qui a fourni 9 martyrs de la flotte de la liberté qui était en destination pour briser le siège injuste sur Gaza".
Les prisonniers sont dans nos cœurs
Le Hamas a insisté que la question des prisonniers est évidemment présente dans son cœur  et sa conscience, confirmant qu’elle est "primordiale et prioritaire" parmi les intérêts nationaux.
« Nous ne nous rassurons qu’après la libération de nos héros détenues et nous effectuons tous les efforts possibles pour accéder à une procédure d’échange honorable et selon les exigences légales de la résistance », a également affirmé le Hamas dans son communiqué.
Le communiqué a ainsi précisé que le caporale sioniste, "Gilad Chalit" ne sera libéré qu’après la libération d’un grand nombre des héros détenus palestiniens, tout en portant le premier ministre du gouvernement sioniste responsable de l’échec des efforts allemands à cet égard.
En effet, Hamas a terminé son rapport en insistant sur "sa position patriotique" en soutenant les aspirations des Palestiniens dans les territoires occupés en 1948, "face à la barbarie, au nazisme, racisme et fascisme des autorités occupantes" qui s’attachent à anéantir tout ce qui est palestinien, en exécutant un nettoyage ethnique contemporain vis-à-vis le peuple palestinien opprimé, il y a plus de 63 ans, tout en saluant le Chef du mouvement islamique à l’intérieur des territoires de 48, en le félicitant suite de sa libération des geôles sionistes, l’encourageant à poursuivre son "rôle historique" pour la lutte à al-Qods occupée et sa mosquée bénie d’al-Aqsa. 

Le vingt-troisième anniversaire du Hamas, les points forts et les moins forts

[ 15/12/2010 - 00:14 ]
Gaza – CPI
Ces jours-ci, nous vivons le vingt-troisième anniversaire du mouvement de la résistance islamique Hamas. Ce mouvement populaire, en Palestine et ailleurs, attire l’attention de beaucoup d’observateurs. Le mouvement a son poids sur la scène palestinienne ; quels sont ses points forts et les moins forts ?
Beaucoup d’analyses politiques confirment que le Hamas est devenu un mouvement populaire bien répandu, une faction exemplaire de résistance. Il a pu hisser la cause palestinienne vers le haut, après une détérioration dangereuse.
En revanche, le mouvement du Hamas n’a pas réussi à tisser un cadre diplomatique capable de tisser des relations internationales fortes. Il met cependant un point d’honneur à consolider ses relations locales. Alors, il est temps d’y penser et de travailler sérieusement, disent des analystes.
Les points forts
De jour en jour, la popularité du Hamas augmente sur tous les niveaux, local, arabe et international, confirme l’analyste politique Hani Al-Bassous. Les délégations venant rendre visite à la bande de Gaza le confirment. Beaucoup d’institutions le soutiennent pour son attachement à ses principes.
Vingt-trois ans après sa naissance, il est une partie intégrante de l’ensemble du mouvement islamique qui se répand dans le monde. Il a ses positions politiques fortes. Il incarne toutes lignes et les repères nationaux. Défendant le droit du peuple palestinien, il représente un soutien considérable au mouvement islamique national.
Pour sa part, l’analyste politique Dr. Saïd Baraka voit dans le Hamas un mouvement palestinien qui puise sa force de l’Islam et de son adoption du djihad et de la lutte armée contre l’occupation israélienne.
Le mouvement du Hamas a ajouté un chapitre remarquable au livre de la résistance palestinienne, surtout à l’époque du martyr Yahya Ayyach où le Hamas a grandi, en intensifiant la résistance contre l’occupant.
Points positifs, points négatifs
Le Hamas a bien réussi ses actions sociales et nationales. Il a su respecter ses positions politiques et pousser la cause palestinienne vers un niveau plus haut, ajoute Al-Bassous. Le Hamas se met sur la première ligne pour défendre notre peuple et la nation arabo-islamique.
Au niveau local, la sécurité de la bande de Gaza s’est beaucoup améliorée ; c’est un point positif. Cependant, le mouvement n’a su tisser des relations politiques internationales, en contrariant ces quelques pays qui ne veulent pour lui un quelconque rôle dans le monde.
Il continue à ajouter que le mouvement du Hamas ne travaille assez pour renforcer son front extérieur, en tissant des relations diplomatiques. En effet, il lui manque des cadres politiques avec les habiletés adéquates, qui parlent plusieurs langues. Il devra savoir qu’il ne peut vivre hors du monde.
De son côté, Baraka dit que le Hamas a réussi à être un mouvement populaire modèle. Il a pu bâtir des institutions de premier ordre. Le blocus imposé sur Gaza a fait du Hamas une star dans le monde ; malgré ce fait, il vit toujours un isolement politique.
Malheureusement, le Hamas n’a pas su travailler, au niveau politique, avec toutes les couleurs de la scène politique, une erreur qu’il devra éviter.
Des points de vue
Le Hamas est au gouvernement. Et dans ce domaine, il a bien réussi. Il a pu assuré la sécurité du citoyen. Il a réussi ses coordinations avec toutes les factions palestiniennes pour faire face à toute agression contre la bande de Gaza, dit Al-Bassous.
Mais Baraka croit que le fait d’être au gouvernement n’est pas au profit du Hamas. Ce qui a servi le Hamas, c’est la résistance.
A l’occasion de son vingt-troisième anniversaire, on se pose des questions sur la capacité du Hamas à préserver ses principes nationaux, en dépit des menaces de l’occupation israélienne et des pressions extérieures.

Racisme : les Israéliens persistent et signent

Alors que le processus de paix est en panne suite aux tergiversations israéliennes, un autre aspect, qui les complète d’ailleurs, est de plus en plus mis en évidence. L’escalade de cette vision du refus de l’autre, le Palestinien, et de le considérer comme tout à fait étranger sur sa propre terre. Quelque 250 rabbins israéliens se sont joints à 50 de leurs condisciples qui avaient appelé dans une lettre à interdire la vente ou la location de maisons ou de terrains à des non-juifs, une initiative qui a témoigné d’un racisme évident.
Parmi les nouveaux signataires du manifeste figurent des rabbins fonctionnaires qui assurent les services religieux (dont les mariages) dans les municipalités, ainsi que des directeurs de yéchivot (séminaires talmudiques) aussi bien en Israël que dans les colonies de la Cisjordanie. Et de se servir de la religion comme alibi : « La Torah interdit de vendre à un étranger une maison ou un champ de la Terre d’Israël (Eretz Israël) », écrivent ces rabbins dans une lettre publique dont les agences de presse ont obtenu copie. « Quiconque vend ou loue un appartement (à des non-juifs) dans un quartier où vivent des juifs cause un grand tort à ses voisins, vu que le mode de vie (des non-juifs) est différent de celui des juifs, qu’ils nous persécutent et viennent s’immiscer dans notre existence », estiment les signataires.
Cet appel vise évidemment les Arabes d’Israël. Et si des officiels israéliens ont tenté de se désolidariser, il a normalement déclenché les protestations des Arabes israéliens et les critiques d’associations de défense des droits de l’homme. La communauté des Arabes israéliens, descendant des 160 000 Palestiniens restés sur leur terre après la création de l’Etat juif en 1948, compte 1,3 million de personnes, soit 20 % de la population d’Israël. Elle souffre de discriminations, notamment en ce qui concerne l’emploi et l’achat d’appartements dans des localités juives. Et ces idées ne sont guère celles d’une petite minorité d’Israéliens. Selon un sondage publié la semaine dernière, 46 % des Israéliens juifs ne veulent pas vivre auprès de voisins arabes et 53 % estiment que l’Etat hébreu devrait encourager les Arabes à émigrer. C’est ce que pense l’establishment israélien d’ailleurs, d’où tous ces obstacles face au processus de paix. L’idée principale est qu’il n’y ait plus de Palestiniens.
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La guerre d’Israël contre les enfants de Jérusalem : une honte !

Publié le 14-12-2010

Jonathan Cook révèle la brutalité infligée par la police israélienne à des mineurs palestiniens. 1200 d’entre eux ont été arrêtés en un an, dont certains n’ont que sept ans, ce qui n’empêche ni les interrogatoires hors de la présence d’un avocat ou d’un parent, ni les violences physiques. Récit effrayant.
"L’année dernière, des enquêtes pénales ont été ouvertes à Jérusalem-Est contre plus de 1200 mineurs palestiniens accusés de jets de pierres, selon les statistiques réunies par l’Association des Droits Civils en Israël (ACRI). C’était deux fois le nombre d’enfants arrêtés l’an passé dans le territoire palestinien beaucoup plus vaste de la Cisjordanie.
La plupart des arrestations se sont produites dans le quartier de Silwan, proche de la Vieille Ville de Jérusalem, là où 350 colons juifs extrémistes ont installé parmi 50 000 résidents palestiniens plusieurs enclaves lourdement protégées.
A la fin du mois dernier, signe d’une irritation croissante devant les arrestations, on rapporte qu’à Silwan une foule importante a empêché les policiers d’arrêter Adam Rishek, un garçon de sept ans accusé d’avoir lancé des pierres. Ses parents ont ensuite porté plainte en déclarant qu’il avait été frappé par les policiers.
Les tensions entre les résidents et les colons n’ont cessé de croître depuis que la municipalité de Jérusalem a dévoilé en février un programme de démolition de douzaines de maisons palestiniennes dans le secteur de Boustan, afin d’y développer un parc archéologique à thématique biblique, géré par Elad, un organisme de colons.
Le programme est actuellement en suspens, suite à des pressions américaines sur Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien. Fakhri Abou Diab, un responsable local, a averti que les heurts réguliers entre les jeunes de Silwan et les colons pourraient déclencher un soulèvement massif des Palestiniens. « Nos enfants sont sacrifiés à l’objectif des colons d’éliminer notre communauté », a-t-il déclaré.
Dans un rapport récent, intitulé « Espace d’insécurité », l’ACRI concluait que, dans la purge contre les lanceurs de pierres, la police fait peu de cas des droits civiques des enfants, et qu’elle laisse chez de nombreux mineurs de profonds traumatismes émotionnels.
Des témoignages collectés par les groupes de défense des droits de l’homme révèlent un schéma dans lequel les enfants sont arrêtés lors de descentes au petit matin, menottés et interrogés durant des heures sans qu’un parent ou un avocat soit présent. Dans de nombreux cas, les enfants ont fait état de violence physique ou de menaces.
« Particulièrement troublants sont les témoignages d’enfants de moins de douze ans - âge minimal fixé par la loi israélienne pour la responsabilité pénale des Palestiniens– emmenés pour être interrogés, et qui n’ont pas été épargnés par les interrogatoires brutaux et abusifs », indique Yehudit Karpm, ancien avocat général israélien.
A la différence de la Cisjordanie, régie par la loi militaire, les enfants de Jérusalem-Est suspects de jets de pierre sont supposés passibles de la loi pénale israélienne. Israël a annexé Jérusalem-Est en 1967, suite à la guerre des six jours, en violation du droit international, et ses 250 000 habitants palestiniens sont considérés comme résidents permanents d’Israël. Les mineurs, définis comme quiconque est âgé de moins de 18 ans, devraient être interrogés par des agents spécialement formés et uniquement durant la journée. Les enfants doivent avoir la possibilité de consulter un avocat, et un parent devrait être présent.
Ronit Sela, une porte-parole de l’ACRI, a déclaré que son association avait été choquée par le grand nombre d’enfants arrêtés à Jérusalem-Est au cours des derniers mois, souvent par des policiers en civil. « Nous avons reçu de nombreux témoignages d’enfants qui décrivent des expériences de violence terrifiante, aussi bien lors de leur arrestation que durant l’interrogatoire qui a suivi ».
Muslim, dix ans, habite dans le quartier de Boustan une maison dont les autorités israéliennes ont ordonné la démolition. Son cas est mentionné dans le rapport de l’ACRI. Lors d’une interview, il a dit avoir été arrêté à quatre reprises cette année, bien qu’il soit en dessous de l’âge de responsabilité pénale. La dernière fois, en octobre, il a été arraché de la rue par trois policiers en civil qui avaient sauté d’une camionnette.
« Un des hommes m’a attrapé par derrière et a commencé à m’étouffer. Le second a saisi ma chemise et l’a déchirée dans le dos et le troisième m’a attaché les mains derrière le dos, liées par des cordes en plastique. ‘Qui a lancé des pierres ?’ m’a demandé un des hommes. J’ai dit que je n’en savais rien. Il a commencé à me taper sur la tête et je criais tant j’avais mal »
Muslim a été jeté en prison, et libéré six heures plus tard. Un médecin du quartier a relaté que le garçon avait des plaies sanguinolentes aux genoux, et des ecchymoses en plusieurs endroits du corps. Le père de Muslim, dont deux fils sont en prison, a dit que l’enfant était réveillé par des cauchemars et ne pouvait plus se concentrer sur son travail scolaire. « Cette affaire l’a dévasté ».
Selon Mme Sela, les arrestations ont notoirement augmenté à Silwan depuis septembre, quand on a vu sur écran David Beeri, directeur de l’organisme de colons Elad, foncer au volant sur deux garçons qui lançaient des pierres sur sa voiture. L’un d’eux, Amran Mansour, 12 ans, qui avait été précipité sur le capot, a été arrêté peu après lors d’un raid du petit matin dans la maison de sa famille.
C’est aussi en octobre que neuf députés israéliens de droite se sont plaints du lancement de pierres contre leur minibus, alors qu’ils faisaient une "visite de solidarité" à Beit-Yonatan, une grande maison de Silwan contrôlée par les colons. Les tribunaux israéliens avaient ordonné la démolition de la maison, mais le maire de Jérusalem, Nir Barkat, avait refusé d’exécuter l’ordre. A la suite de cette attaque, Yizhak Aharonovitch, ministre de la sécurité publique, avait averti : « Nous mettrons fin aux jets de pierres par le moyen de forces en uniformes et en civil, et nous ramènerons le calme ». Le mois dernier, la police a annoncé que les arrestations à domicile seraient utilisées plus systématiquement contre des enfants, et que des pénalités financières allant jusqu’à 1 400 dollars US seraient infligées aux parents.
B’Tselem, une association humanitaire israélienne, a relaté le cas de A.S., 12 ans, emmené pour interrogatoire à la suite d’une arrestation à trois heures du matin. « J’étais agenouillé en face d’un mur. Chaque fois que je bougeais, un homme en civil me frappait la nuque de sa main… L’homme m’a demandé de me prosterner sur le sol et de lui demander pardon, mais j’ai refusé et je lui ai dit que je ne me prosterne devant personne d’autre qu’Allah. Pendant tout ce temps, je sentais une douleur intense aux pieds et aux jambes, j’avais très peur et j’ai commencé à trembler ». Dans une déclaration, B’Tselem a remarqué : « On a peine à croire que les forces de sécurité auraient agi de même envers des mineurs juifs ».
Micky Rosenfeld, porte-parole de la police, a nié que la police ait violé les droits des enfants. « Il est de la responsabilité des parents de mettre un terme à la conduite criminelle de leurs enfants », a-t-il ajouté.
Selon Jawad Siyam, un militant local à Silwan, le but des arrestations et l’activité accrue des colons est de « nous rendre la vie insupportable, et de nous expulser de la zone ».
Les 80 experts qui ont écrit à M.Netanyahu avertissent que la maltraitance des enfants conduit à des désordres post-traumatiques de stress tels que cauchemars, insomnie, énurésie et peur constante des policiers et des soldats ». Ils ont aussi souligné que le droit à la scolarisation était dénié aux enfants sous arrestation prolongée.
L’an passé, le Comité des Nations Unies contre la torture a exprimé sa « profonde préoccupation » devant le traitement infligé par Israël aux mineurs palestiniens, Israël violant ainsi la Convention sur les Droits de l’Enfant dont il est signataire. Au cours des 12 derniers mois, l’organisme Defence for Children International a fourni aux Nations Unies les détails relatifs à plus de 100 enfants qui déclarent avoir été physiquement ou psychologiquement maltraités dans des prisons militaires."
Par Jonathan COOK
Source : http://www.redress.cc/palestine/jcook20101214
Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

Echec anticipé

Les dirigeants palestiniens ont accueilli très fraîchement, sans cacher leur scepticisme, les déclarations de Hillary Clinton en vue d’une hypothétique relance du processus de paix via des négociations indirectes avec Israël.
Face à l’échec de la stratégie de l’administration Obama, qui n’a pas réussi à obtenir d’Israël un nouveau gel de la colonisation, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a proposé de donner un nouvel élan aux négociations, pour sortir le processus de paix israélo-palestinien de l’impasse des colonies, appelant les deux parties à s’attaquer sans délai au fond du dossier. « Nous allons pousser les parties à présenter leurs positions sur les sujets-clés sans délai et en détail », a déclaré la secrétaire d’Etat américaine à Washington, dans un discours prononcé face à de nombreux responsables politiques des deux camps. « Les Etats-Unis ne seront pas un partenaire passif », a-t-elle promis. « Nous travaillerons à réduire les désaccords, en posant les questions difficiles, en attendant de vraies réponses et en proposant nos idées quand cela sera nécessaire », ajoute-t-elle. Celle-ci s’exprimait quelques jours après l’annonce que Washington renonçait à obtenir d’Israël un nouveau moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie. Cette question lancinante a empoisonné le processus de paix, conduisant à l’interruption, à peine un mois après son lancement en septembre, du dialogue direct que Washington avait réussi à rétablir entre Israël et les Palestiniens. Ces derniers ont d’ailleurs répété avec force, toute cette semaine, qu’une reprise du dialogue direct était exclue tant que la colonisation continuera.
D’ailleurs, la proposition de Clinton a été accueillie avec scepticisme par les dirigeants palestiniens. « Les Etats-Unis remettent sur le tapis des négociations indirectes avec Israël, ce qui veut dire qu’ils n’ont rien à proposer pour le moment », a déclaré le négociateur palestinien Mohammed Shtayyeh. « Il n’est pas raisonnable que les Etats-Unis s’abstiennent de prendre position et laissent les parties négocier sans fixer d’objectif final », a-t-il estimé.
En rappelant que depuis 19 ans, Israël et les Palestiniens négocient en vain, en référence à la conférence de Madrid de 1991 qui avait lancé le processus de paix, il a réclamé à Washington une position plus ferme face à Israël.
Selon Shtayyeh, elle devrait consister à reconnaître un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre israélo-arabe de juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, ou du moins annoncer que tel sera l’objectif final des négociations. Mahmoud Abbass ne cachait pas son soupçon, en rejetant « l’ancien mode de négociations et son cortège de réunions » sans résultats. « Au bout du compte, nous aurons perdu encore une année et on nous dira alors que l’administration (américaine) ne peut s’impliquer, vu qu’elle est absorbée par les préparatifs des élections » présidentielles, a-t-il souligné.
Côté israélien, le cabinet réuni dimanche s’est abstenu de réagir officiellement, tout en laissant apparaître des désaccords internes. Baignant dans l’ironie et le ridicule, l’entité sioniste fait la victime, en faisant croire, par le biais de son ministre de l’Environnement Gilad Erdan, qu’elle va continuer à œuvrer pour la paix, étant bien entendu que son prix ne soit pas tel qu’il menacerait son existence et son avenir, tout en écartant un retrait global de la Cisjordanie et d’Al-Qods-Est.
Erdan a fait savoir que le gouvernement n’était pas prêt à discuter des questions-clés du conflit « un chronomètre à la main » sous la pression américaine. De sa part, Netanyahu lui-même a désavoué son ministre de la Défense Ehud Barak, qui a évoqué à Washington l’hypothèse d’une partition de Jérusalem dans le cadre d’un règlement de paix. « Jérusalem sera discuté à la fin (...) Jérusalem-Ouest et les (quartiers) juifs pour nous, les quartiers arabes peuplés de réfugiés pour eux, et une solution négociée pour les lieux saints », a prévenu M. Barak, chef du Parti travailliste (centre-gauche).
Un responsable du bureau de Netanyahu a affirmé que les commentaires du ministre de la Défense ont été exprimés sans la moindre coordination avec le premier ministre. « Ils représentent des opinions connues depuis longtemps (de M. Barak) mais certes pas les vues du gouvernement », a-t-il ajouté. Une opinion partagée par Benyamin Ben Eliezer, l’un des ministres travaillistes, qui a évoqué la menace d’un départ de son parti du gouvernement si les « négociations de paix sont gelées » du fait de l’intransigeance d’Israël. Dans cette optique, l’émissaire américain, Washington, a dépêché à cet effet, pour une énième tournée dans la région, l’émissaire américain George Mitchell qui va reprendre son bâton de pèlerin et devra rencontrer Benyamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbass. Mme Clinton veut amener les parties, chacune en tête-à-tête avec les Etats-Unis, à se concentrer désormais sur les paramètres centraux d’un accord de paix : la question des frontières, celle du statut de Jérusalem, celle des réfugiés et le sort définitif des colonies. « Si les Etats-Unis n’ont même pas pu convaincre les Israéliens de geler les colonies, comment pourront-ils les persuader des questions aussi cruciales que Jérusalem, les réfugiés ou les frontières ? », s’est interrogé l’analyste palestinien Hani Al-Masri l
Inès Eissa

mardi 14 décembre 2010

Sheikh Raed Salah libéré: les prisonniers palestiniens sont des prisonniers de guerre

Rim, le 13 décembre 2010.

Dans une déclaration à son peuple, juste après sa libération, sheikh Raed Salah qui vient de passer 5 mois en prison pour avoir défendu la mosquée al-Aqsa et la ville d'al-Qods, contre leur judaïsation, il a précisé que les prisonniers palestiniens détenus dans les geôles de l'occupation sioniste sont des prisonniers de guerre et doivent être immédiatement libérés et que le monde entier doit le savoir.
Il a ajouté que ces cinq mois passés sont les meilleurs de sa vie, puisqu'il les a passés auprès de Dieu, en priant, jeûnant et en récitant le Coran. Il a de plus précisé qu'il a rédigé trois livres au cours de son emprisonnement.
Sheikh Raed Salah a notamment évoqué les jugements qui l'attendent encore, disant qu'il ne les craignait pas, que tous ces procès intentés par l'occupation sont teintés d'ignorance et de sottise et sont de courte vue.
Interdit d'entrer dans la mosquée al-Aqsa, il a conclu que personne ne pouvait lui interdire d'y entrer quand il lui faut entrer. Il ne reconnaît aucunement les ordres militaires de l'occupation et il continuera à répéter: par notre âme et par notre sang, nous nous sacrifions pour al-Aqsa.

Négociations Russie-Hamas dans la capitale syrienne

12:14 13/12/2010
MOSCOU, 13 décembre - RIA Novosti
L'envoyé spécial russe pour le Proche-Orient et vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Saltanov s'est entretenu dimanche à Damas avec le président du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal, selon un communiqué de la diplomatie russe.
"Les deux parties ont procédé à un échange de vues sur le règlement palestino-israélien à la lumière du refus d'Israël de geler la colonisation des territoires occupés. M. Saltanov a souligné que dans la situation complexe actuelle, toutes les parties devaient faire preuve de la retenue et d'éviter toute démarche susceptible d'entraîner une escalade des tensions", stipule le communiqué.
"M. Saltanov a confirmé la nécessité d'intensifier les efforts afin de restaurer l'unité palestinienne", indique le document.
Lancées le 2 septembre dernier, les négociations palestino-israéliennes directes ont été suspendues trois semaines plus tard, suite au refus d'Israël de proroger le gel de la colonisation en Cisjordanie. En novembre, les autorités israéliennes ont approuvé la construction de 1.300 nouveaux logements juifs à Jérusalem-Est.
Les Palestiniens qualifient la colonisation juive en Cisjordanie de principal obstacle aux négociations directes avec Israël.
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