mercredi 15 juillet 2009

Le choix du Hamas à l’ère Obama : reconnaissance ou résistance ?

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Ali Abunimah

par Ali Abunimah*

En tendant la main au Hamas sous conditions, le président Obama a placé le mouvement de résistance face à un dilemme : soit accepter ces préconditions et se renier, soit les refuser et s’enfermer dans une impasse. Dans un long discours de réponse, Khaled Mechaal a courageusement réaffirmé les objectifs de son mouvement sans fermer la porte. Ce faisant, observe Ali Abunimah, le Hamas repositionne sa rhétorique pour préserver son intégrité.

Dans son important discours politique du 25 juin dernier, Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas, a tenté l’impossible : présenter l’organisation de résistance islamique palestinienne comme un partenaire bien disposé à l’égard d’un processus de paix mené par les États-Unis, tout en restant attaché aux principes et aux bases du mouvement politique.

C’est le dilemme auquel chaque direction palestinienne, voire presque tout mouvement de libération, finit par devoir se confronter. C’est un choix, comme l’a souligné le politologue Tamim Barghouti, entre reconnaissance et légitimité. Selon Barghouti, confrontée au même dilemme, la vieille garde de la direction de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), a choisi la reconnaissance et a perdu sa légitimité, ouvrant la voie à l’émergence du Hamas. À présent, c’est au tour du Hamas : le prix exigé par les USA et leurs alliés pour que le Hamas soit pris comme interlocuteur est l’abandon des principes mêmes sur lesquels le mouvement a construit son soutien populaire.

Le discours de près d’une heure que Mechaal « a adressé au peuple palestinien et au monde » était présenté comme une réponse aux discours du Président Obama au Caire [1]et du Premier Ministre israélien Netanyahou mi-juin [2].

Dans son discours du Caire, Obama appelait les États-uniens et les musulmans à s’engager dans « un effort soutenu pour s’écouter les uns les autres ; pour apprendre les uns des autres ; pour se respecter les uns les autres, et pour chercher un terrain commun ». S’il parle sérieusement, il devrait - de même que les autres - prêter attention à ce que le Hamas dit devant des audiences intérieures, régionales et internationales. Les objectifs de Mechaal - très tendus - étaient de montrer que son mouvement est prêt à traiter avec les USA, à tracer des lignes rouges, à rassurer les partisans du mouvement et les Palestiniens en général et à gérer les dissensions internes palestiniennes.

Tout d’abord, le discours cherchait à présenter le Hamas comme un mouvement nationaliste dont l’islamisme correspond à un grand consensus palestinien. Mechaal s’est servi d’un message explicitement œcuménique pour contrer les revendications de nature exclusivement juives de Natanyahou sur la terre de Palestine. Selon Mechaal, les racines des Palestiniens remontent à des milliers d’années « dans ce pays béni de prophètes et de messages, celui de l’ascension nocturne [de Mahomet], des lieux saints musulmans et chrétiens - mosquée al-Aqsa, Dôme du Rocher, églises de la Nativité et du Saint-Sépulcre ».

De manière plus générale, il a cherché à dépeindre les musulmans comme représentant les vraies valeurs auxquelles les Occidentaux se disent les plus attachés et à dissocier le Hamas de comparaisons caricaturales et fausses comme avec les Talibans. « Nous [musulmans] sommes ceux qui ont présenté au monde et à l’humanité la science, la civilisation, la culture et les grandes valeurs humanitaires, des valeurs telles que justice, liberté, égalité, compassion et tolérance, et les valeurs d’interaction et non pas de confrontation entre les civilisations » a déclaré Mechaal.

Il s’est réjoui d’un « changement de ton » du Président Obama mais en soulignant à plusieurs reprises que seul un changement de politique serait pris en compte. Il a néanmoins vu dans ce ton nouveau le fruit de « la persévérance opiniâtre du peuple de la région, résistant en Palestine, au Liban, en Irak et en Afghanistan ». Selon Mechaal, une telle résistance a contrarié les plans de l’administration de l’ancien président George W. Bush pour dominer la région, obligeant les électeurs étatsuniens à chercher une autre voie pour sortir leur pays de crises et de bourbiers croissants.

Il a admonesté les leaders qui ont « fait la promotion et le marketing » des politiques de Bush. « Si le peuple de la région les avait écoutés, dit Mechaal, la politique de Bush et des néo-conservateurs aurait peut-être réussi et la situation de la région serait inimaginablement pire ». Mechaal a exprimé le scepticisme ambiant tout en espérant peut-être que les promesses d’Obama vaudraient plus que les paroles similaires à propos de la Palestine prononcées par l’administration Bush.

Répondant à la leçon d’histoire d’Obama, Mechaal n’a pas cherché à nier l’Holocauste nazi mais à se l’approprier. Il a engagé Obama à réfléchir en détail sur « les souffrances des juifs et leur Holocauste en Europe, tout en ignorant nos souffrances actuelles et l’holocauste israélien contre notre peuple palestinien, qui se poursuit depuis des décennies ».

Il a souligné que même si les Palestiniens n’ont entendu que des paroles, ils étaient prêts à juger les États-Unis sur leurs actes, qui devraient « commencer par la reconstruction de Gaza et la levée du blocus, la fin de l’oppression et de la pression sécuritaire en Cisjordanie, permettant la mise en œuvre d’une réconciliation palestinienne sans pressions ni interférences extérieures ».

La « seule chose » qui puisse convaincre les Palestiniens, les arabes et les musulmans, a affirmé Mechaal, « ce sont une volonté et des efforts états-uniens et internationaux véritables pour cesser l’occupation et lever l’oppression qui pèse sur notre peuple, lui permettre d’exercer ses droits à l’autodétermination et la réalisation de ses droits nationaux ». Si l’administration Obama prend une telle initiative, ajoute Mechaal, « alors nous-mêmes et toutes les forces de notre peuple serons prêts à coopérer avec elle et avec tout effort international dans cette direction ».

« Le nouveau langage [d’Obama] envers le Hamas, soulignait Mechaal, est le premier pas dans la bonne direction vers un dialogue direct sans conditions ». Et c’est là le point crucial. Négocier avec le Hamas, dit Mechaal, doit se baser sur la reconnaissance de son mandat démocratique et non via l’imposition de conditions arbitraires telles que celles du Quartette, qui appellent le mouvement à reconnaître Israël, à renoncer à la violence et à reconnaître les accords déjà signés.

Mechaal a réaffirmé les lignes rouges politiques du Hamas tout en conservant un sens de la flexibilité. En particulier, Mechaal :

* a rejeté l’État palestinien envisagé par le leader israélien comme « une entité déformée, une vaste prison pour la détention et la souffrance, et non la maison nationale que mérite un grand peuple ».

* a rejeté l’exigence d’Israël d’être reconnu comme un « État juif » - et a lancé un avertissement contre toute connivence arabe ou palestinienne - « parce que cela signifie supprimer le droit au retour dans leurs maisons de six millions de réfugiés, et l’expulsion forcée hors de leurs villes et villages de notre peuple dans les territoires de 1948 [citoyens palestiniens d’Israël] ». L’exigence d’Israël, selon Mechaal, n’est pas différente des demandes racistes faites par l’Italie fasciste et les nazis.

* a réaffirmé la précédente acceptation par le Hamas du « programme qui représente les exigence minimales de notre peuple » pour « l’établissement d’un état palestinien dont la capitale est Jérusalem avec la souveraineté complète sur les frontières du 4 juin 1967, après la levée des forces d’occupation et le démantèlement de toutes les colonies, et la réalisation du Droit au Retour ».

* a réaffirmé que « le Droit au Retour des réfugiés dans les maisons d’où ils ont été expulsés en 1948 est un droit national et un droit individuel détenu personnellement » par les réfugiés « et aucun leader ni négociateur ne peut y renoncer ou transiger ».

Mechaal a également offert une réponse nuancée à l’appel d’Obama aux Palestiniens pour qu’ils abandonnent « l’impasse » de la violence au profit d’une résistance non-violente. « Nous réaffirmons notre adhésion à la résistance comme choix stratégique pour libérer la patrie et restaurer nos droits » a dit Mechaal, citant la résistance armée de l’Europe à l’Allemagne nazie, la résistance états-unienne au joug britannique et les luttes anticoloniales vietnamienne et sud-africaine comme des précédents pour les Palestiniens.

« La résistance non-violente est appropriée dans un combat pour les droits civils » a argué Mechaal, « mais lorsqu’il s’agit d’une occupation militaire utilisant des armes conventionnelles et non conventionnelles, une telle occupation ne peut être affrontée que par la résistance armée ». Les Palestiniens ont été contraints de prendre les armes, a dit Mechaal. Il pourrait aussi avoir sous-entendu que si les Palestiniens changeaient la définition de leur lutte en une lutte pour les droits civils, alors les moyens appropriés de résistance changeraient également.

« La résistance est un moyen et non une fin, » a dit Mechaal « et elle n’est pas aveugle. En effet, elle perçoit les changements en cours ». Cependant, tout en défendant fermement le droit à la résistance armée - voire en menaçant de nouvelles opérations pour faire des prisonniers israéliens si c’était le seul moyen de libérer des prisonniers palestiniens - Mechaal a aussi reconnu d’autres formes de lutte. Il a appelé à des efforts accrus de solidarité palestinienne, arabe et internationale, notamment des effort continus pour rompre le siège de Gaza, résister au mur de l’apartheid et aux colonies et empêcher les destructions de maisons et la « judaïsation » à Jérusalem.

Pour les leaders du Hamas, les risques liés à une soumission aux conditions préalables occidentales se voient simplement en regardant la trajectoire de l’Organisation de Libération de la Palestine qui a reconnu Israël en 1993, renoncé à la lutte armée et signé les accords d’Oslo. Depuis cette époque, argue Mechaal, l’occupation et son oppression se sont accrues tandis que le nombre de colonies israéliennes et de prisonniers palestiniens augmentait.

Comme Mechaal l’a déclaré, « Ces conditions sont sans fin, dès que les négociateurs palestiniens en acceptent une, de nouvelles conditions sont imposées. Par exemple, d’abord la condition a été de reconnaître Israël, maintenant elle est de reconnaître la judaïté d’Israël. Ensuite, que Jérusalem est sa capitale éternelle, renoncer au Droit au Retour, accepter que les blocs de colonies resteront. Ensuite [les Palestiniens] doivent non seulement abandonner la résistance, mais ils doivent eux-mêmes travailler à opprimer, poursuivre et désarmer la résistance ».

Ce dernier point était une référence à la campagne d’arrestations en Cisjordanie et à ce que Mechaal appelait d’autres « mesures d’oppression entreprises par l’Autorité [palestinienne] et le gouvernement de Salam Fayyad et ses forces de sécurité sous la supervision du général américain [Keith] Dayton ». Mechaal a présenté cette coopération en cours entre les forces sécurité de Ramallah, Israël et les États-Unis comme le principal obstacle aux pourparlers de réconciliation palestiniens au Caire afin de restaurer une direction nationale unifiée.

Quand le Hamas a remporté les élections législatives de 2006, l’administration Bush a lancé un programme supervisé par le général Keith Dayton pour armer et entraîner des milices anti-Hamas nommément loyales au président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas. La campagne s’accompagnait de ce que le Hamas et certains groupes pour les droits humains décrivaient comme une répression systématique de politiciens, professeurs, œuvres caritatives et journalistes suspectés de sympathies ou de liens avec le Hamas. Le Hamas a souvent exercé des représailles en arrêtant des individus liés au Fatah dans le Bande de Gaza. Ces dernières semaines, les milices supervisées par Dayton ont tué plusieurs membres du Hamas en Cisjordanie, apparemment en tentant de les arrêter. Mechaal a savamment attiré l’attention sur le rôle externe d’attiser les divisions palestiniennes - et combien peu de choses ont vraiment changé depuis l’administration Bush - en « appelant Obama à retirer Dayton de Cisjordanie en le réexpédiant aux États-Unis, conformément au nouvel esprit de changement ».

Tout au long de son discours, Mechaal a cherché à rassurer les Palestiniens sur le fait que le Hamas n’abandonnerait pas ses principes essentiels pour une quête de reconnaissance et de pouvoir. « Le pays est plus important que l’autorité, et la libération passe avant un État » dit-il à un moment donné, et « aucune direction palestinienne n’a le droit de renoncer aux droits nationaux palestiniens pour prix d’une reconnaissance ».

Certains Palestiniens s’inquiètent qu’en dépit de telles assurances, le Hamas a déjà emprunté le chemin contre lequel Mechaal mettait en garde, quant aux risques de rendre vains les sacrifices consentis par les Palestiniens, spécialement à Gaza. Haidar Eid, un analyste indépendant à Gaza, écrivait avant le discours de Mechaal que certaines des premières réponses enthousiastes du Hamas au discours du Caire d’Obama, tout comme l’acceptation de la solution bi-étatique, indiquaient « le début d’un processus de détérioration - voire d’osloïsation - non seulement sur le plan de la rhétorique mais aussi de l’action ». Cet auteur a entendu exprimer des craintes similaires par des Palestiniens en Cisjordanie et récemment à Amman. Comme beaucoup de Palestiniens considèrent qu’une génération antérieure de chefs de la résistance a tourné le dos aux intérêts et aux droits les plus fondamentaux de son peuple, —tout en prétendant les faire respecter— de telles craintes sont loin d’être rares ou irrationnelles.

Selon une autre analyse actuellement en circulation sur le changement au Hamas, ce dernier a accepté la position du « consensus » palestinien autour de la solution biétatique sur chaque pouce des territoires occupés de 1967 avec abandon de toutes les implantations et avec Droit au Retour. Mais il sait qu’aucun accord de paix potentiel émanant d’une initiative Obama n’atteindra jamais ces conditions minimales, et que si Abbas et l’ancien Premier ministre israélien Ehoud Olmert n’ont su atteindre ne seraient-ce que les grandes lignes d’un accord après deux ans de négociations, les chances d’accord avec un cabinet Netanyahou-Lieberman sont plus minces encore. Dans ce scénario, le Hamas n’a pas besoin de barrer la route à une solution biétatique, parce qu’elle échouera de toute manière. Mais en disant qu’il accepterait ce résultat minimaliste, il éviterait qu’on lui reproche l’échec et il serait disculpé de son adhésion à la résistance.

Ce que nous savons avec certitude, c’est que les dirigeants du Hamas, et les Palestiniens en général, ont été mis sous très forte pression —occupation, blocus, sièges mortifères, crimes de guerre et crimes contre l’humanité israéliens— et que la grande majorité ne s’est pas encore soumise aux conditions d’Israël. Mais en soulignant le rôle de la résistance et du combat pour la libération, le Hamas n’a pas donné une claire vision de ce que représente la libération, sinon la vision peu convaincante et de moins en moins réaliste des deux États (sans parler de sa longue Charte périmée, tant citée, qui n’offre pas d’indications à la pensée actuelle du mouvement).

Le discours de Mechaal confirme le changement à long terme du Hamas, qui l’éloigne de la rhétorique islamique et le rapproche du discours nationaliste palestinien dominant. Il indique que le Hamas est très sensible à l’opinion publique internationale et palestinienne et a conscience que les Palestiniens doivent élaborer une vraie solidarité internationale dans le cadre d’une stratégie pour aplanir le flagrant déséquilibre des forces avec Israël. Mais il n’est pas prêt à rechercher la reconnaissance à tout prix. Tout cela n’est pas sans implications pour le message et les méthodes du mouvement.

Cela laisse le champ libre à un débat urgent entre Palestiniens sur ce que devrait être cette vision future et sur le rôle que devrait jouer la résistance sous toutes ses formes légitimes. Aucun groupe de dirigeants, ni du Hamas ni d’aucune autre organisation, ne pourrait ni ne devrait supporter la charge de restaurer les droits palestiniens par lui-même. Le Hamas, comme d’autres organisations palestiniennes, ne peut être qu’un gardien des droits fondamentaux dans la mesure où il est embarqué dans un mouvement plus large mobilisé en Palestine et globalement pour défendre ces droits.

Et si les interlocuteurs potentiels du Hamas cherchent sincèrement des moyens de reconnaître le mandat démocratique du mouvement sans essayer de le forcer à perdre sa légitimité, il y a des précédents. Le Congrès National Africain en Afrique du Sud et l’Armée Républicaine Irlandaise ont tous deux été capables de participer à des négociations politiques abouties qui ont tiré leurs pays respectifs d’impasses politiques et militaires désastreuses, sans devoir se soumettre à des conditions préalables inacceptables. Cela a demandé une mesure de leadership, de prévoyance et de courage politique qui ont été notoirement absents dans les tractations internationales avec le Hamas.

 Ali Abunimah

Cofondateur de The Electronic Intifada. Dernier ouvrage paru : One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse (Metropolitan Books, 2006)..


Traduction de l’anglais par Marie Meert (Info-Palestine.net).


Palestine, le 14 juillet 2009

Palestine - 14-07-2009

Par Palestine Info
Des chars israéliens envahissent Gaza et l’armée kidnappe des civils en Cisjordanie.

Des chars et des bulldozers israéliens ont envahi mardi après-midi des terres situées au nord de la Bande de Gaza. Des témoins ont dit que des chars israéliens ont labouré des terres agricoles à Beit Hanoun et ouvert le feu sur les maisons. Les bulldozers sont arrivés après, pour continuer à défoncer les terres agricoles.

Les Brigades al-Qassam, la branche armée du parti Hamas au pouvoir à Gaza, ont dit que leurs combattants avaient affronté les troupes qui envahissaient le secteur et tiré des missiles RPG sur elles. Il n’y a pas eu de blessés.

En Cisjordanie, l’armée israélienne a kidnappé 12 palestiniens pendant des invasions, 7 à Qalqilia, 2 à Bethléem et 3 à Hébron.
Les troupes ont fouillé et vandalisé les maisons à Bethléem et à Hébron. A Azoun Atmath, près de Qalqilia, les soldats ont attaqué des maisons du village, et kidnappé 7 civils, dont 2 enfants.

L’armée prétend que les kidnappés avaient jeté des pierres sur la route pour colons.

D’autre part, les bulldozers israéliens ont détruit 4,5 acres de terres du village d’Urif, près de Naplouse. Les sources locales ont rapporté que les terres, qui appartiennent aux fermiers palestiniens, sont situées près de la colonie israélienne illégale d’Yitshar. Les colons veulent agrandir leur colonie illégale. Lorsque les Palestiniens ont voulu arrêter les bulldozers, les colons les ont attaqués.

Un peu plus tôt, un groupe de colons israéliens armés a attaqué et blessé un jeune palestinien lundi soir à Hébron. Hanni Abu Hikal, 14 ans, a été légèrement blessé par les coups des colons.

Les colons ont dit que les colons avaient attaqué le jeune homme près de chez lui, à Tal Rumeida, à Hébron. Le jeune a pu quitter l’hôpital ce matin.
Source : Palestine Info
Traduction : MR pour ISM

Laissez le convoi Viva Palestina entrer dans Gaza

Egypte - 14-07-2009

Par Viva Palestina
Alors que nous écrivons ce texte, le convoi Viva Palestina n’a pas obtenu du gouvernement égyptien l’autorisation d’entrer dans Gaza.
Ce convoi est le plus important convoi américain d'aide humanitaire organisé par le député britannique George Galloway et le vétéran du Vietnam et militant contre la guerre, Ron Kovic. Il transporte des fournitures médicales à destination de la population de Gaza, qui a été la cible d'attaques brutales et d'un blocus permanent de la part des Forces d’Occupation Israéliennes.


Une délégation du convoi composée de près de 200 personnes est partie pour le Caire, en Egypte entre les 4 et 7 Juillet, avant de se rendre à Gaza pour fournir une aide humanitaire très attendue à la population : des fauteuils roulants, des déambulateurs et des fournitures médicales.

Parmi les participants, se trouvent l’ancien membre du Congrès, Cynthia McKinney, un membre du Conseil de la ville de New York, Charles Barron, et des membres de nombreuses organisations.


Viva Palestina a publié l’appel humanitaire ci-dessous :

Viva Palestina-États-Unis demande à tous ses amis et sympathisants de se rassembler devant tous les consulats et ambassades d’Egypte aux Etats-Unis (ndt : et ailleurs), le mardi 14 Juillet pendant que nous nous dirigerons vers le canal de Suez et entrerons dans la péninsule du Sinaï pour apporter de l'aide humanitaire et des fournitures médicales aux habitants de Gaza .

Nous avons répondu à toutes les nouvelles exigences bureaucratiques imposées par les autorités égyptiennes, et nous avons donc le droit de nous attendre à un passage rapide vers la bande de Gaza.

Toutefois, nous devons nous préparer à de nouvelles tentatives injustifiées destinées à nous frustrer, avec l’objectif d’empêcher de tels convois dans le futur.

Les individus et les groupes qui se rassembleront devant les ambassades et consulats égyptiens demain pourront soit nous aider à franchir ces checkpoints, soit fêter notre réussite.

Nous voulons être à la frontière de Gaza mardi soir et dans la bande de Gaza mercredi matin. Vive la Palestine!

Laissez l’aide passer !

Laissez le convoi passer !

Laissez les camions passer !

Dernières informations :
14 Juillet - 16 h

Les autorités égyptiennes ont accepté l'entrée dans Gaza du convoi Viva Palestina. Nous devrions entrer demain matin ou au plus tard jeudi matin.
Nous pourrons apporter l'ensemble de l'aide humanitaire achetée au Caire mais nous ne pourrons pas faire entrer les véhicules dans Gaza.
Nous n'avons qu'une autorisation de 24 heures.

Nous avons tous du signer le document ci-dessous et payer 30 Dollars pour l'obtenir.

"J'ai lu et compris l'alerte de voyage émise par département d'État américain relative à l'entrée dans la bande de Gaza;

J'assume moi-même le risque et je comprends que l'ambassade ne recommande pas mon voyage dans la Bande de Gaza;

Je comprends aussi que l'ambassade ne peut me fournir de services consulaires dans la bande de Gaza "


3 jeunes Parisiens font partie du convoi.

Vive le 14 Juillet ! Vive la Palestine !

Liberté, Egalité et Fraternité à tous


14 juillet à 10h

Le convoi Viva Palestina est autorisé à entrer dans Gaza pour 24h et sans les véhicules, c'est à dire sans l'aide humanitaire.

D’après nos dernières informations, George Galloway et son équipe refusent cette proposition. Ils préfèreront brûler l’aide eux-mêmes en signe de protestation plutôt que de la laisser aux Egyptiens !

HONTE SUR L'EGYPTE !


N'hésitez pas à protester auprès de l'Ambassade d'Egypte :

Ambassade d'Égypte en France
90 av des Champs-Élysées
75008 Paris
Tél. : 01 45 62 94 42 - Fax : 01 42 89 34 81
E-Mail : ambassadedegypteaparis@hotmail.com


Liste des manifestations prévues ce 14 Juillet aux Etats-Unis :

New York City: 4-6 p.m.
Egyptian Mission to the UN
304 East 44th St. (@ 2nd Ave.) New York, NY 10017
Telephone: 212.503.0300
Sponsors:Al-Awda-NY, Existence is Resistance, International Action Center,International Socialist Organization, Campus Antiwar Network, New YorkCity Labor Against the War Vets for Peace. If you would like yourorganization to be a cosponsor, or for more information, please email info@al-awdany.org

DC: Noon
Egyptian Embassy
3521 International Court, NW
(Van Ness metro -- red line)
For updates on the Washington, DC protest -- or to endorse -- contact 703.231.7553.
Call initiated by Viva Palestina. Endorsers list in formation.

San Francisco: 4-6 p.m.
Egyptian Consulate
3001 Pacific Ave. San Francisco, CA 94115
Tel: 415.346.9700 * 415.346.9702

Houston: 4-6 p.m.
Egyptian Consulate
5718 Westheimer Road, Suite 1350
Houston, TX 77057
Tel: 713-961-4915

Chicago: 4-6 p.m.
Egyptian Consulate
500 N. Michigan Ave. -- Suite 1900 Chicago, IL 60611
Tel: 312.828.9162
Source : Viva Palestina
Traduction : MG pour ISM

Des forces israéliennes déguisées arrêtent deux Palestiniens pendant la manifestation de Ni’lin

Ramallah - 14-07-2009

Par ISM
Vendredi dernier 10 juillet, environ 80 Palestiniens, accompagnés de militants de la solidarité internationaux et israéliens, se sont rassemblés pour manifester contre la construction du mur de l’apartheid. Après la prière du vendredi, les manifestants se sont dirigés vers le mur, chantant des slogans contre l’occupation et le vol de leur terre. Une fois sur le site, ils ont coupé, à la tenaille, la grille illégale.
Les forces israéliennes ont tiré des grenades lacrymogènes contre les protestataires, mais certains d’entre eux ont continué à détruire la grille. En réponse à la violence militaire, de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres et de la peinture sur les véhicules militaires qui passaient sur la route du mur. Les manifestants ont réussi à couper la grille et à mettre des blocs de roche et un pneu enflammé sur la route pour empêcher les véhicules militaires de passer près et de les attaquer.

La manifestation a fini tout d’un coup, lorsqu’environ 10 membres des forces spéciales israéliennes, déguisés en participants aux visages masqués, ont sorti pistolets et bâtons télescopiques.

Des soldats armés de fusils et de boucliers antiémeutes sont alors passés par la grille et ont tiré de grandes quantités de gaz lacrymogènes, de bombes fumigènes, de grenades à percussion et de balles réelles.

Deux jeunes palestiniens ont été arrêtés et emmenés, menottés, la tête tournée de force vers le sol et les bras en l’air.

Les forces israéliennes utilisent régulièrement des grenades lacrymogènes, des balles réelles ou caoutchouc-acier contre les manifestants.

A ce jour, les forces d’occupation ont assassiné cinq palestiniens et blessé grièvement un militant international, pendant les manifestations non armées de Ni’lin.

- 29 juillet 2008, Ahmed Mousa, 10 ans, a été tué d'une balle réelle dans le front.

- 30 juillet, Yousef Amira, 17 ans, a reçu deux balles de caoutchouc et est resté en état de mort cérébrale. Il est décédé une semaine plus tard, le 4 août 2008.

- 28 décembre 2008, Arafat Rateb Khawaje, 22 ans, est le troisième habitant de Ni'lin à avoir été tué par les forces israéliennes. Il a été tué d’une balle réelle dans le dos.

- 28 décembre 2008, Mohammed Khawaje, 20 ans, a été tué d'une balle réelle dans la tête et est resté en état de mort cérébrale. Il est mort trois jours plus tard dans un hôpital de Ramallah.

- 13 mars 2009, Tristan Anderson, 37 ans, un citoyen américain, a reçu une grenade de gaz lacrymogène dans la tête. Il est actuellement à l’hôpital Tel Ashomer, dans un état critique.

- 5 juin 2009, Yousef Akil Srour, 36 ans, est mort d’une balle réelle dans la poitrine.

Au total, 35 personnes ont été blessées ou tuées à balles réelles à Ni’lin : 7 par des balles réelles de calibre 5.56mm et 28 par des balles réelles de calibre 0.22.

Depuis Mai 2008, les habitants du village de Nilin manifestent contre la construction du Mur de l'Apartheid. Bien qu’il ait été considéré comme illégal par la Cour internationale de Justice en 2004, l'occupation continue de construire le mur, en annexant toujours plus de terres palestiniennes.

Ni'lin perdra environ 2.500 dunums (250 hectares) de terres agricoles lorsque la construction du mur sera terminée. Israël a annexé 40.000 des 58.000 dunums de terres de Ni’lin en 1948.

Après l’occupation de la Cisjordanie en 1967, les colonies illégales et les infrastructures de Kiryat Sefer, Mattityahu et Maccabim ont été construites sur les terres du village et Ni’lin a perdu 8.000 autres dunums. Sur les 10.000 dunums restant, l’occupation en confisquera 2.500 pour le mur et 200 pour un tunnel qui sera construit sous la route de ségrégation pour colons appelée Route 446. Il restera à Ni’lin 7.300 dunums.

L’entrée actuelle au village sera fermée et remplacée par un tunnel,
construit sous la Route 446. Ce tunnel permettra la fermeture de la route aux véhicules palestiniens, transformant la Route 446 en route de ségrégation pour colons.

Ni’lin sera de fait séparé en deux parties, Ni’lin haut et Ni’lin bas, puisque la route 446 passe par le village.

Le tunnel donnera aux forces d’occupation le contrôle total sur la mobilité des habitants de Ni’lin, puisqu’il peut être bloqué par un seul véhicule militaire.
Source : Palsolidarity
Traduction : MR pour ISM

Palestinien: le changement des noms des villes palestiniennes est une tentative désespéré

14 Juil 2009

Capitales / Le ministre israélien des transports, Israël Katz, a pris une décision sur la judaïsation des noms des régions arabes des territoires occupés en 1948 en annulant les noms arabes des pancartes routières et les remplaçant pas autres en hébreu.

Cette mesure a provoqué la protestation et l'étonnement des milieux arabes et même israélien.

Le porte-parole du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948, M. Zahi Njeidate, a souligné que cette mesure est une tentative désespérée pour judaïser la terre, les bâtiments et l'homme palestiniens.

Dans un entretien avec la chaîne /Al-Aqsa/, M. Njeidate a ajouté que la méthode suivie par Israël dans la transformation des villes palestiniennes en villes juives est dévoilée, affirmant qu'elle ne nuira pas les palestiniens qui auront toujours dans la mémoire les noms des villes et des régions.

Il a appelé, enfin, à la lutte contre cette mesure en apprenant aux nouvelles générations palestiniennes les noms arabes des villes et des régions palestiniennes.

Pour sa part, le chercheur israélien dans les affaires arabes et les questions de discrimination, Yossi Yanneh, a souligné que cette décision fait suite à la guerre israélienne d'extermination, lancée contre le peuple palestinien.

Dans un entretien accordé à la chaîne /al-Jazeera/, le chercheur israélien, qui a qualifié cette mesure d'"illégal", a ajouté qu'il n'y a aucune justification morale ou juridique de cette décision qui vise à effacer l'identité du peuple palestinien.

Il a affirmé, enfin, que cette décision reflète le concept de paix du gouvernement israélien qui croit que sa guerre contre les Palestiniens est éternelle, la chose qui sape les efforts internationaux déployés pour l'instauration de la paix dans la région.

L.A.

sana.sy

Campagne de solidarité avec al-Qods de part le monde

14 Juil 2009

Damas / Des mouvements de solidarité avec la cause palestinienne ont lancé hier une campagne de solidarité avec la ville sainte al-Qods dans /17/ pays de part le monde, et ce en dressant des tentes symboliques représentant la souffrance des Palestiniens expatriés par les autorités d'occupation israélienne de leurs propres maisons.


Dans un rapport diffusé hier, la chaîne satellitaire /al-Jazeera/ a souligné que cette campagne a été lancée dans plusieurs villes, dont Londres, Glasgow en Ecosse, Chicago, San Francisco et New York aux Etats-Unis, et dans autres villes en Irlande, en Tchèque, en Egypte, en Suède, en Espagne, aux Pays-Bas, au Danemark et en Afrique du sud.


Selon le porte-parole du mouvement de solidarité mondiale en Palestine, ceux qui ont dressé ces tentes se sont rassemblés pour protester contre la politique d'extermination ethnique adoptée par Israël contre les habitants de Jérusalem (al-Qods), contrairement aux déclarations du gouvernement israélien qui prétend vouloir laisser tomber cette politique.


Le porte-parole du mouvement a, toutefois, demandé aux gouvernements occidentaux de forcer Israël à arrêter ses agressions et à se conformer à ses engagements stipulés par le droit international, ainsi qu'à imposer des sanctions directes à Israël en y retirant leurs investissements et en le boycottant.


Le mouvement islamique à l'intérieur palestinien a, lui aussi, annoncé, en concordance avec les forces palestiniennes et les mouvements étrangers de solidarité à Jérusalem occupé, le lancement de la campagne des tentes de solidarité dans plusieurs capitales et villes mondiales, en vue de protester devant les ambassades et les consulats israéliens contre la politique israélienne.


Le mouvement islamique a également plaidé pour une référence politique palestinienne pour al-Qods, capable de mettre au point une stratégie claire pour sauver immédiatement la ville sainte de la politique israélienne de judaïsation.


Les mouvements de solidarité ayant lancé cette campagne ont, en outre, appelé à la formation d'un organisme populaire mondial de solidarité avec la ville sainte, afin de faire face à l'occupant israélien et d'organiser des convois internationaux pour le soutien d'al-Qods, à l'instar des convois organisés pour appuyer la bande assiégée de Gaza.


Les mouvements ont aussi appelé à l'envoi d'un navire de haute représentation internationale sous le slogan / la fin de l'occupation d'al-Qods/ dans un voyage partout dans le monde pour propager le message des Maqdésis.


De son côté, M. Mohammad Jad'allah, membre de l'alliance civile maqdésie a fait noter que cette campagne intervient en réponse aux appels de plusieurs mouvements de solidarité en Europe pour former un mouvement en mesure d'exercer des pressions sur les gouvernements à travers le monde et d'obliger le gouvernement israélien à arrêter la politique de judaïsation d'al-Qods et de démolition des maisons des Palestiniens.


M. Jad'allah a ajouté que la mairie de Londres à démantelé une tente dressée devant l'ambassade israélienne sans aucune justification au moment où /16/ autres tentes resteront dresser de part le monde jusqu'à la fin de l'occupation et la chute de ses plans.

N.S. / L.A.

sana.sy

Le Hamas organise des nonces collectives à 400 mariés à Gaza


14 Juil 2009

Gaza / Le mouvement de la résistance nationale palestinienne (Hamas) a annoncé qu'il organiserait au camp Jabalia des nonces collectifs pour 400 mariés de tous les couches du peuple palestinien.

« Cette cérémonie vise à alléger la souffrance du peuple palestinien et à démontrer que l'occupation israélienne ne saurait briser la volonté des Palestiniens résolus à vivre normalement et dans la joie leur vie », a indiqué M. Ibrahim Salah, l'un des leaders du Hamas, à l'agence d'informations "La Palestine aujourd'hui".

« Ces nonces n'exclura aucune couche du peuple palestinienqui avait si héroïquement résisté à l'agression israélienne contre Gaza », a-t-il ajouté. A.A. / Gh.H.

sana.sy

Les non-alignés « s’alignent » sur la Palestine

Les pays du Mouvement des non-alignés ont réaffirmé hier, à Charm El Cheikh, leur engagement en faveur du soutien à la cause palestinienne et se sont prononcés pour la poursuite des efforts devant mettre fin à l’occupation israélienne des territoires occupés.


Les pays membres du Mouvement des non-alignés ont réitéré, dans un projet de déclaration adopté par la commission sur la Palestine – à laquelle a pris part Abdelkader Messahel (ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines) – qui sera soumis au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Mouvement des non-alignés prévu aujourd’hui, leur engagement pour un « règlement juste, pacifique et permanent » du conflit israélo-palestinien et le « droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la souveraineté dans son Etat indépendant sur la base des frontières d’avant 1967 avec Al Qods pour capitale ».



Par F. C.

elwatan.com

Le jeu trouble d’Israël

Liebermann qualifie Mahmoud Abbas d’« illégitime »

Après l’appel, dimanche, du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, au président palestinien, Mahmoud Abbas, pour une reprise immédiate des négociations de paix, son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liebermann, chef du parti d’extrême droite Israël Beitenou, a qualifié, sur les ondes de la radio publique israélienne, le président Abbas d’« illégitime ».



Ghaza De notre correspondant

Utilisant le clivage politique issu du coup de force opéré par le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Ghaza et l’absence des institutions de l’Autorité palestinienne dans ce territoire depuis le mois de juin 2007, Lieberman a dit :« Nous avons signé un accord avec l’Autorité palestinienne. Nous l’avons signé avec l’autorité qui représente les Palestiniens. Aujourd’hui, vous avez un Fatah land en Judée et Samarie et un Hamastan à Ghaza. Qui Mahmoud Abbas représente-t-il ? La moitié d’une nation, au mieux. » Ces propos sévères montrent à quel point le président Abbas représente un danger pour la poursuite du projet israélien actuel qui tend à étendre la colonisation des terres palestiniennes de Cisjordanie, la judaïsation de la ville sainte d’El Qods et l’isolation de Palestiniens dans des bantoustans. Ayant perdu tout espoir de voir le président Mahmoud Abbas marcher selon la vision de la droite et de l’extrême droite israéliennes au pouvoir et du règlement du conflit avec les Palestiniens consistant en la création d’un pseudo Etat démilitarisé sans la ville sainte occupée en 1967, le gouvernement israélien essaye d’abattre un homme qu’il a cru affaibli au point d’accepter tout ce qu’on lui offre.

La modération de Mahmoud Abbas, ponctuée d’une intransigeance dans les dossiers principaux de la question palestinienne, est devenue le point fort d’un homme qui ne cesse de susciter l’admiration de la communauté internationale, et cela dérange Israël. Il devient donc « infréquentable » aux yeux d’Israël. Dans la bande de Ghaza, Israël n’a pas hésité à mener une véritable guerre, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, non pas dans le but de mettre un terme au régime du mouvement Hamas car il ne veut pas voir la fin des divisions interpalestiniennes, mais juste pour l’affaiblir et le pousser à arrêter toute attaque armée contre son territoire. Les attaques et les opérations armées de la résistance ont cessé depuis des mois, malgré la poursuite du blocus israélien et la fermeture quasi constante des points de passage, mais le mouvement Hamas est toujours présent, dominant le territoire en solo.

Cette situation n’embarrasse pas Israël, qui répond aux critiques concernant les punitions collectives dans la bande de Ghaza en estimant que ce sont de mesures « nécessaires pour se protéger du terrorisme palestinien ». Acculé par ses propres alliés occidentaux, Israël n’arrête pas ses tentatives de fuir ses responsabilités. Tantôt par sa proposition – qu’aucun Palestinien ne peut accepter au demeurant – d’un Etat « démilitarisé » et la reconnaissance d’Israël comme un « Etat juif », tantôt par son refus d’arrêter la colonisation. Cette fois, il va même jusqu’à remettre en cause la légitimité du président palestinien lui-même, ce qui signifie l’absence d’un partenaire valable.



Par Fares Chahine

elwatan.com

Deux navires de guerre israéliens traversent le canal de Suez


Deux navires de guerre israéliens sont passés hier en mer Rouge depuis la mer Méditerranée via le canal de Suez, a indiqué une source portuaire égyptienne à l'AFP. L'un des deux navires, le Hanit, avait déjà traversé le canal en juin, a précisé cette source, affirmant que c'était alors la première fois qu'un bâtiment de guerre israélien de cette taille empruntait la voie stratégique égyptienne. Cette information n'a pu être confirmée de source officielle.
l'orient le jour

Obama parle Iran et paix au P-O avec des leaders juifs


Le président américain Barack Obama a reçu lundi une quinzaine de dirigeants de la communauté juive aux États-Unis et a discuté avec eux de l'effort de résolution du conflit israélo-palestinien et du défi iranien, a indiqué la Maison-Blanche. « Le président a réaffirmé son engagement inébranlable envers la sécurité d'Israël, et son engagement à œuvrer à la paix au Proche-Orient », a dit la Maison-Blanche dans un communiqué. M. Obama a aussi discuté avec ses hôtes de l'Iran, de ses efforts pour réformer le système de santé aux États-Unis et pour combattre la faim dans le monde.
l'orient le jour

Dans les tunnels de Gaza, des enfants défient la mort pour gagner leur vie


15/07/2009

Selon un rapport du Centre palestinien pour la démocratie et la résolution de conflit, plus de la moitié des 16 000 Palestiniens travaillant dans les tunnels ont moins de 18 ans.  Mohammed Abed/AFP
Selon un rapport du Centre palestinien pour la démocratie et la résolution de conflit, plus de la moitié des 16 000 Palestiniens travaillant dans les tunnels ont moins de 18 ans. Mohammed Abed/AFP
REPORTAGE Creuser des souterrains rapporte plutôt bien, les adolescents parvenant à gagner 30 dollars en 12 heures.

Anwar, 15 ans, ne sait ni lire ni écrire, mais se dit doué pour creuser des tunnels. À présent, il cherche à se faire embaucher car l'aviation israélienne a détruit son ancien lieu de travail en bombardant l'un des innombrables tunnels reliant Gaza à l'Égypte. Sa voix rauque et son allure de dur le vieillissent, mais son corps maigre fait de lui un candidat idéal pour un travail dangereux et exténuant.
Comme des milliers d'autres enfants de la bande de Gaza, territoire déshérité ravagé par la guerre, Anwar a besoin d'argent pour sa famille. Ce type de travail rapporte plutôt bien, les enfants parvenant à gagner 30 dollars en 12 heures. « J'ai six frères, c'est moi qui nourrit la famille. L'école, ça ne sert à rien », déclare fièrement l'adolescent. Interrogé à propos de l'offensive israélienne qui a coûté la vie à plus de 1 400 Palestiniens au début de l'année, il hausse les épaules : « Le pire durant cette guerre est que j'ai dû dépenser toutes les économies que j'avais faites en travaillant dans les tunnels. »

Les avions israéliens ont pilonné la région frontalière de Rafah durant les 22 jours de combats (27 décembre-18 janvier). Et les attaques contre les tunnels se sont poursuivies, en réponse à des tirs de roquettes, Israël maintenant son blocus sur la bande de Gaza. « On fait passer n'importe quoi : de la nourriture, des chaussures, des jouets, des réfrigérateurs, des fours et même des voitures qui sont démontées », explique Anwar. Israël justifie les raids contre les tunnels en expliquant qu'ils servent à faire entrer des armes et particulièrement des roquettes et des obus de mortier. Mais Anwar assure que son tunnel ne sert qu'au passage de marchandises : « Jamais d'armes, le gouvernement (du Hamas) a des tunnels spéciaux pour cela. »
Des adultes en charge des souterrains indiquent que les Égyptiens agissent contre cette contrebande en les inondant, en les enfumant avec du gaz, ou encore en les faisant exploser. « Trois personnes sont mortes dans des tunnels cette semaine », affirme un homme qui refuse de donner son identité à l'entrée d'un tunnel. Des tentes ou des tas de briques recouvrent l'entrée de dizaines de ces souterrains dans le secteur. Une tour de surveillance qui surplombe cette « cité des tunnels » marque la frontière égyptienne à 200 mètres de là. « Ce tunnel a été détruit cinq fois du côté égyptien », explique le Palestinien alors que des travailleurs empilent de la terre et des gravats dans un charriot relié à une poulie électrique.
Selon un récent rapport du Centre palestinien pour la démocratie et la résolution de conflit (PCDCR), plus de la moitié des 16 000 Palestiniens travaillant dans les tunnels ont moins de 18 ans, de même que 15 des 115 tués durant les deux années de blocus israélien.
Le Hamas, qui contrôle Gaza, affirme que creuser des tunnels est légal tant que le blocus n'est pas levé et la municipalité de Rafah impose une taxe de 10 000 shekels (2 500 dollars) pour chaque ouverture. Ce qui l'est moins, selon la loi palestinienne, est d'employer des enfants de moins de 16 ans, précise Iyad Abou Hujaier du PCDCR. Selon lui, la plupart de ces jeunes utilisent du Tramado, un analgésique censé atténuer l'anxiété. « J'ai décidé de ne plus y aller, mais mon père est mort et j'ai été obligé d'y retourner il y a environ un mois », raconte Oussama, 14 ans. Son copain Mohammad, 15 ans, qui passe avec lui ses vacances dans un centre de jeunes financé par l'Unicef, est tout aussi décidé : « Je ne retournerai pas dans les tunnels, c'est horrible là-bas. »
Mais Anwar, lui, n'est pas prêt à renoncer. « Lorsque je serai grand, je veux creuser comme un professionnel parce que cela rapporte beaucoup d'argent », dit-il.

Patrick MOSER (AFP)
l'orient le jour

BOYCOTT : LE LOBBY ISRAÉLIEN S’AGITE

Publié le 14-07-2009


Le CRIF, qui est censé représenter les institutions juives de France, ne se cache plus d’être en fait le repésentant du commerce israélien en France. Voir comment il fait le tour des popottes gouvernementales pour défendre les produits des criminels de guerre.

Publié le 11 juillet sur le site de la chambre de Commerce France-Israël, dans la "rubrique boycott" :

"LUTTE CONTRE LE BOYCOTT - RICHARD PASQUIER DU CRIF : "si rien n’est fait, les produits israéliens risquent de disparaître ou seront relégués au fond des bacs"

Accompagné de Francis Kalifat, membre de l’exécutif et de Serge Klugman, conseiller, Richard Prasquier, président du CRIF a été reçu, le 8 juillet, par Hervé Novelli.

Après avoir parlé des problèmes du commerce en France, notamment dans le cadre du tourisme et de lois récentes affectant la consommation, le CRIF a insisté sur le problème du boycott sur les produits israéliens.

Le secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des PME, du tourisme et des services de la consommation a été informé des manifestations dans les magasins, souvent des grandes surfaces, et de la demande de boycott d’une société israélienne d’importation de fruits et de légumes dans le Languedoc.

Richard Prasquier a fait part à Hervé Novelli des réactions très négatives de la communauté juive, de la contre manifestation à laquelle il avait participé au Carrefour Bercy et de ses rencontres avec les dirigeants de Carrefour.

Le président du CRIF a exprimé les préoccupations de tous ceux qui craignent, que si rien n’est fait, que les produits israéliens disparaissent ou soient relégués au fond des bacs."

Par Jacques Bendelac

ATTENTION UN TRAMWAY COLONIAL PEUT EN CACHER UN AUTRE !

Le même site nous apprend que " Véolia recrute du personnel pour l’exploitation du tramway de Jérusalem."

"Le tramway de Jérusalem refait parler de lui cette semaine : la société française Véolia, chargée de son exploitation, commence à recruter du personnel.

C’est dans la presse de Jérusalem que Véolia publie ces jours-ci une petite annonce à la rubrique des “offres d’emploi” : « Véolia Transportation recherche pour le tramway de Jérusalem un contrôleur pour son centre de contrôle et d’opération ».

Pour les intéressés, l’offre d’emploi précise les qualités requises pour le poste proposé : « persévérance, précision, dévouement, capacité à travailler en équipe, capacité à travailler sous pression, permis autobus, 12 années d’études minimum, etc. ». Véolia promet aussi une « formation professionnelle en Israël ou à l’étranger ».

Il y a quelques semaines, nous rapportions la rumeur d’un retrait de Véolia du chantier de construction du tramway de Jérusalem. Rumeur ou pas, le chantier poursuit sa lente mais sûre progression, même si la date de l’inauguration du tramway (le 8/9/10) n’est pas définitive.

On sait que les entreprises françaises Véolia Transportation et Alstom font partie du consortium international CityPass chargé de la construction et de l’exploitation du tramway de Jérusalem. Or, des pressions juridiques et politiques s’exercent sur les sociétés françaises pour qu’elles se retirent du chantier.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

http://www.israelvalley.com/news/2009/07/12/23460/israel-veolia-offre-d-emploi-veolia-recrute-du-personnel-pour-l-exploitation-du-tramway-de-jerusalem

CAPJPO-EuroPalestine

mardi 14 juillet 2009

Abbas : "L'arrêt des implantations une condition américaine"

Par JPOST.FR

12.07.09

Le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré qu'il était prêt à reprendre les négociations de paix avec Israël sans conditions préalables.

Abbas et Erakat. Illustration.
PHOTO: AP , JPOST

Dans une interview donnée au journal égyptien October, le chef de l'Autorité Palestinienne a expliqué que l'arrêt des implantations en Judée-Samarie n'était pas une condition palestinienne mais une exigence du président américain Barack Obama.

Cependant, Mahmoud Abbas a confirmé qu'il ne céderait pas sur les revendications palestiniennes, c'est-à-dire « la demande d'un territoire allant de Judée-Samarie à la bande de Gaza et le droit au retour des réfugiés. »
Il a de plus envoyé une lettre à Barack Obama, lui demandant qu'un accord de paix soit trouvé pour créer un Etat palestinien dans les frontières de 1967.

Le chef des négociations palestiniennes, Saeb Erekat a confirmé les propos du chef de l'AP, expliquant que les palestiniens rejetteraient tout accord entre Israël et les Etats-Unis qui inclurait le développement des implantations.

Au sujet de la demande de Netanyahou de rencontrer Mahmoud Abbas dès que possible, Erekat a répondu que si le Premier ministre voulait reprendre les négociations, les palestiniens étaient d'accord mais que l'ordre du jour devait être établi à l'avance.

Ces déclarations font suite à un article publié dans le Jerusalem Post stipulant que les Etats-Unis et Israël ont trouvé un compromis sur les implantations satisfaisant les deux parties.

"Quatre mois pour évacuer"

Par JPOST.FR

13.07.09

La Cour Suprême a tranché. Elle donne quatre mois à l'État israélien pour faire évacuer 18 structures dans les implantations de Judée-Samarie.

Session de la Cour suprême.
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Dans leur décision, les juges Beinisch, Elyahim Rubinstein et Yoram Danziger écrivent que « l'État aurait dû prendre en compte les arrêts précédents [ordonnant le démantèlement de ces 18 constructions], ou au moins fixer un calendrier. Cela fait partie de son devoir élémentaire de respecter la loi. »

Les juges ont laissé quatre mois à l'État, durant lesquels il pourra négocier avec les personnes soumises à évacuation.

La pétition concernant ces constructions avait été soumise, il y a quatre ans par l'organisation la Paix maintenant. Ils protestaient contre la présence de 6 constructions dans l'avant-poste illégal d'Haresha et de douze immeubles érigés à Yuval, une autre implantation illégale.

L'an dernier, l'État a détaillé son plan d'action concernant les implantations. Selon les juges, le choix israélien d'éviter une évacuation énergique était « compréhensible ». « Cependant, poursuivent-ils, plus de quatre ans ont passés depuis que la pétition a été soumise. Ces structures ont été construites illégalement, et certaines sur des terres privées. Un arrêt de démolition avait été rendu concernant ce problème en 2005. »

La cour a décidé de ne pas rendre un arrêt de démolition immédiate, parce que « les habitants ont leurs propres arguments, et il est indéniable que l'écoute de toutes les parties impliquées est nécessaire. »

L'Egypte interdit à un convoi présidé par Galloway d'entrer à Gaza

13/07/2009 Les autorités égyptiennes ont interdit le convoi international "2ème artère de vie" d'entrer vers la bande de Gaza pour soutenir les habitants palestiniens étouffés depuis plus de 3 ans consécutifs par le blocus sioniste, c'est ce qu'a déclaré le comité gouvernemental anti-blocus.

Ce comité, a qualifié, l'interdiction égyptienne, de décision sans précédant, qui contribue à exercer plus de pressions sur les Gazaouis.

Le comité a espéré que les autorités égyptiennes révisent leur décision et permettent à Galloway et à environ 200 militants américains d'entrer vers la Bande de Gaza.
almanar.com

Haniyeh: la délégation égyptienne a présenté des propositions pour finir les désaccords palestiniens


[ 12/07/2009 - 17:24 ]
Gaza – CPI

Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que le mouvement du Hamas est prêt à présenter des engagements pour arriver à un accord national et réaliser l'unité nationale du peuple palestinien, en déclarant que la délégation égyptienne qui a visité la ville de Ramallah a présenté des propositions pour mettre fin aux désaccords entre le mouvement du Hamas et du Fatah, dont le dossier des captifs politiques en Cisjordanie.

Lors de son discours durant un festival pour honorer les élèves qui apprennent le Coran saint, Haniyeh a dit : "nous sommes prêts pour présenter des engagements en faveur d'un accord national qui pourra réaliser l'unité nationale géographique et politique du peuple palestinien".

Il a ajouté que la délégation égyptienne a étudié les points de différences entre les deux mouvements et a présenté des solutions pour les présenter durant la septième tournée du dialogue.

Haniyeh a salué fortement le rôle égyptien qui vise à finir les désaccords palestiniens internes.

Saeb Erekat : "Les Palestiniens rejetteront tout accord permettant à Israël de poursuivre la colonisation"

Palestine - 13-07-2009

Par El Moudjahid
Le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat, a affirmé hier que les Palestiniens rejetteraient tout éventuel accord qui permettrait à l'occupation israélienne de poursuivre la construction de colonies en Cisjordanie occupée.

Dans une déclaration à la radio "Voix de la Palestine", M. Erekat a souligné qu'il n'y a "pas de solutions de compromis sur la question des colonies, soit l'activité de colonisation s'arrête, soit elle ne s'arrête pas".

A ce propos, le principal négociateur palestinien a précisé que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a adressé samedi dernier un message à son homologue américain, Barack Obama, pour lui faire part de sa position sur cette question. "Si la construction de colonies se poursuit", estime M. Erekat, "Israël sera autorisé à construire un millier d'unités par-ci, deux mille unités par-là", ce qui conduira "les Arabes et les Palestiniens à penser que l'administration américaine est incapable de faire comprendre à Israël d'arrêter ses activités de colonisation", a-t-il souligné.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont dans l'impasse depuis 2008 en raison de la poursuite de la colonisation juive dans les territoires palestiniens et les agressions israéliennes, notamment sur la bande de Ghaza où une vaste offensive militaire (décembre/janvier derniers) avait fait plus de 1.500 martyrs et des milliers de blessés palestiniens.

Judaïsation des territoires occupés : les noms arabes des villages seront effacés et construction d'une nouvelle ville sioniste dans le district d'Hai

Palestine - 13-07-2009
Par Al Manar
Le ministère israélien des Transports a annoncé, ce lundi, qu'il allait effacer les noms arabes des villages palestiniens occupés des panneaux indicateurs pour garder uniquement le terme hébreu.




















"Le ministre Israël Katz a pris cette décision qui sera progressivement appliquée, la tâche en étant confiée au service des Travaux publics", a précisé une porte-parole du ministère.

Jérusalem al-Qods occupée ne sera plus écrit en arabe que par la transcription du mot hébreu "Yerushalayim" sans qu'il n'y ait plus mention du terme arabe usuel d'Al-Qods (la Sainte), aujourd'hui accolé.

Dans la signalisation en anglais, "Jerusalem", devient "Yerushalayim", "Nazareth", la principale ville arabe devient "Natzrat", "Jaffa" près de Tel-Aviv devient "Yafo", et "Safed" en Galilée devient "Tzfat".


Construction d'une nouvelle ville pour les sionistes aux dépens des Arabes
Al Manar
Le centre arabe pour la planification a averti d'un nouveau projet proposé par le ministre sioniste d'habitat. Ce projet vise à construire une ville pour les extrémistes sionistes appelés "al Haridim", dans la région de la vallée d'Ara (photo ci-dessus).

Le président du centre, M. Raja Khouri a précisé, le samedi 11 juillet, que les équipages de constructions sionistes ont entamé leurs travaux pour préparer une carte détaillée de la ville qui va comporter 3 mille unités coloniales destinées à 15 mille extrémistes sionistes.

Le centre a appelé à une réunion urgente pour discuter des moyens efficaces afin de faire échouer ce plan sioniste raciste.

Notons qu'un bon nombre de maisons palestiniennes dans la région de la vallée d'Ara ont été démolies, sous prétexte qu'elles ne possèdent pas de permis de construction.
Source : Al Manar

12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas

Liban - 13-07-2009

Par ISM et Al Manar
Convaincus qu'ils appartiennent à une race supérieure, face à une résistance inattendue, les sionistes sont saisis de haine et de rage et décident de détruire le pays qui ose tenir tête à l'unique puissance nucléaire du Moyen-Orient, et de tuer un maximum de civils et surtout d'enfants pendant 33 jours et 33 nuits.




Ces crimes de guerre restent à ce jour impunis et n'ont jamais été dénoncés par le "gouvernement Siniora" de l'époque résolument à la botte des Etats-Unis et d'Israël. Ils se sont même répétés avec la même sauvagerie en décembre 2008 et janvier 2009 contre la population de Gaza, toujours dans l'impunité la plus absolue.

Photo ci-contre : le petit Karim Qobeisi, de Nabatyieh, blessé par les terroristes sionistes le 16 juillet 2006.

NA




"Une troisième guerre contre le Liban aura les mêmes résultats que la deuxième"
Al Manar

C'est l'avis de l'ex-chef du Conseil de sécurité national israélien, Giora Eilenad, qui intervenait lors d'une conférence à laquelle ont participé plusieurs responsables militaires sur la deuxième guerre perdue contre le Liban, organisée par l'Institut des études sur la sécurité nationale, à l'Université de Tel Aviv.

"Si une troisième guerre devait être déclenchée, ses résultats ne seraient pas tellement différents de ceux de la seconde guerre ; les deux parties ayant tiré les conclusions de cette dernière," a-t-il signalé, estimant toutefois qu'au cas où le feu était ouvert du côté libanais, "Israël" n'a d'autres moyens que de combattre l'Etat libanais, et de s'attaquer à tout ce qui est en lien avec ses capacités opérationnelles de guerre.

Diagnostiquant les causes de l'échec israélien, Eiland a perçu "un clivage structurel de taille entre les prévisions du niveau politique et les capacités au niveau exécutif" signalant également que "les objectifs de cette guerre n'étaient pas clairs".

Sachant toutefois que le ministre de la guerre israélien Amir Peretz avait, durant l'offensive, affirmé haut et fort qu'elle visait à éradiquer le Hezbollah.

Cette fausse allégation a également été émise par l'ancien chef d'Etat-major Dan Haloutz, lors de son intervention à la conférence, dans laquelle il a également défendu la décision de la guerre prise en 2006, révélant pour la première fois que les plans de la guerre avaient été conçus bien avant la capture des soldats israéliens et le déclenchement des hostilités : "La théorie de la guerre visait à adresser une frappe douloureuse au Hezbollah, dont l'intensité n'était pas estimée, et dont le coût aurait dû être au dessus des intentions de gain," a précisé ce général de l'armée de l'air qui conduisait la opérations de la guerre en 2006.

Assurant que "si c'était à refaire, il le referait".

Pourtant Haloutz avait été l'un des premiers responsables à avoir démissionné de son poste en raison des déboires de cette guerre, et dont les raisons sont dues, selon lui, "à la convocation tardive des unités de réserve, qui aurait dû se faire plus tôt pour être accompagnée d'une menace d'une expédition terrestre". Haloutz a également évoqué "un disfonctionnement qui a eu lieu dans la coordination et dans le transfert des ordres entre les différents niveaux de commandement, et un manque d'entraînement".

Selon un autre chef militaire israélien, s'exprimant pour la même tribune, l'ex-chef d'état major Moshé Kaplanski, l'échec est dû aux réductions du budget, aux opérations en cours dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et au manque d'entraînement : "Les commandants des brigades n'avaient pas subi les entrainements adéquats, les officiers ont dirigé des unités de chars sans expérience préalable" signalant que les unités de réserve n'avaient pas été entrainés aux balles réelles depuis six années.