mercredi 1 octobre 2014

Netanyahu dénonce auprès de Ban l'enquête de l'ONU sur la guerre de Gaza


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé l'enquête de l'ONU sur la guerre de l'été à Gaza, au cours d'une rencontre avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, a indiqué mercredi le ministère israélien des Affaires étrangères.
Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, qui doit mener cette enquête, "ne se concentre pas sur le Hamas, qui a utilisé des installations de l'ONU pour tirer sur Israël", a affirmé M. Netanyahu à M. Ban qu'il a rencontré mardi à New York.
Israël a accusé le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle Gaza, d'avoir tiré des roquettes depuis des écoles de l'ONU dans l'enclave palestinienne, bombardant plusieurs de ces établissements où des dizaines de milliers de civils avaient trouvé refuge durant les 50 jours de guerre.
L'ONU et l'ensemble de la communauté internationale ont dénoncé ces bombardements israéliens. Des accusations "disproportionnées", a répliqué M. Netanyahu, estimant qu'Israël n'avait "pas visé directement des civils", alors que des dizaines de civils palestiniens avaient été tués lors des frappes sur les écoles de l'ONU.
La commission enquêtant sur l'offensive israélienne sur Gaza, la troisième en six ans, a indiqué qu'elle examinerait également les possibles exactions du Hamas lors de cette guerre, qui a fait près de 2.200 morts côté palestinien, en majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats. Elle doit rendre son rapport en mars 2015.
De son côté, M. Ban a indiqué dans un communiqué avoir souligné auprès de M. Netanyahu le "besoin urgent de s'occuper des causes latentes de la crise, notamment la levée du blocus sur Gaza" imposé depuis 2006 par Israël au 1,8 million d'habitants de l'enclave palestinienne.
M. Ban s'est également dit "très inquiet de la poursuite de la colonisation" israélienne dans les Territoires palestiniens, considérée comme illégale par la communauté internationale et qui a à plusieurs reprises fait capoter les négociations de paix.