mardi 19 août 2014

Hamas: les crimes de l'occupation exige la confrontation et de porter des armes

Le mouvement Hamas a déclaré que la poursuite des pratiques de l'occupation israélienne et de ses violations en Cisjordanie et à Jérusalem occupée, ainsi que les massacres commis dans la Bande de Gaza imposent à tous les Palestiniens de porter les armes.
Dans un bref communiqué publié lundi 18/8, le porte-parole du mouvement  Hamas, Fawzi Barhoum, a appelé  les Palestiniens à affronter l'ennemi israélien sur tous les axes et sur tous les fronts.

Les magasins de la Cisjordanie désormais nettoyés de tous les produits sionistes

« Faites un don à l’armée israélienne de 16% en achetant ce produit ! »
Cette phrase étrange a attiré l’attention de beaucoup de clients du supermarché « Super Store », un des plus célèbres magasins de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie.
Cette phrase, les clients l’ont trouvée sur des dizaines de produits. Beaucoup se sont interrogés à ce sujet.
Une bonne idée
Madame Om Ahmed a rendu les produits et a décidé de ne plus en acheter, dès qu’elle a remarqué la note. Elle a trouvé que c’était une bonne idée. Elle n’avait jamais pensé un jour boycotter les produits israéliens pour leur bonne qualité.
L’expression nous fait rendre compte de la gravité de l’achat des produits israéliens. En en achetant, « nous serons partenaires des crimes de l’occupation sioniste », a dit le jeune Mostapha.
L’idée est autant bonne qu’intelligente, ajoute-t-il. Sur un côté de la bannière, il y a le drapeau israélien, sur l’autre le mot : « Faites des dons à l’armée ». Cela interpelle les clients qui « se culpabilisent de se voir aider l’armée de l’occupation sioniste à tuer plus de Palestiniens ».
Une idée répandue
Cette idée se répand partout. Les produits nationaux remplaceront les produits israéliens, bien que ces deniers apportent beaucoup aux commerçants.
Sadeq Arafat, le directeur général de « Super Store », a salué l’idée et s’est montré prêt à l’appliquer à tous les produits israéliens pour s’en débarrasser définitivement.
Arafat confirme au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’on va nettoyer le magasin de tous les produits sionistes, à l’exception de quelques produits médicaux et paramédicaux.
Une nouvelle culture palestinienne
L’actuelle campagne de boycott des produits sionistes connaît une bonne réussite. Beaucoup d’observateurs croient que la raison en est le Palestinien qui refuse d’acheter tout produit sioniste. Cela soutiendra le produit national.
Selon Salah Haniyeh, membre de l’association de la protection du consommateur de la ville de Naplouse, c’est depuis une dizaine d’années qu’on se prépare pour cette campagne de boycott. Puis après la dernière guerre d’agression contre la bande de Gaza, les organisateurs, épaulés par la préfecture et le bureau d’agriculture et d’économie, travaillent jour et nuit pour la faire réussir. Ils appellent les commerçants et les industriels à soutenir cette campagne et sa continuation.
Le recul de la consommation des produits sionistes
Haniyeh souligne que la consommation des produits sionistes a reculé à 40%, surtout après la dernière guerre contre la bande de Gaza.
Certainement, ce boycott a des conséquences négatives sur l’économie de l’occupation sioniste, des conséquences positives sur l’économie palestinienne. Les offres d’emploi augmenteront, de nouvelles usines palestiniennes ouvriront pour produire des articles de bonne qualité.
A noter que le groupe Bravo a déclaré que ses rayons sont vides de tous les produits israéliens, après la guerre sioniste contre Gaza.
La réaction des commerçants
Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a rencontré Samir Ad-Dik, directeur général du groupe, qui a dit que ses supermarchés ont répondu présents aux appels populaires et officiels à boycotter les produits sionistes, jusqu’à mettre des mots avertissant les citoyens d’en acheter. Mieux encore, ils contactent beaucoup de manufactures palestiniennes pour acheter des produits alternatifs.
Le sang versé et les corps déchiquetés dans la bande de Gaza ont brisé toutes les limites ; désormais, nous appliquons le boycott, bien qu’il nous cause des pertes considérables.

Gaza: L'arrivée d'une délégation Malaisienne de solidarité

Les représentants d'une délégation gouvernementale malaisienne sont arrivés, le lundi matin 18/8, à la Bande de Gaza via le passage frontalier de Rafah en signe de solidarité avec les Gazaouis et afin de constater l'ampleur des crimes commis par l'occupation israélienne.
Le correspondant du CPI a déclaré que Dato Seri Aziz Rahim, représentant du gouvernement malaisien et des institutions de la société civile en Malaisie est arrivé au passage de Rafah lundi à midi, accompagné de l'ambassadeur palestinien en Malaisie, Anwar al-Agha et de l'ambassadeur de la Malaisie en Egypte.
Notre correspondant a ajouté que la délégation apporte des aides médicales et des secours et elle a été reçue au passage de Rafah par le ministre palestinien des Travaux publics et du Logement, Mofid al-Hassaina.
Il a souligné que la délégation, dès son arrivée, effectuera une tournée dans les zones de destruction et dans les hôpitaux qui ont été ciblées.

Naplouse : Série de perquisitions et d'arrestations dans plusieurs villages

Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté, le mardi à l'aube 19/8, plusieurs jeunes hommes palestiniens lors de l'assaut dans un certain nombre des villages de la province de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant qu'une force armée sioniste composée de 4 jeeps militaires, a pris d'assaut le village de Tel au sud de la ville à partir de son entrée orientale, et avait encerclé la maison du jeune homme Moussa al-Hendi et puis les soldats israéliens ont attaqué la maison et fait des ravages avant son arrestation.
Les témoins ont souligné que de violents affrontements ont éclaté entre les jeunes du village et les forces armées occupantes après le raid ont duré jusqu'au retrait de l'armée israélienne du village, sans aucune victime enregistrée.
Dans le même contexte, les patrouilles de l'occupation israélienne ont pris d'assaut le village d'Awsrin dans le sud de la ville et ont arrêté deux jeunes hommes palestiniens, en les emmenant vers une direction inconnue.
Les soldats israéliens ont également envahi le village de Barqa au nord de la ville, tout en pénétrant dans la maison d'Ahmed Daghlas, en la fouillant et la saccageant.
Il est à noter que Daghlas a été arrêté hier soir sur un barrage mobile près de la colonie de "Shai Shomron" à l'ouest de Naplouse.

Hébron : Deux jeunes hommes arrêtés après avoir été agressés à Yatta

Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté le lundi soir 18/8, deux jeunes hommes palestiniens du village de Yatta à Hébron dans le sud de la Cisjordanie occupée, après avoir été sauvagement agressés.
Le coordinateur des comités populaires et nationaux au sud d'Hébron, Rateb Jabour, a déclaré que les forces armées occupantes ont arrêté deux jeunes hommes, après les avoir attaqués et empêchés de faire paître leurs moutons dans la région "Khilal al-Edra" à l'est du village de Yatta.

Haaretz : Le Shin Bet interdit à des milliers de Palestiniens de se rendre en Jordanie

Le journal hébreu "Haaretz" a déclaré que le Shin Bet israélien interdit depuis Juin dernier des milliers de Palestiniens de la Cisjordanie de se rendre en Jordanie sans en révéler les raisons.
Le journal a ajouté dans son édition de mardi 19/8 que beaucoup de ceux qui ont été empêchés de se rendre en Jordanie sont des universitaires et des Palestiniens vivant à l'étranger et sont entrés en Cisjordanie pour passer leurs vacances d'été.

Les colons lancent des pierres sur les véhicules palestiniens

Les colons juifs ont lancé des pierres sur les voitures des citoyens palestiniens dans le village de Nahaline à l'ouest de Bethléem, le mardi matin 19/8.
Des sources locales ont déclaré qu'un groupe de colons de la colonie "Beitar Illit" installée illégalement sur les terres des villages de Nahaline, Hussan et Wadi Fokin, ont lancé des pierres sur les voitures des citoyens palestiniens dans le village de Nahaline lors de leur passage sur la rue principale, qui a endommagé la voiture appartenant au citoyen Mahmoud Ali Atia, sans blessés signalés.
Les résidents de la colonie "Beitar Illit" empêchent délibérément les agriculteurs palestiniens d'accéder à leurs terres, et procèdent au pillage des terres et la destruction des plantes, dans une tentative de voler ces terres plus tard.

Israël entraine les chauffeurs de bus à affronter des opérations de commandos

Les autorités concernées de l'Entité sioniste ont décidé de former les chauffeurs d'autobus publics pour faire face aux opérations de commandos qui peuvent être réalisées dans les bus, comme ce qui s'est passé au début de l'Intifada d'el-Aqsa en 2000.
La radio publique israélienne a déclaré le lundi 18/8, que les chauffeurs ont obtenu des certificats de garde, où ils seront obligés d'inspecter les passagers suspects et de les arrêter jusqu'à l'arrivée des éléments de la police.
Ils auront le droit de confisquer toute chose qui représente un danger comme les couteaux et d'autres, selon la radio hébreu.

Netanyahu et Yaalon discutent des détails de l'initiative égyptienne

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a tenu une série consultations sécuritaires la nuit dernière au siège du ministère de la Défense à Tel-Aviv, afin de discuter des détails  de l'initiative égyptienne pour un cessez-le-feu.
Etaient présents le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, le chef d'état-major, Benny Gantz, en plus du chef du Shin Bet, Yoram Cohen, selon le site Web hébreu "Wala".
Le site web a cité d'une source israélienne de sécurité, que la session était destinée à discuter des détails de l'accord de cessez-le-feu proposé au Caire et non de la décision finale quant à l'acceptation, en ajoutant que le cabinet a chargé Netanyahu de prendre la décision appropriée sur la prolongation de la trêve.
La source a ajouté que si les parties sont parvenues à un accord final pour une trêve durable, il est nécessaire que le Cabinet se réunisse de nouveau pour l'approbation finale des détails de l'accord.

Israël et les USA conviennent secrètement d'un futur accord avec le Hamas.

Des sources israéliennes ont déclaré qu'Israël a convenu et coordonné avec les Etats-Unis sur les détails de l'accord futur avec le mouvement du Hamas dans la Bande de Gaza.
Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a cité de ces sources, qu'il est prévu que le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, se rende dans le pays la semaine prochaine, afin de renforcer Israël et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de montrer que les relations entre les Etats-unis et Israël ne sont pas en crise.
Les sources ont déclaré qu'Israël et les Etats-Unis ont convenu secrètement qu'Israël doit accepter la levée du blocus imposé sur la Bande de Gaza progressivement.
Elles ont ajouté qu'Israël ne s'oppose pas à payer les salaires des fonctionnaires dans la Bande de Gaza, et qu'elle permet de reconstruire la Bande de Gaza à l'aide des fonds de l'aide internationale, selon l'accord.
Quant à la demande de Netanyahu de désarmer les factions de la résistance, qui a été réclamée au début de la guerre agressive sur la Bande de Gaza, elle ne fera pas partie de l'accord, qui est en cours d'élaboration au Caire, cependant, les Etats-Unis soutiendront la demande israélienne de travailler pour empêcher l'armement du mouvement du Hamas et les autres factions de la résistance, selon les mêmes sources.
Les sources israéliennes ont poursuivi que Kerry et Netanyahu annonceront que les relations entre Israël et les Etats-Unis sont fortes et solides et que les Etats-Unis soutiennent le droit d'Israël à se défende et son droit d'empêcher les tirs de roquettes à partir de la Bande de Gaza.
Yadiot Ahronot a rapporté d'un responsable politique israélien, que les Etats-Unis ont accepté de jouer un rôle dans une conférence internationale pour discuter de la reconstruction de Gaza et de la question des dons.

Des dizaines de colons agressent 3 Jérusalémites

Trois jeunes habitants de Jérusalem ont été sauvagement agressés hier soir par des dizaines de colons alors qu’ils travaillaient dans la station d'essence (Baz) située à Bab al-Oued à Jérusalem-Ouest.
Shadi al-Tamimi, l’un de ces garçons souffrant de douleur et de contusions dans tout son corps, a affirmé que lui et ses collègues (Hassan Kara’in et Youssef Chawich) ont été surpris par l’arrêt d’un bus transportant des dizaines de colons à la station d'essence à 2 h du matin.
Il a poursuivi : « De nombreux colons sont descendus du bus et l’un d'entre eux a jeté des bouteilles sur le sol de la station. Je suis alors allé le voir et lui ai demandé la raison de cet acte puis il y a eu une altercation verbale entre lui et moi qui s'est transformée en une bagarre. Des dizaines de colons sont ensuite  descendus du bus, m’ont battu et m’ont insulté ».

Ramallah : Marche en soutien à la délégation palestinienne de négociations

Le Mouvement de la résistance islamique Hamas et un certain nombre de factions nationales ont organisé hier soir (18-8) une marche de solidarité avec la délégation palestinienne avant la fin de la période de trêve qui a duré cinq jours.
La marche, qui a réuni les différentes factions palestiniennes, a parcouru le centre de la ville de Ramallah et a fini à la place Manara au cours de laquelle les participants ont soulevé les drapeaux et les bannières palestiniens et ont scandé des slogans en soutien à l'unité nationale afin d'atteindre les exigences énoncées par la résistance palestinienne.
Les participants ont mis l’accent sur la réalisation des demandes affirmant que ​​les négociations du Caire sont différentes de celles effectué entre l'Autorité palestinienne et l'occupation en termes de force du négociateur palestinien qui est protégé par la résistance.
Ils ont aussi dénoncé les arrestations politiques et les convocations effectuées par les services de sécurité de l'AP contre les militants et les résistants. Ils ont scandé "Le peuple veut Zia Qashu", soulignant que Zia est la dernière victime de ces arrestations politiques à Qalqilia.
Il est à noter que l'appareil de sécurité de l'Autorité poursuit encore les organisateurs des marches en Cisjordanie. Plusieurs militants ont été arrêtés vendredi dernier en raison de l'organisation d'une marche de solidarité avec Gaza à Ramallah.

Les soldats israéliens battent un prisonnier d'Hébron lors de son arrestation

Le Club des prisonniers a révélé aujourd’hui (19-8) qu’un prisonnier d'Hébron a été sévèrement battu par des soldats lors de son arrestation, soulignant qu’il a été détenu pendant plus de 7 heures.
Le club a déclaré que le prisonnier Mohamed Nasser Al-Ajlouni (20 ans) a reçu des coups dans toutes les parties de son corps. Il a ensuite été enchaîné, menotté et emmené à un poste de contrôle militaire à Beb al-Zaouiet où il a été détenu pendant plus de 7 heures, puis il a été transféré au centre de détention "Gush Etzion" au nord d'Hébron.
Les habitants d'Hébron sont battus et agressés aux postes de contrôle militaires qui sont mis en place en particulier dans la vieille ville, la rue Shuhada et la zone sud de la ville, notant que les soldats ciblent surtout les enfants, les jeunes hommes et les garçons et les torturent.
http://www.palestine-info.cc 

ONG : Les restrictions israéliennes entravent l'enquête sur Gaza

Les deux organisations "Human Rights Watch" et "Amnesty" ont déclaré que les autorités de l'occupant israélien empêchent leurs efforts pour collecter des preuves sur la probabilité de crimes de guerre dans la Bande de Gaza.
Les employés de ces deux organisations juridiques n'ont pas obtenu des permis d'entrer à Gaza, en dépit de la pression sur l'Etat hébreu et l'Egypte depuis les premiers jours de l'agression sur Gaza.
Les deux organisations ont ajouté mardi dans leurs déclarations à l'agence de presse "Reuters"  que l'interdiction israélienne imposée depuis des années sur le voyage de leur personnel à Gaza entrave la capacité d'enquêter sur les actes de violence, mais "Israël" prétend que les deux organisations n'ont pas présenté les papiers nécessaires pour leur permettre d'entrer dans la Bande de Gaza, tandis que le ministère égyptien des Affaires étrangères n'a pas commenté la raison de la fermeture de ses frontières avec Gaza, apparemment en face des deux organisations.
L'incapacité de ces deux organisations à envoyer des chercheurs internationaux et des experts en munitions dans la Bande de Gaza intervient à un moment où Israël nie avoir commis des violations lors de sa guerre contre Gaza, et refuse de mener une enquête par l'ONU sur la guerre de Gaza.
De son côté, Deborah Hiams, responsable d'Amnesty, affirme que son organisation et "Human Rights Watch" font tous les efforts pour documenter ce qui s'est passé sur le terrain à Gaza. Elle a souligné qu'Amnesty a un seul employé à Gaza.
Le chercheur de l'organisation "Human Rights Watch" au Moyen-Orient, Bill Van Asfield, a confirmé que son organisation a une équipe à Gaza, mais le travail dépasse son énergie, indiquant qu'il y a beaucoup de choses qui doivent être traitées et avertissant que les preuves de ce qui s'est passé à Gaza se dispersent plus le temps passe.

Des colons profanent les cours d’al-Aqsa sous protection policière

Un groupe de colons, dirigé par le radical Glick, a pris d’assaut la mosquée d’Al-Aqsa ce matin sous la protection de la police israélienne au milieu des takbeers des fidèles.
Des témoins ont rapporté que les soldats israéliens stationnés aux portes de la mosquée ont intensifié leurs mesures et ont détenu les pièces d’identité de certains fidèles tout en permettant aux colons de profaner les cours de la mosquée.
Les autorités d'occupation imposent des restrictions sévères à l'entrée des fidèles à la mosquée d’Al-Aqsa et en particulier lors des prises d’assaut des colons et de la police, sachant qu’il n’est permis qu’aux personnes âgées d'entrer dans la mosquée.

Un ministre sioniste : le Hamas a fait de nous la risée du monde entier

Le ministre israélien de l'Intérieur, Gideon Saar, a affirmé que les résultats de la récente opération militaire menée contre la bande de Gaza et les pertes infligées par la résistance palestinienne à l’armée sioniste ont affecté l'image de Tel Aviv devant le monde entier.
Saar a déclaré dans un communiqué de presse publié par les médias hébreu hier que « le mouvement Hamas a fait d’Israël la risée du monde entier donc celui qui pense que nous avons gagné cette guerre se fait des illusions ».
Il a ajouté que «c'est vraiment une farce comment un état puissant comme" Israël " est incapable d'éliminer une organisation terroriste dans une petite région », ajoutant que «l'État ne devrait plus s'aventurer à compter d'aujourd'hui. Son prestige, sa puissance et sa force de dissuasion sont tombés ».
L'armée de l'occupation sioniste a prétendu avoir accompli sa mission d'élimination des tunnels souterrains dans la bande de Gaza, mais le mouvement du Hamas a démenti cela en permettant à des médias internationaux de photographier à l'intérieur des tunnels, soulignant que ses capacités militaires n'ont pas été endommagées par l'agression sioniste qui a tué plus de deux mille civils, la plupart des enfants, des femmes et des personnes âgées.

lundi 18 août 2014

80 usines israéliennes sont menacées de fermeture suite au boycott européen

Avec, bientôt, une Europe confrontée à des surplus de production agricole dus à l’embargo russe, le nombre d’usines israéliennes menacées de fermeture va grimper en flèche. Sans le vouloir, les Etats-Unis, par leurs sanctions contre la Russie, sont en train d’asphyxier Israël et d’aider le BDS. Bravo, Obama…

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Le journal hébreu Maariv, dans son numéro du vendredi, a déclaré que 80 usines israéliennes spécialisées dans la fabrication de produits laitiers sont menacées de fermer définitivement le mois prochain suite à la décision européenne qui interdit l’importation de produits laitiers qui proviennent des colonies israéliennes.
Cette décision intervient suite à une précédente qui a été prise en début d’année : marquer tous les produits en direction de l’Europe qui proviennent des colonies israéliennes qui ont été construites sur les territoires occupés de Cisjordanie.
Selon le journal, le directeur des produits animaliers dans le ministère de l’agriculture israélien a rappelé à toutes les usines concernées par cette décision l’importance du mois prochain car leurs exportations vers l’Union Européenne seront totalement suspendues. La décision ne concerne pas les produits laitiers israéliens fabriqués à l’intérieur de la zone verte.
L’Union Européenne avait annoncé en début d’année le boycott en marquant les produits provenant des colonies construites sur les territoires de Cisjordanie afin que la population européenne sache d’où proviennent les produits. Selon le journal, cette décision est une vraie claque pour le secteur des produits laitiers.
Même si les pertes n’excèdent pas 30 millions de dollars par an selon le journal israélien, la décision reste tout de même un bon début pour les décisions futures qui interdiront de façon durable l’importation d’un quelconque produit qui provient d’une colonie israélienne.
Le chercheur en économie israélienne, Mouhanad Aaql, considère que cette dernière décision européenne est « la plus courageuse décision depuis l’annonce du boycott de tout produit, service ou activité qui proviennent des colonies israéliennes »
Lors d’une communication avec l’agence Anadol, Aaql ajoute que « en plus de la possibilité de fermeture des 80 usines de produits laitiers, des dizaines de lignes de production différentes qui fonctionnent dans les colonies attendent l’avenir de leurs exportations vers l’Europe »
Selon Aaql, cette décision poussera les hommes d’affaires et les investisseurs concernés à faire pression sur leur gouvernement pour trouver des solutions rapides avec les palestiniens afin que l’Union Européenne revienne sur ses dernières décisions.
Yair Lapid, le ministre des finances dans le gouvernement israélien a déclaré plus tôt cette année que la perte annuelle globale de l’économie israélienne s’élève à 20 milliards de dollars et que le marché perd près de 9980 emplois chaque année.
En décidant de boycotter les colonies israéliennes commercialement, économiquement, culturellement et académiquement, l’Union européenne s’est basée sur des lois internationales de la Haye qui datent de 2004. On avait alors jugé que les colonies israéliennes construites sur les terres de Cisjordanie ne sont pas légitimes et transgressent l’article 49 de la Convention de Genève qui interdit au pays occupant de peupler les zones occupées.
Via http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2014/08/80-usines-israeliennes-sont-menacees-de.html

Israël devant la CPI, les USA inquiets

De concert avec les  sionistes, Charles Schumer, sénateur américain a demandé  la mise à l’écart de William Chabas, le président de la Commission d’Enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre commis par le régime sioniste dans la bande de Gaza.
Charles Schumer a demandé vendredi soir au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies  la destitution de William Chabas de cette mission car tenant compte de ses précédentes déclarations contre Israël il n’est pas, selon lui, considéré comme un magistrat intègre.
« Si Chabas n’est pas mis à l’écart les Etats-Unis devront  arrêter leurs soutiens au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies et renoncer à leur participation à ce Conseil. En effet, le sénateur Charles Schumer a affirmé dans une lettre  à Samantha Power, représentante des États-Unis auprès des Nations-unies, que Chabas doit être destitué faute de quoi les Etats-Unis  devraient s’abstenir d’octroyer  les 1/5 milliards dollars d’aide au Conseil des droits de l’homme de cette instance et d’y participer », a-t-il ajouté.
C’était à la suite des déclarations de ce sénateur américain que les autorités juives ont salué ses prises de positions. Ensuite Robert G. Sugarman et Malcolm Hoenlein, des autorités de «  la conférence des présidents d’organisations juives» aux Etats-Unis ont demandé à Ban Ki- Moon, secrétaire général des Nations-Unies d’examiner la désignation de Chabas en tant que président de la Commission d’Enquête des Nations Unis.
Ils espèrent que la Chambre des représentants américains et le Sénat se joindront à cette affaire  et tout comme Schumer feront part de leur opposition au rôle de Chabas dans toute sorte d’examen en ce qui concerne les affrontements à Gaza.
William Chabas est expert en droit international  tandis que sa nomination à la présidence de la Commission d’enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre du régime sioniste dans la bande de Gaza s’est vue vivement confrontée aux réactions des sionistes.
« La désignation de William Chabas qui est réputé pour ses prises de positions anti-israéliennes  est le synonyme du fait que le rapport de cette commission est déjà élaboré et le résultat est déterminé à l’avance », a déclaré à ce propos le ministre des affaires étrangères du régime sioniste.
Apparemment, Chabas avait par le passé demandé  le jugement de Benyamin Netanyahu  premier ministre israélien pour les crimes de guerre qu’il avait commis à Gaza.

Pas en mon nom: des survivants de la Shoah condamnent le massacre des Palestiniens à Gaza

Je suis fière de me joindre à plus de 250 survivants et descendants de survivants de la Shoah pour condamner « le massacre des Palestiniens à Gaza » et « le génocide en cours contre le peuple palestinien ». Notre déclaration de solidarité appelle à « une cessation immédiate du siège et du blocus contre Gaza » et à un « boycott économique, culturel et académique total à l’encontre d’Israël ».
Nous pensons que « plus jamais », la leçon maintes fois répétée issue de l’Holocauste d’Hitler, « doit signifier plus jamais pour qui que ce soit! » – surtout les Palestiniens.
Nous protestons également contre la publicité en pleine page dans le New York Times et ailleurs du Sioniste Elie Wiesel qui maintient que les Palestiniens sont responsables des morts des centaines d’enfants palestiniens de Gaza tués par des bombes israéliennes. « Rien ne peut justifier de bombarder des refuges de l’ONU, des maisons, des hôpitaux et des universités, » disons-nous. Wiesel, un lauréat du prix Nobel et survivant de la Shoah, accuse le groupe de résistance palestinienne Hamas d’avoir prétendûment rejoint un « culte morbide » de « sacrifice d’enfants » parce que le Hamas a tiré des roquettes vers Israël. En réalité, c’est Israël qui a délibérément bombardé des zones résidentielles densément peuplées, affirme Raji Sourani, directeur du Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme. Parmi les cibles israéliennes se trouvait une école de l’ONU à Rafah qui servait de refuge – une attaque que même le State Department US a qualifiée comme « horrible » et « honteuse ».
La ‘Doctrine de Gaza’
Sourani parle des actions d’Israël comme de la « Doctrine de Gaza » – une « politique de punition collective » dans laquelle « la force disproportionnée est utilisée pour provoquer la terreur chez la population civile afin d’exercer une pression politique » sur leur gouvernement. « Bombarder les résidences densément peuplées de Gaza est un crime de guerre », dit-il.
Une telle punition collective était la réponse standard des Nazis aux actes de résistance à leur règne génocidaire durant la Seconde Guerre Mondiale. Quand des résistants tchèques ont assassiné Reinhard Heydrich, l’un des principaux architectes de la Shoah juive, les Nazis ont massacré plus de 1300 personnes en représailles.
Les Nazis se sont livrés à de tels actes en France où je vivais alors, enfant. En juin 1944, le village d’Oradour-sur-Glane, à quelques 150 kilomètres du lieu où j’étais cachée à l’époque, fut attaqué par un détachement de Waffen-SS allemands sur les bases de fausses informations selon quoi un officier allemand y était retenu captif. En l’espace de quelques heures, 600 civils furent tués.
Les combattants juifs étaient une force en pointe de la résistance armée en France, comme ils l’ont été dans d’autres pays à travers l’Europe. Et même quand les Juifs étaient isolés dans des ghettos et dans des camps de concentration, ils ont malgré tout trouvé des moyens de combattre.
Dans la fameuse révolte du Ghetto de Varsovie en 1943, seulement 750 combattants, munis d’armes primitives introduites avec de la nourriture le long de tunnels creusés à la main, ont tenu pendant un mois, avant que les Nazis lourdement armés n’anéantissent la résistance, bombardant et rasant le ghetto jusqu’au sol.
Il y a eu des représailles nazies à travers l’Europe. Ils ont tué 205 enfants à Oradour – mais personne n’a jamais accusé les résistants héroïques d’être un « culte morbide de sacrifices d’enfants ».
La solidarité face à la plus grande adversité
À l’époque de ces événements, j’ai été marquée à vie par les Nazis. Mon histoire est un exemple de l’établissement de la solidarité face à la plus grande adversité.
En 1942, la police française a commencé à rassembler les résidents juifs par dizaines de milliers – hommes, femmes et enfants – et à les livrer aux Nazis pour être tués à Auschwitz, le camp de la mort en Pologne. Parmi les victimes s’est trouvée ma mère, qui est morte à Auschwitz en 1943. L’objectif des Nazis était de rassembler, déporter et tuer tous les Juifs de France – comme se faisait à travers l’Europe. Mais au sein de cet abominable massacre, une vague de dégoût est montée en France contre les attaques sur les Juifs. Par le biais des efforts d’organisations sociales comme d’initiatives individuelles, des milliers de Juifs ont été cachés. En tout, les trois-quarts des Juifs français ont échappé à la Shoah.
Le premier grand raid de 1942 a pris les organisations juives de France par surprise. Ce n’est qu’alors que la population juive a réalisé que ses enfants devaient être cachés. Ils ont embrassé le slogan, « Sauvez les enfants en les dispersant ». Des recherches ont été initiées pour trouver des havres sûrs, des faux papiers ont été fabriqués, et le transport a été organisé dans une atmosphère d’urgence et de désespoir. Plus de 10000 enfants juifs ont été soustraits à leurs familles et cachés. J’étais parmi eux. En 1943, quand j’avais 2 ans, une organisation de la Résistance m’a prise en charge et placée dans une famille de paysans en Auvergne, une région agricole du centre-sud de la France.
Récemment, je suis retournée en Auvergne avec mon compagnon, John Riddell, pour apprendre comment j’avais été sauvée. J’ai parlé à des personnes en Auvergne qui se souvenaient de ces années. Les enfants juifs étaient placés discrètement, loin des villes et parfois dans des hameaux reculés. Pourtant ils vivaient ouvertement, allant à l’école et à l’église.
Pourquoi n’ont-ils pas été trahis par la police? Les villageois les ont protégés, mettant ainsi leurs propres vies et celles de leurs familles en danger. Malgré ces dangers, les paysans ont recueilli les enfants avec amour au sein de leurs communautés tissées de liens solides.
Les enfants ont été sauvés, dans la plupart des cas, par les actes non pas de héros individuels mais de communautés entières, qui les ont cachés non pas dans des caves mais en plein jour. Ils ont été sauvés par une résistance qui embrassait non seulement les combattants du maquis, mais ceux qui mettaient en place des réseaux civils pour défier des décrets anti-juifs, et, d’une autre manière, par ceux qui ont détourné le regard, qui n’ont pas posé de questions, et qui – même si hostiles à la présence de Juifs – ne les ont pas trahis.
La Résistance accueillait les Français et les immigrés; les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans; et les réfugiés d’Espagne, d’Italie et des territoires occupés par les Allemands. C’était une solidarité issue de l’expérience sociale commune de fermiers, de travailleurs et de ceux qu’ils influençaient.
Cessez le blocus de Gaza
La situation à Gaza n’est pas comme celle qu’ont connue les Juifs d’Europe sous Hitler. Le gouvernement israélien a converti le territoire en plus grand camp de concentration au monde, aux issues scellées et soumis à un bombardement régulier et meurtrier. Pour le peuple de Gaza, il n’y a pas d’endroit où mettre leurs enfants à l’abri; pas de campagne accueillante où ils pourraient trouver refuge.
Pas étonnant qu’à Gaza, selon les termes de Raji Sourani, « un cessez-le-feu ne suffit pas. Nous réclamons la justice. Nous réclamons d’être traités comme des êtres humains. Nous réclamons la fin de la fermeture de la bande de Gaza. »
Et dans les termes de l’auteur et journaliste londonien Tariq Ali, nos politiciens « doivent comprendre qu’il n’y a pas d’équivalence entre la résistance palestinienne et l’occupation israélienne. Quand un pays est occupé, une résistance émerge. Si vous voulez qu’il n’y ait plus de tirs de roquettes, plus de tunnels qui soient creusés, sortez de Gaza. »
Mais le peuple de Gaza n’est pas tout seul. Pour citer Barnaby Raine, organisateur étudiant d’un Bloc Juif contre le Sionisme s’adressant à un rassemblement de solidarité à Londres le 9 août, « Des gens de toutes origines, de tous horizons, tout autour du monde, nous nous rassemblons et disons par nos milliers, « Nous sommes tous des Palestiniens. »
Aujourd’hui, les peuples du monde s’expriment sans équivoque dans leur dénonciation de l’apartheid et du massacre israélien. Ils expriment ceci lors de manifestations géantes répétées arborant des pancartes et des banderoles appelant à: Cessez le massacre à Gaza, levez le siège de Gaza, liberté pour la Palestine.
Le rassemblement "Tous Dehors Pour Gaza" à Toronto, le 10 août 2014
Le rassemblement « Tous Dehors Pour Gaza » à Toronto, le 10 août 2014
Plusieurs gouvernements – Bolivie, Brésil, Chili, Cuba, Salvador, Nicaragua, Pérou et Venezuela – ont pris des mesures contre l’assaut israélien, comprenant un boycott et des sanctions.
Aujourd’hui, notre dignité humaine est mise au défi par la cruauté d’Israël envers les Palestiniens. Les Palestiniens appellent à un mouvement mondial de solidarité. Nous devons prendre la parole pour leur droit à défendre leurs vies et leur patrie. Nous soutenons leur appel à susciter une pression économique sur Israël avec une campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).
Les doléances de cette campagne sont: Pour le droit des Palestiniens à rentrer dans leur patrie, l’égalité des droits pour les Palestiniens en Israël et la fin de l’occupation israélienne. Aujourd’hui la campagne de boycott engrange un soutien croissant sur plusieurs continents.
Redoublons nos efforts pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre l’apartheid israélien.
Libérez Gaza! La Palestine sera libre!
Suzanne Weiss est une survivante de la Shoah basée à Toronto, au Canada. Elle est membre de la Coalition Contre l’Apartheid Israélien (CAIA) et Pas En Notre Nom: Des Voix Juives Opposées Au Sionisme.

L’Algérie livrerait du gaz à Israël via l'Egypte

À première vue, l’information a de quoi surprendre. Mais elle émane du très sérieux Observatoire italien, « La lettre confidentielle de l’Adriatique et de la Baltique ». Autant dire une source sûre, car ce genre de publication économique -dont l’abonnement ou le prix à l’article est conséquent- est avant tout destiné aux experts et aux investisseurs. Les informations qui y sont publiées relèvent en effet de « l’intelligence économique » et, à ce titre, sont passées au crible de la vérification avant d’être diffusées.De quoi s’agit-il donc ? D’après un article publié le 31 juillet dernier par l’Observatoire italien, l’Algérie commencerait à livrer du gaz à Israël à compter du 1er août. Bien sûr, pas directement, mais via l’Égypte dont les gazoducs d’Al-Arish, dans le nord-Sinaï, alimentent Israël. Le contrat prévoit l’importation par l’Égypte d’environ 500 millions de m3 de gaz algérien par jour, grâce à un financement des Émirats Arabes Unis.
Après la visite éclair du maréchal Al-Sissi à Alger, le 25 juin dernier, des fuites concernant ce contrat gazier à des prix préférentiels -la moitié du prix du marché- avaient commencé à circuler. Auparavant, début mai, une source haut placée au ministère égyptien de l’Énergie avait indiqué que l’Algérie avait accepté d’envoyer en urgence six livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Égypte et qu’un accord entre l’Egyptian Natural Gas Holding Company serait signé avec le groupe public algérien Sonatrach. L’Égypte, dont les relations avec le Qatar sont au plus bas, doit importer 400 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour pour faire fonctionner ses centrales électriques durant la délicate période estivale. Le surplus de gaz algérien serait donc livré à Israël, selon différentes sources rapportées par le journal égyptien Al-Osbou’ et le quotidien algérien Al-Chorouk.
Mais pour comprendre la nature réelle de ce contrat, il est nécessaire de se plonger dans les réseaux de corruption qui ont la mainmise sur les contrats gaziers entre l’Égypte et Israël. La convention de livraison de gaz à Israël par l’Égypte remonte à 2005, et avait été suspendue par le président Mohamed Morsi, peu après son élection, dans le cadre d’un programme de lutte contre la corruption.
Ce contrat, unique en son genre, portait sur la livraison de 1,7 milliards de m3 de gaz naturel pendant 20 ans. Et à un prix défiant toute concurrence ! À savoir entre 70 cents et 1,5 dollar par million de BTU (l’unité anglaise de mesure de la quantité de l’élévation de la température de un degré Fahrenheit à pression atmosphérique constante) ; et pour un prix de revient pour la compagnie israélienne de 2,5 dollars exemptés d’impôts de la part de l’Égypte. C’est le contrat de corruption le plus important d’Égypte, le prix le plus bas du marché tournant autour de 8 à 10 dollars le million de BTU ! Avec un manque à gagner pour l’Égypte estimé entre 500 million et 1,8 milliards de dollars, selon des experts internationationaux.
  
Il existait d’ailleurs un précédent à ce type de contrat. En 2000, la société israélienne Egyptian Mediterranean Gas (EMG) avait été créée spécialement, par Hussein Salem et Yossi Maiman, le magnat israélien de l’énergie. Tous deux sont des ex-agents secrets de leurs pays respectifs ! Ce contrat, d’une durée de 25 ans, avait été signé sous la supervision de Sameh Fahmy, ministre égyptien du Pétrole entre 1999 et 2011. Arrêté pour son rôle dans l’affaire peu de temps après le soulèvement de janvier 2011, l’ex-ministre a été condamné à 15 ans de prison en juin 2012 tandis que son comparse égyptien, Hussein Salem, l’a été à la même peine mais par contumace, et n’a jamais été extradé. Ils ont été laissés en liberté et leur procès est actuellement en révision.
Après le coup d’État du maréchal Al-Sissi, en juillet 2013, et son élection à la présidence de la République un an après, il semblerait donc que les autorités égyptiennes aient décidé de reprendre les livraisons de gaz naturel en direction d’Israël. Mais elles se sont retrouvées confrontée à un problème de taille : l’insuffisance de la production de gaz égyptien, doublée de l’arrêt des livraisons du Qatar pour cause de cessation de paiement, a plongé l’Égypte dans la pénurie énergétique. Résultat : de graves difficultés à approvisionner son marché interne. Depuis 2011, les Égyptiens sont en effet quotidiennement plongés dans le noir. Et cette année, les entreprises de production se voient même dans l’obligation de stopper une fois par jour leurs machines durant cinq heures. C’est dire l’urgence !
Autre difficulté de taille : des plaintes ont été déposées contre l’Égypte devant la Banque Mondiale et des tribunaux internationaux pour rupture de contrat. EMG réclame 8 milliards de dollars et le géant espagnol de l’énergie, Union Fenosa demande 6 milliards de dollars. Par-dessus le marché, l’Égypte s’est déjà endettée à hauteur de 6 milliards pour le gaz qu’elle a acheté à des compagnies pour son usage intérieur. Au total, la dette et les engagements de l’Égypte pourraient se monter à 20 milliards de dollars. Ce qui pourrait potentiellement entraîner la banqueroute de l’Égypte, selon l’analyste des énergies Mika Minio-Paluello.
Bref, une sérieuse épée de Damoclès qui explique pourquoi l’Égypte cherche aujourd’hui à se tirer de ce « mauvais pas » en tentant de poursuivre ses livraisons. Précisons qu’à l’époque de sa signature, ce contrat avait été supervisé par les USA qui le considèrent comme une garantie de l’arrimage de l’Égypte à Israël. Interviewé par Al-Jazeera, Edward Walker, l’ex-ambassadeur US en Égypte, expliquait : « C’est le genre d’accord qui aidait à cimenter le traité [de paix] israélo-égyptien et c’est pourquoi nous avons toujours été très positifs à son sujet sans entrer dans le côté corruption de la chose ». Et d’ajouter, concernant justement l’aspect corruption du contrat : « Cela se ramène toujours à ceci : est-ce que ça suffit au bénéficiaire pour arroser tout le monde ? Et je pense que la réponse est oui, et c’est pour cela que tout a commencé et qu’on a pu surmonter les problèmes politiques ».
En clair, cela signifie que ce sont les réseaux de corruption présents au sein des États - appelés « l’État profond »- qui déterminent l’orientation politique et économique de ces derniers. En l’occurrence, la nature de leurs relations avec Israël. Il ne faut donc pas s’étonner du manque de fermeté de la plupart des pays arabes concernant l’agression israélienne de Gaza !
Dès lors, même si l’Algérie officielle se défend de livrer du gaz à Israël, il n’est pas exclu que des « hommes de l’ombre » activent pour une normalisation des relations économiques entre les deux pays, à défaut d’une normalisation diplomatique au grand jour. Avec, évidemment, la bénédiction du nouvel allié régional, à savoir les USA !
  
Fraternellement réunis à la 166ème session du Comité militaire de l'OTAN à Bruxelles, des généraux algériens, égyptiens et israéliens côte à côte (janvier 2012)

Ce que le monde construit, Israël le bombarde

Les donateurs internationaux sont réservés quant à un nouveau financement de l’effort de reconstruction à Gaza, avec une Union Européenne divisée sur la pression à exercer sur Israël pour parvenir à une solution durable de la question palestinienne.
« Nous craignons que tout ce que nous aiderons à reconstruire ne soit détruit à nouveau » dit un diplomate européen chargé dans son pays de l’aide au développement en Israël et dans les Territoires Palestiniens Occupés. « Nous avons besoin de changements fondamentaux de la situation afin que nous ne répétions pas ce qui ne cesse de se répéter ».
Les autorités palestiniennes ont révélé la semaine dernière que l’offensive israélienne lancée le 8 juillet a causé des dommages se chiffrant à 6 milliards de dollars. Plus de 1900 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués à ce jour.
L’attaque a détruit d’importantes infrastructures, des maisons voire des quartiers entiers, notamment Chejaya, Beit Hanoun et Khuza.
Selon les autorités, les destructions de cette offensive surpassent celles qu’Israël a perpétrées dans sa guerre de huit jours en 2012 et même celles de l’offensive de trois semaines lancée en décembre 2008 et qui avait tué plus de 1400 Palestiniens. Mais les Nations Unies et les pays qui financent les projets de développement et de reconstruction dans les territoires palestiniens dépendants de l’assistance craignent que tout nouvel investissement à Gaza, qui subit un blocus imposé par Israël depuis que le Hamas a pris le pouvoir en 2007, ne se révèle vain si les causes sous-jacentes du conflit ne sont pas abordées.
Israël, tout comme les USA et l’UE, classent le Hamas comme organisation terroriste. Soutenu par l’Egypte, le blocus d’Israël a longtemps entravé la reconstruction après-guerre en limitant de manière draconienne l’importation de matériaux de construction.
« Des surfaces importantes de Gaza ont été rasées. Nous ne pouvons pas reconstruire avec les mains attachées dans le dos » a dit samedi dernier Chris Gunness, porte-parole de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
« Il est temps pour Israël d’activer, pas de désactiver. Il est temps que le monde reconnaisse ce qui saute aux yeux : que le conflit de Gaza nécessite une solution politique ».
Le Hamas exige que la levée du blocus fasse partie de l’accord de cessez-le-feu que l’Egypte tente de négocier, tandis que l’Autorité Palestinienne qui gouverne la Cisjordanie veut la fin de l’occupation de 47 années en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, zones qui, avec Gaza, devraient former un Etat palestinien.
La semaine dernière, la France et l’Allemagne ont présenté à Israël, à l’AP et à l’Egypte une proposition pour résoudre la crise de Gaza. Elle inclut la démilitarisation du Hamas, la présence d’observateurs internationaux – dont des Européens - au passage de Rafah avec l’Egypte, un plan de reconstruction non spécifié et le retour du contrôle de Gaza à l’AP.
Mais il y a des tensions entre ces pays pour savoir si la pression sur Israël doit se poursuivre. C’est ce qui est apparu aux réunions avec de hauts diplomates UE à Jérusalem, surtout à la dernière réunion de la semaine écoulée.
Les diplomates habitués à ces discussions disent que la Grande-Bretagne et l’Allemagne étaient en désaccord avec l’appel de la France en faveur d’une politique UE qui aborde plus fermement l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Ce qui reviendrait à exercer davantage de pression sur Israël à propos de la construction d’implantations coloniales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
« Les Français sont ceux qui prennent sur eux de dire qu’ils ne peuvent pas continuer à payer pour ce cycle de destructions » dit un diplomate, ajoutant que des représentants du Danemark et de la Belgique disent également que l’UE « doit commencer à bouger sur ce point ».
L’UE dépense 600 millions de dollars dans les TPO chaque année, hors les donations individuelles fournies par ses 28 états membres. Avec les financements des USA et des pays arabes, cet argent soutient l’AP et paie les projets de l’ONU mis en œuvre à Gaza.
Ces dernières années, l’UE a manifesté son irritation croissante envers Israël pour avoir détruit ses projets en Cisjordanie et à Gaza.
La Commission Européenne estime qu’entre 2001 et 2011 Israël a détruit la valeur d’au moins 66 millions de dollars en projets de développement et humanitaires soutenus par l’Europe dans les TPO. Le plus important a été fait pendant la deuxième intifada qui a commencé en 2000 et pendant la guerre de 2008-2009. Pendant la deuxième intifada, le coût des destructions s’éleva à 12,7 millions de dollars d’investissements espagnols, allemands et suédois, quand Israël a détruit l’aéroport de Gaza maintenant disparu. L’offensive de 2008-2009 a vu la destruction de 1,47 millions de dollars du projet suédois de renforcement du réseau électrique pour les foyers et les écoles.
A part l’UE, des institutions internationales comme la Banque Mondiale ont tenté d’améliorer le traitement des eaux usées et d’augmenter l’approvisionnement en eau ainsi que de réhabiliter le réseau électrique défaillant à Gaza.
La semaine dernière, le directeur adjoint de la commission humanitaire de l’ONU, Kyung-wha Kang, a dressé la liste de la « dévastation absolue » causée par la dernière offensive sur Gaza : 144 écoles et autres installations détruites, un système de santé publique « au bord de l’effondrement » avec un tiers des hôpitaux, 14 cliniques de soins de base et 29 ambulances endommagées, plus de 1.800.000 personnes sans accès à l’eau et à un minimum d’électricité, outre une abondance de munitions non explosées.
La seule centrale d’énergie du territoire, assurée par une compagnie basée aux Etats-Unis, a été visée par un bombardement israélien le mois dernier.
Un complexe d’immeubles résidentiels, la Cité Cheikh Zayed, financé pour 66 millions de dollars par les EAU dans le village de Beit Lahiya a également été endommagé. Selon les habitants le quatrième étage d’un immeuble a été détruit par trois frappes israéliennes le mois dernier.
Une réunion des donateurs internationaux pour Gaza doit se tenir en Norvège le mois prochain. Mais il est à craindre que ne se répète ce qui s’est passé à la conférence des donateurs après l’offensive de 2008-2009 : seule une fraction du budget de 5 milliards promis pour la reconstruction a été concrétisée.
"Nous espérons recevoir de l’aide, mais ici les promesses ne sont pas toujours tenues" dit Naji Sarhan, Vice-Ministre des Travaux Publics.
« Il est difficile de convaincre les gens de venir ici alors qu’ils savent qu’Israël agit comme notre agent de destruction ».
The National 
Traduction : Info-Palestine.eu - AMM

L'acteur Dean Cain: de Superman au super-propagandiste d'Israël

Le Superman, ce super-héros qui défend la veuve et l'orphelin n'existe que dans les BD et les films hollywoodiens. L'acteur Dean Cain qui joue le rôle de Superman  dans la série télévisée "Loïs et Clark : Les Nouvelles Aventures de Superman"  s'est exprimé  au cours d'un talk-show  sur l'agression israélienne contre Gaza.  
Sur Fox-TV, notre Superman d'opérette  a tenu des propos dithyrambiques sur le bourreau israélien:   « Dans le conflit de Gaza, c’est Israël qui incarne le mieux la vérité, la justice et l’idéal américain ».  L'acteur Dean Cain passe ensuite du rôle de superman à celui de super-propagandiste d'Israël  en affirmant « Comme les États-Unis, Israël est une démocratie  clairement menacée par les terroristes du Hamas. Israël mérite donc  le soutien inconditionnel  de notre pays ».

Gaza : Bravo à l’actrice espagnole Jill Love !

Jill Love, actrice et réalisatrice espagnole, n’a pas froid aux yeux. Elle alerte partout, y compris à Hollywood, sur la situation à Gaza, n’hésitant pas à se mettre en cage pour faire parler du blocus ou à s’allonger au milieu de la chaussée pour attirer l’attention sur les massacres israéliens à Gaza.
Sur sa pancarte, on peut lire : « Circulez , il n’ y a rien a voir , juste un autre palestinien qui est mort »
Cela nous change des Gilbert Montagné, qui est allé chanter en Israël pendant les massacres.
Parmi les nombreux messages (FB et twitter) qu’il a reçus de la part d’internautes indignés, celui-ci résume bien une situation, dont le public se souviendra sans doute :
« T’as fait une erreur comme ceux qui chantaient pour les Allemands en 40-45, ceux qui se produisaient en Afrique de Sud lors de l’apartheid de la minorité blanche au pouvoir. Eux aussi se sentaient libres de chanter quand et où ils le voulaient. OK Gilbert, t’es libre ! Je le suis aussi de juger ta prestation comme irresponsable voire complice de bourreaux qui ne s’en sortent à l’heure actuelle que parce qu’ils sont hyper puissants et tiennent nos gouvernants à leur botte . Jusqu’à quand ? Vas et chante à ton aise mais à mes yeux et à ceux de beaucoup d’autres tu »as chié« (pour reprendre ta citation) sur l’éthique élémentaire de rester au moins sur la réserve quand un puissant hyper-armé défonce un faible et surtout de ne pas l’assurer de sa sympathie en allant chanter chez lui comme si de rien n’était. » 

Révolté par les crimes de l’Etat d’Israël, un Juste rend sa médaille

Un citoyen néerlandais de 91 ans, décoré de la médaille des Justes par l’Etat d’Israël pour avoir sauvé de la mort un enfant juif pendant la deuxième guerre mondiale, a renvoyé sa décoration, pour protester contre les massacres de l’armée israélienne à Gaza.
Plus précisément, Henk Zanoli, y a perdu six membres de sa famille élargie, l’une de ses petites-nièces étant mariée à un Palestinien de la bande de Gaza, Ismael Ziadah, du camp de réfugiés d’al-Bourej.
Le samedi 20 juillet, un missile tiré par un avion israélien sur le domicile de la famille Ziadah a tué six de ses habitants : la mère de Ziadah, Muftiyah (70 ans) ; trois des frères d’Ismael, nommés Omar, Youssef et Dhjamil ; l’épouse de Djamil, Bayan, et le garçon de ce couple, Shaaban, 12 ans.
Henk Zanoli, tout comme sa mère aujourd’hui décédée, avait eu un comportement particulièrement courageux sous l’occupation allemande des Pays-Bas, où la chasse aux juifs persécutés battait son plein.
Lui-même, adolescent à l’époque, ainsi que sa mère, savaient en effet qu’ils prenaient un risque considérable en cachant l’enfant juif Elhanan Pinto, alors âgé de 11 ans, qui grâce à eux échappa aux rafles et survécut jusqu’à la libération du pays en 1945.
Henk Zanoli, un homme d’honneur
Le risque d’être découverts, et alors d’être exécutés en même temps que l’enfant Pinto, était en outre décuplé par le fait que la famille Zanoli était déjà surveillée par la Gestapo. Le père de Henk, résistant de la première heure, avait été arrêté dès 1941 et il mourut en captivité, au camp de concentration de Mauthausen. Le beau-frère de Henk venait d’être exécuté pour faits de résistance, et l’un de ses frères avait une fiancée juive, déjà arrêtée et déportée vers les camps de la mort.
Pour leur courage, Henk et sa mère (celle-ci à titre posthume), avaient été déclarés Justes parmi les Nations, une distinction décernée par le mémorial israélien de Yad Vachem pour honorer les personnes ayant lutté contre l’extermination des juifs par les nazis.
La cérémonie de remise de la médaille avait eu lieu en 2011 à l’ambassade d’Israël aux Pays-Bas, à La Haye.
Et c’est à cette même ambassade que jeudi, Henk Zanoli, qui avait exercé le métier d’avocat durant sa vie professionnelle, a renvoyé la médaille, accompagnée d’une lettre où il exprime sa colère et son dégout pour les crimes de l’Etat israélien.
« Il est particulièrement choquant que notre famille, dont vous connaissez le passé, soit aujourd’hui confrontée, à quatre générations de distance, à l’assassinat d’une partie des siens à Gaza », écrit-il à l’ambassadeur dans une lettre publiée par le quotidien Haaretz.
« Dans de telles circonstances, conserver un titre qui m’a été décerné par l’Etat d’Israël serait tout à la fois un outrage à la mémoire de mère qui s’était si vaillamment battue pour la sauvegarde de la vie humaine, qu’une insulte envers tous les membres de ma famille, qui à quatre générations de distance, viennent de perdre six des leurs à Gaza, du fait des agissements de l’Etat d’Israël », poursuit-il.
Relevant que les attaques israéliennes sur Gaza « sont déjà concernées par des accusations sérieuses de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », l’ancien avocat note que ces accusations déboucheront sur des condamnations, « pour peu qu’une justice indépendante et impartiale parvienne à s’exercer. Et si c’est le cas, la mort des miens à Gaza sera elle aussi exposée au tribunal ».
http://www.haaretz.com/news/world/.premium-1.610682
http://www.europalestine.com

Le plus grand distributeur alimentaire d’Irlande boycotte les produits israéliens !

SuperValu, le plus grand détaillant alimentaire d’Irlande abandonne les produits israéliens, alors que les boycotts européens se développent
"Les principaux exportateurs alimentaires israéliens sont confrontés à une vague sans précédent d’annulations de commandes européennes comme conséquence du récent massacre des Palestiniens à Gaza.
SuperValu, le plus grand distributeur alimentaire en Irlande, a dit aux médias irlandais la semaine dernière qu’il avait retiré les produits israéliens de ses magasins.
Et les informations des médias israéliens suggèrent que d’autres détaillants européens importants ont pris des décisions similaires sans les annoncer publiquement. Les exportateurs de fruits et de légumes israéliens ont été confrontés à des annulations des pays scandinaves, du Royaume-Uni, de la France, de la Belgique et de l’Irlande.
Les détaillants craignent le boycott rapidement croissant des produits israéliens par les clients, selon un article du 11 août sur le site web en hébreu destiné aux entreprises, The Marker (voirhttp://www.bdsfrance.org/index.php?...).
Un porte-parole d’EDOM, producteur et exportateur israélien majeur de fruits, qui a des implantations importantes dans les colonies israéliennes illégales de Cisjordanie occupée, a déclaré à The Marker : « Des importateurs d’Europe nous disent qu’ils ne peuvent vendre de produits israéliens. Un acheteur européen m’a dit qu’il avait été bloqué dans plusieurs chaînes au Danemark et en Suède et ensuite en Belgique. Le week-end dernier, il m’a dit que des mangues qui avaient été emballées aux Pays-Bas, comme toujours, et expédiées en Irlande, étaient retournées, avec la déclaration que les produits israéliens ne seraient pas acceptés. J’ai entendu de la part d’exportateurs importants que les chaînes du sud de la France n’achetaient plus. Ce n’est pas un boycott officiel, mais tout le monde a peur de vendre des fruits israéliens. Nous pouvons seulement espérer que les choses ne s’aggravent pas ».
Parmi les autres exportateurs interviewés dans l’article, un producteur israélien de grenades est cité pour avoir dit qu’ils avaient été obligés d’annuler leur plan de travail entier au Royaume-Uni parce que les principales chaînes de détail n’étaient plus intéressées par les produits israéliens et qu’ils avaient reçu des messages analogues de leurs importateurs en Belgique et en Scandinavie.
Un autre article publié dans The Marker le 27 juillet détaille la manière dont le producteur de jus de fruits Priniv a perdu un contrat important avec une entreprise en Suède après avoir repoussé leur demande d’exporter le produit de telle sorte qu’il serait plus facile de cacher le fait qu’il était produit en Israël. Les clients en Belgique et en France ont fait aussi des demandes similaires. Le directeur de Priniv, Ido Yaniv, a attribué la baisse des ventes à l’attaque d’Israël sur Gaza.
Les campagnes organisées de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ont réussi récemment à faire pression sur les détaillants à travers l’Europe pour qu’ils annoncent qu’ils ne stockeront plus de produits venant des colonies illégales israéliennes ou de compagnies opérant dans les colonies, la chaîne Tesco au Royaume-Uni étant la dernière à faire ce genre d’annonce.
Mais il devient de plus en plus clair que les entreprises européennes commencent à réagir au soutien public grandissant pour les droits palestiniens et les boycotts d’Israël en Europe. Ils sont en train de décider de pas vendre de produits israéliens du tout —au moins pour l’instant.
« Disposer des produits israéliens »
Plus tôt dans le mois, Supervalu, la plus grande compagnie irlandaise de vente au détail et de distribution d’épicerie et de produits alimentaires, a donné des instructions à ses 232 boutiques afin qu’elles enlèvent les produits israéliens des étagères. Dans un courrier électronique aux directeurs de ses magasins, la chaîne les a appelés à « enlever tout le stock de la vente disponible et d’en disposer au niveau du magasin ».
Il s’agit surtout de fruits et de légumes, des carottes et des herbes plus particulièrement", a dit au Irish Herald une source venant du détaillant. L’important magasin de jouets irlandais Smyths pourrait avoir pris une décision analogue, une affiche placée temporairement dans une boutique de Dublin affirmant que tous les produits fabriqués en Israël avaient été retiré des étagères.
Ces décisions font partie d’un élan massif de soutien pour le combat palestinien et les boycotts d’Israël partout en Irlande.
Des manifestations ont eu lieu chez des détaillants dans tout le pays, et des syndicats nationaux, des conseils locaux et même des vedettes sportives, comme le célèbre rugbyman du Leinster, Gordon D’Arcy, membre de l’équipe nationale irlandaise, ont appelé au boycott.
Construire le boycott
Les appels pour les boycotts de produits israéliens, pour des sanctions et pour un embargo militaire à imposer à Israël ont été un élément clé des immenses manifestations de masse en solidarité avec Gaza qui ont eu lieu dans le monde entier au cours des dernières semaines.
Les organisations de la société civile répondent à l’attaque sur Gaza en annonçant de nouvelles initiatives de boycott.
Dans les semaines et les mois qui viennent, le défi pour les militants de la campagne sera d’accroître la pression sur les détaillants pour qu’ils enlèvent les produits israéliens et de rendre public leur refus de le faire.
Les campagnes contre la vente de produits frais israéliens ont été une priorité du mouvement de solidarité en Europe ces dernières années.
Les initiatives de BDS se sont focalisées sur des compagnies israéliennes comme Mehadrin et EDOM qui jouent un rôle clé dans la colonisation des terres palestiniennes de Cisjordanie et profitent du siège sur Gaza, comme l’ont montré en détail les recherches publiées par les associations agricoles palestiniennes.
En janvier, des dirigeants de colonies israéliennes dans la région de la Vallée du Jourdain en Cisjordanie ont dit à The Associated Press que la campagne BDS avait coûté aux colons 29 millions de dollars à cause des pertes sur les ventes, particulièrement en Europe.
Les campagnes contre les exportateurs de produits frais israéliens se sont intensifiées à la suite de la décision prise par la chaîne de détail britannique Co-operative de boycotter toutes les compagnies qui opèrent dans les colonies, avec des campagnes en cours également en France, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Norvège et en Suède.
En 2011, la compagnie israélienne d’export Agrexco a déposé son bilan après des boycotts et des campagnes dans treize pays européens qui ont vu des détaillants couper leurs liens avec la compagnie, des blocus de ses entrepôts au Royaume-Uni et en Belgique et une énorme mobilisation contre le projet d’un centre de distribution d’Agrexco à Sète dans le sud de la France.
L’analyste israélien Shir Hever a suggéré à l’époque qu’un facteur majeur de l’effondrement de la compagnie était le départ des fermiers quittant Agrexco pour exporter leurs produits par d’autres canaux à cause de la campagne de boycott.
Avec des remerciements à Boycott From Within pour la traduction du texte de l’hébreu en anglais."
Source : http://electronicintifada.net/blogs...
Traduction : C.G
http://www.europalestine.com

Un bateau israélien empêché de débarquer à Oakland (USA)

Des milliers de manifestants américains ont obligé un bateau israélien à rester au large du port d’Oakland, en Californie sans pouvoir accoster, rapporte The Guardian dans son édition de dimanche.
Photograph : Justin Benttinen/The Guardian
Ce bateau israélien était censé accoster dans le port d’Oakland samedi mais 2 à 3000 manifestants sont arrivés dans le port en scandant des slogans et pportant des drapeaux palestiniens, afin de former un piquet empêchant le bateau d’être déchargé de ses marchandises.
A la tête des manifestants, Sameh Ayesh, un Palestinien de 21 ans membre de l’organisation de la jeunesse arabe basée à San Francisco annonce au mégaphone « Nous allons bloquer le bateau », et tout le monde reprend “Block, block the boat !”
Mais ils constatent bientôt que le bateau israélien « Zim Piraeus », renonce à s’approcher du port.
Zim Lines est la plus grande société maritime israélienne et l’un de ses bateaux avait déjà été bloqué en 2010 par des militants pro-palestiniens après l’attaque israélienne du Mavi Marmara. Et les dockers avaient refusé de décharger ses bateaux.
The Guardian n’a pas réussi à obtenir de commentaires de la part de la compagnie maritime israélienne.
Source : http://www.theguardian.com/world/20...
http://www.europalestine.com

Sodastream : une « aubaine » pour les Palestiniens ??

Sodastream, vous savez, la firme sympa installée dans la colonie illégale de Maale Adumim, qui donne du travail à des Palestiniens sur leur terre volée, vient de se faire une pub supplémentaire avec le licenciement de 60 Palestiniens. Il faut dire qu’ils avaient eu le culot de se syndiquer et de protester à propos de la nourriture qui leur était servie. Quels ingrats, n’est-ce pas Madame Scarlett Johansson !
SodaStream qui fabrique les machines à ’gaza’ifier l’eau a licencié 60 employés Palestiniens de son usine de Maale Adoumim à cause de protestations liées à la nourriture qui leur a été servie à la fin du jeûne de Ramadan.
Le désaccord a débouché sur une grève des employés, déclenchant leur révocation immédiate, a rapporté le quotidien économique d’Israël, The Marker.
« 60 employés se sont trouvés sans la nourriture adaptée après 16 heures de jeune pour le Ramadan, dans une entreprise, SodaStream, qui leur interdit d’apporter de la nourriture de chez eux pour des raisons de cacheroute » a expliqué à The Marker, Erez Wagner, coordinateur de WAC-Maan à Jérusalem.
Selon Wagner, les employés Palestiniens se sont présentés devant la direction de SodaStream et ont fait part de leur difficulté de travailler de nuit sans un repas de fin de jeune adapté et d’exploiter de si grandes machines dans un tel état de faiblesse. Pendant la conversation, un des gérants a accusé les employés de créer un conflit le même jour où les trois colons israéliens étaient enterrés.
« Les employés ont nié cela, et clairement fait savoir qu’ils voulaient parvenir à un règlement du litige afin de pouvoir retourner au travail, ils ont discuté avec le gérant de différentes solutions » a dit Wagner.
Selon lui, finalement, le chef de service a informé les employés mécontents que le poste de nuit était annulé et promis que le problème serait résolu le lendemain.
« Le lendemain, chacun des travailleurs de nuit a reçu une notification l’informant que le gérant avait décidé de les renvoyer. Les employés étaient invités à revenir à l’usine pour rendre leur carte de travailleur et récupérer leurs affaires personnelles, mais quand ils sont arrivés l’entrée dans l’usine leur a été refusée. Le PDG de SodaStream Daniel Birnbaum présente fièrement l’usine comme un havre de paix et de coexistence entre les deux peuples, mais la réalité est très différente ».
(Oui, vous avez bien lu, c’est le Times of Israel qui rapporte ainsi les faits)

Bichara Khader écrit à son frère Naïm, assassiné par Israel

A l’occasion des trente ans de l’assassinat du représentant de l’OLP à Bruxelles, le quotidien belge « Le Soir » a publié une lettre de son frère, l’universitaire Bichara Khader.
"Il y a 30 ans, le 1er juin 1981, mon frère Naïm est assassiné à Bruxelles, devant la porte de son domicile. Nous avons fait nos études à l’Université Catholique de Louvain. J’ai fait un doctorat en sciences politiques économiques et sociales, tandis que Naïm a fait un doctorat en droit. J’ai opté pour la carrière académique, Naïm a choisi la carrière politique en devenant le premier représentant, en Belgique, de l’Organisation de Libération de la Palestine. Entre 1974 et 1981, il a été la cheville ouvrière du Dialogue euro-arabe. De l’avis unanime de tous ceux qui l’ont côtoyé, Naïm incarnait le combat pacifique. Les ennemis de la Palestine ont cru, en l’assassinant, faire taire le cri de la liberté. La disparition brutale de mon frère a représenté pour ma famille une grande tragédie. Les années qui passent n’effacent pas la douleur qu’éprouvent tous ceux qui l’ont connu.
Cher frère,
Tu n’avais pas accompli ton 42éme printemps. Le 1er juin 1981, tu tombais sous les balles d’un assassin commandité. Fauché dans la fleur de l’âge, toi, dont le vœu le plus cher était de mourir de vieillesse dans ton village natal de Palestine. Tu étais venu chez moi, deux jours auparavant, et ne m’ayant pas trouvé, tu m’avais laissé une note griffonnée à la hâte, en langue arabe : « Je suis venu prendre le thé avec toi, je ne puis attendre, je rentre à Bruxelles, on se téléphone ».Le lendemain, un dimanche, je partais en voiture en Angleterre, à l’Université de Durham. Lundi matin, au moment où je m’apprêtais à quitter la chambre d’hôtel, la BBC commence son bulletin d’informations par la terrible nouvelle : « Le représentant de l’OLP en Belgique a été assassiné ». J’ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds. Atterré, tremblotant, je me traîne jusqu’à l’Université et fais part à mes collègues de la tragédie qui venait de s’abattre sur notre famille.
Faisant fi de leurs conseils, je rebrousse chemin vers la Belgique. Le trajet me paraît interminable. Et je n’ai qu’une envie : être près de notre mère pour la serrer dans mes bras et sécher ses larmes. Naïm, tu avais pour maman un amour infini. Je te revois encore, tes bras autour de son cou. Tu la faisais rire jusqu’aux larmes. Et quand elle s’inquiétait pour toi, tu la sermonnais : « La Palestine a besoin de ses enfants ». Et maman de rétorquer : « C’est moi ta Palestine, mes enfants me sont encore plus chers ».
Le moment le plus douloureux est le voyage entre Bruxelles et Beyrouth. Il avait été décidé, en haut lieu, qu’une messe de funérailles serait organisée au Liban, après celle d’Ixelles. À l’aéroport, Arafat et ses lieutenants sont visiblement affectés. Mais à la vue de nos frères aînés, Basile et Elia, je me suis effondré. C’était moi, « le dernier de la nichée « comme me surnommait notre mère, qui t’avait convaincu de me rejoindre à Louvain pour faire ton doctorat en droit. Et voilà que je te ramène à la famille en cercueil.
Naïm, tu n’avais de cesse de me répéter : « L’été prochain à Zababdeh », notre village natal. Je ricanais de ton optimisme imprudent. Nous n’avons même pas pu t’enterrer au cimetière de notre paroisse. Ce sera fait, je te le promets, lorsque l’aube de la liberté se sera levée sur la Palestine.
Depuis que tu es parti, cher frère, notre mère s’est éteinte, usée par le chagrin. Puis ce fut le tour de nos trois sœurs. Mais c’est la mort de Basile, notre frère, qui m’a le plus attristé. Ayant senti un malaise cardiaque la nuit du 11 mars 2004, mes neveux ont appelé une ambulance : elle arrive trop tard pour sauver notre frère. Ce jour-là, un attentat terroriste endeuillait toute l’Espagne.
Quant à la Palestine que tu chérissais tant et dont tu étais l’apôtre éclairé, elle ploie encore sous le poids de la douleur. Un an après ton départ, en 1982, le Liban est occupé par la même armée qui a réduit notre existence en miettes. L’OLP est arrachée aux entrailles du Liban et forcée à l’exil. Des milliers de Palestiniens sont alors massacrés dans les camps de Sabra et Chatila. Punition exemplaire pour des réfugiés qui ont simplement le « tort d’exister « , pour reprendre le titre du livre de Jean Baubérot dont tu m’avais recommandé la lecture.
Mais la résistance de notre peuple renaît des cendres de l’oubli et éclate en 1987 à l’intérieur de notre pays occupé. C’est la première « Intifada ». Depuis, ce mot arabe s’est invité dans le jargon politique. Les Palestiniens, après une longue errance, portent la résistance au cœur de la Palestine, administrant la preuve aux consciences assoupies qu’aucun peuple ne se complaît dans la servitude.
Le prix de notre lutte est exorbitant. Mais la quête de la vie n’a pas de prix. Que reste-t-il aux Palestiniens qu’on a jetés sur les routes de l’exil, qu’on a arrachés à leurs terre, et à qui, on impose une existence au rabais, sinon de clamer leur palestinité et de résister ?
L’Intifada, cher frère, extrait le monde de sa torpeur et lui fait découvrir le visage hideux de l’occupation et de la colonisation. Elle met ainsi fin au carrousel du mensonge orchestré, et révèle combien la force sans la justice est tyrannique.
Je te passe les péripéties qui émaillent notre histoire. Pour calmer la colère qui gronde dans le monde arabe face à une occupation qui s’éternise dans l’indifférence des prédicateurs des « valeurs universelles », un processus de paix est engagé en 1993. Ton chef, en personne, paraphe l’accord, dit d’Oslo, sur le perron de la Maison Blanche. L’accord devait déboucher sur le retrait de l’occupant de Cisjordanie et de Gaza et de permettre enfin la naissance d’un Etat Palestinien souverain sur 22 % de notre Palestine historique.
J’y avais vu une lueur d’espoir et je me suis mis à rêver d’un retour à Zababdeh pour déposer ton souvenir lumineux aux côtés de nos parents enterrés là-bas. Même ce rêve a été brisé car au lieu d’un retrait de l’occupation, les colonies ont proliféré, comme une insulte à notre humanité. La Palestine a été éventrée, découpée, emmurée. Le processus de paix est vite devenu le souk des promesses creuses.
Pathétique et touchant, notre peuple continue de se battre contre la solitude de l’abandon, pendant que les vainqueurs de la géopolitique savourent leurs éphémères victoires.
Repose en paix, frère bien aimé. La petite rose de solidarité que tu as plantée avec amour en Belgique est devenue un rosier vigoureux et éclatant. En ton souvenir, la commune d’Ixelles s’est jumelée avec notre village natal, Zababdeh. Quant à la Belgique, elle conserve de toi le souvenir d’un cœur sans rides, d’un esprit sans fard, bref le souvenir d’un intellectuel palestinien jamais à l’aise avec la pensée sédentaire et convenue et toujours prompt à la rencontre d’autrui.
Quant à moi, je poursuis la voie que tu m’as tracée : ne pas céder aux sirènes de la haine et de la rancune et me montrer digne des horizons parfumés de Palestine. Un petit regret m’habite cependant : j’aurais tant aimé que mes enfants Michaël et Yasmine aient connu leur oncle merveilleux et que ma femme, Claire, ait rencontré son beau-frère. Mais sache que nous n’avons pas fait ton deuil, car nous te portons en nous."
Bishara KHADER
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