| [ 06/03/2011 - 18:47 ] |
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| Cisjordanie – CPI Les forces de l'occupation ont arrêté, aujourd’hui à l'aube, dimanche 6/3, des citoyens palestiniens lors d’une invasion en Cisjordanie et qui s’est concentrée dans le département de Ramallah et de Bethléem. Des sources locales ont dit que les forces sionistes ont arrêté un citoyen du village du Prophète Saleh, à Ramallah, ainsi qu’un autre à Bethléem, après des pénétrations dans les maisons et quartiers de cette ville. La radio de l’occupation a annoncé ce matin que les citoyens Palestiniens ont été arrêtés dans le village du prophète Saleh, dans le département de Ramallah, sous prétexte qu'il provoquait à la violence contre l'armée israélienne, lors de sa participation à des manifestations dans ce village pour contester contre la construction du Mur d'Apartheid sioniste. Elle a ajouté que l'autre Palestinien a été arrêté, à l'est de Bethléem, en prétendant que l'armée de l'occupation a trouvé un fusil de chasse et des quantités de munitions dans son domicile. D'une autre part, les forces sionistes continuent d’imposer des mesures oppressives sur les postes de contrôle et barrages militaires, notamment au nord de la Cisjordanie, qui continuent depuis des jours. Des témoins oculaires ont déclaré que le barrage d’Annab a témoigné, la nuit dernière, un grand encombrement des voitures qui appartiennent aux citoyens palestiniens, où on a constaté de longues files à l'entrée Est de la ville de Toulkarem, à cause des mesures de fouilles très strictes des forces de l'occupation. Les forces sionistes ont installé, la nuit dernière, un barrage surprenant dans la région de Kafriate, près de Toulkarem, en imposant des fouilles minutieuses et contrôlant les pièces d’identité des passagers palestiniens. |
lundi 7 mars 2011
Des mesures oppressives et l’arrestation de deux palestiniens sur des barrages militaires
L'occupation refuse de renouveler le droit de séjour de l'évêque Doany à al-Qods
| [ 06/03/2011 - 19:04 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI Le ministre sioniste de l'intérieur, Eli Yishaï, qui appartient au parti religieux extrémiste ultra-orthodoxe"Shas", a refusé d'accorder le renouvellement du droit de séjour de l'évêque Suheil Doany, patriarche et patron de l'église épiscopale en Terre sainte, sous prétexte du transport des terres juifs pour les Palestiniens. Le patriarche Doany a décrit cette décision d'injuste et forme une touche à sa dignité et à l'intérêt de l'église conduite par lui. Dans un communiqué publié le samedi 5/3, Doany a déclaré que le ministère sioniste de l'intérieur a rejeté, Août dernier, de renouveler son droit de séjour, où il a adressé à lui une lettre officielle, niant toutes les raisons sionistes pour empêcher son séjour. Doany a souligné qu'il a obtenu le droit de séjour pour la première fois en 2007 après être devenu l'évêque de l'église épiscopale, et qu'il a été renouvelé chaque année, mais il a été informé l'année dernière par le rejet sioniste. Il a exprimé son étonnement envers la décision du ministère sioniste de l'intérieur, niant toutes les accusations sionistes et montrant qu'il n'y aucune raison pour ce refus, affirmant au même temps que la décision de l'intérieur sioniste paralyse son travail comme président de l'église épiscopale. "Actuellement, je suis menacé d'expulsion de la ville d'al-Qods à tout moment, et j'ai du mal à mon travail, séjour et déplacement en raison de la décision du ministère sioniste de l'intérieur, affirmant qu'il a le droit de rester dans la ville d'al-Qods pou protéger l'église et les fils de la communauté. |
La santé avertit de l’expiration de 25 types de médicaments en menaçant la vie de 377 malades
| [ 06/03/2011 - 19:39 ] |
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| Gaza - CPI Le ministère de la Santé représenté par le Directeur général de la Coopération internationale, Mr. Mohammad al-Kashef, a tenu une réunion avec des représentants de l'UNICEF, sous la présidence de Mme Diane Araki, et Dr. Younes Awadhallah. La délégation de l'UNICEF a examiné le projet du plan 2011/2012, qui s'est concentrée sur trois projets portant sur l'allaitement naturel, ainsi que les visites à domicile pour les mères après l'accouchement, et la vaccination des enfants. De sa part, Dr. Al-Kashef a salué la visite de cette délégation, en remerciant le rôle de l’"UNICEF" pour son soin de la santé des enfants dans les territoires palestiniens, tout en appelant à une plus grande coopération entre les deux côtés pour mieux servir les mères et les enfants palestiniens. Le ministère de la santé représenté par le Directeur général de la Coopération internationale, a tenu également une réunion avec une commission norvégienne afin d’aider le peuple palestinien, en présence du représentant de la Norvège M. Eric Obild, ainsi que les responsables, Talal Abou-Ghazala et Bassam al-Hammadine. |
La grève des détenus palestiniens dans les prisons égyptiennes atteint son 15ème jour
| [ 06/03/2011 - 20:02 ] |
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| Gaza – CPI Les familles des détenus palestiniens dans les prisons égyptiennes ont affirmé que leurs fils sont entrés dans une phase dangereuse après qu’ils ont atteint leur quinzième jour de grève de faim ouverte, en portant tous les côtés concernés responsables de la détérioration de leur santé et de leur vie. Les proches des prisonniers ont dit lors d'une conférence de presse aux journalistes, à Gaza, le dimanche 6/3 : «Nous suivons avec une grande inquiétude la grève de faim entamée par nos enfants dans les prisons égyptiennes, notamment la prison d’al-Akraba et de Bourdj al-Arabe, où ils poursuivent pour le quinzième jour consécutif cette grève à cause des mauvaises conditions qu'ils vivent dans ces prisons, et pour contester contre leur emprisonnement dans des pays arabes, sans aucun motif ou infraction. Les familles ont ajouté : "Cette situation insupportable a poussé nos fils à recourir à ce choix très difficile qui menace leur vie, où ils ont soulevé le slogan "La liberté ou la mort". Les proches ont appelé les autorités égyptiennes à libérer immédiatement tous les prisonniers palestiniens, qui effectuent une grève de faim ouverte dans la prison d’al-Akraba, de Bourdj Al Arabe et d’autres, en soulignant que les palestiniens qui ont été libérés, jusqu’à maintenant, sont 13 ouvriers des tunnels seulement, à l'exception de autres membres des factions palestiniennes. Ils ont demandé également le dévoilement du sort des citoyens, "Abdel Rahman Al-Najjar et Alaa al-Mansi" dont on ne connait pas jusqu'à maintenant l’endroit de leur incarcération depuis deux ans et demi passés, en portant les autorités égyptiennes responsables entièrement de leur vie. Il a appelé aussi le peuple, le gouvernement et les factions palestiniennes à assumer leurs responsabilités envers leurs fils et travailler avec le côté égyptien pour réaliser leur libération. Ils ont appelé les organisations des droits de l'homme égyptiennes et internationales à jouer leur rôle pour défendre le peuple palestinien et travailler sérieusement pour libérer les détenus palestiniens. Les familles des prisonniers palestiniens ont exhorté tous les hommes libres au monde, et à leur tête le Cheikh Dr. Youssef al-Qaradawi et les dirigeants de la révolution égyptiennes à intervenir pour libérer les détenus palestiniens dans les prisons égyptiennes, et assurer leur retour à leurs familles et leurs proches. |
Les colons sionistes transforment les esplanades de la mosquée d'al-Ibrahimi à une discothèque
| [ 06/03/2011 - 20:01 ] |
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| Al Khalil – CPI Les colons sionistes ont organisé, au début de cette semaine, une cérémonie bruyante dans les esplanades de la mosquée sainte d'al-Ibrahimi au centre de la ville d'Al Khalil (Hébron) en Cisjordanie occupée, utilisant des jeux de feu et la musique génante au milieu de danse dans le cadre de leur performances annuelles organisées dans les rituels religieux et l'appels de leurs ministres à intensifier les visites des colons à la mosquée dans l'odjecif de confiscation et de l'annexion exercées par les gouvernements de l'occupation contre les biens des Palestiniens dans la ville sainte. Marches provocantes Le samedi dernier, des centaines de colons sionistes se sont rassemblés près de l'avant-poste colonial "Ibraham Abinu" au centre d'al Khalil, dansant et faisant des revaux avant d'avoir insulté les Palestiniens des habitants de la vieille ville au milieu des appels racistes à tuer les arabes. La marche s'est déployée dans la rue de Sahla, Martyrs et Frères musulmans, où les colons extrémistes ont répété des slogans de condamnation et de menaces contre les Palestiniens. Les pôles d'extrémisme ont participé dans cette marche, y compris Baruch Marzal et les étudiants de l'extrémiste Anat Cohen et autres qui recrutent les éléments de l'extrémisme et se mobilisent pour opprimer toute présence de Palestiniens dans la vieille ville. Attaquer des maisons palestiniennes Au cours de ces marches, les colons sionistes ont attaqué de nombreux quartiers palestiniens dans la vieille ville d'al Khalil, dont le quartier de Tel Roumaidah, Bab Zawiah, La rue de Chalaledah, Mouraba de Souk, quartier de Jaber et les environs de la colonie sioniste "Hajai", où ils ont attaqué les domiciles avec des pierres et des bouteilles vides, cassant les fenêtres et agressant leurs habitants. Ils ont également attaqué les voitures des Palestiniens dans ces quartiers, créant un état de terreur au sein des citoyens. On a enregistré des dizaines d'attaques effectuées par les colons sionistes dans la ville et à l'extérieur , en coïncidence avec la 17ème commémoration du massacre "l'incendie" de la mosquée bénie d'al-Ibrahimi. Les colons sionistes ont répété leurs attaques de manière quotidienne dans la zone de Bab Zawiah, la rue de Chaleledah, rue de Beer Sheva et aux alentours de la colonie de Tel Roumaidah. L'armée est une active partenaire En plus des attaque commises par les colons sionistes, l'armée sioniste a exécuté de nombreux ordres de démolition et creusement des biens des Palestiniens, y compris des puits d'eau dans la zone de l'Oued d'al-Gharous et Bouka'a, à l'est d'al Khalil, et a rasé des terres agricoles dans les zones d"'Atwanah" et aux alentours de la colonie sioniste "Sussia" construite illégalement sur les terres agricoles palestiniennes, à l'est de Yatta, ainsi que des opérations programmées de répression et d'arrestation répétées contre les citoyens palestiniens dans le village de Beit Amr, Saeir et Halhoul au nord d'al Khalil. |
Sit-in des propriétaires d'entreprises de transport demandant l'ouverture du passage d'al-Mintar
| [ 06/03/2011 - 20:35 ] |
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| Gaza – CPI Des sources bien-informées ont déclaré que les propriétaires d'entreprises de transport privé qui travaillent aux passages de la Bande de Gaza ont organisé, le dimanche 6/3, une tente du Sit-in devant le passage de Karm Abou Salem (côté palestinien) pour protester et répondre à la fermeture du passage d'al-Mintar (Karni) par les forces occupantes. Les même sources ont affirmé que les propriétaires d'entreprises de transport ont organisé une grève générale aujourd'hui au passage de Karm Abou Salem, refusant l'entrée de tout camion au côté sioniste. Cette mesure signifie que les marchandises n'entrent pas du côté sioniste à la Bande de Gaza, ce qui détériore la souffrance des Gazaouis à travers le manque grave aux matières alimentaires, carburant, gaz et beaucoup d'exigences et nécessite de la vie. Les manifestants ont déclaré que la fermeture du passage d'al-Mintar "Karni" représente un blocus contre la liberté des marchands et entreprises de transports, où le passage de Karm Abou Salem n'a pas la capacité de transporter les aliments du bétail et que la transformation du travail de Karni à Abou Salem va augmenter les coûts de transport et de la distance, ce qui aura un impact négatif sur le citoyen palestinien. Ils ont appelé les côtés concernés à travailler sérieusement et mettre la pression contre l'entité sioniste pour renoncer à sa décision de fermer le passage d'al-Mintar (Karni). |
Procès BDS du 17 mars : vidéos des 3 actions incriminées par Ghozlan et Alliot-Marie
dimanche 6 mars 2011
Le jeudi 17 mars 2011, le tribunal de Bobigny sera amené à juger 4 militants, deux femmes et deux hommes, pour leur participation, au lendemain des massacres de Gaza, à des actions appelant au boycott des produits exportés par Israël. Nous sommes des centaines de milliers dans le monde à participer à cette campagne de boycott d’Israël et à dire que nous continuerons tant qu’Israël se livrera au nettoyage ethnique du peuple palestinien. Ci-dessous les actions contre lesquelles Sammy Ghozlan, le colon mis à pied du CRIF, a porté plainte, et contre lesquelles Mme Alliot-Marie, la boycotteuse du Mexique virée du gouvernement, a demandé des condamnations.
SAINT—DENIS (93) : 14 février 2009 GENNEVILLIERS : 21 février 2009
AULNAY !(93) : 7 mars 2009
CAPJPO-EuroPalestine
Lien
samedi 5 mars 2011
PO: relancer le règlement pour éviter la radicalisation de la région
MOSCOU, 4 mars - RIA Novosti
La Russie appelle à redoubler d'efforts pour faire repartir le règlement arabo-israélien et assainir ainsi l'atmosphère générale dans la région, lit-on vendredi sur le site de la diplomatie russe.
"On ne doit pas relâcher les efforts en vue de faire redémarrer le règlement arabo-israélien. Par contre, il faut les intensifier car un progrès réel dans le processus de paix contribuerait à l'assainissement de l'atmosphère générale dans la région et diminuerait le risque de radicalisation", a souligné M.Saltanov.
Le communiqué a été publié à l'issue d'un entretien à Moscou entre Alexandre Saltanov, représentant spécial du président russe pour le Proche-Orient et vice-ministre russe des Affaires étrangères, et Dorit Golender, ambassadrice d'Israël en Russie.
Ces derniers mois, nombre de pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord sont embrasés par de violentes protestations populaires contre les régimes en place. Ce soulèvement a déjà balayé les régimes tunisien et égyptien.
Des troubles massifs se poursuivent à présent au Yémen. Des manifestations antigouvernementales se sont aussi déroulées en Algérie, au Bahreïn, en Irak, en Jordanie, au Maroc et en Oman.
Des accrochages particulièrement acharnés entre les opposants du régime et l'armée ont eu lieu en Libye où, selon les ONG et les médias, on pourrait déjà compter jusqu'à 6.000 victimes.
"On ne doit pas relâcher les efforts en vue de faire redémarrer le règlement arabo-israélien. Par contre, il faut les intensifier car un progrès réel dans le processus de paix contribuerait à l'assainissement de l'atmosphère générale dans la région et diminuerait le risque de radicalisation", a souligné M.Saltanov.
Le communiqué a été publié à l'issue d'un entretien à Moscou entre Alexandre Saltanov, représentant spécial du président russe pour le Proche-Orient et vice-ministre russe des Affaires étrangères, et Dorit Golender, ambassadrice d'Israël en Russie.
Ces derniers mois, nombre de pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord sont embrasés par de violentes protestations populaires contre les régimes en place. Ce soulèvement a déjà balayé les régimes tunisien et égyptien.
Des troubles massifs se poursuivent à présent au Yémen. Des manifestations antigouvernementales se sont aussi déroulées en Algérie, au Bahreïn, en Irak, en Jordanie, au Maroc et en Oman.
Des accrochages particulièrement acharnés entre les opposants du régime et l'armée ont eu lieu en Libye où, selon les ONG et les médias, on pourrait déjà compter jusqu'à 6.000 victimes.
Février : 7 Palestiniens tués, 46 blessés par l'armée israélienne à Gaza
Gaza - 4 mars 2011
Par IMEMC
Un rapport publié par le Haut Comité des services médicaux à Gaza révèle que les soldats israéliens ont tué 7 Palestiniens, et blessés 46 autres, dont plusieurs enfants, lors de différentes attaques ciblant la Bande de Gaza en février.
Le porte-parole du Comité, Adham Abu Salmiyya, a déclaré que l'armée de l'air israélienne a bombardé au moins 15 cibles à Gaza, dont un entrepôt de médicaments appartenant au Ministère de la Santé, à l'est de Gaza-ville.
Il a aussi déclaré que 3 pêcheurs ont été tués par la marine israélienne près de Beit Lahia, et qu'un ouvrier qui ramassait des débris devant être recyclés et utilisés pour la construction, a également été tué, et 18 autres blessés.
6 ouvriers palestiniens ont été tués par l'armée à Gaza depuis mars 2010, et 132 ont été blessés.
Abu Salmiyya a dit que 2 des habitants assassinés et 11 blessés ont été visés par des obus d'artillerie, et 18 ont été blessés par des frappes aériennes menées par l'armée de l'air israélienne.
2 habitants ont été blessés lorsque des munitions laissées par l'armée lors d'attaques précédentes ont explosées près d'eux.
En décembre 2010, les soldats israéliens ont tué 7 Palestiniens, dont 2 enfants, et blessé plus de 20 personnes.
Il a aussi déclaré que 3 pêcheurs ont été tués par la marine israélienne près de Beit Lahia, et qu'un ouvrier qui ramassait des débris devant être recyclés et utilisés pour la construction, a également été tué, et 18 autres blessés.
6 ouvriers palestiniens ont été tués par l'armée à Gaza depuis mars 2010, et 132 ont été blessés.
Abu Salmiyya a dit que 2 des habitants assassinés et 11 blessés ont été visés par des obus d'artillerie, et 18 ont été blessés par des frappes aériennes menées par l'armée de l'air israélienne.
2 habitants ont été blessés lorsque des munitions laissées par l'armée lors d'attaques précédentes ont explosées près d'eux.
En décembre 2010, les soldats israéliens ont tué 7 Palestiniens, dont 2 enfants, et blessé plus de 20 personnes.
Source : IMEMC
Traduction : MR pour ISM
Où va l'Autorité palestinienne ?
Cisjordanie - 4 mars 2011
Par Khaled Amayreh
Sa "position de marchandage" vis-à-vis du Hamas étant très affaiblie par les changements révolutionnaires dans le monde arabe, en particulier en Égypte, l'Autorité palestinienne contrôlée par le Fatah montre une volonté sans précédent à offrir d'importantes concessions au Hamas. Ceci coïncide avec des appels populaires renouvelés et plus déterminés à "mettre fin aux divisions" politiques palestiniennes. Toutefois, il est prématuré de dire avec certitude si cette volonté est authentique ou simplement une réponse tactique aux développements imprévus. Avec la disparition du régime d'Hosni Moubarak, le Fatah a perdu son principal soutien arabe dans la région. De plus, le "document égyptien" - accord de réconciliation qui était supposé conduire à un rapprochement entre le Fatah et le Hamas - est maintenant devenu, de fait, hors de propos.

Le Fatah avait signé le document mais le Hamas s'était montré réticent, estimant que le proposition était trop partiale en faveur du Fatah. De plus, le Hamas estimait que l'approche du régime Moubarak envers le mouvement islamique palestinien n'était jamais amicale, probablement une extension de la politique vindicative du régime envers les Frères musulmans égyptiens, précurseurs idéologiques du Hamas.
L'Égypte a également servi de courtier et même de garant des "démarches de paix" de l'AP avec Israël, démarches qui ont rencontré peu d'enthousiasme parmi la plupart des Palestiniens. Lorsque l'AP a été durement critiquée après la divulgation récente de ce qui a été appelé "les papiers Palestine" par la chaîne de télévision Al-Jazeera, Abbas et d'autres responsables de l'AP ont argué, pour leur défense, que "tout ce que nous avons fait a été communiqué à nos frères arabes," en référence à l'Égypte, à l'Arabie Saoudite et à la Jordanie.
Maintenant, à la lumière d'un changement radical de régime en Égypte, le soi-disant camp modéré arabe a subi un sérieux coup, et c'est sans aucune doute une mauvaise nouvelle pour les dirigeants palestiniens de Ramallah. Tout ceci semble avoir sérieusement affecté la position de l'AP vis-à-vis du Hamas, ce qui explique aussi les ouvertures inhabituelles du Fatah et les propositions ostensiblement généreuses pour une réconciliation nationale et la restauration de l'unité nationale palestinienne.
Parmi les ouvertures déclarées envers le Hamas, on trouve une déclaration récente du premier ministre du gouvernement de Ramallah, Salam Fayyad, qui aurait dit qu'il serait d'accord pour former un gouvernement d'unité nationale avec le Hamas, même si cela signifiait que ce dernier garderait le contrôle de la Bande de Gaza.
On ne sait pas si la déclaration de Fayyad reflète son point de vue personnel, ou si elle a été coordonnée avec la direction de l'AP. Le Fatah a pris ses distances vis-à-vis de ces propos, disant qu'ils allaient trop loin et exprimaient essentiellement les positions de Fayyad.
On a également cité Nabil Shaath, dirigeant du Fatah et négociateur, qui aurait dit que le Fatah était prêt à accepter la plupart -sinon toutes - les exigences et objections du Hamas relatives à la proposition égyptienne. Il semble cependant que ce soit plus facile à dire qu'à faire, étant donné l'opposition catégorique des services de sécurité de Cisjordanie à tout rapprochement véritable avec le Hamas, en particulier la garantie que le mouvement islamique aurait toute liberté d'action à l'intérieur du territoire occupé, ces services craignant que le Hamas se reconstruise et recouvre son influence d'antan.
Le Fatah, en coopération avec Israël et le général étasunien Keith Dayton, s'est acharné à affaiblir le Hamas en Cisjordanie en arrêtant des milliers de personnes suspectées de sympathie islamique et en bouclant des centaines d'institutions islamiques.
De plus, Abbas a dit qu'il n'y aurait aucune élection en Cisjordanie s'il n'y en avait pas dans la Bande de Gaza. Ses remarques à ce sujet ont été considérées comme une justification de la position du Hamas, à savoir qu'un consensus national devait précéder toutes futures élections dans les territoires occupés puisque des élections sans accord ne feraient qu'approfondir la scission entre les deux camps.
La déclaration d'Abbas a suscité des réactions fraîches de la part de certains partenaires de gauche du Fatah au sein de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), qui ont vu ses remarques comme une "capitulation devant le coup d'État à Gaza."
Avant les changements révolutionnaires dans plusieurs pays arabes, le Fatah et l'AP avaient plus ou moins adopté des attitudes hostiles envers le Hamas, certains porte-paroles du Fatah accusant le groupe islamique de vouloir installer un émirat islamique terroriste, de style Ben Laden, dans la Bande de Gaza.
A un moment donné, certains responsables de l'AP sont allés jusqu'à avertir le Hamas que le Fatah saisirait Gaza par la force, vraisemblablement en coopération avec Israël et l'ancien régime d'Hosni Moubarak, ou en fomentant une insurrection locale contre le le mouvement élu. Ces menaces ont maintenant complètement disparu.
De plus, le récent veto des États-Unis à un projet de résolution condamnant l'expansion coloniale juive en Cisjordanie, qui était présenté par l'AP, a sérieusement embarrassé les dirigeants de l'AP parce qu'il démontrait que les Palestiniens ne pouvaient compter sur les États-Unis pour négocier une paix digne et juste dans la région.
Un responsable de l'AP, commentant le veto américain au Conseil de Sécurité des Nations Unions, a dit que "nous nous trompons nous-mêmes si nous pensons que les États-Unis nous donneront un État. Pour avoir un véritable État palestinien, il faut une véritable pression américaine sur Israël, mais les États-Unis n'ont ni la capacité ni l'envie de faire pression sur Israël."
Puis il y a le facteur israélien. Israël continue de tenir l'AP à la gorge, à tel point que toute démarche sérieuse du régime de Ramallah vers un rapprochement véritable et sincère avec le Hamas rencontrera une résistance - même violente- d'Israël. Inutile de dire que ceci met les dirigeants de l'AP dans une position peu enviable, avec une marge de manœuvre faible.
Pendant ce temps, les services sécuritaires de l'AP continuent les arrestations quotidiennes de membres du Hamas, même si le rythme semble ralentir. De même, la coordination sécuritaire avec Israël, même dans ses expressions les plus scandaleuses, continue d'être la norme plutôt que l'exception. Certains observateurs affirment que l'AP est si profondément impliquée dans les accords de coordination sécuritaire avec Israël que rompre ces accords mettrait en danger son existence même. Et on sait bien que pour que le Fatah se rapproche du Hamas, il doit s'éloigner d'Israël.
Le Fatah a toujours cherché à trouver une formule magique qui lui permettrait d'apaiser tant l'opinion publique israélienne que palestinienne. Cependant, étant donné les réalités politiques actuelles dans le monde arabe, en particulier la fin du régime Moubarak, ce qui était possible il y a trois mois ne l'est plus aujourd'hui.
Le processus de paix moribond avec Israël, l'étreinte américaine aveugle d'Israël, et la politique belliciste et extrémiste de ce dernier, dont l'expansion coloniale acharnée, mettent de plus en plus de pression sur l'AP pour qu'elle divorce de l'axe US-Israël. Qu'elle puisse le faire ET survivre est une autre question.
L'Égypte a également servi de courtier et même de garant des "démarches de paix" de l'AP avec Israël, démarches qui ont rencontré peu d'enthousiasme parmi la plupart des Palestiniens. Lorsque l'AP a été durement critiquée après la divulgation récente de ce qui a été appelé "les papiers Palestine" par la chaîne de télévision Al-Jazeera, Abbas et d'autres responsables de l'AP ont argué, pour leur défense, que "tout ce que nous avons fait a été communiqué à nos frères arabes," en référence à l'Égypte, à l'Arabie Saoudite et à la Jordanie.
Maintenant, à la lumière d'un changement radical de régime en Égypte, le soi-disant camp modéré arabe a subi un sérieux coup, et c'est sans aucune doute une mauvaise nouvelle pour les dirigeants palestiniens de Ramallah. Tout ceci semble avoir sérieusement affecté la position de l'AP vis-à-vis du Hamas, ce qui explique aussi les ouvertures inhabituelles du Fatah et les propositions ostensiblement généreuses pour une réconciliation nationale et la restauration de l'unité nationale palestinienne.
Parmi les ouvertures déclarées envers le Hamas, on trouve une déclaration récente du premier ministre du gouvernement de Ramallah, Salam Fayyad, qui aurait dit qu'il serait d'accord pour former un gouvernement d'unité nationale avec le Hamas, même si cela signifiait que ce dernier garderait le contrôle de la Bande de Gaza.
On ne sait pas si la déclaration de Fayyad reflète son point de vue personnel, ou si elle a été coordonnée avec la direction de l'AP. Le Fatah a pris ses distances vis-à-vis de ces propos, disant qu'ils allaient trop loin et exprimaient essentiellement les positions de Fayyad.
On a également cité Nabil Shaath, dirigeant du Fatah et négociateur, qui aurait dit que le Fatah était prêt à accepter la plupart -sinon toutes - les exigences et objections du Hamas relatives à la proposition égyptienne. Il semble cependant que ce soit plus facile à dire qu'à faire, étant donné l'opposition catégorique des services de sécurité de Cisjordanie à tout rapprochement véritable avec le Hamas, en particulier la garantie que le mouvement islamique aurait toute liberté d'action à l'intérieur du territoire occupé, ces services craignant que le Hamas se reconstruise et recouvre son influence d'antan.
Le Fatah, en coopération avec Israël et le général étasunien Keith Dayton, s'est acharné à affaiblir le Hamas en Cisjordanie en arrêtant des milliers de personnes suspectées de sympathie islamique et en bouclant des centaines d'institutions islamiques.
De plus, Abbas a dit qu'il n'y aurait aucune élection en Cisjordanie s'il n'y en avait pas dans la Bande de Gaza. Ses remarques à ce sujet ont été considérées comme une justification de la position du Hamas, à savoir qu'un consensus national devait précéder toutes futures élections dans les territoires occupés puisque des élections sans accord ne feraient qu'approfondir la scission entre les deux camps.
La déclaration d'Abbas a suscité des réactions fraîches de la part de certains partenaires de gauche du Fatah au sein de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), qui ont vu ses remarques comme une "capitulation devant le coup d'État à Gaza."
Avant les changements révolutionnaires dans plusieurs pays arabes, le Fatah et l'AP avaient plus ou moins adopté des attitudes hostiles envers le Hamas, certains porte-paroles du Fatah accusant le groupe islamique de vouloir installer un émirat islamique terroriste, de style Ben Laden, dans la Bande de Gaza.
A un moment donné, certains responsables de l'AP sont allés jusqu'à avertir le Hamas que le Fatah saisirait Gaza par la force, vraisemblablement en coopération avec Israël et l'ancien régime d'Hosni Moubarak, ou en fomentant une insurrection locale contre le le mouvement élu. Ces menaces ont maintenant complètement disparu.
De plus, le récent veto des États-Unis à un projet de résolution condamnant l'expansion coloniale juive en Cisjordanie, qui était présenté par l'AP, a sérieusement embarrassé les dirigeants de l'AP parce qu'il démontrait que les Palestiniens ne pouvaient compter sur les États-Unis pour négocier une paix digne et juste dans la région.
Un responsable de l'AP, commentant le veto américain au Conseil de Sécurité des Nations Unions, a dit que "nous nous trompons nous-mêmes si nous pensons que les États-Unis nous donneront un État. Pour avoir un véritable État palestinien, il faut une véritable pression américaine sur Israël, mais les États-Unis n'ont ni la capacité ni l'envie de faire pression sur Israël."
Puis il y a le facteur israélien. Israël continue de tenir l'AP à la gorge, à tel point que toute démarche sérieuse du régime de Ramallah vers un rapprochement véritable et sincère avec le Hamas rencontrera une résistance - même violente- d'Israël. Inutile de dire que ceci met les dirigeants de l'AP dans une position peu enviable, avec une marge de manœuvre faible.
Pendant ce temps, les services sécuritaires de l'AP continuent les arrestations quotidiennes de membres du Hamas, même si le rythme semble ralentir. De même, la coordination sécuritaire avec Israël, même dans ses expressions les plus scandaleuses, continue d'être la norme plutôt que l'exception. Certains observateurs affirment que l'AP est si profondément impliquée dans les accords de coordination sécuritaire avec Israël que rompre ces accords mettrait en danger son existence même. Et on sait bien que pour que le Fatah se rapproche du Hamas, il doit s'éloigner d'Israël.
Le Fatah a toujours cherché à trouver une formule magique qui lui permettrait d'apaiser tant l'opinion publique israélienne que palestinienne. Cependant, étant donné les réalités politiques actuelles dans le monde arabe, en particulier la fin du régime Moubarak, ce qui était possible il y a trois mois ne l'est plus aujourd'hui.
Le processus de paix moribond avec Israël, l'étreinte américaine aveugle d'Israël, et la politique belliciste et extrémiste de ce dernier, dont l'expansion coloniale acharnée, mettent de plus en plus de pression sur l'AP pour qu'elle divorce de l'axe US-Israël. Qu'elle puisse le faire ET survivre est une autre question.
Mettre fin au"conflit"
publié le samedi 5 mars 2011
Laila el-Haddad
Laila el-Haddad
OPINION :
" Israël n’a jamais été intéressé par une paix juste et durable avec les Palestiniens"
Le discours conventionnel sur le “conflit ” israélo-arabe, si on peut parler de “conflit”, s’appuie sur une résolution basée sur les prémisses de deux Etats, comme si c’était à portée de main. Comme si une résolution, n’importe laquelle – peu importe la forme ou le statut final de cet Etat — valait mieux que pas d’Etat du tout. Il n’en va pas autrement de l’Initiative de paix arabe.
Tout d’abord, il faudrait appeler les choses par leur nom : ce n’est pas un “conflit” , mais l’occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, de Jérusalem-Est et des hauteurs du Golan, accompagnée de l’expulsion de centaines de milliers de réfugiés et du déni de leur droit au retour —et celui de leurs descendants— dans leur foyers d’origine, l’incarcération continue de plus de 10 000 prisonniers politiques, et la colonisation violente constante de la terre palestinienne.
Pour paraphraser l’ancien ambassadeur des Etats-Unis, Edward Peck, ce n’est pas d’un "conflit" qu’il faut parler ici, c’est d’une occupation illégale. Et dans la même logique, un " processus de paix" implique un état de guerre, qui à son tour implique que deux parties égales sont en conflit et ont besoin de se réconcilier.
A la place, il y a une occupation illégale, et la solution est simple : exiger qu’il y soit mis fin. Comme nous le rappelait Frederick Douglass [1], "le pouvoir ne concède rien sans qu’on l’exige. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais."
Les Etats arabes doivent repenser radicalement le genre d’ “accord de paix ” qu’ils valident et sont prêts à accepter à la lumière des changements tectoniques qui ont cours dans le monde arabe, de l’écroulement de la Pax Americana et du régime arabe"répressif mais stable", et des nouvelles révélations de Wikileaks et des Palestine Papers sur les agissements douteux de ces régimes.
Désormais il n’est plus suffisant d’endosser simplement une initiative à l’image de ces processus stériles et ratés du passé et du présent et d’espérer que cela suffira. Parce que, même si les régimes arabes le croient, le peuple arabe, non.
Ils ne devraient pas faire l’erreur d’entrer dans un accord de paix avec Israël sans s’assurer d’abord de la fin de l’occupation israélienne et de la reconnaissance par Israël de l’Etat palestinien -ce dont les accords d’Oslo ne font pas la moindre mention et que n’accepte pas la charte du parti au pouvoir [en Israël], le Likoud , qui « rejette platement » son établissement.
Ils ne devraient pas non plus brader les droits imprescriptibles d’un autre peuple –comme le droit au retour des Palestiniens. Et ils ne devraient certainement pas offrirent des concessions s’ils n’obtiennent rien en retour.
Si l’on doit conserver quelque chose des Palestine Papers rendus publics par al-Jazeera, ce sont ces leçons. Les négociateurs palestiniens étaient bien trop enclins à accorder des concessions à Israël—concessions qu’ils n’avaient aucun droit d’offrir, pour commencer. En réponse à leur capitulation, ils n’ont reçu que l’intransigeance d’Israël, un nouveau durcissement de la position israélienne, une augmentation du vol de terre et de la colonisation, et le sabotage résolu du processus.
La leçon à tirer, c’est qu’ Israël n’a jamais été intéressé par une paix juste et durable avec les Palestiniens, seulement une paix qui servirait à renforcer le contrôle israélien de la terre, sans les gens, bloquant à jamais l’accession des Palestiniens à un Etat viable.
C’est Dov Weisglass, le conseiller de l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon, qui parlait du désengagement [des colonies de Gaza en 2005] comme d’un processus conçu pour parvenir à ce résultat : "Le désengagement est en réalité du formol. Il apporte la quantité de formol nécessaire pour qu’il n’y ait pas de processus politique avec les Palestiniens."
L’Initiative de paix arabe renforce encore le mythe qu’il y eut au début un processus de paix actif et continu—qu’ Oslo et toutes ses ramifications amènent au bout du compte à une paix juste et durable entre égaux, à un Etat palestinien viable et contigu, à la souveraineté, la liberté, l’égalité et l’Etat.
Il est temps que les Etats arabes sortent du cadre de deux Etats et de la terre contre la paix et qu’ils ouvrent les yeux sur la réalité. Il est temps maintenant d’envisager sérieusement d’accepter la solution d’un pays avec des droits égaux pour tous : la solution d’un seul Etat. Etant donné la réalité sur le terrain en Cisjordanie –où le mur d’annexion israélien, les colonies illégales et les lignes de clôture dévorent presque la moitié de la terre, où Israël est déterminé à maintenir une majorité juive à Jérusalem et dans le reste du pays, quel qu’en soit le prix (c’est du nettoyage ethnique), alors qu’il entend bien repousser indéfiniment un Etat palestinien viable— c’est la seule solution pour parvenir à une paix juste, réalisable et durable. .
[1] célèbre abolitionniste noir aux Etats-Unis au moment de la guerre civile en 1861-65
Publié par bitterlemons-api.org
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Laila el-Haddad is author of "Gaza Mom : Palestine, Politics, Parenting, and Everything in Between". She is also a contributing author to "The Goldstone Report : The Legacy of the Landmark Investigation of the Gaza Conflict". http://www.bitterlemons-api.org/inside.php ?id=35#
traduction et notes : C. Léostic, Afps
Netanyahu tente de reprendre l’initiative diplomatique
05/03/2011
Soucieux de l'isolement croissant d'Israël sur la scène internationale, le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisage une initiative diplomatique en direction des Palestiniens. Selon des fuites provenant de son entourage, le clou de cette initiative devrait être dévoilé lors d'un discours au Congrès américain au cours de la visite que doit effectuer à Washington le 22 mai prochain le chef du gouvernement, à l'invitation du lobby pro-israélien AIPAC.
M. Netanyahu « est forcé d'agir », titrait hier le quotidien à grand tirage Yediot Aharanot qui dresse un tableau calamiteux des relations entre le gouvernement Netanyahu et l'administration Obama. Selon le journal, la crise dans le monde arabe, « qui aurait pu rapprocher Netanyahu de Barack Obama, dans la défense de la stabilité face au chaos, a eu l'effet contraire, accroissant la méfiance » entre un président américain prenant le parti du changement et un Premier ministre israélien insistant sur ses risques. Le quotidien de gauche Haaretz parle quant à lui du « plus grand pari » de M. Netanyahu, estimant que ce dernier est « arrivé à l'heure du choix, ce qu'il a évité de faire depuis deux ans qu'il est au pouvoir ». L'isolement d'Israël s'est manifesté de façon spectaculaire lors du veto imposé le 18 février au Conseil sécurité de l'ONU par les États-Unis à un projet de résolution arabe jugeant « illégale » la colonisation dans les territoires palestiniens occupés et demandant son arrêt. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.
M. Netanyahu « est forcé d'agir », titrait hier le quotidien à grand tirage Yediot Aharanot qui dresse un tableau calamiteux des relations entre le gouvernement Netanyahu et l'administration Obama. Selon le journal, la crise dans le monde arabe, « qui aurait pu rapprocher Netanyahu de Barack Obama, dans la défense de la stabilité face au chaos, a eu l'effet contraire, accroissant la méfiance » entre un président américain prenant le parti du changement et un Premier ministre israélien insistant sur ses risques. Le quotidien de gauche Haaretz parle quant à lui du « plus grand pari » de M. Netanyahu, estimant que ce dernier est « arrivé à l'heure du choix, ce qu'il a évité de faire depuis deux ans qu'il est au pouvoir ». L'isolement d'Israël s'est manifesté de façon spectaculaire lors du veto imposé le 18 février au Conseil sécurité de l'ONU par les États-Unis à un projet de résolution arabe jugeant « illégale » la colonisation dans les territoires palestiniens occupés et demandant son arrêt. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.
Aucune annonce officielle n'a été faite à ce jour, mais les médias israéliens font état d'un projet d'« accord intérimaire » à long terme avec les Palestiniens au lieu de négociations sur un règlement final. En ce qui concenre la colonisation, elle continuerait dans les blocs d'implantation de Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée, mais serait ralentie dans les colonies isolées. M. Netanyahu donnerait en outre son accord à un État palestinien dans des frontières provisoires ainsi qu'à un agrandissement des zones autonomes palestiniennes en Cisjordanie. Il renoncerait également à une annexion israélienne de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, tout en continuant à demander le déploiement de soldats israéliens aux côtés d'une force internationale dans cette zone stratégique à la frontière d'un futur État palestinien et de la Jordanie.
Les Palestiniens ont déjà fait savoir, à maintes reprises, qu'ils ne se contenteraient pas d'un « accord intérimaire » avec Israël et n'accepteraient pas de discuter d'un État dans des frontières provisoires.
Selon les médias, M. Netanyahu a eu jeudi des contacts à ce sujet avec de hauts responsables américains, dont Dennis Ross, conseiller spécial du président Obama. Un porte-parole du Premier ministre a confirmé la rencontre avec M. Ross, actuellement en Israël, sans en préciser la teneur. Israël s'est toutefois abstenu d'envoyer une délégation cette semaine à Bruxelles, où les négociateurs palestiniens ont rencontré des représentants du quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, UE et Russie) en vue d'une hypothétique relance du processus de paix, actuellement enterré. Des représentants du quartette sont attendus la semaine prochaine dans la région.
Sur le terrain, l'aviation israélienne a tiré hier matin deux missiles contre un véhicule dans le centre de la bande de Gaza, sans faire de blessés, selon des sources sécuritaires palestiniennes et des témoins.
Par ailleurs, des colons israéliens ont arraché dans la nuit de jeudi à vendredi quelque 500 jeunes oliviers plantés par des Palestiniens de la région de Naplouse (nord de la Cisjordanie), a affirmé l'Autorité palestinienne. Selon des villageois, cet acte de vandalisme a été commis par des colons furieux d'avoir été délogés par l'armée israélienne d'un avant-poste sauvage proche il y a quelques semaines. Les oliviers avaient été plantés sur le site de cette implantation juive après son démantèlement afin d'éviter une réinstallation des colons.
(Source : AFP)
Les Palestiniens ont déjà fait savoir, à maintes reprises, qu'ils ne se contenteraient pas d'un « accord intérimaire » avec Israël et n'accepteraient pas de discuter d'un État dans des frontières provisoires.
Selon les médias, M. Netanyahu a eu jeudi des contacts à ce sujet avec de hauts responsables américains, dont Dennis Ross, conseiller spécial du président Obama. Un porte-parole du Premier ministre a confirmé la rencontre avec M. Ross, actuellement en Israël, sans en préciser la teneur. Israël s'est toutefois abstenu d'envoyer une délégation cette semaine à Bruxelles, où les négociateurs palestiniens ont rencontré des représentants du quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, UE et Russie) en vue d'une hypothétique relance du processus de paix, actuellement enterré. Des représentants du quartette sont attendus la semaine prochaine dans la région.
Sur le terrain, l'aviation israélienne a tiré hier matin deux missiles contre un véhicule dans le centre de la bande de Gaza, sans faire de blessés, selon des sources sécuritaires palestiniennes et des témoins.
Par ailleurs, des colons israéliens ont arraché dans la nuit de jeudi à vendredi quelque 500 jeunes oliviers plantés par des Palestiniens de la région de Naplouse (nord de la Cisjordanie), a affirmé l'Autorité palestinienne. Selon des villageois, cet acte de vandalisme a été commis par des colons furieux d'avoir été délogés par l'armée israélienne d'un avant-poste sauvage proche il y a quelques semaines. Les oliviers avaient été plantés sur le site de cette implantation juive après son démantèlement afin d'éviter une réinstallation des colons.
(Source : AFP)
L'heure de la création d'un Etat palestinien a sonné
04 Mars 2011 11:46
IRIB- Jusqu’à quand la vague des révoltes, dans les pays arabes, se poursuivra-t-elle ? Le régime de Mouammar Kadhafi s'effondrera-t-il ? Ou la Libye se livrera-t-elle à une guerre civile ? Va-t-on vers la «somalisation» de la Libye ? La perspective de la création d'un Etat indépendant palestinien est-elle proche ? Ce sont autant de questions qui se posent, maintenant. En Egypte, le Premier ministre qui avait été désigné, par l'ancien Président égyptien, Hosni Moubarak, a dû démissionner, face aux pressions des masses populaires, et il a cédé sa place à une personnalité qui était un anti-Moubarak. En Tunisie, Mohammad Ghannoushi qui a été, pendant 13 ans, Premier ministre, a fini par démissionner. Lui aussi, il a dû céder aux pressions des masses populaires. Pour l'heure, nous assistons, plus ou moins, à des manifestations de protestations, au Yémen, à Bahreïn, à Oman, au Koweït, et, même, en Arabie saoudite. La question qui se pose est, donc, de savoir si nous allons assister, d'ici le mois de septembre, à une nouvelle donne, dans le monde arabe, avec l'émergence et l'élection de nouveaux dirigeants. Mais, pourquoi, le mois de septembre ? L'année dernière, lorsque l'administration américaine s'est investie, d'abord, dans des négociations directes, ensuite, indirectes, entre les parties, palestinienne et israélienne, le Président américain, Barack Obama, a promis la création d'un Etat palestinien, avant le mois de septembre. C'est ainsi que l'Organisation des Nations Unies aura un nouveau membre, dont l'adhésion a été retardée, pendant plus de 60 ans. S'agissant du régime israélien, il a réussi à faire capoter le projet américain d'arrêt provisoire de la colonisation, à Qods-est et en Cisjordanie. Appuyé par des congressistes démocrates et républicains, le Premier ministre du régime sioniste, Benyamin Netanyahou, a refusé de céder à la demande de Barack Obama qui exigeait un gel provisoire de trois mois de la colonisation israélienne. Dans le même temps, un autre événement, d'une importance primordiale, s'est produit et le régime israélien s'est vu incapable de l'en empêcher. Cet évènement s'est produit, en Amérique latine, où plusieurs pays ont reconnu l'Etat indépendant palestinien, au grand dam d'Israël et de son principal allié, à savoir, les Etats-Unis. A un moment où un vent de la révolte souffle sur le monde arabe, les Etats-Unis ont apposé, au Conseil de sécurité, leur veto à un projet de résolution des pays arabes condamnant la colonisation israélienne. C'est dans une telle conjoncture que le soulèvement populaire, en Tunisie, étendu à l’Egypte et à d'autres pays arabes, a perturbé toutes les équations du Président américain, Barack Obama, du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou et du Président de l'Autorité autonome palestinienne, Mahmoud Abbas, qui tentaient de relancer ce qu'ils appelaient le processus des pourparlers de paix. Pour le moment, le régime israélien est inquiet de voir les Etats-Unis perdre l'initiative de ce qu'on appelle le processus de paix dans la région. En outre, les Israéliens craignent que les Etats-Unis ne se montrent plus enclins à jouer un rôle exclusif, dans ce processus. Par conséquent, les autorités du régime israélien, dont son ministre des Affaires étrangères, sont, actuellement, en train de faire la propagande d'un projet qui prévoit la création, par étapes, d'un Etat indépendant palestinien. Ce projet prévoit la création d'un Etat palestinien, dans 40% de la Cisjordanie, et remet à plus tard, le règlement des questions, telles que le statut de Qods et le retour des réfugiés. Mais la partie palestinienne a, déjà, rejeté ce plan. Et il ne semple pas que le Président de l'Autorité autonome palestinienne risque de s'y soumettre. "Nous avons obtenu des garanties de tous les pays arabes, pour la création d'un Etat palestinien, sur les frontières de 1967, d'ici le mois de septembre", a souligné, à Paris, l'un des négociateurs palestiniens, Nabil Chath" "Cependant, nous préférons que l'Etat palestinien soit créé, dès maintenant, au lieu d'attendre le mois de septembre", a-t-il conclu. La question qui se pose, actuellement, est de savoir, si nous nous rapprochons de plus en plus de la création d'un Etat indépendant palestinien, d'autant plus que des pays, comme la France, la Suède, l'Espagne, et le Portugal se montrent enclins à aller vers la reconnaissance d'un Etat palestinien.
Des colons sionistes déracinent plus de 500 plants d’oliviers au sud de Naplouse
[ 04/03/2011 - 12:25 ]
Naplouse – CPI
Des colons sionistes ont déraciné ce matin à l’aube, plus de 500 plants d’oliviers des terres des citoyens du village de Qasra, au sud de la ville de Naplouse.
Les villageois ont affirmé au correspondant du CPI que plusieurs colons armés ont pénétré sur les terres du village aujourd’hui à l’aube, et ont déraciné plus de 500 plants d’oliviers que les citoyens palestiniens avaient plantés il y a plusieurs semaines.
Les colons ont procédé à la reconstruction de l’avant-poste colonial Yash Adam, près de la colonie Shvut Rachel, établis sur les terres du village qui est constamment exposé aux attaques, actes de vandalisme, et vol qualifié de la part de ces deux groupements coloniaux.
Des avions israéliens bombardent une voiture palestinienne dans le centre de la bande de Gaza
| [ 04/03/2011 - 11:53 ] |
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| Gaza – CPI Des avions de l’occupation sioniste ont bombardé à l’aube une voiture palestinienne dans le centre de la Bande de Gaza. Selon des sources sécuritaires et civiles identiques, un avion de reconnaissance israélien a tiré au moins un missile sur une voiture civile dans le camp de Nusseirat. Les sources ont déclaré au correspondant du CPI que l’avion a tiré le missile sur une voiture Jeep D-Max qui était stationnée dans le camp de Nusseirat pour les réfugiés palestiniens. Des sources médicales non officielles ont indiqué à notre correspondant que le bombardement sioniste n’a pas entraîné de blessés sur les lieux, alors que le bruit de l’explosion a été entendu de loin. L’aviation israélienne continue de survoler intensivement le ciel de la bande de Gaza. |
Les détenus libérés de la prison égyptienne d’al-Aqrab sont arrivés à Rafah jeudi
| [ 04/03/2011 - 13:39 ] |
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| Rafah – CPI Les détenus qui ont été libérés par l’armée égyptienne sont arrivés au passage de Rafah jeudi après-midi. Imed Sayyed, porte-parole du Comité des familles de détenus dans les prisons égyptiennes, a déclaré que l’armée égyptienne a libéré jeudi matin 12 prisonniers palestiniens de la prison d’al-Aqrab. De son côté, l’organisation arabe pour les droits de l’homme en Angleterre a affirmé que 32 prisonniers politiques palestiniens sont toujours détenus dans les prisons égyptiennes, et a appelé le Conseil militaire à les libérer. |
L’occupation transforme al-Qods en caserne militaire et informe deux familles de leur expulsion
| [ 04/03/2011 - 12:47 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI Les autorités sionistes ont transformé la ville d’al-Qods occupée en caserne militaire, en particulier la Vieille ville et les entrées de la mosquée d’al-Aqsa. Des témoins oculaires ont affirmé vendredi 4 mars que les soldats de l’occupation, la cavalerie policière et des gardes-frontières ont été déployés aux entrées de la Vieille ville et près de l’entrée de Jérusalem ainsi que les points de passage avec la Cisjordanie. Les soldats israéliens ont vérifié les cartes d’identité des passants et ont arrêté des jeunes pendant une courte période. Ils ont été relâchés par crainte que des manifestations n’éclatent après la prière du vendredi. D’autre part, les autorités de l’occupation sioniste ont émis un avis d’expulsion pour les maisons de deux familles maqdissines dans le quartier de Beit Hanina au nord d’al-Qods occupée. Elles doivent également remettre les terres sur lesquelles se trouvent les maisons à un juif, sous prétexte qu’il en est le propriétaire. La radio hébreu a mentionné que l’avis judiciaire a été émis par le Tribunal d’Instance à Jérusalem-Ouest et que l’Université hébraïque possède une partie du terrain mentionné. Etant donné que l’accord de vente n’a pas été réalisé avec une société arabe, l’Université a donné le terrain à ces deux familles. De plus, la Cour a rejeté la demande de verser des indemnités pour celui qui prétend être propriétaire de la terre, tandis que les deux familles palestiniennes ont informé de leur volonté de faire appel de cette décision. La radio hébreu a souligné que le prétendu Comité de district pour la planification et la construction de la municipalité de Jérusalem, avait approuvé la construction de dizaines de logements pour les Juifs sur le terrain mentionné. |
L’occupation arrête quatre enfants maqdissins
| [ 04/03/2011 - 14:34 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI Les forces de l’occupation sioniste ont pris d’assaut le village de Selwan à al-Qods occupée où elle a exécuté une série de rafles et d’arrestations dont quatre enfants parmi les villageois. Des sources locales ont affirmé que les enfants arrêtés ont entre 13 et 15 ans, et le tribunal sioniste prévoit de tenir une séance extraordinaire pour examiner les accusations portées contre eux, à savoir les jets de pierres sur les soldats israéliens. Dans un contexte similaire, les forces de l’occupation ont arrêté jeudi un citoyen de Silat al-Harithiya, à l’ouest de Jénine, après avoir pris d’assaut son lieu de travail dans la ville de Haïfa en Palestine occupée en 1948. Des sources locales ont indiqué que des soldats sionistes ont envahi le lieu de travail du citoyen Imran Hasan Abou al-Khair, âgé de 25 ans, et l’ont embarqué vers une direction inconnue. |
Les occupants israéliens ouvrent le feu sur des Palestiniens
[ 04/03/2011 - 19:39 ]
Khan Younes – CPI
Les occupants sionistes ne cessent pas leurs agressions contre les Palestiniens, partout en Palestine.
Hier matin, jeudi 3 mars 2011, les forces de l’occupation israélienne ont ouvert le feu de leur mitraillettes contre des fermiers et des maisons civiles, à l’est de la ville de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza.
Des témoins oculaires ont rapporté que les soldats de l’occupation sioniste ont ouvert le feu du haut de leurs tours militaires en direction de maisons civiles à l’est de Qarara, à l’est des villages de Khozaa et Absan Al-Kabira. On ne parle jusqu’à maintenant d’aucune victime parmi les citoyens.
On note que les forces de l’occupation sioniste continuent leurs provocations de façon quasi-quotidienne sur toute la longueur des frontières orientale de la bande de Gaza.
Les forces de l’occupation arrêtent sept Palestiniens en Cisjordanie
[ 04/03/2011 - 20:41 ]
Cisjordanie – CPI
Hier à l’aube, 3 mars 2011, les forces de l’occupation sionistes ont interpellé sept Palestiniens, surtout dans les départements du Sud.
La radio israélienne a rapporté d’une source militaire sioniste que les arrestations ont été effectuées dans les départements de Bethléem et Al-Khalil.
Par ailleurs, les barrages militaires installés par les occupants sionistes au nord et au centre de la Cisjordanie ont connu des restrictions supplémentaires ces dernières heures.
Des sources locales ont rapporté que l’armée israélienne a fermé le barrage d’Attara, au nord de la ville de Ramallah, causant un grave bouchon. Les soldats inspectaient les voitures et empêchaient les conducteurs de regagner leurs domiciles.
Et pour faciliter le mouvement de certains colons, les forces de l’occupation ont renforcé leurs mesures sur le barrage de Hawara, au sud de Naplouse, causant aussi de grands embouteillages.
Gaza: « Les palestiniens veulent mettre fin à l’occupation »
| [ 05/03/2011 - 08:29 ] |
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| Gaza- CPI « Le peuple palestinien veut, plus que jamais, mettre fin à l’occupation israélienne, aux désaccords internes et aspire fortement la levée du blocus arbitraire et injuste», a déclaré hier, Khalil al-Hayya, un dirigeant du Hamas lors d’une foule massive à Gaza. Lors d’un discours devant des milliers de manifestants qui sont sortis pour une marche organisée par le Hamas, vendredi 4/3, en contestation contre la situation catastrophique actuelle imposée par l’occupation, il y a plus de 4 ans et 7 mois, contre les Gazaouis, le leader du Hamas a souligné : « Le peuple palestinien veut mettre terme à l’occupation, les palestiniens vont combattre pour protéger leurs droits légaux et lieux saints, jusqu’à la disparition de l’ennemi occupant israélien ». « Le Hamas veut sérieusement finir avec les désaccords internes, on insiste que toutes les raisons profondes des mésententes soient traitées, pour un consensus national juste et réel », a ainsi proclamé Khalil al-Hayya, en contestation contre les appels irresponsables et irréels (notamment du gouvernement illégal de Fayyad ainsi à propos d’organisation des élections sous les mésententes) et destinant à approfondir la division du peuple palestinien en faveur de l’ennemi occupant israélien. En effet, le leader du Hamas, a souligné en s’adressant aux autorités égyptiennes après le départ du régime de l’ancien président Mohamed Hosni Moubarak qu’il est temps d’ouvrir le passage de Rafah, appelant à la levée immédiate et durable du blocus injuste et inhumain. Khalil al-Hayya a insisté que les Palestiniens sont déterminés actuellement à la nécessité d’adopter un programme et référence national, basé sur les principes, intérêts suprêmes et droits de la nation, ce qui doit garantir au peuple palestinien sa lutte légitime et son droit sacré à résister face à l’ennemi occupant pour la réalisation de l’autodétermination et la libération de la Palestine. |
Une société israélienne recrute des mercenaires pour Kadhafi, selon un site israélien
vendredi 4 mars 2011
Le site en langue hébraïque Inyan Merkazi indique qu’une société israélienne procède actuellement au recrutement dans plusieurs pays africain pour le compte du colonel Kadhafi.
L’article d’Inyan Merkazi, traduit par l’agence de presse palestinienne Ma’an, précise que la société, dont le nom n’est pas divulgué, est dirigée par des officiers en retraite de l’armée israélienne.
Le site, qui dit tenir ses informations de sources égyptiennes, indique aussi que le premier dirigeant de la société a récemment rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef des Renseignements, Aviv Cokhavi, et que ces officiels israéliens ont tous approuvé le recrutement par cette société de mercenaires pour soutenir Kadhafi.
La violente répression du dirigeant libyen a fait au moins 1000 morts libyens selon des groupes de défense des droits de l’homme (6000 selon la Ligue libyenne des droits de l’homme au 3 mars).
D’après les auteurs, les officiels israéliens ont approuvé le recrutement en raison de leurs craintes que si Kadhafi est renversé, il ne soit remplacé par une « un régime islamique extrémiste ».
Pendant ses quatre décennies de pouvoir à la tête de cet État d’Afrique du Nord, Kadhafi s’est montré l’un des plus virulents critiques d’Israël.
Les représentants de la société se sont rendus récemment au Tchad pour discuter avec un officier haut gradé des Renseignements libyen, Abduallah Sanussi, selon l’article. Lors de cet entretien, Sanussi a donné son accord pour payer la société afin qu’elle recrute jusqu’à 50.000 mercenaires dans des pays d’Afrique, toujours selon ce site.
(traduction de la dépêche de Ma’an par info-Palestine.net)
CAPJPO-EuroPalestine
Lien
Le site, qui dit tenir ses informations de sources égyptiennes, indique aussi que le premier dirigeant de la société a récemment rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef des Renseignements, Aviv Cokhavi, et que ces officiels israéliens ont tous approuvé le recrutement par cette société de mercenaires pour soutenir Kadhafi.
La violente répression du dirigeant libyen a fait au moins 1000 morts libyens selon des groupes de défense des droits de l’homme (6000 selon la Ligue libyenne des droits de l’homme au 3 mars).
D’après les auteurs, les officiels israéliens ont approuvé le recrutement en raison de leurs craintes que si Kadhafi est renversé, il ne soit remplacé par une « un régime islamique extrémiste ».
Pendant ses quatre décennies de pouvoir à la tête de cet État d’Afrique du Nord, Kadhafi s’est montré l’un des plus virulents critiques d’Israël.
Les représentants de la société se sont rendus récemment au Tchad pour discuter avec un officier haut gradé des Renseignements libyen, Abduallah Sanussi, selon l’article. Lors de cet entretien, Sanussi a donné son accord pour payer la société afin qu’elle recrute jusqu’à 50.000 mercenaires dans des pays d’Afrique, toujours selon ce site.
(traduction de la dépêche de Ma’an par info-Palestine.net)
CAPJPO-EuroPalestine
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Roger WATERS s’exprime en faveur de la campagne BDS
vendredi 4 mars 2011
Roger Waters, ancien leader de Pink Floyd, a indiqué ce vendredi sur Al Jazeera qu’il soutenait la campagne BDS et qu’il appelle ses collègues artistes à en faire autant. L’émission repasse ce soir.
Le programme diffusé sur Al Jazeera à 15h30 ce vendredi 4 mars, sera disponible ce soir sur :http://english.aljazeera.net/programmes/rizkhan/2011/03/2011331354479176.html
ROGER WATERS, l’un des fondateurs du legendaire Pink Floyd, avait annulé un concert à Tel Aviv en 2006 pour condamner le Mur israélien de la honte et de l’annexion.
Il avait rédigé un communiqué de presse déclarant : « La souffrance endurée par les Palestiniens durant ces 40 ans d’occupation est tout simplement inimaginable pour nous vivant en Occident. Je leur apporte tout mon soutien dans leur lutte de libération. "
Voir sa vidéo après les massacres de Gaza :
http://www.youtube.com/watch?v=vnMMHepfYVc
Le créateur des albums Dark Side Of The Moon et The Wall qu’il joue en live, donnera un concert (POP ROCK)
* les lundi 30 & mardi 31/05/2011 * le jeudi 30/06/2011 * le vendredi 01/07/2011Du 30 Mai au 01Juillet 2011
au Palais Omnisports Paris Bercy
8 Boulevard de Bercy. 75012 Paris
CAPJPO-EuroPalestine
Lien
vendredi 4 mars 2011
Netanyahou : des négociations de paix "impératives"
03/03/11
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou envisage de défendre un "accord intérimaire" avec les Palestiniens plutôt que de tenter de relancer les négociations de paix, a rapporté mercredi 2 février la presse israélienne, une option déjà écartée par les Palestiniens.
Israël a choisi de ne pas envoyer de délégation à Bruxelles, où les négociateurs palestiniens rencontraient mercredi des représentants du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, UE et Russie) en vue de relancer le processus de paix, actuellement au point mort. "Les Palestiniens ne veulent pas entamer de négociations sérieuses, et c'est pourquoi nous devons examiner l'idée d'un arrangement provisoire à long terme", a déclaré une source haut placée au bureau du Premier ministre au quotidien Israel Hayom, considéré comme proche de Benjamin Netanyahou.
Poursuite des discussions
"Compte tenu de l'instabilité dans la région, la seule possibilité est de trouver un arrangement provisoire, à condition que ce soit à long terme, et c'est ce que nous examinons actuellement", a-t-il ajouté, en référence aux mouvements de révolte populaire qui secouent le monde arabe.
Ce plan israélien prévoirait l'instauration d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires, ainsi que la poursuite des discussions sur les principaux points d'un accord final, précise le quotidien Haaretz.
Les Palestiniens ont déjà fait savoir, à maintes reprises, qu'ils ne se contenteraient pas d'un accord intérimaire avec Israël, une idée défendue par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et qu'ils n'accepteraient pas de discuter d'un Etat dans des frontières provisoires.
Ces fuites interviennent le jour de la rencontre prévue par le Quartette pour relancer les négociations de paix, au point mort depuis septembre parce que les Palestiniens exigent au préalable un moratoire sur la colonisation, que Benjamin Netanyahou refuse.
Ce plan israélien prévoirait l'instauration d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires, ainsi que la poursuite des discussions sur les principaux points d'un accord final, précise le quotidien Haaretz.
Les Palestiniens ont déjà fait savoir, à maintes reprises, qu'ils ne se contenteraient pas d'un accord intérimaire avec Israël, une idée défendue par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et qu'ils n'accepteraient pas de discuter d'un Etat dans des frontières provisoires.
Ces fuites interviennent le jour de la rencontre prévue par le Quartette pour relancer les négociations de paix, au point mort depuis septembre parce que les Palestiniens exigent au préalable un moratoire sur la colonisation, que Benjamin Netanyahou refuse.
Reconnaissance d'un Etat palestinien
Le Premier ministre a renoncé à envoyer son négociateur en chef, Yitzhak Molcho, à la réunion à Bruxelles, officiellement parce qu'il n'était pas prévu de discussions directes avec la délégation palestinienne.
En réalité, selon les observateurs, Benjamin Netanyahou, chef d'une coalition très marquée à droite, craignait de se voir imposer des "paramètres" de la négociation comme la reconnaissance d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967, c'est-à-dire l'intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, afin de faciliter la reprise des pourparlers avec les Palestiniens.
Le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Michael Mann, a confirmé mercredi qu'une réunion a eu lieu à Bruxelles à huis clos entre des représentants du Quartette et des négociateurs palestiniens, et qu'il était prévu de "rencontrer les négociateurs israéliens la semaine prochaine".
En réalité, selon les observateurs, Benjamin Netanyahou, chef d'une coalition très marquée à droite, craignait de se voir imposer des "paramètres" de la négociation comme la reconnaissance d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967, c'est-à-dire l'intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, afin de faciliter la reprise des pourparlers avec les Palestiniens.
Le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Michael Mann, a confirmé mercredi qu'une réunion a eu lieu à Bruxelles à huis clos entre des représentants du Quartette et des négociateurs palestiniens, et qu'il était prévu de "rencontrer les négociateurs israéliens la semaine prochaine".
Négociations de paix "impératives"
La délégation palestinienne était conduite par le négociateur en chef palestinien Saeb Erakat.
"Le Quartette accorde beaucoup d'attention aux points de vues des parties concernées sur la façon de reprendre les négociations sur tous les sujets clé, y compris les frontières et la sécurité", a-t-il précisé.
Le Quartette juge "impérative" une reprise des négociations de paix, d'autant plus nécessaire à ses yeux que le Proche et Moyen-Orient sont ébranlés par une vague de contestation sans précédent.
Ses dirigeants, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et les chefs de la diplomatie américaine Hillary Clinton, russe Sergueï Lavrov et de l'Union européenne (UE) Catherine Ashton, doivent se retrouver pour en discuter à la mi-mars à Paris.
Lien
"Le Quartette accorde beaucoup d'attention aux points de vues des parties concernées sur la façon de reprendre les négociations sur tous les sujets clé, y compris les frontières et la sécurité", a-t-il précisé.
Le Quartette juge "impérative" une reprise des négociations de paix, d'autant plus nécessaire à ses yeux que le Proche et Moyen-Orient sont ébranlés par une vague de contestation sans précédent.
Ses dirigeants, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et les chefs de la diplomatie américaine Hillary Clinton, russe Sergueï Lavrov et de l'Union européenne (UE) Catherine Ashton, doivent se retrouver pour en discuter à la mi-mars à Paris.
Sentiments mitigés après la rencontre entre Obama et les leaders de la communauté juive
04.03.2011
par David Koskas
par David Koskas
Le journal Jewish Telegraphic Agency a interrogé les Présidents des grandes associations juives invités à la Maison Blanche par Obama pour une réunion autour d'Israël, du processus de paix et des bouleversements qui traversent le Moyen-Orient.
D'après les leaders juifs, Obama a indiqué lors de la réunion que le Président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas souhaite laisser une empreinte dans l'Histoire en édifiant l'État Palestinien, et qu'il serait prêt à accepter une offre décente si elle se présentait.
Il aurait ajouté que "les Palestiniens ne sont pas convaincus que le gouvernement Netanyahou soit sérieux au sujet des concessions territoriales", et que les parties juives de Jérusalem resteraient israéliennes dans tout accord de paix, mais que les parties arabes passeraient aux Palestiniens.
Les impressions des participants, aux affinités politiques diverses, diffèrent quant à la position d'Obama vis-à-vis d'Israël.
Plusieurs d'entre eux ont rapporté que le président américain a laissé entendre que l'avancement du processus de paix repose sur l'État hébreu, certain allant jusqu'à confier qu'ils ont ressenti une "énorme hostilité envers Israël".
Un des présidents juifs a même indiqué au Jewish Telegraphic Agency que "plusieurs personnes ont eu l'impression que leurs plus grandes peurs à propos d'Obama et Israël étaient confirmées".
D'autres invités ne partagent pas ces opinions, et ont qualifié la réunion de positive, trouvant Barak Obama "attentionné" et "ouvert" dans ses remarques. L'un d'entre eux a déclaré au journal que selon lui Obama "a affirmé à nouveau son soutien à Israël, et qu'il l'a fait plutôt bien". "Je ne pourrais interpréter aucune de ses paroles dans un sens anti-israélien ou même opposé à Israël", a-t-il ajouté.
Un des plus anciens présidents d'association a résumé ainsi les différences d'opinion de ses collègues : "Les gens qui aimaient Obama vont probablement continuer à l'aimer, et ceux qui avaient des réserves à son sujet ont auront probablement davantage".
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D'après les leaders juifs, Obama a indiqué lors de la réunion que le Président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas souhaite laisser une empreinte dans l'Histoire en édifiant l'État Palestinien, et qu'il serait prêt à accepter une offre décente si elle se présentait.
Il aurait ajouté que "les Palestiniens ne sont pas convaincus que le gouvernement Netanyahou soit sérieux au sujet des concessions territoriales", et que les parties juives de Jérusalem resteraient israéliennes dans tout accord de paix, mais que les parties arabes passeraient aux Palestiniens.
Les impressions des participants, aux affinités politiques diverses, diffèrent quant à la position d'Obama vis-à-vis d'Israël.
Plusieurs d'entre eux ont rapporté que le président américain a laissé entendre que l'avancement du processus de paix repose sur l'État hébreu, certain allant jusqu'à confier qu'ils ont ressenti une "énorme hostilité envers Israël".
Un des présidents juifs a même indiqué au Jewish Telegraphic Agency que "plusieurs personnes ont eu l'impression que leurs plus grandes peurs à propos d'Obama et Israël étaient confirmées".
D'autres invités ne partagent pas ces opinions, et ont qualifié la réunion de positive, trouvant Barak Obama "attentionné" et "ouvert" dans ses remarques. L'un d'entre eux a déclaré au journal que selon lui Obama "a affirmé à nouveau son soutien à Israël, et qu'il l'a fait plutôt bien". "Je ne pourrais interpréter aucune de ses paroles dans un sens anti-israélien ou même opposé à Israël", a-t-il ajouté.
Un des plus anciens présidents d'association a résumé ainsi les différences d'opinion de ses collègues : "Les gens qui aimaient Obama vont probablement continuer à l'aimer, et ceux qui avaient des réserves à son sujet ont auront probablement davantage".
Les Européens doivent reconnaître la Palestine sans attendre
02/03/2011
Les Européens doivent «prendre l'initiative» pour aider le processus de paix au Proche-Orient, du fait de l'actuel désengagement américain, et reconnaître un État palestinien sans attendre septembre, a déclaré mercredi à l'AFP le négociateur palestinien Nabil Shaath.
«Nous avons reçu l'assurance de tous les Européens qu'ils reconnaîtraient l'État palestinien dans ses frontières de 1967 entre maintenant et septembre. Mais nous préférerions avoir cette reconnaissance maintenant plutôt qu'avoir à attendre septembre», a dit M. Shaath, qui, invité à Paris par la Fondation Jean Jaurés, a eu des entretiens au Quai d'Orsay et à l'Élysée où il a été reçu par le conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte.
Dans le processus vers une reconnaissance, «la France, la Suède, l'Espagne, le Portugal semblent en tête, Chypre a déjà reconnu, Malte peut-être bientôt, la Slovénie veut le faire», a-t-il noté.
Interrogé sur ses entretiens à Paris, le responsable des relations internationales au Comité central du Fatah a commenté: «Personne n'a dit qu'il était contre, tout le monde a dit: nous y pensons sérieusement, mais personne n'a dit: demain.»
Il s'est dit «déçu» par Barack Obama, «trop occupé par ses problèmes domestiques». «Je pense que l'Europe devrait prendre l'initiative», comme plusieurs fois les Européens l'ont déjà fait, a-t-il remarqué.
Il a qualifié de «très utile pour nous que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne aient voté contre les États-Unis» sur le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU en février, condamnant les nouvelles constructions juives, auquel Washington avait mis son véto.
Évoquant les révolutions arabes, M. Shaath a reconnu: «Nous ne pouvons demander aux Égyptiens ou Tunisiens de traiter les questions palestiniennes avant les leurs. Mais les conséquences à long terme en seront définitivement positives, cela rendra les pays arabes plus capables de nous donner leur soutien, particulièrement du fait que ces révolutions se sont développées sur la lutte non violente.» «Ce n'est pas une révolution islamique, nous sommes dans une ère post-islamique dans le monde arabe», a-t-il analysé.
«Nous avons reçu l'assurance de tous les Européens qu'ils reconnaîtraient l'État palestinien dans ses frontières de 1967 entre maintenant et septembre. Mais nous préférerions avoir cette reconnaissance maintenant plutôt qu'avoir à attendre septembre», a dit M. Shaath, qui, invité à Paris par la Fondation Jean Jaurés, a eu des entretiens au Quai d'Orsay et à l'Élysée où il a été reçu par le conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte.
Dans le processus vers une reconnaissance, «la France, la Suède, l'Espagne, le Portugal semblent en tête, Chypre a déjà reconnu, Malte peut-être bientôt, la Slovénie veut le faire», a-t-il noté.
Interrogé sur ses entretiens à Paris, le responsable des relations internationales au Comité central du Fatah a commenté: «Personne n'a dit qu'il était contre, tout le monde a dit: nous y pensons sérieusement, mais personne n'a dit: demain.»
Il s'est dit «déçu» par Barack Obama, «trop occupé par ses problèmes domestiques». «Je pense que l'Europe devrait prendre l'initiative», comme plusieurs fois les Européens l'ont déjà fait, a-t-il remarqué.
Il a qualifié de «très utile pour nous que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne aient voté contre les États-Unis» sur le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU en février, condamnant les nouvelles constructions juives, auquel Washington avait mis son véto.
Évoquant les révolutions arabes, M. Shaath a reconnu: «Nous ne pouvons demander aux Égyptiens ou Tunisiens de traiter les questions palestiniennes avant les leurs. Mais les conséquences à long terme en seront définitivement positives, cela rendra les pays arabes plus capables de nous donner leur soutien, particulièrement du fait que ces révolutions se sont développées sur la lutte non violente.» «Ce n'est pas une révolution islamique, nous sommes dans une ère post-islamique dans le monde arabe», a-t-il analysé.
Mahmoud Abbas rejette l' accord intérimaire proposé par Benjamin Netanyahou
04.03.2011
par Gerard Fredj
par Gerard Fredj
Nous avons évoqué dans une précédente édition l'initiative que devrait prendre Benjamin Netanyahou pour relancer les négociations de paix.
Sans en dévoiler les détails, il reprenait l'idée d'un accord intérimaire qui permettrait aux palestiniens de proclamer l'indépendance d'un état dans des frontières provisoires, les négociations permettant par la suite d'arriver à un accord définitif.
Nabil Abu Rdeneh, porte parole de Mahmoud Abbas a transmis sa réponse : " rien de moins qu'un retrait total d'Israël des territoires occupés en 1967, ne sera négociable pour nous, et nous sommes totalement opposés à l'idée d'un état avec des frontières provisoires".
Pour Abu Rdeneh, il ne s'agit que "d'une tergiversation des israéliens pour obliger les palestiniens à céder ensuite Jérusalem, qui démontre que nous n'avons pas de partenaire pour la paix".
Pour Benjamin Netanyahou, le refus des palestiniens de revenir à la table des négociations, comme leurs revendications de préalables à toute discussion, montrent que seul un accord intérimaire est possible, et qu'à cette étape, aucun accord définitif ne sera possible.
Sans en dévoiler les détails, il reprenait l'idée d'un accord intérimaire qui permettrait aux palestiniens de proclamer l'indépendance d'un état dans des frontières provisoires, les négociations permettant par la suite d'arriver à un accord définitif.
Nabil Abu Rdeneh, porte parole de Mahmoud Abbas a transmis sa réponse : " rien de moins qu'un retrait total d'Israël des territoires occupés en 1967, ne sera négociable pour nous, et nous sommes totalement opposés à l'idée d'un état avec des frontières provisoires".
Pour Abu Rdeneh, il ne s'agit que "d'une tergiversation des israéliens pour obliger les palestiniens à céder ensuite Jérusalem, qui démontre que nous n'avons pas de partenaire pour la paix".
Pour Benjamin Netanyahou, le refus des palestiniens de revenir à la table des négociations, comme leurs revendications de préalables à toute discussion, montrent que seul un accord intérimaire est possible, et qu'à cette étape, aucun accord définitif ne sera possible.
Les prisonniers palestiniens : une responsabilité internationale
publié le vendredi 4 mars 2011
Mireille Fanon-Mendès France
Mireille Fanon-Mendès France
La question des prisonniers politiques palestiniens constitue un enjeu important et revêt un aspect politique essentiel car elle s’inscrit dans la lutte du peuple palestinien pour sa libération nationale et son indépendance.
Cette question interroge la politique de l’Etat d’Israël qui ne cesse de justifier l’enferment systématique et massif des Palestiniens pour des raisons majeures de sécurité alors que cela ne vient que compléter le processus de l’occupation. Rappelons juste que depuis le début de l’occupation israélienne en 1967, 650 000 Palestiniens – 20% de la population palestinienne – ont connu les arrestations et depuis le début de la seconde Intifada, près de 35 000 Palestiniens de tous âges sont passés par les prisons ou les camps militaires israéliens.
Ces arrestations se pratiquent sans que la communauté internationale manifeste ouvertement son opposition à ce qui constitue -au regard de la 4ème Convention de Genève- une violation grave , même si certaines résolutions des Nations Unies ont dénoncé aussi bien les arrestations que les emprisonnements.
Le manque d’autonomie de nombreux pays, qui -que ce soit pour des raisons économiques ou politiques- font allégeance aux pays dits de l’axe du bien, dont les Etats-Unis, pas plus que la lutte contre le terrorisme soit disant international ne peuvent justifier le choix de politiques défensives, offensives et « préventives » tout en violant les normes impératives du droit international et du droit humanitaire international.
La question des prisonniers et le droit international
Faire le choix de ces politiques tout en violant l’ensemble des normes impératives du droit international et celles du droit humanitaire international, c’est maintenir toute une population sous occupation, alors qu’aussi bien le Conseil de Sécurité que l’Assemblée générale de l’ONU ont demandé que cette occupation, contraire au droit international, cesse ; c’est s’inscrire volontairement hors des normes qui régulent les rapports de force dans le cadre de la communauté internationale et dès lors, c’est remettre en cause l’article 2$4 de la Charte des Nations Unies qui interdit « l’usage de la force et la menace de l’usage de la force(...) incompatible avec les buts des Nations Unies » ; c’est laisser la plupart des pouvoirs à l’armée et aux responsables de l’Etat qui commanditent les actions illégales menées -qui sont autant de crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité- contre l’ensemble de la population palestinienne illégalement occupée ; c’est permettre que les responsables de ces actes illégaux jouissent de l’impunité alors que la Cour pénale internationale précise, dans le Préambule de ses statuts, vouloir la combattre et « y mettre un terme afin de concourir à la prévention de nouveaux crimes (…) parce que des crimes d’une telle gravité menacent la paix, la sécurité et le bien-être du monde ».
L’Etat d’Israël et l’acte illicite
Les crimes de guerre commis sous la responsabilité de l’Etat israélien sont autant d’actes illicite au regard du droit international et du droit humanitaire international.
Par situation illicite il faut comprendre, d’une part, la privation pour le peuple palestinien de son droit à exercer son droit à l’autodétermination et à disposer pleinement de ses ressources naturelles, y compris à choisir librement de sa représentation politique, d’autre part, la politique d’annexion menée par l’Etat d’Israël consistant en l’appropriation illégale du territoire palestinien -y compris les biens et propriétés de ces mêmes Palestiniens, alors qu’ils ont, en tant qu’occupés, le statut de personnes protégées- ; viennent s’y ajouter les crimes de guerre commis lors des nombreuses agressions contre les territoires palestiniens occupés -dont l’agression sur Gaza en 2008-2009-, les attentats ciblés, les arrestations massives et les détentions administratives, la torture, les traitements inhumains et dégradants subis lors des interrogatoires, l’enfermement d’enfants mineurs, le siège, -illégal et dénoncé par la communauté internationale- de la Bande de Gaza...
Il s’ensuit que, selon le droit international, la responsabilité de cet Etat est engagée . Pour bien appréhender le régime de la responsabilité internationale, il faut le considérer à partir des travaux de la Commission de droit international (CDI) de l’ONU. Selon l’article 1 du projet de Code sur la responsabilité internationale de l’Etat « Tout fait internationalement illicite d’un Etat engage sa responsabilité internationale ».
La CIJ, dans son Avis consultatif sur le « Mur de l’apartheid », avait conclu que l’Etat d’Israël a violé et viole diverses obligations internationales . Il s’agit en fait d’un comportement illicite relevant typiquement d’un acte internationalement illicite qui découle directement de manquements graves en matière de respect des normes concernant la protection internationale des droits humains et de la protection des populations civiles en temps de guerre – 4e Convention de Genève.
La Cour a aussi fait un examen des conséquences de ces violations : l’Etat d’Israël, suite à cet acte illicite, est tenu par le droit international de mettre fin à cette situation illicite et a l’obligation juridique de réparer les dommages occasionnés . La nature, dans le cas du peuple palestinien, de l’acte internationalement illicite israélien, concerne des obligations considérées comme « essentielles » pour la « communauté internationale tout entière » ; dès lors elles imposent de mettre « hors la loi les actes d’agression et le génocide et de respecter les principes et des règles concernant les droits fondamentaux de la personne humaine, y compris la protection contre la discrimination raciale... Certains droits de protection correspondants se sont intégrés au droit international général, d’autres sont conférés par des instruments internationaux à caractère universel ou quasi universel » .
En 1970, dans un arrêt célèbre , la Cour internationale de Justice avait précisé qu’« une distinction essentielle doit être établie entre les obligations des Etats envers la communauté internationale dans son ensemble et celles qui naissent vis-à-vis d’un autre Etat .... Par leur nature même, les premières concernent tous les Etats. Vu l’importance des droits en cause, tous les Etats peuvent être considérés comme ayant un intérêt juridique à ce que ces droits soient protégés ; les obligations dont il s’agit sont des obligations erga omnes » .
Un des droits relevant de la catégorie des normes erga omnes est le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, ainsi que l’a précisé la Cour de Justice, en tant que droit opposable à tous les Etats ; de ce fait, il fait partie, en droit international, des normes de base de nature objective qui s’imposent à la volonté de tous les Etats et des sujets de droit international .
Ce droit s’impose aux Etats qui le violent mais aussi à l’ensemble des Etats qui ont l’obligation de ne pas laisser ce droit être violé. Ne pas agir contre cette violation revient à engager la responsabilité de l’Etat tiers.
Face à l’acte illicite, la responsabilité des Etats tiers
Si la littérature juridique aborde généralement la problématique du régime de la responsabilité internationale selon la perspective de l’Etat directement impliqué dans un acte internationalement illicite, la question des effets juridiques envers les Etats tiers est, dans les faits, l’objet de peu d’attention . Cette question est importante compte tenu du fait que certaines règles de droit international, comme le droit des peuples à l’autodétermination, relèvent de règles erga omnes, mais que d’autres aussi, telle l’annexion des territoires, sont substantiellement contraires au droit international. De là l’importance d’éclairer le point concernant les obligations des Etats qui n’ont pas directement participé à l’acte internationalement illicite.
A ce sujet, la CIJ a insisté en ce qui concerne les obligations des Etats tiers. « …Il appartient par ailleurs à tous les Etats de veiller, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, à ce que devienne effectif l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination et à ce qu’il soit mis fin aux entraves résultant de la construction du mur. En outre, tous les Etats parties à la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949, ont obligation, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, de faire respecter par l’Etat d’Israël le droit international humanitaire incorporé dans cette convention »
Cela oblige les Etats tiers à ne pas reconnaître la situation illicite ; en conséquence, ces Etats tiers ont l’obligation de faire que l’acte illicite cesse et qu’il ne se prolonge pas dans le temps. En fait, ils sont dans l’obligation de tout faire pour qu’une telle situation cesse immédiatement.
Pourtant, à l’heure actuelle, n’y a t il pas de facto une reconnaissance et une acceptation de l’occupation et de la situation que cela entraîne pour la vie des Palestiniens ? Ne respectant pas cette obligation, c’est leur responsabilité internationale qu’ils engagent.
L’article 3 des travaux de la Commission de droit international (CDI) de l’ONU établit les conditions requises pour que le régime de responsabilité joue efficacement. Ainsi, il y a fait internationalement illicite lorsque : • « a. un comportement consistant en une action ou une omission est attribuable, d’après le droit international, à l’Etat • b. ce comportement constitue une violation d’une obligation internationale […] » Dès lors le caractère objectif et uniforme de la responsabilité internationale d’un Etat est clairement énoncé : obligation internationale –violation –responsabilité internationale (s’il y a violation alors qu’il y a obligation internationale, l’Etat est responsable des violations qu’il commet au plan international ; il engage donc sa responsabilité internationale et est redevable à l’ensemble de la communauté internationale.) Les voies de l’engagement de la responsabilité internationale sont l’action ou l’omission – base de l’acte internationalement illicite.
Ceci vaut aussi bien pour l’Etat d’Israël qui commet l’acte internationalement illicite que pour les Etats tiers qui le laisse commettre.
Le droit international, à propos de la responsabilité de l’Etat tiers face à des actes illicites qu’il n’a pas commis, est précis ; l’article 16 de l’Annuaire de la Commission de droit international, traitant de l’existence d’une violation dispose qu’il y a violation d’une obligation internationale par un État « ….. lorsqu’un fait dudit État n’est pas conforme à ce qui est requis de lui par cette obligation » , c’est à dire « non conforme » à une règle internationale de caractère coutumier ou conventionnel .
L’implication de l’Etat tiers dans la violation du droit international trouve sa source dans des circonstances particulières créées par l’assistance que celui-ci fournit à un autre Etat qui a commis ou commet l’acte internationalement illicite.
L’article 27 du Projet d’article sur le responsabilité de l’Etat traite spécifiquement de ce qu’en droit national on appelle complicité , c’est-à-dire le cas où un État fournit aide ou prête assistance à un autre État et facilite ainsi la commission d’un fait illicite.
Cet article précise qu’un « État qui aide ou assiste un autre État ou qui exerce sur un autre État un pouvoir de direction et de contrôle dans l’exécution d’un fait internationalement illicite est internationalement responsable pour avoir agi de la sorte si ledit État agit ainsi en connaissance des circonstances du fait internationalement illicite ».
Le point intéressant est celui de l’Etat tiers aidant ou assistant un autre Etat en tant qu’élément pouvant engager la responsabilité internationale de cet Etat tiers, même s’il ne participe pas directement à cet acte internationalement illicite.
Sa responsabilité internationale n’est pas exclue lorsqu’il fournit une aide volontaire à la réalisation d’un fait illicite ou à la prolongation dans le temps de cet acte. Le sens de cet article indique clairement que si l’État tiers aide, d’une manière ou d’une autre, l’État qui a commis l’acte illicite en finançant des activités qui lui permettent de commettre un acte internationalement illicite, alors sa responsabilité internationale sera engagée.
Dans les commentaires de cet article il est dit que « …la responsabilité de l’État, qui prête assistance, n’est engagée que s’il est établi qu’il l’a fait aux fins de « la perpétration d’un acte internationalement illicite ». Il faut donc qu’il y ait intention délibérée d’aider l’État assisté à commettre l’acte illicite… » .
Pour la Cour, l’une des obligations des Etats tiers est « … de favoriser, conjointement avec d’autres Etats ou séparément, la réalisation du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, conformément aux dispositions de la Charte, et d’aider l’Organisation des Nations Unies à s’acquitter des responsabilités que lui a conférées la Charte en ce qui concerne l’application de ce principe… » . Il est important de rappeler que cette résolution reflète le droit coutumier et constitue une interprétation de la Charte des Nations Unies.
Les Etats ont ainsi une obligation à agir pour que, là où un peuple est privé de ce droit – ce qui est bien le cas de la Palestine occupée- ou que son exercice est mis en péril, cette règle soit pleinement respectée.
Acte illicite : droit international versus droit national
Selon le projet sur la Responsabilité internationale au sein de la Commission du Droit International, tout fait internationalement illicite d’un Etat engage sa responsabilité internationale. Cette règle, générale, est formulée pour un régime de responsabilité objective. La notion de violation des règles de droit international, donc d’un acte internationalement illicite, repose entièrement sur l’existence de normes objectives. C’est le régime objectif de la responsabilité : le droit international ne prend pas en compte l’intentionnalité ou le degré volitif des autorités qui agissent en tant qu’organes de l’Etat. Suivant le principe général énoncé à l’article 3, la responsabilité des Etats apparaît lorsqu’un comportement attribuable à un Etat viole une obligation internationale. Il est déjà important de dire qu’il existe des cas où le comportement d’un Etat, qui n’agit pas en tant qu’organe ou qu’agent d’un autre Etat, est néanmoins imputable à ce dernier Etat. Cela, même si l’illicéité du comportement résulte, principalement ou non, d’une violation des obligations internationales du premier Etat. Mais comme le remarque l’article 3 cité, le fait internationalement illicite doit être imputable à un sujet de droit international, dans ce cas, l’Etat. La qualification de l’acte internationalement illicite est un principe indépendant de tout autre régime, y compris des règles internes régissant cette matière. Ainsi, sa qualification en tant qu’acte illicite, conséquence de la violation des règles de droit international, est une catégorie autonome par rapport à l’ordre juridique interne des Etats. Cette autonomie du droit international par rapport à l’ordre juridique interne a été retenue par la CDI : « le fait d’un Etat ne peut être qualifié d’internationalement illicite que d’après le droit international ».
Ainsi, si un acte est licite au regard de l’ordre interne d’un Etat ou suivant les statuts d’une organisation internationale, il n’en est pas moins un fait internationalement illicite si cet acte est contraire au droit international. La conséquence est la suivante : l’ordre juridique interne ou les statuts d’une organisation internationale ne peuvent prima facie être invoqués pour justifier une conduite que le droit international considère comme étant internationalement illicite ».
Les relations privilégiées entre les Etats tiers et l’Etat d’Israël
Au regard de ce qui vient d’être analysé, que dire des accords de coopération économique, culturel, scientifique et technologique entre certains Etats et l’Etat d’Israël, entre l’Union européenne et ce même Etat et de leur réhaussement ? Que dire de l’admission de l’Etat d’Israël en tant que membre associé au sein de l’OCDE ? Que dire des entreprises françaises qui, avec l’aide ou le soutien de l’Etat français, ont participé à la construction du tramway de Jérusalem ou ont signé des partenariats tout en sachant que des violations massive des droits sont commis ? Que dire du gouvernement français qui vend des armes à cet Etat ?
Que dire de tout cela alors que, selon la Cour internationale de Justice, les Etats tiers ont obligation de faire respecter le droit international par l’Etat israélien ?
Il paraît, prima facie, que la signature d’accords de coopération économique et technologique peut être considérée comme allant à l’encontre des obligations internationales, car, comme la Cour l’a remarqué, ce sont les normes erga omnes qui sont en jeu, c’est-à-dire, l’ordre public international tout entier. Les pays, dont la France, au lieu de signer des accords de coopération et favoriser leurs entreprises, devraient rappeler, avant tout, à l‘Etat d’Israël qu’il viole le droit international humanitaire ainsi que le droit à l’autodétermination du peuple palestinien ? . Ne le faisant pas cet ou ces Etats reconnaissent de manière implicite la politique d’occupation, d’annexion et d’enfermement d’une partie de la population palestinienne.
Les Etats tiers devant la commission d’un acte illicite
Cela revient, puisqu’ils ne respectent pas leurs obligations, à aider à la commission d’un acte illicite et engage la responsabilité de chacun des Etats qui signe des accords avec Israël et va à l’encontre des obligations internationales .
Il est clair que, selon la CIJ, les Etats tiers ont obligation de faire respecter le droit international par l’Etat israélien. La France, en tant qu’Etat tiers serait plus avisée, au lieu de signer des accords de coopération, de rappeler avant tout à l’Etat d’Israël qu’il a violé et viole le droit international humanitaire ainsi que le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Elle devrait, ainsi que le souligne Palwankar Umesh , mettre en place un régime de « restrictions et/ou embargo commercial sur la vente des armes ; sur la technologie militaire et la coopération scientifique • restrictions aux exportations et/ou importations à destination et en provenance de l’Etat qui commet des violations • interdiction totale de relations commerciales • interdiction des investissements • gel des capitaux ou suspension des accords relatifs au transport aérien (ou autres accords) »
Notons pour mémoire qu’un Etat peut être tenu responsable des actes des particuliers lorsqu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour prévenir ou empêcher que des personnes, sous sa juridiction, commettent des actes illicites ou contribuent à leur réalisation et à la prolongation de leurs effets – l’annexion des territoires, mais aussi déposséder l’Etat palestinien des taxes lui revenant en acceptant que soient vendus sur le territoire français des produits venant des colonies et sans aucune traçabilité. La responsabilité de l’Etat français peut, dès lors, être engagée en raison du comportement de ses organes qui n’observent pas l’obligation de vigilance qui leur incombe selon le droit international, car selon la CIJ, les Etats tiers sont tenus de respecter et de faire respecter le droit international. Elle a aussi été très claire sur le fait que lorsque l’Etat manque à son obligation de diligence, les activités des personnes privées – physiques ou morales – constituent bien un acte illicite ; dès lors c’est sa responsabilité internationale qui est engagée.
Quelques réflexions sur les violations des normes du droit international
Le cadre normatif du droit international est clair, pourtant les puissants font fi de l’interdiction de l’utilisation de la force (article 2 § 4 de la Charte de l’ONU), de l’autodétermination des peuples, de l’obligation de régler pacifiquement les différends, et participent soit activement soit en faisant preuve d’un silence complice à l’assouplissement, voire à la violation des obligations. Aujourd’hui, ce droit est l’objet d’une neutralisation de la part des Etats-Unis et de leurs alliés (Japon, Etats européens) particulièrement en ce qui concerne la coopération internationale, le règlement pacifique des différends, la paix et la sécurité internationales ou si l‘on veut, le droit à la paix.
En déstructurant le droit international se trouve légitimé le déchaînement de la violence des plus puissants : ils partent, au nom d’une nouvelle civilisation, comme jadis l’invasion européenne des terres américaines, en une croisade qui cache mal les politiques et les visées de soumission des peuples et d’appropriation des ressources communes. Et paradoxalement, l’ONU qui devrait être l’élément de contention et de régulation juridique de la violence, participe à la conquête du monde menée par les sociétés transnationales. Le Conseil de sécurité n’a plus pour objectif de maintenir la paix et la sécurité internationales, mais préfère punir les Etats qui s’écartent de l’ordre libéral mondial. Il devient, ainsi, l’organe d’interprétation arbitraire au service des grandes puissances . Le pouvoir discrétionnaire qui lui a été attribué par la Charte des Nations Unies est devenu un pouvoir mis au service des seuls intérêts des plus forts, légitimant leurs stratégies de domination et couvrant des violations graves des règles internationales .
Les citoyens face aux manquements des Etats
Devant la mise en échec du système de protection international, n’est il pas temps que les citoyens suppléent, par des actions et campagnes internationales, aux Etats pour leur rappeler leurs obligations internationales et leur rappeler le besoin essentiel pour l’ensemble des peuples de vivre dans la paix et la sécurité internationales ?
L’action du Boycott, Désinvestissement, Sanction en est un exemple, même si par une circulaire l’ancien ministre de la justice a réactivé une loi de 1977 qui précisait que « tout appel à boycotter les produits d’un pays est une provocation publique à la discrimination envers une nation ». Rappelons juste que les Etats ont l’obligation de se servir de ce moyen ainsi que cela est précisé par Palwankar Umesh .
Cette circulaire veut criminaliser le droit à la liberté d’expression de toutes celles et de tous ceux qui revendiquent le respect et l’effectivité des droits humains pour l’ensemble des peuples du monde et par dessus surtout le droit des peuples à disposer d’eux mêmes qui fait partie de la norme de base de nature objective qui devrait s’imposer à la volonté de tous les Etats. Cette circulaire entèrine officiellement la possibilité pour l’Etat français à violer ses obligations au regard du droit international et du droit humanitaire international.
Dès lors, devant l’incurie et le silence complice de la communauté internationale, les citoyens responsables ont la responsabilité de rappeler aux Etats, entre autres à l’Etat français, leurs obligations internationales. C’est dans ce cadre que la campagne BDS prend tout son sens et sa légitimité, parce qu’aujourd’hui le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, son droit à disposer de ses ressources naturelles est plus que jamais nié, bafoué, oublié. Il est temps de rappeler aux Etats qu’ils ne peuvent imposer aux peuples et aux citoyens, par la guerre, un modèle unique de civilisation, la déstructuration du droit international et la dérégulation des rapports de force.
Mireille Fanon-Mendès France :
association internationale des juristes démocrates
Fondation Frantz Fanon
Membre du BN de l’UJFP
publié par l’UJFP
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