jeudi 1 juillet 2010

Les crimes de l'entité sioniste : les assassinats des leaders de la résistance

Palestine - 01-07-2010

Par Comité Action Palestine 
Le 20 janvier dernier à Dubaï Mahmoud al-Mabhouh, cadre du mouvement palestinien Hamas, est retrouvé mort assassiné dans sa chambre d’hôtel à Dubai. L’enquête conduira sur la piste du Mossad, les services secrets israéliens. Sous les ordres du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un commando de 26 agents portant tous des passeports occidentaux usurpés vont traquer, torturer et tuer le dirigeant palestinien.
A travers cette vidéo, nous voulons nous saisir de cet événement pour dénoncer et condamner les crimes perpétrés par l’entité sioniste, en mettant l’accent sur les assassinats des leaders de la résistance. La violence extrême employée pour briser la résistance du peuple palestinien est un indicateur de la faiblesse de cette entité qui finira par disparaître sous les coups répétés de la résistance.




Visiter le site du Comité Action Palestine.

Ankara : deux demandes israéliennes de survols ont été rejetées

30/06/2010  
Une source diplomatique turque ayant requis l’anonymat a signalé que les autorités de son pays ont interdit lundi deux survols aériens israéliens de l'espace aérien turc.
« Deux demandes ont été présentées pour deux survols aériens, et toutes les deux ont été rejetées », assure ce responsable. Et d’ajouter : «  ceci ne veut pas dire que dans l’avenir, nous allons refuser toutes les demandes. Nous étudions chaque cas à part » .
Lundi dernier, le quotidien israélien Yediot Aharonot avait révélé qu’un avion-cargo israélien transportant une centaine de militaires israéliens qui se rendaient en Pologne s’est vu affiché une fin de non recevoir.
Interrogé par l’AFP, la source précitée a indiqué que « seuls les avions militaires israéliens sont soumis à des autorisations préalables ».  

Lavrov : les contacts Russie-Hamas visent à restaurer l’unité palestinienne

30/06/2010  
Les contacts de Moscou avec le Hamas visent à restaurer l'unité palestinienne, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, en visite en Egypte.
"Tous nos contacts visent à atteindre l'objectif principal: restaurer l'unité palestinienne sur la base des positions de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l'initiative arabe de paix", a insisté M. Lavrov.
Selon lui, la Russie rencontre des représentants du Hamas ouvertement, tandis que plusieurs pays cachent leurs relations avec ce mouvement.

Obama au roi Abdallah:"une patrie palestinienne côte à côte avec un Israël sûr"

30/06/2010  
À l’issue d’une rencontre avec le roi Abdallah d’Arabie Saoudite,  le président américain Barack Obama a souligné « l'importance d'aller de l'avant rapidement et audacieusement afin de créer une patrie palestinienne qui pourra exister côte à côte avec un État israélien sûr et prospère ».  
Le souverain a déclaré à son hôte qu'il soutient l'initiative de paix arabe au Proche-Orient, a indiqué la Maison-Blanche après l'entrevue.
 Selon les observateurs, Ryad souhaite que M. Obama adopte une attitude plus ferme à l'égard du gouvernement israélien sur la question des négociations de paix et sur le gel des colonies juives dans les territoires occupés.
Il s'agit de la troisième rencontre entre M. Obama et le souverain de 86 ans depuis début 2009, quand le président américain a pris ses fonctions. La première, le 3 juin 2009 à Riyad, puis le discours adressé le lendemain depuis Le Caire par le président américain au monde arabo-musulman ont largement comblé le fossé qui existait entre les deux alliés du temps de l'administration de George W. Bush.

"Israël" demande à la Russie de faire pression sur le Hamas

30/06/2010  
Au cours d’un entretien avec son homologue russe, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a demandé à la Russie d’intervenir auprès du Hamas afin que soit libéré le soldat Guilad Shalit. 
Le Ministre israélien des Affaires Etrangères espère ainsi de la Russie qu’elle joue de son influence sur le Hamas et obtienne la libération du soldat franco-israélien. 
Une demande qui intervient après  que le Hamas ait menacé de lever le plafond de leurs revendications en cas de retard d’une réponse israélienne aux demandes du Hamas !  
Mais encore.. Selon le quotidien israélien le Jérusalem Post, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé hier au cours d'une réunion avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, de "mettre la  pression sur le Hamas."    
Toujours selon les médias israéliens, Lavrov aurait répondu aux critiques israéliennes  d’avoir des liens avec le Hamas, que «  la Russie pense que c’est une   bonne chose d'avoir fait des contacts avec le Hamas et il y a des mesures positives."  
Il a ajouté que «ne rien faire n’aide personne, et dans toutes les négociations avec le Hamas nous essayons de les convaincre de passer au processus politique et de soutenir l'initiative de paix arabe."  
Le chef de la diplomatie russe a tenu à prévenir le gouvernement israélien que faute de progrès dans les négociations, la population palestinienne risquait de se radicaliser.
Il a ensuite suggéré que le « mécanisme » du quartette pour le Proche Orient soit élargi afin qu’il soit plus efficace. Le quartette est pour l’instant composé des Etats Unis, de l’Union Européenne, de l’ONU et de la Russie.
M.Lavrov a indiqué que le quartette avait récemment décidé de mettre en place un comité qui inclurait des représentants de la ligue arabe.

En quoi les sionistes sont-ils légitimés pour instrumentaliser l’antisémitisme ?

mercredi 30 juin 2010 - 11h:20
Pierre Stambul - UJFP
Peut-on critiquer Israël ?
L’expulsion des Palestiniens de leur propre pays s’est faite, il y a 62 ans. Ce nettoyage ethnique (800 000 personnes expulsées de leur propre pays) s’est réalisé avec la complicité de la communauté internationale. Après des siècles d’un antisémitisme européen jalonné de nombreux pogroms, et immédiatement après le génocide nazi qui a entraîné la mort de 6 millions de Juifs (la moitié des Juifs européens), l’Occident s’est « débarrassé » de sa responsabilité ... sur le dos du peuple palestinien qui n’avait joué aucun rôle dans cette persécution.
Alors que la décolonisation (certes très imparfaite) a été la règle partout, la question palestinienne évolue à contre-courant. Plusieurs facteurs bloquent toute solution. Il y a la manipulation de l’histoire, des mémoires et des identités.
L’Etat d’Israël et celles ou ceux qui soutiennent sa politique nient le crime fondateur, les droits du peuple autochtone, voire même l’existence de ce peuple. Pour eux la « légitimité » d’un Etat qui s’est proclamé « Etat Juif » et refuse toute citoyenneté aux autres habitants de la région est indiscutable et les Palestiniens sont des intrus. Ils en sont toujours aux mensonges initiaux : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », « du désert, nous avons fait un jardin », « les Arabes sont partis d’eux-mêmes » et ils défendent contre toute vraisemblance historique l’idée qu’après 2000 ans d’exil, les Juifs sont retournés dans leur pays.
Le sionisme est devenu une idéologie totalitaire qui prétend parler au nom de tous les Juifs. Depuis des années, une technique s’est bien rodée. Quiconque critique Israël et sa politique, quiconque défend les droits du peuple palestinien, est forcément un antisémite s’il n’est pas juif et un traître ayant la haine de soi s’il est juif. Quiconque dit ce qui est à l’œuvre : nettoyage ethnique, colonialisme, apartheid, crimes de guerre ... est forcément un négationniste nostalgique d’Hitler.
Traître ou complice ?
Refusant d’avoir le choix entre être complice ou être un traître, je me sens donc sommé de dire « d’où je parle ». Je suis né en 1950 dans le souvenir omniprésent du génocide nazi. Mère née Dvoira Vainberg, communiste résistante dans la MOI, seule rescapée d’une famille nombreuse disparue (sans qu’on sache même où et comment) en Bessarabie. Père Yakov Stambul, membre du groupe Manouchian (l’Affiche Rouge), en « triangle » avec Jozsef Boczor et Emeric Glasz fusillés au mont Valérien. Il a été déporté à Buchenwald. Sa mère avait été 40 ans plus tôt une survivante du pogrom de Kichinev. J’utilise volontairement mes origines pour contester tout droit des sionistes à parler au nom de tous les Juifs ou au nom de l’antisémitisme et du génocide.
En 1948, Menachem Begin (le responsable du massacre de Deir Yassin) projetait de visiter les Etats-Unis. Les plus grands intellectuels juifs américains de l’époque (Hannah Arendt, Albert Einstein ...) avaient signé une pétition demandant au président Truman d’arrêter ou d’expulser ce terroriste. Encore à cette époque, le mot « juif » évoquait Einstein, Arendt, Freud, Rosa Luxembourg... et pas Liberman, Barak , Livni ou Nétanyahou.
Aujourd’hui, on assiste à un véritable acharnement consistant à effacer ce passé, à manipuler l’histoire, la mémoire et les identités juives. La caricature de ce hold-up, c’est un avocat sioniste français osant intenter un procès à Edgar Morin pour antisémitisme. Edgar Morin a été un grand résistant et il a écrit dans « Vidal et les siens », à partir de son histoire familiale, une étude de la trajectoire des Juifs venus de Salonique. Edgar Morin, comme de nombreuses personnalités françaises d’origine juive, trouve que la politique israélienne actuelle n’est pas seulement criminelle pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens, c’est aussi une caricature d’une histoire riche qui n’a rien à voir avec le militarisme colonial actuel.
Sionisme et antisémitisme
L’idéologie sioniste est une réponse, fausse à mes yeux, à l’antisémitisme. En 1880, environ 60% des Juifs du monde entier vivent dans un seul pays : l’empire russe et ils forment environ 10% de la population de la « zone de résidence » entre Baltique et Mer Noire. La société juive est en butte à un terrible antisémitisme d’état qui essaie de détourner la colère populaire contre les Juifs. Une partie de la population juive abandonne la religion. Les idées révolutionnaires influencent massivement les Juifs qui se sont prolétarisés et adhèrent en nombre à différents partis révolutionnaires dont le Bund. À contre-courant de ces idées, le sionisme considère que l’antisémitisme est inéluctable, que la lutte pour la citoyenneté ou l’égalité des droits n’a aucun sens et que la seule solution est la fuite et la colonisation de la Palestine. Dès le départ, le sionisme est une théorie de la séparation : juifs et non juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Dès le départ, les sionistes n’ont qu’un seul but : construire le futur Etat juif et ils ne participeront que de façon très marginale aux luttes sociales, au combat pour l’émancipation ou à la résistance antifasciste. Dès le départ, le sionisme se sert de l’antisémitisme pour faire avancer son projet. Peu avant sa mort, Herzl rencontre un des pires ministres antisémites du Tsar (Plehve) pour lui expliquer que l’un et l’autre ont les mêmes intérêts : qu’un maximum de Juifs quittent la Russie. La persécution antisémite sera toujours décrite, notamment plus tard par Ben Gourion, comme une aide décisive pour convaincre les Juifs de partir en Palestine. Dès le départ, les sionistes qui prétendent réagir au pire des racismes se montrent totalement négationnistes vis-à-vis du peuple palestinien autochtone. Ils organisent sa dépossession bien avant le génocide nazi et envisagent très tôt l’expulsion qui sera réalisée en 1948.
Instrumentalisation du génocide
À la sortie du musée Yad Vashem de Jérusalem consacré au génocide, un monument symbolise l’issue « rédemptrice » selon les sionistes : la création de l’Etat d’Israël. Certes, le projet de création d’un Etat juif n’aurait pas abouti et même serait resté très minoritaire parmi les Juifs sans le génocide. Les Juifs qui avaient été considérés comme des parias en Europe, sont soudainement devenus dès 1945 de bons européens établissant une tête de pont au Proche-Orient et il y a eu un consensus international pour soutenir la création de l’Etat d’Israël et le nettoyage ethnique qui l’a accompagnée.
Et pourtant, le sionisme a-t-il joué un rôle notable face au nazisme et au fascisme ? En fait, aucun mouvement politique et aucun Etat n’a voulu ou su faire face à cette « résistible ascension » du fascisme. Les Occidentaux ont refusé l’intervention en Espagne, ont signé les accords de Munich et plus tard pendant la guerre, n’ont rien fait pour empêcher l’extermination des Juifs. Les Soviétiques ont signé le pacte germano-soviétique. Ne parlons pas du Parlement français qui a voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Mais les sionistes n’ont pas fait mieux et les faits qui suivent sont facilement vérifiables.
L’idéologue du courant révisionniste du sionisme, Vladimir Jabotinsky était un admirateur du fascisme italien et les méthodes qu’il a préconisées dès 1930 (le « transfert » des Palestiniens au-delà du Jourdain) s’inspirent du fascisme. Quand en 1933, les Juifs américains organisent un boycott contre l’Allemagne Nazi, Ben Gourion le brise aussitôt. L’organisation sioniste mondiale aura un bureau en Allemagne nazi jusqu’en 1941 et les Nazis favoriseront l’émigration des Juifs allemands ou autrichiens expulsés vers la Palestine (avec transfert de fonds) alors que la grande majorité d’entre eux préféraient partir en Occident. Pire, celui qui sera Premier ministre sous le nom d’Itzhak Shamir a dirigé avec Stern un groupe terroriste qui assassinera de nombreux soldats britanniques entre 1940 et 1943, ce qui en dit long sur l’intérêt que ce groupe portait au génocide en cours.
Il y a eu une résistance spécifiquement juive pendant la guerre, essentiellement communiste et bundiste (dans la MOI avec d’autres, en Pologne avec l’insurrection du ghetto de Varsovie). Les sionistes n’y ont joué qu’un rôle marginal.
Israël s’est souvent présenté comme le havre de paix pour les Juifs après la guerre. Il n’y a qu’à écouter le discours de Sharon lors du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz, expliquant que l’extermination n’aurait pas eu lieu si Israël avait existé et accessoirement qu’Auschwitz justifiait ce qu’Israël inflige aux Palestiniens.
Il y a pourtant à dire sur l’arrivée des rescapés du génocide. À la fin de la guerre, des centaines de milliers d’entre eux sont dans des camps de réfugiés, essentiellement en Allemagne. Le Yiddishland a disparu. Ils attendent des visas pour l’Occident que la plupart n’obtiendront pas. En 1951, le dernier camp se révolte en Bavière et les derniers réfugiés sont expulsés ... en Israël.
Ces rescapés seront très mal accueillis en Israël. On opposera la prétendue résignation des victimes face à l’extermination, à l’Israélien nouveau fier de lui qui se bat et défriche son pays. Il reste aujourd’hui un peu plus de 200000 rescapés en Israël. La moitié d’entre eux touchent des pensions misérables et vivent sous le seuil de pauvreté, en particulier ceux qui sont venus des pays de l’Est. Régulièrement, des rabbins et non des moindres, insultent la mémoire des victimes en affirmant qu’ils ont pêché et que Dieu les a punis. Entre deux injures racistes contre les Palestiniens, le grand rabbin Ovadia Yossef, idéologue du parti Shass (Salah Hamouri est accusé sans preuve d’avoir voulu attenter à sa vie) s’est plusieurs fois livré à des diatribes contre les victimes du génocide.
La question du racisme en Israël
Pourquoi les institutions communautaires juives, si promptes à voir partout l’antisémitisme sont-elles aussi silencieuses face au racisme et aux discriminations en Israël ?
Il existe un racisme institutionnel contre les Palestiniens. Ceux qui ont la nationalité israélienne dans un Etat qui se dit « juif et démocratique » vivent les discriminations au travail (un grand nombre de métiers leur étant interdits), au logement, à la possession de la terre dans un pays où « légalement », 98% des terres sont réservées aux Juifs. Plus de 60 ans après la création de l’Etat d’Israël, plus de 100000 Bédouins du Néguev vivent dans des bidonvilles en plein désert. Leurs villages non reconnus sont détruits. Ils n’ont pas le droit de construire en dur, ils n’ont ni route, ni eau, ni électricité, ni école. On détruit leurs maisons dès qu’ils construisent en dur.
De très nombreux dirigeants israéliens profèrent régulièrement des injures racistes qui sont parfois des appels au meurtre contre les « Arabes » en toute impunité. Dans le cadre du « choc des civilisations » et de la « guerre du bien contre le mal », les médias israéliens considèrent le Hezbollah ou le Hamas comme des êtres démoniaques. D’où l’indifférence de l’opinion israélienne face aux crimes de guerre commis au Liban (2006) ou à Gaza (décembre-janvier 2008-9).
Que dire des Juifs séfarades ou Mizrahis venus des pays musulmans ? Avant l’avènement du sionisme, ils n’avaient jamais connu quelque chose d’équivalent à l’antisémitisme européen. Au contraire, quand les Juifs ont été expulsés d’Espagne, ils ont été accueillis au Maghreb et dans l’Empire Ottoman. C’est à la fois la construction d’un Etat juif expulsant les Palestiniens et le colonialisme européen qui vont déstabiliser ces communautés. Bien sûr, les régimes arabes ou le colonialisme français ont une responsabilité évidente dans le départ de communautés vieilles parfois de 2000 ans. Mais la propagande sioniste a joué un rôle essentiel. Il s’agissait de donner au nouvel Etat israélien le prolétariat qui lui faisait défaut après l’expulsion des Palestiniens. Quand les Juifs hésitaient à partir, tout a été fait pour les convaincre et par exemple les attentats de Bagdad de 1950-51 qui ont décidé la plus vieille communauté juive (celle d’Irak) à émigrer, ont été réalisés par des sionistes.
On a raconté une histoire assez fantastique aux Juifs venus des pays musulmans : « vous viviez dans des pays de sauvages au milieu des Arabes et les Ashkénazes (les juifs européens) vous ont sauvés en vous offrant un pays ». Ils se retrouvent aujourd’hui coupés de leur histoire, de leur culture, de leurs langues, de leurs racines. Les Juifs algériens qui étaient des autochtones ont dû quitter leur pays avec les colons à cause du décret Crémieux qui les a coupés de la population musulmane en les faisant passer du côté des colons.
Les Juifs du monde arabe ont souffert dès leur arrivée en Israël d’un racisme violent. On les a envoyés dans les régions périphériques ou désertiques. Ils ont occupé les emplois les plus dévalorisants, et leur niveau de vie en Israël est très nettement inférieur à celui des Juifs européens. Dans les années 50, des rayons X ont été expérimentés sur des enfants de Juifs marocains, on estime que le nombre de victimes tourne autour de 6000 morts. Il y a eu des révoltes dont celles des Panthères Noires. Les Juifs du monde arabe ont été éduqués à adopter une histoire, celle de l’antisémitisme européen, qui n’est pas la leur. Leur traumatisme, être coupé des Arabes avec lesquels ils avaient toujours vécu et être définitivement éloignés de leurs terres ancestrales, a été totalement nié et refoulé. Sans passé, ni présent, ni avenir, ils ont été une proie facile pour les partis de droite.
Enfin il est difficile d’évoquer le racisme en Israël sans parler des Falachas. La fameuse opération visant à les sauver tourne à la farce sinistre. Il y a aujourd’hui près de 100000 Ethiopiens en Israël dont beaucoup n’ont rien à voir avec le judaïsme. Ils subissent un racisme violent, et pas seulement de la part des autorités religieuses.
La société israélienne est à l’unisson de l’occident sur les questions du tiers-monde et des migrations. Plusieurs milliers de Sans Papiers venus d’Afrique de l’Est sont enfermés dans des centres de rétention. Leurs enfants ne sont pas scolarisés et le gouvernement construit une barrière entre Gaza et la Mer Rouge pour les empêcher d’entrer. Il y a en Israël des centaines de milliers de travailleurs immigrés notamment venus de l’Est de l’Asie et ils subissent les mêmes discriminations que les immigrés vivant en Europe.
Devoir de mémoire ou devoir de soutien inconditionnel ?
Il aura fallu du temps pour que le nouvel Etat israélien réalise tout le profit qu’il y avait à créer une religion du souvenir. La mémoire ne peut pas être un devoir. La mémoire n’est pas un rite. Elle a un sens évident, comprendre ce qui a produit les horreurs et faire en sorte qu’il n’y ait « plus jamais cela ». Ce sens a été perverti.
Avec la création du musée Yad Vashem et le procès Eichmann, l’Etat israélien s’est autoproclamé seul dépositaire de la mémoire du génocide. C’est lui qui nomme les « Justes », celles et ceux qui ont sauvé des Juifs. Tous les ans, chaque Israélien doit s’arrêter au garde-à-vous pour célébrer la Shoah et le voyage à Auschwitz pendant les années d’études est obligatoire.
Et pourtant ! Dès les années 50, pour pouvoir retrouver sa place dans le concert des nations, l’Allemagne fédérale a décidé d’indemniser les victimes juives du nazisme (pas les autres, pourquoi ?). L’Etat d’Israël a reçu des milliards de marks qui ont joué un rôle décisif dans son développement économique. Or le chancelier Adenauer a un passé douteux sur la question juive et plusieurs de ses conseillers qui ont mis en place l’aide à Israël sont des anciens nazis. Les Israéliens ont fermé les yeux.
Aujourd’hui c’est pire. Un président polonais se fait élire avec le soutien décisif d’une radio antisémite (Radio Marya) et il est décrit par tout le monde comme un ami d’Israël. Dans les pays baltes ou en Croatie, des partis héritiers des collaborateurs qui ont joué un rôle majeur dans l’extermination des Juifs, se retrouvent au pouvoir. Peu importe, ce sont des amis d’Israël ! En France, des anciens du groupe fasciste Occident se retrouvent dans les Amitiés France-Israël.
Aux Etats-Unis, les « Chrétiens sionistes » sont très puissants. Ces intégristes affirment que les « Arabes, c’est Armageddon, c’est le mal », que les Juifs doivent les expulser de la terre sainte, mais que bien sûr après, ils devront se convertir au christianisme ou disparaître. Ce sont des antisémites, héritiers de l’antijudaïsme chrétien traditionnel. Les Chrétiens sionistes ont donné une aide financière décisive pour coloniser la Cisjordanie et en particulier pour construire Maale Adoumim qui coupe la Cisjordanie en deux et qui rend non-viable dans ces conditions tout hypothétique Etat Palestinien. Bref, il faut le dire, la colonisation est financée par d’authentiques antisémites.
Mais en Israël et chez ceux qui défendent inconditionnellement les gouvernements israéliens, le curseur s’est déplacé. Tous les dirigeants politiques ont proclamé « qu’Arafat est un nouvel Hitler », que les Palestiniens sont les héritiers du nazisme (alors que, comme le montre Gilbert Achkar dans son livre « les Arabes et la Shoah », les sympathies arabes pour le nazisme ont été rares, à l’exception du mufti Amin al-Husseini). Le complexe de Massada fonctionne à fond qui persuade les Israéliens que les victimes, ce sont eux, et pas le peuple occupé. On ne traque plus les antisémites, on traque ceux qui critiquent Israël et qui sont « forcément » quelque part des antisémites. On a passé sous silence en Israël le fait qu’en 2002, les plus grands intellectuels palestiniens (Elias Sanbar mais aussi Edward Saïd et Mahmoud Darwish aujourd’hui décédés) ont empêché la tenue d’un colloque négationniste de Garaudy à Beyrouth.
L’antisémitisme aujourd’hui
Il n’y a pas eu dans l’histoire un seul antisémitisme. Il y a d’abord eu pendant des siècles en Europe l’antijudaïsme chrétien. Les deux religions ont été en concurrence au début de l’ère chrétienne et le christianisme est issu du judaïsme. Quand le christianisme devient religion d’Etat, les persécutions antijuives commencent. Ce sont les interdits, notamment la possession de la terre, l’enfermement dans les juderias ou les ghettos, les stéréotypes racistes, l’accusation de déicide, les expulsions et les massacres de masse. Quand l’émancipation des Juifs européens commence au XVIIIe siècle, cet antijudaïsme chrétien va se transformer en antisémitisme racial. Tous les nationalismes européens ont en commun l’équation simpliste « 1 peuple = 1 Etat » (idée reprise par les sionistes) et il y a un consensus antisémite considérant que les Juifs sont « apatrides et cosmopolites » et constituent un obstacle à la construction d’Etats ethniquement purs. Cet antisémitisme racial a produit les horreurs du nazisme.
Après 1945, c’est principalement l’extrême droite qui propage l’antisémitisme avec le renfort d’un petit courant venu de l’ultra-gauche (Rassinier) qui nie l’existence de l’extermination. Les principaux courants politiques n’affichent plus l’antisémitisme d’avant-guerre, mais il ne faut pas se méprendre. Il ne s’agit pas d’un sentiment de culpabilité, mais d’une joie que les Juifs aient un Etat et donc éventuellement qu’ils puissent partir. Déjà en 1917, Balfour, le créateur du « Foyer National Juif » était un antisémite. Son projet politique visait à la fois à créer une tête de pont européenne au Proche-Orient et à se débarrasser des Juifs européens.
Il y a aujourd’hui un risque que se développe une troisième phase de l’antisémitisme. Edgar Morin a utilisé le terme d’antiisraélisme. À partir du moment où les partisans de l’Etat d’Israël mélangent sciemment juif, sioniste et israélien, il est logique que les mêmes confusions aient lieu dans les rangs de celles ou ceux qui défendent les droits des Palestiniens. Il est tout à fait illusoire, face à ce phénomène, d’hurler à l’antisémitisme aux côtés de ceux qui nient les crimes commis par l’armée israélienne. La meilleure parade à cette possible montée d’un nouvel antisémitisme, c’est de faire ce que font les anticolonialistes israéliens ou ce que fait l’Union Juive Française pour la Paix : montrer en tant que juifs que nous sommes solidaires des Palestiniens, parce que cette guerre n’est ni une guerre raciale, ni un conflit communautaire, ni une guerre religieuse. Elle porte sur des questions universelles : l’égalité des droits et le refus du colonialisme. Et nous sommes solidaires aussi au nom de notre identité et de notre histoire.
En même temps, il existe et il a toujours existé en petit nombre d’authentiques antisémites qui se dissimulent derrière le combat pour la Palestine. Je citerai les groupies d’Israël Shamir, un curieux Israélien d’origine soviétique, le parti dit « antisioniste » dont le fondateur (Dieudonné) est devenu un familier de Le Pen ou le « parti des musulmans de France ». Ces groupes sont totalement infréquentables et faire un bout de chemin avec eux discrédite un combat mené au nom des droits fondamentaux.
L’antisémitisme est-il un racisme « à part », « hors norme » ? Il l’a été car en général les communautés discriminées ne sont pas victimes d’un génocide systématique. Mais l’antisémitisme actuel n’est en rien comparable à ce qu’a été l’antisémitisme des années 30 ou 40 et par exemple en France, le racisme frappe beaucoup plus massivement les Noirs, les Roms et les Arabes.
La confusion organisée
Quand l’ONU a publié le rapport Goldstone confirmant que les troupes israéliennes avaient commis des crimes de guerre à Gaza, des défenseurs d’Israël ont affirmé qu’il s’agissait d’un rapport antisémite. Richard Goldstone est pourtant un Juif sud-africain réputé proche du sionisme. Quand « l’association pour le bien-être du soldat israélien » (ABSI) n’a pas trouvé de salle pour faire sa réunion à Lyon, celle-ci s’est faite dans une synagogue. Mais si bien sûr, une synagogue est caillassée, il s’agira d’un acte antisémite.
Quand des militants se lancent activement dans la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre Israël) initiée par la société civile palestinienne, ils sont accusés d’antisémitisme et menacés directement par la ministre de la Justice.
Quand un conseiller régional interpelle M. Frèche, président de la région Languedoc-Roussillon, sur le soutien qu’il apporte à la construction du terminal Agrexco, compagnie qui exporte les produits des colonies de Cisjordanie, il est traité d’antisémite.
Quand la plupart des élus français vont au dîner du CRIF et acceptent benoîtement des propos considérant que toute critique d’Israël est antisémite, on marche sur la tête.
Ça suffit ! J’apporte publiquement mon appui et celui de l’Ujfp à Madame Biermann, citoyenne luxembourgeoise engagée, victime d’une accusation infamante d’antisémitisme lancée contre elle par le consistoire israélite. Oui, il existe un lobby qui use et abuse de l’antisémitisme pour interdire toute critique d’une politique criminelle. Oui, face à Etat qui se dit Juif, qui a installé des colonies « juives », qui prétend parler au nom de tous les Juifs et face à des institutions communautaires ou religieuses qui sont devenues les auxiliaires de cette politique, il est logique et normal d’interpeller les Juifs. Le crime se fait en leur nom, et c’est une des raisons de l’existence de l’Ujfp. Qu’ils cessent de soutenir une politique criminelle et suicidaire et qu’ils se souviennent de ce qu’a produit le soutien d’un grand nombre de pieds-noirs à l’OAS pendant la guerre d’Algérie.
À tous et à toutes ! Ne vous laissez pas intimider ! Ne confondez jamais juif, sioniste et israélien ! Et rappelez-vous que ceux qui défendent jour après jour et quoi qu’il arrive la politique israélienne n’ont aucun droit à vous traiter d’antisémite. Défendre les droits du peuple palestinien comme ceux de tout peuple est un devoir universel, quelles que soient nos origines.
Interview de Pierre Stambul par Keltoum Staali (Le Matin)
Palais du Luxembourg, le 28 juin 2010 - UJFP
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« Nous ne voulons pas un passage pour les assiettes, les tasses et les brosses à dents »

mercredi 30 juin 2010 - 12h:04
Nicole Johnston - Al Jazeera
« Israël a tout rasé, la terre, les arbres, les maisons et maintenant nous vivons comme des morts. »
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Photo : AFP
Point de passage Keram Abou Salem
Nous avons vu les camions entrer à gaza, chargés de produits qu’Israël n’avait pas autorisés depuis plus de trois ans. Quand nous avons fait signe aux conducteurs de s’arrêter pour pouvoir examiner les cargaisons, nous y avons trouvé des articles inoffensifs : des ballons de football pour les enfants, des boîtes de crayons, des sacs à dos pour écoliers, des couverts et du matériel de couture. Est-ce cela, l’allégement du blocus ou s’agit-il d’une poudre aux yeux de la part d’Israël pour apaiser le reste du monde ?
Depuis jeudi, la liste des marchandises autorisées à entrer à Gaza inclura les pièces détachées de voitures, l’huile pour moteurs, les pièces de rechange pour l’agriculture et la pêche,les pneus,les parfums et les produits de maquillage.
La population de Gaza considère que l’allégement du siège est bénin. Tous ces produits y sont déjà disponibles bien que de piètre qualité. Ils viennent d’Égypte et sont acheminés à travers des tunnels sous-terrains, ce qui augmente leur prix.
La famille Khadr
Mais les habitants de Gaza ont besoin d’autres choses que de biens de consommation : « nous n’avons pas besoin d’un laisser-passer pour des verres, des assiettes ou des brosses à dents. Ce que nous leur demandons, c’est de tout laisser entrer, pas seulement les aliments. Nous lançons un appel à Israël, à l’Europe et aux pays arabes pour qu’ils facilitent l’entrée de matériel de construction à Gaza. C’est extrêmement important pour la reconstruction des maisons, des fermes et des usines ».
La maison de Zaed Khadr a été détruite pendant la guerre à Gaza. Il n’a plus de travail bien qu’il ait travaillé pendant des années dans des exploitations agricoles en Israël. Mais aujourd’hui il ne peut plus quitter Gaza à cause du blocus. Il est coincé entres les frontières de cette bande de terre. Mohammed, qui habite en face, élève ses sept enfants sous une tente.
Lui aussi, il a vu sa maison réduite en cendres. De minces matelas sont empilés dans un coin. Un ventilateur souffle sur l’air chaud de la tente en plastique. Il y a aussi trois filles assises qui regardent en silence des dessins animés. Les vêtements de Mohammed sont usés, troués, déchirés. La situation de sa famille le remplit de colère : « Israël a tout rasé, la terre, les arbres, les maisons et maintenant nous vivons comme des morts. »
Assise sur le balcon de mon hôtel à Gaza, je repense à la famille Khadr. Mohammed disait : « le monde entier voulait traverser les mers pour venir à notre secours ». Mais il n’y est pas parvenu et tant que le siège ne sera pas complètement levé, le monde continuera à faillir au peuple de Gaza.


(JPG)
* Nicole Johnston est une journaliste basée à Doha. Elle a travaillé à Londres, au Kenya, à Jérusalem et à Gaza. Avant Al Jazeera, Nicole était journaliste d’ABC en Australie pendant 7 ans.
23 juin 2010 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://blogs.aljazeera.net/middle-e...
Traduction de l’anglais : Sami Zannad
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Pourquoi cette obsession avec Israël et les Palestiniens ?

mercredi 30 juin 2010 - 06h:15
Robert Fowke - The Guardian
Je ne suis pas le seul à manifester un intérêt excessif à l’égard d’Israël ; mais pourquoi sommes-nous si nombreux à nous acharner sur ce conflit comme sur une énorme ulcération ? 
Je me considère comme un Anglais moyen, un peu centre- gauche sur le plan politique, mais je fais partie de la moyenne modérée. J’aime une bonne bière et une promenade dans la campagne. J’ai des goûts des plus banals.
Alors pourquoi, moi, qui suis si loin de cette région et qui reflète tellement l’image de mon propre pays, suis-je à ce point interpellé par le conflit israélo-palestinien ? À quoi tient mon intérêt disproportionné alors qu’il y a d’autres conflits dans le monde aussi déplaisants, voire pires ?
Je dévore les articles au sujet d’Israël-Palestine sur Comment is Free ; je consulte Haaretz, le Jerusalem Post, Al-Jazeera et d’autres sources. Quand la situation s’aggrave, j’en deviens accro. Pourquoi est-ce que je ne m’excite pas autant sur le Zimbabwe ? La Corée du Nord ? Le Soudan ? La Tibet ? La Birmanie ?
Je ne suis pas le seul. Les commentaires postés sur Internet par les partisans d’Israël, par les partisans de la Palestine et par des trolls des deux bords montrent qu’il y a des millions d’entre nous dans le monde, des millions et des millions, qui s’acharnent sur ce conflit comme sur la croûte d’une énorme plaie.
Qu’est-ce qui sous-tend un intérêt aussi passionné ? Peut-être suis-je antisémite ? Pour les sionistes, pratiquement tout ce que fait Israël est justifié, et ce doit être la première explication la plus plausible de l’intérêt que je porte au sujet. Si on limite la définition du mot antisémite à celle du Concise Oxford Dictionary et en ignorant toutes les acceptions auxquelles on étend actuellement de façon irresponsable le mot « antisémitisme », j’ai le droit de me poser une simple question : mon intérêt pour Israël provient-il de mon hostilité à l’égard des juifs ?
Serait-ce une horrible antipathie qui remonte à la surface de mes os européens chaque fois que l’on mentionne Israël ? Je suis bien obligé de me poser la question.
Mais si je vais dans les tréfonds de mon coeur, je ne peux honnêtement pas dire que je suis plus hostile à l’égard des juifs qu’à l’égard des Écossais et des Gallois. Et comme normalement, loin de leur être hostile, j’aime plutôt les Écossais, les Gallois et les juifs que je rencontre, l’antisémitisme peut difficilement être la raison de mon intérêt pour le conflit israélo-palestinien. Voilà une chose de réglée avant que je ne commence. Sorry.
Il y a toutefois un autre aspect de ma relation avec les juifs qui affecte de façon significative l’intérêt que je porte à Israël. J’ai beaucoup d’amis juifs. Je suis allé à l’école avec des garçons d’origine juive et par conséquent je ne considère pas les juifs comme des étrangers. Il serait aussi absurde de dire de mes amis juifs qu’ils sont étrangers que si je disais cela de mes amis quakers ; ils sont aussi Anglais que moi. Pour moi, c’est une catégorie religieuse et rien de plus, et avec raison.
Le problème c’est qu’Israël se targue d’être l’État de tous les juifs, y compris - malgré eux - celui de mes amis. Et parce que certains de mes amis sont juifs et que c’est par conséquent leur pays, il devient aussi le mien à un niveau subliminal. Il s’ensuit que j’ai une attitude spéciale à l’égard d’Israël - à savoir que je ne considère pas Israël comme un pays étranger non plus. Bien sûr qu’il est étranger, mais pas au niveau émotionnel comme la Thaïlande ou l’Ouzbékistan et je ne réagis pas à l’égard de ce pays comme je le fais à l’égard de la plupart des autres pays étrangers. Du point de vue émotionnel, c’est presque un comté anglais implanté sur les rivages de la Méditerranée.
Le statut non étranger d’Israël est amplifié du fait de l’appui extraordinaire dont il bénéficie dans les coulisses du pouvoir en Grande-Bretagne. Près de 80 % des membres du Parlement conservateur sont membres de l’association Conservative Friends of Israel. Ce n’est pas le cas des amis conservateurs de la Thaïlande ou de l’Ouzbékistan.
Donc, non seulement c’est en fait un comté anglais, mais bon nombre de mes dirigeants semblent compter parmi ses citoyens dévoués, dans le sens subjectif. Toutes ces disputes bruyantes au sujet de l’eau ou des colonies, toutes ces tueries, cette peur et cette haine, ne sont pas loin pour moi, ils ne sont pas plus loin que Belfast.
J’évalue donc la situation au moyen de normes nationales et non pas étrangères. Je ne compte pas que les Israéliens se comportent comme des généraux birmans. Je m’attends à ce qu’ils se comporteront comme des Anglais, comme mes amis.
Les partisans d’Israël se plaignent fréquemment et à grands cris de ce qu’on leur réserve une attention et des critiques spéciales. Qu’en est-il des méfaits de votre propre pays, ou de la Chine disent-ils ? Et ils ont raison. On réserve effectivement une attention spéciale à Israël. Par rapport à l’attention que nous portons aux Palestiniens, c’est à peine si notre regard s’attarde sur les Tibétains.
Le nombre de nouvelles dans les médias au sujet d’Israël-Palestine a créé un cycle qui se renforce lui-même - chaque nouvel article ou nouvelle tragédie aiguise mon appétit ; je veux en savoir davantage. Tout cela semblerait justifier les plaintes du lobby pro israélien - si ce n’est que celui-ci devrait se demander comment il y contribue lui-même.
Une raison pour laquelle Israël retient tellement l’attention tient au fait que ses partisans vocifèrent tellement, et reviennent à leur cause à chaque occasion. En tant que consommateurs de nouvelles, la rapidité de leur réaction et leur ubiquité manifeste enflamment mon intérêt et mon antipathie. Pourquoi est-ce qu’ils s’obstinent à défendre l’indéfendable ?
Une autre raison pour laquelle je porte un intérêt disproportionné à ce conflit tient au fait que j’ai le sentiment que l’on m’a menti et je vois que certains continuent à essayer de me mentir et je n’aime pas ça. Pourquoi essayer de me convaincre que les militants turcs à bord du Marvi Marmara étaient des terroristes ? Quoi qu’ils aient pu être, ils ne l’étaient manifestement pas. Si le mot « terroriste » doit avoir un sens quelconque, il faut qu’il désigne ceux qui attaquent des civils innocents. Dans l’intérêt de la propagande israélienne, il serait préférable de garder le silence plutôt que de mentir.
Je me souviens des années 60 lorsque je croyais qu’Israël était un petit État courageux, plein de kibboutz travaillant à dompter le désert. À l’époque, j’avais à peine entendu parler des Palestiniens. Ensuite j’ai découvert l’autre narration.
Mon objectif ici n’est pas de parler des torts et des raisons, mais de signaler que si Israël avait été dépeint dès le début comme étant issu de l’expropriation impitoyable des terres d’autrui (je sais, ce n’est pas que ça) la question aurait sans doute cessé de m’intéresser.
Mais comme on m’a dit combien Israël était héroïque et merveilleux et que j’ai découvert par la suite une histoire parallèle à tout le moins différente et plus dérangeante, cela me touche émotionnellement.
Quand je vois Benyamin Netanyahu et ses collègues présenter leur côté d’un événement, je ne vois pas des honnêtes hommes et j’ai la même réaction que devant des cambrioleurs et des escrocs : du dégoût et de la désapprobation. Et pourtant, ils refusent de la fermer.
Je ne suis sûr où tout cela nous mène, nous, ces millions qui nous acharnons sur cette plaie particulière. Le nombre incroyable de ceux qui s’intéressent si passionnément pour la cause est en soi dangereux. Les chiens doivent aboyer avant de mordre. Ce conflit relativement petit a un potentiel destructeur à une échelle colossale.
22 juin 2010 - The Guardian - Cet article peut être consulté ici :
http://www.guardian.co.uk/commentis...
Traduction : Anne-Marie Goossens
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« Le blocus de Gaza est un échec moral, humanitaire et politique »

publié le mercredi 30 juin 2010
entretien avec Robert Malley

 
Ex-conseiller du président Bill Clinton, Robert Malley estime qu’ignorer le Hamas est une grave erreur. Il salue l’approche de la Suisse et pointe du doigt non seulement Israël, mais aussi les Etats-Unis, l’Europe et les pays arabes.
Lundi (28 juin), la commission instituée par Israël pour examiner les questions juridiques du raid israélien, le 31 mai dernier, sur une flottille humanitaire se dirigeant vers Gaza a commencé ses travaux. Mais la tragédie continue de provoquer des remous. Ex-conseiller du président Bill Clinton pour le Moyen-Orient et actuel directeur pour le Proche-Orient de l’International Crisis Group, Robert Malley sera présent mercredi à Genève pour parler de la situation de Gaza  [1]. Il analyse les raisons des blocages politiques dans la région.
Le Temps : Comment réagissez-vous au raid israélien sur les flottilles se dirigeant vers Gaza ?
Robert Malley : D’un point de vue opérationnel, les Israéliens n’auraient jamais dû agir ainsi. Cet événement est triste et tragique. Mais l’important, c’est moins ces flottilles que le siège de Gaza. C’est toute la politique menée par rapport à la bande de Gaza qui doit être revue. On peut évacuer la question du Hamas, se concentrer sur la Cisjordanie et penser qu’un accord de paix avec elle permettra de changer le Hamas. C’est un réflexe compréhensible. Mais l’Histoire nous montre que c’est un leurre. D’un point de vue moral et humanitaire, il est inconcevable de punir la population civile de Gaza parce qu’on veut punir ses dirigeants. Gaza n’est pas un problème humanitaire, c’est un problème politique qui nécessite des décisions politiques. La politique menée jusqu’ici est dans l’impasse. Il serait toutefois facile d’en faire porter la responsabilité à Israël seul. Elle est le résultat de l’attitude de plusieurs acteurs, Etats-Unis, Europe et pays arabes compris. C’est l’échec moral, humanitaire et politique du traitement de la question de Gaza qui devrait faire l’objet d’une commission d’enquête !
Que faire avec le Hamas ?
– Dans ce dossier, la Suisse joue un rôle pilote. Elle pose les bonnes questions et suggère des réponses. On peut évacuer le problème, mais il resurgira toujours. Soyons clairs : malgré l’embargo, le Hamas s’est renforcé et des roquettes sont toujours livrées à Gaza. La politique du Hamas à Gaza est peut-être moins populaire, mais ce dernier contrôle toujours militairement le territoire. Le blocus le renforce et asphyxie la population. Comme le propose la Suisse, le dialogue avec le Hamas est difficile, il relève d’un processus à long terme, mais il est nécessaire. Des questions de fonds dans la politique du Hamas dérangent, mais il en va de même avec certains Etats occidentaux.
Hormis le dialogue, quelles sont vos pistes pour sortir de l’impasse ?
– Il faut commencer par arrêter de croire que si les Gazaouis vivent mieux, le Hamas sera renforcé et l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas affaiblie. Il faut que les Gazaouis puissent commercer, exporter, reconstruire des maisons à grande échelle. Ils doivent pouvoir entrer et sortir de la bande de Gaza comme bon leur semble. Il faut aborder le développement du secteur agricole et la question de l’approvisionnement d’électricité. Il faut, en bref, penser en termes de développement. Qu’on le veuille ou non, le Hamas vit dans la bande de Gaza et la domine. Israël a allégé récemment le blocus. Mais ce n’est pas en augmentant la quantité de chocolat pouvant être transportée à Gaza qu’on va changer les choses. Gaza a besoin d’une vraie économie.
Comment traiter avec le Hamas et poursuivre les discussions avec le Fatah ?
– Déchiré, le mouvement national palestinien n’aboutira à rien s’il n’y a pas de réconciliation intrapalestinienne. L’Afrique du Sud ou l’Irlande l’ont montré : il faut pour cela que des concessions soient faites sur des questions fondamentales.
La politique américaine à l’égard d’Israël a-t-elle vraiment changé avec Barack Obama ?
– Historiquement, militairement et culturellement, les liens entre les deux pays sont assez solides pour résister à des tempêtes. S’il y a crise, il n’y a pas rupture. Mais après 16 ans de relations extrêmement étroites entre Israël et les Etats-Unis sous l’ère de Bill Clinton et de George W. Bush, les choses ont changé. Les troupes américaines dans la région réalisent à quel point le conflit israélo-palestinien est une plaie béante qui diminue sensiblement la capacité américaine d’agir. L’administration Obama a des intérêts divers au Moyen-Orient. Et on peut être sûr que les tensions entre Jérusalem et Washington vont perdurer ces prochaines années par rapport à l’Iran, au processus de paix et à la non-prolifération nucléaire.
Certains avancent que la paix avec un gouvernement israélien qu’on n’a jamais dit aussi à droite est impossible.
– C’est oublier l’Histoire. On a eu des gouvernements de gauche et de droite, on a eu le gouvernement Olmert qui a livré deux guerres qui n’auraient jamais dû avoir lieu. La nostalgie est mauvaise conseillère. Il faut être clair : le processus de paix n’a abouti à rien quel que soit le gouvernement. Le processus d’Oslo avait un défaut fondamental : il n’a pas mis l’accent sur la question des colonies.
[1] « L’Occident et Gaza : quels artisans pour quelle paix ? » Débat avec Robert Malley organisé par le Festival du film et forum international sur les droits humains. Alhambra, Genève, mercredi 30 juin, 20h.
propos recueillis par Stéphane Bussard
publié par le temps

Palestine ; Perdu d’avance

publié le mercredi 30 juin 2010
Abir Taleb

 
L’émissaire américain, Georges Mitchell, s’apprête à retourner dans la région la semaine prochaine au moment où la polémique sur les colonies juives reprend de plus belle.
Depuis la reprise des négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens, rien n’a filtré du contenu de ces pourparlers et l’on ignore si des progrès ont été réalisés. Peut-être faudra-t-il attendre la prochaine rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbass et l’envoyé spécial américain George Mitchell le 1er juillet à Ramallah, pour savoir si des progrès tangibles seront annoncés. C’est un haut responsable palestinien ayant requis l’anonymat qui a annoncé que cette rencontre aura lieu, alors que Washington a fait savoir que son envoyé spécial sera de retour dans la région la semaine prochaine. Auparavant, le président Abbass avait affirmé qu’il était prêt à engager des négociations directes avec Israël en cas de progrès dans les discussions indirectes menées par l’intermédiaire de George Mitchell. « Notre condition de base (pour la reprise des négociations directes) est l’arrêt total de la colonisation israélienne, c’est pourquoi nous menons des négociations indirectes », a dit le président de l’Autorité palestinienne aux journalistes à Ramallah. « Mais nous avons dit que s’il y avait des progrès durant la période de quatre mois, fixée par la Ligue arabe pour ces négociations (indirectes), au cours desquelles nous discuterons des frontières et de la sécurité, alors rien ne nous empêchera d’entamer des négociations directes », a-t-il ajouté. M. Abbass a fait ces déclarations à l’approche d’une autre rencontre cruciale : celle qui doit avoir lieu le 6 juillet à Washington entre le président américain Barack Obama et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu [1].
Or, le climat sur place n’augure de rien de positif. A l’approche de ces rencontres, le parti de Benyamin Netanyahu, le Likoud (droite), a approuvé la poursuite de la colonisation en Cisjordanie occupée au terme du gel décrété jusqu’au 26 septembre prochain. Cette résolution réaffirme la politique du Likoud en matière de colonies, sans mentionner explicitement l’échéance de septembre. « Le comité central du Likoud est favorable à la poursuite de la construction partout en Eretz Israël (le Grand Israël), notamment dans le Néguev et en Galilée, dans le Grand Jérusalem et en Judée-Samarie », dit le communiqué. « Le comité central appelle les représentants de toutes ses institutions et tous ses élus à agir conformément à l’esprit de cette motion et à faire progresser le développement de la colonisation en Judée-Samarie (Cisjordanie) », a encore indiqué ce texte. M. Netanyahu n’était pas présent lors du vote à mains levées, non plus que la plupart de ses ministres afin, selon les médias israéliens, de ne pas se mettre à dos l’administration américaine avant sa rencontre avec M. Obama. M. Netanyahu avait décrété en novembre un gel de la colonisation de 10 mois, sous la pression des Etats-Unis en vue de faciliter une reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbass bloquées depuis l’opération israélienne dans la bande de Gaza de l’hiver 2008-2009. Le premier ministre avait toutefois tenu à souligner que ce gel, qui ne concernait pas Jérusalem-Est annexée, était « provisoire » et que les activités de colonisation reprendraient dès son expiration.
Par ailleurs, sur le terrain, la tension est extrême. Des heurts ont opposé dimanche soir la police israélienne à environ 200 manifestants palestiniens dans un quartier à majorité arabe de Jérusalem-Est où est prévu un projet archéologique controversé, a déclaré un porte-parole de la police. Les affrontements se sont produits à Silwan, où la mairie de Jérusalem a donné son feu vert à un projet archéologique controversé prévoyant la destruction de 22 habitations palestiniennes.
Une commission pour la forme
Il ne faut donc pas s’attendre à des miracles dans un tel climat. Un climat également extrêmement tendu depuis l’attaque israélienne contre la flottille de la paix le 31 mai dernier et les multiples appels à la levée du blocus contre Gaza qui s’ensuivirent. Certes, la commission publique mise en place par Israël pour examiner les aspects juridiques de l’interception sanglante de cette flottille humanitaire s’est réunie lundi pour la première fois au complet à Jérusalem dans une séance qui sera consacrée au calendrier et aux affaires de procédure. Or, là aussi, on ne s’attend pas à grand-chose de cette commission composée de cinq membres, dont deux observateurs étrangers qui n’ont pas le droit de vote. Le mandat de cette commission, dont Israël a accepté la création sous pression des Etats-Unis, est en effet limité. En effet, son président peut décider d’exclure les observateurs étrangers de la communication de certains documents ou informations s’il « estime que leur divulgation nuirait très probablement à la sécurité nationale ou aux relations diplomatiques » d’Israël.
La commission devra déterminer la validité, au regard du droit international, du blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza et du raid contre la flottille d’aide pro-palestinienne dans les eaux internationales, ainsi que les actes des participants et des organisateurs de l’expédition maritime. Elle va interroger le premier ministre, Benyamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, ainsi que les cinq autres membres du « Forum des sept ministres », regroupant les principaux membres du gouvernement, qui a donné son feu vert à l’abordage. Des procédures de façades qui n’aboutiront probablement à aucune mesure juste.
publié par al Ahram hebdo en français
ajout de notes C. Léostic, Afps

Un nouveau plan de Jérusalem provoque des tensions avec les Etats-Unis

publié le mercredi 30 juin 2010

RFI

 
Le nouveau plan de développement de Jérusalem prévoirerait l’implantation juive dans la partie orientale de la ville.
En Israël, le quotidien Haaretz affirme que la municipalité de Jérusalem s’apprête à publier son plan de développement pour les années à venir. Il viserait à favoriser l’implantation juive dans la partie orientale et occupée de la ville. Un nouveau sujet de tension alors que Benyamin Netanyahu doit être reçu à la Maison Blanche début juillet.
Ce projet risque une nouvelle fois de compliquer la prochaine rencontre du Premier ministre israélien avec le président américain. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a critiqué à plusieurs reprises des projets immobiliers susceptibles de rompre le statu quo indispensable avant un accord définitif avec les Palestiniens.
Le gouvernement israélien se retranche derrière l’autonomie de décision en la matière de la municipalité de Jérusalem. Mais Benyamin Netanyahu n’a eu de cesse de répéter que Jérusalem resterait la capitale indivisible d’Israël et qu’il entendait garantir le droit des juifs à s’installer partout dans la ville sainte.
Le Premier ministre sait que sur la question de Jérusalem il peut s’appuyer sur un large consensus qui dépasse largement sa coalition gouvernementale marquée à droite. Une fois de plus le gouvernement israélien prend le risque de provoquer l’agacement du président américain. Mais il sait aussi que les Etats-Unis ne devraient pas aller plus loin qu’une éventuelle protestation formelle sur la poursuite de la colonisation. Une colonisation que les Palestiniens présentent comme l’obstacle majeur à tout accord avec l’Etat hébreu [1].
[1] La colonisation, outre son aspect physique et géographique, économique et humain, est effectivement un obstacle politique majeur dans la mesure où la colonisation de Jérusalem vise à rendre impossible que les Palestiniens en fassent la capitale de l’Etat qui leur est toujours interdit, en violation des résolutions des Nations unies. Ceci ne doit pas faire oublier l’indispensable libération des milliers de prisonniers, le retour des réfugiés, la levée du blocus de Gaza....

Après l’attaque au large de Gaza Israël a perdu la bataille de l’opinion 

publié le mercredi 30 juin 2010
Pascal Boniface

 
A priori, on pourrait se dire que l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza ne change rien...Néanmoins, cette fois, quelque chose a changé.
« Apriori, on pourrait se dire que l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza ne change rien. Quatre ans après la guerre au Liban, moins de deux ans après l’offensive sur Gaza, Israël s’est permis une nouvelle action tout à fait inadmissible, contraire au droit international, face à laquelle tempêtent toutes les opinions publiques, aussi bien en Europe que dans le monde arabe. Comme lors des précédents épisodes, les gouvernements occidentaux condamnent, mais leur condamnation n’est jamais suivie d’effet. On a l’impression que l’histoire est un éternel recommencement. Et, de fait, ce qui s’est passé au large de Gaza est un peu la conséquence du sentiment d’impunité qu’éprouve l’État hébreu. Israël est habitué aux condamnations sans effet.
Néanmoins, cette fois, quelque chose a changé. On a bien vu que les défenseurs inconditionnels de la politique israélienne étaient gênés dans leur argumentation. Bernard Henri-Lévy a écrit une tribune sur ce qu’il appelle “la désinformation” (Libération du 7 juin). En substance, il explique que les membres de l’équipage arraisonné étaient liés à al-Qaida, qu’il s’agissait d’une flottille pseudo-humanitaire obéissant à un agenda politique. Mais l’humanitaire a toujours été politique  ! Comment Bernard-Henri Lévy, lui-même partisan de l’ingérence humanitaire, peut-il brusquement dénigrer une action de citoyens en faveur de la population de Gaza, au prétexte que cette aide a, également, une signification politique  ? C’est toujours le même “deux poids deux mesures” qui revient dans la bouche des défenseurs de la politique israélienne.
Mais, cette fois, avec plus de difficulté qu’à l’accoutumée. L’assimilation des Palestiniens à des “activistes” liés peu ou prou au Hamas bute sur le fait qu’en l’occurrence, les victimes sont des militants d’ONG. Les ONG inspirent d’emblée la sympathie des opinions publiques. Or, Israël – et c’est la première fois – s’est attaqué non plus à l’un de ses adversaires directs, libanais ou palestiniens, mais à des citoyens mobilisés autour d’une cause humanitaire. C’est un vrai tournant  : Israël a perdu la bataille de l’opinion. Aujourd’hui, cet État ne peut espérer redorer son image sans un changement radical d’attitude passant, sans doute, par un changement de gouvernement.
L’autre aspect important, qui n’est pas nouveau mais qui devient plus visible, c’est la multipolarisation du monde. Ce phénomène se perçoit à plusieurs niveaux. D’abord, on oublie souvent que le blocus de Gaza n’est pas que le fait d’Israël. L’Égypte y participe. Aussi, quand la Ligue arabe a demandé la fin du blocus, cela s’adressait autant à l’Égypte qu’à Israël. Peu de temps auparavant, le Brésil et la Turquie, deux pays qui ne sont pas membres permanents du Conseil de sécurité et n’appartiennent pas non plus au G8, signaient un accord avec l’Iran pour trouver une solution au problème du nucléaire.
La question palestinienne se formule donc dans un contexte nouveau, où les pays occidentaux n’ont plus le monopole de la puissance. Il ne s’agit pas d’une question arabe ou musulmane. Bien sûr, la Turquie, d’où est partie la flottille pour Gaza, est un pays musulman. Mais elle développe une diplomatie autonome, qui l’a conduite, hier, à un accord stratégique avec Israël et, aujourd’hui, à rompre ce même accord. Dans les pays émergents du Sud, la question palestinienne prend de plus en plus d’importance, car elle fait écho à un héritage de luttes anticolonialistes. Du sud au nord, c’est autour du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que se cristallise la mobilisation contre l’occupation de la Palestine.
Hier, la jeunesse se mobilisait contre la guerre du Vietnam  ; aujourd’hui, elle se bat pour le peuple palestinien. Il y a donc de solides bases pour renverser le rapport de forces. Nos gouvernements, en Europe, sont encore partagés entre la conscience qu’ils ont de la désaffection du public européen et une culture de soutien à Israël, qui renvoie aussi à un sentiment de culpabilité par rapport à la Seconde Guerre mondiale. Mais en tout cas, ils prennent conscience du changement de l’opinion.
Au niveau européen, la bataille au Parlement peut prendre un nouvel essor. Les parlementaires européens qui se rendent dans les territoires palestiniens mesurent combien est fausse et scandaleuse la vision d’un État d’Israël “seule démocratie du Proche-Orient face aux barbares”. Cette affaire de la flottille de Gaza n’est pas seulement une erreur militaire, c’est une erreur stratégique qui va avoir une incidence forte sur la suite du conflit. Je pense que le blocus de Gaza a du plomb dans l’aile. Il ne pourra pas tenir encore très longtemps.  »
Pascal Boniface, Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), est l’auteur de Vers la 4e Guerre mondiale  ? (2005) et Comprendre le monde. Éditions Armand Colin (2010).
Il s’exprimait lors d’un débat public au siège de l’Humanité, le 21 juin, à l’initiative de Patrick Le Hyaric, député européen et vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE), avec aussi Leïla Shahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne. [1]
Propos recueillis par Laurent Etre
publié par l’Humanité

Al-Azhar : La réconciliation palestinienne est une « obligation religieuse »

Le cheikh d'al-Azhar, Ahmad al-Tayeb, a affirmé que la réconciliation interpalestinienne était « une obligation religieuse et un devoir sacré », qualifiant ceux qui l'entraveraient de « pécheurs ». Le grand imam d'al-Azhar a appelé les Palestiniens « quelle que soit leur appartenance à s'élever au-dessus de leurs conflits (...), à comprendre la sensibilité de cette situation dangereuse et à se rendre compte qu'il n'est pas possible de faire face à l'agression et à l'intransigeance israéliennes par la division et les conflits ». 
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Les démolitions de maisons à Jérusalem-Est sont un « obstacle à la paix », déclare l'UE

Les démolitions de maisons palestiniennes envisagées à Jérusalem-Est dans le cadre d'un projet archéologique autorisé par la mairie israélienne de Jérusalem sont « un obstacle à la paix », a affirmé mercredi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. « Les colonies juives (dans les quartiers arabes) et les démolitions de maisons (palestiniennes) menacent de rendre une solution avec deux États impossible », a mis en garde Mme Ashton dans un communiqué. La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a rappelé que l'UE « n'a jamais reconnu l'annexion de Jérusalem-Est » par Israël.
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Israël pourrait renforcer la commission sur la flottille

Israël pourrait étendre le mandat de la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'abordage sanglant d'une flottille en route pour Gaza le 31 mai en l'autorisant à citer des témoins à comparaître, ont fait savoir les services de Benjamin Netanyahu. Placé sous le feu des critiques après cette violente interception en haute mer, au cours de laquelle neuf ressortissants turcs ont trouvé la mort, Israël a refusé la création d'une enquête internationale. Au lieu de cela, le gouvernement israélien a confié lui-même l'enquête à une commission présidée par un ancien juge de la Cour suprême Jacob Turkle.
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Les agressions anti-Finul : une mise en garde menaçante à l’ONU

Par Philippe Abi-Akl | 01/07/2010
Ce n'est pas la première fois que des unités françaises et espagnoles de la Finul, en exercice dans des localités du Sud frontalier, à Majd el-Silm notamment, sont attaquées par les habitants et leurs véhicules caillassés. Cette série d'agressions constitue un message d'avertissement à l'ONU, à la veille de la publication du rapport cyclique de suivi de Roëd-Larsen, chargé de mission par Ban Ki-moon en tant qu'officier traitant du dossier de l'application de la 1701. À Beyrouth, une source sécuritaire qualifiée relève les effets négatifs que les lapidations de Casques bleus devraient avoir pour le Liban, pour ce qui a trait à ses relations avec l'organisation internationale.
Les attaques s'inscrivent à la veille d'une visite à l'ONU d'une délégation militaire libanaise, qui doit rencontrer les délégués des membres permanents du Conseil de sécurité pour leur remettre un mémoire sur les quelque 7 000 transgressions israéliennes, aériennes, maritimes ou terrestres, enregistrées depuis la promulgation de la 1701.
Ce document riposte à une plainte israélienne adressée à l'ONU, pour accuser le Hezbollah de violer en permanence la 1701, du fait de sa présence militaire dans une zone, au sud du Litani, que la résolution lui interdit. Et où il ne cesse de stocker des armements, selon les Israéliens.
Des sources politiques du Sud rattachent les agressions des habitants sur les Casques bleus à plusieurs causes. Tout d'abord, à les en croire, la Finul ne coordonne pas avec l'armée libanaise, et ne s'en fait pas escorter quand elle va sur le terrain, comme la 1701 le lui prescrit. Autre désinvolture irritante : elle effectue des exercices parmi les maisons, au cœur des villages et en perturbe l'existence ou le travail. Les habitants ont donc réagi, en coupant des routes et en lançant des pierres ou des cailloux sur les intrus. L'armée est intervenue, rouvrant les routes, et mettant fin au lancement de projectiles.
Les sources sudistes citées affirment que la Finul joue les matamores, les fiers-à-bras avec les Libanais, mais ne lève pas le petit doigt face aux Israéliens. De plus, ce serait sur pression israélienne que les Casques bleus ont voulu appliquer un programme d'entraînement à l'intérieur même des villages libanais. Qu'ils ne protègent pas quand ils subissent des tirs israéliens. Ces sources répètent qu'aux termes de la 1701, les exercices effectués unilatéralement par la Finul sont illégaux, car elle est tenue d'obtenir, pour toute initiative, un feu vert préalable du commandement de l'armée libanaise. Or la Finul a organisé des patrouilles, et pris des photos, dans les villages sans autorisation.
Sur le plan global, des sources du Hezbollah soulignent que la Finul, au lieu de faire des étalages de muscles dans les villages libanais, devrait avancer des propositions concrètes pour le dégagement de la partie libanaise de Ghajar. Et contribuer à la libération de Chebaa et de Kfarchouba, comme le prévoit la 1701 que la force internationale est chargée d'appliquer.
Lecture différente
Cependant, les loyalistes du 14 Mars voient les choses sous un tout autre angle. Pour eux, les habitants appliquent encore une fois, comme il y a quelques mois, un plan du Hezbollah qui se sert d'eux comme boîte aux lettres. Pour lancer à l'ONU, à la veille de la publication du rapport semestriel de Roëd-Larsen, un avertissement menaçant. En lui rappelant qu'en cas de partialité accusée de sa part en faveur d'Israël, ses contingents risqueraient de se transformer en cibles, voire en otages. Pour le Hezb, Roëd-Larsen, dont les conclusions sont automatiquement cautionnées par Ban Ki-moon, est d'avance suspect, car dans ses précédents rapports il aurait mis régulièrement le Liban en cause en fermant les yeux sur les débordements israéliens. En outre, Roëd-Larsen a rencontré à Paris le patriarche Sfeir et Samir Geagea, qui ne cessent de soulever le problème de l'armement d'un Hezb qu'ils ne portent pas dans leur cœur. Même reproche de parti pris adressé à Michael Williams. Ce qui revient à dire, puisque c'est le Hezbollah qui est principalement en confrontation avec les Israéliens, que le parti de Dieu est pris pour cible par l'ONU. Et aujourd'hui plus que jamais, à cause du dossier iranien.
Ces cadres estiment que le Hezb veut également rappeler aux parties locales qu'elles ne manqueraient pas de pâtir d'une dégradation de la situation intérieure au Sud, à travers des accrochages avec la Finul. Une déstabilisation qui ne tarderait pas à faire tache d'huile dans les autres régions. En d'autres termes, le Hezb veut certifier à tous, aux participants à la table de dialogue surtout, que son armement ne peut être ni mis ni remis en question.
Mais le noyau du message s'adresse aux pays qui contribuent à la Finul. Pour les inciter à faire pression sur Israël afin qu'il cesse ses transgressions de la 1701, ses violations de l'espace aérien libanais, effectuées pour surveiller les mouvements du Hezb, et l'afflux d'armes qu'il reçoit à travers la frontière syrienne. Parallèlement, Washington se voit signifier indirectement que les efforts de George Mitchell seraient torpillés si l'ONU continue à faire montre de partialité en faveur d'Israël au Liban-Sud.
Last but not least, en regard de l'actualité : le Hezb souhaite, selon les loyalistes, que la Finul, sur ordre de l'ONU, élargisse son champ d'action et de surveillance en mer. Pour prévenir une mainmise israélienne, par coup de force, sur les gisements de pétrole et de gaz au large des côtes libanaises. 

Flottille: le chef de la commission exige un mandat élargi

[ 30/06/2010 - 10:59 ]

Agences
Le chef de la commission qui a été criée par le gouvernement de l’occupation israélienne afin d’entamer une prétendue enquête sur la façon d'interception de la flottille internationale guidée par les humanitaires anti-blocus en destination vers Gaza, le 31/mai dernier,  a menacé de démissionner si l’entité sioniste n’autorisait pas un mandat élargi.
La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé que le  juge à la retraite de la Cour Suprême, Yaakov Tirkel, a informé Yaakov Neeman, le ministre de la Justice,  qu'il abandonné ses missions s'il ne parvenait pas à un mandat satisfait.
Sous de fortes pressions et critiques de la communauté internationale contre le gouvernement de l’occupation israélienne, suite de l’assaut meurtrier dans les eaux internationales méditerranées au sein des humanitaires pacifistes pro- palestiniens de la flottille internationale anti-blocus en destination vers Gaza, cette commission a été mise en place afin de masquer l’aspect criminel et terroriste de l’ennemi occupant, au moment où la Turquie dont 9 de ses ressortissants ont été délibérément tués par les pirates de la marine sioniste, ainsi les pays que leurs concitoyens avaient participé à la flottille,  l’ont rejetée en exigeant une commission internationale, indépendance et onusienne.

Al Qods occupée : L’ONU dénonce un projet colonial sioniste

[ 30/06/2010 - 09:54 ]
Agences
« Le projet colonial visant à expulser des dizaines de familles de la partie Est d’Al Qods occupée, suite de la démolition d’une vingtaine de maisons palestiniennes dans le quartier d’Al Boustan, à Selwan, et totalement illégal et viole les droits des palestiniens dans la ville sainte », a annoncé le mardi une source onusienne bien informée.
Un rapport spécial des Nations unies pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk  a fortement critiqué les violations de l’occupation israélienne, en les qualifiant qu’elles illustre la volonté régulière de chasser les autochtones palestiniens de leur ville sainte.
Dans un communiqué, le rapporteur de l’Onu a estimé que les pratiques oppressives des autorités occupantes que certaines violations potentielles sont considérées comme des crimes de guerre, d’autres violent le droit international.

Un nouveau plan sioniste vise le Mont de Moukaber à al-Qods

[ 30/06/2010 - 11:37 ]
Al-Qods occupée – CPI
La télévision sioniste a dévoilé un nouveau plan sioniste qui vise la région du Mont de Moukaber à l'est de la ville occupée d'al-Qods, dans le cadre des plans sionistes pour judaïser totalement la ville sacrée et en accélération des projets coloniaux dedans et à l'extérieur de la ville, à travers de l'élargissement des quartiers sionistes dans les terres agricoles palestiniens.
La dixième chaîne de la télévision sioniste a déclaré, le mercredi 30/6, que la commission de la planification et construction alliée à la municipalité de l'occupation dans la ville occupée d'al-Qods a décisidé d'approuver l'instauration de deux grands hôtels avec 1400 chambres, dans la région située entre la colonie sioniste "Talpiot-Est" et le Mont de Moukaber. 
Cette région est une zone de conflit entre les deux côtés (Palestiniens et sionistes), selon la chaîne.
On souligne que les autorités de l'occupation israélienne avaient annoncé hier un plan colonial qui vise à annexer la partie Est de la ville occupée d'al-Qods à l'entité sioniste.
Ces projets sionistes ont été annoncés simultanément avec la visite du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, à la capitale des Etats-Unis, Washington, pour rencontre le président, Barack Obama.

Falk accuse l'entité sioniste de perpétrer des crimes de guerre

[ 30/06/2010 - 11:16 ]
Genève – CPI

Le rapporteur spécial chargé par le conseil des droits de l'homme de l'ONU pour poursuivre l'état des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a accusé l'entité sioniste de perpétrer des dangereuses violations dont certains sont considérées des crimes de guerre et contre la loi internationale.
Dans son rapport publié, le mardi soir 29/6, à Genève, Falk a dit que les menaces sionistes contre les représentants palestiniens à l'Est de la ville occupée d'al-Qods d'annuler ou tirer les autorisations de leur séjour, et le plan du président de la municipalité de l'occupation qui vise à démolir les maisons des Palestiniens dans la ville, représentent une violation flagrante à la loi internationale et qualifiés des crimes de guerre.
Il a appelé l'état de l'occupation a cesser ces mesures immédiatement, notamment la décision de démolir 22 maisons qui se composent de 89 appartements dans le village de Selwan à al-Qods.
D'autre part, Falk a condamné fermement la décision sioniste d'expulser 4 députés Palestiniens qui habitent dans la ville occupée d'al-Qods, depuis plusieurs années,  à l'extérieur de la ville.
Le rapporteur onusien a dit que cette décision représente un crime de guerre selon l'accord de Rome.

L'occupation effectue une campagne d'arrestations à Selwad

[ 30/06/2010 - 11:23 ]

Ramallah – CPI
Le club du captif palestinien a déclaré, le mardi 29/6, que les forces de l'occupation israélienne ont effectué une campagne de fouilles et d'arrestations nocturnes, dans plusieurs maisons résidentielles dans le village de Selwad à Ramallah, en Cisjordanie occupée,  en arrêtant plus de 10 jeunes palestiniens dont des lycéens.
Le club a dit que des grandes forces de l'occupation israélienne  appuyées par des jeeps militaires, des forces spéciales et des chiens policiers ont envahi le village et ont donné des assauts dans les maisons palestiniennes, en endommageant leurs contenus avant avoir enlevé plus de 10 jeunes palestiniens, en les emmenant vers une direction inconnue.
Les familles des jeunes arrêtés ont dit que les forces occupantes ont endommagé leurs propriétés,   les obligeaient de rester plusieurs heures à l'extérieur de leurs maisons.

Une vaste campagne d'expulsion contre les Palestiniens à al-Aghwar

[ 30/06/2010 - 12:06 ]

Ariha – CPI
Un centre juridique a mis en garde de l'accélération des décisions de démolitions décrétées par les forces occupantes contre les maisons palestiniennes, dans la région d'al-Aghwar, suite nombreuses décisions anti-palestiniennes visannt des dizaines de maisons durant les dernières jours.
Le centre d'al-Qods pour l'aide juridiques et les droits de l'homme a dit, le mardi 29/6, dans un rapport, que les décisions de démolition obligent les habitants de démolir leurs maisons durant les 24 heures, ce qui empêche la poursuite des mesures juridiques qui permettrent aux familles palestiniennes d'obtenir des ordres pour les geler.
Le rapport a souligné que plus de 40 familles bédouines ont reçu des ordres pour quitter immédiatement la région d'al-Faressia à al-Ghour Nord, malgré qu'elles habitent là, depuis des dizaines d'années.
Le rapport a souligné que les décisions de démolition publiées avant 10 jours, ont visé les maisons de 13 familles dans la région d'al-Hadeidia à Toubas.
Il a précisé que ces mesures viennent dans le cadre du plan de nettoyage ethnique et d'évacuation de la région (c) selon les accords d'Oslo.
Finalement, le centre a appelé les organisations juridiques locales et internationales à prodiguer un effort unifié pour défendre les droits des citoyens palestiniens à la vie humaine digne sur leurs territoires.