vendredi 21 août 2009

Le Shin Bet assure la protection des dirigeants palestiniens dans certaines parties de la Cisjordanie

Palestine - 20-08-2009
Par Amos Harel et Avi Issacharoff
La protection du Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, et du Premier Ministre Salam Fayyad est assurée par les services de sécurité israéliens, le Shin Bet, lors de certains de leurs déplacements en Cisjordanie.

Aux termes d'un accord entre Israël et l'Autorité Palestinienne, une équipe de l'unité de sécurité des VIP du Shin Bet accompagne Abbas et Fayyad à chaque fois qu'ils vont en zone C, c’est-à-dire les parties de la Cisjordanie qui sont entièrement sous contrôle israélien, selon les accords d'Oslo.

Mardi, par exemple, Fayyad s’est rendu dans plusieurs villages près de Naplouse, pour inaugurer des nouveaux puits. Comme le déplacement fait des allées et venues entre la zone C et Zone B (où Israël a le contrôle de la sécurité, et l'Autorité Palestinienne est en charge de questions civiles), le convoi de Fayyad comprenait aussi une voiture de patrouille de police israélienne, des représentants de l'administration civile israélienne et une jeep remplie de garde du corps du Shin Bet. Ces gardes étaient responsables de la sécurité de Fayyad en zone C, alors que ses gardes du corps palestiniens - des membres de la Garde présidentielle de l'Autorité Palestinienne – assuraient sa sécurité en zone B.

Des sources des Forces d’Occupation Israélienne ont déclaré à Haaretz que les procédures de sécurité pour protéger Abbas et Fayyad lors de leurs déplacements en Cisjordanie proviennent de la volonté d'Israël d'éviter de voir des gardes armés palestiniens tirer en zone C s’ils étaient attaqués.

Les mêmes procédures sont en vigueur lorsque des personnalités étrangères visitent la Cisjordanie: Le Shin Bet assure leur protection en zone C, et l'Autorité Palestinienne prend le relai dans les zones B et A (cette dernière est une zone sous contrôle palestinien). Le Shin Bet assure également la protection d’Abbas lorsqu’il vient en Israël.

La sécurité fournie par Israël à Abbas et Fayyad est destinée à empêcher l’un des deux scénarios possibles : Une tentative d'assassinat par des extrémistes palestiniens, tels que la cellule du Hamas qui a récemment été arrêté pour avoir planifié une attaque contre Abbas, ou une tentative d'assassinat par des extrémistes israéliens d’Extrème-Droite.

Le porte-parole de Fayyad, Jamal Zakut, s'est refusé à tout commentaire. Toutefois, les sources de sécurité palestiniennes et le Shin Bet l’ont confirmé.

"Le Shin Bet assure la protection du président et du Premier ministre de l'Autorité palestinienne, conformément aux disposition et en totale coordination avec tous les services de sécurité", a dit le Shin Bet.

Suite à l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin en 1995 par un Israélien, puis celui du ministre Rehavam Zeevi en 2001 par un palestinien, Israël a considérablement renforcé la protection de ses hauts responsables. Cela avait provoqué des protestations de la part du Shin Bet en disant qu'il avait une trop grande charge et qu’il était incapable de fournir une sécurité à tous ceux dont il était responsable.

Deux comités ont ensuite discuté du sujet et ont conclu que le Shin Bet devrait être chargé de la protection permanente de sept personnes définies comme étant «des symboles de l'Etat": le premier ministre, le président, le ministre de la défense, le ministre des Affaires étrangères, le porte-parole de la Knesset, le chef de l'opposition et le président de la Cour suprême.
Le service assure également la protection des anciens occupants de ces postes pendant une période de temps limitée après leur départ.

La protection de tous les autres hauts responsables est assurée par leurs propres gardes de sécurité et non par le Shin Bet.
Source : http://www.haaretz.com/
Traduction : MG pour ISM

Restrictions israéliennes pour des voyageurs étrangers "inacceptables" (département d'Etat américain)

USA - 20-08-2009
Par AFP
Les restrictions imposées par Israël aux visiteurs étrangers pour les empêcher de se rendre à la fois sur son territoire et en Cisjordanie lors de leur séjour sont "inacceptables", a déclaré mercredi Ian Kelly, le porte-parole du département d'Etat américain.

"Nous avons fait savoir au gouvernement israélien (...) que nous entendons que tous les citoyens américains soient traités de la même façon, quelque soit leur ascendance", a-t-il dit en faisant référence à des Américains d'origine palestinienne qui ont été frappés par ces restrictions.

A leur arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv ou au pont Allenby (contrôlé par Israël), entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée, ces voyageurs se voient désormais apposer sur leur passeport le tampon portant la mention "Autorité palestinienne seulement".

"Nous ne pouvons accepter ce genre de pratiques", a affirmé M. Kelly avant d'ajouter que les Etats-Unis vont "continuer à protester".

Des "dizaines" de voyageurs auraient été frappés par ces restrictions selon l'association Right to Enter, qui milite principalement pour le droit des étrangers d'origine palestinienne, munis de passeports européens ou américains notamment, de se rendre dans les territoires palestiniens en transitant par Israël.

Le tampon leur interdit ensuite de se rendre dans des territoires contrôlés par Israël comme la partie arabe de Jérusalem.

Dans un communiqué récent, le ministère israélien du Tourisme a critiqué le ministère de l'Intérieur, à l'origine de la décision, confirmant ainsi indirectement ces restrictions, qui obligent les visiteurs à choisir de séjourner soit en Israël, soit dans les territoires palestiniens.
emp/gde
AFP 192229 AOU 09

Les Forces d’Occupation Sionistes ont commencé la construction d’un nouveau mur en ciment autour de Nilin

Ramallah - 20-08-2009
Par ISM
Les Forces d’Occupation Sionistes ont commencé à installer des blocs de ciment de 8 mètres de haut, à la place de la clôture qui avait été construit auparavant. Le vendredi 21 août 2009 à 12h30 aura lieu une manifestation contre la construction du nouveau mur en ciment dans le village de Ni'lin en Cisjordanie.

Depuis Mai 2008, les résidents de Ni'lin organisent et participent à des manifestations non-armées contre la construction du Mur de l'Apartheid. Bien que le Mur ait été considéré comme illégal par la Cour internationale de Justice en 2004, l'occupation continue la construction du Mur et l'annexion de nouvelles terres palestiniennes.

Ni'lin perdra environ 2.500 dunums de terres agricoles lorsque la construction du mur sera achevée. Israël a annexé 40.000 dunums sur les 58.000 dunums que possédait Ni'lin en 1948. Après l'occupation de la Cisjordanie en 1967, avec la construction sur les terres du village des colonies illégales de Kiryat Sefer, Mattityahu et Maccabim ainsi que de leur infrastructure, Ni'lin a perdu 8.000 dunums de plus.

Sur les 10.000 dunums restants, l’occupant va confisquer 2500 dunums pour le mur et 200 dunums pour un tunnel qui sera construit sous la route d’Apartheid 446 dont l’usage est réservé aux colons. Il ne lui restera donc plus que 7300 dunums.

L'entrée actuelle du village sera fermée et remplacée par un tunnel construit sous la route 446. Ce tunnel permettra la fermeture de l’accès à la route 446 aux véhicules palestiniens, ce qui transformera la route 446 en route d’apartheid réservée aux colons. Ni'lin sera en réalité divisé en 2 parties (la partie haute et la partie basse de Ni'lin), puisque la route 446 passe au milieu du village.

Le tunnel est conçu pour donner aux forces d'occupation israéliennes le contrôle sur le déplacement des habitants de Ni'lin, car il pourra être bloqué par un seul véhicule militaire.

Les forces israéliennes utilisent communément des grenades lacrymogènes, des balles en acier revêtues de caoutchouc et de balles réelles contre les manifestants.

À ce jour, les forces israéliennes d'occupation ont tué 5 Palestiniens et blessé grièvement 1 militant de solidarité internationale au cours de manifestations non armées à Ni'lin. Au total, 19 personnes ont été tuées pendant les manifestations contre le mur.

* 5 Juin 2009: Yousef Akil Srour (36 ans) a été tué d'une balle de calibre 0,22 dans la poitrine et a été déclaré mort à son arrivée dans un hôpital de Ramallah.

* 13 Mars 2009: Tristan Anderson (37 ans), citoyen américain, a reçu une grenade de gaz lacrymogène dans la tête. Il est actuellement à l'hôpital de Tel Hashomer près de Tel Aviv avec des perspectives incertaines pour son rétablissement.

* 28 Décembre 2008: Mohammed Khawaje (20 ans) a été tué d'une balle de calibre 5.56 dans la tête. Il est décédé dans un hôpital de Ramallah 3 jours plus tard, le 31 Décembre 2008.

* 28 Décembre 2008: Arafat Rateb Khawaje (22 ans) a été tué d'une balle de calibre 5.56 dans le dos et a été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital de Ramallah.

* 30 Juillet 2008: Yousef Amira (17 ans) a été tué d'une balle en acier recouvert de caoutchouc dans la tête. Il est décédé dans un hôpital de Ramallah 5 jours plus tard, le 4 août 2008.

* 29 Juillet 2008: Ahmed Mousa (10 ans) a été tué d'une balle de calibre 5.56 dans le front et a été déclaré mort à son arrivée dans un hôpital de Ramallah.

Au total, 38 personnes ont été touchées par des balles réelles par les forces d’occupation israéliennes à Ni'lin: 9 ont été touchés par des balles de calibre 5.56 et 29 ont été touchés par des balles de calibre 0,22.

En outre, les campagnes d'arrestation et d’intimidation israéliennes contre les villages de Cisjordanie qui manifestent contre le mur, ont mené à l'arrestation de plus de 76 Palestiniens rien qu’à Ni'lin en Juin 2009.
Source : http://palsolidarity.org/
Traduction : MG pour ISM

BlackRock se sépare de ses investissements en Cisjordanie

Europe - 20-08-2009
Par Erik Hagen
La banque britannique BlackRock a cédé ses parts dans les projets de colonisation de Lev Leviev en Cisjordanie. La cession fait suite aux pressions de trois banques norvégiennes qui commercialisaient les fonds BlackRock. BlackRock était le second plus important actionnaire de la société israélienne sujette à la controverse, Africa-Israel Investments.

Quand l'ambassade britannique à Tel Aviv recherchait de nouveaux locaux et a reçu une proposition d'occuper un immeuble appartenant à la société d'investissement Africa-Israel Investments, l'ambassadeur s'est abstenu. La raison en était que la société était également responsable de la construction de colonies en Cisjordanie occupée. Le principal propriétaire d’Africa-Israel Investments est le magnat des diamants israélien, Lev Leviev.

Maintenant, la banque britannique BlackRock a suivi l’exemple de l'ambassadeur.

La banque a été pendant un certain temps le deuxième plus grand actionnaire de la société d'investissement israélienne. Africa-Israel Investments est, entre autres choses, responsable de la construction de la colonie de Ma'aleh Adumim. La construction de colonies dans les Territoires Palestiniens Occupés est en conflit avec le droit international.

Ce fût Norwatch qui a révélé ce printemps les investissements de BlackRock dans l'entreprise controversée et comment des investisseurs privés en Norvège pourraient investir dans le projet via le fonds BlackRock Emerging Europe.

Cela était possible grâce à la société d'assurance norvégienne Storebrand, la Banque suédo-norvégienne Skandiabanken et la Banque norvégo-danois Danica Pensjon.

Mais après que les 3 banques aient pris des mesures, la banque britannique a annoncé le retrait de ses investissements dans la société israélienne. Cela a dû se passer entre Juin et Août, et peut-être même la semaine dernière.

«Nous avons reçu la confirmation de BlackRock qu'Africa-Israel Investments ne faisait plus partie de leur portefeuille", a confirmé à Norwatch Johnny Anderson, le responsable de l'information de Skandiabanken,. La confirmation de la cession a été envoyée à Skandiabanken avant-hier, le 18 août.

"La façon dont j’ai interprété les e-mails reçus, c’est qu’il n’y a plus d’actions d’Africa-Israel dans le fonds BlackRock," a déclaré Anderson.

L'e-mail de BlackRock à Skandiabanken a été envoyé après que la Banque suédo-norvégienne ait contacté BlackRock au sujet de son implication controversée. C'était la première fois que Skandiabanken contactait BlackRock à ce sujet.

En fin de semaine dernière, la banque Danica Pensjon a également contacté également BlackRock à ce sujet, a confirmé hier Geir Wik, le Directeur des Ventes et du Marketing de Danica Pensjon à Norwatch.


Contact avec BlackRock

Cependant, c’est Storebrand, qui a été la première banque à prendre vraiment des mesures.

En avril et Mai - quelques semaines après le premier reportage de Norwatch sur le sujet - ils ont contacté BlackRock au sujet de l'investissement.

"Nous avons fait part de nos préoccupations à l'égard d’Africa-Israel Investments. Jusqu'à présent, leur réponse a été satisfaisante," avait écrit Christine Tørklep Meisingset, le responsable des investissements de Storebrand Investments, à Norwatch la semaine dernière.

Le fait que Storebrand ait été satisfait de la rencontre qu'ils avaient eu avec BlackRock avant l’été pourrait indiquer que la banque britannique avait certaines promesses.

«Chaque trimestre, nous procédons à des contrôles sur les fonds extérieurs que Storebrand qui offre à ses clients, y compris ce fonds BlackRock. Dans le cas où un fonds est en violation avec nos orientations éthiques, nous faisons ce que nous pouvons pour faire changer de cap le gestionnaire. Nous leur demandons de : a) contacter l'entreprise en question pour effectuer une propriété active, ou b) de retirer ses fonds de l'entreprise en question. Si nos demandes ne sont pas respectées, nous pourrions cesser d'offrir le fonds en question," écri Tørklep Meisingset.

A la fin de la semaine dernière, Tørklep Meisingset a expliqué qu'ils ne savaient pas si BlackRock a parlé des problèmes avec Africa-Israel Investments.


Une banque discrète

BlackRock n'est pas très communicatif sur ses investissements.

Norwatch a plusieurs fois tenté d'obtenir une réponse de la part de BlackRock au sujet de l’importance de ses investissements dans Africa-Israel Investments et a demandé si la banque avait été en contact avec le constructeur de colonies. Le dernier e-mail que nous avons reçu jeudi de la semaine dernière venait du responsable de la communication de BlackRock, Karen Hazelwood.

"Nous ne faisons pas de commentaires sur des actions privées ou des valeurs mobilières. Je suis donc pas en mesure de vous aider sur votre demande de renseignements ", a déclaré Hazlewood.

Cette réponse ambiguë ne permettait pas de savoir si BlackRock avait toujours à ce moment-là des actions dans Africa-Israël.

On ne sait pas si BlackRock a cédé ses investissements pour des raisons financières ou éthiques.

Selon les informations obtenues par le site Electronic Intifada, BlackRock était à la mi-juin le second plus important actionnaire d’Africa-Israel Investments

Ils ont eu cette position après avoir acheté le Barclays Global Fund Advisors, qui était à l'époque le deuxième plus important actionnaire d’Africa-Israel Investments. Avant cette date, BlackRock était déjà le septième plus gros actionnaire.


Le prochain fonds de pension?

La Caisse de Retraite du gouvernement norvégien a également investi dans Africa-Israel Investment, et dans sa société-soeur Africa-Israel Properties. Les investissements se montent au total à 6,6 millions de couronnes norvégiennes (760.000 euros). Selon les sommes indiquées par Electronic Intifada, le gouvernement norvégien est ainsi le cinquième plus gros actionnaire de la société.

Beaucoup d'organisations israéliennes et palestiniennes et les villages ont au cours de l'été écrit au Ministre des Finances norvégien, Kristin Halvorsen, et ont demandé au gouvernement norvégien de céder ses investissements dans les deux entreprises.

La décision du gouvernement n'a pas encore été prise.
Source : http://palsolidarity.org/
Traduction : MG pour ISM

Netanyahu tente d’empêcher une fronde des durs de son cabinet

21/08/2009

Le Premier ministre convoque Moshe Yaalon qui veut défier Obama.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tentait hier d'empêcher une fronde des faucons de son gouvernement en rappelant à l'ordre l'un d'entre eux, au moment où il est soumis aux pressions des États-Unis pour geler la colonisation.
M. Netanyahu a interrompu ses vacances d'été afin de réprimander hier soir le ministre des Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, lors d'une rencontre en tête à tête pour ses déclarations controversées, a indiqué la Chaîne-Dix privée de télévision israélienne. Selon cette chaîne, « M. Netanyahu a signifié à M. Yaalon qu'il y a des limites à ne pas franchir ».

Ancien chef d'état-major et grande figure du parti Likoud de M. Netanyahu, M. Yaalon a pressé mercredi le gouvernement israélien de s'opposer à la demande de l'administration américaine du président Barack Obama en faveur d'un arrêt total de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés.
« Je n'ai pas peur des Américains, mais dans le gouvernement il y en a qui ont peur d'Obama. Il faut dire : "Ça suffit" ! » a affirmé Moshe Yaalon, membre de l'aile droite du Likoud, le parti de M. Netanyahu.
M. Yaalon, suppléant du Premier ministre et membre d'un groupe de six ministres chargés des dossiers politiquement les plus sensibles, a tenu ces propos, rapportés mercredi par les médias, lors d'une réunion organisée dimanche par Moshe Feiglin, chef d'une faction d'extrême droite au sein du Likoud. Dans un communiqué, le bureau de M. Netanyahu a répliqué en affirmant que « les propos de M. Yaalon ne sont pas acceptables, ni sur le fond ni sur la forme, et ne reflètent pas la position du gouvernement ».
Interrogé sur la centaine de colonies sauvages disséminées en Cisjordanie occupée qu'Israël s'est engagé régulièrement auprès des États-Unis à démanteler, M. Yaalon a estimé que les « juifs peuvent et doivent s'installer dans tout Eretz Israël (l'Israël aux frontières bibliques) pour l'éternité ». M. Yaalon a déclenché la polémique à la suite des informations sur la suspension jusqu'au début de 2010 des appels d'offres publics pour la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Cette mesure, qui n'a pas été annoncée officiellement, est appliquée depuis plusieurs mois sur le terrain, selon La Paix maintenant, une organisation opposée à la colonisation. Mardi, M. Obama avait félicité Israël pour ce « geste qui va dans la bonne direction ».
En revanche, le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon, membre d'Israël Beiteinou, un parti ultranationaliste, s'est opposé à une telle initiative. « J'espère bien qu'il s'agit d'une rumeur sans fondement, vu qu'une telle décision serait tout à fait inacceptable », a averti M. Ayalon. Israël Beiteinou, dirigé par le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, est la deuxième formation de la coalition gouvernementale.
Lundi, M. Yaalon avait déjà exprimé son opposition à toute concession sur les colonies sauvages que pourrait faire M. Netanyahu pour éviter une crise avec les États-Unis. Accompagné du ministre de l'Intérieur Eli Yishaï, le chef du parti ultraorthodoxe Shass, ainsi que du ministre de l'Information Youli Edelstein, du Likoud, M. Yaalon s'est rendu dans des colonies sauvages pour s'opposer à l'intention déclarée de M. Netanyahu d'évacuer une partie d'entre elles. Selon le commentateur politique de la radio publique, Hanan Cristal, les déclarations de M. Yaalon s'intégrent dans une stratégie : « Il tente de constituer autour de lui un groupe de pression d'extrême droite au sein du Likoud pour succéder un jour à Ehud Barak », le chef travailliste au poste de ministre de la Défense, explique le commentateur. « À plus long terme, prédit-il, Yaalon aspire à devenir Premier ministre. »
l'orient le jour

JSCER: «Israël force les Palestiniens à détruire leurs maisons»

Ecrit par Maisa Abou Ghazala
20/08/2009
JERUSALEM / Maisa Abou Ghazala – Depuis le début de juillet, 18 maisons de Jérusalem ont été démolies par les propres propriétaires eux-mêmes, d’après un rapport du Centre de Jérusalem pour les droits sociaux et économiques (JSCER).
L'administration israélienne d'occupation a opté pour cette nouvelle politique: elle demande aux familles, n’ayant pas de permis pour leur habitation, de détruire leur propre maison, ou de payer de lourdes amendes dans le cas où les bulldozers de l’Etat hébreu devraient procéder à la démolition.

Les amendes s’élèvent souvent à des dizaiones de milliers de shekels israéliens.

136 personnes sont devenues sans abri au cours du dernier mois. D’après le Centre, les démolitions se concentrent dans la Vieille ville de Jérusalem, la région de Jabal al-Mukabber, Silwan et At-Tour. (PNN)

LES NOUVELLES PROCÉDURES ISRAÉLIENNES POUR ÉTRANGLER LA PALESTINE

Publié le 20-08-2009


Obama vient de faire les gros yeux : les nouvelles règles d’entrée en Israël et en Cisjordanie édictées par le gouvernement israélien ne respectent pas le droit. Ce qui était jusqu’ici officieux, est en effet devenu officiel, et un pas de plus est franchi pour empêcher la libre circulation des étrangers (dont les travailleurs humanitaires) et des Palestiniens.

Jusqu’à maintenant Israël refoulait à la tête du client et sans donner de justification les étrangers soupçonnés de vouloir entrer dans les territoires occupés. Les noms à consonnance arabe étant, bien entendu, les premiers visés, vu le racisme institutionnalisé de cet Etat.

Et on ne parle pas ici de la Bande de Gaza, fermée depuis 5 ans à l’immense majorité des étrangers, mais aussi des Palestiniens.

Le ministre israélien de l’intérieur vient d’annoncer une nouvelle règle "du jeu" (auquel se prêtent sans broncher tous nos gouvernements depuis de longues années !).

Désormais, les Palestiniens et les étrangers (qu’ils viennent d’Europe, des Etats-Unis ou d’ailleurs, qu’ils fassent partie d’équipes médicales, humanitaires ou pas) qui auront réussi à passer en Cisjordanie, ne pourront pas mettre les pieds en Israël !

Et pour avoir une chance de rentrer en Cisjordanie, ils devront bien sûr obtenir l’autorisation d’Israel, mais uniquement par le passage du Pont Allenby, c’est à dire en passant par la Jordanie et non par l’aéroport de Tel Aviv.

Cette annonce officialise une mesure déjà actée sans tambour ni trompette, depuis 3 mois. Les étrangers et les Palestiniens qui ont le droit d’entrer en Cisjordanie par Amman (parce qu’ils y travaillent, y ont une mission validée par Israël, ou de la famille), se voient apposer un tampon sur leur passeport "Autorité Palestinienne uniquement".

Ce qui veut dire, notamment, interdiction de se rendre à Jérusalem-Est considérée comme Israel, et dans tout le reste du pays.

Quant aux étrangers qui arrivent par l’aéroport Ben Gourion, proche de Tel Aviv, s’ils ne sont pas carrément refoulés pour délit de faciès ou prénom qui n’a pas l’heure de plaire, ils doivent désormais (en plus des fouilles et interrogatoires racistes interminables) signer un engagement à ne pas mettre les pieds dans les territoires palestiniens durant la totalité de leur "séjour en Israël".

Cette nouvelle réglementation est une violation patente des accords d’Oslo par Israël, à l’égard des gouvernements occidentaux dont les citoyens doivent pouvoir obtenir l’accès permanent aux territoires occupés.

Que va-t-il se passer ? Quelques protestations pour la forme ?

Le ghetto palestinien de plus en plus hermétique, en violation de toutes les lois. Et pendant ce temps, nous allons continuer à laisser entrer dans nos pays, sans la moindre entrave, tous les criminels de guerre israéliens, tous les produits illégaux "made in Israël", en provenance des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens ?

La HONTE.

CAPJPO-EuroPalestine

jeudi 20 août 2009

L'armée sioniste tue les palestiniens pour vendre les membres de leurs corps

[ 19/08/2009 - 11:22 ]
Agences

Un journal suédois a accusé les forces de l'occupation d'avoir tué des jeunes palestiniens dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie pour vendre les membres de leurs corps.

Le journal a publié un rapport qui comporte les témoignages des palestiniens qui ont affirmé que les forces occupantes ont arrêté leurs fils et des membres de leurs familles qui ont été tués et remis à leurs, après avoir vidé leurs corps.

Il a accusé l'armée israélienne de pratiques inhumaines et qu'il a prévu des pratiques plus pires que le vol des membres internes des corps des palestiniens.

Ce rapport a pris des réactions fâcheuses contre les responsables sionistes qui ont démenti le rapport, en disant qu'il comporte des informations irréelles.

Multiplication des meurtres crapuleux en Israël

mardi 18 août 2009 - 10h:31

Serge Dumont - Le Temps



Trois Israéliens en tout et pour tout ont été tués à la suite d’opérations terroristes. En revanche, 244 autres ont perdu la vie lors de règlements de comptes entre clans mafieux, à la suite de bagarres dans des lieux publics, ou dans le cadre de conflits familiaux.

Vingt personnes ont été assassinées au cours des quinze derniers jours. Ces affaires jettent une lumière crue sur la violence qui sévit dans le pays. Le sentiment d’insécurité pousse de plus en plus de citoyens à requérir le port d’arme.

« Rétablissons la peine de mort ». A l’instar de nombreux éditorialistes de la presse écrite, plusieurs députés du Likoud (le parti du Premier ministre Benyamin Netanyahou) et du Shas (parti des ultraorthodoxes) ont lancé une campagne « visant à rétablir la loi et l’ordre en Israël ».

Ces élus sont portés par l’opinion publique de l’Etat hébreu choquée par une série de crimes crapuleux ayant causé la mort de vingt personnes au cours des quinze jours passés.

Le dernier en date de ces assassinats est celui de Léonard Karp, un paisible employé battu à mort par une dizaine de fêtards éméchés alors qu’il prenait l’air du soir sur la digue de Tel-Aviv. Mais avant cela, la découverte des corps féminins démembrés et brûlés avait déjà provoqué des réactions dans l’opinion. D’autant que ce double meurtre suivait l’attaque a priori gratuite du 1er août dernier contre un lieu de rencontre homosexuel (deux morts, seize blessés) ainsi que l’assassinat d’une fillette de 4 ans étouffée par son père.

Ces affaires dont on parle peu à l’étranger jettent une lumière crue sur la réalité israélienne. Celle d’une société violente et rude. En 2008, le Hamas, l’Iran et le Hezbollah figuraient toujours en tête de liste des préoccupations des dirigeants de l’Etat hébreu. Or, trois Israéliens en tout et pour tout ont été tués à la suite d’opérations terroristes. En revanche, 244 autres ont perdu la vie lors de règlements de comptes entre clans mafieux, à la suite de bagarres dans des lieux publics, ou dans le cadre de conflits familiaux.

Selon le ministère de l’Intérieur, le sentiment d’insécurité des Israéliens est tellement puissant que le nombre de demandes de port d’arme atteint désormais 200 à 250 par mois au lieu de 100 par mois en 2008. Une augmentation importante dans un pays où 200  000 civils, 154  000 vigiles ainsi que des dizaines de milliers de militaires ont déjà obtenu le droit de se promener armés.

Le lynchage de Léonard Karp a déclenché une crise de paranoïa sécuritaire en Israël. L’enterrement de cet homme discret a d’ailleurs été retransmis en direct par plusieurs chaînes de télévision et dans la foulée, des chroniqueurs connus tel Dan Margalit ont exigé « des policiers à tous les coins de rue et des patrouilles plus fréquentes ». Ils ont également plaidé en faveur de la revalorisation de la profession. Parce que le salaire de base n’est pas attractif (750 euros net par mois) mais aussi parce que les perspectives de carrière ne sont guère exaltantes.

Mais d’autres commentateurs tel Yaron Dekel estiment que la police pourrait mieux remplir son rôle « si elle n’était pas contrainte de consacrer une grande partie de son énergie à remplir des tâches sécuritaires » (contrôles d’identité antiterroristes, barrages sur les routes, etc.).

Ils dénoncent également le fait que la police mobilise souvent des centaines d’agents sur des dossiers prestigieux - la corruption alléguée d’Ehoud Olmert ou du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman - alors que les dossiers ordinaires de petits vols et de larcins sont négligés faute d’effectifs.

Quant à l’ex-ministre de l’Education Yossi Sarid, il estime que « l’insécurité est d’abord le résultat de la désagrégation de la société israélienne ». « Voilà des années que l’on réduit le budget de l’Education, que l’on licencie des professeurs et que l’on supprime des cours considérés comme "improductifs" », fulmine-t-il. « Voilà également des années que les nouveaux immigrants en situation sociale précaire sont abandonnés à eux-mêmes et que les services sociaux censés aider les familles en détresse sont négligés au profit des dépenses militaires ou sécuritaires. La violence, c’est dans tous ces manquements qu’elle trouve sa source, mais mes ex-collègues de la Knesset et du gouvernement feignent de ne pas le savoir. Ils préfèrent croire que tout ira mieux en donnant plus de pouvoir à la police. C’est facile et cela va dans le sens de ce que les gens de la rue veulent entendre même si cette approche ne mène nulle part. »

18 août 2009 - Le Temps

La présence du FNJ en Amérique du Sud perpétue l’injustice contre la Palestine

mercredi 19 août 2009 - 08h:13

Rahela Mizrahi
The Electronic Intifada


Faire pression sur les gouvernements du Venezuela et de Bolivie pour qu’ils virent le FNJ de leurs capitales.

(JPG)
Entrée de la forêt d’Eshtaol, qui recouvre plusieurs villages palestiniens
détruits par les sionistes en 1948.
(Photo : IJAN)


Sans la moindre ironie, des terres de villages palestiniens détruits que s’était approprié le Fonds national juif (FNJ) ont été dédiées à des héros révolutionnaires sud-américains de la libération.

Depuis sa création en 1901, le FNG est un acteur clé dans la dépossession des Palestiniens et la colonisation de leur patrie. Comme Uri Davis le note dans son livre Apartheid Israel, la loi de 1953 relative au FNJ et la Convention de 1961 entre le gouvernement d’Israël et le FNJ sont au cœur du système juridique de l’apartheid israélien qui « nationalise » les propriétés privées des Palestiniens.

Malgré cela, le FNJ tient aussi des bureaux dans les capitales de la Bolivie et du Venezuela où il accumule des fonds pour mieux consolider un système raciste et effacer les traces du double crime d’Israël : le nettoyage ethnique de la Palestine, et la dissolution des communautés juives arabes de l’ensemble du monde arabe avec le transfert, par la tromperie et le terrorisme, des juifs d’origine arabe en Palestine.

Après avoir détruit la plupart des villages palestiniens sur le territoire qu’on appelle aujourd’hui Israël, le mouvement sioniste a logé des juifs transférés d’origine arabe dans certains de ces villages, le FNJ les utilisant pour planter des pinèdes sur les ruines mêmes des villages palestiniens.

Le FNJ et la Convention ont décidé que 93% de l’ensemble du territoire occupé par Israël en 1948 seraient des « terres nationales », affectées légalement à ces gens définis en vertu des lois de l’Etat d’Israël comme « juifs ». Ceci met effectivement ces terres hors de portée de la population palestinienne indigène et constitue une sorte de nettoyage ethnique légal. De plus, le FNJ a joué un rôle dans le camouflage des ruines de beaucoup, si ce n’est de la plupart, des localités palestiniennes nettoyées ethniquement par l’armée israélienne au cours et à la suite de la guerre de 1948. Selon Uri Davis, il a opéré en plantant des forêts et en développant des parcs de loisirs sur les terres qui avaient été nettoyées, et sur ce qui en restait.

Un exemple édifiant du double crime commis par les sionistes est la forêt d’Eshtaol. La plus grande partie de la forêt d’Eshtaol recouvre les terres de deux villages palestiniens : Islin, où vivaient 280 habitants, et Ishwa, anciennement foyer de 680 Palestiniens. Les habitants de ces terres ont été expulsés par la brigade Harel, de la milice Palmach, qui était partie du kibboutz Zoraa le matin du 18 juillet 1948. La forêt d’Eshtaol se trouve aussi sur les terres de deux autres villages : Beit Mahsir et Beit Susin, d’où furent expulsés respectivement 2 620 habitants le 11 mai 1948 et 230 le 20 avril 1948.

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Panneau indicateur pour les trois patios dédiés aux héros sud-américains

Dans la forêt d’Eshtaol, il y a trois patios. Le premier est dédié à la mémoire de Simon Bolivar, le libérateur vénéré de l’Amérique latine du colonialisme européen au 19è siècle, et se trouve sur les terres du village d’Ishwa. Les deux autres patios sont dédiés à un autre libérateur de l’Amérique latine, de la même période, le général José de San Martin ; ils sont sur les terres de Beit Mahsir.

Moshav (le terme sioniste pour village) Eshtaol, construit sur les ruines d’Ishwa, est un village d’immigrants du Yémen transférés par le mouvement sioniste en Palestine après le nettoyage ethnique de 1948. Dans le camp de transfert de Sana, capitale du Yémen, l’agence sioniste a pillé plus de 50 tonnes de livres et manuscrits sacrés anciens de la communauté juive yéménite, et nombre de tonnes de pièces d’orfèvrerie, un art dans lequel elle excellait. Dans le camp de transfert, des enfants ont été enlevés et livrés à des familles juives européennes pour adoption. Une fois au moshav d’Eshtaol et au moshav voisin de Yishi, qui connut une histoire identique, la communauté a réussi à rétablir en partie la vie comme elle était au Yémen.

Le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres ne signifierait pas nécessairement une nouvelle dépossession de cette communauté. Au contraire, il pourrait donner une occasion de créer des relations de voisinage qui détermineraient les torts causés tant aux réfugiés palestiniens qu’aux juifs des pays arabes par le mouvement colonial européen. Dans le même temps, il fortifierait la culture de la communauté juive yéménite du moshav Eshtaol et du moshav Yishi qui s’est toujours nourrie des civilisations arabes et musulmanes dans son pays d’origine. Il pourrait également servir à consolider leur dialecte arabe par rapport à l’hébreu, un dialecte et une culture menacés d’extinction par l’establishment ashkénaze sioniste.

Ce n’est que lorsque ces injustices historiques seront réparées que l’usage de ces noms de héros révolutionnaires sera justifié. Jusque-là, ceux qui s’intéressent à la justice sociale doivent faire pression sur les gouvernements du Venezuela et de Bolivie pour qu’ils virent le FNJ de leurs capitales.

Rahela Mizrahi est titulaire d’une maîtrise de l’art de l’Académie Betzalel de Jérusalem et termine actuellement un doctorat sur « l’organisation de l’expropriation, de la tranformation et de l’appropriation du patrimoine palestinien à travers l’art israélien » à l’université de Tel Aviv.

Une version de cet article a été publiée par IJAN, réseau international juif antisioniste sous le titre : Appel à Hugo Chaves and Evo Morales.

13 août 2009 - The Electronic Intifada - traduction : JPP

Le minimum et le dérisoire

par K. Selim

Alors qu’en Egypte, la campagne pour que Gamal Moubarak puisse hériter « démocratiquement » du pouvoir de son père a reçu l’appui du pape copte Chenouda et du comédien commercialement avisé Adel Imam, le président Hosni Moubarak est aux Etats-Unis pour évoquer la paix au Proche-Orient.

L’administration Obama, de manière très pragmatique, fait peu cas de la démocratie au pays de Moubarak, cet allié si sûr. Le président américain l’a montré en choisissant de s’adresser au monde musulman à partir du Caire et le démontre en accueillant un président égyptien qui, quoi qu’il en dise, prépare le terrain à son fils. Hosni Moubarak a quand même eu le réflexe de préparer sa visite à Washington, où le lobby israélien l’attendait de pied ferme et où l’administration Obama veut des « signes » arabes amicaux en direction de Tel-Aviv.

Il a rappelé le « service minimum » des Etats arabes dits modérés dans un entretien publié dans le journal gouvernemental Al-Ahram. Les Etats arabes, a-t-il indiqué, ne reconnaîtront Israël et ne normaliseront leurs relations avec lui qu’après la conclusion d’un accord de paix équitable au Proche-Orient. C’est une position déjà exprimée par l’Arabie Saoudite malgré les pressions américaines. Cette « résistance » des Etats alliés des Américains n’a qu’une seule signification : le préalable de la solution avant la reconnaissance et la normalisation est une limite au-delà de laquelle ils n’auront plus le moindre crédit.

Les interminables processus de « paix » ont clairement montré que les concessions arabes ne sont suivies que par de nouvelles exigences israéliennes. A telle enseigne qu’on est arrivé aujourd’hui à l’os. Si les Etats arabes reconnaissent et normalisent les relations avec Israël avant que celui-ci n’ait restitué les territoires occupés en 1967, ce serait un enterrement honteux de la cause palestinienne. Les opinions et les élites arabes sont aujourd’hui suffisamment informées pour qu’aucun discours, pas même celui de la fantomatique menace chiito-perse, ne puisse justifier ce pas fatal.

Hosni Moubarak, chef d’Etat d’un pays qui entretient des relations diplomatiques avec Israël, sait parfaitement que l’écrasante majorité de la population égyptienne est contre la normalisation. Il ne pouvait donc que répéter - et avant d’arriver à Washington - la limite à ne pas dépasser. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, a fait la même chose à sa manière. Quand le congrès du Fatah réaffirme le « droit à la résistance », Mahmoud Abbas le corrige en affirmant que la négociation est la « seule voie ». Cette « correction » est, bien entendu, destinée à satisfaire les Américains qui ont froncé les sourcils.

Elle n’en incarne pas moins l’impasse dans laquelle se trouvent les alliés arabes des Américains dans la région. Ils doivent renoncer au droit naturel des peuples sous occupation étrangère de se défendre, y compris par les armes, et s’en remettent totalement à Washington où le système est structurellement sous influence du lobby israélien. Leur marge est très étroite. Obama a demandé, sans trop d’ailleurs forcer le ton, à Israël de stopper la colonisation des territoires palestiniens. Ce qui n’est qu’une exigence, très tardive, d’application du droit international est présenté comme un grand geste. En contrepartie, cette administration Obama, plus velléitaire que décidée, exige des Etats arabes de reconnaître Israël.

Combien de temps tiendront les Etats arabes, faibles parce que non démocratiques, avant de trouver un prétexte pour abandonner le minimum pour le dérisoire ?

Le Quotidien d’Oran - Editorial

L'ONU exhorte à financer des projets humanitaires à Gaza

Gaza - 19-08-2009
Par RIA Novisti
L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a demandé à la communauté internationale de débloquer plus de 180 millions de dollars pour financer des projets humanitaires dans la bande de Gaza, annonce mardi l'agence Maan.

"Pour pouvoir continuer de secourir la population palestinienne, l'UNRWA a besoin de 181 millions de dollars. Les réfugiés continuent à vivre dans des conditions insupportables sept mois après l'opération militaire israélienne, c'est une honte", a déclaré un des chefs de la mission UNRWA à Gaza, cité par l'agence, avant d'ajouter que le blocus israélien, instauré depuis trois ans, ne permettait pas de mettre pleinement en valeur les ressources locales pour la restauration de l'enclave, fortement endommagée lors de l'opération militaire israélienne de l'hiver dernier.

Israël maintient les restrictions concernant l'importation dans la bande de Gaza de matériaux de construction indispensables pour réparer l'habitat, les routes et les entreprises.

L'UNRWA aide deux tiers de la population palestinienne de la bande de Gaza, qui compte 1,5 millions d'habitants, en distribuant l'aide alimentaire et des médicaments.

Conférence de Moscou sur le Proche-Orient: des perspectives floues (Gazeta.Ru/Gazeta)

14:34|19/ 08/ 2009

MOSCOU, 19 août - RIA Novosti. La déclaration sur le 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, dans laquelle Dmitri Medvedev, 43 ans, et Shimon Peres, 86 ans, ont résolument condamné la glorification du nazisme, est l'unique document signé à l'issue de la rencontre informelle entre les présidents russe et israélien à Sotchi. La tenue de la rencontre de Moscou sur le règlement du conflit au Proche-Orient reste hypothétique. Selon les représentants des ministères des Affaires étrangères des deux pays, les parties n'arrivent pas à s'entendre sur l'opportunité d'inviter à ce forum les délégués du Hamas. Dmitri Medvedev espère que tous les "participants au conflit" seront présents aux négociations, entre autres, le mouvement palestinien radical Hamas qui contrôle la bande de Gaza, a fait savoir une source au ministère russe des Affaires étrangères. "Sans la participation du Hamas, qui est une force réelle influant sur les événements dans la région, toute entente sera impossible ou de courte durée", estime le diplomate, lit-on mercredi dans les quotidiens Gazeta.Ru et Gazeta.

Shimon Peres a confirmé l'intention d'Israël de participer à la conférence de Moscou sur le Proche-Orient, mais à condition que les représentants du Hamas ou d'autres organisations terroristes n'y soient pas invités.

Ayant décidé au début de cette année de réanimer l'idée énoncée il y a quatre ans par Vladimir Poutine d'organiser des négociations multilatérales avec la participation de la Russie, d'Israël, des Etats-Unis et des pays arabes, Moscou envisageait de convoquer un sommet sur le Proche-Orient au mois de juillet.

Selon le président de l'Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski, quelle que soit la date de la convocation de la conférence, il ne faut pas s'attendre à des résultats spectaculaires. "Israël est bien plus favorable à la tenue de la conférence à Moscou qu'à Paris (Nicolas Sarkozy avait proposé de l'organiser dans la capitale française). D'autant plus que le conflit avec l'Iran est à l'ordre du jour et que la Russie est le seul pays entretenant de bons rapports tant avec Israël qu'avec l'Iran, a indiqué l'expert au quotidien Gazeta. La conférence de Moscou sera certainement stérile, à une exception près: elle montrera que la Russie est un membre respectable de la communauté internationale. Il ne faut s'attendre à aucun autre résultat de ce forum car le processus de paix au Proche-Orient est mort, et il ne peut être ressuscité".

Il est désormais clair que la convocation de la conférence avant la fin de l'année est peu probable, a déclaré un haut représentant du ministère des Affaires étrangères de Russie.

Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

La stagnation du processus de paix contraire aux intérêts d'Israël (Livni)



17:37|19/ 08/ 2009

PETAH TIKVA (Israël), 19 août - RIA Novosti. La stagnation du processus de paix ne correspond guère aux intérêts d'Israël qui souhaite renouer le dialogue avec les Palestiniens, a déclaré mercredi dans une interview à RIA Novosti Tzipi Livni, dirigeante du Kadima, parti parlementaire à la tête de l'opposition.

Mme Livni qui avait représenté auparavant l'Etat hébreu aux négociations avec l'Autorité palestinienne a expliqué la pause par trop prolongée dans le dialogue palestino-israélien par la perte de la confiance qui avait existé entre les parties sous le cabinet centriste du Kadima et qui avait disparu après l'arrivée au pouvoir du Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu.

"On ressent à présent un manque de confiance. A l'époque des négociations, nous nous sommes appliqués à instaurer cette confiance, et les Palestiniens savaient bien que le gouvernement israélien était prêt à prendre des décisions nécessaires pour en finir avec le conflit. Il va sans dire, que les négociations n'étaient pas faciles et que je défendais les intérêts d'Israël, mais ils (les Palestiniens) voyaient notre attitude sérieuse, alors que maintenant une masse de soupçons existent", a déploré l'interlocutrice de l'agence.

Des progrès sur les mouvements vers la Cisjordanie

19 août 2009 – S'ils restent modestes, des progrès ont été accomplis quant aux mouvements de biens et de personnes entre Israël et la Jordanie vers la Cisjordanie, a estimé mercredi le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, Oscar Fernandez-Taranco, lors d'un exposé au Conseil de sécurité sur le Moyen-Orient.

« Selon la Chambre de commerce de Naplouse, la ville a connu un retour lent mais significatif de l'activité commerciale depuis le début de l'année. De plus, le gouvernement d'Israël a annoncé qu'à partir du 5 août les heures d'ouverture du point de passage à pied du pont d'Allenby [entre la Cisjordanie et la Jordanie] seraient étendues de façon provisoire, et nous espérons que cela rendra plus facile le trajet des centaines de milliers de Palestiniens qui visitent la Cisjordanie », a déclaré Oscar Fernandez-Taranco lors de l'exposé mensuel au Conseil.

« Cette mesure vient s'ajouter à l'annonce de l'extension des heures de passage commerciales, ce qui est une mesure importante pour les exportations palestiniennes », a-t-il ajouté.

« Nous saluons ces mesures et l'annonce du gouvernement israélien concernant l'adoption de mesures supplémentaires pour faciliter les mouvements et l'accès. Cela est essentiel si l'on veut que les changements apportent de véritables transformations, parce que des obstacles significatifs demeurent en Cisjordanie, notamment autour de Jérusalem-Est, et que le nombre total d'obstacles s'élève toujours à 614 ».

Parmi les mesures souhaitées, M. Fernandez-Taranco a cité « le retrait des obstacles restants, l'abolition de l'exigence d'un permis pour les Palestiniens qui voyagent dans la vallée du Jourdain, une amélioration significative de l'accès à Jérusalem-Est, l'accroissement du nombre de permis de travail pour les Palestiniens en Israël, et l'amélioration des capacités du point de passage commercial et le redéploiement des autorités de douane palestiniennes à Allenby ».

Il s'est aussi déclaré inquiet du sort de plusieurs familles palestiniennes de Jérusalem-Est expulsées et « remplacées immédiatement par des colons israéliens » qui vivent désormais sur le trottoir.

Concernant Gaza, le Sous-Secrétaire général a cité les dangers de la poursuite du trafic illégal d'armes et d'explosifs vers le territoire, comme l'a illustré le récent affrontement entre le Hamas et un groupe islamique radical, le « Jund Ansar Allah » qui a cette semaine déclaré un « Emirat islamique » à Gaza, critiquant l'insuffisance des attaques contre Israël et prônant l'application plus stricte de la charia, le droit islamique.

Par ailleurs, en dépit d'un nouveau raid israélien de bombardement des tunnels à la frontière entre l'Egypte et Gaza, « les trafics à grande échelle continuent. Ceci, outre le blocus [israélien], sape l'économie régulière et les moyens de subsistance à Gaza ainsi que les forces politiques modérées », a dit le responsable des affaires politiques.

M. Fernandez-Taranco a de nouveau appelé Israël à assouplir ou abolir le régime de blocus contre Gaza, notamment en ce qui concerne les matériaux de construction. Sept mois après l'opération « Coulée de plomb » contre le Hamas à Gaza, il n'y a toujours pas de chantiers de reconstruction, faute de matières premières et il est clair désormais qu'aucune maison ne sera reconstruite avant l'hiver, a dit le Sous-Secrétaire général.

un.org

La ligue Arabe appelle à l'octroi à la ville sainte d'al-Qods toute sorte d'appui politique, financier et médiatique

19 Août 2009


Le Caire / Le secrétaire général adjoint de la Ligue Arabe aux affaires de la Palestine et les territoires arabes occupés, M. Mohammad Sobeih, a appelé à l'octroi à la ville d'al-Qods, à ses lieux saints et à ses institutions arabes, de toute forme d'appui financier, politique et médiatique et à une action susceptible de freiner le plan agressif raciste que les autorités d'occupation imposent aux Palestiniens dans cette ville.

Dans un communiqué publié aujourd'hui à l'occasion du 40ème anniversaire de l'incendie de la Mosquée d'al-Aqsa, M. Sobeih a insisté sur l'identité arabe d'al-Qods, "capitale de l'Etat palestinien", rappelant que cette réalité est l'essence du processus de paix et que sans son respect il n'y aura dans la région ni paix, ni stabilité.

M. Sobeih a averti des conséquences des travaux de creusement au-dessous et autour de la Mosquée d'al-Aqsa "lesquels ont causé en effet des effondrements de terrains et des scissions dans les maisons et les édifices antiques et patrimoniales de la ville sainte".

"Depuis l'occupation israélienne de la ville d'al-Qods en 1967, la Mosquée al-Aqsa, le dôme de Rocher, Mosquées et églises, et cimetière islamiques et chrétiens faisaient l'objet des agressions des colons extrémistes qui n'avaient cessé leurs violations de ces objets sacrés, et de leurs tentatives de les judaïser sous protection des forces de la sécurité et de l'armée israéliennes", a stigmatisé M. Sobeih qui a condamné les saisies des terres des Palestiniens par l'occupant israélien, leur isolement dans une grande prison du fait de la construction du mur de séparation raciale, leur expulsion de leurs foyers et leur interdiction de prier dans la Mosquée d'al-Aqsa

Le président du Conseil des secrétaires de l'institution internationale d'al-Qods, M. Youssof al-Qardaoui, a appelé à cette même occasion, à la solidarité arabe et islamique avec la ville occupée d'al-Qods et sa sainte Mosquée d'al-Aqsa et invité à la proclamation du vendredi 28 août "journée de solidarité des Mosquées de la nation avec la Mosquée d'al-Aqsa".

Cité par la chaîne de télévision al-Aqsa, M. al-Qardaoui a appelé à une offensive serrée pour faire face aux travaux de creusement menés par l'occupant israélien au-dessous d'al-Aqsa dans le cadre d'un plan qui allait bon train en vue de judaïser la ville sainte et d'effacer son identité arabe.

Rappelons, qu'un extrémiste juif avait mis le feu dans la Mosquée d'al-Aqsa il y a 40 ans (le 21 août) avec la complicité des autorités d'occupation israélienne.
Gh.H.

sana.sy

Un projet de logements pour des colons à Jérusalem-Est aurait été débloqué

20/08/2009

Mardi, Israël s'était dit prêt à freiner temporairement la colonisation.

Au moment où des responsables israéliens évoquent un coup de frein de la colonisation, The Marker, le supplément économique du Haaretz, indiquait, hier, que les autorités israéliennes ont débloqué un projet de construction de 450 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est. Cet ancien projet, dans le quartier de Pisgat Zeev, doit être relancé par l'Administration israélienne des biens domaniaux, a indiqué The Marker.
En octobre 2008, un premier appel d'offres n'avait pas trouvé preneur. Les entrepreneurs avaient présenté des offres pour la construction de ces logements jugées insuffisantes par l'administration. L'administration des biens domaniaux a finalement décidé d'abaisser ses exigences et d'accepter certaines des offres présentées, a ajouté le journal. La construction pourrait commencer dans six mois. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Habitat n'a pas été en mesure de confirmer ou démentir cette information.

Sous pression de Washington, qui prône un gel total de la colonisation en Cisjordanie ainsi qu'à Jérusalem-Est, Israël s'était dit mardi disposé à suspendre les appels d'offres à la construction de logements jusqu'au début 2010. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu envisage de prolonger une suspension de facto des appels d'offres en place depuis neuf mois, y compris à Jérusalem-Est (annexée après sa conquête en juin 1967). Le président Barack Obama avait d'ailleurs félicité Israël, qualifiant cette initiative de « geste dans la bonne direction », à l'issue d'une rencontre à la Maison-Blanche avec son homologue égyptien Hosni Moubarak. Côté palestinien, la proposition israélienne avait été rejetée comme une manœuvre puisque la colonisation se poursuit sur le terrain, via des organismes privés ou relevant de municipalités (mais largement subventionnés par l'État).
La question des colonies était également à l'ordre du jour d'une rencontre, hier à Ankara, entre le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et son homologue jordanien Nasser Judeh. « Israël doit agir avec responsabilité sur la question des colonies, particulièrement concernant celles à Jérusalem-Est », a ainsi déclaré le ministre turc. Les deux pays considèrent que « les actions unilatérales à Jérusalem-Est porteront atteinte au processus de paix car, a affirmé, pour sa part, M. Nasser, de telles initiatives ne démolissent pas seulement la confiance mais sont aussi illégales ».
À Paris, Romain Nadal, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a en outre indiqué que la France espérait que l'intention israélienne de freiner la colonisation en Cisjordanie sera confirmée et qu'elle constituera « une première étape vers un gel complet ».
Quelque 300 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie et près de 200 000 autres se sont installés dans une douzaine d'implantations érigées à Jérusalem-Est.
l'orient le jour

Amnesty International se retire du concert de Leonard Cohen en Israël

Ecrit par PACBI et NYCBI
20/08/2009
NEW YORK – Amnesty International a annoncé aujourd'hui qu'il s'abstiendrait de toute participation dans le concert de Leonard Cohen à Tel Aviv et qu’il ne participerait dans aucun fonds créé avec les bénéfices du concert.
Un certain nombre de médias avaient annoncé qu’Amnesty International organisait ou était partenaire du concert de charité de Cohen en Israël dont les bénéfices seraient versés à des groupes israéliens et palestiniens.

Amnesty International a annoncé aujourd'hui, suite à un tollé international sur l'implication de l'organisation de défense des droits de l’homme dans le fonds du concert de Leonard Cohen, et à un premier appel international demandant à Cohen de boycotter l'apartheid d'Israël.

Omar Barghouti de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d'Israël (PACBI) a commenté: «Nous nous félicitons du retrait d'Amnesty International de ce projet mal conçu, qui est clairement destiné à blanchir les violations par Israël du droit international et des droits de l'homme. En abandonnant le projet de Leonard Cohen à Tel Aviv, Amnesty International a infligé un coup sévère à Cohen et à son équipe de relations publiques, en les privant de la couverture du prestige et de respectabilité de l'organisation».

Une déclaration confirmant le retrait d'Amnesty a été publié sur le site d'Amnesty International.

Après les reportages parus fin juillet indiquant qu’Amnesty International allait gérer un fonds créé avec les bénéfices de concert de Leonard Cohen en Israël, des groupes en Palestine occupée et dans le monde entier se sont mobilisés pour faire pression sur Amnesty International afin qu’il ne participe pas dans un tel fonds.

Dans une lettre parue le 11 août, le réseau des organisations non gouvernementales palestiniennes (PNGO) avait appelé Amnesty International à rejeter la gestion d'un fonds qui serait créé avec les bénéfices du concert de Leonard Cohen prévu en septembre en Israël.

Le village de Bil'in en Cisjordanie avait lancé un appel similaire à Amnesty International. Une campagne internationale d'environ un millier de lettres à Amnesty International demandait à Amnesty de se retirer du concert de Cohen.

La seule organisation palestinienne qui avait indiquée comme bénéficiaire du fonds a déjà annoncé qu'elle n'était pas impliquée dans le projet.
En outre, un représentant du groupe palestino-israélien «Les Combattants Pour la Paix», précédemment annoncé comme étant un autre bénéficiaire des fonds du concert de Cohen, a informé par écrit la Campagne New Yorkaise Pour le Boycott d'Israël (NYCBI) que le groupe avait décidé de ne pas participer au concert de Leonard Cohen à Tel Aviv et de ne pas accepter de fonds provenant de son concert.

PNGO expliquait dans sa lettre adressée à Amnesty International que la Israel Discount Bank, l'un des principaux sponsors du concert de Cohen en Israël, «est impliquée dans la construction et la poursuite du projet de colonisation israélien dans les TPO [territoires palestiniens occupés] ... Ces colonies construites sur les palestiniens les terres sont illégales en vertu du droit international et sont considérés comme des crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève». Le PNGO ajoutait que le «concert de Cohen que en Israël contribue à la normalisation de l'occupation et de la politique de colonisation israélienne».

Dans une lettre du 9 août adressée à Amnesty International, le village cisjordanien de Bil'in, un leader dans le mouvement de résistance non-violente palestinienne, déclarait que «la salle des marchés et autres services de la Israël Discount Bank sont gérés par une société israélienne appelée Matrix TI. La salle des marchés de Matrix TI est située sur les terres de nos villages volées par la colonie illégale de Modiin Illit.»

En outre, dix-neuf groupes et organisations dans le monde entier ont expliqué dans une lettre ouverte à Amnesty International qu’«En tant que l’un des plus ardents défenseurs des droits de l'homme et du droit international au monde, vous corromprez ainsi le réel effort non-violent de la société civile palestinienne et internationale pour mettre fin aux violations par Israël du droit international et des principes des droits de l’homme.»

Les groupes ont affirmé qu’«accepter des fonds provenant des bénéfices du concert de Cohen en Israël est l'équivalent d’une acceptation par Amnesty de fonds provenant d'un concert à Sun City en Afrique du Sud.»
Ils ont également a fait observer que le Centre Peres pour la Paix, un partenariat annoncé d’Amnesty International dans la gestion du fonds du concert, «a été dénoncé par les principales organisations de la société civile palestinienne pour avoir fait la promotion de projets conjoints palestino-israéliens qui renforcent ‘la réputation et la légitimité institutionnelle israéliennes, sans rendre justice aux Palestiniens’ ».

Le 5 août, onze groupes ont lancé une campagne de lettres à Amnesty International, qui a abouti à l’envoi de centaines d'e-mails envoyés. Parmi ceux qui exhortaient Amnesty International à refuser toute participation dans le concert de Cohen, il y a l’ancien membre du conseil d'administration d'Amnesty International-USA, le Professeur Naseer Aruri, l’ancien directeur régional d’Amnesty International Midwest-USA, Strieter Doris, la pacifiste Kathy Kelly, et un certain nombre de membres d'Amnesty International.

L'annonce du concert de Cohen en Israël a rapidement provoqué l’envoi de lettres d’organisations britanniques, israéliennes et palestiniennes et des protestations à ses concerts de New York, Boston, Ottawa et Belfast, entre autres, appelant Cohen à respecter l'appel international pour le Boycott Universitaire et Culturel d'Israël. En réponse aux protestations, Cohen a tenté de programmer un petit concert à Ramallah pour «compenser» son concert en Israël. Cependant, les Palestiniens ont rejeté le concert de Ramallah, en insistant sur le fait que Cohen devait d'abord annuler son concert de Tel-Aviv pour être accueilli à Ramallah.

Avec l’échec de la communauté internationale à prendre des mesures pour faire cesser l'oppression israélienne du peuple palestinien, et inspirée par le mouvement international de boycott qui a contribué à mettre fin à l'apartheid en Afrique du Sud, la société civile palestinienne a lancé des appels au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël, y compris un boycott universitaire et culturel.

Quatre-vingt-trois artistes, écrivains et autres employés du domaine culturel ont signé l’appel au boycott culturel palestinien. Les appels au Boycott palestiniens ont inspiré un mouvement international de boycott grandissant qui a obtenu un nouvel élan après l’attaque d'Israël dans la bande de Gaza l'hiver dernier.

À qui appartient Acre ?

publié le mercredi 19 août 2009

Uri Avnery
L’ANCIEN port d’Acre est actuellement l’objet d’une violente bataille. Les habitants arabes de la ville veulent que le port porte le nom d’un héros arabe, Issa al Awam, un général de Saladin vainqueur des Croisés. La municipalité d’Acre, qui est naturellement dominée par les habitants juifs, a décidé de donner au port le nom d’une personnalité israélienne.

Les citoyens arabes ont érigé un monument à leur héros. La municipalité l’a déclaré “structure illégale” et a décidé de le détruire.

Cette affaire aurait pu constituer un petit conflit local, un parmi beaucoup d’autres dans cette ville pluriethnique et conflictuelle, si elle n’avait eu des implications idéologiques et politiques aussi profondes.

J’AIME la vieille Acre. Pour moi, c’est la ville la plus belle et la plus intéressante du pays, après Jérusalem Est.

C’est l’une des plus anciennes villes du pays et peut-être du monde entier. Elle est citée dans la Bible au premier chapitre du Livre des Juges (qui, soit dit en passant, contredit complètement le génocidaire Livre de Josué.) Le chapitre énumère les villes cananéennes qui ne furent pas conquises par les Enfants d’Israël. Elle resta une ville phénicienne, une des villes portuaires d’où d’intrépides marins de langue hébraïque s’élancèrent pour coloniser les rivages de la Méditerranée, de Tyr à Carthage.

La prospérité d’Acre atteignit son sommet à l’époque des Croisades. C’était alors le seul port du pays praticable en toutes saisons. Les Croisés réussirent à s’en emparer après une résistance acharnée. Cent ans plus tard, lorsque le grand Salah-ad-Din (Saladin) mit fin au règne des Croisés à Jérusalem, il les chassa aussi d’Acre. Les Templiers la reprirent, et pendant cent autres années elle servit de capitale à un royaume croisé de dimensions réduites. En 1291, lorsque les restes du royaume croisé furent balayés, Acre fut la dernière ville croisée à tomber entre les mains des musulmans. L’image des derniers Croisés et de leurs femmes sautant des quais d’Acre s’est imprimée dans les souvenirs de l’époque pour donner naissance à l’expression encore en usage : “rejeter à la mer”.

Plus tard aussi, la ville a connu des hauts et des bas. Un chef de tribu bédouin, Daher al-Omar, s’en empara et créa une sorte de semi-État indépendant de Galilée. Même Napoléon, l’un des grands capitaines de l’histoire, vint depuis l’Égypte y mettre le siège en 1799 mais fut carrément mis en échec par les Arabes, avec l’aide des marins britanniques.

Lorsque les Britanniques sont devenus les maîtres du territoire en 1917, ils ont transformé l’imposante forteresse des Croisés d’Acre en prison, dans laquelle furent incarcérés, entre autres, les dirigeants des organisations hébraïques clandestines. Lors d’un de ses exploits les plus audacieux, l’Irgoun força l’entrée de la forteresse et en libéra les prisonniers. En 1947, l’armée israélienne conquit la ville qui était jusqu’alors entièrement arabe.

La partie ancienne de la ville, avec ses beaux minarets et les fortifications des Croisés, continua à être arabe. Il en est de même pour le port utilisé actuellement par les pêcheurs. Mais autour de ce secteur, des quartiers juifs ont surgi, sans caractère comme beaucoup de centaines de quartiers de ce genre dans l’ensemble d’Israël, et maintenant leurs habitants constituent la majorité. Ils n’aiment pas beaucoup leurs voisins arabes.

De temps à autre, des conflits surgissent entre les deux populations. Les habitants arabes pensent qu’Acre a été leur ville depuis l’Antiquité et considèrent les Juifs comme des intrus. Les Juifs sont convaincus que la ville leur appartient et que les Arabes sont, au mieux, une minorité tolérée qui devrait se taire.

Le conflit actuel peut très bien prendre un tour violent.

DANS CHAQUE conflit entre Juifs et Arabes de ce pays, la question plutôt enfantine est posée : Qui était ici le premier ?

Les Arabes ont conquis le pays et l’ont appelé Jund Filistin (district militaire de Palestine) en 635 de notre ère, et depuis lors il a été sous autorité musulmane (sauf pendant la période des Croisades) jusqu’à l’arrivée des Britanniques. Ils affirment “Nous étions les premiers”.

La version sioniste est différente. Aux temps bibliques, la majeure partie du pays appartenait aux royaumes de Judée et d’Israël, même si la côte appartenait aux Phéniciens au nord et aux Philistins au sud (malgré des efforts acharnés pendant une centaine d’années, on n’a trouvé aucune preuve archéologique d’un exode depuis l’Égypte et de la conquête de Canaan par les Enfants d’Israël ou d’un royaume de David et de Salomon.) Depuis le royaume d’Achab, vers 870 avant le Christ, la présence d’Israël sur la carte historique de la région est bien attestée. Après l’exil à Babylone, les juifs ont contrôlé des parties du pays, avec des frontières qui changeaient constamment, jusqu’à l’époque romaine. Par conséquent : “Nous étions les premiers”.

Si les Israélites étaient ici avant les musulmans, qui était ici avant les Israélites ? Les Cananéens, bien sûr. “Ils étaient les premiers.” Mais qui les représente ?

J’ai écrit à une époque une pièce satirique sur le “Premier Congrès Cananéen” qui se déroule quelque part dans le monde. Les participants déclarent qu’ils sont les descendants des premiers habitants du pays et le revendiquent pour eux-mêmes.

Ceci n’est pas tout à fait une plaisanterie. Dans les premières années du siècle dernier, Yitzhak Ben-Zvi, qui devait devenir le second président d’Israël, essaya de relier les Cananéens au sionisme. Il fit des recherches et découvrit que la population de ce pays n’avait en réalité pas changé depuis les temps les plus anciens. Les Cananéens se sont mélangés aux Israélites, sont devenus Juifs et Hellènes, puis, lorsque l’empire byzantin, qui exerçait alors l’autorité sur ce pays, a adopté le christianisme, ils sont devenus chrétiens. Après la conquête musulmane, ils sont progressivement devenus arabes.

En d’autres termes, le même village était cananéen, est devenu israélite, est passé par toutes les étapes pour, à la fin, devenir arabe. De nos jours il est palestinien, à moins qu’il n’ait été rayé de la carte en 1948 pour être remplacé par une colonie israélienne. À travers tous ces évènements, la population n’a pas réellement changé. Beaucoup de noms de lieux n’ont pas changé non plus. Chaque nouveau conquérant a apporté avec lui un nouvel ensemble de croyances et de nouvelles élites, mais la population elle-même n’a pas beaucoup changé. Aucun conquérant n’avait intérêt à expulser les habitants qui lui fournissaient nourriture et ressources financières. De l’avis de Ben-Zvi, les Arabes palestiniens sont en réalité les descendants des anciens Israélites. Mais, lorsque le conflit israélo-palestinien s’est intensifié, cette théorie a été oubliée.

Récemment, quelques Palestiniens ont émis une théorie assez semblable. En adoptant la même logique historique, ils soutiennent que les Arabes palestiniens sont les descendants des anciens Cananéens et que par conséquent “ils étaient les premiers”, même avant les Enfants d’Israël des temps bibliques. C’est seulement la conquête sioniste qui, pour la première fois dans l’Histoire, a changé radicalement la composition de la population.

Les Cananéens et les anciens Israélites parlaient des dialectes différents de la même langue sémitique que l’on appelle aujourd’hui l’hébreu. Ensuite, l’araméen est devenu la langue du pays et plus tard cela a été l’arabe. La semaine dernière, une nouvelle recherche a été publiée, montrant que le dialecte vernaculaire syro-palestino-arabe comporte de nombreux mots qui proviennent de l’hébreu ou de l’araméen anciens et que l’on ne retrouve pas dans les dialectes des autres pays arabes. Il est clair qu’ils ont été assimilés il y a des siècles par le dialecte arabe originel. Ce sont pour la plupart des mots agricoles de tous les jours, et il est logique de considérer qu’ils ont été empruntés par la langue arabe à l’araméen qu’elle remplaçait.

POURQUOI EST-CE important ? En quoi cela concerne-t-il la querelle d’Acre ?

Il y a de nombreuses années, j’ai lu un livre intitulé “Histoire de la Syrie” de l’universitaire américano-arabe maintenant décédé, Philippe Hitti, un chrétien maronite du Liban. Selon la vision arabe de l’histoire, la Syrie (a-Sham en arabe classique) comprend la Syrie actuelle mais aussi le Liban, la Jordanie, Israël, la Cisjordanie et la Bande de Gaza actuels.

Le livre a produit sur moi une impression durable. Il raconte l’histoire de ce pays depuis les temps préhistoriques jusqu’à l’époque actuelle, dans toutes ses étapes, comme un récit ininterrompu qui incorpore les Cananéens et les Israélites, les Phéniciens et les Philistins, les Araméens et les Arabes, les Croisés et les Mamelouks, les Turcs et les Britanniques, les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs. Ils appartiennent tous à l’histoire du pays, tous ont apporté leur contribution à sa culture, à sa langue et à son architecture, à ses palais et à ses forteresses, à ses synagogues et à ses églises, à ses mosquées et à ses cimetières.

Quiconque pense paix et réconciliation devrait s’imprégner de cette représentation.

QUELLE SORTE d’histoire est actuellement enseignée dans les écoles des deux peuples ? L’un comme l’autre ont une histoire opportuniste qui erre à travers le paysage.

L’histoire juive commence avec “Abraham notre Père” dans l’Irak actuel et avec l’exode depuis l’Égypte, la réception des Dix Commandements au Mont Sinaï dans l’Égypte actuelle, la conquête de Canaan, le roi David et les autres légendes de la Bible, qui sont enseignées comme de l’histoire réelle. Elle se poursuit dans le pays jusqu’à la destruction du Temple par Titus et la révolte de Bar Kokhba contre les Romains, lorsqu’il part en “exil”, se concentrant sur la suite des expulsions et des persécutions, et ne revenant au pays qu’avec les premiers colons sionistes.

Cette histoire n’ignore pas seulement tout ce qui s’est passé dans le pays avant l’époque israélite, mais aussi tout ce qui s’est produit pendant les 1747 années qui séparent le soulèvement de Bar Kokhba en 135 de notre ère et le début de la colonisation pré-sioniste en 1882. Un ancien élève du système d’éducation israélien ne connaît presque rien du pays au cours de ces époques.

Du côté arabe, les choses ne se présentent pas mieux. La présentation historique palestinienne-arabe commence dans la péninsule arabique avec l’avènement du Prophète Mohammed, signalant l’époque de Jahiliya (“ignorance”) antérieure et aborde la Palestine avec les conquérants musulmans. Ce qui s’est passé ici avant l’année 635 ne l’intéresse pas.

Les élèves de ces deux systèmes d’éducation – le juif-israélien et le palestinien-arabe – grandissent avec deux récits historiques totalement différents.

JE RÊVE DU JOUR où, dans chaque école de ce pays, en Israël et en Palestine, Juifs et Arabes, apprendront non seulement ces deux histoires mais aussi l’histoire complète du pays qui comprend toutes les périodes et toutes les cultures.

Ils apprendront par exemple que, lorsque les Croisés ont envahi le pays, les Musulmans et les Juifs se sont levés ensemble contre l’envahisseur cruel et ont été massacrés ensemble. Ils apprendront qu’à Haïfa, les juifs locaux dirigeaient la défense et étaient admirés pour leur héroïsme, jusqu’à ce qu’ils furent massacrés aux côtés des musulmans. Une telle identification à l’histoire du pays peut fournir une base solide à une réconciliation entre les peuples.

Il y a une douzaine d’années, inspiré par l’inoubliable Feisal al-Husseini, je rédigeai un manifeste sur Jérusalem pour Gush Shalom. Dans l’un de ses paragraphes on lisait : “Notre Jérusalem est une mosaïque de toutes les cultures, de toutes les religions et de toutes les périodes qui ont enrichi la ville, depuis la plus haute antiquité à ce jour - Cananéens, Jébuséens et Israélites, Juifs et Hellènes, Romains et Byzantins, chrétiens et musulmans, Arabes et Mamelouks, Ottomans et Britanniques, Palestiniens et Israéliens. Eux et tous les autres qui ont apporté leur contribution à la ville ont leur place dans le paysage spirituel et physique de Jérusalem.”

Dans cette liste, les Croisés ne figurent pas et il ne s’agit pas d’une erreur. Ils figuraient dans notre texte initial. Mais, lorsque j’ai demandé au célèbre écrivain arabo-israélien Emile Habbi de signer le premier, il s’écria : “Je ne signerai aucun document qui mentionne ces abominables meurtriers !”

Presque tout ce que l’on peut dire de Jérusalem est vrai aussi pour Acre. Son histoire aussi est ininterrompue depuis l’époque préhistorique jusqu’à aujourd’hui, et le général arabe Issa al Awam en fait partie au même titre que le Croisé anglais Richard Cœur de Lion et les combattants du Etzel qui forcèrent les murs de la prison.

15/08/2009

[Traduit de l’anglais « Whose Acre ? » pour l’AFPS : FL ]