mercredi 19 août 2009

Le manifestant Anderson blessé dans un «acte de guerre»

Ecrit par Leyla Jad
18/08/2009
BETHLEEM – Israël a déclaré que le manifestant désarmé américan Tristan Anderson aurait été blessé par l’armée israélienne en Cisjordanie dans «un acte de guerre».
Les autorités israéliennes cherchent ainsi d’éviter d’indemniser la famille de Anderson. Elles ont fait savoir à ses proches que les soldats auraient ouvert le feu dans «un acte de guerre» et que donc l’armée israélienne ne pourrait donc être poursuivie, ont indiqué les avocats de la victime.

«Elles (les autorités israéliennes) nous ont répondu que la situation (à l'époque) correspondait à un acte de guerre», a déclaré à l'AFP l'avocate Lea Tsemel, femme du militant israélien Michel Warshawski.

Tristan Anderson, 37 ans, avait été été grièvement blessé au front par une grenade lacrymogène le 13 mars dernier lors d'une manifestation non-violente contre la barrière de séparation érigée par Israël à Ni’lin, dans l’ouest de Ramallah (Cisjordanie).

Il est depuis hospitalisé à Tel Hashomer (Tel Aviv) et est dans le coma.

«La loi israélienne stipule que si l'Etat cause un dommage, physique au autre, lors d'un acte de guerre, il est totalement exempt de toute responsabilité», a ajouté l'avocate. Cette loi est souvent utilisée dans des cas concernant des victimes palestiniennes.

Tristan Anderson ne comportait absolument pas un risque pour les soldats israéliens lors de la manifestation. «Si Israël définit une manifestation de civils désarmés comme un acte de guerre, cela signifie clairement qu'Israël est en état de guerre avec des civils», a déclaré un autre avocat de la famille, Michael Sfard, dans une déclaration publiée par le International Solidarity Movement. (PNN)

Ces Palestiniens qui ne dorment jamais

Par Magali Audion
mardi 18 août 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

eux qui ne dorment jamais On parle beaucoup des manifestations de Bil"in, village palestinien empiété par la construction du Mur et harcelé par l'armée israelienne. Mais qu'en est-il de la vie quotidienne de ses habitants ? Voici le témoignage de Francais qui y sont restés une journée et une nuit.

il'in est un peu le village symbole de la résistance contre le Mur, même si ce qu'il vit est commun a beaucoup de villages palestiniens. Comme dans plusieurs autres villages, des manifs y ont lieu tous les vendredis pour s'opposer a l'avancee du Mur sous toutes ses formes. En partant pour la manifestation de Bil'in, nous ne pensions pas que le plus fort de la journée ne serait pas cette manifestation. Pourtant, les temps sont chauds a Bi'lin, la mort en avril d'un résistant du village abattu dans une des manifs pacifiques, et les arrestations nocturnes rècentes dans le village, ont fait progressivement monter la pression. Les internationaux sont appeles a la rescousse.

C'est un petit garçon, Mohammed, qui vient nous chercher à la descente du bus (nous, les membres de la mission civile 154), s'adressant a nous dans un anglais que beaucoup d'entre nous ont à lui envier. Il nous méne chez son père, Iyad, qui est notre hôte.

Il y a particulièrement beaucoup de monde dans la manif d'aujourd'hui, peut-être 400 ou 500 personnes, beaucoup d'internationaux. Des Francais notamment, puisque nous y retrouvons un groupe de Génération Palestine, très actifs. Nous rencontrons egalement Michel Warschawsky, éminent israelien anticolonialiste né en France, qui nous parle de la perte de vitesse des mouvements anti-colonialistes en Israel et, de façon générale, de la décadence politique dans le pays aujourd'hui sous gouvernement d'extrême-droite.

Nous sommes parés pour la manif : lingettes d'alcool et lunettes de piscine contre les gaz lacrymo (mais le ridicule n'est pas toujours du cote ou l'on croit), pancartes "French people against the Wall"... Cela commence par un cortège animé assez proche de nos manifs parisiennes, avec des slogans dans toutes les langues. Puis nous arrivons près du Mur, matérialisé ici par des rouleaux de fils barbelés. Les soldats sont aux aguets à quelques mètres, en haut de la colline. Prises de parole au porte-voix de Palestiniens et Israeliens anti-colonialistes, puis nous passons à la phase active : les Palestiniens coupent les fils barbelés pour ouvrir un passage. Evidemment, c'est l'acte attendu par les soldats pour commencer a répliquer vraiment. Les grenades lacrymogènes fusent, surtout sur les cotés de la manif d'ou de jeunes garçons lancent des pierres à la fronde, mais aussi par dizaines d'un coup sur nous. Mouvement de panique, mais cela ne dure pas trop longtemps. Un autre enorme tank s'approche de nous, c'est un lanceur d'eau puante, une nouvelle arme qui consiste à souiller les manifestants d'une eau fétide dont l'odeur persiste plusieurs jours parait-il. Les médias sont aux premières loges, blindés de gilet rembourrés et de masques à gaz. Finalement cela dure à peine plus d'une heure et nous sommes relativement épargnés, parce que beaucoup d'étrangers.

En revenant au centre du village, nous croisons le petit Mohammed inquiet qui cherche son père. Quand il le voit arriver il nous dit avec un grand sourire en le pointant du doigt "C'est mon père, c'est mon père !". Iyad lui caresse la tête et prend tendrement sa petite fille dans ses bras (5 ans environ, habillée comme une poupée). Tous savent que la vie de chacun, et particulièrement d'Iyad, est en danger à tout moment. L'épée de Damoclés qui les menace est terrible, et ça se sent dans le lien fort que les gens ont entre eux.

Le repas qui nous est fait à la maison est délicieux, nous remercierons nos hôtes en achetant de ces productions artisanales que la femme vend, seul revenu de la maison dans ce contexte de guerre.

Avant la tombée de la nuit, deux enfants nous emmènent nous promener dans le village. Une petite balade à la fraiche qui démarre tres agréablement. Mais rien n'est jamais normal ici. Les enfants jouent à la guerre avec des armes en plastique, même cette petite fille habillée en robe de princesse rose. Nous passons devant le cimetière et la tombe de leur martyr Bassem, dont nous voyons des images partout dans le village (les Palestiniens publient des affiches pour faire honneur a leurs résistants). En sortant du village, nous entendons dans les maisons la musique d'une fête de mariage, en cueillant des fleurs et nous amusant avec les enfants. Tout cela est bien champêtre, mais dans le crépuscule sur la colline d'en face se dessinent les silhouettes des soldats, de leurs tentes, chars, et tours.

Les enfants nous préviennent que nous ne pouvons pas descendre trop la route (cette route qui se dirige vers le Mur) sinon les soldats viendront les attraper. En effet, quelques mètres plus loin, les enfants s'agitent soudain : une jeep descend vers nous (peut-être alertée par les flashs de nos appareils photo). Nous commencons a faire demi-tour et entendons un tir vers nous. Non, nous ne rêvons pas, c'est bien une grenade lacrymogène qui vient d'être tirée en notre direction, alors que nous sommes sur les terres du village a plusieurs centaines de mètres du Mur ! Les enfants nous pressent "Ya Allah ! Vite, vite, ils vont nous attraper". L'un d'eux, 10 ans environ, nous dit qu'il a déjà été pris deux fois alors qu'il allait chercher je ne sais quelle plante dans ces champs, les soldats lui ont dit que la prochaine fois ils le mettront en prison. Les enfants finissent par fuire en voyant approcher dans les buissons deux soldats qui remontent la colline. Nous sommes éberlués par leur capacité de discernement dans l'obscurité. Mais nous sommes surtout profondément choqués, ce harcelement, sur des enfants en plus, est inhumain. Ce sont leurs terres !

En repartant de jeunes gens nous interpellent d'un toit, nous montons les rejoindre et l'un d'eux nous montre la petite collection qu'il s'est faite a partir de ce qu'il recolte sur les terrains de la manifs : des balles en caoutchouc, d'autres réelles, collées sur des planches pour dessiner une colombe de la paix ou un coeur, une bombe à explosion qu'il a transformée en fleur, une planche qui garde la trace de son sang (il a été touché plusieurs dizaines de fois). Avec gravité et gentillesse, il nous laisse un petit cadeau de la Palestine en partant.

Nous finissons la soirée par une rencontre avec le Comité populaire du village de Bil'in et celui de Nilin, village voisin qui vit les mêmes situations. Ces comités sont organisés comme des associations accueillant toutes les bonnes volontés du village pour organiser la résistance. Ils nous redisent combien notre solidarité les rend plus déterminés encore, dans leur combat pacifiste. Ils nous racontent ce que nous avons déjà entendus tant de fois : les démolitions, les expulsions, les morts (dont Ahmed Moussa, 10 ans, tué par balle dans une manif), les prisonniers (qui quand ils sont relâchés pour manque d'accusation sont sommés de payer quand même les frais de leur arrestations !)... A Ni'lin ce sont 80 pour cent de leurs terres qui ont été confisquées, et autant de fermiers bafoués dans leur identité, dont certains sont devenus fous. Certains avaient prévu d'aller vivre en Jordanie pour y trouver du travail mais les autres les en ont empêché, car "c'est exactement ce que les Israeliens recherchent". Une solidarité dans le village s'est donc instaurée pour aider ces gens expropriés à survivre. Ils nous parlent aussi des chiens que les soldats lachent sur les gens, des bombes assourdissantes envoyées sur le village la nuit pour maintenir la pression. Quelques fois, l'acces a leurs terres est interdit jusqu'à 3 km avant le Mur. Même si des procès ont été gagnés pour le faire reculer, ces décisions de justice ne sont jamais appliquées pour des "raisons budgétaires".

"Nous n'avons pas de réponse à donner à nos enfants quand ils nous demandent pourquoi nous ne pouvons pas aller chez nous".

Iyad nous accueille avec chaleur malgré une fatigue immense qui se lit sur son visage, comme sur celui de sa femme. Il nous explique que les hommes du village, et en particulier ceux qui sont recherchés par l'armée israelienne comme lui, sont obligés de veiller toutes les nuits pour prévenir les incursions de soldats dans le village. La présence d'internationaux est capitale, pour les protéger. C'est la 2e action qu'ils nous confient. Marianne, activiste d'ISM présente au village depuis plusieurs semaines, nous explique en quoi cela consiste et quelle attitude nous devons adopter devant les soldats le cas échéant, ce qui arrive plusieurs fois par semaine.

Nous dormons un petit peu avant qu'Iyad nous réveille. Il nous repartit en 3 groupes, notre mission et d'autres militants internationaux. Nous marchons dans le village tous les 6 en silence. Seules quelques maisons sont éclairées. L'atmosphère est étrange, notre chef de patrouille est vigilant, rassurant et drôle tout à la fois. Il nous améne d'abord au QG pour charger la vidéo de la manif sur internet. Je fais ma petite contribution personnelle à la résistance en l'aidant à télécharger le bon logiciel. Sur le chemin du village, on regarde les alentours tout en cueillant des figues et du raisin. Bruit de coqs, un ane qui braie... Nous rentrons finalement a l'aube. Le village restera calme cette nuit-là.

2 heures plus tard, nous quittons la maison sur la pointe des pieds. La femme d'Iyad dort habillée sur le canapé, Iyad, lui, doit dormir dans une autre maison. J'ai le coeur très serré, j'aurais aimé les embrasser et leur transmettre ma solidarité profonde. Que ces heures de sommeil leur permettent de s'échapper un peu de leur enfer quotidien

"Nous croyons que ce Mur tombera un jour mais cela se fera grâce à notre combat non-violent. Il ne tombera pas si nous dormons"

mardi 18 août 2009

Juif d’accord, sioniste, non

lundi 17 août 2009 - 07h:39

Joharah Baker
Miftah


Inutile de le dire, Uri Davis n’est pas un Israélien banal. Aujourd’hui, il est proposé pour être membre de l’un des organes de direction les plus hauts du Fatah, le Conseil révolutionnaire.

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Uri Davis

Peu de Palestiniens connaissaient le nom d’Uri Davis jusqu’à hier, quand les médias ont indiqué que le « membre juif du Fatah » avait été proposé pour siéger au Conseil révolutionnaire du mouvement. Davis, qui a été recruté pour le Fatah dans les années 80 par le dirigeant assassiné, Khalil Al Wazir, est né à Jérusalem au début des années 40 dans une famille d’immigrants juifs qui croyaient dans le rêve sioniste.

De toute évidence, Davis n’a pas fait sienne l’idéologie de ses parents, se désignant lui-même comme un « juif palestinien ». Universitaire, Davis s’est montré un fervent partisan des droits de l’homme, spécialement palestiniens, et s’est opposé à la nature d’Israël en tant qu’Etat juif. En 1987, il a publié le livre, « Israël : Etat d’apartheid », et il a écrit son autobiographie en 1995 sous le titre, « Autobiographie d’un juif palestinien antisioniste ».

Inutile de le dire, Uri Davis n’est pas un Israélien banal. Aujourd’hui, il est proposé pour être membre de l’un des organes de direction les plus hauts du Fatah. Le Conseil révolutionnaire, qui comprend 80 sièges, est le second organe le plus important dans le Fatah, après le Comité central de 18 membres. Jusqu’ici, il y a environ 700 candidats au Conseil, les résultats des élections sont attendus dans les tous prochains jours.

Que Davis soit élu ou non au Conseil n’est pas vraiment l’essentiel. Il est déjà membre du Fatah et depuis longtemps et même membre observateur du Conseil national de Palestine. Bref, il a fait ses preuves et il ne laisse aucun doute sur sa loyauté.

Sa situation exprime quelque chose de très important au sujet des Palestiniens, et qui devrait être rappelée plus souvent. Les Palestiniens n’ont jamais été opposés aux « juifs » en tant que tels. De par leur religion monothéiste, les Palestiniens respectent le judaïsme et ses adeptes tout comme ils révèrent les chrétiens et les musulmans. Ce n’est pas le judaïsme que les Palestiniens combattent, c’est le sionisme. Sinon, pourquoi le Fatah, le plus ancien et le plus vieux mouvement révolutionnaire, accepterait-il un juif (avec la nationalité israélienne) parmi ses membres ? Pourquoi le dirigeant du Hamas, Ismail Haniyeh, aurait-il accueilli les membres de Neturei Karta - juifs ultraorthodoxe et antisionistes - dans la Gaza assiégée ? (*) La réponse est simple. Le combat existentiel des Palestiniens est engagé contre un mouvement politique fondé sur une idéologie raciste qui octroie la supériorité d’un peuple sur un autre, sur le seul critère de la race. Le sionisme arrive à exploiter le judaïsme, reliant les deux, et les rendant inextricablement inséparables.

Toutefois, des gens comme Uri Davis, comme l’universitaire juif américain, Norman Finkelstein, et beaucoup d’autres, sont la preuve que cette théorie est erronée et ils sont prêts à faire front à des raz-de-marée de critiques pour faire entendre leurs voix. Ils sont appelés les « juifs qui ont la haine de soi », ils sont méprisés par la majorité des Israéliens qui pensent que soutenir le droit des Palestiniens à la libération de l’occupation équivaut à une haute trahison - apparemment de l’Etat et de leur identité, en tant que juifs.

Si on voit la question sous cet angle, il est clair que les juifs sionistes sont principalement à blâmer pour avoir créer un tel lien étroit entre judaïsme et sionisme. Ce ne sont pas les Palestiniens ni les Arabes, ni nul autres, qui ont établi cette relation. Par conséquent, Israël ne devrait pas se déchaîner contre quiconque émet la plus petite critique à son égard en les stigmatisant comme « antisémites » ou, dans le cas d’Uri Davis, ou même du chef de cabinet de la Maison-Blanche, Rahm Emmanuel, comme juifs qui ont « la haine de soi ».

Depuis des années, Israël joue la carte de la religion pour créer des clivages entre les peuples de la région et pas seulement avec les juifs. Remontons aux années 90, quand la Première Intifada était à son apogée, Israël essayait d’attiser les musulmans et chrétiens palestiniens en prétendant que les musulmans (environ 95% de la population palestinienne) persécutaient la petite minorité chrétienne. Ces accusations n’ont eu aucune portée étant donnée qu’elles étaient sans fondement. Palestiniens chrétiens et Palestiniens musulmans ont toujours entretenu ensemble des relations saines et n’ont jamais permis à Israël de les monter les uns contre les autres.

Cela dit, les Palestiniens ne nient pas qu’ils sont opposés au sionisme, auquel la plus grande partie de leurs problèmes actuels peut être rattachée. La dépossession, l’occupation, la discrimination et l’oppression des Palestiniens trouvent leur cause directe dans le rêve sioniste, qui n’est viable que si les aspirations de l’autre sont niées.

C’est ce que croit quelqu’un comme Uri Davis et c’est pourquoi il a choisi de ne pas mettre ses pas dans ceux de ses parents. Il a évidemment pris conscience des injustices faites aux Palestiniens en son nom et aussi, à tort, au nom du judaïsme. C’est pourquoi il a refusé de laisser Israël parler pour lui.

En ce sens, le Fatah doit être loué pour avoir brisé une barrière sociale et psychologique, et pour avoir marqué un point très important. Quiconque, quels que soient sa religion, sa race ou ses principes, soutient le droit légitime des Palestiniens à la libération et à se libérer de l’oppression est accueilli à bras ouverts. Cela ne veut pas dire que cette règle est sans exception. En effet, il y a des Palestiniens qui ne séparent pas la religion du mouvement politique, et considèrent que « juif » et « sioniste » sont synonymes. Mais ils sont une minorité et ils suivront, espérons-le, l’exemple des Palestiniens à l’esprit ouvert, qui ont le courage de faire la distinction entre les deux, alors même qu’Israël ne la fait pas.

L’exemple d’Uri Davis, membre du Fatah, est parfait. Il met en lumière un point fondamental qui résume les relations embrouillées entre Palestiniens et Israéliens. Juif, d’accord. Pas sioniste.

Joharah Baker écrit pour le programme communication et information au Miftah (Initiative palestinienne pour la promotion d’un dialogue mondial et la démocratie). On peut la contacter à l’adresse : mip@miftah.org

10 août 2009 - MIFTAH - traduction : JPP

Marwan Barghouthi : symbole de l’Intifada en prison

lundi 17 août 2009 - 07h:40

Pal Telegraph



Marwan Barghouthi, qui a été élu au Comité central du Fatah palestinien mardi, est depuis longtemps un des dirigeants palestiniens les plus populaires ; il a été considéré comme l’organisateur de la deuxième Intifada qui a éclaté en 2000.

Ramallah

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Marwan Barghouthi

Israël a arrêté le dirigeant cisjordanien du Fatah, âgé de 50 ans, en Israël au mois d’avril 2002 et l’a condamné à cinq peines de perpétuité pour meurtre deux ans plus tard, étant donné le rôle qu’il avait joué dans les attaques mortelles contre des Israéliens pendant le soulèvement.

Pendant le temps qu’il a passé derrière les barreaux, celui qui était auparavant considéré comme le successeur naturel de Yasser Arafat, et du président actuel, Mahmoud Abbas, est resté très populaire dans la rue palestinienne.

Il a été l’un des principaux architectes de l’Intifada de 2000, mais il s’opposait aux attaques contre les civils en Israël y compris contre les nombreuses attaques suicides émanant de groupes armés.

« Je m’oppose fermement aux attaques contre les civils à l’intérieur d’Israël, notre futur voisin » écrivait Barghouthi dans le Washington Post en 2002.

« [Mais] je me réserve le droit de me protéger et de résister à l’occupation israélienne de mon pays ainsi que le droit de lutter pour ma liberté ». Le dirigeant, un homme courtois qui parle couramment l’anglais et l’hébreu, a préconisé la formule des deux états comme solution au conflit qui dure depuis des dizaines d’années.

« La vaste majorité des Palestiniens - et moi-même - sommes prêts pour une réconciliation historique basée sur les résolutions internationales qui conduiront à la création de deux Etats » a-t-il dit.

« Nous sommes prêts pour une réconciliation qui donnera à nos enfants et aux vôtres une vie sans menaces de guerre et d’effusions de sang ». Barghouthi a vivement critiqué la prise de pouvoir sanglante du Hamas dans la bande de Gaza en 2007, parlant d’un « coup d’Etat militaire » que le mouvement islamiste, grand vainqueur des élections de 2006, avait organisé contre l’Autorité palestinienne.

Depuis sa prison, il a réitéré ses appels à la réconciliation entre Palestiniens.

Par le passé, Israël a généralement refusé de libérer des prisonniers palestiniens ayant du « sang sur les mains » - ceux qui avaient été impliqués dans des attaques mortelles contre des Israéliens - mais un nombre grandissant de ministres soutiennent la libération de Barghouthi.

Celui-ci est largement considéré - y compris par certains Israéliens - comme le seul dirigeant qui puisse maîtriser potentiellement les factions armées et mobiliser le soutien pour une paix historique qui créerait un État palestinien indépendant.

Ephraim Sneh - ancien ministre adjoint à la Défense qui a visité Barghouthi en prison - a dit « il serait plus utile hors de prison qu’à l’intérieur ». Et le ministre de l’Environnement, Gideon Ezra, a fait au moins trois démarches auprès du Premier ministre, Ehud Olmert, pour la libération de Barghouthi qui renforcerait l’autorité d’Abbas, soutenu par l’Occident.

Barghouthi est né dans un village près de la ville cisjordanienne de Ramallah, le 6 juin 1959. Il a étudié à l’université de Beir Zeit proche. Il a passé plusieurs années dans une prison israélienne avant d’être exilé en Jordanie pendant la Première Intifada en 1987.

Il est rentré en Israël après les accords de paix d’Oslo en 1993 et a été élu au parlement palestinien lors des premières élections qui ont suivi l’octroi d’une autonomie limitée au territoire.

Il a toujours eu une réputation de politicien coriace, implacablement opposé à l’occupation israélienne et prêt à mobiliser l’opinion publique - ou selon les Israéliens, la résistance armée - contre Israël.

En août 2001, après qu’un missile israélien eut frappé une voiture de son escorte, il a juré d’escalader les opérations militaires contre l’État juif.

L’armée israélienne ciblait notamment Barghouthi lorsqu’elle a lancé une attaque massive contre les combattants de Cisjordanie en 2002 ; en avril de la même année, il était arrêté.

Dès les premiers jours de l’Intifada, les Israéliens l’ont accusé d’orchestrer l’activité des jeunes jeteurs de pierre palestiniens affrontant presque quotidiennement les troupes israéliennes.

Mais il a toujours insisté que « ce n’est pas moi qui dirige l’Intifada c’est le peuple ».

Cet article peut être consulté ici : http://www.paltelegraph.com/palesti...
Traduction de l’anglais : Anne-Marie Goossens

Tollé israélien: des terres de la Galilée achetée par des richissimes arabes

Leila Mazboudi

17/08/2009 Des richissimes arabes ont acheté des centaines d'hectares de terres privées en Galilée, en Palestine occupée.

C'est ce qu'a indiqué la radio israélienne qui n'a pas donné de détails sur les lieux qui ont été vendus, ni sur l'identité des acheteurs. Se contentant de signaler que des associations agricoles juives et d'élevage de bétails n'étant pas parvenues à récolter les fonds nécessaires en raison de la crise économique ont vendu leurs terres à travers des médiateurs étrangers.

Citant le maire israélien de la localité "Roch Bina", située à proximité de Safad, le Fond national juif auquel il a demandé d'acheter ces terres n'a pas répondu à son appel, a rapporté la radio israélienne.

Selon le journal palestinien en ligne, Arabs 48, 93% des terres de la Palestine occupée en 1948 sont des propriétés de l'état sioniste, alors que 7% de ces terres seulement sont des propriétés privées possédées par des Juifs.

Au lendemain du rapport en question, des membres de la Knesset se sont mobilisés exigeant du gouvernement d'intervenir pour arrêter la vente des terres de la Galilée à des parties arabes.

Selon le parti Kadima, " ce dont il appréhendait est arrivé, et les terres israéliennes sont désormais vendues à ceux qui paient le plus" . Alors que le parti Meretz s'est attaqué à la politique du gouvernement de privatiser les terres."

almanar.com

Yediot Aharonot:Israël sait très bien que nous y retournerons,les Libanais aussi

17/08/2009 " Depuis un certain temps, nous étions là-bas; il semble que nous devrions y retourner; nous savons bien ceci et eux aussi le savent ", c'est une prévision exprimée par l'éditorialiste israélien du quotidien israélien Yediot Aharonot, Alex Fishman selon lequel ce qui se passe sur les deux bords de la frontière entre la Palestine occupée et le Liban n'a rien à voir avec la teneur des mises en garde politiques proférées de part et d'autre.

Selon Fishmann," la menace venant du Liban du sud est réelle pour Israël, et ne cesse d'augmenter avec les jours".
"Elle réside surtout dans l'éventuel changement de la nature des armes du Hezbollah, qui pourrait chercher à s'acquérir de nouveaux missiles antiaériens, des roquettes anti chars ou des missiles sol-sol plus performants et plus destructeurs" précise-t-il.
Et d'ajouter que la menace provient également de la volonté du Hezbollah de venger l'assassinat de son responsable militaire Imad Moughniyeh.

S'étonnant que rien ne se soit passé malgré les mises en gardes bilatérales belligérantes des deux antagonistes, Fishman prétend que les photographies aériennes du Liban montrent "des villages entiers qui ne sont que des secteurs militaires dans lesquels grouillent de combattants de l'infanterie, de l'ingénierie, des lanceurs de missiles, des poseurs de bombes, des artilleurs et des francs tireurs, et qui sont les villageois eux-mêmes" . "Il se peut fort que l'architecture du Hezbollah soit parvenue à ouvrir des tunnels reliant les maisons à une réserve naturelle" indique-t-il.

Selon cet éditorialiste, ces combattants présents sur place dans les villages ont pour but de contrer les forces israéliennes de l'infanterie qui vont pénétrer au Liban en cas de guerre signalant qu'il existe 150 villages qui sont en réalité des positions militaires.
Fishmann croit que les villages situés dans les lignes premières auraient pour mission de harceler les habitants du nord d'Israël, alors que ceux situés dans les lignes arrière auraient pour fonction de faire face aux forces envahissantes et de lancer les missiles de longues portées.
Il estime que chaque position dispose d'une indépendance et se doit de défendre les positions qui l'entourent. Alors que chaque groupe de positions villageoises constituent un secteur à part, et chaque région de ce secteur dispose d'une force similaire à un contingent.
" dans ces villages à l'apparence paisible, il y a des dépôts à l'instar de celui qui a explosé ( à Kherbet Selem) et dans lesquels sont stockés des missiles qui peuvent atteindre toute la région de Goush Dan: des missiles Fajr3, Fajr5, à la portée de 70 à 150 Km, il y a des missiles de 302 mm à la portée de 220 Km, et des milliers de roquettes de 40 Km de portée. Au nord du Litani, il y des missiles de type Zelzal qui devraient occuper Israël entre Tel Aviv et Dimona. Entre les positions, se trouvent des zones ouvertes que l'armée israélienne devrait traverser. Là-bas elle fera face à des centaines de membres du Hezbollah armée de roquettes antichar de longue portée, comme les Cornets, (…)" avance Fishman comme données, sans préciser leurs sources.

Selon lui, de part et d'autre de la frontière, chacun des deux antagonistes est en train de gonfler ses muscles: " lorsque les langues se délient, l'artillerie se tait" conclut-il.

almanar.com

Une éventuelle attaque contre le nucléaire iranien vouée à l'échec


17/08/2009
C'est du moins l'avis de David Clark, le chroniqueur politique du quotidien britannique The Guardian, selon lequel une attaque contre les installations nucléaires iraniennes comprend des risques très graves, et semble être vouée à l'échec: " non seulement elle ne contribuera pas à contraindre l'Iran à stopper son programme, mais elle ne pourra même pas l'entraver, car ses installations se trouvent dans des dépôts construits à de grandes profondeurs,

" Même si Israël parvient à bombarder ces installations, l'Iran pourra reconstruire ce qui a été détruit" affirme l'analyste britannique qui assure que le président américain Barack Obama ne soutien pas le projet de frapper l'Iran.

"Raison pour laquelle le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ne devrait pas s'attendre à obtenir un feu vert américain" conclut-t-il.

almanar.com

Appel à l’arrêt immédiat de la Mission de l‘EUBAM-Rafah

Europe - 17-08-2009
Par IntMorb > intmorb@googlemail.com
Après la guerre de Gaza et les promesses d'argent pour sa reconstruction, le siège de Gaza est toujours bien en place et les 1,5 millions d'habitants de Gaza vivent toujours dans leur prison à ciel ouvert.
Par son maintien de l'EUBAM-Rafah et de son engagement dans l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA), l'Union Européenne participe à ce crime de guerre qu'est le siège de Gaza !
AGISSONS !


















La Mission d'assistance à la Frontière au point de Passage de Rafah de l'Union européenne (EU BAM Rafah), qui n’a aucune légitimité juridique internationale, a été mise en place pour une période d’un an reconductible le 25 novembre 2005 dans le cadre de l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) signé entre l’Autorité Palestinienne et Israël suite à l’application du Plan de Désengagement de Gaza par Israël (août 2005).

L’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) qui n’a lui non plus aucune légitimité internationale, était déjà en lui-même une acceptation par l’Autorité Palestinienne de la poursuite de l’occupation de Gaza.
En effet, cet accord stipule en termes clairs : “L’utilisation du passage de Rafah sera limitée aux détenteurs de carte d’identité palestinienne et à d’autres par exception appartenant à des catégories approuvées avecnotification préalable au Gouvernement d’Israël (GoI) et accord de la direction de l’Autorité Palestinienne (AP). Le Gouvernement d’Israël répondra dans les 24 heures avec ses objections, s’il y en a, et les raisons de ces objections»

L’EU BAM Rafah devait permettre une ouverture totale de Gaza vers le monde extérieur en envoyant des observateurs européens, sous contrôle israélien, pour «veiller à la qualité du contrôle opéré par les douaniers palestiniens sur la circulation des personnes et des marchandises transitant par le terminal ainsi qu'à l'application correcte des standards internationaux

Mais cette mission européenne basée à Ashkelon en Israël, a montré qu’elle était totalement soumise aux diktats d’Israël et qu’elle ne servait qu’à maintenir l’occupation de Gaza pour le compte d’Israël, puisqu’entre le 25 novembre 2005 et le 11 juillet 2007, les observateurs européens n’ont été autorisés à accéder au Passage de Rafah, le poste-frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza, que 295 jours sur 595, selon le site internet d’EUBAM Rafah, soit 300 jours de fermeture de la frontière.

Malgré la fermeture hermétique de toutes les frontières de la Bande de Gaza par Israël en juillet 2007, interdisant ainsi même l’entrée des produits de base, des médicaments, du carburant et en coupant l’électricité, un crime de guerre et un crime contre l’humanité selon toutes les conventions internationales, l’Union Européenne a encore prorogé le mandat de l’EUBAM-Rafah jusqu’au 24 novembre 2009 et par ce fait, elle nous rend complice de ce crime de guerre qu’est le blocus de Gaza.


Pourquoi sommes-nous complices dans ce crime de guerre ?

- Parce qu’avec son implication dans le Passage de Rafah, l’Union Européenne est tenue, selon la Convention de Genève, de faire tout ce qu’elle peut pour empêcher les violations de la convention. L’implication continue de l’Union Européenne dans l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) via l’EUBAM-Rafah constitue donc une complicité dans un acte de punition collective et est donc une violation de la Convention de Genève ;

- Parce que la mission de l’EUBAM-Rafah est payée avec l’argent de nos impôts. Rien qu’entre novembre 2005 et mai 2008, cette mission a coûté 14,6 millions d’Euros aux contribuables européens et en 2008, son budget était de 7 millions d’Euros.

- Parce que l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) et l’EUBAM-Rafah ne sont pas basés sur le droit international, qu’il s’agisse de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Quatrième Convention de Genève ou des Résolutions des Nations-Unies ;

- Parce qu’Israël utilise l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) et l’EUBAM-Rafah pour poursuivre son occupation de Gaza, maintenir près d’1,5 millions de Palestiniens dans une prison à ciel ouvert et empêcher sa souveraineté et son développement économique ;

- Parce que l’Egypte utilise l’implication de l’Union Européenne dans l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) et l’EUBAM-Rafah comme prétexte à la fermeture du Passage de Rafah et s’absout ainsi de toute complicité dans ce crime de guerre qu’est le blocus qu’elle impose aussi à Gaza.


Quoi faire ?

- Ecrivez à votre député européen et demandez-lui de soulever cette question urgente lors de la prochaine session au Parlement Européen.

- Ecrivez à :
. Marc Otte, envoyé spécial de l’Union Européenne au Moyen-Orient pour le Processus de Paix,
. Nigel Milverton, porte-parole de l’EUBAM-Rafah,
. et à Robert H. Serry, coordonnateur spécial des Nations-Unies pour le Processus de Paix au Moyen-Orient, à l’UNSCO,

et Demandez à l’Union Européenne de se désengager de l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA) et d’annuler immédiatement la mission de l’EUBAM-Rafah

N’oubliez pas de mettre en copie, l’Ambassade d’Egypte dans votre pays et votre député européen.

(1) EUBAM-Rafah : Mission d'assistance à la Frontière au point de Passage de Rafah de l'Union européenne
http://www.eubam-rafah.eu/portal/en/node/9



Modèle de lettre


De : .......................................
à : marc.otte@consilium.europa.eu; nigel.milverton@eubam-rafah.org; mironr@un.org
Cc : ambassadedegypteaparis@hotmail.com, vos députés européens

Messieurs,

Je vous envoie cette lettre pour vous faire part de mon irritation concernant le maintien de la Mission d'assistance à la Frontière au point de Passage de Rafah (EU BAM Rafah) et l’implication de l'Union Européenne dans l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA).

En effet, le blocus de Gaza imposé par Israël a montré que l’Accord sur l’Accès et le Mouvement et l’EUBAM-Rafah ne servaient que les intérêts d’Israël dans la région, c’est-à-dire la poursuite de l’occupation de Gaza et de la Palestine.

La prolongation du Mandat de l’EUBAM-Rafah jusqu’au 24 Novembre 2009 démontre la complicité de l’Union Européenne dans la punition collective imposée par Israël et l’Egypte aux Palestiniens de Gaza, une violation de la Convention de Genève.

Aussi, je vous demande d’annuler immédiatement la mission de l’EUBAM-Rafah et votre implication dans l’Accord sur l’Accès et le Mouvement (AMA).

Je vous exhorte de faire tout votre possible pour obtenir d’urgence l’ouverture du Passage de Rafah afin de rendre aux Palestiniens vivant à Gaza leur droit à la liberté de Mouvement (Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme), de permettre la reconstruction et le développement économique de Gaza ainsi que l’entrée de tous les produits dont on besoin quotidiennement les Gazaouis ;

En tant que contribuable européen, je n’accepte pas que mon argent soit utilisé pour commettre un crime de guerre comme le blocus de Gaza.

En espérant avoir une réponse sur ce sujet grave,

Acceptez, Messieurs, mes salutations distinguées.

Nom
Adresse
Ville, Pays





Contacts :

Nigel Milverton, porte-parole de l’EUBAM-Rafah
Phone: +972 (0) 54 472 1645
E-mail: nigel.milverton@eubam-rafah.org

Marc Otte, l’envoyé spécial de l'Union européenne au Proche-Orient pour le processus de paix
Email : marc.otte@consilium.europa.eu

Représentations du gouvernement égyptien en France :

Ambassade d’Egypte à Paris, France
56, Avenue D'iena
75116 Paris
Tel: (+33) 1 53678830-32
Fax: (+33) 1 47230643
ambassadedegypteaparis@hotmail.com

Consulat d’Egypte à Marseille, France
166 Avenue de Hambourg
13008 Marseille
Tel : 04 91 25 04 04
Fax: 04 91 73 79 31
http://www.consulats-marseille.org/

Consulat d’Egypte à Paris, France
114 rue de la Boètie,
75008 Paris
Tel : 0145009989 - 0145007427 - 0145007710
Fax: 0145003528
Email: Paris_Con@mfa.gov.eg

Pour obtenir les coordonnés des ambassades d'Egypte dans d'autres pays,cliquez ici


Richard Miron, Chief Public Information Officer
UNSCO, Office of the United Nations Special Coordinator for the Middle East Peace Process
Tel : +972 (2) 568-7289
Fax : +972 (2) 568-7289
Email : mironr@un.org


Vous trouverez ci-dessous les coordonnés de vos députés européens

Euro Région Sud-Ouest
kader.arif@europarl.europa.eu, dominique.baudis@europarl.europa.eu, jose.bove@europarl.europa.eu, francoise.castex@europarl.europa.eu, christine.deveyrac@europarl.europa.eu, catherine.greze@europarl.europa.eu, alain.lamassoure@europarl.europa.eu, jean-luc.melenchon@europarl.europa.eu, robert.rochefort@europarl.europa.eu, marie-therese.sanchez-schmid@europarl.europa.eu

Euro Région Ouest
christophe.bechu@europarl.europa.eu, alain.cadec@europarl.europa.eu, sylvie.goulard@europarl.europa.eu, yannick.jadot@europarl.europa.eu, nicole.kiil-nielsen@europarl.europa.eu, stephane.lefoll@europarl.europa.eu, elisabeth.morinchartier@europarl.europa.eu, bernadette.vergnaud@europarl.europa.eu

Euro Région Massif Central-Centre
jean-pierre.audy@europarl.europa.eu, jean-paul.besset@europarl.europa.eu, sophie.auconie@europarl.europa.eu, catherine.soullie@europarl.europa.eu henri.weber@europarl.europa.eu

Euro Région Est
sandrine-sabrina.belier@europarl.europa.eu, arnaud.danjean@europarl.europa.eu, joseph.daul@europarl.europa.eu, nathalie.griesbeck@europarl.europa.eu, liem.hoangngoc@europarl.europa.eu, veronique.mathieu@europarl.europa.eu, michele.striffler@europarl.europa.eu, catherine.trautmann@europarl.europa.eu

Euro Région Sud-Est
damien.abad@europarl.europa.eu, francois.alfonsi@europarl.europa.eu, malika.benarab-attou@europarl.europa.eu, jean-luc.bennahmias@europarl.europa.eu, michel.dantin@europarl.europa.eu, gaston.franco@europarl.europa.eu, francoise.grossetete@europarl.europa.eu, sylvie.guillaume@europarl.europa.eu, vincent.peillon@europarl.europa.eu, michele.rivasi@europarl.europa.eu, marie-christine.vergiat@europarl.europa.eu, dominique.vlasto@europarl.europa.eu

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Euro Région Nord-Ouest
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Euro Région Outre-Mer
elie.hoarau@europarl.europa.eu, maurice.ponga@europarl.europa.eu, patrice.tirolien@europarl.europa.eu

Manuel Baroso, président de la Commission Européenne :
sg-web-president@ec.europa.eu

OCHA : Gaza, deux ans de blocus


Gaza

17 août 2009 – Le territoire palestinien de Gaza, une des zones les plus peuplées sur la terre, est en proie à une dégradation des conditions de vie et des infrastructures dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'hygiène et de l'éducation, affirme un nouveau rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

« Au cours des trois derniers mois, Israël a autorisé l'entrée dans Gaza d'un petit nombre de camions transportant des biens auparavant interdits. Bien que ces mesures soient bienvenues, leur impact réel comparé aux besoins de Gaza reste négligeable », affirme le rapport intitulé « Enclavé : L’impact humanitaire de deux ans de blocus sur la Bande de Gaza ».

Le nombre de camions entrant dans Gaza chaque jour depuis le blocus (112) représente 1/5ème du nombre de cargaisons passant la frontière auparavant, soit 583 entre janvier et mai 2007. Quant aux exportations elles ont été totalement interdites à part 147 camions de fleurs et de fraises.

En tout depuis deux ans, 120.000 emplois du secteur privé ont été perdus. Les résidents de Gaza sont soumis à des coupures d'électricité de 4 à 8 heures par jour.

Quatre-vingt millions de litres d'eaux usagées ou partiellement traitées sont déversées chaque jour dans l'environnement en raison du manque d'entretien du réseau d'égout.

Le régime alimentaire des Gazaouïs est passé d'une alimentation de qualité riche en protéines à une alimentation bon marché riche en sucres.

Enfin, au premier semestre de 2007-2008, 20% seulement des élèves de sixième ont réussi leurs examens de mathématiques, de sciences, d'anglais et d'arabe.

un.org

Les fausses surprises

Par Christian Merville | 18/08/2009

LE POINT
Hillary Clinton ne pourra pas dire, comme Condoleezza Rice lors du raz-de-marée islamiste aux législatives de janvier 2006 : « No one saw it coming. » (nul ne l'avait vu venir). Aux grandes assises du Fateh, conclues le week-end dernier sur la triomphale entrée à la direction du Fateh d'Uri Davis, israélien mais antisioniste, converti à l'islam, marié à Miyassar Abou Ali et enseignant à l'Université al-Qods. Tout ces deux dernières années laissait présager l'épilogue auquel l'on vient d'assister, salué par le monde entier comme présageant la fin des malheurs qui frappent le Proche-Orient depuis six décennies. La cause, ne cesse-t-on de nous ressasser depuis, est entendue : l'opinion publique en a assez des excès du Hamas, les Cisjordaniens vivent bien mieux qu'il y a trois ans, du sang neuf vient d'être injecté dans les veines de la formation créée par Yasser Arafat et la reprise du dialogue de paix n'attend plus qu'un signal qui viendra d'Israël aussitôt que Benjamin Netanyahu aura mis un peu d'ordre dans sa maison. Trop idyllique pour être vraisemblable, le tableau ? Tous ceux qui en douteraient sont des prophètes de malheur que les mois à venir se chargeront de faire taire.
Ils étaient 700 au départ, mais par un prompt renfort, ils furent 1 250 puis 2 355 en arrivant au port - pardon à Bethléem -, la majeure partie d'entre eux ayant été sélectionnée par Mahmoud Abbas et son état-major. Cette jeune garde, comme on s'est plu à la qualifier, est composée de quadras (des quinquas pour certains) venus de la rive occidentale du Jourdain, ce qui s'explique par le fait que les maîtres de Gaza avaient interdit toute sortie de la bande si les centaines de détenus dans les geôles de l'Autorité palestinienne n'étaient pas remis en liberté. Quant aux anciens, notamment Farouk Kaddoumi et Hani el-Hassan, non seulement ils n'ont pas pris la peine d'assister aux réunions, mais ils se sont aussi dépêchés d'en remettre en cause la légitimité, Aboul Lotf allant même jusqu'à accuser Abbas et Mohammad Dahlan d'avoir comploté avec les Israéliens pour empoisonner Abou Ammar. Ambiance... Certes, les observateurs n'ont pas manqué de relever quelques craquèlements dans une façade qui se voulait uniforme comme lorsque l'on constata, au moment de la proclamation des résultats, que Tayeb Abdel Rahim avait été recalé. Pareille fausse note faisant plutôt désordre - après tout, il s'agissait du principal lieutenant du président -, on ordonna un nouveau décompte des voix qui permit de rectifier l'erreur. Pour un peu, on se serait cru en Floride, en l'an 2000.

Vétilles que tout cela. Aujourd'hui, le vieux dicton arabe voulant que « le kohol vaut mieux que la cécité », tout le monde ou presque fait semblant de croire qu'un réel coup de balai a été donné qui va permettre d'y voir plus clair. L'une des multiples preuves en est l'échec d'Ahmad Qoreï, qui crie à la triche après avoir été largué, lui l'ex-Premier ministre et figure de proue du mouvement. Mais pour son malheur, il se trouve que sa famille possède une cimenterie qui fournit à l'État hébreu le matériau pour édifier le fameux mur de la honte. Difficile aussi de faire passer Jibril Rajoub, ancien patron des services de sécurité en Cisjordanie, pour une terreur des Américains quand, jusqu'à une date récente, trônait sur son bureau le portrait de George Tenet, directeur à l'époque de la Central Intelligence Agency. On pourrait allonger la liste en citant tous ceux dont les noms sont liés à la corruption et au népotisme, deux des maux dont souffre l'organisation. Ou encore, tel Dahlan, qui ont piteusement échoué lors de la bataille de Gaza. On le voit, tout n'est pas irréprochable, il s'en faut, dans l'opération entreprise en ce torride mois d'août pour remettre en selle le Fateh en prévision des élections prévues en janvier, qui devraient, a-t-on prévu à Washington, voir la déroute du Mouvement de la résistance islamique. Dans ce scénario, au départ trop bien léché pour paraître plausible, deux imprévus ont surgi : la victoire écrasante d'hommes « propres » comme Marwan Barghouti, le maire de Naplouse Mahmoud el-Aloul et Ziad Aboul-Aïn ; l'émergence à Gaza d'un groupuscule salafiste, les Jund Ansar Allah, maté (provisoirement ?) mais dont, paradoxalement, la présence fait le jeu des hommes de Khaled Mechaal. Le premier, condamné à vie en Israël, paraît seul capable de réunifier les rangs palestiniens pour peu que s'accroissent les pressions US en vue d'obtenir sa libération dans le cadre d'un échange de prisonniers entre les deux parties. Quant aux tentacules des seconds, elles pourraient repousser demain et compliquer davantage encore l'écheveau.
Pour maintenir, tant bien que mal, un statu quo branlant, il avait fallu jadis tout le charisme, toute la maestria d'un Arafat. On voit mal le curieux assemblage né des journées de Bethléem réussir là où il faudrait, au moins, un nouvel Abou Ammar.

USA : PRIME À LA COLONISATION DE JÉRUSALEM-EST

Publié le 17-08-2009


Les donateurs américains d’une association d’encouragement à la colonisation juive à Jérusalem-est bénéficient d’une exemption de taxes accordée aux Etats-Unis au titre d’aide à des "projets éducatifs", affirme lundi le quotidien israélien Haaretz.

"Selon le journal, Les "Amis américains d’Ateret Cohanim" ont recueilli ces dernières années plusieurs millions de dollars pour cette association qui s’est donné pour objectif de rejudaïser la partie orientale de la ville annexée par Israël en juin 1967, et plus particulièrement la Vieille ville.

Pour bénéficier d’une exemption de taxes, les "Amis américains d’Ateret Cohanim", sont enregistrés aux Etats-Unis en tant qu’organisme de financement d’"institutions éducatives" en Israël, précise Haaretz.

"Les ’Amis d’Ateret Cohanim’ financent exclusivement nos institutions éducatives", a déclaré à l’AFP le responsable de la campagne de fonds Daniel Luria.

Il a néanmoins reconnu qu’Ateret Cohanim, une association ultra-nationaliste et religieuse, s’employait à "renforcer les racines juives à Jérusalem-est par la rédemption de la terre", en référence aux achats de terrains par cette association pour installer des colons au coeur de quartiers arabes.

Pour l’année fiscale 2007, les "Amis américains d’Ateret Cohanim" ont recueilli 2,1 millions de dollars, selon le Haaretz.

L’un des principaux bailleurs de fonds de cette association est l’homme d’affaires juif américain Irving Moskowitz, dont le projet de construction d’un ensemble immobilier, approuvé récemment par Israël, dans le quartier Cheikh Jarrah à Jérusalem-est, a provoqué de vives protestations, en particulier de Washington.

Au début du mois, des Palestiniens ont été expulsés de deux maisons dans ce même quartier. Quelque 200.000 Israéliens vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est, aux côtés de 270.000 Palestiniens."

Source AFP (Agence France presse)

CAPJPO-EuroPalestine

Israël se débat avec le problème iranien

publié le lundi 17 août 2009

Ramzy Baroud
Les responsables israéliens sont confrontés à une énigme qui pourrait nécessiter plus que le déploiement de leurs muscles militaires pour être résolue : comment s’occuper de l’Iran ? La solution à ce dilemme ne nécessitera pas moins que du pur génie politique.

Cela doit être énervant pour les décideurs israéliens, leurs amis et leurs soutiens partout dans le monde de rester à se tourner les pouces alors que l’Iran poursuit son programme d’enrichissement nucléaire, ne faisant face à rien de plus que des bravades de la part des Américains et des Européens et à une simple menace de sanctions supplémentaires qui ne feront probablement pas plier la détermination iranienne.

Considérant l’aisance relative qui a conduit les Etats-Unis, leur timide coalition et leurs adulateurs israéliens à déclencher une guerre contre l’Irak, cela est doublement frustrant. Hélas, ces temps sont révolus depuis longtemps ! A présent, les Etats-Unis masquent avec inquiétude leur échec en Irak en mettant la pression sur la nécessité de s’occuper de batailles plus urgentes ailleurs, à savoir, en Afghanistan.

Sans tenir compte de la raison pour laquelle les Etats-Unis ont pris l’Irak pour cible et pourquoi leurs objectifs n’ont pas été remplis, les propres calculs d’Israël ont été couronnés d’un succès surprenant, puisque la menace irakienne (fabriquée ou réelle) a été éliminée et que les fantômes du chaos hanteront probablement ce malheureux pays pour les années à venir.

Maintenant, c’est au tour de l’Iran. En fait, c’est son tour depuis des années, mais rien ne semble bouger sur ce front. Si l’expérience irakienne avait été couronnée de succès, les Etats-Unis auraient assurément sauté sur l’occasion de piétiner l’Iran, un pays riche en pétrole dont la position stratégique est cruciale. Contrôler l’Iran aurait été la pièce manquante du puzzle qui aurait repoussé les frontières du contrôle et de l’influence des Etats-Unis pour croiser le fer, si nécessaire, avec les géants asiatiques et, évidemment, la Russie.

Mais un mouvement militaire étasunien contre l’Iran, dans les circonstances actuelles, ne serait rien de moins qu’un suicide militaire. L’Irak a établi les limites de la capacité de l’armée américaine, inspirant les Taliban à établir les leurs. Juillet 2009 restera dans l’histoire le mois où les forces américaines auront enregistré le plus grand nombre de pertes. Ce mois de juillet meurtrier promet d’être répété à de nombreuses reprises alors que les audacieux Taliban et toutes sortes de milices tribales en Afghanistan émergent plus forts et plus au point qu’auparavant.

Une attaque à grande échelle des Etats-Unis contre l’Iran – et, inutile de dire, l’invasion et l’occupation qui s’ensuivraient – est tout simplement invraisemblable. Si une telle imprudence devenait réalité, un enfer absolu se déclencherait également en Irak, considérant les liens politiques et sectaires solides qui unissent les deux pays qui partagent également une frontière infinie.

C’est précisément la source de la frustration parmi les responsables israéliens, qui ont compté sur la générosité militaire des Etats-Unis pour intimider les ennemis d’Israël ou, comme ce fut le cas en Irak, pour les démanteler.

La contrariété israélienne a dû aussi se transformer en pure rage lorsque la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a une fois de plus remis à l’ordre du jour la question d’un « parapluie défensif » sur le Proche-Orient, afin de le protéger contre une future attaque nucléaire iranienne.

« Si les Etats-Unis étendent un parapluie défensif sur la région, si nous faisons encore plus pour développer la capacité militaire de ceux dans le Golfe, il sera improbable que l’Iran soit plus fort ou plus sûr parce qu’ils ne pourront pas intimider et dominer comme ils pensent apparemment pouvoir le faire, une fois qu’ils auront une arme nucléaire », aurait-elle dit lors d’une interview à une chaîne de télévision thaï.

La réinvention par Clinton de l’idée d’un parapluie défensif – introduite par un rapport publié le 4 mars dernier par un think-tank israélien, l’Institut de Washington sur la Politique au Proche-Orient (le WINEP) – est en contradiction avec sa promesse enthousiaste « de rayer complètement de la carte » l’Iran si jamais il attaquait Israël, tout en essayant de leurrer ses supporters durant les primaires présidentielles de l’année dernière. Il semble que les Etats-Unis – malgré l’utilisation d’un langage menaçant – se dirigent vers l’idée de vivre avec et de « contenir » un Iran nucléaire, mais, comme l’on peut s’y attendre, ce n’est pas la position d’Israël.

Le gouvernement de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou manœuvre à présent pour inciter les Etats-Unis à adopter une position plus ferme envers l’Iran, en particulier alors que la récente déstabilisation intérieure de la République Islamique n’a pas réussi à accoucher. Les manœuvres israéliennes sont à la fois politiques et militaires. The Times a rapporté un accord donnant-donnant dans lequel des « concessions » israéliennes concernant ses colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés seraient payées de retour par une approbation des Occidentaux pour une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. « Israël a choisi de placer la menace iranienne au-dessus de ses colonies », a déclaré un haut diplomate de l’Union Européenne au Times, le 16 juillet.

Ce plan politique a été compété par une démonstration de force, puisque deux navires de guerre israéliens lanceurs de missiles et un sous-marin capable de lancer une frappe nucléaire auraient reçu l’autorisation de traverser pour la première fois le Canal de Suez. Ce déploiement sans précédent dans la Mer Rouge était destiné à signaler que l’Iran se trouve à portée des Israéliens. Ce message portait toutefois une signification politique plus profonde – qu’Israël est capable de frapper l’Iran avec l’aide d’alliés dans la région. Autrement dit, ce n’est pas Israël qui est le camp isolé dans ce conflit. De plus, considérant les sérieuses tentatives des Etats-Unis destinées à affaiblir l’alliance irano-syrienne, le message du Canal de Suez était encore plus chargé politiquement, bien que sa valeur militaire doive encore être déterminée.

Militairement, les choses ne sont pas très prometteuses, puisque l’exercice militaire israélien claironné sur tous les toits – mené récemment aux Etats-Unis – a enregistré peu de succès. Israël a annulé les tests sur son système antimissile Arrow à cause de problèmes techniques. Le programme Arrow, financé à moitié par les Etats-Unis, est destiné à intercepter et à détruire les missiles iraniens, tels que les Shehab-3.

Alors que l’option militaire américaine contre l’Iran se dissipe largement, la frustration et les inquiétudes d’Israël grandissent. Si l’Iran n’est pas neutralisé militairement – comme les Etats-Unis le firent avec l’Irak – alors un Iran nucléaire est une question de temps. Si Israël frappe l’Iran, il n’y aura aucune garantie qu’une telle action – qui nuirait certainement aux intérêts stratégiques des Etats-Unis – détruirait en aucune manière ou même ralentirait le programme nucléaire iranien.

Les Etats-Unis et leurs alliés européens semblent ne plus avoir d’idée sur la manière de s’occuper de l’Iran, laissant Israël avec une énigme majeure : soit vivre dans la crainte potentielle d’un Iran nucléaire, qui serait de ce fait une puissance régionale sur le long-terme, ou frapper la République Islamique dans l’espoir que son régime perçu de façon erronée comme « branlant » se désagrègerait rapidement, laissant les Etats-Unis ramasser les morceaux et toute la région supporter le chaos qui s’ensuivrait sûrement.

publié par Asia Times Online, le 2 août 2009

http://atimes.com/atimes/Middle_Eas...

article original : "Israel wrestles with Iran problem"

et en français par Questions critiques

http://questionscritiques.free.fr/e...

Traduction : JFG-QuestionsCritiques.

lundi 17 août 2009

Les Etats-Unis : Gelez la construction pendant deux ans!

Israel - 16-08-2009
Par Yediot Aharonot
Ces dernières semaines, de hauts responsables américains et des représentants du Premier ministre mènent des pourparlers secrets afin de parvenir à une formule agréée par les deux parties concernant le gel de la construction dans les colonies. Selon des informations parvenues au Yediot Aharonot, les principaux points de désaccord sont la durée de ce gel et les circonstances dans lesquelles Israël pourra reprendre la construction.

Les documents rédigés à l’intention des responsables israéliens, en vue de la rencontre du Premier ministre Netanyahu avec l’émissaire du président Obama pour le Proche-Orient, George Mitchell, dans deux semaines à Londres, révèlent l’«accord sur les colonies» qui se dessine face au gouvernement américain.

Afin d’élaborer cette formule, Yitzhak Molho, conseiller du Premier ministre Netanyahu, se rendra dans les prochains jours aux Etats-Unis pour rencontrer George Mitchell. De ces documents il ressort que les Américains souhaitent qu’Israël s’engage à cesser la construction dans les colonies pendant les deux prochaines années, l’hypothèse étant que c’est le temps que prendront les pourparlers sur un accord permanent.

Le Premier ministre Netanyahu rejette cette demande et parle lui d’une suspension de la construction pour trois mois seulement. Au terme de ces trois mois, Netanyahu réclame un «point de sortie» : Si les Arabes ne tiennent pas leurs engagements en matière de normalisation des relations avec Israël, Israël sera dégagé de l’accord conclu avec les Américains et poursuivra la construction dans les territoires. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, s’est même dit prêt à geler la construction pendant six mois si un accord permet de terminer la construction de près de deux mille logements. Les Américains, eux, ne souhaitent pas que l’accord soit soumis à des conditions.

MM. Netanyahu et Barak réclament en outre que tous les accords soient mis par écrit, contrairement à ce qui se faisait jusqu’ici dans le cadre des relations entre Israël et les gouvernement américains successifs.

En Israël on a semble-t-il tiré la leçon de la décision du gouvernement Obama de ne pas honorer les ententes auxquelles sont parvenus Israël et le gouvernement Bush concernant la poursuite de la construction dans les colonies. Comme on pouvait s’y attendre, les Américains refusent de produire un document écrit et préfèrent parvenir à un accord oral. Il ne veulent pas apparaître comme légitimant publiquement et par écrit la construction dans les colonies.

Israël et les Etats-Unis sont en désaccord aussi sur la définition des colonies sauvages que deux Premiers ministres israéliens, Ariel Sharon et Ehud Olmert, se sont engagés à évacuer. Ehud Barak parle des vingt-six colonies sauvages créées depuis 2001, et qui devraient être évacuées d’ici six mois. Les Américains évoquent eux une quarantaine de colonies illégales.

Les ministres qui ont eu connaissance de ces pourparlers avec les Américains estiment pour la plupart qu’en fin de compte, il y aura un accord sur un gel « cahin-caha », comme l’a décrit un d’entre eux, de six mois avec la possibilité de terminer la construction des bâtiments déjà entamés à l’intérieur des grands blocs de colonies.

"La démarche du gouvernement Obama visant à faire redémarrer les pourparlers entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes a été freinée, du moins pour l’instant. En effet, aucune des parties, ni les Arabes ni Netanyahu, n’ont fourni aux Américains les outils qui leur permettraient de reprendre le processus", a conclu cette semaine un haut responsables politique.

Shimon Schiffer



Le Qatar et Oman seront les premiers à renouveler les relations
Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Le gouvernement américain a exercé de fortes pressions sur plusieurs pays du Golfe persique afin que ceux-ci renouvellent leurs relations diplomatiques avec Israël dans le cadre du plan de paix du président Obama, en échange d’un gel de la construction dans les colonies. C’est ce qui ressort d’informations parvenues à de hauts responsables à Jérusalem.

Les deux premiers pays qui pourraient renouveler leurs relations avec Israël sont le Qatar, qui a rompu ses relations avec Israël suite à l’opération Plomb durci et a fermé la représentation israélienne à Doha, et Oman, qui avait fermé la représentation israélienne suite au déclenchement de la deuxième Intifada.

Les autres pays sur lesquels Washington exerce des pressions sont le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie, trois pays qui avaient des relations diplomatiques avec Israël mais qui les ont coupées pour protester contre l’action de Tsahal dans les territoires. Le dernier de ces pays à avoir rompu ses relations avec Israël a été la Mauritanie, là aussi suite à l’opération Plomb durci.

KARAMA : une nouvelle organisation travaille pour une amélioration des déplacements des Palestiniens

Palestine - 16-08-2009
Par Hazem Kawasmi
Le voyage entre la Jordanie et la Cisjordanie prend deux heures en voiture. Mon père m’a dit qu’avant 1967, il avait l'habitude d'aller à Amman en partant de Jérusalem en début de matinée, pour y voir de la famille et y faire des affaires, et de revenir le même jour ou en fin de soirée.
Toutefois, aujourd'hui, et en raison de mesures inhumaines des Israéliens, il faut de très longues heures, pouvant atteindre jusqu’à 8 ou 12 heures d'humiliation et de souffrance, comme si l'on prenait l’avion pour la Thaïlande.
























Il n'y a aucune raison pour interdire aux Palestiniens de Cisjordanie de se rendre en Jordanie en utilisant leur propre voiture!

Les Palestiniens de Jérusalem peuvent se rendre en Jordanie en utilisant leur propre voiture. Mais la stupidité des mesures prises par Israël, c'est qu'ils les forcent à aller jusqu’à Tibériade et à entrer par le Pont Sheikh Hussein afin de se rendre à Amman, soit faire 400 km de plus, sans parler du coût. il n'y a aucune raison pour interdire aux Palestiniens de Jérusalem de se rendre en Jordanie en utilisant le Pont Allenby/King !

Aujourd'hui, un Palestinien vivant dans n'importe quelle ville de Cisjordanie doit se réveiller à 1h du matin ou peut être ne pas dormir du tout cette nuit-là, afin d'arriver au pont le plus tôt possible. Si vous habitez Jéricho, vous pouvez voir vers 2 à 3 heures du matin les voitures de Cisjordanie qui se rendent au Pont. Pourtant, le pont n'est pas ouvert avant 8h du matin, ce qui signifie que les gens y vont tôt seulement pour réserver une place afin d’être en mesure de franchir le pont ce jour-là.

Cela est valable pour les gens ordinaires mais cela ne s'applique pas aux ministres ou aux fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne qui bénéficient d’un traitement spécial de VIP et n’ont pas à subir les souffrances des gens normaux.

Le pire cauchemar pour les Cisjordaniens, c'est qu'ils ne vont pas directement au Pont Allenby/King Hussein, mais ils doivent d'abord aller à ce qu'on appelle « Repos », ou en arabe, "Istiraha". Personne ne sait pourquoi ils doivent se rendre dans ce lieu d’humiliation, mais les gens ne savent pas où aller pour se plaindre à ce sujet ou sur n’importe quel autre sujet.

La façon dont les gens sont traités et la manière dont les sacs sont jetés n’est qu’un autre geste d'humiliation et de négligence.
Ce lieu est sous le contrôle de l'Autorité Palestinienne, et ils y font certainement un mauvais travail, et ils ne peuvent pas le justifier par l'occupation israélienne. Dans cet endroit, l'Autorité Palestinienne ne fait qu’ajouter un peu plus de misère et d’humiliation à son peuple à celle infligée par les Israéliens pendant le reste du voyage.

Sur leur chemin vers la Jordanie, en se déplaçant d'un poste à un autre sur le pont, d'un poste palestinien à un poste israélien et à un autre poste jordanien, les Palestiniens paient un maximum d'argent, franchissent un maximum d’obstacles, subissent toutes les humiliations et sont traités en totale contradiction avec le droit international ou les droits de l'homme.

Si un voyageur ne paie que 9 Dinars pour aller d’Amman à Damas, le même voyageur paie des centaines de shekels pour se rendre à Jérusalem, alors que Jérusalem est bien plus proche d’Amman que de Damas. Les Jordaniens se rendent dans les pays voisins comme la Syrie ou le Liban, avec très peu d’argent, alors que les Palestiniens qui sont pauvres et vivent sous occupation ont à payer un maximum d'argent à l'Autorité Palestinienne, au gouvernement israélien et au gouvernement jordanien, pour aller à Amman.

Ces trois gouvernements ne s’intéressent qu’à dépouiller le pauvre citoyen palestinien et personne ne se soucie de lui. Il ne comprend pas pourquoi le gouvernement jordanien a récemment imposé une taxe de dix dinars aux Palestiniens qui entrent en Jordanie en passant par le pont.

Le pire, c'est que cela ne se limite pas aux énormes taxes imposées aux Palestiniens lorsqu’ils se rendent en Jordanie. Les Palestiniens subissent des mesures terribles et sont traités comme des prisonniers de guerre quand ils franchissent le pont.

Les gens sont forcés de rester dans des vieux bus pendant six heures, sans eau ni toilettes ou quoi que ce soit. Ils ne sont pas autorisés à ouvrir les fenêtres à cause de la climatisation, alors que la climatisation ne fonctionne pas. Ils ne sont pas autorisés à sortir de l'autobus, et les gosses n’arrêtent pas de pleurer parce qu'ils veulent de l'eau ou de l'air frais et les personnes âgées ou les malades ou les personnes qui ont des problèmes de cœur ou viennent de se faire opérer souffrent et personne ne se soucie de ces êtres humains parce qu'on les considère comme des esclaves.

Il est normal, du côté israélien du Pont Allenby, de n’avoir qu’une seule policière pour s’occuper de 7000 Palestiniens. Et quand j'ai demandé à voir la directrice du Passage et que je lui ai parlé, elle m'a répondu que c'était samedi et qu’ils ne pouvaient pas mettre plus d'une employée, et bien sûr que c’était l'enfer pour les personnes qui attendent pendant des heures avec leurs enfants.

Elle a dit cela car elle sait que personne ne se soucie des Palestiniens.
Pourtant elle sait parfaitement que le samedi, tous les passages frontaliers, y compris l'aéroport Ben Gourion, sont ouverts 24 heures sur 24 et qu’il y a toujours beaucoup de personnel. Le Pont Allenby/ King Hussein devrait être ouvert 24 heures sur 24, chaque jour de la semaine, y compris les vendredis et samedis.

Avec la technologie d'aujourd'hui et les machines de sécurité que les États-Unis ont acheté pour Israël, qui peuvent contrôler un bus en quelques minutes par une scannérisation, pourquoi les gens doivent-ils sortir du bus, puis remonter dans le bus, puis ressortir du bus et toujours avec leurs enfants ou les personnes défavorisées ou malades ?

Un bus devrait pouvoir partir de toutes les villes de Cisjordanie et aller directement à Amman, tout en étant contrôlé par cette machine moderne en quelques minutes lors du passage par le pont, sans avoir besoin que les gens sortent du bus et il n'y a pas de besoin de jeter les bagages du bus dans la saleté et la poussière. Ils pourraient payer les dix dinars jordaniens, soit 15 dollars, avant de quitter Naplouse, par exemple, et ne devraient rien payer d’autre le long du chemin.

Nous ne faisons pas de magie ou ne rêvons pas à des miracles. Ceci est fait dans les pays voisins, et cela est fait aussi en Israël. Si de Jérusalem, l'on veut se rendre à l'extérieur d'Israël, on paie 10 dollars de transport jusqu’à l'aéroport, et ensuite on monte dans un avion sans payer de frais supplémentaires. Il n'y a pas de taxe au départ d'Israël, ils l’ont annulée.

Pourquoi cette taxe est-elle imposée seulement aux Palestiniens qui se rendent à Amman en passant par le Pont Allenby?

Pourquoi les Palestiniens de Jérusalem doivent-ils payer des centaines de shekels pour obtenir un laissez-passer, et ensuite des centaines de Shekels d’impôt sur ce laissez-passer?


Il n'est pas logique avec ce qui se passe sur le pont, lorsqu’on voyage entre Amman et Jérusalem ou la Cisjordanie. Les gens en ont assez des procédures et des coûts très élevés du voyage. Ils ne vont pas cesser de voyager, parce qu'ils doivent rendre visite à leurs sœurs, leurs frères, leurs amis et leurs familles à Amman.

Les étudiants y vont pour les études, les malades y vont pour des raisons de santé, les hommes d'affaires pour le commerce, et de nombreuses personnes se rendent dans d'autres pays en passant par la Jordanie, car c’est le seul couloir de transit pour les Palestiniens de Cisjordanie. Aujourd'hui, les Palestiniens ont décidé de ne plus accepter l'esclavage.

KARAMA, une nouvelle "campagne pour la liberté de mouvement des Palestiniens" a été lancée le 25 Juillet de cette année, et a pour but de travailler sur chaque obstacle, physique ou financier, afin de permettre aux Palestiniens de voyager librement et en toute dignité.

KARAMA a créé trois comités, à savoir: un comité juridique, un comité économique et un comité de relations publiques et de communication qui étudieront la situation actuelle concernant la circulation des Palestiniens aux différentes frontières et passages.

Le déplacement à destination et en provenance d'Amman par le Pont Allenby/King Hussein est le premier cas sur lequel travaille KARAMA, mais ce ne sera pas le seul.

Aujourd’hui, les Palestiniens ne sont pas en mesure de se déplacer en Cisjordanie en raison des centaines de checkpoints militaires israéliens. Ils ne sont pas autorisés à se rendre dans la Bande de Gaza ou à Jérusalem, et c’est la même chose pour les habitants de Gaza qui vivent dans une grande prison.

On peut écrire des livres sur la misère et l'humiliation auxquelles sont confrontés les Palestiniens qui veulent se déplacer d'un point à un autre – évidemment, à condition qu’ils aient obtenu un laissez-passer d’Israël.

La Banque mondiale et les nombreuses organisations internationales qui travaillent en Palestine, ont, dans tous leurs rapports, souligné l'importance de la liberté de mouvement des Palestiniens dans le but d'obtenir des progrès sur le terrain. Mais tous les gouvernements consécutifs n'ont jamais écouté les organisations internationales ou qui que ce soit d’autre.

La question maintenant est : Est-ce que la campagne de KARAMA, avec son bon départ et ses personnalités, sera en mesure de mobiliser tous les efforts nécessaires pour changer les choses sur le terrain?
Source : http://www.paltelegraph.com/
Traduction : MG pour ISM