jeudi 18 février 2010

Opinion : Le mensonge d’Obama

publié le mercredi 17 février 2010
Moustapha Sami

 
Le Proche-Orient et le conflit arabo-israélien n’ont pas figuré dans le discours de l’état de l’Union.
Il y a près de 3 décennies, avant la chute de l’Union soviétique et du camp socialiste, les Arabes étaient divisés entre l’Union soviétique et les Etats-Unis pour régler leurs problèmes. Mais après la chute du mur de Berlin et des régimes communistes en Europe, les Arabes se sont dirigés vers Washington pour réclamer protection, sécurité, arme et nourriture. En plus de continuer à croire au mensonge selon lequel les Etats-Unis sont un pays ami et un médiateur honnête dans le conflit arabo-israélien.
Aujourd’hui, le président américain est préoccupé par les problèmes intérieurs et tente de regagner sa popularité qui a connu un recul grave ces derniers mois, au point que sa popularité au sein des Américains a baissé de 68 %, il y a trois mois, à 51 %. Et pour ce qui est du discours de l’état de l’Union qu’il a prononcé un an après son accession au pouvoir, il portait presque entièrement sur des questions intérieures. Obama aspire donc à retrouver sa popularité en gelant les dépenses gouvernementales et en trouvant 2 millions d’emplois pour les Américains, qui connaissent un taux de chômage de 10 % du total de la main-d’œuvre. Et alors que les craintes américaines sur l’insécurité augmentent davantage après la découverte à bord d’un avion d’un jeune homme nigérien qui s’apprêtait à le faire exploser, Obama a annoncé un plan pour la lutte contre le terrorisme biologique et les épidémies et ce dans l’objectif de rassurer les Américains. Le président américain a également promis de retirer définitivement toutes les forces américaines présentes en Iraq et en Afghanistan.
Le Proche-Orient et le conflit arabo-israélien n’ont pas figuré dans le discours de l’état de l’Union. Chose qui semble être tout à fait volontaire de la part du président américain qui veut être sincère avec lui-même et avec les Arabes, choqués par le discours. Obama ne peut pas poursuivre les mensonges de ses prédécesseurs, il est tout aussi incapable de résister aux pressions d’Israël et du lobby sioniste aux Etats-Unis. Et cela face à un échec et une léthargie chez les Arabes quant aux crimes et plans israéliens.
Deux jours après le discours, Obama a parlé devant un grand nombre d’Américains en Floride, assurant qu’il continuait à essayer avec acharnement d’installer les Palestiniens et les Israéliens à la table de négociations pour reprendre le processus de paix. Obama a également assuré qu’il était capable d’assumer le rôle de médiateur honnête, l’unique mensonge qu’il a prononcé dans son discours.
publié par al-Ahram hebdo en français

Le Mossad a-t-il sous-estimé les Émirats en tuant Mabhouh ?

18/02/2010
Analyse Les spécialistes divergent sur le prix diplomatique qu'Israël va devoir payer dans cette affaire.

Les services secrets israéliens ont-ils péché par excès de confiance en assassinant le 20 janvier à Dubaï un chef militaire du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh ? « Il n'y a aucune raison de penser que c'est le Mossad », a assuré hier le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, sans démentir catégoriquement l'implication d'Israël. Pourtant, pour beaucoup d'experts, il ne fait guère de doute que la mort de Mabhouh, qui jouait un rôle-clé dans l'infiltration à Gaza d'armes acquises auprès de l'Iran, porte la marque des « services » israéliens.
La question critique qui se pose vraiment, à leurs yeux, c'est : comment se fait-il que les hommes du Mossad impliqués aient pu être aussi vite démasqués ? En 1997, déjà, ce qui semblait être une opération facile pour éliminer un des dirigeants militaires du Hamas, Khaled Mechaal, avait tourné au fiasco. Deux agents du Mossad se faisant passer pour des touristes canadiens avaient tenté de l'empoisonner dans une rue de Amman. Mais ils s'étaient fait cueillir par les forces de sécurité jordaniennes. Le roi Hussein, qui avait conclu quatre ans plus tôt un accord de paix avec Israël, avait exigé de celui-ci l'antidote au poison. Pour récupérer ses agents, Israël, déjà sous la direction de Benjamin Netanyahu, avait dû concéder la libération du chef spirituel et fondateur du Hamas, cheikh Ahmad Yassine. Pour sanctionner ce ratage, Netanyahu avait obtenu la démission du chef du Mossad. Pour le Premier ministre israélien, qui est à nouveau au pouvoir, l'histoire semble bégayer.
Le silence israélien sur la mort de Mabhouh n'est plus de mise, presque un mois plus tard. La police émiratie a diffusé des images des assassins présumés, porteurs de faux passeports au nom de vrais immigrants européens en Israël. L'image cultivée de longue date voulant que le Mossad se montre plus malin que ses adversaires dans la guerre de l'ombre à l'étranger semble cette fois mise à mal.
Les agents israéliens se sont-ils fait surpasser par le contre-espionnage arabe, dont ils auraient sous-estimé les capacités ? Le débat semble désormais ouvert en Israël. Le projecteur est braqué sur Meir Dagan, un ancien général qui dirige le Mossad depuis bientôt huit ans et qui passe pour un as de la guerre secrète contre le Hamas, le Hezbollah et leur protecteur iranien. Amir Oren, chroniqueur spécialisé du quotidien libéral Haaretz, réclame sa tête en l'accusant de bellicisme et de maladresse. Il prédit en outre des moments diplomatiques difficiles avec la Grande-Bretagne, l'Irlande, la France et l'Allemagne, autant de pays dont les meurtriers présumés de Mahbouh ont utilisé de « vraix-faux » passeports. « Même si ceux qui ont manigancé l'assassinat parviennent à quelque arrangement avec ces États occidentaux ulcérés, ils doivent rendre des comptes à leurs propres citoyens », écrit Oren. Plusieurs des Israéliens d'origine européenne qui assurent que leur identité a été utilisée à leur insu ont exprimé leur crainte d'être désormais exposés à des représailles.
Les spécialistes divergent sur le prix diplomatique qu'Israël va devoir payer dans cette affaire, après avoir déjà dû batailler pour défendre le lourd bilan de son offensive de l'hiver dernier à Gaza. Mais tous conviennent que le Hamas a réussi à renverser le sort en insistant auprès de la police des Émirats pour qu'elle ouvre une enquête pour meurtre alors qu'elle avait conclu dans un premier temps que Mabhouh était décédé de mort naturelle. Les Israéliens serrent les rangs habituellement derrière le Mossad, dont la réputation d'efficacité impitoyable remonte à la traque et à l'élimination des Palestiniens qui avaient attaqué la délégation israélienne aux Jeux olympiques de Munich, en 1972. Mais, à l'époque du numérique, l'affaire Mabhouh souligne que la guerre de l'ombre se complique, avec l'omniprésence des caméras de surveillance et l'accès facilité aux données personnelles comme celles des passeports.
Les EAU ont déclaré avoir arrêté deux Palestiniens qui seraient complices de l'assassinat de Mabhouh. S'ils devaient mettre en cause Israël, la sécurité et la réputation du Mossad en pâtiraient à coup sûr. Que le Mossad ait pu être démasqué aussi vite dans cette opération a priori « de routine » pose une question plus large, aux yeux de Yossi Melman, auteur de deux ouvrages sur le service de renseignements israélien : « Est-ce que la politique israélienne d'assassinat est payante ? »
Dan Williams (Reuters)
 http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/647422/Le_Mossad_a-t-il_sous-estime_les_Emirats_en_tuant_Mabhouh+%3F.html

Clinton : Les USA n’envisagent pas d’action militaire contre la République islamique

18/02/2010

Dans un entretien télévisé diffusé hier, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a affirmé que son pays n'envisageait pas d'action militaire contre l'Iran. « Il est évident que nous ne voulons pas que l'Iran devienne une puissance nucléaire, mais nous n'envisageons rien d'autre que des sanctions », a-t-elle déclaré à la chaîne satellitaire al-Arabiya à capitaux saoudiens.
« Nous essayons de changer le comportement iranien, et la communauté internationale tente, unie, d'envoyer à l'Iran le message qu'il est temps pour elle de clarifier ses intentions », a souligné Mme Clinton.
« Nous voulons essayer d'obtenir les sanctions les plus sévères possible (à l'encontre de l'Iran) au Conseil de sécurité de l'ONU (...) principalement pour influencer ses prises de décision », a-t-elle ajouté dans cet entretien recueilli à Djeddah (Arabie saoudite) mardi au terme d'une tournée dans le Golfe.
Mais le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, n'a pas écarté l'option militaire contre l'Iran dans des déclarations mardi à Amman.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé de son côté que Mme Clinton avait « proféré des mensonges » contre Téhéran durant sa tournée dans le Golfe, a rapporté hier le site d'information du gouvernement.
« Ceux qui ont transformé le golfe Persique en dépôt d'armes pour pomper l'argent des pays de la région ont maintenant envoyé leur agent dans le golfe Persique pour proférer des mensonges », a déclaré le numéro un iranien lors d'un discours à Téhéran devant des habitants de Tabriz (Nord-Ouest). 

Le rapprochement syro- américain se confirme

18/02/2010
La Maison-Blanche veut que « les négociations avancent sur tous les volets », et que la paix et la stabilité s’instaurent dans la région, a déclaré William Burns après sa rencontre avec le président syrien. Khaled al-Hariri/Reuters
La Maison-Blanche veut que « les négociations avancent sur tous les volets », et que la paix et la stabilité s’instaurent dans la région, a déclaré William Burns après sa rencontre avec le président syrien. Khaled al-Hariri/Reuters
Diplomatie Damas et Washington, qui reconnaissent l'existence de dossiers épineux, affichent une volonté commune de « coopérer » sur les questions libanaise, irakienne et sur la paix.

La visite à Damas de William Burns, sous-secrétaire d'État aux Affaires politiques, survient alors que le président américain Barack Obama a nommé mardi le diplomate de carrière Robert Ford ambassadeur en Syrie. Après cette nomination, « il y a un signal clair qui montre que les États-Unis sont prêts à améliorer leurs relations (avec la Syrie) et à coopérer pour l'instauration d'une paix juste et globale entre Arabes et Israéliens », a affirmé à la presse M. Burns. Si la nomination de M. Ford est approuvée par le Sénat, il deviendra le premier ambassadeur américain à Damas depuis que Washington avait rappelé son prédécesseur après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, pour lequel la Syrie avait été pointée du doigt.
La Maison-Blanche veut que « les négociations avancent sur tous les volets », et que la paix et la stabilité s'instaurent dans la région, a ajouté M. Burns. « J'ai transmis l'intérêt permanent du président Obama pour l'établissement de meilleures relations avec la Syrie, basées sur le respect et les intérêts mutuels », a-t-il ajouté. L'émissaire américain a souligné que son entretien avec le président Assad l'avait rendu « optimiste » et que Washington et Damas « pouvaient réaliser des progrès ensemble dans l'intérêt des deux pays ». « Nous avons parlé avec le président Assad des points de discorde, mais nous avons également évoqué les points communs sur lesquels nous pouvons avancer », a ajouté M. Burns à la presse.
M. Burns a précisé que l'un des membres de la délégation l'accompagnant, Dan Benjamin, responsable au département d'État pour la lutte contre le terrorisme, allait rester une journée de plus à Damas pour y avoir des entretiens. Récemment, le journaliste Seymour Hersh pour le New Yorker avait révélé que les services secrets syriens avaient repris leur coopération avec la CIA américaine.
« Damas veut établir de bonnes relations avec les États-Unis qui contribueraient à instaurer la paix et la stabilité au Proche-Orient », a écrit hier le quotidien syrien al-Watan, proche du gouvernement.
Une nouvelle fois, le président Assad a souligné devant M. Burns « l'importance d'un rôle américain dans le processus de paix » et « la nécessité que les États-Unis adoptent une politique qui pousse Israël à accepter les exigences de la paix », a indiqué l'agence officielle SANA.
Depuis janvier 2009, Barack Obama, contrairement à son prédécesseur George W. Bush, s'efforce de se rapprocher de la Syrie considérée comme un acteur incontournable au Proche-Orient. La Syrie veut s'engager dans des pourparlers de paix avec Israël pour récupérer le plateau du Golan conquis depuis 1967 par l'État hébreu, et signer un accord de paix. 

Les enfants de Gaza manifestent contre le Blocus.

[ 17/02/2010 - 10:45 ]
Gaza - CPI

Des centaines d'enfants de la Bande de Gaza assiégés illégalement depuis plus de 4 ans consécutifs ont manifesté, le mardi 16/2, pour contester contre la continuation du blocus très sévère imposé injustement par l'occupation israélienne et ses alliés, tout en appelant à sa levée immédiate.
Les enfants ont condamné fortement la situation très critique qu'ils vivent dans la Bande de Gaza, notamment après l'épuisement du carburant et l'arrêt total de l'unique centrale.
Les enfants Gazaouis portaient des slogans comme "Free Gaza", "Sauvez Gaza", "J'ai le droit de vivre et se déplacer en liberté", etc.…
Les enfants de la Bande de Gaza ont appelé la communauté internationale à leurs garantir une vie digne et améliorer leur situation très difficile, notamment après la coupure de l'électricité, en affirmant qu'ils veulent vivre comme les autres enfants du monde, en bénéficiant de l'eau, de l'électricité et du gaz, afin qu'ils puissent aller à l'école et continuer leurs études.

L'entité sioniste présente une nouvelle transaction pour l'opération d'échange des captifs.

[ 17/02/2010 - 11:06 ]
Al Nassera - CPI

La deuxième radio hébreu a révélé, le mardi soir 16/2, que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a présenté une nouvelle transaction à propos de l'opération d'échange des captifs, en indiquant que le médiateur allemand "Gerhard Konrad" va arriver à Tel Aviv pour débattre la nouvelle proposition de l'occupation et l'accomplissement de l'arrangement d'échange.
La radio a rapporté que le médiateur allemand a transmis la nouvelle proposition au Hamas, avant un moi, en soulignant que Netanyahu a déclaré au cours de sa visite à Moscou, que son entité n'est pas prêt à s'engager à d'autres propositions pour la réalisation du compromis d'échange des captifs.
L'analyste politicien Amnon Obramovich a déclaré que le médiateur allemand décrit la nouvelle offre sioniste d'acceptable, alors que Netanyahu a laissé entendre, hier, lors de sa réunion avec le président russe d'exercer des pressions sur le Hamas pour qu'il accepte ce dernier offre.

Dans le même contexte, le journal hébreu Yedioth Aharonot a souligné que le médiateur allemand va continuer ses fonctions en tant que médiateur entre l'entité sioniste et le Hamas par téléphone et de loin, après sa promotion au poste de vice-président de l'agence "BND" des services de renseignements des  Affaires étrangères Allemandes. 

Hamdan : le Mossad est le criminel réel dans l'assassinat d'al-Mabhouh

[ 17/02/2010 - 11:58 ]
Beyrouth - CPI

Le représentant du Hamas, au Liban, a affirmé que le service des renseignements sionistes externes "Mossad" est le vrai criminel dans l'assassinat du dirigeant des brigades d'al-Qassam, l'aille militaire du Hamas, à Dubaï, le mois passé.
Hamdan a déclaré lors d'un entretien avec la chaîne d'al-Jazeera que les passeports européens portés par les criminels, ne veulent rien dire, car le Mossad peut les falsifier ou les avoir via des accords sécuritaires avec les pays concernés, car durant la tentative d'assassinat en 1997 contre le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, les coupables avaient de vrais passeports canadiens.
 
Le leader du Hamas a confirmé que l'implication de deux palestiniens dans le crime d'assassinat,  n'écarte pas la vérité que le Mossad est le vrai criminel, tout en portant la responsabilité sur l'occupation israélienne.

La police de Dubaï annonce des mandats d'arrêts contre les assassins d'Al Mabhouh.

[ 17/02/2010 - 12:21 ]
Dubaï - CPI

Le parquet de Dubaï a annoncé, hier mardi 16/2, des mandats d'arrêts contre les assassins du dirigeant des brigades d'Al Qassam, Mahmoud Abdel Raouf al-Mabhouh, après avoir dévoilé leurs identités, en les accusant d'avoir commis un crime volontaire très flagrant sur les territoires des Emirats Arabes Unis.
Le conseiller de l'Emirat, Essam Issa al-Hameidan a déclaré que les Emirats Arabes Unis coopèrent juridiquement avec la plupart des pays du monde et vont arrêter les criminels.
La police de Dubaï avait publié, hier, les photos et les noms des soupçonnés du crime d'assassinat, en révélant l'identité de 6 britanniques, 3 irlandais, un français et un allemand.
La police de Dubaï n'a pas écarté l'implication du Mossad sioniste dans ce crime d'assassinat, sur les territoires des Emirats Arabes Unis, en soulignant que les criminels seront poursuivis et condamnés.
Les noms des soupçonnés publiés par la police :
*-  Peter Ilevenger - passeport français
*-  Kevin Davron - passeport irlandais
*-  Gael Voallard (femme) - passeport irlandais
*-  Ivan Diningz (sp ?) - passeport irlandais
*-  Paul John Keely - passeport britannique
*-  Melvin Adam Mildainer - passeport britannique
*-  Steven Daniel Hodge - passeport britannique
*-  Michael Lawrence Barney - passeport britannique
*-  James Leonard Clark - passeport britannique
*-  Jonathan Lewis Graham - passeport britannique
*-  Michael Bodenhaimer - passeport allemand.
Peter qui portait un passeport français, âgé de 49 ans, est le responsable logistique dans cette opération d'assassinat.

L'occupation décide de démolir une maison de 5 étages à al-Qods

[ 17/02/2010 - 12:44 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les autorités de l'occupation poursuivent leurs plans visant à judaïser la ville occupée d'al-Qods et éloigner les Palestiniens, où un citoyen des habitants du quartier de Beit Hanina a reçu un ordre sioniste pour démolir sa maison composée de 5 étages.
Des sources locales ont dit que de grandes forces de la police sioniste accompagnées par les employés de la municipalité ont donné, le dimanche dernier, un ordre administratif d'évacuation de cette maison pour la démolir, malgré que ses habitants paient les taxes d'Arnouna depuis 2002.

L'occupation renforce ses agents d'espionnage à Gaza

[ 17/02/2010 - 13:41 ]
Nomination du sioniste Yossi Peled pour répondre aux besoins des agents sionistes
Gaza - CPI

Une source sécuritaire palestinienne a mis en garde contre les services de renseignements sionistes qui travaillent depuis longtemps pour renforcer les capacités de ses espions dans la Bande de Gaza, en les finançant et s'occupant de leurs besoins, dans le but de les préparer pour une éventuelle guerre.
L'occupation avait reconnu qu'elle a reçu une grande frappe à propos de ses agents sécuritaires, notamment au cours de sa dernière guerre.
Le responsable palestinien a attiré l'attention que l'annonce de l'occupation israélienne d'avoir nommé le ministre "Youssi Peled" pour répondre aux besoins des palestiniens qui collaborent avec l'occupation vient dans le cadre de la nécessité de renforcer ces agents pour exécuter des opérations à son profit, en soulignant que l'aviation sioniste a lancé des dizaines de milliers de brochures qui appellent les palestiniens à coopérer avec ses agents sécuritaires.
La source sécuritaire palestinienne a mis en garde contre les agendas criminels de l'occupation qui tente de les renfoncer dans la Bande de Gaza, en profitant des collaborations sécuritaires avec des palestiniens alliés au mouvement du Fatah, plus particulièrement sous la direction de Mohamed Dahlan, après la décision du conseil révolutionnaire du Fatah de créer un comité pour œuvrer à une stratégie qui pourra récupérer la Bande de Gaza à travers le dialogue, en soulignant que cette solution ne doit pas être la seule méthode pour reprendre la Bande.

Un lobby pour soutenir Gaza au congrès américain

[ 17/02/2010 - 13:34 ]
Washington – CPI

Des sources médiatiques sionistes ont dit que des députés au congrès américain ont formé une assemblée pour soutenir les habitants de Gaza, sous le nom "La force 54 pour le soutien de Gaza", dans un signe au nombre des députés qui appartiennent à ce lobby.
Le journal hébreu "Maariv" a dit que ces 54 députés représentent une inquiétude, ainsi qu'un danger contre les partisans de l'occupation israélienne aux Etats-Unis, en soulignant que les membres du congrès ne sympathisent pas avec "Israël" comme au passé.
Le journal a ajouté que ces 54 députés forment un petit bloc, mais il a exprimé sa crainte de son ampleur durant l'étape prochaine.
On note que ces 54 députés ont signé une lettre en la présentant au président Barak Obama, en l'appelant à presser sur Israël pour briser le sévère blocus imposé injustement contre Gaza.

En confirmant que le projet palestinien est de récupérer la Palestine Haniyeh : la réconciliation est notre choix stratégique

[ 17/02/2010 - 13:11 ]
Haniyeh s'est réuni avec les députés de la délégation parlementaire arabe, à Gaza.
Gaza - CPI

Le premier ministre palestinien du gouvernement d'entente, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que la réconciliation représente pour son gouvernement un choix stratégique, ainsi qu'un devoir sacré national.
Dans une conférence de presse organisée, à Gaza, le mardi 16/2, après son accueil à la délégation parlementaire arabe, Haniyeh a souligné que la réconciliation est une stratégie et que son gouvernement respecte grandement la feuille égyptienne qu'on travaille pour la réaliser.
Haniyeh a invité les palestiniens et le médiateur égyptien à profiter du temps pour la réalisation de la réconciliation palestinienne avant l'organisation du sommet arabe prévu, le mois prochain, afin qu'on parte unifier, tout en exigeant la reconstruction des infrastructures de la Bande de Gaza bombardées par les forces de l'occupation durant la guerre sauvage.
"Nous saluons fortement toutes les initiatives et efforts arabes qui visent de nous aider pour surmonter nos désaccords internes", a souligné Haniyeh.
En attirant l'attention aux déclarations de l'ancien premier ministre sioniste, Ehud Olmert, qui a reconnu que la guerre de son entité sioniste contre Gaza a échoué d'aboutir à ses objectifs publiés, Haniyeh a souligné que les forces de l'occupation ont commis des crimes très flagrants dans l'histoire contemporaine, contre la population civile de Gaza, qui avait mené une lutte historique face aux opérations militaires sauvages de l'ennemi occupant.
Haniyeh a confirmé que le projet de son gouvernement est de lutter pour avoir les droits légaux, les principes et intérêts suprêmes du peuple palestinien et récupérer ses territoires confisqués par l'occupation israélienne, tout en saluant le rôle de soutien arabe aux droits du peuple palestinien, le long de sa tragédie causé par l'entité sioniste et ses alliés depuis plus de 60 ans d'occupation.

Un plan sioniste pour confisquer des terres palestiniennes au quartier de Cheikh Jarrah

[ 17/02/2010 - 18:31 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des sources locales ont dévoilé, le mercredi 17/2, un plan sioniste pour confisquer des terres palestiniennes au quartier de Cheikh Jarrah, dans la ville occupée d'al-Qods pour construire un parking afin de servir les colons sionistes qui visitent la région.
Les sources ont rapporté d'après un responsable de la municipalité de l'occupation que ce projet fait partie d'un vaste plan qui comporte la construction d'un grand hôtel et un parking sur des terres arabes confisquées dans ce quartier, dans un pas pour judaïser le quartier arabe.
La radio de l'armée sioniste a rapporté également d'un membre de la municipalité sioniste dans la ville d'al-Qods que ce projet vise à encourager le tourisme dans cette région.
Il a déclaré que la municipalité a confisqué ces terres avant plusieurs années.
De son côté, le citoyen palestinien qui possède ces terres a dit qu'il ne renoncerait jamais à ses terres et qu'il va utiliser tous les moyens possibles pour les défendre.
De plus, les habitants du quartier ont annoncé leur refus aux plans sionistes visant à judaïser le quartier de Cheikh Jarrah.

Des Marocains créent une organisation contre la normalisation avec l'occupation

[ 17/02/2010 - 18:39 ]
Rabat – CPI

L'organisation marocaine "Groupe national du travail pour le soutien de l'Irak et de la Palestine" a annoncé la création d'une organisation marocaine pour lutter contre la normalisation.
Le coordinateur du groupe, Khaled Soufiani a dit, le mardi soir 16/2, dans une conférence de presse qui a eu lieu dans la capitale marocaine, Rabat, que cette nouvelle organisation va travailler pour résister contre toutes les formes de normalisation avec les sionistes et va documenter les crimes liés à la normalisation pour les démasquer.

Al-Rakab: l'escalade des agressions sionistes va déclencher une troisième Intifada

[ 17/02/2010 - 18:55 ]
Khan Younès – CPI

Le porte-parole du mouvement du Hamas à Khan Younès, Hamad al-Rakab, a dit que l'escalade des agressions lancées par l'occupation israélienne contre les Palestiniens en Cisjordanie, ainsi que l'augmentation des politiques de judaïsation et d'expulsion des palestiniens de la ville occupée d'al-Qods représentent l'un des résultats des coordinations sécuritaires entre l'occupation et l'autorité de Ramallah, en Cisjordanie.
Dans son discours lors d'une marche massive organisée par le mouvement du Hamas pour soutenir les habitants de la Cisjordanie occupée et condamner les agressions sionistes continuelles, al-Rakab a dit, le mardi soir 16/2, que les campagnes sionistes et des milices d'Abbas qui ciblent la résistance palestinienne en Cisjordanie occupée, permettent l'escalade des agressions contre les habitants civils de la Cisjordanie, en affirmant que son mouvement n'accepte pas ces pratiques inhumaines.
"Les crimes sionistes en Cisjordanie sont devenus une menace contre toute la question palestinienne", a-t-il ajouté en affirmant que ces agressions vont pousser à une troisième Intifada.
Enfin, al-Rakab a précisé que l'autorité de Ramallah est le responsable direct des crimes sionistes en Cisjordanie et dans la ville occupée d'al-Qods.

A Jaffa, les habitants du quartier Al-Ajmi bataillent entre la vie et la mort

[ 18/02/2010 - 04:26 ]
Palestine – CPI
Un tribunal israélien a permis à des colons sionistes de l’extrême droite religieuse de construire un quartier résidentiel à l’intérieur du quartier arabe d’Al-Ajmi, un quartier palestinien historiquement connu de la ville de Jaffa.

Cette permission a mis en colère les habitants palestiniens de la ville. Ils déclarent qu’ils ne laisseront jamais passer toutes ces tentatives visant à la judaïsation de leur ville. « C’est une question de vie ou de mort », dit Kamal Aghbariyya, président du comité du quartier.

Les institutions de la ville de Jaffa, représentées par « l’Association des droits du citoyen », a contesté devant le tribunal israélien la décision du Bureau des terres d’"Israël". Cette décision permet à l’entreprise Yalmounah de construire vingt maisons pour les Juifs extrémistes sur le terrain du marché Al-Jabaliya, au cœur du quartier Al-Ajmi. Consacrer des meubles uniquement à des Juifs est un geste discriminatoire. Cela va à l’encontre du principe d’égalité reconnu par l’institution israélienne.

Mais le juge Yahouda Zeft a refusé de recevoir la sollicitation, prétextant que cela avait été fait avec mauvaise foi. Le principe d’égalité ne dit pas qu’il faut préciser l’origine des habitants d’un immeuble.

Le tribunal ne voit aucune erreur dans l’appel d’offre. Il croit que « les colons ont tout droit de s’organiser et de vivre comme bon leur semble dans leur quartier de résidence ».

Ce projet n’est pas le seul ; la mairie de Tel-Aviv-Jaffa en possède beaucoup d’autres. Et l’Entreprise de développement de Jaffa, soutenue par différentes sociétés de construction et d’investissement, travaille pour judaïser la ville de Jaffa. Toutes ces entreprises travaillent pour la judaïsation de la ville, tout en prétendant qu’elles veulent la transformer en une ville touristique internationale attrayante.

Bien que les Arabes soient devenus une minorité (17 mille personnes, soit un tiers des habitants de la ville de Jaffa), les plans sionistes font tout pour y doubler le nombre de Juifs, en une décennie seulement.

Pour arriver à leur fin, tout est bon : déportation, interdiction aux Arabes de restaurer leurs maisons ou d’en construire de nouvelles. Sinon, les Sionistes mettent des sommes exorbitantes pour acheter aux Arabes leurs biens et quitter la ville.

En outre, la ville de Jaffa attire les Juifs qui viennent de l’extérieur. Ils préfèrent la ville, ne se trouvant pas loin de ville de Tel Ar-Rabi (Tel-Aviv), la vraie capitale de l’Etat hébreu.

Parmi les grands projets, il y a la construction d’un quartier de 1300 unités résidentielles pour des riches français, dans un terrain appartenant à un Palestinien.

Notons enfin qu’une entreprise israélienne a acheté, pour une somme de trente millions de dollars, 50% d’un terrain palestinien et de l’ancien bâtiment de l’hôpital français. Elle a l’intention de bâtir sur ces terrains un hôtel cinq étoiles entouré de départements pour les riches.
Rapport inspiré d’un article écrit par Asaad Talhami
dans le journal arabe Al-Hayat

Blocus de Gaza : témoignages accablants (vidéo)



Publié le 17-02-2010


Les dirigeants israéliens peuvent toujours s’agiter, menacer, faire des procès... la vérité, incontournable, éclate de toutes parts et la mystification n’est plus possible.

http://www.pourlapalestine.be/






http://www.europalestine.com/spip.php?article4777

T. Shirt "Palestine libre" : où est le problème ?

Publié le 17-02-2010
L’exclusion de 3 jours d’une collégienne à Villefranche sur Saône pour avoir porté un T.shirt "Palestine Libre" suscite à juste titre un émoi considérable. Plus d’un millier de messages envoyés au chef d’établissement en moins de 48 H, pour qu’il revienne sur cette sanction inique ! Les vacances scolaires se terminant le 1er mars, il est important qu’enseignants, parents d’élèves et élèves du collège, soient mobilisés dès le lundi de la rentrée pour éviter que soit commise une telle injustice.

En effet, pourquoi cette atteinte à la liberté d’expression, qui n’est en contradiction avec aucun des principes républicains ? Au contraire, Zeyneb devrait être félicitée puisque son T-shirt est en adéquation avec le droit fondamental d’autodétermination des peuples ?
Nous comptons sur le Collectif Caladois pour le peuple palestinien ( ccpp69400@yahoo.fr ) et son responsable, Jacques-Louis Kreiss, qui nous a alertés, pour engager les parents de Zeynab à faire un recours, afin de solliciter l’annulation de la décision, et pour épauler les associations de parents d’élèves et les enseignants dans leurs démarches, dès la rentrée scolaire.
Ci-dessous également, la lettre adressée par Hind Khoury, Déléguée Génrale de la Palestine au proviseur du collège Claude Bernard.

mercredi 17 février 2010

Appel à la dissolution de l’Autorité palestinienne et au jugement de ses responsables

France - 16-02-2010
Par Walid Atallah 
La guerre menée par Israël contre la population de Gaza l'année dernière a laissé derrière elle plus de 7.000 victimes, dont plus de 1.500 tués et plus de 5000 blessés et des dizaines de milliers de sans-abris, qui s'ajoutent aux victimes du blocus international, égyptien et israélien, qui tue chaque jour du fait du manque de médicaments, d’hospitalisation et de nourriture.
Dans le reste de la Palestine historique, la colonisation israélienne et la chasse à la résistance continuent avec la collaboration des services de sécurité de l’Autorité palestinienne. Les responsables de cette "autorité" ont récemment publiquement reconnu que les 16 ans de négociations étaient un échec. Ce qui ne les empêche pas de continuer à négocier, par l'intermédiaire des Etats-Unis.




















Gaza, 7.10.2009. Lancer de chaussures sur une affiche d'Abbas, où les manifestants ont ajouté : "Dans les poubelles de l'Histoire, toi Mahmoud Abbas le traître." (AP Photo/Hatem Moussa)


A l’époque de Yasser Arafat, les Israéliens et les Américains, et d’autres, avaient déclaré qu’il constituait l’obstacle à la paix, car il ne « luttait pas » contre les « terroristes » qui empêchaient le « processus de paix d’aboutir ».

Après l’empoisonnement de Yasser Arafat en 2004, j’avais écrit, le 16 novembre, les lignes suivantes concernant son assassinat : « Au vu des déclarations américaines, israéliennes et autres, il est certain que la mort de Yasser Arafat sert directement les intérêts de ces derniers qui désirent trouver "une direction palestinien prête à négocier", c'est à dire à signer l'acte de capitulation face à l'impérialisme américain et au sionisme de l'Etat d'Israël. Cela révèle que ces derniers n'ont pas renoncé à mettre à genoux le peuple palestinien et le pire est peut être à venir. »

En effet, le pire est venu pour les Palestiniens de Gaza avec la bénédiction des responsables de l’autorité, dont certains sont aussi des responsables de l’OLP. On ne peut oublier les déclarations de Yasser Abed Rabo, secrétaire général du comité exécutif de l’OLP et responsable au sein de l’Autorité, qui a affirmé qu'Israël aurait dû « terminer le travail » en écrasant la résistance à Gaza, ni celles de Abou Mazen, selon qui la guerre menée contre Gaza était due aux agissements du Hamas…. S’il est vrai que le Hamas a commis des erreurs, on ne peut lui imputer une telle responsabilité.

Ce qui se passe aujourd'hui se situe dans la continuité de la logique enclenchée par les accords d’Oslo de 1993 qui ont créé l’Autorité palestinienne dans l'unique but de mater la résistance palestinienne. Le texte de ces accords stipule que « l’autorité doit empêcher tout acte de violence contre Israël ». Sur cette base, les arrestations des militants par Israël et l’Autorité palestinienne n’ont jamais cessé jusqu'à ce jour. L'Autorité a ainsi été constituée, et a servi, en tant que force supplétive et collaboratrice de l’occupation.

Aujourd’hui, il faut savoir que le budget de l’Autorité est financé principalement par les Etats-Unis et l’Europe, ce qui sert directement à la corruption des responsables de cette Autorité et au recrutement et à l’entraînement des forces palestiniennes de sécurité sous la supervision du général américain Dayton qui de fait est le véritable gouverneur de l’Autorité palestinienne aidé par des collaborateurs comme Mohamed Dahlan et ses « brigades de la mort ».

L’Autorité s'est complètement discréditée depuis l’empoisonnement de Yasser Arafat, par les prises de positions de ses responsables durant et après la guerre contre Gaza, jusqu’à l'approbation dernièrement par Mahmoud Abbas de la construction du MUR par l’Egypte pour renforcer le blocus contre Gaza et la récente participation de Salam Fayadh, le « premier ministre de cette Autorité », à la conférence annuelle de Hertzeliya sur la « sécurité nationale israélienne » qui a condamnée la résistance.

Yasser Arafat avait refusé d’être l’homme de la capitulation et c’est pour cela qu’il a été empoisonné. Quand j’avais écrit cela en novembre 2004, Leila Shahid, le Fatah et ses officines en France m’avaient traité de fou furieux, et affirmé qu’il ne fallait pas parler d’empoisonnement de Yasser Arafat. En 2009, après 5 ans de silence sur ce crime classé sans suite, et sans qu'aucune enquête n'ait été diligentée, le 6ème congrès du Fatah s'est tenu avec la permission et sous le contrôle de la puissance d’occupation, ce qui est une honte pour un mouvement qui se prétend un mouvement de libération nationale et déclare du bout des lèvres que la responsabilité de la mort de Yasser Arafat est imputée à Israël…

Quelle est l’alternative ?

Beaucoup se posent cette question : quelle est l’alternative ? En réponse, il faut partir du vécu du peuple palestinien, qu’il soit à Gaza, en Cisjordanie, dans le reste de la Palestine, en Galilée, ou ailleurs dans le monde. Sur plus de 10 millions de Palestiniens dans le monde, près de la moitié vit l’occupation et l’autre vit l’exil. Le peuple palestinien vit et résiste sur sa terre historique contre cette occupation et continue de revendiquer son droit au retour sur sa terre. Voilà, c’est ça l’alternative, c’est la même qu’il y a 62 ans depuis la Nakba de 1948 : résistance et droit au retour.

Le peuple palestinien paie tous les jours le prix de cette alternative en Palestine occupée ou en exil ainsi que les fautes de ses soi-disant dirigeants. Parfois il la paie de son sang comme à Gaza, ou à Naplouse dernièrement quand des militants sont pourchassés et exécutés parfois par l’armée israélienne et d’autres fois par les forces de sécurité de l’autorité palestinienne.

A ceux qui se posent la question de l’alternative, il faut leur dire qu’ils doivent prendre en compte cette réalité-là et soutenir la résistance du peuple palestinien et ses revendications les plus élémentaires à vivre libre sur sa terre et à y retourner. Il faut dire en outre au mouvement de solidarité que la Palestine ne se résume pas à la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est. La Palestine s’étend de la mer méditerranée au fleuve du Jourdain. La Palestine, c’est la Galilée, c’est Akka, Haïfa, Jaffa, Tibériade, Safad, Saffouriya, c’est Bir El Sabe', c’est le désert du Naqab, et aussi et surtout, c'est sa capitale Al Qods, dans son entière totalité.

Voilà ce qu'est la Palestine et nous Palestiniens, nous revendiquons notre terre historique et nous revendiquons le droit au retour sur cette terre et nous revendiquons le droit d’y établir un seul Etat démocratique : la Palestine. Pour faire court, Libération et Retour, voilà les mots-clés du mouvement national palestinien de libération, tels qu'ils ont été inscrits dans la charte nationale palestinienne de 1968.

Pour conclure :

Les raisons qui ont conduit Israël à mener des guerres contre le Liban en juillet-août 2006 et contre Gaza il y a un an, sont toujours présentes, à savoir la résistance émanant d’organisations ou du peuple tout simplement. L'Etat colonial d'Israël et ses alliés, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ne peuvent supporter cette résistance, même à travers un seul Kalachnikov. En attestent les dernières déclarations de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires Etrangères, qui déclarait lors de sa réception du Premier ministre libanais, que le danger pour le Liban venait du Hezbollah et non d’Israël, qui avait détruit le Liban en 2006.

Il est clair qu’Israël prépare une nouvelle guerre contre le Liban, et le Hezbollah en particulier, et qu'il va accentuer sa guerre contre le peuple palestinien à Gaza et ailleurs, parce qu’il n’a pas atteint ses objectifs dans les guerres précédentes.

Dans ce contexte, nous devons, en tant que mouvement de solidarité, nous organiser dans la perspective de nouvelles guerres, et surtout ne plus fermer les yeux sur le rôle de l’Autorité palestinienne et de ses responsables, lesquels ne méritent que d’être jugés pour leurs agissements, en leur qualité de collaborateurs de la puissance occupante.

Oui, il faut les juger car si nous sommes cohérents avec nous même et avec ce que nous déclarons au sein du mouvement de solidarité quand nous condamnons Israël pour le blocus, ses crimes de guerres et quand nous parlons du rapport Goldstone, il faut au même titre condamner les responsables de l’autorité qui approuvent le MUR du blocus meurtrier que construit l’Egypte et qui de fait inflige une punition collective à près d’un million et demi de personnes ce qui constitue aussi un crime de guerre.

Oui, il faut les juger quand Abbas envoie ses forces de sécurité pourchasser et abattre les résistants palestiniens.

Oui, il faut les juger quand l’Autorité non seulement ne veut pas présenter le rapport Goldstone aux instances internationales sur ordres entre autres des Etats-Unis et quand cette même Autorité ne mène aucune enquête concernant la guerre contre Gaza, comme l’a reconnu Ban Ki Moon – le secrétaire général des Nations-Unis – tout cela pour ne pas gêner la puissance coloniale et ne jamais traduire les responsables israéliens devant des tribunaux.

Le mouvement de solidarité doit prendre en compte cette situation et déterminer clairement sa position, car le peuple palestinien en paie tous les jours le prix. La solidarité avec le peuple palestinien ne peut admettre le maintien d’une entité coloniale aux côtés de la Palestine, ni cautionner une Autorité de collaboration, qui doit être dénoncée et condamnée en tant que telle.

Walid Atallah  http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13436&type=analyse&lesujet=Collabos

Sayed Nasrallah: Israël est dans l'impasse, ne peut ni faire la guerre ni la paix

16/02/2010  
Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a levé d'un cran ses menaces contre l'ennemi sioniste, préconisant une nouvelle équation en cas de guerre israélienne contre le Liban: " Si vous bombardez nos infrastructures libanaises, la résistance fera de même et bombardera les infrastructures israéliennes où qu'elles soient situées" a-t-il scandé devant des milliers de Libanais rassemblés dans la Banlieue-Sud, à l'occasion de la semaine du martyre des dirigeants.
Toujours selon le numéro un du Hezbollah, "Israël se trouve actuellement dans l'impasse ne pouvant ni imposer la paix, selon ses conditions, ni faire la guerre non plus". Raison est-il, estime-t-il, "il s'attelle entretemps à vouloir empêcher les autres de perfectionner leurs dispositifs de guerre".
Lors d'un discours prononcé l'an dernier, lors d'une  commémoration similaire, Sayed Nasrallah avait annoncé l'équation de guerre suivante, celle de Tel Aviv contre La Banlieue-Sud, alors que celle de la guerre 2006 avait été celle de Tel Aviv contre Beyrouth.
Le commandant de la résistance libanaise a également regretté les voix libanaises internes qui prêchent depuis quelque temps un nouveau discours, celui de considérer la présence de la résistance et de son armement comme étant un acte de provocation à l'encontre  d'Israël. Selon lui, cette explication des faits est "très dangereuse car elle justifie à l'ennemi son agression, et l'appelle même à l'agression".
LES IDEES PRINCIPALES DU DISCOURS
Nous renouvelons en cette occasion nos condoléances pour la perte de nos chers martyrs, et en même temps nos félicitations parce qu’ils sont en fin de compte les premiers victorieux. Ils représentent notre gloire et notre fierté.
Je vais évoquer les défis actuels et notre stratégie pour y faire face. Lorsque nous nous rappelons ces dirigeants et que nous étudions leur vie et leurs comportements, nous trouvons des caractéristiques communs: la foi, la piété, la fidélité, la franchise, l’amour des autres...
C’est à travers ces caractéristiques que nous comprenons comment l’être humain peut être fort face à l’ennemi tout en étant ému et touché devant les martyrs et les massacres de Qana et d’autres.
Ce point commun est leur jeunesse.
Dès leur enfance, ils étaient conscients de la réalité du conflit israélo-palestinien. Grâce à l’imam Moussa Sadr ils avaient compris les causes réelles du conflit, et ils étaient disposés à faire tous les sacrifices nécessaires. Depuis leur enfance, ils étaient des hommes, jamais à l'instar des simples jeunes, ils n'ont perdu leur temps dans les divertissements. Dieu a consacré à chacun d’eux des responsabilités. Cheikh Ragheb Harb fut le symbole de la révolution populaire et du rejet de tout compromis avec l’ennemi. Son sang a fondé la résistance… Sayed Abbas avait joué un grand rôle dans la fondation militaire de la résistance, alors que hajj Imad Moughniyeh incarnait l’aspiration des peuples et des combattants à la liberté. Chacun d’eux est tombé en martyre dès son jeune âge. Cheikh Ragheb avait 32 ans, Sayed Abbas en avait 40 ans seulement, et hajj Imad 46 ans.
Ils étaient tous jeunes et avaient le sentiment de responsabilité. Ils travaillaient sur le chemin de Dieu pour que la nation vive dignement, librement, et en toute sécurité. Ces jeunes dirigeants ont pu créer des générations de jeunes qui ont pris en charge de résister, d’endurer et de réaliser les victoires. Ces jeunes constituent actuellement le plus important facteur de la force du Liban, ces jeunes sont prêts à se sacrifier pour protéger leur pays. C’est le legs de ces dirigeants martyrs.
 A chaque occasion, nous reconnaissons leurs exploits, ainsi que les exploits de tous les martyrs qui ont libéré la terre et les détenus et protégé le Liban. Ces martyrs veulent qu’on protège leurs exploits, leur sang et le choix de la résistance.
Actuellement, et face aux derniers défis, plusieurs questions sont posées. Hélas,  nous devons chaque fois reposer les mêmes questions, car certaine s ne veulent pas tirer les leçons de notre expériences ni celles des autres expériences historiques dans le monde. Et nous voilà de nouveau évoquer de nouveau les choix et les moyens.
 Est-ce que les promesses américaines peuvent protéger le Liban? Si Biden et Barack nous promettent de protéger le Liban, est-ce qu’ils sont vraiment capables de le faire?
Ils n’ont pas pu stopper la colonisation, (dans les territoires palestiniens occupés) ni imposer l’application des résolutions internationales.
Est-ce que les résolutions internationales ont protégé le Liban depuis 60 années? La Communauté internationale peut-elle le faire, alors qu'elle ne s'intéresse qu'aux intérêts des grandes puissances?
Est-ce que nous pouvons protéger le Liban si on proclame sa neutralité? Est-ce que ceci met fin aux convoitises israéliennes, et ses ambitions dans nos terres et notre eau?
De plus, Lieberman et les responsables israéliens annoncent qu’il est désormais plus possible d’accepter le principe de la paix en contrepartie de la terre, et qu’ils ne libèreront plus aucun prisonnier. Nous sommes tous concernés par ces propos, les Palestiniens et les Libanais.
Il dit qu'il n'y aura point de retour des réfugiés en Palestine occupée.
Ce qui est étrange c’est qu’au Liban nous discutons même les évidences. Dans toutes les sociétés il y a toujours des lois et des principes. Partout on dit que seule la force peut protéger les hommes, que les faibles n’ont pas de place, que seuls les forts peuvent réaliser leurs objectifs.
Est-ce que le Liban peut être fort? Oui, et c’est ce que nous avons prouvé. Il est aujourd’hui plus fort que jamais. Nous avons une formule créative. Certains nous disent que cette formule n’existe nulle part. Bon, mais vous dites que le Liban est unique en son genre! Cette formule de force qui regroupe le peuple, la résistance et l’armée a prouvé son efficacité.
 Si quelqu’un présente à la table du dialogue d’autres formules pour faire face à tous les défis, nous demanderons aux experts militaires de trancher et de choisir l’option convenable.
Sur le plan interne, je dois saluer les positions officielles du chef de l’Etat, du chef du gouvernement, du président du parlement, du commandant de l’armée, et des autres hauts responsables et dirigeants de partis libanais qui rejettent les menaces et affirment l’unité du Liban face aux défis. De même, j’apprécie fort les positions du président de la République et du chef du gouvernement qui insistent sur ce point dans leurs multiples périples.
Or, certaines parties au Liban parlent des prétextes. Elles disent: “Nous rejetons les menaces israéliennes mais il ne faut pas présenter d’alibi à “Israël”. Ces propos sont faux, Israël n’a pas besoin de prétextes pour attaquer n'importe quel pays .Il en est ainsi depuis 1948, Israël n’a pas besoin d’alibis. Il peut par exemple commanditer un assassinat manqué quelque part, en imputer la responsabilité au Hezbollah, à la Syrie ou au Hamas pour les agresser ensuite.
Certaines parties imputent à la résistance toute responsabilité de confrontation. Nous sommes prêts à débattre de cette idée, pour démontrer sa fausseté.
Or, une pensée plus dangereuse commence à faire son chemin dans quelques cercles restreints. Elle met en question l’existence de cette résistance. Elle considère que le simple fait que la résistance existe, même si elle ne fait rien, constitue un prétexte suffisant pour pousser Israël à agresser le Liban. Ces propos sont très dangereux parce qu’ils justifient toute attaque israélienne dans l’avenir, même sans que la résistance ne présente aucun prétexte.
 Mêmes les Israéliens dans leur ensemble ne prônent pas cette thèse, et disent que ce fait ne suffit pas à lui seul pour mener une agression contre le Liban.
Il semble que ceux qui la prônent sont mécontents du calme qui règne à la frontière, et donc, ne trouvent pas d’alibi pour attaquer le Hezbollah. Ils recourent à la condamnation de l’existence de la résistance.
Ce sont des propos très dangereux car il se peut qu'ils soient un appel à la guerre?
Nous sommes dans une situation similaire à celle de 1982. Certains sont déçus car leurs  espoirs se sont évaporés dernièrement et ils estiment peut-être qu'ils ne seront sauvés qu'à travers une nouvelle guerre israélienne contre le Liban
Quelle est donc la position de l'Etat? Va-t-il garder le silence face à ceux qui justifie à Israël son agression contre le Liban?
Sur le plan israélien, la situation stratégique d’Israël depuis son double échec dans ses deux guerres contre le Liban et Gaza, est la suivante: Pour nous, Israël se trouve dans l'impasse; il est incapable d’imposer la paix selon ses propres conditions, ni faire la guerre. Il ne peut obtenir une paix sans restituer le Golan à la Syrie, les hameaux de Chébaa et les collines de Kfar Chouba (au Liban ndlr), sans oublier les territoires palestiniens.
Est-ce que les Israéliens sont capables d’imposer aux peuples et aux pays arabes une paix sans restituer les terres dont AlQuds et permettre le retour des réfugiés ? Et ce avec tout notre respect pour l'Initiative arabe.
Dans tous les cas, il n’y a pas de partenaires de paix chez les deux camps. Tout ce que nous voyons après la guerre de 2006 et celle de Gaza, comme les exercices et les manœuvres militaires est quelque chose de naturel, pour pallier à l'échec cuisant qu'ils ont essuyé; Eux-mêmes ont reconnu que la résistance est désormais plus forte.
Ehud Olmert a en personne reconnu son échec dans la guerre de Gaza, parce que l’objectif était selon lui d’éliminer le Hamas, mais il n’a pas réussi à le faire. Israël ne peut faire la guerre à l’Iran, ni à la Syrie ni au Liban, sans garantir sa victoire au préalable.
Si Israël veut aller en guerre, il y a une condition indispensable, celle de garantir une victoire catégorique, sure et certaine.
Une victoire probable n'est certes plus suffisante
Je ne sous-estime pas les capacités israéliennes, mais nous sommes forts à tel point qu’Israël ne peut plus nous attaquer. Ni l’armée israélienne, ni tous les Israéliens ne peuvent supporter de nouvelle défaite, parce que ceci signifie le début de leur fin. Je prétends être de ceux qui ont été les premiers à suivre suivent les nouvelles, les analyses et les congrès sécuritaires et militaires israéliens. Tous sont unanimes pour dire qu’Israël ne peut plus faire de guerre sans avoir de garantie sur ses conséquences.
Pour nous, les Israéliens ne peuvent pas mener de nouvelle guerre, ils sont en train de rechercher de nouvelles armes, mènent des exercices, et souffrent toujours de problèmes de recrutement.
Je vais vous dire, et je m’adresse aux Israéliens aussi, ceux dont les dirigeants ne cessent de tromper: le dôme d’acier relève plus de la fiction que de la réalité, il coûte très cher et son efficacité est très limitée.
Les Israéliens ont besoin de temps pour régler les problèmes militaires. Mais en même temps, ils œuvrent pour contrarier les préparatifs militaires de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah et des organisations de résistance palestiniennes.Comment oeuvrent-ils?
 Premièrement en brandissant la menace de guerre: si vous faites ceci, si vous faites cela, la guerre sera déclenchée… si vous livrez telle arme au Hezbollah…
Ils intimident aussi bien la Syrie que l'Iran et le gouvernement libanais. Le but étant de les empêcher d'améliorer leurs performances militaires.
Deuxièmement, ils ont recours aux opérations sécuritaires, en tuant les dirigeants responsables des préparatifs de guerre, à l'instar de Hajj Imad, et de hajj Mabhouh…
Troisièmement, ils tentent de semer la discorde et la zizanie. L'obstacle essentiel face à la réconciliation inter palestinienne est Israël, et toute partie arabe qui torpille cette réconciliation sert  les intérêts d'Israël et est impliqué avec lui.
Au Liban, les tentatives de zizanie n'ont pas cessé. Pourquoi Libermann (le chef de la diplomatie israélien, ndlr) dit-il alors que c'est le Hezbollah qui est derrière l'assassinat  de l'ancien Premier ministre le martyr Rafic Hariri. Cette version a été lancée par Der Spiegel et a été reprise par le Monde dernièrement.
La particularité de Liebermann est qu'il sort ce qu'il a dans le ventre
C'est un point important, pour que l'on sache comment les Israéliens réfléchissent.
C'est pourquoi nous devons considérer ce genre de menaces comme étant plus une guerre psychologique menée contre le peuple et le gouvernement libanais, tout en voulant entraver les efforts de la résistance dans son perfectionnement militaire. Elles permettent aussi de lever le moral de la société israélienne, en persuadant les gens que l'armée israélienne est prête à l'attaque…
Or en analysant les propos des responsables israéliens, nous constatons que 75% de ces déclarations sont au conditionnel: si la résistance fait ceci, nous ferons cela et nous détruirons
Ce qui donne l'impression qu'ils ont peur
Ceci constitue un acquis politique de taille
Depuis les débuts du conflit, c'est Israël qui menaçait en premier.
Aujourd'hui Israël qui a peur dit si vous faites ceci nous frapperons.
Deuxièmement, au cas où ces menaces visent à préparer la guerre, qui n'est certes pas pour bientôt, comment devrions nous faire pour l'affronter?
Il faut le faire pas la force, le courage, la persévérance et la contre menace.
C'est ce qui est efficace contre Israël. Car si les Israéliens trouvent que leurs menaces ont fait peur aux gens, ils partiront en guerre.
C'est en répondant à la menace par la menace qu'on empêche une guerre, surtout si ses menaces sont soutenues par des données.


Nous en avons l'expérience. Il y a quelques jours, Barak (le ministre de la guerre israélien ndlr) a menacé la Syrie de guerre
La réaction syrienne, qui cette fois-ci semble être moins liée aux déclarations de Barak qu'à des messages qui lui ont été transmis par des tiers, est intervenue par la voix du ministère des affaires étrangères syrien. C'est-à-dire à travers l'instance de la diplomatie, celle qui se devrait en général d'user d'un langage diplomatique, qui arrondit les angles.
 Je pense qu'Israël a été surpris par la réaction syrienne; et les Arabes aussi.
Quelques heures plus tard, tous les responsables israéliens se sont succédés pour dire qu'ils ne veulent pas faire la guerre à la Syrie.
Ceci a eu lieu il y a quelques jours seulement.
Nous au Liban, nous procédons de la même manière. A plusieurs reprises, Barak a menacé d'une victoire éclair, catégorique, et certaine, et dont le but est d'éradiquer la résistance, et tout ce qui tourne autour d'elle.
Il a dit entre autre que durant la guerre 2006, l'armée de l'air n'a pas pu trancher la guerre, laissant entendre que les troupes de l'infanteries seront investies dans la batilles, et qu'il allait nous envoyer au Liban cinq bataillons. Nous avons alors répondu que nous serions ravis de les accueillir pour les déchiqueter et les détruire.
Par la suite l'israélien s'est replié. Nous ne entendons plus parler de la victoire sure et certaine. Le commandant de la région nord a même demandé de mettre au point des objectifs modestes qui puissent être exécutés
Il y a quelques mois, Barak a utilisé des propos que j'avais moi-même évoqués, je pense lors des obsèques de Hajj Imad (Moughniyé ndlr). J'avais dit alors que si vous observez tout au long de la frontière, vous ne verrez rien. Mais si vous regardez un peu plus loin, vous verrez des dizaines de milliers de combattants armés jusqu'aux dents, et qui attendent.
Ce sont des données qu'ils ont entre leurs mains. Lorsque je dis que nous sommes prêts au combat dans chaque village, je ne peux pas tromper les Israéliens, car ils ont les moyens d'espionnage pour s'enquérir de l'exactitude de mes propos.
Les Israéliens prennent en considération mes menaces, parce qu'ils ont des données qui les confirment.
A un certain moment, ils ont sorti la théorie de la Banlieue. Faisant allusion qu'ils vont la détruire comme bon leur semble, que leurs avions de chasse feront ce qu'ils avaient fait durant la guerre des 33 jours. Or, nous savons que ces avions ne feront plus ce qu'ils n'ont déjà fait. Qu'ils ne nous intimident points!
Le 14 février, nous leur avions répliqué que s'ils bombardaient Beyrouth, nous frapperions Tel Aviv.
Aujourd'hui, nous leur disons, que quoique nous ne voulons pas la guerre (nous ne la voulons pas même si elle nous manque beaucoup) que s'ils frappent la banlieue, nous bombarderons Tel Aviv.
Savez-vous ce que signifie le fait de vider Tel Aviv de ses habitants?
Sachant que les rassemblements urbains les plus importants se trouvent sur la côte littorale situé entre Haïfa et le sud de Tel Aviv, d'une largeur de 10-15 Km. Auxquels s'ajoutent les plus importantes raffineries de pétrole, les plus grandes usines…
Aujourd'hui, je voudrai ajouter quelque chose de nouveau. Contre chaque bâtiment qu'ils vont détruire dans la Banlieue, nous en détruirons plusieurs à Tel Aviv.
Par la suite, ils ont adressé leurs menaces au gouvernement libanais et au peuple libanais, et aux infrastructures..
Eux aussi ont des infrastructures qui sont beaucoup plus importantes que la notre: nous avons un aéroport, ils en ont plusieurs. Nous avons des usines, ils ont des cités industrielles; Nous avons quelques centrales électriques, ils en ont des plus énormes …
Je dos aux israéliens: si vous bombardez l'aéroport international du martyr Rafic Hariri, à Beyrouth, nous bombarderons l'aéroport de David Ben Gourion, à Tel Aviv. Si vous bombardez nos raffineries, nos usines, nos ports, nous ferons de même avec les vôtres.
Aujourd'hui, en souvenir de nos dirigeants Cheikh Ragheb, Sayed Abbas et Hajj Imad, j'annonce et relève le défi.
Nous au Liban, en tant que peuple, résistance et armée sommes capables de défendre seuls notre pays et n'avons besoin de personne dans le monde pour nous aider à le protéger.
C'est ainsi que nous répliquons à la menace par la menace, et non en nous repliant, en nous cachant. Tout en étant clair, persévérant et prêts.
Je répète, nous ne voulons pas de guerre, comme nous l'avions jamais voulu. Nous sommes une résistance qui lutte pour libérer ses terres et ses détenus. Nous sommes concernés pour défendre notre pays, et préserver notre dignité et notre peuple. 
Une autre question, chers frères et sœurs subsiste en cette occasion, celle concernant les représailles à l'assassinat de Hajj Imad Moughniyé. Certains Israéliens espéraient que nous allions nous contenter de peu pour le venger. Durant les deux dernières années, nous avions entre les mains plusieurs éléments modestes, mais sachez que celui que nous voulons venger est Imad Moughniyé. Nous ne pouvons nous contenter de peu. Nous savons très bien quels sont les objectifs et les opérations pour réaliser ceci, et dire aux Israéliens que c'est une riposte du Hezbollah pour avoir assassiné Hajj Imad.
Aujourd'hui, je vous dis que ce que nous voulons est une vengeance qui ait la prestance d'Imad Moughniyé. Et non une vengeance pour soi; et ce pour protéger nos dirigeants, nos cadres et la cause pour laquelle Hajj Imad a combattu.
En cette occasion, je tiens à dire à nos dirigeants martyrs et à tous nos martyrs que la voie que vous avez tracée restera ouverte à jamais, que la cause pour laquelle vous avez combattu sera réalisée. Nous sommes vos fils, vos adeptes, vos frères, nous réaliseront vos rêves, Inchallah…
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124833&language=fr

Le sionisme démasqué : un conte de fées qui est devenu un cauchemar terrifiant

mardi 16 février 2010 - 20h:36
Alan Hart
La plupart des juifs dans le monde (et probablement de nombreux Gentils) croient que le sionisme est le retour des juifs à la terre que Dieu leur a promise.
(JPG)
Au risque d’offenser certains lecteurs de toutes les confessions, je dois avouer...que je n’accepte pas ce concept parce que le Gentil que je suis ne croit pas dans le Dieu des religions organisées, institutionnalisées. Alors, je me dis : si pas de Dieu, pas de promesse aux juifs (ou à quiconque). Dans ma façon de voir les choses, Dieu est le potentiel de bonté en chacun de nous. Ainsi défini, Dieu est prisonnier en chacun de nous et notre première tâche est de libérer ce détenu. Mais mettons ceci de côté.
Les juifs qui sont "retournés" en réponse à l’appel du sionisme n’avaient aucune connexion biologique avec les anciens Hébreux. Ils ont été convertis au judaïsme longtemps après la fin de la conquête et la courte domination par les Hébreux, de la plus grande partie de Canaan, nom de la Bible sous lequel la Palestine a été connue dans le monde. Par conséquent, ils n’avaient aucune revendication légitime sur la terre.
Les juifs, qui n’avaient pas de droit légitime, et ne totalisaient probablement pas plus de 10,000 à l’époque où le sionisme fit sa première déclaration malhonnête sur sa mission en 1897, étaient les descendants directs des Israélites qui étaient restés sur la terre au fil des siècles. Ils se considéraient comme Palestiniens, et ils étaient farouchement opposés à l’entreprise sioniste coloniale parce qu’ils craignaient que celle-ci n’antagonise les Arabes palestiniens à leur endroit et à celui des nouveaux arrivés.
Il est aussi vrai qu’avant l’infamie de l’holocauste nazi, la plupart des juifs dans le monde ne s’intéressaient pas du tout à l’ entreprise coloniale sioniste et beaucoup s’y opposaient. Les mieux informés et réfléchis parmi eux qui ont exprimé leur opposition estimaient que le sionisme était moralement répréhensible.
(JPG) Ils craignaient aussi que l’entreprise coloniale sioniste ne conduise à un conflit interminable. Mais plus que tout, ils craignaient que si les grandes puissances lui lâchaient la bride, le sionisme provoquerait un jour de l’antisémitisme. C’est précisément ce qui se passe aujourd’hui. (D’où le titre de mon livre, LE SIONISME : L’ENNEMI REEL DES JUIFS).
En réalité, c’est comment les sionistes ont créé leur État - un État Sioniste non pas un État juif - qui définit le mieux ce que le sionisme est réellement.
Israël a été créé principalement par le terrorisme sioniste et le nettoyage ethnique - un processus pré-planifié qui a dépossédé les trois-quarts des autochtones arabes de la Palestine de leurs maisons, de leurs terres et de leurs droits.
Le sionisme affirme que son État a reçu son certificat de naissance et donc sa légitimité de la résolution des Nations unies sur la Partition du 29 novembre 1947. C’est une propagande absurde. La vérité peut être résumée comme suit.
• En premier lieu, les Nations unies, sans le consentement de la majorité des Palestiniens, n’avaient pas le droit de décider de la partition de la Palestine ou d’affecter une partie quelconque de son territoire à une minorité d’immigrants étrangers afin de leur permettre d’y établir un État à eux.
• C’est avec une marge très étroite, et seulement après un vote truqué, que l’Assemblée générale a fait adopter une résolution partageant la Palestine et créant deux États, un État arabe, un État juif, Jérusalem ne faisant partie d’aucun des deux. Mais la résolution de l’Assemblée n’était qu’une recommandation - dans le sens qu’elle ne pouvait avoir d’effet, ne deviendrait une mesure politique, que si le Conseil de sécurité l’approuvait.
• La recommandation de l’Assemblée générale n’est jamais allée au Conseil de sécurité pour examen parce que les États-Unis savaient que si elle était approuvée, elle ne pourrait être mise en oeuvre que par la force étant donné l’ampleur de l’opposition des Arabes et d’autres musulmans ; et le président Truman n’était pas disposé à utiliser la force pour réaliser la partition de la Palestine.
• Donc, le plan de partition était adultéré (il a été invalidé) et quant à la question de ce que diable on ferait de la Palestine - après que la Grande-Bretagne en avait fait un gâchis et avait vidé les lieux capitulant en fait devant le terrorisme sioniste - cette question a été renvoyée à l’Assemblée générale pour discussions complémentaires. L’option privilégiée proposée par les USA était une tutelle temporaire des Nations unies. Mais alors que l’Assemblée générale débattait de la voie à suivre, Israël a déclaré unilatéralement qu’il existait de fait, au mépris de la volonté de la communauté internationale organisée, y compris le gouvernement Truman.
A l’époque, la vérité était que l’État sioniste n’avait aucun droit d’exister et, plus précisément, il ne pouvait avoir le droit d’exister que si ..... il était reconnu et légitimé par ceux que les sionistes avaient dépossédés de leurs terres et de leurs droits. En droit international, seuls les Palestiniens pouvaient offrir à Israël la légitimité à laquelle il aspirait.
C’est quoi un sioniste aujourd’hui ?
En bref : Quelqu’un, pas nécessairement un juif, qui (pour citer Balfour) soutient l’État sioniste d’Israël "que celui-ci ait tort ou raison" et qui ne peut pas admettre, ou ne le fera pas, que le sionisme a infligé un tort terrible aux Palestiniens- un tort qui doit être reconnu et ensuite corrigé à des conditions acceptables pour les Palestiniens si l’on veut qu’il y ait jamais de paix et si l’on veut arrêter le compte à rebours de la catastrophe pour tous.
Le mot arabe pour la catastrophe de la dépossession initiale des Palestiniens est Nakba. À mon avis, le refus par le sionisme de reconnaître la Nakba est aussi obscène et aussi néfaste que le refus de reconnaître l’holocauste commis par les nazis.
Une chose que personne ne peut nier est l’efficacité de la machine de propagande du sionisme. Les doreurs d’image du sionisme ont probablement appris cette leçon des Nazis : plus le mensonge est grand , plus on le répète , plus il aura de chances d’être cru dans un monde majoritairement composé de Gentils, de judéo-chrétiens ou d’occidentaux ; et cela d’autant plus si les grands médias sont terrifiés par l’idée d’offenser tant soit peu le sionisme.
Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs « seraient jetés à la mer ». Comme je le documente en détail dans mon livre, l’existence d’Israël n’a jamais, au grand jamais, été mis en danger par n’importe quel combinaison de forces arabes Pas en 1948. Ni en 1967. Et même pas en 1973. L’affirmation sioniste contraire a été la couverture qui a permis à Israël de tirer son épingle du jeu là où cela comptait le plus, en Amérique du Nord et en Europe occidentale, présentant son agression (souvent du terrorisme d’État) comme de l’auto-défense, et se présentant lui-même comme la victime alors qu’il était, et reste, l’oppresseur.
L’autre mensonge de la propagande est qu’Israël n’a jamais eu de partenaires arabes pour la paix.
Le sionisme a deux caractéristiques.
L’une est un pharisaïsme d’un genre assez extraordinaire. En 1986, ce pharisaïsme a été décrit par Yehoshafat Harkabi, ancien directeur des renseignement militaires israéliens, comme "le plus grand danger réel" pour l’État juif.
L’autre caractéristique est l’arrogance choquante et redoutable de la puissance militaire et économique et l’influence que celle-ci achète, de façon essentielle au Congrès américain où ce qui passe pour de la démocratie est en fait une vente aux enchères.
Sur la question de la vérité concernant la fabrication et le maintien du conflit en Palestine, Palestine qui est devenue Israël, j’espère que le philosophe allemand Arthur Schopenhauer (1788-1860) avait raison : "toute vérité traverse trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle se heurte à une opposition violente. Et enfin, elle est acceptée comme une évidence." Si c’est vrai, le sionisme non seulement peut être vaincu, mais il le sera.
* Alan Hart est un ancien correspondant étranger d’ITN et de Panorama BBC ; il a couvert les guerres et les conflits partout où ils ont eu lieu dans le monde et s’est spécialisé dans le Moyen-Orient. Auteur de Zionism : The Real Enemy of the Jews. Il blogue sur www.alanhart.net et tweete sur www.twitter.com/alanauthor
11 février 2010 - Cet article peut être consulté ici :
http://www.alanhart.net/zionism-unm...
Traduction de l’anglais :Anne-Marie Goossens
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8184

Comment on cède aux colons à Beit Sahur

mardi 16 février 2010 - 06h:07
Amira Hass - Ha’aretz
Depuis la guerre de 1967, les 13000 habitants de la ville palestinienne de Beit Sahur ont vu leurs terres grignotées au profit de la colonisation juive, dont des centaines d’hectares annexées à Jérusalem, écrit Amira Hass.
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Beit Sahur, Cisordanie occupée
Les gens de Beit Sahur croient les colons israéliens quand ils affirment que les Forces de défense israélienne ont cédé à leurs pressions quand, la semaine dernière, un nouveau mirador commença à se dresser dans la partie est de cette ville à majorité chrétienne de Cisjordanie.
Ils n’admettent pas, cependant, ce que prétend l’armée quand elle dit que cette tour n’est ajoutée que pour des raisons professionnelles, militaires. Les colons ont promis de maintenir la pression - et les habitants de Beit Sahur savent tous trop bien ce qu’ils entendent par là. Depuis 18 derniers mois, les colons de la région de Gush Etzion organisent des manifestations de plus en plus fréquentes contre « la construction arabe » à Beit Sahur.
De leur côté, les colons disent que la tour finira par faire partie d’une ville juive qui reliera le bloc de colonies de Gush Etzion à la colonie juive de Har Homa dans Jérusalem-Est [au nord de Beit Sahur]. Les habitants de Beit Sahur ont raison de se méfier des colons, comme du président du comité du quartier Har Homa, qui déclara que « cela pourrait bien devenir une réalité, tout comme Har Homa s’est étendue au-delà de ce qui était programmé et attendu. »
Après la guerre de 1967, Beit Sahur perdit 1200 de ses 7000 dunums (700 ha) au profit de Jérusalem, avec ses limites municipales considérablement étendues. Par la suite, 430 dunums de ses terres furent annexés par Har Homa, qui peuple la ville par le nord. Après diverses autres « petites » expropriations - grignotant ça et là du territoire dans le but de construire une route de contournement - Beit Sahur et ses 13 000 habitants se sont retrouvés avec un petit peu plus de 600 dunums de terrains non bâtis, des terres agricoles propres à son développement.
De 1967 au 27 avril 2006, une grande partie de ce territoire fut occupé par la base militaire de Shdema, des FDI ; le reste fut déclaré zone militaire fermée, dont certaines parties qui avaient été cultivées s’appauvrirent avec le temps. En 2006, Shdema fut déplacée, au grand soulagement de tous. La joie des habitants, cependant, se révéla quelque peu prématurée : en 1995 Israël avait désigné ces 600 dunums - sans se soucier si la terre était propriété privée ou publique - en tant que zone C (Accords d’Oslo : la zone C est sous contrôle administratif et militaire d’Israël - ndt). Comme ailleurs en Cisjordanie, cette désignation s’est transformée en une réalité permanente sur le terrain.
Environ 100 familles, propriétaires des terres privées nouvellement libérées, prévirent alors de les sauver de leur stérilité imposée par les FDI qui s’en étaient emparées pour des « nécessités de sécurité ». Cependant, d’après Abu Ayman, l’un des propriétaires, le maire de Beit Sahur, Hani al-Hayek, l’avait averti en 2006 que selon les règlements dans les zones C, sous administration civile israélienne, on ne pouvait utiliser du « matériel lourd » - c’est-à-dire des tracteurs et des bulldozers - sauf à se les voir confisquer. Plantation et ensemencement étaient permis, dit Abu Ayman - qui, jeune homme, avait soigné et sélectionné de ces fameux fakkus, connus aussi sous le nom de concombres arméniens - mais la mise en valeur de la terre était interdite. C’était vrai pour les terres agricoles de propriété privée qui s’étendaient à travers les collines et leur vallée alentours.
La municipalité de Beit Sahur, en attendant, ne manquait pas de projets pour les 108 dunums de terres publiques précédemment occupés par la base militaire : un hôpital d’orthopédie pour enfants et un parc public avec terrain de jeux qui pourrait aussi accueillir des animations culturelles. Le financement de ces projets était même trouvé : l’agence états-unienne pour le développement international (USAID) et le Vatican finançaient le parc, dont le nom serait « Parc de la Paix », et une autre organisation humanitaire américaine, CURE International, souscrivait pour l’hôpital.
Mais la terre, publique comme privée, appartenait après tout à la zone C. Les demandes de permis pour construire l’hôpital n’avaient reçu aucune réponse de l’Administration civile. Pourtant, selon des sources municipales, le maire avait retiré de ses entretiens avec les officiels de l’Administration civile que les Israéliens acceptaient, verbalement, la construction du Parc de la Paix.
La construction commença en 2007. Ce fut d’abord une tour pour l’escalade, la première du genre dans les territoires, pour la joie des enfants d’ici (et les marchands de cordes). La terre fut ensuite préparée pour des terrains de sport et une aire de jeux, et un grand hall, un restaurant et un hangar de stockage qui furent ajoutés.
En mai 2008, alors que la construction battait son plein, une organisation de droite, les Femmes en Vert, commença à manifester devant le site du parc chaque vendredi. Le député Ariyeh Eldad (Union nationale) informa la Knesset de ce « scandale » : de l’argent américain finançant une construction illégale. Le 1er août 2009, la station de radio Arutz Sheva évoqua la situation sous la rubrique Un avant-poste illégal d’Obama. La municipalité se vit alors signifier l’ordre d’arrêter la construction.
Il y a deux semaines, après la célébration de Tu Bishvat par les colons, des graffiti en hébreu apparurent sur les structures du parc, ainsi que des étoiles de David dessinées sur des pancartes qui indiquaient le financement du projet par l’Amérique. Les employés du parc reçurent l’ordre, par la municipalité, d’effacer les graffiti, les étoiles de David sur les pancartes USAID restèrent.
Ayant appris tardivement que les travaux n’avaient pas été autorisés officiellement par l’Administration civile, l’USAID gela son financement du projet (quelque 310 000 dollars) et les travaux s’arrêtèrent, alors que des dizaines de familles continuaient d’affluer sur le site, venant d’aussi loin qu’Hébron. Pour elles, c’était toujours un espace de détente, agréable et sûr, le seul du genre dans les environs.
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Colonie Har Homa, voleuse de terres palestiniennes
La leçon à tirer de cette affaire - à savoir qu’on ne peut avoir confiance dans les accords verbaux de l’Administration civile israélienne - entraîna sans doute la publication du document qui suit et que Ha’aretz a obtenu. Dans le document, rédigé en septembre dernier, peu après le scandale de « l’avant-poste illégal », l’USAID explique à ses « partenaires d’exécution » (c’est-à-dire les sous-traitants palestiniens) que dans les différents projets « qui impliquent (l’achat de) de matériaux de construction ou la construction d’une structure quelle qu’elle soit (permanente ou non) », il est impératif de s’assurer des approbations écrites du Coordinateur des Activités gouvernementales dans les Territoires (le COGAT) et des autorités municipales palestiniennes afin d’éviter les retards.
Même si les autorités palestiniennes sont citées dans le document, dans sa plus grande partie il se concentre sur les exigences du COGAT qui s’appliquent non seulement à la zone C mais aussi aux zones A et B. En effet, le document montre le contrôle immense que les autorités israéliennes exercent sur les constructions palestiniennes dans toute la Cisjordanie. Les partenaires palestiniens, selon le document, doivent consulter les représentants concernés de l’USAID sur « les matériaux de construction, ce qui comprend, mais sans s’y limiter, les tuyaux (spécialement les tuyaux en métal), que le COGAT considère souvent comme du matériel à "double usage" » - autrement dit, un matériau qui peut potentiellement être utilisé pour des activités terroristes. Ainsi, la définition des matériaux à « double usage » ne s’applique pas seulement à Gaza, mais aussi à la Cisjordanie.
Toujours d’après le document, « les partenaires d’exécution doivent obtenir la permission par écrit du COGAT et des autorités municipales locales... qui doit préciser si : a) si le COGAT considère le projet visé comme une "structure", et b) si l’endroit prévu pour la construction est en zone C ». Avant d’acquérir les matériaux de construction et de s’entretenir avec les personnels concernés de l’USAID, les partenaires doivent « obtenir confirmation écrite du COGAT pour que de tels matériaux puissent être achetés dans la zone... le COGAT exige une documentation qui fournisse les informations suivantes : 1) le nom du projet ; 2) où et quand les matériaux ont été achetés (c’est-à-dire, nom de l’usine, de la ville, du pays) ; 3) quel en sera le bénéficiaire ; 4) qui a effectivement payé pour les matériaux ; 5) où les matériaux seront utilisés ; et 6) dans quel but. Il est également important d’indiquer qui aura la garde sur le tout comme sur les matériaux de construction acquis par le partenaire d’exécution, et comment les matériaux seront assurés contre le vol ou un usage impropre...
« Il est essentiel d’obtenir l’approbation du COGAT par écrit. Le COGAT ne reconnaît que les accords et autorisations écrits délivrés par ses agents. Quand il s’agit de travaux avec des officiels de l’Autorité palestinienne qui déclarent que le COGAT a approuvé le projet, le partenaire d’exécution doit obtenir copie de cet accord écrit directement auprès du COGAT. »
Les directives ci-dessus s’appliquent à toute la Cisjordanie. En ce qui concerne la zone C cependant, il y des exigences supplémentaires : avant l’achat de matériaux pour un projet, le partenaire d’exécution doit rencontrer les représentants du COGAT et de l’USAID. « Dans ces réunions » explique le document au partenaire, « sachez que le COGAT exige fréquemment le lieu exact de la "construction" et/ou les lieux de livraison. Les partenaires d’exécution doivent être prêts à indiquer les lieux sur des cartes locales et/ou donner les coordonnées GPS (système de positionnement global) au COGAT. »
Il ressort de tout cela que, historiquement, le parc de la Paix de Beit Sahur est situé quelque part entre le champ où les bergers ont appris la naissance de Jésus et l’endroit où Boaz est tombé amoureux de Ruth, la femme moabite, dans la Bible.
Il y a quelques semaines, la municipalité a convoqué les habitants au centre culturel (un bâtiment rénové avec les fonds de l’USAID) dans la vieille ville de Beit Sahur, pour une réunion d’urgence afin de discuter sur la façon dont la ville peut protéger le peu de terre disponible qui lui reste.
Il y a trois jours, des bulldozers et des soldats sont arrivés, ils ont brandi un ordre écrit devant les habitants et les journalistes. Les soldats prétendirent que la zone avait de nouveau été déclarée zone militaire fermée. Les habitants de Beit Sahur ne savent pas encore si cette zone inclut leur grande réalisation locale de ces dernières années : une aire de loisirs et de jeux pour les enfants.
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Localisation de Beit Sahur

Site de la municipalité de Beit Sahur


(JPG) 
13 février 2010 - Ha’aretz - traduction : JPP
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8178