jeudi 3 avril 2014

Néguev: Commémoration de la journée de la Terre en dépit de sa judaïsation continue

Gaza-CPI
Cette année, la commémoration de la journée de la terre ne s’est pas déroulée de façon traditionnelle comme chaque année pour les Palestiniens de 48. Il y a sur la planche la nouvelle qui influe sur l’avenir de l’identité et de la terre, surtout à Naqab (Néguev), suite à une résistance de l’occupation qui a duré 66 ans.
Cette année,   les douleurs de Naqab et le plan de Braver à travers lequel l’occupation sioniste tente de confisquer des milliers de dunums et d’exiler des milliers d’habitants des villages du sud, [ces douleurs] ont pris la place d’honneur de l’activisme [palestinien]. Les Palestiniens ont ressenti le danger de leur existence et de leur identité avec la concentration sioniste sur la judaïsation de l’Etat.
Les Palestiniens de l’intérieur occupé commémorent l’évènement  de la journée de la terre, chaque année, à la mémoire du 30 mars 1976, après que les autorités de l’occupation aient confisqué des milliers de dunums à Hébron. Suite à cela, des affrontements ont éclatés et ont été soldés par le martyr de 6 Palestiniens et l’arrestation d’une centaine d’autre.
Le plan de Braver
La réaction favorable a quasiment toutes les activités des partis et  des institutions arabe de l’intérieur occupé, ainsi que le sentiment général d’une peur pour l’avenir, suite au renforcement des attaques contre les arabes de 48, tous cela a donné à cette commémoration un gout spéciale.
Mouhanad Moustafa, est un arabe de 48 et analyste politicien a déclare « la singularité de la commémoration qui se cache dans plusieurs points, les plus importants sont que l'ennemi occupant a insisté sur la confiscation de terre de Naqab, et sur le plan de Braver avec la commémoration traditionnelle à Hébron »
Il assure que la grève a été singulière cette année, car elle a été très suivie ce qui montre une prise de conscience générale et montre aussi la gravité des politiques de l’entité sioniste concernant la terre dans le cadre de sa sévérité sur les législations racistes qui ont encore, récemment, marginalisé le publique arabe politiquement et existentiellement.
Il poursuit: « L’apogée de ces traitements racistes a été particulièrement de la proposition de judaïser l’Etat. La population a exprimé [son mécontentement] à travers la participation massive aux grèves et aux séminaires. Le summum de l’activisme a eu lieu, hier. Mais la lutte politique et la prise de conscience continuent ».
L’analyste Moustafa pense que le comité de haut suivi des populations, ainsi que le comité territorial qui dirigent chaque année les activités de la journée de la terre  ont insisté à la fin des activités et à travers les paroles et les interventions sur le dossier du NAQAB. Car il est livré à la plus grande agression depuis les années cinquante du siècle dernier.
" Cette année et celle d’avant [ces comités] ont aussi insisté sur l’importance historique et culturelle de commémorer des évènements comme la commémoration de la mémoire des martyrs e des blessés, et la prise de conscience de la génération ascendante de l’identité nationale", a-t-il ainsi poursuivi.
L’ex membre de la Knesset et la personnalité la plus importante à l’échelle locale, dans la ville occupée d’Akka, Abbas Zakour déclare:« La spécificité qui remonte chaque année à l’occasion de la commémoration de la journée de la Terre coïncide souvent avec les plus importants évènement de l’année en cours »
"La spécificité de cette année et qui a donné cette grande résonance à la commémoration était spécialement «  La judaïsation de l’Etat, l’échange des terres, et la libération des prisonniers de 48", a-t-il également souligné. 
Zakour ressent comme tous les autres palestiniens de 48 et les personnalités politiques actives que la commémoration n’est pas passée inaperçue, au contraire elle a été suivie par d’importantes masses représentées par la manifestation arabe et lors du dernier festival. Chaque parti arabe a choisi un village arabe afin de raconter son histoire et expliquer le droit palestinien sur ces terres à travers plusieurs formes d’activités.  
Il ajoute « ce sur quoi les arabes ont insisté à Naqab par exemple, est la restauration et la rénovation des maisons, l’encouragement et les dons financiers et naturels, car ils veulent imposer leur existence et ils refusent toute parole sur la judaïsation de l’Etat dont les hommes politiques en Israël en parle en plus de leur refus de libérer les prisonniers de 48. »
Israël fait semblant d’ignorer
Cette année les réactions sionistes concernant la commémoration de la journée de la terre n’ont pas été publiques. Les poursuites et la surveillance du terrain sont perpétuels a chaque coin de l’intérieur occupé, mais les médias sionistes n’ont pas du tout commenté les activités de la journée de la terre qui ont débuté il y a quelques jours et qui ont connu, hier, son summum.
L’analyste Moustafa assure que les journaux sionistes ont fait semblant d’ignoré tous les évènements, et qu’ils étaient habitués à ne transmettre aucune information concernant cette commémoration si celles-ci sont pacifiques. Par contre elle couvre tout incident violent qui a pu accompagner la commémoration lors des années précédentes afin de criminaliser le public arabe
Il conclut « La politique raciste et de marginalisation sioniste est claire, comment un pays considéré comme un démocratie peut-il ignorer les activités de 20% de ses habitants ? Il n’y a aucune réponse à cette question ni aucun commentaire politique ».
Il déclare qu’il y a plusieurs dossiers qui représentent un danger pour les palestiniens de 48 qui ne bénéficient d’aucune intention locale, et qui vivent dans l’ignorance la plus complète des arabes et des musulmans malgré le fait qu’ils soient une partie à part entière de la Palestine occupée.
 « Nous sommes 1.5 millions nous représentons la masse la plus importante mais la moins influente. L’entité sioniste ne nous considère pas politiquement. Et nous ne voulons pas que les négociations continuent de nous ignorer. Nous n’avons pas d’avenir », a-t-il en outre indiqué. 
Il ajoute que la situation confortable et la prospérité économique que vivent les Palestiniens de 48, n’est que passagère et que la concentration de l’entité sioniste sur la judaïsation de l’Etat dans les négociations gène les Palestiniens de 48. Ils ne savent plus avec qui ils sont, et qui ils sont ? »
La journée de la terre passe comme chaque année et finit de façon traditionnelle avec la fin des manifestations et des grèves générales. Mais le danger imminent de Naqab et les tentatives de l’entité sioniste d’exiler les palestiniens de 48 à travers le plan de judaïsation du pays peut prochainement faire éclater la situation pour donner naissances a des occasions qui dépasseraient la célèbre commémoration  de l’intérieur.