mercredi 5 novembre 2014

ONU: les Palestiniens soumettront leur texte courant novembre

Les Palestiniens soumettront bien courant novembre au Conseil de sécurité de l'ONU leur projet de résolution fixant un calendrier pour la fin de l'occupation israélienne, malgré l'opposition américaine, a indiqué mardi un dirigeant de l'OLP à l'AFP.
Une rencontre entre le négociateur en chef Saëb Erakat et le secrétaire d'Etat américain John Kerry lundi aux Etats-Unis n'a pas infléchi la détermination palestinienne, a affirmé Wassel Abou Youssef, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine.
"Aucune autre solution ne nous a été proposée par l'administration américaine", a-t-il expliqué.
"L'administration américaine pousse à reprendre les négociations là où elles ont été laissées (en avril, ndlr), alors que ce mécanisme a fait la preuve de son échec au cours des années passées", a-t-il ajouté.
Pour l'ambassadeur australien Gary Quinlan, dont le pays assure la présidence intérimaire du Conseil de sécurité de l'ONU, il n'est pas encore clairement établi qu'un projet de résolution, présenté par la Jordanie au nom des Palestiniens, soit soumis au vote en novembre.
"Pour l'heure, il n'y a aucune indication selon laquelle quelque chose sera présenté au Conseil ou quand la prochaine étape des négociations sur ce texte aura lieu", a-t-il expliqué. 
Le dernier round de négociations initiées en 2013 par M. Kerry a échoué en avril 2014 après neuf mois de navettes intensives.
Frustrée de l'absence de perspective d'indépendance, la direction palestinienne a fait le choix d'en passer par la communauté internationale sans plus attendre une solution négociée avec Israël.
Le département d'Etat avait indiqué avant même les entretiens de MM. Kerry et Erakat que le chef de la diplomatie américaine n'avait pas de projet de règlement du conflit israélo-palestinien à présenter à son hôte.
La direction palestinienne envisage un plan en trois étapes: un vote au Conseil de sécurité, puis en cas de refus, l'adhésion à des organisations internationales dont la Cour pénale internationale et, enfin, la rupture des accords avec Israël, notamment en ce qui concerne la coopération sécuritaire.
De nombreux responsables palestiniens ont fait état de pressions américaines pour les dissuader d'aller devant le Conseil de sécurité, où Washington peut en dernier recours utiliser son droit de veto.

Les autorités israéliennes rasent deux maisons dans Jérusalem-Est

Les autorités israéliennes ont fait raser deux maisons mardi matin dans un quartier de Jérusalem-Est théâtre depuis des mois d'affrontements entre la police israélienne et des manifestants palestiniens.
La municipalité de Jérusalem a justifié la destruction de ces deux maisons, dans le quartier d'Abou Tor, au sud-est de la Vieille Ville, par l'absence de permis de construire. Elle ajoute que les terrains sur lesquels elles avaient été édifiées étaient inconstructibles.
Côté palestinien, on dénonce les lenteurs délibérées des processus d'attribution de permis de construire demandés par la population arabe de la ville. "Pourquoi sinon les permis de construire seraient-ils disponibles dans Jérusalem-Ouest et aucune destruction n'y aurait lieu ?", s'insurge Ahmed Rwaïdi, un des responsables palestiniens de Jérusalem.
Le propriétaire d'un des deux bâtiments, Hamza Abou Rajab, a déclaré à Reuters, que les destructions avaient eu lieu tôt mardi matin. "A 05h00 ce matin, 90 policiers et deux bulldozers nous ont expulsés de la maison et ont commencé à la détruire sans nous laisser prendre nos affaires", a-t-il témoigné. Il a ajouté que les 17 membres de sa famille étaient désormais sans logement.
Les tensions se sont accrues ces derniers mois dans le quartier d'Abou Tor ainsi que dans le quartier de Silouan, où des escarmouches opposent presque toutes les nuits manifestants palestiniens et policiers israéliens. A Abou Tor, la situation s'est encore dégradée depuis que la police israélienne a tué jeudi dernier un Palestinien soupçonné d'avoir grièvement blessé par balle la veille une figure de l'extrême-droite israélienne, Yehuda Glick, qui milite pour que les juifs aient un accès total à l'Esplanade des mosquées, ou Mont du Temple.
Jérusalem-Est a été annexée par Israël après la guerre des Six Jours, en 1967. Les Palestiniens veulent en faire la capitale de leur futur Etat.

Colonies à Jérusalem-Est, un "camouflet" pour Washington

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a qualifié mardi de camouflet pour les États-Unis et la communauté internationale le feu vert donné en Israël à un projet de colonisation à Jérusalem-Est.
Le feu vert délivré lundi alors que Jérusalem est arrivé au "point d'ébullition" constitue "un camouflet pour le secrétaire (d’État américain John) Kerry, pour la communauté internationale, pour le peuple palestinien et pour la paix", a réagi dans un communiqué Saëb Erakat, négociateur en chef palestinien et membre du comité exécutif de l'OLP.
Le ministère israélien de l'Intérieur a donné lundi son feu vert à la construction de 500 logements à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville annexée par Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait donné une semaine plus tôt pour instruction d'accélérer ce projet et un autre. Cette consigne avait provoqué une vive réprobation palestinienne et internationale. Mais Israël est passé outre aux critiques ainsi qu'aux tensions auxquelles est en proie Jérusalem-Est.
M. Erakat a souligné que l'annonce israélienne avait coïncidé avec sa rencontre lundi avec M. Kerry. Elle démontre à nouveau qu'Israël "fait le choix de la colonisation plutôt que des négociations". "La communauté internationale doit se rendre compte que les communiqués ne stopperont pas les colonies israéliennes", selon lui.
"Pour sauver la solution à deux États (israélien et palestinien coexistant), nous appelons de manière urgente tous les pays à reconnaitre diplomatiquement l’État de Palestine sur les frontières (d'avant) 1967. Nous pressons la communauté internationale, y compris l'administration américaine, de soutenir notre initiative pour une résolution du Conseil de sécurité qui fixerait une date butoir pour la fin de l'occupation israélienne", a ajouté M Erakat.
Les Palestiniens cherchent actuellement à rallier le nombre de pays suffisants au Conseil de sécurité pour soumettre un tel projet de résolution. Les Américains les ont déjà prévenus qu'ils y opposeraient leur veto.

Israël: 105 ex-généraux, espions et policiers appellent Netanyahu à rechercher la paix

Cent-cinq anciens généraux, dirigeants de la police et des services de renseignements (Mossad) israéliens ont appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à lancer une initiative régionale de paix, ont indiqué lundi les médias.
Dans une lettre publique, les signataires pressent M. Netanyahu de "prendre une initiative diplomatique" régionale en vue de parvenir à la paix avec le Palestiniens sur la base de deux Etats pour deux peuples, a précisé le site d'informations Ynet.
Ils estiment qu'Israël est "suffisamment fort" pour s'engager dans cette voie sans que cela n'implique des "risques pour sa sécurité". Le général Amnon Reshef, ancien commandant des unités de blindés, à l'initiative de cette lettre ouverte, a précisé que les signataires étaient "fatigués des combats qui se déroulent régulièrement années après années, au lieu de déployer des efforts réels pour adopter l'initiative saoudienne". Il faisait allusion à l'Arabie saoudite, qui a été à l'origine en 2002 d'un plan de paix arabe, qui propose une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël, en échange du retrait israélien des territoires occupés depuis 1967. "Il ne s'agit pas d'une question de gauche ou de droite", ajoute la lettre, en prônant une initiative diplomatique qui ne soit pas "seulement basée sur des négociations bilatérales avec les Palestiniens qui ont échoué encore et encore". "Nous souhaitons voir une initiative courageuse et un leadership de votre part", ont ajouté les auteurs de la lettre à l'adresse du Premier ministre.
Les négociations avec les Palestiniens parrainées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry ont abouti à une impasse et sont totalement gelées depuis avril.

Semaine de soutien à al-Aqsa en Europe

Des dizaines d’organisations palestiniennes en Europe ont décidé de consacrer une semaine à des activités de solidarité dans l’ensemble du continent européen, à partir du vendredi 14 novembre prochain jusqu’au dimanche 23 novembre, en soutien à la Mosquée al-Aqsa.
Ces activités concordent avec la fermeté des Jérusalémites face à ces agressions, en raison de la valeur d’al-Quds et al-Aqsa dans les cœurs et esprits du peuple palestinien, le monde entier, et les membres des communautés arabo-musulmanes.
Les événements seront organisés sous forme de sit-in, pétitions, protestations, rencontres avec des responsables occidentaux, et des congrès. Une conférence sera tenue à Berlin le 6 décembre prochain, sous le titre « Pour le soutien de Jérusalem et de la Mosquée al-Aqsa ».
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Après la guerre contre Gaza, augmentation du nombre de suicides dans les rangs de l’occupation

Un rapport publié mardi a fait état du suicide de trois nouveaux soldats des forces de l’occupation qui avaient participé à l’agression contre Gaza et de centaines d’autres traumatisés selon ce  que rapporte le journal hébreu Maariv du comité des affaires extérieures et de la sécurité qui appartient à la Knesset, parlement de l’occupation.
Le journal a rapporté selon le général Karin Ginat, président de l’unité psychologique dans l’armée de l’occupation sioniste, que les trois soldats qui se sont donnés la mort servaient dans la brigade Jafarti.
Le journal déclare qu’après ces suicides, le dispositif de la santé physique, avec l’aide de la brigade Jafarti, ont commencé à chercher et trouver des cas de crise psychologique chez des soldats qui ont participé au combat. Ces examens ont été faits sur trois brigades selon le journal.
L’officier Ginat a assuré que « des centaines de soldats qui ont été choqués lors de la bataille Plomb durci se sont présentés aux examens du dispositif de santé psychologique. La plupart ont été diagnostiqués et pourraient guérir naturellement du choc qu’ils ont subi sans nécessité de suivi médical. Seul des dizaines d’entre eux auront besoin d’être suivis par la suite.
Le délégué du dispositif de rééducation du ministère de la santé a déclaré dans un rapport qu’il a présenté au comité des affaires extérieures et de sécurité qu’après la guerre contre Gaza, 463 soldats ont demandé à être reconnus comme blessés de guerre dont quatre ont fait état de blessures émotionnelles et 93 ont déclaré être blessés physiquement ou psychologiquement.
 Il est à noter que la guerre sioniste contre Gaza, qui a duré 50 jours, a fait plus de 2000 morts palestiniens, la plupart sont des femmes et des enfants, et plus 10 000 blessés.

L'Egypte va prendre d'autres mesures pour évacuer la zone frontalière avec Gaza

Le président égyptien, Abd al-Fattah al-Sisi, a déclaré que son pays va prendre d’autres mesures pour évacuer la zone frontalière avec la bande de Gaza, et que les habitants de la zone seront dédommagés.
Dans une allocution télévisée, Sisi a affirmé vouloir indemniser les résidents du Sinaï concernés pour un coût de 150 millions de dollars, en mettant en garde contre les germes d’une seddition entre les habitants du Sinaï et le reste de l’Egypte.
Sisi a salué les résidents de la péninsule pour leur comportement “patriotique” suite à l’attaque meurtrière des soldats dans le Sinaï le 24 octobre.
Cet attentat qui a eu lieu dans la ville d’al-Arish, a tué 31 soldats égyptiens et 30 autres ont été blessés, déclenchant une vaste campagne militaire dans le Sinaï, avec l’évacuation de dizaines de familles vivant sur la frontière entre Gaza et le Sinaï.
Dans un autre contexte, le Centre pour les affaires palestiniennes basé à Londres, a averti des sérieuses répercussions de la propagande médiatique contre les Palestiniens, en référence aux récentes prétentions égyptiennes accusant les Palestiniens d’être à l’origine de l’attentat du 24 octobre.
Le Centre a déclaré que l’incitation systématique des médias égyptiens  s’est intensifiée récemment afin de provoquer l’hostilité contre les Palestiniens en Egypte et à l’extérieur.
Cette campagne menace la vie des Palestiniens, en particulier ceux qui habitent Gaza, a ajouté le Centre.
Il a également rappelé l’article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques signé par l’Egypte, stipule que tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, l’hostilité ou à la violence doit être interdit par la loi.
De son côté, le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a démenti les allégations égyptiennes selon lesquelles il y aurait des détenus palestiniens membres du mouvement dans les prisons égyptiennes. Il a qualifié ces déclarations de mensonges médiatiques.
Abou Zouhri a répondu aux informations prétendant l’arrestation de nombreux membres du Hamas en Egypte pour leur implication dans l’attentat à la bombe du Sinaï. Ces allégations s’inscrivent dans la propagande anti-palestinienne menée par les médias égyptiens, a-t-il ajouté.

La vice-ministre des Transports de l'occupation profane la Mosquée al-Aqsa

La Fondation al-Aqsa pour les legs pieux et le patrimoine a affirmé que la membre de la Knesset et vice-ministre des Transports, Tzipi Hotovely, a profané la mosquée al-Aqsa, tandis que l’accès des Musulmans sur le site sacré reste limité.
Hotovely a visité les cours et esplanades de la Mosquée sous protection policière renforcée, car plusieurs fidèles palestiniens qui s’y trouvaient, criaient des slogans religieux pour protester contre sa violation de la sainteté de la mosquée.
La Fondation a également déclaré que la police d’occupation israélienne a interdit ce matin à tous les hommes palestiniens âgés de moins de 40 ans d’entrer dans la mosquée, tout en permettant l’accès à 50 colons juifs et 22 responsables militaires et sécuritaires.
La visite de Hotovely a eu lieu seulement 24 heures après que le membre d’extrême droite, Moshe Feiglin, et plusieurs colons juifs ont profané la mosquée al-Aqsa.
Pendant ce temps, la coalition des organisations du Mont du Temple a incité la communauté juive à se rendre en masse à la mosquée mercredi, une semaine après l’assassinat du rabbin radical Yehuda Glick.

Hébron: le "Hamas" appelle à une marche en soutien à al-Aqsa

Le Hamas a lancé un appel aujourd’hui un appel aux citoyens et aux factions à participer à une marche de solidarité à la victoire d’al-Aqsa et en soutien au soulèvement de Jérusalem vendredi prochain à Hébron, dans le sud de la ville de la Cisjordanie.
Le mouvement a appelé, dans un communiqué, tous les habitants d'Hébron, les factions et les étudiants à participer à la manifestation qui débutera après la prière du vendredi à partir de la mosquée Abdoul Hai Shaheen vers l'entrée nord de la ville de Ras al-Joura, en rejet de la politique d'occupation menée à la mosquée Al-Aqsa et en victoire de la résistance et du soulèvement de Jérusalem.
Différentes parties de la Cisjordanie ont été témoins d’affrontements avec les forces occupantes et de marches en soutien à la mosquée sainte d'al-Aqsa et des jérusalémites et il y a des appels pour le retour des actes de résistance.

La déclaration de Balfour : appels à boycotter l’occupation sioniste

Nous vivons ces jours-ci la commémoration de la déclaration de Balfour. A cette époque de l’année 1917, Balfour a donné aux juifs le droit, injuste et injustifié, d’installer un Etat sur la terre de Palestine. Ainsi, il a bafoué les droits palestiniens clairement et publiquement. Ainsi, il a préparé le terrain pour pousser le peuple palestinien vers l’exil. Ainsi, il a préparé le terrain pour que le peuple palestinien subisse des catastrophes successives.
A cette époque-là, le ministre britannique des affaires étrangères a envoyé un message au lord Rothschild, un dirigeant du mouvement sioniste, promettant aux juifs l’installation d’un Etat sur la terre de la Palestine. C’était le premier pas entamé par l’Occident sur le chemin de la création d’une entité sioniste en Palestine.
Une entité alliée à l’Occident
Quatre-vingt-dix-sept ans après la déclaration de Balfour, l’affaire palestinienne va de mal en pis. Depuis ce message, les appuis politiques, militaires et sécuritaires affluent pour les bandits sionistes.
Ramzi Ribah, expert des affaires des réfugiés palestiniens et membre du bureau politique du Front Démocratique, confirme que la déclaration de Balfour a mis la première pierre pour le projet sioniste sur la terre de la Palestine. Le mandat britannique a mis la main sur la terre palestinienne et a organisé l’arrivée des juifs en Palestine pour leur créer un Etat national.
Ribah dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’à cette époque-là, la Grande-Bretagne et la France se partageaient la région arabe et que l’impérialisme britannique voulait créer une entité alliée dans la région pour couper toute continuité géographique entre les pays arabes de l’Asie et ceux d’Afrique du Nord, en particulier l’Egypte.
Un vol historique
L’historien Dr. Khaled Safi considère la déclaration de Balfour comme le vol le plus flagrant de toute l’histoire ; une terre de tout un peuple a été volé et a été donné à une secte religieuse. Il confirme que la déclaration de Balfour a considéré le peuple palestinien, qui constituait 93% des habitants de la Palestine, comme des minorités arrivés en Palestine à des moments donnés. En revanche, elle a considéré les juifs, qui ne constituaient que 7% de ces habitants, comme le peuple de ce pays.
La déclaration de Balfour est en fait la plus dangereuse décision officielle émanant d’une grande puissance contre le peuple palestinien. Ainsi, le colonialisme britannique porte toute la responsabilité de toutes les catastrophes que le peuple palestinien subit, dit Dr. Ossam, spécialiste des affaires des réfugiés palestiniens.
Une erreur historique
Récemment, certains Britanniques ont reconnu aux Palestiniens le droit de créer leur propre Etat. Mais cette reconnaissance n’efface pas l’erreur du passé.
En fait, la Grande-Bretagne a délivré aux bandits sionistes de l’époque, tout de suite après la déclaration de Balfour, des régions importantes de la Palestine. Cet acte a eu un appui vital pour la création de leur entité.
Le projet colonial, lancé par la déclaration de Balfour, a chassé les Palestiniens de leur terre et détruit quelque 540 villages et localités. 75% des habitants natifs de la Palestine ont été chassés de leur pays. Et une longue série de massacres et de catastrophes a commencé.
Certaines forces politiques britanniques reconnaissent l’erreur de leur pays, surtout qu’"Israël" s’est montré, au long de six décennies d’existence, comme un Etat d’occupation, un Etat colonial, un Etat d’apartheid.
Cette nouvelle position est bien positive, croit l’expert Ribah. Il faut en profiter et mettre en application une politique concrète, renforçant l’encerclement d’"Israël" politiquement, économiquement et culturellement.
L’expert Odwan appelle, à son tour, la Grande-Bretagne à s’excuser pour sa  déclaration de Balfour et en porter les conséquences : compenser les Palestiniens, comme l'a fait l’Italie envers la Lybie.
L’agression de l’occupation sioniste contre les Palestiniens, dans la ville d'Al-Quds et en Cisjordanie, va de plus en plus vers l’escalade. C’est un signe de la faiblesse du projet sioniste. Exiger la reconnaissance d’"Israël" comme un Etat purement juif en est un autre.
Notons enfin que sur la scène internationale, le mouvement de boycott culturel et économique contre la colonisation sioniste se renforce, ces dernières années.
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L'occupation approuve la construction de 500 nouvelles unités coloniales à Jérusalem

Le comité de district pour la planification et la construction appartenant à la municipalité de l'occupant dans la ville occupée de Jérusalem a approuvé, le lundi 3/11, la construction de 500 nouvelles unités colonialistes dans la colonie de "Ramat Shlomo" dans la ville occupée de Jérusalem, pour construire ces unités sur des terres enregistrées comme une propriété privée située à l'est de la colonie.
Il parle sur 500 nouvelles unités coloniales ajoutées au plan initial de construire 1 600 nouveaux logements coloniaux dans la même colonie qui seront construites sur des terres de l'Etat et ont été finalement approuvées, selon les sources israéliennes.
Après ce plan, la colonie "Ramat Shlomo" a obtenu 2 100 nouvelles unités coloniales dans le cadre du vaste plan approuvé par le gouvernement de l'occupant israélien pour renforcer la colonisation dans la ville occupée de Jérusalem.

Deux prisonniers poursuivent leur grève de la faim dans les prisons de l'AP

Les deux détenus politiques Taha Mohamed Chalaledah et Raafat Youssef Chalaledah poursuivent leur grève de la faim, depuis environ une semaine, en protestation contre la continuation de leur arrestation par les services de la sécurité préventive dans la ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée.
Des sources proches de la famille de deux détenus Chalaledah ont déclaré que leurs fils sont détenus dans les prisons des services de sécurité préventive, depuis environ 20 jours, et qu'ils poursuivent leur grève de la faim pour protester contre leur détention arbitraire sans aucune justification, après que le tribunal de l'AP l'a prolongée.
Les sources ont ajouté qu'un état de mystère d'information couvre le sort de leurs fils détenus dans les cellules de la sécurité préventive qui empêchent la visite de leurs familles et de l'avocat.
Elles ont cité les demandes de leurs familles au Comité de libertés créé lors des dialogues de la réconciliation à intervenir immédiatement et forcer les services de sécurité de l'AP de la nécessité de respecter les articles de la réconciliation signés par le mouvement du Fatah et les libérer immédiatement sans conditions ou retard.
Les mêmes sources ont indiqué que Taha et Raafat Chalaledah ont déjà passé environ deux ans de la détention politiques dans les prisons des services de renseignements publics à Hébron et ont été libéré après avoir mené une grève de la faim.

Les pétards sont une arme pour les Jérusalémites, selon l'occupation

Des médias hébreux ont décrit les récentes protestations dans la ville occupée de Jérusalem comme "L'Intifada des pétards", après que les jeunes hommes palestiniens ont commencé à utiliser les charges explosives comme une arme contre les forces armées de l'occupation israélienne, ce qui a causé une nouvelle confusion pour la police israélienne et a forcé ses membres à fuir, blessant plusieurs d'entre eux.
Le journal hébreu "Haaretz" a déclaré dans son édition de mardi 4/11, que les pétards sont devenus dans les derniers mois une arme bien utilisée et en collectivité pour les Palestiniens à la suite de l'arme de pierres et que ces pétards ont été lancés par paquets de 20 ou 25.
Le journal a ajouté que le ministre israélien de la sécurité interne, Yitzhak Aheronovic, a demandé lors d'un débat mené, hier lundi, d'examiner la possibilité juridique de prendre un ordre urgent d'empêcher l'importation des pétards.
La police israélienne a commencé une campagne pour déterminer la source des pétards afin d'empêcher son accès aux jeunes hommes palestiniens, tandis que l'équipe formée par l'inspecteur général de la police pour empêcher l'importation des pétards, en particulier des grands pétards, qui sont importés dans des conditions spécifiques gérées par des personnes autorisées, selon le journal.
Selon les évaluations de la police israélienne, des milliers de pétards ont été lancés sur les forces armées de l'occupant israélien, depuis le mois de Juillet dernier, tandis qu'un certain nombre de ses membres ont été blessés dans ces incidents dont certains ont souffert de brûlures..
Le rapport a ajouté que contrairement aux autres armes, les pétards ne sont pas entrés via les tunnels ou la clôture de sécurité, mais de manière légale à partir du port d'Ashdoud, puis ils ont été vendus aux Palestiniens par les israéliens qui importent ces explosifs.
L'équipe formée par le commandant général de la police israélienne, YohananDnino, a décidé en coopération avec le ministre israélien de la magistrature et de l'économie d'empêcher l'importation de pétards à Israël, dans l'espoir que cela conduirait à une réduction de stocks des pétards possédés par les hommes armés à Jérusalem.

Racheq: Les négociations sont une illusion et l'AP doit réduire ces restrictions en Cisjordanie

"Toutes les illusions de négociations avec l'occupation israélienne n'ont rien réalisé  pour notre peuple palestinien", a déclaré Izzat Racheq, membre du Bureau politique du mouvement du Hamas.
Il a appelé l'AP à mettre fin à ses restrictions de sécurité imposées sur le peuple palestinien en Cisjordanie occupée.
"Les négociations n'ont pas libéré un seule mètre des territoires occupés et n'ont pas protégé le peuple, ni les terres, ou Jérusalem et les lieux saints", a ajouté Racheq sur sa page Facebook, mercredi à l'aube.
Le mouvement du Hamas refuse depuis sa création en 1987 le principe des négociations avec l'occupation israélienne.
Racheq a appelé l'AP à mettre fin à ses mesures de sécurité imposées sur le peuple palestinien en Cisjordanie et à lui permettre d'intensifier ses activités contre l'occupation.
"L'AP doit arrêter la coordination de sécurité avec l'occupation après l'attaque féroce contre el-Aqsa et permettre aux jeunes en colère de confronter l'occupation face-à-face", a-t-il ajouté.
Le dirigeant du Hamas a également demandé à l'AP de cesser d'être fiers d'empêcher le déclenchement d'une troisième Intifada, parce que ces positions sont la source de la honte.

Les citoyens harcelés par l'occupation à Jénine et Hébron

Les forces d'occupation sionistes ont arrêté, mardi soir (4-11), un jeune homme de la ville d’Araba, au sud de Jénine, et bloqué les véhicules des citoyens pour la vérification de leurs identités sur un poste de contrôle militaire mis en place sur la route menant à la ville.
Les sources officielles et locales ont rapporté que le jeune homme Firas Ali Sherida (24 ans) a été arrêté après avoir été retenu sur la route pendant plusieurs heures.
Dans le même contexte, des sources locales ont indiqué que les patrouilles de l'armée d'occupation ont mis en place un point de contrôle mobile sur la route menant à la ville, et arrêté les véhicules pour vérifier les identités des passants.
En début de matinée, les forces israéliennes ont arrêté des dizaines de véhicules et de personnes et les ont interrogées puis ont fouillé leurs véhicules à un poste de contrôle militaire installé près de la ville d’Ash-Shuhada.
Les sources ont souligné l'incursion de plusieurs véhicules militaires dans la ville de Yaabod et se sont stationnés dans le centre de la ville puis ont commencé à effectuer des opérations de ratissage et de raids attaquant un certain nombre de maisons dans les faubourgs de la ville, sans signaler d’arrestations.
Dans un autre contexte, les forces d'occupation sionistes ont remis à l'aube d’aujourd’hui (5-11) à Mohammed Yasser Badawi Hamdan du village de Tabaqa une convocation pour se rendre au service des renseignements.
Des sources locales ont déclaré que les forces israéliennes d'occupation ont délivré une convocation à Hamdan pour aller au service des renseignements du centre de détention de "Gush Etzion" qui a été installé par la force sur le territoire des citoyens au nord d'Hébron, notant que Tabaqa est exposée aux campagnes d'arrestations et de convocations à la lumière des affrontements presque quotidiens entre les palestiniens et l’occupation.
L'occupation a aussi convoqué cinq jeunes hommes du village au cours des deux derniers jours pour une entrevue au service des renseignements ainsi que plusieurs autres citoyens.

L'occupation condamne une prisonnière palestinienne et son frère à 20 ans de prison

Le tribunal militaire israélien a condamné mardi la prisonnière Tahrir Sati Mansour al-Fani (32 ans) et son frère Saddam (30 ans) à 20 mois de prison et une amende de 2 000 shekels chacun.
La famille des deux prisonniers a déclaré au correspondant du CPI que le tribunal militaire israélien d'Ofer a condamné ses deux fils à la prison avec une amende, après avoir été accusés d'avoir participé à des marches et des activités pour soutenir les détenus dans les prisons israéliennes.
La famille a ajouté que sa jeune fille Tahrir est actuellement emprisonnée dans la prison de Hasharoun pour les femmes, et qu'elle est la deuxième fille emprisonnée dans les prisons sionistes, après que sa fille Simoud a passé 4 ans et demi dans les cellules de l'occupant depuis 2005 et jusqu'à 2009.
Le prisonnier Saddam est incarcéré dans la prison de Rimon et a été déjà condamné en 2005 à 4 ans et demi.
Il est à noter que la famille des deux prisonniers a souffert des pratiques de l'occupation contre ses membres, via les arrestations ciblant un certain nombre d'entre eux, tandis que son fils Ayoub a trouvé la mort en 2005 lors d'un accrochage armé avec les forces armées occupantes qui ont tenté d'envahir le village de Kafr Qalil dans la province de Naplouse.

L'occupation continue ces campagnes d’arrestation à Jérusalem

Les dispositifs de sécurité de l’occupation sioniste ont lancé la nuit dernière une campagne frénétique d'arrestations et de raids sur les maisons de la ville occupée de Jérusalem, arrêtant un certain nombre de citoyens.
Des sources locales ont déclaré à notre correspondant qu’une série d'arrestations a affecté des dirigeants du Front Populaire pour la Libération de la Palestine dans la ville d'Abu Dis, au sud-est de Jérusalem, parmi eux Raed Rabii (député du Conseil local d’Abu Dis) et le captif libéré Mohammed Saleh Mohsen.
Les sources ont ajouté que la campagne a également concerné le quartier révolutionnaire de la ville de Silwan au sud d'Al-Aqsa, où les forces israéliennes ont arrêté un certain nombre de garçons et de jeunes hommes dont Mahmoud Shweiki Zaghloul, Mohammed Imran Joulani et Badi Ghaith.

De violents affrontements à la mosquée Al-Aqsa après l’intrusion des colons

De violents affrontements ont éclaté ce matin entre de nombreux jeunes palestiniens et les forces d'occupation qui ont pris d’assaut la mosquée d'Al-Aqsa et encerclé la mosquée tribale.
Cela survient après la fermeture de la mosquée aux fidèles musulmans et son ouverture aux incursions des colons.
Des sources locales ont rapporté que les jeunes ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces israéliennes et des policiers stationnés aux portes principales d’al-Aqsa après avoir interdit l’entrée des fidèles musulmans en prélude à l’incursion des groupes du prétendu Temple.
Les sources ont confirmé que des jeunes hommes ont été asphyxiés et blessés.
Un jeune a été blessé au nez lui causant une blessure grave à l’œil, tandis que les autres ont été blessés aux mains et aux pieds.
Le directeur de la mosquée Al-Aqsa Omar Kiswani a déclaré que plus de 300 soldats ont pris d'assaut les cours d'Al-Aqsa et ont commencé à encercler les fidèles à l’intérieur de la mosquée puis ont lancé des balles en caoutchouc sur eux, tandis que les jeunes hommes ont répondu en jetant des pierres.
Le Waqf islamique a affirmé que l'armée d'occupation est entrée dans la mosquée Al-Aqsa, et a pris d’assaut pour la première fois la mosquée Qibali et le minbar de Salahuddin dans une mesure qui est la plus grave à ce jour dans la mosquée Al-Aqsa.
Notre correspondant a appris que les forces d'occupation ont expulsé les citoyens qui se sont rassemblés devant la porte d’al-Hetta et ont tiré sur eux des bombes assourdissantes juste après la prise d’assaut de la mosquée Al-Aqsa et la mosquée Qibali.
Les colons extrémistes ont été autorisés à visiter Al-Aqsa après que la police israélienne l’a fermée aux musulmans.

L'occupation arrête un jeune homme du camp de Balata

Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté un jeune homme du camp de Balata, après l'avoir pris d'assaut le mercredi à l'aube 5/11.
Des témoins ont déclaré à notre correspondant que les soldats israéliens ont pris d'assaut la maison du jeune homme Youssef Abou Moustafa et l'ont perquisitionné et saccagée, avant d'arrêter Abou Moustafa et de l'embarquer vers une direction inconnue.
Les témoins ont indiqué que les soldats israéliens ont envahi et mis à sac les maisons des citoyens palestiniens.
Des dizaines de patrouilles militaires israéliennes ont déjà envahi plusieurs quartiers dans le camp, y compris le quartier de Hashashin et la rue de Souk, tout en se concentrant dans le champ de Roujib près du camp, tandis que les soldats israéliens ont lancé des bombes lumineuses pour l'éclairage.

Un extrémiste sioniste : Nous avons perdu la bataille d'al-Aqsa

Un ancien fonctionnaire du Shin Bet sioniste a admis la défaite des juifs extrémistes dans leur bataille qui visait à prendre le contrôle sur la mosquée Al-Aqsa.
Le membre du Comité pour les Fonds du mur des Lamentations, Menahem Landau, a signalé que son pays ne peut pas construire le pont des Maghrébins sans causer de perturbations, " Au comité, nous sommes en train de discuter de diverses choses mais nous ne pouvons rien faire.", a-t-il déclaré. 
Il a accusé le gouvernement israélien de ne pas penser à prendre des mesures spéciales pour la mosquée Al-Aqsa, notant que ceci rend ses mesures «provocatrices».  
Il a appelé le gouvernement d'occupation à réfléchir à de nouvelles façons " plus souples afin de saisir le droit des juifs dans ce lieu".
L’occupant exerce une politique sérieuse qui permet aux colons extrémistes de prendre d'assaut la mosquée Al-Aqsa presque tous les jours et d'y effectuer leurs rituels talmudiques librement, tout en empêchant les fidèles musulmans d'entrer et d'y prier en plus des restrictions imposées la majorité du temps.

La sécurité de l’AP arrête un journaliste d’al-Aqsa TV

L’appareil de sécurité de l'Autorité a enlevé hier soir (5/11) le journaliste d’Al-Aqsa TV Alaa al-Titi à Hébron après l’avoir convoqué pour un entretien. Il a aussi enlevé un étudiant et convoqué un citoyen.  
Notre correspondant a déclaré que le Service des renseignements de la sécurité de l’AP à Hébron a convoqué al-Titi pour une entrevue mardi soir, mais il ne l’a pas libéré jusqu'à ce moment.
À son tour, al-Aqsa TV a dénoncé l’enlèvement de son correspondant Alaa Al-Titi et a exigé sa libération immédiate, accusant l'autorité d’être responsable de son enlèvement, sachant qu'il est un ancien prisonnier qui a passé plus de 4 ans dans les prisons israéliennes et un ancien détenu politique enlevé par les services de sécurité de l'Autorité pendant plusieurs mois.
Dans le même contexte, le service de la sécurité préventive a arrêté hier après-midi l’étudiant à l’Université Technique de la Palestine Moataz Tlahma après une altercation entre lui et un des étudiants qui appartiennent aux organes de l’AP.
Le service des renseignements à Hébron a remis hier soir une convocation au citoyen Khuzaymah Mohammed Ghaith pour une entrevue avec le responsable du renseignement aujourd’hui.
La famille de l'étudiant à l’université d'Hébron Asaad Imam a déclaré que son fils qui est détenu dans les prisons des renseignements d’Hébron a été torturé et mène une grève de la faim depuis trois jours.

7 prisonniers punis en détention administrative arbitraire renouvellée

Les autorités occupantes israéliennes ont émis des mandats d'arrestation administrative contre sept prisonniers pour des périodes variant entre 2 et 6 mois.
Le Club des prisonniers a déclaré dans un communiqué, publié mercredi, que le nombre de prisonniers administratifs est en augmentation significative dans les prisons de l'occupation, où plus de 550 prisonniers sont en détention administrative, notant que la majorité d’entre eux ont été condamnés à plusieurs reprises.
Les prisonniers sont Ezzedin Saleh de Jénine (6 mois), Badr Hossam Razeh de Naplouse (6 mois), Mahmoud Mohamed Fasfous d'Hébron (6 mois), Oussama Abdul Rahim Shweiki d'Hébron (4 mois), Shafiq Ali Radaideh de Bethléem (4 mois), Moustafa Issa Abriggiah de Bethléem (6 mois) et Ahmed Mohammed Awiwi d'Hébron (deux mois).

lundi 3 novembre 2014

La tension monte à Jérusalem, Nétanyahou plaide la «retenue»

La droite ultra-nationaliste religieuse israélienne a poursuivi dimanche sa campagne pour obtenir de prier sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, faisant fi des appels à la retenue du premier ministre Benyamin Nétanyahou et attisant un peu plus les tensions dans la Ville sainte.
Pour dénoncer les visites de plus en plus fréquentes de juifs sur le troisième lieu saint de l'islam, perçues comme des provocations, les mouvements politiques palestiniens avaient appelé à manifester à Qalandiya, le point de contrôle reliant le nord de la Cisjordanie occupée à Jérusalem.
Ce rassemblement a dégénéré en affrontements entre des dizaines de jeunes jetant des pierres sur des soldats israéliens qui répliquaient par des tirs et des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon les secours palestiniens, 15 manifestants ont été blessés, dont un par balle.
L'Esplanade des Mosquées, où se trouve l'emblématique mosquée Al-Aqsa, est récemment devenue l'objet de toutes les tensions, des heurts y éclatant régulièrement. Les Palestiniens et les Jordaniens, qui en ont la charge, accusent régulièrement Israël de tenter de modifier le statu quo datant de 1967 qui veut que les juifs puissent entrer sur le site, également sacré dans le judaïsme, sans toutefois avoir le droit d'y prier.
Le roi Abdallah II de Jordanie a d'ailleurs une nouvelle fois promis que son pays protégerait «par tous les moyens dont il dispose, les lieux saints chrétiens et musulmans», tandis que la Ligue arabe a appelé la communauté internationale à intervenir pour faire cesser les «violations» d'Israël à Jérusalem, accusant l'État hébreu d'avoir atteint «une ligne rouge».
Visite médiatique
Mercredi, Yéhuda Glick, un des militants les plus connus de l'extrême droite nationaliste israélienne a été visé par quatre balles. Quelques heures plus tard, les forces spéciales israéliennes abattaient à son domicile son agresseur présumé et, redoutant une réplique palestinienne, fermaient l'Esplanade des mosquées, une décision rarissime.
Vendredi, jour de grande prière pour les musulmans, l'accès à la mosquée a été de nouveau autorisé, mais seulement aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes. Et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a répété n'avoir aucune intention de changer le statu quo, exhortant les ultras de droite à faire preuve de «retenue» et de «responsabilité».
Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué «un pas dans la bonne direction» et appelé à «poursuivre les efforts pour créer une atmosphère plus calme», car «les attaques et les provocations des radicaux produiront des résultats dangereux pour l'ensemble de la région».
Ignorant l'appel de celui qui est pourtant le chef de son parti le Likoud, le député Moshé Feiglin, a fait dimanche matin une entrée sur l'esplanade des Mosquées, non sans avoir prévenu la presse auparavant.
Dans le même temps, le ministre de l'Habitat Uri Ariel, religieux et partisan de la colonisation notamment à Jérusalem-Est annexée et occupée, a une nouvelle fois réclamé sur la radio publique le droit pour les juifs de prier sur l'esplanade.
La police israélienne a annoncé en outre l'interpellation de cinq militants d'extrême droite.
De quoi raviver un peu plus les tensions dans la Ville sainte où 17 Palestiniens ont été interpellés vendredi et samedi, selon la police qui a annoncé avoir arrêté 111 Palestiniens au total depuis le 22 octobre et l'aggravation des tensions à Jérusalem-Est, agitée depuis l'été. Une source policière a ajouté que 900 Palestiniens avaient été arrêtés à Jérusalem au cours des quatre derniers mois.
Gaza fermée
Dans la nuit de samedi à dimanche Palestiniens et policiers israéliens se sont d'ailleurs une nouvelle fois affrontés dans différents quartiers de Jérusalem-Est, dont la Vieille ville qui jouxte l'Esplanade.
Renforçant encore un peu plus son arsenal juridique à l'encontre des Palestiniens, Israël pourrait durcir les peines pour jets de pierres et de cocktails Molotov sur des véhicules, qui pourront aller jusqu'à vingt ans de prison.
Plus au sud, les Palestiniens de la bande de Gaza, ravagée durant l'été par une nouvelle guerre, la troisième en six ans, ont vu leur enfermement encore durci, Israël ayant fermé jusqu'à nouvel ordre ses deux points de passage avec le territoire en réponse au tir d'une roquette sur son territoire.
Les 1,8 millions de Gazaouis vivent sous un strict blocus israélien depuis 2006, tandis que l'Égypte tient la plupart du temps fermé l'unique poste-frontière non contrôlé par Israël.
Le Caire a de nouveau récemment fermé Rafah après une attaque dans le Sinaï frontalier.
Un dirigeant du Hamas a dénoncé une «punition collective», accusant Israël de «briser les engagements pris lors du cessez-le-feu» conclu il y a deux mois à Gaza.

Plus de 1,7 millions de Palestiniens isolés du monde après la fermeture des passages frontaliers de Gaza par Israël et l'Egypte

Par Al Akhbar
02.11.2014 - Gaza est une prison à ciel ouvert après qu'Israël a décidé de fermer deux passages frontaliers avec Gaza suite au soi-disant tir d'une roquette depuis l'enclave palestinienne, une semaine après que l'Egypte a fermé sa frontière avec Gaza. Avec la fermeture de toutes les points de passage, plus d'un million et demi d'individus, à Gaza, sont maintenant isolés du monde extérieur. Ils sont prisonniers dans les 360 km² qui constituent la bande côtière. "Les points de passages d'Erez et de Kerem Shalom, pour les personnes et les marchandises, sont fermés jusqu'à nouvel ordre, sauf pour l'aide humanitaire," a déclaré une porte-parole de l'armée.


Mercredi 29 octobre 2014, l'armée égyptienne démolit des maisons du côté égyptien de la ville frontalière de Rafah (Photo credit: AP/Eyad Baba)
Elle a dit que la mesure a été prise après qu'une roquette tirée depuis Gaza a frappé le territoire palestinien occupé par Israël vendredi, sans faire ni victimes ni dégâts. Aucune faction armée à Gaza n'en a revendiqué la responsabilité. La porte-parole militaire a dit que les forces israéliennes étaient toujours à la recherche de débris.
Le haut responsable du Hamas Mousa Abu Marzouq a condamné, ce dimanche matin, la décision israélienne de fermer tous les passages d'entrée à Gaza, qualifiant la mesure de "punition collective". "Les justifications données par l'occupation (israélienne) pour la fermeture des points de passage sont inacceptables," a-t-il dit dans un communiqué, ajoutant que la décision d'Israël viole les lois et conventions internationales.
Il a dit qu'au lieu de fermer les passages, Israël devrait en ouvrir davantage de manière à permettre une plus grande liberté de circulation pour les gens et les marchandises à l'entrée et à la sortie de Gaza.
La roquette inoffensive tirée vendredi est la première à toucher le territoire occupé par Israël depuis le 16 septembre, et la seconde depuis la fin des 51 jours d'attaques dévastatrices de l'Etat sioniste contre Gaza. Cet été, pendant 51 jours, Israël a pilonné la Bande de Gaza, par air, terre et mer, dans le but affiché de mettre fin aux tirs de roquettes depuis l'enclave côtière.
Plus de 2.160 Palestiniens, dont au moins 505 enfants, ont été tués, et 11.000 blessés, pendant 7 semaines d'attaques israéliennes incessantes en juillet et août.
L'offensive israélienne s'est terminée le 26 août avec un accord de cessez-le-feu négocié par l'Egypte, qui stipulait la fin des hostilités et Israël a accepté d'assouplir son blocus, qui dévaste la Bande depuis 8 ans, et d'élargir la zone de pêche au large de la côte de Gaza.
Mais les Palestiniens accusent les forces israéliennes de violations régulières du cessez-le-feu, avec des témoignages quasi quotidiens de tirs de la marine israélienne sur les pêcheurs, et des rapports occasionnels sur la troupe israélienne tirant et blessant des Palestiniens près des frontières.
Le responsable du syndicat des pêcheurs de Gaza a accusé Israël de violer constamment les termes de l'accord. "Depuis la signature de la trêve, l'armée a violé l'accord 8 fois ; les soldats israéliens ont arrêté des pêcheurs et détruit un très gros bateau de pêche, en plus de tirer sur les pêcheurs quotidiennement," a-t-il dit.
Mercredi dernier, les forces israéliennes ont blessé par balle un Palestinien sur la plage, au nord de la Bande de Gaza. 
En outre, Gaza est également jonchée d'un grand nombre de munitions israéliennes non explosées, et une d'entre elles a tué récemment le petit Mohammed Sami Abu-Jrad, 4 ans, à Beit Hanoun, au nord de Gaza-ville.
Israël avait aussi dit qu'il autoriserait l'entrée des matériaux de construction àGaza. Mais 2 mois après la fin de l'agression, rien n'est encore entré à Gaza à cause du blocus. Les prétextes habituellement avancés par Israël pour empêcher l'entrée des matériaux de construction sont que la faction de la résistance palestinienne, le Hamas, pourrait les utiliser pour construire des tunnels ou des fortifications souterrains.
Pendant des années, la Bande de Gaza n'a pu compter que sur le réseau de tunnels de contrebande la reliant à la Péninsule du Sinaï, en Egypte, pour faire entrer les matériaux. Une récente vague de répression de l'armée égyptienne contre les tunnels en a effectivement neutralisé des centaines, affectant gravement le secteur de la construction de Gaza.
L'Egypte ferme des artères vitales
Mercredi dernier 29 octobre, l'Egypte a commencé à installer une zone-tampon le long de sa frontière avec la Bande de Gaza qui verra la destruction d'environ 800 maisons. La décision a été prise suite à une attaque-suicide à la voiture qui a tué 30 soldats égyptiens dans le Sinaï la semaine dernière, l'attaque contre l'armée la plus meurtrière depuis l'éviction de l'ex-président égyptien Mohammed Morsi.
Immédiatement après l'attentat, l'Egypte a fermé le passage frontalier de Rafah, entre l'Egypte et la Bande de Gaza, le principal lien entre les 1,7 millions de Gazaouis et le monde extérieur.
En août dernier, les autorités égyptiennes s'étaient servies d'une attaque contre l'armée égyptienne dans le Sinaï comme prétexte pour démarrer une campagne de destruction des artères vitales pour Gaza. Plus de 120 tunnels ont été explosés ou inondés. Non seulement les tunnels étaient la seule manière pour les Palestiniens de Gaza de se procurer certains produits, mais ils étaient également une source importante de revenus pour les transporteurs de marchandises.
Du début de 2014 à la fin mai, le passage de Rafah n'a été ouvert que 14 jours sur 120, l'accès étant limité aux cas humanitaires et autres voyageurs autorisés, dont les étrangers et les détenteurs de visa.
Gaza sans marchandises
Abu Marzouq a aussi critiqué l'Autorité palestinienne pour ce qu'il a appelé l'échec à organiser l'entrée des marchandises à Gaza. "Que fait l'AP sur cette fermeture israélienne ? Et qu'en est-il de ses responsabilités, en particulier après que les employés de l'AP ont repris le travail aux points de passage deGaza ?"
Avec la fermeture de tous les passages, l'approvisionnement en eau et en nourriture dans la Bande de Gaza assiégée est dangereusement bas.
Dimanche l'ambassade palestinienne à Caracas a annoncé que le Vénézuela enverrait 10 tonnes d'aide humanitaire et d'équipement médical à la Bande déchirée par la guerre. Un avion transportera l'aide depuis Caracas à l'aéroport d'Amman dimanche, et le même avion emmènera au Vénézuela 100 étudiants palestiniens qui ont obtenu des bourses pour faire leurs études dans le pays, dit le communiqué. La semaine dernière, Nicolas Maduro, le président du Venezuela, avait dit que son pays offrirait 1000 bourses pour des Palestiniens dans les universités vénézuéliennes. 
Linda Subih, l'ambassadrice de Palestine au Vénézuela, a déclaré qu'elle et 31 jeunes vénézuéliens et vénézuéliennes accompagneraient l'aide jusqu'à Amman, avant qu'elle soit envoyée à Gaza.
Pendant ce temps, des entreprises de Gaza ont décidé de cesser de fournir l'hôpital al-Shifa en nourriture pour les repas pour protester contre le non règlement des factures depuis 5 mois, a dit samedi un responsable de l'hôpital.
Nasr al-Tatar, le directeur général de l'hôpital al-Shifa à Gaza-ville, a déclaré à Ma'an que la décision est dangereuse car elle touche les patients et le personnel médical. L'hôpital doit environ 800.000 shekels (170.000 €) aux entreprises alimentaires. L'hôpital al-Shifa sert environ 1.500 repas par jour, et ce chiffre a doublé pendant l'offensive israélienne contre Gaza en juillet et août.
(Sources : AFP, Reuters, Al-Akhbar)
Source : Al Akhbar
Traduction : MR pour ISM

Survivre dans le Sinaï

Tant que Le Caire continuera à traiter ses habitants comme de simples objets d’opportunités politiques, la campagne promise par al-Sisi pour plus de sécurité ne va guère alléger le fardeau du Sinaï.

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Funérailles de soldats égyptiens tués dans le Sinaï - Photo : Reuters
Le Sinaï est à la fois le ciel et l’enfer. Ce désert triangulaire bénéficie d’un paysage aride et d’horizons sans espoir, souvent interrompus par des restes de matériel militaire des guerres précédentes. La région est aussi faite de plages à couper le souffle, d’une Histoire incroyable, et de la fusion de cultures fascinantes qui remontent dans le passé jusqu’aux temps les plus anciens. Cette terre passionnante par ses contradictions défie l’imagination, mais elle est aussi mortelle.
Le Sinaï est également un lieu où des centaines de milliers de personnes, pauvres pour la plupart, luttent pour survivre contre vents et marées. Bien que la pauvreté et l’analphabétisme en Égypte peuvent atteindre des scores exceptionnels, les difficultés dans le Sinaï sont encore pires.
Depuis qu’Israël a rendu le dernier des territoires du Sinaï à l’Égypte en 1982, je me suis rendu sur place près de dix fois, la dernière fois étant il y a deux ans. Et à chaque fois, la situation m’a semblé avoir empiré.
Il fut un temps où le Sinaï vivait d’espoir, quand l’Égypte revendiquait le retour de l’essentiel de cette région. Israël a négocié âprement chaque étape du processus de restitution, avant de finalement quitter Taba, mais pas avant d’avoir imposé de nombreuses conditions. Il a même imposé des limites sur le nombre de soldats égyptiens pouvant être stationnés en même temps dans le Sinaï à un moment donné. Depuis lors, le désert de 60 000 km carrés a été impossible à contrôler.
Non pas que le Sinaï - perçu comme terre rebelle et indomptable, sous la coupe de des trafiquants de drogue, de kidnappeurs, et, comme aujourd’hui de « djihadistes » et « terroristes » - a besoin de plus de force militaire. La violence dans le Sinaï n’est souvent pas rapportée à l’extérieur. La région est presque vide de tout journaliste indépendant. Des nouvelles de meurtres, d’arrestations, de torture et de toute une série de violations des droits de l’homme nous parviennent par bribes, presque jamais suivi d’enquêtes dignes de ce nom. Et personne n’en est jamais tenu pour responsable.
Mais la violence qui émerge du Sinaï, pourtant prévisible compte tenu du niveau de misère, de dénuement et de pauvreté, est souvent atténuée par les médias et exploitée au maximum par Le Caire. La nature générale de la violence dans le Sinaï reste un mystère, et ce n’est pas le fait du hasard. L’explication est presque toujours motivée politiquement, suivie de communiqués accusant certains partis et en punissant d’autres. Il est peu probable que cela change bientôt.
À la suite des attaques bien organisées qui ont tué un grand nombre de soldats et d’officiers au nord-est du Sinaï le vendredi 24 octobre, le président [dictateur] Abdel Fattah al-Sisi s’est adressé aux Égyptiens dans un discours télévisé, entouré d’une foule d’hommes en uniforme. Avant toute enquête et en l’absence de toute preuve, il a dénoncé « les mains étrangères » derrière les attaques.
Il s’en est pris « aux puissances étrangères qui essayent de briser le dos de l’Égypte, » promettant de combattre l’extrémisme dans une campagne militaire à long terme. Washington a rapidement offert son soutien. Même l’ex-président Mahmoud Abbas de l’Autorité palestinienne s’est cru obligé de suivre.
Les médias israéliens étaient particulièrement intéressés par les mesures de sécurité proposées par l’Égypte. Radio Israël et le Jerusalem-Post ont repris le 25 octobre des rapports des médias égyptiens, disant que « le gouvernement prévoit d’établir une zone-tampon le long de la frontière du Sinaï avec la Bande de Gaza dirigée par le Hamas. »
Le Hamas, qui a du mal à faire face aux conséquences de la guerre longue de 51 jours lancée par Israël contre la bande de Gaza et qui s’active à mettre fin au siège, n’a vraiment aucun intérêt à mener des attaques sanglantes contre des soldats égyptiens ! Cela ne ferait que prolonger les souffrances des habitants de Gaza et isoler encore davantage le mouvement...
Le Jerusalem-Post a repris le journal égyptien Al-Yom a-Sab’a : « La zone tampon égyptienne s’étendra sur entre 1,5 et 3 kilomètres. Les forces de sécurité vont travailler à dégager la zone des tunnels souterrains menant à Gaza et aussi de tout bâtiment et structure qui pourraient être utilisés pour dissimuler des activités de contrebande. »
D’autres actions totalement arbitraires aboutiront à encore mieux isoler la bande de Gaza. Est-ce la raison pour laquelle Mahmoud Abbas voit particulièrement d’un bon œil les mesures « anti-terroristes » promues par al-Sisi ?
Si les intentions sont vraiment d’endiguer les attaques dans le Sinaï, les solutions militaires vont se révéler comme à chaque fois contre-productives. Les violentes campagnes des gouvernements précédents n’ont fait qu’aggraver une situation déjà très difficile dans le Sinaï, où la pauvreté frappe 45% de la population.
Dans son discours, al-Sisi a appelé les Égyptiens à « être attentifs à ce qui se trame contre nous ». « Tout ce qui nous arrive nous est connu, et nous nous y attendions et en avions parlé avant le 3 juillet, » a-t-il dit, se référant au jour où militaires ont lancé leur putsch contre le président élu Mohammed Morsi.
Mais les troubles dans le Sinaï étaient antérieur à la révolution, à l’élection de Morsi, au putsch militaire et à tout ce qui a suivi. Le vide sécuritaire favorisé par les récents bouleversements en Égypte, a en effet décuplé la violence dans la péninsule du Sinaï. Mais cette violence est ancrée dans une réalité politique beaucoup plus large.
Les attentats meurtriers du Sinaï en octobre 2004, les attaques contre les touristes en avril 2005 à Charm el-Cheikh et à Dahab en 2006, étaient autant de signes d’un autre type de guerre lancée aussi bien par des militants que des membres de tribus. Le Sinaï a été exploité par de grandes multinationales qui ont créé des espaces totalement réservés et protégés pour les touristes riches et aisés européens et arabes, mais excluant les Bédouins à qui avaient été pourtant promis de grands avantages économiques. Pourtant, ils n’en ont vu aucun.
Le projet national pour le développement du Sinaï devait injecter 20,5 milliards de dollars US dans les infrastructures entre 1995 et 2017. Cela s’est avéré être une escroquerie : un mélange de projets inachevés et de discours ronflants. Le Sinaï est mentionné uniquement à l’occasion de célébrations nationales dont l’objet est de mettre au premier plan la puissance de l’armée. Et aujourd’hui, dans le même but, il est diabolisé et présenté comme la plaque tournante du terrorisme.
Après le retrait israélien du Sinaï en 1982, la population de la péninsule a dû composer avec les questions relatives à leur identité collective. Les affiliations tribales étaient trop fortes pour être réduites, mais l’empressement de la population pour être incluse dans la société égyptienne était bien réel. Mais Le Caire a très peu fait pour ramener à lui la population du Sinaï, en particulier les Bédouins. Avec le temps, la désillusion s’est transformée en ressentiment et finalement en violence. Les populations bédouines sont en colère, et c’est tout à fait justifié.
Tant que Le Caire continuera à traiter le Sinaï avec suspicion et méfiance, exploitant le désert et ses habitants comme de simples opportunités politiques pour justifier sa violence, lançant de violentes campagnes militaires l’une après l’autre pour réaffirmer le pouvoir de l’armée, ces tristes épisodes se répéteront. Les habitants du Sinaï ont énormément souffert de leur mise à l’écart et de leur pauvreté, et aujourd’hui de l’extrême violence. La campagne promise par al-Sisi pour plus de sécurité ne va guère alléger le fardeau du Sinaï, ni apporter un iota d’espoir à ses habitants.
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* Ramzy Baroud est doctorant à l’université de Exeter, journaliste international directeur du site PalestineChronicle.com et responsable du site d’informations Middle East Eye. Son dernier livre, Résistant en Palestine - Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible surScribest.fr. Son site personnel : http://www.ramzybaroud.net
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib

Gaza : Comment la Résistance fabrique ses roquettes avec l’aide de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah

La nécessité est la mère des inventions. La Résistance a déployé récemment les moyens de défense les plus spectaculaires de toute sa lutte contre Israël.

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Des combattants du Jihad islamique palestinien disposent des fusées Al Quds, lors des préparatifs pour les tirer en direction d’Israël, lors de l’offensive israélienne de l’hiver 2008-2009
De fait, on peut dire sans exagérer que Gaza, et derrière Gaza, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, avaient anticipé le jour où les frontières et la mer qui bordent Gaza seraient scellées. Aujourd’hui, l’Égypte et Israël accroissent leur coopération pour empêcher la Résistance d’accéder à la mer et, au sud, leurs armées travaillent à créer une zone tampon et même des douves, dans l’espoir de mettre fin à la contrebande de roquettes du désert iranien vers la Méditerranée.
« Levez les pieds et vous nous trouverez, comme toujours et pour toujours, dessous, à votre service, » a déclaré Abu Ali, un commandant des Gardes Révolutionnaires Iraniens, dans un arabique approximatif, à un combattant de la résistance de Gaza qui participait à une session d’entraînement en Iran en 2012. C’était en réponse aux reproches faits à l’Iran de ne pas avoir transféré à Gaza la technologie nécessaire à la fabrication des roquettes avant l’assaut israélien de 2008. Abu Jihad, le combattant de Gaza, avait demandé à son instructeur : « Où étiez-vous pendant la première attaque israélienne (Opération Plomb Fondu) ? »
Avant 2012, quand les combattants de la résistance de Gaza avaient l’habitude de passer par la Syrie quand ils devaient voyager, les autorités de Damas leur avaient fourni des laissez-passer.
Des voitures les attendaient sur le tarmac de l’aéroport pour les conduire à leurs factions respectives. Selon un éminent leader Palestinien : « Si leur correspondance était à la même heure, ils pouvaient changer d’avion sans passer par le contrôle des passeports et des visas. »
A Téhéran, les combattants de la résistance ont bénéficié de sessions d’entraînement intensives. Les nombreux mois qu’ils ont passé là leur ont permis d’acquérir des compétences inestimables, depuis l’application concrète des théories jusqu’à l’expérimentation d’armes et de tactiques dans un environnement qui reproduisait celui de Gaza. Par exemple, des hélicoptères iraniens HESA les emmenaient sur les sites où étaient tombés les roquettes pour qu’ils puissent se rendre compte par eux-mêmes de leur précision et de leur efficacité, selon Abu Jihad.
Les combattants de la résistance ont fait profiter Gaza de leur expérience en participant à la fabrication et au perfectionnement des roquettes et en indiquant comment les positionner et les camoufler pour qu’Israël ne puisse pas les détecter du ciel ou du sol. Mais l’entraînement n’a pas été dispensé seulement par l’Iran, des combattants sont aussi allés s’entraîner en Syrie. Il y a eu quelques incidents regrettables, comme la fois où, pendant un entraînement au tir de roquettes dans le désert syrien, une roquette est tombée près d’un dortoir, blessant plusieurs soldats.
A la fin de 2001, les Brigades al-Qassam, l’aile militaire du Mouvement de la Résistance Islamique du Hamas, se sont mises à fabriquer elles-même leurs roquettes pour la première fois. A l’époque, les roquettes n’avaient qu’une portée de 15 km et, assez souvent, les roquettes tombaient à côté de l’endroit d’où on les avaient envoyées ou même explosaient avant leur lancement. Ces roquettes ciblaient la colonie de Sderot qui se trouve à 4 kilomètres de la frontière orientale de la bande de Gaza.
A cette époque, les combattants de la résistance ne savaient pas encore bien fabriquer des armes, sans parler de la difficulté à se procurer les matières premières indispensables. Mais à partir de 2005, suite au retrait de l’ennemi israélien du Corridor Philadelphie (*), la résistance a pu respirer un peu. La frontière sud avec l’Égypte était maintenant ouverte aux combattants de la résistance, ce qui a facilité la contrebande d’armes et de matières premières par les tunnels. De 2005 à 2012, l’Iran et le Hezbollah ont fait de leur mieux pour aider la résistance palestinienne a améliorer la portée des roquettes. Une nouvelle étape a été franchie quand les combattants de Gaza sont allés en masse au Liban et, avec l’aide de la résistance libanaise, ont réussi à faire entrer davantage d’armes et d’équipement militaire.
On pense communément que les bateaux réussissaient à se faufiler en secret jusqu’à la côte de Gaza mais c’est une erreur. En réalité, les armes étaient larguées en mer très loin de la côte. Les courants les maintenaient au large et des plongeurs venaient les récupérer la nuit. Une autre route de contrebande importante passait par le Soudan, l’Égypte, le Sinaï, et arrivait à Gaza par les tunnels, selon un éminent officiel du Hamas.
Plus tard, les Iraniens se sont rendu compte que le principal obstacle logistique que rencontrait la résistance pour faire entrer des armes en contrebande était la difficulté de faire passer des grosses roquettes par les tunnels. Et donc, les Gardes Révolutionnaires Iraniens ont fabriqué des roquettes démontables.
Les première roquettes Fajr-5 sont arrivées à Gaza en 2011 et ont été utilisées pour la première fois lors de l’Opération Colonne de Nuée en 2012 au cours de laquelle la résistance palestinienne a réussi à bombarder Tel Aviv pour la première fois. A l’époque, Israël avait accusé les Gardes Révolutionnaires Iraniens de fournir des roquettes à la résistance. Le commandant des Gardes Révolutionnaires Iraniens, Mohammad Ali Jafari, avait répondu en confirmant le transfert de roquettes Fajr à la résistance et avait ajouté qu’il avait l’intention de lui fournir aussi d’autres systèmes de roquettes.
Les roquettes Fajr font partie des armes qui ont eu un fort impact sur le travail de la résistance. Mais il y avait une limite à la quantité de ces roquettes que la résistance pouvait faire entrer en contrebande. Selon Abu Jihad, les dirigeants des Gardes Révolutionnaires Iraniens préposés à l’entraînement, étaient conscients que, à la difficulté de faire entrer de grandes quantités d’armes en contrebande pouvait s’ajouter une détérioration de la sécurité et un renforcement du blocus qui rendraient la contrebande tout à fait impossible. Selon Abu Jihad les Iraniens se sont documentés sur les matières premières disponibles à Gaza ou dans son voisinage, et ensuite les entraîneurs ont créé des sessions spéciales d’entraînement à la fabrication des roquettes. Comme dit Abu Jihad : « Et donc nous avons fabriqué nous-mêmes des roquettes en Iran, avec des matériaux similaires à ceux qu’on pouvait trouver à Gaza, et nous avons testé leur efficacité ».
« L’âge d’or » d’Hosni Moubarak
Selon des sources fiables du djihad Islamique la majorité des armes que Gaza a utilisées dans les batailles de 2012 et 2014 étaient arrivées pendant le mandat d’Hosni Moubarak, notamment à partir de 2011. Les sources affirment que pendant cette période les autorités égyptiennes ont fermé les yeux sur la contrebande dans le Sinaï, qui s’est faite avec l’aide des tribus en échange de fortes sommes d’argent.
Un officiel du Hamas a expliqué que la résistance se mettait d’accord avec les officiers égyptiens sur un certain nombre de jours pendant lesquels les combattants de la résistance pouvaient faire entrer des armes à Gaza sans problème. Puis sous le président Mohammed Morsi, pendant le mandat duquel a eu lieu l’attaque de 8 jours (Colonne de Nuée) où le système de roquettes Fajr a été déployé pour la première fois, la résistance a accumulé un grand nombre de roquettes et d’armes de toutes sortes. Cependant, selon les sources palestiniennes, la contrebande d’armes était plus difficile sous Morsi que sous Moubarak, mais par contre il était plus facile aux combattants de passer par l’Égypte pour aller s’entraîner hors de Gaza. On a même dit que le président déchu fournissait des laissez-passer à certains Gazaouis pour qu’ils ne soient pas harcelés par les services de sécurité à leur sortie de Gaza.
Après la guerre de 2012, l’ennemi a découvert les routes de contrebande de Gaza et a pris pour cible les convois d’armes et les caches de roquettes. Vers la fin de 2012, les forces aériennes israéliennes ont bombardé un convoi d’armes au Soudan en disant qu’il était destiné à Gaza. C’est à ce moment-là que les Iraniens ont réalisé qu’il fallait mieux aider les Palestiniens à fabriquer leurs roquettes sur place plutôt que de les faire rentrer clandestinement.
Alors Téhéran s’est entendu avec le Hezbollah pour apprendre aux Gazaouis à mettre en place des ateliers de fabrication de roquettes, comme l’a dit un leader. L’opération Bordures Protectrices de 2014 a démontré la grande qualité de l’entraînement iranien. L’expression « fabrication locale » est revenue fréquemment dans les déclarations de la résistance pendant l’attaque israélienne.
Les Iraniens n’ont pas nié que les roquettes tirées par la résistance étaient de fabrication locale. Amir Abdul-Lahian, le vice-ministre des Affaires Étrangères iranien, a reconnu que les Gardes Révolutionnaires Iraniens avaient transmis la technologie de fabrication des roquettes aux Palestiniens.
En ce qui concerne les drones, selon des sources du Djihad Islamique l’Iran a livré trois drones Ababil UAV aux Brigades Qassam pour des missions spécifiques mais ces drones ont été abattus, comme cela a été annoncé.
D’une manière générale, dans la dernière attaque, le grand nombre de roquettes de fabrication locale disponibles (comme les Qassam et les M75), a permis de soutenir une rythme de tirs de roquettes régulier jusqu’au dernier jour de l’assaut, pendant que les Brigades Quds bombardaient Tel Aviv et d’autres villes avec des roquettes Buraq 70 et Buraq 100.
Il est clair que la conception et la propulsion au fuel des deux types de roquettes ont la même origine. Au départ, il y a eu un débat entre les leaders de la résistance (libanaise, palestinienne et iranienne) sur la nature des roquettes de fabrication locale et il a été décidé que ces roquettes porteraient une petite tête explosive car elles devaient avoir une grande portée, à la fois pour des raisons de tactique militaire et des considérations politiques.
Des personnalités importantes de la résistance palestinienne ont mentionné la différence de coût entre les roquettes fabriquées localement et celles qu’on acheminait clandestinement d’Iran. Selon eux, « Les roquettes de fabrication locale sont presque aussi puissantes que les roquettes de contrebande et elles coûtent moins cher. Le coût d’une roquette comme celles qui ont été tirées sur Tel Aviv ne dépasse pas 5 000 dollars, tandis qu’une roquette de contrebande peut coûter jusqu’à 15 000 dollars. » En ce qui concerne les roquettes de petite portée, le coût d’une roquette de contrebande de type 107 par exemple, s’élève à environ 800 dollars, alors que la même roquette fabriquée localement revient seulement à 110 dollars.
Pendant la dernière attaque israélienne, la résistance palestinienne continuait à fabriquer des roquettes et le principal problème était de les transporter ensuite des ateliers jusqu’aux plateformes de lancement. Selon des sources dans la Résistance de Gaza : « La plupart des combattants ne savent pas où se trouvent des ateliers de fabrication des roquettes. Certaines factions vont jusqu’à faire en sorte que même ceux qui travaillent dans les ateliers ignorent la location de leur lieu de travail. »
Malgré la fabrication locale de roquettes, la contrebande n’a pas complètement cessé. Ce que la résistance parvient à acheminer clandestinement, que ce soit à travers le désert du Sinaï ou par mer, reste généralement secret. Selon des sources du Djihad Islamique, à l’heure actuelle, « c’est la fabrication locale qui prime car on peut se procurer d’excellentes matières premières à des prix raisonnables sur les marchés. »
On peut être sûrs que l’Iran, le Hezbollah et même la Syrie analysent soigneusement la dernière attaque israélienne pour en déduire ce qu’il convient de faire, sans compter que les branches armées de la Résistance ont vu l’argent affluer à la suite de la dernière attaque israélienne.
Note :
* Zone de trafics située, vu du Caire, aux confins d’un Sinaï où les troupes égyptiennes ne sont pas les bienvenues, le « corridor Philadelphie » fait l’objet d’une attention très soutenue de la part d’Israël et des États-Unis, avant la guerre de décembre 2008-janvier 2009 et depuis. Le blocus côté israélien ... fait de cette frontière un enjeu stratégique. 
http://israelpalestine.blog.lemonde... (Voir aussi la carte)
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet

Feu vert israélien à un projet de 500 logements à Jérusalem-Est

Le ministère israélien de l'Intérieur a donné lundi son feu vert à la construction de 500 logements à Jérusalem-Est, un projet qui a récemment provoqué une vive réprobation palestinienne et internationale, a annoncé l'organisation la Paix maintenant.
Ce programme de 500 logements dans le quartier de colonisation de Ramat Shlomo fait partie des deux projets que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait donné pour instruction d'accélérer le 27 octobre, a précisé à l'AFP, Hagit Ofran, une dirigeante de la Paix maintenant, ONG israélienne anti-colonisation. Le projet initial portait sur 660 logements. Avec un autre projet (400 logements dans la colonie juive de Har Homa), ce sont plus de 1.000 logements dont le Premier ministre voulait voir avancer la préparation.
L'annonce de M. Netanyahu est survenue dans un climat de tensions accrues entre Israéliens et Palestiniens à Jérusalem-Est, partie palestinienne annexée par Israël.
La poursuite de la colonisation israélienne est un facteur majeur de ces tensions et un des principaux obstacles à la recherche d'une solution au conflit israélo-palestinien. La décision avait valu une nouvelle fois à Israël de larges critiques, dont celles des Etats-Unis et de l'Union européenne. Cette dernière avait pressé Israël de "revenir d'urgence" sur ses intentions.
http://www.lorientlejour.com

Israël : jusqu'à 20 ans de prison prévus contre les lanceurs de pierres


Israël compte durcir, devant le regain de tensions à Jérusalem, les peines de justice pour jets de pierres et de cocktails Molotov sur des véhicules, qui pourront aller jusqu'à vingt ans de prison. Réuni dimanche, le gouvernement a approuvé une modification en ce sens de la loi existante, a rapporté le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.
Ces amendements visent précisément les jets de projectiles sur les véhicules, l'une des formes de violence privilégiées au cours de l'agitation à laquelle Jérusalem-Est est en proie depuis quelques mois, et plus encore depuis dix jours. Le tramway de Jérusalem, ainsi que les voitures particulières conduites par des juifs ont été pris pour cibles.
Le Premier ministre a de nouveau promis la fermeté, tout en s'employant à l'apaisement. Il a redit n'avoir aucune intention d'autoriser les juifs à prier sur l'esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l'islam et lieu le plus sacré du judaïsme dans la Vieille ville de Jérusalem. L'inquiétude des musulmans devant une telle éventualité est l'une des causes des tensions actuelles.
"Nous ne modifierons pas les règles sur le culte et l'accès au mont du Temple (nom juif de l'esplanade des Mosquées). Nous nous sommes engagés à maintenir le statu quo pour les juifs, les musulmans et les chrétiens", a-t-il déclaré. "Ce qui est nécessaire maintenant, c'est de calmer les esprits, de faire preuve de responsabilité et de retenue afin d'éviter un embrasement sur et autour du mont du Temple. Il est plus facile d'attiser les flammes de la haine religieuse que de les éteindre", a-t-il ajouté.
Ce message est adressé "de la façon la plus claire" au président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi qu'à "tous, y compris parmi nous", a-t-il dit en faisant référence aux activistes de l'ultra-droite israélienne, aux députés et à certains de ses propres ministres partisans d'une modification du statu quo sur l'esplanade.

Israël ferme les passages avec Gaza, coupée du reste du monde


Israël a fermé jusqu'à nouvel ordre ses deux points de passage avec la bande de Gaza, totalement coupée du reste du monde pour la première fois depuis la fin de la guerre en août, a indiqué dimanche l'armée israélienne.
Cette mesure a été prise à la suite d'un tir de roquette vendredi soir de la bande de Gaza sur le sud d'Israël, a affirmé une porte-parole.
La roquette, qui n'a fait ni victime ni dégât, était la première tirée vers le territoire israélien depuis le 16 septembre et la deuxième depuis que Palestiniens et Israéliens ont accepté le 26 août par l'entremise égyptienne un cessez-le-feu mettant un terme à 50 jours de guerre.
"Les points de passage pour les personnes et les marchandises de Erez et de Kerem Shalom sont fermés jusqu'à nouvel ordre sauf pour l'aide humanitaire", a dit à l'AFP la porte-parole. C'est la première fois que cela arrive depuis la fin de la guerre, a-t-elle ajouté.
Comme, du côté égyptien, Rafah, seul point de passage non-contrôlé par les Israéliens, est également fermé, la bande de Gaza, déjà soumise au blocus israélien et égyptien, est coupée du monde pour une durée indéterminée.
Face à une vague d'attentats revendiqués par des jihadistes et secouant le Sinaï, l'Egypte a lancé mercredi les travaux pour la création d'une zone-tampon à la frontière avec la bande de Gaza. Le Caire accuse des Palestiniens de prêter main forte aux auteurs des attentats.
Moussa Abou Marzouq, un dirigeant du mouvement islamiste Hamas prédominant dans la bande de Gaza, a accusé Israël sur sa page Facebook d'infliger une "punition collective" aux Gazaouis et de "briser les engagements pris lors du cessez-le-feu". Il a dénoncé "un comportement infantile et irresponsable" de la part d'Israël.
Le responsable du Hamas a également interpellé l'Autorité palestinienne sur "sa responsabilité de remettre les employés des postes frontières au travail" et de mener la reconstruction de Gaza.
Israéliens et Palestiniens doivent reprendre prochainement les négociations indirectes au Caire pour pérenniser le cessez-le-feu.