mercredi 6 avril 2011

Vivre et résister en Palestine - Conférence débat avec Mousa Abumaria

mercredi 6 avril 2011 - Montpellier - 34

AFPS 34


 
Mercredi 6 avril - 20 h - Montpellier
Espace Martin Luther King - 27 bd Louis Blanc (arrêt tram Corum ou Louis Blanc)
Agriculteur, co-fondateur du Palestine Solidarity Project, une ONG de résistance non-violente, Mousa Abumaria est un des animateurs de la lutte contre la colonisation à Beit Omar en Cisjordanie occupée. Avec la participation de Cyrille, responsable et formateur nouveaux medias en France et Palestine.
Entrée Libre
Mousa Abu Maria
Mousa Abu Maria a été prisonnier politique dans des prisons militaires israéliennes de 1999 à 2003. Il a été soumis à la torture pendant les 3 premiers mois, amenant, geste inhabituel, les responsables d’une prison israélienne à l’hospitaliser pendant 2 semaines. Dès qu’il a été libéré, il a commencé à travailler avec des groupes anti-occupation internationaux et israéliens, apportant appui aux paysans confrontés à la confiscation de leurs terres et à l’évacuation forcée, ceci dans le bourg de Beit Ommar et les zones avoisinantes, jusque dans les communautés bédouines des collines au sud d’Hébron.
En 2006 il co-fonde le Palestine Solidarity Project avec des hommes et femmes de son village et un petit groupe de volontaires internationaux. Le PSP débute par une campagne visant à empêcher l’expansion d’une colonie voisine, qui projetait de construire une barrière sur des terres agricoles appartenant à des palestiniens incluant les siennes. Il est arrêté à plusieurs reprises pendant la défense de ces terres.
En 2008, Moussa est gravement blessé lors d’une incursion (NDLR : les habitants de Beit Ommar emploient le terme “invasion”) militaire israélienne dans son village, qui laisse un adolescent mort et lui-même touché par une balle dans la tête, dont il garde des éclats dans l’oeil jusqu’à ce jour. Trois mois plus tard, en avril 2008, il est arrêté dans sa maison à 2 h du matin par des agents de la sécurité et de l’armée israélienne. Il passe les 14 mois suivants en détention administrative, sans aucun procès. Il conteste sa détention jusque devant la Cour suprême israélienne. Une campagne internationale incluant Amnesty International et des associations des Droits de l’Homme israéliennes, est lancée à son sujet. Les juges militaires reçoivent plus de 1000 lettres réclamant sa remise en liberté. Mousa et Bekah Wolf se marient via la Croix Rouge pendant qu’il est emprisonné. Il est libéré en juin 2009, continue son travail de militant et lance le programme du Centre communautaire pour la Liberté et la Justice.
Mousa Abu Maria n’avait jamais été autorisé à quitter les territoires palestiniens jusque récemment ; il en était empêché par une interdiction de voyager émise par le gouvernement israélien, qui n’a été levée que début 2010 par une décision de justice. En 2008, il avait été invité à un cycle de débats national au Royaume Uni, organisé par la Palestine Solidarity Campaign .
A l’invitation de l’Afps, il est en tournée dans 14 villes du 23 mars au 11 avril 2011
Beit Ommar
Beit Ommar est un village de 17.000 habitants situé entre Bethléem et Hébron, dans une région agricole réputée (vergers). Il est desservi par la “route n. 60”, axe de circulation principal au sud de Jérusalem, à présent utilisée par les colons de la région (Hébron entre autres).
Il est pris en tenailles par des colonies au nord et au sud. L’une d’entre elles est la plus ancienne colonie israélienne de Cisjordanie (Kfar Etzion) tandis qu’une autre est l’une des plus idéologiques et violente (Bat ’Ayin, centre de la milice Bat ’Ayin qui en 2002 a tenté de faire exploser plusieurs écoles de filles arabes à Jérusalem Est).
Une grande base militaire dans la colonie voisine d’Etzion a pour conséquence que Beit Ommar a été une cible quasi continuelle d’exercices militaires et d’incursions, tout autant pendant l’Intifada que pendant les soit-disant périodes de calme. Tandis que le village dépend d’abord de l’agriculture pour sa subsistance, l’expansion des colonies et de leurs infrastructures ainsi que le trajet prévu du mur de l’apartheid, ont un impact sévère sur l’économie de la communauté.

Qui profite de la coopération universitaire UE-Israël ?

mercredi 6 avril 2011 - 07h:32
David Cronin
The Electronic Intifada
"Amener les universités israéliennes à comprendre que leurs contacts (internationaux) sont en danger si elles continuent de coopérer avec les services de sécurité et le projet colonial israéliens.
L’une des choses les plus agréables qui m’est arrivée depuis que j’ai écrit mon livre sur les relations d’Israël avec l’Europe, c’est d’avoir été invité à intervenir dans différentes universités. Aussi, quand une invitation est arrivée dans ma boîte e-mail pour me rendre au King’s College de Londres (KCL), aussitôt, j’ai accepté. Grosse erreur.
La demande émanait du Centre international pour l’étude de la radicalisation (ICSR), un partenariat entre le KCL et le Centre interdisciplinaire (IDC) d’Herzliya, en Israël. Je n’ai eu connaissance de ce partenariat que la veille du jour où je prenais la parole dans un séminaire de l’ICSR en janvier. Après avoir rapidement consulté quelques amis du mouvement solidarité Palestine, je me suis retiré du séminaire, informant ses organisateurs que je soutenais totalement la campagne de boycott des institutions et des produits israéliens.
Avec le recul, je me sens soulagé d’avoir pris cette décision. Créé en 2008, le Centre international pour l’étude de la radicalisation se vante sur son site d’être la première initiative du genre où des institutions universitaires arabes et israéliennes peuvent travailler ensemble. Cela paraît faire allusion au fait que l’Institut jordanien de la diplomatie est lui aussi impliqué dans sa recherche sur la violence politique. Sauf que la participation d’un organisme universitaire d’un État arabe ne disculpe pas pour autant l’ICSR de s’être engagé avec le Centre d’Herzliya, qui a longtemps essayé de cacher l’apartheid israélien avec des envergures intellectuelles.
Chaque année, l’IDC accueille la conférence d’Herzliya sur la sécurité, qui attire l’élite politique, militaire et affairiste d’Israël, autant que d’illustres invités étrangers. Les orateurs à cette conférence peuvent débiter toutes les invectives racistes possibles sans craindre d’y être contestés ; en 2003, Yitzhak Ravid, un important chercheur de Rafael, l’autorité israélienne pour le développement des armes, a demandé que soient prises des mesures coercitives pour juguler le taux de natalité chez les Palestiniens. Les salles d’accouchements de l’hôpital Soroka à Beersheba, dit-il, se sont transformées en « une usine de production d’une population arriérée », faisant allusion à une région avec un nombre considérable d’habitants bédouins.
En outre, l’IDC exprime sa fierté pour ses liens avec l’armée israélienne, malgré le rôle de l’armée dans la mise en œuvre de l’occupation, et notamment le siège brutal de la bande de Gaza. Les représentants des plus grands fabricants d’armes d’Israël siègent fréquemment au comité de gestion de l’IDC, alors que 10 % de ses places d’étudiants sont réservés aux vétérans des unités combattantes d’élite de l’armée israélienne.
John Bew, directeur de l’ICSR, m’a dit, « Il n’y a aucun lien financier entre notre centre et Herzilya ». Il a ajouté, « Vous verrez que nous avons aussi des contacts avec des universités à travers le monde, et notamment en Jordanie. Il ne s’agit pas de manifester un soutien à la moindre position politique d’un quelconque État - Israël, Pakistan, Inde, ou autre. Cela fait partie de notre conviction que les institutions universitaires doivent être une source de dialogue et de discussions, et la première escale pour débattre entre peuples divisés. Ayant grandi à Belfast, je me suis engagé personnellement dans cette sorte de dialogue. Je ne pense pas que diaboliser ou boycotter un côté ou un autre puissent avoir un impact constructif. »
Les propos de Bew ne disent pas toute la vérité. S’il s’oppose au boycott d’Israël, il est ravi de mettre son nom dans des brochures qui soutiennent le boycott du Hamas par les gouvernements occidentaux. Dans un document de 2008, rédigé avec son collègue chercheur, Martyn Frampton, Bew exhorte l’Occident à se montrer circonspect sur les négociations avec le Hamas, de peur que cela ne conforte la position de celui-ci au détriment d’alternatives plus modérés (Parler aux terroristes... - Centre des Affaires publiques de Jérusalem). Dans son texte, il attribue au Hamas le label de terroriste, sans appliquer ce terme à l’État d’Israël, un tueur de civils autrement plus prolifique que le Hamas. En outre, il semble peu enthousiaste à tirer les leçons de la situation dans sa Belfast natale, où un accord de paix n’a pu être conclu qu’après que le gouvernement britannique ait accepté d’engager des pourparlers avec les Républicains irlandais.
L’analyse fallacieuse de Bew va de pair avec la position des administrateurs principaux du King’s College. En novembre 2008, le KCL a décerné un doctorat honorifique au Président israélien Shimon Peres, un fauteur de guerre invétéré (en dépit de son statut de lauréat du Prix Nobel de la Paix). La récompense avait suscité des protestations chez les militants étudiants, sympathisants de la cause palestinienne.
En plus de son poste à l’ICSR, Bew est vice-président de la société Henry Jackson, un think tank qui défend les machinations impériales de l’Amérique. Les principes fondateurs de la société l’engagent à promouvoir le maintien par les USA et la Grande-Bretagne d’une forte armée avec l’assistance expéditionnaire mondiale.
Un militant de la solidarité Palestine, étudiant au KCL, qui demande à ne pas être nommé dit : « Que le Centre international pour l’étude de la radicalisation soit là pour combattre la radicalisation est une idée complètement absurde. S’il voulait suivre l’exemple de l’Irlande du Nord (pour la résolution du conflit), il n’exhorterait pas secrètement à l’exclusion du Hamas du prétendu processus de paix ».
Les arguments pour un boycott universitaire d’Israël se sont trouvés renforcés par un document de 2009 du Centre d’information alternative (AIC), une organisation qui associe les chercheurs et militants israéliens et palestiniens.
Ce document stipule que toutes les grandes institutions universitaires israéliennes, et certainement celles qui ont les liens internationaux les plus forts, ont fourni un soutien incontestable à l’occupation israélienne. Un tel soutien va de la conception par Technion à Haïfa d’un bulldozer télécommandé pour la démolition des maisons palestiniennes à l’accueil par l’université de Tel Aviv de fabricants d’armes pour un recueil sur la robotique et l’électro-optique.
Selon Uri Yacobi Keller, l’auteur du document d’AIC, ce que recherche le mouvement solidarité Palestine n’est pas que les universitaires européens arrêtent de parler à leurs homologues israéliens. Au contraire, le mouvement incite à un boycott des universités israéliennes en tant qu’institutions, pour que les flux de capitaux à leur intention soient coupés jusqu’à ce qu’elles rompent leurs liens avec l’occupation. Keller écrit : « Cela amènerait les universités israéliennes à comprendre que leurs contacts (internationaux) sont en danger si elles continuent de coopérer avec les services de sécurité et le projet colonial israéliens (dans les territoires occupés) ».
La coopération universitaire entre l’Europe et Israël a été encouragée par les gouvernements des deux côtés. En juillet 2008, le Britain-Israel Research and Academic Exchange Partnership (BIRAX) a été lancé par les deux Premiers ministres alors en fonction, Gordon Brown et Ehud Olmert. Ce projet de 1,6 million de dollars, qui implique l’allocation de subventions à des chercheurs scientifiques, est principalement financé par la fondation Pears, qui se présente elle-même comme un organisme philanthropique. Toutes les universités israéliennes qui y participent ont des liens avec l’armée israélienne, d’après le document de l’AIC.
Mike Cushman, du Comité britannique pour les universités de Palestine (BRICUP), qui a appelé au boycott universitaire d’Israël, note que certaines des activités parrainées par BIRAX excluent les instituts palestiniens. Cushman : « BIRAX finance la recherche sur l’écologie de la mer Morte sans faire participer les universités palestiniennes alors que la mer Morte est une ressource vitale pour les Palestiniens.
« Les universités israéliennes développent des armes et des technologies de contrôle qui soutiennent directement l’occupation de la Cisjordanie et le blocus de Gaza », ajoute Cushman. « D’anciens magazines se flattent fièrement de leurs liens avec l’armée et les services sécurité israéliens. Les Israéliens qui ont fait leur service militaire sont privilégiés pour entrer dans les universités - l’une des nombreuses manières pour les universités de discriminer directement et indirectement les citoyens palestiniens d’Israël ».
La Commission européenne, quant à elle, est un fournisseur important de subventions aux universités et aux entreprises privées israéliennes, y compris aux fabricants d’armes. Israël est le principal participant étranger dans le programme cadre multiannuel de l’UE pour la recherche scientifique, qui aura reçu un budget global de 53 milliards d’euros (73,5 milliards de dollars) entre 2007 et 2013. Israël entre dans 800 projets de recherches financés par l’UE, pour un total de 4,3 milliards d’euros. Les officiels israéliens m’ont dit qu’ils espéraient tirer directement plus de 500 millions d’euros de subventions au titre des sciences d’ici le terme du programme de l’UE, en 2013.
Cordis, une base consultable de données sur le programme de l’UE, est une source utile pour les militants qui souhaitent trouver des cas concrets d’universités européennes liées à des institutions et au secteur privé israéliens.
Quand j’ai pris la parole à l’université de Limerick, en Irlande, vers la fin de l’année dernière, un membre du personnel m’a dit qu’elle avait été choquée de découvrir l’étendue de sa coopération avec Israël. En tapant Cordis, j’ai trouvé cinq exemples rattachant Limerick à Israël ; plusieurs des bénéficiaires profitent directement de l’occupation israélienne. Parmi ces projets, il y en a un dont le titre encombrant est Innovative and Novel First Responders Applications (INFRA), et dont le but est de développer des services de communication dans les tunnels et autres lieux où les téléphones portables s’avèrent peu fiables. Athena GS3, une entreprise fondée par Shabtai Shavit, ancien directeur du Mossad, les services secrets israéliens, est impliqué dans ce projet ; l’entreprise appartient au groupe Mer, lequel fournit des équipements de surveillance aux colonies illégales à Jérusalem-Est et aux bases et check-points militaires plus largement en Cisjordanie. Un autre profiteur israélien de ce projet est Opgal, fabricant de caméras infrarouges. Opgal est en partie détenu par Elbit, l’un des principaux fournisseurs d’avions de l’armée de l’air israélienne.
Contrairement aux allégations d’Israël qui se prétend la seule démocratie du Moyen-Orient, ses autorités universitaires recherchent activement à étouffer la moindre dissidence. Après l’agression d’Israël contre la Flottille de la liberté pour Gaza, tuant neuf militants, le 31 mai 2010, l’université de Haïfa a interdit à ses étudiants de manifester. L’université Ben Gourion du Néguev a également engagé une procédure disciplinaire contre les étudiants qui avaient manifesté contre le massacre de la Flottille ou pour l’amélioration des conditions des travailleurs embauchés pour nettoyer le campus.
Avec les fortes réductions imposées aux dépenses d’enseignement dans de nombreux pays, il est compréhensible que les syndicats étudiants et universitaires se préoccupent des questions économiques pour le moment. Mais ces réductions sont décidées dans le cadre d’un plus grand effort idéologique pour rendre les universités plus dépendantes du secteur privé et limiter l’enseignement de troisième niveau pour les personnes issues de familles aisées. C’est dans ce contexte qu’il faut examiner la coopération avec les universités israéliennes.
En effet, le cas d’Israël devrait être un réveil téléphoné pour quiconque se soucie de justice sociale. La plupart des pays industrialisés dépensent environ 8000 dollars pour chaque étudiant en école ou université par an, mais Israël dépense 6000 dollars. Par contre, Israël consacre 8 % de son produit intérieur brut aux dépenses militaires, près de six fois la moyenne pour les pays industrialisés (voir Réforme de l’enseignement et développement de l’emploi, clé de la croissance économique à long terme d’Israël - Organisation pour la coopération et le développement économiques, 20 janvier 2010).
L’élite politique d’Israël est nettement plus intéressée à développer son industrie d’armement et à resserrer son emprise sur la terre palestinienne, qu’à s’assurer que l’enseignement permette aux personnes de réaliser leur potentiel.
C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles un boycott universitaire d’Israël est si important.
(JPG) Né à Dublin en 1971, David Cronin est le correspondant à Bruxelles de l’agence de presse Inter Press Service. Il a d’abord occupé cette fonction pour le quotidien irlandais The Sunday Tribune après avoir travaillé comme chargé de recherches et attaché de presse auprès du Parlement européen. Entre 2001 et 2006, il a collaboré à European Voice, hebdomadaire du groupe The Economist.
Son livre, L’alliance de l’Europe avec Israël : une aide à l’occupation est publié chez Pluto Press.
10 mars 2011 - The Electronic Intifada - traduction : JPP
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Colonies: Moscou appelle Israël à se raviser

20:35 05/04/2011
MOSCOU, 5 avril - RIA Novosti
Moscou qualifie de "mauvais signal" la récente décision israélienne de construire de nouveaux logements dans les territoires palestiniens occupés et appelle Israël à revenir sur cette décision, a indiqué mardi Alexandre Loukachevitch, porte-parole de la diplomatie russe.
"Moscou considère comme inadmissible toute démarche (au Proche-Orient), susceptible de prédéterminer l'issue des négociations sur le statut définitif du futur Etat palestinien. La colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, notamment à Jérusalem-Est est illégale", a souligné le diplomate.
La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé lundi un projet de construction de 942 nouveaux logements à Jérusalem-Est. Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a fermement condamné cette décision qui, à ses yeux, "prouve une nouvelle fois qu'Israël a choisi les colonies plutôt que la paix".
Dans ces conditions, la Russie exhorte Israéliens et Palestiniens à s'abstenir de toute démarche susceptible de menacer le retour de la paix au Proche-Orient.
Le processus de paix est au point mort en dépit des efforts de la communauté internationale visant à le relancer. Le contentieux de la colonisation constitue la principale pierre d'achoppement à la reprise des négociations.
Les Palestiniens conditionnent leur retour à la table des négociations à un arrêt total de l'extension des implantations juives en Cisjordanie (dont Jérusalem-Est annexée en juin 1967).
Israël s'y refuse. Le gouvernement de l'Etat hébreu, dirigé par Benjamin Netanyahu, insiste sur la reprise sans préalable du dialogue avec les Palestiniens.

Palestine : Respecter les faits, et le droit

Palestine - 5 avril 2011
Par Gilles Devers
Le Goldstone du rapport Goldstone a un doute. La capacité à douter, qualité du chercheur et du juriste, est une bonne chose. Celui qui est péremptoire en tout et qui s’interdit de douter est dangereux. Mais avec l’exploitation politique et médiatique, le doute perd ses toutes ses qualités.
Annuler le rapport Goldstone !... Quel honneur pour ce rapport, comme s’il s’agissait d’un jugement, prononçant des condamnations. Non, gardons le calme, et replaçons ce rapport dans la réalité des faits, et du droit.
Plomb durci
Plomb Durci, c’est une opération de l’armée israélienne qui a lourdement frappé la population qui vit à Gaza : 1 500 mots en moins de quatre semaines. La première guerre dans laquelle on dénombre plus d’enfants tués que de combattants.
Le monde entier a réagi : la puissance occupante – Gaza étant, comme toute la Palestine, un territoire occupé depuis 1967 – agressait la population occupée, qu’elle avait en toute illégalité soumise à un blocus.
Plus d’un millier de victimes civiles,… et dans un monde moderne, ce n’est ni à moi, ni à Goldstone, ni à qui que ce soit de dire si la loi internationale a été violée et si des crimes ont, ou non, été commis : c’est à la justice de le dire, selon les règles que les humains se sont donnés.
La justice n’est pas la guerre, et celui qui n’a pas commis de méfaits ne redoute pas la justice. Il lui apporte son concours, pour défendre le droit.
La déclaration de compétence du gouvernement de Palestine
L’opération militaire israélienne sur Gaza a pris fin le 18 janvier 2009. Le 22 janvier 2009, le ministre de la justice de Palestine remettait au procureur près la Cour Pénale Internationale une déclaration de compétence. La Palestine n’a pas ratifié le traité de la CPI. Cette déclaration d’attribution de compétence est fondée sur l’article 12.3 du statut.
Ci-dessous, le compte rendu selon la CPI.
http://www.icc-cpi.int/NR/rdonlyres/979C2995-9D3A-4E0D-81...
Ici, la page de la Palestine sur le site du bureau du procureur de la CPI.
http://www.icc-cpi.int/menus/icc/structure%20of%20the%20c...
La CPI est une juridiction indépendante. Elle ne doit sa souveraineté qu’à la ratification par nombre d’Etats du Traité de Rome de 1998.
Ici le statut :
http://www.icc-cpi.int/NR/rdonlyres/6A7E88C1-8A44-42F2-89...
Et là, la liste des Etats signataires (Ne cherchez ni les US, ni la Chine, l’Inde, ni la Russie… Pour la Turquie, c’est quand elle veut !)
http://www.icc-cpi.int/Menus/ASP/states+parties/
Le Conseil des Droits de l’Homme
Deux mois après cette déclaration, le Conseil des Droits de l’Homme, qui est une commission permanente de l’Assemblée Générale de l’ONU a désigné une fact finding mission, à savoir une commission chargée, avant toute procédure, de dire si des faits violant le droit international ont été commis. Je précise que le Conseil des Droits de l’Homme est un organe politique, dépourvu de compétence juridictionnelle, et qui n’a aucun lien organique avec la CPI. En revanche, désigner une mission de ce type, c’est son devoir premier.
C’est dans ce contexte qu’a été désigné non Goldstone, mais la commission Goldstone :
- Richard Goldstone, ancien juge à la Cour constitutionnelle d’Arique du Sud, et ancien procureur près du Tribunal pour l’Ex-Yougoslavie,
- Christine Chinkin, professeur de droit international à la « London School of Economics and Political Science »,
- Hina Jilani, de la Cour Suprême du Pakistan, chargée de nombreuses missions au sein de l’ONU et membre de la commission international d’enquête sur la Darfour,
- le Colonel Desmond Travers, un ancien officier irlandais, membre de l’équipe de direction l’Institute for International Criminal Investigations.
La commission a conclu que des faits relevant de la qualification de crime de guerre et de crime contre l’humanité ont été vraisemblablement étécommis. Elle a été vivement attaquée, et elle a toujours répondu à tout.
Goldstone fait cavalier seul
La semaine dernière, Goldstone se lâche dans le Washington Post :
Dès hier, Hina Jilani a répliqué, sur Middle East Monitor.
Que Goldstone ait soudain des doutes, plus de deux ans après les faits, et au point de renier les conclusions du rapport, surprend, pour le moins.
Depuis deux ans, les rapports se sont multipliés, et tous dans le même sens. Entre autres, on peut citer :
- Le rapport dirigé par John Dugard
- Celui d’Amnesty International
- Ou de Human Rights Watch
S’il a un doute sur les faits, Goldstone doit réunir la commission (Un travail collectif de 4 personnes) et demander de manière argumentée au Conseil des droits de l’homme d’être redésigné pour un complément de mission. Mais une tribune solitaire de quelques dizaines de lignes dans le Washington Post, ce n’est pas au niveau.
Surtout, le rapport n’est pas une pièce judiciaire. C’est de l’ordre du renseignement général. Heureusement, le droit pénal international s'affirme par les jugements. Il ne dépend pas de tel au tel rapport, aussi bien rédigé soit-il, mais en dehors de toute pièce d’accusation, de tout droit de la défense et en dehors de contrôle juridictionnel.
Alors qu’a fait l’ONU ?
Après bien de la peine, le Conseil de Droits de l’Homme a homologué le rapport de la Commission Goldstone, et a transmis le dossier à la maison-mère, l’Assemblée Générale de l’ONU.
L’AG ONU a à son tour homologué le rapport Goldstone. Elle n’a aucun lien avec la Cour Pénale Internationale. La seule instance de l’ONU ayant un lien organique avec la CPI est le Conseil de Sécurité. Par exemple, il a, avec la résolution 1970, saisi la CPI de l’affaire libyenne,... sans attendre un quelconque rapport Goldstone (Le double standard, on connaît).
Pour ce qui est de Plomb Durci, L’AG ONU a dit que de tels faits devaient être jugés, sauf à donner une prime à l'impunité pénale. Elle a évoqué la compétence de la CPI, mais elle a rappelé que la justice internationale avait un caractère subsidiaire, et qu’il fallait privilégier le jugement par les autorités locales, Israël et la Palestine. C’est seulement en cas d’échec qu’il faudra appeler aux services de la justice internationale.
Voici cette résolution 64/10 du 5 novembre 2009 de l’AG ONU :
http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N09/462/44/PDF...
Une analyse réitérée par la résolution 64/254 du 25 mars 2010 :
http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N09/477/08/PDF...
Cette résolution du 5 novembre 2009 est tout à fait essentielle.
D’abord, et quelles que soient ses qualités ou ses défauts, le rapport Goldstone n’est qu’un élément parmi les nombreuses informations venues à la connaissance de l’AG ONU.
« Profondément préoccupée par les informations relatives aux sérieuses violations des droits de l’homme et aux graves infractions au droit international humanitaire commises pendant les opérations militaires israéliennes lancées dans la bande de Gaza le 27 décembre 2008, notamment celles qui figurent dans les conclusions de la Mission d’établissement des faits et de la Commission d’enquête établie par le Secrétaire général ».
Ensuite, et surtout, lisez le point 4 : l’AG ONU reconnaît à la Palestine la fonction juridictionnelle… . Or cette question est essentielle, car elle anéantit les critiques tombées sur la déclaration faite par le ministre de la justice de la Palestine le 22 janvier 2009 à la CPI.
Que disaient ces critiques ? La Palestine n’est pas un Etat, n’a pas de compétence juridictionnelle étatique et ne pouvait donner compétence à la CPI.
Et que dit l’AG ONU ? Le gouvernement de Palestine a une compétence juridictionnelle et doit chercher à l’exercer.
On lit :
« 4. Demande instamment, conformément aux recommandations de la mission d’établissement des faits, que la partie palestinienne procède dans les trois mois à des investigations indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales, sur les graves violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme qui ont été signalées par la Mission d’établissement des faits, afin que les responsabilités soient établies et que justice soit faite. »
L’argument essentiel opposé à la déclaration de compétence du 22 janvier 2009 tombe : La Palestine dispose de la compétence juridictionnelle, et n'ayant pas des moyens matériels de l’exercer, elle peut confier ce droit à la CPI, dans le cadre de l’article 12.3 du statut.
Si on raisonne à partir du droit fondamental, historique, on parvient à la même conclusion. La Palestine était une province arabe de l’Empire Ottoman, comme les autres qui sont toutes devenues des Etats indépendants : Egypte, Syrie, Irak Liban, Jordanie… Lorsqu’après l’éclatement de l’Empire Ottoman, suite à la première guerre mondiale, la Société des Nations (SDN) a organisé un partage de la dette de l’Empire en proportion des territoires des nouveaux Etats, la Palestine était considérée comme l’un d’eux, à stricte égalité. Un Etat sous mandat de gestion, comme les autres, car trop faible pour accéder sans délai à l’indépendance, mais ce mandat ne remettait pas en cause la souveraineté, qui est inaliénable.
En 1947, l’ONU a recommandé un plan de partage, mais elle ne pouvait donner ce qui ne lui appartenait pas, la souveraineté du peuple palestinien sur la Palestine. Seul le peuple palestinien pourrait, par un référendum librement consenti, renoncer à sa souveraineté. Il ne l’a jamais fait, et il reste titulaire du titre, même s’il ne peut librement l’exercer.
Titulaire du titre, il peut en confier l’exercice à la CPI par le jeu de l’article 12.3 du statut.
Qu’attend le procureur près la CPI ?
C’est la grande et la seule question. Le rapport Goldstone n’est qu’un document. On attend la justice. Et il ne s’agit pas de préjuger tel ou tel, car la présomption d’innocence est une règle universelle. Il s’agit d’instruire des faits de nature criminelle, au sens du statut, et de faire remonter l’enquête vers les auteurs, qui disposeront de tous les droits de la défense.
J’entends souvent : « Mais qu’attend le procureur pour ouvrir l’enquête ? » La question est autre, car le procureur n’a pas le droit d’ouvrir seul l’enquête. Ouvrir une enquête pénale internationale est une responsabilité lourde, et son rôle est plus limité.
Il existe deux cas dans lesquels le procureur près la CPI est obligé d’ouvrir une enquête : s’il est saisi par le Conseil de Sécurité (Cas du Soudan ou de la Libye) ou par un Etat (Cas pour le Congo, l’Ouganda...).
Ici, la situation est différente.
La Palestine n’a pas ratifié le statut de la CPI, mais a seulement donné compétence par le jeu de l’article 12.3, et un regroupement de 350 ONG a dénoncé les faits survenus pendant Plomb Durci.
Dans ce cadre, le procureur ne peut pas ouvrir l’enquête de lui-même. Après une phase « d’analyse préliminaire », il doit saisir une formation de la Cour, la chambre préliminaire, qui seule a capacité de dire si l’affaire relève de la compétence de la CPI et pour autoriser l’ouverture de l’enquête si les informations générales paraissent sérieuses. Si après cette enquête, autorisée par la chambre préliminaire et conduite par le bureau du procureur, les faits ne font pas apparaitre de charge, l’affaire bénéficie d’un non lieu. Si les griefs apparaissent sérieux, ils sont notifiés aux parties concernées, qui ont tout les moyens de défendre leurs droits.
Que Richard Goldstone publie une tribune pour contester les travaux de la commission qu’il a présidé, sans en parler aux autres membres de cette commission et sans aviser l’organisme qui a mandaté cette commission, c’est curieux. Du point de vue du droit, c'est un épiphénomène.
Que le Procureur près la CPI, qui dispose de tous les éléments d’informations, qui est saisi par une déclaration du ministre de la Justice de Palestine, dont la compétence est reconnue par l’AG ONU, reste plus de deux ans sans prendre de décision, alors que son devoir statutaire est de saisir la chambre préliminaire de la CPI, seule compétente pour autoriser une enquête, est foncièrement anormal.
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Chute de Goldstone, image d’Israël de plus en plus perfide

05-04-2011
« Le chemin du  repentir », comme se plaisent à l’appeler les sionistes, est encore bien long pour le juge sud-africain Richard Goldstone, qui a osé en 2009 bravé l’interdit, en accusant l’entité sioniste de crime de guerre, voire contre l’humanité, lorsqu’elle a tué quelques 1400 palestiniens dans son offensive plomb durci contre la bande de Gaza.
Depuis son volte-face de samedi, effectué sur les pages du Washington Post, c’est le début d’un long processus d’humiliations qui s’annonce.
Tout d’abord, il doit se « confesser » auprès des différentes instances internationales, et en particulier l’ONU, selon la demande du ministre de la guerre Ehud Barak.
Pour le premier ministre, Benjamin Netayahou, il faut à tout prix annuler son rapport. Il ne cesse de le répéter, malgré la difficulté que cela représente. Mais il semble avoir en mémoire l’affaire de la résolution votée par l’Assemblée générale en 1975, qualifiant le sionisme comme étant une idéologie racisme et de discrimination raciale et que l’entité sioniste parvint à éliminer en 1991. Bien entendu avec l’aide du parrain américain !
Pour le ministre des affaires stratégiques, Moshé Yaalone, il est préférable que Goldstone lui-même écrive une lettre au secrétaire général de l’ONU pour innocenter Israël de toutes les accusations qu’il a formulées dans son rapport.
Alors que pour le président israélien, Shimon Perez, il faut à tout prix que le juge Goldstone présente ses excuses à d’Israël. Car, d’après lui, la guerre plomb durci au cours de laquelle 1400 palestiniens ont été tués était «  une réponse simple aux tirs de milliers de roquettes sur des citoyens israéliens innocents », avant de se targuer que l’armée israélienne est « la plus morale du monde ».
Sachant que l’invitation en Palestine occupée est d’ores et déjà faite depuis ce  mardi par la voix du ministre de l’intérieur. Et le juge sud-africain s’est empressé de l’accepter avec plaisir , affirmant qu'il serait ''heureux de venir'' et qu'il aura ''toujours de l'amour pour l'Etat d'Israël''.
Pourtant c’était par « amour pour Israël » qu’il avait rédigé son rapport qui a mis hors d’eux les Israéliens, sans trop satisfaire les anti-sionistes, selon lesquels il n’a pas pu sortir du dilemme de placer la victime et le bourreau sur le même pied d’égalité. Rappelons que son vote au sein de l’Assemblée général avait également été avorté lorsque l’Autorité palestinienne s’est rétracté, sous la menace des Israéliens .
En tout cas, le juge sud-africain restera bien sous surveillance  israélienne et sioniste.  « La rédemption est encore loin pour Goldstone. Il devrait faire encore plus pour être pardonné », a prévenu le chef de la Fédération sioniste sud-africaine (SAZF)  Avrom Krenge. Lequel s’est targué que c’est surtout grâce à sa fédération et à la communauté juive d’Afrique du sud que Goldstone s’est rétracté.
Cette association s’était ralliée la famille du juge à sa cause, pour lui interdire la participation au bar mitzvah de son petit-fils, la fête de son passage à l’âge mûr, organisée à la synagogue de Johannesburg l’an dernier.
Mis à part l’arrogance du ton de Krenge, inhérente désormais aux Sionistes, ses aveux portent en eux la preuve, une fois de plus, que c’est seulement par les moyens de « terrorisation », d’intimidation, ou de corruption qu’Israël rallie les autres à sa cause injuste, même les juifs d’entre eux !!
 Les affaires qui l’attestent abondent: dont celles les plus récentes de la correspondante de la Maison Blanche Helen Thomas, de l’animateur de la CNN, qui ont été démis de leur poste pour avoir critiqué l’entité sioniste ! A la grande différence que ces deux journalistes résistent ! Alors que Goldstone s'est effondré.
Loin d'être source de fierté, la chute du juge Richard Goldstone est une preuve de plus des moyens perfides et terroristes qui ont accompagné cette entité, depuis son implantation dans la région.

Le drame du juge Goldstone

publié le mardi 5 avril 2011
M. Saadoune

 
Objet d’une campagne intense de dénigrement et d’insultes depuis deux ans, le juge sud-africain Richard Goldstone a commis un article alambiqué où, sans se rétracter, il semble essayer d’atténuer les conclusions de son fameux rapport. Israël a immédiatement embrayé dessus en lançant une campagne internationale pour « exiger » l’annulation du rapport Goldstone.
On peut parier que les amis occidentaux, ceux qui s’émeuvent tant des méfaits des « mauvaises dictatures » - les « bonnes » resteront des amies jusqu’à ce que des peuples « inconscients » les abattent -, vont être de la partie. On va sortir les mouchoirs pour pleurer ce pauvre Israël attaqué injustement par des antisémites. La preuve ? Richard Goldstone se rétracte.
Il faut bien lire le texte de Goldstone. C’est un texte remarquable, comme ces mots lâchés par les torturés, par bribes et sous l’effet de l’épuisement. Dans le cas de Goldstone, qui est de confession juive, cette torture a dû être particulièrement éprouvante. Car ce texte équivoque, qui n’est pas vraiment une rétractation, respire clairement la honte d’un homme libre qui se soumet et s’aligne. Il le sait, le juge. Il vient d’Afrique du Sud où l’on ne se paye pas de mots pour savoir ce que sont la ségrégation et l’apartheid et où l’on ne ferme pas les yeux quand on les voit appliqués aux Palestiniens.
Mais le juge Goldstone aurait beau essayer d’introduire de la nuance dans son rapport, cela n’empêchera pas Israël de lui demander de s’humilier davantage devant le monde entier et d’humilier sa raison et son bon sens. L’homme sait parfaitement que son rapport est juste. Ce rapport était inacceptable pour Israël et ses soutiens occidentaux. Israël a le « droit de se défendre », répètent-ils, ce qu’il faut traduire simplement par « droit de massacrer ».
Ce qui était insupportable dans le rapport Goldstone est qu’il a commis le crime de vérité sur Israël. Et le juge doit payer. Son article n’est pas suffisant pour Israël. L’Etat hébreu exige de lui des excuses.
Le drame du juge Goldstone est qu’il n’est pas un imbécile. Il sait qu’on lui demande de faire l’imbécile. La « légitime défense » n’avait aucun sens dans les raids sur Ghaza qui ont fait plus de 1.400 morts, dont une écrasante majorité de gens sans arme. Ce qu’on lui demande est de faire accroire que ces morts n’étaient que ces fameux « dommages collatéraux », ce terme horrible et barbare que la « civilisation » a inventé pour ne pas parler de carnages et de crimes de masse.
Ces crimes « civilisés » massifs ont été documentés par d’autres organisations des droits de l’Homme. Amnesty International soulignait dans son rapport que « 1.400 Palestiniens, dont quelque 300 enfants et des centaines d’autres civils non armés, avaient été tués. Des quartiers entiers de la bande de Gaza ont été rasés, des milliers de personnes se sont retrouvées sans logement, et l’économie, déjà dans une situation désastreuse, est complètement ruinée. La plupart des destructions étaient injustifiées et résultaient d’attaques visant directement des biens civils, ou encore d’attaques aveugles frappant indistinctement des objectifs militaires légitimes et des biens de caractère civil ».
Ce sont là des faits sanglants établis qu’aucune rétractation ne peut gommer. Pour les Occidentaux, parions qu’ils suivront les demandes d’Israël, eux qui n’ont jamais vu le peuple arabe de Palestine se battre sans fin pour en finir avec le régime de l’apartheid et du racisme qui l’écrase.
Le pauvre Goldstone, qu’il se rétracte ou non, ne sera qu’une victime de plus de la guerre contre Ghaza qui se poursuit.
publié par le Quotidien d’oran

Liban: un espion sioniste, arrêté, au Nord de Beyrouth

05 Avril 2011 12:54 
IRIB - Selon la police, un citoyen libanais, originaire des régions frontalières du pays avec la Palestine occupée, a été arrêté, dans un quartier chrétien de Beyrouth, pour espionnage, au profit d'Israël. Cet espion, qui réside, actuellement, dans ce quartier de la capitale, travaillait, dans le passé, dans le secteur sécuritaire du Kurdistan irakien.
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Obama reçoit Peres en plein blocage du processus de paix

06/04/2011
Le président des États-Unis Barack Obama a reçu hier son homologue israélien Shimon Peres à la Maison-Blanche. « Nous avons longuement parlé de ce qui s'est passé au Proche-Orient », a déclaré M. Obama aux journalistes à l'issue de la réunion, en allusion aux révoltes populaires dans le monde arabe.
Le président Obama a observé que « vu le changement qui se produit dans le monde arabe, il est plus important que jamais de créer une solution pacifique entre les Palestiniens et les Israéliens ».
M. Peres, 87 ans, combattant de l'indépendance d'Israël en 1948, « est un ami et un partenaire des États-Unis depuis de nombreuses administrations », avait auparavant remarqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney.
Les États-Unis avaient reconnu le 7 décembre l'échec de leurs efforts pour convaincre Israël de décréter un nouveau moratoire sur la colonisation, exigé par les Palestiniens pour reprendre les négociations de paix.
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214 agressions sionistes contre les Palestiniens désarmés

[ 05/04/2011 - 11:38 ]
Ramallah – CPI
Un rapport palestinien a montré que les agressions effectuées par les forces de l'occupation sioniste et ses colons contre les citoyens palestiniens et leurs propriétés ont atteint 214 attaques au cours du mois de mars dernier.
Le rapport a enregistré 146 attaques contre les villes palestiniennes, y compris des fermetures de toutes les routes principales, l'incendie des véhicules, les tirs sur les citoyens et leurs domiciles, les incursions dans les régions, la destruction de tentes, des tentatives d'enlevement d'enfants et l'attaque contre plus de 50 citoyens palestiniens dont des enfants dans diverses assauts contre les villes, villages et camps.
Le rapport a enregistré plus de 90 cas de démolition en mars dernier en plus de l'évacuation de deux maisons palestriniennes dans le village de Beit Hanina et la distribution de 76 avis de démolition de maisons et d'établissements palestiniens.
Selon le rapport, la superficie des terres attaquées par les sionistes durant le mois dernier de mars a atteint 1347 dunums, outre la confiscation de plus de 662 dunums des terres, la coupure et l'arrachement de plus de 1214 arabes en majorité des oliviers.
Le gouvernement sioniste a approuvé la construction de 2120 nouveaux logements coloniaux dont 1772 dans la ville occupée d'al-Qods.
Le rapport a également souligné que les forces occupantes ont opprimé les marches anti-mur et colonisation dans le village de Nabi Saleh, Beit Amr, Maassara, Bilin, Na'lin et Selwan, blessant et en arrêtant des dizaines de citoyens palestiniens et de militants étrangers.

L'occupation accuse Abou Sissi d’avoir développé les moyens de lutte du Hamas

[ 05/04/2011 - 12:38 ]
al Qods occupée - CPI
La Cour sioniste dans la ville de Beersheba – dans le Sud des territoires palestiniens occupés en 1948, a présenté un acte d’accusation contre l’ingénieur Abou Sissi, l’accusant d’avoir développé et amélioré les moyens spéciaux du combat de la résistance islamique Hamas.
Le Contrôle militaire sioniste a permis le déploiement des éléments à l'acte d'accusation, soumis par le ministère public lundi après-midi 4/4, à la cour contre l’ingénieur palestinien Dirar Abou Sissi.
Le projet de loi a accusé Abou Sissi d’avoir amélioré et développé la portée de lancement des missiles du mouvement de Hamas, ainsi qu’il a œuvré toujours à arriver à une forte augmentation de leur portée de 6 km à plus de 22km, selon la demande de l’un des leaders du Hamas, selon les propos sionistes.
« Abou Sissi a aidé le Hamas pour augmenter la portée de lance-roquettes de leur production, et accroître la capacité des missiles anti-chars de pénétrer les véhicules blindés », a indiqué l’acte, en l’accusant qu’il fait partie d’une faction de la résistance palestinienne, et a tenté de perpétrer un assassinat et de complot pour commettre un crime, ainsi pour la production d'armes.
« Abou Sissi a essayé d'augmenter la gamme de plus, à la demande de l'un des dirigeants du Hamas, et a participé à des expériences menées sur des missiles améliorés, et après la « Plomb durci » contre dans la bande de Gaza, il est chargé d'établir une académie militaire pour former les dirigeants du Hamas sur la performance de leurs fonctions en temps de guerre » , selon l'acte d'accusation du sionisme.
Pour sa part, Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas a qualifié l'enlèvement de l'ingénieur "Abou Sissi" en collusion avec les autorités ukrainiennes d'un crime grave et le fait d’être torturé par les soldats d'occupation et les accusations contre lui sont un reflet de la criminalité et un terrorisme d'État organisé, ainsi que l'ennemi sioniste ne veut par ces accusations que justifie ses crimes et les couvrir .
L’ingénieur "Abou Sissi" a confirmé qu’il n'a rien à voir avec le Hamas et les accusations portées contre lui étaient totalement fausses et mensongères, et a demandé aux autorités ukrainiennes et organisations des droits humains de travailler sur la libération et mettre fin à sa souffrance, de sa femme, ses enfants et sa famille.
Dirar Abou Sissi est un chef de l'exploitation de la centrale électrique de Gaza, a été enlevé environ un mois et demi de l'Ukraine, par des services secrets étrangers "Mossad" et a transféré à l'entité sioniste.
Le juge sioniste a étendu jeudi dernier (31 / 3), l'arrestation d'"Abou Sissi" pour quatre jours, au milieu des accusations du Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Guerre Ehud Barak présentant des informations précieuses sur le soldat israélien Gilad Shalit, et ses activités dans le mouvement "Hamas ce qu' nié totalement Abou Sissi " devant le juge.

Shin Bet : augmentation des opérations de la résistance palestinienne en mars

[ 05/04/2011 - 12:39 ]
Al-Nassera – CPI
Un rapport publié par les services de renseignements sionistes, le Shin Bet, montre que les opérations palestiniennes contre des objectifs sionistes ont connu une hausse "significative" au mois de mars dernier, par rapport au mois précédent.
Selon le rapport publié lundi 4 avril par le site Web du Shin Bet, les opérations de la résistance palestinienne conduites depuis la Bande de Gaza, ont atteint 50 opérations militaires contre l'occupation, par rapport à 18 enregistrées en février.
Il est à noter que l'occupation sioniste a intensifié ses escalades militaires contre la Bande de Gaza, tuant plus de 18 citoyens palestiniens dont 5 enfants et en blessant plus de 50 autres.
Le rapport a souligné que les opérations lancées depuis la Bande de Gaza ont connu une augmentation du taux des missiles lancées sur des cibles sionistes dans les territoires palestiniens occupés en 1948, en particulier, les missiles de type (Grad) tirés sur la zone d'Ashkelon, Asdoud et Beer Sheva.
Le nombre de roquettes tirées de la Bande de Gaza est de 38, avec 87 obus de mortier et deux obus anti-char en plus de divers tirs, selon les statistiques sionistes.
Le rapport ajoute que le nombre des opérations effectuées dans la ville occupée d'al-Qods sont de 42 par rapport à 20 opérations en février, et 36 opérations en Cisjordanie occupée, contre 23 en février dernier.

Hamas rencontrera les factions palestiniennes à Gaza

[ 05/04/2011 - 13:04 ]
Gaza – CPI
Les factions islamiques et nationales tiendront, aujourd'hui en fin de matinée, une réunion dans la Bande de Gaza pour discuter des derniers développements de la scène palestinienne.
Dr. Ismaïl Redouan, leader du Hamas, a affirmé mardi dans une déclaration exclusive au CPI que le mouvement du Hamas a invité toutes les factions palestiniennes pour tenir une rencontre,  à 11h00 dans l'hôtel international d'al-Qods à Gaza.
Les sources ont déclaré que la rencontre vise à discuter des affaires palestiniennes générales et la position du Hamas à l'égard de diverses questions.

Deux ouvriers palestiniens blessés dans un bombardement sioniste au nord de la Bande de Gaza

[ 05/04/2011 - 12:49 ]
Gaza – CPI
Deux ouvriers palestiniens qui travaillent dans la collecte des graviers ont été blessés lors d'un bombardement d'artillerie sioniste au nord de la Bande de Gaza, et l'occupation empêche aux équipes de secours d'accéder au lieu.
Des sources locales ont déclaré au correspondant du CPI que les chars de l'armée de l'occupation sioniste ont tiré plusieurs obus sur Bourat Abou Samrah au nord-ouest de la ville de Beit Lahia (Nord de la Bande de Gaza), où un certain nombre de travailleurs palestiniens collectent les graviers, blessant au moins deux d'entre eux.
Ils ont ajouté que les équipes de secours ne peuvent pas accéder au lieu pour transporter les deux blessés à cause du danger de la zone et le bombardement sioniste.

Un ouvrier de collecte de gravier tué par l'artillerie de l'occupation au nord de Beit Lahia

[ 05/04/2011 - 13:25 ]
Gaza - CPI
Les sources médicales palestiniennes ont confirmé la mort d'un travailleur palestinien de collecte de gravier, par les tirs d'artillerie des forces occupantes israéliennes, au nord de Beit Lahia (nord de la bande de Gaza).
Le porte-parole du Comité suprême de l'ambulance et d'urgence, Adham Abou Salmia, a souligné dans un communiqué de presse exclusif au Centre Palestinien de l'Information, mardi 5/4, que les ambulanciers ont réussi à soulever le corps du travailleur, le martyr Mohammed Ziad Shalha (21 ans), tué durant son travail de la collecte de débris, au nord de la bande de Gaza.
Notre correspondant a rapporté que les forces armées de l'occupation israélienne ont tiré,  aujourd'hui mation, des obus d'artillerie vers le nord de la ville de Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza.

L'occupation a arrêté 440 Palestiniens dont 60 enfants en mars

[ 05/04/2011 - 14:53 ]
Gaza – CPI
Un rapport officiel palestinien a confirmé que les autorités de l'occupation sionistes ont intensifié en mars dernier la politique d'arrestation pratiquée contre les palestiniens, en particulier dans le village d'Orta qui fut le lieu de l'arrestation de plus de 100 citoyens palestiniens. Cela s'est produit lors de deux séries de raids consécutives lancées par l'armée sionistes contre le village après l'incident de la colonie d'Itimar, alors qu'elles ont arrêté environ 110 citoyens palestiniens dans la ville d'al Khalil (Hébron) seulement.
Le ministère palestinien des Affaires des détenus et des libérés palestiniens a confirmé dans un rapport avoir enregistré l'enlèvement de plus de 440 citoyens palestiniens, dont 60 enfants, deux députés du Conseil législatif palestinien, deux femmes et 12 militants étrangers qui participent aux marches anti-mur et colonisation.
Riad al-Achker, directeur du département d'information du ministère a déclaré que l'occupation sioniste a enlevé durant le mois de mars dernier 60 enfants palestiniens qui ont moins de 18 ans, dont l'enfant Mohamed Khaled Natche âgé de 11 ans de la ville occupée d'al-Qods. Et l'occupation a décidé d'expulser l'enfant Salim Badr Chear, 14 ans, du quartier de Thawri à al-Qods pour 60 jours et ont forcé son père à payer une amende de 750 shekels.
Les forces occupantes ont également arrêté la jeune fille, Amal Jamal Takatika, 19 ans, du village de Beit Fajjar au nord de la ville d'al Khalil sous prétexte d'avoir tenté de poignarder un soldat sioniste au carrefour d'Etzion à l'ouest du village alors que la jeune fille est malade psychologiquement. Ce fut également le cas de la citoyenne Nadia Kurd du quartier du Cheikh Jarrah à al-Qods suite à un raid dans sa maison en présence des agents de renseignements sionistes qui l'ont soumis à un interrogatoire durant plusieurs heures dans le centre de détention, avant d'être libérée.
L'occupation a aussi arrêté le député du bloc "Changement et réforme", Mohamed Maher Badr, chez lui, dans la région de Habail Riah dans le centre de la ville d'al Khalil, plusieurs mois seulement après sa libération des prisons de l'occupation sioniste, ainsi que le député du bloc "Changement et réforme", Azzam Nouaman Salhab, de la ville d'al Khalil.
Parmi les enlevés, il y a deux personnes de la Bande de Gaza dont l'une a été arrêtée sur le passage de Beit Hanoun alors qu'elle accompagnait sa mère malade pour être soignée à al-Qods.    

Deux délégations du Hamas et Fatah se réunissent sans les médias pour discuter de la réconciliation

[ 05/04/2011 - 13:07 ]
Gaza – CPI
Deux délégations du mouvement du Hamas et celui du Fatah se sont rencontrées dimanche dernier  sans les médias pour discuter du dossier de la réconciliation palestinienne.
Le leader du Hamas, Dr. Ismaïl Redouan, a affirmé dans une déclaration exclusive au Centre palestinien d'information qu'une délégation du Hamas présidée par Dr. Khalil al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas a rencontré dimanche dernier une délégation du mouvement du Fatah sous la direction de Dr. Zakaria al-Agha, membre du Comité central du Fatah dans la Bande de Gaza pour discuter du dossier de la réconciliation.
Il a ajouté qu'il a été confirmé à la délégation du Fatah que le Hamas tient à réaliser la réconciliation et à reprendre l'unité le plus tôt possible.
Il a ajouté que le Hamas a confirmé lors de la rencontre ses préparations pour entamer un dialogue national global sur toutes les question en suspens, sur la base des anciens accords afin de parvenir à la signature de l'accord de réconciliation.

Khafache: L'isolement vise à briser la volonté du prisonnier

[ 05/04/2011 - 18:34 ]
Naplouse - CPI
Fouad Khafache, directeur du centre "Ahrar" pour l'étude des prisonniers et des droits de l'homme, activiste spécialiste dans les affaires des prisonniers, a souligné que l'isolement politique que les autorités de l'occupation sioniste continuent à le pratiquer, a pour objectif d'humilier le prisonnier, d'essayer de briser sa volonté et son comportement psychique, où il vit isolé du monde extérieur et ne peut pas communiquer avec une telle personne sauf le geôlier.
Al- Khafache a souligné dans un dialogue avec le Centre palestinien de l'information», que les chambres d'isolement sont des salles conçues pour tuer l'homme, les prisonniers les aiment nommées des tombes, car elles se sont contruites pour tuer l'esprit la volonté et la motivation.
"Elles sont des petites pièces d'une superficie de 1,8 m × 2,7 m pour chacune, y compris le bain et toilettes, et il n'y a pas de place pour les besoins du détenu et la souffrance aggrave s'il y avait deux prisonniers dans la cellule", a souligné al-Kafache.
Il a indiqué que dans ces conditions inhumaines, il y a quelques-uns des prisonniers qui ont perdu leur santé et leur capacité physique, psychologique et mentale, comme le prisonnier Abdel Ahalisi Nasser de Jérusalem et qui a été condamné à la perpétuité et son frère emprisonné dans une autre section ouverte.
"Abdel Nasser souffre d'un problème psychologique très difficile, où il a passé jusqu'à maintement 21 ans dans les prisons sionistes, dont huit ans dans les sections d'isolement. Ces circonstances plus difficiles ont contribué dans ces sections ( à cause de la torture et des pratiques oppressives) à la détérioration de sa santé mentale", a ainsi confirmé l'activiste palestinien spécialiste aux affaires des prisonniers.
Il a affirmé que les détenus qui souffrent énormément dans les geôles sionistes ont entamé dernièrement de différents types de lutte dont la grève de la faim, pour attirer l'attention de l'opinion publique et mondiale à leurs situations catastrophiques dans des cellules établies pour l'extermination du prisonnier et afin d'être traiter comme des êtres humains dans des prisons normales comme les prisonniers à travers le monde.
"L'occupation israélienne viole solennellement toutes les lois, règles, normes internationales et humanitaires, en imposant des mesures et pratiques sauvages et cruelles contre les prisonniers, en adoptant des  règles racistes et cherche toujours à les justifier pour tromper le monde et cacher son aspect criminel et barabre au sein des détenus palestiniens, à travers des allégations telles qu'ils appartiennent à une organisation trés dangereuse (Hamas), ou ils participaient à des opérations meurtrières contre les sionites (la lutte nationale face aux forces occupantes israélienne) ect...", a également contesté al-Kafache contre la barbarie des autorités occupantes israéliennes au sein des prisonniers palestiniens.

Les colons sionistes attaquent la source d'eau dans le village de Madma à Naplouse

[ 05/04/2011 - 19:12 ]
Naplouse – CPI
Des colons sionistes de la colonie "Ytsahar" installée illégalement sur les terres agricoles des villages palestiniens au sud-est de la ville de Naplouse ont attaqué, ce matin mardi 5/4n, la seule source d'eau au village de Madma près de la colonie.
Les habitants du village ont déclaré qu'un groupe de colons sionistes ont attaqué la seule source d'eau dans leur village, en la polluant et ravageant complètement.
Cette escalade vient à la lumière des attaques quotidiennes des colons sionistes contre les villages au sud et à l'est de la ville de Naplouse.
Il est à noter que le village d'Orta s'expose depuis le début du mois de mars dernier à une série d'incursions répétées par les forces occupantes qui ont enlevé plus de 100 citoyens palestiniens qui s'exposent aux enquêtes et tortures des geôliers sionistes.

Dr. Khalil al-Hayyah: Nous nous attachons à notre invitation à Abbas pour un accord global

[ 05/04/2011 - 19:51 ]
Gaza - CPI
Dr. Khalil al-Hayya, le membre du bureau politique du mouvement de Hamas, a confirmé que le Hamas s'attahce toujours à son appel à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour visiter la Bande de Gaza, mais il a insisté que cette visite doit être établie pour signer un accord global et non pas pour une présence de protocole.
Dans une conférence de presse tenue à l'issue d'une réunion convoquée par le mouvement du Hamas et a rassemblé toutes les factions palestiniennes, des forces de la société, des juristes et des académiciens pour constater leur vision pour la réconciliation palestinienne et les résultats de la dernière tournée effectuée par deux de ses dirigeants en Egypte,  Dr. Khalil al-Hayya a indiqué, le mardi 5/4, à l'insistance et le sérieux du Hamas destinant de réaliser la réconciliation et mettre fin à la division, démontrant que le dialogue peut être réalisé durant une période limitée pour parvenir à un accord concernant tous les dossiers palestiniens.
"Il faut entamer le dialogue sur la base de la haute référence nationale du peuple palestinien à travers d'un programme politique et puis les mesures sur le terrain, y compris la formation du gouvernement, la réconciliation, le travail dans la sécurité palestinienne et de résoudre tous les dossiers du peuple palestinien sur la scène interne et à l'étranger.
"Nous considérons que nous avons commencé le premier pas vers l'accès au dialogue national palestinien et nous souhaitons qu'il sera effectué le plus tôt possible, nous travaillons sérieusement pour cela", a-t-il ajouté, tout en faisant allusion que la feuille égyptienne est une partie des dialogues réalisés par les forces palestiniennes et que son mouvement veut se baser sur tous les points de l'accord.
Il a assuré que les leaders égyptiens ont demandé d'accélérer la réalisation de la réconciliation, ajoutant: "Nous travaillons vigoureusement pour la réaliser au nom des factions de la résistance et pour répondre à tous les fidèles", en confirmant que toutes les factions palestiniennes ont été invitées à cette réunion nationale dont le mouvement du Fatah et qu'une délégation du Hamas a rencontré, hier, des représentants du Fatah, pour les mettre au courant de la vision du mouvement à l'égard de la réconciliation et qu'ils l'ont promise de transmettre cette vision au président Abbas.
A propos de sa tournée en accompagnement du leader du Hamas Dr. Mahmoud Al-Zahhar, en Egypte, Dr. Khalil al-Hayya a dit: "Nous avons trouvé une forte aspiration et une insistance chez les égyptiens à propos de la résolution des questions du peuple égyptien, les préoccupations de la nation, ainsi leur engagement pour assumer la cause palestinienne et la défendre".
Il a souligné que les leaders égyptiens ont annoncé d'être prêts afin de gérer des nouvelles politiques pour le travail du passage de Rafah, appelant à mettre fin à la souffrance et la tragédie des passagers Gazaouis.

Palestiniens d'Europe: Préparatifs pour leur 9ème congrès en Allemagne le mois prochain

[ 05/04/2011 - 22:54 ]
Berlin – CPI
Le secrétariat général du congrès des Palestiniens en Europe, le Centre palestinien d'Awda à Londres et l'assemblée palestinienne en Allemagne poursuivent leurs préparatifs pour organiser les activités du 9ème congrès des palestiniens en Europe prévu au début du mois de mai prochain.
Dans un communiqué de presse publié, le mardi 5/4, le secrétariat général a déclaré que le congrès intitulé "La Génération de retour connait son chemin", se lancera, le samedi 7/5, dans la ville "Wuppertal" située à l'ouest de l'Allemagne, avec la participation d'un certain nombre de personnalités palestiniennes et des dirigeants et symboles des révolutions de la jeunesse arabe.
Le communiqué a ajouté que le congrès comprendra de nombreuses activités culturelles qui confirment l'attachement des palestiniens en Europe au droit de retour, alors qu'il viendra en coïncidence des ateliers du travail spécialistes pour la deuxième et la troisième générations des fils des Palestiniens qui sont nés en Europe.

Le Conseil des droits de l’homme rejette l’annulation du rapport Goldstone

[ 05/04/2011 - 22:14 ]
New York – CPI
Le Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme a annoncé son refus d’annuler le rapport réalisé par le juge Richard Goldstone concernant la guerre menée par les forces israéliennes contre la bande de Gaza fin 2008 début 2009.
Le porte-parole du Conseil a déclaré lundi 4 avril : « Il est impossible d’annuler le rapport des Nations Unies sur la base de déclarations dans la presse ».
L’annonce du Conseil de l’ONU intervient suite à un article rédigé par Goldstone publié dans le Washington Post et dans lequel il prétend que les résultats de son rapport seraient différents s’il avait eu accès aux informations dont il dispose aujourd’hui.
Des organisations européennes de droits de l’homme ont demandé aux Nations Unies de tenir une position claire concernant les déclarations du président du Comité d’enquête onusien sur la guerre sioniste contre Gaza, le juge Richard Goldstone.
L’article de Goldstone a également soulevé de vives contestations palestiniennes pour ce revirement de position, et il a été accusé d’avoir cédé aux pressions des sionistes.

Le ministre de la jeunesse et du sport : beaucoup de projets au profit des jeunes

[ 05/04/2011 - 23:11 ]
Gaza – CPI
Dr. Mohammed Al-Madhoun occupe le poste de ministre de la jeunesse, du sport et de la culture, du gouvernement palestinien, dans la bande de Gaza. Cette année est l’année de la jeunesse palestinienne ; elle porte le slogan « Pour un avenir meilleur », dit le ministre.
Dans une interview accordée à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), le ministre Al-Madhoun a confirmé que le gouvernement donne beaucoup d’importance à la jeunesse. Il a consacré cette année 2011 aux affaires qui les concernent.
Plusieurs activités ont été déclarées : programme de bourses, concours des meilleures institutions de jeunesse, programme de formation de deux mille jeunes, garçons et filles.
Il souligne que le gouvernement palestinien a décidé d’augmenter à 40% le niveau des jeunes dans la fonction publique.
Voici ci-dessous des extraits de l'interview accordée par le ministre Al-Madhoun à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), traduits par le département français.
Un plan de travail complet
CPI : Comment travaillez-vous pour améliorer le ministère de la jeunesse et du sport dans le stade à venir ?
Dr. Al-Madhoun : Tout d’abord, nous voudrions remercier votre Centre Palestinien d’Information (CPI) pour son rôle porteur du message véridique. Votre centre diffuse les souffrances de notre peuple palestinien, sous l’occupation israélienne et ses affreux crimes. Nous souhaitons à ce centre toute la réussite qu’il mérite et qu’il continue à assumer son devoir national.
Nous voulons attirer votre attention sur le fait que dans le nouveau cabinet, le ministère s’appelle maintenant ministère de la jeunesse, du sport et de la culture. Et dans ces domaines, nous avons différents projets pour les améliorer. Nous avons un projet complet pour la jeunesse, dans cette année qui lui est dédiée, année qui porte le slogan « Pour un avenir meilleur », approuvé par le gouvernement. Le ministère croit fermement au rôle des jeunes et à la nécessité de bâtir une génération capable de diriger le période à venir. Notre gouvernement donne l’importance aux jeunes et leur a consacré cette année, dans le dessein de se concentrer sur leurs affaires et de les appuyer.
Toutes les révolutions arabes et ces changements menés par les jeunes ont incité à consacrer cette année à la jeunesse. Cette année devra constituer une charnière à une nouvelle étape guidée par les jeunes, afin qu’ils assument avec efficacité leur rôle de préservation des droits et les principes nationaux. Nous avons pour projet de faire adopter une loi moderne pour les jeunes qui traitera les relations de leurs institutions avec les institutions officielles ; elle leur ouvrira de nouveaux horizons vers la créativité et soutiendra toutes les activités des jeunes. La loi mettra la première pierre d’un parlement de la jeunesse. Une conférence générale traitera bientôt les affaires des jeunes sur plusieurs axes fondamentaux, afin de connaître leurs souhaits pour essayer de les exécuter…
Un concours choisira aussi la meilleure institution des jeunes.
Le programme de formation fait partie des priorités de cette année. Selon les besoins des jeunes, des stages seront mis en place. Le but sera de développer l’efficacité et la performance des jeunes dans plusieurs domaines dont la direction, la négociation, l’administration, la gestion des crises, les médias, entre autres.
Le gouvernement palestinien a consacré une somme d’un demi-million de dollars aux activités de l’année de la jeunesse. Bien que la somme soit un peu modeste, elle mettra cependant à exécution plusieurs projets et participera à préparer le terrain au stade suivant.
Les programmes et les objectifs
CPI : Voudriez-vous parler de l’année de la jeunesse palestinienne, de ses programmes, de ses objectifs et de ce qui a déjà été réalisé ?
Dr. Al-Madhoun : Depuis la fête du début de l’année de la jeunesse, le 31 janvier dernier, nous avons annoncé l’existence de plusieurs programmes, comme je l’ai déjà mentionné, de bourses, de concours. Il y a aussi ce programme de formation, de gestion. Deux milles jeunes, garçons et filles, en profiteront, dans tout le pays. Puis le gouvernement palestinien a décidé de monter le nombre des jeunes dans la fonction publique à 40%...
La loi de la jeunesse
CPI : En quoi consiste la loi de la jeunesse et quand sera-t-elle approuvée ?
Dr. Al-Madhoun : La loi de la jeunesse comportera bien évidemment plusieurs articles. Elle est destinée à organiser le travail des institutions des jeunes, à faciliter leurs rôles, à préparer le terrain pour des programmes utiles et efficaces au service de la jeunesse. Des ateliers de travail sont mis en place pour entendre les jeunes et connaître leurs suggestions.
Nous espérons que la loi passe au Conseil Législatif Palestinien avant la fin de cette année, après avoir pris en compte les suggestions et les conseils des jeunes et de ceux qui travaillent dans leurs domaines.
Le sport
CPI : Se concentrer sur l’année de la jeunesse, est-ce que cela signifie négliger le sport ?
Dr. Al-Madhoun : Les activités sportives continueront à être sur la liste des priorités du ministère. Les efforts de l’ancien ministre Dr. Bassem Naïm ont donné leurs fruits. La situation sportive va de mieux en mieux, beaucoup mieux que les autres domaines. Le sport a pu réunir le peuple. Des directions collectives ont été construites. La fraternité et le souci de l’intérêt général sont en vigueur.
Soutenir les clubs fait partie des plans du ministère. Il continuera à offrir des prix financiers aux clubs gagnants dans les championnats officiels. Nous présentons une suggestion d’un budget spécial pour soutenir les clubs.
Depuis que nous sommes à ce poste, nous étudions plus d’un dossier quant aux activités sportives, qui concernent aussi les infrastructures. Notre priorité actuelle, c’est de construire des places vertes, partout dans les départements de la bande de Gaza, dont la ville sportive Al-Yassine qui est d’une superficie de 12 hectares, au sud de la ville de Gaza. Et dans le département du Centre, il y a un besoin pour un nouveau stade aux côtés de celui d’Al-Dorra pour que les clubs puissent en profiter. Et dans les la zone libérée, entre les départements de Rafah et Khan Younes, il y a 4,7 hectares, où l’on travaille pour construire un stade.
Par ailleurs, nous cherchons à signer des accords de coopération avec les pays arabes et amis afin de profiter de stages dans tous les domaines culturels et sportifs et pour inviter les équipes sportives à visiter Gaza, dans le but de briser le blocus et de renforcer la résistance du peuple palestinien.
Les révolutions arabes
CPI : Voulez-vous nous parler des révolutions arabes et de leurs effets sur la cause palestinienne ?
Dr. Al-Madhoun : Ce qui se passe actuellement dans les pays arabes n’est qu’une conséquence de l’état d’oppression et de corruption subi durant des décennies. Les jeunes sont descendus dans la rue et ont exprimé leur avis. Les jeunes sont l’axe de ces révolutions. Les jeunes espèrent avoir un avenir meilleur dans tous les domaines : travail, éducation, habitation, liberté d’opinion. Les gens qui en souffraient ont cassé le mur de la peur, face à leurs gouvernements. Leur parole était plus forte que toutes les pressions et toutes les oppressions. L’expérience réussie s’est répandue dans les autres pays. Tout cela montre que la région va vers une nouvelle étape. Nous souhaitons qu’elle soit meilleure pour toute la région arabe et pour notre cause palestinienne.
Mettre fin à la division
CPI : Quel regard portez-vous sur le mouvement de la jeunesse palestinienne destiné à en finir avec la division ? Et quel a été le rôle du ministère dans ce mouvement ?
Dr. Al-Madhoun : Le mouvement mené par des groupes de jeunes palestiniens a pour but de mettre fin à la division. C’est un droit naturel ; tous les jeunes ont le droit d’exprimer leurs opinions et leur souhait, leur souhait de voir l’unité réalisée. Le ministère y a participé de façon essentielle. Les comités de l’année de la jeunesse y ont efficacement participé. Ils ont hissé des slogans nationaux appelant à en finir avec la division et à s’attacher aux principes. Le ministère fait partie du gouvernement palestinien qui permet la liberté de l’opinion, à condition qu’elle ne mène pas à des agitations et des agressions contre les propriétés publiques. Le ministère n’a aucun problème avec tous les jeunes. Nous avons des bonnes relations avec les institutions de la jeunesse. Nous travaillons de plus en plus au renfort de ces relations et souhaitons qu’un maximum d’institutions de jeunes participent à cette année de la jeunesse.