samedi 2 août 2014

Un avion Apache visé, le Hamas pas au courant du soldat capturé

Israël a reconnu ce samedi vers midi que trois de ses soldats ont été blessés après avoir essuyé des tirs palestiniens depuis la frontère avec Gaza.
Par ailleurs, dans la région frontalière d’Ashkol, deux soldats ont été blessés par les éclats d’obus tirés depuis la Bande de Gaza. Ils ont été transportés à l’hôpital Soroka pour recevoir les soins.
Un hélicoptère Apache visé
Les brigades al-Moujahidine, branche armée du mouvement al-moujahidine, ont annoncé dans un communiqué avoir frappé un hélicoptère israélienne par un missile anti-aérien au sud de la Bande de Gaza vendredi soir.
« Les combattants vaillants de l’unité de la défense aérienne ont réussi à frapper un hélicoptère de type Apache par une roquette Sam-7 à l’est de la ville de Khan Younes », ont indiqué les brigades dans un communiqué.
Soldat capturé, version du Hamas
Les brigades du martyr Ezzedine el-Qassam, branche armée du Hamas, ont affirmé ne pas être au courant de l’affaire du soldat israélien disparu à l’Est de Rafah, ni à l’endroit où il se trouve. Dans un communiqué, les brigades al-Qassam précisent avoir perdu le contact avec un groupe de combattants présents à l’une des embuscades lors d’une incursion de l’occupation à l’Est de Rafah.
« Nous constatons que tous les éléments du groupe sont tombés en martyre dans un bombardement israélien et peut-être que le soldat disparu serait parmi eux si le groupe avait bel et bien réussi à le capturer », indiquent le Hamas dans ce communiqué.
Et de poursuivre : « Vendredi à l’aube, les forces de l’occupation menaient une incursion de 2 km à l’Est de Rafah, profitant des informations sur un cessez-le-feu humanitaire. Nous estimons que des affrontements ont éclaté avec un de nos groupes qui guettaient les soldats. Les combats ont commencé vers 7h00 du matin, avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu présumé, alors que les avions israéliens ont bombardé les civils après 10h00 du matin, dans une transgression flagrante de l’accalmie, et ce, sous le prétexte de chercher le soldat disparu.
 Appel israélien au retour, le Hamas avertit
 Les factions de résistance palestinienne ont mis en garde contre les appels des autorités israéliennes lancés aux habitants du nord et du Sud de la Bande de Gaza pour rentrer chez eux. Les brigades al-Qassam, branche armée du Hamas, ont affiché leur suspicion face à ces appels sionistes, indiquant qu’il s’agirait d’une manœuvre israélienne pour les viser ensuite par les francs-tireurs ou les tirs de mortier dans les régions d’Abassane et de Khaza’a près de Khan Younes.
"Les habitants du nord de la bande de Gaza ont reçu un message leur indiquant qu'ils pouvaient retourner dans le secteur de Beit Lahiya", a indiqué un communiqué de l'armée sioniste.
Un général israélien, Yoav Mordakhay, a indiqué toutefois que les habitants de Beit Hanoun ne peuvent pas rentrer chez eux, appelant les habitants à ne pas s’approcher de la barrière de sécurité, et avertissant que les soldats allaient réagir à toute attaque, selon ses propres termes.
L’agence onusienne UNRWA a estimé à 250 mille personnes le nombre des déplacés palestiniens qui se sont réfugiés dans ses écoles et qui vivent dans des conditions difficiles.
Rafah, poursuite de bombardements
Les bombardements israéliens contre la ville de Rafah au sud de Gaza se sont poursuivis ce samedi. Le porte-parole du ministère palestinien de la santé Ashraf el-Qodra a dit que les cadres médicaux ont évacué des décombres les corps de 12 martyrs des quartiers Est de la ville de Rafah, et transporté 50 blessés aux hôpitaux. Mais les raids israéliens entravent l’évacuation de dizaines d’autres victimes.
El-Qodra a qualifié de « crime de guerre » ce qui se passe à Rafah, assurant que les chiffres sur le nombre de martyrs sont préliminaires. Plus de 150 palestiniens sont morts dans l’offensive contre Rafah depuis vendredi matin. 
L’hôpital Abou Youssef Najar, l’un des plus importants de la ville de Rafah, a été bombardé par l’artillerie israélienne. La direction de l’hôpital a dû l’évacuer complètement et refuser tout accueil de blessés par crainte de nouveaux raids.
Massacre contre une famille
Des sources médicales ont confirmé la mort de six Palestiniens d’une même famille suite au bombardement israélien de la maison Bahabsa à Rafah. Les corps de Souheib, Jomaa, Ahmad, et Fawaz el-Bahabsa ont été identifiés.
 Un citoyen est tombé en martyre et d’autres ont été blessés dans le bombardement d’une maison de la famille Salim dans la région de Qarara au nord de Khan Younes.
Les forces sionistes ont commis un massacre à Rafah et Nousseirat samedi après-midi, lorsqu’elles ont bombardé sans avertissement préalable la maison d’Abou Mahmoud Madi (ouest de Nousseirat).
Le père et trois de ses enfants sont tombés en martyre, et cinq palestiniens ont été blessés. Les martyrs sont : Youssef Madi (le propriétaire de la maison), et ses fils Hassan et Amine, ainsi que son enfant Abdel Rahmane.
 
Quatre citoyens ont par ailleurs trouvé la mort dans un raid israélien contre la maison d’Abou Taha à Rafah. Les martyrs sont : Saadiya Abou Taha (40 ans), Mohammad Abou Taha (27 ans), Youssef Abou Taha, Rezk Abou Taha (2 mois).
Dans le quartier Zaytoun à Gaza, deux Palestiniens Hamdi Mohammad Abdel Aziz Ayyad et son fils, le journaliste Shadi Hamdi Mohammad Ayyad ont péri dans le bombardement de chars israéliens près du marché de voitures au quartier Zaytoun au sud de Gaza.
Le site d’information Sky news, citant le ministère de la santé palestinienne, a souligné que 50 personnes sont tombées en martyre depuis les premières heures du matin, et que 300 autres ont été blessées dans les bombardements israéliens sur la Bande de Gaza. Le nombre de blessés s’élève ainsi à plus de 9000 blessés depuis le 8 juillet. 
 source: alalam, almanar, Maannews, alray, pal24
http://www.almanar.com.lb

L'armée israélienne retire des soldats de la bande de Gaza

L'armée israélienne a retiré samedi une partie de ses soldats déployés dans la bande de Gaza, rapportent deux chaînes de télévision israéliennes.
L'armée avait auparavant déclaré qu'elle était sur le point d'achever son but principal, à savoir la destruction des tunnels souterrains creusés dans l'enclave palestinienne par les islamistes armés.
Les Forces israéliennes de défense ont préalablement informé les populations palestiniennes ayant fui les combats dans Beit Lahiya, dans le nord du territoire, qu'elles pouvaient regagner leurs foyers.
Selon le dernier bilan donné par les autorités médicales de Gaza, l'opération "Bordure protectrice", lancée par Israël le 8 juillet dernier et doublée d'une offensive terrestre le 17 juillet, a fait 1.669 morts côté palestinien, pour la plupart des civils.
Israël déplore pour la part 66 morts, 63 soldats et trois civils.

Sissi : le plan égyptien, une "réelle chance" pour mettre fin au conflit à Gaza

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé samedi que le plan égyptien de cessez-le-feu représentait une "réelle chance" pour mettre fin au conflit dans la bande de Gaza, dévastée par 26 jours de guerre.
"L'initiative égyptienne est une réelle chance pour mettre fin à la crise et au bain de sang à Gaza", a dit M. Sissi alors qu'une délégation palestinienne est attendue ce samedi au Caire pour de nouvelles discussions en vue d'une trêve entre le Hamas et Israël.
"Le temps presse", a insisté M. Sissi, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre italien Matteo Renzi. Le conflit à Gaza a déjà tué plus de 1.650 Palestiniens depuis le début de l'offensive israélienne le 8 juillet, tandis qu'Israël a perdu 63 soldats et trois civils.
L'initiative égyptienne, présentée quelques jours après le début de l'offensive israélienne, prévoyait un cessez-le-feu puis des négociations indirectes. Elle a été acceptée par Israël mais rejetée par le Hamas, qui exigeait avant tout cessez-le-feu la levée du blocus israélien, l'ouverture de la frontière avec l'Egypte et la libération par Israël de prisonniers.
Malgré l'échec vendredi d'une trêve humanitaire pourtant acceptée par les deux parties, Le Caire a assuré avoir maintenu son invitation aux délégations palestinienne et israélienne pour des négociations en vue d'un cessez-le-feu.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a assuré vendredi qu'une délégation composée de membres de son mouvement, le Fatah, mais aussi du Hamas et du Jihad islamique se rendrait, "quelles que soient les circonstances", en Egypte samedi pour des discussions.
Cette délégation était attendue samedi dans la soirée.
Mais selon les médias israéliens, le cabinet de sécurité israélien a décidé samedi de ne pas envoyer de délégation au Caire dans l'immédiat.
Lors des précédents conflits à Gaza, l'Egypte avait joué les intermédiaires entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle l'enclave palestinienne.
Mais le Hamas a été interdit en Egypte après la destitution en juillet 2013 du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, ce qui complique la médiation.
"C'est la troisième fois qu'un bain de sang palestinien se produit" depuis 2008, a déploré M. Sissi.
"Nous devons mettre à profit ces circonstances difficiles pour mettre fin au conflit et favoriser une solution de règlement" de la question palestinienne, a-t-il ajouté.
M. Renzi a pour sa part exprimé son appui à l'initiative égyptienne et a appelé à la libération d'un soldat israélien disparu vendredi dans la bande de Gaza et probablement capturé.
Le sous-lieutenant Hadar Goldin, 23 ans, est porté disparu depuis vendredi dans le secteur de Rafah dans le sud de la bande de Gaza. Aucune organisation n'a revendiqué d'enlèvement.
Dans le même temps, un responsable du ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé que l'Egypte avait déjà envoyé plus de 1.000 tonnes d'aide médicale et alimentaire à Gaza, à travers le poste-frontière de Rafah, ouvert pour raisons "humanitaires".
L'Egypte a aussi accueilli des Palestiniens blessés, qui sont actuellement soignés dans des hôpitaux locaux, a-t-il ajouté.

Gaza : Israël autorise des habitants du nord à rentrer chez eux

L'armée israélienne a autorisé samedi des habitants de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, à rentrer chez eux, a-t-elle annoncé.
Cette autorisation est une possible indication que l'armée considère y avoir terminé sa mission, alors que des témoins ont dit à un journaliste de l'AFP avoir constaté un retrait israélien de villages proches de Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne.

USA : le Congrès approuve de nouveaux financements pour le système Iron Dome en Israël

Le Congrès américain a adopté tard vendredi soir le principe d'une aide de 225 millions de dollars pour le système de défense antimissile Iron Dome, utilisé actuellement par Israël pour intercepter les roquettes tirées à partir de la bande de Gaza.
La Chambre des représentants a adopté la mesure à une écrasante majorité, 395 votes pour et 8 contre, alors que le Sénat avait auparavant voté le texte à l'unanimité, juste avant de partir en vacances.
Il ne manque plus à présent que la signature de Barack Obama pour valider cette aide.
Les Etats-Unis ont dépensé au total depuis 2011, date de sa mise en service, 700 millions de dollars pour soutenir le développement du "Dôme de fer", destiné à contrer les projectiles de courte et moyenne portée (roquettes, obus d'artillerie) visant des zones habitées.
Au total, les Etats-Unis ont prévu de consacrer 30 milliards de dollars à l'aide militaire à Israël entre 2009 et 2018. En 2014, Israël a reçu 3,1 milliards de dollars d'aide militaire.

2 morts et plus de 100 blessés en Cisjordanie occupée

Par
Vendredi 1er août, 2 jeunes Palestiniens ont été tués par les soldats israéliens qui ont utilisé des balles réelles pour réprimer les manifestations organisées en solidarité avec Gaza, dans toute la Cisjordanie et Jérusalem Est occupés.
2 morts et plus de 100 blessés en Cisjordanie occupée
Vendredi après-midi, Odai Jabir, 19 ans, est mort après avoir reçu 3 balles réelles dans la poitrine, tirées par les soldats israéliens lors de leur attaque sur les manifestants, dans le village de Safa, à l’ouest de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie . 15 civils ont également été blessés, dont 5 par des balles réelles, lors des violences qui ont eu lieu à Safa, ont rapporté des sources médicales.
Au checkpoint de Qalandia, qui sépare la ville de Jérusalem à Ramallah, les troupes israéliennes ont tiré sur les civils palestiniens qui manifestaient contre la guerre menée par Israël sur Gaza, blessant 12 personnes.
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Repose en paix, jeune martyr Odai, notre chagrin et notre révolte t'accompagnent
Vendredi 1er juillet toujours, Tamer Samour, âgé de 22 ans, a été tué par des tirs à balles réelles des soldats israéliens, dans le village de Dier Al Ghisoon, situé près de la ville de Tulkarem, au nord de la Cisjordanie . Samour s’était joint à une manifestation organisée en solidarité avec Gaza. La marche avait quitté le village et passait à proximité d’une colonie israélienne. Les troupes stationnées du côté de la colonie ont ouvert le feu sur les manifestants non armés, usant de balles réelles et tirant des gaz lacrymogènes contre eux, et ont tué Samour.
Pendant ce temps, en milieu de journée à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie , plus de 70 personnes ont été blessées, la plupart par des tirs à balles réelles, lors des attaques des forces israéliennes réprimant les manifestations.
Enfin, au moins 20 jeunes Palestiniens ont été blessés, dont 3 par des balles réelles, lors de la répression par les forces israéliennes de la manifestation organisée à Bethleem, dans le sud de la Cisjordanie .
Photo
AlKhalil/Hébron, vendredi 1er août
Source : IMEMC
Traduction : CR pour ISM

Plus que jamais il faut soutenir la résistance courageuse du peuple palestinien !

Par
Prise de parole du Comité Action Palestine au rassemblement de soutien à la résistance du peuple palestinien (Bordeaux, mercredi 30 juillet 2014)
Rien ne semble pouvoir arrêter la barbarie sioniste. Israël dit vouloir aller jusqu'au bout de son entreprise, c'est-à-dire qu'il veut massacrer le peuple palestinien comme bon lui semble et aussi longtemps qu'il le souhaite. Il veut mettre à genoux la résistance pour pouvoir sereinement poursuivre à coloniser la Palestine.
Plus que jamais il faut soutenir la résistance courageuse du peuple palestinien !
Il est vrai que peu de monde s'y oppose. Les pseudo-agitations des États-Unis, de l'Égypte, des États arabes, le silence total de l'Union Européenne, les timides prises de parole des États occidentaux, tout cela n'est que de la poudre aux yeux. De fait, tout le monde est complice du génocide des Palestiniens. Dans les journaux, ce qui se passe en Palestine n'est plus en première page depuis bien longtemps. Il n'y a là rien de bien nouveau.
On peut se sentir désespéré et considérer que nous assistons en direct à la lente et sûre disparition d'un peuple. Le nombre encore impressionnant de victimes peut le laisser croire. Pourtant, le peuple palestinien est en train de vivre une étape supplémentaire et cruciale de son long processus révolutionnaire qui vise à le débarrasser de l'oppression du colonialisme sioniste. Les mouvements de libération sont toujours lents et douloureux. Pour 1 soldat français tué en Indochine, 10 Vietnamiens mouraient. Pour 1 soldat français tué en Algérie, 30 Algériens tombaient. Les forces étaient déjà disproportionnées. Cependant, et le Vietnam et l'Algérie sont devenues indépendants. Face à la résistance des peuples et à leur volonté farouche de s'affranchir du joug colonial, le colon finit toujours par perdre et rentrer chez lui. Une fois qu'il est en marche, le processus d'émancipation ne peut être arrêté, quel que soit le nombre des victimes.
En Palestine aujourd'hui, la disproportion des forces et du nombre de martyrs ne doit pas laisser croire qu'il pourrait en être autrement. La résistance a déjà montré par le passé qu'elle pouvait se réorganiser et reprendre la lutte. En 2010 il y avait déjà eu plus de 1500 martyrs. Quel que soit le chiffre atteint en 2014, les Palestiniens ne se résoudront jamais à accepter le colonialisme juif qui vole leur terre et massacre leurs enfants.
Voilà pourquoi plus que jamais il faut soutenir cette résistance courageuse du peuple palestinien. Appeler actuellement à la paix entre Israéliens et Palestiniens est au mieux un contresens historique, au pire une complicité déguisée. C'est mettre sur le même plan les sionistes et les Palestiniens, l'agresseur et l'agressé, le colonisateur et le colonisé. Les Palestiniens sont et ont toujours été les victimes de la guerre des sionistes. Il n'y aura de paix que lorsque la Palestine, toute la Palestine sera indépendante. C'est trahir les martyrs que de parler de paix alors que les Palestiniens sont sous un déluge de feu. Et seuls les Palestiniens décideront de ce qu'ils veulent faire de leur État lorsqu'ils seront libres. Tenir un autre discours, c'est parler à la place des Palestiniens, c'est ne pas respecter leur lutte de libération. C'est enfin rester dans une forme de discours colonial et c'est en définitive ne pas se démarquer de celui de Manuel Valls ou de François Hollande.
C'est pourquoi le Comité Action Palestine choisit de se faire l'écho sur Bordeaux des choix politiques de la résistance. Seul compte le soutien inconditionnel à la résistance armée du peuple palestinien pour la libération de toute la Palestine.

Palestine vivra !
Palestine vaincra !


COMITE ACTION PALESTINE
BP 30053
33015 BORDEAUX
facebook : capfalestine

L'aviation israélienne bombarde le campus de l'Université islamique à Gaza

L'aviation de guerre israélienne a bombardé le campus de l'Université Islamique dans la ville de Gaza, en détruisant l'un des bâtiments centraux dans l'Université, le samedi 2/8 à l'aube.
Des sources palestiniennes ont déclaré que des avions israéliens de type "F-16" ont lancé à l'aube d'aujourd'hui un certain nombre de missiles vers le bâtiment d'Abdul-Aziz al-Louhaidan à l'Université islamique à Gaza qui est composé de 5 étages et consacré pour les étudiantes, ce qui a conduit à la destruction d'un grande partie du bâtiment.
L'Université islamique a été bombardée pendant la première guerre dans la Bande de Gaza en 2009, ce qui a abouti à la destruction d'un grand nombre de bâtiments.
L'Université islamique est une grande institution académique dans la Bande de Gaza et comprend environ 70 000 étudiants.

Le Hamas accuse l'occupation de crimes de guerres empêchant le transfert des blessés aux hôpitaux

Le Hamas a accusé l’occupation d'avoir commis des crimes de guerre en empêchant le transfert des blessés vers les hôpitaux.
Le porte-parole du mouvement, Dr. Sami Abou Zouhri, a déclaré aujourd’hui (2/8) dans un communiqué de presse, dont une copie a été reçue par le « Centre Palestinien d’Information », que son mouvement accuse la "Croix-Rouge" de ne pas s'acquitter de ses responsabilités concernant le transfert des personnes blessées et l’exposition de la politique de l'occupation qui cause la mort de plusieurs citoyens chaque jour.

3 jeunes palestiniens arrêtés par l’occupation au camp de Jalazoun dans le nord de Ramallah

Les forces d'occupation sionistes ont arrêté à l'aube d’aujourd’hui (2-8) trois palestiniens après la prise d’assaut des maisons dans le camp de réfugiés de Jalazoun, au nord de Ramallah, et les ont emmenés vers une destination inconnue.
Selon des témoins oculaires et des sources locales palestiniennes à "Quds Press", les forces d'occupation ont pris d'assaut le camp de Jalazoun et ont pillé les maisons avant d’arrêter Ihab Alian, Thaer Samadeh et Noor Alian.
Les sources ont souligné que les forces d'occupation israéliennes ont enquêté sur le terrain avec ces trois jeunes hommes, les ont emmenés dans des véhicules militaires appartenant à l'armée israélienne et se sont ensuite retirées du camp.

L’occupation a exécuté des citoyens à l'est de Rafah

Des témoins et des résidents ont révélé que les forces d'occupation ont exécuté un grand nombre de citoyens à l'est de Rafah dans le sud de la bande de Gaza.
Les témoins ont déclaré à « Quds Press » qu’après les bombardements effectués par l’occupation hier, les citoyens qui sont restés vivants ont été exécutés par des balles tirées directement dans leurs têtes par l’armée d’occupation. 
Des sources médicales palestiniennes ont confirmé que suite à la récupération des cadavres à l'est de Rafah, il s’est avéré que la majorité d’entre eux a été tuée par des balles dans la tête et non pas dans les bombardements. 
La bande de Gaza est exposée depuis lundi (7-7) à une grande opération militaire menée par l’armée israélienne. Des milliers de raids aériens, terrestres et maritimes ont été lancés, 1660 palestiniens ont été tués, des milliers d’autres ont été blessés, des centaines de maisons ont été détruites et d’horribles massacres ont été commis.

L’occupation reconnaît la blessure d’un de ses soldats à Gaza

Cet après-midi, un soldat sioniste a été blessé par un tireur d’élite palestinien dans le nord de la bande de Gaza, selon ce que l'armée israélienne a admis.
Les "Brigades Al-Qassam" ont annoncé avoir tiré ce matin sur un soldat sioniste à l'est de la ville de Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza. 
Elles ont également annoncé avoir bombardé des masses militaires à l’est du quartier al-Tofeh et al-Zeytoun à l’Est de Gaza et à Sofa à l'est de Rafah par des dizaines d'obus. 
« Saraya al-Quds » ont aussi annoncé aujourd’hui avoir bombardé la ville d’Ashdod par des missiles de type "Grad". 
Les sites "Zakim", "Erez", "Kamira" et la colonie de Sderot ont également été ciblés par 11 roquettes de type "107" et deux obus de mortier.

Les forces armées occupantes se retirent de plusieurs zones sur les frontières de la Bande de Gaza

Les forces armées de l'occupant israélien se sont retirées, le samedi après-midi 2/8, de certaines zones dans lesquelles elles se sont déplacées il y a deux semaines avec le début de l'opération terrestre sur les côtés est et nord de la Bande de Gaza.
Des sources locales et des témoins oculaires ont déclaré que les forces armées occupantes qui ont envahi l'est de khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, l'est du village de Johr Dick dans le centre du secteur, l'est de la ville de Gaza et Beit Lahia ont commencé cet après-midi à se retirer significativement de ces régions.
Elles ont ajouté que les forces armées occupantes se sont retirées de l'est de Khan Younès et Johr Dick vers la clôture frontalière. Elles se sont aussi retirées de l'est et du nord de Gaza.
Les sources ont souligné que ces forces se trouvent toujours dans les régions envahies à l'est de Rafah dans le sud du secteur.
De son côté, la radio publique hébreu a déclaré que plusieurs signes indiquent l'approche de la fin de l'opération terrestre sioniste dans la Bande de Gaza.
La radio a aussi annoncé, selon les déclarations d'une source militaire israélienne, que la destruction des tunnels dans la Bande de Gaza est presque finie et que ceci sera probablement annoncé dans un jour ou deux jours.

Les installations de l'ONU, cibles récurrentes de l'armée israélienne

« Rien ni personne n'est en sécurité à Gaza. » Dans son rapport du mercredi 30 juillet, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) dresse un bilan très sombre du sort réservé par l'armée israélienne à ses installations, dont beaucoup sont censées constituer des refuges pour la population palestinienne. 

Selon cette agence de l'ONU, qui précise dans son communiqué que les conditions de guerre rendent difficiles certaines vérifications sur le terrain, « 101 installations ont été endommagées depuis le 1er juin 2014, dont plusieurs à de multiples reprises ».

Un chiffre important, sachant que l'UNRWA dispose de 245 écoles dans la bande de Gaza, dont 85 servent de refuge en cas d'opération militaire israélienne, et bénéficient normalement d'un droit d'inviolabilité. L'agence des Nations unies a d'ailleurs annoncé avoir atteint un « point de rupture », avec au moins 200 000 Palestiniens réfugiés dans ses locaux.
C'est surtout le sort des écoles qui a provoqué la colère de la communauté internationale. Jeudi 31 juillet au matin, une septième école a été touchée par un bombardement censé viser la mosquée voisine. L'attentat a fait quinze blessés.
Deux attaques particulièrement meurtrières ont visé des écoles de l'UNRWA et provoqué la colère des Nations unies :
  • Ecole élémentaire de Jabaliya
Le 30 juillet, au moins 16 personnes ont été tuées dans l'attaque d'une école élémentaire à Jabaliya, où s'étaient réfugiées plus de 3 300 personnes. L'UNRWA a vivement critiqué Israël, tenu pour responsable et auteur d'une « violation grave du droit international ».
Selon l'agence, au moins trois impacts ont été relevés dans l'enceinte de l'école, bien que les coordonnées géographiques du bâtiment aient été transmises 17 fois à l'armée israélienne afin d'assurer sa protection. « Le dernier signalement a eu lieu quelques heures avant l'attaque fatale », précise l'agence.
  • Ecole de Beit Hanoun
Le 24 juillet, une école élementaire de l'UNRWA située à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, avait déjà été attaquée alors qu'une centaine de personnes étaient réfugiées à l'intérieur. L'ONU a déploré au moins 16 morts, dont certains de ses employés. Là encore, l'emplacement de l'école avait été signalé à douze reprises à l'armée israélienne.
L'Office a par ailleurs révélé à trois reprises depuis le début de l'opération militaire avoir découvert des roquettes cachées dans des écoles vides et a fermement condamné les militants palestiniens à l'origine de ces agissements. Israël a d'ailleurs justifié ces attaques en accusant l'UNRWA de protéger les combattants du Hamas. Dans le cas de l'attaque de l'école de Jabaliya, l'armée israélienne a même soupçonné le Hamas d'être à l'origine des tirs meurtriers.

Israël tue même les prématurés

Un missile de la plus lâche des armées du monde, celle qui attaque les civils car elle ne risque rien, vu l’absence de défense anti-aérienne, a visé et détruit la maison de Shaïma al-Cheikh Qanane, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire de Gaza, ce vendredi 25 juillet 2014,  à 3 heures du matin. Pourquoi ? Comme ça, car il y a trop de Palestiniens, alors il faut en tuer de temps en temps. Une grande victoire militaire, qui honore Israël, la seule démocratie de la région.
Le médecin de l’hôpital de ce camp de réfugiés explique : « Son corps a été amené après un bombardement à 3 heures du matin vendredi. Nous avons essayé de la réanimer, mais elle était morte sur le trajet de l’hôpital. Nous avons ensuite remarqué un mouvement au niveau de son estomac et nous avons constaté qu’elle était enceinte. Elle l’était de 36 semaines ». Ils ont alors pratiqué une césarienne, et est née une fille, à laquelle a été donné le prénom de Shaïma,  comme sa mère. Sa grand-mère, Mirfat Qanana, déchirée par la violence sioniste, a été admirable : « Dieu l’a protégée. Ma fille est morte, mais j’ai une nouvelle fille. Elle m’appellera maman, comme le faisait sa mère ».
Shaïma, elle a été transférée à l’hôpital de Khan Younès, sous assistance respiratoire. Hier, après six jours, Shaïma est morte.
Nous, nous n’avons pas droit à la vengeance, et pour ce soir, il ne nous reste qu’à pleurer avec Mirfat Qanana.
Mais nous savons, nous, où se trouve la civilisation.

Gaza: l’Afrique a perdu son âme

Face à la crise au Proche-Orient, les gouvernements africains ne savent où donner de la tête. Si l’Union africaine s’est empressée de condamner « l’agression d’Israël contre le peuple palestinien », à titre individuel, les Etats membres ont choisi de suivre chacun sa voie…
En Afrique, la diplomatie est généralement une affaire – bien assumée – de ventre. D’abord, les nécessités du ventre – autrement dit, le besoin d’aide pour nourrir le développement; ensuite, la danse du ventre, pour séduire les généreux donateurs.
Dans la sphère francophone, le cas qui fait le plus sourire les diplomates est celui du Sénégal, pays disposant d’une diplomatie généralement active et… lucrative.
On se souvient que dans les années 1980 et 1990, Taiwan avait lancé une grande offensive diplomatique en Afrique, se faisant reconnaître par une dizaine d’Etats.
Diplomatie du chéquier
Cette reconnaissance avait bien entendu un prix. C’est ainsi que Taiwan n’hésitait pas à sortir le chéquier pour soutenir les pays du continent qui lui avaient fait l’honneur de le reconnaître comme seul représentant légitime du peuple de Chine: le Burkina Faso, la Gambie et… le Sénégal, entre autres.
Le revers de la médaille de cette diplomatie du chéquier, c’est bien évidemment que la Chine rompait systématiquement ses relations avec tout pays reconnaissant Taiwan.
Les enjeux tiennent sur une calculette: il n’est que de comparer le montant de l’aide reçue de Pékin à celui de Tai Pei, pour faire un choix.
Dakar avait ainsi pu, entre 2001 et 2005, « siphonner » plus de 200 milliards de Francs CFA d’aide de Taiwan. Arrivé au pouvoir en 2000, Abdoulaye Wade avait poursuivi quelque temps cette relation initiée en 1996 par son prédécesseur, Abdou Diouf.
Puis, sentant le vent tourner et la Chine se lever, il a compris que son pays avait parié sur le mauvais cheval et a subséquemment entrepris de rectifier le tir…
De sa plus belle plume, le président sénégalais écrivait ainsi à son homologue taïwanais, Shen Shu Bian, citant la célèbre phrase du général de Gaulle : «Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts…»
Realpolitik
Ce qui a valu en son temps pour Taïwan, vaut aujourd’hui pour Israël: en mal de reconnaissance internationale et avec le puissant appui financier et diplomatique des Etats-Unis, Tel Aviv a su surmonter son péché originel et se faire accepter dans la plupart des cercles diplomatiques internationaux
La plupart des pays africains, progressistes ou non, qui tournaient le dos à Israël dans les années 1980, ont cédé à la realpolitik.
A ce jour, seule une douzaine de pays africains irreductibles n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël, mais faute de reconnaitre l’Etat juif de jure, ils le reconnaissent de facto.
Un diplomate africain me confiait récemment : « Les Etats arabes nous ont aidés à nous débarrasser de l’apartheid. C’était la moindre des choses de les aider à se débarrasser du sionisme. Mais le sionisme a la peau dure, c’est une réalité têtue et puissante comme un vent brûlant d’Orient. »
En privé, la plupart des chefs d’Etat africains ont du mal à contenir leur colère, face aux « guerres saisonnières » d’Israël contre les Palestiniens ou à la « mauvaise foi » de ses premiers ministres successifs, « plus préoccupés d’écrire l’histoire du peuple juif que d’écrire l’histoire commune de l’humanité. »
Rares, voire inexistants, sont les dirigeants qui osent prendre publiquement position contre Israël, de peur de voir tomber sur eux une pluie de protestations qui laissent bien souvent des dégâts sous la forme de déstabilisation, de coups d’état ou de menaces de CPI.
Plutôt que de s’en mêler, ils préfèrent laisser à l’Union africaine le soin d’aller au charbon.
« Chacun pour soi, Dieu pour tous »
C’est ainsi que l’UA a récemment publié un communiqué de principe, dénonçant « l’agression israélienne contre les Palestiniens » et réitérant « le soutien total de l’Union africaine au peuple palestinien, comme réaffirmé dans la décision Doc.EX.CL/848(XXV) adoptée par le Sommet lors de la 25e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine tenue en juin 2014 à Malabo (Guinée équatoriale), dans la recherche de la restitution de leur droit légitime d’établir un État indépendant, coexistant pacifiquement avec l’État d’Israёl. »
« Si l’opération militaire israélienne à Gaza avait concerné un dirigeant africain et non le premier ministre israélien, il y a longtemps que les gendarmes de la Cour pénale internationale auraient frappé à sa porte », se plaint ainsi un fonctionnaire du ministère sénégalais des affaires étrangères.
Cette attitude de prudence des Etats africains s’est du reste confirmée en partie cette semaine, lors du vote de la résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU au sujet d’une possible enquête sur l’offensive israélienne à Gaza.
Sur les 47 pays membres du conseil, 29 ont voté pour l’ouverture d’une enquête, 17 se sont abstenus et un seul a voté contre: les Etats-Unis.
Les pays qui ont voté pour l’ouverture d’une enquête sont, dans l’ordre alphabétique: l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Chine, la République démocratique du Congo, le Costa Rica, la Côte d’Ivoire, Cuba, l’Éthiopie, l’Inde, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kenya, le Koweït, les Maldives, le Mexique, le Maroc, la Namibie, le Pakistan, le Pérou, les Philippines, la Russie, l’Arabie saoudite, la Sierra Leone, les Émirats arabes unis, le Venezuela et le Vietnam.
Les pays qui se sont abstenus sont l’Autriche, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, la République tchèque, l’Estonie, la France, le Gabon, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Monténégro, la Corée du Sud, la Roumanie, la République de Macédoine et le Royaume-Uni.
En d’autres termes, sur la dizaine de pays africains représentés au conseil des droits de l’Homme, quatre se sont abstenus – ou, pour tout dire, ont voté contre.
En revanche, l’ensemble des pays d’Amérique latine représentés au conseil, soit neuf au total, ont voté pour.
Cette attitude serait passée, dans les années 1980, pour de la trahison. Mais en 2014, c’est une attitude de raison, motivée par l’oseille et le pouvoir.
C’est que les temps ont changé. Pour les uns, pragmatiques, l’Afrique a mûri; pour les autres – et j’en suis -, elle a perdu son âme…

La Palestine aux Palestiniens !

Déclenchée le 8 juillet par Israël avec comme objectif affiché de détruire les infrastructures du Hamas dans la bande de Gaza, l’opération « Bordure protectrice » a pris un nouveau tournant le 17 juillet avec l’envoi de troupes au sol. On comptait déjà le 31 juillet 1.373 morts du côté palestinien, parmi lesquels 852 civils et 252 enfants. « Le nombre de personnes cherchant refuge auprès de l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a quant à lui passé la barre des 100.000 personnes », a indiqué l’ONU. On dénombrait 59 victimes du côté israélien (dont trois civils).
Officiellement, l’opération vise à stopper les tirs de roquettes du Hamas. Mais le véritable objectif d’Israël est de briser l’unité du peuple palestinien conquise par l’entrée du mouvement de résistance islamique dans le gouvernement palestinien d’unité nationale, mais aussi de maintenir le Hamas au pouvoir (mais militairement affaibli) afin de justifier la « prison à ciel ouvert » qu’est devenu Gaza après le retrait israélien de l’été 2005.
Pour bien comprendre la stratégie de Tel-Aviv dans sa guerre déclarée contre le terrorisme, il est nécessaire de comprendre la nature du conflit israélo-palestinien ainsi que l’essence même du sionisme. Israël a de son côté toujours tenté de présenter le conflit comme un conflit religieux ou ethnique. Force est pourtant de constater que la démographie joue dans cette affaire un rôle non négligeable. Et quand Théodore Herzl théorisait la création d’un État juif en Palestine, la question de la présence des populations arabes, largement majoritaires dans la zone où devait s’édifier l’État juif, se posait déjà. Inverser la donne et créer une majorité juive dans un territoire allant du Jourdain à la mer a toujours été le but ultime du sionisme. Pour l’atteindre, ses partisans ont utilisé tous les moyens possibles, notamment l’émigration de masse durant le mandat britannique et même le terrorisme, poussant les Palestiniens à quitter les maisons qui les avaient vu naître en vue de les repousser vers l’un des États arabes existants. Les mesures oppressives mises en place par les premiers colons à leur encontre n’avaient d’ailleurs d’autres buts que de favoriser l’occupation totale de la Cisjordanie.
Mais en dépit de cette politique déguisée de nettoyage ethnique, réalisée depuis plus de soixante ans avec le silence complice de l’Occident, le nombre de Palestiniens dans la zone bibliquement définie comme celle de la Terre promise n’a pas diminué. Il a même augmenté. Un rapport du bureau central palestinien des statistiques (BCPS) estime en effet qu’à l’horizon 2020, les Palestiniens seront plus nombreux que les Juifs sur l’entité formée par Israël et les territoires occupés. Selon le quotidien Haaretz, 5,8 millions d’Arabes vivent actuellement en Israël, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, contre six millions de Juifs. En 2016, ces populations devraient atteindre le même nombre d’individus avant de voir les deux courbes se croiser pour atteindre 7,2 millions en 2020, contre 6,9 millions de Juifs. Une situation qui s’explique en partie par un taux de fertilité de 4,4 enfants par famille dans la bande de Gaza. Moins qu’il y a quinze ans où ce même taux atteignait les six enfants par famille selon le Times of Israel, mais nettement plus que le taux de fertilité des Israéliens, stable à trois enfants par famille.
Les sionistes admettent implicitement qu’ils ne pourront jamais éradiquer la présence palestinienne. Ils se ainsi rabattus sur la solution qui consiste à regrouper autant de Palestiniens que possible sur de petits espaces… pour annexer le territoire restant. On comprend aisément que cette stratégie qui a pour but la colonisation de vastes zones en Cisjordanie n’est pas applicable à Gaza, une minuscule bande de terre sur laquelle s’entassent pas moins de deux millions de Palestiniens.
On comprend mieux aussi la politique menée par l’ex Premier ministre Ariel Sharon, qui a vu le désengagement de Gaza (où le Hamas – organisation « terroriste » aux yeux d’Israël et de l’Occident – a pris le pouvoir) et la poursuite en parallèle d’une féroce d’occupation en Cisjordanie… sur laquelle le modéré Mahmoud Abbas essaie tant bien que mal d’exercer le pouvoir dans les limites que l’État israélien veut bien lui consentir. Ainsi, retirer ses troupes d’une zone tenue par des « extrémistes » pour les concentrer sur une zone administrée par des modérés pouvait sembler a priori irrationnel. Mais tout ceci se concevait en réalité parfaitement, l’objectif étant en filigrane l’annexion des territoires.
Mais le projet sioniste se heurte à trois obstacles. Le premier réside dans la prise de conscience de la part de l’Occident que le statu quo qu’Israël aspire à prolonger indéfiniment pour poursuivre son processus de colonisation n’est plus acceptable. Et cette prise de conscience a connu sa manifestation la plus éclatante lorsque l’assemblée générale des Nations Unies a accepté la Palestine comme un État observateur par 138 voix (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël) et 41 abstentions (dont l’Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant derechef la reconnaissance d’un État palestinien au niveau international.
Le second obstacle est l’émergence d’un nouvel équilibre mondial. Les États-Unis ont toujours été un allié précieux pour Israël. Même si l’Oncle Sam est toujours puissant aux niveaux diplomatique et militaire, il doit aujourd’hui composer avec d’autres puissances que sont par exemple la Russie et la Chine, traditionnels partisans de la cause palestinienne. Dans un tel contexte, les États-Unis n’ont plus la faculté (ni peut-être même la volonté) de contenir l’émotion du monde entier quand Israël exécute sa sale besogne.
Enfin, la tentative de recomposition des factions palestiniennes et la naissance d’un gouvernement d’unité nationale sont vécues par l’entité sioniste comme une menace mortelle pour ses objectifs expansionnistes, et ce pour deux raisons. La première est que la division des Palestiniens en deux factions dont une seule reconnaît le droit à l’existence d’Israël (le Fatah) a toujours été la raison officielle avancée par l’entité sioniste pour ne pas concéder la pleine autonomie à un État palestinien. Tel-Aviv affirme en effet que la Palestine tout entière pourrait se transformer en un nouveau Gaza si le Hamas venait à s’emparer du pouvoir. La seconde raison est qu’un État palestinien en bonne et due forme, c’est-à-dire permettant à ses ressortissants la liberté de circulation, ferait augmenter considérablement la population arabe en Cisjordanie, rendant ainsi impossible la création d’Eretz Israël cher. Les plans sionistes s’en trouveraient contrecarrés.
Le millier de morts palestiniens depuis la dernière offensive de Tsahal est malheureusement susceptible d’augmenter comme en témoigne le refus obstiné d’Israël d’accepter tant la réalité de l’échec de son projet que la présence de deux peuples, désormais numériquement équivalents, sur le territoire de la Palestine historique. Pourtant, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les sionistes avaient assuré aux Occidentaux ceci : « aidez-nous à avoir un État et nous serons les dignes représentants de la civilisation et de la démocratie ». Sous-entendu : nous serons les garants de la civilisation.
Or, depuis maintenant près de soixante-dix ans, l’entité sioniste nous montre tous les jours comment elle conçoit cette dernière. Elle ne cesse d’amplifier la création de nouvelles colonies et pratique délibérément la politique d’occupation des sols. Elle viole quotidiennement le droit international et dénie de facto au peuple palestinien de disposer de lui-même. Elle essaie depuis 1948 de fermer la voie à toute discussion sur le droit au retour et le retire de la table des négociations avant tout accord, si minime soit-il. Les résultats négociés ne peuvent être ainsi que ridicules. Or, les droits s’obtiennent par la lutte et le droit au retour s’impose de lui-même.
Jusque-là, l’entité sioniste n’avait aucune difficulté à négocier sur sa dernière exigence de judaïser Israël parce qu’on avait cessé de poser la condition de son existence. La protection des États-Unis et des Européens bienveillants à son égard en avait fait de facto un État intouchable. Mais le monde change et le projet sioniste a manifestement du plomb dans l’aile. Il est donc aujourd’hui plus que jamais temps de rebattre les cartes.
Capitaine Martin

L’Amérique latine solidaire des Palestiniens sauve l’honneur…

Un continent sauve l’honneur de ce que l’on appelle souvent hypocritement la « communauté internationale », mauvais cache-sexe de l’impérialisme américain.
Qui est aujourd’hui « l’arrière-cour des Etats-Unis » ? Ce fut historiquement le sud de celle qui usurpe le nom d’Amérique. Aujourd’hui, « notre jardin », comme disait Ronald Reagan, ce n’est plus l’Amérique du sud : c’est l’Union Européenne.
La preuve par Gaza… Le Chili, l’Equateur, le géant brésilien, le Pérou, El Salvador, viennent de rappeler leurs ambassadeurs en Israël « pour consultations urgentes », en guise de protestation face à « la magnitude des attaques israéliennes » contre Gaza.
Mardi, le Pérou et le Chili, politiquement éloignés de Caracas et La Paz, ont manifesté leur « indignation » face à « l’escalade des opérations militaires israéliennes », qualifiées de « châtiment collectif ». Les deux pays, tout comme le Salvador, exigent le respect par Israël des « normes fondamentales du droit international humanitaire ».
Le ministère péruvien des Relations Extérieures a condamné « l’interruption du cessez-le-feu par les nouvelles opérations militaires israéliennes ».
Le gouvernement israélien, habitué à plus de « compréhension », c’est-à-dire de complicité pour ne pas dire « soutien », s’est déclaré « profondément déçu » et a qualifié « d’encouragement » envers le Hamas les positions de ces pays, pourtant conformes aux résolutions de l’ONU.
Le 18 juillet, Quito avait déjà rappelé son ambassadeur à Tel Aviv. La Bolivie et le Venezuela rompirent leurs relations avec Israël en 2001.
Le 23 juillet, le Brésil rejetait fermement « l’utilisation disproportionnée » de la force par Israël.
Réuni ces jours derniers à Caracas, le sommet du Mercosur (Argentine, Brésil, Venezuela, Paraguay, Uruguay) a appelé l’ONU à prendre des mesures rapides et concrètes afin d’obliger Israël à mettre fin au carnage.
Le 23 juillet, la Bolivie et le Venezuela ont demandé avec force à l’ONU l’arrêt des massacres, et des sanctions immédiates contre l’Etat hébreu.
am_lat-d2d7fLe président Evo Morales a qualifié de « génocide » l’écrasement des Palestiniens, et appelé à en « juger les responsables ». La Bolivie comme Cuba, le Venezuela, l’Equateur, exigent l’application des résolutions historiques de l’ONU et rappellent que seule la mise en place d’un « Etat palestinien libre, souverain et indépendant » peut garantir une paix durable.
A La Havane, gouvernement et peuple ont depuis longtemps « la Palestine au cœur », et n’ont jamais mégoté sur une solidarité humaine, politique, matérielle, multiforme.
Alors : on demande l’asile politique en Amérique latine ? Non ! On se bat, ici, contre la politique servile du gouvernement français sans doute le plus inféodé depuis les heures noires de l’occupation. On se bat pour ne pas laisser défigurer, déshonorer, la France des sans-culottes, des communards, de Jaurès, Hugo, Zola, Aragon, des Brigades Internationales, des Résistants… La France, quoi.
Jean Ortiz
»» http://www.humanite.fr/blogs/lamerique-latine-solidaire-des-palestinie…
URL de cet article 26454
http://www.legrandsoir.info/l-amerique-latine-solidaire-des-palestiniens-sauve-l-honneur.html
http://reseauinternational.net 

Israël : après le 729 du code-barres, le boycott s’organise sur smartphones

Depuis le début de l’opération Bordure protectrice, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient sur les réseaux sociaux.
La campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par un collectif d’associations, insuffle une partie de ces pressions économiques et culturelles, qui commencent à inquiéter Israël.
Lors de la précédente intervention à Gaza, en 2008-2009, le boycott avait déjà reçu un certain écho international. A l’époque, tout tournait autour d’un chiffre : 729.
C’est encore un signe de ralliement chez beaucoup de militants pro-Palestiniens. C’est le cas, par exemple, de Mehdi, ce jeune habitant de Bobigny, qui nous avait parlé de sa vision du conflit israélo-palestinien :
« Pour boycotter les produits israéliens, il faut regarder les trois premiers chiffres du code-barres. Si c’est 729, le produit a été fabriqué en Israël. »
Ce n’est que partiellement vrai.
En France, les grandes surfaces ont adopté une standardisation (GS1) partagée par de nombreux pays. Joint par Rue89, un technicien de GS1 France, l’organisme en charge de la normalisation, explique que tous les produits vendus dans les supermarchés français portent normalement un code à treize chiffres. Les trois premiers chiffres sont des indicatifs de pays. Pour Israël, celui-ci est 729.

Ce que ne dit pas le code-barres

Mais ce chiffre n’est finalement qu’un indicateur très pauvre. Il correspond en effet au siège social de la marque plutôt qu’au lieu de fabrication du produit. En clair, une entreprise française peut fabriquer un produit en Israël et le vendre sous un indicatif français (300 à 379).
De même, une société israélienne qui fabrique des produits en Israël pourrait, en théorie, les classer sous un indicatif français dès lors qu’elle possède une filiale en France.

Tract de BDS France
Bref, chez BDS France, on préfère désormais se concentrer sur des listes de produits distribuées par les militants :
« Le but n’est pas de se fier uniquement au chiffre 729 ou, à l’inverse, de se perdre dans des listes interminables de produits plus ou moins liés à Israël. »
A noter d’ailleurs, qu’il est très difficile – voire impossible – de faire la différence entre des produits fabriqués dans les colonies israéliennes et des produits fabriqués ailleurs en Israël.

Le test de l’appli Buycott

Puisque le code 729 n’est plus un marqueur fiable, les militants soutenant le boycott se tournent désormais vers des applications pour smartphone. Le mouvement BDS est en train de développer un programme qui permettra de se renseigner sur un produit à partir de son code-barres. La campagne française dit réfléchir à une application de ce type, spécifique à l’Hexagone. Elle pourrait être élaborée à partir du mois de septembre.
En attendant, une autre application tourne beaucoup sur Internet : Buycott. Le principe, mis au point par un Américain, en est le suivant : l’utilisateur s’abonne à des « campagnes » qui lui permettent de filtrer ses achats en scannant avec son téléphone un code-barres. Publiée il y a quelques jours, une campagne intitulée Long live Palestine boycott Israel attire déjà près de 150 000 membres. Selon le site Jewish Journal of Los Angeles, elle aurait été lancée par un adolescent britannique, qui n’était pas satisfait de l’offre existante.
Après m’être connecté sur l’application, je me suis inscrit à cette campagne. Le Coca-Cola de mon voisin devrait, selon l’application, être évité. Explication :
« Coca-Cola a acheté 43% de Neviot Water en 2001 pour 20 millions de dollars, une entreprise qui possède 40% du marché de l’eau en bouteille en Israël. »

Montage réalisé à partir de captures d’écran de l’application Buycott
La liste complète des sociétés visées est disponible sur le site de l’application. Cela va de Timberland à Starbucks, en passant par Teva. Une liste a priori plus large – et plus américano-centrée – que celle mise en exergue par BDS France.

Est-ce bien légal ?

Reste la question délicate de la légalité. Pour certains, l’appel au boycott est une « provocation à la discrimination » et tombe sous le coup de l’article 225-1 du code pénal et de la loi du 29 juillet 1881.
Mais Antoine Comte, l’avocat de ces militants (et de Rue89), fait valoir que, dans la majorité des cas, les juridictions ont considéré que l’appel au boycott – qui touche des produits et non des personnes – relevait de la liberté d’expression.
Il y a toutefois une exception : la cour d’appel de Colmar a condamné en novembre 2013 des militants de BDS. L’affaire est en cassation.
Ce débat sur la légalité se déporte sur l’application. Là aussi, les avis sont divergents. Me Comte s’interroge sur l’efficacité d’une plainte visant une application produite à l’étranger.
En revanche, l’avocat Anthony Bem, qui a développé des arguments contre le boycott dans un billet publié l’année dernière, estime que l’application peut être attaquée en justice :
« Il s’agit d’un moyen plus moderne d’appeler au boycott que de coller des autocollants dans les magasins.
Certes, l’application est développée à l’étranger, mais le code de procédure pénale prévoit qu’un étranger peut répondre d’une infraction si ses victimes sont françaises. C’est une question de volonté politique. »
http://rue89.nouvelobs.com

Gaza : la Bolivie déclare Israël État terroriste

La Bolivie a placé Israël sur sa liste d'États terroristes pour protester contre les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Le président bolivien Evo Morales a annoncé la décision mercredi lors d'une rencontre avec des enseignants dans la ville de Cochabamba.
"Nous déclarons (Israël) État terroriste", a-t-il déclaré, indiquant que l'offensive sur Gaza "démontre qu'Israël n'est pas un garant des principes de respect de la vie et des droits élémentaires qui régissent la coexistence pacifique et harmonieuse de notre communauté internationale". La Bolivie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en 2009 après une précédente opération meurtrière à Gaza, tout comme d'autres pays de la gauche radicale latino-américaine, dont le Venezuela ou Cuba. Toutefois, jusqu'à présent La Paz avait respecté un accord conclu en 1972 permettant aux citoyens israéliens d'entrer librement en Bolivie.
Après le Brésil et l'Équateur la semaine dernière, le Chili, le Pérou et le Salvador ont quant à eux rappelé mardi "pour consultation" leur ambassadeur en Israël. Le Chili a notamment qualifié les opérations militaires israéliennes de "châtiment collectif à l'encontre de la population civile de Gaza", tandis que le Pérou voisin a regretté "profondément", la "violation du cessez-le-feu avec la reprise des opérations militaires d'Israël à Gaza".
http://www.lepoint.fr

Penélope Cruz, Javier Bardem et d'autres stars espagnoles qualifient de "génocide" l'agression d'Israël

Des dizaines de stars espagnoles composées de  réalisateurs, musiciens  écrivains et acteurs,  dont  des lauréats de plusieurs  Oscars , comme Penelope Cruz , Javier Bardem et Pedro Almodovar, ont dénoncé l'incursion d'Israël dans la bande de Gaza. Dans une lettre ouverte publiée mardi, ils ont qualifié les actions d'Israël  de  «génocide», tout en appelant  l'Union européenne à «condamner les bombardements  par terre, mer et air contre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza." affirme The  Hollywwod Reporter. 
Dans cette  lettre ouverte, ils ont exigé un cessez-le-feu de  l'armée israélienne en exhortant  Israël à "lever le blocus, de  la bande de Gaza que  subit depuis  plus d'une décennie la population. "
http://oumma.com

Le Brésil rappelle son ambassadeur en poste à Tel Aviv

Les relations ne sont plus au beau fixe entre le Brésil et Israël, et c'est un euphémisme, preuve en est le rappel de l’ambassadeur brésilien en poste à Tel Aviv qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel israélien où s’amoncellent les nuages rouge sang des crimes de guerre.
Dilma Rousseff, la présidente du géant d’Amérique Latine, n’est pas une adepte de l’aplaventrisme devant l’Etat Hébreu et ne cherche nullement à rivaliser avec la France ou les Etats-Unis qui excellent dans l’art de faire des œillades à Netanyahou, tout en fermant les yeux sur les atrocités commises par son armée. Au contraire, celle-ci a frappé un grand coup en se démarquant de cette complicité indigne, n’écoutant que ce que lui dictait son cœur révulsé par le massacre de civils palestiniens et le décor apocalyptique qu’est devenue Gaza.
"L’ usage disproportionné de la force par Israël dans la bande de Gaza, qui a entraîné la mort d'un grand nombre de victimes civiles, dont des femmes et des enfants", voici ce qui a motivé la décision officielle de faire rentrer au bercail l’ambassadeur brésilien, tandis que le ministère brésilien des affaires étrangères soulignait qu’au regard de "la gravité de la situation, le gouvernement brésilien a voté pour la résolution du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies sur la tenue d’une enquête sur l'offensive israélienne".
Le courroux israélien n’aura pas tardé à tonner avec une rage qui a envoyé valser la traditionnelle langue de bois diplomatique, qui aurait été pourtant de bon aloi en pareilles circonstances, à travers Yigal Palmor, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Ce dernier, furibond, s’est d’abord dit "déçu" de la décision prise par le Brésil, estimant que "Ces mesures ne contribuent pas à promouvoir le calme et la stabilité dans la région. Elles fournissent plutôt un vent favorable au terrorisme, et, naturellement, affectent la capacité du Brésil à exercer une influence".
Mais chassez le naturel, il revient au galop... Ne contenant plus sa fureur, Yigal Palmor a été repris par un bellicisme qui est la seconde nature de son gouvernement ultra-sioniste, dégoupillant des propos mortifiants comme des grenades explosives, et peu importe les conséquences ! Le sentiment d’impunité d’Israël atteint des sommets d’abjection.
Sonnant la charge dans le Jerusalem Post Report et The Jornal Nacional Tv, la voix de son maître israélien  a provoqué un tollé dans la presse brésilienne en traitant le Brésil de "nain économique". Non content de son petit effet désastreux, Yigal Palmor en a rajouté une couche en osant établir un parallèle de très mauvais goût, comme seuls l’arrogance et le cynisme israéliens en sont capables, entre la défaite cuisante du Seleçao au Mondial (7 à 1 contre l’Allemagne) et l’indignation de Dilma Rousseff contre l’offensive meurtrière à Gaza : "Quand on perd dans un match de football 7-1, on peut parler de disproportion mais pas dans la vie réelle et sous les lois internationales", a-t-il lancé.
Dans une réponse du berger à la bergère, mais restant dans les usages diplomatiques que la colère israélienne a fait voler en éclats, le ministre des affaires étrangères brésilien, Luiz Alberto Figueiredo, a rétorqué sur CBN Radio :"Nous sommes l’un des seuls 11 pays qui ont des relations diplomatiques avec tous les pays membres des nations unies, et notre militantisme pour la paix et la stabilité dans le monde ne date pas d’aujourd’hui. S’il y a des nains en diplomatie, le Brésil n'en fait sûrement pas partie".
De son côté la presse brésilienne, outrée, n’a pas usé de périphrases pour moucher Israël, à l’instar de Mauro Santayana dont l’éditorial au vitriol « Des aveugles et des nains », riche en métaphores cinglantes, a éreinté un Etat "aveugle", dont "la cécité causera la perte". Le Brésil, écrit-il, n’a pas de "de leçon à recevoir d’un pays comme Israël". Mais, persifle-t-il, "dans notre condition de ‘nains non pertinents’, nous pourrions apprendre du gouvernement israélien, dans le domaine de la diplomatie, comment nous isoler de tous les peuples de notre région. Aveuglé par la colère et les préjugés et la haine viscérale de nos voisins, on devrait apprendre comment détruire ou occuper leurs maisons, comment les bombarder, comment blesser leurs parents et grands-parents, comment tuer et mutiler leurs mères et épouses, et comment exploser les têtes de leurs enfants", a-t-il poursuivi de plus belle, avant d'enfoncer le clou en beauté :  c'est là tout le "savoir-faire d'Israël".

Gaza: la branche militaire du Hamas affirme ne pas avoir d'information sur le soldat israélien disparu

La branche militaire du Hamas a affirmé dans la nuit de vendredi à samedi ne pas disposer d'information sur un soldat israélien porté disparu vendredi près de Rafah dans le sud de la bande de Gaza.
"Les brigades Ezzedine al-Qassam ne disposent pas d'information sur ce soldat. Nous avons perdu contact avec un de nos groupes de combattants, qui se battaient dans le secteur où a disparu le soldat et il est peut-être possible que nos combattants ainsi que ce soldat ont été tués", indique-t-elle dans un communiqué.
Ce communiqué est la première réaction officielle de la branche armée du Hamas depuis la disparition vendredi matin du sous-lieutenant Hadar Goldin (23 ans) dans le secteur de Rafah.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont également indiqué que les affrontements dans le secteur de Rafah ont eu lieu à 07H00 locales (04H00 gmt), soit une heure avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu humanitaire.
Selon l'armée israélienne, des soldats engagés dans la destruction d'un tunnel du Hamas près de Rafah ont été attaqués par des "terroristes" sortis de terre vers 09H30 (06H30 GMT), alors que la trêve était déjà en vigueur. Un kamikaze s'est fait sauter, a rapporté le porte-parole de l'armée, Peter Lerner. Les premiers éléments "indiquent qu'un soldat a été enlevé" dans l'affrontement, a-t-il ajouté.
Les précautions employées par le porte-parole laissent peu de doute sur la fait que le soldat est porté manquant, même si son sort suscite bien des questions: est-il effectivement prisonnier et de qui, ou déjà mort?
Aucune organisation n'a revendiqué d'enlèvement.

Gaza: le bilan monte à 91 Palestiniens tués à Rafah (secours)

Au moins 91 Palestiniens ont été tués et plus de 350 blessés depuis vendredi lors des opérations militaires israéliennes qui ont suivi la disparition d'un soldat israélien probablement capturé dans la bande de Gaza, près de Rafah (sud), selon un nouveau bilan des secours locaux.
Dans la nuit de vendredi à samedi, 19 Palestiniens ont été tués à Rafah lors de trois raids de l'aviation israélienne. Quinze des victimes, dont cinq enfants âgés de 3 à 12 ans, faisaient partie de la même famille dont la maison a été détruite, a précisé le chef des services de secours Ashraf Qodra.
Par ailleurs, cinq corps de Palestiniens ont été découverts vendredi dans la soirée sous les décombres de bâtiments attaqués à Rafah, tandis deux autres Palestiniens étaient tués par des obus de chars israéliens.
Par ailleurs, trois autres Palestiniens ont également trouvé la mort à la suite de tirs de chars à Khan Younès situé à proximité de Rafah tandis qu'un autre Palestinien était tué dans la ville de Gaza a ajouté le porte-parole.
Plus de 1.500 Palestiniens, très majoritairement des civils, ont été tués en 25 jours de conflit, selon cette même source.
Les chances d'une trêve durable semblent plus éloignées que jamais après la probable capture par l'ennemi d'un sous-lieutenant de 23 ans, Hadar Goldin près de Rafah.
Deux soldats israéliens ont également été tués au cours de l'affrontement.
La riposte israélienne a été meurtrière avec d'intenses bombardements du secteur de secteur de Rafah.
La ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, qui fait partie des huit membres du cabinet de sécurité, a accusé le Hamas d'être responsable de la disparition du sous-lieutenant. "Le Hamas paiera le prix fort et, si ce n'était pas encore suffisamment évident, le monde sait désormais qui est responsable des destructions et du sang qui coule dans la bande de Gaza", a affirmé Tzipi Livni citée par le site d'informations israélien Walla.

Gaza: une délégation palestinienne samedi au Caire "quelles que soient les circonstances"

Une délégation palestinienne, incluant le Hamas, se rendra samedi au Caire pour des discussions avec des responsables égyptiens sur un cessez-le feu à Gaza, a indiqué vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah (Cisjordanie).
M. Abbas "a formé la délégation qui ira samedi au Caire quelles que soient les circonstances", selon un communiqué de la présidence. Elle doit discuter "des prochaines étapes" pour tenter de mettre fin à la guerre qui a fait près de 1.500 morts palestiniens et 63 tués dans les rangs de l'armée israélienne.
Forte de 12 membres, cette délégation sera composée de représentants du Fatah, le mouvement de M. Abbas, du Hamas, au pouvoir à Gaza, et de son allié du Jihad islamique.
Parmi les délégués, figurent Azzam al-Ahmad, dirigeant du Fatah chargé des relations avec le Hamas, et Majed Faraj, le chef de la sécurité de l'Autorité palestinienne. Prendront également part à la délégation plusieurs hauts cadres du Hamas, dont le numéro deux du mouvement Moussa Abou Marzouk, et un chef du Jihad islamique, Ziyad al-Nakhale.
L'Egypte avait auparavant informé les responsables palestiniens qu'elle repoussait les négociations prévues au Caire entre délégations israélienne et palestinienne, après la capture présumée d'un soldat israélien, selon un responsable du Jihad islamique.
"Les Egyptiens ont contacté le Jihad islamique et on dit qu'Israël les avaient informés qu'un soldat avait été capturé", a affirmé Ziad al-Nakhale à l'AFP. "Les discussions ont été repoussées".
La trêve de 72 heures entre Israël et le Hamas, théoriquement entrée en vigueur vendredi à 05H00 GMT (08H00 locales,) a pris fin au bout de quelques heures, a annoncé un porte-parole israélien faisant état d'informations sur la capture d'un soldat "lors d'un incident au cours duquel des terroristes ont rompu le cessez-le-feu".
Au Caire, Moussa Abou Marzouk, a déclaré à l'AFP que "toute opération (du mouvement islamiste) avait été conduite avant le début du cessez-le-feu", sans confirmer ni démentir l'enlèvement d'un soldat israélien. Il a précisé que toute annonce d'une telle capture était du ressort de la banche armée du Hamas à Gaza.
Moussa Abou Marzouk a également dit que le Hamas était toujours d'accord pour respecter le cessez-le-feu de 72 heures, si Israël le faisait.

Abdallah d'Arabie: le silence sur les "crimes" d'Israël est "inexcusable"

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a fustigé vendredi le silence "inexcusable" du monde sur les "crimes de guerre" commis selon lui par Israël à Gaza, dans un discours transmis par l'agence officielle SPA.
"Nous voyons répandre le sang de nos frères en Palestine dans des massacres collectifs, qui n'ont épargné personne, et dans des crimes de guerre contre l'humanité (...), qui ont lieu au vu et au su de la communauté internationale, restée indifférente aux événements de toute la région", a affirmé le roi. "Ce silence est inexcusable".

Cinq soldats israéliens tués jeudi à la frontière avec la bande de Gaza (source militaire)

Cinq soldats israéliens ont été tués jeudi soir du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza, a-t-on appris vendredi auprès de l'armée.
"L'armée confirme que jeudi soir cinq soldats ont été tués par un obus de mortier tiré sur eux alors qu'ils opéraient le long de la frontière avec la bande de Gaza", a indiqué un communiqué militaire précisant que 61 soldats sont morts au combat depuis le début de l'offensive israélienne à Gaza.

Réponse claire à une question sournoise

Dans la video ci dessous écoutez la réponse d'un jeune diplomate palestinien à la question sournoise d'une journaliste de France 24

Gaza : l'ONU accuse Israël de « défier délibérément » le droit international

Engagée depuis plus de vingt jours dans une opération militaire dans la bande de Gaza, l'armée israélienne est vivement critiquée après une série d'attaques visant notamment des écoles sous protection de l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient).

Jeudi 31 juillet au soir, après quatre heures de consultations, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies a de nouveau appelé à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions » à Gaza et a préconisé « en attendant » des « pauses humanitaires » pour secourir la population.
La haute-commissaire de l'ONU aux droits humains, Navi Pillay, a accusé Israël de défier les instances internationales dans sa guerre contre le Hamas à Gaza. Lors d'une conférence de presse, Mme Pillay a condamné les attaques menées par l'armée israélienne à Gaza contre des maisons, des écoles, des hôpitaux et des centres de l'ONU.
« Aucune [de ces attaques] ne semble être accidentelle. Elles semblent être un acte de défi délibéré vis-à-vis des obligations résultant du droit international. » 
 « JE PENSE QUE LA POPULATION EST AU BORD DU GOUFFRE »
Jeudi, une école sous contrôle de l'ONU, située à Jabaliya a encore été touchée par des frappes israéliennes. La veille, lors d'une des journées les plus meurtrières du conflit, au moins cent huit Palestiniens avaient été tués dans une série de bombardements, seize d'entre eux par des tirs de chars israéliens sur une école de l'ONU.
Israël a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances de ce drame, soupçonnant ouvertement le Hamas d'être à l'origine des tirs. La Maison Blanche a estimé qu'il existait peu de doutes et que c'était le fait de l'armée israélienne, appelant une nouvelle fois l'Etat hébreu à « faire plus » pour protéger les civils. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est emporté :
 « C'est une honte. C'est injustifiable. Et cela demande que des comptes soient rendus, cela demande justice. »
Lire le décryptage : Les installations de l'ONU à Gaza, cibles récurrentes d'Israël
Dans un communiqué, l'UNRWA dit être à un « point de rupture », avec au moins deux cent vingt mille Palestiniens réfugiés dans ses locaux. « Je pense que la population [gazaouie] est au bord du gouffre », a résumé Pierre Krähenbühl, commissaire général de l'agence, actuellement à Gaza. Il a dit craindre un nouvel afflux de civils dans des refuges de l'ONU, dejà surpeuplés, et a appelé « toutes les parties à respecter l'inviolabilité des installations de l'ONU ».
Portant à 86 000 le nombre de soldats engagés dans l'opération « Bordure protectrice », cette annonce intervient au lendemain d'une journée encore une fois très meurtrière.
ISRAËL PROMET DE « FINIR LE TRAVAIL »

Nonobstant les critiques qui se multiplient, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que l'armée continuerait « avec ou sans cessez-le-feu » à détruire les tunnels dont se sert le Hamas à Gaza pour lancer des attaques en territoire israélien. « Nous n'accepterons donc aucune proposition qui ne permettrait pas à l'armée israélienne de finir ce travail », a-t-il assuré. 
Plus tôt dans la journée, Israël avait mobilisé seize mille réservistes supplémentaires, portant leur nombre à quatre-vingt-six mille au total, le cabinet de sécurité ayant décidé à l'unanimité de poursuivre les attaques contre les « cibles terroristes » du Hamas. Un général chargé du secteur de Gaza a expliqué que la destruction des tunnels était « une question de jours », affirmant que trente-deux tunnels avaient à ce jour été découverts et que la moitié d'entre eux avaient été dynamités.
Les Etats-Unis ont confirmé, dans la matinée, avoir réapprovisionné Israël en munitions afin de remédier à la baisse de ses stocks. Mais leur secrétaire d'Etat, John Kerry,  a déclaré qu'il gardait l'espoir d'un cessez-le-feu, tout en se refusant à prédire quand il pourrait survenir.

1 395 Palestiniens tués depuis le 8 juillet


Au moins 1 395 Palestiniens ont été tués depuis le 8 juillet, et plus de 8 100 blessés, selon les services de secours palestiniens. Ce bilan augmente au fil des bombardements, mais aussi à mesure que les recherches découvrent de nouveaux corps dans les gravats.
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) avance un autre bilan de 1 263 tués. Parmi eux, au moins 852 civils, dont 249 enfants. Quelque 240 000 Palestiniens ont été déplacés par ce conflit, dont plus de 170 000 ont trouvé refuge dans l'un des 82 centres gérés par l'ONU.
Côté israélien, 56 soldats et 3 civils ont été tués et 400 autres blessés. L'armée a annoncé avoir frappé plus de 4 000 « cibles » dans la bande de Gaza et a recensé environ 2 000 roquettes tirées sur Israël.

Le "Hamas" accuse l’occupation de violation de la trêve conclue et du massacre commis à Rafah

Le Hamas a accusé l'occupation sioniste d’avoir violé la trêve et d’avoir commis un horrible massacre à Rafah, soulignant que son engagement à la trêve est lié à l'engagement pris par l'ennemi sioniste.
Une source officielle au sein du mouvement a affirmé dans une déclaration, dont une copie a été reçue par le « Centre Palestinien d’Information», qu’il tient l'occupation responsable de la poursuite des massacres commis contre le peuple palestinien.
Le mouvement a accusé l'occupation de violation de la trêve humanitaire plus d'une fois ce matin et de sa responsabilité des massacres continus.
Le "Hamas" a rapporté la série de violations commises par l'armée israélienne depuis ce matin dans la bande de Gaza. L’armée a commencé par le déplacement de ses mécanismes dans la ville de Rafah obligeant la résistance palestinienne à faire face et les affronter. Ensuite, les affrontements se sont poursuivis au-delà de l'entrée en vigueur de la trêve supposée à huit heures du matin.
Les forces d'occupation israéliennes ont également pénétré dans la plupart des régions à l'est de la bande de Gaza, en particulier la ville de Beit Hanoun, Shojae'ya et la ville de Rafah, puis ont démoli un certain nombre de maisons et ont déployé des tireurs d'élite israéliens sur les toits de dizaines d’autres maisons pour cibler les civils.

Le nombre des victimes du massacre de la "violation de la trêve" : 70 martyrs et 300 blessés

Des sources médicales palestiniennes ont estimé que le nombre des victimes du massacre de Rafah cet après-midi (1 | 8) a atteint plus de soixante-dix martyrs et 300 blessés.
L'artillerie et l'aviation israélienne avaient bombardé la zone Est de Rafah entrainant la mort et la blessure de centaines de palestiniens et détruisant environs 270 maisons en plus de la démolition de quartiers entiers à l'est de la ville.
Des témoins ont déclaré que les obus ont chuté sur eux et ont détruit des dizaines de maisons à l'est de Rafah et que plusieurs cadavres ont été récupérés de dessous des décombres des maisons détruites.
Des sources médicales palestiniennes ont déclaré à leur tour que les statistiques préliminaires du massacre ont indiqué la chute de 70 martyrs et de 300 blessés, soulignant que ce nombre devrait augmenter.
Elles ont ajouté que l’hôpital d’Abu Yousef al-Najjar n'a pas pu accueillir toutes les victimes dont un nombre a dû être transféré à l’hôpital de Koweït dans la ville et à l'hôpital Nasser à Khan Younes.
D’autres zones ont également été touchées par les bombardements dans la ville de Rafah tout comme le marché central ainsi que le passage de Rafah, surtout après que les autorités égyptiennes aient expulsé les passagers égyptiens du terminal pour les laisser au milieu des bombardements.
Les États-Unis et les Nations Unies avaient déclaré une trêve humanitaire à partir de huit heures de ce matin, heure locale de Gaza, et cette trêve devait continuer pendant trois jours.

"Shalit bis": bonjours les dégâts, Israël !!!

IRIB - Israël a tout fait pour que cela n'arrive pas mais la cata est là !! Le soldat ou selon certains dires, l'officier israélien que les brigades Qassam ont capturé alors que les hordes sionistes s'attaquaient Rafah juste avant l'entrée en vigueur de la trêve - qui n'est plus- réveille les pires cauchemare de l'Entité sioniste.... Hadar Goldin que Tel Aviv dit n'avoir que 23 ans et n'être qu'un caporal de l'armée serait selon Qassam un officier de la brigade élite Jafati. 
Si les israéliens affirment que l'obscure soldat a soudain disparu alors qu'il fouillait un tunnel sous terrain, The Independant, lui souligne que le militaire est un proche du ministre israélien de la Guerre. Toujous est -il que la disparition de Goldin a donné lieu à une avalanche d'effusions de sentiments et de compassions qui ont fait accuser le Hamas de violation de trêve à la fois par le secrétaire général Ban Ki Moon, le secrétaire d'état Kerry. Ce dernier a saisi d'ailleurs l'occasion pour exiger de la "communauté internationale" la poursuite de ces efforts afin de détruire les tunnels et d'arrêter les "tirs aux missiles " des palestiniens !! 
Kerry, Ban et cie ont été évidemment insensibles à quelques 68 gazaouis de Rafah pour la plupart femmes et enfants qui ont été massacrés ce matin même en guise de représailles à ce soi disant enlèvement!! Pour une armée israélienne qui s'est montrée ces 25 derniers jours littéralement incapable de faire une seule action armée digne de ce nom, la capture de l'un de ses soldats constitue un coup de grâce d'autant plus que les circosntances entourant cette capture suscitent la plus grande inquiétude: 
Suivant les bribes d'informations en provenance des agences de presse israélienne, un attentat suicide aurait préféré la capture : alors que Goldin fouillait dans le tunnel, un combattant palestinien surgit, prend visiblement dans ses bras le compagnon de Goldin avant de le tuer tandis que les autres combattants enlèvent l'intéressé. ceci laisse supposer plusieurs acquis pour la Résistance:
Le réseau de tunnels sous terrains à Gaza sert non seulement de voies de transit mais aussi de pièges!! Les militaires sionistes y sont non seulement tués mais aussi capturés. Le fait que Goldin soit l'un des proches du ministre Yaalon serait difficilement un effet du hasard, ce qui supposerait un profond travail de renseignement qui accompagne les opérations palestiniennes.
La guerre contre Gaza entre dans une phase extremement néfaste pour Israël: pas un seul jour ne passe sans que l'armée sioniste ne découvre de nouvelle tactiques de combat . Mercredi les soldats de l'unité magellan se sont fait piéger dans un bâtiment bourré de bombe pesant chacune 80 kilos sans que leurs chiens renifleurs et leurs détecteurs puissent localiser les engins.
Sur le terrain des combats donc, les Brigades Qassam, Qods et cie font preuve d'innovation, de diversions de leurs méthodes et d'une avancée fulgurante ...
L'armée sioniste comprend évidemment ces enormes avancées et a peur d'amplifier la guerre; Les Etats Unis le comprennent aussi, eux qui ont appelé Israël cet après midi à ne pas élargir son offensive... Et Netanyahu? il est visiblement la seule partie à ne rien comprendre de la guerre qu'il a déclenchée lui même, suivi évidemmet de ses soutiens égyptiens, et saoudiens!!
La capture de l'officier sioniste a aidé le congrès à voter son aide de plus de 200 milliards de dollars destinée à "promouvoir dôme de fer" . Mais est-ce suffisant pour sauver la face d'Israël? La capture de Goldin a fini par infliger à Israël et à son armée l'humiliation suprême et ceci aucun analyste de guerre ne peut le nier  : c'est sous les yeux des membres d'une force élite que l'enlèvement a eu lieu , que 4 autres soldats sionistes ont été tués.... Alors comment l'armée isaélienne saura -t-elle détruire les tunnels, démaneler les arsenaux balistiques du Hamas .... ? Il n'existe qu'un seul moyen: bombarder Gaza à l'arme suprême... à ceci, les ultra sioniste ont déjà pensé 
IRIB - Depuis deux jours, les médias –radios et télés publiques – ont changé de ton pour présenter la guerre faite par Israël aux Palestiniens de Gaza. Les images et les commentaires montrent et dénoncent ouvertement les crimes commis par l’Etat hébreu à l’égard de la population civile -femmes et enfants particulièrement visés, les écoles, les hôpitaux, les marchés, cibles privilégiés de Tsahal.
France Inter, Arte, France2 désignent clairement les responsables, rompant d’un jour sur l’autre, avec le « dos-à-dos » jusqu’ici opposé aux belligérants.
L’ancien président de Médecins Sans Frontières, Rony Brauman, peut même dénoncer au JT la complaisance des Occidentaux à l’égard d’Israël, alors que ceux-ci affichent la plus grande détermination à l’encontre de la Russie, accusée sans preuve d’intervention en Ukraine et, de ce fait, victime de sanctions, que nul n’envisage vis-à-vis du pouvoir juif.
Et parallèlement, le secrétaire-général de l’ONU parle de crimes. Même François Hollande est soudain passé de la « compréhension » à l’indignation vis-à-vis du gouvernement de Tel Aviv…
Cette soudaine volte face française et occidentale pose question.
Nos élites sont-elles soudainement « touchées par la grâce » et devenues sensibles aux horreurs de Gaza ?
Qui pourrait croire une telle fable ?
Alors, pourquoi ce tournant à 180° ?
«  canempechepasnicolas » propose une piste de réflexion.
L’indulgence – pour le moins – accordée par le pouvoir et ses médias à Israël, ne devenait-elle pas contreproductive au déchainement belliciste parallèlement développé à l’encontre de la Russie ?
Comment convaincre de la nécessité de sanctions internationales à l’égard de celle-ci sur la simple prise en compte d’affirmations des renseignements US, jamais démontrées publiquement, quand on se souvient du mensonge d’Etat, aujourd’hui établi, sur les fameuses « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, prétexte à l’intervention étasunienne en Irak .
Il fallait d’urgence tenter de rééquilibrer - au moins sur le plan médiatique - la position occidentale à l’est de l’Europe et au Proche-Orient pour rendre crédible le déferlement guerrier contre Poutine et la Russie.
Si telle était la stratégie de Paris et de Washington, cela accréditerait la menace d’initiatives bellicistes occidentales dans les prochaines semaines visant la Russie. Dans cette perspective, un cessez-le-feu préalable à Gaza serait nécessaire.
D’où la pression subite des Etats-Unis (et naturellement de la France) sur Israël…
> Soyons vigilants !
Jean LEVY