samedi 29 mars 2014

La guerre d’Israël contre les universités aux États -Unis

vendredi 28 mars 2014 - 05h:57
Chris Hedges
L’interdiction du groupe Étudiants pour la Justice en Palestine (SJP pour Students for Justice in Palestine) à l’université Northeastern de Boston le 7 mars, assortie d’une menace par l’université de mesures disciplinaires contre certains de ses membres, s’inscrit dans ces sanctions qui frappent de nombreux groupes d’étudiants qui défendent les droits des Palestiniens dans tout le pays.
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Militants de l’Université de York (Canada) ont été censurés pour avoir usé d’un mégaphone lors d’une manifestation - Photo : Flickr/Thien V
Les attaques, et les formes de sanctions similaires inquiétantes, semblent entrer dans un effort commun du gouvernement israélien et du lobby pro-Israël afin de mettre sur liste noire tous les groupes d’étudiants qui remettent en cause la version officielle israélienne.
Northeaster a interdit le SJP après la publication par le groupe, sur les copies du campus, d’avis d’expulsion qui sont méthodiquement remis aux maisons palestiniennes destinées à être démolies par les Israéliens. L’avis de suspension de l’université indique que si le SJP dépose un recours pour sa réintégration pour l’an prochain, « aucun membre actuel du bureau exécutif d’Étudiants pour la Justice en Palestine ne pourra siéger au conseil d’administration d’ouverture de la nouvelle organisation » et que les représentants de l’organisation devront suivre des « formations » autorisées par l’université.
En 2011, en Californie, dix étudiants qui avaient, à l’université d’Irvine, perturbé l’intervention de Michael Oren, alors ambassadeur israélien aux États-Unis, ont été déclarés coupables, placés en probation informelle et condamnés à des travaux communautaires. Oren, citoyen israélien qui, depuis, a été recruté par CNN comme collaborateur, a demandé au Congrès d’inscrire sur liste noire toutes celles et ceux qui participent à la campagne de boycotts, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël, et d’engager des poursuites contre celles et ceux qui manifestent dès qu’apparaissent des officiels israéliens.
Quelques militants de l’université Florida Atlantic ont été exclus de leurs responsabilités à la direction des étudiants après être sortis en signe de protestation lors de l’allocution d’un officier de l’armée israélienne, et ils ont reçu l’ordre par la direction de l’université de participer à des séminaires de rééducation élaborés par la Ligue anti-diffamation (ADL pour Anti-Defamation League). Le groupe Étudiants pour la Justice en Palestine/Colombie (CSJP) a été brusquement suspendu au printemps 2011, et il a reçu l’interdiction de réserver des salles et d’organiser des initiatives sur le campus. L’administration de l’université, avant cette interdiction, avait l’habitude d’avertir le groupe Hillel du campus avant toute initiative du CSJP. La suspension a finalement été levée, après protestation des avocats du CSJP.
Max Geller, étudiant en droit et membre du SJP à Northeastern, que j’ai réussi à avoir au téléphone à Boston, a accusé l’université de céder à « des pressions extérieures », notamment celles d’un ancien élève, Robert Shillman, aujourd’hui PDG de la Cognex Corporation, et de l’investisseur milliardaire Seth Klarman, tous deux partisans de la droite israélienne.
« Interdire à des étudiants de tenir des fonctions de direction, de même que des groupes d’étudiants, simplement parce qu’ils sont engagés dans une manifestation politique pacifique, est contraire à la mission de l’université qui est d’instruire les étudiants, » a-t-il déclaré. « Cela retire toute la valeur pédagogique qu’un processus disciplinaire pourrait rechercher ».
« Dans la dernière année, » a poursuivi Geller, « j’ai reçu des menaces de mort, j’ai été publiquement et injustement calomnié, et menacé de mesures disciplinaires. Ceci pour m’être lancé à intervenir sur la question qui m’inquiète profondément, en tant que juif comme en tant qu’américain, d’une perspective qui me fait peur et m’angoisse. »
La réaction de force d’Israël contre ces organisations de campus est symptomatique de son isolement qui va croissant, et de sa préoccupation devant un soutien américain qui s’affaiblit. L’occupation et les confiscations de la terre palestinienne, depuis des décennies, ainsi que les agressions militaires massives contre une population sans défense dans la bande de Gaza, qui ont fait des centaines de morts, en plus d’une malnutrition qui va s’empirant chez les enfants palestiniens et d’une pauvreté qui s’aggrave, tout cela a écarté des sympathisants traditionnels d’Israël, et notamment de nombreux jeunes Américains de confession juive. Israël, dans le même temps, est devenu un paria dans la communauté mondiale.
S’il devait perdre le soutien états-unien, qu’il achète pour une grande part avec les contributions d’une campagne politique passant par des organisations comme l’AIPAC (Comité américain pour les affaires publiques israéliennes), Israël irait à vau-l’eau. Il y a de plus en plus de banques et autres sociétés, spécialement dans l’Union européenne, qui rejoignent le mouvement de boycott, qui refusent de commercer avec les entreprises israéliennes dans les territoires occupés. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est exprimé devant l’AIPAC le 4 mars, et de façon étonnante, il a consacré une grande partie de son discours à attaquer le mouvement BDS naissant, et dont l’acronyme selon lui signifie, « Bigotry, Dishonesty and Shame » (fanatisme, malhonnêteté et honte). Il a demandé à ce que les sympathisants de BDS « soient traités exactement comme nous traitons n’importe quel antisémite et fanatique ». Il a mis en garde car des gens « naïfs et ignorants » sont recrutés comme « des compagnons de routes crédules » dans une campagne antisémite.
Les dirigeants israéliens tentent aussi apparemment d’infiltrer le mouvement BDS et se servent de subterfuges pour le relier à l’extrémisme islamique, selon le Times de Londres. Le gouvernement israélien fait pression dans le sens de projets de loi de censure, antidémocratiques, dans les instances législatives des États de New York, du Maryland et de l’Illinois, lois qui infligeraient des sanctions financières aux organisations universitaires qui boycottent les institutions israéliennes. Pendant ce temps, les États-Unis et d’autres, avec enthousiasme, imposent des sanctions à la Russie pour une occupation bien moins draconienne que le long mépris d’Israël pour le droit international.
Les classes d’endoctrinement de l’ADL pour les militants universitaires ne sont, d’après ceux qui ont été tenus de les suivre, que des tentatives pitoyables d’assimiler toute critique d’Israël à de l’antisémitisme.
« Moi et deux autres membres du SJP avons été contraints de participer aux cours de "formation à la diversité" sous le parrainage de l’ADL, à défaut nous aurions été accusés de violer les conditions de notre probation et de ce fait, nous aurions été suspendus et/ou expulsés, » a dit Nadine Aly, étudiante militante de Florida Atlantique qui, avec d’autres militants, a quitté, en signe de protestation, une conférence donnée à l’université par un officier de l’armée israélienne, le colonel Bentzi Gruber, lequel officier a contribué à l’élaboration des règles dans l’engagement pour l’opération Plomb durci, cette agression atroce contre Gaza fin 2008 début 2009. J’ai pu la contacter par téléphone sur le campus de Florida.
« L’idée même que l’administration insinue que c’est raciste de critiquer la politique israélienne est ridicule. Nous avons été mis en "probation pour une durée indéterminée", avec l’interdiction de remplir des fonctions de direction dans toutes les organisations d’étudiants reconnues, notamment au conseil des étudiants, à l’université, jusqu’à l’obtention de notre diplôme. J’ai été exclue de ma fonction de présidente du SJP, de même que de celle de sénatrice étudiant, et l’ancienne vice-présidente du SJP a perdu son poste de représentante de la Maison des étudiants. C’est une honte que cette université et beaucoup d’autres cèdent à la pression du lobby sioniste et de riches donateurs sionistes, quand elles devraient protéger les droits de leurs étudiants. »
La persécution d’universitaires, tels que Joseph Massad et Norman Finkelstein, qui remettent en cause la version israélienne officielle a longtemps été une caractéristique de l’intervention israélienne dans la vie universitaire américaine. Et l’empressement des présidents d’université à dénoncer l’Association des études américaines qui a appelé à un boycott universitaire d’Israël est une fenêtre ouverte sur la faim insatiable de l’argent qui semble mener la politique universitaire. L’effort actuel pour arrêter les groupes d’étudiants, cependant, porte la censure et les ingérences israéliennes traditionnelles à un autre niveau. Israël cherche maintenant à museler ouvertement la liberté d’expression sur les campus des facultés américaines – toutes celles où des groupes d’étudiants se sont résolument engagés dans des manifestations non violentes –, et il s’est assuré le concours d’élites libérales décadentes et d’administrateurs de facultés, comme une police de la pensée.
L’incapacité des universitaires à défendre le droit de ces groupes d’étudiants à exprimer des opinions dissidentes et à s’engager dans un militantisme politique montre à quel point la plupart des universitaires aujourd’hui sont devenus hors sujet. Où sont dans cette lutte les professeurs de morale, de religion et de philosophie rappelant aux étudiants le droit de tous à une vie digne, exempte d’oppression ? Où sont les professeurs d’études du Moyen-Orient expliquant les conséquences historiques de la confiscation violente par Israël de la terre palestinienne ? Où sont les professeurs de journalisme défendant le droit des dissidents et des victimes à une audience équitable dans la presse ? Où sont les professeurs d’études sur l’homosexualité et le sexisme, d’études afro-américaines, sur les Amérindiens ou les Chicanos, agissant pour protéger la voix et la dignité des marginalisés et des opprimés ?
Cette agression ne s’arrêtera pas à des groupes comme les Étudiants pour la Justice en Palestine. Le refus d’entendre les cris du peuple palestinien, surtout de ces un million et demi de Palestiniens – 60 % étant des enfants – qui se trouvent piégés par l’armée israélienne dans Gaza, ce refus s’intègre dans une campagne plus vaste d’agents de la droite, tels Lynne Cheney et des milliardaires comme les frères Koch, pour faire disparaître tous les programmes et disciplines universitaires qui donnent la parole aux marginalisés, spécialement à ceux qui ne sont ni privilégiés ni blancs. Les Latinos, les Afro-américains, les féministes, ceux qui étudient sur l’homosexualité et le sexisme sont soumis aussi à cette pression.
En application d’une loi signée par la gouverneure républicaine Jan Brewer, les livres des grands auteurs chicanos ont été interdits dans les écoles publiques à Tucson et ailleurs en Arizona, au motif que de telles études ethniques encourageaient « un ressentiment envers une race ou un peuple ». C’est le même langage que celui utilisé par l’ambassadeur Oren pour justifier son appel à des poursuites pénales contre les militants BDS – ceux qu’ils prétendent être des « fanatiques ». Le néo-conservatisme qui enserre Israël a sa contrepartie toxique au sein de la culture américaine. Et si d’autres groupes marginalisés dans les universités gardent le silence pendant que les militants de la solidarité avec la Palestine sont persécutés sur les campus, ils trouveront moins d’alliés lorsque ces forces de droite s’occuperont d’eux. Et elles vont s’en occuper.
Celles et ceux d’entre nous qui dénonçons la souffrance provoquée par Israël et ses crimes de guerre contre les Palestiniens, et qui soutenons le mouvement BDS, sommes accoutumés à ces campagnes diffamatoires scabreuses israélienne. J’ai été à plusieurs reprises qualifié d’antisémite par le lobby israélien, notamment pour mon livre "La guerre est une force qui nous donne un sens". Certaines de ces voix dissidentes, comme celle de Max Blumenthal qui a écrit "Goliath : peur et répugnance dans le grand Israël", l’un des meilleurs témoignages sur l’Israël contemporain, sont des voix juives que ne semblent pas perturber les propagandistes israéliens de droite qui voient dans toute divergence avec la ligne gouvernementale israélienne une forme d’hérésie religieuse.
« Je suis en tournée pour discuter de mon livre, "Goliath", depuis octobre 2013 » m’a dit Blumenthal, avec qui je me suis entretenu au téléphone. « Et à plusieurs occasions, des groupes lobbyistes et des activistes favorables à Israël ont tenté de faire pression sur les organisations pour qu’elles annulent mes rencontres avant qu’elles n’aient lieu. J’ai été diffamé, traité d’antisémite, par des étudiants adolescents pro-Israël, par d’éminents chroniqueurs de magazine, et même par Alan Dershowitz, et ma famille a été prise à partie dans la presse de droite simplement parce qu’elle avait organisé une fête du livre pour moi. Tout le mal absurde que se donnent les activistes pro-Israël pour empêcher mon journalisme et mes analyses de toucher un large public illustre parfaitement leur épuisement et leur pauvreté morale. Tout ce qu’ils y ont laissé, c’est beaucoup d’argent pour acheter des politiciens, et une volonté sans limite pour défendre le seul État d’apartheid nucléarisé au Moyen-Orient. Comme de jeunes Arabes et musulmans affirment leur présence sur les campus dans tout le pays et que les Américains juifs sont écoeurés de l’Israël de Netanyahu, nous pouvons voir que les forces pro-Israël mènent une lutte de repli. La question n’est pas de savoir si elles la gagneront ou la perdront, mais combien de dommages elles peuvent faire encore à la liberté d’expression avant qu’on les amène à rendre des comptes devant la justice. »
« Ce serait réconfortant si des intellectuels libéraux de premier plan approuvaient toutes mes conclusions, ou approuvaient la légitimité de BDS, » a poursuivi Blumenthal. « Mais la seule attente raisonnable que nous pouvons avoir venant d’eux, c’est qu’ils élèvent la voix pour défendre celles et ceux dont les droits à la liberté de s’exprimer et de s’organiser sont étouffés par des forces puissantes. Malheureusement, quand ces forces se déploient pour la défense d’Israël, beaucoup d’intellectuels libéraux gardent le silence ou, comme dans le cas de Michael Kazin, Eric Alterman, Cary Nelsont et de la fine fleur des présidents d’université, ils collaborent activement avec d’autres élites déterminées à étouffer le militantisme de solidarité avec la Palestine par tous les moyens antidémocratiques. »
Les chapitres Hillel, tristement, fonctionnent souvent comme de simples avant-postes du gouvernement israélien et de l’AIPAC. Cela est vrai à Northeastern aussi bien que dans des facultés comme la faculté Barnard et celle de Columbia. Et les présidents d’université comme Debora Spar, de Barnard, ne voient aucun mal à accepter des séjours en Israël, pendant que les étudiants palestiniens doivent risquer l’emprisonnement, et même la mort, pour venir étudier aux États-Unis. Le lancement de campagnes de diffamation sur tous les campus par des maisons soi-disant religieuses est un sacrilège pour la religion juive. Dans un séminaire, j’ai suffisamment lu les grands prophètes israélites, dont la première préoccupation allait vers l’opprimé et le pauvre, pour savoir qu’on ne les trouverait pas aujourd’hui dans les centres Hillel, mais plutôt à manifester avec les militants du SJP.
Les centres de campus Hillel, avec des budgets somptueux et des immeubles rutilants, sur des campus souvent situés dans des zones de délabrement urbain, proposent des évènements, conférences et programmes pour promouvoir la politique officielle israélienne. Ils organisent des voyages gratuits en Israël pour les étudiants juifs dans le cadre du programme « Taglit Birthright », ils fonctionnent comme une agence de voyages du gouvernement israélien. Pendant que les étudiants juifs, souvent sans liens familiaux avec Israël, sont escortés dans ces séjours de propagande bien orchestrée en Israël, des centaines de milliers de Palestiniens qui restent confinés dans des camps de réfugiés sordides ne peuvent rentrer dans leur foyer, alors que leurs familles y ont vécu pendant des siècles, sur ce qui est maintenant une terre israélienne.
Pendant des décennies, Israël a pu encadrer le débat sur les Palestiniens. Mais son contrôle sur le récit touche à sa fin. Israël perd du terrain, il va s’en prendre méchamment et sans raison à tous les diseurs de vérité, même si ce sont des étudiants américains, et même et surtout s’ils sont juifs. Ce jour viendra, et il viendra plus tôt que ne le croient Israël et ses laquais vendus, quand tout l’édifice s’écroulera, quand même les étudiants de Hillel n’auront plus envie de défendre la dépossession continuelle et les assassinats aveugles des Palestiniens. Israël, en faisant taire impitoyablement les autres, risque maintenant lui-même de se taire.
Chris Hedges donnera une conférence sous le parrainage du Forum économique politique à l’université Northeastern, le 25 mars à 18 h, à West Village F, 20, 460 Parker St. à Boston.
* Christopher Lynn Hedges (né le 18 septembre 1956 à Saint-Johnsbury, au Vermont) est un journaliste et auteur américain. Ancien correspondant de guerre, il est reconnu pour son analyse de la politique américaine ainsi que de celle du Moyen-Orient. Il a publié plusieurs livres, dont le plus connu est War Is a Force That Gives Us Meaning (2002).
19 mars 2014 - Truthdig.com - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aurdip.fr/La-guerre-d-Is...
Traduction : AUDIRP - JPP
http://info-palestine.net 

Les négociations isaélo-palestiniennes butent sur la libération de prisonniers palestiniens

RAMALLAH, 27 mars (Xinhua) -- Les entretiens mercredi à Amman entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le secrétaire d'État américain John Kerry ont encore accentué les craintes d'un gel des pourparlers de paix, en particulier sur la question de la libération du dernier groupe de prisonniers palestiniens bénéficiant de la citoyenneté israélienne, ont rapporté jeudi des responsables.
Un responsable palestinien, s'exprimant sous le couvert de l' anonymat, a déclaré à Xinhua que la réunion à Amman entre MM. Abbas et Kerry n'avait pas abouti à un succès, ajoutant que l'ultimatum sur les pourparlers de paix n'avait pas été prolongé et que le président n'avait reçu aucune garantie de la libération dans le mois de ces 26 prisonniers palestiniens.
Les efforts de médiation de M. Kerry sur ce litige ont permis en fin juillet une reprise des pourparlers de paix directs entre Israël et les Palestiniens, reprise qui a duré neuf mois. La partie palestinienne a accepté de reprendre les discussions après un accord d'Israël pour libérer 104 Palestiniens arrêtés avant la signature par les deux parties des accords de paix d'Oslo en 1993.
Au cours de ces neuf mois de discussions, Israël a libéré 78 prisonniers en trois groupes de 26 prisonniers. Toutefois, les deux parties ne sont pas parvenues à s'entendre sur un cadre d'accord de paix proposé par M. Kerry, suite à l'insistance d'Israël pour que les Palestiniens reconnaisse ce pays comme un État juif.
Le dernier groupe de 26 prisonniers doit être publié en fin mars, et les pourparlers en cours doivent expirer en fin avril. Toutefois, l'intensification de la construction de colonies israéliennes ces huit derniers mois a rendu difficile tout progrès.
La semaine dernière, le négociateur en chef israélien a déclaré que le dernier groupe de prisonniers ne serait libérait que si un accord sur un cadre de paix était trouvé, ajoutant qu'Israël n'avait en aucun cas pris un "engagement automatique" de libérer le dernier groupe de prisonniers.
"Il n'y a aucun résultat concret sur le terrain", a déclaré le responsable, ajoutant que M. Kerry avait présenté des idées sur le prolongement des pourparlers de paix avec Israël mais que la partie palestinienne n'avait pas répondu à cette proposition jusqu'à présent.
Les idées avancées par M. Kerry comprennent d'encourager Israël à se retirer des positions qu'il occupe en Cisjordanie, et ne prévoit pas la reconnaissance d'Israël comme un État juif par les Palestiniens.
D'après un responsable palestinien, les autres idées de la proposition de M. Kerry comprenaient un gel de la construction de colonies et une distribution des ressources en eau. 

Communiqué : Pas de soutien à l’apartheid israélien à Paris 8 !

Depuis 15 jours, le Collectif Palestine Paris 8 et les militant-e-s ayant participé à l’action du 14 mars à la fac sont diffamé-e-s. Une mise au point de notre part est plus que nécessaire, à diffuser largement!
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Ce texte est ouvert aux organisations, asso, collectifs, désirant signer le communiqué et soutenir le collectif. Pour nous le faire savoir, envoyez un mail au Collectif :  collectifpalestinep8@gmail.com

Communiqué : Pas de soutien à l’apartheid israélien à Paris 8 !

Le vendredi 14 mars 2014, l’UEJF – Union des étudiants juifs de France – a tenté d’organiser à l’université Paris 8 Saint-Denis une conférence ayant pour thème « Avoir 20 ans en Israël » avec une délégation composée d’une dizaine d’étudiant-e-s israélien-ne-s appartenant à l’association What Israel. Cet événement marquait la dernière étape d’une « tournée » de la délégation israélienne dans différentes universités françaises. Installé-e-s dans le hall d’entrée de l’université, les militant-e-s de l’UEJF invitaient les étudiant-e-s à prendre « une pause café avec un Israélien », autour d’une table flanquée d’un drapeau israélien. L’initiative avait également pour but de « rétablir la vérité » suite aux événements organisés par le Collectif Palestine Paris 8 dans le cadre de la « Israeli Apartheid Week », une semaine internationale visant à dénoncer la politique israélienne à l’égard des Palestiniens.
Spontanément, nous, militant-e-s de différentes organisations (NPA, Collectif Palestine Paris 8, Solidaires étudiant-e-s, Génération Palestine, …), accompagné-e-s de nombreux-ses étudiant-e-s sensibles à la cause palestinienne, nous sommes rassemblé-e-s face à la table de l’UEJF pour dénoncer une opération de propagande destinée à banaliser l’Etat d’Israël et à normaliser le fait colonial que représente l’occupation de la Palestine. Notre action s’inscrivait dans un cadre politique clair : celui de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël), lancée en 2005 à l’appel de la société civile palestinienne.
Outre les actions appelant au boycott des produits israéliens et à des sanctions (économiques et diplomatiques) envers les entreprises participant à l’économie israélienne, cette campagne internationale entend développer des actions de protestations là où des organisations ou des personnes tentent de blanchir et banaliser les crimes de l’Etat d’Israël en parlant de « seule démocratie du Moyen-Orient », de pays où il fait bon vivre ou étudier, tout en évitant les réalités de l’oppression quotidienne des Palestiniens.
Face à cette tentative désespérée de l’UEJF de déployer leur propagande de « respectabilité » de l’Etat d’Israël et de l’idéologie sioniste (à l’origine du projet de colonisation de la Palestine), les étudiant-e-s n’ont pas été dupes et ont répondu présent-e-s, en affirmant leur soutien au peuple palestinien et en rappelant la réalité de la politique de cet Etat envers les Palestinien-ne-s. Face à l’ampleur des protestations, l’administration de l’université a préféré demander aux membres de la délégation de l’UEJF d’annuler l’événement.
Mis en échec par les étudiant-e-s de Paris 8, les membres de l’UEJF et leurs relais de propagande pro-israélienne (le CRIF, le site CoolIsraël, …) ont alors brandi l’accusation d’antisémitisme et ont déclenché une large campagne de désinformation et de victimisation sur le net et dans les médias, en France et à l’étranger. L’UEJF, qui semble n’avoir attendu que ces « incidents » pour relancer son actualité, s’est évertuée à déployer une propagande victimaire sur fond de mensonges afin de discréditer à tout prix leurs détracteurs.
Ainsi, « les Juifs sont interdits à l’université de Paris 8 », « la France de la haine sévit à Paris 8 », peut-on lire sur internet. Toutes ces accusations visent notamment le Collectif Palestine Paris 8, qui serait un groupuscule d’agités, d’« islamo-gaucho-fascistes », de censeurs (alors même que les organisations pro-israéliennes passent leur temps à demander l’annulation d’événements de soutien aux Palestien-ne-s) et d’antisémites notoires. Ces mêmes accusations farfelues reviennent chaque fois qu’est organisé un événement visant à exposer clairement la politique d’apartheid, de spoliation, d’expulsion mise en place par l’Etat d’Israël envers les Palestinien-ne-s.
Contrairement aux organisations sionistes d’une part, et aux groupuscules d’extrême-droite adeptes du « complot juif » d’autre part, nous refusons l’amalgame systématiquement établi entre Juif.ve et Israël, qui ne fait que favoriser l’antisémitisme en France en rendant les Juifs.ves du monde liés à la politique et aux crimes de guerre israéliens. A aucun moment, lors de l’action de protestation contre l’événement de l’UEJF à Paris 8, nous n’avons proféré d’insultes ou de menaces à l’égard de ses membres ou des Israélien-ne-s. Ces accusations sont hypocrites et mensongères. Nous réaffirmons avec force et fermeté que notre action ne visait en aucun cas la présence de personnes de confession juive et de personnes de citoyenneté israélienne à l’université de Paris 8.
En revanche, les procédés de l’UEJF et des relais sionistes à notre égard les jours qui ont suivi l’annulation de leur événement à Paris 8 sont bel et bien de l’ordre de la violence. Ainsi, des militant-e-s de Paris 8 en présence, filmé-e-s contre leur gré, ont vu leurs images massivement diffusées sur le net, dans les réseaux sociaux et les médias israéliens, qui n’ont pas hésité à parler de « France de la haine » et à associer ces visages à l’antisémitisme. Les communiqués publiés en chaîne sur internet sont du même ordre, mélangeant diffamations et menaces, et surfant sur la vague médiatique réactionnaire qui fait l’amalgame entre banlieue, Islam et antisémitisme.
Face aux pressions qui pèsent sur les militant-e-s et sur le Collectif Palestine Paris 8, nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire et les forces progressistes à exprimer leur soutien et à refuser l’odieux chantage à l’antisémitisme quand il s’agit de dénoncer la politique de l’Etat d’Israël. Nous interpellons également la présidence de l’université afin qu’elle se positionne clairement sur cette affaire et qu’elle condamne les procès d’intentions et les graves accusations proférées à l’égard des étudiant-e-s concerné-e-s. Jusqu’à présent, elle n’a fait que se décharger de sa responsabilité en s’excusant platement auprès de l’UEJF et en communiquant de manière opportune et apeurée.
Encore une fois, notre action s’inscrit dans un cadre politique, celui de la campagne BDS. Cette forme de résistance populaire non-violente est tout à fait légale et légitime, et s’inscrit dans le combat universel pour la liberté, la dignité et la justice. Le 14 mars dernier, nous n’avons fait que prendre notre responsabilité : dénoncer la présence d’un groupe de personnes qui se font le relais et les défenseurs d’un Etat criminel. Et nous recommencerons partout où cela se reproduira.
Signataires:
Collectif Palestine Paris 8, Comité NPA Paris8, Génération Palestine, Solidaires étudiant-e-s Paris 8, Union Juive Française pour la Paix, BBoyKonsian, L’Autrement, CCIPPP

vendredi 28 mars 2014

Le boycott universitaire expliqué par Ben White

Les raisons du boycott universitaire
25 mars 2014 – par la campagne de solidarité avec la Palestine

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La campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël apprécie vivement votre soutien de principe et continu à la lutte palestinienne pour la justice et la liberté en Palestine. (affiche de la conférence nationale étudiante pour la justice en Palestine).
Les institutions universitaires d’Israël sont complices des violations israéliennes du droit international et de la négation des droits humains palestiniens qui en font une cible légitime de boycott. C’est l’argument mis en avant par le journaliste et militant Ben White pour défendre le boycott universitaire d’Israël, lors d’une rencontre sur du boycott de la campagne de solidarité avec la Palestine,.
Les éléments principaux du discours de Ben White sont résumés de la façon suivante par Jas Irban :
Les liens intrinsèques entre la promotion de la propagande et l’implication active dans l’occupation de la part des institutions universitaires d’Israël ne sauraient être ignorés. La complicité de ces institutions est une composante stratégique de l’arsenal de l’Etat d’apartheid responsable de l’oppression quotidienne à laquelle les Palestiniens sont confrontés.
Voici quelques exemples de la façon dont les universités israéliennes sont en même temps complices et activement engagées dans l’occupation :
-Ÿ  L’Institut israélien de technologie (le Technion) a aidé au développement du bulldozer à télécommande utilisé par l’armée israélienne dans les territoires occupés.
Ÿ-  Le Technion a également des « programmes sur mesure » au service de l’armée et du ministère israélien de la défense.
Ÿ-  L’université de Tel Aviv est fière de son rôle en première ligne dans le travail essentiel destiné à maintenir l’avance  militaire et technologique d’Israël.
-Ÿ  L’université de Haïfa a un centre d’études de sécurité nationale qui propose un programme spécial en sécurité nationale et un cycle d’études supérieures où ont été entraînés des centaines d’officiers supérieurs  de l’armée israélienne.
Ÿ-  Pendant le massacre à Gaza (2008-2009), l’université Ben Gourion a octroyé des avantages spéciaux du gouvernement pour chaque journée passée par des étudiants en tant que réservistes des forces de défense.
Ÿ-  L’université hébraïque a une base de l’armée sur son campus pour des étudiants en sciences qui travaillent avec les forces de défense.
Ÿ-  L’université de Tel Aviv et l’université hébraïque offrent toutes les deux des programmes de Hasbara (une méthode de relations publiques qui fait la promotion d’Israël au plan international, propagande de l’A.K.A.). Ces programmes sont liés à différents départements du gouvernement israélien.
Ÿ-  L’université hébraïque a lancé une annonce visant à encourager les étudiants à s’inscrire dans un programme de leadership et de diplomatie publique – programme initié par « Soutenez-nous », un groupe de défense pro-israélien et par le ministère israélien des affaires étrangères.
Il y a, bien sûr nombre d’autres exemples de la complicité des institutions universitaires israéliennes avec l’occupation, mais les quelques uns cités ici mettent en lumière certains moyens par lesquels cette complicité se manifeste.
Ces institutions contribuent activement à l’oppression des Palestiniens, ainsi qu’on peut le voir dans l’utilisation pratique de la technologie développée par le Technion  et dans le partenariat entre l’armée israélienne et ces institutions.
De plus, elles aident à perpétuer l’idéologie d’Etat qui maintient l’occupation et la violation permanente par Israël du droit international et des droits humains des Palestiniens.
Tout ce qui précède nourrit un environnement hostile aux étudiants israéliens et aux enseignants qui soutiennent les Palestiniens et souhaitent la fin de l’occupation. Les difficultés d’une prise de parole publique en ce sens ont été expérimentées par Ilan Pappé, un professeur israélien pro-palestinien, qui travaille à protéger la mémoire de la Nakba.
Son livre, « Hors du cadre, la lutte pour la liberté académique en Israël » livre un témoignage de premier plan sur la participation constante des institutions universitaires israéliennes à la propagande et sur leur affiliation étroite avec le gouvernement et l’armée israéliens.

Pour rejoindre le boycott:
Si vous étudiez ou travaillez dans une institution en lien avec une institution universitaire israélienne – par exemple des liens de recherche – vous pouvez expliquer à cette institution pourquoi elle devrait mettre fin à ces liens.
Si vous êtes invité à visiter ou à parler dans une institution universitaire israélienne, rappelez-vous s’il vous plaît l’appel des Palestiniens au boycott académique d’Israël.

La vidéo complète du discours de BenWhite de 2012 est sur :


Palestine Solidarity Campaign: http://www.palestinecampaign.org

Israël revient sur la libération de prisonniers prévue samedi

AFP
Le gouvernement israélien est revenu sur son engagement à libérer un quatrième et dernier contingent de prisonniers palestiniens comme prévu samedi, a affirmé vendredi à l'AFP un dirigeant palestinien, Jibril Rajoub.
"Le gouvernement israélien nous a informés via le médiateur et parrain américain du processus de paix, qu'il ne se conformerait pas à la libération du quatrième contingent de prisonniers prévue samedi 29" mardi, a déclaré M. Rajoub au lendemain d'une rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbas et l'émissaire américain Martin Indyk.

L’Union Européenne dénonce (en cachette) le nettoyage ethnique à Jérusalem

Pas moins de 100.000 Palestiniens sont menacés à court terme d’expulsion par l’apartheid israélien, dénoncent des diplomates européens en poste à Jérusalem.
Le rapport de ces diplomates, qui préconise entre autres l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’Union européennes des colons identifiés comme auteurs de violences, a été envoyé à Bruxelles le 18 mars dernier.
Mais comme les auteurs du document savent pertinemment que leurs propres dirigeants, Fabius et ses homologues, le jetteront immédiatement à la poubelle pour continuer à lécher les bottes de Netanyahu, ils ont choisi d’en faire fuiter le contenu à la journaliste du Haaretz Amira Hass.
« La politique israélienne n’a d’autre but que de consolider son annexion illégale et unilatérale de Jérusalem-Est », y écrivent-ils.
La reprise des pseudo « négociations » israélo-palestiniennnes, sous l’égide des Etats-Unis en juillet 2013, s’est même caractérisée par une accélération de la colonisation et des dépossessions, notent-ils. Ainsi, l’objectif israélien est-il manifestement d’étendre les limites municipales de Jérusalem le plus profondément possible en Cisjordanie occupée, de manière à y adjoindre les grandes colonies de Maale Adumim, du Gush Etzion et de Givat Ze’ev.
Cela s’accompagne d’une détérioration accélérée des conditions de vie des Palestiniens de Jérusalem, dénoncent les auteurs.
(Colonies juives à Jérusalem-Est)
Alors que les Palestiniens, au nombre de 372.000, représentent 39% de la population totale de la ville (800.000 habitants, dont 200.000 colons juifs établis illégalement à Jérusalem-Est), moins de 10% du budget municipal leur est consacré.
Et ces Palestiniens survivent de plus en plus entassés les uns sur les autres. « Tandis que 53% des terrains de Jérusalem-Est sont décrétés inconstructibles par la municipalité, et que sur la moitié restante, 35% sont alloués aux colonies, la surface au sol dont pourraient faire usage les Palestiniens est réduite à moins de 13% du total ». Pas question, évidemment, pour des Palestiniens, d’envisager une habitation à Jérusalem-Ouest, un espace vital réservé aux représentants du « peuple élu ».
Et comme ces 13% sont déjà largement bâtis, et que l’administration israélienne ne délivre virtuellement pas d’autorisations, au moins un tiers des logements palestiniens de Jérusalem-Est sont dépourvus de permis de construire. Ce qui expose pas moins de 93.000 Palestiniens à un risque de démolition-expulsion.
Pour la seule année 2013, 98 démolitions ont été observées, soit 4 fois plus que l’année précédente. Près de 300 habitants, dont la moitié d’enfants, ont perdu leur foyer, tandis que la destruction de boutiques et commerces entrainait la perte de travail pour 400 habitants.
Parmi les autres faits dénoncés dans le rapport, on relève :
  • les restrictions à la circulation des citoyens européens. Il semble que la pratique monstrueuse consistant à délivrer à des Européens des visas israéliens ne valant que pour les « Territoires palestiniens » s’étende. La conséquence en est que ces Européens vivant en Cisjordanie ne peuvent même plus se rendre dans les consulats de leurs pays respectifs, même quand ces consulats sont à Jérusalem !
  • Plus de 2.000 écoliers et collégiens palestiniens, ainsi que 250 enseignants de Jérusalem-Est, sont contraints chaque jour de passer par des check-points, ouverts ou fermés au bon gré de l’occupant. Si l’on ajoute à ces restrictions le fait qu’Israël refuse de reconnaître la validité des diplomes délivrés par l’Université (de Jérusalem) Al Qods, on se retrouve avec un manque criant d’enseignants, notamment en mathématiques et sciences.
  • La séparation continue, par le mur d’annexion, entre Jérusalem et son arrière-pays historique, la Cisjordanie, a enfin des conséquences de plus en plus dramatiques.
Avant les accords d’Oslo, la contribution de Jérusalem-Est au PIB palestinien était de 15% ; elle n’est plus aujourd’hui que de 7%, tandis que plus de 80% de la population locale se retrouve maintenant en-dessous du seuil de pauvreté.
Enfin, les auteurs attirent l’attention sur le risque explosif de la politique israélienne vis-à-vis de l’Esplanade des Mosquées (dont le Mur des Lamentations, lieu saint juif, se trouve en contrebas).
Des groupes d’extrême-droite juifs accentuent en effet leurs pressions, avec la bénédiction de leur gouvernement, pour imposer leur présence sur l’Esplanade, un lieu jusqu’à présent dévolu au seul culte musulman. Cette stratégie de dépossession des Palestiniens par le biais religieux est également à l’œuvre sous la vieille ville, contre le quartier palestinien de Silwan.
Source : http://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium-1.582532?trailingPath=2.169%2C2.216%2C2.217%2C
CAPJPO-EuroPalestine
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Journée de la Terre samedi 29 mars : les rendez-vous

Plusieurs rassemblements sont organisés dans les villes de France, samedi 29 mars, à l’occasion de la « Journée de la Terre » qui commémore le massacre de paysans palestiniens par l’armée israélienne en mars 1976. A lire, ci-dessous.
A METZ
A l’occasion de « la Journée de la terre palestinienne », ce samedi 29 mars à partir de 14h30, Artisans du Monde et le collectif BDS Palestine proposeront une animation de rue, près de la colonne Merten, rue Serpenoise à Metz dans le double but de :
• soutenir au travers de la filière dattes du commerce équitable, les producteurs palestiniens de la Vallée du Jourdain, vivant sous occupation et de faire la promotion de leurs dattes qui sont mises en vente à la boutique d’ADM.
• « faire pression sur notre Etat, comme nous le demande la société civile palestinienne, pour qu’il applique des embargos et des sanctions contre Israël jusqu’à ce que ce pays honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination » en adressant un courrier à nos députés.
Venez nombreux avec keffiehs, drapeaux palestiniens, nous retrouver au stand pour participer au jeu du « Porteur de paroles », vous exprimer, interpeller les députés, goûter des spécialités palestiniennes, déguster les fameuses dattes de Palestine, véritable culture de paix ...
A MARSEILLE
Le Réseau Palestine Marseille a le plaisir de vous convier à la soirée culturelle :
Samedi 29 Mars à partir de 18h chez MANIFESTEN ( 59 rue Thiers, Marseille 13001 ) Programme :
  • 18 h : Apéro Musique
  • 19 h : Diaporama/conférence, « Les oliviers qu’on assassine »
  • 20 h : Buffet solidaire
  • 21 h : projection « La terre parle arabe » (film de Maryse Gargour) Interventions musicales : groupe Accords & à choeurs
A LYON
Rendez-vous le samedi 29 mars à 15H Place de la République, Lyon pour un rassemblement
Au programme :
  • exposition d’affiches sur les villages rasés
  • table sur le BDS
A MONTPELLIER
Rendez-vous à 14h30 Place de la Comédie Stand BDS Camp de concentration Gaza Avec expos photos cimetière des enfants des de Gaza Saynètes : check point, arrestation, prisonniers Dabké palestinien
A LILLE
L’AFPS Nord-Pas de Calais donne rendez-vous samedi à 15 heures sur la Grand-Place de Lille, pour diffusion de son tract « Orange », dénonçant la collaboration de la multinationale des télécoms avec la colonisation israélienne.
CAPJPO-EuroPalestine
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Agenda Palestine

A ne pas manquer ce week-end :
  • Meeting de solidarité avec les militants égyptiens réfugiés en France, mais aujourd’hui menacés d’expulsion par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, pour avoir osé dénoncer le régime du général Abdel Fattah al-Sisi.
Rendez-vous vendredi 28 mars, à 18 heures, à la Bourse du Travail de Paris, 4 rue du Château d’Eau, 75010 – Paris (Métro République, lignes 3, 5, 8, 9, 11)
Pour rappel , la « justice » égyptienne vient de condamner à mort 528 personnes, l’exécution « institutionnelle » la plus massive de ce début de siècle .
Une pétition a été lancée en direction du Grand Mufti Allam qui a 10 jours pour rejeter cette décision :
Nombreuses manifestations ce week-end pour commémorer la « journée de la terre » (chaque année, depuis le 30 mars 1976) en solidarité avec le peuple palestinien :
  • LYON
Rendez-vous le samedi 29 mars à 15H
Place de la République, Lyon pour un rassemblement
Au programme :
  • exposition d’affiches sur les villages rasés
  • table sur le BDS
  • AIX EN PROVENCE

  • METZ
Ce samedi 29 mars à partir de 14h30, Artisans du Monde et le collectif BDS Palestine proposeront une animation de rue, près de la colonne Merten, rue Serpenoise à Metz.
  • pour soutenir au travers de la filière dattes du commerce équitable, les producteurs palestiniens de la Vallée du Jourdain, vivant sous occupation et de faire la promotion de leurs dattes qui sont mises en vente à la boutique d’ADM.
  • faire pression sur notre état, comme nous le demande la société civile palestinienne, pour qu’il applique des embargos et des sanctions contre Israël jusqu’à ce que ce pays honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination » en adressant un courrier à nos députés.
« Venez nombreux avec keffiehs, drapeaux palestiniens, nous retrouver au stand pour participer au jeu du « Porteur de paroles », vous exprimer, interpeller les députés, goûter des spécialités palestiniennes, déguster les fameuses dattes de Palestine, véritable culture de paix »..
  • A LONDRES et àBRIGHTON
Samedi 29 Mars
Manifestion de protestation contre la situation des enfants palestiniens en prison
Plus d’un enfant palestinien arrêté toutes les deux heures :
Libérez les « Hares Boys »
Emprisonnés depuis mars 2013, accusés sans preuves d’avoir jetés des pierres sur des voitures de colons.
13 ans, menacé de viol à plusieurs reprises et de démolition de sa maison s’il n’avoue pas avoir jeté une pierre :
Obeida, 15 ans, qui a mené deux grèves de la faim pour être transféré dans une prison moins dangereuse où il ne serait pas la proie de dangereux criminels.
More info on Osman’s interrogation : http://www.dci-palestine.org/docume...
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50 femmes bloquées au Caire : Sisi l’a payé cher !

Ci-dessous une vidéo d’Isabelle, l’une des participantes à la Coalition internationale des Femmes contre le blocus de Gaza, qui montre à quel point les actuels dirigeants sanguinaires égyptiens se sont trouvés complètement impuissants face à une cinquantaine de femmes. Un sit-in spectaculaire de 48 H, au milieu de l’aéroport, au vu et au su de tous, pour un régime qui condamne à 5 ans de prison toute participation à un rassemblement non autorisé, c’est raté en termes d’image !

Sud de Jénine : L’occupation kidnappe deux jeunes

Jénine - CPI
Les forces d'occupation sionistes ont kidnappé jeudi soir 27 mars deux jeunes hommes dans une embuscade tendu près du croisement d’Araba, au sud de Jénine, et ils les ont menottés et retenus entre les oliviers.
Des témoins ont déclaré à notre correspondant que les forces d'occupation ont pris en embuscade les deux jeunes hommes, et quand ils passaient les soldats israéliens les ont attaqués et descendus de leur voiture et les ont détenus entre les oliviers et ont permis aux véhicules de traverser.
Les sources ont ajouté que l'identité des deux jeunes hommes reste inconnue, tandis que l'occupation les a embarqués vers un lieu inconnu.

L’armée israélienne évacue des villages entiers pour l’entrainement militaire

Vallée du Jourdain – CPI
Les citoyens palestiniens dans la région de Galilée, dans le nord de la Palestine occupée 48 ont été transportés en urgence, suite à la prise d’assaut de leurs villages par des véhicules sionistes militaires lourds, au cours des derniers jours, sans avertissement, ce qui a causé de sérieux dégâts aux oliviers.
Selon des sources palestiniennes dans les villes d’Arraba, Deir Hanna, les chars, les véhicules blindés, les véhicules et les équipements militaires lourds ont tout à coup pris d'assaut les villages pour les entrainements des soldats de l'occupation pour combattre des villages libanais et les autres.
La population des deux villages a exprimé leurs souffrances en raison des incursions répétées par l'armée israélienne sous le prétexte d'exercices militaires et ceci a causé des dommages importants à l’agriculture et la destruction des arbres et des infrastructures, d'autant plus que dans quelques jours sera célébré  la 38e commémoration de la Journée de la Terre par les Palestiniens de l'intérieur.
 Ils ont souligné que l'état de panique régnait parmi les habitants de la ville, en particulier les enfants à cause du bruit des balles, des obus, des sons de soldats israéliens.
 Des mouvements et des manœuvres de grande envergure de l’armée d'occupation militaire ont été observé le long de la frontière entre le Golan occupé et la Syrie, le long de la frontière avec le Liban, sous des survols intenses de l'aviation à basse altitude.
Dans le Néguev au sud de Palestine occupée, l'armée de l'occupation a effectué des formations similaires dans les villages arabes, près de la frontière de Gaza. Selon des témoins, ils se sont entraînés avec des balles réelles.

Le Hamas condamne l’escalade des poursuites sécuritaires de ses cadres en Cisjordanie

Ramallah – CPI
Le responsable au Mouvement de la résistance islamique du Hamas, Wasfi Qabha, a condamné les campagnes de sécurité menées par les services de sécurité palestiniens en Cisjordanie contre des dizaines d’étudiants, des prisonniers libérés et des avocats.
Qabha a dénoncé, dans un communiqué de presse aujourd’hui, le maintien en détention à Jénine du chef du Hamas et ex-prisonnier Nazih Abu Aoun (53 ans) après avoir été convoqué à un entretien le lundi dernier.
Qabha a assuré que l’arrestation du leader Abu Aoun,  « et quels que soient les motifs, est une violation de toutes les normes et une mesure très grave », soulignant qu’Abou Aoun est « l’un des symboles nationaux et juridiques en Cisjordanie qui a son opinion et une attitude ferme sur tout ce qui se passe dans l'arène palestinienne ».
Il a ajouté que «la convocation et la détention de Sheikh Abu Aoun est comme une réponse et un message clair à toutes les positions et les actions visant à renforcer la confiance au Hamas et son gouvernement à Gaza ».
Qabha a expliqué que les services de sécurité de la Cisjordanie ont intensifié les procédures et poursuites contre les partisans et les membres du Hamas en Cisjordanie.
Il a souligné que les arrestations politiques " ont commencé à prendre une nouvelle tournure de convocations, de poursuites, de détention et d'enlèvement même lors des marches d’enterrement des dépouilles des martyrs ".
Qabha a été surpris du fait que tout ce qui se passe " à la lumière du sang palestinien qui a été versé dans le camp de réfugiés de Jénine et le message d'unité nationale envoyé à toutes les parties et factions "
Le leader Qabha a appelé le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à intervenir et à libérer cheikh Abou Aoun et tous les prisonniers et personnes enlevées à l'issue de l'enterrement des corps des martyrs.

Les forces israéliennes arrêtent deux citoyens à l'est de Gaza

Gaza – CPI
Les forces d'occupation sioniste ont arrêté ce matin deux habitants de la bande de Gaza, prétendant qu'ils se sont infiltrés à travers la barrière de sécurité à l’est de la ville de Gaza.
Le site de "Walla" a cité que les forces d'occupation sionistes ont arrêté deux résidents palestiniens de la bande de Gaza près du kibboutz "Kfar Azza" à l’est de la ville de Gaza, après avoir traversé la barrière de sécurité entourant le secteur.

L’armée israélienne renvoie des officiers qui ont causé la mort d'un collègue

Jérusalem occupée – CPI
L’armée israélienne a licencié 4 officiers et soldats en raison de ce qu'elle a appelé «les déséquilibres » découverts par la sonde militaire dans la cause de la mort du capitaine Tal Nachman par les coups de feu de son collègue à la frontière de la bande de Gaza le mois dernier.
La radio israélienne générale a annoncé que l'armée sioniste a décidé l'exclusion de quatre officiers et soldats impliqués dans l'assassinat du capitaine Nachman à la frontière de la bande de Gaza le mois dernier.
Il a été décidé de renvoyer ces officiers après une enquête militaire menée où il a été constaté que la force en question n'a pas été préparée selon les besoins de la mission en plus du manque de planification et de mise en œuvre.

Libération d'un jeune homme et condamnation d’un prisonnier à 28 mois de prison

Jérusalem occupée – CPI
Le tribunal sioniste a libéré jeudi soir mars le jeune Ahmed Hdeib arrêté il y a quelques jours à cause des confrontations après la manifestation de renoncement et de fidélité à la porte d’Alamoud à Jérusalem pour les trois martyrs de Jénin que leurs sangs bénissent la terre pure.
Hdeib été libéré sous caution de 1500 shekels, avec assignation à domicile.
La Cour centrale de Jérusalem a décidé jeudi après-midi de condamner le captif  Adli Mohamed Atta Maragheh (32 ans) à 28 mois de prison, pour avoir jeté des matières inflammables sur les avant-postes à Silwan .
Adly a été arrêté le 27 février 2013 dans son domicile à Silwan, il est marié et père de quatre enfants dont le plus jeune est Mohammed un bébé de 8 mois, qui est né après son arrestation de plusieurs mois.
Adli est issu d’une famille de combattants, il est le frère d'Adnan, un prisonnier libéré qui a passé 24 ans dans les prisons de l'occupation et qui a été libéré lors de l'accord des Libres, et le frère de l'ex-détenu Osman Maragha qui a passé 17 ans en prison . Il a été transféré dans plusieurs prisons et séjourne actuellement dans la prison d'Eshel.

Barhoum : nous saluons la position de Grandio pour lever le siège de Gaza

Gaza-CPI
Le Mouvement du Hamas a salué la position humanitaire et responsable du commissaire général de l' Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA ), Filippo Grandio, après avoir appelé à la levée du siège injuste sur Gaza, son appel à l'Egypte pour ouvrir le passage de Rafah, et la condamnation du blocus "illégal et immoral" .
Fawzi Barhoum, le porte-parole du Hamas, a déclaré que « les déclarations de Grandio reflètent la gravité de la situation humanitaire qui sévit dans la bande de Gaza qui vit dans une prison à ciel ouvert en raison du blocus et de la fermeture des points de passage depuis plus de 8 ans. "
Barhoum a ajouté: « Nous saluons cette position et nous la valorisons, pour faire appel à la communauté internationale, les institutions humanitaires et les pays arabes et islamiques qui doivent agir pour mettre fin au plus long siège de l'histoire moderne, et permettra à près de deux millions de personnes de vivre dans la liberté et la dignité comme le reste des peuples du monde. "
 Le porte-parole du Hamas  a appelé les Nations Unies à poursuivre et intensifier leurs efforts pour mettre fin à la souffrance humaine de la population de la bande de Gaza.

L’occupation forme ses médecins sur les corps des prisonniers

Ramallah – CPI
Des sources juridiques Palestiniennes, ont dévoilé que les autorités d'occupation soumettent les patients prisonniers palestiniens dans les camps de détention à des tests et des examens médicaux suspects dans le cadre de la formation des médecins sionistes nouvellement diplômés.
Le Centre d'études de prisonniers a déclaré jeudi dans un communiqué de presse​​, que « l’administration des prisons de l'occupation tourmentent les prisonniers malades dans ce qu'on appelle l'hôpital de la prison Meraj Ramla aux mains des médecins nouvellement diplômés et peu formés qui sont impitoyables et inexpérimentés . "
Et le centre a rapporté du prisonnier palestinien Mohammed Hosni, qu'il avait subi un traitement par les médecins et le résultat était sept interventions chirurgicales consécutives dans la même position, ce qui a augmenté sa souffrance et ses douleurs.
Le libéré Tawfiq Abu Naim a ajouté que: «Ceux qui sont connus comme médecins des prisons remplissent des formulaires pour des tests médicaux sans demander au prisonnier, le cas qui a surpris le prisonnier qui a passé 24 ans dans la prison et quand il a obtenu le dossier médical conformément à la décision du tribunal qui doit être présenté à un tiers, ceci a montré l'existence des examens et des tests médicaux dont le prisonnier n’était même pas convoqué pour les lire.

Un résistant d’al-Qassam meurt accidentellement à Khan Younes

Khan Younes – CPI
Un combattant de la Brigade des martyrs Izz al-Din al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, est tombé en martyr ce matin (28-3) par accident dans un défilé à Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza.
Des sources médicales et locales ont déclaré au journaliste du "Centre Palestinien d'Information" que le mujahid Hamza Ayman Abu Aid a trouvé la mort alors qu'il nettoyait son arme personnelle à El-Qarara, une balle a été titée par erreur le tuant sur le coup.
Les Brigades El-Qassam ont annoncé la mort du martyr et appelé le public à participer à son enterrement ultérieurement dans la journée.

Des colons juifs extrémistes prêts à s'installer en plein Jérusalem-Est

AFP
Un groupe de colons juifs extrémistes se prépare à emménager en plein coeur commercial de Jérusalem-Est annexée, un projet susceptible d'aviver les tensions dans ce quartier palestinien, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
L'organisation Ateret Cohanim ("Couronne des Prêtres") a discrètement acquis il y a un an deux étages d'un grand bâtiment situé dans la principale artère de Jérusalem-Est auprès de la compagnie israélienne de télécoms Bezeq, selon ces sources.
Ce bâtiment, au pied des remparts de la Vieille ville, abrite également le principal bureau de poste de Jérusalem-Est et un commissariat de police israélien.
Ateret Cohanim a l'intention de transformer les locaux en yeshiva, un séminaire d'études talmudiques et, selon un responsable israélien et des ouvriers palestiniens sur place, les travaux ont déjà commencé.
Cette association radicale a pour objectif d'installer des colons juifs dans la Vieille ville et dans les quartiers palestiniens avoisinants de Jérusalem-Est.
Elle espère que le bâtiment sera prêt à être occupé avant les célébrations de la Pâque juive à la mi-avril.
"Ils ont commencé les travaux de rénovation pour la yeshiva ainsi qu'une école de préparation militaire pour des juifs ultra-orthodoxes", a précisé une source officielle israélienne.
Le chantier emploie des Palestiniens sous la supervision de contremaîtres israéliens.
"Nous travaillons nuit et jour, c'est presque fini", a confirmé à l'AFP un ouvrier palestinien qui n'a pas voulu donner son nom.
Sollicité, le directeur général d'Ateret Cohanim, Daniel Luria, s'est refusé à tout commentaire.
L'opération immobilière a été révélée par le quotidien de gauche israélien Haaretz qui a publié l'extrait d'un email de M. Luria se félicitant de l'acquisition de plus de 1.000 m² dans "un bâtiment très vaste et stratégique" à proximité de la Vieille ville.
La rumeur s'était déjà répandue depuis quelques mois dans ce quartier commerçant palestinien.
"Nous avons appris il y a quatre mois, par les ouvriers, que des colons avaient acheté le bâtiment", a expliqué à l'AFP Adel Charbati, qui tient une boutique de téléphonie mobile.
"Ce sont eux les plus forts, à qui devrions-nous nous plaindre? Quand ils arriveront, tout le quartier sera sous tension", s'est-il inquiété.
Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée depuis 1967, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Quelque 200.000 Israéliens habitent des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, à côté de plus de 290.000 Palestiniens.
La communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est et considère les colonies en territoire occupé comme illégales au regard du droit international.

L’heure de l'affrontement a-t-il sonné ?

Mustafa Sawaf
L’heure de l’affrontement entre la résistance et les forces de l’occupation a-t-elle sonné ?  La décision sioniste est-elle posée sur la table des exécutions et ainsi il ne restera plus de beaucoup de temps avant que la zone soit témoin d’un évènement suite à  l’éventuelle agression, que ce soit sur le plan intérieur, régional voire même international avec [une mobilité] polaire et non officielle sauf de la part de quelques pays solidaires et bienveillants envers le peuple palestinien ?
L’occupation sioniste a reçu ces derniers jours plusieurs messages de la part de la résistance palestinienne. Les messages étaient surprenants, forts et portent de grandes significations auxquelles l’occupation ne s'attendait pas. Ceux-ci ont été finalisés avec le festival populaire du Hamas, et ont été couronné par le discours du Premier ministre et leader du mouvement du Hamas dans la bande de Gaza. Les médias sionistes l’ont considéré comme une déclaration de guerre contre l’occupation, dans laquelle il a promis à l’occupation des surprises si elle en arrivait à une agression contre la bande de Gaza, et que la résistance sera à la pointe et fera gouter des supplices en cas d’une éventuelle bêtise que l’occupation pourrait commettre.
Peut-être que parmi ces messages forts, il y a ce tunnel qui a été découvert grâce aux facteurs météorologiques et qui a été abimé, sans cela l’occupation ne l’aurait pas découvert. Et peut-être que  sa découverte révèle plusieurs messages qui informent que la résistance, pendant la phase de non-agression partielle entre les agressions de 2012 et jusqu’à aujourd’hui et celle qui suivait l’agression de 2008-2009, ne jouait pas. Peut-être qu’elle a réussi à faire rentrer de nouveaux   éléments et d’outils de résistance. La nature du tunnel et la haute technologie avec laquelle il a été construit malgré les conditions difficiles que vit la résistance entre le blocus et les tentatives de la tarir et de la poursuivre que ce soit de la part des forces de l’occupation ou l’Autorité en Cisjordanie ou à Gaza. Et combien de tentatives de diabolisation, de propagande et d’accusation a traversé la résistance à Gaza, tous ces  moyens qui visent à étouffer la résistance, à bloquer son approvisionnement en outils et équipements, et à s’emparer du public arabe afin de couper l’esprit arabe de la résistance.
Et parmi les messages que la résistance a envoyé à l’occupation, il y a ces messages électroniques que les brigades Al Qassam ont adressé à une grande partie diversifiée de sionistes en langue arabe et anglaise qui ont joué un rôle psychologique influent et un nouveau style d’affrontement  qui a pour but de déstabiliser le front intérieur et semer la terreur et la peur dans l’esprit des sionistes. C’est surement la première fois que la résistance utilise ce genre de messages, et cela porte plusieurs significations avec de grands impacts et donne de grands indicateurs sur le stade de développement et de diversité dans les moyens et outils d’affrontement qu’a atteint la résistance. Cela prouve que l’époque de la domination de l’ennemi est révolue et fait partie de l’histoire ancienne
Le troisième message est celui-ci qui a été envoyé sous forme de vidéo qui mettait en scène le ministre de guerre sioniste qui était entre les feux croisés des brigades Al Qassam et qui avaient la capacité, à cet instant, de lui tirer dessus et de le tuer mais il semble que celui qui supervisait n’avait pas reçu l’ordre de la direction pour mener l’opération qui consiste à lui tirer dessus, et à cause du laps de temps court qu’il [le ministre] a passé dans l’endroit en question, n’était pas assez pour recevoir la décision. Il y a des éléments que nous ignorons et que la résistance maitrise, et celle-ci pèse l’intérêt selon ce qu’elle dispose de données, car c’est la résistance qui est plus en connaissance de cause et c’est elle qui prend les décisions.
Enfin, cet affrontement qui a eu lieu entre les brigades d’Al Qods et les factions de la résistance et qui a été un message fort pour l’ennemi a porté la grandeur de la riposte qui a suivi l’opération d’assassinat qui a touché trois jeunes des brigades d’Al Qods. En conséquence, nous sommes capables et nous appréhendons le comportement qui pourrait être le support de la scène dans le cadre du survol exagéré de l’aviation sioniste et des larges  mouvements  de ses forces sur les frontière avec la bande de Gaza, en plus de la continuation des menaces de ses militaires et politiciens.    

La Knesset sioniste vote la loi séparant les palestiniens de 48 en communautés

Arabs48
La Knesset a voté à la majorité de 26 voix contre 5, en deuxième et troisième lecture, la loi proposée par le chef de la coalition et membre de la Knesset, Yrif Levin. La loi ordonne la représentation sectaire sur le comité consultatif de l’office de l’égalité dans l’emploi.
Selon la nouvelle loi, les représentations ne se font plus via des institutions qui ont pour vocation d’employer les arabes en général, mais à travers des associations « qui emploient les chrétiens, d’autres qui emploient les druses et la troisième pour employer des musulmans »
Lors du débat à la Knesset, les députés du rassemblement Dr Jamal Zahalqa, Hanane Zoaby et Bassel Ghatass, ont pris la parole et ont fait part de leur forte opposition à cette loi qu’ils ont qualifiée de coloniale et se basant sur la politique colonialiste de « diviser pour mieux régner »
Yrif Levin a boycotter les députés du rassemblement, il y eu des altercations verbales dans le cadre de tentative de légaliser la division sectaire des populations arabes palestiniennes de l’intérieur.
Lors de son discours le député Jamal Zahalqa, le président du bloc du rassemblement parlementaire a assuré que la loi proposée est refusée catégoriquement car elle divise le peuple en plusieurs communautés sectaires, et se comporte avec eux comme avec du bétail et non comme des citoyens qui ont le droit à l’identité nationale. 

Un Palestinien de Gaza : un doctorat d’excellence et des expériences brevetées

Gaza – CPI
Le véritable exploit sera d’offrir quelque chose au profit de l’humanité, dit le Palestinien Bilal Abdou Al-Aziz Ibrahim Al-Chiqaqi, 33 ans. Il espère que son doctorat, dans le secteur de l’électronique des communications modernes, pourra freiner certains accidents, causes de décès partout dans le monde.
Bilal Al-Chiqaqi, habitant de la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, vient de terminer son doctorat en Algérie, en un temps record, et avec la mention la plus élevée : très honorable avec félicitations du jury. Il s’occupe actuellement de breveter deux des exploits de sa thèse.
Depuis son enfance, il rêvait d’étudier l’électronique, confie Al-Chiqaqi au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI), à qui il a accordé une interview. Son père l’aidait beaucoup pour qu’il aille loin dans son rêve. Dès son neuvième anniversaire, il lui a procuré un ordinateur.
Le début
Et lorsqu’il a obtenu son BAC, il a obtenu une bourse pour étudier l’ingénierie ; c’était en 1999. Mais il n’a pu partir. Et en 2002, il a été emprisonné par les occupants sionistes. En 2007, il a obtenu un diplôme en électronique.
Le jour où la chance lui a été offerte d’aller faire son Master en Algérie, il a senti que le monde lui avait ouvert ses portes pour réaliser son rêve. Il a obtenu son master en dix-huit mois seulement.
Ce record, fait en 2009, est toujours à son nom.
Le parcours de recherche
A partir de ce moment, Al-Chiqaqi a commencé son parcours de recherche scientifique. Il a participé à plusieurs rencontres internationales. Dans une de ces rencontres, il a obtenu le prix des meilleurs articles présentés. Suite à cela, il a eu un deuxième professeur, de l’université de Bruxelles, pour sa thèse, une raison supplémentaire pour mettre les bouchées doubles.
Ensuite, l’université algérienne des sciences et de la technologie de Wahran l’a engagé. Ceci l’a beaucoup encouragé et lui a permis de travailler dans le laboratoire des signes et des images.
Lors de sa troisième année de doctorat, il est devenu professeur assistant, ses recherches ont commencé à donner leurs fruits et il a commencé à représenter l’université à toutes les occasions.
Au cours de sa quatrième année, en ce mois de mars 2014 précisément, il a obtenu son doctorat, sans parler de toutes ses études publiées par plusieurs périodiques scientifiques internationaux.
Les souffrances engendrent l’espérance
Tout cela ne s’est pas passé sans souffrances. Mais, « chaque fois que je me sens mal, que la dépression et le mal du pays sonnent à ma porte, je pense aux souffrances des réfugiés palestiniens », dit-il.
Une thèse remarquable
Le cœur de sa thèse est « le développement des systèmes électroniques intelligents pour conduire » qui sont beaucoup utilisés et peu sûrs, ajoute Al-Chiqaqi. Il propose un nouveau système aidant le conducteur par des systèmes optiques.
Ces systèmes ne sont pas seulement théoriques ; des expériences concrètes ont été menées pour les confirmer et améliorer. Les résultats ont été satisfaisants.
Les membres du jury ont salué le grand nombre d’informations avancées, en un temps record. Ce qui lui a valu les félicitations.
Un ambassadeur fier
Dr. Bilal est bien fier de ses réalisations. Il croit qu’en Algérie, il était un bon ambassadeur représentant la Palestine. Il est fier aussi qu’on lui ait confié le poste de vice-président de la division électronique de l’université, puis le poste de maître de conférences.
Sa fierté et sa joie se mélangent à celles de sa famille, ses parents, ses amis qui viennent de partout pour le féliciter.
A la fin de son interview faite à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Dr. Al-Chiqaqi s’adresse aux jeunes et aux élèves de la bande de Gaza. Il leur conseille de faire fi des difficultés et du blocus et de se fixer des buts forts et nobles, loin de toute arrogance.

Expulsion de l'un des gardiens d'el-Aqsa pour 10 jours

IRIB - La police de l'occupant israélien dans la ville occupée de Jérusalem a livré, hier mardi 25/3, un ordre au gardien de la mosquée bénie d'el-Aqsa Fadi Osman Shafiq Bakir (35 ans) stipule de l'exiler de la mosquée pour 10 jours.
Des sources médiatiques ont cité de Bakir, en disant que l'ordre d'expulsion a été pris par l'officier du centre de police de Qashla et l'officier de la vieille ville, Avi Biton.
L'ordre d'expulsion a stipulé que la décision d'interdiction pour 10 jours jusqu'à ce que le dossier soit présenté au commandant de la police de Jérusalem, où il est possible de prolonger la période de l'expulsion, sous prétexte de l'attaque d'un officier et l'entrave de l'invasion du vice-président de la Knesset israélienne, Moshe Fijlin, dans la mosquée bénie d'el-Aqsa, le jeudi dernier.
Bakir a ajouté que le policier lui a attaqué sévèrement lors de l'invasion de Moshé Fijlin dans la mosquée, ce qui a causé sa blessure, où il a présenté une plainte contre le policier au Bureau de Mahesh.
La police israélienne a déjà kidnappé le gardien Fadi Bakir lors de son travail à la porte de Silsila, le dimanche dernier soir, où il a été libéré après l'enquête à condition qu'il soit interpellé aujourd'hui.

«Les médecins de Gaza » condamnent l'attaque contre les manifestants à Ramallah

IRIB - Le syndicat des médecins dans la bande de Gaza a condamné l’attaque des médecins palestiniens en sit-in, dans le conseil médical palestinien à Ramallah, lundi, par les organes de sécurité de l’AP dans une tentative d’opprimer le sit-in.
Le syndicat a déclaré dans un communiqué : «Nous dénonçons l'attaque qui a conduit à la blessure d'un collègue et nous appelons les autorités compétentes, y compris le ministre de la Santé, le Conseil législatif palestinien et la justice palestinienne à prendre toutes les mesures pour protéger les médecins ».
Il a aussi affirmé le droit des médecins au sit-in et la revendication de leurs droits, soulignant la nécessité de condamner celui qui se permet d’agresser le personnel médical.

Que fera l'armée libanaise si Israël attaque le Hezbollah?

IRIB- Le commandant en chef de l'armée libanaise , Jean Kahwagi repond très catégoriquement :
" l'armée libanaise est prête d'affliger une réponse immédiate à la moindre agression israélienne contre le Liban" . 
Selon Al Nashra qui cite le commandant, " un réseau d'espionnage appartenant à Israël vient d'être démantelé par le renseignement de l'armée libanaise. ce démantèlement concerne aussi des cellules terroristes" Le général qui dévoilait un livre intitulé " Séisme du Mossad. Les mercenaires aux mains de la justice" a souligné : " nous avons été à même de briser la fausse grandeur des réseaux d'espionnage israéliens et des cellules terroristes affiliées en capturant plus de 85% des terroristes impliqués dans les attentats contre l'armée et les forces sécuritaires du Liban. l'armée surveille de près les agissements des rescapés terroristes. 
Nous sommes conscients des objectifs que ces terroristes poursuivent, du lieu où ils résident et nous connaissons l'identité de ceux qui les soutiennent financièrement" . le général a reconnu que son pays traverse une période difficile et périlleuse de son histoire en termes sécuritaires : " l'Armée sert de soupape sécuritaire pour le Liban. Elle puise sa force dans sa légitimité et ne renoncera jamais à son droit à rétablir l'ordre . nos décisions sont irrévocables. l'armée a fait face aux complots qui se trament contre le Liban et elle s'est fixée une triple mission: défendre le Liban contre Israël, ennemi déclaré et en ce sens , la protection des frontières est une priorité. notre seconde mission consiste à lutter contre le terrorisme et c'est en ce sens que la plupart des cellules terroristes ont été  identifiées et démantelées ou sont traquées par nos force. notre troisième mission réside dans l'aide que nous sommes censés apporter à nos forces intérieures pour qu'elles puissent résordre les problèmes sécuritaires " et le général d'ajouter : " l'appareil militaire du Liban est la cible des opérations d'espionnage et des opérations terroristes organisées par Israël , ce qui ne nous empêchera pas d'agir dans le sens de leur démantèlement via notre armée et notre justice . l'armée libanise ne craint aucune menace , ne restera les bras croisés devant aucune agression à laquelle elle va répondre immédiatement... sa mission c'est de défendre la souveraineté nationale maritime, terrestre et aérienne du Liban.

La puissance de frappe du Hezbollah? Ehud Barak répond

IRIB - L'ex ministre sioniste de la guerre sait de quoi il parle :" La puissance de frappe du Hezbollah s'est amplifiée à un point tel que le mouvement chiite est bien capable désormais de choisir ses cibles et de les viser sur le sol israélien"!! l'ex ministre, repris par Yediot Aharonot lançait en effet de sérieuses mises en garde au cours d'un discours tenu mercredi : " le Hezbollah a atteint un niveau de préparation qui le rend capable de choisir sa cible en Israël et de la détruire " " les armes arrivent aux mains du Hezbollah dans une quantité plus abondante et à prix plus abordable que par le passé. 
Le Hezbollah peut désormais localiser un bâtiment quelconque sur le sol israélien, et de le détruire sans problème" Ehud Barakl n'a pas été trop tendre à l'adresse des responsables sécuritaires israéliens qu'il accuse de manquement à leur devoir en ce qui concerne les failles du dome de fer : " notre bouclier anti missile ne fonctionne pas bien et il faut vite faire pour le renforcer" 

Pourquoi Israël a-t-il fermé toutes ses Ambassades?

IRIB - Pour la première fois de son Histoire, Israël ferme toutes ses Ambassades et Consulats de manière suspicieuse partout dans le monde!.
C’est TRÈS étrange. Est-ce que quelque chose est sur le point d’arriver, une forme d’attaque? Comme le titre le dit, c’est la première fois dans l’histoire qu’Israël ferme ses ambassades et consulats partout dans le monde! Gardons définitivement un oeil là dessus et voyons ce qu’il se passe!
Citation de Jim Stone Freelance:
Israël est une nation déléguée du NSS. Je suppose que désormais cela veut dire qu’ils n’y sont pas allés à la dernière minute. (rappelez vous des types chanceux qui ne sont pas allés au travail le matin du 11 Septembre car on leur avait donné l’info?) Retirer toutes les ambassades dans le monde a du sens aussi et c’est potentiellement un autre indice qu’un autre ‘false flag’ est en préparation et ils cherchent un prétexte pour attaquer l’Iran. En pleine attaque contre l’Iran ils ne souhaitent pas que les leurs soient visés par des partisans en quête de vengeance.
Des israéliens et juifs qui disparaissent à des endroits importants et qui sont sur le point de se faire sauter, est déjà arrivé auparavant, notamment pour 9/11, et le 3/11 lorsque tous les employés de BSP travaillant à Fukushima retournèrent en Israël juste avant le tsunami et la catastrophe nucléaire. C’est fantasmagorique, SACREMENT FANTASMAGORIQUE compte tenu de la disparition du vol 370. Quelque chose de gros arrive, comptez là dessus, et NE TOMBEZ PAS DANS LE MENSONGE OFFICIEL QUAND IL ARRIVERA.
Et je suis d’accord, est-ce le commencement d’un autre évènement sous fausse bannière? Seul le temps le dira!

Les membres de la délégation du Parlement européen en Palestine demandent à l’Union européenne d’augmenter la pression sur Israël

25 mars 2014 - Coordination européenne des Comités et Associations pour la Palestine

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Les membres de la délégation officielle du Parlement européen se sont rendus en Palestine afin d’évaluer la situation des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes et de discuter de l’utilisation des fonds de l’Union européenne dans les projets humanitaires de la bande de Gaza. La délégation s’est vu refuser l’accès aux prisons israéliennes et à la bande de Gaza par les autorités israéliennes. 
Israël prétend que les députés de la délégation du Parlement européen venant en Palestine via le passage frontalier d’Erez ne vont pas se préoccuper uniquement des questions humanitaires, une allégation fortement réfutée par les députés qui rétorquent que la fermeture de la bande de Gaza par Israël est une violation du droit international. 
La délégation officielle du Parlement européen a déclaré : « Israël a infligé une catastrophe économique à la population de Gaza, dont les conséquences humanitaires n’en sont que trop bien connues. » 
« La Convention de Genève stipule clairement qu’Israël a la responsabilité du bien-être de la population sous son contrôle et son occupation, alors que l’Union européenne paie des factures qui sont, de par le droit, à la charge d’Israël » a déclaré la délégation. 
« Comme si souvent par le passé, nous sommes déçus, voire indignés, d’entendre parler une fois encore des injustices de l’occupation illégale d’Israël sur la Palestine ; de confiscations et de démolitions, de constructions dans les colonies et d’exclusion des Palestiniens de tant de leur terre natale, d’humiliations et de meurtres, dont leurs auteurs israéliens ne sont jamais punis », a écrit la délégation dans son communiqué. 
Selon les députés européens, « L’Union européenne reproche bien tout cela à Israël, mais nous regrettons que les paroles de l’Union européenne ne sont que trop rarement suivies par des actes. Au contraire, les relations entre l’Union européenne et Israël restent très étroites et nous craignons qu’Israël ne parte trop souvent du principe que cette situation durable est un soutien tacite à son comportement. Nous demandons à l’Union européenne d’augmenter la pression sur Israël pour qu’il change d’attitude, et nous faisons cela parce que nous sommes à la fois les amis des Palestiniens et des Israéliens, et nous croyons qu’il est dans l’intérêt de tous que l’occupation prenne fin rapidement. »
Traduction : JPP pour BDS FRANCE