jeudi 4 août 2011

Israël: La Cour suprême ordonne une évacuation en Cisjordanie

02.08.11
La Cour suprême d'Israël a ordonné ce mardi l'évacuation immédiate d'un avant-poste occupé par environ 250 colons juifs en Cisjordanie. La Cour fait ainsi droit à une pétition déposée il y a cinq ans par des Palestiniens et un groupe d'adversaires de la colonisation.
Elle juge que l'avant-poste de Migron aurait dü être évacué le 31 mars au plus tard et que les pouvoirs publics ne devraient «pas traîner les pieds» sur cette question étant donné qu'ils «ont eux même reconnu son caractère illégal». Selon un résumé officiel de l'arrêt, la pétition avait été présentée fin juin 2006 et demandait à la Cour suprême d'ordonner à l'Etat d'évacuer l'avant-poste construit sur des terres appartenant aux Palestiniens.

«Plus aucune raison de maintenir la situation illégale actuelle et le tort causé aux droits des propriétaires palestiniens»

«Dans sa première réponse à la décision de justice en 2006, l'Etat admettait que l'avant-poste avait été construit sur des terrains privés et qu'il pouvait être évacué, mais (l'Etat) avait demandé un sursis afin de discuter d'un accord», dit l'arrêt. Il ajoute qu'après cinq audiences et sans perspective d'accord imminent, «la Cour a statué qu'il n'y avait plus aucune raison de maintenir la situation illégale actuelle et le tort causé aux droits des propriétaires palestiniens».
Dans le cadre de sa «feuille de route» pour un accord de paix avec les Palestiniens, Israâl a convenu d'évacuer les avant-postes dont la construction n'a pas été autorisée par les autorités israéliennes. Les dirigeants israéliens ont toutefois été réticents à agir face à la résistance des colons et de leurs soutiens politiques.
Quelque 500.000 Israéliens et 2,5 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, zones conquises par Israël lors de la guerre de 1967 et que les Palestiniens veulent intégrer dans un futur Etat indépendant. Les Palestiniens font valoir que les implantations les empêchent de construire un Etat viable et subordonnent une reprise des négociations de paix avec Israâl à un gel total de la colonisation.
Reuters

Maroc: l’embarrassante affaire du «collier de la reine»

01/08/2011
Un geste d’amitié inavouable que la Couronne aurait peut-être préféré garder discrète en ces temps de contestation… L’information publiée par le journal israélien Maariv a en tout cas fait l’effet d’une bombe au royaume chérifien. Dans son édition du mercredi 13 juillet, le quotidien dévoilait la liste des présents offerts aux dignitaires israéliens lors de leurs déplacements à l’étranger.
Un tapis persan, des défenses en ivoire, un kimono de geisha, un fouet en cuir, de la vaisselle, des stylos, des cravates… Les coffres de la Knesset, le parlement israélien, recèlent toutes sortes de curiosités que les responsables de l’Etat hébreu sont tenus de déclarer, en vertu d’une loi qui considère ces cadeaux comme propriété du peuple israélien.

Le collier de Tzipi Livni

Dans l’inventaire —répertorié sur une période de 60 ans—, un présent particulièrement généreux sort du lot: un coffret rehaussé de satin noir contenant un collier en or serti de 30 diamants d’une valeur inestimable, offert, selon Maariv, par la Première dame marocaine à Tzipi Livni lors d’une visite secrète à Rabat. La chef du parti politique Kadima, fondé par Ariel Sharon en 2005 alors qu’il était alors ministre des Affaires étrangères, était invitée au forum Nord Sud MEDays du 19 au 21 novembre 2009 à Tanger, à l’instar d’autres personnalités de la scène politique internationale.
L’événement organisé par Amadeus, un think tank fondé quelques mois seulement auparavant par Brahim, le fils du ministre des Affaires étrangères marocain Taïeb Fassi Fihri, à peine âgé de 24 ans, a fait les choux gras de la presse marocaine qui y voyait une extension officieuse de la diplomatie du royaume. La présence de Tzipi Livni en particulier a soulevé une vague de protestations au sein des associations de défense de la cause palestinienne.
MEDays intervenait quelques mois à peine après l’opération «plomb durci» menée par Tsahal sur la Bande de Gaza et qui avait suscité un vif émoi dans la rue arabe. La chef de la diplomatie israélienne de l’époque avait même dû annuler une visite à Londres en mars 2009 en raison d’un mandat d’arrêt pour crimes de guerre émis contre elle par un juge britannique. Au Maroc, après l’annonce de sa visite, trois avocats de renom avaient déposé plainte contre elle au parquet de Rabat pour les mêmes motifs —une initiative qui restera sans suite.
Si la presse marocaine avait révélé que Tzipi Livni s’était également rendue à Marrakech et à Casablanca où elle a reçu d’autres bijoux précieux de la part de la communauté juive marocaine, sa rencontre présumée avec des membres de la famille royale, et en l’occurrence avec Lalla Salma, aurait donc, si l’on en croit Maariv, été tenue secrète.

Comme Marie-Antoinette ou Bokassa

Au Maroc, où l’opinion publique est très majoritairement pro-palestinienne, ce scandale qui éclabousse la First Lady n’a pas manqué d’être comparé par les férus d’histoire à «l’affaire du collier de la reine», la très célèbre intrigue qui se noua en 1785 au cœur de la royauté française lorsque deux joailliers parisiens avaient remis une somptueuse rivière de diamants au Cardinal de Rohan, destinée à la reine Marie-Antoinette. Une affaire qui avait marqué le début d'un incroyable imbroglio politique qui ternira à jamais la réputation de l’épouse de Louis XVI et qui contribua à la chute de la monarchie française quatre ans plus tard…
L’affaire marocaine est également comparée à celle, bien plus récente, des diamants offerts par l’empereur Jean-Bedel Bokassa de Centrafrique au président français Valéry Giscard d’Estaing dans les années 70, rappelant que les régimes autoritaires d’Afrique sont toujours prompts à s’attirer l’indulgence des puissants par de somptueux présents.
La classe politique chérifienne, qui s’abstient de toute critique dès qu’il s’agit du roi s’est montrée bien circonspecte sur le geste supposé de Lalla Salma et préfère mettre en doute l’information publiée par Maariv.
«Il faut dire que la "sacralité" de la personne du roi qui a été préservée dans la Constitution révisée sous le terme "d'inviolabilité" ne permet pas aux politiques marocains de trop se prononcer sur des sujets aussi délicats», commente un internaute sur un forum de Bladi.net.
Dans une réaction officielle —aussi courte que lapidaire— le ministère des Affaires étrangères marocain a catégoriquement démenti les faits rapportés par la presse israélienne. Selon des sites d’information marocains ayant cité un membre de la communauté juive:
«l'ex-ministre israélienne n’a rencontré aucune princesse au Maroc, elle s’est entretenue avec des responsables de la communauté juive et certaines personnalités marocaines, et le collier en diamants aurait pu lui être offert par la communauté juive».
Mais d’après Maariv, la fédération des juifs du Maroc lui aurait aussi offert un collier en or orné de pierres précieuses, assorti de deux bagues en or…
«Ce n’est un secret pour personne, le Maroc entretient de bonnes relations avec l’Etat d’Israël. Mais la question que l’on se pose, si l’information s’avère être exacte, est la suivante: Qu’à fait Tzipi Livni pour le Maroc en 2009 pour mériter de tels cadeaux?», s’interroge Afrik.com.

Le précédent Isaacson

L'embarras des politiques marocains et de l’Etat est d'autant plus grand que le roi Mohammed VI a lui-même été derrière un geste très controversé en septembre 2009. Il avait accordé le titre de Chevalier de l'Ordre du Trône du royaume du Maroc à Jason F. Isaacson, directeur des affaires internationales de l’American Jewish Committee (AJC), un puissant groupe de lobbying sioniste très influent aux Etats-Unis. Isaacson avait, sans surprise, appuyé avec force l’intervention militaire israélienne contre Gaza.
«Par la réforme et la réconciliation politiques, par sa position ferme contre l’extrémisme, par sa protection continue des minorités religieuses, le Maroc a prouvé à maintes reprises son amitié, sa force, ses principes», avait déclaré Isaacson lors de la cérémonie tenue dans la plus grande discrétion à New York.
«Aujourd’hui, nos espoirs sont de nouveau investis au Maroc et spécifiquement à Sa Majesté le roi Mohammed VI, un descendant direct du Prophète Mohammed, comme symbole de tolérance et modération, comme défenseur inébranlable des valeurs qui sont à la base des trois grandes fois d’Abraham, comme un vrai champion de la paix», avait-il ajouté.
La décoration et les déclarations empathiques d’Isaacson n'avaient pas été relayées officiellement au Maroc…
Ali Amar
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Un ex-ministre israélien a proposé à Moubarak de se faire soigner en Israël

03 Août 2011 
IRIB-L'ex-ministre israélien Binyamin Ben Eliezer a affirmé mercredi avoir proposé au président égyptien déchu Hosni Moubarak de se faire soigner en Israël avant la révolution égyptienne lors d'une rencontre à laquelle participait le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu. "Bibi (Netanyahu) et moi, nous avons vu Moubarak à Charm el-Cheikh (Mer Rouge), il était malade, je lui ai dit que la distance était très courte entre Charm el-Cheikh et Eilat (une station balnéaire israélienne également sur la Mer Rouge) et qu'il devrait venir s'y faire soigner et se refaire une santé", a affirmé M. Ben Eliezer à la radio militaire.  
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Iran : 5ème Conférence de soutien aux Palestiniens, à Téhéran

03 Août 2011
IRIB- Le conseiller du président du Majlis islamique d’Iran a fait part de la participation des jeunes révolutionnaires égyptiens, des dirigeants de la Résistance et des présidents des parlements, à la Conférence internationale, ayant pour thème, «Le soutien à l’Intifada de la Palestine», à Téhéran. Selon Mehrnews, Hossein Cheikh-ol-Islam, a déclaré, mercredi, à propos de la tenue des réunions internationales en soutien au peuple palestinien, à Téhéran, et ce, à l’initiative et grâce aux efforts du Majlis islamique, que des jeunes égyptiens de la Place d’al-Tahrir du Caire, les dirigeants de la Résistance islamique et des présidents des parlements de divers pays, participeront à ces réunions. Cheikh-ol-Islam a indiqué que des délégations parlementaires, des instances non gouvernementales et des dignitaires religieux, ainsi que des personnalités politiques, ont été invités à participer à cette conférence. La Conférence internationale, en soutien au peuple palestinien, se déroule, conformément à la loi adoptée, par le parlement iranien, en plusieurs étapes.
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Les Palestiniens déterminés à présenter leur demande d'adhésion à l'ONU

AFP | 04/08/2011
Les Palestiniens ont réaffirmé mercredi leur détermination à aller de l'avant avec leur projet d'une demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine et rejeté les récents appels israéliens à une relance des négociations de paix.
"Le train palestinien est désormais en route pour New York", a déclaré à l'AFP le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, en marge de l'ouverture dans la soirée à Doha d'une réunion du comité arabe de suivi.
Il a minimisé les récents déclarations israéliennes sur la disposition du Premier ministre Benjamin Netanyahu à reprendre les négociations de paix avec les Palestiniens.
"Ce sont des fuites du cabinet de Netanyahu, que nous considérons comme une manoeuvre et une simple opération de relations publiques", a-t-il déclaré.
A l'issue de la réunion, Saëb Erakat a indiqué à l'AFP que les membres du comité arabe de suivi "s'étaient mis définitivement d'accord pour demander l'adhésion totale de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale" à l'ONU.
Ils ont décidé d'un plan d'action pour "redoubler d'efforts afin d'obtenir le soutien des membres du Conseil de sécurité" à cette démarche, a-t-il ajouté.
Une nouvelle réunion du comité de suivi aura lieu la deuxième semaine de septembre, a-t-il annoncé.
Interrogé pour savoir quand serait présentée la demande d'adhésion, Saëb Erakat a répondu: "nous avons du temps".
L'Autorité palestinienne, qui se dit mécontente de l'impasse du processus de paix après le non-renouvellement d'un gel partiel de la colonisation israélienne l'an dernier, a annoncé qu'elle lancerait une initiative pour faire reconnaître un Etat palestinien lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre à New York.
Mais Israël et les Etats-Unis s'opposent à l'initiative palestinienne à l'ONU, insistant sur la nécessité de négociations directes pour mettre fin au conflit au Proche-Orient et permettre l'instauration d'un Etat palestinien.
Les Etats-Unis ont indiqué mardi qu'ils étaient en discussions pour sortir les négociations israélo-palestiniennes de l'impasse, après des informations laissant entendre que M. Netanyahu serait prêt à négocier sur la base des propositions du président Barack Obama pour un règlement sur la base des lignes d'avant la guerre de 1967.
Le dossier de la demande d'adhésion "sera prêt pour être soumis avant la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU", a répliqué M. Erakat.
Le comité arabe de suivi va "finaliser le plan d'action à suivre pour faire aboutir la demande", dont des contacts avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et les organisations régionales, a-t-il ajouté, appelant de nouveau l'administration américaine à "reconsidérer sa position quant à sa menace d'user de son veto" contre l'initiative palestinienne.
Le comité arabe de suivi, qui groupe l'Autorité palestinienne, l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc et le Liban, est présidé par le Qatar. 

Le Conseil législatif palestinien accueille le convoi "Miles of Smiles 4"

[ 03/08/2011 - 22:06 ] 
Gaza – CPI
Les députés du Conseil législatif palestiniens a reçu sous la direction de Dr. Ahmed Bahr, premier vice-président du Conseil législatif, les militants du convoi "Miles of Smiles 4", mardi soir 2/8, dans le siège du conseil situé dans la ville de Gaza.
Dr. Bahr a accueilli le convoi et la sympathie humanitaire fraternelle avec le peuple palestinien, et a salué les efforts des membres du convoi pour rejoindre la Bande de Gaza assiégée depuis cinq ans.
Dr. Bahr a déclaré : "Nous apprécions cette visite qui démontre votre amour de la Palestine et vous apportez une assistance médicale aux malades de la Palestine, en particulier aux enfants, par vos efforts aujourd'hui, vous soutenez la cause palestinienne et les enfants palestiniens privés de médicaments en raison du blocus, aujourd'hui vous avez fait sourire nos enfants et leurs familles".
Il a expliqué à la délégation en visite les postes de travail les plus importants du Conseil législatif palestinien et ses réalisations, ainsi que son rôle dans l'unité nationale entre notre peuple, examinant également la souffrance de la Bande de Gaza en raison du sévère embargo sioniste imposé sur le secteur depuis 5 ans.
Dr. Bahr a finalement exprimé la reconnaissance du Conseil législatif et du peuple palestinien envers les efforts du convoi et son rôle participant à briser le sévère blocus imposé sur la Bande de Gaza, confirmant la stabilité de la position palestinienne jusqu'à la libération de la Palestine.

6 blessés et un autre arrêté à Beit Amr

[ 03/08/2011 - 21:58 ]
Al-Khalil-CPI
Mardi à l’aube, six civils d'une même famille ont été blessés à Beit Amr au nord d’Al Khalil, et une septième personne a été arrêtée lors d'incursions armées sur un certain nombre de maisons dans le but d'arrêter et d'embarquer des citoyens palestiniens au service des renseignements sionistes.
Le Comité de résistance anti-colonial de Beit Amr a déclaré : « D’une heure et demi jusqu'à trois heures du matin, une dizaine de soldats de l’occupation ont utilisé des balles réelles et des bombes de gaz lacrymogène lors de raids accompagnés d'affrontements avec des groupes de jeunes hommes palestiniens. Les forces sionistes ont  pris d’assauts les maisons d’Ahmed Khalil Abu Hashim, Ishaq Sharif Abu Hashim, Ibrahim Hamid Abu Maria, Ali Ayad Awad, Haitham Mahmoud Salibi. Ces affrontements ont conduit à l’arrestation de Haitham Mahmoud Salibi  âgé de 21 ans, et  ont fait six blessés parmi les citoyens, cinq d'entre eux appartenant à la famille d'Ahmed Abu Hashem. Aucun cas de décès n’a été signalé. »

Un ministre sioniste appelle à lancer une opération militaire massive contre Gaza

[ 03/08/2011 - 21:53 ]
Gaza – CPI
Le ministre de  la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a déclaré : « Comme réponse aux tirs continuels des roquettes, Israël doit mener une opération militaire massive contre la bande de Gaza. »
Aharonovitch a fait ces commentaires lors d'une visite à la ville de Beersheba, mardi et après le tir d’un missile de Gaza à Ashkelon.
Le ministre a exprimé son soutien aux manifestations sociales dans l’entité sioniste. À ses yeux, elles sont justifiées. Il insiste dans le même temps sur la nécessité de fournir des solutions immédiates pour la classe moyenne et qu'elle soit parmi les priorités gouvernementales.

La Knesset approuve une nouvelle loi pour réprimer les prisonniers

[ 03/08/2011 - 22:09 ]
Naplouse – CPI
La Knesset sioniste a approuvé en première lecture une nouvelle loi raciste qui donne des pouvoirs au directeur de toute prison sioniste, d'empêcher l'avocat de tout prisonnier palestinien sécuritaire de rencontrer son client pendant trois jours.
Le directeur de la Fondation de la Solidarité internationale pour les droits de l'homme, Fares Abou Hassan, a fermement condamné la nouvelle décision sioniste, soulignant qu'elle vient à la lumière des tentatives des autorités de l'occupation sioniste d'harceler les captifs palestiniens dans leurs prisons et de les punir, afin de les forcer à répondre aux exigences de l'administration pénitentiaire.
Il est à noter que les autorités de l'occupation sioniste ont intensifié ces derniers temps leurs mesures répressives contre les prisonniers, dont le retrait des appareils électriques, l'interdiction de diffusion de chaînes et du journal "al-Qods".

Le gouvernement palestinien condamne l'agression sioniste contre la Bande de Gaza

[ 03/08/2011 - 22:13 ]
Gaza – CPI
Le gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, dans la Bande de Gaza a fermement dénoncé les agressions et les bombardements effectués par les forces de l'occupation sioniste contre des cibles civiles dans la Bande de Gaza, d'une manière qui confirme le caractère agressif et terroriste de l'entité sioniste et ses dirigeants.
Dans un communiqué publié le mercredi 3/8, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, le gouvernement de Haniyeh a condamné les pratiques racistes des forces de l'occupation sioniste dans le but de judaïser la ville occupée d'al-Qods. Cela comprend l'interdiction pour les citoyens palestiniens des résidents de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza d'accéder la mosquée sainte d'al-Aqsa pour y prier, ce qui représente une violation fondamentale au droit de culte et au droit du citoyen palestinien de circuler.
Le gouvernement palestinien a appelé à améliorer la situation des réfugiés palestiniens dans les camps de réfugiés au Liban, et de leur permettre de poursuivre et appliquer ce qui est stipulé dans la déclaration ministérielle sur la facilitation de la vie des réfugiés et de leur donner les droits humanitaires et sociaux.
Il a confirmé son attachement à la continuation du travail civil et de bienfaisance en Palestine dans le cadre de la loi, et en coordination avec les ministères et les côtés concernés.

Le mois béni de Ramadan dans les prisons israéliennes

[ 04/08/2011 - 01:05 ]
Naqab – CPI
Quelque sept mille Palestiniens vivent le tourment des prisons israéliennes, encore plus pendant ce mois béni de Ramadan. Ils vivent dans des conditions insupportables, inhumaines. De son côté, la chaleur ne vient pas pour arranger les choses. Elle ajoute des supplices supplémentaires aux mesures agressives des autorités de l’occupation israélienne. Ces dernières font tout pour rendre la vie impossible aux captifs palestiniens, notamment après la publication de la loi Shalit, qui n’est qu’une sanction collective.
Dans la prison du désert d’Al-Naqab, connu pour son climat particulièrement dur, 1500 captifs palestiniens ont reçu le mois béni de Ramadan dans cette dure chaleur. De plus, les autorités de l’occupation israélienne refusent de leur fournir leur part supplémentaire de la cantine réservée pour améliorer la nourriture pendant ce mois béni.
« La prison du désert d’Al-Naqab est très chaude durant l’été, confie le captif Mohammed Abidi à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) ; si à l’extérieur, les gens peuvent trouver des solutions par différents moyens pour faire y faire face, nous, à l’intérieur des prisons, nous la recevons à main nue ; de plus, les Sionistes nous torturent même pour une bouchée de nourriture ».
Pas de nourriture de l’extérieur
Pour enfoncer encore plus le clou, l’administration pénitentiaire de l’occupation israélienne refuse l’entrée de tout produit alimentaire, à l’occasion du mois béni de Ramadan, ainsi que des sommes d’argent supplémentaires afin de pouvoir acheter des aliments en plus de la cantine.
Le captif Mohammed Abidi ajoute : « Les autorités de l’occupation israélienne ont décidé de baisser les achats extérieurs et de limiter le montant de la cantine réservé pour chaque captif. Elles prétextent qu’elle offrira, à l’occasion du mois béni de Ramadan, quelque 400 grammes de dessert, une offre refusée par les captifs qui la considèrent comme un mépris ».
L’administration pénitentiaire devrait au moins laisser la nourriture entrer dans les prisons, demandent les captifs, et les laisser manger au moment de la rupture du jeûne avec les familles qui viennent leur rendre visite.
Les captifs se plaignent de la quantité de nourriture qui ne change pendant le mois de Ramadan. Et quand ils veulent acheter des produits de la cantine, ils s’en trouvent incapable, les occupants israéliens ne laissant l’argent y entrer.
De plus, l’administration de la prison a informé les captifs de l’interdiction d’avoir un poulet complet, sous prétexte qu’il est utilisé pour faire entrer des téléphones portables.
Privés même de télé !
Et dans la prison d’Ofer, une nouvelle sorte de sanction a été mise en place, dit le captif Hassein Swaftta. Les autorités de l’occupation israélienne privent les captifs de leurs séries télévisées, après avoir été privés de la chaîne Al-Jazeera.
Il ajoute que les captifs sont en colère contre la sanction collective prise par l’administration de la prison d’Ofer qui les prive, depuis deux semaines, des journaux et de la télévision. Ils sont en colère contre ces mesures prises avec l’arrivée du mois béni de Ramadan.
Dans le même contexte, l’administration pénitentiaire a décidé de priver les captifs palestiniens de voir les chaînes satellitaires arabes, après le mois de Ramadan. Ils ne pourront désormais voir que quelques chaînes étrangères telles que BBC, la Russie Aujourd’hui, "Israël" en arabe et une chaîne que les captifs ne connaissent pas.
Même le culte est touché !
Les sanctions imposées par l’administration pénitentiaire touchent tous les aspects de la vie des captifs palestiniens, et les cultes ne sont pas épargnés. Cette administration refuse l’entrée des choses dont les captifs ont besoin en ce mois béni : Coran, dattes, livres, chapelets, tapis de prière, vêtements.
Les captifs essaient de pratiquer leurs cultes comme il faut, avec les moyens du bord, mais les autorités de l’occupation israélienne s’entêtent à les en priver.
L’administration pénitentiaire a aussi refusé de distribuer les repas à des moments adéquats pour le mois de Ramadan et de changer les cuisiniers juifs par des Palestiniens. Elle a également refusé de donner une récréation pour pratiquer la prière collective. Tout est bon pour rendre la vie encore plus dure aux captifs palestiniens.

mercredi 3 août 2011

Reconnaître l’Etat palestinien : pour faire quoi ?

Fadwa Nassar
Le 3 août 2011
Nombreux sont les Palestiniens à se poser des questions, à propos de la signification de la bataille diplomatique engagée par l’Autorité Palestiniennne pour la reconnaissance par l’ONU de l’Etat palestinien indépendant, sur les territoires occupés en 1967, c’est-à-dire, la Cisjordanie, y compris la partie orientale d’al-Quds, et la bande de Gaza. Une vaste opération médiatique a été lancée, avec des appels à voter sur internet même, pour cette reconnaissance. L’Etat sioniste, soutenu par les Etats-Unis, et dans une moindre mesure, par l’Union européenne et quelques Etats, se sent pris de panique à l’idée de cette reconnaissance. Il a organisé depuis quelques mois une vaste campagne médiatique, politique et diplomatique, contre cette même reconnaissance.
Panique sioniste et impérialiste
Les responsables sionistes de tous bords se sont lancés à l’assaut de la reconnaissance diplomatique de l’Etat indépendant de la Palestine. Il semble même que les congés des fonctionnaires de plusieurs ministères aient été annulés, notamment du ministère des affaires étrangères, en vue de mener cette vaste contre-offensive mystificatrice. Les diplomates sont sur le qui-vive, à croire que la fin de l’Etat sioniste s’annonce très prochainement, comme le disent d’ailleurs clairement journalistes, analystes et politiciens. Pour les dirigeants de l’Etat sioniste, une telle reconnaissance signifierait la mort de leur Etat. Est-ce uniquement de l’exagération en vue d’empêcher une telle reconnaissance, ou bien se cachent d’autres craintes, irraisonnées ou raisonnées, pour l’avenir de l’Etat sioniste ?
D’abord, toute reconnaissance diplomatique de frontières d’un Etat palestinien est un coup porté à l’entité sioniste, qui a vécu jusqu’à l’an 2000 sur un expansionnisme fondé sur une idée mythique, celle d’un royaume juif s’étendant du Nil à l’Euphrate. Après 2000, l’année de la libération du sud-Liban par la force de la résistance, le rêve expansionniste de l’entité coloniale a pris fin. Elle peut mener des guerres, lancer des attaques, détruire d’autres pays, commetre des génocides, mais ne peut s’étendre et occuper d’autres territoires. L’heure de la restitution des territoires occupés a sonné. Mais lorsqu’il s’agit de la Palestine, l’entité sioniste se sent menacé dans son existence même, puisqu’elle a toujours refusé de reconnaître la présence d’un peuple palestinien et même de la Palestine, même dans les frontières de 67, car la Palestine est tout simplement antinomique de l’Etat raciste d’Israël. Or, délimiter un Etat palestinien, par la voie de l’ONU, ne peut être ressenti que comme un « holocauste » (certains journalistes « israéliens » l’ont affirmé), puisqu’il met fin, sur le papier du moins, à l’occupation de 22% de la Palestine.
Ensuite, l’idée même de proclamer « unilatéralement » un Etat palestinien indépendant est considéré par l’Etat sioniste et ses alliés comme un affront. Affront à la soi-disant supériorité de l’Etat sioniste, au soi-disant droit de regard sioniste et impérialiste sur le processus du règlement du conflit, affront à l’arrogance des grandes puissances et de l’Etat sioniste, qui considèrent que l’ONU, donc ce qui appelé « légalité internationale » n’a pas le droit de décider si les puissances occidentales et l’Etat sioniste ne l’ont pas d’abord décidé, affront à l’arrogance occidentale et à Ban Ki Moon, à Kathleen Ashton et tous les serviles envers les sionistes, qui réclament aux Palestiniens de revenir à la table des négociations, de régler la question de la reconnaissance de l’Etat palestinien par les négociations et non par la proclamation « unilatérale » de l’indépendance d’un Etat, car une telle proclamation, si elle se faisait, remettrait en cause le droit que se sont arrogées les puissances impérialistes et coloniales de décider du sort du monde et des Etats.
L’Etat palestinien indépendant : quelle perspective stratégique ?
Il va de soi que le recours de l’Autorité palestinienne à la proclamation « unilatérale » de l’indépendance de la Palestine, dans les instances de l’ONU, fait suite à l’échec de dix-huit années de négociations. Cet échec reconnu par les dirigeants palestiniens qui avaient adopté cette voie, ne l’est apparemment pas par les puissances impérialistes qui ont supervisé ces négociations, puisqu’elles réclament et font pression pour qu’elles reprennent. Sur quelle base ? Nul ne le sait, mais pour ces puissances impérialistes, il ne faut surtout pas que les Palestiniens fassent leur chemin, « nous devons leur tenir la main » semblent-elles dire, « et leur montrer le chemin, par crainte qu’ils ne s’égarent et n’adoptent la voie de la résistance », qui est par ailleurs la seule voie qui assure une solution basée sur la justice et le droit.
Ayant finalement constaté l’échec des négociations, alors que la colonisation se poursuit en Cisjordanie, et notamment dans la ville d’al-Qods, et constaté que l’équipe sioniste au pouvoir ne cherche qu’à mettre en pratique son plan de nettoyage ethnico-religieux, la direction de l’Autorité palestinienne a décidé de passer à l’offensive. Elle ne fait cependant que reprendre la proposition américaine d’une solution au conflit, puisque le président américain précédent et même l’actuel avaient promis que l’Etat palestinien serait proclamé, qui aurait dû l’être bien avant cette année, mais pour eux, il ne s’agissait que de vaines promesses, en vue d’arracher d’autres concessions à l’Autorité palestinienne. Donc, l’idée d’une proclamation de l’Etat palestinien indépendant était déjà en perspective, mais pour les puissances impérialistes, pas de cette manière, ni dans ces frontières. L’Etat palestinien « offert » par les puissances impérialistes, et perçu par les sionistes n’est certainement pas le même que celui revendiqué par l’Autorité palestinienne, ni à plus forte raison, par le peuple palestinien.
Si le bien-fondé de la bataille diplomatique est contesté par de nombreuses voix palestiniennes, ce n’est sûrement pas à partir des considérations sionistes, ni impérialistes. Mais il s’agit d’une question de stratégie, de priorité, de programme politique en vue de libérer la Palestine. En effet, sur le plan interne, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a profité de « l’échéance de septembre » pour stopper un autre processus, d’autres négociations, internes cette fois-ci, et autrement plus importantes, celles qui touchent à l’unité du peuple palestinien. Suite au changement de pouvoir en Egypte qui a balayé un des pions sionistes dans la région, le président palestinien avait finalement été obligé d’engager des pourparlers avec le gouvernement du Hamas à Gaza, en vue d’unifier la vie politique, sociale et géographique palestinienne. Bien que les pourparlers se poursuivent toujours entre le Fateh et le Hamas, Mahmoud Abbas semble avoir repris de l’assurance en décidant qu’il n’y aurait que Salam Fayyad à la tête du gouvernement unifié palestinien, ce que rejettent de nombreuses personnalités et forces politiques palestiniennes, y compris au sein du Fateh. Avec « l’échéance de septembre », c’est ce processus d’unification qui a été stoppé, au moment où les forces sécuritaires de l’Autorité de Ramallah continuent à faire le « sale boulot » de l’occupant, en arrêtant les résistants en Cisjordanie.
Pour beaucoup de forces palestiniennes, il est nécessaire d’unifier les rangs palestiniens avant de se diriger à l’ONU, mais Mahmoud Abbas en a décidé autrement. Il ira à l’ONU avec le gouvernement de Salam Fayyad, pour reprendre ensuite les pourparlers, armé ou non d’une « victoire » à l’ONU. Ce calcul politique laisse cependant envisager le pire, puisqu’il fait l’impasse d’une réflexion sur le long terme : un Etat palestinien, pour faire quoi ? Non seulement il a tout misé sur ce vote à l’ONU, au point de lancer une campagne médiatique interne pour une « intifada pacifique en Cisjordanie » pour soutenir le vote à l’ONU, qui se déclencherait en septembre, mais il n’a porté aucune réflexion ni dressé aucun plan de bataille pour libérer la Cisjordanie et al-Qods, briser le blocus contre Gaza, organiser l’OLP qui devrait être représentative de l’ensemble du peuple palestinien, et à plus forte raison, pour libérer toute la Palestine et assurer le retour des réfugiés (ce qui n’est pas d’ailleurs dans son programme, mais dans celui du peuple palestinien).
Pour mener sa bataille diplomatique, le président de l’Autorité palestinienne s’appuie sur un crédit de popularité internationale acquis par le sang des martyrs tombés à Gaza, et non pas par les agissements de ses services sécuritaires. Il s’appuie sur l’isolement de l’Etat sioniste et sa délégitimation accrue que la résistance palestinienne, ses martyrs, ses blessés et ses prisonniers, ont assurés depuis l’intifada al-Aqsa, alors que ses défections répétées (affaire Goldstone, par exemple) n’ont cherché qu’à « sauver » l’Etat sioniste. Si bataille diplomatique il y a, elle est le couronnement de la lutte et résistance du peuple palestinien, et non pas une suite logique aux négociations ratées avec les sionistes, sous l’égide des puissances impérialistes.
Tant que Mahmoud Abbas ne prend pas en compte les véritables facteurs qui lui permettent de mener cette bataille à l’ONU, la reconnaissance de l’Etat indépendant de Palestine, sur les 22% de la Palestine occupée, restera une reconnaissance sur le papier et ne pourra aucunement constituer un levier vers la libération de la Palestine et le retour des réfugiés. Il s’agit d’une question de stratégie. Reconnaissance, oui, mais pour quoi faire ? 
Transmis par l'auteur

Le simulacre de solidarité de la gauche sioniste d'Israël

Jérusalem - 3 août 2011
Par Budour Youssef Hassan
Article paru le 28 juillet 2011 Budour Youssef Hassan, originaire de Nazareth, est une militante socialiste palestinienne, en troisième année d'études de droit à l'Université hébraïque de Jérusalem. On peut la suivre sur Twitter : twitter.com/Budouroddick
Le 15 juillet, des milliers d'Israéliens ont marché dans Jérusalem Est occupée pour exprimer leur soutien à un "Etat" palestinien en Cisjordanie occupée et dans la Bande de Gaza (vidéo en fin d'article). Dépeints par ses organisateurs israéliens comme une marche commune palestinienne-israélienne, avec des slogans de "lutte partagée" et de "solidarité", la participation palestinienne à l'événement fut toutefois clairsemée - une fraction des participants étaient palestiniens. Cet événement a eu lieu quelques semaines après une marche similaire à Tel Aviv, et tandis que la marche de Jérusalem bénéficiait de davantage de publicité étant donné sa localisation, les deux événements révèlent les échecs de la prétendue solidarité de la "gauche" sioniste israélienne avec les Palestiniens.
Le simulacre de solidarité de la gauche sioniste d'Israël
"Est-ce à ça que ressemble la solidarité ?" (Photo Anne Paq)
Le terme de solidarité - un peu comme celui de coexistence - est tellement galvaudé dans le discours sioniste libéral qu'il n'a plus de signification. Le concept erroné de solidarité soulève la question : que veut dire solidarité, et plus précisément, quand une action menée par des Israéliens au nom du soutien aux Palestiniens peut-elle être considérée comme une action de véritable solidarité ?
Chaque occasion où des Israéliens affluent dans les rues en chantant "Fin de l'occupation" peut-elle être allègrement décrite comme de la solidarité ? Chaque circonstance où des Israéliens portent des drapeaux palestiniens doit-elle être extatiquement célébrée comme un coup de fouet majeur à la cause palestinienne ? Les Palestiniens doivent-ils être simplement reconnaissants qu'au milieu d'une accélération de la construction de colonies en Cisjordanie , y compris à Jérusalem Est, et d'un déferlement de racisme dans la société israélienne, il y ait toujours quelques voix israéliennes prêtes à "reconnaître" un Etat palestinien ?
Quand des gens en situation de privilège conçoivent et formulent une solution puis l'imposent à un peuple colonisé et occupé comme étant la seule solution viable et "la seule démarche constructive qui reste", comme l'a présenté l'appel du 15 juillet, ce n'est pas de la solidarité mais plutôt une autre forme d'occupation. Solidarité signifie que vous ne dites pas aux gens ce que vous estimez être leur problème, et encore moins vous ne leur dites ce que vous pensez être la solution. Solidarité signifie qu'on n'est pas d'accord sur tout, ou même qu'on est d'accord sur une solution, mais qu'on se bat pour une cause partagée indépendamment des différences de point de vue.
Un semblant d'Etat sur 22% de la terre de la Palestine historique n'est pas ce pourquoi les Palestiniens se sont battus pendant plus de 63 ans, et le présenter comme tel dépouille les Palestiniens de leurs voix et de leur droit à décider de leur propre destin.
Beaucoup affirment pourtant que lutter au coude à coude avec la gauche sioniste élargit la base de soutien pour la Palestine et donne aux Palestiniens une occasion de débattre et de convaincre l'autre bord. Ce serait vrai si les sionistes considéraient les Palestiniens comme des partenaires égaux, mais on en est loin. L'idée de deux Etats pour deux peuples comme seule solution à l'impasse palestino-israélienne - extrêmement populaire parmi les sionistes libéraux - est présentée aux Palestiniens comme un point de vue isolé, exceptionnel, comme le sens de la droiture morale et la supériorité des sionistes de gauche qui leur garantit la légitimité de déterminer le problème, la solution et les moyens de parvenir à cette solution.
Une marche palestinienne-sioniste "commune" n'offre pas l'occasion d'engager un dialogue productif ; elle donne plutôt aux sionistes une occasion supplémentaire de marginaliser les voix des Palestiniens et d'enseigner aux Palestiniens comment ils doivent résister et ce qu'ils doivent accepter.
Ainsi, ces manifestations qui demandent ostensiblement l'égalité maintiennent en réalité le statut privilégié des Juifs israéliens. Et bien que de telles manifestations arrivent à attirer des milliers d'Israéliens une fois de temps en temps, elles n'élargissent pas réellement la base de soutien aux Palestiniens. Elles reflètent plutôt le soutien à une "solution" qui néglige le problème des réfugiés - le cœur de la lutte palestinienne -, fragmente la nation palestinienne et condamne les citoyens palestiniens en Israël à une infériorité et à une discrimination perpétuelles.
La solidarité ne se mesure pas au nombre ; il ne s'agit pas de combien de gens sont venus à une manifestation pro-palestinienne. Il s'agit du pourquoi ces gens sont venus. Lutter côte à côte avec cinquante Israéliens qui s'impliquent réellement pour la cause palestinienne est bien plus important et précieux que marcher à l'ombre de milliers d'Israéliens qui pensent que la Palestine, c'est simplement la Cisjordanie et la Bande de Gaza.
Sur sa page Facebook, la marche du 15 juillet à Jérusalem a titré en hébreu "Marcher pour l'indépendance de la Palestine", tandis que la version arabe disait, "Ensemble vers la libération de la Palestine". Il y a une énorme différence entre libération et "Etat indépendant". La libération, pour les Palestiniens, signifie bien plus que l'établissement d'un bantoustan en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. L'écart entre la phraséologie en arabe et en hébreu est parlant mais il n'est ni nouveau ni rare pour les organisations israéliennes "de gauche" qui s'adressent au public palestinien dans un langage et un ton différent que ceux qu'elles utilisent pour s'adresser au public israélien.
Sur la petite centaine de Palestiniens qui a participé à la marche, beaucoup ont pu s'y joindre à cause de la perception fausse que l'objectif de cette marche était d'exiger la libération, plutôt que d'appeler à une "indépendance" bidon. De plus, des membres des comités populaires palestiniens de Sheikh Jarrah et de Silwan, dont les quartiers sont confrontés à des démolitions de maisons et à un processus de nettoyage ethnique silencieux et broyeur, disent qu'ils n'ont pas eu d'autre choix que de se joindre à la marche pour attirer l'attention sur leur lutte. Mais leur détresse a été exploitée par les organisateurs pour faire la publicité de la marche comme une "lutte commune", marquer des points politiques et servir leurs visées de relations publiques.
Les contributions du Mouvement de Solidarité avec Sheikh Jarrah, l'organisateur principal de la marche du 15 juillet, ne doivent pas être minimisées. Les manifestations hebdomadaires qu'il a organisées à Sheikh Jarrah et à Al-Lydd ont mis en lumière la lutte des résidents palestiniens contre la politique israélienne systématique de démolition de maisons et d'expulsion. Les membres dirigeants du Mouvement de Solidarité avec Sheikh Jarrah et autres organisations pacifistes de la gauche israélienne ont subi des attaques vicieuses de l'extrême-droite israélienne, y compris des menaces de mort et des accusations de trahison.
Ceci ne les place toutefois pas au-dessus de la critique. Tout leur activisme n'a pas réussi à toucher l'ensemble de la société palestinienne ni à l'impliquer. Leurs manifestations sont dominées par des sionistes libéraux laïques blancs, et la voix palestinienne, qu'ils disent vouloir faire entendre, est inaudible au milieu du chœur des slogans en hébreu sur la paix et la coexistence. Et même les slogans et les affiches qui ont été brandies pendant les manifestations avaient été décidés à l'avance par les organisateurs israéliens, transformant les protestations en une routine fastidieuse, douloureusement prévisible et élitiste.
Pour résumer, la "solidarité" israélienne est une épée à double tranchant. Elle a le potentiel de faire avancer la cause palestinienne, d'influencer l'opinion publique israélienne et de rendre visible la lutte palestinienne dans les grands médias. Cependant, le risque est grand que des groupes détournent le mouvement croissant de la résistance populaire palestinienne sous le masque de la solidarité et de la coexistence.
Qu'il y ait une marée montante d'extrémisme flagrant parmi les élites israéliennes au pouvoir et dans la société au sens large ne signifie pas que les Palestiniens doivent acclamer avec reconnaissance des "compromis" sionistes de centre mou.
La solidarité n'est ni un acte de charité ni un festival de discours vantards et de rhétorique vide. C'est une obligation morale qui doit être menée avec un engagement entier, indéfectible et inconditionnel.
Ceux qui recherchent les remerciements et la gratitude feraient mieux de rester dans leurs confortables fauteuils à Tel Aviv. Les tentatives d'exploiter la détresse palestinienne pour des motifs politiques et pour transformer la cause palestinienne d'une lutte pour les droits de l'homme, la justice, la liberté et l'égalité en un défilé de fausse indépendance et de clichés doivent être dénoncées et combattues.
Vidéo de la marche du 15 juillet à Jérusalem Est occupée
Traduction : MR pour ISM

Nouvelle incursion israélienne au Sud, le Liban porte plainte ce mercredi

03-08-2011
Le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour a précisé que « le Liban présentera une plainte contre Israël pour sa violation de la résolution 1701 et pour l’infiltration de ses soldats en territoire libanais dans la région de Wazzani. »
Pour sa part, l’armée libanaise a procédé mardi à des relevés topographiques à l’aide d’équipements GPS pour déterminer la superficie de l’infiltration israélienne de lundi.
Ces informations seront incluses dans un dossier présenté par le Liban dans le cadre d’une plainte contre « Israël » pour violation de la résolution 1701 des Nations unies.
Le quotidien libanais AsSafir a rapporté que des officiers de l’occupation ont informé la Finul, qu’ils avaient commis une erreur lundi. Selon ces officiers, « les commandos israéliens ont franchi par erreur la région de Wazzani », ajoutant que « cette faute risquait de couter la vie aux soldats israéliens qui ont été surpris par l’état d’alerte de l’armée libanaise».
L’armée libanaise avait riposté à cette violation. Un échange de coups de feu a eu lieu entre les soldats de l’occupation israélienne et libanais.
Cependant, mardi, une troupe de dix soldats israéliens s’est également infiltré vers 13h30, à une profondeur de trente mètres dans la région de Kouroum el-Chariqa, près de Meiss el-Jabal, à la frontière libanaise.
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Benyamin Ben-Eliezer : "Israël est au bord de la catastrophe"

03-08-2011
Le ministre israélien démissionnaire, Benyamin Ben-Eliezer, a appelé le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu au gel des colonies en Cisjordanie, en vue de régler la crise du logement et calmer les protestations sociales.
Ben-Eliezer a déclaré à l’un des sites internet de Yediot Aharonot que "des milliards de dollars sont dépensés aujourd’hui pour consolider les implantations aux dépens des jeunes", mettant en garde contre la survenue d’une grande catastrophe, si la crise du logement n’est pas réglée en "Israël".
Les Israéliens ont découvert la force du peuple et ont décidé de ne pas se laisser entraîner aveuglement derrière la direction politique, a-t-il déclaré, prévenant contre les répercussions stratégiques de la situation socio-économique en "Israël", et du risque qu’Israël perde son immunité du fait de l’injustice dont souffre la classe moyenne. Il a appelé à réduire le budget de sécurité en vue de résoudre les problèmes socio-économiques.
"Les protestations sociales en Israël sont influencées par les révolutions arabes", a-t-il indiqué, exprimant son inquiétude "d’une nouvelle explosion palestinienne sans précédent en septembre prochain, d’autant plus que les Palestiniens n’ont pas encore fait montre de toutes leurs capacités".
Selon Ben-Eliezer, "Israël fait face à un état d’urgences qui est le plus compliqué depuis 1948, a fortiori qu’il est en proie à une crise économique et en attente d’une crise politique le mois prochain, en prévision de la reconnaissance de l’Etat palestinien aux Nations-Unies, ce qui pourrait conduire au désordre".

Le Prix Hamchari couronnera dorénavant une thèse traitant du conflit israélo-palestinien

publié le mercredi 3 août 2011
Espoir Palestine

 
Créé en hommage à Mahmoud Hamchari, représentant de l’Organisation de libération de la Palestine assassiné à Paris, le Prix qui porte son nom récompense depuis trente-sept années un livre consacré au conflit israélo-palestinien et promouvant la recherche d’une paix juste et durable fondée sur le droit international.
Cette année, le Prix a décidé d’élargir son champ d’intervention : il couronnera désormais aussi une thèse de sciences humaines s’inscrivant dans la même problématique et s’inspirant des mêmes valeurs.
Tout nouveau docteur peut concourir, à condition d’envoyer un exemplaire de sa thèse ainsi que du rapport présenté par son directeur de thèse. Le jury sera constitué du conseil d’administration de l’association Espoir Palestine, qui organise le Prix.
Le lauréat se verra remettre la somme de 5 000 euros - éventuellement partagée en deux en cas d’ex-æquo - et bénéficiera de la possibilité d’éditer une version grand public de sa thèse chez L’Harmattan ou Chez Sindbad/Actes Sud.
Les récents docteurs concernés peuvent envoyer leur candidature à l’adresse suivante : prixhamachari@orange.fr

Israël: les animateurs de la contestation veulent durcir leur lutte

AFP | 03/08/2011
Les représentants du mouvement de contestation sociale en Israël déclenché à la mi-juillet entendent durcir leur lutte pour exprimer leur colère contre le vote par le Parlement d'une loi sur le logement présentée par le gouvernement.
Cette loi a été votée en troisième et dernière lecture en début d'après-midi par 57 voix contre 45, a-t-on appris de source parlementaire.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'en est aussitôt félicité en estimant qu'elle allait permettre de faciliter la mise en chantier de nombreux logements, a indiqué la radio publique.
En vertu de cette loi, une "sous-commission nationale de la construction" sera chargée d'examiner et d'approuver les projets de logements.
Cette commission comprendra notamment des représentants du bureau du Premier ministre et du ministère de l'Intérieur. Mais les dirigeants de la protestation craignent qu'elle ne favorise les chantiers destinés aux logements de luxe plutôt qu'à l'habitat à bas prix.
Avant le vote du texte, le président de l'association des étudiants Yitzhik Shmuli a averti à la radio militaire que la protestation allait se durcir car "cette loi ne permet pas de proposer des logements abordables, comme le réclament des centaines de milliers d'Israéliens qui manifestent ou nous soutiennent".
Les militants du mouvement pour la défense de l'environnement ont aussi mis en garde à la radio contre cette loi qui raccourcit la procédure de la construction et risque de mettre ainsi en péril l'environnement.
Des dizaines de manifestants ont de leur côté tenté de barrer les routes menant au parlement à Jérusalem. Quatre des manifestants ont été interpellés par la police, a indiqué la radio publique.
Un porte-parole de M. Netanyahu, Gady Shmerling, a pour sa part expliqué que cette loi, qui prévoit une nouvelle procédure destinée à accélérer l'obtention des permis de construire, vise à "réduire le coût des logements, comme le demandent les participants au mouvement de protestation".
"Notre but est d'inonder le marché en construisant des dizaines de milliers de logements, ce qui se traduira par une baisse des prix dans l'immobilier", a pour sa part affirmé le président de la commission de l'Economie du Parlement, le député Carmel Shama-Cohen, du Likoud, le parti de M. Netanyahu.
Par ailleurs, les représentants des manifestants installés dans des tentes de protestation de plusieurs villes ainsi que des organisations de jeunesse et de différents mouvements sociaux ont poursuivi leurs discussions pour parvenir à un cahier de revendications qu'ils comptent présenter au Premier ministre.
"Nous nous sommes mis d'accord sur les impôts et les discussions qui vont continuer mercredi sur nos revendications concernant la santé et l'éducation", a ajouté M. Shmuli.
M. Shmerling a pour sa part prévenu que le gouvernement ne pourra pas se permettre d'accepter des "demandes exagérées, car nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne".
Le quotidien Jerusalem Post publie pour sa part un sondage selon lequel un "parti social" représentant le mouvement de contestation pourrait, s'il était créé, obtenir 20 sièges au Parlement (sur 120).
Ce sondage a été réalisé par l'institut Smith Research auprès d'un échantillon de 500 personnes représentatives de la population israélienne, avec une marge d'erreur de 4,5%.
Depuis la mi-juillet, une foule d'Israéliens participent à la "révolte des tentes" contre l'explosion des prix des logements à l'achat et à la location. 

Destruction d'un tunnel : Admonition post-revolutionnaire mal à propos !

[ 03/08/2011 - 11:48 ]
Gaza - CPI
Mardi 2 août,  les services de sécurité égyptienne ont fait exploser un tunnel sous la frontière égypto-palestinienne, utilisé pour le transfert des marchandises vers la bande de Gaza.
Des sources palestiniennes  et des résidents locaux ont déclaré : « Le  tunnel qui a explosé  est situé à l'ouest de la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza. Le bruit de l'explosion a été entendu de loin et de la fumée s'élevait du tunnel. Mais, il n’y a pas de décès à signaler. »
Les palestiniens utilisent ce type de tunnels frontalier avec l'Egypte pour introduire des marchandises vers la bande de Gaza assiégée depuis cinq ans.

Miles of Smiles : Bannière des jeunes vertueux déterminés à casser le blocus

[ 03/08/2011 - 11:58 ]
Gaza - CPI
Dr Essam Youssef, le coordinateur général du convoi "Miles of Smiles 4" (Milliers de Sourires),  arrivé il y a deux jours à la bande de Gaza,  a révélé  son intention de préparer trois convois anti-blocus de Gaza au cours des trois prochains mois .
Pendant sa réunion avec la délégation des jeunes internationaux et le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, lundi soir, Dr. Youssef  a insisté sur la continuation d’envoyer des convois d’aide humanitaires, appelant chacun à la mobilisation active pour lever le blocus sur Gaza.
En insistant sur la solidarité mondiale avec la bande de Gaza et son peuple, Youssef  a annoncé : « Trois  autres convois  humanitaires seront  délivrés : le premier,  à la fin du Ramadan, le deuxième  entre les deux Aïd, et le troisième à Aïd al-Adha".
En exprimant sa profonde gratitude et sa reconnaissance envers ces jeunes solidaires qui ont atteint la bande de Gaza, le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a déclaré : " Les jeunes du monde entier sont au sommet. Ils sont libres de soutenir  le peuple palestinien et sa cause. Ce convoi constitue un message spécial puisqu’il est  venu pendant l’année des « jeunes », approuvée par le gouvernement palestinien et pour le rôle qu’ils jouent dans la libération et la Résistance. »

Hamas : L'inertie de l'Autorité lubrifie la voie aux tueurs sionistes

[ 03/08/2011 - 11:41 ]
Gaza – CPI
Le Mouvement de la résistance islamique "Hamas" condamne fermement les crimes odieux contre le peuple palestinien dans le camp de réfugiés de Kalandia, près d’Al Qods occupée,  le premier jour du mois de Ramadan.
Dans une déclaration publiée par son bureau de presse, le mouvement de la résistance a déclaré : "Nous condamnons fortement ce crime. L’occupation sera entièrement responsable des conséquences des horribles assassinats commis avec atrocité et barbarisme par des soldats appartenant à la brigade "Kfir" de l'armée d'occupation, auxquels a été confiée la tâche de commettre les crimes les plus odieux contre notre peuple en Cisjordanie."
"Hamas" a averti l'entité sioniste des conséquences si elle continue à commettre des crimes contre les civils innocents du peuple palestinien.
Le mouvement a rappelé aux services de sécurité de l'AP, à Ramallah : «  La protection du peuple palestinien contre la machine de guerre sioniste et de ces incursions en Cisjordanie est une responsabilité politique et morale. »

Hamas : Le haut comité de suivi nul et non avenu !

[ 03/08/2011 - 13:13 ]
Damas – CPI
Le mouvement du Hamas a confirmé qu'il n'existe aucun cadre sous le nom de "Comité des forces nationales et islamiques" représentant le consensus de tous les Palestiniens. Il souligne qu'il n'y participe pas et ne reconnait aucun cadre sous ce nom, appelant dans le même temps tous les côtés concernés à ne pas traiter avec ce cadre.
Dans un communiqué publié mardi 2/8, le mouvement a déclaré que des consultations ont déjà été menées par les factions palestiniennes afin d'activer le haut comité de suivi "Comité des forces nationales et islamique". Ensuite, les contrôles et les conditions ont été mis en place pour activer ce cadre, mais certaines factions et personnalités ont insisté sur le fait de ne pas répondre à ces conditions en Cisjordanie occupée et dans la Bande de Gaza.
Le mouvement a ajouté que face à cette insistance, le Hamas confirme qu'il ne reconnait aucun cadre sous ce nom, et "appelle tous les côtés concernés dans les factions et le gouvernement à ne pas traiter un tel cadre sauf s'il est accepté".

Ramzi Rabeh : Fayyadh aggrave l'indigence des couches populaires

[ 03/08/2011 - 13:53 ]
Ramallah - CPI
Le membre du Bureau politique du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine, Ramzi Rabah,  a critiqué fermement  la politique de Fayyad à Ramallah sur le plan économique et social, en soulignant que cette politique est "en faveur des riches et de la capitale nationale, elle ne fait qu’augmenter la pression sur les groupes marginalisés tels que les ouvriers, les paysans, les fonctionnaires et les pauvres."
Rabah a incité le mouvement syndical et les cadres démocratiques à l'importance de se mobiliser populairement  afin de corriger la politique de Fayyad, "pour une structure économique indépendante et l'élaboration d’une politique de développement pour assurer l'aide aux ouvriers et aux personnes pauvres."
Les déclarations de Rabah sont intervenues lors d'une réunion avec les cadres du Front dans le gouvernorat  de Salfit, en présence du secrétaire de la section, Naim harb, son adjoint Hakam Qadri et le secrétaire du bloc de l'unité et du travail Dhia Ashtiyeh.

La rencontre présumée Abbas - Pérès, une manoeuvre de diversion !

[ 03/08/2011 - 12:09 ]
Ramallah – CPI
Le membre du comité central du mouvement du Fatah, Nabil Chaath, a confirmé la véracité des informations sur une rencontre prévue entre le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et le président de l'entité sioniste, Shimon Pérès, dans une tentative de relancer les négociations entre les deux côtés et de contenir les mouvements palestiniens visant à obtenir une décision de reconnaissance onusienne d'un Etat palestinien indépendant.
Dans des déclarations lors de sa rencontre avec les consuls et les ambassadeurs ainsi que les diplomates accrédités à Ramallah, le mardi 2/8, et publiées par les médias officiels du mouvement du Fatah, Chaath a affirmé qu'"une rencontre réunira Abbas et Pérès à la demande de ce dernier qui a annulé la rencontre plus tard, sous prétexte qu'il n'a rien reçu du Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, pour le rapporter au président".
Le journal hébreu "Maariv" a déjà déclaré que Netanyahu a déjoué une réunion secrète qui devait se tenir entre Pérès et Abbas jeudi 28 juillet dernier, dans la capitale jordanienne, Amman.
Selon le journal, Abbas a répondu à l'invitation de Pérès et s'est rendu à Amman pour rencontrer le président de l'entité sioniste qui a informé Abbas sa décision d'annuler la réunion, parce que le Premier ministre sioniste n'a pas permis de présenter de nouvelles propositions pour relancer les négociations comme prévu.

Dattes : Attention les tricheurs sont de sortie !

mercredi 3 août 2011
On progresse : les dattes israéliennes se font plus rares cette année dans les supermarchés et sur les marchés, mais ouvrez l’oeil tout de même : certains comme Carrefour enfreignent la loi et mettent des dattes sans aucune provenance (en vérité exportées par Israël) au milieu de dattes affichées "Tunisie" et "Algérie". Ne vous y trompez pas !
Flagrant délits de tricherie dans des magasins CARREFOUR de Paris et la région parisienne :


Contactez la Direction de la consommation et des fraudes :
http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Bienvenue-dans-l-espace-particulier-
Rappelez aux responsables du magasin qu’ils ont l’OBLIGATION de mentionner l’origine exacte des produits frais et des fruits secs qu’ils vendent. Et qu’en plus, la législation française les oblige à afficher l’ORIGINE de ces produits en caractères AUSSI GROS que leur prix !
Chez AUCHAN, protestez ! On encourage ouvertement la colonisation :

Dites leur que pour bronzer, vous leur recommandez les check-points et les attentes interminables en plein soleil, infligées par l’armée d’occupation aux Palestiniens...

Et non contents de voler l’eau des Palestiniens, les Israéliens fabriquent des machines à la gazéifier "Soda-Club" ou "Sodastream", dans les colonies. C’est parfaitement illégal !

BOYCOTT ! PAS UN SOU POUR L’OCCUPANT ISRAELIEN ! PAS UN SOU POUR LES CRIMINELS DE GUERRE !
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

Gisements gaziers: le Liban et Israël en eaux troubles

AFP | 03/08/2011
Un désaccord sur le tracé de la frontière maritime entre le Liban et Israël avec en arrière-plan le contrôle d'importants gisements gaziers, fait monter la tension entre les deux pays et attise les craintes d'un nouveau conflit.
Début juillet, le gouvernement israélien a provoqué la colère de Beyrouth en soumettant à l'ONU, chargé d'une médiation, un tracé différent de celui proposé l'année dernière par le Liban à l'ONU et qui était moins favorable à Israël.
Les autorités libanaises assurent que leur tracé est conforme à un accord d'armistice élaboré en 1949 et qu'Israël n'a pas contesté.
Elles estiment aussi qu'un accord de délimitation de l'espace maritime entre Israël et l'île voisine de Chypre signé en 2010 ne fixe pas les mêmes limites que celles établies en 2007 entre le Liban et Chypre.
Aucun des deux pays ne semble prêt à céder, tout particulièrement depuis la découverte dans la zone disputée de réserves énergétiques sous-marines susceptibles de générer des milliards de dollars.
Le nouveau gouvernement libanais, dominé par le Hezbollah chiite, a promulgué un décret fixant la zone économique exclusive du pays, au sein de laquelle il peut explorer puis exploiter les ressources sous-marines, selon le ministre de l'Energie, Gebrane Bassil.
"Israël ne peut pas d'une façon arbitraire ignorer la loi internationale avant d'agresser le Liban en créant une zone de conflit dans nos eaux" (territoriales), explique M. Bassil. "Il ne suffit pas simplement de tracer une ligne et déclarer ce qui est à eux".
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont le parti a mené une guerre dévastatrice contre Israël en 2006, s'est impliqué dans le débat en mettant en garde la semaine dernière l'Etat hébreu contre toute tentative de pillage des ressources en hydrocarbures au large du Liban.
Dans le même temps, l'ONU et les diplomates exhortent les deux parties à faire preuve de retenue et à s'assoir à la table des négociations pour résoudre la crise, qui porte sur une zone de 854 km2.
"C'est tellement habituel que des pays voisins aient (...) des revendications qui se chevauchent que c'en est de la routine", estime un haut responsable au département d'Etat américain, sous couvert d'anonymat.
"Il y a des mécanismes à la disposition des deux pays pour résoudre le problème avec des moyens pacifiques", depuis les négociations directes jusqu'à un arbitrage contraignant, explique-t-il.
Comme lui, d'autres diplomates interrogés par l'AFP estiment que malgré le ton qui monte, personne n'a intérêt à engager un conflit compte tenu des enjeux économiques, d'autant que les sociétés d'exploitation gazière risquent de bouder la zone en cas d'escalade.
"Les entreprises qui font ce type de travail évitent les eaux troubles comme la peste. Elles ne veulent pas se retrouver mêlées à des problèmes juridiques ou à un différend", explique le diplomate américain.
Pour un autre diplomate occidental à Beyrouth, les arguments du Liban semblent meilleurs que ceux d'Israël, mais il faudra du temps pour régler l'affaire.
Le fait que les deux pays soient encore techniquement en guerre est aussi un obstacle aux discussions directes. Et le Liban n'a pas encore entamé l'exploration de ses fonds sous-marins, même dans sa zone non contestée.
"Le Liban est très en retard sur Israël. Il faudrait qu'il mette en place un cadre juridique pour favoriser la recherche et l'exploration", explique le diplomate occidental.
Pour les diplomates, la meilleure solution pour les deux pays est de laisser l'arbitrage suivre son cours tout en explorant en dehors de la zone disputée.
"De toute évidence, il faudra qu'une procédure résolve à l'avenir" la question de ce tracé maritime, explique le diplomate américain. "Dans le même temps, les deux pays sont tout à fait libres d'exploiter les zones qui ne sont pas disputées". 

ONU: une émissaire palestinienne presse les USA de ne pas mettre leur veto

AFP | 03/08/2011 
Une haute responsable de l'Autorité palestinienne, Hanane Achraoui, a plaidé mardi pour que les Etats-Unis soutiennent, ou tout au moins n'empêchent pas l'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU en septembre, dans un entretien à l'AFP.
Mme Achraoui, envoyée spéciale du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas aux Etats-Unis, a expliqué qu'elle avait exhorté les responsables américains rencontrés ces derniers jours à soutenir à l'ONU la reconnaissance d'un Etat palestinien dans les frontières antérieures à 1967, ou au moins à ne pas s'y opposer.
Elle a tenté de persuader ses interlocuteurs de "ne pas exercer leur veto contre quelque chose qui s'inscrit dans leur propre politique et dans le droit international, à savoir le droit des Palestiniens à l'indépendance, à l'autodétermination et à un Etat", a-t-elle expliqué.
L'Autorité palestinienne, mécontente de l'impasse du processus de paix après le non-renouvellement d'un gel partiel de la colonisation israélienne l'an dernier, a annoncé qu'elle lancerait une initiative pour faire reconnaître un Etat palestinien lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre à New York.
Le président américain Barack Obama soutient la création d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967, avec des échanges de territoires à la clé.
Mais les Etats-Unis, comme Israël, s'opposent à l'initiative palestinienne à l'ONU, insistant sur la nécessité de négociations directes pour mettre fin au conflit au Proche-Orient et permettre l'instauration d'un Etat palestinien.
Mme Achraoui a expliqué que l'administration Obama avait déjà décidé d'opposer son veto si les Palestiniens saisissent le Conseil de sécurité de l'ONU sous la forme d'une demande adressée au secrétaire général, Ban Ki-moon, pour devenir membre permanent des Nations unies.
Les Etats-Unis, en tant que l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, y disposent du droit de veto.
"J'aurais aimé que ce ne soit qu'une affaire de persuasion", a dit Hanane Achraoui, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Mais les Etats-Unis "ont déjà adopté une position et ont des idées préconçues concernant une démarche auprès de l'ONU", a-t-elle regretté.
"J'aurais souhaité pouvoir les faire changer d'avis", a-t-elle dit. Cependant, les Américains ont "compris nos raisons, car j'ai expliqué que nous y allions avec une attitude positive et constructive. Nous essayons de faire quelque chose de manière multilatérale, légitime, humaine et constructive", a-t-elle insisté.
La responsable palestinienne a estimé que la politique étrangère américaine était soumise à "l'influence excessive" du lobby pro-israélien, et a accusé Israël de s'opposer à une solution à deux Etats selon les lignes de 1967.
Le gouvernement israélien "veut réinventer un processus de paix qui serait une sorte de vague partie de pêche pendant laquelle il gagnera du temps pour construire plus de colonies, imposer un état de fait, annexer plus de territoire", a-t-elle dit.
"La politique américaine est assujettie aux priorités israéliennes et à la la ligne dure de la politique israélienne", a-t-elle encore estimé.
Une demande pour devenir membre de l'ONU n'est pas la seule option dont disposent les Palestiniens, a souligné Mme Achraoui. Elle a expliqué qu'il était aussi possible de demander à l'Assemblée générale un statut d'Etat non membre, ou bien de lui demander d'inciter ses membres à reconnaître un Etat palestinien, ce que certains ont déjà fait, ou encore d'adhérer aux différentes agences et organisations de l'ONU. 

Fermez Rafah, s’il vous plaît !

Par Rania Massoud | 03/08/2011
Si, pour la plupart des gens, voyager est un plaisir, pour les Gazaouis, l’idée même de quitter le territoire palestinien est un vrai cauchemar. Seul accès à la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlé par Israël, le terminal frontalier de Rafah a, pour la première fois depuis 2007, été ouvert « de manière permanente » par les autorités égyptiennes. Mais une série de restrictions – imposée par Le Caire – rend toutefois le voyage de et vers Gaza pratiquement intolérable, que ce soit du point de vue émotionnel ou physique.
Sur la blogosphère palestinienne, des jeunes élèvent la voix pour dénoncer cette réalité amère. Dans un billet intitulé « Fermez Rafah, s’il vous plaît », un jeune activiste palestinien se faisant appeler Abu Yazan compare l’idée même du voyage à de la science-fiction. « Les gens vous prendront pour un fou si vous évoquez cette idée devant eux, écrit-il sur le blog de Gaza Youth Breaks Out (http ://gazaybo.wordpress.com). Les Palestiniens de Gaza ne quittent jamais le territoire pour se faire plaisir. Les seules raisons pour lesquelles ils quitteraient Gaza seraient d’ordre médical, professionnel ou académique. La plupart du temps, c’est pour des besoins humanitaires ou d’urgence », écrit-il.
Sami Kishawi, un autre blogueur palestinien, originaire de Gaza mais résidant aux États-Unis, décrit de son côté le long calvaire qu’il a dû subir avec sa famille lorsqu’ils ont voulu « fuir » le territoire palestinien il y a environ deux semaines. « J’utilise le mot “fuir” parce que c’est le sentiment que j’ai eu en traversant le poste-frontière de Rafah », écrit Sami sur son blog « Sixteen minutes to Palestine » (smpalestine.com). Son histoire commence le 14 juillet. Sami et sa famille avaient déjà préparé toutes les formalités en prévision de cette date, un mois à l’avance. Munis de leur autorisation de sortie, ainsi que de leur passeport américain, Sami et sa famille arrivent à Rafah dès six heures du matin pour assurer leur voyage. Un maximum de 400 personnes par jour sont autorisées à passer de Gaza en Égypte. « Il y avait parmi nous des centaines d’autres personnes autorisées à partir le 14 juillet, ainsi qu’au moins 200 personnes qui devaient quitter le territoire le 11, 200 autres personnes programmées pour le 12 et un autre groupe de 400 personnes pour le 13, écrit Sami. Il était devenu clair que le seul moyen de traverser Rafah était par les pots-de-vin ou les connaissances. Certains ont dû payer les gardes plus de 600 dollars pour un simple siège sur le bus (emmenant les voyageurs de Rafah vers le côté égyptien). »
Sami et sa famille ont attendu douze heures sous un soleil de plomb avant de se faire rejeter à la frontière. Ils n’ont réussi à quitter la bande de Gaza que deux jours plus tard. « Un sentiment de tristesse terrible vous envahit en quittant Gaza, mais après le calvaire vécu en fuyant Rafah, j’avais le cerveau complètement engourdi. Tout ce que je voulais faire était m’assoir, boire de l’eau et oublier... »
« Où sont les révolutionnaires égyptiens ? se demande Abu Yazan. Pourquoi toute cette torture ? Pourquoi faut-il obliger les vieux et les enfants à attendre sous le soleil pendant des heures, des jours et des semaines parfois ? Pourquoi les malades doivent-ils souffrir encore plus à la frontière ? Fermez ce terminal... On n’en veut plus. On serait bien mieux sans lui. Au moins, on n’aurait plus à y penser ! »  

Al-Racheq : Le Hamas et le Fatah se rencontreront dimanche prochain au Caire

[ 03/08/2011 - 00:14 ]
Damas – CPI
Le membre du bureau politique du mouvement du Hamas Ezzat Al-Racheq a révélé un accord entre le mouvement du Hamas et celui du Fatah pour tenir une réunion au Caire, dimanche prochain, le 7 août, pour suivre les dossiers de la réconciliation et ne pas l'entraver avec l'échec de la formation du gouvernement.
Via Twitter, sur internet, mardi 2/8, il a signalé que la rencontre du Caire se concentrera sur le dossier de l'OLP, des détenus politiques et les solutions pour mettre un terme à la division, entre autres.
Il a souligné qu'il n'y a pas de nouveau dans le dossier de la formation du gouvernement, suite à l'insistance du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à vouloir nommer Salam Fayyad comme seul candidat à la présidence, ce qui gêne la formation d'un gouvernement de consensus national.

Le camp de Qalandiya ne baissera jamais les bras face à l’occupation

[ 03/08/2011 - 01:01 ]
Ramallah – CPI
A l’arrivée du mois béni de Ramadan, le camp de réfugiés palestiniens de Qalandiya a donné deux martyrs. Avec sang-froid, ils ont été assassinés par les forces israéliennes d'occupation armées jusqu’aux dents.
C’est à l’aube du premier jour du mois béni de Ramadan que le camp a donné deux de ses jeunes.
Les forces palestiniennes ont catégoriquement condamné ce crime affreux.
Sami Abou Zahri, porte-parole du mouvement de la résistance islamique Hamas, a appelé les services de sécurité à activer la résistance, au lieu de poursuivre les résistants palestiniens. Rien d’autre que la résistance qui pourra protéger les Palestiniens.
Pour sa part, Nabil Abou Radina, personnalité du mouvement du Fatah, a vu dans l’assassinat de deux jeunes une tentative israélienne destinée à créer une atmosphère de tension avant le mois de septembre prochain.
Cependant, les jeunes du camp de Qalandiya continuent leur résistance contre l’occupation israélienne ; ils continueront à faire face aux soldats de l’occupation israélienne ; ils continueront à protéger leur camp. Rien ne leur fera baisser les bras et ils continueront à affronter les soldats, sur les entrées du camp ou sur le barrage de Qalandiya. Ni les tours, ni les points de contrôle déployés partout autour du camp ne les fera reculer.
« Le nom du camp de Qalandiya est lié au barrage ou passage israélien de Qalandiya, dit le réfugié Mohammed Sabih, un habitant du camp. Ce barrage fait aux Palestiniens, aux fidèles pratiquant le jeûne, toutes sortes de supplices, tout au long de l’année, même durant ce mois béni de Ramadan. En effet, les jours du Ramadan voient des centaines de cars venir quotidiennement des départements palestiniens de la Cisjordanie. Ils se dirigent vers le point de passage de Qalandiya, qui est le portail de tous les Palestiniens vers la sainte ville d’Al-Quds. Ainsi, les rues et les ruelles du camp connaissent des embouteillages exceptionnels, le mettant dans un état exceptionnel ».
Les centres juridiques constatent qu’entrer dans le camp de Qalandiya, durant le mois béni de Ramadan, porte plusieurs risques. Il y a les files d’attente, mais pas seulement. Beaucoup de Palestiniens subissent beaucoup de supplices ; le camp se transforme en un champ de guerre avec les soldats de l’occupation israélienne.
De son côté, Mahmoud Khalil, un habitant du camp de Qalandiya, dit que depuis que les occupants israéliens ont construit le mur discriminatoire de séparation, depuis l’installation du barrage de Qalandiya, la situation dans le camp est devenue insupportable. Les habitants font tout pour atteindre la ville d'Al-Quds ; les soldats israéliens se donnent le droit de lui donner l’assaut.
Les invasions sont fréquentes, remarquent les centres juridiques. Et les soldats de l’occupation israélienne prennent leur temps, délibérément, lors des fouilles ; ils humilient les gens ; ils interpellent les jeunes.
L’homme de loi Ibrahim Mustapha, de la ville de Ramallah, dit que les fidèles de la Cisjordanie, surtout les personnes âgées, veulent dépasser ces maudit barrage de Qalandiya, surtout en ce mois béni de Ramadan ; ils veulent visiter la grande mosquée, la premier Kibla. Le barrage connaît alors beaucoup d’embouteillages, ainsi que le camp de Qalandiya, créant un point de tension et d’affrontements avec les soldats.
Notons enfin que le camp de réfugiés palestiniens de Qalandiya a vu le jour en 1949, à onze kilomètres au nord de la ville d'Al-Quds (Jérusalem). Quelque vingt mille réfugiés y habitent. La route principale liant la ville d'Al-Quds à celle de Ramallah traverse le camp. Les habitants du camp de Qalandiya sont originaires de cinquante-deux villages des territoires occupés en 1948, villages appartenant aux régions d’Al-Lad, Ar-Ramla, Haïfa, Al-Khalil et Al-Quds.