dimanche 9 août 2009

Le congrés de Fatah réélit Mahmoud Abbas à la tête du Fatah

08/08/2009 Sans surprise et par consensus, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a été réélu pour un mandat de cinq ans à la tête du Fatah, à l'occasion du Congrès du parti fondé par son prédécesseur Yasser Arafat.

Les quelque 2.000 délégués, qui participaient au congrès dans la ville de Bethléem, en Cisjordanie, ont voté à l'unanimité à main levée pour Mahmoud Abbas, a annoncé le président du congrès, Othman Abou Gharbiyé.


L'élection d'un nouveau Comité central de 21 membres et d'un Conseil révolutionnaire de 120 membres, qui devait se tenir vendredi puis samedi, aura finalement lieu Mardi.

Les nouveaux responsables de cette organisation politique auront fort à faire : relancer ce parti laïc affaibli par ses revers face au Hamas islamiste, par ses divisions et sa mauvaise gestion. Ce vote devrait être le point culminant du congrès du Fatah, son premier depuis 1989.


"A l'issue du congrès, le Fatah aura une nouvelle direction au sein de laquelle la jeune génération aura un rôle important", a assuré un des ténors du Fatah, Nabil Chaath. "Cela redynamisera le mouvement et renforcera sa légitimité", a-t-il poursuivi.



Pour de nombreux délégués, la direction actuelle du Fatah est responsable de ses échecs. Au cours des séances, parfois agitées, du Congrès, ils ont également montré leur mécontentement face à l'absence de bilans administratifs et financiers sur sa gestion des 20 dernières années ; gestion sur laquelle pèsent des accusations de corruption.

La majorité des responsables actuels du Fatah vont probablement être éjectés de la direction du parti, au profit de nouvelles têtes.


"Un fort vent de changement souffle sur le congrès. Au moins la moitié des membres actuels seront remplacés" dans les deux instances, a déclaré un délégué.


Le Fatah devra aussi adopter un nouveau programme politique. Le mouvement souhaite négocier avec l’entité sioniste pour régler le conflit, mais soulignera aussi, dans son programme, "le droit du peuple palestinien à recourir à la résistance dans toutes ses formes pour recouvrer ses droits", selon Nabil Chaath.

almanar.com