vendredi 7 mars 2014

Qarawi : soumettre Jérusalem aux négociations a permis à l’occupation d’accélérer sa judaïsation

[ 07/03/2014 - 19:34 ] 
Ramallah-CPI
 Le député au Conseil législatif palestinien, Fathi Qarawi a déclaré que "l'Autorité palestinienne a un potentiel évident de faire des concessions importantes sur la ville de Jérusalem. "
Qarawi a expliqué jeudi à Qods Press, que les déclarations de l'ex Premier ministre de l'occupation, Ehud Olmert, a révélé l'approbation du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour diviser la ville de Jérusalem et de prendre un juif israélien pour le poste du maire de la municipalité de Jérusalem, de s’occuper des affaires de la capitale d'Israël et l'Etat palestinien.
Olmert a révélé récemment qu’Abbas a accepté la division de Jérusalem, et a déclaré en réponse à une question de savoir si Abbas avait accepté l'offre : « Je pense qu'il a accepté l'idée que les trois des cinq pays qui constitueront la tutelle internationale, et ces pays sont l'Amérique et Israël et l'Autorité palestinienne, l'Arabie saoudite et la Jordanie. "
Et  Qarawi a confirmé que « le pouvoir parle de deux façons, la premiere au peuple palestinien et la deuxième pour les Israéliens, estimant que cette méthode " encourage l'occupation sur ce que font les parties extrémistes les interventions ont augmenté en fréquence et rituels talmudiques » .
Il a souligné que le rôle de l'autorité en ce qui concerne la ville de Jérusalem, "un rôle infortuné et régressif ", ajoutant , "les habitants de Jérusalem se sentent déçus à ce sujet , parce que la position de la puissance n'est pas proportionnelle à la gravité des risques à Jérusalem et Al-Aqsa des étapes accélérées vers la pleine judaïsation . "
Le député du groupe Changement et Réformea clarifié que la position arabe ne manque rien de celle du pouvoir, notant que " la direction officielle arabe est incapable de fournir quelque chose pour Jérusalem sous son accord avec le rôle américain et le soutenir ", appelant à la nécessité de mobiliser le peuples avant de perdre Jérusalem  pour toujours.
http://www.palestine-info.cc 

Sit-in de solidarité avec cheikh Raed Salah au sein de la mosquée Al-Aqsa

[ 07/03/2014 - 19:13 ] 
Jérusalem - CPI
Des dizaines de Jérusalemites,  fidèles et étudiants en sciences de religion ont organisé un sit-in de solidarité au sein de la mosquée Al-Aqsa, avec le cheikh Raed Salah, chef du mouvement islamique à l'intérieur, rejetant la décision de la prétendue Cour de magistrat sioniste de l’emprisonner pour incitation à la violence dans le cas de Khotba Wadi Joz .
Les participants ont souligné leur rejet de la décision et le ciblage continu sioniste de Sheikh Salah, scandant des slogans en faveur de celui-ci et en condamnant l'occupation
Pour sa part, le coordinateur des médias pour la Fondation Al -Aqsa, Mahmoud Abou Atta dans son discours, a déclaré que la solidarité avec Sheikh Salah démontre la centralité de la cause de Jérusalem et Al -Aqsa, soulignant que l'amour pour Cheikh est énorme, en particulier à Jérusalem et Al- Aqsa, comme il a sacrifié toute sa vie pour la défense de Jérusalem et d’Al Aqsa, et la cause palestinienne dans son ensemble.
http://www.palestine-info.cc 

80 000 Jérusalémites privés d'eau depuis 4 jours

[ 07/03/2014 - 18:45 ] 
Jérusalem - CPI
La radio de l’occupation a rapporté aujourd’hui que les autorités sionistes ont coupé l'eau des quartiers de Jérusalem avec une population d'environ 80 mille personnes depuis mardi dernier.
Le journal " Haaretz " a révélé que cette mesure a commencé dans le camp de réfugiés de Shuafat, les quartiers de Ras Khamis, Ras Shehadeh et la banlieue Salam, en sachant que tous ces quartiers sont sous l'autorité administrative de la municipalité israélienne à Jérusalem mais le mur les séparent de la ville.
Le journal a ajouté que la plupart des bâtiments dans ce domaine ont été construits sans permis en raison de la politique de l'entité sioniste qui met plusieurs obstacles devant les travaux de construction palestinienne à Jérusalem-Est.
Il a ensuite déclaré que les autorités et les institutions qui fournissent des services aux palestiniens de cette région s'abstiennent d'y pénétrer et empêchent l'Autorité palestinienne d'entrer également et pour cela ces quartiers sont restés négligés et souffrent d'un grave manque de services et de manque d'eau en particulier durant les mois d'été.

Netanyahu : Nous n'accepterons aucun accord qui ne garantisse pas notre sécurité

[ 07/03/2014 - 18:52 ] 
Nazareth – CPI
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il rejette tout accord avec la partie palestinienne qui ne réponde pas aux besoins de l'entité sioniste et n’assure pas la préservation de la sécurité nationale.
Netanyahu a déclaré dans une interview à la radio israélienne aujourd’hui qu’" Israël n’acceptera aucun accord de paix qui ne répond pas à ses besoins et présente un risque de sécurité, même si certains essayent de le lui imposer ".
Netanyahu a souligné qu'il n'a pas promis au président américain Barack Obama de geler les activités de colonisation et que le document que le ministre d'État John Kerry tente d’appliquer ne déstabilisera pas le gouvernement de coalition.
Il a aussi noté la possibilité que l'entité se retire unilatéralement de la Cisjordanie occupée en cas d'échec des négociations, ajoutant : " je ne voulais pas atteindre une telle situation où les retraits de sécurité n’ont toujours pas de justification et n’ont fourni aucune stabilité pour Israël ".
http://www.palestine-info.cc 

Six palestiniens martyrs en Syrie

[ 07/03/2014 - 18:37 ] 
Damas – CPI
Six réfugiés palestiniens ont été tués hier. Trois d'entre eux sont morts à cause de la famine en raison de la poursuite du blocus imposé sur le camp de réfugiés de Yarmouk et les autres à cause des bombardements qui ont visé le camp de Handarat.
Le Groupe d'action pour les Palestiniens en Syrie a affirmé, que Mohammed Hussein Abu al-Hija, Hassan Akla et Randa Abou Khnaifes sont morts de malnutrition due à la poursuite du blocus sur le camp de Yarmouk.
Il a ajouté qu’Abdel-Rahim Mohamed Mawad est mort sous la torture dans les prisons du régime syrien, tandis que Mohammed Jalal Salama a succombé à ses blessures après le bombardement du camp de réfugiés de Yarmouk il y a quelques jours, et Fadi Mahmoud Abdul Bari est mort avant-hier dans le camp de réfugiés de Yarmouk.
Un responsable du Croissant-Rouge palestinien a déclaré : " Le camp de Yarmouk vit une vrai catastrophe sanitaire " en raison de la panne des générateurs électriques dans l’hôpital de la Palestine.
http://www.palestine-info.cc

L’occupation prévoit de mettre en œuvre 19 plans coloniaux en Cisjordanie

IRIB-Des sources médiatiques hébreu ont révélé 19  nouveaux plans que l’occupation prévoit de mettre en œuvre sur la terre palestinienne dans les zones classées comme " C " sous le contrôle administratif de l'occupation.
Selon ce qu’a rapporté la radio hébreu sur son site Internet hier citant le chef de la soi-disant " administration civile " de l'occupation " Yoav Mordechai ", le ministre de la "sécurité intérieure" israélienne Moshe Yaalon a présenté 19 plans pour la construction dans les zones "c", sans divulguer les détails de ces régimes et leurs sites de mise en œuvre.
Cela a eu lieu au moment où le Bureau central des statistiques de l'entité sioniste a révélé que l'année écoulée a vu une augmentation spectaculaire de la construction de colonies en Cisjordanie occupée où le pourcentage a augmenté d'environ 123 pour cent en 2012.
http://french.irib.ir

Cisjordanie : Raids israéliens et arrestations

IRIB-Les forces armées israéliennes ont arrêté, à l'aube d’aujourd’hui, de nombreux citoyens dans toute la Cisjordanie, y compris cinq militants du mouvement du Jihad islamique, après la prise d’assaut de leurs maisons dans le camp de réfugiés de Jénine.
Des sources parmi les dirigeants du Jihad islamique ont déclaré  : " Les forces d'occupation ont pris d'assaut le camp de réfugiés de Jénine à l'ouest de la ville dans les premières heures du matin et ont attaqué la maison de l’un des dirigeants du Jihad islamique Khaled Abuzina (50 ans) après avoir cassé la porte de sa maison."
"Elles lui ont bandé les yeux et menotté puis l’ont arrêté. Elles ont également lancé une campagne de raids et d'arrestations dans les maisons des cadres du mouvement affectant quatre d'entre eux et ils sont : Baha Abu Tabikh (27 ans), Mahmoud Hathnewi (28 ans), Ahmed Abuzina (25 ans) et Tawfiq Jarboua (25 ans)",ont également indiqué les sources.
Les forces occupantes israéliennes ont aussi arrêté le jeune Khudair Youssef Khoudair Awad (18 ans), après des raids au domicile de sa famille dans la ville de Beit Ummar, à Hébron. Elles ont forcé les habitants (enfants et femmes) à sortir à l'air libre au milieu froid glacial à l'aube d’aujourd'hui.
Dans la ville de Dura à Hébron, les forces israéliennes ont procédé à l’arrestation d'un certain nombre de jeunes hommes inconnus jusqu’à présent.
Les forces d'occupation sionistes ont arrêté, hier soir, les habitants de la ville de Naplouse dans les territoires de la Cisjordanie y compris le chef du Front Populaire pour la Libération de la Palestine Hossam El-Rezza (55 ans) de la ville de Naplouse.
Des sources ont déclaré à notre correspondant que les soldats israéliens ont érigé des postes de contrôle sur la route entre les villes de Naplouse et Ramallah et ont arrêté El-Rezza, soulignant qu’il est un ex-prisonnier libéré par l’occupation.
Les forces de l’armée occupante ont pris d’assaut le village de Madama, au sud de Naplouse, et ont arrêté le jeune Akram Nassar (20 ans). Des sources locales ont indiqué que les forces d'occupation avaient fouillé un certain nombre de maisons et mis en place un point de contrôle dans le village pour vérifier les identités des citoyens.

L'économie du régime sioniste affectée par les sanctions européennes

IRIB- La valeur de l'ensemble des dommages infligés à l'économie du régime sioniste au mois de février par les sanctions européennes est estimée à plus de 100 millions de  chikel.
Les sanctions de l'UE contre ce régime en protestation contre la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, ont infligé une perte de plus de 100 millions de chikel à son économie, selon les données de quelques ministères du régime sioniste, a écrit le quotidien sioniste Maariv. En cas de la poursuite de la colonisation par les sionistes, l'UE sanctionnerait davantage d'entreprises israéliennes, selon ce rapport.

L'Iran a lancé une mise en garde au régime israélien

IRIB- «  Téhéran ne permettra pas à Tel-Aviv de miner ses relations avec les autres pays », c'est en ces termes que le vice-Ministre iranien des Affaires étrangères en charge du monde arabe et  de l'Afrique, a réagi à la récente allégation du régime sioniste quant à l'arraisonnement d'un navire iranien, transportant des armes, au large de Gaza. «  Celle allégation est dénuée de tout fondement qui s'inscrit dans le cadre des scénarios à répétition du régime sioniste » a déclaré Hossein  Amir Abdollahian. 

Le boycott local d’Israël dans l’esprit de résistance de Gaza

vendredi 7 mars 2014 - 06h:47
Joe Catron 
Les organisations agricoles de la bande de Gaza travaillent avec des groupes académiques et autres de la société civile pour préparer la Semaine de l’Apartheid Israélien. (IAW). Des actions locales auront lieu dans le cadre du mouvement BDS du dimanche 9 mars au jeudi 13 mars dans l’ enclave côtière assiégée.
JPEG - 124.6 ko
Les restrictions dont Israël accable les pêcheurs de Gaza sont un exemple d’apartheid, clament les activistes (Ashraf Amra / APA images) 
 
« Pour le dernier jour, je puis vous garantir que nous aurons une belle activité » dit Saad Ziada, coordinateur sur le terrain avec l’UAWC dans la Bande de Gaza et ses représentants du comité préparatoire local de la Semaine de l’Apartheid. « J’attends six à sept cents participants au bas mot ».
L’ONG palestinienne UAWC organisera le dernier des événements locaux de cette année, un rassemblement d’agriculteurs et de pêcheurs dans le port de mer de Gaza, le 13 mars prochain.
Pourquoi dans le port de Gaza ? Ziad répond : « Parce que les pêcheurs palestiniens ont interdiction d’y entrer et d’utiliser notre mer pour leurs ressources. Pendant ce temps, les Israéliens se servent librement de nos eaux, de notre mer. C’est un exemple flagrant de la discrimination et de la ségrégation des politiques d’Israël ».
Ils visent les agriculteurs et les pêcheurs
Publié il y a un mois par le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) basé à Gaza et par le Internal Displacement Monitoring Centre IDCM, (L’Observatoire des Situations de Déplacement Interne) à Genève, le rapport conjoint de ces deux organisations expose « 522 cas documentés d’incidents par balles » ciblant des pêcheurs en mer. Conséquences : on déplore 9 morts civils, 47 blessés et 422 détentions » survenus au large de Gaza entre 1997 et le 30 novembre 2013. 
Pour cette même période, le rapport établit : « Les faits dont nous disposons suggèrent que des centaines d’agriculteurs étaient sans arme quand on leur a tiré dessus pour les blesser ». (“Under fire : Israel’s enforcement of access restricted areas in the Gaza Strip,”) janvier 2014 - voir le PDF.
Il y a un an, l’UAWC tenait un meeting dans le port et un autre dans la zone dite « zone-tampon » près de la barrière de séparation enfermant la bande de Gaza, afin de soutenir le boycott des produits agricoles israéliens.
Ces événements faisaient partie de la campagne « Farming Injustice » (« Cultures d’injustices »), qui organisait des actions dans la bande de Gaza, en Cisjordanie ainsi que dans une quarantaine de villes européennes.
« Cette année-ci, nous voulons activer le boycott des produits israéliens dans la bande de Gaza » dit Ziad. « Nous souhaitons que les agriculteurs et les pêcheurs soient impliqués dans ces actions, pour en savoir plus sur le boycott et la normalisation ».
« Le mouvement de boycott ne doit pas se restreindre aux étudiants et aux universitaires » ajoute Mohamed Abou Samra, un activiste de la Campagne des Etudiants Palestiniens pour le Boycott Académique d’Israël. « Il doit inclure tous les secteurs de la société palestinienne ».
Membre lui aussi du Comité préparatoire, Abou Samra a aidé à planifier une série d’exposés, de films et de présentations dans la Salle municipale de Nuseirat, à la Société Palestinienne du Croissant Rouge et au Centre de Développement des Femmes (WDC).
Il a également travaillé avec d’autres militants gazouis pour filmer la vidéo de promotion pour la Semaine de l’Apartheid israélien.
« Le mouvement BDS nous procure un vaste espace pour que la majorité de la population puisse participer à une forme de résistance, et ça marche » dit Abou Samra.
Ateliers BDS
L’Arab Center for Agricultural Development (ACAD), autre organisation participant à l’IAW, a organisé une campagne encourageant les agriculteurs de la bande de Gaza à boycotter les produits agricoles israéliens.
« L’an dernier, nous avons organisé trois ateliers sur le mouvement BDS avec des agriculteurs et d’autres groupes » dit Abir Abou Shawish, coordinatrice du projet au Centre arabe pour le Développement agricole et membre du Comité préparatoire de l’IAW. « Ces ateliers sont toujours en cours. Nous les poursuivons afin de toucher tous les agriculteurs de Gaza et de les encourager à soutenir BDS ».
Le Centre va braquer les projecteurs sur son autre campagne majeure, organisant l’accompagnement des oléiculteurs pendant la période de récolte en Cisjordanie et il la coordonnera cette année avec le Comité National BDS, dit Abir Abou Shawish.
Le Centre projette d’accroître ses activités de boycott dans la Bande de Gaza.
« L’ACAD va recruter un coordinateur juste pour BDS, il sera responsable de toutes les activités que nous aurons dans la campagne BDS », dit Abir. « Nous mènerons davantage d’actions dans tous les gouvernorats de Gaza, en coopération avec nos partenaires de Cisjordanie. Nous produisons aussi des affiches, des lettres d’information, des médias sociaux, des annonces à la radio et d’autres outils publicitaires. C’est un programme majeur dans notre calendrier stratégique de cette année ».
Un vrai défi pour une population sous embargo
Malgré l’enthousiasme que suscite le mouvement BDS dans des groupes de la société civile comme l’ACAD et les comités de l’IAW, la mise en œuvre dans la bande de Gaza sous occupation et sous embargo pose un défi.
« Vous ne pouvez pas demander aux gens de ne pas acheter quelque chose alors qu’ils n’ont aucune alternative, surtout depuis la fermeture des tunnels » dit Mohsen Abou Ramadan, directeur de l’ACAD à Gaza et l’un des trois représentants du réseau des ONG palestiniennes dans le Comité National BDS. « La plupart des marchandises arrivent maintenant [d’Israël] par [le passage de] Kerem Shalom »
Abir Abou Shawish convient que le blocus constitue le principal obstacle pour le boycott d’Israël à Gaza.
« La principale difficulté, c’est que pour énormément de produits, nous n’avons pas d’alternatives » dit-elle. « Nous ne pouvons pas cesser de tous les utiliser. Si nous n’avons pas de produit alternatif, qu’il soit local national ou international, nous devons nous servir du produit israélien ».
Mais le boycott local a une valeur culturelle, dit-elle, même si son impact économiue est forcément limité. C’est une forme de résistance. Les gens peuvent le faire eux-mêmes, sans aucun frais ».
« Nous tentons de faire du boycott une culture, qui participe de la mentalité de résistance » dit Abou Ramadan.
L’IAW à Gaza et les actions BDS en général contribuent fortement à un effort global, selon Abou Samra.
« Tout cela augmente la conscience BDS parmi les gens de la communauté palestinienne et soutient le mouvement BDS hors de Palestine. BDS a réussi dans le passé, en Afrique du Sud, et nous pensons qu’il réussira à faire mettre un terme à l’occupation maintenant ».
JPEG - 3.5 ko
* Joe Catron : New-Yorkais membre de ISM, Catron est un militant et journaliste qui vit à Gaza. Il a co-édité The Prisoners’ Diaries : Palestinian Voices from the Israeli Gulag, une anthologie de récits de prisonniers libérés en 2011. Son blog : http://joecatron.wordpress.com - son compte twitter : @jncatron.
3 mars 2014 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte...
Traduction : Info-Palestine.eu - AMM

Times of Israël: le pape forcé d’annuler sa visite prévue en Terre Sainte

Une grève de diplomates israéliens "est susceptible d'entraîner des complications dans la préparation" du voyage du pape François en Terre Sainte du 24 au 26 mai, a indiqué vendredi le Vatican, sans aucunement confirmer des informations israéliennes sur son annulation.
Selon le quotidien israélien The Times of Israël, le pape a été forcé d'annuler sa visite prévue en Terre Sainte, en raison d'un conflit du travail persistant au ministère des Affaires étrangères, qui ne permet pas que "les dispositions nécessaires soient prises" en vue du voyage.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a répondu: "une grève en cours constitue un problème et est susceptible d'entraîner des complications dans les préparatifs du voyage".
Mais, a-t-il ajouté, "il n'y a rien de plus" du côté du Vatican, et le Saint-Siège n'a jamais parlé en aucune manière d'une annulation de ce voyage très important.
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé qu'en raison de la grève, qui a débuté mardi, "les visites de dirigeants étrangers prévues - imminentes comme celle du Premier ministre britannique David Cameron la semaine prochaine, ou en préparation comme celle du pape en mai - seraient compliquées, voire impossible".
"Les dirigeants pourront venir en touristes mais les diplomates ne s'occuperont plus ni de la logistique, ni du protocole, ni du contenu politique et diplomatique des visites", a indiqué le porte-parole, Yigal Palmor, à l'AFP.
Dans son premier déplacement en Terre Sainte, François prévoit de se rendre à Amman, Bethléem et Jérusalem occupée du 24 au 26 mai, dans ce qu'il a défini comme "un pèlerinage" sur les lieux du christianisme.

Barhoum : La déportation des militantes par le Caire renforce le blocus de Gaza

[ 06/03/2014 - 22:30 ] 
Gaza – CPI
Le porte-parole du mouvement du Hamas, Fawzi Barhoum, a décrit l'interdiction des autorités égyptiennes à la délégation des militantes étrangères d'accéder à la Bande de Gaza, en les bloquant dans l'aéroport du Caire et ont commencé les mesures de leur déportation, comme un préjudice porté contre Gaza et ceux qui la soutiennent.
Dans une déclaration de presse publiée jeudi sur sa page Facebook, Barhoum a déclaré que cette mesure égyptienne renforce le blocus et l'isolement imposé sur la Bande de Gaza et représente un énorme recul dans le rôle de l'Egypte à parrainer la cause palestinienne en général et surtout la Bande de Gaza.
Il a insisté sur l'importance que cette interdiction et le harcèlement imposés sur Gaza être la raison de la formation d'un grand état de solidarité régional et international avec Gaza et l'accès dans laquelle via la mer et le terrain et aussi de faire pression sur les décideurs dans le monde et ceux qui encerclent Gaza pour briser le blocus et mettre fin à la souffrance des Gazaouis.
Il est à noter que l'Egypte a interdit hier une délégation composée de dizaines de militantes arabes solidaires avec Gaza d'entrer dans les territoires égyptiens sur leur chemin vers la Bande de Gaza pour célébrer avec les femmes palestiniennes la journée mondiale de la femme, le 8 Mars 2014 et condamner le blocus imposé sur le secteur.
http://www.palestine-info.cc 

Jérusalem : l'occupation arrête Shadi et Chirin Issawi

[ 06/03/2014 - 22:36 ] 
Jérusalem occupée – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté jeudi soir l'avocate Chirin Issawi et son frère le prisonnier libéré Shadi du village d'Issawya à la ville occupée de Jérusalem.
Des témoins oculaires et des sources locales ont déclaré qu'une force armée israélienne a envahi la Fondation jérusalémite d'Eliya et ont kidnappé le prisonnier libéré Shadi, et l'ont interrogé. Une autre force a pris d'assaut la maison d'Issawi dans le village d'Issawya à l'est de la ville de Jérusalem occupée.
L'avocate Chirin Issawi avait écrit sur sa page Facebook avant son arrestation que les forces armées occupantes ont envahi sa maison, en même temps que le survol des avions de combat.
Il est à noter que Chirin et Shadi Issawi sont les frères du prisonnier libéré, Samer Issawi, qui a obtenu sa liberté après avoir mené une grève de la faim durant 270 jours, refusant toutes les tentations de l'occupation et les tentatives de l'expulser de la ville sacrée.
http://www.palestine-info.cc 

Sud d'Hébron : Travaux d'expansion dans la colonie de Nijhut

[ 06/03/2014 - 22:12 ] 
Hébron – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont poursuivi jeudi des travaux d'expansion et la construction dans la colonie "Nijhut" installée illégalement sur les terres des citoyens palestiniens près de Kharsa au sud d'Hébron.
Des témoins oculaires ont déclaré au CPI que l'occupation travaille sur une expansion importante de la colonie du côté nord après avoir installé des unités coloniales dans le côté occidental ces derniers mois, et maintenant elle effectue des creusements et installe pour des bâtiments aux côtés nord, avec la présence de blindés de constriction.
Les témoins ont indiqué que la colonie représente un énorme danger contre le contact des villages occidentaux d'Hébron avec la ville et les régions voisines, où le mont sur lequel la colonie est construite dans les dernières deux années a été saisi, et que les colons l'ont planté et fourni des réseaux d'eau et de l'électricité, en plus des superficies des terres voisines.
http://www.palestine-info.cc

Les usines sionistes polluent le ciel de la Cisjordanie

[ 06/03/2014 - 23:11 ] 
Naplouse - CPI
Il n’y a pas seulement les terres, les lieux saints, ou les ressources naturelles que pille l’Etat sioniste en Palestine mais il y a également l’air pur. La santé environnementale risque de se détériorer à cause de la fumée et de la pollution qui se propagent des usines sionistes qui se répandent sur tout le littoral palestinien occupé et qui pollue l’environnement terrestre, maritime et aérien.
Le ministère de l’environnement de l’Etat sioniste a publié pour la première fois une étude sur les émissions de gaz dans l’atmosphère. Cette étude a révélé de graves informations concernant les émissions aériennes dans les villes d’Ashdod, Hadera et Jaffa en Palestine occupée de 1948. Ces émissions contiennent une grande quantité de substances cancérigènes.
Les études ont révélé que les centrales électriques appartenant à la compagnie d’électricité sioniste, les usines de phosphates et les usines chimiques appartenant au groupe « KIMIKALIM pour Israël », et les usines de raffinage de pétrole à Jaffa sont à la tête des établissements et des usines qui émettent les plus grandes quantités de pollution industrielle.
Ces données sont basées sur l’année 2012, c’est l’année où la quantité de gaz naturel importé d’Egypte a fortement diminué. Les quantités de matières cancérigènes dans ce gaz sont beaucoup moins importantes que dans les autres combustions fossiles (le charbon et le pétrole). Ce qui a amené les compagnies d’électricité sionistes à utiliser des combustibles beaucoup plus polluants.
Toujours selon cette étude,  la centrale électrique d’Ashkelon est la plus dangereuse en émettant plus de dix sortes de polluants principaux. Cette centrale utilise du charbon qui contient de nombreuses sortes de polluants comme le mercure toxique.
En deuxième et troisième position après la centrale d’Ashkelon, il y a les centrales d’Ashdod et de Hadera. Les usines de raffinage de pétrole à Ashdod sont en quatrième position. Parmi les dix usines qui émettent le plus de polluants, se trouve les usines de la mer morte, et celles de ROTM appartenant au groupe « KIMKALIM pour Israël »
Le Cisjordanie en danger
Vu la taille de la Palestine, les émissions de ces usines sont néfastes non seulement pour les régions environnantes mais aussi pour la Cisjordanie et la bande de Gaza.
 Georges Kazram est expert en environnement pour le centre de développement « Ensemble ». Il déclare que les polluants toxiques et cancérigènes émis par les installations industrielles sionistes  au nord, au centre et jusqu’à un certain niveau au sud de la Palestine, plus précisément à Jaffa, Hadera-Tel-Aviv, Ashdod-Ashkelon affecte directement les citoyens de la Cisjordanie à l’est. A un degré moindre, ces émissions affectent aussi les citoyens  de la bande de Gaza au sud. L’émission atmosphérique en Cisjordanie représente une part essentielle dans la pollution des airs palestiniens.
La pollution se propage dansles territoires palestiniens de 48, surtout à Tel-Aviv-Hadera et Ashdod-Ashkelon vers la Cisjordanie par les vents de l’Ouest qui se dirigent à l’ouest vers la Cisjordanie. De ce fait le vent emporte les polluants industriels vers la Cisjordanie.
Karzam déclare : « Malgré le fait que les palestiniens n’ont pas de centre spécialisé dans la mesure du danger des polluants venus d’Israël vers la Cisjordanie, les études israéliennes ont prouvé que la couche d’ozone formée par l’interaction photochimique des oxydes d’azote a augmenté dans les régions de Jérusalem, Bethléem et Hébron»
Il ajoute « Il est connu que lorsque la concentration d’ozone près de la terre dépasse un certain niveau, il y a un risque pour la santé de l’Homme et pour les plantes. »
Les spécialistes considèrent que l’augmentation des maladies qui touchent l’appareil respiratoire,  les infections pulmonaires, les difficultés respiratoires et la baisse de la vue chez les enfants en Cisjordanie ont un lien direct avec l’augmentation de plomb, des oxydes d’azote, du carbone et du souffre qui sont emporté par les vents de l’ouest des territoires palestiniens de 48 vers la Cisjordanie
Kazram ajoute :  « Il est clair que depuis les années 2000, le cancer a mis fin à des dizaines de vies dans le petit village de Tora en Cisjordanie dont le nombre d’habitants ne dépasse pas 1000 personnes. Ce village est juste en face de la centrale de Hadera. La direction des vents ont apporté les polluants jusqu’au village »
La centrale de production d’électricité de Hadera est considérée comme la principale source de pollution dans le nord de la Palestine. Cette usine qui traite du charbon est la raison de l’apparition d’une ceinture de pollution, grise, jaunâtre,  et dangereuse qui apparait de temps en temps dans le ciel de la région.
http://www.palestine-info.cc 

Facebook utilisé par les occupants pour piéger les jeunes palestiniens

[ 07/03/2014 - 02:20 ] 
Gaza – CPI
Le jeune Wissam ne savait, ce soir-là, qu’accepter l’invitation d’une fille sur sa page Facebook serait le début d’un piège tendu par les vautours des services des renseignements sionistes.
Une histoire d’amour
Puis elle l’a informé qu’elle est turque et ne parle que peu l’arabe. Elle a fait l’éloge de la lutte du peuple palestinien. Elle a montré son souhait de visiter la bande de Gaza. Lui aussi, à son tour, a montré son souhait de voir la Turquie. Elle a encouragé la réalisation de son rêve, en lui envoyant une somme d’argent, par mandat. Elle lui a demandé d’aller vers le passage de Beit Hanoun (Erez) où elle avait des amis qui iraient l’aider et lui faciliterait le voyage vers la Turquie.
Le jeune homme est arrivé au point du passage, bagages aux mains. Un policier palestinien lui a demandé son but. Quand il lui avait répondu qu’il voulait aller en Turquie, le policier s’est trouvé très étonné, surtout que le passeport du jeune ne mentionnait aucun visa. Après quelques questions, le jeune a raconté son histoire. Le policier lui a expliqué le piège qui l’attendait de l’autre côté du barrage.
Ce n’est qu’un exemple de ces histoires où un jeune palestinien tombe ou croit tomber amoureux d’une fille fictive.
La naïveté, ça paye
Puis, il y a ces quelques jeunes de la bande de Gaza qui se croient malins et vont sur la page de certains officiers des services de renseignements sionistes, par curiosité. Mais les officiers, experts dans leurs domaines, peuvent tirer les vers du nez de ces jeunes naïfs, en entamant souvent des dialogues sur la résistance palestinienne.
Les occupants sionistes eux-mêmes avouent que nombre d’informations gratuites sont ramassées sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook.
Le jeune pourrait dire naïvement que la résistance a tiré un tel nombre de roquettes et d’une telle zone, sans savoir que toute information sortant de la bande de Gaza serait utile pour les occupants sionistes.
Critiquer la résistance
Le chercheur Badr Bar, expert dans la sécurité des informations, dit que l’unité "Aman" des services de renseignements de l’occupation sioniste a mis en place une équipe travaillant sur les réseaux sociaux.
Un de leurs moyens, ajoute-t-il, est de parler en bien de la Palestine, un certain moment. Mais d’un moment à un autre, des questions mettant le doute dans l’esprit des jeunes palestiniens seront posées comme : pourquoi la résistance ? Que-ce qu’elle a donné ? Pourquoi les roquettes ? Ne nous apportent-elles pas le malheur ?
Le but est clair : provoquer un mécontentement général contre la résistance dans la bande de Gaza, surtout chez les jeunes qui pourraient par la suite travailler pour eux.
Les occupants sionistes profitent aussi des réseaux sociaux pour répandre dans les territoires palestiniens des rumeurs sociales ou économiques. Malheureusement, beaucoup non seulement les croient, mais de plus, les répandent à leur tour !
Avertissement
Islam Chahwan, porte-parole du ministre de l’intérieur et de la sécurité nationale dans la bande de Gaza, appelle les Palestiniens à être vigilants, à ne pas se faire duper par ces pages d’inconnus qui essaient de piéger les Palestiniens en tissant des relations amoureuses, qui essaient aussi d’entacher l’image de la résistance.
Le ministère de l’intérieur s’intéresse à ce problème et a découvert beaucoup de ces jeunes piégés. Le père de famille devra avoir un œil sur les fréquentations de ses enfants.
Pour sa part, l’activiste palestinien Safi donne quelques indications pour connaître les pages suspectes. Par exemple, il y a une défaillance de temps à autre au niveau de la langue arabe utilisée.
Il donne un autre exemple. La page douteuse ne contacte que rarement d’autres amis, mais elle publie automatiquement et quotidiennement des sujets communs, des hadiths ou des horoscopes par exemple.
On n’est jamais trop prudent, surtout avec ces occupants sionistes qui ne nous veulent que du mal.

jeudi 6 mars 2014

« Notre liberté, nous l’arracherons »

mercredi 5 mars 2014 - 07h:25
Baladi
Soutenir la lutte des prisonniers détenus dans les geôles sionistes.
Un nouvel assassinat ciblé a été commis par l’armée de l’occupation à Birzeit en Cisjordanie, en territoire contrôlé par l’Autorité Palestinienne. Mu’tazz Washaha, 25 ans, ancien prisonnier libéré, membre du FPLP, a été assassiné au cours d’une opération d’une rare lâcheté. Un héros martyr de plus vient de tomber, en pleine période de négociations entre l’Autorité palestinienne et l’entité coloniale, menées sous la pression des États-Unis et la bénédiction des pays européens. Dès l’aube, et pendant 10 heures, les forces de l’occupation ont encerclé la maison du héros pour l’arrêter et l’emprisonner. Mais Mu’tazz a refusé une nouvelle incarcération.
Son frère a déclaré qu’il avait juré qu’il ne serait jamais fait prisonnier. Les sionistes l’ont alors assassiné. Mu’tazz Washaha a préféré le martyre. C’est par le sang que les sionistes espèrent accomplir leur projet d’annihilation du peuple palestinien et de sa volonté de résistance. C’est d’ailleurs le but poursuivi par la vague d’arrestations (environ 200 Palestiniens par mois depuis le début des négociations) menée par les forces de l’occupation : soumettre le peuple palestinien et ses forces vives au diktat américano-sioniste dans la région.
La terreur exercée par l’occupation en Palestine s’étend jusqu’aux prisons et les centres d’interrogatoire, où un autre assassinat a été commis, ciblant le prisonnier maqdisi, Jihad Tawil, 47 ans, et où les prisonniers sont abandonnés à leurs maladies, d’ailleurs suscitées ou bien aggraveés par les conditions de détention. L’occupant sioniste a décidé la mort ou le handicap à vie des prisonniers puisqu’il ne cesse de les cibler par les lois qu’il vote et les incursions meurtrières qu’il mène dans les prisons. Ces crimes sionistes, la « communauté internationale » en est responsable d’abord, puisqu’elle protège l’Etat colonial et lui assure, depuis 1948, les moyens de sa politique barbare. Que ce soient les Etats-Unis, l’Union européenne ou l’ONU, chaque martyr palestinien porte la marque de leur participation aux crimes de l’occupation.
1 - Prisonniers grévistes de la faim dans les prisons de l’occupation
Trois résistants prisonniers membres cadres du mouvement du Jihad islamique dans la ville d’al-Khalil, et détenus « administratifs », ont décidé d’entamer une grève de la faim, dès le premier mars. Il s’agit de Aref Hraybat, 28 ans, détenu depuis le 18 août 2013, ayant été prisonnier pendant 6 ans, et Ayman Ibtaych, 33 ans, détenu depuis le 9 mai 2013, il avait déjà mené la grève de la faim pendant 120 jours, mais l’administration coloniale a manqué à sa promesse de ne pas renouveler sa détention. Avant sa dernière arrestation, il a été prisonnier pendant onze ans. Et Ahmad Abu Rass, 33 ans, détenu depuis le 2 janvier 2014.
JPEG - 64.3 ko
Ayman Ibtaych reprend la grève de la faim contre la détention administrative 
 
Muammar Banat, Akram Fassissi et Wahid Abu Maria, détenus dans la prison de Ofer et membres du mouvement du Jihad islamique, poursuivent depuis leur arrestation le 9 janvier la grève de la faim. Ils réclament leur libération immédiate et l’abolition de la détention administrative.
Suite à la détérioration de l’état de santé de Banat et Fassissi, la direction de l’hôpital Kablan où ils ont été emmenés s’est réunie pour envisager les mesures à prendre. Elle a décidé de leur founir des vitamines. Les deux grévistes de la faim refusent toute auscultation médicale depuis le début de leur mouvement pour protester contre les mauvais traitements subis jusqu’à présent de la part des autorités carcérales.
Dans un message envoyé à une association de soutien aux prisonniers, ils décrivent les mesures répressives de l’occupant : maintenir les grévistes dans une cellule froide, où non seulement ce qui tient de fenêtre est ouvert, mais en faisant marcher les appareils de refroidissement. Pour les obliger à cesser leur mouvement de lutte, l’administration carcérale a isolé Akram Fassissi dans une cellule à part, et interdit aux trois de communiquer entre eux, même par le biais des ouvertures. Ils sont interdits de sortir en « récréation » ensemble, mais les prisonniers ont refusé cette dernière mesure. Malgré cette répression, les prisonniers ont affirmé poursuivre leur mouvement, jusqu’au martyre s’il le faut.
Le détenu Wahid Abu Maria est né en 1967, il est père de quatre enfants. Il a été arrêté le 30 octobre 2013. Le détenu Akram Fassisi est né en 1983, et père de deux enfants. Il a été arrêté le 16 novembre 2012. Le détenu Mu’ammar Banat est né en 1986 et est célibataire. Il a été arrêté le 20 août 2013.
- Le prisonnier détenu administratif Ameer Shammas, de la ville d’al-Khalil, a entamé la grève de la faim pour réclamer sa libération immédiate.
- Le prisonnier Kifah Hattab, de Tulkarm, a repris la grève de la faim qu’il avait entamée il y a plus d’un an, pour réclamer le statut de prisonnier de guerre.
Les prisonniers palestiniens ont décidé de mener une lutte collective pour améliorer les conditions de détention dans les prisons de l’occupation. Dans un communiqué, ils dénoncent la campagne de répression qu’ils subissent et parlent d’une « situation explosive » à cause de la grave détérioration des conditions de détention. Ils considèrent qu’il est temps de mener une riposte et d’affronter « les plans qui visent à déshumaniser et priver les prisonniers de leur dignité et de leurs droits ».
Ils réclament le retour à la période d’avant la loi « Shalit » et l’arrêt de la répression et l’isolement des prisonniers, la levée de l’interdiction des visites familiales pour motifs sécuritaires, l’augmentation du nombre des chaînes télévisées, l’organisation régulière des visites pour les familles de Gaza, l’augmentation des achats alimentaires, l’arrêt des fouilles barbares et la destruction des biens personnels des prisonniers, l’installation de téléphones publics et la cessation du renouvellement injustifié des détentions « administratives ».
Les prisonniers détenus dans la prison de Nafha réclament la fermeture des sections 3 et 4 qui ne sont pas conformes à « des être humains ». Ils ont déclaré qu’ils mèneraient la lutte pour exiger la fermeture des deux sections. D’après les prisonniers, la situation dans ces sections est insupportable : elles sont fermées par des tôles métalliques et sont infestées de bestioles et de rats. Les prisonniers y souffrent de manque régulier d’eau chaude et d’humidité qui a provoqué des maladies de peau. Ils ont présenté près de 40 demandes de transfert, mais sans résultat.
C’est pourquoi ils envisagent de passer au degré supérieur et d’entamer la lutte.
Selon un centre palestinien d’études de la question des prisonniers, les prisonniers palestiniens ont réussi à faire avorter le projet d’installation de micros dans les cellules et les sections, après avoir découvert quelques micros installés dans la prison de Ramon.
2 – Libérer les prisonniers malades
Les mauvaises conditions de détention, les privations de toutes sortes, les incursions répétées dans les cellules pour déstabiliser psychiquement les prisonniers et pour les réprimer et vaincre leur volonté, tous ces facteurs réunis, mais surtout la négligence médicale délibérée de la part de l’occupant, favorisent les maladies de toutes sortes chez les prisonniers. C’est cette négligence médicale qui a contraint les prisonniers à opérer avec des instruments primaires certains des leurs, comme le prisonnier Rami Hussayn.
Malgré les nombreuses demandes pour se faire opérer et enlever les éclats de balles incrustés dans son corps, le prisonnier n’avait reçu aucune réponse. Les prisonniers ont réussi à les lui enlever, avec les grands risques encourus. De plus, les témoignages des prisonniers ajoutent que les expériences menées par les équipes médicales sionistes sur les prisonniers sont souvent mortelles ou bien entraînent des handicaps à vie.
Ces pratiques se sont multipliées ces derniers temps puisque plus rien n’arrête les bras des meurtriers. De nombreux prisonniers sont hospitalisés, à cause de ces expériences menés sur eux, au profit des firmes pharmaceutiques de l’occupant.
Le résistant kidnappé en Ukraine il y a trois ans, Darrar al-Sissi, dont l’état de santé est préoccupant, a dénoncé la négligence médicale dont il est victime, puisqu’aucun remède approprié ne lui a été fourni jusqu’à présent.
Trois prisonniers détenus dans la prison de Nafha souffrent de complications diverses : Ibrahim Bitar, Ayman Ju’aym et Medhat Abu Sharifa.
Alors qu’il comparaissait devant le tribunal militaire de l’occupation, le prisonnier Shadi Awad, 30 ans, de Awarta dans la province de Nablus, a perdu connaissance. Les conditions de détention dans la salle du tribunal de Salem sont inhumaines, et souvent des dizaines de prisonniers sont entassés dans quelques mètres carrés, et pendant 10 heures parfois.
Le club des prisonniers lance un cri d’alarme pour sauver de la mort le prisonnier Zamel Shallouf. A cause de la torture subie lors des séances d’interrogatoire, le prisonnier détenu dans la section d’Echel souffre de problèmes cardiaques. Agé de 33 ans, il a été condamné à 15 ans de prison après son arrestation il y a 6 ans.
Le prisonnier malade Yasser al-Masri est également menacé de mort prochaine, selon le centre d’études sur les prisonniers, qui lance un appel pour réclamer sa libération immédiate.
Le député au conseil législatif, Yasser Mansour, en détention « administrative » depuis le 11 décembre 2012, souffre de plusieurs maladies dues à la détention. Yasser Mansour, 46 ans, avait mené une grève de la faim il y a un mois, contre le renouvellement de sa détention « administrative » avant d’arrêter son mouvement ayant reçu des promesses que ce serait fait.
Le prisonnier Khodr Dabaya, 27 ans, détenu dans la section de Echel, dans la prison d’al-Naqab, a perdu la mémoire, suite aux coups administrés par les forces répressives de la prison, sur la tête. Il a été arrêté en 2003, à l’âge de 16 ans. En 2009, il refuse le port du vêtement orange que veut imposer l’administration carcérale. Il est alors sauvagement frappé à la tête et au visage. Depuis, il est atteint d’amnésie et de dépression. Khodr a perdu deux frères martyrs (Fadi et Lou’ay) lors d’une incursion dans le camp de Jénine en 2003, il a été arrêté à cette date et condamné à 16 ans de prison, et son frère Raed a été arrêté il y a deux ans.
Le prisonnier Jamil Abdallah, 19 ans, a été transféré d’urgence à l’hôpital suite à l’interrogatoire subi au centre d’interrogatoire d’al-Moskobiya. Il avait subi, avant son arrestation, une intervention chirurgicale et son état de santé réclamait le repos. Il a été arrêté le 2 février dernier et sauvagement battu lors de son arrestation.
3 – Abolir la détention « administrative »
Le nombre des détenus « administratifs » augmente sans cesse. Ils sont à présent 200 détenus, accusés d’aucune charge, mais sur lesquels pèse la menace d’une incarcération renouvelable à volonté. Selon un centre de soutien aux prisonniers, les prisonniers libérés forment 90% des détenus « administratifs », ce qui signifie que l’occupant arrête à nouveau les prisonniers libérés, sans charge ni « procès », juste parce que leur présence dans leur environnement social les rend « dangereux » aux yeux de l’occupant. Dans le cas de la détention « administrative », les autorités de l’occupation s’appuient sur des « dossiers secrets » concoctés par le Shabak, que les avocats ne peuvent consulter.
Le prisonnier Qahoush, 20 ans, passe du statut de prisonnier libéré à celui de détenu « administratif ». Il devait être libéré le 27 janvier dernier à cause du manque de preuves, mais le tribunal militaire prononce sa détention « administrative ». Il avait été arrêté le 20 novembre 2013 et accusé d’être entré en Palestine occupée sans permis et d’avoir offert des services à une organisation interdite. Aucune preuve n’a pu être retenue contre lui. Mais l’occupant n’a pas besoin de preuves ni de justifications pour emprisonner les Palestiniens.
L’occupant a renouvelé la détention « administrative » pour Mu’tassam Saqfhayt, 24 ans, de Nablus, pour la troisième fois consécutive. Il a été arrêté en janvier 2013. Ancien prisonnier, il avait été arrêté en 2008 puis en 2012, et plusieurs fois kidnappé par les services sécuritaires de l’AP.
Renouvellement pour la deuxième fois de la détention « administrative » du journaliste Mohammad Mouna, de Nablus, pour 6 mois. Il avait été arrêté le 8 juillet 2013, et est un ancien prisonnier détenu pendant 5 ans, la plupart du temps en détention « administrative ».
L’occupant a renouvelé la détention administrative, pour la deuxième fois, de Khodr Sarkaji, pour 6 mois. Il avait été arrêté le 12 août 2013. Ancien prisonnier ayant passé 8 ans en détention, et frère du martyr sheikh Youssef Sarkaji, assassiné par l’occupation au début de l’Intifada al-Aqsa.
Pour la troisième fois, la détention « administrative » est renouvelée pour Waddah Douwaykat, de Nablus, pour trois mois. Il a été arrêté le 6 août 2013. Son frère Bassel, également détenu « administratif » a subi le renouvellement de sa détention quelques jours auparavant, pour 6 mois.
4 – Prisonnières palestiniennes
Les résistantes palestiniennes détenues dans la prison de Hasharon ont réclamé l’ouverture de deux cellules supplémentaires, à cause de la surpopulation due aux nombreuses arrestations des militantes. Elles sont à présent 18 prisonnières à vivre dans quatre cellules étroites (2m sur 2m) , où il est impossible de bouger. La direction de la prison n’a pas encore répondu à leur demande.
La doyenne des prisonnières, Lina Jarbouni, condamnée à 13 ans de prison, a dénoncé la surpopulation des cellules où sont enfermées les prisonnières, et les mauvaises conditions de leur transfert, que ce soit au niveau des cars ou au niveau de la répression qu’elles subissent lors des transferts.
Les prisonnières palestiniennes sont au nombre de 18 : Lina Jarbouni, Mona Qaadan, Intissar Sayyed, Alaa Abu Zaytoun, Dima Hamdane, Nawal Saadi, Nahil Abu Aysha, Tahrir Mansour, Rasmiya Balawna, In’am Hasanat, Dunia Waked, Ayat Mahfouz, et les suivantes :
- Lama Hadayda, du camp de Tulkarm, arrêtée le 14/10/2013. Après une semaine d’interrogatoires dans le centre de Jalame, elle est tansférée à la prison de Hasharon.
- Rana Abu Kweik, mère de quatre enfants, de Ramallah. Arrêtée le 26/10/2013, transférée à la prison de Hasharon.
- Wi’am Jabr, de Nablus, étudiante, arrêtée le 11/11/2013.
- Maram Hassouna, de Nablus, étudiante, arrêtée le 13/11/2013.
- Falastin Najm, de Nabus, arrêtée le 20/11/2013. Ancienne prisonniède entre 2006 et 2009.
- Zaynab Mustafa, du camp Balata, Nablus, arrêtée le 8/12/2013.
Par ailleurs, les prisonnières ont été interdites d’acheter des appareils de chauffage par la direction de la prison. Elles ont pu néanmoins acheter des couvertures, grâce à l’aide apportée par une association de soutien aux prisonnières, basée dans les territoires occupés en 48. Il faut noter que le prix des couvertures vendues dans la « cantine » des prisons, où les prisonniers doivent acheter leurs affaires, est double que celui vendu à l’extérieur. Pour les sionistes, le fait d’emprisonner les Palestiniens est également une source de revenus.
5 – Répression
C’est au cours d’une agression de la part des services sécuritaires de la prison de Beer Saba’ que le prisonnier Maqdisi Jihad Abdel Rahman Tawil a été tué. Deux mois auparavant, il avait été agressé et emmené à l’hôpital Soroka dans le Naqab pour être soigné. Le martyr Jihad Tawil avait été arrêté et condamné à trois mois de prison, pour conduite sans permis. Il était du quartier Ras al-Amoud dans al-Quds.
Les prisonniers originaires des territoires occupés en 48 ont été l’objet d’une nouvelle législation raciste. La commission ministérielle législative de l’occupant a discuté une proposition de loi visant à priver les prisonniers palestiniens porteurs de « l’identité israélienne » des allocations diverses fournies par l’entité coloniale. 54 membres de l’organe législatif ont voté en faveur de cette loi.
L’unité spéciale pour la répression des prisonniers, connue sous le nom de Kayter, a investi la section 3 de la prison de Ascalan, a fouillé les cellules de manière provocatrice. Elle a procédé à des fouilles corporelles puis est passé à la cellule 11 où elle a cassé les objets personnels des prisonniers, sous le prétexte de rechercher des téléphones. Selon le militant Riad Achkar, la cellule 11 de la section 3 de la prison de Ascalan est souvent l’objet d’incursions surprises, où les 60 prisonniers qui y sont détenus subissent plusieurs formes de répression.
Parmi les nombreuses arrestations opérées au cours du mois de février, les forces de l’occupation ont arrêté à Nablus deux militants de la cause des prisonniers, Riad Abu Hassan et Ahmad Bitawi.
Le prisonnier libéré Adnan Hamarsha, 45 ans, a été arrêté. Il est de Ya’bud, dans la province de Jénine. Il avait été détenu pendant une durée de 10 ans, la plupart du temps en détention « administrative ».
Plusieurs enfants de la ville d’al-Quds ont été arrêtés et condamnés à plusieurs mois de prison ou à la détention à domicile. La résistance de la population maqdisie contre l’occupation a mis l’occupant en état d’alerte. Pas un jour ne passe sans qu’il n’arrête enfants et moins jeunes, femmes ou hommes, juste pour s’imposer et instaurer l’ordre de l’occupant. Parmi les enfants arrêtés, Mohammad al-Masri, 14 ans, Mohammad Dari, 14 ans, Yazan Ubayd, 17 ans, Youssef Farid, 16 ans.
Sheikh Khodr Adnane a été arrêté au barrage près de la ville de Nablus, alors qu’il accompagnait sa famille. Les forces de l’occupation ont voulu le maintenir en arrestation et ont conseillé à Sheikh Khodr Adnane de faire accompagner sa famille par des tiers parce qu’elles veulent le garder. Il a refusé leur « proposition ».
L’occupant lui a remis alors une convocation au centre des Renseignements à Salem. Khodr Adnane a alors déclaré que l’occupant tente de « pourrir » la vie des citoyens palestiniens, il les tue, les emprisonne, les convoque sans cesse, mais cela ne peut entamer la détermination des Palestiniens à vaincre l’occupant.
Le journaliste prisonnier Usama Shahin a dénoncé l’interdiction de laisser entrer des livres dans la prison du Naqab, dans toutes ses sections. L’administration carcérale a justifié cette interdiction disant que les prisonniers inscrits à l’université peuvent lire et étudier par correspondance.
6– Libération
Le prisonnier Ahmad Abu Namous de la région de Nablus a été libéré après 32 mois de prison.
Rawi Sultani, originaire des territoires occupés en 48, a été libéré après 5 ans de prison. Il avait été accusé de liens avec des parties ennemies.
Le prisonnier Saji Ataya a été libéré après 4 mois de détention. Ancien prisonnier, plusieurs fois arrêté et détenu.
Libération de Taqi Jamal Hour, fils du dirigeant des Brigades d’al-Qassam, Jamal Hour, condamné à 5 perpétuités. Taqi Hour a été arrêté le 10 juillet 2010 lors de son retour de Jordanie.
7 – Statistiques
L’occupation reconnaît avoir arrêté 1000 enfants palestiniens sur une durée d’un an.
En une semaine, les tribunaux militaires de l’occupant prolongent la détention de 70 Palestiniens arrêtés, qui ne sont pas « jugés » ni condamnés. Des centaines de Palestiniens sont ainsi emprisonnés dans des centres d’arrestation, et doivent subir les « humeurs » de l’occupant, entre le renouvellement de l’état d’arrestation, ou tout simplement le report du « jugement ».
Selon une association de soutien aux prisonniers, 20 résistants palestiniens sont maintenus en isolement dans les prisons. Parmi eux, les résistants Darrar Abu Sissi, Mohammad Shaalan, Sami Abu Usayla et Mahmoud Zahran, dans la section d’isolement de Echel, le prisonnier Kifah Hattab dans la section d’isolement de Haddarim, et le prisonnier Ibrahim Hamed, dans la section d’isolement de Ohilkedar.
Les forces de l’occupation ont arrêté au cours du mois de février 390 Palestiniens, dont 85 enfants. 13 Palestiniens sont de la bande de Gaza, dont trois pêcheurs. Le renouvellement de la détention administrative a été prononcé sur 35 détenus au cours du mois de février.
8 – Solidarité
L’association Youssef Seddik active dans le soutien aux prisonniers palestiniens, a réussi à introduire un médecin spécialiste des maladies de peau chez les prisonnières. Elle cherche à présent à faire entrer un dentiste.
L’association palestinienne « femmes pour les prisonnières » a réussi à obtenir l’achat de couvertures pour les prisonnières détenues dans Hasharon. Elle a lancé il y a plusieurs mois une campagne pour écrire des lettres personnalisées aux prisonnières. Mais il semble que les lettres soient confisquées, de temps à autre, par l’administration carcérale.
Une tente permanente de solidarité avec les prisonniers malades et les grévistes de la faim a été installée à Gaza, par l’association Mahjat al-Quds, consacrée aux prisonniers et leurs familles.
Des prisonniers libérés en Cisjordanie font des visites aux familles des prisonniers et martyrs. Pendant plus d’une semaine, et la tournée va se poursuivre, une délégation de prisonniers libérés a tenu à rendre hommage aux prisonniers et martyrs, en visitant leurs familles.
La Ligue des États arabes a dénoncé les conditions de détention dans les prisons sionistes et a déclaré qu’il faut envoyer des commissions d’enquête dans les prisons de l’occupation. De nombreux militants ont considéré que de telles dénonciations n’entraînent aucun changement, tant qu’elles restent verbales et ne sont suivies d’aucune mesure concrète contre l’occupation. Quant à envoyer des commissions d’enquête, il ne s’agit que de la « poudre aux yeux », comme si la Ligue arabe, l’ONU et les divers organismes des droits de l’homme ignoraient la situation dans les prisons de l’occupation.
Les forces sécuritaires de l’AP poursuivent les militants palestiniens
Alors que son frère Ayman mène une grève de la faim pour réclamer la fin de la détention administrative, les forces sécuritaires de l’AP poursuivent le militant Mohammad Ibtaych, qui avait été arrêté par l’occupant en 2004, puis plusieurs fois. Il y a quelques mois, Mohammad, détenu également, mène la grève de la faim en solidarité avec Ayman pendant 83 jours. Le jeune frère, Khaled, est arrêté par l’occupant pour faire pression sur eux. C’est à présent l’AP qui a arrêté Mohammad. « Quelle différence entre les forces sécuritaires de Abbas et les forces de l’occupation » se demandent les militants palestiniens ?
Les forces sécuritaires de l’AP ont procédé, pendant le mois de février, à une grande vague d’arrestations de résistants et militants en Cisjordanie. Il semble que la collaboration sécuritaire est au sommet, pour empêcher la révolte des Palestiniens contre le plan sioniste de Kerry. Elles ont arrêté le militant Mohammad Abu Khawla, à Ramallah, qui est un ancien prisonnier, et membre du mouvement du Jihad islamique. Sa famille réclame sa libération immédiate et fait porter la responsabilité à l’AP pour toute détérioration de sa santé.
Sheikh Khodr Adnane a réclamé l’adoption d’une charte par l’AP interdisant l’arrestation des militants palestiniens. Il a déclaré que « les martyrs et les prisonniers » sont la fierté du peuple palestinien, et toute formation politique palestinienne qui affirme vénérer les martyrs doit cesser toute collaboration sécuritaire avec l’ennemi, en visant plus particulièrement le mouvement Fateh dont les membres des services sécuritaires de l’AP ne cessent de poursuivre les résistants.
L’appareil sécuritaire du président Abbas a arrêté le prisonnier libéré Ahmad Abu Adi, puis Zahed Daghra et Ahmad Awiwi. Le mouvement du Jihad islamique a dénoncé la poursuite de ses militants, disant que de telles pratiques ne servaient que l’occupant. Ces arrestations ont eu lieu après les manifestations de solidarité avec les prisonniers malades pour réclamer leur libération.
Bien que non responsable directement de l’agression menée contre l’ancien ministre chargé des prisonniers, et ancien prisonnier Wasfi Qubbaha, l’AP doit assurer la sécurité des citoyens palestiniens et empêcher les bandes de voyous, souvent à la solde de l’occupant ou des services sécuritaires de l’AP, de sévir. C’est ce qu’ont réclamé les directions politiques palestiniennes, notamment islamiques, en Cisjordanie occupée.
Début mars 2014, les services de l’AP arrêtent quatre militants du Hamas et convoquent l’épouse d’un prisonnier membre des Brigades al-Qassam. Le prisonnier libéré Tayseer Natché, frère du martyr Ma’moun Natché, a été arrêté, ainsi que le prisonnier libéré Shawqi Idriss, 33 ans, plusieurs fois arrêté par les services de l’AP. Le prisonnier libéré Mohammad Saqr a également été arrêté, alors qu’il n’a été libéré des prisons de l’occupation que depuis une semaine. De même, l’ingénieur Baher Saleh, membre du Hezb Tahrir, a été arrêté.
N°3 - Mars 2014 - Transmis par Baladi
http://info-palestine.net/ 

Le vent tourne contre Israël, en passe de devenir un État paria et isolé

jeudi 6 mars 2014 - 11h:04
Jonathan Cook
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a rarement été aussi assiégé politiquement. Les difficultés qu’il rencontre reflètent l’incapacité de la droite israélienne à répondre à l’évolution du paysage politique, que ce soit dans la région ou dans le monde.
JPEG - 35.9 ko
Les troupes israéliennes d’occupation dans une de leurs distractions favorites : le kidnapping de jeunes enfants palestiniens - Photo : Tamar Fleishman 
 
Les ennuis dont il est question ont pour contexte l’engagement qu’il a pris en 2009, sous la pression considérable du président américain nouvellement élu, Barack Obama, pour soutenir la création d’un État palestinien. Netanyahou n’avait jamais souhaité faire cette concession et le regrette depuis.
Le secrétaire d’État américain John Kerry a exploité cette promesse en imposant les pourparlers de paix actuellement en cours. Netanyahou est aujourd’hui confronté à un « accord-cadre » imminent qui pourrait l’obliger à prendre de nouveaux engagements et à favoriser ainsi un résultat qu’il refuse catégoriquement.
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, n’apporte aucune aide de son côté. Plutôt que de s’accrocher à ses positions, il propose un hébergement constant. La semaine dernière, Mahmoud Abbas a déclaré au New York Times qu’Israël pourrait prendre cinq ans pour retirer tranquillement ses soldats et ses colons de la vallée du Jourdain, alors qu’il s’agit d’une zone-clé du territoire palestinien. L’État palestinien resterait démilitarisé, tandis que les troupes de l’OTAN pourraient rester « longtemps et partout où elles veulent ».
La Ligue arabe constitue un deuxième point épineux, puisqu’elle a renouvelé sa proposition émise en 2002, l’Initiative de paix arabe, qui promet à Israël des relations pacifiques avec le monde arabe en échange de son accord pour la création d’un État palestinien.
Pendant ce temps, l’Union européenne accentue la pression vis-à-vis de l’occupation et condamne régulièrement la construction frénétique de colonies par Israël, comme après l’annonce faite la semaine dernière indiquant la construction de 558 maisons de colons à Jérusalem-Est. Enfin, en arrière-plan, des sanctions planent sur les produits des colonies.
Les institutions financières européennes nous fournissent un baromètre utile mesurant l’état d’esprit qui règne parmi les 28 États membres de l’UE. Ces derniers sont devenus les pionniers inattendus du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions : les banques fournissent un flot continu et les fonds de pension ont retiré leurs investissements au cours des dernières semaines.
Soulignant que les boycotts et les campagnes de « délégitimisation » ne feront que s’accélérer, Kerry a averti Israël en qualifiant sa politique traditionnelle comme étant « insoutenable ».
Ce message paraît sincère aux yeux de nombreux chefs d’entreprise israéliens qui sont venus appuyer le plan diplomatique des États-Unis. Selon eux, la mise en place d’un État palestinien permettra à Israël d’accéder à des marchés régionaux lucratifs et d’assurer une croissance économique continue.
Netanyahou a dû être déconcerté d’apprendre que parmi ceux qui ont rencontré John Kerry le mois dernier, lors du Forum économique mondial de Davos, pour lui apporter leur soutien, figurait Shlomi Fogel, proche de longue date du Premier ministre.
Les pressions qu’il subit sur ces différents fronts peuvent expliquer la décision de Netanyahou de convoquer précipitamment ses principaux ministres, afin d’élaborer une stratégie visant à contrer la tendance vers le boycott. Il a été proposé de lancer une campagne médiatique de 28 millions de dollars, de mener une action en justice à l’encontre des institutions qui recourent au boycott, mais aussi d’accentuer la surveillance des militants à l’étranger par le Mossad.
Sur la scène nationale, Netanyahou, connu pour accorder bien plus de valeur à sa survie politique qu’à toute autre préoccupation, se retrouve également malmené. Il est attaqué sur son flanc droit par des rivaux appartenant à sa coalition.
Naftali Bennett, à la tête de la colonisation, a provoqué ce mois-ci une polémique avec Netanyahou après l’avoir accusé d’avoir perdu son « sens moral » au cours des négociations. Dans le même temps, Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères issu du parti d’extrême droite Israel Beitenou, a radicalement changé d’approche et caresse Kerry dans le sens du poil, le qualifiant de « véritable ami d’Israël ». La direction politique peu probable de Lieberman ont rendu les querelles que Netanyahou mène contre les États-Unis « puériles et irréfléchies », selon les termes d’un analyste local.
C’est à la lumière de ces pressions croissantes sur Netanyahou que l’on doit comprendre son comportement de plus en plus incohérent, alors que le fossé se creuse avec les États-Unis.
Une situation de discorde est née le mois dernier suite aux propos insultants du ministre de la Défense à l’encontre de John Kerry. Cette situation aux conséquences néfastes ne s’est pas calmée depuis. La semaine dernière, Netanyahou a une nouvelle fois lancé ses plus proches alliés au cabinet à l’assaut de Kerry, l’un d’entre eux ayant indiqué que les déclarations du secrétaire d’État américain étaient « offensantes et intolérables ».
Susan Rice, conseillère de Barack Obama à la sécurité nationale, a fait part de son mécontentement en postant sur Twitter ce qui sonne comme un coup de semonce. Les attaques du gouvernement israélien étaient « totalement infondées et inacceptables », a-t-elle jugé. Tout doute possible sur le fait qu’elle parle au nom du président a été dissipé plus tard lorsqu’Obama a salué « la passion extraordinaire et la diplomatie de principes » dont John Kerry fait preuve.
Néanmoins, malgré les signes apparents, Netanyahou est moins seul qu’il en a l’air et bien loin d’être prêt à faire des compromis.
La majeure partie de l’opinion publique israélienne est derrière lui, grâce notamment aux magnats des médias, comme son ami Sheldon Adelson, qui attisent une atmosphère nationale d’assiègement et de victimisation.
Mais surtout, une grande partie des forces de sécurité et économiques d’Israël est de son côté.
Les colons ainsi que leurs alliés idéologiques se sont infiltrés en profondeur dans les plus hauts rangs de l’armée et du Shin Bet , le service de renseignements secrets d’Israël. Le journal Haaretz a révélé ce mois-ci une information inquiétante en affirmant que trois des quatre dirigeants du Shin Bet s’associent aujourd’hui à cette idéologie extrémiste.
En outre, des éléments influents des forces de sécurité apportent à la fois un soutien financier et idéologique à l’occupation. Au cours des dernières années, le budget de la Défense a atteint des niveaux records, dans la mesure où toute une frange supérieure de l’armée se sert de l’occupation pour justifier les salaires et retraites exagérément élevés qu’ils empochent.
Les entreprises génèrent également de vastes profits lors de ce statu quo, des industries de haute technologie aux industries voraces en ressources. Des indications de l’enjeu sont récemment apparues lorsqu’il a été annoncé que les Palestiniens devront acheter à Israël deux ressources naturelles essentielles (le gaz et l’eau) au prix fort, alors qu’ils en disposeraient en abondance sans l’occupation.
Soutenu par ces groupes d’intérêt, c’est un Netanyahou provocateur qui, cette fois-ci, pourra probablement faire face à l’assaut diplomatique des États-Unis. Kerry n’a toutefois pas tort de prévenir que dans le long terme, un nouveau triomphe de l’intransigeance israélienne sera finalement une victoire à la Pyrrhus.
Ces négociations pourraient ne pas aboutir à un accord, mais elles marqueront néanmoins un tournant historique. La délégitimisation d’Israël est bel et bien en cours, et ce sont les dirigeants israéliens eux-mêmes qui sont en grande partie responsables des dégâts.
JPEG - 3.4 ko
* Jonathan Cook a remporté le prix spécial de journalisme Martha Gellhorn. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Il a écrit cet article pour PalestineChronicle. Site internet : www.jonathan-cook.net. (Cet article a été publié pour la première fois dans le journal The National d’Abou Dhabi.)
Du même auteur :
- Les Israéliens se plaisent à vivre dans une bulle de déni - 1e mars 2014
- Le système éducatif israélien engendre l’intolérance et le mensonge - 14 janvier 2014
- Comment se fait-il qu’Uri Avnery en sache si peu sur Israël, ou sur l’apartheid ? - 2 novembre 2013
- La droite d’Israël s’attaque aux manuels scolaires - 7 octobre 2013
- Et si on parlait des stocks d’armes chimiques en Israël ? - 20 septembre 2013
- Israël cherche à mettre en opposition Arabes chrétiens et musulmans dans une confrontation cruelle - 29 août 2011
- Des discussions inutiles, mais aussi lourdes de danger - 2 août 2013
- Gros racistes contre petits racistes : comment l’apartheid israélien se joue la comédie - 26 juin 2013
- Le retour à Iqrit - 13 juin 2013
- Obama est venu bénir un gouvernement de colons - 25 mars 2013
- Le voyage d’Obama en Israël, c’est 4 nouvelles années de colonisation - 28 février 2013
- Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem : 1200 arrestations en un an - 30 janvier 2012
13 février 2014 - The Palestine Chronicle - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.palestinechronicle.com/t...
Traduction : Info-Palestine.eu - Valentin C.

Rapport de l'ONU dévoile la discrimination de l'occupation contre les Palestiniens dans la zone "C"

[ 06/03/2014 - 11:48 ] 
Jérusalem occupée – CPI
Des données de l'ONU ont déclaré que le nombre de citoyens palestiniens qui habitent en Cisjordanie occupée dans la région classée "C" selon l'accord d'Oslo et situe sous le contrôle administrative et secrétaire de l'occupation israélienne est 300 000 personnes et qu'ils s'exposent aux violations et les pratiques inhumaines israéliennes violant leurs droits, tout en niant les statistiques israéliennes disant que leur nombre est moins de 150 000 personnes.
Selon un rapport publié par le Bureau de l'Onu pour la coordination des aides humanitaires dans les territoires palestiniens occupées "OCHA", 297 000 citoyens palestiniens habitent dans 532 quartiers résidentiels dans le cadre de la région "C", y compris 240 quartiers et villages complètement situent dans les frontières de la régions et habités par plus de 67 000 personnes.
Les donnés ont démontré que 18% des terres de la Cisjordanie occupée sont considérées des régions militaires fermées pour les entraînements des forces de l'armée de l'occupant israélien.
Le rapport a ajouté que la majorité des citoyens palestiniens qui vivent dans la région "C" habitent dans des quartiers situent dans la région encadrant la ville occupée de Jérusalem et leur nombre est environ 74 000 personnes, alors que 67 000 a

La Knesset forme un Comité spéciale pour imposer la division temporelle d'el-Aqsa

06/03/2014 - 11:52 ] 
Jérusalem occupée – CPI
Le Comité de l'intérieur à la Knesset israélienne a officiellement approuvé, le mercredi 5/3, la formation d'un sous-comité spécialisé dont sa tâche est la mise en œuvre des décisions du gouvernement concernant les incursions des colons juifs à la mosquée bénie d'el-Aqsa et d'examiner la possibilité de mettre en œuvre ces instructions nommées "La montée du temple" de manière quotidienne, pendant une période de 3 heures et demie.
La Fondation d'el-Aqsa pour les legs pieux et le patrimoine a déclaré dans un communiqué que le Comité fondé sur l'initiative de la députée extrémiste, Miri Regev et sera présidé par le député, David Tzur, a accordé un délai de 3 mois pour présenter ses recommandations et décisions concernant le dossier d'incursions juives dans el-Aqsa.
La Fondation a estimé dans son communiqué que cette mesure s'inscrit dans une série d'étapes concrètes commencées par ce qui est connu comme "Les Groupes du Temple", sous l'égide de la Knesset contre la mosquée sainte d'el-Aqsa, en soulignant que ces mesures comprennent une indication que l'occupation poursuit ses tentatives d'imposer un partage temporel et spatial entre les Musulmans et les Juifs dans la mosquée bénie d'el-Aqsa.
Dans le même contexte, les organisations du Temple ont annoncé leur intention d'organiser une Conférence, en 11Avril prochain, pour inciter les Juifs d'envahir la mosquée d'el-Aqsa, où il est prévu que le vice-président de la Knesset, Moshé Fijlin et les députées Elrav Yisrael, Ariel et Yehuda Blick et des autres personnalités extrémistes juives vont participer dans cette conférence.