| [ 16/01/2011 - 14:02 ] |
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| Gaza – CPI Le membre du comité central au front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), Kaid Ghoul, a affirmé que la trêve avec l'occupation est une décision tactique dans le cadre de la résistance et on doit la discuter par une haute direction et un front résistant uni qui dirigeront les tactiques face à l'occupation. Dans un communiqué de presse publié le samedi 15/1, il a ajouté que le front de la résistance est celui qui es apte à déterminer la forme de la résistance et ses moyens, la pratiquer ou d'adopter l'accalmie, ses circonstances et son terme, ainsi sa liaison aux intérêts du peuple palestinien. A propos des nouvelles concernantt les remarques du FPLP sur le sujet de l'accalmie lors de la réunion des factions de la résistance palestinienne qui a eu lieu dernièrement à Gaza, Kaid Ghoul a déclaré que le FPLP a proposé sa position politique envers l'accalmie depuis plusieurs années que cette trêve doit être une décision tactique dans le cadre de la résistance et qu'elle ne doit pas imposée par l'occupation comme une politique qui contrôle la relation du peuple qui souffre sous l'occupation. Il a appelé à l'importance de dénoncer aux déclarations qui prétendent que les roquettes ou toutes les formes de la résistance peuvent justifier la guerre sioniste contre le peuple palestinien ou qu'elles sont la raison de la souffrance des Gazaouis parce que les agressions sionistes sont continuelles et ne s'arrêtent pas un seule moment. "La colonisation, le blocus et les opérations militaires effectuées de façon presque quotidienne sont tous des agressions horribles", a ainsi contesté le leader du mouvement FPLP, insistant à jetter les allégations sionistes et celles qui prétendent que les missile ou les autres formes de la résistance nationale poussent l'ennemi sioniste à commettre ses crimes incessants, tout en qualifiant cette campagne propagandiste comme un défaut politique. Kaid Ghoul a ajouté que les roquettes sont l'une des formes de la résistance qui peuvent être avancées ou retardées en liaison aux conditions du conflit avec l'occupation, soulignant que la priorité sous l'ombre des menaces sionistes est de rechercher comment préparer les situations palestiniennes internes et de comprendre les leçons tirées de l'expérience de la dernière guerre sioniste contre Gaza pour accumuler les forces et les efforts nationaux, coordonner les plans et les unifier face aux agressions probables sionistes. |
lundi 17 janvier 2011
Le FPLP: l'accalmie est une décision tactique dans le cadre de la résistance
L'occupation essaie à approuver l'immense plan colonialiste à al-Qods
| [ 16/01/2011 - 14:26 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI La radio hébreu a rapporté, ce matin dimanche 16/1, qu'il est prévu que la commission locale de la planification et de la colonisation qui appartient à la municipalité sioniste à al-Qods occupée discutera la semaine prochaine un plan pour construire 1400 nouveaux logements coloniaux dans la colonie "Gilo" installée illégalement sur les terres de la ville sacrée. Des sources hébreux ont affirmé que la municipalité de l'occupation à al-Qods essaie d'approuver ce plan finalement après qu'il a été arrêté et annulé en 2008 pour des raisons politiques sur la base de la première crise diplomatiques entre le gouvernement sioniste et l'administration américaine à cause de ce plan. Le membre du conseil municipal de la ville d'al-Qods a déclaré que ce plan est le plus dangereux par rapport aux autres agendas colonialistes qui lui ont précédé à cause de nombreuses unités résidentielles qui seront construites et l'intention de l'occupation de les établir aux frontières du quartier "Gilo" limitrophes aux régions de la Cisjordanie occupée. Le directeur général du mouvement "La paix maintenant" a exprimé sa préoccupation profonde de la réaction de la communauté internationale à l'encontre de ce plan qui gâtera la situation de l'entité sioniste et sa réputation principalement détériorée sur le niveau international. Il a attiré au même temps que ce plan est l'immense projet colonial qui sera effectué à l'extérieur de la ligne verte. |
Des rabbins sionistes appellent à l’extermination des Palestiniens
| [ 16/01/2011 - 14:34 ] |
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| Al-Qods – CPI Une revue publiée par le courant religieux sioniste dans l'entité sioniste a appelé à l’établissement des "camps d'extermination" pour les Palestiniens. Le journal hébreu "Edioth Ahronoth" a diffusé sur son site internet, le samedi 15/1, qu’un magazine hebdomadaire qui appartient à un courant religieux juif a été distribué dans toutes les synagogues de l’entité en publiant une fatwa ( racisme) signée par un nombre de hauts rabbins qui ont appelé à la création des camps d’extermination pour les Palestiniens, en considérant cela de devoir religieux juif. Cette Fatwa raciste a attaqué fortement les rabbins qui expriment des réserves sur la création de ces genres de camps pour exterminer les Palestiniens, en indiquant que les livres et références religieux juifs racontent depuis deux mille ans (que leur Seigneur "diable" a ordonné les israéliens à égorger, abattre sans pitié, massacrer les palestiniens et de n’épargner ni enfants, ni femmes, ni vieux et même leurs bétails?). Selon les Fatwas des rabbins extrémistes et terroristes dans leur magazine, la Torah exige aux Juifs d’exterminer les palestiniens et de ne laisser aucune trace des Géants (Palestiniens), en ajoutant que même les rabbins qui refusent de signer sur la Fatwa de monstruosité croient également au fond et contexte de ces textes juifs. Le "penseur sioniste Audi Aloni" a considéré que l'appel à l'extermination des Palestiniens est exprimé ouvertement et publiquement dans les synagogues, en soulignant que cette vision est devenue un choix qui doit être mis en exécution. |
Haniyeh:l'Egypte a exprimé son désir pour discuter de la réconciliation avec les Palestiniens
| [ 16/01/2011 - 17:36 ] |
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| Gaza – CPI Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyh, a affirmé que l'Egypte a exprimé de nouveau son désir à inviter les diverses factions palestiniennes au Caire pour discuter la réconciliation palestinienne, déclarant que cette annonce est venue lors d'un contact téléphonique avec le directeur des services de renseignements sionistes, Omar Soulayeiman, il y a plusieurs jours. Lors d'une rencontre avec la délégation de la ligue des journalistes koweïtiens en marge d'un dîner organisé par le premier vice-président du conseil législatif palestinien, Dr. Ahmed Bahr, la nuit dernière, en hommage à la délégation médiatique qui visite la Bande de Gaza, Haniyeh a montré que l'Egypte veut discuter de l'avenir de la situation palestinienne. Il a souligné que cette initiative exprime la croyance de l'Egypte à l'importance du dialogue interpalestinien et qu'il faut accéder à des mesures aventageuses pour la réconciliation palestinienne, affirmant que le Hamas s'intéresse à toute invitation présentée par les égyptiens aux factions sur des bases positives. Haniyeh a déclaré que les Palestiniens affrontent de nombreux défis principaux dont le défi de l'occupation en Cisjordanie, la Bande de Gaza et la ville occupée d'al-Qods dont le plan de sa judaïsation est sur le point d'être achevé après que l'occupation a expulsé les Maqdissins et a tiré leurs identités palestiniennes ainsi que les creusements visant à changer les monuments géographiques. Le premier ministre palestinien a ajouté que l'embargo imposé par l'occupation contre la Bande de Gaza depuis plus de 4 ans consécutifs est un autre défi aux palestiniens, appelant tous les pays arabes et islamiques à mettre fin au blocus sioniste, le plus tôt possible. Il a redressé en disant: "Nous avons pu frapper le blocus sioniste par le démontage de ses embarras et via plusieurs choses, notamment l'autosuffisance agricole et de promouvoir le travail dans les usines nationales dans diverses industries pour créer des emplois et d'autres, affirmant que le gouvernement à Gaza est confronté à un troisième défi qui est la restauration de l'unité nationale et de mettre fin aux désaccords palestiniens internes. Haniyeh a souligné à l'existence d'un autre obstacle à Gaza représenté par la reconstruction du secteur qui a été démoli durant la guerre sioniste, soulignant que les forces occupantes ont dévasté plus de 3500 maisons et que plus de 500 familles palestiniennes souffrent extrêmement sans abri. Il a révélé de recevoir une nouvelle lettre de l'Egypte qu'au cas de la continuation du lancement des missiles à travers de la Bande de Gaza sur des buts sionistes dans les territoires palestiniens occupés en 1948, les forces occupantes vont lancer une vaste offensive militaire contrele secteur assiégé Gaza similaire à l'opération "Plomb Durci", y menée, il y a deux ans. "Il y a des réelles menaces sionistes de perpétrer de nouveau une guerre contre Gaza, mais nous traitons avec les menaces sionistes d'un dregré élevé de gravité et de responsabilité ", a-t-il poursuivi, assurant que la guerre contre Gaza s'est arrêtée avant deux ans, mais la guerre d'usure n'a pas cessé, en effet l'occupation cible encore les lieux, les personnes et les sites dans la Bande de Gaza. "La croyance militaire sioniste est basée sur le fait d'occuper et agresser le peuple palestinien" a indiqué Haniyeh, soulignant à l'existence d'une confiance sioniste que le secteur est encore en lutte sous le pouvoir du gouvernement du Hamas, indiquant que les factions palestiniennes ont adopté une position unique nationale et unifiée face aux menaces de l'ennemi occupant israélien. . |
Des dizaines de colons sionistes attaquent la mosquée de Nouzha à Jaffa
| [ 16/01/2011 - 17:49 ] |
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| Jaffa – CPI Des dizaines de colons sionistes ont attaqué, le samedi 15/1, la mosquée de Nouzha dans la ville de Jaffa au centre des territoires palestiniens occupés en 1948. Des sources palestiniennes dans la ville ont déclaré que les colons sionistes ont profané la mosquée de Nouzha, lors d'une marche organisée par les extrémistes sionistes, dans les rues de la ville en portant les drapeaux sionistes. Elles ont souligné que les colons sionistes se sont regroupés devant la mosquée, lançant des pierres sur elle au milieu des répétitions des slogans racistes appelant à la mort des arabes. Les mêmes sources ont ajouté que des dizaines de croyants étaient dans la mosquée au moment de la préparation de cette attaque criminelle raciste, où ils ont fait face aux colons sionistes, mais la police de l'occupation ont empêché l'éclatement des affrontements entre les deux côtés, après avoir fait éloigner les colons de la mosquée. Les sources palestiniennes ont accusé les policiers sionistes de pactiser avec les colons sionistes, car ils n'intervient qu'après la défense des fidèles palestiniens de la mosquée. Dans le même contexte, les colons sionistes ont attaqué un enfant palestinien près d'une station d'essence dans la rue "Noueha" à la vue des policiers sionistes, selon les sources. De son côté, le Cheikh Soulaeiyman al-Satel, l'Imam de la mosquée de "Nouzha" dans la ville de Jaffa, a menacé de répondre aux colons sionistes, en cas de la continuation de leurs provocations, portant la police responsable des attaques des colons. |
L'occupation condamne un enfant Maqdissin à un an de prison ferme
| [ 16/01/2011 - 17:59 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI Un tribunal sioniste a condamné, aujourd'hui dimanche 16/1, un enfant Maqdissin qui n'a que 15 ans à un an de prison ferme, sans aucun respect aux lois internationales qui interdissent l'arrestation des mineurs. Des sources locales ont déclaré que le tribunal de Soulh a condamné l'enfant Mou'taz Faiz al-Rajabi, 15 ans, l'un des habitants du quartier de "Batn Hawa" au village de Selwan, dans la ville occupée d'al-Qods, à un an de prison, ignorant la demande de son avocat qui a appelé à lui libérer en échange d'une caution. Les sources ont souligné que l'enfant al-Rajabi est accusé d'avoir lancé des pierres sur les forces occupantes, lors des affrontements qui ont éclatés dernièrement à Selwan. Notons que des dizaines d'enfants Maqdissins ont été emprisonnés durant l'année dernière, sous prétexte du lancement des pierres sur les forces occupantes et les milices des garde-frontières, au moment où les familles de ces enfants confirment que les provocations continuelles des forces occupantes causent ces affrontements. |
L'occupation démolit le village d'al-Arakib pour la neuvième fois
| [ 16/01/2011 - 18:27 ] |
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| Le Néguev – CPI Les bulldozers de l'occupation sioniste accompagnés par de grandes forces de la police sioniste ont démoli, ce matin dimanche 16/1, le village arabe d'al-Arakib, situé au Néguev entre la ville de Rahat et de Bir Sabaa au sud des territoires palestiniens occupés en 1948. Des sources locales ont déclaré que les bulldozers de l'occupation sioniste ont envahi le village sous la protection des patrouilles de l'armée occupante, démolissant les tentes installées par les habitants, en plus de 35 maisons et expulsant leurs habitants qui sont devenus sans abri sous le froid mortel. Elles ont ajouté que l'occupation a démoli toutes les maisons du village, expulsant 300 citoyens palestiniens dont la majorité sont des enfants, des femmes et des hommes âgés. Le conseil régional des villages arabes non reconnus par l'occupation a déclaré que de grandes forces de la police sioniste accompagnées par les bulldozers ont encerclé le village, plus tôt ce matin avant avoir démoli les tentes des Palestiniens installées sur les ruines de leurs maisons, déclarant que les policiers sionistes ont agressé les habitants du village en les forçant de quitter la région, causant de violents affrontements. Il est à noter que les autorités de l'occupation sionistes refusent de reconnaître le village sous prétexte de le construire après l'annonce de la création de l'entité sioniste en Palestine occupée en 1948, alors qu'elles refusent de donner de permis de construction à ses habitants, malgré qu'ils ont présenté des dizaines de demandes promises. Les autorités de l'occupation sionistes prétendent que le village a été installé sur des terres gouvernementales, alors que les populations confirment q'ils ont hérité ces terres de leurs parents et grands-parents et qu'ils possèdent des documents de propriété, affirmant qu'ils sont des autochones. Selon le conseil régional, les autorités de l'occupation essaient à expulser tous les habitants du village pour s'emparer les territoires afin d'établir une nouvelle colonie et des fermes pour les colons sionistes. Notons que le village a été complètement démoli plusieurs fois par les forces occupantes depuis le début de l'année dernière 2010, mais les habitants le reconstruisent de nouveau après toute opération criminelle de démolition. De son côté, le député arabe à la Knesset sioniste, Talab Sane'a, a exprimé sa condamnation aux politiques racistes du gouvernement sioniste qui adopte la politique du terrorisme contre les Palestiniens qui habitent dans les territoires palestiniens occupés en 1948, déclarant que le gouvernement d'extrême droit sioniste dirigé par Benjamin Netanyahu commet des crimes arbitraires contre les enfants palestiniens au Néguev, en les laissant sans abri. Les habitants du village ont annoncé leur intention de reconstruire leurs maisons, affirmant qu'ils poursuivront leur lutte sur leurs terres malgré les violations, crimes perpétuels de l'ennemi occupant israélien et ses forces agresseuses. |
Boycott : Vanessa Paradis annule son concert en Israël
Publié le 16-01-2011
La chanteuse française Vanessa Paradis, qui devait se produire le 10 février prochain à Tel-Aviv, a décidé d’annuler son concert, entendant ainsi les nombreuses voix qui lui demandaient de ne pas cautionner par sa présence l’apartheid israélien.


Samedi soir, à l’initiative de CAPJPO-EuroPalestine, une trentaine de militants BDS s’étaient notamment retrouvés devant le théâtre de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où la chanteuse se produisait, pour l’informer, elle et son public, des crimes commis par l’Etat d’Israël à l’encontre du peuple palestinien.
Nous lui avons offert une petite sérénade, une chorégraphie, et avons distribué à tous les spectateurs, sous forme de tract, la lettre ouverte à Vanessa Paradis signée par 19 artistes et intellectuels israéliens du mouvement Boycott From Within (Boycott de l’Intérieur).
Quelques heures plus tard, les producteurs du spectacle de Vanessa Paradis, Charles Bensmaine et David Stern, annonçaient l’annulation de l’étape Tel Aviv, officiellement pour « impératifs professionnels » de l’artiste.




MERCI VANESSA !
On peut lui écrire pour la remercier à :
Vanessa Paradis
Universal Music France
20 rue des Fossés Saint Jacques
75005 Paris
CAPJPO-EuroPalestine
Le sionisme responsable de la crise en Grèce, selon un évêque grec
Le 20 décembre dernier, le métropolite (synonyme d'évêque grec) Seraphim du Pirée a déclaré que les problèmes que traverse actuellement la Grèce étaient « dus au sionisme international et à ses banquiers ». Cette déclaration a bien entendu « indigné » les sionistes et ceux qui sont à leur service. Certains parmi les antisionistes se sont au contraire réjouis de cette déclaration, émanant d’un prélat officiant dans un pays ancien et respecté, et ne semblant pas se trouver en première ligne vis-à-vis du sionisme.
Pourtant, il faut croire que notre métropolite était bien informé de ce qui se préparait. On a en effet appris, par la suite, que la Grèce et «Israël» allaient créer un « Conseil ministériel commun de coopération ». Il est facile d’imaginer le scénario ayant abouti à cela : les grandes banques internationales ont surendetté la Grèce (avec la complicité des dirigeants locaux), puis les marchés (devinez qui est derrière…) ont attaqué la Grèce, et enfin Dominique Strauss-Kahn (le directeur du FMI, qui se demande chaque matin ce qu’il peut faire pour Israël…) est intervenu et a mis tout le peuple grec à la diète ! C’est en quelque sorte le docteur qui tue le malade pour mieux le sauver…
Aujourd'hui donc, comme par hasard, « Israël » arrive et un accord de « coopération » est signé ! Cet accord a été officialisé par un communiqué précédant la visite en Grèce du raciste Avigdor Lieberman. Notons que ce dernier souhaite ouvertement expulser la population arabe d’ « Israël », ce qui ne l’a jamais empêché d’être reçu avec tous les égards par les « démocrates » qui gouvernent l’Union européenne… On devine aisément que ce n’est pas Athènes qui donnera des ordres à Tel Aviv, mais bien le contraire. En résumé, il y a donc eu mise en faillite d’une nation, traitement de choc du FMI, puis soumission à Tel Aviv…
Quel est l’intérêt d’ « Israël » ? Contrer la Turquie qui s’est détachée de l’entité sioniste, en utilisant la Grèce en Méditerranée Orientale. Il n’est pas exclu que la question de Chypre (pomme de discorde entre la Grèce et la Turquie) revienne prochainement sur le tapis. Ce serait un moyen de pression et de diversion à l’encontre de la Turquie. D’autres raisons entrent également en ligne de compte, comme la tentative de rallier les Chrétiens orthodoxes, russes, grecs, etc. à la politique du sionisme. Il faut méditer le processus grec, qui ne pourra que s’amplifier. C’est le destin qui risque de frapper toutes les Nations européennes. Le sionisme vit et se nourrit de la crise des autres peuples qu’il cherche à dominer.
Et nous en France, aura-t-on bientôt une structure officielle franco-israélienne comme les Grecs ? Quoi qu'il en soit, les innombrables accords de coopération entre le CRIF (Conseil Représentatif d'Israël en France) et l’administration française (police, magistrature, éducation [dite encore nationale], etc.) remplissent déjà amplement cette fonction. Et c’est sans parler de la politique étrangère de la France, qui doit avoir comme priorité, selon Nicolas Sarkozy, la sécurité d’ « Israël » ! D'ailleurs, en cas de doute lors d’une décision à prendre, il suffit de joindre le président du CRIF et les ordres ne tardent jamais à arriver !
Pour notre part, nous aimerions qu’un évêque français, du rang du métropolite du Pirée, dénonce aussi clairement les responsabilités du sionisme. Cela nous changerait de la langue de bois et du robinet d’eau tiède qu’ils ont pour habitude d’utiliser quand il s’agit de l’entité sioniste. Mais patience ! Leurs frères évêques du Moyen-Orient, réunis récemment en synode autours du Pape, ont indiqué le chemin en condamnant « Israël »…
Pour notre part, nous aimerions qu’un évêque français, du rang du métropolite du Pirée, dénonce aussi clairement les responsabilités du sionisme. Cela nous changerait de la langue de bois et du robinet d’eau tiède qu’ils ont pour habitude d’utiliser quand il s’agit de l’entité sioniste. Mais patience ! Leurs frères évêques du Moyen-Orient, réunis récemment en synode autours du Pape, ont indiqué le chemin en condamnant « Israël »…
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
samedi 15 janvier 2011
Emir, s’il te plaît, ne te rends pas en Israël
Lettre ouverte à Emir Kusturica
Cher Emir,
Helene
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J’ai appris que tu vas te rendre en Israël pour y donner un concert. S’il te plaît, Emir, ne te rends pas en Israël.
Chaque jour, Israël commet des violations du droit international et des droits de l’homme, et des crimes d’apartheid. En se produisant là‐bas, un artiste offre son image à ce pays, image dont il se sert pour polir la sienne, se fondre dans la culture « civilisée » et ainsi banaliser ses crimes. Des cinéastes comme Ken Loach, Jean‐Luc Godard ou Meg Ryan, des musiciens comme Elvis Costello, les Pixies ou Massive Attack ont publiquement refusé de participer à des festivals en Israël et Naomi Klein refuse elle aussi tout rapport avec Israël. S’il te plaît, Emir, fais comme eux, ne te rends pas en Israël.
En te produisant là‐bas, tu légitimes tous ces crimes et tu lies ainsi l’image de notre pays d’origine commun à un Etat criminel ; la Serbie n’a pas besoin de cela !
Tu es originaire, comme moi, d’un pays que le racisme et la peur de l’autre ont contribué à dévaster. Or c’est bien cette peur de l’autre, habillée en lutte pour sa survie, qui conduit Israël à toutes ses exactions. L’asymétrie des forces est tellement criante, comment prendre au sérieux aujourd’hui ce discours grotesque de légitime défense pour justifier les civils massacrés, les enfants mutilés par un missile alors qu’ils jouent sur le toit de leur maison, des familles entières expulsées de leurs maisons et forcés d’assister à leur destruction ? Que dire du pathétique zoo de Gaza, où l’on avait peint des rayures sur un âne pour faire croire aux enfants que c’était un zèbre ? Il aurait eu toute sa place à côté du zoo de Belgrade dans Underground. En te rendant en Israël, tu participes et vis à vis la société israélienne et vis‐à‐vis de la communauté internationale à cette normalisation de l’immoralité, à rendre invisible la souffrance de tout un peuple. S’il te plaît, Emir, ne sois pas complice de ces tristes similarités, ne te rends pas en Israël.
Tu te réfères au Che, comme moi, et ton internationalisme te mène partout dans le monde. La lutte du peuple palestinien est aussi une lutte internationaliste. Elle défie le colonialisme, représenté par l’Etat d’Israël, largement soutenu par les Etats‐Unis et l’Europe, ceux‐là mêmes qui hier bombardaient nos familles et nos amis à Belgrade et ailleurs dans le pays. C’est en Palestine, pas en Israël, que le Che s’est rendu dans les années 60 pour soutenir la lutte du peuple palestinien. S’il te plaît, Emir, ne te trompe pas de route, ne te rends pas en Israël.
Tu prônes la Révolution, comme moi, pour un monde meilleur, débarrassé des puissances de l’argent et du pouvoir capitaliste qui a besoin de la guerre pour se maintenir. Israël produit les armes les plus ignobles, il le revendique et en est fier, et ses mêmes drones testés pour martyriser les civils palestiniens servent ensuite à surveiller les quartiers populaires en France. S’il te plaît, Emir, ne fais pas crédit à cette économie de guerre, ne te rends pas en Israël.
Tu es passionné de foot, comme moi, mais sais‐tu que les Palestiniens ne peuvent même pas construire de stade, ou même simplement nettoyer un vieux terrain ? Les gosses sont privés de sport et les balles qu’ils connaissent le mieux marquent des buts de mort. Tu t’imagines adolescent à Sarajevo, sans moyen de courir derrière un ballon et de retrouver tes amis ? S’il te plaît, Emir, quelle honte si ton concert était programmé dans un stade israélien, ne te rends pas en Israël.
Ta musique déjantée est pleine de vie, comme les Balkans, comme la Palestine ; on ne peut y penser qu’avec un sourire et l’envie de danser. Mais les palestiniens, eux, ne pourront pas l’entendre, la partager, la vivre, car ils ne peuvent se rendre sur les lieux de tes concerts. S’il te plaît, Emir, comment pourrais‐tu jouer pour leurs geôliers à deux pas de chez eux, ne te rends pas en Israël.
Les Palestiniens sont un peuple qui résiste, comme les Serbes. Les Palestiniens reconstruisent, encore et encore, comme les Belgradois depuis des siècles et des siècles, punis à chaque fois pour cette résistance. Les Palestiniens se sentent seuls au monde, comme les Serbes lors des bombardements de 1999, lorsque à Belgrade on taggait des croix gammées sur le centre culturel français de Knez Milos et qu’on se demandait comment la sœur française avait pu les abandonner. Aujourd’hui les Palestiniens, et nous, citoyens de conscience du monde, on se demande comment tu peux abandonner le peuple Palestinien en allant côtoyer ses bourreaux. Emir, s’il te plaît, du fond de mon cœur, je te demande pour toutes ces raisons, de ne pas aller en Israël.
La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid. Les palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde afin de faire pression sur Israël pour qu’il respecte enfin le droit international et les droits des palestiniens et que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente.
Les Palestiniens nous demandent de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel et universitaire.
La campagne BDS demande tout simplement l’application du droit international, à savoir :
le droit au retour pour tous les réfugiés ;
la fin de la colonisation, de l’occupation et le démantèlement du Mur ;
la fin de l’apartheid pour les palestiniens de 48 (dits « Arabes israéliens »).
Molimte Emir, ne idi u Israel ! Hvala ti puno moy druzChaque jour, Israël commet des violations du droit international et des droits de l’homme, et des crimes d’apartheid. En se produisant là‐bas, un artiste offre son image à ce pays, image dont il se sert pour polir la sienne, se fondre dans la culture « civilisée » et ainsi banaliser ses crimes. Des cinéastes comme Ken Loach, Jean‐Luc Godard ou Meg Ryan, des musiciens comme Elvis Costello, les Pixies ou Massive Attack ont publiquement refusé de participer à des festivals en Israël et Naomi Klein refuse elle aussi tout rapport avec Israël. S’il te plaît, Emir, fais comme eux, ne te rends pas en Israël.
En te produisant là‐bas, tu légitimes tous ces crimes et tu lies ainsi l’image de notre pays d’origine commun à un Etat criminel ; la Serbie n’a pas besoin de cela !
Tu es originaire, comme moi, d’un pays que le racisme et la peur de l’autre ont contribué à dévaster. Or c’est bien cette peur de l’autre, habillée en lutte pour sa survie, qui conduit Israël à toutes ses exactions. L’asymétrie des forces est tellement criante, comment prendre au sérieux aujourd’hui ce discours grotesque de légitime défense pour justifier les civils massacrés, les enfants mutilés par un missile alors qu’ils jouent sur le toit de leur maison, des familles entières expulsées de leurs maisons et forcés d’assister à leur destruction ? Que dire du pathétique zoo de Gaza, où l’on avait peint des rayures sur un âne pour faire croire aux enfants que c’était un zèbre ? Il aurait eu toute sa place à côté du zoo de Belgrade dans Underground. En te rendant en Israël, tu participes et vis à vis la société israélienne et vis‐à‐vis de la communauté internationale à cette normalisation de l’immoralité, à rendre invisible la souffrance de tout un peuple. S’il te plaît, Emir, ne sois pas complice de ces tristes similarités, ne te rends pas en Israël.
Tu te réfères au Che, comme moi, et ton internationalisme te mène partout dans le monde. La lutte du peuple palestinien est aussi une lutte internationaliste. Elle défie le colonialisme, représenté par l’Etat d’Israël, largement soutenu par les Etats‐Unis et l’Europe, ceux‐là mêmes qui hier bombardaient nos familles et nos amis à Belgrade et ailleurs dans le pays. C’est en Palestine, pas en Israël, que le Che s’est rendu dans les années 60 pour soutenir la lutte du peuple palestinien. S’il te plaît, Emir, ne te trompe pas de route, ne te rends pas en Israël.
Tu prônes la Révolution, comme moi, pour un monde meilleur, débarrassé des puissances de l’argent et du pouvoir capitaliste qui a besoin de la guerre pour se maintenir. Israël produit les armes les plus ignobles, il le revendique et en est fier, et ses mêmes drones testés pour martyriser les civils palestiniens servent ensuite à surveiller les quartiers populaires en France. S’il te plaît, Emir, ne fais pas crédit à cette économie de guerre, ne te rends pas en Israël.
Tu es passionné de foot, comme moi, mais sais‐tu que les Palestiniens ne peuvent même pas construire de stade, ou même simplement nettoyer un vieux terrain ? Les gosses sont privés de sport et les balles qu’ils connaissent le mieux marquent des buts de mort. Tu t’imagines adolescent à Sarajevo, sans moyen de courir derrière un ballon et de retrouver tes amis ? S’il te plaît, Emir, quelle honte si ton concert était programmé dans un stade israélien, ne te rends pas en Israël.
Ta musique déjantée est pleine de vie, comme les Balkans, comme la Palestine ; on ne peut y penser qu’avec un sourire et l’envie de danser. Mais les palestiniens, eux, ne pourront pas l’entendre, la partager, la vivre, car ils ne peuvent se rendre sur les lieux de tes concerts. S’il te plaît, Emir, comment pourrais‐tu jouer pour leurs geôliers à deux pas de chez eux, ne te rends pas en Israël.
Les Palestiniens sont un peuple qui résiste, comme les Serbes. Les Palestiniens reconstruisent, encore et encore, comme les Belgradois depuis des siècles et des siècles, punis à chaque fois pour cette résistance. Les Palestiniens se sentent seuls au monde, comme les Serbes lors des bombardements de 1999, lorsque à Belgrade on taggait des croix gammées sur le centre culturel français de Knez Milos et qu’on se demandait comment la sœur française avait pu les abandonner. Aujourd’hui les Palestiniens, et nous, citoyens de conscience du monde, on se demande comment tu peux abandonner le peuple Palestinien en allant côtoyer ses bourreaux. Emir, s’il te plaît, du fond de mon cœur, je te demande pour toutes ces raisons, de ne pas aller en Israël.
La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid. Les palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde afin de faire pression sur Israël pour qu’il respecte enfin le droit international et les droits des palestiniens et que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente.
Les Palestiniens nous demandent de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel et universitaire.
La campagne BDS demande tout simplement l’application du droit international, à savoir :
le droit au retour pour tous les réfugiés ;
la fin de la colonisation, de l’occupation et le démantèlement du Mur ;
la fin de l’apartheid pour les palestiniens de 48 (dits « Arabes israéliens »).
Helene
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Liban : la fuite en avant des Etats-Unis
14 janvier 2011
Le Liban est à nouveau sans gouvernement. Selon la presse occidentale, le Hezbollah exerce un chantage pour ne pas avoir à répondre de sa culpabilité dans l’assassinat de Rafik el-Hariri. En réalité, observe Thierry Meyssan, l’opposition libanaise (qui représente la majorité populaire mais est minoritaire à l’Assemblée) vient de faire échec à la machine infernale mise en place par Washington en vue de provoquer une confrontation générale au Proche-Orient.

- La Commission d’enquête onusienne et le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) ont déjà falsifié une expertise, recruté et protégé de faux témoins, puis incarcéré arbitrairement des innocents durant quatre ans. Ignorant les preuves matérielles collectées sur la scène du crime et les enregistrements des drones israéliens, il refuse de mettre en cause Israël, l’Allemagne et les USA et s’apprête à mettre en accusation des responsables militaires du Hezbollah afin d’ouvrir la voie à une nouvelle guerre US.
Alors que le Premier ministre libanais Saad al-Hariri était reçu à la Maison-Blanche par le président des Etats-Unis Barack Obama, mercredi 12 janvier 2011, 11 ministres libanais ont donné leur démission et fait chuter leur gouvernement. Plus qu’à M. Hariri, ce camouflet était ostensiblement destiné à M. Obama.
Le remodelage du Moyen-Orient élargi
Pour comprendre ce qui se passe, il convient d’abord de resituer ce coup de théâtre dans le contexte général de la résistance proche-orientale au projet états-unien de remodelage de la région.
Lorsque, le 11-Septembre 2001, les Etats-Unis ont attribué les attentats dont ils faisaient l’objet à un groupuscule islamiste terré dans une grotte afghane, ils ont déclaré la « guerre des civilisations ». Contrairement à ce que préconisaient des stratèges comme Zbignew Brzezinski (favorable à une instrumentation des musulmans contre la Russie et la Chine) et certaines firmes pétrolières (favorables à un investissement militaire massif en Afrique et dans les Caraïbes pour contrôler les champs pétroliers du XXIe siècle), les Straussiens ont imposé le monde musulman comme cible. En effet, de leur point de vue, la seule « menace révolutionnaire » capable de se propager dans le monde et de porter atteinte à l’impérialisme global est une résurgence de la révolution khomeiniste.
Washington a donc décidé de prendre l’Iran en tenaille en positionnant ses troupes en Afghanistan et en Irak. Puis, de détruire les alliés militaires de Téhéran : la Syrie et le Hezbollah libanais. Enfin, de raser l’Iran et ses 70 millions d’habitants. Toute résistance ayant été anéantie, les Etats de la région auraient été démantelés et redessinés sur une base ethnique, tandis que la Pax Americana aurait triomphé.
Cependant ce plan grandiose, à peine initié, a échoué. La plus grande armée du monde a été incapable de contrôler l’Afghanistan et l’Irak occupés. Puis, l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafik al-Hariri et la révolution colorée du Cèdre ne sont pas parvenus à provoquer la guerre avec la Syrie, Damas ayant immédiatement retiré ses forces de maintien de la paix stationnées au Liban depuis la fin de la guerre civile.
Washington a alors sous-traité le problème à Tel-Aviv. A l’été 2006, Israël a attaqué le Liban, rasé tout le Sud du pays sous un tapis de bombes tel qu’on n’en avait pas vu depuis la guerre du Vietnam, mais a échoué à détruire le Hezbollah et à engager le combat avec la Syrie. Contre toute attente, c’est l’inverse qui s’est produit : le Hezbollah a tenu en échec l’armée la plus sophistiquée du monde et la Syrie n’a pas eu à entrer en lice.
Mettant en oeuvre leur Plan B, les Etats-Unis ont eu recours à la prétendue Justice internationale.
Le rôle du TSL dans la stratégie US
La Commission internationale d’enquête sur l’assassinat de Rafik al-Hariri a reçu pour mission de mettre en accusation le président syrien Bachar el-Assad, ouvrant ainsi la voie à la guerre que le Pentagone aurait entreprise pour l’amener par la force devant la Justice internationale.
La Commission d’enquête était dirigée par deux agents sûrs, les Allemands Detlev Mehlis et Gerhard Lehman. Ils sont parvenus à occulter le rôle de leur pays dans l’assassinat, mais ont échoué à inculper le président el-Assad, les services secrets syriens ayant démasqué les faux témoins fabriqués par l’ONU.
Passant au Plan C, Washington a abandonné l’idée de détruire la Syrie préalablement à l’Iran et a recentré son dispositif sur le cœur du système. Il a mis en place un Tribunal spécial pour le Liban, cette fois chargé de mettre en accusation le commandant de la Force Al-Quod (unité des Gardiens iraniens de la Révolution qui forme les combattants anti-impérialistes au Liban, en Palestine et ailleurs), le général Kassem Soleimani, et le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. Cette accusation judiciaire devait être coordonnée avec l’accusation politique de l’AIEA de fabrication secrète d’une bombe atomique.
La présidence de ce Tribunal très spécial a été confiée à l’Italien Antonio Cassese, jusque là conseiller juridique des Moujahidines du Peuple, un groupe armé qui revendique plusieurs milliers d’assassinats politiques en Iran pour le compte des Etats-Unis.

- Militant sioniste, le juge Antonio Cassese (3ème en partant de la droite) est passé directement de sa fonction de conseiller juridique des Moujahidines du Peuple à celle de président du TSL (ici photographié en compagnie de Maryam Rajavi lors d’une conférence au Parlement européen pour la légalisation du groupe armé anti-khomeiniste).
La tactique du Tribunal très spécial et de son procureur général était de mettre en accusation l’ancien chef militaire du Hezbollah, Iman Mugniyeh (assassiné par le Mossad) et sa famille, puis de mettre en cause leurs supérieurs hiérarchiques, non pas au sein du Hezbollah, mais au sein de leur dispositif de formation militaire : le général Soleimani et le guide suprême Khamenei. Le Pentagone et Tsahal auraient alors attaqué un Iran affaibli par des sanctions internationales, prétendument pour amener les suspects devant la prétendue Justice onusienne.
Pour une raison purement technique, l’acte d’accusation devait être publié avant la fin de l’exercice budgétaire 2010 du Tribunal (en réalité avant la fin janvier 2011). Une conférence de presse était prévue au siège du Tribunal à La Haye samedi 15 janvier. C’est ce calendrier qui a précipité la crise.
Réactions au TSL
Pour éviter la guerre programmée, la Syrie, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Iran ont décidé de mettre leurs différents en sourdine et de joindre leurs efforts pour faire entendre raison à Washington. Il s’agissait de convaincre l’administration Obama d’abandonner un plan conçu par sa faction la plus extrémiste et de lui offrir une issue honorable.
Dans ce but, le président Bachar el-Assad, le roi Abdalllah ben Abdelaziz Al Saoud, l’émir Hamad ibn-Khalifa al-Thani et le président Mahmoud Ahmadinejad se sont succédés à Beyrouth. Chacun d’entre eux a enjoint les partis et communautés sur lesquels il exerce une influence d’asphyxier le Tribunal spécial en ne renouvelant pas son budget et en retirant ses juges libanais. Le TSL n’aurait pas été dissous. Il aurait survécu sur le papier, mais serait tombé dans une profonde léthargie.
Las ! L’administration Obama a refusé la porte de sortie qui lui était offerte. N’ayant à vrai dire aucun plan de rechange à substituer à celui des Straussiens, le président états-unien a envoyé sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, informer les capitales concernées que le TSL irait jusqu’au bout de sa mission. Toutefois, a-t-elle laissé entendre, l’administration Obama se contentera dans un premier temps d’isoler Téhéran et ses alliés et n’envisage pas d’attaquer l’Iran à brève échéance. Chacun est donc prié d’appliquer les sanctions onusiennes et de se préparer à les renforcer.
La crise
A ce stade, on se frottait les mains à Washington, car le camp de la paix était bloqué dans une impasse. Après que le Spiegel et la télévision canadienne aient annoncé l’imminente inculpation de la famille d’Imad Mugniyeh, toute action politique du Hezbollah et de ses alliés contre le TSL serait présentée comme un aveu de culpabilité. Pour retrouver sa marge de manœuvre, sayyed Hassan Nasrallah décidait de publier des images filmées par des drones israéliens, interceptées par son organisation. Elles attestent qu’Israël a préparé l’attentat contre Rafik al-Hariri. Cependant ces révélations furent insuffisantes pour blanchir le Hezbollah car elles ne permettent pas d’établir si c’est bien l’Etat hébreu qui a réalisé ou non l’opération.
La publication par Odnako, l’hebdomadaire des élites politiques russes, de notre enquête a modifié la donne. L’arme nouvelle utilisée pour ce meurtre ayant été fabriquée par l’Allemagne, ni le Hezbollah, ni l’Iran ne peuvent encore être soupçonnés. Du coup, aux yeux de l’opinion publique proche-orientale les choses s’inversent : le Hezbollah ne peut plus être accusé de lutter contre le TSL pour fuir ses responsabilités.
Convaincu par nos arguments et soutenu par le roi Abdallah Ier, le Premier ministre Saad Hariri était prêt à négocier une solution en faveur de la paix. Toutefois, l’hospitalisation du roi aux Etats-Unis affaiblissait son autorité. Son demi-frère et successeur désigné, le prince Sultan, et son neveu, le prince Bandar, apparaissaient en capacité d’exercer rapidement le pouvoir et d’imposer leur ligne pro-états-unienne. Saad Hariri choisissait alors de prendre ses distances avec le monarque saoudien et de s’aligner sur la position états-unienne.
Mardi 11 janvier à New York, le roi Abdallah renonçait à la médiation qu’il avait entreprise avec son homologue syrien. Immédiatement, la coalition du 8-Mars sommait Saad Hariri de clarifier d’urgence la situation : elle l’enjoignait de retirer les juges libanais, de refuser de continuer à financer le TSL et à collaborer avec lui, enfin de poursuivre les faux témoins devant la Justice libanaise. Dans la plus grande discrétion, les services de sécurité de l’Etat (dépendant du Président de la République, le général Michel Sleimane) étaient réorganisés. Face à l’absence de réponse de Saad Hariri, les actions de ses sociétés perdaient en quelques heures 9 % en Bourse.
Mercredi 12 janvier à Beyrouth, les 10 ministres de la coalition du 8-Mars (dont seulement 2 sont membres du Hezbollah) démissionnaient pendant la rencontre Hariri-Obama à Washington, suivis d’un onzième ministre (proche du président Sleimane). Le quorum n’étant plus réuni, le gouvernement était dissous.

- Réunis à Rabieh, résidence du général Michel Aoun, les 10 ministres de la coalition du 8-Mars (incluant 2 ministres du Hezbollah) annoncent leur démission.
Y a t-il un Plan D ?
En toute logique, le Tribunal spécial devrait publier sous peu, peut-être samedi, son acte d’accusation. Mais, il ne devrait plus avoir de budget à la fin du mois et devrait donc, soit devenir bénévole, soit cesser ses travaux.
En Occident, où la censure est totale sur les arguments de l’opposition, l’opinion publique devrait croire à la culpabilité du Hezbollah et à la volonté états-unienne de servir la Justice. Mais au Proche-Orient, plus personne n’est dupe : les Etats-Unis et Israël manipulent le TSL, ils masquent la vérité et instrumentent le Tribunal pour justifier une guerre générale dans la région. Ayant perdu sa légitimité, Washington ne peut espérer aucun soutien au Proche-Orient, hormis de ses vassaux stipendiés. Il faut donc passer au Plan D, Mais y en a t-il un ?
« Majorité » et « minorité » au Liban
Les élections législatives de 2005 ont donné une large victoire à la coalition du 14-Mars, réunie autour de la famille Hariri (soutenue par les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et la France). Celle-ci a été depuis lors qualifiée de « majorité ». Cependant, rapidement, elle a perdu l’une de ses deux principales composantes, le Courant patriotique libre (CPL) fondé par le général chrétien Michel Aoun.
A contrario, la coalition du 8-Mars a été qualifiée en 2005 de « minorité », mais n’a cessé de s’étoffer depuis. Réunie autour du Hezbollah, elle est soutenue par la Syrie, l’Iran et le Qatar.
Les élections législatives de 2009 ont donné lieu à une vaste fraude : en violation du Code électoral des dizaines de milliers de Libanais de la diaspora se sont vu accorder des cartes d’électeurs. Un pont aérien a été mis en place par la coalition du 14-Mars pour les transporter gratuitement au Liban, obligeant à une réorganisation complète de l’aéroport de Beyrouth. Cette manipulation a profondément modifié un scrutin réunissant au total 1,4 million d’électeurs seulement. Malgré tout, la coalition du 14-Mars (la « majorité ») n’a obtenu que 44,5 % des suffrages exprimés, tandis que celle du 8-Mars (la « minorité ») obtenait 55,5 % des voix. Cependant, grâce à un découpage électoral violemment inéquitable, la coalition du 14-Mars a conservé la majorité à l’Assemblée avec 72 sièges, tandis que la majorité populaire restait minoritaire à l’Assemblée avec 56 sièges.
La majorité parlementaire a élu le leader de la coalition du 14-Mars, Saad Hariri, comme Premier ministre. Il est parvenu à composer un gouvernement d’union nationale comprenant 15 ministres du 14-Mars, 10 ministres du 8-Mars et 5 ministres neutres (des techniciens proposés par le président de la République). C’est ce gouvernement qui vient de chuter.
Le Parti Socialiste Progressiste (PSP) du leader druze Walid Jumblatt a pris ses distances avec la coalition du 14-Mars. Dans le cas où ses députés joindraient leurs votes à ceux de la coalition du 8-Mars, la majorité populaire deviendrait alors aussi la majorité parlementaire.
Selon l’accord national, la fonction de président de la République revient à un chrétien maronite, celle de Premier ministre à un musulman sunnite et celle de président de l’Assemblée à un musulman chiite. Dans le cas de la désignation d’un Premier ministre issu de la coalition du 8-Mars, le Hezbollah —bouleversant les pratiques sociales— souhaiterait que ce soit une femme.
Thierry Meyssan
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).
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Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).
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Le Liban inquiète plus que jamais "Israël"
14/01/2011
A peine le cabinet de Hariri tombait que les responsables israéliens s’étaient réunis, au ministère des affaires étrangères, et à celui de la guerre pour se concerter de la situation libanaise et des différents scénarios plausibles. Des aménagements ont d’ores et déjà été ordonnés.
Sur le plan militaire, du côté de la frontière avec le Liban, des milliers de militaires israéliens recevaient l’ordre de se mobiliser. Quoiqu’en tournée en Grèce, le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman n’a pu s’empêcher d’avoir des mots pour le Liban, ordonnant à la Communauté internationale de s’en charger. Selon Lieberman, la démission des ministres de l’opposition « n’est pas une affaire interne, mais un test pour la communauté internationale ».
A la lumière des pronostics des médias israéliens, le pire qu’Israël appréhende est que le Hezbollah prenne la situation en main, surtout à l’échelle politique, sachant que « sa puissance militaire est nettement supérieure à celle de l’armée libanaise », rappelle le général des services de renseignements Amos Yadlin .
Ce qui aurait pour grief pour l’entité sioniste de radicaliser le Liban et d’élever les risques de chaos qui pourrait avoir des répercussions sur la situation à la frontière.
« … il n’est pas de notre intérêt à long terme la présence d’un gouvernement radical au Liban, » a confié un responsable des services de renseignements israélien à la dixième chaîne israélienne.
Titrant, « Craintes, le Hezbollah va réchauffer le front » et « le général Yadlin : le Hezbollah est plus fort que l’armée » libanaise, le Yediot Aharonot va dans le même sens : la crainte d’une guerre.
Scrutant les différentes opinions d’experts, le journal signale que le déclenchement par le Hezbollah des hostilités contre Israël aurait pour but de détourner l’attention soit de la crise actuelle, soit des accusations du TSL.
Ces appréhension sont toutefois escortées de garanties, par la voix de responsables militaires, relayés dans les médias : comme quoi le Hezbollah n’ira pas en guerre contre Israël car la force de dissuasion israélienne est toujours de vigueur, ou car il est conscient que la prochaine guerre sera très destructrice ou parce que l’Iran ne veut pas de guerre pour le moment.
Mais en tout cas, la prudence est de mise.
La guerre civile est l’autre scénario appréhendé.
« Le danger de la guerre civile dans l’atmosphère » et « le Liban au bord de l’explosion », titre le Maariv.
Pour le chroniqueur du Yediot Alex Fishman, ce serait surtout le cauchemar pour « les hommes du 14 mars ». Car il comprendrait la crainte d’un retour au chaos et de celui des Syriens. « Ils (les hommes du 14 mars) regardent au loin du côté des frontières sud, d’où le salut leur parviendrait si Israël rentrait en guerre contre le Hezbollah », pense-t-il.
Mais cette prévision n’est pas partagée par un autre chroniqueur du Yediot, de son site électronique, Ron Ben Ishaï, selon lequel la dernière démarche de l’opposition libanaise a au contraire pour but d’empêcher l’éclatement des violences : « le Hezbollah veut occuper l’opinion publique libanaise sur la formation d’un nouveau gouvernement, et la détourner des conclusions du TSL », écrit-il. Ce qui selon lui révèle la compétence stratégique du Hezbollah.
Loin des appréhensions, les médias israéliens n’ont pas manqué de constater l’effet de surprise provoqué par la démission de l’opposition.
Pour Fishman, elle le fut pour l’administration israélienne, quoique le scénario ait été évoqué par elle. Alors que le chroniqueur du Maariv Amit Cohen le percevait au niveau libanais : «Après de pénibles discours enthousiastes, des menaces et des accusations lancées sans relâche, Hassan Nasrallah a de nouveau montré qu’il pouvait surprendre. La démarche du Hezbollah sur l’arène politique était imprévue et a plongé le Liban dans une situation d’incertitude », a-t-il signalé.
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Sur le plan militaire, du côté de la frontière avec le Liban, des milliers de militaires israéliens recevaient l’ordre de se mobiliser. Quoiqu’en tournée en Grèce, le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman n’a pu s’empêcher d’avoir des mots pour le Liban, ordonnant à la Communauté internationale de s’en charger. Selon Lieberman, la démission des ministres de l’opposition « n’est pas une affaire interne, mais un test pour la communauté internationale ».
A la lumière des pronostics des médias israéliens, le pire qu’Israël appréhende est que le Hezbollah prenne la situation en main, surtout à l’échelle politique, sachant que « sa puissance militaire est nettement supérieure à celle de l’armée libanaise », rappelle le général des services de renseignements Amos Yadlin .
Ce qui aurait pour grief pour l’entité sioniste de radicaliser le Liban et d’élever les risques de chaos qui pourrait avoir des répercussions sur la situation à la frontière.
« … il n’est pas de notre intérêt à long terme la présence d’un gouvernement radical au Liban, » a confié un responsable des services de renseignements israélien à la dixième chaîne israélienne.
Titrant, « Craintes, le Hezbollah va réchauffer le front » et « le général Yadlin : le Hezbollah est plus fort que l’armée » libanaise, le Yediot Aharonot va dans le même sens : la crainte d’une guerre.
Scrutant les différentes opinions d’experts, le journal signale que le déclenchement par le Hezbollah des hostilités contre Israël aurait pour but de détourner l’attention soit de la crise actuelle, soit des accusations du TSL.
Ces appréhension sont toutefois escortées de garanties, par la voix de responsables militaires, relayés dans les médias : comme quoi le Hezbollah n’ira pas en guerre contre Israël car la force de dissuasion israélienne est toujours de vigueur, ou car il est conscient que la prochaine guerre sera très destructrice ou parce que l’Iran ne veut pas de guerre pour le moment.
Mais en tout cas, la prudence est de mise.
La guerre civile est l’autre scénario appréhendé.
« Le danger de la guerre civile dans l’atmosphère » et « le Liban au bord de l’explosion », titre le Maariv.
Pour le chroniqueur du Yediot Alex Fishman, ce serait surtout le cauchemar pour « les hommes du 14 mars ». Car il comprendrait la crainte d’un retour au chaos et de celui des Syriens. « Ils (les hommes du 14 mars) regardent au loin du côté des frontières sud, d’où le salut leur parviendrait si Israël rentrait en guerre contre le Hezbollah », pense-t-il.
Mais cette prévision n’est pas partagée par un autre chroniqueur du Yediot, de son site électronique, Ron Ben Ishaï, selon lequel la dernière démarche de l’opposition libanaise a au contraire pour but d’empêcher l’éclatement des violences : « le Hezbollah veut occuper l’opinion publique libanaise sur la formation d’un nouveau gouvernement, et la détourner des conclusions du TSL », écrit-il. Ce qui selon lui révèle la compétence stratégique du Hezbollah.
Loin des appréhensions, les médias israéliens n’ont pas manqué de constater l’effet de surprise provoqué par la démission de l’opposition.
Pour Fishman, elle le fut pour l’administration israélienne, quoique le scénario ait été évoqué par elle. Alors que le chroniqueur du Maariv Amit Cohen le percevait au niveau libanais : «Après de pénibles discours enthousiastes, des menaces et des accusations lancées sans relâche, Hassan Nasrallah a de nouveau montré qu’il pouvait surprendre. La démarche du Hezbollah sur l’arène politique était imprévue et a plongé le Liban dans une situation d’incertitude », a-t-il signalé.
Les crimes quotidiens d’Israël contre l’humanité
vendredi 14 janvier 2011 - 13h:05

Stephen Lendman
Chaque jour des sites importants comme Palestine Chronicle.com, Palestine telegraph.com, Electronic Intifada.net et quelques autres comme celui en version anglaise du plus vieux quotidien d’Israël, Haaretz, publient des articles à ce sujet.

Offensive israélienne de décembre 2008-janvier 2009 contre le territoire de Gaza sous blocus - Photo : http://2minute-picture.blogspot.com...
Ces sites et d’autres documents répertorient les crimes épouvantables d’Israël que l’occident ignore presque toujours, en particulier les médias étasuniennes (et françaises. Petit rajout du T) qui ne publient que des articles pro-israéliens sauf exception toutefois insatisfaisante comme l’article d’Isabel Kershner du New York Times le 7 janvier intitulé : "Des soldats israéliens tuent un Palestinien de 65 ans dans sa chambre" dans lequel elle écrit :
"Des soldats israéliens ont tué par balle un Palestinien désarmé de 65 ans... à cause semble-t-il d’une erreur d’identification. La femme de cet homme a dit qu’il dormait et qu’elle était en train de prier quand des soldats ont fait irruption dans leur logement avant le point du jour, ils sont entrés dans la chambre et ont ouvert le feu sans sommation."
Sans donner d’explication, "L’armée israélienne a exprimé ses regrets" ajoute-t-elle et a promis" une rapide enquête dont les conclusions seront présentées sans délais dans le courant de la semaine prochaine." En fait aucune "enquête" israélienne sur les crimes commis par Israël n’aboutit et leur seul but est d’absoudre les commandants coupables, leurs troupes et les officiels gouvernementaux qui approuvent l’occupation, la violence et les guerres d’agression.
Quasiment tous les articles des journalistes des médias étasuniens (et français, petit rajout du T) soutiennent Israël inconditionnellement. Même l’article de kershner n’était pas entièrement exact et honnête en suggérant "une erreur d’identification" puisqu’on sait que les assassinats, les attaques et d’autres abus sont régulièrement perpétrés contre des individus ciblés qui se trouvent être au mauvais endroit au mauvais moment. Le Pentagone et Israël les appelle des "dommages collatéraux" alors qu’il s’agit en fait de meurtres de sang-froid tous azimut, et parfois même délibérés, une spécialité étasunienne et israélienne.
L’article de Kershner parlait aussi à tort "d’une période de calme relatif" qui aurait précédé ce meurtre et deux autres alors qu’en fait la violence et la répression sont le lot quotidien de la Palestine Occupée. Elle parlait aussi un article précédent qu’elle avait écrit en janvier intitulé : "Les gaz lacrymogènes tuent un militant palestinien" qui disait :
"Jawaher Abu Rahmah, une Palestinienne de 36 ans" est morte samedi après avoir inhalé des gaz lacrymogènes émis par les forces israéliennes la veille lors d’une manifestation contre le mur de séparation dans un village de Cisjordanie."
Un fois de plus elle prenait le parti d’Israël en qualifiant la manifestation "d’émeute illégale et violente" alors qu’en réalité les manifestations contre l’occupation et contre le Mur de Séparation érigé par Israël (que la Cour de Justice Internationale a décrété illégal le 4 juillet 2004) sont toujours des manifestations non violentes et légales qui se déroulent sur le territoire palestinien et non israélien. La violence est toujours le fait des Israéliens qui persécutent, blessent et parfois tuent des militants pacifiques comme Jawaher.
Kershner ignorait aussi le type du dangereux gaz utilisé et sa provenance. Il s’appelle CS et est fourni à Israël par la Defense Technology Corporation of America ; il peut être projeté à l’aveuglette sur les foules et dans les habitations ou être tiré à bout portant, ce qui augmente l’éventualité de provoquer une grave blessure ou la mort. Déjà en avril 2009, son frère, Bassem Abu Rahmah avait été tué par une grenade de gaz CS qui l’avait frappé à la poitrine.
Les journaux télévisés étasuniens (et français PRdT) passent ces crimes sous silence et les journaux n’en font pratiquement jamais mention même de manière biaisée. Et quand par hasard ils en parlent, ce n’est jamais de manière totalement honnête ou exacte. Kershner, comme d’autres reporters étasuniens (et français PRdT) reprend la version des faits israélienne et ne mentionnent jamais le fait que des crimes horribles sont perpétrés de manière habituelle, que l’occupation israélienne et la Mur de Séparation sont illégaux, et que depuis juin 2007 plus de 1,5 million de Gazaouis suffoquent sous le siège israélien.
Qui plus est, ce qui est carrément omis dans les articles est tout à fait révélateur. On ne trouve pas trace d’une information de fond sur ce conflit qui dure pourtant depuis de longues décades, on ne nous dit pas pourquoi il perdure ni que Washington donne à Israël des milliards de dollars chaque année et ses dernières armes et sa technologie de pointe, lui prête de l’argent sans intérêt et lui accorde pratiquement tout ce qu’il demande, même quand c’est contraire aux intérêts des USA.
Un Palestinien qui a survécut aux grenades CS a raconté qu’il avait senti "comme un million d’éclats de verre qui déchiraient ses alvéoles pulmonaires (sacs d’air dans les poumons) et qui déchiraient ses yeux en lambeaux.... Chaque respiration vous arrache les entrailles ; on dirait que des bêtes féroces vous déchirent les poumons. Je préfèrerais ne pas respirer plutôt que de prendre une inspiration affolée, déchirante et brûlante supplémentaire. Mais de toutes façons on n’a pas le choix, on ne peut tout simplement pas respirer."
Kershner a omis ces faits-là et d’autres encore comme par exemple que des armes aussi dangereuses que celle-là devraient être interdites de même que tous les projectives à grande vitesse comme celui qui a été tiré à bout portant sur Bassem Abu Rahmen et d’autres avec l’intention délibérée de les blesser gravement ou de les tuer. Ce sont des armes terrifiantes qui sont utilisées de manière habituelle pour disperser des manifestants non violents, les intimider et/ou leur faire délibérément du mal.
Le 4 janvier Kershner a écrit un article intitulé :" Des officiels de l’armée israélienne contestent le rapport sur la mort de la Palestinienne" dans lequel elle disait :
"... Des officiels de l’armée israélienne, qui veulent garder l’anonymat (c’est toujours un drapeau rouge) pendant que leur enquête (comprenez : combine pour étouffer l’affaire) se poursuit, ont confié à différents journalistes et bloggeurs qu’ils n’avaient jamais entendu dire que le gaz lacrymogène pouvait tuer quelqu’un en plein air et ils envisageaient la possibilité que (Jawaher) avait déjà une maladie qui a causé sa mort soit par elle-même soit sous l’effet conjoint des gaz."
Jawaher était en fait en très bonne santé. Elle était au travail le jour précédent et son frère Samir a dit qu’elle se réjouissait de passer du temps avec sa famille à l’occasion de la Nouvelle Année. De plus, les rapports de l’hôpital ont confirmé "qu’elle n’avait aucun antécédent de maladie chronique." Des examens médicaux récents ont montré aussi que tout était normal.
L’armée israélienne utilise de manière routinière des gaz CS contre les manifestants. le 3 janvier, les journalistes d’Haaretz, Avi issacharoff et Anshel Pfeffer, ont publié un article intitulé : "La mort de manifestants laisse à penser qu’Israël pourrait utiliser des types de gaz plus dangereux," qui disait que l’hôpital de Ramallah qui avait soigné Jawaher indiquait que "sa mort avait été causée par une impossibilité de respirer résultant de l’inhalation de gaz lacrymogènes... Ces dernières années, de nombreuses études ont jeté le doute sur le gaz (CS) ; plusieurs morts ont été attribuées" à l’inhalation de ce gaz.
"Un des principaux facteurs responsable de l’augmentation des dégâts (causés)... est la quantité de particules dans l’air" selon le docteur israélien Daniel Argo "qui participe régulièrement "à des manifestations contre le mur et qui "enseigne aussi aux militants à (soigner) les blessures causées par les techniques de dispersion des foules utilisées par la police ou les soldats."
Argo explique que le gaz CS est connu pour causer des blessures dans les yeux et les poumons ainsi que des maladies de peau. Selon lui :
"Il y a d’autres types de gaz lacrymogène qui ne sont pas aussi dangereux que le CS ; la raison pour laquelle les responsables de la Défense continuent de l’utiliser n’est pas claire. De plus, comme aucune étude n’a été réalisée sur ses effets à long terme, le personnel de sécurité qui l’utilise fréquemment devrait s’inquiéter pour sa propre santé."
Les manifestants disent qu’Israël projette "des barrières de gaz lacrymogène devant et derrière eux "pour les emprisonner. De plus le gaz demeure actif même quand on ne le voit plus. Le fait qu’il soit utilisé au delà du délai d’expiration augmente encore sa nocivité létale. Chaque fois que des gens sont gravement blessés ou tués Israël nie sa responsabilité, accusant les manifestants pacifiques d’être à l’origine de la violence, alors qu’en fait seuls les brutales forces de sécurité de la police ou de l’armée sont à blâmer.
Le droit légal de manifester pacifiquement
Dans l’éditorial de Haaretz du 4 janvier intitulé : "Israël doit permettre aux Palestiniens de manifester en paix" on pouvait lire :
Les gaz lacrymogènes ont tué Jawaher et son frère Bassem et dans un document filmé on voit des soldats israéliens tirant sur son troisième frère Ashraf alors que ce dernier était menotté. "Pourtant les manifestations pacifiques "sont tout à fait légitimes. (Les Palestiniens) ont le droit de manifester contre (l’occupation et) le vol de leurs terres par les colonies géantes" qui parsèment la Cisjordanie et contre le mur illégal de séparation.
Jawaher "est morte pour rien. Elle ne mettait personne en danger. Il n’y a pas besoin de citer les pays dont les régimes tuent les gens qui manifestent contre eux. Israël ne doit pas devenir l’un d’eux."
Cela fait bien sur des dizaines d’années qu’Israël est l’un d’eux ; selon des sources palestiniennes 21 manifestants de Cisjordanie ont été tués depuis 2005, en plus de milliers de morts qu’a causé le règne de terreur long de plusieurs décades d’Israël -une information que ni Kershner ni aucun autre journaliste étasunien (ou français PRdT) ne diffusera.
Ils ne diront pas non plus que le corps médical de l’armée israélienne a publié une étude sur le gaz CS dans le journal médical Refuah et les Archives de Toxicologie basées en Allemagne. Elle arrivait à la conclusion qu’une haute concentration de gaz pouvait causer des sérieuses lésions et provoquer la mort. Mais à Bil’in et dans les autres villages les fores israéliennes tirent sans arrêt de grandes quantités de grenades dans de petits espaces, créant d’épais nuages de gaz. Le vrai motif n’est pas seulement le contrôle des foules.
Une dernière remarque
Le 8 janvier Stop the Wall.org a écrit sous le titre : "Des centaines de personnes défilent en mémoire de Jawaher" un article qui disait :
"Des centaines de Palestiniens et de militants internationaux, des membres d’institutions de femmes palestiniennes et des syndicats, des leaders et des personnalités politiques palestiniens se sont joints à la manifestation de Bil’in en hommage à Jawaher Abu Rahmah" qui est morte le jour de la Nouvelle Année dans l’hôpital de Ramallah pour avoir inhalé du gaz CS.
Ils portaient des étoiles de David jaunes symbolisant celles que les Nazis forçaient les Juifs à porter pour transmettre le message suivant :
"L’occupation nous impose ce qui fut autrefois imposé aux Juifs par les Nazis et se sert de toutes les armes mortelles dont il dispose pour exterminer le peuple palestinien."
Les soldats israéliens les ont attaqués avec ces quantités extraordinaires de gaz CS, de bombes sonores de balles de caoutchouc recouvert de métal et de canons à eau qui envoyaient de l’eau malodorante (eaux usées). de nombreuses blessures furent recensées dont plusieurs douzaines dues à l’inhalation de gaz et à la contamination des eaux d’égout. Plusieurs manifestants furent aussi battus et un ou plusieurs arrêtés.
Les manifestations de Nabi Saleh furent aussi sauvagement attaquées et des gaz furent répandus près des habitations. La maison de Mahpoud Samir Shehada fut remplie de gaz, suffoquant tous ceux qui étaient à l’intérieur. Sa femme s’est évanouie et a été emmenée de toute urgence à l’hôpital de Ramallah.
Les habitants de Al Ma’sara ont manifesté contre le meurtre de Jawaher en dépit de coups de bottes et des coups de crosse de fusil que les soldats israéliens leur donnaient. A Ni’lin les habitants ont commémoré le second anniversaire de la mort d’Arafat et Mohammed Khawaja tués pendant l’opération Plomb Durci au cours de leur manifestation hebdomadaire tout comme Jawaher.
Des soldats les ont attaqués violemment. Le leader du village, Ahad Khawaja, a dit que les attaques avaient été particulièrement brutales dernièrement, les israéliens ayant apparemment décidé d’écraser plus cruellement l’opposition à leur occupation illégale, au mur de séparation et à leurs crimes quotidiens contre l’humanité, une spécialité israélienne dont les principales médias étasuniennes (et Françaises PRdT) ne parlent pas.
* Stephen Lendman habite à Chicago. On peut le contacter à lendmanstephen@sbcglobal.net et sur [sjlendman.blogspot.com]. Il anime des émissions d’avant garde sur the Progressive Radio News Hour sur the Progressive Radio Network.
janvier 2011 - Uruknet - Pour consulter l’original : www.uruknet.info?p=73763
Traduction : D. MuseletLa Direction de l’ENS censure Stéphane Hessel à la demande du CRIF !
publié le samedi 15 janvier 2011
Collectif des normalien-ne-s indigné-e-s d’une ENS indigne.
Collectif des normalien-ne-s indigné-e-s d’une ENS indigne.
Il est extrêmement inquiétant de voir des institutions publiques de renom, telles que l’ENS se soumettre à des pressions visant à étouffer la liberté d’expression.
Le Collectif ENS Palestine devait accueillir une rencontre exceptionnelle avec Stéphane Hessel le mardi 18 janvier en salle Jules Ferry.
Madame Canto-Sperber s’était dite heureuse de la tenue de cette conférence, à laquelle devaient participer Benoist Hurel (secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature), Leila Shahid (Ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union Européenne), Haneen Zoabi (députée au parlement israélien), Michel Warschawski (Israélien, fondateur du Centre d’Information Alternative, AIC), Nurit Peled (mère israélienne d’une victime d’attentat, fondatrice du cercle des familles endeuillées, Prix Sakharov pour la paix du parlement européen), Elisabeth Guigou (députée, ancienne Ministre de la Justice), Daniel Garrigue (député, porte parole de République Solidaire) et Gisèle Halimi (avocate, militante féministe et politique française).
Nous apprenons avec consternation que la Directrice de l’ENS a décidé de revenir sur sa décision et d’annuler cette conférence à laquelle plus de 300 personnes étaient déjà inscrites, avant même que l’information ne soit relayée par les différents organisateurs/trices de cette conférence. Et c’est avec plus de consternation encore que nous lisons l’éditorial du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (http://www.crif.org/?page=articles_...) qu’en l’absence de réaction publique de la part de la Direction, nous devrons considérer comme un compte-rendu fidèle des mécanismes qui ont conduit à cette annulation.
Le CRIF se félicite en effet d’avoir réussi, grâce à ses ami-e-s Valérie Pécresse (ministre de l’enseignement supérieur), Bernard-Henry Lévy et Alain Finkielkraut (normaliens), Claude Cohen-Tanoudji (Professeur de Physique à l’ENS) et Arielle Schwab (Présidente de l’UEJF) à imposer ses vues à la Direction de l’Ecole et à censurer ainsi Stéphane Hessel, normalien, résistant, Ambassadeur de France, et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme.
Il est extrêmement inquiétant de voir des institutions publiques de renom, telles que l’ENS se soumettre à des pressions visant à étouffer la liberté d’expression. Par ailleurs, l’honnêteté intellectuelle et la probité d’élèves de l’Ecole est explicitement mise en cause, en des termes parfaitement scandaleux évoquant le totalitarisme et ainsi les heures les plus sombres de l’Histoire : "Un crime contre l’esprit que de confondre débat et militance politique, comme le font quelques élèves de l’école convertis au terrorisme intellectuel, modèle trotskiste pour les uns, stalinien pour les autres, et de là proposer leur doxa à l’ensemble de l’Université" dit le communiqué du CRIF !
Nous appelons nos camarades normalien-ne-s à protester contre les pressions inacceptables de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (valerie.pecresse@education.gouv.fr), mais aussi contre cette décision injustifiable de Madame Canto-Sperber, en envoyant des mails d’indignation à la Direction (monique.canto-sperber@ens.fr et veronique.prouvost@ens.fr) qui a cédé à ces pressions indignes.
Par ailleurs, nous invitons nos camarades de l’ENS à participer au rassemblement contre la censure et pour la défense de la liberté d’expression le mardi 18 janvier à 18h30 Place du Panthéon.
Collectif des normalien-ne-s indigné-e-s d’une ENS indigne.
14 janvier 2011
Danger : Le MacCarthysme va de l’avant
publié le samedi 15 janvier 2011
Parti Communiste d’Israël
Parti Communiste d’Israël
Marche d’urgence du camp démocratique , le 15 janvier à Tel Aviv.
La création de commissions parlementaires d’enquête sur des activités politiques est associée au nom du sénateur Républicain du Wisconsin, Joseph Mac Carthy, qui était en activité aux USA dans les jours les plus sombres de la Guerre Froide. Mac Carthy s’est rendu tristement célèbre pour son initiative, présentée dans un discours en février 1050, de faire une enquête sur les employés du gouvernement pour “collaboration avec l’ennemi”.
Le sénateur Mac Carthy fut placé à la tête de la Sous-Commission d’Enquête. La Commission parlementaire sur les Activités Anti-Américaines travaillait en parallèle. Les deux commissions publièrent une liste des organisations hostiles devant faire l’objet d’une enquête. Parmi celles-ci, il y avait l’Ordre Américain des Avocats –accusé d’anti-américanisme parce qu’il comptait dans ses rangs des avocats noirs.
Puisqu’il est très difficile de mettre des limites aux enquêtes politiques, la commission a étendu ses activités des organisations aux personnes dans les domaines du cinéma et des spectacles. Ainsi des personnes telles que Charlie Chaplin, Berthold Brecht, Léonard Bernstein, Arthur Miller, Orson Welles, Paul Robeson et Pete Seeger, et beaucoup d’autres, furent l’objet d’une enquête ou reçurent l’ordre de témoigner sous serment.
La chasse aux sorcières contre les progressistes s’est emparé du Congrès pendant trois ans, provoquant de grandes souffrances humaines et des dommages sociaux. La société américaine a réussi à se remettre du traumatisme et de son coût social et historique élevé. Nous devons tirer les leçons de cette expérience. Nous ne devons pas emprunter cette route et créer une commission d’enquête.
Le Président de la Knesset, Reuven Rivlin, aussi a exprimé son opposition à une commission parlementaire d’enquête. Le 4 janvier il a déclaré à la Knesset en session plénière :
“Les hommes politiques ne doivent pas interroger les hommes politiques sur leur fidélité et leur capacité à exercer la démocratie. Une commission d’enquête peut examiner des sujets qui ne sont pas liés à la politique, (mais) cela est un tribunal d’hommes politiques sur des hommes politiques, c’est du maximalisme.”
Les instigateurs de cette commission prétendent qu’ils ont pour souci d’enquêter sur les finances des ONG de gauche. Mais pourquoi enquêter, si tous les dons sont déjà en voie de déclaration au registre des Associations ? Quiconque connaît des dons non déclarés doit porter plainte à la police.
Mais cette commission n’est pas en voie de création pour découvrir la vérité et poursuivre les délits, car la Knesset n’est pas un organisme prévu pour agir ainsi. Cette commission a été constituée dans l’intention de combattre des actes qui sont légaux. C’est comme cela que fonctionne le MacCarthysme.
Le MacCarthysme a pour but de détourner les gens engagés dans des actions légales de l’exercice de leurs droits démocratiques. C’est du MacCarthysme , et c’est ce que le Likoud et Israel Beitenu sont en train de proposer : une piqûre mortelle pour la démocratie.
Les instigateurs de la commission accusent les organisations de défense des droits de l’homme de “délégitimer l’Etat d’Israël”. Mais ils sont en fait ceux qui délégitiment Israël. La commission qu’ils ont l’intention de créer à la Knesset va devenir tristement célèbre dans le monde entier, où l’on dira –et cela à juste titre- que de telles choses ne doivent pas être faites.
Les représentants du PCI et du FDPE -(Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité)- à la Knesset ont plus d’une fois attiré l’attention sur cette pente glissante qui détourne de la démocratie. Aujourd’hui, avec la constitution de cette commission d’enquête MacCarthyste, nous sommes passés du glissement à la chute libre.
Devant le danger grandissant auquel doit faire face la sphère démocratique en Israël, les organisations, mouvements, partis qui luttent contre le racisme, Le MacCarthysme et le danger de fascisme ont décidé de marcher ensemble dans une marche d’urgence du camp démocratique, samedi 15 janvier, à Tel Aviv. Les Juifs et les Arabes aux convictions diverses marcheront ensemble pour que tous l’entendent : Nous ne serons un peuple libre que dans un Etat démocratique.
Liste des organisations participant au rassemblement de l’Urgence :
Hadash (Front Démocratique pour la paix et l’Egalité) // Parti Communiste d’Israël // ACRI (Association pour les Droits Civils en Israël) // Meretz // Nouveau Fonds Israélien // La Paix Maintenant // Mouvement des Kibboutz // Mouvement Progressiste // Mouvement Vert // Médecins pour les Droits de l’Homme // Initiative de Genève // Ha’Shomer Ha’tzair // Yisrael Hofshit (Israël Libre) // Coalition des Femmes pour la Paix // Comité Public contre la Torture // Yesh Gvul // Shutafut/ Sharakah- Organisations pour une Société de Partage, Démocratique et Egalitaire : Agenda, Fonds Abraham, Institut du Néguev – NISPED, Sikkuy, Kav Mashe, Keshev, Shatil // Gush Shalom // Yesh Din // Almuntada Altakadumi – Cercle Progressiste à Ar’ara // Forum de Coexistence du Neguev // Forum des ONG de Paix // Amnesty International Israël // Banki-Shabiba –Jeune Ligue Communiste // Hagada Hasmalit Centre Culturel Alternatif à Tel Aviv // Tandi – Mouvement Démocratique des Femmes // Cercle des Parents – Forum des Familles //Travailleurs Sociaux pour la Paix et le Bien-être social // Mouvement Arabe pour le Renouveau // Mossawa Centre – Centre d’Avocats pour les Citoyens Arabes d’Israël // Adalah – Centre Légal pour les Droits de la Minorité Arabe en Israël // Yesh din – Volontaires pour les Droits de l’Homme // Machsom Watch // Tarabut-Hithadrut // Rabbins pour les Droits de l’Homme // Ir Amim // Maan – Centre de Cosneil des Travailleurs // Daam – Parti des travailleurs // Syndianna Galilee pour un Commerce Equitable // Enfants d’Israël // Campus Le’Kulanu – Mouvement des Etudiants de Gauche, Université Hébraïque à Jérusalem et Université d’Haïfa // ASSAF – Organisation d’Aide aux Réfugiés et aux Demandeurs d’Asile en Israël // ICAHD –Comité Israélien contre les Démolitions de Maisons // TV Sociale // Combat Socialiste // Jeune Garde du Parti Travailliste // HAMOKED – Centre pour la Défense de la Personne // BINA- Centre pour l’Identité Juive, la Culture Hébraïque et la Justice Sociale // AIC – Centre d’Information Alternative // Notre Héritage- Charte pour la Démocratie. [1]
Le parti israélien “Israel Beitenou” (“Israël notre maison”), parti d’extrême-droite auquel dont le dirigeant est Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, tente de constituer une commission d’enquête parlementaire “afin d’examiner l’activité des organisations israéliennes impliquées dans la collecte d’informations sur des soldats et de vérifier la source de leurs financements”. Cette proposition a été acceptée le 5 janvier par la Knesset, le Parlement israélien. Selon les médias israéliens, les organisations visées sont “B’tselem”, “Machsom Watch” et “Breaking the Silence” qui dénoncent les exactions commises par les militaires israéliens envers les Palestiniens.
Le 9 janvier un groupe d’intellectuels et d’artistes israéliens connus ont envoyé une lettre à tous les députés de la Knesset. “Quand des officiels élus, même conduits par le premier ministre, cherchent à enquêter sur les citoyens, la démocratie prend fin” ont-ils déclaré Le 11 janvier, 16 ONG israéliennes de défense des Droits de l’Homme ont réagi par un communiqué qui se terminent par les mots suivants : “Dans une démocratie, la protection des droits de l’Homme ne dépend pas du despotisme d’une majorité parlementaire passagère. Les droits de l’Homme nous protègent tous. Les piétiner nous met tous en danger. La manifestation du 15 janvier est organisée par une large coalition d’organisations progressistes, anticolonialistes, pacifistes. Des appels ont été lancé disant “Manifestez !” (parce que c’est encore possible). [2].
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