dimanche 14 mars 2010

Arrivée en Espagne d’un palestinien emprisonné depuis 2002 sans inculpation à Guantanamo

dimanche 14 mars 2010 - 06h:46
Muñoz & Rodriguez - El Païs
Walid Ibrahim Abu Hijazi, âgé de 30 ans, a été capturé au Pakistan, alors qu’il blessé.
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Walid Ibrahim Abu Hijazi, avec sa mère à Khan Younis en 2001
Le premier prisonnier de Guantanamo accueilli par l’Espagne, le Palestinien Abou Ibrahim Walid Hijazi, âgé de 30 ans, a atterri hier à un endroit non spécifié de ce pays, en provenance de la base américaine qui se trouve à Cuba. Son avion transportait d’autres détenus de la prison à destination de l’Albanie. On attend bientôt l’arrivée des quatre autres détenus que le gouvernement de Zapatero a accepté de recevoir : un autre Palestinien, un Syrien, un Yéménite et un Maghrébin.
Au département de Justice américain on a tenu en secret, à la demande de l’Espagne, le nom du « transféré », mais des sources palestiniennes à Gaza affirment qu’il s’agit de Hijazi, qui est arrivé à Guantanamo en Janvier 2002, lorsque le centre de détention venait d’être crée, après avoir été arrêté au Pakistan alors qu’il était blessé.
Le Ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a confirmé hier l’arrivée de Palestiniens et rien d’autre : « Pour des raisons évidentes, nous ne donnerons pas plus de détails car nous souhaitons que ceux qui viennent en Espagne puissent y vivre et reconstruire leur vie, ce qui est souvent incompatible avec certaines choses. Nous voulons respecter leur vie privée au maximum », a-il déclaré.
Cependant, dans la bande de Gaza on a déjà célébré sa libération. Un voisin du campement de Jan Younis, où Hijazi est né et où habitent ses parents, a expliqué que la famille avait reçu hier la confirmation de la part de la Croix-Rouge concernant leur plus jeune enfant et qu’il avait été transféré en Espagne. Cette même ONG avait dit en 2002, à Husam (frère de l’actuelement tranféré), que celui-ci était emprisonné à Guantanamo.
L’arrivée a eu lieu à une heure du matin, hier, après que Barak Obama ait donné un ordre exécutif, lundi, pour son transfert. Depuis Février 2008, le Département de Défense avait donné son consentement pour que Hijazi puisse quitter la base, étant donné l’absence d’accusations contre lui. Il avait premièrement été accusé d’avoir voyagé en 2001, peu avant les attentats du 11-S depuis Jan Yunus jusqu’en Afghanistan pour y faire la « Djihad » où il aurait reçu des instructions terroristes dans le camp de Al Farouk. Il avait ensuite été arrêté au Pakistan, où il avait été emmené alors qu’il était blessé à la jambe à cause d’un éclatement entre les mains « d’un partenaire », selon cette accusation, d’une grenade à main.
Au cours des interrogatoires au centre de détention illégal Guantanamo, le prisonnier numéro 49 (qui avait été identifié comme étant Mohammad Assem Matruq, bien qu’il l’ait toujours nié) a rejeté les accusations de « combattant ennemi des Américains. » Il a dit que dans son village il travaillait dans des restaurants et qu’il s’était rendu en Arabie Saoudite pour chercher un emploi.
La personne pour laquelle il travaillait l’aurait forcé à se rendre en Afghanistan où il allait trouver un autre emploi. Dans ce pays, il a admis s’être rendu à Al Farouq, où il a une kalachnikov, une arme qu’il avait aussi eu dans son village, « comme beaucoup de mes voisins ».
Hijazi aura un permis de séjour et pourra travailler. C’est ce qu’a annoncé Rubalcaba avant hier aux porte-parole parlementaires. Avant son transfert on cherchera à l’intégrer à la communauté de Palestiniens, afin qu’il y ait un double contrôle de la police et de la communcauté dans laquelle il sera incorporé, a signalé Fernando Garea.
Le ministre a également annoncé que l’Espagne examinera les dossiers des quatre autres candidats pour être accueillis et qu’ils auront la liberté de mouvement étant donné qu’ils n’ont pas de dossiers dans les tribunaux, bien il existe un accord avec l’UE qui les empêcherait de voyager vers les autres pays européens.
Le ’Cas Hijazi’ :
-  Le transféré : Walid Ibrahim Abu Hijazi, né le 18 fevrier 1980 à Jan Yunis, dans la Bande de Gaza.
-  Son histoire : il a été arrêté en Janvier 2002 au Pakistan, où il a guéri des blessures qu’il avait subies dans sa jambe, alors qu’une grenade avait explosé à Khost (Afghanistan).
-  L’accusation : être allé en Afghanistan avant le 11-S pour accomplir le Djihad et avoir reçu de l’entraînement terroriste au camp d’Al Farouq, où il a admis avoir passé deux semaines.
-  L’emprisonnement : il est arrivé à Guantanamo en Janvier 2002. Il était le prisonnier numéro 49. En 2008, il a été admis qu’il n’y avait pas d’accusations contre lui. Lundi, Obama a ordonné sa libération.
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http://www.elpais.com/articulo/espa...
Traduction de l’espagnol : Inés Molina V.
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8339

Le Mossad vient en Amérique : Escadrons de la mort sur invitation

samedi 13 mars 2010 - 07h:35
James Petras
Le Daily Alert (DA), principal organe relayant la propagande des présidents des principales organisations juives américaines (PMAJO)a donné son appui total à la pratique israélienne des assassinats extrajudiciaires et extra territoriaux.
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Mahmoud Mabhouh
Face à la réprobation gouvernementale mondiale (à l’exception de la Maison Blanche et du congrès des USA sous occupation sioniste), les PMAJO soutiennent servilement n’importe quel meurtre brutal commis par la police secrète israélienne quels que soient le lieu ou le moment où il est perpétré. L’assassinat récent d’un chef du Hamas, Mahmoud Mabhouh, à Dubaï en est l’exemple. Les PMAJO ont défendu toutes les actions criminelles du Mossad allant jusqu’au meurtre, et comprenant le vol d’identités, le vol ou la falsification de passeports et de documents officiels de plusieurs pays européens vraisemblablement alliés de l’Etat sioniste. Parmi les agents du Mossad qui sont entrés à Dubaï pour tuer Mabhouh, douze d’entre eux ont employé des passeports britanniques, volés ou faux, trois ont utilisé un passeport australien, trois, un passeport français, un, un passeport allemand et six un passeport irlandais. Ces agents ont pris l’identité de citoyens européens afin de commettre un meurtre dans une nation souveraine.
A nouveau, les PMAJO démontrent que leur loyauté va en priorité à la police secrète israélienne, même lorsque celle-ci viole la souveraineté d’importants alliés des USA. Il n’y a pas de doute que les PMAJO soutiendraient aisément le Mossad israélien, même s’il était avéré qu’il avait utilisé des documents étasuniens pour assassiner Mabhouh. En fait, on sait que deux des 26 assassins israéliens, porteurs de faux passeports irlandais et britanniques sont entrés aux USA après l’assassinat et pourraient être toujours ici.
La position adoptée par le Daily Alert et les PMAJO pour défendre l’acte terroriste international commis par Israël a suivi plusieurs lignes d’attaque, qui seront discutées ci-dessous. Celles-ci incluent : (1) blâmer la victime, (2) prétendre que les meurtres extrajudiciaires extra sont légaux, (3) minimiser le meurtre de « un » individu, (4) détourner l’attention portée aux Sionistes en blâmant ‘d’autres Arabes’ (5) comparer favorablement les assassinats du Mossad aux massacres des USA en Afghanistan, (6) banaliser et relativiser la condamnation mondiale, (7) citer l’ « autodéfense », (8) vanter « les prouesses opérationnelles » de l’assassinat et (9) discréditer les enquêteurs de la police de Dubaï plutôt que les assassins israéliens.
Les articles abrégés, cités dans le Daily Alert, ont paru dans les pages op-ed de plusieurs journaux des USA, du R-U, du Canada et d’Israël, ainsi que dans des magazines de droite comme Forbes et Commentary. La technique sioniste de propagande consiste principalement à éviter toute discussion des crimes flagrants commis par Israël contre la souveraineté, le jugement en bonne et due forme, le droit international et la sécurité personnelle des individus. Ce faisant, le Daily Alert adopte les techniques de propagande communes à tous les régimes totalitaires pratiquant le terrorisme d’Etat.
(1) Blâmer la victime
Le 22 février, le Daily Alert (DA) a mis en gros titres deux articles intitulés : « L’officiel du Hamas tué, a été trahi par des collègues, déclare le chef de la police de Dubaï » et « Hamas : L’agent assassiné avait pris des risques ». Le DA a oublié de mentionner que la police secrète israélienne avait pisté sa proie pendant plus d’un mois (n’ayant pas réussi à l’assassiner lors de six tentatives précédentes) et que le chef de la police de Dubaï ne blâmait pas les officiels du Hamas ; il était plutôt occupé à accumuler des preuves, des déclarations de témoins, les vidéos et les documents prouvant l’identité israélienne des assassins. Inutile de dire, que si nous devions admettre l’argument des sionistes étasuniens selon lequel tout adversaire important d’Israël qui voyage sans une armée de gardes du corps, « se met en danger », alors nous serions forcés de reconnaître que nous vivons dans un monde anarchique où les pelotons d’exécution israéliens ont tout loisir de commettre des meurtres n’importe où et n’importe quand.
(2) Prétendre que le meurtre extrajudiciaire, extra territorial est « légal » (du moins si les tueurs appartiennent au Mossad)
Les numéros du 22 février et du 24 février du DA incluent deux articles prétendant que la pratique israélienne des meurtres extrajudiciaires et extra territoriaux est légale. Un article est intitulé, « La légalité du meurtre d’Al Mabhoud al Mahmoud du Hamas » et l’autre, « Le meurtre proportionnel d’Al Mabhoud al Mahmoud ». Ces articles évitent toute référence au droit international, lequel exclut catégoriquement les meurtres extra territoriaux commis sous les auspices d’un État. Pour les PMAJO, la légalité, est ce que l’appareil de la police secrète israélienne considère comme indiqué pour atteindre son but qui est d’éliminer les dirigeants qui s’opposent à son occupation coloniale et à l’expropriation des terres palestiniennes.
Si l’assassinat extrajudiciaire, extra territorial d’un adversaire à Dubaï est légal pourquoi ne pas assassiner des opposants aux USA, au Canada, en Angleterre ou dans n’importe quel pays où ils pourraient voyager, vivre, travailler ou écrire ? Et qu’en serait-il si ceux qui critiquent et s’opposent à Israël décidaient qu’il est maintenant « légal » d’assassiner les partisans d’Israël où qu’ils vivent, en citant la définition de la légalité donnée par le Daily Alert. Nous nous trouverions alors dans un monde anarchique où les meurtres et la surveillance frontalière totalitaire seraient « légaux ».
(3) Minimiser le meurtre
Les éditions du Daily Alert en date des 22 24, et 25 février détournent l’attention du meurtre commis par le Mossad en le comparant à celui des centaines de civils afghans tués par des attaques de drones USA. L’argument est que « les assassinats ciblés » sont moins criminels que les tueries. Le problème avec ce type de raisonnement est que pendant des décennies, le Mossad a « ciblé » des dizaines d’opposants à l’étranger et a tué des milliers de Palestiniens dans les territoires occupés (en collaboration avec la police secrète nationale, le Shin Beth, et les militaires des FID). En outre, établir un lien entre les exécutions extrajudiciaires israéliennes et les meurtres colonialistes perpétrés par les USA en Afghanistan ne peut être une défense ni dans un cas ni dans l’autre. En impliquant les USA dans sa défense de la terreur d’État, Israël s’approprie les pires aspects de l’impérialisme américain pour justifier son propre comportement politique. Les crimes d’un État ne justifient en rien ceux d’un autre État.
(4) Accuser les Arabes : détourner l’attention d’Israël
L’article publié dans le DA du 22 février intitulé « L’assassinat répercuté autour du monde » insinue que le meurtre « résultait d’une lutte de pouvoir au sein du Hamas » ou qu’il « était le fait d’un des nombreux groupes arabes qui détestent le Hamas islamiste ».
En d’autres termes, tous les passeports européens fabriqués ou volés à des citoyens israéliens ayant une double nationalité, et les vidéos de sécurité de Dubaï montrant les agents du Mossad dans divers déguisements, sans parler de la jubilation avec laquelle les dirigeants israéliens ont confirmé l’assassinat, correspondaient en fait à « une ruse arabe ». Cette grossière manœuvre de propagande de la part d’ organisations juives étasuniennes de premier plan illustre leur descente dans un domaine fantaisiste de délusion qui n’est possible que dans le monde fermé des politiques sionistes étasuniennes.
(5) Vanter la prouesse technique
Dans plusieurs de ses articles, le DA fait l’éloge des prouesses techniques du Mossad pour l’assassinat commis à Dubaï, évaluation avec laquelle peu d’experts de sécurité d’Israël seraient d’accord. L’article du DA du 24 février intitulé, « L’assassinat a été planifié avec habileté » s’en prend à ceux qui critiquent Israël parce qu’ils ne reconnaissent pas la qualité « des aspects opérationnels » des assassinats et recommande les « leçons qui peuvent en être tirées par tous les services des renseignements autour du monde ». Comme des psychopathes et des assassins en série, les sionistes des USA encouragent ouvertement les autres terroristes d’État à adopter les techniques utilisées par les escadrons de la mort israéliens. Pour le DA, les techniques professionnelles d’assassinat sont bien plus importantes que la répugnance morale universelle que suscitent les meurtres politiques.
(6) Discréditer les enquêteurs tout en défendant les criminels
Dans son édition du 25 février, le DA a cité une longue et tendancieuse attaque contre la police de Dubaï, publiée dans Forbes Magazine, qui ridiculise sa minutieuse enquête révélant le rôle du Mossad dans le meurtre. Dans cet article, les autorités de Dubaï sont blâmées pour avoir découvert la participation israélienne sans examiner la provenance du passeport irakien de la victime... ! Un passeport irakien ! Au lieu d’encourager la police de Dubaï dans sa quête de justice, le Daily Alert a publié une longue diatribe impliquant Dubaï dans les attaques du 9 septembre, critiquant ses liens commerciaux avec l’Iran, son « implication » dans le terrorisme international etc. Il n’est pas question de la position relativement amicale de Dubaï à l’égard d’Israël et des Israéliens avant que le Mossad ne viole ostensiblement sa souveraineté.
Conclusion
La campagne de propagande sioniste étasunienne soutenant le terrorisme d’État israélien et, spécifiquement, le meurtre par le Mossad d’un chef du Hamas à Dubaï, se fonde sur des mensonges, des dérobades et des arguments légaux spécieux. Cette « défense » viole tous les préceptes d’une société civilisée aussi bien que des lois fédérales étasuniennes les plus récentes interdisant toute forme de soutien au terrorisme international. Les PMAJO peuvent continuer à défendre des actes de terrorisme international perpétrés avec impunité aux USA par le Mossad à cause du pouvoir qu’ils exercent sur le congrès étasunien, la Maison-Blanche d’Obama et la grande presse étasunienne.
Ils peuvent ainsi imposer leur seule version des événements, leur définition de la légalité et les législateurs entendront leurs mensonges dont se feront l’écho les militants sionistes et que se chargeront d’embellir solennellement les défenseurs d’Israël dans les cercles universitaires et journalistiques. Pour neutraliser la défense sioniste étasunienne de la pratique israélienne des exécutions extra territoriales et extrajudiciaires perpétrées par le Mossad, il nous faut mobiliser des auteurs et des universitaires étasuniens. Il est temps de dénoncer la fragilité des arguments des militants sionistes, l’audace de leurs mensonges et leur immoralité. Il est temps de s’élever contre leur impunité avant que la police secrète israélienne ne perpétue un autre crime, éventuellement à l’intérieur des USA avec la complicité éhontée de ses complices sionistes.
Les autorités de Dubaï ont trouvé des preuves évidentes du soutien fourni à l’équipe d’assassins du Mossad par des sionistes européens. Les hôtels, les billets d’avion et les dépenses ont été payés avec des cartes de crédit émises aux USA. Deux des tueurs sont peut-être actuellement aux USA. En viendra-t-on à ce que des sionistes étasuniens, qui défendent ouvertement et inconditionnellement les assassinats du Mossad, franchissent la limite entre la propagande et l’action pour devenir complices de ses actes ? La défense robuste par les sionistes étasuniens des assassinats du Mossad n’est pas de bonne augure pour la sécurité des Américains face aux complices étasuniens complaisants d’Israël.
* James Petras est professeur Bartle à la retraite (honoraire) de sociologie de l’université de Binghamton, SUNY, de New York, USA, et professeur adjoint à l’université Saint Mary de Halifax, Nouvelle-Écosse. Il est l’auteur de 62 livres et de plus de 560 articles. Il a publié plus de 2000 articles dans des journaux non professionnels tels que le New York Times, le Guardian, the Nation, le Christian Science Monitor, Foreign Policy, New Left Review, Temps Moderne, Le Monde Diplomatique et ses articles sont largement diffusés sur internet. Il a remporté a Life Time Career Award de l’association USA de sociologie, section marxiste. Note : Les derniers livres de James Petras, Global Depression and Regional Wars (Atlanta, Clarity Press, 2009) est le troisième d’une série comprenant Zionism, Militarism and the Decline of US Power (Atlanta, Clarity Press 2008) et The Power of Israel in the United States (Atlanta, Clarity Press 2006), dans lesquels il analyse l’influence du militarisme et du sionisme dans la politique extérieure américaine.
3 mars 2010 - Cet article peut être consulté ici :
http://lahaine.org/petras/articulo....
Traduction : Anne-Marie Goossens
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8338

La famille de Rachel Corrie peut faire enfin le procès d’Israël

samedi 13 mars 2010 - 06h:52
Jonathan Cook
The National
Sept ans après que Rachel Corrie, militante pacifiste états-unienne, ait été tuée sous un bulldozer de l’armée israélienne, dans la bande de Gaza, sa famille met, aujourd’hui, le gouvernement israélien au banc des accusés.
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Rachel, face au bulldozer qui va l’écraser, le 16 mars 2003, à Rafah
Un juge de la ville d’Haïfa, dans le nord d’Israël, va se trouver face à la preuve que Rachel Corrie, 23 ans, a été tuée illégalement alors qu’elle s’était mise sur le chemin d’un bulldozer pour essayer de l’empêcher de démolir une maison palestinienne à Rafah.
Les parents de Corrie, Craig et Cindy, arrivés samedi en Israël, ont dit qu’ils espéraient que leur action civile allait apporter un éclairage nouveau sur la mort de leur fille et conduire finalement à rendre Israël responsable de sa mort. Ils demandent également des dommages et intérêts qui pourraient monter à plusieurs millions de dollars si le tribunal tranche en leur faveur.
Une enquête militaire interne avait été close peu après la mort de Corrie, blanchissant tant le conducteur du bulldozer que les commandants de l’armée qui supervisaient l’opération. Trois citoyens britanniques et un états-unien, qui se trouvaient près de Corrie au moment où elle a été tuée, vont démonter la version d’Israël sur les évènements, arguant que le conducteur du bulldozer savait que Corrie était là quand il a roulé sur elle.
Le gouvernement israélien a cherché à bloquer l’entrée de ces militants en Israël pour l’audience, mais il a dû finalement y renoncer, il y a trois semaines, sous les fortes pressions de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Ces quatre militants, comme Corrie, appartenaient à International Solidarity Movement (ISM), mouvement qui fait venir des militants en Israël pour résister à l’occupation de façon non violente aux côtés des Palestiniens.
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Les parents de Rachel, Craig et Cindy
Cindy Corrie, d’Olympia dans l’Etat de Washington : « Ma famille et moi-même recherchons la justice. La mort brutale de ma fille n’aurait jamais dû arriver. Nous croyons que l’armée israélienne doit être tenue pour responsable de sa mort illégale. »
Pour de nombreux observateurs, la mort de Rachel Corrie, en mars 2003, est très vite devenue un symbole de l’injustice de l’occupation israélienne. Les notes de son carnet, dont beaucoup furent écrites alors qu’elle vivait dans des familles palestiniennes, ont été adaptées à l’écran dans un film projeté dans le monde entier (et une pièce - ndt).
Cependant, comme un commentateur israélien le notait dans le quotidien libéral Ha’aretz, au premier anniversaire de sa mort, « En Israël, son nom a pratiquement été oublié ».
La famille de Corrie espère que l’affaire au tribunal va changer cela.
Rachel, film réalisé l’année dernière sur sa vie et les évènements de Rafah, doit être projeté à Tel Aviv, le 16 mars, le jour du septième anniversaire de sa mort et en pleine procédure judiciaire.
Jusqu’au procès d’Haïfa, la famille Corrie s’est heurtée à des murs, administratifs et juridiques, alors qu’elle essayait d’obtenir une enquête indépendante sur la mort de leur fille, et de faire juger les responsables.
Ariel Sharon, Premier ministre au moment de la mort de Corrie, avait promis qu’une « enquête minutieuse, crédible et transparente » allait être menée.
Mais l’enquête interne de l’armée, qui a blanchi les deux soldats qui utilisaient le bulldozer, a été largement critiquée, notamment par des officiels états-uniens. Human Rights Watch a déclaré « qu’elle était loin de la transparence, de l’impartialité et de la minutie exigées par le droit international ».
Le rapport de l’armée prétend que Corrie avait été « cachée aux regards » derrière un monticule de terre et que le bulldozer ne l’avait jamais heurtée. Il conclut que « Corrie avait été touchée par des décombres et une plaque de béton » que la terre avait fait glisser sur elle.
Les quatre anciens membres d’ISM qui doivent comparaître devant le tribunal cette semaine nous ont dit de ne pas faire de commentaires avant qu’ils n’aient témoigné devant le tribunal.
Mais les déclarations antérieures des témoins, confirmées par des preuves photographiques, mettent en doute le compte rendu de l’armée. Les photos montrent Corrie, vêtue d’une veste fluorescente orange, un mégaphone à la main, face au bulldozer, pendant plusieurs heures. Elles montrent aussi les traces du passage du bulldozer sur le corps de Corrie, quelques instants après qu’elle ait été écrasée.
Tom Dale, militant britannique, qui se trouvait près de Corrie au moment où elle a été tuée, écrivait deux jours plus tard qu’elle avait grimpé au sommet d’un monticule de terre, et que les militants tout proches criaient au conducteur du bulldozer d’arrêter.
Le bulldozer, écrit-il, « a poussé Rachel, d’abord sous sa pelle, puis sous sa lame, et il a continué à labourer son corps jusqu’en dessous du cockpit. Il est resté sur elle pendant quelques secondes, avant de faire marche arrière. Il a fait marche arrière avec la lame baissée, ce qui fait qu’il a raclé son corps une seconde fois ».
En 2007, un tribunal US a débouté la famille Corrie qui demandait à poursuivre la société Caterpillar, fournisseur de l’armée israélienne en bulldozers D-9 Spécial, du type de celui qui a tué leur fille et qu’Israël utilise régulièrement pour démolir les maisons palestiniennes.
L’audience de cette semaine est le résultat d’une procédure de droit privé engagée par les Corrie en mars 2005, sur la suggestion du département d’Etat US.
Mme Corrie : « Nous espérons que ce procès illustrera la nécessité qu’il y a de faire condamner l’occupation israélienne pour les milliers de vies perdues, de blessés marqués à vie, et qu’il va attirer l’attention sur les agressions israéliennes contre les défenseurs non violents des droits humains ».
Et Mme Corrie d’ajouter que la famille a dû supporter « des mensonges et des déclarations inexactes » sur les circonstances de la mort de leur fille. La famille accuse également Israël de jouer avec les reports de procédures pour faire traîner l’affaire.
Mais si Israël a fini par laisser entrer les quatre témoins d’ISM, il a refusé par contre à Ahmed Abu Nakira, le médecin de Gaza qui a donné des soins à Corrie, l’autorisation d’assister à l’audience et de pouvoir être interrogé par liaison vidéo.
Le gouvernement israélien est accusé dans ce procès d’être responsable à la fois de la mort intentionnelle de Corrie et de conduite négligente de la part des deux soldats envers des manifestants non armés.
Israël se prétend non responsable parce que les actions de l’armée étaient des « actes de guerre » et parce que Corrie s’était mise elle-même, imprudemment, en danger.
Dans la période où Corrie a été tuée, trois Britanniques - Iain Hook, Tom Hurndall et James Millar - ont été abattus par des soldats israéliens. Il n’y a que dans le cas de Hurndall, autre volontaire ISM tué à Rafah un mois après Corrie, qu’une enquête a été conduite auprès d’un soldat qui fut reconnu coupable et emprisonné.
Hussein Abu Hussein, avocat de la famille Corrie, dit avoir demandé 324 000 dollars d’indemnisation pour les frais directement liés à la mort de Corrie, dont les funérailles, les frais juridiques et d’avion. De plus, la famille demande une indemnisation globale pour préjudice moral pour les souffrances et les pertes de salaires de Rachel, et des dommages et intérêts à titre de sanction à l’Etat.
Ces dernières semaines, le bureau d’ISM en Cisjordanie a été perquisitionné à différentes reprises par l’armée israélienne qui s’est emparé d’ordinateurs et de documents.
Mr Abu Hussein a déclaré qu’il ferait valoir devant le tribunal que le manuel du D-9S spécifie précisément qu’on ne doit pas l’utiliser à proximité de civils, et que l’Etat a ignoré une décision judiciaire selon laquelle un représentant des Etats-Unis devait être présent lors de l’autopsie de Corrie.
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9 mars 2010 - J.Cook - The National photos par la publication - traduction : JPP
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8326

Une autre lecture de l’assassinat d’Al-Mabhouh

dimanche 14 mars 2010 - 06h:55
Ramzy Baroud - The Palestine Chronicle
Imaginons seulement ce qui se passerait si le Hamas décidait de riposter, étendant le champ de bataille de la bande de Gaza au reste du monde.
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Al-Mabhouh a de plus été, et avec cynisme, spolié de son rapport personnel à l’événement.
L’assassinat du militant palestinien, Mahmoud al-Mabhouh, le 19 janvier 2010, fut manifestement un acte bien prémédité, violent et sadique, commis par des assassins israéliens, dans la pseudo sécurité d’un pays souverain.
Oui, Mahmoud al-Mabhouh était un militant palestinien. Nous n’avons aucune raison de penser le contraire. Il a passé des années de sa vie dans les prisons israéliennes - et un an dans une prison égyptienne - pour son militantisme politique. Cela ne donne pour autant aucune crédibilité à l’accusation par Israël de meurtres d’Israéliens. Cette allégation devient même plus problématique alors que l’assassinat d’al-Mabhouh fut, d’après la presse britannique, ordonné par des politiciens israéliens de droite et accusés de crimes de guerre.
Selon le Sunday Times, Meir Dagan, l’actuel directeur du Mossad a informé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu du projet d’assassinat lors d’une réunion, début janvier. « Le peuple d’Israël a confiance en vous. Bonne chance, » aurait déclaré Netanyahu à la fin de cette réunion.
Il est déjà scandaleux que les assassins aient utilisé des passeports européens « falsifiés », de même que des cartes de crédit d’une banque américaine, pour réaliser leur projet. Mais le plus affligeant, c’est que cette action cruelle et calculée n’ait inspiré guère plus que des manifestations d’ « indignation ». Nous sommes-nous à ce point « résignés » à l’impunité israélienne ?
Qu’en est-il de l’inviolabilité de la vie, de la souveraineté des nations et du respect du droit international ? Sont-ils bon à jeter dès que la victime est palestinienne, et que le lieu du crime est un pays arabe ?
Al-Mabhouh a de plus été, et avec cynisme, spolié de son rapport personnel à l’évènement. Nous ne savons que peu de chose sur l’homme en dehors de ce que les Israéliens voulaient qu’on sache - un agent important du Hamas responsable de l’enlèvement et du meurtre de deux soldats israéliens, l’un des fondateurs de la branche militante du Hamas, Izz al-Din al-Qassam, et l’intermédiaire entre le Hamas à Gaza et la Force des gardes révolutionnaires al-Quds en Iran.
Qui a inventé cette histoire si furieusement réductionniste de la vie d’al-Mabhouh, en un si court laps de temps ? Sa famille ? Le Hamas ? Les médias palestiniens ? Non, aucun de ceux-là. L’inventeur de cette biographie c’est Israël, le pays même qui l’a assassiné. C’est cela qui est vraiment scandaleux : c’est l’assassin qui écrit et convainc le monde de l’histoire de la victime. Et les médias, ravis, courent avec lui.
Evidemment, un Palestinien aurait raconté l’histoire d’al-Mabhouh en des termes totalement différents. Il dirait qu’il est né à Jabalia, l’un des camps de réfugiés les plus pauvres et les plus peuplés de Gaza. Ces seuls mots clés - Gaza, pauvres, peuplés, réfugiés - aident à démêler la véritable histoire d’al-Mabhouh. C’est l’histoire qui est celle de gens qui vivent encore dans une angoisse, une pauvreté et une résistance extrêmes, dans la bande de Gaza - et ailleurs - mise en état de siège inhumain et de guerres successives par la quatrième puissance militaire du monde. Son histoire n’est pas celle de soldats de l’occupation enlevés mais de millions de réfugiés, ce n’est pas celle de l’Iran mais de Gaza et de la Palestine, ce n’est pas celle d’hôtels de luxe mais de camps de réfugiés effroyablement délaissés.
Mais les Palestiniens - comme de nombreux peuples opprimés dans le monde - n’ont pas droit à leur propre narration. Leur histoire est négligeable, si ce n’est totalement hors propos. Israël commet l’assassinat, Israël donne l’explication et, finalement, Israël s’en tire tant pour le crime que pour le mensonge. L’assassinat d’al-Mabhouh pourrait finir par inspirer quelques documentaires qui éclaireraient sur la nature d’assassin des militants palestiniens, et le génie inégalable des représailles israéliennes. Un autre Munich de Steven Spielberg est peut-être en gestation. La première scène ne montrerait pas la famille d’al-Mabhouh, obligée de fuir son village de Palestine après la boucherie ineffable perpétrée par les militants sionistes en 1948. Non, elle montrerait plutôt un Palestinien à la peau noire, menaçant, abattant deux soldats israéliens sans défense suppliant qu’on leur laisse la vie sauve.
On nous dit plus ou moins d’oublier al-Mabhouh. Après tout, son nom est utilisé accolé à ceux du Hamas et de l’Iran, dans la même phrase. Cela devrait suffire pour nous comprendre que sa vie n’était pas indispensable - comme celle des plus de 1 400 Palestiniens qui furent tués par l’armée israélienne à Gaza entre décembre 2008 et janvier 2009. Israël peut bien préparer une nouvelle agression contre la Bande en pleine misère. Les tunnels qui constituent une bouée de sauvetage pour la grande majorité des Palestiniens à Gaza sont régulièrement détruits par l’aviation israélienne, dynamités et barrés par un mur d’acier égyptien. Les Gazaouis sont également interdits de tout armement pour se défendre. La « communauté internationale » s’est réunie maintes fois pour s’assurer qu’aucune arme ne parvenait à Gaza. les Etats-Unis en particulier sont absolument inflexibles sur cette question - mais pas inflexibles du tout pour assurer que la nourriture et les médicaments arrivent dans la Bande. Al-Mabhouh peut avoir été tué parce qu’Israël pensait qu’il armait la résistance. Ceci expliquerait en partie pourquoi la « communauté internationale » ne s’est pas émue du meurtre. Al-Mabhouh peut encore avoir été impliqué dans un manquement au consensus occidental sur l’interdiction de nourriture et d’armes pour Gaza.
L’Union européenne est préoccupée simplement parce qu’elle a été mêlée à l’histoire, mais pas par l’assassinat lui-même. Une déclaration de l’UE à Bruxelles, du 22 février, condamne le « fait que les personnes impliquées dans cette action ont utilisé des passeports falsifiés d’Etats membres de l’UE ». Elle ne cite aucunement le nom d’Israël. Comme le Financial Times l’a conclu, « La critique d’Israël a eu la force que l’Union européenne pouvait se permettre, compte tenu que l’Allemagne, l’Italie et plusieurs autres pays mettent grandement l’accent sur leurs relations étroites avec Israël ».
Imaginons seulement ce qui se passerait si le Hamas décidait de riposter, étendant le champ de bataille de la bande de Gaza au reste du monde. L’UE exprimerait-elle sa désapprobation devant l’utilisation par le Hamas de passeport falsifié, en s’abstenant de citer le nom du mouvement : dans la crainte, disons, de contrarier les pays musulmans ?
Non. Car quand la victime est un Palestinien et les assassins sont des Israéliens - 27 à ce jour -, c’est une histoire totalement différente, et une conception de la justice totalement différente.
* Ramzy Baroud (son site : http://www.ramzybaroud.net) écrit pour PalestineChronicle. Son dernier livre est Mon père était un combattant de la liberté : l’histoire indicible de Gaza » (Pluto Press, Londres) est disponible sur Amazon.com
(JPG) 
10 mars 2010 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8342

Cinq ans de prison pour un innocent ça suffit ! Israël doit libérer Salah Hamouri

publié le samedi 13 mars 2010
Comité régional de soutien pour la libération de Salah Hamouri

 
Mobilisation dans le Nord et le Pas de calais

Samedi 13 mars, à Grenay à 11 heures, salle des mariages de la Mairie, Salah Hamouri deviendra Citoyen d’Honneur de la Ville

Salah Hamouri, jeune Franco-Palestinien de 23 ans, originaire de Jérusalem, est en prison en Israël. Il est tout à fait innocent. Jugé par un tribunal militaire israélien siégeant en Cisjordanie occupée, il a été condamné à 7 ans de prison. Aucune preuve concrète de ce qui lui est reproché : vouloir attenter à la vie d’une personne, appartenance au Front Populaire de Libération de la Palestine, n’a pu être présentée. Il est otage de l’occupation israélienne qui juge ceux qu’elle opprime.
Malgré toutes les démarches effectuées à l’initiative de sa famille et de son comité de soutien, malgré les assurances officielles prodiguées, Salah Hamouri est toujours en prison. Fin juillet, alors qu’un espoir d’élargissement s’ouvrait avec la réunion de la commission de remise de peine, la réponse des juges militaires est tombée : c’est non à toute libération. Cette réunion au mépris du droit international s’est déroulée alors que le consul de France adjoint à Haïfa était interdit de salle d’audience, et des accusations nouvelles, toutes aussi arbitraires que les accusations initiales, ont été avancées.
Pire il apparaît, suite à l’intervention de Salah, confirmées par sa mère Denise, que les conditions minimales en matière de détention ne sont pas respectées. Salah Hamouri, comme les autres prisonniers de la prison israélienne de Gilboa n’a pas d’accès libre à la presse, et il n’a pas plus de deux livres par mois.
Salah Hamouri aura très bientôt passé cinq ans en prison. Aucune charge concrète n’a pu être réunie contre lui. Il est temps que les autorités françaises mettent en cause une sentence totalement illégitime : invoquer la « clémence » d’une juridiction illégale ne peut que prolonger l’enfermement de notre compatriote. Salah Hamouri doit rejoindre les siens à Jérusalem.

Prolongation jusqu'à mardi prochain du bouclage total de la Cisjordanie

14/03/2010
Barak a ordonné samedi de proroger jusqu'à mardi minuit le bouclage
 total de la Cisjordanie./
Barak a ordonné samedi de proroger jusqu'à mardi minuit le bouclage total de la Cisjordanie./ AFP
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a ordonné samedi de proroger jusqu'à mardi minuit, le bouclage total de la Cisjordanie censé s'achever à samedi minuit, a annoncé un porte-parole de l'armée.
Le bouclage strict a été décidé "pour motifs sécuritaires", compte tenu d'un risque d'attentats, selon cette source. Il a pris effet à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.
L'armée israélienne boucle systématiquement la Cisjordanie pour chaque fête juive. C'est la première fois depuis plus d'un an qu'une telle mesure est prise alors qu'aucune célébration n'est prévue en Israël.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/650204/Prolongation_jusqua_mardi_prochain_du_bouclage_total_de_la_Cisjordanie.html

Lula se pose en médiateur entre Israël et l'Iran

14/03/2010

En recevant la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton la semaine dernière, Lula, qui s'oppose à de nouvelles sanctions contre Téhéran, avait affirmé qu'il ne fallait pas "mettre l'Iran le dos au mur"./ AFP
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva effectue la semaine prochaine une délicate visite au Proche-Orient où il tentera de favoriser les négociations de paix israélo-palestinienne et prônera le dialogue avec l'Iran, un sujet de désaccord majeur avec Israël.
Cette première visite d'un chef de l'État brésilien en Israël, dans les Territoires occupés et en Jordanie, de lundi à jeudi, intervient après l'annonce par Israël de sa volonté de bâtir 1 600 logements dans Jérusalem-est annexée.
Le Brésil a condamné cette décision controversée qui a donné un nouveau coup d'arrêt à la relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, suspendu depuis la guerre de Gaza, en décembre 2008.
Mais le principal différend avec Israël devrait être la question nucléaire iranienne, jugée comme la menace la plus sérieuse par l'État hébreu. En recevant la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton la semaine dernière, Lula, qui s'oppose à de nouvelles sanctions contre Téhéran, avait affirmé qu'il ne fallait pas "mettre l'Iran le dos au mur".
Dans une interview à plusieurs médias dont le quotidien israélien Haaretz publiée vendredi, Lula enfonce le clou. "On doit éviter de faire en Iran ce qu'on a fait en Irak. Et avant toute sanction, on doit tout faire pour favoriser la paix au Proche-Orient. D'où ma visite en Israël, en Palestine et en Jordanie et la raison de ma visite en Iran au mois de mai".
En novembre dernier, Lula avait déjà accueilli successivement à Brasilia les présidents israélien Shimon Peres, palestinien Mahmoud Abbas et iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"Je crois qu'à travers le dialogue, nous pourrons résoudre tous les conflits qui paraissent aujourd'hui insolubles", a ajouté le président brésilien dont le pays siège comme membre non-permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.
Israël, comme les Occidentaux, soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme civil et prône un durcissement des sanctions internationales. L'État hébreu n'exclut pas non plus des frappes militaires.
Dans sa tournée au Proche-Orient, le président Lula "fera part de l'intérêt du Brésil de participer au processus de paix", a déclaré le porte-parole de la présidence, Marcelo Baumbach. Ce voyage représente l'effort le plus visible du Brésil pour devenir un acteur dans les négociations, même si cette ambition a déjà été écartée par Israël.
Lundi, Lula rencontrera à Jérusalem le président Shimon Peres, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et la dirigeante de l'opposition, l'ex-chef de la diplomatie Tzipi Livni. Il rencontrera aussi le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et le Premier ministre palestinien Salam Fayyad. Il est prévu qu'il passe la nuit à Bethleem avant de se rendre à Ramallah.
En Israël, Lula devrait condamner l'extension des colonies israéliennes, tandis qu'il devrait redire aux Palestiniens son soutien à la solution des deux États.
Pour l'analyste politique David Fleischer, de l'Université de Brasilia, il est encore difficile de savoir si les pays traditionnellement influents dans la région accepteront de faire une place au Brésil. "L'Égypte a beaucoup d'influence dans cette région, ainsi que plusieurs pays européens et les États-Unis et ce sont eux qui décident de la façon de négocier", a-t-il dit.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/650181/Lula_se_pose_en_mediateur_entre_Israel_et_lIran.html

L'Europe invite Netanyahu à être à la hauteur du processus de paix

14/03/2010

Ashton entame dimanche sa première visite dans la région, jusqu'au 
18 mars.
Ashton entame dimanche sa première visite dans la région, jusqu'au 18 mars.
La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a appelé samedi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à "faire preuve de leadership", dans une interview accordée à quelques journalistes en Finlande.
Elle s'exprimait à la veille du début de sa première visite dans la région, jusqu'au 18 mars. Elle est attendue le 17 mars en Israël.
- Que vous inspire la décision d'Israël d'autoriser la construction de nouveaux logements à Jérusalem-est?
"Je suis très préoccupée, je suis préoccupée qu'Israël ait annoncé cela juste au moment où les pourparlers indirects allaient commencer" entre Israéliens et Palestiniens. "Cela dit je reste d'avis qu'il nous faut relancer les négociations, que la solution passe par un accord. Et les négociations indirectes, impulsées par George Mitchell (l'émissaire américain pour le Proche-Orient), marquent le début de ce processus. Je pense que ces négociations indirectes doivent aboutir à des négociations sérieuses, dont fera partie la question des frontières, qui permettra de résoudre celle des colonies" israéliennes.
- Que comptez-vous dire précisément au Premier ministre israélien?
"Ce que je vais lui dire c'est qu'il est dans une position unique. Il jouit d'une forte cote de popularité en Israël, ce qui n'est pas toujours le cas" pour un chef de gouvernement en exercice dans le pays, "et il y a eu un calme relatif (sur le front des attentats ou tirs de roquettes en Israël) au cours des derniers mois. C'est le moment où un dirigeant doit faire preuve de leadership en saisissant la chance d'amener durablement son peuple vers la prospérité et le calme. Et cela ne peut être réalisé qu'en obtenant un accord" de paix.
- Quels arguments a l'UE pour se faire entendre des Israéliens, quand même les États-Unis n'y arrivent pas?
"Nous fournissons d'énormes montants d'aide humanitaire et au développement dans la région. Nous avons une relation commerciale forte avec Israël et Israël veut relever le niveau de ses relations avec nous. Nous sommes donc un partenaire significatif" d'Israël. "Notre ambition est de faire en sorte qu'ils sachent que la solution passe par un accord négocié, et nous sommes d'avis que cela doit se passer rapidement et maintenant. L'opportunité qui s'offre à Israël - tout comme aux Palestiniens - est d'obtenir le renforcement de leur relation avec nous qu'ils souhaitent pour l'avenir".

La situation régionale est très volatile, estime Hariri

14/03/2010
Saad Hariri : Le Liban et la Syrie sont deux pays voisins, unis par
 leur identité arabe./
Saad Hariri : Le Liban et la Syrie sont deux pays voisins, unis par leur identité arabe./ AFP
Le Premier ministre Saad Hariri a mis en garde, dans une interview accordée à l'agence de presse allemande, DPA, de l'instabilité qui règne dans la région : "Nous vivons dans une région volatile, et cette instabilité résulte de l'incapacité d'avancer sérieusement et rapidement avec le processus de paix", a-t-il assuré. Le chef du gouvernement a ajouté que toute éventuelle guerre dans la région serait le résultat direct de "l'inaction de la communauté internationale et son échec dans la résolution du conflit israélo-arabe."
"Toutes les guerres israéliennes, dont le Liban a été victime, ont été lancées par l'État hébreu. La décision n'a jamais été la nôtre. C'est le Liban qui en a payé le prix le plus élevé, que ce soit au niveau des victimes humaines, des Libanais déplacés ou de la destruction de l'infrastructure du pays", a déclaré M. Hariri. Interrogé sur les menaces israéliennes de tenir le gouvernement responsable d'une éventuelle attaque du Hezbollah, le président du Conseil a répondu : "Ce n'est pas la première fois que le Hezbollah fait partie du gouvernement. Ces déclarations sont la preuve que les Israéliens sont toujours  à la recherche de prétextes." "Le parti chiite est représenté au sein du Parlement et dans le gouvernement suite à des élections démocratiques", a-t-il précisé.
Sur les relations libano-syriennes, M. Hariri a assuré qu'elles sont "sur le bon chemin". "Nous sommes deux pays voisins, unis par notre identité arabe. Notre approche mutuelle est positive et le restera, et c'est dans le cadre d'un appronfondissement de nos discussions à tous les niveaux que va s'inscrire ma prochaine visite à Damas", a-t-il assuré.
Outre son voyage en Syrie, le Premier ministre a annoncé qu'il se rendra aujourd'hui en Allemagne pour discuter de la coopération entre les deux pays de la façon dont il faudrait protéger le Liban des conflits régionaux.

Les provocations israéliennes se multiplient à la frontière

14/03/2010
Ces provocations israéliennes interviennent alors que les 
responsables locaux planchent, dans le cadre de la conférence de 
dialogue national, sur une stratégie de défense capable de protéger le 
pays face aux menaces de l'État hébreu.
Ces provocations israéliennes interviennent alors que les responsables locaux planchent, dans le cadre de la conférence de dialogue national, sur une stratégie de défense capable de protéger le pays face aux menaces de l'État hébreu.
L'État hébreu multiplient ses provocations avec une nouvelle incursion, samedi, de chars de l'armée israélienne à la frontière libanaise. Ceux-ci ont traversé la ligne de démarcation technique et ont pris poste dans la région de Wazzani avant de quitter les lieux en direction des territoires occupés. Des patrouilles de l'armée libanaise et de la Finul se sont largement déployées dans la zone pour observer la situation.

Vendredi, une incursion israélienne avait aussi été signalée à une distance d'environ 2 kilomètres de la localité de Ghajar, selon un communiqué publié par le porte-parole officiel de la Finul, Niraj Sing.
Ces provocations israéliennes interviennent alors que les responsables locaux planchent, dans le cadre de la conférence de dialogue national, sur une stratégie de défense capable de protéger le pays face aux menaces de l'État hébreu.
Le mois dernier, Israël avait accusé Beyrouth de laisser le Hezbollah introduire clandestinement des armes au Liban en "violation flagrante" des résolutions de l'ONU. Les responsables israéliens ont également averti que toute attaque par le Hezbollah déclencherait une réponse ferme contre le Liban dans son ensemble. De son côté, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a promis que son groupe s'en prendrait à l'infrastructure israélienne, y compris à l'aéroport de Tel Aviv, si Israël attaquait le Liban. Damas a averti pour sa part qu'il soutiendrait "le gouvernement et le peuple libanais contre toute éventuelle agression israélienne contre le Liban." Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par la suite cherché à apaiser les tensions, affirmant que son pays voulait la paix avec tous ses voisins.
Michael Williams, coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, a minimisé vendredi les risques de reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah, mais a exhorté les deux côtés à cesser leur rhétorique "incendiaire". "Cette rhétorique publique et ce recours à l'outrance contreviennent à l'esprit de la résolution 1701 et sont fondamentalement contre-productifs", a-t-il dit.
La résolution 1701 avait mis fin en 2006 à un conflit armé dans le sud du Liban entre Israël et le Hezbollah, qui avait fait plus de 1 200 morts côté libanais, essentiellement des civils, et plus de 160 côté israélien, principalement des soldats. Mais un cessez-le-feu permanent n'a pas été signé.

Des dizaines d'agents du Mossad travaillent dans le Golfe comme des entraîneurs

[ 13/03/2010 - 19:02 ]
Al-Nassera – CPI

Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a dévoilé dans sa dernière édition que des dizaines de cadres de réserve de l'armée de l'occupation israélienne et des agents du Mossad travaillent dans les pays du Golfe sous le nom d'une compagnie spéciale d'entraînement qui entraîne des unités spéciales pour effectuer plusieurs missions.
Le journal a ajouté que les éléments du Mossad et les officiers de l'armée sioniste travaillent dans plusieurs pays, depuis plus de 25 ans, en portant des noms et cartes d'identités de plusieurs pays européens, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, alors qu'ils parlent l'anglais lors de leurs exercices.
Ces agents contrôlent les entraînements concernant les moyens de protection des puits de pétrole et la préparation des groupes pour poursuivre les terroristes, notamment dans les régions résidentielles, selon le journal.
Ahronot a indiqué que les entraînements comportent différentes étapes, en soulignant qu'ils étaient écrits en langue hébreu, puis ont été traduits en anglais pour les distribuer aux unités.
Le journal sioniste a prétendu que ce projet est fini avant 3 mois et que tous les officiers et agents du Mossad sont retournés à l'entité sioniste après la fin des entraînements, en publiant des photos de certains entraîneurs sionistes qui portaient des noms européens de crainte de s'exposer à des dangers en cas de découverte de leur identité sioniste.

L'occupation attaque une marche pacifique au village de Beit Amr à al Khalil

[ 13/03/2010 - 17:28 ]
Al Khalil – CPI

Les forces de l'occupation ont agressé, aujourd'hui matin, le samedi 13/3, une marche pacifique organisée par les habitants du village de Beit Amr, au nord d'al Khalil, en frappant sauvagement les manifestants.
Des sources locales et témoins oculaires ont dit que les soldats sionistes ont attaqué une manifestation pacifique organisée par les habitants du village de Beit Amr et des solidaires étrangers qui sont venus pour protester contre les mesures oppressives des forces occupantes qui interdissent les fermiers du village d'arriver à leurs terres agricoles.
Les sources ont ajouté que les soldats sionistes ont lancé des bombes sonores et lacrymogènes sur les participants et se sont accrochés avec les habitants du village et les solidaires étrangers, en arrêtant 3 journalistes qui sont venus à la région pour couvrir cette marche pacifique.

L'occupation poursuit son siège contre al-Qods et al-Aqsa

[ 13/03/2010 - 17:20 ]
Al-Qods occupée – CPI

L'organisation d'al-Aqsa pour les legs pieux et les patrimoines a dit que l'occupation israélienne poursuit son siège contre la ville occupée d'al-Qods et la mosquée sainte d'al-Aqsa, en interdisant aux Palestiniens qui ont moins de 50 ans de faire la prière dans la mosquée sainte, et en obligeant des centaines de fidèles des habitants de la ville sacrée et des territoires occupés en 1948 de faire leur prière sur les barrages installés par l'occupation ou dans les rues qui dirigent vers la mosquée sainte.
L'organisation d'al-Bayareq a affirmé qu'elle a organisé un voyage vers la mosquée d'al-Qods comportant 30 bus, dans le cadre de la marche d'al-Bayareq à travers les villages et villes palestiniens dans les territoires occupés en 1948, mais les forces occupantes ont tenté dès les premières heures du matin d'aujourd'hui, le samedi 13/3, d'interdire les bus d'arriver à la ville sacrée, en installant des barrages dans plusieurs endroits.
De son côté, le directeur de l'organisation d'al-Bayareq, Nasser Khaled, a dit que son association envoie, durant toute l'année, des centaines de bus dans le but de faire la prière dans la mosquée sainte d'al-Aqsa, en exprimant son refus et sa condamnation aux mesures sionistes oppressives qui ont empêché les croyants d'arriver à al-Aqsa.

Des milliers de Palestiniens manifestent pour soutenir Al Aqsa et les lieux saints

[ 13/03/2010 - 12:31 ]
Gaza – CPI

Des dizaines de milliers des habitants de la Bande de Gaza ont participé dans une marche massive organisée, le vendredi 12/3, par les factions de la résistance palestinienne pour se solidariser avec les lieux saints et contester contre les politiques sionistes de judaïsation et de colonisation.
Les manifestants ont commencé leurs marches à partir des mosquées et se sont dirigés vers la cour du conseil législatif palestinien, à Gaza.
Le membre du bureau politique du mouvement Hamas, Dr. Khalil Al-Hayya a affirmé que cette marche est sans précédente parce qu'elle comporte toutes les factions de la résistance palestinienne dans la Bande de Gaza.
Il a souligné que cette marche montre l'importance de l'unité palestinienne pour protéger les lieux saints, en déclarant que les manifestants ont préféré lever le drapeau palestinien pour confirmer le sens de l'unité nationale.
Il a appelé également à une Intifada contre l'occupation, en disant : "notre peuple doit faire face partout aux plans sionistes qui visent la démolition de nos lieux saints".
Al-Hayya a exprimé son étonnement envers les négociateurs du mouvement Fatah qui s'approchent avec l'occupant au moment où ce dernier accentue ses plans et agressions contre notre peuple, ses lieux saints et ses territoires, en saluant les habitants de la ville occupée d'al-Qods qui défendent al-Aqsa, tout en s'interrogeant : "où est rôle de la nation arabe et islamique?"
Finalement, il a appelé à l'union des efforts pour protéger al-Aqsa et les lieux saints.

De son côté, le membre du bureau politique du mouvement du Djihad islamique, Dr. Mohamed al-Hendi, a insisté sur l'attachement au choix de la résistance, en appelant à l'unité palestinienne pour faire face aux plans sionistes.

Des blessés lors des marches hebdomadaires contre le mur d'apartheid

[ 13/03/2010 - 10:08 ]
Ramallah – CPI

Des sources locales ont dit, le vendredi 12/3, que plusieurs citoyens palestiniens ont été blessés, alors que des dizaines d'autres ont été asphyxiés lors des attaques des soldats de l'occupation contre les participants aux marches hebdomadaires organisées dans de nombreux villages palestiniens pour condamner le mur d'apartheid sioniste.
Dans le village de Bilin, le comité populaire anti-mur a organisé une marche pour se solidariser avec les lieux saints islamiques et la ville occupée d'al-Qods, avec la participation des habitants du village, ainsi que des activistes de paix et des solidaires étrangers qui ont porté les drapeaux palestiniens et les slogans qui condamnent la politique coloniale sioniste dont la décision du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu d'annexer la mosquée d'Ibrahimi et de Bilal Ben Rabah à la liste prétendue des patrimoines sionistes.
Dans le village voisin de Naline, plusieurs Palestiniens ont été asphyxiés par les attaques des forces occupantes qui ont lancé des bombes sonores et lacrymogènes contre les participants dans cette marche hebdomadaire.
Des centaines d'habitants du village et des villages voisins se sont dirigés après la grande prière de vendredi vers les terres menacées de confiscation, où les soldats sionistes ont lancé des bombes sonores et lacrymogènes sur les manifestants, en causant l'asphyxie des dizaines de personnes.
Dans le village de Maassara, deux citoyens palestiniens ont été blessés lorsque les forces occupantes ont attaqué les participants qui contestaient dans une marche hebdomadaire contre le mur d'apartheid installé illégalement dans ce village, au sud de Bethléem.

Haaretz : les Etats-Unis donnent le feu vert à l'occupation pour élargir la colonisation

[ 13/03/2010 - 10:33 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le journal hébreu "Haaretz" a dit que la direction américaine a donné le feu vert à l'occupation pour accentuer la colonisation dans la ville occupée d'al-Qods, en soulignant que le vice-président américain, Joseph Biden, était en colère à cause du temps de l'annonce des nouvelles unités coloniales.
L'écrivain et analyste sioniste, Ekva Dar, a dit que la colère américaine vient à cause des annonces du gouvernement de Netanyahu aux nouvelles plans de construction des unités coloniales lors des visites des responsables américains, à la région.
Il a ajouté, le vendredi 12/3, que Netayahu a déclaré que l'annonce de ces plans n'était pas prévue durant la semaine dernière, en répondant d'une manière ridicule et humiliante à l'hôte américain, Biden.

L'occupation ferme al-Qods devant les fidèles palestiniens

[ 13/03/2010 - 10:17 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les forces de l'occupation ont fermé les portes de la mosquée sainte d'al-Aqsa devant les Palestiniens qui se sont dirigés vers la ville occupée d'al-Qods pour faire la grande prière de vendredi 12/3, en conséquences, 3 mille croyants seulement ont pu arriver à al-Aqsa, alors qu'elle comptait plus de 30 mille fidèles, tous les vendredi.
Des observateurs ont considéré que cette mesure et pratique oppressive israélienne est une nouvelle escalade contre les Palestriniens qui veulent faire leur prière dans la mosquée d'al-Aqsa.
Ces mesures sionistes ont obligé des milliers de fidèles de faire leurs prières devant les barrages militaires sionistes.
Des sources locales ont dit que les forces occupantes ont confisqué les cartes d'identité des croyants, dans une tentative pour les terroriser, mais les palestiniens ont refusé ces mesures en s'accrochant avec les soldats sionistes dans différentes régions de la ville sacrée.
Les sources ont indiqué que plusieurs croyants palestiniens ont été blessés après les attaques des soldats sionistes qui ont utilisé les bâtons, les bombes sonores et lacrymogènes ainsi que les balles en métal.

Mordechai Vanunu demande le retrait de sa candidature au Prix Nobel de la Paix

Publié le 13-03-2010
L’opposant israélien qui a fait 18 ans de prison dans les geôles israéliennes pour avoir dénoncé l’activité nucléaire clandestine de son pays, refuse d’être Nobelizable, en expliquant qu’il n’est pas question qu’on lui décerne un prix accordé au criminel de guerre Shimon Peres

"Pas question, vient de déclarer Vanunu, d’être mis sur le même plan qu’un homme qui a joué un rôle ignoble dans l’introduction d’armes nucléaires au Moyen-Orient, dans le massacre de Qana et dans les crimes de guerre perpétrés à Gaza, comme de la brutale occupation israélienne de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie."
« Vanunu nous a écrit cette année et l’an passé des lettres dans lesquelles il indiquait explicitement qu’il ne voulait pas être candidat au Prix Nobel de la Paix. La raison qu’il a donnée était que Shimon Peres avait reçu ce prix, qu’il attribuait à Peres la paternité de la bombe atomique israélienne, et qu’il ne souhaitait être associé à Peres en aucune manière » , rapporte Geir Lundestad, Directeur de l’Institut Nobel de Norvège et Secrétaire du Comité Nobel, 24 février 2010.
Rannie AMIRI*, souligne dans Counterpunch :
Pour la première fois dans l’histoire du Comité Nobel de Norvège, a été présentée – par l’impétrant lui-même – une requête préalable de retrait de candidature. Il a été révélé la semaine dernière que, dans une lettre au Comité, Mordechai Vanunu avait demandé que sa candidature fût retirée. Le fait est suffisamment inhabituel en soi pour que Geir Lundestad reconnaisse le fait même qu’une candidature avait été reçue, et qui plus est, pour qu’il révèle la requête de Vanunu.
Mais pour Vanunu – un homme à qui le Nobel de la Paix devrait avoir été décerné voilà longtemps – la démarché était en pleine cohérence avec la dignité, l’intégrité et le caractère sans compromission de quelqu’un à qui le monde est grandement redevable.
Mordechai Vanunu a travaillé comme technicien sur le site nucléaire de Dimona ; dans le désert du Néguev, de 1976 à 1985. Dans une interview de 1986 au Sunday Times, il a révélé courageusement, pour la première fois, l’activité nucléaire clandestine de son pays. Une semaine avant la publication de l’interview, une ruse d’un agent du Mossad l’a amené de Londres à Rome, où il a été appréhendé et expédié vers Israël. Sous des procédures secrètes, Vanunu a été jugé pour trahison, prestement déclaré coupable et condamné à 18 ans d’emprisonnement. Il en a passé plus de onze en isolement.
Vanunu a été relâché de la prison Shikma d’Ashkelon en avril 2004, non contrit et non repentant. « Je suis fier et heureux d’avoir fait ce que j’ai fait », a-t-il déclaré. Quant à avoir enduré presque deux décennies d’incarcération ? « J’ai dit au Shabak [Shin Bet], au Mossad : ̎ Vous n’êtes pas parvenus à me briser, vous n’avez pas réussi à me rendre fou ̎ .
Les conditions de son élargissement lui interdisent de parler à des journalistes, des partisans ou des non-Israéliens de quelque sorte que ce soit. Ses déplacements sont limités à l’intérieur même du pays, avec interdiction complète d’en sortir.
En 2007, Vanunu fut pris en violation de ses engagements, en partie pour avoir tenté de voyager de Jérusalem à Bethléem, ce qui l’a ramené en prison pour trois mois de plus.
Le fait de sa conversion au christianisme et de son soutien aux droits des Palestiniens n’ont fait qu’aggraver le mépris dont l’accablent ses concitoyens, qui lui accolent le qualificatif de traître et délateur, alors qu’il a été comme une sirène qui a alerté le monde sur les bombes nucléaires clandestines d’Israël et sur l’introduction au Moyen-Orient d’armes de destruction massive.
Vanunu tient à rappeler que Shimon Peres (celui qui est invité par le maire de Paris à inaugurer "l’Esplanade bel Gourion" le 13 avril prochain, NDLR) censé inaugurer la : l’architecte du programme d’armes nucléaires d’Israël. En 1953, le premier ministre israélien David ben Gourion nomme le jeune Shimon Peres directeur général du ministère de la défense. C’est dans ces fonctions que Peres a contribué à établir en 1956 le Protocole de Sèvres (dans le contexte de l’attaque franco-britannico-israélienne contre Suez). Ces rencontres l’ont conduit à obtenir l’aide de la France dans la construction du centre de recherches nucléaires du Neguev. L’implication décisive de Peres dans le développement des capacités nucléaires d’Israël est exposée en détail dans Shimon Peres – The Biography de l’historien Michael Ben-Zohar. Le livre divulgue de nouvelles informations sur la manière dont Peres a servi d’architecte occulte de la puissance militaire israélienne, en acquérant secrètement des armes et en achetant à la France un réacteur atomique.
C’est cette prétendue « colombe » qui, en tant que ministre des affaires étrangères, avait été en 1994 le lauréat du Nobel de la Paix, en même temps que le premier ministre Yitzhak Rabin et que Yasser Arafat, président de l’autorité nationale palestinienne.
Shimon Peres fut aussi l’apologiste d’un massacre. Ce fut au cours de la campagne israélienne « Raisins de la colère » au Liban qu’a eu lieu en avril 1996 le massacre de Qana. Sur une base des Nations Unies proche du village de Qana, 800 civils libanais avaient trouvé refuge contre les combats. Avec le mépris le plus radical à la fois envers l’ONU et envers les civils qu’elle abritait, les Israéliens ont bombardé la base, tuant 106 innocents et en blessant plus d’une centaine.
Israël a d’abord prétendu avoir ciblé les positions du Hezbollah et non la base de l’ONU (dont il connaissait pourtant les coordonnées exactes). Il a ensuite déclaré que le site avait été frappé par inadvertance, par cause de « ciblage incorrect imputable à des données erronées » et d’utilisation de cartes périmées (les explications indéfiniment re-fabriquées qu’offrent les Israéliens sur une frappe délibérée d’un local des Nations Unies, et qui allaient se répèter en 2008-2009 pendant la guerre de Gaza).
C’est Peres, premier ministre d’alors, qui a finalement justifié l’attaque, en en faisant porter le blâme sur le Hezbollah par le prétexte usé, discrédité et rabâché du « bouclier humain » (un autre subterfuge exploité de nouveau par l’armée israélienne pour rationaliser le massacre de civils lors de la guerre de Gaza).
Une enquête subséquente des Nations Unies a conclu qu’il était invraisemblable que le bombardement du site de Qana ait été dû à de lourdes erreurs techniques ou procédurales. Une enquête conduite par Amnisty International a conclu que l’attaque était « intentionnelle et condamnable ». Le rapport établi par Human Rights Watch indiquait de même : « Nous avons déclaré qu’il s’agissait là d’un massacre intentionnel, perpétré au moyen de missiles et d’explosifs de haute efficacité ».
"Le Comité Nobel ne devrait pas seulement continuer à considérer Vanunu comme éligible, mais lui attribuer le prix, ne serait-ce que pour se réhabiliter lui-même, en tant que corps capable de reconnaître les actes, non les espérances. Les projecteurs de la honte seraient alors braqués sur Israël empêchant Vanunu de se rendre en Norvège comme lauréat – même si, probablement, il persisterait à décliner ce prix. S’il était permis à Vanunu de tenir une conférence de presse, l’occasion lui serait donnée de révéler au monde le rôle ignoble de Peres dans l’introduction d’armes nucléaires au Moyen-Orient, de rappeler le massacre de Qana commis sous son autorité, de parler des crimes de guerre perpétrés à Gaza et de la brutale occupation israélienne de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Il est temps que, de nouveau, résonne la sirène. "
Rannie AMIRI
*Rannie Amiri est un commentateur indépendant au Moyen-Orient. Il peut être contacté à l’adresse suivante : rbamiri@yahoo.com
(Traduit de l’anglais par Anne-Marie Perrin pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

Les simagrées de Mme Ashton et de l’UE

Publié le 13-03-2010

Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’UE, s’est dite "très préoccupée" par la progression de la colonisation israélienne et a réclamé des "négociations de paix immédiates", sans pour autant proposer la moindre sanction contre Israël, mais en sanctionnant le Hamas, qu’elle annonce ne pas vouloir rencontrer lors de son passage à Gaza la semaine prochaine !
On sait ce que valent les "exhortations à la paix" de l’Union Européenne. Elles ne trompent plus personne : des paroles verbales et rien que cela.
La paix ? Quelle paix ? Comme disait Shamaï Leibovitz, avaocat israélien et refuznik, "demander  la paix entre un occupant et un occupé, c’est comme demander la paix entre un violeur et sa victime, pendant l’acte". D’abord la fin de l’occupation, et ensuite la table des négociations.
Mme Ashton compte sur la bonne volonté de Benjamin Nétanyahou et a appelé le premier ministre israélien à "faire preuve de leadership" dans son pays en faisant progresser les efforts de paix.
La présidence espagnole de l’UE a également fait des déclarations cocasses : "Jusqu’à présent, il n’est pas trop tard, mais si nous attendons encore plus de deux ans il sera trop tard car il n’y aura plus d’objet à négocier, plus de territoire", du fait de la progression des colonies juives en Cisjordanie, a estimé le ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. Il sera à cette date "extrêmement difficile de fixer des frontières" entre l’Etat hébreu et un Etat palestinien, a-t-il estimé. De surcroît, "la direction palestinienne modérée ne serait pas capable de se maintenir en place en tant que partenaire" dans les négociations, a-t-il ajouté.
En clair, on peut cautionner le vol et les annexions israéliennes actuelles et à venir pendant les deux prochaines années, mais après on n’aura même plus de bantoustans à proposer !
"Mme Ashton doit se rendre jusqu’au 18 mars en Egypte, en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Israël, où elle est attendue le 17 mars, et dans les Territoires palestiniens. Elle doit notamment se rendre à Gaza, mais a prévenu samedi qu’elle n’avait pas l’intention de rencontrer des responsables du Hamas" indiquent les agences de presse.
Le Hamas aurait-il été moins démocratiquement élu que M. Netanyahou ? Il est vrai qu’il est moins performant dans l’assassinat de civils et qu’il a en plus le tort d’avoir proposé à plusieurs reprises une trêve de 10 ans, à condition qu’Israël se retire sur ses frontières internationalement reconnues.
Mais Mme Ashton, ne veut pas de cette paix là, qui s’appuierait sur le droit international. Elle veut une paix des faits accomplis, qui cautionne tous les vols et toutes les annexions israéliennes. Mais manque de chance pour elle, Israël a fait savoir qu’il n’avait aucune intention de mettre un terme à la colonisation et au nettoyage ethnique des Palestiniens.
CAPJPO-EuroPalestine

samedi 13 mars 2010

Le peuple d'Alexandrie par milliers dans la rue pour la Palestine‏

Egypte - 12-03-2010
Par Al Jazeera 
À l'appel des Frères Musulmans, des milliers de personnes ont manifesté aujourd'hui dans les rues d'Alexandrie leur soutien à la Palestine et leur protestation contre la judaïsation des lieux sacrés musulmans par les sionistes.



















Les manifestants ont appelé à couper les relations avec les sionistes et à chasser l'ambassadeur sioniste d'Egypte.
La police a chargé et attaqué les manifestants, des dizaines de personnes ont été interpelées et blessées.