mercredi 8 octobre 2014

Washington rejette sèchement les remarques de Netanyahu

La Maison Blanche a sèchement répondu lundi au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui avait jugé que les prises de position de l'administration Obama sur la colonisation à Jérusalem-Est étaient "contraires aux valeurs américaines".
"C'était étrange de sa part d'essayer de défendre les actes de son gouvernement en affirmant que notre réponse ne reflétait pas les valeurs américaines", a lancé Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain, lors de son point de presse quotidien. "Ce sont les valeurs américaines qui expliquent le soutien indéfectible de ce pays à Israël", a-t-il poursuivi.
Israël considère Jérusalem comme sa capitale "unifiée et indivisible". La communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent établir la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
"La politique américaine a toujours été claire et n'a pas changé depuis plusieurs administrations, à la fois démocrates et républicaines: nous sommes opposés à toute action unilatérale visant à préjuger des questions de statut final, en particulier le statut de Jérusalem", a souligné M. Earnest.
Lors d'une rencontre mercredi à la Maison Blanche, le président américain Barack Obama a fait part à M. Netanyahu de sa vive préoccupation après le feu vert donné à la construction de 2 610 nouveaux logements dans le quartier juif de Givat Hamatos à Jérusalem-Est. Mener à bien ces constructions "ne pourrait que susciter la condamnation de la communauté internationale" et "éloigner Israël même de ses plus proches alliés", avait souligné peu après le porte-parole de la Maison Blanche.
Dans une interview accordée à CBS et diffusée dimanche, le Premier ministre israélien s'était déclaré "déconcerté" par les réactions américaines. "Cela va à l'encontre des valeurs américaines et cela n'augure rien de bon pour la paix", avait-il déclaré.
La poursuite de la colonisation (la construction d'habitations civiles dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967) est considérée comme une entrave majeure aux efforts déployés depuis des décennies pour résoudre le conflit israélo-palestinien.