lundi 10 novembre 2014

« Personne ne nous fera taire »

Les manifestants prennent les rues de Kafr Kanna en Israël, pour protester contre le meurtre par la police d’un jeune palestinien de 22 ans.

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Les jeunes manifestants ont fait brûler des pneus et jeté des pierres, mais ils ont été repoussés par des forces de police lourdement armées - Photo : EPA
Un hélicoptère de la police fait des cercles au-dessus de la foule, et le vent amène une odeur nauséabonde après que les forces de police israéliennes aient déversé de l’eau putride (shunk water) sur des manifestants à l’entrée de ce village palestinien de Galilée au nord d’Israël.
Les jeunes ont incendié des pneus et jeté des pierres, mais ils ont été repoussés de plusieurs centaines de mètres par les policiers.
À un moment où les affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes d’occupation sont de plus fréquentes et violentes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, des manifestants se sont répandus dans les rues de Kafr Kanna ce samedi après-midi. Ils se sont affrontés à une escouade anti-émeute lourdement armée, alors qu’ils protestaient contre le meurtre par la police d’un jeune du village dans la premières heures de la même journée.
« Chaque fois qu’il ya des tensions à Jérusalem, cela s’étend vers le nord »,a déclaré à al-Jazeera Najwan Berekdar, âgé de 32 ans, un militant basé à Nazareth et qui manifestait à Kafr Kanna.
« Les forces israéliennes sont devenues de plus en plus violente contre les Palestiniens dans [l’Israël d’aujourd’hui] au cours des dernières années. Ils tiennent à nous faire comprendre que nous sommes avant tout des Palestiniens, en dépit de notre citoyenneté israélienne. »
Les policiers de la ville voisine de Nazareth auraient été appelés dans le village pour arrêter un homme soupçonné d’avoir lancé une grenade incapacitante au cours d’une dispute familiale. Kheir al-Dein Hamdan, âgé de 22 ans et un cousin de l’homme recherché, s’en est pris à la voiture de police, avec un couteau selon les affirmations de la police.
La police prétend qu’un coup de semonce a été tiré, mais des images d’une caméra de vidéosurveillance contredisent totalement cette affirmation. La caméra montre en effet les officiers sortant de la voiture de patrouille, et tirant à bout portant sur le jeune homme, à hauteur de la poitrine, sans aucun coup de semonce.

« S’il était dangereux, ils pouvaient [tirer] sur lui à la jambe ou au bras, puis l’appréhender », a déclaré Berekdar. « Les policiers étaient dans une voiture et [Hamdan] ne posait pas de menace pour eux. La question n’est pas qu’il ait été dangereux ... Ce dont il est question pour Israël, c’est de trouver de nouveaux moyens pour terroriser les Palestiniens dans ce pays, alors qu’ils sont déjà systématiquement marginalisés. »
On estime que 1,7 million de Palestiniens portent la nationalité israélienne et vivent dans les villes et villages à travers le pays. Selon centre juridique Adalah, un groupe de défense des droits de l’homme basé à Haïfa, les Palestiniens d’Israël [Palestine de 1948] font face à plus de 50 lois discriminatoires visant à museler leur expression politique et à limiter leur accès aux ressources publiques.
Plusieurs centaines de manifestants de Kafr Kanna, dont beaucoup sont liés au mouvement islamique, ont défilé à travers les rues étroites de la ville pour pleurer la mort de Hamdan.
Ils se sont confrontés avec les forces de police lourdement armées et ont crié des slogans. « Avec nos âmes et notre sang, nous te vengerons, ô martyr, » criaient-ils. « Comme une seule nation, nous allons combattre les sionistes », criaient d’autres manifestants.
Le Comité Arabe de Surveillance a appelé à une grève générale pour le dimanche et a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à limoger Yitzhak Aharonovitch, le ministre de la Sécurité publique.
Les dirigeants israéliens se sont engagés à répondre violemment aux manifestations. Netanyahou a déclaré qu’Israël « prendra des mesures contre les lanceurs de pierres, ceux qui bloquent les artères de circulation et ceux qui appellent à la création d’un État palestinien à la place de l’État d’Israël ».
Netanyahu a également menacé de « demander au ministre de l’Intérieur de considérer la suppression de la citoyenneté pour ceux qui appellent à la destruction de l’État d’Israël ».
Appel direct aux meurtres
De l’aile la plus extrémiste du gouvernement, le ministre de l’Economie Naftali Bennett, chef d’un mouvement de colons, a défendu la conduite de l’officier de police dans un message sur Facebook.
« Voilà ce que nous devrions attendre de la police, » écrit-il, qualifiant Hamdan de « terroriste arabe frénétique » et affirmant que les Israéliens devraient soutenir la police afin d’éviter que « les Israéliens soient tués avec des couteaux, des feux d’artifice, et écrasés par des voitures ».
Jamal Zahalka, dirigeant du parti politique Balad et député à la Knesset, a expliqué que « le meurtre de sang-froid » de Hamdan a agi comme un « catalyseur » de la colère suscitée par la situation à Jérusalem et les politiques discriminatoires à l’égard des Palestiniens en Israël.
« Il y a eu 48 citoyens palestiniens d’Israël assassinés par la police depuis le massacre d’octobre 2000, lorsque 13 manifestants non armés ont été abattus », a déclaré à Al Jazeera, ajoutant que les enquêtes officielles suite aux plaintes contre la police produisent rarement des résultats.
Un rapport d’Adalah daté de septembre 2014 conclut que le service interne de la police chargé des enquêtes (Mahash), présente toujours une « mauvaise qualité de travail, la création d’une culture d’impunité et un manque de responsabilité ».
Des 11 282 plaintes sur les mauvais comportements de la police déposées entre 2011 et 2013, selon Adalah, 93% ont finalement été « closes par Mahash, avec ou sans enquête » et seulement 2,7% ont abouti à l’inculpation des agents.
Le samedi soir, plus de 100 manifestants palestiniens se sont rassemblés dans une zone touristique de premier plan dans la rue Ben Gurion à Haïfa, une ville côtière en Israël, pour protester contre l’assassinat de Hamdan et en solidarité avec les Palestiniens de Jérusalem où les tensions ne font que monter. Le dimanche, de grandes manifestations ont été programmées à Haïfa, Tel-Aviv et Beer-Sheva, ainsi que sur les campus universitaires à travers le pays.
« Aujourd’hui, nous envoyons un message au gouvernement israélien que nous ne resterons pas silencieux », a déclaré Zahalka. « Ce fut un crime contre les Palestiniens, et nous répondons avec un jour de colère et de grève. Kheir Hamdan a été tué de sang-froid, et nous ne sommes pas prêt à accepter tranquillement la mort d’un des nôtres. »

9 novembre 2014 - al-Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/news/middl...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib

Gaza: l'Onu lance une enquête interne sur les attaques contre ses écoles

L'Onu a nommé lundi les membres d'une commission d'enquête interne chargée d'examiner les attaques menées contre des installations des Nations unies pendant l'offensive israélienne sur la bande de Gaza.
Cette commission formée d'experts indépendants sera dirigée par Patrick Cammaert (Pays-Bas) et comprendra Mme Maria Vicien-Milburn (Argentine), Mme Lee O'Brien (Etats-Unis), M. Pierre Lemelin (Canada) and M. K.C. Reddy (Inde), a précisé le porte-parole adjoint de l'Onu Farhan Haq.
Ils seront chargés "d'enquêter sur un certain nombre d'incidents ayant provoqué des morts et des blessés et des dégâts dans des locaux des Nations unies" à Gaza entre le 8 juillet et le 26 août derniers, a-t-il précisé.
La commission examinera aussi "des incidents au cours desquels des armes ont été découvertes dans des locaux de l'Onu", a ajouté le port-parole. Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon "souhaite que la commission bénéficie de la pleine coopération des parties concernées".
M. Ban avait annoncé la création de cette commission lors de sa visite en Cisjordanie et Gaza en octobre.
Au cours de l'offensive israélienne sur Gaza, trois écoles de l'Onu servant de refuge pour les déplacés palestiniens aient été touchées par des frappes israéliennes, qui avaient fait des dizaines de morts. Des roquettes du Hamas avaient par ailleurs été découvertes dans des locaux de l'Onu à Gaza.

Gaza: deux pêcheurs blessés par la marine d'Israël

Deux pêcheurs palestiniens ont été blessés à la suite de tirs de la marine israélienne au large de la bande de Gaza, a indiqué leur syndicat lundi.
Quatre autres Palestiniens initialement portés disparus ont réussi à rejoindre la côte à la nage, ont indiqué des témoins, affirmant qu'ils étaient tous en bonne santé.
Les deux pêcheurs blessés se trouvaient sur deux bateaux qui ont été coulés par des vedettes israéliennes au large des côtes de Rafah (sud de la bande de Gaza), a rapporté le syndicat. Les pertes pour les deux équipages représentent "environ 24 000 dollars", une somme considérable à Gaza, a dit le syndicat.
Les deux pêcheurs ont été sauvés par un troisième bateau de pêcheurs palestiniens et transportés à l'hôpital de Rafah.
Une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué quant à elle que la marine avait repéré dimanche soir un bateau palestinien en partance de la bande de Gaza pour l'Egypte.
"Ce même bateau est ensuite revenu lourdement chargé, ce qui a éveillé des soupçons de contrebande. Un bâtiment israélien a procédé à des tirs de sommation à la suite du refus du bateau palestinien de se laisser contrôler. Les soldats ont ensuite tiré en direction du bâtiment qu'ils ont touché", a dit la porte-parole sans plus de précisions.
Les 4 000 pêcheurs de Gaza sont soumis comme le reste du territoire au blocus qu'impose Israël au nom de sa sécurité. Aux termes d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens mettant fin à la guerre de juillet-août, les pêcheurs de Gaza sont autorisés à opérer dans une bande de six milles nautiques (11 km) le long des côtes. Les pêcheurs de Gaza se plaignent de fréquentes violations de l'accord de la part de l'armée israélienne.
La Méditerranée et le secteur de Rafah sont aussi une voie de contrebande, notamment après la destruction par l'armée égyptienne des tunnels reliant la bande de Gaza et l'Egypte.

Un soldat israélien poignardé à Tel-Aviv par un Palestinien

Un Palestinien a poignardé lundi un jeune soldat israélien à Tel-Aviv le blessant très grièvement avant d'être arrêté, a indiqué une porte-parole de la police.
Le jeune juif israélien, poignardé près de l'une des gares de Tel-Aviv, a été transporté dans un état critique à l'hôpital, ont indiqué les secours.
La porte-parole de la police a précisé que l'agresseur était originaire de la région de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée, et qu'il séjournait illégalement sur le territoire israélien.
Selon la police, le Palestinien s'est enfui après l'attaque. Il s'est réfugié dans un bâtiment au quatrième étage où les policiers l'ont arrêté.
Cette agression survient sur fond de tension aussi bien à Jérusalem-est qu'au sein de la communauté arabe israélienne.

Gaza : deux pêcheurs blessés par la marine d'Israël, 4 disparus

Deux pêcheurs palestiniens ont été blessés et quatre sont portés disparus à la suite de tirs de la marine israélienne au large de la bande de Gaza, ont indiqué lundi des responsables des services de sécurité du Hamas.
Les quatre Palestiniens portés disparus pourraient avoir été arrêtés par la marine israélienne, ont dit les mêmes sources.
L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir ouvert le feu sur un bateau soupçonné de contrebande. Elle ne s'est pas exprimée sur les quatre Palestiniens disparus selon le Hamas.
Les deux pêcheurs blessés se trouvaient sur deux bateaux qui ont été coulés par des vedettes israéliennes au large des côtes de Rafah (sud de la bande de Gaza), a rapporté la sécurité du Hamas, l'organisation islamiste qui domine le territoire coincé entre Israël et l'Egypte le long de la Méditerranée.
Ils ont été sauvés par un troisième bateau de pêcheurs palestiniens et transportés à l'hôpital de Rafah, ont dit les mêmes sources.
Une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué quant à elle que la marine avait repéré dimanche soir un bateau palestinien en partance de la bande de Gaza pour l'Egypte.
"Ce même bateau est ensuite revenu lourdement chargé, ce qui a éveillé des soupçons de contrebande. Un bâtiment israélien a procédé à des tirs de sommation à la suite du refus du bateau palestinien de se laisser contrôler. Les soldats ont ensuite tiré en direction du bâtiment qu'ils ont touché", a dit la porte-parole sans plus de précisions.
Les 4 000 pêcheurs de Gaza sont soumis comme le reste du territoire au blocus qu'impose Israël au nom de sa sécurité. Aux termes d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens mettant fin à la guerre de juillet-août, les pêcheurs de Gaza sont autorisés à opérer dans une bande de six milles nautiques (11 km) le long des côtes. Les pêcheurs de Gaza se plaignent de fréquentes violations de l'accord de la part de l'armée israélienne.
La Méditerranée et le secteur de Rafah sont aussi une voie de contrebande, notamment après la destruction par l'armée égyptienne des tunnels reliant la bande de Gaza et l'Egypte.

L'Autorité palestinienne arrête deux dirigeants syndicaux

Le chef du syndicat de la fonction publique et son adjoint ont été arrêtés par la police palestinienne à Ramallah, a rapporté dimanche une ONG palestinienne qui a dénoncé une "détention injustifiée".
Dans un communiqué, l'Instance indépendante pour les droits de l'Homme basée à Ramallah "s'inquiète de la détention par la police palestinienne depuis jeudi de Bassam Zakarneh, chef du syndicat de la fonction publique et de son adjoint Moïn Ansawi".
Les deux dirigeants syndicaux sont poursuivis pour "appartenance à une association illégale", a dit l'ONG palestinienne, ajoutant que le parquet palestinien avait ordonné dimanche de prolonger pour 48 heures leur détention.
Le syndicat de la fonction publique a été créé en 2007 mais un comité juridique au sein de la présidence a jugé en mai qu'un tel syndicat était "illégal". La présidence palestinienne a de nouveau proclamé vendredi hors-la-loi ce syndicat qui avait appelé à plusieurs reprises à des mouvements de grève entrant en conflit avec l'Autorité du président Mahmoud Abbas.
Dans son communiqué, l'ONG palestinienne dénonce comme "injustifiée" la détention des deux syndicalistes" qui "n'ont fait selon elle qu'exercer un droit reconnu par la loi".

Après la blessure de colons, de violents affrontements éclatent à Sanjal

Dimanche soir de violents affrontements ont éclatés entre des dizaines de jeunes et les forces de l’occupation dans la ville de Sanjal, au nord de Ramallah, au centre de la Cisjordanie occupée après que deux colons aient été blessés.
L’adjoint du maire de la ville de Sanjal, Ibrahim Alwane, a déclaré dans un communiqué de presse que « de grandes forces ont lancé un assaut contre la ville et ont lancé des dizaines de bombes à gaz faisant de nombreux cas d’étouffements.
Des dizaines de jeunes ont contré cette attaque et ont lancé des pierres contre ces forces »
Il a signalé que l’assaut est intervenu après que deux colons de la colonie Shilo ont été blessés sur la route reliant Naplouse à Ramallah, après que leur voiture ait été la cible de jets de pierres. Des ambulances ont été vu sur les lieux »
La ville de Sanjal est victime d’actes de vandalisme de la part de colons. Ils arrachent les plantes, brulent des maisons et vandalisent les champs agricoles.
Les habitants de la ville souffrent également du déploiement quotidien des forces de l’occupation et des patrouilles militaires à cause de la présence d’un site militaire sur une colline au nord de la ville.

De violents heurts à Jérusalem et dans l’intérieur des térritoires occupés en 48

Ce soir, de violents affrontements entre les forces de l’occupation sionistes et de jeunes jérusalémite ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la ville de Jérusalem occupée et des villes de l’intérieur occupé en 1948.
Des sources jérusalémites ont déclaré que de nombreux jeunes ont lancé des cocktails Molotov contre les forces de l’occupation dans le quartier Attour qui ont tenté de les disperser par la force. Aucun blessé n’a été signalé.
D’un autre côté, plusieurs affrontements ont eu lieu à Mouthalath, dans les villes d’Attayba et Attira et à Galilée, dans le quartier Kafar Kana et Shafar Omar entre les forces de police sionistes et des dizaines de jeunes palestiniens qui manifestaient contre le meurtre commis par la police sioniste contre le jeune Khayr Adine Hamdan.
La police a fermé le pont d’Attayba et ont renforcé leur force dans toute la région de Galilée et ont décrété l’état d’alerte au niveau C de peur que les manifestations augmente leur révolte anti-sioniste.

Les colons de la périphérie de Gaza manifestent contre Yaalon de peur d’une nouvelle guerre

Des dizaines de sionistes qui habitent les colonies de la périphérie de Gaza ont manifesté ce dimanche (9/11) contre la visite des colonies de l’enveloppe de Gaza par le ministre de la guerre Moshe Yaalon pendant que celui-ci prononçait un discours lors d’un festival qui avait lieu dans la ville.
Les colons ont critiqué le fait que le gouvernement ne fait aucune tentative pour arriver à un accord avec Gaza, ni aucun pas qui assurera la stabilité du cessez le feu, ce qui laisse la porte ouverte à une nouvelle guerre.
Les colons se sont plaints de la situation de peur qu’ils vivent depuis quelques jours. Ils ont aussi manifesté contre la visite de Yaalon, car il avait refusé de visiter la zone lors de la guerre.
A son tour, Yaalon s’est excusé auprès des habitants de la périphérie de Gaza pour sa position lors de la guerre. Il avait déclaré qu’il avait l’intention de visiter quelques Kibboutz, mais qu’il était contraint de retourner rapidement à Jérusalem.
Yaaloun a annulé une visite qu’il devait faire à Nahal Aoz lors de la guerre, car il avait été prévenu d’une éventuelle attaque menée par la résistance palestinienne. Plus tard, il déclarait que les hommes armés de Gaza étaient au courant de la visite.

La Jordanie confirme son attachement au traité de paix avec "Israël"

Le gouvernement jordanien a insisté sur son attachement au traité de paix signé avec "Israël", confirmant que son ambassadeur à Tel-Aviv va retourner après la fin des raisons de sa convocation relative aux violations à Jérusalem.
Le Premier ministre jordanien, Abdullah Nasour, a déclaré dans une conférence que la Jordanie a convoqué son ambassadeur à Tel-Aviv et non pas de lui retirer, considérant que la décision de convocation a été prise en son temps, et déclarant que ces mesures étaient prises au temps spécifique et il n'est pas raisonnable de les prendre toujours pour éviter de perdre leurs sens.
Nasour a considéré que la décision d'Amman de convoquer l'ambassadeur avait un grand impact politique, soulignant à cet égard au coup téléphonique du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avec le roi Jordanien, Abdullah II, et sa confirmation qu'Israël s'engage de respecter la souveraineté hachémite sur les lieux saints islamiques et de ne pas changer le statu quo dans la mosquée bénie d'el-Aqsa.
Il a insisté sur l'attachement de la Jordanie au traité de paix avec Israël, mais il a considéré que le respect de ce traité est du devoir de deux parties et non d'un seul côté.
En réponse aux appels populaires d'annuler le traité, Nasour a considéré que de prendre telle mesure aura des résultats politiques, militaires et de sécurité, en disant que celui qui veut d'annuler le traité doit posséder l'alternative, parce que le traité oblige Israël des comportements dans le cadre du droit international.
Il a déclaré que l'annulation du traité dans cette circonstance vécue par la nation est impossible, parce qu'elle a besoin des préparations, sinon la Jordanie sera en danger. Il a confirmé que l'annulation n'est pas proposée actuellement et que les mesures d'escalade prises par la Jordanie sont bonnes et suffisantes.
Le Premier ministre jordanien a critiqué les attaques israéliennes dans la ville occupée de Jérusalem et la mosquée bénie d'el-Aqsa et la Cisjordanie occupée, en s'interrogeant: "Est-ce que el-Aqsa est devenue dans le cadre du jeu électoral interne en Israël".
Il a considéré que ce qui s'est passé à Jérusalem n'est pas des erreurs administratives et les violations des extrémistes membres à la Knesset prouvent qu'il est un plan gouvernemental et des intentions claires pour changer les vérités en ce qui concerne les lieux saints, notamment la mosquée bénie d'el-Aqsa.

Les pêcheurs gazaouis ciblés par les forces occupantes

Les vedettes militaires de l'occupant israélien ont ouvert le feu de leurs armes mitrailleuses intensivement, le lundi à l'aube 10/11, vers les barques des pêcheurs palestiniens, au large des côtes du sud de la Bande de Gaza.
Des sources locales ont déclaré que les canonnières militaires israéliennes ont lancé les tirs de leurs mitrailleuses et leurs obus vers les barques des pêcheurs palestiniens, au large des côtes de la ville de Rafah et khan Younis, aui sud de la Bande de Gaza.
Elles ont souligné que le feu a été mis dans l'une des barques dans la mer au large de la ville de Rafah, en raison des tirs intensifs, tandis que les sources médicales n'ont pas souligné à des victimes dans les rangs des pêcheurs.
Dans le même temps, les nouvelles venant du sud de la Bande de Gaza soulignent que les avions de guerre israéliens survolent intensivement les cieux de la ville de Rafah.
L'armée israélienne a annoncé qu'un bateau militaire appartenant à la marine a ouvert le feu, hier soir dimanche 9/11, sur une barque de pêche revenant à Gaza des plages égyptiennes.
Le porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que le bateau militaire israélien a surveillé la sortie de la barque de la Bande de Gaza apportant des équipements et l'a accompagnée et lorsqu'elle a retourné à la Bande de Gaza, le bateau a appelé à son capitaine d'arrêter, ouvert le feu sur la barque après avoir refusé l'ordre.

Naplouse: l'occupation envahit plusieurs villages

Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut, la nuit dernière, le village de Beit Fourik, à l'est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée au milieu du survol intensif d'un hélicoptère dans les cieux du village.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que les soldats israéliens se sont déployés sur le sommet du Mont de Qaada près de la colonie "Atemar" sans savoir les motifs de ce déploiement.
Dans le même contexte, les forces armées occupantes ont envahi le village d'Akroba au sud de la ville et ont effectué des processus de ratissage et de photographie dans les rues et les quartiers.
D'autre part, les dizaines de colons juifs ont envahi la nuit dernière la rue principale du village de Hawara, au sud de Naplouse.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que plusieurs autobus des colons ont pris d'assaut le centre du village au milieu d'une protection des soldats israéliens qui ont commencé à déranger les villageois par les cornes de leurs véhicules.

Jérusalem: prolongation de l'arrestation de 12 adolescents

Le tribunal israélien de district a prolongé hier dimanche 9/11, l'arrestation de 12 jeunes hommes jérusalémites jusqu'à aujourd'hui et demain, tandis que le jeune Hamza Gawlani a été libéré sans présentation au tribunal.
L'avocat du club du captif, Moufaid el-Haj, a déclaré que le tribunal de district a prolongé l'arrestation de 12 adolescents, y compris 3 mineurs, jusqu'à aujourd'hui et demain et a libéré un autre en condition de payer une amende de 500 Shekels et de signer sur la caution d'un troisième côté par 5 000 Shekels.
Les jeunes hommes qui ont été arrêtés, hier à l'aube et la nuit précédente, après l'invasion de leurs maisons sont 13 jeunes hommes et mineurs, tous ils ont été accusés tous de la participation aux affrontements et le jet de pierres et de cocktails Molotov et d'avoir lancé des pierres sur le tramway à Chuafat et d'attaquer un policier et entraver le travail d'un autre", a-t-il ainsi ajouté.

L’occupation ouvre le feu vers les terres agricoles dans le centre de la bande de Gaza

Les forces d'occupation sionistes ont ouvert le feu ce matin vers les terres agricoles dans le centre de la bande de Gaza.
Selon des témoins, les forces de l'armée sioniste stationnées à la frontière ont ouvert le feu aujourd’hui en direction des terres agricoles au sud-est du camp de réfugiés de Bureij au centre de la bande de Gaza sans faire de victimes, selon des sources médicales.
Les témoins ont dit que les mécanismes ont tiré trois obus d'artillerie vers les terres.
Les partis palestiniens et sionistes avaient conclu le 26 Août dernier une trêve à long terme, sous les auspices égyptiens, mettant fin à l’attaque sioniste contre Gaza qui a duré 51 jours et qui a causé la mort de plus de deux milles Palestiniens et la blessure de plus de 10 milles autres, en plus de la destruction de milliers de maisons.

Bethléem: L'occupation avise un citoyen et son fils de démolir leurs maisons

Les forces armées de l'occupant israélien ont avisé, le dimanche soir 9/11, un citoyen palestinien et son fils dans le village de Khoudr, au sud de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie de démolir leurs maisons.
Le citoyen Sami Mahmoud Shouli a déclaré que des importantes forces de l'armée de l'occupant israélien, accompagnées par le personnel de l'administration civile, ont pris d'assaut la zone d'Aqabat Hassna, au nord-ouest du village et ont remis à son père (63 ans), un avis de démolir sa maison construite sur 250 mètres carrés, sous prétexte de la construction sans permis, notons qu'elle est habitée par 9 personnes.
Shouli a ajouté que les forces armées occupantes ont livré à son frère Samih (30 ans) un ordre de démolir sa maison construite sur la superficie de 250mètres carrés pour la même raison, notant que les soldats israéliens l'ont photographiée et ont donné le délai d'une semaine pour l'opposition.

Des juives ultra-orthodoxes dansent et chantent à al-Aqsa

Selon des sources au département des legs pieux islamiques à Jérusalem, un groupe de femmes juives ultra-orthodoxes ont pris d’assaut la Mosquée al-Aqsa et ses esplanades lundi matin, pour y danser, chanter et parler avec des termes étranges.
Ce groupe accompagné également d’hommes est entré dans al-Aqsa par la Porte des Maghrébins, sous protection renforcée des soldats d’occupation.
Le département des Awqaf a expliqué que l’un des femmes extrémistes s’est mise à accomplir des actes bizarres, à danser et prononcer des bruits étranges. Elle a également provoqué les gardiens de la Mosquée qui à leur tour ont essayé d’expulser ce groupe en dehors de la mosquée.
Le Département des Legs pieux a condamné le fait que la police israélienne protège l’assaut de ces juifs ultra-orthodoxes dans les esplanades d’al-Aqsa, alors que dans le même temps, elle impose des mesures renforcées sur les fidèles musulmans.
Les juifs extrémistes prennent d’assaut la mosquée d’al-Aqsa de manière quasi-quotidienne, et comprennent des hommes et des femmes, sans aucune considération du caractère sacré de la mosquée. Et ce, tandis que les forces d’occupation restreignent l’entrée des fidèles musulmans, et interdit l’accès aux moins de 50 ans, en procédant à des fouilles et vérification des cartes d’identité.

Israël veut confisquer des terres au nord d’Hébron

Des sources locales dans le camp d’Aroub (nord d’Hébron, sud Cisjordanie) ont indiqué lundi que les soldats d’occupation ont collé des notifications concernant le plan de confiscation de terres appartement à des familles palestiniennes.
Ces affiches font état de la volonté de l’occupation d’exécuter un nouveau projet colonialiste dans cette zone, en hébreu et arabe.
Selon les informations données, l’occupation affirme vouloir se saisir des terres de la zone de Jabal Abou Sawda, Furaydis, et Jabal Aroub.
Les sources ont ajouté que les autorités israéliennes prétendent que cette mesure de confiscation dans cette région est justifiée par des « raison sécuritaires spéciales », motif utilisé dans toute la Cisjordanie occupée afin de prendre le contrôle des terres à des fins colonialistes.

Un soldat israélien poignardé à Tel-Aviv

Un soldat israélien a été grièvement blessé ce lundi, après avoir été poignardé par un jeune dans la garde centrale de Tel-Aviv. L’agresseur n’a pu être appréhendé par la police.
Le site électronique du journal hébreu Yediot Aharonot a indiqué que le soldat a été touché grièvement, et que le jeune qui l’a poignardé a pris la fuite, sans que son identité ne soit connue.
De son côté, la police d’occupation a bouclé la zone, et s’est lancée dans des opérations de ratissage à la recherche de l’auteur de l’agression, sans résultats.
Aucun détail n’a été révélé concernant la nationalité de l’agresseur, à savoir s’il est palestinien, et si c’est acte de revanche au meurtre d’un jeune palestinien par la police israélienne dans la localité de Kafr Kana, la semaine dernière.
Les territoires occupés témoignent depuis la semaine dernière d’un climat d’extrême tension et d’affrontements après l’assassinat de Kafr Kana de sang-froid et à bout portant, sans aucune raison.
Des israéliens ont exprimé ces derniers jours leurs craintes que la colère palestinienne augmente jusqu’à se atteindre les villes occupées en 48, après les attentats à la voiture à Jérusalem commis par des jérusalémites contre des soldats d’occupation et des colons.

L'occupation ordonne d'arrêter un bébé de deux ans

Un citoyen palestiniens de la ville occupée de Jérusalem a déclaré que les troupes de l'occupant israélien ont pris d'assaut lundi la maison de sa famille pour arrêter son neveu Hamza Zeddani qui est âgé de deux ans seulement.
Bassam Zeddani de Jérusalem a ajouté que les soldats israéliens ont prétendu qu'ils ont envahi la maison sur un mandat d'arrêt pour Hamza Zeddani, et quand il s'est avéré qu'il n'est qu'un petit enfant, ils ont arrêté son oncle Mohamed Zeddani.
En commentaire, le président du Club du captif, Fares Qadoura, a déclaré que les services de sécurité en Israël souffrent de la cécité et de la paranoïa dans la ville de Jérusalem, au point d'en arriver à ce qui s'est passé lundi en émettant un mandat d'arrêt contre un bébé.
 Il a mis en garde contre la poursuite de ces mesures qui confirment la férocité de l'occupant qui ne fait aucune distinction entre les enfants et les autres.

dimanche 9 novembre 2014

Knesset: Le cabinet israélien discute l'expulsion de la députée Zoabi

Le Comité ministériel pour les affaires de la législation de la Knesset a discuté, le dimanche 9/11, un projet de loi intitulé "Hanin Zoabi" qui stipule sur l'expulsion du membre de la Knesset qui appelle à la lutte contre Israël et vise principalement à annuler l'affiliation de la députée arabe à la Knesset, Hanin Zoabi du parti de l'Alliance nationale démocratique.
Le journal hébreu "Maariv" a souligné sur son site Web que le projet de cette loi présenté par le bloc "Israël Bitouna" à la Knesset qui a considéré que les déclarations de hanin Zoabi, il y a plusieurs jours, à la mosquée bénie d'el-Aqsa s'inscrivent dans le cadre d'une longue liste de déclarations de Zoabi contre Israël et que ces déclarations ont violé les limites de la liberté d'expression.
Cette loi permet à la Knesset d'annuler l'affiliation de l'un de ses membres en raison de son soutien à la lutte armée d'un Etat ennemi ou une organisation terroriste contre Israël, selon les allégations des Sionistes.
En cas de l'approbation de cette loi, les membres de la Knesset auront le droit de voter sur l'annulation du rattachement de l'un d'entre eux sur la base de la recommandation du comité de la Knesset et le point de vue du conseiller juridique du gouvernement israélien, selon le texte du projet de la loi.

Israël-Palestine: y a-t-il une vie après le mur?

Les Israéliens la surnomment «la barrière de sécurité». Les Palestiniens l'ont plutôt baptisée «le mur de la honte» ou «le mur de l'apartheid». Mais qu'importe le nom donné à l'imposante structure surgie entre Israël et la Cisjordanie. Sa construction marque le triomphe du grand sentiment partagé par les deux peuples : la peur.
Le mur est né du vent de folie qui souffle sur Israël et sur les territoires palestiniens occupés, au tournant des années 2000.
Du côté palestinien, la population vit dans la terreur des raids de l'armée israélienne. Le comble de l'absurde est atteint dans la ville d'Hébron, en Cisjordanie. Des dizaines de milliers de Palestiniens doivent y observer un couvre-feu quasi perpétuel. Parfois, il leur est interdit de sortir de chez eux, durant plusieurs jours consécutifs. Tout cela pour assurer la sécurité de quelques centaines de colons, installés sur le tombeau (présumé) d'Abraham.
La peur est aussi omniprésente chez les Israéliens, terrorisés par les attaques suicide. À Jérusalem, les kamikazes palestiniens ont un faible pour le tracé de l'autobus no 18, qui serpente l'ouest de la ville. Après une série d'attentats sanglants, le parcours a été rebaptisé le «sentier des bombes». Plusieurs jours après un attentat, on voit encore des rabbins chercher des petits morceaux de chair humaine dans les interstices des murs et du trottoir.
Au début de 2002, la ville semble au bord de la crise de nerfs. Sur la grande rue Ben Yehuda, au coeur d'un quartier piétonnier, les commerçants sont aux abois. La peur des attentats fait péricliter le commerce. Une immense banderole a été déployée pour détourner les mots d'une célèbre chanson pacifiste de John Lennon : «All we are saying, is give war a chance».
Charmante ambiance.
Ligne très élastique
Plus tard, les historiens diront que la construction du mur a débuté durant l'été 2003. Sans trop faire de vagues. Au début, la «barrière» est même présentée comme un ouvrage purement défensif, pour empêcher les attentats suicides. Qui aurait osé désapprouver un objectif aussi raisonnable? Disons, à part de parfaits sans coeur?
Très vite, les observateurs constatent pourtant qu'une grande partie du tracé se trouve en territoire palestinien. Au nom de la «sécurité nationale», le mur englobe de nombreuses colonies juives bâties en Cisjordanie. Quitte à faire une boucle de 25 kilomètres. L'objectif principal consiste soudain à rendre Israël plus «défendable».
À la fin, le mur «confisque» 9,4 % de la Cisjordanie.
Pour le construire, l'armée israélienne détruit des maisons. Elle rase des champs d'oliviers. Elle coupe en deux des terres agricoles. Quelques agriculteurs malchanceux doivent même obtenir un permis pour se rendre sur leur champ, de l'autre côté.
Dans son ouvrage The Iron Wall (Norton, 2014), le célèbre historien Avi Shlaim avance que le mur a chamboulé la vie d'au moins 200 000 Palestiniens. Il résume : «Les Israéliens se justifiaient en disant que les bonnes clôtures font les bons voisins. Les Arabes leur répondaient que les bonnes clôtures font les bons voisins, à condition que les clôtures soient érigées sur votre terrain, et non pas sur celui du voisin.»
Barrière hideuse
Même chez les alliés inconditionnels d'Israël, le mur est accueilli avec consternation. Dans ses mémoires, publiées en 2011, l'ancienne secrétaire d'État de George W. Bush, Condoleezza Rice, revient sur le sujet. «Même si l'objectif officiel était d'empêcher l'infiltration de terroristes en Israël, nous savions que la construction du mur (appelé «barrière» par les Israéliens) serait interprétée comme une tentative de préserver le statu quo et de fixer à l'avance les frontières d'un éventuel état palestinien, écrit-elle. Le symbole est dévastateur. Une barrière hideuse, érigée entre deux peuples qui auraient dû trouver un moyen de faire la paix.»
Dès le mois d'avril 2004, la Cour internationale de justice demande à Israël le démantèlement de la barrière et le versement d'une compensation aux individus dont les propriétés ont été détruites. Peine perdue. La construction se poursuit. En 10 ans, elle va s'étendre sur 400 kilomètres. En attendant les 700 kilomètres promis. Un peu plus que la distance entre Québec et Boston.
Une échelle de 51 pieds
Avec le recul, les partisans du mur font valoir que les attentats ont considérablement diminué. Mais ils oublient que le nombre d'attaques avait commencé à chuter avant même le début de la construction. À certains endroits, le mur n'est d'ailleurs qu'une double barrière, surmontée de détecteurs électriques. Des milliers de Palestiniens continuent à le franchir chaque jour, souvent pour travailler illégalement en Israël.
Vrai qu'il n'existe pas de barrière totalement infranchissable. L'ancienne secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, avait même pris l'habitude de répéter : «montrez-moi un mur de 50 pieds, et je vous trouverai une échelle de 51 pieds.»
Il n'empêche. Dans sa version de béton, le mur bâti par Israël est spectaculaire. Intimidant. Au point où il est devenu symbole de notre époque, comme le défunt mur de Berlin, il y a une génération. De nombreux artistes y signent des oeuvres. Tout cela au milieu d'un fouillis de messages personnels, de publicités et de slogans politiques.
En mai, le pape a soulevé la controverse en se recueillant au pied du mur, près de Bethléem. Juste au-dessus de lui, on lisait un graffiti provocateur qui comparait le drame des Palestiniens et celui des juifs exterminés dans le ghetto de Varsovie, durant la Deuxième Guerre mondiale.
Dans les circonstances, il faut pourtant constater que le pape l'a échappé belle. Un pas de plus, et il se recueillait au-dessous d'une annonce érotique. Quelques mètres de plus, et il priait au-dessous d'une longue recette de... falafel.
Même quand vous êtes pape, la seule chose qui soit certaine, à la frontière entre Israël et la Cisjordanie, c'est que vous allez frapper un mur...

400 kilomètres = Portion du mur complétée, en janvier 2014

85 % = Proportion du tracé qui se situe à l'intérieur des territoires occupés

2 milliards $ = Coût de la construction [janvier 2014]

Israël: pétition de soutien au Danemark pour reconnaître la "Palestine"

Informé de la décision de voter une motion au parlement danois pour reconnaître l'Etat palestinien, un groupe de professeurs, intellectuels, ambassadeurs israéliens ont signé une pétition dimanche pour soutenir le mouvement.
"Le Danemark a été un des premiers Etats à reconnaître l'Etat d'Israël et un des premiers à établir des relations diplomatiques. L'action du peuple danois pour protéger les vies juives pendant la guerre sont aussi connues et respectées", a déclaré le groupe dans un communqué dimanche, soutenant la reconnaissance de la "Palestine".
"Nous, citoyens d'Israël qui souhaitons vivre dans un pays sûr et prospère sommes préoccupés par l'impasse politique continue et par l'occupation et les activités de colonisation qui mènent à de nouvelles confrontations avec les Palestiniens et torpillent les chances d'un compromis.
Il est clair que les perspectives de la sécurité et de l'existence d'Israël dépendent de l'existence d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël. Israël doit reconnaître l'Etat de Palestine et la Palestine doit reconnaître l'Etat d'Israël, sur la base des frontières du 4 juin 1967.
Votre initiative pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine fera progresser les perspectives de paix et encouragera les Israéliens et les Palestiniens à mettre fin à leur conflit ", stipule la pétition, qui recherche d'autres signataires.
Plus de 650 personnes, écrivains, artistes, penseurs, commandants de l'armée, juristes, députés, mais aussi l'ex-ambassadeur Elie Barnavi, le prix Nobel d'économie Daniel Kahaneman, du prix Israël Zeev Sternhell, David Harel, Danny Karavan; ou encore l'ancien chef du parlement et de l'Agence juive Avraham Burg, ont tous co-signé la pétition, afin de "rassembler les sentiments de nombreux israéliens".
La même lettre devrait être envoyée à l'Irlande, ainsi qu'au Sénat français, afin d'appeler à une reconnaissance de la Palestine, après que l'Espagne a également reçu la semaine dernière le communiqué.

Peter Gabriel et S. Copeland, l'ancien batteur du groupe Police s'engagent pour Gaza

Après Roger Waters du groupe Pink Floyd militant pro-palestinien de longue date, deux autres grandes stars du rock mondial viennent rejoindre le mouvement de solidarité avec Gaza. 
Peter Gabriel, membre fondateur notamment du groupe Genesis, auteur de tubes mondiaux, et Stewart Copeland, ancien batteur du groupe mythique Police, ainsi que d'autres grandes stars du rock ont participé à la création d' un album de musique intitulé "2 Unite All" dont les bénéfices iront à Gaza. Stewart Copeland a précisé que leur démarche est avant tout humanitaire et vise à répondre à la détresse de la population de Gaza. 
Sur le site "2 Unite All" Peter Gabriel, quant à lui a clairement affirmé sa solidarité avec la souffrance du peuple palestinien, en condamnant avec la plus grande force la politique coloniale d'Israël. Il a appelé à la création de deux Etats basés sur les frontières de 1967, en ajoutant "qu'il y a clairement un mouvement grandissant dans le monde entier prêts à prendre la parole, y compris le Parlement de mon propre pays. Je suis heureux d'être l'une de ces voix qui interpelle maintenant le gouvernement israélien: «Où est cette solution à deux état que vous avez prétendu soutenir ?» Et plus simplement, en disant: ''Assez!"
Cet album augure- t-il le début d'une mobilisation encore plus importante d'autres artistes contre l'Apartheid israélien à l'instar de la mobilisation qui a eu lieu durant les années 80 contre l'apartheid en Afrique du Sud? Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais force est de constater que la mobilisation internationale des sociétés civiles tant redoutée par Israël, notamment à travers l'arme du boycott, progresse de jour en jour. 
Couverture de l'album

Les artistes participant à cet album pour Gaza
Peter Gabriel 
Stewart Copeland and Serj Tankian, with Omar Fadel 
Rick Allen of Def Leppard, with songwriter Lauren Monroe
Pearl Thompson, with Finbar O'Hanlon
Sasha Cooke (Grammy® Winner, Opera)
Gary Nicholson (Grammy® Winner, Country)
Joanne Shenandoah, with Leah and Diane (Grammy® Winner, Native American)
Richard Gannaway, Jay Oliver & Miriam Stockley of AOMusic
David Arkenstone and Charlee Brooks
Rickie Byars Beckwith
Christoph Bull
Beth Nielsen Chapman
Sussan Deyhim and Richard Horowitz
The GuruGanesha Band
Lili Haydn
Fritz Heede
Ricky Kej and Wouter Kellerman
Fox Lima of the Enigma MMX Social Media Song
Ray Lynch 
Maetar with Itai and Hagai Disraeli
Gary Malkin with Thich Nhat Hanh and Phap Niem 
Hani Naser Band
Elijah Ray and the Band of Light
Riddle the Sphinx with Christiane Cargill Kinney, Burgundy Morgan and Christo Pellani 
SEAY 
Kenji Williams of Bella Gaia

Peter Gabriel - Biko

Police- Every Breath You Take

Mur de Berlin : les Palestiniens se rappelent au bon souvenir du monde !

Alors que les commémorations des 25 ans de la chute du mur de Berlin vont bon train en ce 9 novembre 2014, de jeunes Palestiniens ont creusé une brèche dans le mur d’annexion et d’apartheid israélien pour rappeler au monde son hypocrisie.
Photo : ABBAS MOMANI - BELGAIMAGE

Un trou au niveau du le village de Bir Nabala, en Cisjordanie occupée, ce 8 novembre dans ce mur condamné en juillet 2004 par la Cour de Justice Internationale de La Haye, qui a demandé son démantèlement... qu’on attend toujours !
Un mur qui annexe une grande partie des terres palestiniennes, qui ne se trouve absolument pas sur le tracé de la Ligne Verte, pas plus qu’il ne « sépare » les Israéliens de Palestiniens, puisque des centaines de milliers de colons et de soldats israéliens sont installés du côté israélien du mur !
Un grand mensonge, une honte, ces 700 km de mur, hauts de 8 mètres et bardés de miradors et barbelés.
L’Assemblée générale des Nations unies avait adopté dès 2003, une résolution condamnant la construction de ce mur empiétant sur le territoire palestinien occupé.
Mais rien ne se passe. Où sont les sanctions de ces fameuses nations « unies » dans la collaboration à l’occupant israélien ?

BOYCOTT ISRAÊL !

Disparu depuis 10 ans, Arafat continue à diviser les Israéliens

Pour de nombreux Israéliens, Yasser Arafat, coiffé de son éternel keffieh à damier noir et blanc, reste l'incarnation du "terroriste". Une minorité d'entre eux salue quand même celui qui a osé conclure les premiers accords avec l'entité sioniste. 
Pendant des décennies, tout contact avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dirigée par Yasser Arafat était passible de prison en "Israël". 
Ce n'est qu'en 1993 lorsque, à la surprise générale, a été annoncée la conclusion des accords sur l'autonomie palestinienne négociés en secret à Oslo, qu'il s'est mué en un interlocuteur légitime. 
Le déclenchement de la deuxième Intifada en 2000 l'a de nouveau fait apparaître aux yeux des Israéliens comme un ennemi décidément irréductible. 
"Une grande majorité d'Israéliens pense qu'Arafat est le grand responsable des violences et qu'il a sapé toute confiance qu'ils pouvaient avoir dans le désir de paix des Palestiniens", constate Anat Kurz, de l'Institut des études pour la sécurité nationale de Tel-Aviv. 
Pour Uzi Dayan, général de réserve et ancien conseiller à la sécurité nationale à l'époque d'Arafat, le leader palestinien était un "terroriste" et un "escroc" qui n'a "en fait jamais été prêt à conclure un accord qui mettrait un point final au conflit" israélo-palestinien qui dure depuis 66 ans maintenant. 
Cette vision n'est pas unanimement partagée. "Contrairement à beaucoup d'Israéliens, je considère Arafat comme un grand leader, un véritable révolutionnaire qui est parvenu à rendre incontournable la question palestinienne sur la scène moyen-orientale et mondiale", affirme Anat Kurz. "Il n'a aucun successeur crédible, capable de faire la paix, mais c'est aussi le cas du côté israélien", poursuit cette universitaire. 
'Il n'a pas compris le danger du Hamas' 
Uri Savir, co-fondateur du centre Shimon Peres, l'ancien président israélien co-lauréat du prix Nobel de la paix avec Arafat et ancien négociateur en chef des accords de 1993, a rencontré Arafat à de multiples reprises. 
"Je suis un des rares Israéliens qui n'aient pas une image négative d'Arafat, ce qui ne me rend pas très populaire, mais peu m'importe", dit-il. 
"Arafat est une icône de la révolution, il n'avait aucun tabou", affirme Uri Savir. Il lui reconnaît d'avoir "très bien su s'entourer". Mais il a aussi commis des erreurs, dit-il. "Il était meilleur comme leader et négociateur que comme bâtisseur d'Etat et d'institutions modernes", regrette-t-il. 
Sa deuxième critique porte sur le Hamas... 
"Il n'a pas compris le danger stratégique que représentait le Hamas. J'ai eu de longues conversations avec lui sur ce sujet et à chaque fois il me disait: ne vous inquiétez pas. Il avait tort, la suite l'a prouvé". 
Arafat reste néanmoins celui qui a "réalisé une percée dans les relations avec Israël" et permis qu'un jour peut-être la solution de deux Etats pour deux peuples devienne réalité, dit-il. 
Mais Uri Savir comme Uzi Dayan ne placent pas de grands espoirs dans son successeur, Mahmoud Abbas. "Il n'a pas le caractère d'unificateur d'Arafat. C'est une figure plus occidentale, plus modérée, et en fin de compte plus crédible qu'Arafat, mais il n'a pas la capacité de décider", estime Uri Savir. 
Pour Uzi Dayan, Mahmoud Abbas "n'est pas un terroriste. Mais il est trop faible pour détruire le terrorisme". 
A la mort d'Arafat en 2004, les Israéliens annonçaient que l'obstacle à la paix avait disparu avec lui. Dix ans plus tard, ils accusent Mahmoud Abbas de ne "pas être un homme de paix" et lui reprochent sa réconciliation récente avec le Hamas. 
"C'est précisément cette peur du Hamas qui le rend encore moins souple qu'Arafat", accuse Uzi Dayan.
La paix israélo-palestinienne reste hors de portée 
Les Etats-Unis avaient fait de Yasser Arafat un obstacle à la paix avec "Israël". Mais dix ans après la mort du chef palestinien, un accord historique reste hors de portée. 
"La réalité avec Arafat est qu'on ne pouvait pas conclure d'accord de paix avec lui, mais qu'on n'a pas non plus réussi sans lui", résume Aaron David Miller, expert du centre d'études Woodrow Wilson à Washington et ex-conseiller de six secrétaires d'Etat américains sur ce dossier qui empoissonne la communauté internationale depuis près de sept décennies. 
A partir de la seconde Intifada en septembre 2000, le président palestinien est ostracisé par les Etats-Unis, l'administration du président républicain George W. Bush, qui prend ses fonctions en janvier 2001, jugeant qu'il est un obstacle à la paix avec Israël.
Mais avec le recul historique, des experts contestent cette lecture du conflit. 
"Arafat a créé les conditions d'un accord. Il a été le premier à accepter une solution à deux Etats, il a changé la dynamique palestinienne", défend M. Ibish. 
Pour Khaled Elgindy, du Brookings Center for Middle East Policy, "Arafat n'était clairement pas le problème". L'analyste accuse plutôt "l'establishment à Washington et l'administration Bush" d'avoir "sur-personnalisé le conflit" sur la figure d'Arafat pour "mettre sous le tapis les causes profondes" du contentieux entre Israël et les Palestiniens. 
M. Miller reconnaît aussi que le chef palestinien, mort près de Paris le 11 novembre 2004, "avait la crédibilité, l'autorité, la légitimité pour garder le contrôle sur le mouvement palestinien (...) et pour, s'il l'avait voulu, sceller un accord" avec Israël. 
Rien de tel avec son successeur, le président Mahmoud Abbas, qui n'a, selon M. Miller, "ni l'autorité, ni la légitimité de la rue". Il est de surcroît contesté par le Hamas dans la bande de Gaza. 
Le président Abbas reste cependant le partenaire privilégié des Etats-Unis en vue d'un règlement avec "Israël", Washington considérant le Hamas comme une "organisation terroriste". 
Mais de l'aveu même des Américains, le processus de paix est totalement au point mort.

Connivence entre l’Occident et Israël pour le nettoyage ethnique de la Palestine

Tout en prétendant s’opposer aux colonies israéliennes à Jérusalem-Est, les États-Unis et l’Europe ont contribué à la colonisation.

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Une vue aérienne montre, pareille à une tumeur cancéreuse, la colonie juive de Har Homa à la périphérie de Jérusalem-est - Photo : AFP
La couverture des nouvelles venant du Moyen-Orient est trop souvent prévisible. Chaque fois qu’un projet d’extension des colonies dans Jérusalem occupée est annoncé, les rapports des médias font état de « tensions » accrues entre Israël et l’Occident. Tout serait assez fastidieux si il n’y avait pas de dérapage occasionnel, comme lorsqu’un fonctionnaire européen, resté bien sûr anonyme, a traité Benjamin Netanyahu de « poule mouillée ».
L’histoire récente indique que les « tensions » ont tendance à rester superficielles. En 2010, Hillary Clinton - alors secrétaire d’État - qualifiaient les derniers plans d’Israël pour l’extension des colonies exclusivement juives, d’ « insulte faite aux États-Unis ».
L’administration Obama s’est remise de cette insulte à une vitesse remarquable, en s’empressant peu après d’inonder Israël d’un niveau d’aide sans précédent. En 2009 - l’année où Barack Obama a pris ses fonctions - dans le cadre de « l’assistance militaire étrangère » Israël avait reçu 2,5 milliards de dollars des États-Unis. En 2010, ce sont 3,1 milliards qui ont été alloués.
Cette aide a contribué directement à la dépossession des Palestiniens à Jérusalem-Est.
De 2000 et 2009, les autorités de Washington ont approuvé la livraison d’armes « anti-émeute » à l’armée israélienne pour un montant de 20,5 millions de dollars. Les habitants de Silwan, un quartier adjacent à la vieille ville de Jérusalem, ont amassé toute une collection de grenades lacrymogènes estampillées « made in USA ». Les forces israéliennes tirent régulièrement ces saletés de gaz sur les Palestiniens qui protestent contre la façon dont leurs maisons sont volées par les colons.
Certaines entreprises et des particuliers américains ont investi dans ces colonies israéliennes qui ont pourtant laissé Hillary Clinton si déconfite. La filiale israélienne de RE/MAX, un géant de l’immobilier américain, vend et loue des biens dans au moins cinq colonies de Jérusalem-Est. Comme les bâtiments en question sont exclusivement réservés aux juifs, RE/MAX peut être considéré comme un profiteur de l’apartheid.
Irving Moskowitz, un magnat des jeux et casinos en Californie, est propriétaire de l’Hôtel Shepherd à Jérusalem-Est depuis 1985. Datant des années 1930, ce bâtiment avait la résidence de Haj Amin Husseini, le grand mufti de Jérusalem. Au cours des dernières années, Moskowitz a permis à Israël de démolir une partie du complexe pour faire place à des appartements exclusivement réservés aux juifs. Ce faisant, il a contribué à l’effacement de l’héritage palestinien.
Moskowitz est aussi un généreux donateur d’Ateret Cohanim, un groupe qui achète des biens palestiniens afin qu’ils puissent être remis à des colons.
Les colonies que supporte Moskowitz sont illégales en vertu de la quatrième Convention de Genève, qui interdit à une puissance occupante de transférer sa population civile dans le territoire qu’elle occupe. Si Moskowitz avait ouvertement financer la mafia ou d’autres organisations criminelles, il aurait plus que probablement été poursuivi.
Pourtant, lui et sa femme Cherna sont contributeurs de la fondation pro-israélienne Israel Allies Foundation qui fait dulobbying tant au sein du Congrès américain que du Parlement européen. Israel Allies a été fondée par l’homme politique de droite, Benny Elon. Alors qu’il était ministre du gouvernement israélien, Elon s’était joint à une foule qui avait en 2003, attaqué des Palestiniens à Jérusalem-Est.
Federica Mogherini, nouveau chef de la politique étrangère de l’UE, semble avoir soigneusement pesé ses mots, tant sa réponse à la dernière expansion des colonies israéliennes à Jérusalem-Est était timide. Elle n’est allée plus loin que de de présenter l’annonce comme « un pas très préjudiciable qui sape les perspectives d’une solution à deux États. »
Si les représentants de l’UE étaient vraiment soucieux au sujet du nettoyage ethnique à Jérusalem-Est, ils cesseraient de coopérer avec les institutions israéliennes qui y participent.
L’Université hébraïque de Jérusalem a pris part à plus de dix projets financés dans le cadre du programme scientifique de l’UE entre 2007 et 2013.
Active également dans le système d’échange d’étudiants Erasmus, l’Université hébraïque est connue pour organiser des événements de promotion au cours desquels des diplomates européens expriment leur désir d’approfondir les relations de l’Union avec Israël. Pour exprimer sa gratitude face à ces démonstrations d’amitié, l’université a décerné un titre honorifique de docteur [c’est donc un doctorat totalement bidon - N.T] à José Manuel Barroso dans les derniers mois de son mandat en tant que président de la Commission européenne.
Bien que l’UE ait pris l’engagement en 2013 de cesser de subventionner les établissements d’enseignement ou les entreprises basées à Jérusalem-Est ou en Cisjordanie, il a décidé de faire une exception pour l’Université hébraïque. Le raisonnement de l’Union pour le faire était bien sûr totalement biaisé.
L’Université hébraïque a un campus sur le Mont Scopus. Bien que la géographie nous dit qu’il fait partie de Jérusalem-Est, l’UE a décidé qu’il appartenait à Israël dans le cadre de accord d’armistice de 1949. Cette distinction est moralement douteuse. Les sionistes ont entamé un processus de destruction et de déplacement des communautés palestiniennes dès les années 1940.
La Nakba (catastrophe) - nom sous lequel ce processus est connu - se poursuit aujourd’hui avec le déracinement des Palestiniens de Jérusalem-Est, l’étouffement de la majeure partie de la Cisjordanie et les bombardements répétés de Gaza.
La raison invoquée pour continuer à accorder des subventions à l’Université hébraïque ignore aussi combien son campus a empiété sur le village palestinien voisin de Issawiyeh.
Le siège de la police nationale d’Israël, quant à lui, est situé à Jérusalem-Est sous occupation. Cela n’a pas empêché Europol, l’agence de police de l’Union européenne, de travailler en partenariat avec Israël dans les opérations contre les trafics de drogue. Au cours du mois de septembre, Israël a participé à la coordination annuelle d’Europol à La Haye pour les officiers supérieurs de police.
Les jeunes Palestiniens ont récemment détruit une partie du système de tramway desservant les colonies israéliennes à Jérusalem-Est. Ce tramway est un symbole de la duplicité occidentale. Aucune rhétorique de Bruxelles ne peut cacher le fait que les entreprises européennes ont construit ce tramway. Une de ces entreprises, Veolia a justement été la cible d’une campagne internationale qui lui a fait perdre de nombreux contrats municipaux à travers le monde.
Pourtant, les responsables de l’UE ont attribué une respectabilité imméritée à Veolia en assistant à des conférences d’affaires que cette entreprise a parrainées à Tel-Aviv. Le gouvernement de Paris a célébré la façon dont Veolia est le numéro un des investisseur français en Israël.
Si l’Occident se sent vraiment insulté par la colonisation israélienne de Jérusalem-Est, il dispose largement de quoi réagir. Les États-Unis pourraient stopper les exportations d’armes vers Israël et l’UE pourrait annuler les privilèges commerciaux qu’il a accordés à Israël. Après tout, ces privilèges étaient toujours censés être subordonnés au respect des droits de l’homme.
Pour des raisons stratégiques et politiques, ni l’Europe, ni l’Amérique ne veulent punir Israël. Tant qu’ils refuseront de le faire, leurs déclarations concernant Jérusalem-Est resteront pure hypocrisie.
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David Cronin est le correspondant de l’agence de presse Inter Press Service. Né à Dublin en 1971, il a écrit pour diverses publications irlandaises avant de commencer à travailler à Bruxelles en 1995. Son dernier livre, « Corporate Europe : How Big Business Sets Policies on Food, Climate and War » est publié chez Pluto Press http://www.amazon.com/Corporate-Eur....
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib

Les tensions à Jérusalem, "coup de poignard" à la paix, selon Amman

Le Premier ministre jordanien, dont le pays a récemment rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv, a estimé dimanche que les tensions autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem représentaient "un coup de poignard" à la paix avec Israël.
"Israël et la Jordanie se sont engagés à la paix et au respect de l'accord de paix mais cet engagement ne vaut pas que pour une partie seulement, c'est un engagement qui vaut pour les deux parties", a martelé Abdallah Nsour lors d'une conférence de presse à Amman.
"Le gouvernement jordanien condamne dans les termes les plus fermes les événements de ces dernières semaines à Jérusalem, qui ne sont pas le fait d'erreurs de gestion ou d'extrémistes isolés mais plutôt un plan gouvernemental intentionnel et clair pour changer la donne en ce qui concerne les lieux saints et en particulier la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher", les deux lieux de culte musulmans de l'esplanade des Mosquées, a-t-il ajouté.
"Al-Aqsa serait-elle devenue un enjeu électoral israélien?", a-t-il fait mine de s'interroger au moment où l'on évoque déjà les élections anticipées qui suivraient une possible dissolution du gouvernement de Benjamin Netanyahu, actuellement à la tête d'une coalition hétéroclite rassemblant des pro-colonisation et des ultra-nationalistes religieux.
"Ce qui se passe (à Jérusalem) est un coup de poignard à l'idée de la paix", a poursuivi M. Nsour, deux semaines après le vingtième anniversaire du traité de paix entre les deux voisins.
Lors d'un entretien à Amman avec la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le roi jordanien Abdallah II a réitéré l'opposition de son pays aux "atteintes israéliennes contre les lieux saints" à Jérusalem, tout en plaidant pour la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes et pour des efforts de la communauté internationale pour y parvenir, selon un communiqué du palais royal. 
Le royaume hachémite est, avec l'Egypte, le seul pays arabe à avoir signé un accord de paix avec Israël. Amman a en outre la charge de la gestion de l'esplanade des Mosquées, au coeur des tensions entre Israéliens et Palestiniens depuis quelques semaines.
Le troisième lieu saint de l'islam, également vénéré par les juifs, a été secoué par des heurts violents entre Palestiniens et policiers israéliens notamment à l'occasion de la venue de dizaines d'extrémistes juifs qui militent pour un bouleversement du statu quo entériné en 1967.
Selon cet accord tacite, les juifs peuvent visiter l'esplanade sans toutefois y prier. Palestiniens et Jordaniens dénoncent ces visites de plus en plus fréquentes des ultra juifs comme des provocations. Les tensions ont été aggravées par la fermeture, fait rarissime, durant une journée de l'esplanade aux musulmans et l'entrée des forces de l'ordre israéliennes à l'intérieur même de la mosquée Al-Aqsa, où leurs grenades ont causé des dégâts matériels jusqu'au pied de la chaire de l'imam.

Israël: démission d'un ministre en désaccord avec Netanyahu

Le ministre israélien de l'Environnement Amir Peretz, considéré comme l'un des plus modérés sur le dossier palestinien dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu, a annoncé dimanche sa démission, selon son porte-parole.
"Amir Peretz a annoncé son intention de démissionner lors du conseil des ministres en soulignant que le pays était en train de vivre un tremblement de terre dans tous les domaines diplomatique, social et financier", a indiqué ce porte-parole.
"Au lieu de chercher des solutions, Benjamin Netanyahu cherche des coupables", a ajouté le porte-parole, en précisant qu'Amir Peretz avait décidé de quitter le gouvernement en raison de son opposition au projet de budget 2015 qu'il a qualifié d'"anti-social".
Cet ancien ministre de la Défense a également critiqué le refus du Premier ministre de mener des négociations avec les Palestiniens. "J'ai mené une guerre sans merci contre le terrorisme aussi bien contre le Hezbollah que contre le Hamas, mais j'ai aussi cru et fait avancer un processus politique dans le cadre d'une conception globale portant sur la sécurité de l'Etat d'Israël", a indiqué M. Peretz.
M. Peretz a été secrétaire général de la puissante centrale syndicale Histadrout et député travailliste avant d'être ministre de la Défense durant la guerre menée par Israël en 2006 contre le Hezbollah au Liban. Il a ensuite quitté le parti travailliste pour HaTnuha (centre) dirigé par la ministre de la Justice et responsable des négociations avec les Palestiniens Tzipi Livni.
Amir Peretz a multiplié les critiques contre Benjamin Netanyahu depuis le gel des négociations avec les Palestiniens en avril. Il écrivait dimanche sur sa page Facebook qu'il n'avait "aucune intention de continuer à servir les politiques de Netanyahu, désormais prisonnier de l'aile droite".
Selon les commentateurs, la démission d'Amir Peretz pourrait constituer le signe avant-coureur d'une possible implosion du gouvernement, qui serait suivie de la tenue l'année prochaine d'élections anticipées.
Au début du mois, le ministre de l'Intérieur Gideon Saar, du Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu avait également démissionné, officiellement pour des "raisons personnelles".

Israël: la police en alerte de crainte de violences dans les localités arabes

La police israélienne a été placée en état d'alerte dimanche pour faire face à d'éventuelles violences dans les localités arabes du pays après la mort d'un jeune Arabe israélien tué par des policiers, a indiqué une porte-parole.
"Le niveau d'alerte de la police a été élevé au niveau 3 (4 étant le niveau maximum) dans les localités arabes du pays, où des renforts de centaines d'hommes ont été déployés", a précisé la porte-parole Luba Samri.
Kheir Hamdane, 22 ans, a été abattu par des policiers samedi à l'aube à Kfar Kana (nord) lors d'une arrestation, déclenchant une journée de colère émaillée de heurts avec la police.
Un appel à la grève générale des commerces et des écoles dimanche a été lancé par des représentants de la communauté arabe israélienne pour dénoncer ce "meurtre" alors qu'une enquête a été ouverte au ministère de la Justice.
Les villes arabes israéliennes se sont jusqu'à présent tenues à l'écart des violences qui se sont multipliées surtout à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël, mais, face au risque de propagation aux localités arabes d'Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a menacé de "révoquer la citoyenneté de ceux qui appellent à la destruction de l'État d'Israël".
Selon la version des forces de l'ordre, Kheir Hamdane s'est interposé lors de l'arrestation dans la nuit de vendredi à samedi de l'un de ses proches pour une affaire de droit commun, menaçant les officiers avec un couteau. La police a ouvert le feu et il est décédé lors de son transfert à l'hôpital.
Sa famille affirme toutefois qu'il a été "abattu de sang froid" par les policiers alors qu'il était en train de fuir, selon des médias israéliens.
Une vidéo tournée par un témoin et relayée par la police montre le jeune homme tenter d'agresser au couteau des membres d'une unité spéciale de la police à bord de leur véhicule, puis prendre la fuite. C'est à ce moment qu'un officier de police lui tire dans le dos, à plusieurs reprises.
Les Arabes israéliens sont les descendants des 160 000 Palestiniens restés sur leur terre après la création d'Israël en 1948. Ils sont plus de 1,4 million, soit 20% de la population israélienne et font face à des discriminations, en particulier en matière d'emploi et de logement.

L’hiver dans les prisons sionistes : une autre sorte d’agression

Les captifs palestiniens enfermés dans la prison de Majdo se préparent à des actions de protestation, avec l’arrivée de la saison hivernale, une saison qui devrait être très dure cette année. Toutes les indications le confirment. Ils protestent contre le chantage pratiqué par l’administration pénitentiaire israélienne quant à la distribution de vêtements et de couvertures.
Mohammed Al-Misri est détenu dans la prison israélienne de Majdo. Il souligne au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que l’administration de la prison a interdit l’entrée dans la prison de toute couverture et de tout vêtement hivernal. Cette interdiction avait impétueusement irrité les captifs qui ont menacé d’entamer des actions de protestation.
Il s’agit de pratiquer un vrai chantage d’un côté, et d’un autre côté, c’est un « business » pratiqué par l’administration pénitentiaire. En fait, au moment où elle interdit l’arrivée de couvertures et de vêtements de la part de leurs familles, elle autorise leur achat de la cantine de la prison. 
La prison d’Ofer et l’hiver
Parmi les prisons sionistes, Ofer souffre la plus de la saison hivernale. Les détenus de cette prison se trouvent obligés de garder les couvertures, les vêtements et les autres affaires de l’année précédente. Le nouvel arrivant profite de cette réserve jusqu’à ce qu’il puisse arranger sa situation. Mais cette année, l’affaire est autre.
En effet, l’été qui vient de prendre fin a connu des campagnes très vastes d’arrestations, suite à l’opération d’Al-Khalil et à la guerre sioniste menée contre la bande de Gaza. Ainsi, le nombre de détenus d’Ofer s’est considérablement accru. Toutes les divisions de cette prison connaissent une surcharge insupportable.
Le problème, c’est que toutes ces nouvelles arrestations ont été effectuées pendant la saison chaude. Les nouveaux arrivants n’ont par conséquent rien pour faire face à la saison froide. Le problème est encore plus aggravé par l’entêtement de l’administration pénitentiaire israélienne. Cette administration n’autorise pas aux familles des détenus et aux institutions concernées d’apporter les affaires que l’hiver exige. Ainsi, les captifs vivront un hiver des plus difficiles. 
Des maladies et une négligence
L’avocat palestinien Mohammed Kamanji indique, en présence de l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI), que les autorités de l’occupation sioniste sont obligées, selon les traités internationaux, de fournir gratuitement tout ce que l’hiver exige.
En outre, les maladies de l’hiver se répandent et se propagent plus dans les prisons qu’à l’extérieur. Les autorités de l’occupation sioniste devront être interrogées sur son respect des normes internationales.
Les maladies de l’hiver, celles des os, le rhumatisme, les douleurs des articulations, du dos, de la poitrine, la grippe, les maladies de la peau, sont, entre autres, les plus répandues dans les prisons. La plupart du temps, ces maladies deviennent chroniques, faute de soin adéquat.
L’interdiction de l’entrée des vêtements et des couvertures reste un crime. L’administration pénitentiaire laisse entrer certaines affaires hivernales, mais non pas au bon moment, ce qui les rendent totalement inutiles.

Des affrontements entre de jeunes palestiniens et la police de l’occupation à Kafar Kana

De violents affrontements ont éclaté, samedi 8/11 au soir, entre de jeunes palestiniens et les forces de l’occupation sioniste dans le village de Kafar Kana situé dans l’intérieur palestinien occupé. Les manifestants protestaient contre le meurtre, la veille, du jeune Khayr Lotfi (22 ans) par les forces de l’occupation.
Les manifestants ont lancé des pierres contre les forces de l’occupation qui se propageaient en masse sur l’entrée nord de la ville. L’occupation a riposté en lançant des gaz lacrymogènes contre les jeunes et a arrêté 3 d’entre eux.
Peu avant, une manifestation monstre avait été organisée dans la ville. Les protestants ont répété des slogan qui critiquaient le crime du meurtre de jeune Hamad, ils ont brandi les drapeaux palestiniens, des portrait du martyr. La manifestation a traversé les principales rues du village.
Le député arabe de la knesset, Mohamed Barka, a déclaré :« des agents de la police ont assassiné le jeune Khayr Hamdan de sang-froid, sans qu’il n’y ait le moindre preuve. Le député Ahmed Tibi a condamné le crime et a déclaré: « la police est allé trop loin dans son injustice et son inhumanité, elle a trainé le jeune blessé dans le camion [de police] de façon brutale au lieu de le transporter à l’hôpital »
La police de l’occupation a prétendu que des dizaines de manifestant ont bloqué l’entrée de la ville et ont lancé des pierres et des Cocktail Molotov contre les forces de police.
Le jeune Khayr Lotfi Hamden (22 ans) a été tué par les balles de la police sioniste dans le village Kafar Kana dans les territoires occupés en 1948, car il était soupçonné de tenter de poignarder un policier sioniste, toujours selon les allégations sionistes.

Salfit: Les colons rasent des terres agricoles palestiniennes

Les bulldozers des colons de résidents de la colonie "Notafam" ont rasé des terres agricoles, au sud du village de Qarawat Bani Hassan, dans le but de construire plus d'unités coloniales et élargir la colonie au détriment des terres agricoles palestiniennes.
Des témoins oculaires ont déclaré que les travaux de creusements ont été effectués près de l'entrée de la colonie, au milieu de la protection sévère des forces armées de l'occupant israélien.
De son côté, le chercheur Khaled Maali, a attiré l'attention que la colonie "Notafam" a été illégalement établie en 1986, au détriment des terres des villages de Qarawat Bani Hassan et Darastia, à l'ouest de la province de Salfit.
Il a souligné que le journal hébreu "Yediot Ahronot" a déjà déclaré que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a approuvé l'autorisation d'une carte structurelle pour la colonie "Notafam" en Cisjordanie occupée, ce qui signifie la continuation de la colonisation et l'expansion dans la colonie.

Hébron: 200 colons extrémistes profanent une zone archéologique

Plus de 200 colons juifs ont pris d'assaut, le dimanche 9/11, la zone de "Beir Haram Rama", au nord de la ville d'Hébron au sud de la Cisjordanie occupée, pour accomplir des rituels talmudiques sous la protection des forces armées de l'occupant israélien.
Des sources locales ont déclaré à notre correspondant que des véhicules et des bus ont transportaient les colons extrémistes à la zone, sous la protection des dizaines de soldats armés, où les colons ont effectué des tournées provocatrices, sous prétexte de visiter des tombeaux appartenant à eux dans la zone.
Dans le même temps, les forces armées occupantes ont renforcé leurs mesures de sécurité et ont déployé des blindés militaires renforcés par les soldats aux entrées des quartiers voisins.
Les colons ont déjà effectué des invasions dans la même région pour accomplir des rituels talmudiques et visiter des tombeaux, tandis que les services de sécurité de l'AP ont resté dans leurs sièges, après avoir maté des marches de soutien à la mosquée sainte d'el-Aqsa dans ces quartiers, il y a plusieurs jours.

Ramallah: 50 membres du syndicat du personnel arrêtés par les flics de l'AP

Les services de la sécurité préventive dans la ville de Ramallah ont arrêté, le samedi soir et le dimanche matin 9/11,  cinquante membres du syndicat du personnel, après avoir tenu une réunion pour discuter la décision de l'AP de le finir.
Notre correspondant a rapporté des sources bien-informées de Ramallah, que la sécurité préventive de l'AP a amené les 50 fonctionnaires à l'enquête, sous prétexte de l'illégitimité de leur réunion après la fin de leur syndicat.
Un état de tension sévère règne sur les fonctionnaires gouvernementaux après l'arrestation de 50 d'entre eux, y compris le chef du syndicat, le militant du mouvement du Fatah, Bassam Zakarina et son adjoint, Mouain Ansawi.

Ministre israélien : Il est temps de chercher une alternative à Netanyahu

Amir Peretz, ministre israélien de l'environnement a fustigé les politiques du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en disant qu'il est temps de chercher une alternative pour lui.
Dans une interview avec le Channel 2 diffusée le samedi soir 8/11, Peretz qui appartient au parti "Mouvement" a menacé de démissionner si le gouvernement persiste dans son actuelle approche politique.
Il a déclaré que Netanyahu est devenu otage des orientations des extrémistes au moment où tout autour de nous s'enflamme, en l'accusant d'avoir adopté des positions et des communiqués extrémistes et de donner une légitimité à ceux qui enflamment la situation.
Peretz était le seul ministre qui avait voté contre le budget après avoir été approuvé par le gouvernement le mois dernier, mais il ne peut pas voter contre le budget à la Knesset comme un ministre.
La coalition du gouvernement se compose de 4 partis : la coalition "Likoud-Bitouna" qui dirige la coalition avec 31 sièges à la Knesset, le parti "Il y a un avenir (19 sièges), le parti "La maison Juive" (12 sièges) et le parti "Mouvement" (6 sièges).

12 Palestiniens arrêtés dont des enfants en Cisjordanie et Jérusalem par l'occupant

Les services de sécurité de l'occupant israélien ont arrêté la nuit dernière et dimanche à l'aube 9/11, 12 Palestiniens, dont 10 proviennent de la ville occupée de Jérusalem et plusieurs mineurs.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que les forces armées occupantes ont envahi dimanche à l'aube le village d'al-Ram au nord de la ville occupée de Jérusalem et ont arrêté un enfant, en l'embarquant vers une direction inconnue.
Les soldats israéliens ont également envahi le quartier de Thawri dans le village de Silwan et ont pénétré dans plusieurs maisons palestiniennes, des impôts et des magasins pour chercher des pétards, tout en arrêtant un jeune homme.
Les témoins ont souligné que les forces armées occupantes se sont déployées la nuit dernière dans les rues et les ruelles et les quartiers du village de Silwan et ont arrêté deux jeunes hommes.
Les soldats israéliens ont déjà arrêté 4 garçons et deux jeunes hommes du quartier de Chuafat dans le centre de la ville.
Dans le même contexte, les forces armées occupantes ont arrêté hier soir et le dimanche à l'aube deux jeunes hommes, dont un avocat dans la ville de Naplouse.
Les soldats israéliens ont également kidnappé un jeune homme sur le barrage de Hawara au sud de la ville.

La Jordanie dément le retour de son ambassadeur à l'entité sioniste

La Jordanie a démenti le retour de son ambassadeur à Tel-Aviv, comme a annoncé le journal "Haaretz" dans son édition du vendredi (7-11).
Le ministre de l'Information et porte-parole officiel du gouvernement jordanien Mohammad Momani a déclaré, lors d'une réunion avec les partis politiques jordaniens samedi (8-11), que l'ambassadeur jordanien à l'Etat de l'occupation est toujours à Amman pour des consultations.
Il a ajouté que les médias officiels jordaniens consacrent plusieurs de leurs programmes qui atteignent des fois les 70% des bulletins de nouvelles pour dévoiler les violations sionistes à Jérusalem et dans bande de Gaza.
Momani a souligné que le gouvernement jordanien a tracé une ligne claire et nette pour faire face à l’escalade sioniste.
Le journal sioniste "Haaretz" avait déclaré vendredi (8-11) que l’ambassadeur jordanien Walid Obeidat est retourné à Tel-Aviv.
L'ambassadeur de la Jordanie en Israël Walid Obeidat a été convoqué mercredi pour des consultations et en protestation contre les violations sionistes contre la mosquée Al-Aqsa et Jérusalem.