lundi 27 octobre 2014

Les mouvements de résistance dans Gaza renforcent leurs liens avec Téhéran

Téhéran a donné plus de 250 millions de dollars par an au Hamas. Cela a permis au mouvement de résister aux sanctions internationales. Cependant, ce montant n’est plus la question centrale depuis que la dernière guerre a montré que Gaza ne pouvait se défendre qu’avec le matériel et les armes que l’axe de la Résistance [Iran, Syrie, Hezbollah] avait lui-même mis au point.

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Le vice-Président iranien Mohammad Reza Rahimi, reçoit Ismaïl Haniyeh (à g.) en visite officielle
La relation entre le Hamas et l’Iran remonte à 1991 et s’est développée graduellement jusqu’au début de la crise syrienne. Ensuite, le Hamas a pris des positions différentes de celles de l’axe de la Résistance à plusieurs reprises. Mais aujourd’hui, le mouvement des Frères Musulmans reconnaît son erreur.
Les Frères Musulmans d’Égypte ne peuvent plus aider Gaza, et Gaza n’a pas de frontière commune avec le Qatar ni la Turquie. L’ambition de Doha et d’Ankara pour les Palestiniens est tout au plus un état palestinien dans les frontières de 1967, ce qui est la demande du Fatah, et il n’y a que l’Iran qui oser parler de la libération totale de la Palestine.
Bien que le dialogue entre le Hamas et l’Iran soit postérieur aux liens de ce pays avec le Fatah et le mouvement du Djihad Islamique, leur relation s’est développée pendant la seconde intifada et s’est encore fortifiée avec la formation du gouvernement du Hamas à Gaza et le soutien financier déterminant de la République Islamique.
La lune de miel a vite été interrompue par la crise syrienne en 2011 et le départ des leaders du Hamas de Damas. Pourtant la dernière guerre menée contre le mouvement et d’autres factions palestiniennes pendant 51 jours a alerté l’Iran qui a remis l’amélioration des relations bilatérales au centre de ses préoccupations, et le Hamas en a fait autant.
Selon des sources émanant du Hamas, certains membres du Hamas, surtout à Gaza, veulent consolider les liens avec l’Iran. Mais, pour être franc, il sera difficile de convaincre la base de cette nécessité à cause de la position sur la Syrie et le Yémen, et du sentiment grandissant que les armes fabriquées localement et les propres capacités de la résistance palestinienne sont suffisantes. Mais les récents événements au Qatar et en Turquie pourraenit changer la donne.
Selon les sources, si le Qatar et la Turquie expriment volontiers leurs sympathies envers le Hamas, ils sont par contre incapables de jouer un rôle militaire et sécuritaire, sans parler d’un rôle politique clair, dans le conflit. C’est particulièrement vrai de la Turquie, qui est « membre de l’OTAN et qui pourrait se retrouver en position gênante. » Le Hamas en a pris conscience, lorsque, il y a trois ans, Ankara a refusé d’accueillir une réunion du Conseil Général de la Shura, selon les sources.
Avec le Qatar, toujours selon les sources, il y avait un accord incluant plusieurs prises de position communes sur la crise et ses solutions. Sur cette base, « le politburo [du Hamas] était autorisé à opérer à Doha, mais la Résistance n’était pas financée. » Selon les sources, plusieurs prisonniers déportés au Qatar ont quitté le pays et on les a vus à la télévision, sur la chaîne al-Aqsa. « Cela a été synchronisé avec les démarches du Qatar pour être réintégré au sein du Conseil de Coopération du Golfe. »
Ce qui s’est passé après la guerre a amplement convaincu les dirigeants de Gaza que le seul pays en mesure de soutenir le Hamas militairement et officiellement était l’Iran. D’autres sources émanant de la direction du Hamas ont révélé que des réunions ont été organisées récemment à Beyrouth entre des officiels de l’Iran et du Hamas pour concrétiser cette alliance. Il a été décidé une série de « pas en vue d’améliorer les relations bilatérales. » Selon les sources, l’instigateur de ce rapprochement est Mahmoud al-Zahar, un membre du politburo : « Il faut développer nos moyens de résistance et réorganiser nos relations avec des états qui sont prêts à nous aider de manière désintéressée. »
Même l’aile pro-Qatar a récemment approuvé la position de Zahar. Moussa Abu Marzouk, le second représentant du politburo, a dit que l’Iran avait joué un rôle capital dans « le soutien des préparatifs de l’opération d’al-Asf al-Maakoul, au cours de laquelle la Résistance palestinienne a confronté l’occupation avec des missiles iraniens ainsi qu’un système de roquettes artisanales fabriqué sur le modèle iranien. »
« L’opinion générale du Conseil Général de la Shura et d’une partie des membres du bureau politique est que le Hamas doit améliorer ses relations avec l’Iran pour que les choses redeviennent comme avant, » insistent les sources émanant du Hamas. Ce qui doit être noté, c’est l’appel à améliorer l’approche stratégique de « pays modérés » comme la Jordanie et l’Égypte, pour permettre au mouvement de sortir de la crise actuelle, considérée comme très grave.
L’officiel du Hamas, Ahmed Youssef, a parlé de « discussions internes insistant sur le besoin de restaurer les relations avec la République Islamique et le Hezbollah. » Dans un communiqué de presse, il a affirmé que le mouvement était redevable à l’Iran et qu’il était « indispensable de le prendre en compte à l’avenir ». Selon Youssef : « c’est l’Iran qui s’est comporté de la manière la plus honnête vis à vis des Palestiniens et qui a donné le plus à la région. Il a fourni aux Palestiniens des millions de dollars sans en faire tout un plat. » A propos de l’absence de l’Iran à la conférence sur la reconstruction de Gaza, Youssef a dit : « L’Iran n’a pas besoin d’y être invité pour contribuer, la contribution de l’Iran n’est pas liée à sa présence à la conférence. »
La direction du Djihad Islamique s’est rendue à Téhéran pour rencontrer le Chef Suprême de la République Islamique Ali Khamenei. Abu Imad al-Rifai, le représentant du Djihad Islamique au Liban, a dit que c’était « [une visite] décisive à un état qui revêtait une importance capitale dans le soutien à la Résistance. » La réunion portait sur des « questions tout à fait prioritaires, comme de soutenir la résilience du peuple de Gaza en temps de guerre. »
A cette réunion, étaient présents le secrétaire général du Djihad Islamique, Ramadan Abdullah Shalah, son adjoint, Ziad al-Nakhaleh, son représentant à Téhéran et d’autres personnalités. Deux questions principales ont été abordées : Jérusalem et la situation dans les Territoires occupés de Cisjordanie.
Mais Abu Imad al-Rifai ne pense pas que la visite « à ce niveau et à ce moment précis, signifie que le Jihad Islamique remplacera le Hamas par la République Islamique. Bien que la dernière bataille ait accru la force des relations, les médias vont trop loin dans leurs projections. » Concernant la relation avec l’Iran, « il est clair que personne ne remplacera personne, chacun ayant son rôle à jouer », a déclaré al-Rifai à al-Akhbar.
En ce qui concerne le soutien des Iraniens à la reconstruction de Gaza, selon des sources émanant du Djihad Islamique, « leur soutien complètera celui des autres pays donateurs. Il inclura aussi des aspects humanitaires qui ne sont pas couverts par les autres. » Quant à la question de la manière dont sera acheminée l’aide, « la Résistance utilisera tous les moyens nécessaires. »
« L’armement de la Cisjordanie », cependant soulève la question de comment et quand ? « Après l’expérience de trois guerres [contre Gaza], nous sommes arrivés à la conclusion qu’on ne pourrait pas libérer la Palestine depuis Gaza, » a expliqué Rifai. « On ne pourra y arriver qu’en armant les territoires occupés de Cisjordanie et en les impliquant dans la lutte, en se servant de leur situation stratégique pour changer l’issue de la bataille. Le fait est que l’occupation de la Cisjordanie, au travers principalement des colonies et des centres de détention, nous met en état d’alerte perpétuelle. »
Qu’en est-il de l’Iran et du Hezbollah ?
Selon Moussa al-Kanani, un expert de l’Iran, chercheur au Centre des Études Stratégiques en Iran et au Moyen-Orient, la République Islamique a une « position stable et qui ne changera pas sur le soutien aux Palestiniens. Selon la constitution, le Leader Suprême élabore les stratégies et orientations politiques générales du pays, ce qui comprend le soutien à la Palestine. » Selon Kanani, « les centres de pouvoir de l’état iranien font en sorte que le soutien politique et financier au Hamas ne s’interrompe pas. Les comptes-rendus des réunions entre les deux partis ne mentionnent pas ce genre de chose pour des raisons de sécurité. L’Iran est prête à recevoir le politburo du Hamas. »
Le Hezbollah ne dit pas autre chose. Hassan Hobballah, qui a la charge du dossier palestinien, a affirmé que les relations avec toutes les factions palestiniennes seraient renforcées « en dépit des différences d’opinions, parce que la résistance est un facteur d’unité. » Hobballah a déclaré à Al-Akhbar que le Hezbollah et le Hamas s’étaient réunis récemment et qu’il y avait « des échanges téléphoniques réguliers entre Hassan Nasrallah et Khaled Mishal. »
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet

Jérusalem brûle

Dans le temps, l’état d’Israël avait de vrais chefs politiques. Leur capacité à mentir et à dissimuler leurs véritables (et repoussants) objectifs sous un semblant de modération et de bonne disposition pour un compromis, les avait rendus populaires autour du monde (occidental).

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Des manifestants palestiniens tentent à coups de pierre de s’opposer à un bulldozer des troupes d’occupation - Photo : AA
Ils prétendaient que le problème réel était le manque de partenaire de l’autre côté, qui serait prêt - car les chefs Israéliens étaient censés l’être - à faire de douloureux « compromis ».
David Ben-Gurion était ce genre de menteur en chef et en raison de ses capacités à cacher son vrai programme derrière un écran de fumée de mensonges, il a obtenu un appui international pour l’établissement de l’état d’Israël. Teddy Kollek, maire de Jérusalem en 1967, pouvait annexer Jérusalem-Est tout en conservant l’image d’un politicien modéré, prétendument motivé par la seule volonté d’agir pour une pleine égalité entre Juifs et Arabes dans « la ville unifiée ».
La direction israélienne actuelle a presque tout oublié de ce qu’ils devraient avoir appris des pères fondateurs, y compris l’art de mentir. Ils disent ouvertement qu’ils ne sont intéressés par aucun type de compromis, qu’ils dédaignent l’idée même d’une égalité entre Juifs et Arabes et que la judaïsation de la Cisjordanie, y compris de Jérusalem, est leur objectif stratégique.
Un discours si dépouillé fait de l’extrême modération de Mahmoud Abbas une plaisanterie sinistre : il n’a aucun associé israélien pour n’importe quel genre de compromis, et lancer un appel pour un « retour aux négociations de paix » est à juste titre perçu comme pathétique. Après des années de wait and see le peuple palestinien a perdu toute confiance dans un règlement politique entre l’OLP et Israël. Les Palestiniens croient aux actes du gouvernement israélien et absolument pas aux promesses en l’air de leur président.
Le gouvernement d’extrême droite israélien a décidé d’enterrer Mahmoud Abbas sous une série de provocations, principalement avec les constructions de nouvelles colonies – non pas dans la discrétion, comme le gouvernement des États-Unis le laisse entendre, mais de façon tonitruante. Ils ont même décidé de pousser la provocation encore plus loin en soutenant les fascistes israéliens qui envahissent la mosquée d’Al Aqsa, un des sites les plus vénérés par les Palestiniens et également par des centaines de millions de musulmans à travers le monde.
Les dernières provocations dans Al-Aqsa ont bien pu avoir été la provocation de trop : depuis ces dernières semaines, la population palestinienne de Jérusalem s’est mise dans un état de révolte et Jérusalem est maintenant une ville en guerre. Une guerre d’intensité réduite, mais une guerre... Les Palestiniens manifestent pour défendre leur lieu saint et se confrontent à la brutalité de la police de l’occupation, voulant stopper la nouvelle agression israélienne. Des centaines de policiers armés attaquent brutalement les jeunes manifestants, usant de gaz lacrymogène, et les hélicoptères volent de manière permanente au-dessus de la ville. Mais chaque jour qui passe voit la mobilisation des Palestiniens se renforcer.
Il y a quelques mois, j’avais suggéré que la prochaine Intifada pourrait bien voir le jour à Jérusalem : Netanyahu, Bennett et Barkat, le maire de Jérusalem, font tout leur possible pour que cette prédition se réalise.
http://www.alternativenews.org/engl...
Traduction : Info-Palestine.eu

Jordanie: le chef du Parlement compare le "terrorisme" d'Israël à celui de l'EI

Le chef du Parlement jordanien a affirmé lundi que les "agressions" d'Israël contre les Palestiniens "ne sont pas moins terroristes" que les actes du groupe Etat islamique (EI, ex-Daech).
"Les atteintes répétées d'Israël contre les Palestiniens, leur terre et leurs lieux saints, provoquent notre colère car ces agressions ne sont pas moins terroristes que les actes de Daech", a déclaré Atef Tarawneh lors d'un entretien à Amman avec le chef de la diplomatie maltaise George Vella.
Le parlementaire jordanien, cité par l'agence officielle Petra, a appelé la communauté internationale à faire pression sur l'Etat hébreu pour qu'il "mette fin à ses agressions contre les lieux saints musulmans de Jérusalem, pour qu'il arrête la colonisation et reprenne les négociations avec le Palestiniens".
La Jordanie est le seul pays arabe, avec l'Égypte, a être lié à Israël par un traité de paix, conclu il y a juste 20 ans.
Israël a annoncé lundi l'accélération du projet de construction de 1.000 logements à Jérusalem-Est, empoisonnant encore davantage l'atmosphère déjà très tendue autour de la partie palestinienne de la ville, annexée et occupée par l'Etat hébreu.
Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, est en proie depuis l'été à des tensions grandissantes qui se sont transformées en troubles quasi quotidiens, faisant maintenant craindre un embrasement généralisé.
La semaine dernière, le roi Abdallah II de Jordanie avait stigmatisé "l'extrémisme sioniste" au cours d'une rencontre avec des parlementaires jordaniens. Estimant que l'islam est actuellement en proie à "une guerre civile" entre "extrémistes et modérés", le souverain avait indiqué: "si les pays de la région et du monde cherchent à combattre ce phénomène (...), il faut reconnaître l'existence de l'extrémisme partout". "Il y a de l'extrémisme musulman, mais en face il y a l'extrémisme sioniste", avait-il déclaré.

Reconnaissance d'un Etat palestinien: des sénateurs écologistes et des députés FG réclament un vote


Les sénateurs écologistes et les députés Front de gauche ont réclamé lundi chacun de leur côté un vote sans délai au Parlement pour que la France reconnaisse un Etat palestinien.
La résolution de la sénatrice écologiste Esther Benbassa souhaite "que le gouvernement français reconnaisse sans délai l'État palestinien souverain et démocratique sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux États". Elle "invite la France à tout mettre en oeuvre pour faire aboutir sur le terrain la solution négociée de deux États indépendants contigus".
"Même si les marges de manoeuvre diplomatique se révèlent étroites, tout vote symbolique en faveur de la reconnaissance de l'État palestinien aux côtés de l'État israélien - dont toutes les parties doivent reconnaître l'existence et le droit à la sécurité - constituerait un pas en avant pour une paix juste et durable", estime Mme Benbassa dans un communiqué.
"À ce jour, 134 pays ont déjà franchi le pas de la reconnaissance de la Palestine, dont les anciens membres du pacte de Varsovie, dans les années 1980, à l'exception des pays fondateurs de l'Union européenne", souligne Mme Benbassa.
Les député Front de gauche ont demandé de leur côté "dans les plus brefs délais" l'organisation d'un vote sur la reconnaissance de la Palestine dans un courrier adressé au président de l'Assemblée Claude Bartolone.
Selon les députés Front de gauche, "la France ne peut rester en retrait" après la reconnaissance de la Palestine par le Parlement britannique le 13 octobre dernier, par le Royaume de Suède le 3 octobre, et avec le vote à venir du Parlement espagnol.
Ils proposent d'inscrire à l'ordre du jour la "proposition de résolution portant sur la reconnaissance par la France de l'État palestinien" déposée le 24 septembre 2012 par les députés Front de gauche.

Jérusalem-Est : les nouvelles colonies israéliennes provoqueront une "explosion"

La décision d'Israël d'accélérer les plans pour la construction de 1 000 logements à Jérusalem-Est et la poursuite de la colonisation juive provoqueront une "explosion", a prévenu lundi un haut dirigeant du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas.
"De telles mesures unilatérales mèneront à une explosion", a dit à la presse Jibril Rajoub à Ramallah, en Cisjordanie, alors que la partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée est en proie à de vives tensions.

Israël accélère les plans pour 1 000 logements à Jérusalem-Est


Le gouvernement israélien a décidé d'accélérer les plans pour la construction de 1 000 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, a annoncé un responsable israélien lundi en plein climat de tensions dans la partie annexée et occupée de la ville.
"Le gouvernement a décidé de faire avancer la planification pour la construction de plus de 1 000 unités d'habitation à Jérusalem", a dit un responsable sous le couvert de l'anonymat.

La Jordanie évoque une menace sur son accord de paix avec Israël

La construction de nouvelles colonies en Cisjordanie et une modification du statut de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est mettraient en péril l'accord de paix conclu entre Israël et la Jordanie, déclare l'ambassadeur jordanien en Israël, dimanche.
"Toutes ces initiatives sont incompatibles avec le droit international et le droit humanitaire international et si leur poursuite est autorisée cela aboutira à menacer le traité", a estimé Walid Obeidat à la veille du 20e anniversaire de la signature de l'accord.
Obeidat faisait allusion aux tentatives de militants israéliens orthodoxes qui souhaitent modifier le statut de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est considérée comme le troisième lieu saint de l'islam et aux projets de nouvelles colonies de peuplement dans les territoires revendiqués par les Palestiniens pour un futur Etat.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que son gouvernement n'avait pas l'intention de modifier le statut de l'esplanade passée sous le contrôle d'Israël après la prise de Jérusalem-Est en 1967. L'édifice, qui abrite notamment la mosquée Al Aqsa, est administré par des autorités musulmanes.
Des alliés politiques de Netanyahu plaident toutefois pour une modification du statut du lieu saint afin de permettre l'organisation de prières à proximité de ce site à partir duquel, selon la tradition musulmane, le prophète Mahomet a gagné le paradis.
Les Israéliens qualifient le lieu de mont du Temple. Le mur occidental de cet ancien temple est aujourd'hui le mur des lamentations, lieu devant lequel viennent prier les juifs.
La Jordanie a signé en 1994 un traité de paix avec l'Etat hébreu qui garantissait ainsi sa frontière orientale. Il s'agissait du deuxième accord de paix avec un pays arabe voisin après celui de 1979 conclu avec l'Egypte.

Bardawil: les événements du "Sinaï" nous ont touché

Le chef du mouvement de la résistance islamique Hamas, Salah Bardawil, a dit que ce qui se passe dans la péninsule du Sinaï est triste pour chaque arabe et musulman, appelant à diriger tous les fusils envers l'occupation sioniste.
Bardawil a appelé, dans une déclaration écrite publiée dimanche (26/10), toute personne à condamner l'effusion de sang et à diriger toutes les armes à feu en direction de l'occupation sioniste qui vise à profaner la dignité et les lieux saints.
Des dizaines de soldats égyptiens ont été tués, hier, par une embuscade mise en place dans la péninsule du Sinaï

Mouchir al-Masri: l'Egypte a reporté les négociations de trêve

"L'Egypte a informé le Hamas de reporter les négociations indirectes de la trêve qui étaient prévue demain lundi 27/10, dans la capitale égyptienne", a déclaré Mouchir al-Masri, le leader du mouvement du Hamas, le dimanche 26/10.
Al-Masri a ajouté dans une déclaration exclusive au CPI qu'il était prévu que la délégation voyage dimanche de Gaza pour participer dans les négociations indirectes avec l'occupation au Caire, mais cela n'a pas été effectué en raison de la fermeture du passage de Rafah par le côté égyptien.
Il a indiqué que le Caire a officiellement informé la délégation le samedi à midi d'avoir reporté les négociations, qui étaient prévues demain lundi pour renforcer la trêve dans la Bande de Gaza, mais il semble que ces négociations ont été reportées à une date ultérieure à la suite d'événements qui ont eu lieu dans le Sinaï.
Al-Masri n'a pas déclaré si ce délai prendra plus de temps, où que le Caire peut offrir une nouvelle invitation aux parties participantes dans les négociations durant cette semaine.
Il était prévu de poursuivre les négociations indirectes entre la délégation palestinienne unifiée et la délégation sioniste sous l'égide de l'Egypte, pour fixer la trêve, mais l'incident de l'explosion au Sinaï qui a abouti à la mort de 31 soldats égyptiens a changé certains arrangements au Caire.

L'organisation "Etudiants pour le temple" envahit el-Aqsa

L'organisation extrémiste "Etudiants pour le temple" a renouvelé le dimanche 26/10 son invasion dans la mosquée bénie d'el-Aqsa via la porte de Maghrébins dans de groupes consécutifs et sous des protections strictes des forces occupantes israéliennes.
Des sources locales ont déclaré que ces groupes ont effectué des tournées au milieu de mouvements provocateurs dans les esplanades et les établissements de la mosquée.
Les sources ont ajouté que ces invasions ont été effectuées au milieu d'une grande dispersion des fidèles, surtout les femmes, et aussi les gardiens et le personnel de la mosquée pour contrecarrer toute tentative par les colons d'accomplir des rituels talmudiques dans les esplanades de la mosquée bénie d'el-Aqsa.
Il est à noter que les forces armées occupantes tiennent les cartes d'identité des fidèles sur les portes principales de la mosquée, jusqu'à leur sortie de la mosquée.
Notre correspondant a appris que les forces armées occupantes ont attaqué l'homme âgé jérusalémite Abou Bakr al-Chimi, après avoir été arrêté de la mosquée bénie d'el-Aqsa, le dimanche matin.

Les tribunaux de l’occupation émettent des jugements contre 6 prisonniers

Les tribunaux militaires de l’occupation à "Salem" et "Ofer" ont émis des jugements contre six prisonniers en plus d’amendes variant entre 2000 et 5000 shekels.
Le club du captif a déclaré dans un communiqué, publié dimanche, que le tribunal de l'occupation à "Salem" a condamné 3 prisonniers de Qalqilya.
Ces prisonniers sont: Rashed Radwan, condamné à 6 mois de prison et 3000 shekels d'amende, Youssef Suwaydan, condamné à 16 mois et une amende de 5000 shekels, et le prisonnier Mohammed Saed Lwisi condamné à 6 mois et 1000 shekels.
Le prisonnier Ahed Mansour de Salfit a, à son tour, été condamné à 22 mois de prison et une amende de 4000 shekels.
La Cour militaire de l’occupation à "Ofer" a condamné le prisonnier Akram Issa à 4 mois de prison et à une amende de 2.500 shekels, et le prisonnier Ihab Munasra à cinq mois de prison et 2000 shekels d’amende.

L’occupation prend d’assaut Yaabod au sud de Jénine

Les forces armées de l'occupation sioniste ont pris d'assaut, le dimanche soir (26/10), la ville de Yaabod, au sud de la ville de Jénine dans le nord de la Cisjordanie et se sont répandues dans la zone Malloul, dans la ville puis ont érigé un barrage à l'entrée.
Des sources locales ont déclaré que les soldats israéliens ont été déployés dans le quartier sud de la ville, en particulier dans le domaine Malloul puis ont interrogé un certain nombre de citoyens dans les rues.
Les soldats se sont aussi stationnés dans le voisinage de l'école secondaire, à l'entrée de la ville et ont érigé un poste de contrôle militaire pour arrêter les véhicules et vérifier l'identité des citoyens.
Des témoins ont déclaré que les soldats israéliens ont également humilié plusieurs cultivateurs d'olives dans la ville, alors qu’ils passaient près du barrage de Mapuduttan qui est installé sur les terres du village.

Blessés dans de violents affrontements à Selwad

30 citoyens palestiniens ont été blessés par les balles en caoutchouc dont un cas à la tête lors de violents affrontements éclatés avec l'occupant israélien, dans le village de Selwad, à l'est de Ramallah, le dimanche après-midi 26/10, après la fin de l'enterrement du garçon martyr Irwa Hamad.
Le correspondant de notre CPI à Ramallah a déclaré que les centaines de jeunes hommes en colère se sont dirigés vers une base militaire de l'armée israélienne, à l'ouest du village et ont mis le feu dans les pneus et jeté des pierres, avant l'intervention des importantes forces de l'occupant israélien et le déclanchement des affrontements.
Notre correspondant a cité des journalistes palestiniens et étrangers, en disant que les soldats israéliens les ont directement ciblés avec les balles en caoutchouc, ce qui a causé la blessure du cameraman de l'Agence américaine et qu'une caméra d'un autre a été cassée.
Il a ajouté que les soldats israéliens ont hasardeusement utilisé les balles en caoutchouc et les bombes du gaz, ce qui a causé l'étouffement des dizaines de citoyens, où ils ont été transférés au centre médical du village.
Il est à noter que le garçon Irwa Hamad a été tué par les tirs d'un tireur israélien lors de violents affrontements qui ont éclaté le vendredi dernier soir.

Les colons sionistes dansent sur des terrains palestiniens dépouillés !

Sur un terrain palestinien, à côté de la colonie sioniste de « Nabi Daniel » installée sur la terre des Palestiniens des villages d’Al-Khader et Nahalin, au sud de Bethléem, au sud de la Cisjordanie, des drapeaux d’"Israël", l’Etat d’occupation, et des stands ont été installés, des positions de fête et de joie.
Un bon nombre de colons sionistes y étaient présents. Ils montraient leur joie après la décision de l’occupation sioniste de confisquer quelque huit hectares de terrains palestiniens de la région au profit de la construction d’une école talmudique au service de ladite colonie.
Une nouvelle confiscation
C’est en passant par une rue ancienne appelée « La rue d’Al-Kilo » qu’on peut arriver au terrain que les sionistes veulent confisquer. Elle est d’un kilomètre de longueur. Cette rue arrive au village de Nahalin, un village de l’ouest de Bethléem. Durant l’Intifada d’Al-Aqsa, les autorités sionistes l’ont fermée. Cette fermeture a causé beaucoup de mal aux habitants de ce village. Leur distance pour arriver au cœur de la ville de Bethléem a triplé, à cause de cette fermeture. La distance entre eux et la ville s’élève désormais à une dizaine de kilomètres.
Cette colonie sioniste de « Nabi Daniel » se trouve sur la droite de la rue. Sur la gauche de la rue se trouve la colonie d’Al-Ayzar. Entre les deux colonies se trouve ce terrain de huit hectares qui attend la décision définitive de sa confiscation. Les occupants sionistes n’ont donné qu’un court délai pour une quelconque opposition.
La mosquée de Saladin
Dix kilomètres au loin du terrain à confisquer, il y a un vieux village bâti par le chef historique Saladin, pendant qu’il tentait de libérer la ville sainte d'Al-Quds. Ce village est couvert par la terre sioniste. Certains activistes palestiniens ont réussi à ressortir sa petite mosquée de dessous des décombres et à la restaurer.
Des militants palestiniens travaillent pour restaurer non seulement la mosquée de ce vieux village, mais aussi ses maisons. Ils encouragent les gens à retourner à leurs terrains pour les travailler et les reprendre de l’occupation sioniste qui fait tout pour les dévorer, pour continuer l’élargissement colonial, la judaïsation de la région, le projet de la « Grande Jérusalem ».
Le projet de « Grande Jérusalem » est destiné à construire une série de colonies sionistes au sud de la ville, puis les lier aux colonies de ville d'Al-Quds et à sa partie ouest.
C’est ma terre, c’est mon honneur
Un fermier palestinien, qui possède un terrain agricole dans la région, informe notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il vient tous les jours pour travailler sa terre et pour la conserver.
Il conclut :
« C’est ma terre. Je la conserve, comme je me conserve et conserve mon honneur. Elle est la source de ma vie. Je l’ai reçue de mon père qui l’avait reçue de son père. Et moi, je la délivrerai à mes enfants. Je ne la délaisserai jamais, jusqu’au dernier jour de ma vie ».

L’occupation a arrêté deux jérusalémites et un soldat brulé lors de nouveaux affrontements

A Beyt Hanina, au nord de Jérusalem, des jeunes ont lancé des cocktails Molotov sur un soldat de l’occupation, il a donc été directement touché. Les jeunes ont aussi attaqué des voitures de colons dans la zone, les forces de l’occupation ont arrêté un jeune dont l’identité n’a pas encore été révélée.
Les forces de l’occupation ont aussi arrêté le jeune Maher Sarhane, fils du martyr Samer, dans sa maison à Silwan au sud de la mosquée al Aqssa après que l’occupation ai interdit l’enterrement symbolique qui devait avoir lieu pour le martyr Abderrahmane Chaloudi de Silwan. L’enterrement avait débuté après la prière du soir devant sa maison et a fini en comptant au moins 6 blessés.
A Saadia, à Jérusalem occupé, des affrontements ont éclaté entre des jeunes et les forces de l’ordre. Les quartiers Bab Sahra et Bab Al Amoud ont vu une forte présence de la police de l’occupation.
De violents affrontements ont aussi éclaté à Hay Athaouri ou les forces de l’occupation ont lancé des bombes à Gaz et à son.
Plus au nord, au niveau du barrage du Shaafat de violents affrontements ont aussi eu lieu, les forces de l’occupation ont utiliser des bombes à gaz et des gaz lacrymogènes contre les manifestants.
Les forces de l’occupation ont arrêté Abdallah Al Shimi Abu Bakr, 60 ans, au niveau de Bab Al Silsila après avoir été agressé physiquement. Il a ensuite été trainé au poste de police de Qachla pour être interrogé. Au vu de son état de santé, il a ensuite été relâché. Il est convoqué au tribunal demain matin.
Jérusalem est sous pression depuis plusieurs semaines. Après le meurtre de l’enfant Mohamed Abu Khoudayr qui avait été brulé vif par des colons qui avait eu lieu en même temps que la dernière agression contre Gaza, avec l’escalade des attaques des colons contre la mosquée Al Aqssa, et plus récemment le meurtre de Abderrahmane Chaloudi de Silwan, un climat de colère règne à Jérusalem occupée.  

Une patrouille sioniste visée par des coups de feu à l’est de Ramallah

Dimanche soir, des résistants ont tiré des coups de feu contre une force militaire sioniste près de leur base à l’ouest du village de Silwad à l’est de Ramallah.
Des témoins à Ramallah ont assuré au CPI que les tirs visaient une tour militaire à l’est du village. Le jeune palestinien Ourwa Hamad a été tué.
Des sources sionistes ont déclaré que les coups de feu ont failli atteindre les soldats.
L’occupation a donc mis en place des renforts militaires et a entamé une vague de perquisitions dans les maisons de la zone et ont confisqué les caméras des citoyens.

L’occupation prolonge la détention de 7 jérusalémites, un autre libéré

L’avocat du club des détenus, Moufid Al Haj, a rapporté dimanche soir que le tribunal de l’occupation à Jérusalem occupée a prolongé la détention de sept jérusalémites.
Parmi eux, six prisonniers resteront incarcérés jusqu’à mardi 28/10. Il s’agit Mahmoud Ghaith, Mehdi Abbas, Khaled Bechir, tous originaires de Silwan, en plus des deux frères Sameh et Mohamed Najib ainsi que Qoussay Chaouki qui eux sont originaires de Beit Hanina.
Mahdi Al Safdi, de la vieille ville, sera libéré lundi 27/10, quant à Youssri Haddad, il a été relâché sans condition.

L’occupation commet un crime démographique contre 6 000 jérusalémites en 7 ans

Le comité jérusalémite a déclaré que les autorités de l’occupation ont supprimé le titre de résidence de plus de 6000 citoyens palestiniens des quartiers ouest de Jérusalem occupée de 2007 à aujourd’hui.
Le comité islamique et chrétien de défense de Jérusalem et des lieux saints a considéré dans un rapport publié samedi que le retrait des nationalités et des cartes de séjour des Jérusalémites révèle l’existence d’une politique cachée et stratégique qui a pour but clair de contrôler la ville de Jérusalem, de la judaïser, et de la vider de ses habitants dans le cadre du « nettoyage ethnique »
Dans son communiqué, le comité a déclaré que les autorités de l’occupation ont annulé le droit de résidence à des milliers de citoyens palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et Jérusalem occupée depuis 1967 alors que les juifs sont autorisés à coloniser les territoires palestiniens et à voyager hors des colonies sans perdre leur titre de résidence. Par contre les palestiniens voient leurs pièces d’identités confisquées et contraints de quitter les territoires occupées dès que le ministère israélien de l’intérieur le décide.
De son côté, le secrétaire général du comité, Hana Issa, a déclaré que « les gouvernements israéliens qui se succèdent ont continué leur politique raciste à l’encontre des jérusalémites qui sont interdits d’habiter la ville, avec une simple décision de la cour suprême israélienne qui date de 1988 qui énonce que l’autorisation d’habiter durablement à Jérusalem est possible seulement si le citoyen habite à l’intérieur de la zone verte ou dans les zones qui sont soumises au contrôle de la mairie de Jérusalem.
Dans le même contexte, Issa a rappelé que ce qui est communément appelé l’impôt Arnona a largement participé au fait que le citoyen jérusalémite perde son droit de séjour vu que cet impôt est utilisé différemment par la mairie de l’occupation en fonction de [l’origine] du citoyen. Il y a une différence claire entre les jérusalémites et les juifs dans la baisse de l’imposition de cet impôt qui est censée s’appliquer aux ménages à revenus faibles, aux chômeurs ou aux handicapés.
L’expert en droit palestinien a ajouté que « celui qui visite Jérusalem n’a pas besoin de fournir beaucoup d’efforts pour voir les frontières à Jérusalem entre les colonies juives et les quartiers arabes : juste en observant les inégalités architecturales des bâtiments, la luminosité des rues, les écoles, la propreté etc… »

La Knesset discute de l’imposition de la souveraineté totale d’Israël sur la Mosquée al-Aqsa

La Knesset sioniste tient aujourd’hui lundi une séance spéciale pour débattre de la proposition de retirer la souveraineté de la Jordanie sur la Mosquée al-Aqsa, soumise l’an dernier par le vice-président de la Knesset, Moshe Fijlin, afin d’imposer le contrôle sioniste total sur la Mosquée.
Le ministre de la Sécurité intérieure devrait assister à la séance, ainsi qu’un représentant du ministère de la Justice, le Procureur général, la mairie de Jérusalem, le ministère des Finances, du Logement, des Affaires étrangères, des Services religieux, le Cabinet du Premier ministre, l’organisation Ateret Cohanim, la fondation du patrimoine du Mont du Temple, l’organisation Ir Amim, l’Autorité des Antiquités, et des représentants des membres de l’organisation du prétendu Temple.
De son côté, le directeur général des Legs pieux de Jérusalem et des affaires de la mosquée d’al-Aqsa, le Shaykh Azzam al-Khatib, a déclaré dans la presse : « Nous refusons toute idée de discussion ou débat sur le statut de la Mosquée d’al-Aqsa à la Knesset, et nous assurons que la souveraineté islamique sur la mosquée revient à la Jordanie, et c’est une mosquée islamique pour tous les musulmans du monde ».
« Les sages du côté israéliens doivent réfléchir, car al-Aqsa est un sujet sensible, et toute discussion, plan ou préjudice à son encontre enflammeront toute la région », a-t-il ajouté.
Ces derniers jours, les opérations d’incursion par les colons dans la Mosquée d’al-Aqsa se répètent de façon significative, et ce, sous protection des forces d’occupation, dans une tentative d’y imposer la division spatiale et temporelle, et la souveraineté totale d’Israël.

Israël prévoit de construire 1000 logements à Jérusalem occupée

Le site hébreu Wala a révélé lundi matin des directives énoncées par le Premier ministre du gouvernement d’occupation, Benjamin Netanyahu, aux services concernés afin de mettre en place un plan de construction de près de 1000 nouveaux logements à Jérusalem occupée.
Selon le site internet, il est question de 400 habitations dans le quartier de Har Homa au sud de Jérusalem, et environ 600 logements dans la zone nommée Ramat Shlomo.
La révélation de ce nouveau plan survient suite à celle de la 2e chaine israélienne dimanche concernant un accord secret qui sera prochainement tenu entre Netanyahu et la droite extrémiste. Ils auraient convenu de la permission de construite des milliers de logements coloniaux en Cisjordanie, en plus d’autres facilités accordées aux colons.
Le correspondant de la 2e chaine, Audi Siegel, explique que l’objectif du Premier ministre est de renforcer son alliance avec la droite dans la coalition gouvernementale, avec l’approbation de la fin du « gel pacifique » de la colonisation.

dimanche 26 octobre 2014

Les négociations sur Gaza reprendront après la mi-novembre

Le chef de la délégation palestinienne a annoncé dimanche à l'AFP que les négociations indirectes avec les Israéliens sur la trêve dans la bande de Gaza reprendraient après la mi-novembre au Caire et non lundi comme prévu initialement.
Le report de ces pourparlers visant à consolider le cessez-le-feu entré en vigueur il y a exactement deux mois dans l'enclave palestinienne après 50 jours d'un conflit qui a fait près de 2200 morts côté palestinien, en majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats, a été décidé après une attaque meurtrière dans le Sinaï égyptien.
Azzam al-Ahmad, membre du Fatah du président Mahmoud Abbas a indiqué à l'AFP depuis Le Caire où il est arrivé dimanche que «les négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens ont été reportées à la seconde moitié de novembre».
Khalil al-Haya, dirigeant du Hamas à Gaza, avait indiqué plus tôt à la télévision du mouvement islamiste que ce report avait été décidé, car les membres de la délégation vivant dans l'enclave palestinienne «ne peuvent quitter Gaza en raison de la fermeture du poste-frontière de Rafah», décrétée jusqu'à nouvel ordre par l'Égypte après qu'un attentat suicide a tué vendredi 30 soldats dans cette région, où l'état d'urgence a été décrété et où l'armée a mené des frappes aériennes contre des djihadistes.
Côté israélien, aucune confirmation n'avait été donnée dans l'immédiat.
Trente soldats ont été tués et 29 blessés vendredi quand un kamikaze a lancé sa voiture bourrée d'explosifs sur un barrage militaire près d'Al-Arich, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, signant ainsi l'attaque la plus meurtrière contre les forces de l'ordre depuis plus d'un an en Égypte.
Le 26 août, Israël avait conclu un accord de cessez-le-feu avec une délégation palestinienne comprenant des représentants du Hamas, du Jihad islamique et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Seul l'arrêt des combats avait été annoncé et désormais les deux délégations doivent s'atteler aux questions épineuses, notamment le port et l'aéroport que les Palestiniens réclament à Gaza, une exigence fermement rejetée par Israël.

Violents heurts à l'occasion des funérailles d'un Palestinien à Jérusalem

De violents heurts opposaient dimanche des centaines de Palestiniens à la police israélienne déployée en nombre à Jérusalem-Est au terme d'une journée sous haute tension qui doit se finir avec les funérailles d'un Palestinien accusé d'avoir mené un attentat.
La police, lourdement équipée, a fermement repoussé à coup de lacrymogènes des centaines de Palestiniens venus célébrer les «funérailles symboliques» d'Abdelrahmane Shalodi. Ce Palestinien de 21 ans a été abattu mercredi par la police après avoir, délibérément selon les autorités israéliennes, jeté sa voiture sur un arrêt du tramway, tuant un bébé et une Équatorienne de 22 ans qui a succombé dimanche à ses blessures.
Depuis, sa dépouille, aux mains de la médecine légale israélienne, n'a toujours pas été remise à sa famille. La justice israélienne a décidé qu'elle ne serait rendue aux Shalodi qu'à la porte du cimetière où ils devront procéder à un enterrement rapide au milieu de la nuit, en présence d'une liste réduite de participants soumise auparavant à la police.
La famille a refusé ces conditions et l'enterrement, prévu ce soir, pourrait être repoussé une nouvelle fois -il était initialement prévu samedi- si la justice décide d'en réexaminer la tenue.
«Funérailles symboliques»
Privée d'une cérémonie qu'elle voulait importante, la famille Shalodi avait appelé à des «funérailles symboliques» en fin d'après-midi devant sa maison de Silwan, quartier populaire palestinien ultra-sensible proche du vieux Jérusalem.
Des centaines de Palestiniens ont ainsi répondu présents et participé à la prière du défunt avant de tenter de rallier l'esplanade des Mosquées, épicentre de toutes les tensions dans la Ville sainte, a constaté un journaliste de l'AFP.
Accompagnant un cercueil vide enveloppé dans un drapeau palestinien, la foule avait à peine parcouru quelques dizaines de mètres que la police israélienne chargeait, sous des rafales de tirs de grenades lacrymogènes auxquels répondaient des jets de pierres, de pétards et de cocktails Molotov. Au moins quatre Palestiniens ont été arrêtés, tandis que les forces israéliennes perquisitionnaient les maisons alentour, a constaté le journaliste.
Selon le Croissant-Rouge, ces heurts ont fait au moins 21 blessés, asphyxiés par le gaz lacrymogène ou touchés par des balles en caoutchouc. Cinq d'entre eux ont été admis à l'hôpital après avoir été touchés notamment aux yeux, a précisé un porte-parole à l'AFP.
Des heurts ont également éclaté en d'autres points de la partie palestinienne annexée et occupée par Israël de Jérusalem, notamment dans les quartiers de Rass al-Amoud et de Issawiya.
Dans l'après-midi, devant les membres de son gouvernement, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou avait promis d'utiliser «toute la force nécessaire pour qu'échoue» le plan «des extrémistes musulmans qui s'emploient à l'embrasement» de Jérusalem, qu'il a désigné comme «la capitale d'Israël».
L'annexion et l'occupation de Jérusalem-Est sont illégales aux yeux de la communauté internationale et l'un des principaux obstacles au processus de paix, les Palestiniens réclamant d'en faire la capitale de l'État auquel ils aspirent.
Cinq jours de violence
Les forces de sécurité de Jérusalem ont reçu ces derniers jours des milliers de renforts, selon une porte-parole de la police. Depuis mercredi, les violences secouent Jérusalem-Est jour et nuit sans discontinuer. La nuit dernière, au moins cinq Palestiniens ont encore été arrêtés, selon la police israélienne.
À chaque fois, ce sont les mêmes scènes de jeunes Palestiniens, souvent masqués, brûlant des pneus et lançant pierres, pétards ou engins incendiaires face aux policiers armés. Les pierres visent aussi le tramway qui circule désormais sous escorte policière, et tout ce qui symbolise l'autorité ou la présence israéliennes.
Les policiers répondent par des tirs de gaz lacrymogènes ou de projectiles en caoutchouc. Des policiers en uniforme ou en tenue civile, aidés par les ballons d'observation lâchés au-dessus de la ville, arrêtent les émeutiers.
Jérusalem-Est est en proie depuis l'été à des tensions grandissantes qui font craindre un embrasement généralisé. La décision de la municipalité de Tel-Aviv de reporter un voyage scolaire prévu dans certains quartiers de Jérusalem en butte aux violences trahit l'inquiétude. Elle a visiblement mis en émoi la municipalité de Jérusalem, haut lieu de tourisme et de pèlerinage, qui a dit «ne pas recommander les annulations», assurant que la ville était «sûre et ouverte».
Sur fond d'enlisement des efforts de paix, les tensions ont été exacerbées depuis l'été par une série d'événements: assassinat d'un jeune Palestinien par des extrémistes juifs en juillet après l'assassinat de trois adolescents juifs, arrestations de centaines de Palestiniens, guerre à Gaza, visites de juifs perçues comme des provocations sur l'esplanade des Mosquées, poursuite de la colonisation et appropriations de maisons palestiniennes par des colons, à Silwan par exemple.

Le vote du parlement britannique sur la Palestine restera sans effet

Pour pouvoir considérer qu’un vrai changement de politique a eu lieu, il faudrait que la Grande-Bretagne cesse de soutenir Israël et de financer l’occupation, tout en agissant pour corriger l’injustice qu’elle a imposée aux Palestiniens il y a de cela un siècle, écrit Ramzy Baroud.

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Nervis des forces d’occupation s’ataquant à un manifestant palestinien - Photo : http://media.paperblog.fr
Il serait intellectuellement malhonnête de s’arrêter au vote, ce lundi 13 octobre, de la Chambre des Communes à propos d’un état Palestinien, sans creuser plus profond dans l’Histoire. Indépendamment de la signification d’une initiative non contraignante, le vote parlementaire ne peut pas être juste considéré comme celui d’un autre pays possible pour une reconnaissance de la Palestine, au même titre que la décision du gouvernement suédois le 3 octobre.
À la différence de la Suède, et de la plupart des 130 pays qui ont effectivement reconnu la Palestine, la Grande-Bretagne est un des protagonistes les plus anciens du conflit au Moyen-Orient. En fait, s’il n’y avait pas eu l’intervention de la Grande-Bretagne, il n’y aurait aucun conflit ni même d’état israélien sur lesquels s’appesantir.
C’est avec ce rappel que le vote Britannique importe, et grandement.
Pendant que j’écoutais le débat passionné entre les députés britanniques ,au bout duquel a eu lieu le vote historique de 272 en faveur [de la reconnaissance] et de 12 contre, les fantômes du passé me sont revenus à l’esprit.
Quand mon père est né en Palestine historique en 1936, il s’est retrouvé dans un monde politiquement dominé par la Grande-Bretagne. Il est né et a grandi dans le village palestinien de Beit Daras, depuis longtemps détruit - devenu, comme le reste de la Palestine historique partie intégrante de ce qui est nommé Israël. Lui et sa famille se sont retrouvés confrontés à deux anomalies qui ont considérablement marqué le paysage autrement paisible de la campagne palestinienne : une colonie juive appelée Tabiyya et un centre omniprésent de la police britannique qui avait pour première mission de protéger les intérêts de la colonie juive et de contrôler Beit Daras.
Les habitants du village, encore inconscients du plan en marche pour les déposséder de leur patrie, sont avec le temps devenus plus attentifs à cette double danger. Mais en 1947-48, il était déjà trop tard. Le retrait britannique de Palestine avait pour but de laisser l’espace à un état juif, l’Israël d’aujourd’hui. Les Palestiniens, depuis plus de 66 années, ont souffert non seulement de se retrouver sans-abri et dépossédés de tout, mais également d’une occupation militaire et d’innombrables massacres dont le dernier en date est la guerre israélienne de cet été sur Gaza.
Dans cette dernière agression, près de 2200 Palestiniens, en grande partie des civils, ont été massacrés et cinq fois plus ont été blessés. Pourtant, les Palestiniens continuent de résister et avec une plus grande volonté que jamais.
Pour cette raison - et le fait que le gouvernement britannique demeure un membre du club éhonté des défenseurs dévoués d’Israël - le vote au parlement britannique importe considérablement. Bien que « symbolique » et non contraignant, il a malgré tout de l’importance. Il importe parce que l’arsenal israélien est largement dépendant des fournitures britanniques puisque le gouvernement anglais, en dépit des fortes protestations populaires, se comporte toujours envers Israël comme si ce dernier étaient un état respectueux de la loi avec une situation des droits de l’homme hors de toute critique. Ce vote importe en dépit de la formulation très douteuse qui lie la reconnaissance de la Palestine à côté d’Israël, « à la négociation d’une solution à deux états. »
Mais il ne peut y avoir deux états dans une terre qui est déjà habitée par deux nations, qui, en dépit de la profondeur de l’occupation, sont en fait reliées géographiquement, démographiquement et par d’autres manières. Israël a créé des réalités irréversibles en Palestine et les respectables députés britanniques devraient le savoir.
Le vote des députés a été motivé par différentes choses. Certains ont voté « oui » parce qu’ils sont depuis longtemps les défenseurs des Palestiniens, et d’autres sont avant tout choqués par le comportement israélien. Mais si le vote reflétait en grande partie une tentative de redonner de l’oxygène à « la solution [obsolète] à deux états » dans un conflit créé par les Anglais eux-mêmes, alors le terrible legs britannique en Palestine, vieux de presque un siècle, continuera à s’imposer comme il l’a toujours fait.
Les bottes de l’armée britanniques ont foulé le sol de la Palestine dès 1917 après avoir défait l’empire Ottoman - dans lequel la Palestine était incluse - qui se désagrégeait rapidement sous la pression combinée des puissances européennes. Dès que Jérusalem a été conquise par les Anglais sous les ordres du Général Edmund Allenby en décembre 1917, et le reste du pays avant octobre 1918, la volonté du peuple palestinien s’est retrouvée prise en otage par l’Empire britannique. Le nombre d’Arabes palestiniens tués, blessés, torturés, emprisonnés et exilés par la Grande-Bretagne, depuis cette date jusqu’à l’établissement de l’état israélien en 1948, est au delà de tout récit...
Cependant, le rôle actif de la Grande-Bretagne dans la souffrance des Palestiniens et l’établissement de l’état sioniste n’était pas affaire de coïncidence avec des ambitions coloniales immédiates. Il était inscrit et enraciné dans les intrigues politiques et diplomatiques qui traversent le 19ème siècle. Il s’appuyait également sur un racisme indubitable, profondément ancré dans la culture coloniale. Ses manifestations font toujours la honte de la Grande-Bretagne aujourd’hui, laquelle refuse pourtant d’inverser cette politique historique.
Il est inexplicable que près d’un siècle après l’implication britannique en Palestine et malgré son échec incontestable, la politique étrangère actuelle ne se soit pas éloignée du vocabulaire et des politiques de l’Empire Britannique quand le Ministre des Affaires Étrangères, Arthur James Balfour, « promettait » la Palestine pour l’installation d’un état Juif. La « Déclaration de Balfour » est datée du 2 novembre 1917, avant même que la Palestine ne soit occupée par les Anglais, illustrant ainsi leur arrogance et indifférence à l’égard des droits des Palestiniens.
Dans une de ses lettres, Balfour écrivait avec un mépris insondable : « Pour ce qui est de la Palestine, nous ne proposons aucunement de consulter les souhaits des habitants actuels du pays… Les quatre grandes puissances sont engagées vis-à-vis du sionisme, et le sionisme, qu’il soit juste ou faux, bon ou mauvais, représente beaucoup plus en tradition séculaire, en besoins actuels, en futurs espoirs, que le désir et les préjudices des 700 000 Arabes qui habitent aujourd’hui cette terre antique. À mon avis, cela est juste. »
Encouragé par le vote récent au parlement en faveur de la Palestine (bien que presque la moitié des députés britanniques étaient absents ou se sont abstenus) on peut difficilement nier que c’est un signe que le public britannique et beaucoup dans la direction politique du pays, sont simplement dégoûtés par la guerre et l’occupation israéliennes permanentes qui représentent une des principales causes de déstabilisation de la région, bien longtemps avant que ne commence la guerre civile syrienne et d’autres bouleversements. Alors qu’ils étaient par le passé de solides alliés d’Israël, beaucoup de députés britanniques sont furieux face à la violence d’Israël, face à son expansionnisme et à son sabotage de toute perspective de paix. Ce fait est incontournable.
Mais ce n’est pas suffisant. Quand le gouvernement britannique insiste pour maintenir sa politique pro-israéliennes et quand l’attitude générale de ceux qui tiennent vraiment les rênes du pouvoir à Londres reste liée à une vision rocambolesque à deux-états, à l’idée qu’Israël doit se défendre et que les Palestiniens foivent être systématiquement affaiblis, la vision de Balfour restera la pierre angulaire de la politique Britannique à l’égard de la Palestine.
Soixante-six ans après la fin de son « mandat » en Palestine, la Grande-Bretagne reste partie prenante de ce conflit sanglant, où Israël applique toujours les mêmes politiques d’expansion coloniale, exploitant - ce qui concerne aussi les Anglais - les fonds, les armes et l’appui politique de l’Occident. Pour pouvoir considérer qu’un vrai changement de politique a eu lieu, il faudrait que la Grande-Bretagne cesse de soutenir Israël et de financer l’occupation tout en agissant pour corriger l’injustice qu’elle a imposée aux Palestiniens il y a de cela un siècle.
Sans ligne de conduite claire pour aider les Palestiniens à conquérir leur liberté, le vote britannique demeurera un autre geste symbolique dans un conflit où l’occupation militaire, la guerre, le blocus, la mort et la destruction sont les réalités de tous les jours. Et quand les dirigeants britanniques, comme le Premier Ministre conservateur David Cameron continuent à répéter comme des perroquets leur soutien inconditionnel à Israël, même après les combats et massacres dans Gaza, on cherchera toujours en vain un signe de rupture avec l’héritage de Balfour.
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Ramzy Baroud est doctorant à l’université de Exeter, journaliste international directeur du sitePalestineChronicle.com et responsable du site d’informations Middle East Eye. Son dernier livre,Résistant en Palestine - Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé àDemi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Scribest.fr. Son site personnel : http://www.ramzybaroud.net
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib

Gaza : report des négociations israélo-palestiniennes au Caire


Des dirigeants palestiniens ont annoncé dimanche le report des négociations indirectes avec les Israéliens prévues lundi au Caire en raison de la fermeture de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte après une attaque meurtrière dans le Sinaï égyptien.
Aucune date n'a été précisée pour ces pourparlers visant à consolider le cessez-le-feu entré en vigueur il y a exactement deux mois dans l'enclave palestinienne après 50 jours d'un conflit qui a fait près de 2.200 morts côté palestinien, en majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats.
Sakher Bseiso, dirigeant du Fatah du président Mahmoud Abbas, a indiqué à l'AFP que la délégation palestinienne avait reporté son départ au Caire "en raison de la situation dans le Sinaï" après qu'un attentat suicide a tué vendredi 30 soldats dans cette région, où l'état d'urgence a été décrété et où l'armée a mené des frappes aériennes contre des jihadistes.
De son côté, Khalil al-Haya, dirigeant du Hamas à Gaza, a indiqué à la télévision du mouvement islamiste que ce report avait été décidé car les membres de la délégation vivant dans l'enclave palestinienne "ne peuvent quitter Gaza en raison de la fermeture du poste-frontière de Rafah", décrétée jusqu'à nouvel ordre par l'Egypte après cet attentat.
Côté israélien, le général Amos Gilad, qui fait partie de l'équipe de négociateurs, a affirmé à la radio publique n'avoir reçu dimanche midi aucun avis d'annulation.
Trente soldats ont été tués et 29 blessés vendredi quand un kamikaze a lancé sa voiture bourrée d'explosifs sur un barrage militaire près d'Al-Arich, chef lieu de la province du Nord-Sinaï, signant ainsi l'attaque la plus meurtrière contre les forces de l'ordre depuis plus d'un an en Egypte.
Le 26 août, Israël avait conclu un accord de cessez-le-feu avec une délégation palestinienne comprenant des représentants du Hamas, du Jihad islamique et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Seul l'arrêt des combats avait été annoncé et désormais les deux délégations doivent s'atteler aux questions épineuses, notamment le port et l'aéroport que les Palestiniens réclament à Gaza, une exigence fermement rejetée par Israël.

Gaza : report des négociations israélo-palestiniennes au Caire


Des dirigeants palestiniens ont annoncé dimanche le report des négociations indirectes avec les Israéliens prévues lundi au Caire en raison de la fermeture de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte après une attaque meurtrière dans le Sinaï égyptien.
Aucune date n'a été précisée pour ces pourparlers visant à consolider le cessez-le-feu entré en vigueur il y a exactement deux mois dans l'enclave palestinienne après 50 jours d'un conflit qui a fait près de 2.200 morts côté palestinien, en majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats.
Sakher Bseiso, dirigeant du Fatah du président Mahmoud Abbas, a indiqué à l'AFP que la délégation palestinienne avait reporté son départ au Caire "en raison de la situation dans le Sinaï" après qu'un attentat suicide a tué vendredi 30 soldats dans cette région, où l'état d'urgence a été décrété et où l'armée a mené des frappes aériennes contre des jihadistes.
De son côté, Khalil al-Haya, dirigeant du Hamas à Gaza, a indiqué à la télévision du mouvement islamiste que ce report avait été décidé car les membres de la délégation vivant dans l'enclave palestinienne "ne peuvent quitter Gaza en raison de la fermeture du poste-frontière de Rafah", décrétée jusqu'à nouvel ordre par l'Egypte après cet attentat.
Côté israélien, le général Amos Gilad, qui fait partie de l'équipe de négociateurs, a affirmé à la radio publique n'avoir reçu dimanche midi aucun avis d'annulation.
Trente soldats ont été tués et 29 blessés vendredi quand un kamikaze a lancé sa voiture bourrée d'explosifs sur un barrage militaire près d'Al-Arich, chef lieu de la province du Nord-Sinaï, signant ainsi l'attaque la plus meurtrière contre les forces de l'ordre depuis plus d'un an en Egypte.
Le 26 août, Israël avait conclu un accord de cessez-le-feu avec une délégation palestinienne comprenant des représentants du Hamas, du Jihad islamique et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Seul l'arrêt des combats avait été annoncé et désormais les deux délégations doivent s'atteler aux questions épineuses, notamment le port et l'aéroport que les Palestiniens réclament à Gaza, une exigence fermement rejetée par Israël.

Cisjordanie : les bus pour les colons désormais interdits aux ouvriers Palestiniens


Les travailleurs palestiniens en Israël ne pourront désormais plus emprunter les même bus que les colons pour rentrer en Cisjordanie, une mesure qui ravive la polémique sur la "ségrégation" dans les transports, a rapporté dimanche le journal israélien Haaretz.
Des centaines de Palestiniens munis d'un permis de travail vont chaque jour travailler en Israël, principalement sur les chantiers de construction. Jusqu'ici, ils devaient transiter à l'aller via un unique point de passage, celui d'Eyal près de Qalqiliya au nord de la Cisjordanie occupée.
Mais la mesure annoncée par le ministre israélien de la Défense, et qui sera applicable à partir du mois prochain, les obligera désormais à "pointer" à ce même point de passage à leur retour, ce qui n'était pas le cas avant, selon le quotidien libéral.
Dans les faits, ils ne pourront donc plus emprunter les bus des colons israéliens qui relient les grandes villes d'Israël aux colonies, sans s'arrêter dans ce sens au point de passage.
Sollicité par l'AFP le ministère de la Défense n'était pas immédiatement disponible pour confirmer cette information.
Les colons de Cisjordanie exigeaient depuis des années cette mesure, arguant des dangers sécuritaires ou de comportements irrespectueux de Palestiniens envers des femmes israéliennes.
Mais le journal balaye l'argument sécuritaire. "Les travailleurs autorisés en Israël font l'objet d'une enquête des services de sécurités intérieurs et sont fouillés à leur entrée en Israël (...) s'ils voulaient attaquer des Israéliens, ils pourraient le faire n'importe où, pas spécialement dans le bus", affirme ainsi le général Nitzan Alon, commandant de la Judée Samarie (nom donné par les Israéliens au nord de la Cisjordanie occupée), cité par le Haaretz.
"Il est temps d'admettre que cette procédure militaire est un cache-sexe pour céder aux demandes (des colons) de ségrégation raciale dans les bus", a réagit dans un communiqué l'ONG israélienne de lutte pour les droits de l'Homme B'Tselem.
En 2013, cette ONG avait déjà vivement condamné la décision d'Israël de lancer un service de bus destiné aux travailleurs palestiniens dans le sens Cisjordanie-Israël.

Nouveaux heurts à Jérusalem-est : au moins 5 Palestiniens arrêtés

Au moins cinq Palestiniens ont été arrêtés lors de nouveaux heurts au cours de la nuit de samedi à dimanche à Jérusalem-est où plusieurs centaines de policiers supplémentaires ont été déployés au cours des derniers jours, a indiqué la police.
Les troubles de la journée de samedi entre jeunes Palestiniens et policiers israéliens se sont prolongés dans la nuit, dans le quartier palestinien de Silwan en particulier, tout près de la Vieille ville. Les policiers ont répondu aux jets de pierres avec des moyens anti-émeutes pour disperser les assaillants, a dit à l'AFP un porte-parole Micky Rosenfeld.
La police a fait état de jets de pierres épars encore dimanche matin.
Jérusalem-est, annexée et occupée par Israël, est en proie depuis l'été à des tensions grandissantes qui font craindre un embrasement généralisé. Elles ont encore augmenté depuis mercredi, à Silwan surtout, après qu'un Palestinien de 21 ans eut, délibérément selon les autorités israéliennes, lancé sa voiture sur un arrêt de tramway. Un bébé de trois mois a été tué et six Israéliens blessés.
Abdelrahmane Shalodi, l'auteur des faits qualifiés d'attentat terroriste par les autorités israéliennes, est mort après avoir été abattu par un policier alors qu'il tentait de prendre la fuite à pied.
Depuis lors, au moins quatre ou cinq cents policiers supplémentaires ont été déployés à Jérusalem pour "prévenir et réagir à tout incident", a dit M. Rosenfeld.

4 jeunes blessés dans de violents affrontements à Silwad

Un jeune homme a été blessé par des balles réelles au pied, tandis que trois autres ont été blessés par des balles en métal lors de violents affrontements entre les forces israéliennes et des centaines de jeunes en colère qui protestaient contre le meurtre de l'enfant Arwat Hammad à Silwad, à l'est de Ramallah.
Le journaliste du "Centre Palestinien d’Information", à Ramallah, a déclaré que l'un des soldats israéliens a été blessé à l'épaule.
Notre correspondant a affirmé que les affrontements ont éclaté, tôt le matin. Les jeunes hommes avaient entouré le point militaire de l'armée occupante israélienne à l'ouest de la ville et ont jeté des pierres et des cocktails Molotov, tandis que l'occupation a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
Notre correspondant a ajouté que les jeunes en colère ont fermé la route de Naplouse-Ramallah, qui est utilisée par l'armée israélienne et les colons, avec des pierres.
Notre correspondant a aussi déclaré que les jeunes ont pu détruire une voiture civile appartenant à l’un des officiers de l'ennemi occupant sur la route de contournement, notant que l’officier a utilisé sa mitrailleuse vers les manifestants.
L'occupation avait tué l’enfant Arwat Hamad, hier après midi, lors d’affrontements dans cette même région.

Un Palestinien condamné à 20 ans de prison pour avoir tenté de kidnapper un colon

Le tribunal militaire israélien dans la prison d'Ofer a condamné le jeune homme prisonnier Mohamed Mounther Ramadan (24 ans) de la ville de Birah, à 20 ans de prison, notons qu'il est emprisonné depuis deux ans dans les prisons sionistes.
Selon l'acte d'accusation, Ramadan est accusé de l'appartenance au Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et d'être le président d'une cellule composée de 8 personnes pour kidnapper des colons.
La condamnation a souligné que les éléments du groupe ont acheté un bâton électrique et un tube contenant du gaz lacrymogène et de matraques et ont utilisé ces outils dans trois tentatives de kidnapper des colons israéliens et les échanger par des prisonniers palestiniens.

Raids et convocations à Jénine et Hébron

Les forces d'occupation sionistes ont pris d'assaut dimanche à l'aube les villes de Yamoun, Yaabod et Kafer Koud à Jénine, tandis que cinq prisonniers libérés ont été convoqués à Hébron.
Des sources locales ont déclaré à notre correspondant que cinq véhicules militaires de l’occupation ont perquisitionné Jénine et ont attaqué la maison de l'ex-prisonnier libéré Maher Jamil Khamaysa (27 ans) puis ont remis à son père une convocation pour que son fils se livre. Elles ont aussi pris d’assaut les maisons de ses frères et cousins pour les inspecter puis se sont déployées dans les environs de la mosquée al-Arqam et ont interrogé un certain nombre de citoyens dans la matinée.
Les forces d'occupation israéliennes ont envahi la ville de Yaabod ce matin et se sont propagées à l'entrée de la ville entravant la circulation pendant des heures. Elles ont ensuite pris d'assaut la ville de Kafr Koud et se sont déployées dans les rues et les zones en hauteur pour prendre des photos et surveiller.
A Hébron, les forces israéliennes d'occupation ont remis à plusieurs prisonniers libérés des convocations pour se rendre au service des renseignements pour une entrevue.
Des sources locales ont dit à notre correspondant que les forces d'occupation ont remis des convocations aux prisonniers libérés Hussein Amr, Abdallah Rajoub et Abdullah Amayreh de Dura ainsi qu’Ahmed et Qusai Abu Hashim de Beit Ummar pour se rendre au service des renseignements au centre de détention du Gush Etzion.

L'AP convoque le prisonnier libéré d'el-Qassam Oussama Nabrissi

Les services des renseignements généraux de l'AP dans la province de Qalqilia ont convoqué le prisonnier libéré d'el-Qassam, Oussama Nabrissi pour un interrogatoire lundi 27/10, deux jours après sa libération des prisons de l'occupation israélienne.
Des sources proches de la famille de Nabrissi ont déclaré que les renseignements de l'AP ont sapé la joie du prisonnier pour sa libération des prisons de l'occupant israélien, où il a passé 13 ans pour appartenance aux Brigades d'el-Qassam, après avoir placé un engin explosif dans la maison du ministre israélien de la guerre, Yehuda Barak.
Il est à noter qu'il a passé plus de 15 ans dans les prisons sionistes.
Les services de sécurité de l'AP ont menacé il y a plusieurs jours la famille de Nabrissi de perturber l'atmosphère de joie de sa libération, s'il brandissent les drapeaux du Hamas lors de sa réception.

Grève partielle dans les ministères et les écoles de Gaza

Le syndicat du personnel dans le secteur public dans la Bande de Gaza a annoncé dimanche 26/10, le début d'une série de mesures en protestation contre le non-paiement des salaires des employés qui ont été nommés par le gouvernement dans la Bande de Gaza au cours de la période de division.
Le syndicat a déclaré qu'il commencera aujourd'hui dimanche jusqu'à jeudi prochain de manière quotidienne une grève partielle dans tous les ministères et institutions de l'AP, en plus des écoles gouvernementales.
Il a ajouté que cette grève partielle consiste en la réduction des heures de travail dans tous les ministères, leurs organismes et les Comités.
Le syndicat a confirmé que les jours et les semaines prochaines vont voir une plus grande mobilité et des étapes différentes d'escalade pour exiger les droits des employés.

Affrontements entre les jeunes et la police sioniste dans les quartiers de Jérusalem

De violents affrontements ont éclaté samedi soir entre les jeunes hommes palestiniens et les forces de la police israélienne dans un certain nombre de quartiers de la ville occupée de Jérusalem.
Des témoins oculaires ont déclaré que de violents affrontements se sont produits dans le quartier d'At-Tur, Silwan et Sawana, tandis que les jeunes hommes palestiniens ont lancé des pierres sur le tramway sioniste dans le village de Chuafat au nord de Jérusalem.
Le tramway pénètre le village de Chuafat pour relier le Jérusalem-Ouest avec les colonies de Pisgat Zeev et Nabi Jacob sur les territoires palestiniens dans le nord de Jérusalem.
La police israélienne a déclaré que des jeunes hommes palestiniens ont lancé des pierres hier après-midi sur un tracteur appartenant à la municipalité sioniste à Jérusalem, lorsqu'il se trouvaient dans le village de Silwan.
Elle a ajouté sur Twitter avoir dispersé les manifestants sans faire de blessés.
Selon la police israélienne, des dizaines de jeunes hommes masqués ont fermé la rue du quartier d'At-Tur durant les heures du soir, utilisant les pneus brûlés et ont jeté des pierres et des cocktails Molotov.
Les quartiers de Jérusalem connaissent des affrontements sporadiques continus entre les jeunes hommes palestiniens et les forces de police occupantes.