mercredi 19 novembre 2014

Tous les ingrédients sont réunis pour une 3e Intifada

Un des thèmes les plus souvent repris dans les débats politiques et les commentaires faits par des experts en Israël et en Palestine occupée, se trouve la question de déterminer quand une prochaine intifada aura lieu.

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14 novembre 2014 - Après la prière du vendredi, des affrontements ont à nouveau éclaté à Jérusalem entre des jeunes palestiniens et les forces israéliennes d’occupation - Photo : MEE/Fadi Arouri
L’échec récurrent dans la prédiction montre que personne ne peut anticiper quelle combinaison de questions et d’actions pourrait produire des manifestations populaires et collectives pouvant être considérées comme des soulèvements palestiniens contre l’occupation israélienne.
Bien que personne ne soit en mesure de prévoir quand la prochaine intifada éclatera, il est utile d’examiner les éléments qui étaient présents lorsque les premier et second soulèvements ont eu lieu, et de les comparer à la situation actuelle. Parmi ces ingrédients dans le déclenchement des deux dernières Intifada, se trouvaient l’absence d’horizon politique, une violente répression israélienne, un renforcement de la colonisation et les tensions à Jérusalem.
Dans les années 1980, après l’invasion du Liban israélienne qui a forcé l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à à quitter Beyrouth et à s’installer à Tunis, Israël sous la direction du Likoud a entamé un programme systématique de colonisation avec de grandes confiscations de terres en Cisjordanie. Ne pouvant stopper cette activité de colonisation illégale et exclusivement destinée aux juifs, les Palestiniens se sont finalement révoltés.
L’absence d’un horizon politique après 20 ans d’occupation a été un élément majeur dans la première Intifada, qui a débuté le 9 décembre 1987. La deuxième Intifada a éclaté le 28 septembre 2000, après que les Israéliens aient systématiquement traîné des pieds dans les pourparlers de paix post-Oslo. Lorsque les Palestiniens ont perdu l’espoir d’un accord de paix à Camp David II, ils ont protesté violemment.
Au cours des deux soulèvements, Israël a réagi face aux premières manifestations palestiniennes avec une main très lourde. Yitzhak Rabin, ministre de la Défense à l’époque de la première Intifada, avait notoirement exhorté ses soldats à « briser les os » de lanceurs de pierres palestiniens. Une équipe de tournage de la chaîne CBS avait filmé des soldats israéliens appliquant strictement ces ordres. Durant la deuxième Intifada, Israël a répliqué aux manifestations avec des tirs à balles réelles, abattant cinq Palestiniens de Jérusalem en une seule journée, le 29 septembre 2000. Selon Amnesty International, dans les 20 jours plus de 200 Palestiniens ont été assassinés.
Jérusalem a été le point focal pour les Palestiniens dans les deux Intifadas. La direction clandestine de la première Intifada était en grande partie dirigée depuis la Maison d’Orient à Jérusalem. Des années plus tard, la décision d’Ariel Sharon de visiter le Haram al-Sharif, le site d’Al-Aqsa - dans une tentative d’imposer la souveraineté israélienne sur le troisième lieu saint de l’Islam - allait provoquer une réaction violente et le déclenchement de la deuxième Intifada.
Malgré certaines similitudes, on peut distinguer des différences entre les deux soulèvements. La première Intifada a largement impliqué une résistance non-violente. L’aspect le plus violent du côté palestinien était les jets de pierres. L’utilisation de méthodes non-violentes a fait de la première Intifada un soulèvement plus populaire, impliquant un très grand nombre de Palestiniens.
La deuxième Intifada, qui a eu lieu après que la direction de l’OLP ait établi une Autorité palestinienne même faiblement armée dans les territoires occupés, s’est transformée pour partie en un soulèvement armé avec des échanges réguliers de tirs, des attentats-suicides et d’autres formes de violence. Cette Intifada intégrait également un autre élément nouveau : les Palestiniens citoyens d’Israël. Quand les Israéliens ont réagi en réprimant violemment les premières protestations à Jérusalem, les Palestiniens de Galilée se sont révoltés pour la défense d’Al-Aqsa. Treize citoyens Palestiniens citoyens israéliens sont morts, assassinés par la police.
Un regard sur la situation en Palestine aujourd’hui révèle en effet un certain nombre de similitudes avec le passé.
Le sentiment de désespoir est dominant depuis l’effondrement en avril dernier des pourparlers de paix sous commandement américain. Les activités israéliennes de colonisation continuent d’être la principale source de la colère des Palestiniens, tandis qu’ils voient sous leurs yeux s’évaporer leurs aspirations à un État indépendant.
La violente répression israélienne et l’impunité dont jouissent les soldats de l’occupation et les colons provoquent également des réactions violentes. Encore une fois Jérusalem et Al-Aqsa sont au centre de la colère des Palestiniens, alors que les extrémistes juifs défilent autour de Haram al-Sharif, appelant à la destruction de la mosquée Al-Aqsa et à la construction du troisième temple en lieu et place. Les Palestiniens en Israël se sont déjà joints aux protestations et ils sont à nouveau durement réprimés par les forces israéliennes de répression.
Bien qu’il soit impossible d’identifier précisément les actions qui pourraient déclencher une explosion, et donc un soulèvement palestinien, il est raisonnable d’affirmer que tous les ingrédients sont réunis pour un troisième soulèvement palestinien.
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Daoud Kuttab : journaliste palestinien né à Jérusalem, il a enseigné le journalisme à Princeton et dirige actuellement le Community Media Network, organisation dédiée au progrès du journalisme arabe indépendant . Il est producteur de documentaires et titulaire de nombreuses distinctions. Il est chroniqueur pour Palestine Pulse de Al-Monitor, The Jordan Times, The Jerusalem Post et The Daily Star (Liban).
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Traduction : Info-Palestine ;eu

La capture de soldats israéliens permettra-t-elle un échange des prisonniers ?

Ville de Gaza, Bande de Gaza – La mère de Majdi Yasseen, un Palestinien détenu dans une prison israélienne, fait l’exception des autres femmes réunies, chaque lundi, sous une tente dressée en face du siège du Comité International de la Croix Rouge à Gaza pour protester contre l’emprisonnement de leurs enfants et leurs proches.

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Al-Khalil, avril 2011 - Rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes
En effet, la maman de Majdi est loin d’être passive lorsqu’elle proteste. Elle scande des slogans pour demander la libération des prisonniers. Elle a informé Al-Monitor que l’annonce faite par le Hamas au sujet des soldats israéliens capturés au cours de la dernière guerre sur Gaza « lui a redonné goût à la vie, » car elle peut désormais nourrir l’espoir de revoir son fils qui est en prison depuis sept ans, pour une peine de 18 ans.
D’après Qadura Fares, président du Club des Prisonniers Palestiniens, près de 7.200 prisonniers Palestiniens sont incarcérés dans les prisons israéliennes, dont 18 femmes Palestiniennes, purgeant diverses peines et dont les états de santé se détériorent jour après jour. « Ces détenus ne sont ni des criminels ni des terroristes dangereux. Bien au contraire, ils combattent pour arracher leur liberté de leur occupant. La lutte et la cause des prisonniers n’aurait pas vu le jour s’il n’y avait pas l’occupation et l’assassinat des Palestiniens, » affirme Fares à Al-Monitor.
Depuis que les Brigades Izz ad-Din al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont annoncé avoir capturé un soldat israélien durant la récente bataille à Toufah, à l’Est de Gaza, les familles des prisonniers Palestiniens espèrent que la résistance soit en mesure de conclure un autre accord d’échange de prisonniers semblable à celui qui a conduit à la libération du soldat israélien Gilad Shalit en octobre 2011 en échange de 1027 Palestiniens.
Selon la mère de Majdi, les options diplomatiques ne semblent pas efficaces pour l’obtention de la libération des prisonniers. Elle explique : « Israël refuse de libérer nos enfants dans le cadre du processus de paix, alors que la résistance a été la plus part du temps capable de le faire dès qu’elle réussissait à capturer un soldat Israélien. Ainsi, je me range du côté de l’option de la résistance armée pour obtenir la libération de nos enfants. »
Une figure emblématique du Hamas a confirmé à Al-Monitor : « Le Hamas a [en effet] capturé des soldats Israéliens. Mais nous, en tant que dirigeants politiques, ignorons leur nombre. Israël est tout à fait conscient des détails et du nombre des soldats disparus et il doit payer le prix. » Ayant requis l’anonymat, la source a ajouté que pour le moment, la direction du Hamas ne veut révéler aucun détail sur les soldats et que leur capture vise à la conclusion d’un accord d’échange de prisonniers.
Pour l’analyste politique Hassan Abdo, l’enlèvement et l’échange des soldats Israéliens est « l’option la plus efficace pour les Palestiniens et ce, à la lumière des efforts politiques qui ont échoué à obtenir leur libération. » Les négociations entre les dirigeants Palestiniens et Israéliens ont rompu suite au refus Israélien de satisfaire la condition de libérer le quatrième et cinquième groupe de prisonniers, ceux qui ont été détenus bien avant les Accords d’Oslo de 1993.
Abdo a expliqué à Al-Monitor : « Il est vrai que dans le cadre du processus de paix, Israël a libéré 78 prisonniers qui ont été incarcérés avant 1993, néanmoins, il a refusé de libérer le quatrième groupe de ces prisonniers. Et c’est cette raison qui a largement alimenté chez les Palestiniens l’idée et l’option de kidnapper les soldats Israéliens afin de les utiliser dans des accords d’échange de prisonniers. »
La mère de Zuhair Abu al-Jidyan, un Palestinien condamné à 12 ans de prison, est assise à côté de la maman de Majdi. Tenant un grand portrait de son fils, elle a dit : « Je viens à cet endroit chaque semaine et je n’y renoncerai pas jusqu’à ce mon fils soit définitivement libéré des prisons Israéliennes. »
La mère de Zuhair a affirmé que la nouvelle de la capture des soldats Israéliens par la résistance au cours de leur bataille a « ravivé mon âme au point de sentir le sang couler de nouveau dans mes veines. » Elle demeure confiante de la position de la résistance qui finira par libérer son fils en dépit des obstacles dressés par les décideurs Israéliens en vue de compliquer et d’envenimer la situation et l’accord.
En effet, au début du mois en cours, la Knesset a ratifié une loi interdisant la libération anticipée, qu’elle soit dans le cadre d’un accord d’échange ou bien d’un processus politique, des prisonniers Palestiniens condamnés pour leur implication dans l’assassinat d’Israéliens. La loi empêche ainsi la libération des prisonniers condamnés à la réclusion à perpétuité.
Abdo a ajouté qu’Israël a promulgué ces lois dans le but de saper le moral de la résistance et l’obliger à réduire ses revendications dans tout processus d’échange futur. Il a également souligné, cependant, que « toutes ces lois seront contournées et enfreintes dès qu’il y aura un nouvel échange car les accords ne sont pas limités par aucune de ces lois ou décisions émises précédemment. »
Fares convient avec les évaluations d’Abdo et souligne : « Compte tenu de sa grande et large expérience, et en imposant d’importants règlements et restrictions sur la libération des prisonniers pendant les pourparlers de paix, Israël est parvenu à convaincre les gens que le seul moyen efficace pour libérer les prisonniers est la résistance militaire et l’enlèvement des soldats. » Il estime que les lois Israéliennes sur les échanges futurs « démontrent qu’un état de confusion au sujet des soldats disparus durant la guerre conte Gaza s’est installé en Israël. Cependant, ces lois ne feront pas obstacle à la conclusion d’un futur accord d’échange, et celui qui a rédigé cette loi se trouvera un jour contraint de la modifier. »
C’est ainsi que la mère de Zuhair s’accroche à l’espoir de revoir son fils. « Si Israël refuse de le libérer dans le cadre d’un processus politique, il sera sans doute contraint de le faire dans le cadre d’un futur accord d’échange. »
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Rasha Abou Jalal est écrivain et journaliste à Gaza, spécialisée dans les nouvelles politiques, les questions humanitaires et sociales liées à l’actualité.
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Traduction : Info-Palestine.eu - Niha

Les Nations Unies pavent la route au « blocus électronique » de Gaza

Cinquante-et-un jours de guerre n’ont pas suffi à effacer les conséquences de sept ans d’un blocus qui a affecté tous les aspects de la vie dans la bande de Gaza. Après les ravages et la dévastation causés par la guerre, il semble maintenant que le siège a été reconduit de nouvelle manière.

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Destructions israéliennes dans le quartier al-Tufah de la ville de Gaza - Photo : AFP
Depuis la période précédant la fin des bombardements israéliens, les conditions internationales stipulent que personne n’est autorisé à apporter du matériel de reconstruction à Gaza, sauf les « autorités légitimes » [l’Autorité palestinienne]. Celle-ci qui n’avait jamais accordé à Gaza qu’un soutien « formel », s’est empressée d’annoncer qu’elle avait conclu un accord tripartite avec Israël et l’Organisation des Nations Unies.
Si Israël a été le premier à divulguer des informations à propos de cet accord, l’Autorité Palestinienne (AP) ne l’a ensuite jamais nié. Mais les organisations de la Résistance à Gaza, en particulier le mouvement Hamas, ont officiellement rejeté les termes de cet accord après que plusieurs de ses aspects aient été mis en vigueur. Le Hamas a déclaré qu’il n’avait pas eu connaissance du fait que l’accord conduirait à un « blocus électronique par Israël », selon le plan concocté par Robert Serry [émissaire de paix des Nations Unies au Moyen-Orient].
Beaucoup a été dit sur les détails de l’accord, y compris que l’État sioniste a voulu et obtenu des garanties lui permettant de surveiller étroitement les matériaux de construction pour que ceux-ci ne bénéficient pas à la Résistance.
À cette fin, Israël a imposé des conditions qui sont autant de « pièges », comme la mise en place de caméras de surveillance fonctionnant 24 heures sur 24 dans les entrepots, dans un territoire où l’électricité est fournie à peine six heures par jour. Et ce en plus du déploiement de gardes - qui devront avoir un « brevet de bonne conduite » - dans ces entrepôts entourés par des clôtures avec une hauteur spécifique, le tout avec des mouchards GPS que les forces d’occupation veulent voir installés sur les véhicules et camions.
À première vue, il semble que l’approbation de ces conditions par l’Autorité palestinienne était normal et attendu, compte tenu de son engagement envers les objectifs sécuritaires d’Israël et sa coordination étroite avec l’occupant. Cependant, ce qui est incompréhensible, c’est le silence des autres organisations palestiniennes. Pourtant le Hamas avait rejeté l’accord de 2005 sur les passages, qui énumérait les conditions pour l’ouverture des postes-frontière, en particulier Rafah, en raison de « la surveillance israélienne grâce à des caméras et à la présence internationale. » Alors pourquoi le Hamas a-t-il changé d’attitude aujourd’hui ?
C’est encore pire pour le Hamas de ne pas savoir que de savoir et de rester silencieux sur la question. Pourtant, tout ce que le porte-parole officiel du Hamas, Taher al-Nunu a déclaré à cet égard, était que son groupe « n’était pas au courant dès le début du contenu de ce plan. »
« Avec l’entrée en vigueur [du plan] et l’apparition au grand jour de ses détails, il s’est avéré qu’il perpétue le siège tout en le reformulant », a déclaré Nunu.
Selon lui, le Hamas est rendu compte que la reconstruction, à cause de ce mécanisme, prendra de 4 à 10 ans.
« [Ce] n’est pas logique et nous refuserons cela, » a-t-il dit.
Interrogé sur le silence de son groupe, Nunu a déclaré à Al-Akhbar : « le Hamas n’est plus le gouvernement. C’est le gouvernement de consensus qui est responsable de la bande de Gaza. Nous ne pouvons donc rejeter le plan de Serry comme nous avions rejeté le plan précédant [en 2005]. » « L’alternative, a poursuivi Nunu, serait « d’exiger que le gouvernement de consensus rejette le plan et mette au point une meilleure solution. »
Dès que les Nations Unies ont eu vent d’un possible rejet, elles ont proféré des menaces, disant que l’opposition au plan de son envoyé [Robert Serry] perturberait le processus de reconstruction. Le responsable du Hamas a réagi à cela en disant : « La bande de Gaza ne cédera pas au chantage. L’ONU n’est pas en mesure de menacer de stopper la reconstruction ».
Tout en recherchant les détails controversés de ce qui peut au mieux être qualifié de nouveau « blocus électronique, » Al-Akhbar a eu accès à d’autres informations tout aussi controversées : les Nations Unies ont demandé aux gens qui veulent reconstruire leurs maisons détruites de fournir des données complètes sur eux-mêmes, non seulement leur noms et numéros de carte d’identité, mais aussi des photos personnelles et récentes, les emplacements de leurs maisons précédentes, le lieu exact où ils avaient l’intention de reconstruire, et les plans des deux maisons, l’ancienne et la nouvelle.
À la lumière de cela, il était nécessaire de revenir à la partie palestinienne autorisée à traiter avec l’UNRWA, à savoir, le ministère du Logement et des Travaux publics. Le ministère fonctionne actuellement à Gaza sous un ministre du gouvernement de consensus. Un responsable du ministère a indiqué qu’ils étaient d’accord avec le plan de Serry, « mais d’une manière qui soit compatible avec la sécurité de la bande de Gaza. » Pour cette raison, a-t-il poursuivi, les données qu’ils ont envoyées ne comprenaient que les noms et les cartes d’identité des citoyens, en plus des données sur les quantités requises de matériaux de construction pour restaurer leurs maisons.
Toutefois, les Nations Unies ont rejeté cette façon de procéder et renvoyé les informations, déclenchant une nouvelle crise qui a abouti à la suspension de toute coopération entre les deux parties. En d’autres termes, le processus de reconstruction est maintenant arrêté.
Pour sa part, Naji Sarhan, un responsable du ministère du Logement et des Travaux publics, a déclaré que le ministère a rejeté le plan de Serry « parce qu’il est futile et ne ferait que prolonger le processus de reconstruction. »
Pendant ce temps, le gouvernement de consensus à Ramallah a demandé à Gaza de mettre en œuvre le plan en dépit de ses réserves. Pour cette raison, Sarhan a déclaré : « Ils [le gouvernement] ne prendront pas part au blocus de la bande de Gaza. » L’enquête sur les dommages a été effectuée par des organismes internationaux, alors pourquoi y a-t-il des préoccupations au sujet des matériaux de construction ? » a-t-il demandé.
Même en termes économiques, il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir dans le plan de Serry. Une entreprise qui avait reçu l’approbation des services de sécurité pour stocker et distribuer des matériaux de construction a déclaré qu’elle avait été contrainte d’installer des équipements de surveillance, notamment des caméras, à la demande des Nations Unies.
Le directeur de Awad Shamali et Fils, Hatem Shamali, a dit avoir installé huit caméras, ainsi qu’un générateur et des batteries pour les alimenter, nous apprenant qu’un inspecteur de l’ONU avait conduit des visites surprises et « obtenu des rapports sur chaque gramme de ce que nous vendons. »
Shamali a poursuivi : « Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Nous achetons [aux Israéliens] une tonne de ciment pour 500 shekels (133 dollars), et nous devons la revendre pour 520 shekels (donc 5 dollars de profit). Ce n’est pas suffisant pour couvrir le coût du travail et du transport, sans parler des équipements de surveillance. » Shamali a ajouté que s’il ne pouvait vendre sous d’autres conditions, toutes les relations avec son entreprise seraient suspendues.
Il n’était pas possible de joindre le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, en congé au moment de la rédaction de cet article. Comme il est le seul autorisé à traiter de la question, Al-Akhbar n’a pu obtenir d’avis officiel sur le « siège électronique » qui fera migrer l’agence internationale du domaine de l’humanitaire à celui de l’arène politique et du tout sécuritaire.
Toutefois, le responsable des relations étrangères du Jihad islamique, Khaled al-Batsh, a déclaré que son groupe considérait le plan de Serry comme un moyen d’appliquer le blocus israélien illégal sous couvert d’un support international.
Parlant à Al-Akhbar, al-Batsh a déclaré que le plan des Nations Unies approuvé par Israël et l’AP non seulement voulait interdire à la Résistance d’accéder à certains matériaux de construction, « mais visait aussi à fournir des informations et des détails sensibles de sécurité sur les propriétaires de toutes les maisons endommagées dans la guerre, afin de mettre à jour les bases de données israéliennes sur Gaza ».
« Israël sera en mesure de réorganiser l’implantation des maisons dans la bande de Gaza en contrôlant leur emplacement et la façon dont elles sont construites, » a-t-il ajouté.
Al-Batsh a également révélé qu’une partie des fonds dégagés pour la reconstruction « ira au gouvernement de consensus pour couvrir les dettes de l’Autorité palestinienne. »
« Vingt pour cent sera destiné aux salaires et aux primes des observateurs internationaux, et nous avons également appris que les Nations Unies ont saisi au passage 5 millions de dollars en frais de transfert de fonds. C’est dubusiness, pas du travail humanitaire », a-t-il conclu.
En ce qui concerne la menace de geler la reconstruction, al-Batsh a souligné que son groupe n’accordait guère d’attention à ces menaces et continuera à rejeter le plan.
« L’ONU doit reprendre ses esprits. Est-elle un partenaire dans la reconstruction ou un partenaire dans le blocus ? » a-t-il demandé.
Le responsable du Jihad islamique a alors promis de commencer à travailler pour un plan de rechange qui n’aidera pas à l’internationalisation du blocus.
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu

Israël refuse toute limitation à la colonisation à Jérusalem-Est

Israël refuse toute limitation de la colonisation à Jérusalem-Est, dont l'occupation et l'annexion est illégale aux yeux de la communauté internationale, a réaffirmé dimanche le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.
"Nous n'accepterons aucune limitation à la construction dans les quartiers juifs à Jérusalem", a lancé M. Lieberman, un ultra-nationaliste, lors d'une rencontre avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier à Jérusalem. La colonisation, notamment de Jérusalem-Est, est vue comme le principal obstacle au processus de paix.
"Une chose doit être parfaitement claire: nous n'accepterons jamais que la construction dans les quartiers juifs de Jérusalem soient définie comme une activité de colonisation", a ajouté le chef de la diplomatie israélienne.
Selon l'entourage du ministre allemand, M. Steinmeier a indiqué que la question de la colonisation israélienne a "joué un rôle central durant les discussions" avec M. Lieberman, sans donner d'autres détails.
Israël a annoncé lundi l'accélération des plans pour la construction de 1.000 logements à Jérusalem-Est, empoisonnant encore davantage l'atmosphère déjà très tendue dans la partie palestinienne de la Ville sainte.
Les déclarations de M. Lieberman surviennent dans un climat de violences qui font redouter un embrasement généralisé.
"Israël est dans son droit absolu quand il construit dans les quartiers juifs, c'est un consensus, tous les gouvernements l'ont fait et tous les Palestiniens ont compris que ces quartiers resteront sous contrôle israélien dans n'importe quel accord", avait récemment assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant le Parlement.
Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent et accusent régulièrement Israël d'imposer un "fait accompli" en multipliant les quartiers de colonisation dans la partie orientale de Jérusalem, qui empêcherait d'y établir une capitale viable au territoire continu.
L'Union européenne a d'ailleurs appelé Israël à "revenir d'urgence" sur cette décision qualifiée de "peu judicieuse et opportune", tandis que les Etats-Unis ont critiqué une telle action, "incompatible" selon eux avec les efforts de paix entrepris dans la région.

Netanyahu veut renforcer le caractère "juif" d'Israël avec un projet controversé

Benjamin Netanyahu a assuré qu'il ferait voter à tout prix un projet de loi controversé renforçant le caractère "juif" d'Israël, une tentative d'ancrer plus à droite sa coalition gouvernementale afin d'empêcher son naufrage annoncé, selon les médias.
"Dimanche, nous allons mettre le projet de 'Loi sur la Nation' sur la table du gouvernement. J'insiste sur sa nécessité, cette loi doit passer", a déclaré lundi le Premier ministre israélien, au lendemain d'un report du vote.
Selon ce projet, Israël ne serait plus défini dans les Lois fondamentales, qui font office de Constitution, comme Etat "juif et démocratique" mais comme "l'Etat national du peuple juif".
Pour certains, il s'agit d'une institutionnalisation de la discrimination à l'encontre de la minorité arabe israélienne. Pour M. Netanyahu, c'est une réponse "à tous ceux qui doute du droit des Juifs à un Etat-Nation à eux".
Déjà mal en point depuis des mois, la coalition de Netanyahu se déchire autour de ce projet. "Sans cette loi, il n'y a plus de coalition, elle est en train d'imploser", a menacé lundi le ministre de l'Economie, Naftali Bennett, du parti nationaliste religieux et pro-colonisation le Foyer juif.
Les ministres du centre s'inquiètent eux du caractère "dangereux" et "antidémocratique" du projet. La ministre de la justice Tsipi Livni (HaTnoua) a été jusqu'à faire repousser le vote, initialement prévu dimanche.
Alors que planent les menaces de dissolution, le Premier ministre est allé lundi jusqu'à convoquer, puis annuler, une réunion de son parti --le Likoud-- sur la tenue d'élections anticipées. Selon les commentateurs, M. Netanyahu espère en fait gagner sur les deux tableaux avec cette loi: soit faire pencher la coalition à droite pour la maintenir, soit grignoter des voix à ses adversaires lors d'élections anticipées si sa coalition fait naufrage.
Des responsables du Likoud ont en effet affirmé au journal Maariv que "dans les circonstances actuelles", Netanyahu ne gagnerait pas plus de 18 sièges à la Knesset (sur 120) en cas d'élections anticipées et aurait ainsi "beaucoup de mal" à garder son poste. Pour la presse, ce projet controversé serait une façon pour le Premier ministre d'entrer officieusement en campagne.
"Quand il y a des élections dans l'air, il (Netanyahu) ressent le besoin irrépressible (...) de s'adresser aux éléments les plus extrémistes de son électorat", écrit lundi le journal Yediot Aharonot. "Il doit être plus colon que Bennett et plus anti-Arabe que Lieberman (chef de la formation ultranationaliste Israël Beiteinou)" résume Nahoum Barnéa, l'éditorialiste vedette du journal en évoquant deux des adversaires politiques les plus dangereux du Premier ministre.

La situation au Proche-Orient va empirer sans reprise des pourparlers

Un haut responsable des Nations Unies a prévenu lundi le Conseil de sécurité que la violence en Israël et dans les territoires palestiniens allait probablement empirer faute de reprise rapide des pourparlers de paix.
"La reprise des négociations n'a jamais été plus importante", a indiqué le secrétaire général adjoint Jens Toyberg-Frandzen aux 15 membres du Conseil lors d'une réunion consacrée au Proche-Orient. "Sans un véritable engagement de toutes les parties et une amélioration de la vie quotidienne des Palestiniens, nous devrions nous attendre à nouvelle aggravation de la situation sécuritaire et une propagation de la violence actuelle", a-t-il ajouté.
Cet appel intervient après la visite la semaine dernière dans la région du secrétaire d'Etat américain John Kerry pour tenter d'apaiser les tensions à Jérusalem-Est, attisées par le projet d'Israël d'implanter de nouvelles colonies et par la question de l'accès à la mosquée Al-Aqsa.
M. Toyberg-Frandzen a évoqué "quelques signes de progrès" au niveau de la reconstruction mais "le climat à Gaza reste explosif et périlleux".
Israël a consenti à permettre le passage de 800 camions remplis de matériel de reconstruction à Gaza, contre 350 actuellement, mais pour 62 millions de dollars d'équipements pour des projets de construction de l'ONU attendent toujours le feu vert des autorités israéliennes.
Israéliens et Palestiniens doivent reprendre d'ici la fin du mois les négociations indirectes au Caire pour pérenniser le cessez-le-feu à Gaza où le conflit a tué plus de 2 140 Palestiniens et 73 Israéliens.
"La réalité persistante de presque 50 jours d'occupation et l'absence de progrès vers la solution à deux Etats font que la prochaine vague de violence n'est pas loin d'éclater", a relevé M. Toyberg-Frandzen.
Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis à huis clos à l'issue de cette intervention.

L'UE "s'oppose fermement" à la colonisation israélienne, contre des sanctions

L'Union européenne a affirmé lundi qu'elle "s'opposait fermement" à la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens, tout en refusant toute "sanction" contre Israël.
La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a démenti l'existence d'un document préparatoire de l'UE sur des sanctions contre Israël, comme l'avait affirmé ce week-end le quotidien israélien Haaretz.
"Il n'existe pas de plan de ce type", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, en réponse à une question. "J'ai vu un article dans Haaretz qui faisait apparemment référence à un document interne de travail demandé par des Etats membres il y a un certain temps (...) une hypothèse technique", a expliqué Mme Mogherini. "Nos discussions aujourd'hui ont porté sur comment s'engager de manière positive avec Israël et les Palestiniens pour relancer le processus de paix, pas sur le fait de sanctionner ou d'isoler quiconque", a-t-elle insisté.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion mensuelle à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont affirmé que "l'UE s'oppose fermement à la récente expropriation de terres à proximité de Bethléem, aux nouveaux projets de constructions" et à "la poursuite des démolitions, y compris de projets financés par l'UE". "Elle engage Israël à revenir sur ces décisions, qui vont à l'encontre du droit international et compromettent directement la solution fondée sur la coexistence de deux États". Rappelant que ces implantations sont "illégales", l'UE et ses États membres "restent attachés à la mise en oeuvre (...) effective de la législation de l'UE et des accords bilatéraux existants applicables aux produits des colonies".
L'Union européenne "demeure prête à prendre de nouvelles mesures afin de protéger la viabilité de la solution fondée sur la coexistence de deux États", ont ajouté les ministres. L'accord de libre-échange entre Israël et l'Union européenne exclut les produits venant des colonies, qui doivent acquitter des droits de douanes, contrairement aux produits en provenance du territoire israélien qui bénéficient de tarifs préférentiels. En mai, l'UE a aussi interdit l'importation de volailles et d'oeufs des colonies juives en Cisjordanie occupée.
Par ailleurs, l'UE interdit depuis janvier tout financement par des fonds européens de programmes ou entreprises dans les colonies.

Israël dément l"interdiction à vie" d'entrer à Gaza d'un médecin norvégien

Le médecin norvégien Mads Gilbert n'a pas été "interdit à vie" d'entrée dans la bande de Gaza, a assuré lundi le ministère des Affaires étrangères israélien, contredisant des informations publiées dans les médias norvégiens la semaine dernière.
Ces médias avaient affirmé que le médecin urgentiste qui avait passé l'été à soigner les blessés palestiniens à l'hôpital Shifa, dans la bande de Gaza, alors pilonnée par l'aviation israélienne, avait été "interdit d'entrée à vie" dans l'enclave palestinienne.
"Cette décision est exclusivement le résultat de considérations de sécurité, ce n'est pas une punition et sa durée n'est donc pas déterminée", a rétorqué lundi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à l'AFP.
"Ce n'est pas +pour toujours+, comme certains le disent, mais pour aussi longtemps que les considérations de sécurité qui ont mené à cette décision restent les mêmes", a-t-il ajouté sans donner davantage de détails.
Il a précisé que le médecin n'avait pas été interdit d'entrée dans la bande de Gaza, mais en Israël.
Le territoire israélien est un point de passage obligé pour se rendre dans la bande de Gaza, une enclave de 20 kilomètres de long qui ne dispose pas d'aéroport et dont l'accès est strictement limité par Israël depuis 2006, via le point de passage d'Erez.
Le point de passage de Rafah, contrôlé par l'Egypte, est totalement fermé depuis une attaque suicide dans le nord du Sinaï le 24 octobre.
Mads Gilbert est le co-signataire d'une lettre de médecins européens publiée dans le journal de médecine "The Lancet" en juillet dernier dénonçant la guerre dans la bande de Gaza comme "un crime contre l'humanité" commis par Israël.

Espagne: le Congrès appelle le gouvernement à reconnaître l'Etat palestinien

Le Congrès des députés (chambre basse) en Espagne a adopté mardi à une écrasante majorité une motion appelant le gouvernement espagnol à reconnaître l'Etat palestinien.
La motion qui avait été déposée par l'opposition socialiste et a fait l'objet d'une négociation entre partis, précise cependant que cette reconnaissance "doit être la conséquence d'une négociation entre les parties" et demande au gouvernement de mener une action "coordonnée" avec l'Union européenne. La motion a été adoptée à la quasi-unanimité par 319 voix pour, deux contre et une abstention.
La motion était prévue à l'ordre du jour du parlement avant l'attaque menée mardi matin contre une synagogue de Jérusalem par deux Palestiniens, qui ont tué quatre Israéliens avant d'être abattus par la police. Le texte, qui n'est pas le premier adopté par le parlement espagnol en rapport avec l'Etat palestinien, demande au gouvernement de "reconnaître la Palestine comme Etat et sujet de droit international", tout en réaffirmant que "l'unique solution pour résoudre le conflit (israélo-palestinien) est la coexistence de deux Etats, Israël et la Palestine".
Cette reconnaissance, précise encore la motion, doit être "la conséquence d'un processus de négociation entre les parties qui garantisse la paix et la sécurité pour les deux et le respect des droits des citoyens et la stabilité régionale".
La motion, demande à l'exécutif espagnol de promouvoir de "manière coordonnée" cette reconnaissance au sein de l'Union européenne et enfin dans le cadre d'une solution définitive et globale (...) fondée sur la création de deux Etats. Elle exhorte le gouvernement à "oeuvrer en ce sens en recherchant une action concertée avec la communauté internationale, en particulier l'Union européenne, en prenant pleinement en compte les préoccupations légitimes, les intérêts et les aspirations de l'Etat d'Israël". Elle demande enfin que l'Espagne se serve de son siège (non permanent) au Conseil de sécurité pour promouvoir une solution juste et durable dans la région.
Lundi lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères Jose-Manuel Garcia-Margallo a rappelé que l'Espagne défend depuis longtemps le principe de la co-existence de deux Etats. Cette motion n'est pas contraignante, a-t-il cependant rappelé: "elle ne fixe pas de délais pour la reconnaissance et laisse de la marge au gouvernement pour procéder à la reconnaissance au moment qu'il jugera le plus opportun".
La motion socialiste souligne aussi en préambule qu'un mouvement s'est dessiné dans plusieurs pays européens en ce sens, notamment en Suède et en Grande-Bretagne.
Le chef du gouvernement Mariano Rajoy a adressé mardi un message à son homologue israélien Benjamin Netanyahu dans lequel il condamne "énergiquement" l'attentat de mardi matin.

Reconnaissance État palestinien : l'UMP envisage de ne pas participer au vote, le Front de gauche enthousiaste

Les députés UMP envisagent de ne pas participer au vote sur la reconnaissance d'un État palestinien le 28 novembre, critiquant la proposition de résolution socialiste notamment sur un "problème de constitutionnalité", a déclaré mardi Christian Jacob.
"A ce stade, nous sommes plutôt pour ne pas participer au vote, mais on va d'abord poser le débat sur un problème de constitutionnalité", a déclaré le président du groupe UMP de l'Assemblée, lors d'une conférence de presse.
La proposition PS, qui "invite le gouvernement français à reconnaître l'État de Palestine en vue d'obtenir un règlement définitif du conflit", pose "trois problèmes", à commencer par sa conformité à la Constitution, "qui ne permet pas par une résolution de donner une injonction au gouvernement".
Autre reproche : cette proposition de résolution parlementaire marque "un affaiblissement de plus de la parole présidentielle", parce que c'est "au chef de l'État, qui est le chef des armées et de la diplomatie, de prendre position". "Soit il est favorable à la reconnaissance d'un État palestinien et il assume ses responsabilités, soit il ne l'est pas et il l'assume aussi. Mais il ne joue pas avec sa majorité en demandant au groupe PS d'aller déposer une résolution en catimini", a lancé M. Jacob, dont le groupe pourrait se diviser sur le sujet.
Cette proposition de reconnaissance d'un État palestinien contredit aussi, selon lui, "la position constante de la France, qui a toujours été pour la reconnaissance de deux États au terme d'un processus de paix". "La résolution telle que présentée inverse les choses avec la reconnaissance d'un État qui déboucherait sur un processus de paix. C'est faire une erreur", a jugé l'ancien ministre UMP.
De leur côté, les députés FG "feront la fête si la proposition de résolution est adoptée".
"C'est un des combats historiques des députés communistes et du Front de gauche. Que cela arrive à l'Assemblée c'est un geste fort et ça a une dimension historique", a souligné leur chef de file André Chassaigne.
La proposition de résolution est actuellement soumise à la signature des députés PS et devrait être déposée par leur chef de file Bruno Le Roux d'ici à la fin de la semaine.
Le texte reconnaît "l'urgente nécessité d'aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l'établissement d'un État démocratique et souverain de Palestine, vivant en paix et en sécurité avec Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux États, réciproquement reconnus".
Il souligne que "la solution des deux États, promue avec constance par la France et l'Union européenne, suppose la reconnaissance de l'État de Palestine aux côtés de celui d'Israël".
La proposition française n'a pas de portée contraignante. Mais sa portée symbolique est réelle, surtout venant d'un pays qui, au sein d'une Europe paralysée, se targue d'avoir toujours eu un rôle précurseur sur le dossier israélo-palestinien.
Le Congrès des députés espagnols (chambre basse) doit aussi se prononcer mardi sur une motion présentée par l'opposition socialiste demandant au gouvernement conservateur de reconnaître l'État palestinien.

Palestine: le Parlement espagnol vote mardi sur une motion socialiste pour la reconnaissance

Le Congrès des députés espagnol (chambre basse) se prononcera mardi sur une motion présentée par l'opposition socialiste demandant au gouvernement conservateur de reconnaître l'Etat palestinien en coordination avec l'Union européenne, a-t-on appris de source parlementaire.
Selon des sources du Parti populaire (PP, majorité) et du Parti socialiste (PSOE), une négociation était en cours mardi afin d'arriver à un texte commun en ce sens, alors que le gouvernement est favorable à des avancées sur ce dossier, selon son ministre des Affaires étrangères Jose-Manuel Garcia-Margallo.

Colonies à Jérusalem-Est : la construction de 78 nouveaux logements approuvée

La municipalité israélienne de Jérusalem a annoncé avoir approuvé mercredi la construction de 78 nouveaux logements dans deux quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, la partie palestinienne occupée et annexée par Israël de la Ville sainte.
Cinquante logements seront construits à Har Homa et 28 à Ramot, a indiqué à l'AFP Brachie Sprung, porte-parole du maire de Jérusalem. Cette décision intervient dans un contexte de tensions et le jour même de la démolition controversée par l'armée de la maison à Jérusalem-Est de l'auteur présumé d'un attentat.

Le projet sioniste vit-il sa phase terminale ?

Les occupants sionistes ont mené une guerre coloniale des plus agressives, des plus dévastatrices, des plus meurtrières contre la bande de Gaza l’été dernier, l’été 2014, durant plus de cinquante jours. Les occupants n’avaient pas cru que les missiles de la résistance palestinienne dépasseraient toutes les lignes rouges et attendraient des points très sensibles. Un point des plus sensibles qui a été touché et qui a attisé l’inquiétude du niveau politique et les superviseurs du projet sioniste reste ce sentiment agrandissant d’insécurité chez les habitants de l’entité sioniste. Ce sentiment d’insécurité pousse beaucoup d’entre eux à la quitter, bien plus qu’auparavant. Beaucoup de jeunes ont posé leur demande d’immigration, pendant et tout de suite après la guerre.
Cependant, ce n’est pas seulement le sentiment d’insécurité qui pousse les Israéliens à quitter l’entité sioniste. Il y a aussi le coût élevé de la vie en "Israël" et le prix trop élevé de l’immobilier, souligne un expert démographique israélien.
Il remarque que l’augmentation du nombre des couples jeunes qui quittent "Israël" pour aller vivre en Europe, en particulier en Allemagne, est en nette augmentation. Il y a beaucoup d'Israéliens qui sont prêts à quitter l’Etat hébreu. Ils n’attendent qu’un changement positif de l’état économique dans les Etats de leur destination.
Le plus dangereux pour "Israël" et pour le projet sioniste, c'est qu'"Israël" ne pourrait plus attirer les juifs du monde ; "Israël" n’est plus ce qu’il était pendant les années quatre-vingt-dix et les premières années du vingt-et-unième siècle, car la réserve mondiale est épuisée. Et 90% des juifs restants habitent dans des pays où le niveau de vie est plus élevé qu’en "Israël" et les conditions de vie y sont meilleures.
En outre, parmi les nouvelles générations de scientifiques, nombreux sont ceux qui ont les yeux virés vers l’étranger où l’horizon et le développement scientifiques sont beaucoup mieux qu’en "Israël". 11% des médecins sont parmi les immigrants.
Autant le niveau scientifique et professionnel des médecins est élevé, autant la chance de leur immigration est élevée. La tendance d’immigration touche tout le monde et est devenue une source permanente d’inquiétude.
L’Amérique du Nord reste le lieu préféré pour 60% des immigrants israéliens. 25% d’entre eux préfèrent les pays européens et 15% vont ailleurs.
Selon le ministère israélien de l’immigration, 500 mille Israéliens sont installés aux Etats-Unis, 70 mille au Canada, 40 mille en France, 20 mille en Australie, 16 mille en Afrique du Sud, 10 mille aux Pays-Bas, sans parler de la Suède, de la Côte d’Ivoire, de l’Angola, de la Chine, et du Viêt-Nam, sans parler aussi de ces quelque 68 mille immigrants retournés et réinstallés en Russie et des 5 mille installés en Ukraine.
Un sondage israélien récent a montré que 30% des juifs étudient de façon sérieuse leur rêve de quitter "Israël", après la guerre contre Gaza. Un nouveau phénomène est de plus en plus remarqué : quitter "Israël" n’est plus considéré comme une honte, comme une trahison nationale.
Beaucoup de juifs, qui avaient quitté "Israël" et qui se sont installés dans certains pays européens, commencent à exprimer leur joie d’avoir quitté "Israël" ; désormais, ils n’acceptent plus que soit leur sort la peur, la tension et la dépression économique.
Le phénomène va jusqu’à appeler les juifs allemands à quitter "Israël" et retourner en Allemagne. Ils disent que leurs ancêtres avaient immigré vers "Israël" non pour l’amour du sionisme, mais par peur du nazisme. Maintenant, on quitte "Israël" par peur de la mort.
Le problème démographique s’aggrave de plus en plus en "Israël". Le gouvernement israélien use de la politique du bâton et de la carotte pour inciter les juifs à y rester. La question est la suivante : est-ce qu’il réussira à calmer les esprits au moment où il met de l'huile sur le feu en ce qui concerne la sainte mosquée d’Al-Aqsa et qu'il pousse les jeunes palestiniens vers une nouvelle intifada ?
Département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)
17 novembre 2014

L’UE appelle Israël à respecter les lieux saints et à lever le blocus contre Gaza

L’union européenne a appelé Israël à respecter la mosquée d'al-Aqsa et les lieux saints de Jérusalem. L’UE a fait part de son inquiétude face au développement de la situation dans la zone.
La déclaration publiée après la réunion des ministres des affaires étrangères des pays de l’UE tenue lundi dans la capitale belge, Bruxelles, a appelé les autorités sionistes à ne pas user de la violence lors des affrontements avec les Palestiniens, soulignant que la violence mène à l’instabilité dans la zone.
Les ministres des affaires étrangères ont appelé la Jordanie à protéger Jérusalem et les lieux saints qui sont sous sa tutelle, à entreprendre des pas concret, comme convenu avec Israël, afin de baisser la pression qui pèse dans la zone.
Les ministres ont aussi fait part de leur grande inquiétude vis-à-vis de l’intention d’Israël de continuer de construire des unités d’habitation dans la zone-est de Jérusalem et en Cisjordanie qui est sous contrôle de l’Autorité Palestinienne. Ils soulignent qu’ils entreprendront de nouveaux plans pour trouver une solution pour « l’existence de deux Etats dans la zone »  
La déclaration a aussi appelé Israël à lever le blocus qui pèse contre Gaza soulignant que la volonté des Palestiniens et des israéliens à la solution des deux états a un impact positif sur leur relation avec l’UE.

Lieberman à Steinmeier : Nous ne stopperons pas la colonisation de Jérusalem

Le ministre des affaires étrangères israéliens, Avigor Lieberman, a assuré qu’Israël refuse de stopper les constructions des colonies à Jérusalem-est occupée.
Lieberman a déclaré dans une conférence de presse avec son homologue allemand Franck-Walter Steinmeier : « nous n’accepterons pas de mettre une limite à la construction dans les zones juives de Jérusalem-est, selon ses allégations », il ajoute : «  nous n’acceptons pas, non plus, que les constructions dans les quartiers juifs de Jérusalem soient considéré comme une colonisation »
 Des déclarations ont lieu dans le cadre d’une conférence de presse de Lieberman avec son homologue allemand Franck-Walter Steinmeier  qui a entamé ses recherches avec de nombreux responsables de l’occupation, ce matin, concernant la situation tendue à l’est et au centre. Il a aussi rencontré des responsables palestiniens avant-hier, vendredi, à Ramallah.
Steinmeier  a appelé les israéliens et les Palestiniens a retourné à la table des négociations. Il ajoute que le ministre américains des affaires étrangères, John Kerry, a assuré lors d’un appel téléphonique qu’il recherche une solution pour un retour aux négociations de paix qui avaient connu un échec en avril dernier.
De son côté, Lieberman a assuré qu’il n’y aura pas de compromis concernant la construction des colonies à Jérusalem-est. Il souligne que les constructions se poursuivront dans les quartiers juifs-allégations sionistes- de Jérusalem.
Ces derniers temps, l’occupation a amplifié ses activités colonialistes à Jérusalem occupée spécialement et en Cisjordanie globalement. L’occupation refuse d’annoncer un quelconque arrêt de colonisation, malgré les différentes condamnations de plusieurs pays.

L'Espagne discute aujourd'hui de la reconnaissance de l'Etat de Palestine

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Margyao, a déclaré que son gouvernement discutera aujourd'hui mardi de la reconnaissance de l'Etat palestinien.
Il a confirmé que son gouvernement étudiera la possibilité d'aider à sortir de l'impasse du processus de paix dans la région à partir de cette mesure et participer à l'accès à un accord de la paix sur la base de deux Etats pour deux peuples.
Cette décision fait suite aux mesures prises par un certain nombre pays européens comme la Suède et de l'Irlande et la Grande-Bretagne, l'Espagne tente de les rejoindre.
Selon ce qui a été publié hier lundi par la dixième chaîne de la télévision israélienne, le responsable espagnol a confirmé que cela s'inscrit dans le cadre des tentatives des pays européens pour sortir de l'impasse du processus de paix dans la région, soulignant que la France va bientôt discuter de la même mesure.

Sanctions sur des entreprises européennes opérant dans les colonies

Le site Web du journal hébreu "Haaretz" a révélé lundi des détails supplémentaires pour sanctionner Israël en cas de poursuite de la construction colonialiste qui empêcherait la mise en place d'un Etat Palestinien.
Le site web a ajouté que l'UE a décidé de sanctionner les entreprises européennes opérant dans les colonies en Cisjordanie et la ville occupée de Jérusalem ou avec des entreprises israéliennes effectuant des projets dans les colonies.
Il a ajouté que les sanctions européennes comprennent le marquage des produits des colonies, la convocations des ambassadeurs de l'UE à Tel-Aviv et des sanctions sur les entreprises opérant dans les colonies.
Les institutions de l'UE ont préparé un document pour sévir contre Israël s'il poursuit la colonisation dans la colonie Givat Hmreis et Gilo dans la ville occupée de Jérusalem et la zone classée "E1" entre la colonie Maale Adumim et Jérusalem.

UNRWA : La zone tampon fera de Gaza une prison à ciel ouvert

Le directeur de l'Office de secours et de travaux pour les opérations les réfugiés de Palestine (UNRWA) à Gaza, Robert Turner, a déclaré que la zone tampon construite par les autorités égyptiennes sur les frontières de Gaza provoquera un sentiment de vivre dans une prison à ciel ouvert chez les Palestiniens. Il a décrit le blocus imposé à Gaza d’ « injuste et meurtrier ».
Lors d'une conférence de presse tenue lundi  le Commissaire général de l'Agence internationale à la mer Morte en Jordanie, en marge des réunions du Comité consultatif pour l’UNRWA, Turner a déclaré que les services de l'UNRWA pour les résidents du secteur ne seront pas affectés par la mise en place de la zone tampon par les autorités égyptiennes.
« Néanmoins, les habitants de la bande ressentiront cette zone comme une charge psychologique importante, et exacerbera leur sentiment de vivre dans une prison à ciel ouvert », a-t-il ajouté en soulignant la situation dramatique vécue par les gazaouis.
Le responsable de l’ONU a indiqué qu’un écolier âgé de 6 ans qui vient d’entrer en primaire « a vécu pas moins de cinq guerres durant sa petite vie ».
« Nous ne devons pas parler d’une troisième guerre ou les compter, mais tout faire pour que ce soit la dernière », a-t-il assuré.
 Il a souligné que 138 écoliers de l’UNRWA sont morts durant l’offensive de cet été et 11 employés de l’Office ont aussi été tués pendant qu’ils remplissaient leur rôle au service des habitants de Gaza.
L’agence de presse égyptienne officielle a indiqué que l’Egypte compte agrandir la largeur de la zone tampon de 500 mètres à un kilomètre, après avoir découvert des tunnels souterrains de 800 à 1000 mètres. 
Turner a tenu ces propos en marge des réunions du comité lors desquelles le Commissaire général de l’UNRWA, Pierre Kronpol, a rappelé les conditions déplorables vécues par les habitants de Gaza.
Kronpol a déclaré qu’il existe des ralentissements dans la reconstruction de la bande de Gaza, malgré la signature d’un accord à cet égard entre l’AP et les Etats-Unis.
Il a décrit la reconstruction de « inefficace et lente, ce qui accentue les souffrances des gens en hiver », et a appelé les parties concernées à cesser ce qu’il a appelé « le jeu politique au détriment des Gazaouis désespérés », et à commencer immédiatement la reconstruction de la bande de Gaza.
Il insisté sur le fait que les efforts internationaux parviendront au final à reconstruire les maisons détruites dans la bande de Gaza, mais que le pari le plus important est la reconstruction psychologique des gazaouis qui souffrent du blocus, sans parler de la guerre qu’ils ont subi l’été dernier.

Le Hamas organise une réunion de solidarité avec la mosquée al-Aqsa à Sida

Le Hamas a organisé, hier soir, une réunion de solidarité politique avec la mosquée Al-Aqsa et en rejet de la judaïsation des lieux saints, dans la région de Sida et ses camps, en présence de personnalités politiques importantes.
Les participants ont appelé à ce que la libération de la mosquée Al-Aqsa soit parmi les priorités des gouvernements et des peuples et que le Djihad est la seule façon de vaincre l'occupation et libérer les sanctuaires.
Le responsable politique du mouvement Hamas dans la région de Sida Hajj Abu Ahmed Fadel a prononcé un discours et a souligné que cette réunion vise à "soutenir notre peuple Jérusalémite fidèle dans la mosquée al-Aqsa et dans les environs de Jérusalem ".
Il a souligné que "la mosquée Al-Aqsa est exposée aujourd’hui à la plus dangereuse campagne de judaïsation, profanation et criminalité systématique à cause de la poursuite des raids quotidiens menés par les colons contre la mosquée al-Aqsa avec la participation des membres de la Knesset et des ministres sionistes ainsi que des rabbins juifs".
Il a aussi expliqué que "le but réel derrière ces crimes est de supprimer les monuments islamiques dans la ville sainte", avertissant l’occupation de la mise en œuvre du régime de "la division de la mosquée Al-Aqsa".
Il a noté que le Hamas "refuse catégoriquement toute tentative de diviser et d'internationaliser la mosquée Al-Aqsa et rejette l'idée américaine visant à traiter Jérusalem en tant que ville ouverte à toutes les religions".
Il a souligné que le Hamas "ne changera pas son plan de résistance à l'occupation et ne dirigera son arme qu’en direction de l'ennemi sioniste. Il ne permettra à personne de porter atteinte au projet de la résistance et ses armes".
Il est à noter qu’une foule d’élites ont assisté à la réunion de solidarité dans laquelle le responsable politique du groupe islamique Dr. Bassam Hammoud a prononcé un discours ainsi que le membre de l’Association des Oulémas de la Palestine au Liban Sheikh Mohammed al-Ali, le Père Jihad Francis (représentant du prêtre Eli Bishara), le membre du Bureau politique du Mouvement Amal Bassem Kajak et le Professeur Abu Suhaib Gradi (représentant du Président du parti al-Fajer Al-Hajj Abdullah Teryaki).

Les colons envahissent la mosquée sainte d'el-Aqsa sous la protection de la police israélienne

Les colons israéliens ont profané le dimanche matin 16/11 les esplanades de la mosquée sainte d'el-Aqsa, après y être entrés via la porte des Maghrébins, sous la protection renforcée des éléments des unités spéciales de la police israélienne.
Les fidèles dans la mosquée bénie d'el-Aqsa ont exprimé leur refus de ces invasions en criant "Allah est le plus grand".
Des témoins oculaires ont déclaré que les invasions ont été effectuées par des petits groupes consécutifs, dont chacun était dirigé par un colon ou des rabbins ultra-orthodoxes qui racontaient des histoires talmudiques sur la légende et le mythe du prétendu temple sur les ruines d'el-Aqsa.
Les témoins ont ajouté que la police israélienne a empêché les femmes d'entrer dans el-Aqsa, et elles ont été forcées d'attendre sous la pluie près des portes.

Le cheikh Abou Aymen nous quitte après une longue vie de djihad

Mohammed Saleh Taha, appelé Abou Aymen, est un des chefs fondateurs du mouvement de la résistance islamique Hamas. Il nous quitta pour aller rejoindre les martyrs, auprès de leur Seigneur.
C’est au soir du mardi 11 novembre 2014 que le chef fondateur rendit l’âme, après une longue maladie, après soixante-dix-sept ans de lutte et de sacrifices.
Naissance et immigration
Cheikh Abou Aymen naquit en 1937, dans le village de Yabna, dans les territoires occupés en 1948. Et c’était dans ce village qu’il entama ses études primaires. Mais la terreur pratiquée par les bandits sionistes l’obligea à quitter son école, son village, sa région natale. Il arriva, avec sa famille, dans la bande de Gaza pour s’installer dans le camp d’Al-Baridj, au milieu de la Bande.
Dans les écoles de l’UNRWA de ce camp, il continua et termina ses études. Puis, dans ces mêmes écoles, il devint enseignant. Au fil de quelque trente-deux ans, il éduqua plusieurs générations d’enfants et d’adolescents.
Etudes et éducateur
Cheikh Abou Aymen grandit dans un climat islamique. Jeune, il rejoignit le groupe des Frères Musulmans. Il rejoignit la première génération du groupe en Palestine. Il rejoignit Cheikh Ahmed Yassine, Cheikh Hamad Al-Hassanat, Cheikh Abdou Al-Fattah Dokhan, Hadj Mohammed An-Nadjar, Dr. Ibrahim Al-Moqadima, Dr. Abdou Al-Aziz Ar-Rantissi, entre autres.
Cheikh Mohammed Saleh Taha obtint un diplôme lui permettant de travailler comme enseignant, mais pas seulement. Il rejoignit l’Université Islamique de Gaza où il obtint un diplôme universitaire en législation islamique. En plus de son travail d’enseignant, il assuma la responsabilité de la mosquée d’Al-Taqwa du camp d’Al-Baridj. Prédicateur, il ne se mettait aucun obstacle pour dire la vérité. Médiateur, il ne se mettait aucune limite pour appliquer le droit divin.
Avec le mouvement du Hamas
Cheikh Taha était un de six fondateurs du mouvement de la résistance islamique Hamas, sous l’égide du cheikh Ahmed Yassine, mouvement fondé le premier décembre 1987.
Pour son engagement, Cheikh Mohammed Saleh Taha fut à plusieurs reprises emprisonné par les occupants sionistes. Huit ans de sa vie, il les passa dans les prisons de l’occupation. Et en 1992, il fut expulsé vers le Sud du Liban, avec d’autres chefs.
L’autorité palestinienne de Ramallah le détint aussi à sept reprises et le tortura sans aucun respect pour son âge et sa position.
Durant l’Intifada d’Al-Aqsa, le chef Abou Aymen et ses garçons étaient au premier rang des résistants. En mars 2003, les forces sionistes d'occupation envahirent le camp d’Al-Baridj, arrêtèrent le chef et trois de ses garçons et démolirent sa maison. En juin de la même année, il perdit son fils Yasser et sa femme enceinte, leur voiture fut bombardée par les occupants sionistes.
Une histoire bien riche
Le cheikh Mohammed Saleh Taha écrivit plusieurs livres sur sa vision concernant le travail islamique et sur ses expériences.
Il profita des périodes d’enfermement pour travailler avec les détenus. L’écrivain Mostapha As-Sawwaf dit que le cheikh était son premier éducateur. C’est avec lui qu’il apprit à réciter le saint Coran correctement.
Le cheikh Mohammed Saleh Taha était un repère, un étendard de la Palestine, de la nation arabe, de la nation islamique, dit Ismaël Haniyeh, vice-président du bureau politique du mouvement du Hamas, dans son mot d’adieu.
Finalement, beaucoup de leaders du mouvement du Hamas apprirent du cheikh défunt, insista à dire Ismaël Haniyeh.

Un adolescent palestinien tué par pendaison par les colons à Jérusalem

Un groupe de colons extrémistes sionistes ont assassiné le jeune homme jérusalémite Youssef Khamis Ramouni (32 ans) de la zone d'At-Tur, dans la ville occupée de Jérusalem.
Des sources jérusalémites ont déclaré que le corps du chauffeur Ramouni a été retrouvé pendu à l'intérieur de son bus dans la zone industrielle "Givat Shaul" dans la ville occupée de Jérusalem.
Elles ont souligné que le martyr Ramouni travaillait pour une compagnie de bus, et qu'il est marié et père de deux enfants.
Les sources ont déclaré que le corps du martyr a été transporté à l'hôpital de Hadassa Issawia, dans le but d'autopsier son corps.
Les mêmes sources ont indiqué que ce crime a été commis par des colons qui ne cessaient de menacer le martyr et les travailleurs arabes dans les compagnies de transport à Jérusalem.
De leur côté, les chauffeurs des autobus dans la ville occupée de Jérusalem ont confirmé que des traces de coups et des contusions étaient présentes sur le corps du martyr Ramouni.
De violents affrontements ont éclaté dans le quartier d'At-Tur, après l'annonce de la mort de Ramouni, tandis que l'occupation continue de garder le corps du martyr.
L'occupation a prétendu que le martyr s'est suicidé, alors que des sources médicales ont réfuté cette allégation, confirmant que les coups prouvent qu'il s'agit d'un crime prémédité commis par les colons  .
Dans le même contexte, les chauffeurs arabes des autobus dans la ville sacrée de Jérusalem ont annoncé une grève générale lundi pour protester et condamner l'assassinat du chauffeur Ramouni par les colons.

Netanyahu: La paix avec les Palestiniens est insaisissable

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que la réalisation de la paix avec les Palestiniens devient de plus en plus difficile à atteindre, en raison de ce qu'il a appelé "l'incitation continue menée par l'AP".
Lors de la réception du ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, hier soir dimanche 16/11, Netanyahu a vivement critiqué les appels émis par certains parlements européens à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien avant la réalisation d'un compromis politique entre la Palestine et l'Etat hébreu.
D'autre part, il a appelé de nouveau à la nécessité d'empêcher l'Iran d'être un Etat nucléaire.
Il a ajouté que les missiles balistiques internationaux iraniens ne sont pas une menace contre Israël, mais contre l'Europe et les Etats-Unis et que Téhéran prévoit d'avoir beaucoup d'ogives nucléaires.

3 adolescents kidnappés par l'occupant pour avoir franchi le mur de sécurité au sud de Gaza

Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté, plus tard la nuit dernière, trois jeunes hommes palestiniens, sous prétexte qu'ils ont franchi le mur de sécurité entourant le passage de Karm Abou Salem, au sud-est de la Bande de Gaza vers les territoires palestiniens occupés en 1948.
Des sources locales ont déclaré que trois jeunes hommes palestinien ont pu traverser le cordon de sécurité, près du passage de Karm Abou Salem, dans le sud-est de la ville de Rafah, où ils ont été arrêtés par les forces armées occupantes.
Les sources israéliennes ont déclaré que l'armée israélienne a remis les trois Palestiniens au Shin Bet pour l'interrogatoire.
Les autorités de l'occupant israélien détiennent dans leurs prisons plus de 5000 prisonniers palestiniens, dont 415 captifs de la Bande de Gaza, dont la majorité sont des anciens détenus condamnés à la perpétuité.

Les avions de guerre sionistes survolent les cieux de la Bande de Gaza

Les avions de guerre israéliens ont intensivement survolé dans les cieux de la Bande de Gaza, le lundi matin 17/11.
Des témoins oculaires ont déclaré que des avions de guerre israéliens de type "F-16" ont intensivement survolé, le lundi matin, les cieux de la Bande de Gaza.
Ils ont ajouté que le survol des avions et leur bruit a provoqué une situation de panique chez les citoyens de peur des raids aériens probables.
Il est à noter que la Bande de Gaza s'est exposé, le 7 juillet, à une offensive militaire israélien a duré 51 jours, par l'armée sioniste, ce qui a causé plus de 2 162 martyrs et 11 000 blessés, en plus de la destruction des milliers de maisons.

L'UE adopte des sanctions contre l'occupant israélien

Le Commissaire des relations étrangères à l'UE a créé un groupe de sanctions contre les autorités de l'occupant israélien en raison de leurs pratiques et les activités colonialistes en Cisjordanie occupée.
Le journal hébreu "Haaretz" a cité des diplomates européens et des fonctionnaires israéliens du haut niveau, que le Commissaire des relations étrangères a distribué, il y a trois semaines, aux délégués des 28 pays membres à l'UE, un document secret qui contient un projet de proposition de sanctions qui seront imposées sur Israël comme une réaction à ses activités en Cisjordanie qui rendraient la solution des deux Etats impossible.
Selon le journal, les délégués des pays de l'UE ont été appelés à maintenir la confidentialité de cette mesure et à ne pas informer l'occupation, mais des diplomates israéliens dans plusieurs capitales européennes ont été mis au courant de ce projet et en ont informé le ministère israélien des Affaires étrangères en Israël, mais ils n'ont pas réussi à obtenir une copie de ce document.
Trois diplomates européens et deux fonctionnaires israéliens ont déclaré que la principale question abordée par le document européen est la "Carotte et le bâton" envers l'Etat hébreu en ce qui concerne la solution de deux Etats et ont considéré que le document est biaisé.
Les diplomates européens ont déclaré que le projet du nouveau document européen comprend une des sanctions qui seront imposées sur Israël après toute mesure israélienne illégale, ainsi qu'une proposition pour mettre des signes sur les produits issus des colonies dans les réseaux de commercialisation européens, et réduire la coopération avec Israël dans plusieurs domaines.
L'un des diplomates européens a déclaré qu'il y a un gel dans le processus de paix, mais il n'y a aucun gel dans la situation sur le terrain et également il y a un énorme mécontentement en Europe, en plus de leur zéro tolérance envers la construction dans les colonies.
Ce document fait partie de l'opinion en vigueur dans les institutions de l'Union à Bruxelles ces jours-ci, envers ce qui peut être fait afin de préserver la solution de deux états viables.
Le journal a attiré l'attention sur le fait que la politique de l'UE aujourd'hui stipule que toute amélioration des relations avec l'Etat hébreu doit être conditionnée par des mesures israéliennes visant à encourager la solution de deux Etats et le processus de paix.
Le principe déterminé par le nouveau document indique que l'UE répond par des sanctions et réduit ses relations avec l'Etat hébreu comme une réaction aux activités de son gouvernement qui menace de transformer la solution de deux Etats en une solution impossible.
Le journal a déclaré que le document est encore à l'étape des discussions initiales dans les institutions de l'UE à Bruxelles.
Le document secret soulève les craintes sionistes, tandis que des diplomates européens et des fonctionnaires israéliens ont indiqué que le chef du Département du Moyen-Orient au Commissaire des relations extérieures, Christian Burger, a rédigé ce document.
Burger est celui qui a pris l'initiative des sanctions de l'UE contre les colonies l'année dernière.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a proposé le sujet du document lors de sa réunion avec la ministre des Affaires étrangères de l'UE, Fredrica Mgerena, lors de sa visite à l'Etat hébreu, il y a deux semaines, tout en exprimant sa préoccupation envers une telle mesure européenne.

L'occupation démolit le village d'Araqib pour la 78ème fois

Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut, le lundi 17/11, le village d'Araqib dans la région du Néguev, au sud des territoires palestiniens occupés en 1948 et ont commencé à démolir les maisons et les établissements pour la 78ème fois consécutive.
Le site Web "Palestiniens de 48" a rapporté des témoins oculaires que les habitants du village se sont réveillés, le matin, sur les voix des bulldozers et les patrouilles de la police et la sécurité israélienne qui ont cassé le sommeil des innocents; des femmes, personnes âgées et enfants.
Les témoins ont ajouté que les forces armées sionistes ont essayé de provoquer les citoyens désarmés, dans le but de lancer une campagne de frappe et d'arrestation contre eux.
De son côté, le Cheikh Siah Abou Medeghem, surnommé du Cheikh d'Araqib a déclaré que les autorités sionistes démolissent le village, pour le 78ème fois consécutive et ont expulsé les familles sans abris dans le froid glacial et sous la pluie sans pitié.
Le Cheikh a souligné que les habitants du village ont refusé de négocier sur leur terres, malgré que l'occupation a construit plusieurs modernes quartiers au Néguev, en disant: "Nous n'acceptons pas que nos fils ouvrent les livres de l'histoire un jour pour trouver que leurs parents ont négocié et vendu leurs terres et ont donné les territoires de Palestine aux Juifs".
"Le gouvernement israélien est dirigé par des gangs criminels qui pourraient tuer les habitants d'Araqib", a-t-il ajouté, en déclarant au même temps que le meurtre ne conduit à rien et nous sommes prêts de mourir sous les arbres d'Araqib.

Recul du PIB israélien à cause de la guerre de Gaza

Le PIB en Israël enregistre une baisse pour le troisième trimestre 2014, en raison de la guerre de Gaza l’été dernier, avec un taux sans précédent depuis 5 ans.
Un rapport du Bureau central des statistiques indique que le PIB affiche une diminution de 0,4% de juillet et septembre, par rapport au 2e trimestre, suite à la guerre de Gaza qui a pris fin le 26 aout dernier.
Le ministère des Finances israélien a indiqué avoir prévu une baisse du taux de croissance en 2014 en raison de l’offensive à Gaza.
Il a expliqué dans un communiqué que « l’économie israélienne reste stable grâce aux mesures prises par le ministère en 2013-2014, nous pensons que ces résultats seront limités dans le temps et ne dureront pas » 
Il a ajouté que ses prévisions de croissance à 2,4% pour 2014 et 2,8% pour 2015 ne changent pas. En 2013, l’économie israélienne a enregistré un taux de croissance à 3,2%.En juillet dernier, Israël a lancé une violente offensive sur la bande de Gaza, causant la mort de 2200 gazaouis et 11000 blessés, sans compter la destruction d’infrastructures et de milliers de maisons, avant que la résistance signe un cessez-le-feu sous le parrainage de l’Egypte le 26 aout.
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mercredi 12 novembre 2014

Un leader palestinien placé à l'isolement dans sa prison israélienne pour un appel à la "résistance armée"

Marwan Barghouthi, figure très populaire du Fatah a été placé à l'isolement par l'Administration pénitentiaire israélienne après avoir appelé depuis sa cellule à soutenir "la résistance armée", a indiqué mercredi une ONG palestinienne.
Le Club des Prisonniers palestiniens, une ONG basée à Ramallah, a affirmé dans un communiqué que la mise à l'isolement de Marwan Barghouthi était une "punition" pour sa retentissante lettre publiée mardi.
Dans une lettre écrite de la prison où il est incarcéré depuis 2002 et publiée à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, M. Barghouthi a estimé que "poursuivre le choix de la résistance globale et armée", c'est "être fidèle à l'héritage d'Arafat, à ses idées et à ses principes pour lesquels des dizaines de milliers sont morts en martyrs".
"Il est impératif d'envisager de nouveau le choix de la résistance comme moyen de vaincre l'occupant" israélien, écrit M. Barghouthi, condamné à quatre peines de prison à perpétuité pour avoir notamment dirigé la deuxième Intifada (2000-2005).
L’administration pénitentiaire israélienne a confirmé que le dirigeant palestinien avait été condamné à sept jours d'isolement et à une amende pour s'être exprimé dans la presse, sans mentionner le contenu de la lettre.
"Marwan Barghouthi a été condamné par un tribunal à sept jours d'isolement pour avoir donné des interviews à la presse ce qui lui est interdit", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'administration pénitentiaire.
Le spectre d'un nouveau soulèvement a fait surface ces dernières semaines. Les violences, désormais ininterrompues à Jérusalem, ont gagné les villes arabes d'Israël et la Cisjordanie. Des attaques ont visé des Israéliens jusqu'à Tel-Aviv.
M. Barghouthi est un rival de poids face au président Abbas, contesté sur la scène palestinienne autant que par les Israéliens. Des sondages le donnent régulièrement vainqueur dans l'hypothèse où il serait libéré et autorisé à participer à une élection présidentielle.

France-Le PS peaufine sa résolution sur reconnaissance de la Palestine

PARIS, 12 novembre (Reuters) - Le groupe socialiste de l'Assemblée nationale va peaufiner sa proposition de résolution invitant le gouvernement français à reconnaître la Palestine en tant qu'Etat avant de présenter un texte qui devrait être examiné par les députés le 28 novembre. 
"Il y a encore un certain nombre de retouches à faire, nous voulons un texte équilibré. Nous continuons notre travail et une version sera présentée mardi prochain", a-t-on déclaré dans l'entourage de la présidence du groupe mercredi. 
La conférence des présidents de l'Assemblée a décidé mercredi d'inscrire cette proposition de résolution à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée le vendredi 28 novembre. 
Le groupe socialiste de l'Assemblée prépare depuis plusieurs semaines une résolution sur ce sujet sous la houlette de son président, Bruno Le Roux, et d'Elisabeth Guigou, la présidente de la commission des Affaires étrangères. 
De son côté, le groupe Front de gauche du Sénat a déposé une proposition sur la reconnaissance de la Palestine qui sera examinée le 11 décembre par la haute assemblée. 
Ces initiatives font suite au vote non contraignant le 13 octobre du Parlement britannique en faveur de la reconnaissance de l'Etat palestinien et à la reconnaisance le 30 octobre par la Suède de l'Etat palestinien. 
(Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

La France doit rconnaitre l'Etat de Palestine

Communiqué d'Une Autre Voix Juive:       La France doit reconnaître l'Etat de Palestine Une Autre Voix Juive n’a cessé d’agir pour la réalisation des droits fondamentaux du peuple palestinien,  seule façon d’assurer la sécurité des deux peuples israélien et palestinien dans la durée. Aujourd’hui la réalisation de cet objectif passe par la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine dans la cadre des résolutions de l’ONU . Après le vote du Parlement britannique, le 13 octobre 2014, la Suède le 30 octobre vient d’ajouter sa voix à celle des cinq autres Etats de l’Union Européenne (Autriche, Pologne, Roumanie, Slovaquie et Tchéquie) qui ont reconnu l’Etat de Palestine, à l’instar de la centaine d’autres Etats du monde.  La France doit prendre la même position, sans attendre et sans tergiverser. Une Autre voix juive appuie sans réserve l’initiative de Mme Esther Benbassa et de tous les parlementaires qui viennent de déposer des propositions de  résolutions dans ce sens à l'Assemblée Nationale et au Sénat.
Alors qu'au sein même d'Israë des voix se font entendre pour la reconnaissance d'un Etat palestinien, c’est maintenant au gouvernement français de parler. De nouvelles provocations de l’extrême droite israélienne mettent à nouveau le Proche Orient et notamment Jérusalem, qui doit être une capitale partagée, au bord du précipice. Il serait inconcevable de voir notre pays se réfugier dans l’attentisme qui a porté atteinte à son crédit pendant la guerre menée par le gouvernement israélien contre Gaza. »