mardi 23 septembre 2014

L’occupation annonce l'assassinat de Qawasmeh et Abu Eisha après des affrontements

La radio publique sioniste a déclaré que des forces sionistes spéciales ont réussi à assassiner les auteurs de l'enlèvement et l'assassinat des trois colons d’Hébron il y a plusieurs mois.
La radio a ajouté ce matin (23-9) qu'un affrontement armé a eu lieu entre l'occupation et Amer Abu Aisha et Marwan al-Qawasmi dans le quartier universitaire d'Hébron, tandis que plusieurs jeunes hommes de la famille Qawasmi suspectés d’avoir aidé les pourchassés ont été arrêtés.
Le journal hébreu "Yediot Aharonot" a cité qu’une force militaire sioniste et d'autres unités ont réussi à atteindre la cachette de Marwan al-Qawasmi et Amer Abu Eisha.
Il a noté qu’un échange de tirs a eu lieu et l'organe de la sécurité publique sioniste le "Shin Bet" avait annoncé leur décès.
Une grande force sioniste a commencé à l'aube à démolir les parties d’une maison et de locaux commerciaux dans le quartier après le lancement des soldats d’un barrage lourd de balles et de bombes.
L'occupation a retrouvé le soir du 30 Juin 2014 les corps des trois colons à l’ouest de Halhoul au nord d'Hébron à proximité du lieu de l'enlèvement.
«Israël» avait accusé Amer Abu Eisha et Marwan al-Qawasmi d'être derrière l'opération. Elle a aussi accusé le détenu Houssam Qawasmi de financement et de planification dans le processus d’enlèvement des colons.
L'armé sioniste a réalisé une campagne nommé "le retour des frères" pour retrouver les colons disparus et a arrêté plus de 773 citoyens en Cisjordanie en plus de la perquisition de centaines de maisons et l'imposition d'un blocus total sur les citoyens.

Funérailles des martyrs Abu Eisha et Qawasmeh et des affrontements à Hébron

Des milliers de personnes ont participé cet après-midi (23-9) aux funérailles des martyrs d’al-Qassam Amer Abu Eisha et Marwan Qawasmeh dans le cimetière des martyrs au centre d'Hébron.
Des personnalités nationales ont participé à la manifestation et des députés du Conseil législatif ainsi que des milliers de citoyens en colère qui ont soulevé des drapeaux verts et des drapeaux de la Palestine en scandant des slogans réclamant la vengeance contre l'occupation et ses crimes.
Les participants ont exprimé leur soutien à la résistance et aux Brigades al-Qassam et ont appelé à mettre fin à la coordination de la sécurité. Le cortège funèbre a commencé à partir de la mosquée Hussein à Ein Sara vers le cimetière de la ville.
L'occupation a assassiné ce matin ces deux résistants lors d'une grande opération militaire dans les quartiers Jami'a et Salam ainsi qu’Ein Sara trois mois après l'enlèvement des trois colons.
D'autre part, des affrontements ont éclaté à Beb al-Zawiya au centre de la ville après que des jeunes en colère se sont rassemblés sur les lieux de l'assassinat au moment où le Hamas a appelé une réaction publique de colère.

Conflits au Proche Orient: il faut respecter les "lois de la guerre" (CICR)

Toutes les parties engagées dans les conflits armés doivent "respecter les lois de la guerre", a rappelé mardi à Genève un haut-responsable du CICR (Comité international de la Croix-Rouge), interrogé sur les premières frappes américaines sur la Syrie.
M. Robert Mardini, chef des opérations pour le Proche et le Moyen-orient au CICR, a souligné dans une conférence de presse que le "point le plus important", pour son organisation, est que "chaque partie engagée dans un conflit respecte le droit international humanitaire".
"Le CICR est toujours très inquiet devant l'usage de la force armée", a-t-il encore indiqué, en ajoutant que ces frappes vont "rajouter une couche de complexité" dans un conflit déjà difficile. Le responsable du CICR a encore indiqué avoir eu des contacts avec les Américains au moment des frappes sur l'Irak et qu'il était "encore trop tôt" pour de tels contacts à propos de la Syrie.
De retour d'une mission à Gaza, M. Mardini a indiqué qu'une des "priorités essentielles" du CICR est de veiller à ce que les blessés et les malades puissent être pris en charge rapidement.
Le CICR veut renforcer son soutien à la société du Croissant-Rouge palestinien, en particulier à ses services médicaux d'urgence. Le CICR s'est engagé à fournir du matériel médical, des pièces détachées pour les générateurs, du carburant et des conseils techniques aux principaux hôpitaux de Gaza.
Par ailleurs, 4 hôpitaux gravement endommagés pendant les 52 jours du récent conflit vont être remis en état. Le CICR a en outre indiqué qu'il continuerait à coopérer avec le Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge palestinien.
Pour M. Mardini, l'ampleur des dégâts est la preuve que des "violations du droit international humanitaires se sont produites" et ont été commises par toutes les parties au conflit.
Interrogé sur ces violations, M. Mardin a répondu que des "discussions confidentielles" étaients menées par le CICR avec "Israël et le Hamas".
Sur le plan budgétaire, le CICR a prévu une hausse de 70% des sommes allouées à Gaza dans le budget de 2014, qui passe ainsi à 73,3 millions de francs suisses (80,2 millions de dollars ou 61 millions euros).
Cette hausse du budget, chiffrée à environ 30 millions de francs suisses, doit être financée par des dons publics et privés. "La réponse que nous avons reçue de nos donateurs est satisfaisante", a indiqué M. Mardini.

Trêve à Gaza: les négociations reprennent au Caire

Palestiniens et Israéliens ont repris mardi au Caire des négociations indirectes pour une trêve durable dans la bande de Gaza, près d'un mois après la signature d'un cessez-le-feu, a rapporté l'agence de presse officielle Mena.
Ces négociations, organisées sous l'égide de l'Egypte, interviennent après que l'armée israélienne a annoncé avoir tué deux Palestiniens accusés d'avoir assassiné trois jeunes Israéliens en juin. Ce drame avait marqué le début du récent conflit meurtrier à Gaza, qui a fait en 50 jours près de 2.200 morts côté palestinien et plus de 70 côté israélien.
L'annonce de cette opération a perturbé la reprise des négociations. Ezzat Al-Rishq, un haut responsable du mouvement islamiste du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, avait indiqué à l'AFP que la délégation palestinienne, en route pour le siège des services de renseignements égyptiens, avait fait demi-tour en apprenant la mort des deux Palestiniens.
Les renseignements égyptiens jouent le rôle de médiateurs entre les deux camps.
"Les discussions ont été retardées de deux heures", avait précisé M. Rishq, qui a dénoncé "l'assassinat" des deux Palestiniens, Marwan Qawasmeh et Amer Abou Eisheh, accusés par Israël d'appartenir au Hamas.
Le 26 août, Israéliens et Palestiniens avaient accepté de mettre fin à plus d'un mois d'hostilités meurtrières dans l'enclave palestinienne, à l'issue de négociations indirectes sous l'égide de l'Egypte.
Ce cessez-le-feu, le troisième en six ans à Gaza, prévoyait de nouvelles négociations, sous un mois, concernant les points de divergences entre les deux parties.
Les discussions de mardi visent à se mettre d'accord sur un calendrier des négociations qui devraient se poursuivre après la fête musulmane du sacrifice, Aïd al-Adha, qui tombe lors de la première semaine d'octobre, selon un responsable palestinien.
Les deux parties doivent discuter de la reconstruction de Gaza, la construction d'un port, la rénovation de l'aéroport et l'échange de prisonniers palestiniens contre les dépouilles de soldats israéliens.
Les factions palestiniennes, le Fatah du président Mahmoud Abbas et son rival le Hamas, doivent parallèlement engager des discussions au Caire pour surmonter leur dissensions internes.

Dialogue israélo-palestinien: Abbas va proposer à l'ONU un calendrier

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé lundi à New York qu'il allait proposer devant les Nations unies un nouveau calendrier de reprise du processus de paix avec Israël, interrompu depuis cinq mois.
"Je dis aujourd'hui au Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu: mettez fin à l'occupation, faites la paix", a déclaré M. Abbas lors d'un rare discours, avant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU qui se tient cette semaine à New York.
Dans une intervention enlevée, sous les ovations d'étudiants, le président palestinien a indiqué qu'il "proposerai(t) cette semaine, devant les Nations unies, un nouveau calendrier pour des négociations de paix" avec Israël.
Il a exhorté "la communauté internationale (à prendre ses) responsabilités pour protéger notre peuple vivant sous la terreur de colons et d'une armée d'occupation".
"Nous n'arrivons pas à comprendre que le gouvernement israélien n'ait pas compris que les bombardements aveugles sur Gaza, qui ont tué des milliers de femmes et d'enfants, susciteraient davantage de haine", a lancé M. Abbas, qui s'exprimait en anglais.
Vendredi, le président palestinien devrait s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Il entend faire adopter une résolution demandant la fin, d'ici à trois ans, de l'occupation israélienne. Mais un veto américain devrait tuer dans l'oeuf cette initiative.
Les Palestiniens et Israël ont rompu en avril leur processus de dialogue direct, qui avait été réamorcé neuf mois plus tôt sous l'égide du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Obama recevra Benjamin Netanyahu le 1er octobre à la Maison Blanche

Le président américain Barack Obama recevra le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 1er octobre à la Maison Blanche, a-t-on appris lundi, en pleines négociations entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire de l'Iran.
La rencontre, qui devrait porter sur ce contentieux entre Israël et les Etats-Unis, a été annoncée par Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, le cabinet de politique étrangère de la présidence américaine.
Le Premier ministre israélien a mis en garde dimanche les pays occidentaux contre un allègement des sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé, en contrepartie du soutien de la République islamique à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).
L'Iran et les puissances du "5+1" (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine et Allemagne) ont repris depuis vendredi au siège de l'ONU à New York leurs négociations sur le programme nucléaire controversé de l'Iran. Des pourparlers bilatéraux entre Américains et Iraniens se tiennent également en marge de ces négociations multilatérales.
Et les deux gouvernements discutent aussi à cette occasion de la lutte contre les jihadistes ultra-radicaux sunnites de l'EI en Irak et en Syrie, qui sont également des ennemis de Téhéran. Ce fut encore le cas dimanche entre le secrétaire d'Etat John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.
La Maison Blanche a toutefois assuré lundi qu'elle ne ferait aucune concession sur le programme nucléaire de l'Iran dans le but d'obtenir la coopération de Téhéran dans la lutte contre le groupe EI.
L'Iran, contre lequel Israël n'a pas renoncé à agir militairement, n'est pas le seul sujet de désaccord entre l'Etat hébreu et son allié américain: des responsables américains reprochent en privé à M. Netanyahu d'être responsable de l'échec de la reprise du processus de paix avec les Palestiniens en avril dernier.
Ces tensions se doublent d'une relation personnelle difficile entre le président Obama et le Premier ministre Netanyahu.

Un rabbin sioniste assimile la guerre avec le Hezbollah au Jour du Jugement!

”Le mal viendra du Nord”, une expression fréquemment utilisée par les Israéliens lorsqu’il s’agit des menaces du Hezbollah. En effet, cette phrase est puisée de prophéties bibliques figurant dans les livres saints des juifs !
Les Israéliens sont hantés par les menaces du Hezbollah et les mises en garde contre sa capacité effective d’occuper la Galilée et ses colonies. Ceci a poussé les rabbins à parler haut et fort des « prophéties des temps derniers », citées dans la Bible et longuement expliquées dans la Jamarah, l’un des livres saints les plus importants pour les juifs.
Ladite prophétie figure dans la Bible comme suit : « Dieu m’a dit que le mal viendra du Nord et frappera toute la population du pays ». Le rabbin Amnon Yetshak, chef de l’organisation Shovar pour la promotion des enseignements religieux juifs en Israël et dans le monde, s’est attardé sur la menace du Hezbollah d’occuper la Galilée.
S’exprimant devant des milliers de juifs israéliens à Herzliyya  à Tel Aviv, ce rabbin a dit : « Si nous nous sommes allongés de peur dans les rues ou les escaliers des immeubles pendant cinquante jours pour se protéger des missiles palestiniens, les choses seront différentes lorsque la guerre éclatera avec le Hezbollah ».
Par cette phrase le rabbin a entamé sa parole, ajoutant que l’année prochaine sera décisive. « Le jour du jugement s’approche. Un mille missiles seront lancés par jour sur Israël et ce ne sera pas le cas des missiles qui proviennent de la Bande de Gaza. Les choses sont différentes. Il s’agit de missiles ponctuels dont les têtes explosives pèsent des centaines de kilo par missile », explique-t-il.
Et de poursuivre : « Nous devons savoir à l’avance que le Hezbollah s’entraine en Syrie pour prendre le contrôle de la Galilée. Oh ma Galilée ! Ils attendent le moment propice pour t’occuper. Le monde se dirige vers la grande confrontation à grands pas. C’est la guerre de Gog et Magog, et ce sera la dernière. Tout le monde pointera ses armes contre nous et envers nous. Tout le monde sera contre nous. Que Dieu vienne alors à notre aide ! ».
Le rabbin a conclu son allocution par l’explication des prophéties bibliques des Temps derniers et ce qui ce passera aux juifs en Israël : « Selon ce qui est raconté, le Mont Sion (à al-Qods) regroupera le reste des juifs. D’après les prophéties, une ou deux personnes survivra de chaque famille. Une petite minorité de juifs sera sauvée ». 
Traduit du site al-Akhbar  

Pour en finir avec l’occupation, il faut commencer par dissoudre l’Autorité palestinienne

La dernière guerre israélienne contre Gaza et les décisions ultérieures prises par l’Autorité palestinienne démontrent la nécessité de dissoudre ce relais de l’occupation, explique Ahmad Moussa.

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A défaut de pouvoir gérer un Etat, Abbas et sa clique gèrent un appareil pléthorique de "sécurité" dont la principale fonction est de faire le sale boulot de l’occupant israélien
Depuis la mort de l’ancien président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, le Fatah et l’Autorité palestinienne persistent à affaiblir la lutte palestinienne pour l’autodétermination. Nonobstant le fait que le problème a commencé à faire surface après qu’Arafat ait embrassé le « processus de paix » et la voie des « négociations » avec la signature des Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne est criblée de corruption et elle apparait de plus en plus comme une direction clairement cooptée qui ne sert en rien les intérêts palestiniens.
Le Hamas a remporté les élections démocratiques en 2006, rendant officiellement - grâce aux résultats des élections suivies et validées par la Fondation Carter - illégitimes le Fatah et l’Autorité palestinienne pour gouverner le peuple palestinien. Néanmoins, comme dans le cas de la « Nakba », le nettoyage ethnique des Palestiniens en 1948, l’histoire se répète à nouveau avec la complicité de la communauté internationale, et cette fois-ci c’est en maintenant l’Autorité palestinienne en place et en refusant de reconnaître le choix démocratique ou les aspirations du peuple palestinien .
En raison de cette collusion internationale, la Nakba continue d’être s’appliquée administrativement et militairement par Israël, et ce avec l’appui de l’Autorité palestinienne qui joue le rôle de relais.
Depuis la victoire électorale du Hamas en 2006, la bande de Gaza est sous blocus, sous le coup d’une punition collective, paralysant le développement de du territoire assiégé économiquement et géographiquement depuis huit ans dans le cadre de la campagne globale de la Nakba et d’un génocide progressif des Palestiniens.
De plus, la bande de Gaza a été soumise à trois campagnes militaires dans le laps de ces huit années, la dernière étant l’opération protective Edge dans le cadre de cette politique de violence et de génocide lent - le tout avec l’aide directe ou indirecte de l’Autorité palestinienne et même de certains autres pays arabes qui choisissent de s’engager dans « la coopération de sécurité » avec l’occupant israélien pour saper le droit sacré des Palestiniens à la résistance.
La restauration de l’autodétermination commence par la nécessité d’un leadership légitime
Sur ce qui subsiste du territoire de la Palestine historique, la bande de Gaza est la seule partie du territoire qui n’a pas de présence israélienne, en raison de la résistance du Hamas qui a conduit à un plan de désengagement en 2003, dirigé alors par Ariel Sharon. La popularité du mouvement est le résultat de ce fait, lequel se reflète dans les élections de 2006.
Dans le cadre du plan israélien pour saper et détruire la résistance au moyen d’un blocus soutenu au niveau international, l’agression de cet été a fait faire un bond à la popularité du Hamas, grâce à sa résistance et à sa défense des droits du peuple palestinien. Juste après l’accord de cessez-le feu entre le Hamas et Israël, la Cisjordanie a vu 400 hectares de ses terres saisies - ce qui représente la plus grande quantité de terres volées depuis 30 ans - et l’émission de 283 appels d’offres pour de nouvelles unités coloniales d’habitation.
Si l’on écarte le fait que l’unité palestinienne entre le Hamas et le Fatah a été à son meilleur niveau lors de l’agression israélienne, cette unité est encore une fois menacée par le gouvernement du Fatah. Une requête pour une enquête pénale internationale sur les crimes de guerre commis par Israël a été bloquée par l’Autorité palestinienne, ou plutôt le gouvernement du Fatah dirigé par Abbas - ceux que toute la communauté internationale s’obstine à voir comme les seuls représentants du peuple palestinien.
Même Israël - qui a été condamné comme un État terroriste au cours de cette campagne militaire - se livre à une enquête sur des crimes de guerre commis ( indépendamment de la douteuse crédibilité des résultats attendus) et le Hamas a approuvé le principe d’une enquête internationale, ce qui signifie pourtant la possibilité que certains de ses membres soient soumis aussi à des enquêtes (de la CPI).
Last but not least, Human Rights Watch a accusé Israël de crimes de guerre à Gaza, démontrant une nouvelle fois la nécessité d’une enquête internationale. Compte tenu de cela, qu’en est-il de l’Autorité palestinienne et du Fatah et de leur statut de « représentants légitimes du peuple palestinien ? »
Le Hamas a déclaré publiquement qu’il était prêt à négocier directement avec Israël si c’était nécessaire, ce qui signifie deux choses : tout d’abord ; si « négociations » il y a, elles ont besoin d’être conduites avec les représentants légitimes des Palestiniens. Deuxièmement, il est temps pour le peuple de Cisjordanie de réfléchir à la question du droit à l’auto-détermination, de décider s’il veut voir ce droit sauvegardé ou compromis par ceux qui facilitent la poursuite de la Nakba, faisant de la Cisjordanie une annexe du Grand Israël. Même certains Israéliens ont su montrer un minimum de solidarité avec les 43 réservistes qui ont déclaré refuser de servir l’armée d’occupation et qui protestent contre les violences faites aux Palestiniens.
S’il doit y avoir une troisième Intifada, elle devra inclure le peuple palestinien de Cisjordanie, qui s’élèvera alors contre le gouvernement dirigé par le Fatah de Mahmoud Abbas. Celui-ci en effet ne fait que contribuer à maintenir la Palestine dans un état permanent d’occupation et de dépossession. Telle sera la véritable restauration de l’unité palestinienne, pour une seule cause : le droit à l’autodétermination.
Ahmad Moussa enseigne en tant que professeur invité, à l’université de Duhok, dans le Kurdistan irakien
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

Procès BDS en appel à Caen : 1er recul

Le Parquet (c’est à dire le gouvernement) a annoncé lundi à Caen, lors du procès en appel des 7 militants d’Alençon, avoir abandonné toute poursuite concernant l’ appel au boycott lui-même et toute inculpation sur des fondements d’incitation à la haine raciale. Le tribunal n’était donc appelé à se prononcer que sur un éventuel délit d’« entrave à l’exercice d’une activité économique normale ».
Les sept militants d’Alençon jugés lundi en appel à Caen

Triste mine de la part des avocats des parties civiles : le juge a répété à plusieurs reprises hier à Caen, que l’appel au boycott des produits d’Israël faisait partie de la liberté d’expression !
Nous n’étions donc là que pour savoir si un délit avait été commis du fait que les clients d’un magasin Carrefour d’Alençon, un beau matin de février 2010 auraient été « entravés », en raison de la présence de quelques produits illégaux et immoraux dans des caddies (et non dans leurs cageots), pendant 15 minutes.
Assez cocace, quand on sait que ni le magasin Carrefour en question ni aucun de ses clients n’a porté plainte, et que le responsable du magasin qui a jugé bon de renvoyer ces produits en réserve après avoir discuté avec les militants d’Alençon, n’a pas été poursuivi en justice pour avoir privé les clients de ces produits exportés par Israël.
Les juges se sont donc donné beaucoup de mal pour essayer d’établir cette fameuse « entrave à une activité économique normale », après que les avocats de la défense, Me Antoine Comte et Me Dominique Cochain eurent souligné, qui plus est, le défaut de constitutionnalité de cet article de loi (225-2) étant donné son manque de clarté. Démontrant que ni le terme « entrave », ni celui de « normale » n’étaient définis, ils ont soulevé une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), que le tribunal a rejetée , demandant à entendre auparavant les arguments sur le fonds.
Les tentatives du président du tribunal, de tordre le cou à la réalité des faits, n’ont pas réussi à déstabiliser les 7 inculpés, au contraire. Prétendre comme l’ont fait les juges que le responsable du magasin avait été intimidé, menacé, alors que ce dernier avait lui-même décrit à la police le dialogue et l’action comme étant « bon enfant », était dérisoire.
Francis Wurtz, eurodéputé pendant 30 ans, est venu témoigner à la barre (avant Michèle Sibony et Omar Slaouti) du caractère totalement illégal de la présence, dans les rayons des magasins, de ces produits, susceptibles de provenir des colonies, des constantes et vastes tromperies sur la marchandise, du refus d’Israël d’obtempérer aux demandes de l’Union européenne concernant leur étiquetage, et de la regrettable absence de sanctions de la part de l’Etat français qui les laisse pénétrer sur le territoire français en toute illégalité.
Après avoir rappelé ce qu’Israël fait subir au peuple palestinien, les inculpés ont souligné avoir effectué non pas une mais 15 actions BDS dans leur ville d’Alençon, avoir été 20 et non 7 militants le 13 février 2010, et à être depuis lors de plus en plus nombreux dans toute la région à mener des actions de boycott d’Israël, afin d’alerter, de manière constamment non violente, la population.
Le jugement sera rendu le 24 novembre prochain à 14 H.
Me Cochain et Me Comte
Anciens inculpés présents en solidarité aux côtés des 7 militants d’Alençon







http://www.europalestine.com

Ecosse : Occupation d’une usine d’armement qui fabrique des drones

Des militants de Glasgow Palestine Action ont occupé cette nuit le toit d’une usine d’armement de Thales UK, qui collabore avec la firme israélienne Elbit et fabrique des drones semblables à ceux utilisés contre la population de Gaza.
Thales et Elbit travaillent ensemble sur le projet de surveillance « Watchkeeper » pour la fabrication d’un drone à l’image de l’Hermes 450 utilisé pendant l’attaque israélienne de cet été contre les civils palestiniens.
Il y a 4 militants actuellement sur le toit de cette usine et deux autres qui sont enchaînés et en bloquent l’entrée. Ils demandent un embargo sur les armes à destination d’Israël.
L’usine a été fermée pour toute la journée !









Plus d’infos sur : @GlasgowBDS et https://www.facebook.com/GlasgowPal... et #StopArmingIsrael

Israël: un centre de rétention pour migrants controversé devra fermer

La Cour suprême israélienne a ordonné lundi la fermeture d'ici 90 jours d'un centre de rétention où étaient rassemblés quelque 2400 émigrés érythréens et soudanais entrés illégalement en Israël, a-t-on annoncé de sources judiciaires.
La plus haute instance judiciaire israélienne a annulé un amendement à une loi votée en décembre dernier qui avait permis l'ouverture du centre de rétention de Holot situé en plein désert du Néguev.
La Cour suprême a ordonné la fermeture de ce centre dans les 90 jours et abrogé lors d'appels présentés par des organisations de défense de droit de l'homme, une autre disposition de la loi qui permettait l'emprisonnement d'un immigré clandestin pendant un an sans procès, a-t-on ajouté de mêmes sources.
Les immigrés détenus à Holot doivent y passer la nuit et pointer trois fois par jour, ce qui les contraignait à rester à proximité et les empêchait de se déplacer ou de trouver le moindre travail. Ils pouvaient être détenus en permanence s'ils ne respectaient pas ce règlement.
Le ministre de l'Intérieur Gideon Saar a critiqué la décision «erronée» de la Cour suprême. «Nous ne disposons plus d'outil pour lutter contre l'immigration clandestine», a-t-il affirmé dans un communiqué.
Human Rights Watch (HRW) avait affirmé au début du mois qu'Israël avait contraint illégalement près de 7000 migrants érythréens et soudanais à retourner dans leurs pays où certains d'entre eux ont été persécutés.
Selon l'ONU, l'État hébreu compte 53 000 réfugiés et demandeurs d'asile, la plupart entrés via l'Égypte frontalière. Parmi eux, 36 000 sont originaires d'Érythrée dont le régime est régulièrement accusé de graves violations des droits de l'Homme, tandis que 14 000 viennent du Soudan en proie à des conflits meurtriers.
«Détruire tout espoir (des migrants) de bénéficier d'une protection et proclamer ensuite qu'ils quittent volontairement Israël constitue un abus clair», ajoute l'ONG basée à New York, qui dénonce l'utilisation d'une «législation israélienne compliquée» pour décourager les demandeurs d'asile.
L'an dernier, les autorités israéliennes ont lancé une campagne de répression, expulsant 3920 migrants illégaux tout en achevant la construction d'une clôture le long de la frontière avec l'Égypte.

Conflit israélo-palestinien : l'absence de solution crédible a des conséquences graves, selon l’ONU

22 septembre 2014 – L'absence d'une solution politique crédible au conflit israélo-palestinien a « des conséquences graves », a souligné lundi le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui a exhorté les parties prenantes à reprendre les négociations de paix pour trouver des solutions aux problèmes de fond.
« Le récent conflit dévastateur à Gaza et la montée des tensions et de la violence en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, montrent qu'il est de plus en plus difficile de contenir la situation », a déclaré M. Ban lors d'une réunion de haut niveau des Nations Unies sur le Moyen-Orient.
La réunion du Comité de liaison ad hoc (AHLC), convoquée par la Norvège, a eu lieu dans le contexte d'une « situation extrêmement difficile et volatile sur le terrain », a rappelé le chef de l'ONU.
Le Premier ministre de Palestine, Rami Hamdallah, le Ministre des affaires étrangères de la Norvège, Borge Brende, le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et le Ministre adjoint des affaires étrangères d'Israël, Tzachi Hanegbi, ont également participé à la réunion.
Le Secrétaire général a exprimé son espoir que la réunion permette de mobiliser des soutiens pour la mise en place des institutions de l'État palestinien, tout en renforçant la coopération économique israélo-palestinienne. Les pourparlers de paix entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne ont été suspendus en avril.
« Tout effort de paix qui ne s'attaque pas aux problèmes de fonds de la crise n'aboutira qu'à préparer le terrain pour le prochain cycle de la violence », a déclaré M. Ban.
Selon les estimations de l'ONU, le récent conflit de cet été à Gaza a tué 2.101 Palestiniens et 67 Israéliens, forcé 475.000 Palestiniens à quitter leurs domiciles pour chercher refuge dans les installations de l'ONU à l'intérieur de la bande de Gaza.
M. Ban a appelé une nouvelle fois à la levée du blocus de Gaza tout en prenant en compte les préoccupations de sécurité légitimes d'Israël. Selon lui, l'accord de cessez-le-feu négocié sous les auspices de l'Égypte pourrait servir à relancer le processus politique qui est le seul moyen de parvenir à une paix durable.
« Il est temps que les choses changent de façon durable à Gaza. La bande de Gaza et la Cisjordanie doivent être ramenées sous l'autorité effective d'un gouvernement palestinien légitime qui respecte les engagements de l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) », a affirmé M. Ban.
Néanmoins, il existe de véritables défis à relever pour le gouvernement de consensus national dans ce domaine, et l'ONU se tient prête à soutenir les efforts pour résoudre les problèmes structurels du conflit israélo-palestinien, a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général a appelé à un changement durable dans la bande de Gaza. « La situation actuelle à Gaza est catastrophique, avec de nombreuses personnes déplacées, des dégâts matériels sans précédent et des problèmes sociaux et économiques considérables, et de graves pénuries d'eau et d'énergie », a-t-il dit.
Selon lui, la conférence sur la reconstruction parrainée par l'Egypte et la Norvège, qui se tiendra le 12 octobre au Caire est l'occasion d'accorder une attention particulière au développement de la Cisjordanie, à la viabilité budgétaire à l'Autorité palestinienne et à la viabilité économique de la Palestine.
Créé en octobre 1993, le Comité de liaison ad hoc (AHLC) est un comité de 15 membres, qui vise à promouvoir le dialogue entre les donateurs, l'Autorité palestinienne et le gouvernement israélien. Le Comité spécial de liaison est présidé par la Norvège et soutenu par l'Union européenne et les États-Unis.

lundi 22 septembre 2014

Gazapocalypse, Tuffah, Gaza ville, 18.9.2014

Est ce qu'on est dans un film de science fiction après la fin du monde ? Une ville après un terrible tsunami ou un tremblement de terre ? 
Non, mais voilà à quoi ressemblent certaines parties de Gaza aujourd'hui.
C'est un désastre créé par des hommes, délibérément, sur d'autres hommes.



Voir les photos prises par Anne Paq à Tuffah sur son blog, Chroniques dePalestine.
Source : Chroniques de Palestine

Israel torture les prisonniers capturés lors de l’invasion de Gaza

Une vingtaine de Palestiniens capturés lors de l’invasion de Gaza par Israël cet été sont toujours en détention plus de trois semaines après la fin de l’offensive de 51 jours. Alors que ces hommes ont eu peu de contacts avec leurs familles, l’équipe juridique qui représente la plupart d’entre eux dit que plusieurs ont été torturés.
« Ils ont témoigné devant notre avocat qu’ils ont été soumis à la torture par les interrogateurs israéliens, » a déclaré Issam Younis, directeur du Centre Al Mezan de Gaza pour les droits de l’homme, à The Electronic Intifada.
Al Mezan représente 22 des 24 détenus. « Au moins huit qui ont été visités par l’avocat ont été soumis à la torture », a ajouté Younis. »Cela ne signifie pas que les autres ne l’ont pas été.« Il s’agit notamment dde tabassages à coup de crosse de fusil, de la privation de sommeil pendant au moins trois jours consécutifs, et de maintien prolongé, menottés, dans des positions extrêmement douloureuses. En outre, a-t-il dit, »Ils ont été intimidés par des menaces qu’Israël allait démolir leurs maisons, tuer leurs familles et violer leurs femmes."
Une détention illimitée
Le nombre de prisonniers de la bande de Gaza actuellement détenus après les invasions terrestres a diminué par rapport au moment le plus fort de l’offensive, dit Gavan Kelly de Addameer, l’association de soutien aux prisonniers politiques palestiniens.
Il y a eu jusqu’à deux cents personnes arrêtées dans la bande de Gaza. Parmi celles-ci, 24 sont encore actuellement détenues, dont une conformément à la loi criminelle sur les « combattants illégaux », qui permet la détention sans inculpation ni jugement pour une période de temps indéfinie. La majorité des deux cents détenus ont été interrogés pour une période relativement courte allant de quelques heures à deux ou trois jours ".
Israël a utilisé la loi sur les combattants illégaux pour tenir les Palestiniens de la bande de Gaza sans inculpation ni jugement depuis 2005. A cette date, Israël retirait ses colons et ses forces terrestres de Gaza, tout en continuant à maintenir la bande sous occupation en exerçant, entre autres, le contrôle des entrées et des points de sortie.
"En pratique, la loi sur les combattants illégaux contient moins de garanties pour les détenus que les quelques rares qui sont quand même accordées par la détention administrative en Cisjordanie », déclare Addameer. La détention administrative est une pratique utilisée par Israël pour maintenir indéfiniment en détention des Palestiniens sans inculpation ni jugement.
Crainte d’exécution
Depuis le lancement de son offensive en Cisjordanie occupée, le 12 Juin, Israël a capturé environ 2.500 Palestiniens, dont 1.000 en Cisjordanie, 800 dans la seule Jérusalem et 500 à l’intérieur d’Israël.
Israël n’a donné d’informations sur les personnes détenues dans la bande de Gaza ni aux organismes officiels palestiniens ni aux organisations de défense des droits de l’homme.
Au mois d’août, le journal en ligne amércain The Daily Beast a apporté la preuve de l’exécution de six prisonniers par les forces israéliennes dans Khuzaa (bande de Gaza) envahie. Le massacre pourrait avoir ciblé les combattants capturés des Brigades al-Quds, la branche armée du Jihad islamique.
Localisation inconnue
Cinq Palestiniens sont toujours portés disparus, a déclaré Gavan Kelly. « Personne ne sait où ils se trouvent et le service pénitentiaire israélien nie les détenir ». Et Israël n’a guère été bavard au sujet de ceux que ses forces admettent détenir, selon les groupes de défense des droits palestiniens et israéliens.
« Tous les détenus ont été interdits de toute visite au début, » a expliqué Younis Al Mezan. « Ils leur ont même interdit de recevoir des visites de leurs avocats. Leurs noms ont été publiés récemment. »
Dalia Kerstein, directrice de l’organisation israélienne des droits humains HaMoked : Centre pour la défense de l’individu, a déclaré à The Electronic Intifada, qu’elle n’avait pas encore reçu d’informations sur eux.
La Cour suprême israélienne a rejeté la demande de HaMoked pour la publication des noms des détenus après une audience à laquelle il n’a pas été permis aux représentants du groupe de prendre la parole.
Torturé pendant quatre jours
Le père de Muhammad al-Agha, capturé dans le quartier de Khan Younis, à Gaza, le 17 Juillet, a déclaré à The Electronic Intifada la semaine dernière que la famille avait peu de contact avec son fils.
Zwayyed Hamdi al-Agha a déclaré que son fils, Mohammed, « a appelé d’Ashkelon [dans le sud d’Israël], après avoir insisté pour avertir sa famille. » C’était au cours de la nuit de son arrestation. « Il nous a contacté à trois reprises depuis », a ajouté al-Agha. « Une fois, c’était par le Comité international de la Croix-Rouge, et deux par l’intermédiaire de son avocat.« Les forces israéliennes ont arrêté Mohammed, étudiant à l’université des sciences appliquées de l’Université de Gaza pendant une trêve qu’Israël avait accepté de respecter. »Mohammed allait rendre visite à un ami à proximité d’une ferme à al-Qarara« , a déclaré son père. »tous les deux ont été capturés. Il allait vérifier comment allait son ami et la ferme familiale ».
Après sa capture, Mohammed « a été torturé pendant quatre jours d’affilée dans le centre de détention d’Ashkelon. Il est actuellement détenu à la prison Eshel ».
Zwayyed al-Agha a déclaré que son fils n’a donné aucune raison pour sa détention. « Ils lui ont dit qu’il était fiché. Ils ont appelé cela un « dossier secret » et ne précisent pas la charge », a-t-il dit.
Zwayyed al-Agha, lui-même détenu par Israël pendant trois ans à partir de 1973, a déclaré que la détention de son fils reflète l’expérience des Palestiniens sous blocus israélien.
« Bien que ce soit la première fois que Mohammed ait été arrêté, tous mes enfants ont souffert comme je l’ai fait », a-t-il dit. « Ils se heurtent au blocus chaque fois qu’ils essaient de voyager. Nous avons vécu pendant huit ans en état de siège, les pires années de notre vie ".
Et dans le cadre de l’offensive israélienne, a-t-il expliqué, le traitement de son fils était à peine une anomalie. « Ils tuent des animaux », a déclaré al-Agha. « Ils brûlent les arbres. Ils détruisent des tours d’habitation. Ils tuent même des enfants innocents. Pourquoi ? Quelle est leur faute pour être tués ? »Nous allons rester en vie », a-t-il ajouté. « Nous ferons de notre mieux pour prouver au monde que nous pouvons rester en vie et reconstruire notre Gaza. Nous savons ce qu’est la liberté, et ce qui nous revient ».

De retour de Gaza, deux chirurgiens à la librairie Résistances, samedi prochain !

Nous aurons l’honneur d’accueillir samedi 27 septembre à 17 H 30, à la librairie Résistances, deux chirurgiens, le Dr Zouhair LAHNA et le Dr. Mohamed Abu Arab, qui ont qui ont choisi d’être aux côtés des Palestiniens de Gaza pendant les massacres de l’été, et qui ont beaucoup de choses à nous raconter.
Ils ont un grand coeur et un immense courage. Ils sont entrés à Gaza alors que les bombardements avaient commencé, et ils ont donc choisi de mettre leur vie en péril, et de vivre l’enfer, pour soigner pendant 51 jours (et nuits !) les innombrables blessés, acheminés sans relâche vers les hôpitaux Al-Shifa de Gaza et Al-Nasser de Khan Younes.

Dr Zouhaïr Lahna, est chirurgien obstétricien marocain. Il exerce à la clinique de la Roseraie, à Aubervillers, et a participé à plusieurs opérations humanitaires à travers le monde : Afghanistan en 2001, Congo 2004, Jenine en 2006 et les guerres de Gaza de 2009 et de 2014.
Il écrivait le 31 juillet sur son carnet de bord : "Malgré les épreuves, ma place naturelle est à Gaza. D’ailleurs, J’ai pris contact avec mes collègues pour me faire remplacer en France. Je sens que ma place est avec les médecins palestiniens qui font de leur mieux pour réparer les dégâts d’une armée inqualifiable.
Plus tard, il faudra vraiment se poser la question du pourquoi cette tragédie filmée en direct par les chaînes de télé du monde ? Pourquoi les dirigeants du monde, dit civilisé, acceptent cette situation et pourquoi ceux du monde arabe ont perdu leurs langues ? Et où sont passés tout d’un coup les ONG des droits de l’homme et les autres donneurs de leçons ? Panser les blessures est bien, les prévenir serait certainement mieux."

    Ils seront accompagnés par l’infatigable Dr Mohamed SALEM, Palestinien qui exerce au CHU de Lille, qui anime l’association de médecins européens PALMED, organisant des missions médicales à Gaza et au Livan notamment.
    Mohamed Salem à la Cour de Justice de La Haye, avec Amira Al-Qarem
    TOUS A LA LIBRAIRIE RÉSISTANCES
    SAMEDI 27 SEPTEMBRE A 17 H 30
    POUR LES ACCUEILLIR !
    4 VillaCompoint (angle du 40 rue Guy Môquet). 
    75017 Paris
    M° Guy Môquet ou Brochant. Ligne 13. Bus 31 : Arrêt : Davy-Moines
    Tel : 01 42 28 89 52 - www.librairie-resistances.com
    http://www.europalestine.com

Euro 2020 : Israël renvoyé dans les cordes

Jérusalem n’accueillera pas la coupe européenne de foot en 2020. L’UEFA a éliminé Israël des candidats en lice. Merci à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés !
Comme on peut le lire ici Israël n’est pas dans la liste des pays retenus : http://www.uefa.com/uefaeuro-2020/a...
« Cela aurait été grave s’il en avait été autrement. cela aurait envoyé un message d’approbation pour les massacres israéliens commis à Gaza », commente Abdulrahman Abunahel, coordinateur à Gaza de la campagne BDS.
« La mobilisation européenne a été payante, écrit le BNC. Nous remercions tous ceux qui y ont participé, et notamment les militants français et italiens qui ont occupés les sièges de leur fédération nationale de football à Paris et à Rome ».
« Israël a engagé une guerre contre les footballeurs en Palestine, les assassinant, détruisant leurs stades, les emprisonnant et les empêchant de circuler pour se rendre à des compétitions. Il faut qu’ Israël soit exclu de l’UEFA, en raison de tous ces crimes », ajoute le BNC.
Ci-dessous la vidéo de notre « incursion » à la FFF lundi dernier, réalisée et sous-titrée en anglais par Pedro.

Rentrée des classes endeuillée à Gaza

Plus de 500.000 élèves viennent de faire leur rentrée à Gaza. Larmes face à l’absence de nombreux enfants dans les classes.
“Je suis heureuse de retourner à l’école et d’y retrouver mes amis, mais ma joie est gâchée par l’absence de ma meilleure amie Salwa, tuée avec toute sa famille pendant la guerre", déclare Salmah Ali, 9 ans.
Chris Gunness, prte-parole de l’UNRWA à Gaza commente :“Chacun ici porte une histoire de mort et de dépossession, mais l’esprit de résistance est encore plus fort qu’avant. les Palestiniens nous donnent une leçon d’humanité."

Sissi interdit aux Palestiniens de se rendre dans 6 pays !

De quel droit le gouvernement égyptien vient-il d’interdire à la population de Gaza de se rendre dans 6 pays, dont la Turquie et le Qatar ?
La frontière de Rafah entre l’Egypte et Gaza reste fermée pour la plupart des Palestiniens qui veulent voyager.
Mais le gouvernement de Sissi vient d’émettre un nouveau diktat : pas question pour les Palestiniens qui le souhaitent de se rendre dans les pays suivants : Algérie, Turquie, Qatar, Iran, Malaisie, Libye.
Tout cela parce que le maréchal Sissi n’entretient pas de bonnes relations avec ces pays !
Des étudiants palestiniens qui ont obtenu une bourse pour aller étudier en Turquie s’en trouvent du coup empêchés, rapporte le site Days of Palestine.

Détenus palestiniens: grève de la faim pour la reprise des négociations

Une soixantaine de Palestiniens, récemment réincarcérés par Israël après avoir été libérés dans le cadre d'un échange de prisonniers, mèneront une grève de la faim mardi au moment de la reprise des négociations israélo-palestiniennes, selon le Club des prisonniers palestiniens.
Ces 63 détenus faisaient partie d'un groupe de 1.027 prisonniers palestiniens condamnés à de longues peines et libérés fin 2011 en échange du soldat israélien Gilad Shalit en vertu d'un accord entre Israël et le Hamas.
Ils ont tous été arrêtés en Cisjordanie occupée et à al-Qods occupée où les forces israéliennes ont envoyé en détention plus de 2.000 Palestiniens depuis la mi-juin, dans une vaste campagne lancée après l'enlèvement et le meurtre de trois Israéliens, a ajouté le Club.
Leur grève de la faim, le jour où Israéliens et Palestiniens reprennent leurs pourparlers indirects au Caire pour consolider la trêve à Gaza, vise à "réclamer aux négociateurs palestiniens qu'ils trouvent une solution à leur situation et qu'ils les fassent libérer le plus vite possible", a expliqué le Club.
Ces négociations, qui doivent durer une journée, "doivent permettre de mettre en place un ordre du jour qui sera ensuite évoqué après l'Aïd al-Adha", qui aura lieu la première semaine d'octobre, a toutefois indiqué à l'AFP le négociateur palestinien Bassem al-Salhi.
"Depuis le début, les Palestiniens réclament que la question des prisonniers soit discutée, mais les Israéliens refusent catégoriquement d'évoquer ce sujet", a-t-il ajouté.
Au Caire, Israéliens et Palestiniens doivent notamment s'accorder sur la reconstruction de Gaza, la construction d'un port, la rénovation de l'aéroport et l'échange de prisonniers palestiniens contre les dépouilles de soldats israéliens.
Actuellement, plus de 7.000 Palestiniens sont détenus dans les prisons sionistes, selon le Club des prisonniers.

L’ONU dénonce le "transfert forcé" de bédouins en Cisjordanie occupée

L'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a appelé dimanche la communauté internationale à s'opposer à un plan israélien de "transfert forcé" de milliers de bédouins palestiniens en Cisjordanie occupée.
« Israël » cherche à déplacer des milliers de bédouins du centre de la Cisjordanie vers Jéricho, près de la frontière jordanienne, ont rapporté le quotidien Haaretz et une ONG.
"Si ce plan était mis à exécution (...) il renforcerait les craintes d'un +transfert forcé+", s'est alarmé le chef de l'UNRWA Pierre Krahenbühl dans un communiqué.
"Cela pourrait aussi ouvrir la voie à l'expansion des colonies israéliennes illégales et compromettre un peu plus une solution à deux Etats" palestinien et israélien, a ajouté M. Krahenbühl.
"J'appelle les autorités à ne pas procéder à ces transferts et les donateurs et la communauté internationale à se prononcer clairement contre", a-t-il poursuivi à la veille d'une conférence à New York sur l'aide aux Palestiniens.
Selon l'UNRWA, la plupart des bédouins menacés par le plan de transfert sont enregistrés en tant que réfugiés.
Plusieurs plans prévoyant le relogement des bédouins, sont menés en consultation avec des responsables de cette communauté, prétend le département militaire israélien en charge des Affaires civiles en Cisjordanie.
Or, selon le quotidien Haaretz, un premier projet prévoyait de relocaliser une tribu avant d'être élargi à 12.500 bédouins des tribus Jahalin, Kaabneh et Racheida, sans qu'aucun dialogue n'ait été mené avec eux au préalable.
L'UNRWA affirme que parmi les bédouins visés, certains vivent actuellement "dans la zone E1 et à Maalé Adoumim près de Jérusalem, des régions choisies pour la construction de nouvelles colonies israéliennes".
Le projet de construction israélien dans la zone E1, qui relierait Jérusalem-Est à la colonie de Maalé Adoumim, est très controversé car il couperait la Cisjordanie en deux et l'isolerait de Jérusalem, compromettant la viabilité d'un futur Etat palestinien.

Gaza : des victimes racontent comment elles ont été utilisées comme bouclier humain

Le soldat a versé un liquide sur mon pantalon en me menaçant qu’il me « brûlerait vivant » si je ne lui révèle pas l’endroit où se trouve le système des tunnels.

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Sami al-Najjar, 21 ans, avoue avoir été utilisé comme bouclier humain lors de la récente invasion israélienne de Gaza (MEE / Mohammed Omer)
KHUZA’A, Bande de Gaza – Sami Al-Najjar était en compagnie de ses frères et sœurs, chez eux à Khuza’a, à l’ouest de Khan Younis lorsque l’obus d’un char israélien s’est abattu sur les murs extérieurs de la maison.
« La pièce était remplie d’une fumée dense qui nous empêchait de respirer. Nous nous sommes alors précipités en dehors de la maison, » raconte Sami qui se remémore cette journée sinistre et macabre du mois de juillet dernier.
Toute la famille s’apprêtait à quitter l’immeuble et fuir lorsque le père de Sami a trouvé un morceau de tissu d’un vêtement blanc. Il en a confectionné un drapeau de fortune qu’il a brandi au-dessus de sa tête pour que les soldats israéliens le remarquent et comprennent que le bâtiment ne compte que des civils et que la famille commence à sortir de la fumée, derrière lui.
Mais malgré l’initiative et les efforts du père, les soldats positionnés dehors ont ordonné les hommes de se séparer des femmes. Ils ont ensuite ligoté les mains des hommes.
Une fois les mains des hommes attachées, les soldats ont commencé à les interroger sur les lieux des tunnels utilisés par la résistance. Najjar a rendu une réponse négative tout en insistant que personne ne connait ces endroits. Les soldats n’ont pas cru un mot.
Ensuite, un des soldats « a pris une chaise et m’a frappé avec sur le dos, » affirme le garçon de 21 ans.
Sous les yeux de sa mère et du reste de la famille, le jeune a été conduit seul jusqu’à l’arrière-cour où il a reçu l’ordre de s’agenouiller tandis qu’un chien militaire s’approchait, portant une muselière en métal et une chose qui ressemble à une caméra sur son dos.
La bouteille d’eau
Le jeune garçon poursuit son récit : « Je ne savais pas ce qui allait arriver par la suite. »
Cette fois, il marque une petite pause pour respirer profondément et se calmer et s’en remettre avant d’ajouter : « Ensuite, l’un des trois soldat a mis une bouteille d’eau vide sur ma tête et a pointé son arme sur elle. »
« La première balle a brisé la bouteille. Après, un autre soldat s’est saisi d’une arme automatique M-16. Il avait à peu près mon âge et était petit et trapu, le crâne rasé, les yeux petits et bridés tel un Asiatique et portant des rangers noirs.
« Il est resté debout devant moi pendant que j’étais à genoux. »
De l’autre côté se tenait un autre soldat qui portrait un masque. Il transmettait les ordres des autres soldats aux prisonniers dans un arabe parfait.
L’ouïe de Najjar s’est, pendant un certain temps, affaiblie à cause de l’intensité de l’explosion de la bouteille sur sa tête. Il n’a pas réussi à entendre ce qu’un soldat lui disait mais se souvient du soldat qui ressemble aux Asiatiques crier : « Nous allons te montrer comment tu vas nous dire d’où les missiles du Hamas sont lancés, et tu vas nous donner deux noms des responsables du Hamas. »
Najjar a répondu : « Je ne passe pas beaucoup de temps à Khuza’a ; je répare les pneus crevés dans mon atelier, c’est tout. »
Cette réponse a mis le soldat dans tous ses états, et en saisissant Najjar par son pull, il l’a trainé jusqu’à ses pieds en le giflant.
« Tu es un menteur, » s’écria-t-il en s’emparant de nouveau de la chaise pour frapper le jeune garçon jusqu’à ce qu’elle se soit brisée.
Après cela, les soldats ont remis Najjar sur ses pieds et le soldat arabophone a retiré son masque et l’a sommé de révéler les emplacements des tunnels.
« Dis-moi où sont les tunnels, » a-t-il hurlé en agitant son arme en direction des voisins de Najjar.
Najjar était terrorisé et peiné, mais le pire reste à venir.
« Tout d’un coup, des tirs ciblant les soldats ont éclaté de je ne sais-où. Les soldats m’ont saisis et m’ont fait marcher devant eux, » raconte Najjar.
Najjar affirme avoir été hissé et forcé de sauter dans le char alors que l’échange de tirs se poursuivait.
« Il y avait des tirs aléatoires, et les soldats m’ont utilisé comme bouclier humain. »
« Lorsque la situation s’est calmée, le soldat masqué a versé un liquide sur mon pantalon en me menaçant qu’il me « brûlerait vivant » si je ne lui dis pas où se trouvent les tunnels ou si je ne lui donne pas les noms de deux membres du Hamas. »
La dernière chose que Najjar a pu entrevoir avant que le soldat arabophone ne lui bande les yeux et ne lui demande de se déshabiller était sa mère et ses sœurs, conduites en dehors de la maison.
« J’ai commencé à me déshabiller sans savoir jusqu’où cela pouvait aller, mais en arrivant à mes sous-vêtements, le soldat m’a ordonné de m’arrêter, » poursuit Najjar. Il a par la suite été emmené dans un endroit secret, en compagnie d’une douzaine d’autres jeunes gens.
Le témoignage de Najjar est un exemple parmi tant d’autres témoignages recueillis auprès de jeunes gens à Khuza’a ce jour, tous avaient raconté la même histoire.
Le cousin de Najjar, Fouad Al-Najjar, 24 ans, avoue avoir lui aussi été pris et utilisé comme bouclier humain.
Tout comme son cousin, il a été, lui aussi, enlevé par les soldats. Au départ, ils ont rassuré Fouad Najjar que tout allait bien se passer et qu’il n’avait pas à s’en faire, mais dès qu’il a répondu à leurs questions en insistant qu’il ignorait où se trouvaient les tunnels du Hamas, il a reçu des coups répétés sur le visage par le même soldat qui, auparavant, le rassurait et lui demandait de ne pas s’inquiéter.
« Il m’a coincé au sol avec ses bottes militaires entrainant mon cou dans la boue, » raconte Fouad Najjar qui se souvient avoir entendu le bruit retentissant de chars qui ne se tenaient pas loin.
Fouad Najjar a ensuite été conduit jusqu’à une file pour se joindre aux autres jeunes gens utilisés eux aussi comme boucliers.
« A chaque frappe d’un F-16 israélien, un soldat qui était derrière moi – il avait la peau foncée et une petite barbe et se faisait appeler « Rami » par les autres soldats – me sommait de rester tranquille, » poursuit Fouad qui précise que les soldats semblaient effrayés mais tentaient de dissimuler leur sentiment pour que personne ne les remarque.
La question des boucliers humains est très complexe. Alors qu’Israël blâme le Hamas pour l’utilisation des civils comme boucliers humains afin d’essayer et détourner les attaques (une allégation que le Hamas a constamment nié), les témoignages lancinants et inquiétants qui évoquent le recours israélien à cette pratique et l’abus dans son utilisation dans la Bande de Gaza comme en Cisjordanie se confirme au fil des années.
Cette pratique est considérée comme une violation de la Convention de Genève et des tribunaux Israéliens qui ont proscrit cette tactique en 2005 sur fond de contestation de l’armée israélienne.
Le résultat final est que, même dans les très rares cas où une faute fait parfois l’objet de poursuites – comme l’incident de 2009 à Gaza lorsqu’un garçon de 9 ans a été utilisé pour contrôler un sac d’explosifs – la sanction est clémente et légère et l’armée insiste sur le fait que ces actes ont été commis par des soldats qui ont agi de façon individuelle dans des situations difficiles et qui ne représentent pas la politique de l’armée.
Camp de détention
Sami Najjar raconte qu’une fois il avait les yeux bandés et il avait été déshabillé chez lui, les trois soldats l’ont menacé et l’ont contraint à marcher devant eux. Il était pieds nus marchant sur un sol devenu bouillant et brûlant par le soleil d’été.
Najjar estime qu’ils ont marché pendant 90 minutes avant d’arriver à un camp de détention militaire, situé sur la partie israélienne de la frontière avec Gaza.
Mis à part le tambour des soldats, « J’ai réussi à distinguer les voix de mes cousins Momen et Issa. J’étais soulagé de savoir que je n’étais pas seul, » ajoute Najjar.
Le soulagement ne durera pas longtemps ; Najjar se souvient qu’il est resté avec les yeux bandés dans une cage à l’extérieur, où le bruit des roquettes a failli lui perforer les tympans. Il pouvait également entendre des soldats israéliens qui, périodiquement, se précipitaient vers le refuge du camp pour se tenir en sécurité.
Le lendemain, Najjar affirme avoir été entrainé dans une pièce où un soldat l’interrogeait. Une fois de plus, le soldat que Najjar ne pouvait pas voir n’a pas arrêté de hurler, demandant au jeune homme de donner les noms de trois membres du Hamas.
« Lorsque j’ai répondu que je ne connaissais rien, j’ai senti ses doigts se saisir de ma gorge en me traitant de menteur. Je me suis alors effondré à genoux. »
Le soldat a relevé le jeune tombé par terre, non sans crier : « Lève-toi ! Tu es un menteur. »
Le soldat a ensuite dit à Najjar qu’il le traitait ainsi « parce que tu es un être humain, » conçu pour sentir l’humiliation, la peur et la honte.
Après l’interrogatoire qui a duré plusieurs heures, Najjar a reçu l’ordre d’enlever ses sous-vêtements et de porter la tenue blanche de la prison.
Il recevait occasionnellement l’eau et la nourriture mais il s’est plaint de sa cellule où les eaux usées déversaient sur le sol.
« Je pouvais clairement sentir la saleté et la boue en-dessous de moi, » déplore-t-il.
Au quatrième jour, Najjar a été appelé par son nom et notifié d’aller monter dans un bus. Il ignorait où cela pouvait l’emmener mais bientôt il sera, en compagnie de plusieurs douzaines d’autres hommes, jetés hors du bus sur la frontière avec Gaza. Par instinct, Najjar a regardé tout autour de lui pour chercher ses cousins, mais ce jour-là, ni Momen, ni Issa n’ont été parmi les libérés.
Il aura fallu plus de deux mois pour que Najjar s’en remette et soit en mesure de se rappeler son calvaire. Même pendant son récit, il tremble et sa voix s’émiette surtout lorsqu’il évoque son cousin Momen et se souvient l’avoir entendu crier dans le camp mais ne l’a pas vu depuis ce jour et il ignore quel sort lui a été réservé.
« Au moment où les soldats israéliens ont enlevé les bandages de nos yeux, nous étions entre 50 et 55 personnes, toutes utilisées comme boucliers humains sur la frontière de Gaza, » souligne Najjar, avant de conclure : « Dès qu’un missile Palestinien est lancé au-dessus de nos têtes, les soldats nous utilisent comme bouclier pour se protéger contre les tirs de la résistance. »
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Mohammed Omer est un journaliste palestino-néerlandais renommé, basé à Gaza.
http://www.middleeasteye.net/in-dep...
Traduction : Info-palestine.eu - Niha

Israël: le Mossad lance un nouveau site internet pour recruter des espions


Le Mossad, le renseignement israélien, a lancé lundi un nouveau site internet pour recruter des espions, promouvant le travail de ses agents dans une vidéo digne d'un thriller hollywoodien.
"L'objectif est de rendre l'organisation plus accessible à des recrues potentielles qui ne connaissent pas la variété des fonctions proposées", explique un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont dépend directement le Mossad.
Le site, disponible en hébreu, mais aussi en anglais, en français, en russe, en arabe et en farsi, proclame: "quel que soit votre pays, votre nationalité, votre religion (...) vous pouvez nous contacter", promettant une "haute rémunération" aux candidats, hommes et femmes, "qui savent garder un secret et sont très ambitieux".
Tamir Pardo, le patron du Mossad, qui s'est illustré à plusieurs reprises lors d'opérations commandos à travers le monde, appelle dans le communiqué à "mobiliser les meilleurs cerveaux" de l'Etat hébreu pour "faire face aux menaces auxquelles Israël est confronté".
Le Mossad, auquel est attribué l'assassinat de nombreux leaders palestiniens et arabes hostiles à l'Etat hébreu, publie régulièrement des offres d'emplois via des petites annonces dans les journaux.

http://www.lorientlejour.com

Un colon porté disparu à Hébron a été retrouvé

Les autorités d'occupation ont retrouvé un colon sioniste dans la région d'Hébron au sud de la Cisjordanie occupée après avoir informé le côté palestinien de sa disparition.
Selon des sources de sécurité palestiniennes, l'occupation avait informé la liaison palestinienne dimanche matin (21-9) de la disparition d'un colon à Hébron, puis l’a contactée de nouveau pour lui annoncer l’avoir retrouvé.
La source de sécurité a indiqué que le colon a du se tromper de chemin pendant qu’il conduisait son véhicule à Hébron.

Les ex-prisonniers de l'accord Shalit en grève mardi prochain

Les ex-captifs de l'accord Shalit détenus dans les prisons de l'occupation ont décidé de procéder à une grève d'avertissement pendant une journée.
Le Club des prisonniers a déclaré dans un communiqué publié dimanche (21-9) que la grève aura lieu mardi prochain afin d’appeler la délégation de négociation palestinienne au Caire à une intervention urgente pour régler leur cas et les libérer dès que possible.
Le club a ajouté qu'un certain nombre de familles des prisonniers mèneront une grève de solidarité avec leurs enfants, mardi prochain, en face de la Croix-Rouge internationale à al-Bireh.

Des militants empêchent un navire israélien de décharger sa cargaison en Floride

Des centaines de militants pro-palestiniens ont empêché, dimanche matin, un navire appartenant à l'occupation de décharger sa cargaison dans le port de la ville de Tampa, en Floride.
Les manifestants se sont rassemblés dès les premières heures de la matinée, en dépit de la pluie, tandis que l'équipage du navire a tenté de s'infiltrer dans le port et d'arriver avec le navire avant l’heure prévue dans une tentative de vider la charge, mais les militants étaient présents et ont réussi à les en empêcher.

L’occupation condamne un député du Hamas à 6 mois de prison ferme

Des sources de droits palestiniens ont rapporté que le tribunal militaire israélien, a condamné dimanche soir à 6 mois de prison  ferme Daoud Abou Sir, membre du conseil législatif au bloc Changement et Réforme appartenant au mouvement Hamas.
Des sources proches de la famille du député Abou Sir déclarent que le tribunal de l’occupation a déterminé la peine après avoir consulté l’avocat du député ainsi que les magistrats militaires qui appartiennent aux forces de l’occupation dans la base Salem au nord de la Cisjordanie.
La famille a souligné que le député Abou Sir a été élu pour représenter Naplouse. Il est membre au siège législatif palestinien depuis les élections de 2006. La famille ajoute qu’il a été arrêté après sa victoire aux élections parlementaires au mois de Juillet 2007 juste après que la résistance palestinienne a capturé le soldat sioniste Gliad Shalit.
Le député arrêté, Daoud Abou Sir, qui compte parmi les cadres du mouvement Hamas et député représentant du mouvement, avait été exilé en 1992, avec des centaines d’autres cadres des mouvements Hamas et Djihad Islamique à Marj Azzouhour au Liban.  

L’occupation arrête 4 femmes et 2 enfants à Jérusalem occupée

Les forces de l’occupation sioniste ont arrêté dimanche soir 4 citoyennes et 2 enfants dans la ville de Jérusalem occupée.
Des sources locales ont déclaré que les forces sionistes ont arrêté une sexagénaire, Zahia Namar ainsi que Mouna Bayaa et deux autres dames accompagnées d’une enfant de 8 ans et un autre de 13 ans. Ils ont été poursuivis dans la ville historique après qu’ils soient sortis de la mosquée Al Aqssa.
Les sources locales ont souligné que les poursuites ont eu lieu dans la rue Al Wad, les dames ont été arrêtées dans la zone Bab Al Amoud (l’une des portes les plus connues du Jérusalem historique). La situation était tendue et de nombreux citoyens s’étaient rassemblés. Les dame arrêtées ont été embarquées vers un poste de police et ont subi des interrogatoires. Actuellement il n’y a aucune information concernant leur sort.  
Les forces de l’occupation ont dernièrement mené une escalade dans les poursuites des fidèles d’Al Aqsa, surtout pour les femmes et les petites filles. Beaucoup de femmes ont été éloignées pour des durées limitées pour avoir contré les attaques des colons contre Al Aqsa.

L’occupation fermera la mosquée Ibrahimi mercredi et jeudi prochains

L’administration civile israélienne a informé la Direction des Awqaf à Hébron dimanche son intention de fermer la mosquée Ibrahimi aux fidèles musulmans le 24 et 25 Septembre sous prétexte de célébrer la fête juive de Rosh Hashana.
Le directeur général de la Direction des Awqaf à Hébron a affirmé que l’occupation a déjà rendu sa décision.
La mosquée sera fermée tout au long de ces cités aux fidèles musulmans et sera ouverte pour les colons.

Renouvèlement de la détention administrative de 4 députés palestiniens

Un centre juridique palestinien a déclaré que les autorités de l'occupation israélien ont renouvelé la détention administrative pour la deuxième fois contre 4 députés palestiniens du bloc "Changement et Réforme" qui représente le mouvement du Hamas au conseil législatif palestinien.
Le centre des captifs de la Palestine a déclaré lundi dans un communiqué de presse que l'occupation a renouvelé hier la détention administrative des détenus Ahmed Abdul-Aziz Moubarak de Ramallah pour 3 mois, il a été arrêté le 17 septembre, Khalil Moussa Rabaai d'Hébron pour deux mois et il est emprisonné depuis le 16 juillet, Mohamed Ismaïl al-Tal d'Hébron pour trois mois et est détenu depuis le 14 juillet et Abdul-Rahman Zaydan de Toulkarem pour 3 mois, incarcéré depuis le 15 mai.
Le centre a souligné que l'occupation a arrêté depuis la mi-juillet 30 députés, dont la plupart sont emprisonnés sous la détention administrative renouvelée, sans aucune justification juridique, dans une violation des simples normes et des chartes internationales. 10 ont été libérés ces deux dernières semaines et 20 autres ont été arrêtés récemment, portant à 29 le nombre des députés enlevés dans les prisons sionistes.

L’occupation détruit des tombes musulmanes à côté d’al-Aqsa

Les autorités de l’occupation sionistes ainsi que la prétendue Autorité de la nature ont détruit dimanche une vingtaine de tombe de familles jérusalémites (tous martyrs) près du cimetière Al Youssoufia à Bab Al Asbat. Ces tombes étaient adjacentes au mur du côté est de la mosquée Al Aqsa. Les autorités ont prétendu que les tombes se trouvaient sur une terre confisquée.
Le président du comité de la défense des cimetières de Jérusalem, Moustafa Abu Zahra a fortement  condamné les opérations de destruction qui ont lieu aujourd’hui. Il souligne que c’est une agression contre les morts musulmans.
Il a déclaré que les tombes qui ont été détruites avaient été construites récemment. Le cimetière des martyrs est un allongement du cimetière Al Youssoufia qui se trouve près de la porte Al Asbat. C’est une terre offerte au Waqf.
Abu Zahra a assuré que dans ce cimetière est historique et des centaines de martyrs y ont été enterrés. Il a noté que plusieurs tombes ont été construites il y a quelques mois, quelques-unes ont été utilisées pour enterrer les morts et les autres sont vides. Ce sont les tombes vides qui ont été détruites aujourd’hui.
Abu Zahra a réfuté les allégations de l’occupation et de l’autorité de la Nature. Il assure que la terre est un don et qu’il n’y a nul besoin de permis de quel que soit l’autorité occupante pour construire des tombes dans le cimetière musulman. Il assure que le ministère des Waqf est le seul à pouvoir délivrer des permis et le seul à superviser ces tombes et les autres.

Bardawil: Les négociations de la trêve seront après l'Aid et la réconciliation cette semaine

Le dirigeant du mouvement du Hamas, Dr. Salah Bardawil, a dévoilé que les négociations indirectes pour achever l'accord de la trêve prévues, au Caire, seront lancées demain, avec la participation d'une mini-délégation palestinienne, dont sa tâche est de déterminer l'agenda des négociations avec l'occupant israélien afin de les entamer effectivement après les vacances de l'Aid d'al-Adha.
Bardawil a déclaré dans ses déclarations exclusives à notre CPI que la réunion de la mini-délégation palestinienne avec le côté égyptien sera, demain mardi 23/9, en disant : "Il y a une réunion demain mardi entre la mini-délégation palestinienne et le côté égyptien pour limiter les agendas des négociations indirectes avec l'occupant israélien, dans le but de les débuter après l'Aid d'al-Adha.
"Après cela, les délégations du Fatah et du Hamas vont commencer, le mercredi prochain, les séances de discussions pour discuter les mécanismes de la mise en œuvre du reste des articles de l'accord de réconciliation", a-t-il ajouté.

Hamas: L'occupation s'est défendue au lieu de l'attaque devant de la bravoure de la résistance

"Les dernières déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, démontrent que l'occupation a été transférée de la situation de l'attaque à celle de la défense devant la bravoure de la résistance", a déclaré Dr. Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement du Hamas.
Netanyahu a déclaré dans un discours, le dimanche 21/9, devant la séance de son gouvernement qu'"Après la cession de la guerre sur la Bande de Gaza. Personne ne peut nous chasser d'ici", tout en prétendant qu'Israël a lancé des coups très durs contre ses ennemis.
Abou Zouhri a ajouté dans un bref communiqué dont notre CPI a obtenu une copie que ces déclarations reflètent la faiblesse de l'Etat sioniste.