vendredi 24 octobre 2014

Nettoyage ethnique par tous les moyens : la véritable politique israélienne de la "paix"

Par Ilan Pappé et Samer Jaber
Le professeur Ilan Pappé est directeur du Centre européen des études palestiniennes à l'université d'Exeter (Angleterre) et auteur de 15 livres parmi lesquels Le Nettoyage ethnique de la Palestine (2007), Une Histoire de la Palestine moderne : une terre, deux peuples (2006), La Guerre de Gaza (avec Noam Chomsky) (2010) et son dernier livre, en 2014, L'Idée d'Israël. Samer Jaber est militant politique et chercheur. Il est directeur général de Dar el-Karma Inc. pour les Médias, les Recherches et les Publications. Il est titulaire d'une maîtrise en développement durable international de l'Université Brandeis (Massachusetts, Etats-Unis) et il a étudié à la faculté Kennedy de l'Université d'Harvard et au MIT. Il a été emprisonné pendant 6 ans dans les prisons israéliennes pour ses activités politiques pendant la Première Intifada palestinienne.

Les pins sont apparus en Palestine avec l'établissement de l'Etat d'Israël. Le pin est en général une espèce européenne qu'on ne trouvait pas au Moyen-Orient avant le 20ème siècle. Il a été implanté en Palestine par les colons sionistes pour deux raisons principales. Tout d'abord, il donnait aux nouveaux colons juifs le sentiment que l'endroit où ils avaient émigré était en quelque sorte une partie de l'Europe. Et si la Palestine devait être "européanisée" de manière à être également "civilisée" - la population locale inférieure serait remplacée par une population supérieure. Ainsi le sionisme n'était pas seulement la rédemption d'une ancienne terre, il était aussi la revitalisation de ce qui était, aux yeux de ses adeptes, un désert arabe tant d'un point de vue écologique que culturel.

Les pins de la forêt de Yatir, utilisée pour déplacer les habitants bédouins du village non reconnu de Atir. La légende de la photo originale, sur le site israeltoday.co.il, dit : "Depuis la formation de l'Etat d'Israël, les planteurs forestiers ont été occupés à créer des forêts en terre sainte, qui étaient, depuis des siècles, une terre nue et désolée."
La seconde raison de leur importation était plus pratique : ils ont été amenés pour couvrir le nettoyage ethnique de la Palestine qui a eu lieu en 1947-1948 et qui a produit la Catastrophe palestinienne, la Nakba. Le pin, dont la croissance est rapide, a été largement utilisé pour créer des parcs nationaux et de loisirs israéliens pour masquer les ruines des villages et des quartiers palestiniens détruits qui avaient été évacués par la force en 1948.
Ces forêts ont été présentées plus tard comme les "poumons verts" d'Israëlformant un tapis écologique pour couvrir une terre autrefois aride. Le plus grand de ces "poumons" est le Parc national du Mont Carmel, près d'Haïfa, l'un des premiers projets qui a essayé d'effacer la vie et la société palestiniennes qui existaient là depuis des siècles. Cette forêt s'étend sur des villages remarquables tels que Ijzim, Umm al-Zinat et Khubbaza, qui ont disparu et qu'on ne trouve plus sur aucune carte.
La méthode ne s'est pas arrêtée en 1948. Quand Israël a occupé laCisjordanie et Jérusalem en 1967, à nouveau des pins ont été plantés pour couvrir la nouvelle vague de villages détruits : Imwas, Yalo et Beit Nouba, dans la Vallée de Latrun, près de Jérusalem. A leur place, le "poumon vert" du Parc du Canada est apparu comme terrain de loisirs cachant l'inhumanité du dépeuplement des villages.
Couvrir le nettoyage ethnique avec des pins est probablement la méthode la plus cynique employée par Israël dans sa volonté de s'emparer d'autant dePalestine que possible avec le moins possible de Palestiniens en elle. Comme tous les autres moyens qui seront décrits ici, on peut les trouver à chaque moment historique depuis que le sionisme est apparu sur la terre de Palestine.
Un autre moyen utilisé en 1948 et en 1967 fut de renommer les villages palestiniens comme colonies juives - le plus souvent en donnant à la nouvelle colonie le nom arabe d'une communauté palestinienne détruite. En 1949, un Comité d'attribution des noms a facilité la transformation des villages détruits en 1948 en "hébreuisant" leurs noms arabes, et c'est ainsi que le village palestinien de Lubya est devenu le Kibboutz Lavi et que la ville palestinienne d'Asqalan est devenue la ville israélienne d'Ashkelon. Après l'occupation de 1967, la colonie de Tekoa a été construite près du village de Tuqu', en Cisjordanie , et sur ses terres.
Les principaux moyens ne furent cependant pas les arbres et le changement de noms - ce fut, et c'est toujours, la colonisation. Pour que cette entreprise réussisse, il faut que la société juive israélienne accepte et approuve perpétuellement la méthode illégale du 19ème siècle, même en 2014.
Quelque part en Cisjordanie occupée - une Palestinienne, stoïque, assiste à l'invasion de son domicile

Les Israéliens ordinaires considèrent l'expansion colonialiste israélienne enCisjordanie comme normale et nécessaire. Pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'un droit historique et pour les autres, l'adaptation à la croissance naturelle de la population dans les colonies juives existantes la justifie. En effet, la colonisation de la Cisjordanie a annexé de grandes parties du territoire à Israël (indépendamment de tout éventuel accord de paix futur). Les Palestiniens vivant dans le voisinage des colonies sont soumis à d'autres moyens de nettoyage ethnique et de poursuite de l'expropriation de leurs terres, y compris être assiégés au moyen de fils de fer barbelés, clôtures, murs, barrières et l'emprisonnement dans leurs propres localités.
Ainsi le nettoyage ethnique permet à Israël de contrôler les paysages humains comme géographiques de Palestine. Le contrôle du paysage ne se limite pas à la Palestine de 1948 ou à la Cisjordanie de 1967, c'est une partie essentielle du projet sioniste aujourd'hui. Là où la terre est toujours palestinienne à l'intérieur de la ligne verte et où vivent les Palestiniens qui ont survécu à la Nakba, ils sont enfermés par un plan d'aménagement du territoire qui refuse tout permis de construire ou toute extension des zones accordées à la population indigène qui est officiellement citoyenne d'Israël.
L'idée directrice de la prise de contrôle écologique et spatiale a changé au fil des années ; ces jours-ci, elle est portée par les forces politiques israéliennes de droite. Par le passé, c'est la gauche israélienne qui a établi des faits accomplis sur le terrain - sans annoncer officiellement les réelles intentions qu'ils sous-tendaient, tout en étayant ses actions par un discours juridique qui confondait délibérément le droit israélien, le droit international, le droit jordanien et le droit ottoman, pour justifier l'expropriation de la terre comme "terre d'Etat".
Ces faits colonialistes ont été imposés sur le terrain avant et pendant le soi-disant "processus de paix" qui a débuté en 1993. On a demandé aux négociateurs palestiniens de légitimer [ces faits accomplis] par des accords politiques, ce qu'ils ont refusé de faire jusqu'ici. Les dirigeants politiques israéliens de droite actuels déclarent publiquement leur désir de couvrir laCisjordanie avec ce qu'ils appellent des "implantations", et qui sont en fait des colonies du 19ème siècle. Ils ne cherchent même pas, comme leurs prédécesseurs, le moindre accord palestinien et continuent leurs politiques unilatérales.
Cette politique de nettoyage ethnique par différents moyens depuis 1948 est en Israël un thème consensuel qui laisse donc très peu d'espoir à la paix et à la réconciliation. La gauche israélienne actuelle, l'auto-proclamé "bloc de la paix", est prêt à s'opposer aux nouvelles colonies mais refuse de reconnaître l'injustice historique infligée aux Palestiniens en 1948 et nie aux Palestiniens déplacés leur droit à revenir dans leurs foyers et leur patrie. La plupart de ses membres souhaitent également que les Palestiniens consentent à l'annexion à Israël des "blocs de colonies" et de larges pans de colonies juives illégales dans différentes parties de Cisjordanie .
Le refus de reconnaître le Droit au Retour et le désir de conserver les blocs de colonie est destiné à maintenir Israël en tant qu'Etat juif sur une grande partie de la Palestine historique, tout en laissant aux Palestiniens une souveraineté limitée sur ce qui reste du pays. Selon un accord final, ces reliquats pourraient devenir l'Etat de Palestine sans souveraineté ni viabilité réelles alors que les Palestiniens à l'intérieur d'Israël devraient accepter leur citoyenneté de second degré comme un fait établi.
Eté 2014, des colons sionistes s'installent sur les collines, après leur journée de travail, pour assister au spectacle du massacre des Palestiniens de Gaza.

La stratégie de nettoyage ethnique est vendue différemment pour l'intérieur et pour l'extérieur. Elle est basée sur la nécessité de "préserver l'identité juive" pour l'opinion publique israélienne, et comme "le besoin de sécurité d'Israël" à l'étranger. Pris ensemble, ces prétextes ou excuses forment le consensus israélien derrière la stratégie de nettoyage ethnique.
Ces concepts sont largement utilisés dans tout l'éventail politique en Israëloù ils fournissent le cadre du "consensus national". Ils sous-tendent également les instruments politiques qui nient les droits du peuple indigène de Palestine et promeuvent l'objectif de maintenir une majorité juive.
Un autre outil de nettoyage ethnique est le mur de ségrégation qui encercle les principales communautés palestiniennes en Cisjordanie , combiné avec un contrôle d'Israël des points de passage locaux et internationaux. Tous ces moyens permettent à Israël de prendre le contrôle quasi total de la population palestinienne à un moindre coût. Dans le même temps, les colons israéliens sont reliés aux grandes villes israéliennes par un système développé et moderne d'autoroutes et de voies de contournement. Ces routes sont organisées de telle manière que les colons banlieusards ne soient pas "gênés" par la vue des villes ou des villages palestiniens et beaucoup d'entre eux passent toute la journée sans apercevoir les Palestiniens emprisonnés près d'eux.
Ce désir de "ne pas voir" les Palestiniens est flagrant lorsqu'on parcourt les sites web des agences immobilières israéliennes. Il est difficile de trouver la moindre référence à la présence palestinienne dans les biens ou les quartiers proposés à la vente.
L'attrait principal mentionné dans ces annonces est que ces zones n'ont "aucune menace sécuritaire" ou qu'elles sont "près" d'une grande ville israélienne. Cette pratique qui consiste à garantir, explicitement ou implicitement, aux acheteurs potentiels qu'il n'y aura pas d'arabes dans le voisinage de la nouvelle propriété, maintenant ou à l'avenir, ne se limite pas aux annonces en Cisjordanie . A l'intérieur d'Israël, dans des zones comme Safad, où des étudiants palestiniens israéliens vont à l'université, une campagne explicite assure qu'ils ne peuvent pas obtenir d'appartements dans la ville. Et des sites web déclarent publiquement qu'ils ne vendent qu'à des juifs en soulignant que leur propriété appartient au Fonds national juif. Cette excuse est également utilisée dans les villes mixtes comme Haïfa et Jaffa pour attirer les acheteurs juifs dans des secteurs "exclusivement juifs".
En outre, la politique anti-rapatriement à l'égard des réfugiés palestiniens est un nettoyage ethnique par d'autres moyens. Leur incapacité à revenir n'a rien à voir avec des questions de capacité d'absorption du pays, mais avec leur nationalité. Israël est un pays où la citoyenneté n'a aucun rapport avec la nationalité d'une personne. Le judaïsme est une religion qui est devenue une nation par le projet sioniste qui a produit Israël. Par conséquent, les juifs israéliens appartiennent à la nation juive, et les arabes palestiniens sont la minorité. Tout juif de par le monde peut devenir citoyen d'Israël, alors qu'un Palestinien qui ne connait pas d'autre foyer est un résident avec des droits inégaux et aucune citoyenneté.
C'est à la Bande de Gaza que la pire méthode de nettoyage ethnique a été imposée depuis 2006. Les 1,8 millions de Palestiniens qui y vivent se sont vus imposés un siège et ont été ainsi mis hors du champ de vision. Israël a rationalisé le blocus en prétendant que c'était une mesure sécuritaire, mais en vérité, il fait partie de leur stratégie de nettoyage ethnique qui, dans ce cas, peut facilement se transformer en politique génocidaire. Pas étonnant que les Palestiniens de Gaza résistent au nettoyage ethnique de toutes leurs forces.
Le nettoyage ethnique a permis aux Israéliens d'oublier les Palestiniens emprisonnés derrière tous les procédés mis en œuvre par leur Etat pour s'emparer de la terre et "résoudre" le problème démographique. Même quand, en désespoir de cause, la population de Gaza a résisté au pire de ces dispositifs, la plupart des Israéliens n'ont pas été affectés. Les images du carnage qui ont été diffusées dans le monde entier n'ont pas semblé beaucoup émouvoir la grande majorité des Israéliens qui a continué, malgré ce que la propagande israélienne a tenté de dépeindre, à mener sa vie normale comme avant. La vie a peut-être été perturbée pendant quelques semaines dans certaines régions d'Israël, mais ce ne fut pas suffisant pour alerter la société israélienne sur les crimes commis en son nom.
Le problème avec Israël n'est donc pas une décision ici ou là, mais sa stratégie globale qui n'a pas changé depuis 1948 et est aussi cruelle, et beaucoup plus efficace, que certains des nettoyeurs ethniques actuellement en action ailleurs au Moyen-Orient ou dans le monde.
Source : Mondoweiss
Traduction : MR pour ISM

La résistance palestinienne entame des négociations pour un échange de prisonniers

Dès que la guerre de Gaza s’est interrompue le 26 septembre, des bruits ont commencé à circuler sur un nouvel accord d’échange de prisonniers entre le mouvement Hamas [résistance palestinienne] et l’occupant israélien. Le mouvement islamique tient en effet toujours prisonniers les soldats israéliens qu’il a capturés lors de la dernière guerre contre Gaza.

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La mère du prisonnier palestinien Fares Baroud - incarcéré depuis 22 ans dans les geôles israélienne pour fait de résistance - pleure en évoquant la possibilité d’une libération à l’occasion d’un échange de prisonniers - Photo : AFP
Les dernières nouvelles à propos d’un tel accord viennent de Mohammad Atwan, membre du Conseil législatif du Hamas, qui a parlé le 14 octobre - sans dévoiler plus de détails - de signes positifs allant dans le sens d’un accord avec Israël, les revendications de l’organisation devant être respectées. Il a également confirmé que l’accord d’échange devrait bientôt avoir lieu.
Dans une interview avec Al-Monitor, un officiel palestinien proche de l’ex-président Mahmoud Abbas - et qui a souhaité rester anonyme - a déclaré : « Le Hamas a demandé de mener des négociations sur un échange [de prisonniers] avec Israël, séparément des négociations sur le cessez-le-feu, car il choisira une autre délégation que celle qui était conjointe [Fatah-Hamas]. Le sort des soldats israéliens capturés est en effet une question trop sensible. Les Israéliens n’ont rien dit aux Égyptiens sur leur position relative à la demande du Hamas. Cependant, il est évident qu’ils veulent poursuivre cette affaire et tourner la page de la guerre contre Gaza, dont celle des soldats disparus. »
Il a déclaré à Al-Monitor par téléphone depuis Ramallah : « le Hamas et Israël veulent signer un accord d’échange de prisonniers rapidement, et il y a des signes en ce sens venant des deux côtés. La formation d’une autre délégation du Hamas et d’une autre côté israélien pour traiter les cas des soldats disparus, indiquent que nous sommes sur le point de clore ce chapitre. Un accord d’échange assurera la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu et renforcera la période de calme dans la bande de Gaza. »
Mahmoud al-Zahar, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré le 18 septembre que les négociations indirectes pour mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu ne comprennent pas la libération des prisonniers et la restitution des corps de soldats israéliens, car ce sujet est séparé et ne devrait être discuté qu’entre la résistance palestinienne [al-Qassam] et Israël.
Des affiches indiquant la possibilité d’un prochain accord d’échange, et signées du Hamas, ont été apposées dans les rues de Gaza depuis le début du mois d’octobre. Elles disent : « Bientôt, un nouvel accord Wafa al-Ahrar. » Le Hamas avait baptisé ainsi le premier échange de prisonniers en 2012. Les affiches en question montrent la photo d’Aaron Shaul - le soldat israélien fait prisonnier par des membres des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, le 20 juillet - mais aussi un point d’interrogation, ce qui indique la possibilité qu’un autre soldat est en train de croupir dans les prisons du Hamas.
Al-Monitor a appris qu’il y avait des discussions internes au sein du Hamas concernant un échange pour imposer des avancées suite à la guerre de Gaza, alors que ses revendications n’ont pas été satisfaites sur la levée du siège, l’ouverture de points de passage et la reconstruction.
Al-Monitor a également appris que ces discussions ont confirmé l’engagement du Hamas à aboutir à un accord d’échange afin de renforcer sa popularité. Le Hamas tient à cet accord, de crainte d’avoir trop peu à présenter en terme de succès après la guerre.
Un des dirigeants du Hamas actuellement en Jordanie, Mohammad Nazzal, a écrit sur ​​sa page Facebook le 9 octobre que les négociations sur un échange devraient bientôt commencer mais sans donner de précisions sur le nombre et la situation des prisonniers israéliens dans la bande de Gaza.
Mouchir al-Masri, porte-parole du bloc parlementaire du Hamas pour les médias, a déclaré à Al-Monitor : « Le mouvement a promis aux Palestiniens une nouvelle victoire, représentée par un deuxième échange [de prisonniers], mais il n’a fourni aucune information concernant les prisonniers et les corps de soldats israéliens. Le Hamas a promis un nouvel accord et il est capable d’y parvenir, tout en conduisant des entretiens séparés pour la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu ».
Ismail Haniyeh, vice-président du bureau politique du Hamas, a fait allusion le 6 octobre au fait que le Hamas réserve bien des surprises et que des révélations seront faites dans les prochains jours, faisant référence à un accord d’échange avec l’occupant israélien.
Al-Monitor a rencontré un responsable militaire du Hamas, qui a souhaité rester anonyme, et l’a interrogé sur les prisonniers d’Al-Qassam. Il a répondu : « Ces informations ne seront pas données gratuitement par les médias. Nous avons appris cette leçon de la précédente opération d’échange. Israël est tenu de payer un prix élevé s’il veut en savoir plus sur les soldats que nous avons capturés. C’est un point évident pour la délégation qui sera désignée par le Hamas pour négocier l’accord, sans savoir pour l’instant si elle inclura des responsables militaires ou politiques, ou les deux. »
Il a poursuivi : « Dans les coulisses, il y a une ’guerre des intelligences’, car les services de renseignement israéliens font des efforts inimaginables, que nous constatons tous très bien, afin de déterminer la situation réelle de ses soldats dans les prisons des Brigades al-Qassam. »
Hussam Bedran, un porte-parole du Hamas qui vit au Qatar, a déclaré à Al-Monitor : « Israël mobilise son appareil de sécurité dans le but de recueillir des informations sur ses soldats disparus dans la bande de Gaza. Par expérience, nous avons appris que ce qui est dit dans les médias fait partie de cette bataille. Israël veut créer de la confusion sur cette question, par des déclarations et des rumeurs, dans l’espoir d’obtenir des informations gratuitement. Cependant, la libération des prisonniers aura lieu comme promis par le Hamas, sans indiquer pour le moment les noms des prisonniers que le Hamas veut voir libérés. »
Ibrahim Sarsour, un embre israélo-arabe de la Knesset, a insisté pour que le Hamas obtienne, dans le prochain accord avec Israël, la libération de 48 prisonniers arabes.
Mohammad al-Zyoud, secrétaire général du Front d’action islamique, la branche politique des Frères musulmans en Jordanie, a envoyé le 6 octobre une lettre au responsable du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, pour demander dans le prochain accord l’inclusion de 22 prisonniers jordaniens dans les prisons israéliennes.
Un responsable égyptien, qui a refusé de révéler son nom, a déclaré à Al-Monitor par téléphone : « Le Caire est préoccupé par l’application de toutes les questions liées à la trêve, y compris l’accord d’échange, car cela contribuera à préserver la sécurité sur ses frontières avec Gaza et à éviter une nouvelle guerre. L’accord aura une incidence positive sur la poursuite de la période de calme dans la bande de Gaza. Peut-être que notre expérience précédente sur la question [du soldat israélien Gilad] Shalit permettrait que l’Égypte soit le bon environnement pour préparer tout accord à venir. »
Le responsable militaire du Hamas a déclaré à Al-Monitor : « Le Hamas est soucieux d’améliorer ses relations avec l’Égypte. Celle-ci pourra parrainer les négociations puisque le mouvement croit que l’Égypte tient à la libération des prisonniers palestiniens. Toutefois, le Hamas ne fermera pas la porte aux efforts régionaux et internationaux qui accéléreraient la résolution d’un accord. »
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Adnan Abu Amer est doyen de la Faculté des Arts et responsable de la Section Presse et Information à Al Oumma Open University Education, ainsi que Professeur spécialisé sur l’Histoire de la question palestinienne, la sécurité nationale, les sciences politiques et la civilisation islamique. Il a publié un certain nombre d’ouvrages et d’articles sur l’histoire contemporaine de la Palestine.
http://www.al-monitor.com/pulse/ori...
Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

Cisjordanie: un adolescent palestinien tué dans des heurts avec l'armée israélienne

Un adolescent palestinien a été tué par balle vendredi par l'armée israélienne lors de heurts avec des manifestants jetant des pierres près de Ramallah, en Cisjordanie, selon des sources médicales et de sécurité.
Le jeune homme de 17 ans, mort dans le village de Silwad, a été identifié par ces sources comme étant Orwa Hammad. L'armée a affirmé avoir déployé des soldats dans ce secteur pour protéger une route fréquentée par des colons israéliens.
Les soldats ont repéré une personne sur le point de lancer un cocktail Molotov et "tiré immédiatement pour neutraliser le danger (...) touchant une cible", a expliqué une porte-parole de l'armée.

La police israélienne limite l'accès à l'esplanade des Mosquées avant la prière du vendredi


L'accès à la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem, sera limité pour la prière du vendredi a annoncé la police israélienne, après des affrontements dans la nuit à Jérusalem-Est.
Les Palestiniens de moins de 40 ans ne pourront accéder à l'esplanade des Mosquées, lieu de heurts chroniques, a indiqué la porte-parole de la police, Loubna Samri, expliquant que cette décision avait été prise après des informations selon lesquelles des affrontements étaient attendus après la prière.
Cette interdiction intervient 36 heures après une attaque perpétrée par un Palestinien, dans laquelle un bébé israélien est mort. Cet attentat a généré un nouveau round de heurts à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël depuis 1967 et secouée depuis des mois par des affrontements quasi quotidiens entre Palestiniens et policiers israéliens.
Dans la nuit, deux Palestiniens ont été arrêtés dans la vieille ville alors qu'ils jetaient des pierres, des bouteilles et des pneus enflammés sur la police, qui a répondu avec des armes "anti-émeutes".
L'esplanade des Mosquées, qui réunit la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam et, pour les juifs, le lieu du second Temple détruit en l'an 70 par les Romains.
Elle est le théâtre de heurts chroniques devenus plus réguliers et plus violents depuis quelques mois, sous l'effet des tensions entre Israéliens et Palestiniens et de la guerre en juillet-août à Gaza.

Jénine : L'occupation envahit plusieurs zones

Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut jeudi soir la rue de Nazareth dans la ville de Jénine au nord de la Cisjordanie occupée, et ont effectué des opérations de ratissage dans les zones de Jalama et Arana au nord de la ville.
Des sources locales ont déclaré que plusieurs blindés militaires israéliens se sont dirigés à partir du barrage de Jalama au nord de la ville et ont ratissé les terres du village de Jalama, dont des terres agricoles.
Les soldats israéliens ont érigé un barrage militaire sur la rue Jénine-Nazareth, et ont arrêté un certain nombre de véhicules, tout en vérifiant les cartes d'identité des citoyens.
Les mêmes sources ont souligné le déploiement des forces armées occupantes dans la région située entre le village de Jalama et Arana, où elles ont tendu des embuscades et effectué des processus de ratissage.

Le FPLP salue la décision de l'Irlande de reconnaître la Palestine

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a salué le vote du Sénat irlandais à l'unanimité en faveur de la reconnaissance de l'Etat de la Palestine.
Il a considéré que cette décision est le résultat de la fermeté et la résistance du peuple palestinien, et une réponse aux crimes commis par l'occupant israélien dans sa récente agression sur la Bande de Gaza.
Le FPLP a ajouté dans un communiqué publié jeudi, que cette mesure, bien qu'elle soit symbolique, représente un soutien à la demande de la Palestine au conseil international de Sécurité et une défaite des efforts de l'ennemi israélien sur le niveau diplomatique et externe pour justifier ses crimes et son occupation continue de la Palestine.
Il a également apprécié les bonnes relations entre la Palestine et l'Irlande, qui ont été renforcées par les positions populaires, institutionnelles et officielles de soutien à la cause palestinienne.

L’appareil de sécurité de l'Autorité a arrêté deux membres du Hamas

Le service des renseignements de l'Autorité palestinienne a arrêté tard jeudi soir (23-10) le jeune Leith Asafrah (23 ans) après une perquisition de son domicile dans la ville de Beit Kahil à l'ouest d'Hébron.
Sa famille a affirmé que le service des renseignements a encerclé sa maison familiale et arrêté le jeune étudiant à l'Université d'Hébron, sachant qu'il est un ancien prisonnier de l'Autorité et l'occupation.
Quelques heures avant l’arrestation de Leith, le professeur Saeed Ali Mohammed Asafrah (42 ans) de la même ville a aussi été arrêté, sachant qu’il enseigne dans les écoles de la ville.
Pour sa part, la famille du détenu Abdullah Adeis a appelé toutes les institutions à intervenir pour la libération de leur fils qui est détenu par la sécurité de l’AP depuis vendredi dernier (17-10) et qui a annoncé une grève de la faim dès son arrestation. La famille a indiqué que l'appareil l’a interdit de visites. Il est à souligner qu’Adeis a été arrêté pendant qu'il se rendait à la prière dans la mosquée Al-Hussein sous prétexte qu'il avait l'intention de participer à une marche de solidarité avec al-Aqsa.

L’occupation assiège al-Aqsa et des centaines de fidèles effectuent la prière de l’aube dans la rue

Des centaines de Jérusalémites ont effectué la prière de l'aube aujourd’hui dans les rues, les routes et les ruelles à cause du siège militaire imposé par les forces israéliennes d'occupation sur la Vieille Ville de Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa.
Les autorités d'occupation ont pris des mesures strictes la nuit dernière en empêchant les citoyens de moins de quarante ans de prier dans la mosquée Al-Aqsa.
Les mesures de l'occupation ont inclus la fermeture de la vieille ville et la mise en place de barricades de police près des portes pour vérifier les pièces d’identité des citoyens, en plus de l’installation de barricades similaires près des portes de la mosquée Al-Aqsa.
Il est à noter que l'occupation a publié depuis les heures de l'aube des centaines de ses éléments de la police et de ses gardes frontière dans les rues et les routes.
Elle également propagé toutes ses patrouilles autour des murs de la vieille ville et a érigé des barrières brusques dans diverses rues et routes menant à la vieille ville. Elle a aussi lancé un ballon de Radar et un hélicoptère dans le ciel de la ville.
Il est prévu que des milliers de citoyens effectuent la prière du vendredi dans les rues et les routes à proximité des portes de la vieille ville en raison des mesures de l'occupation.

Jérusalem : Les colons blessent une femme palestinienne

Une femme jérusalémite a été blessée jeudi soir après avoir été touchée par des pierres lancées par des colons juifs, tandis que d'autres colons ont écrit des slogans anti-Arabes dans la ville occupée de Jérusalem qui vit une escalade dans de violents affrontements avec les forces armées occupantes.
La radio israélienne a souligné que les policiers ont découvert des slogans et des dessins hostiles aux Arabes, tels que "Mort aux Arabes" dans un parc public près de la colonie de "Ramat Shlomo" installée illégalement sur les terres agricoles des citoyens palestiniens au nord de Jérusalem.

L’occupation arrête un jeune homme de Burin et condamne des citoyens à la prison

Les forces d'occupation sionistes ont arrêté vendredi à l'aube le jeune Mathna Raed Asous de la ville de Burin, au sud de Naplouse, après la prise d'assaut du village et des perquisitions dans plusieurs maisons.
Selon des témoins oculaires à notre correspondant, le raid a eu lieu après l’exposition des patrouilles d'occupation au lancement des cocktails Molotov en passant par ​​la route de contournement au sud de la ville.
D'autre part, le tribunal de l’occupation a émis un jugement sévère contre le jeune Saif al-Najmi du camp de réfugiés de Balata en lui infligeant cinq ans de prison ferme, en plus d'une amende de 15.000 shekels pour résistance à l'occupation.
Le même tribunal a rendu une décision contre le captif Sameh Mohamed Kamel Qawariq d’Awarta le condamnant à 14 mois de prison en plus d'une amende de 3000 shekels.

Rafah : Deux pêcheurs survivent à l'incendie de leur bateau provoqué par l'occupation

Deux pêcheurs de la famille Baker qui étaient à bord d'un bateau de pêche dans la mer de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont réussi à échapper à la mort après avoir été pris pour cible par les forces d'occupation sionistes.
Des sources locales ont déclaré que la marine sioniste avait poursuivi un bateau de pêche palestinien dans les eaux territoriales de la mer de Rafah mais les pêcheurs ont pu s’échapper vers la côte et sauter rapidement avant d’être touchés.
Elles ont ajouté que le bateau d'occupation a tiré plusieurs obus vers le bateau palestinien, ce qui a conduit à son explosion.
Les équipes de pompiers et de la protection civile ont réussi à éteindre les flammes.

Le Hamas appelle l’AP à arrêter les arrestations politiques

Le porte-parole du Hamas à Ramallah Saed Abu Baha a appelé les parties responsables en Cisjordanie à faire face aux graves violations des droits de l'homme et à arrêter la "farce" des arrestations et des convocations politiques en plus de la réouverture des institutions et arrêter de présenter les dirigeants du mouvement devant les tribunaux.
Abu Baha a appelé dans un communiqué de presse le jeudi (23-10) l'autorité en Cisjordanie à donner la liberté aux parties afin d'exercer leurs activités sans restrictions et laisser le peuple palestinien exercer ses droits de résister à l'occupation qui profane encore les lieux saints.
« Les violations persistantes des droits de l'homme commises par les services de sécurité en Cisjordanie nuisent à la réconciliation», a-t-il affirmé rappelant la poursuite des arrestations et convocations politique et la suppression des libertés ainsi que les restrictions imposées sur les membres du Hamas et leurs activités, soulignant que le citoyen de la Cisjordanie ne ressent aucun changement depuis la signature de l'accord de réconciliation et la réception du gouvernement de coonsensus de ses responsabilités.
Abou Baha a aussi souligné, dans sa déclaration, que l'Autorité palestinienne à Ramallah a exercé encore plus de pression sur les membres du Hamas en Cisjordanie pensant que le mouvement a accepté la réconciliation par faiblesse, ajoutant que " le Hamas ne renonce à quelque chose dans les dossiers de la réconciliation que pour le bénéfice de son peuple et quand le mouvement ressent que les droits de son peuple sont violés et leurs libertés touchées il prendra une autre attitude responsable à cet égard".
Les services de sécurité ont intensifié ces deux derniers jours leurs campagnes de poursuites, d'arrestations et d’assignations politiques contre les cadres du Hamas dans les différents gouvernorats de la Cisjordanie.

Yaalon : "Je rejette l'idée d'un Etat palestinien"

Le ministre de l'armée sioniste Moshe Yaalon a annoncé son refus de l'idée d'un Etat palestinien.
Yaalon a déclaré jeudi soir dans une interview télévisée dans l'une des chaines américaines, que l'Autorité palestinienne et son président Mahmoud Abbas ne sont pas intéressés par la solution de deux Etats, mais cherchent plutôt à éliminer l'entité sioniste.
Il a exprimé sa conviction que l'incident qui a eu lieu à Jérusalem il y a deux jours est le résultat de l'incitation continue provoquée par l'Autorité palestinienne qui élève cette nouvelle génération sur l'antisémitisme.

Restrictions imposées à al-Aqsa et libération de deux femmes

La police israélienne a décidé, jeudi soir, d'imposer des restrictions à l'entrée des fidèles musulmans à la mosquée al-Aqsa, empêchant les hommes de moins de quarante ans d'accomplir la prière du vendredi à la mosquée.
La police a déclaré dans un communiqué qu'aucune restriction ne sera imposée à l'entrée des femmes, tandis que les troupes israéliennes seront déployées tout au long de la Vieille Ville et autour de la mosquée bénie.
Il est à noter que la police israélienne a répété cette procédure plusieurs vendredis pour le même prétexte (des raisons de sécurité) forçant des milliers de Jérusalémites à prier à même le sol devant la mosquée.
Les forces israéliennes ont, d’un autre coté, libéré deux femmes arrêtées hier après la prière du soir lors de leur sortie de la Mosquée Al-Aqsa.
Des témoins oculaires ont dit que les forces d'occupation ont libéré les fidèles Hiba Tawil et Latifa Abdul Latif après avoir été interpelées hier et embarquées au poste de police de Qishleh.
Il est à noter que l'occupation intensifie ses attaques contres les fidèles musulmanes à la mosquée al-Aqsa, sachant que 8 ont été arrêtées hier sur des accusations de "nuisance" aux agresseurs de la mosquée Al-Aqsa.

Affrontements à Jérusalem et des milliers de fidèles privés de la prière à al-Aqsa

Les forces d'occupation sionistes ont arrêté vendredi (24-10) 3 garçons du quartier «Wadi al-Jouz» lors d'affrontements, tandis que trois autres ont été blessés par des balles en caoutchouc.
Dans le même contexte, des milliers de citoyens ont effectué la prière du vendredi sur l'asphalte dans les rues et les routes entourant le Haram al-Sharif en raison de restrictions qui empêchent les hommes de moins de 40 ans de la prière à la mosquée sous prétexte de raisons sécuritaires.
L’occupation a déployé de milliers de ses éléments dans l'ensemble de Jérusalem-Est la transformant en une caserne militaire et a mis en place des barrières et des barricades de fer aux entrées et sorties des quartiers et des villes environnantes de la vieille ville et d’al-Aqa tout en propageant des hélicoptères exploratoires dans le ciel de la ville.
Les citoyens ont exprimé leur mécontentement de la fermeture d'Al-Aqsa plusieurs vendredis sous des prétextes de sécurité.
Des affrontements ont éclaté dans des quarters d’ »al-Thawri » et « Ras al-Amoud » à Silwan ainsi qu’à Isawiya et Wadi al-Jouz après la prière en signe de protestation contre les pratiques répressives de l’occupation.
Dans un contexte similaire, l’occupation tergiverse pour la troisième journée consécutive dans l’affaire de la remise du corps du martyr Abdul Rahman Chaloudi à sa famille pour être enterré.
Le directeur du centre d’information de Wadi Hilweh Jawad Siyam a déclaré que l'occupation tergiverse cette affaire intentionnellement, retarde l'autopsie et ne veut pas révéler les détails, tandis que les proches du martyr ont présenté des demandes aux tribunaux refusant les ordres de l'occupation d’effectuer l’enterrement pendant les heures de l'aube et en présence d'un nombre limité de personnes qui ne dépasse pas 20.

Israël prévoit d’imposer sa souveraineté totale sur la zone C

Des sources israéliennes ont informé jeudi que le gouvernement d’occupation vient d’achever son plan qu’elle avait commencé à élaborer en mars 2013. Il stipule l’extension de la « souveraineté israélienne » totale sur les zones palestiniennes classées C en vertu des accords d’Oslo. Cette mesure survient en même temps que les efforts palestiniens aux Nations Unies.
Selon les sources, le Cabinet ministériel « approuve en principe » la proposition du ministre de l’Economie, Naftali Benett afin qu’Israël contrôle la zone C, et l’octroi de la citoyenneté israélienne aux habitants palestiniens qui y résident, soit « près de 50 000 personnes ».
Avec ce plan, la zone C serait considérée comme une région indépendante, séparée des autres provinces de la Cisjordanie occupée.
Suite aux accords d’Oslo, la Cisjordanie a été divisée en trois zones, A, B, et C de manière provisoire, le temps d’un transfert des pouvoirs progressif à l’Autorité palestinienne, mais cette division est devenue un arrangement permanent appliqué depuis 21 ans.
La zone C représente 60% de la Cisjordanie, et est entièrement contrôlée par l’occupation israélienne alors que, selon des sources palestiniennes, environ 180 000 palestiniens vivent dans cette région qui dispose d’un « statut de terres de réserve » en Cisjordanie occupée pour les besoins en logement, agriculture et développement pour l’ensemble des villes et villages de la Cisjordanie.
L’occupation interdit aux palestiniens toute construction ou développement dans 70% de cette zone sous prétexte que ce sont des « terres d’Etat » ou des « zones militaires fermées ». Israël refuse également de reconnaitre la majorité des villages de cette région et d’y consacrer des plans, empêchant toute extension ou développement. L’entité sioniste y démolit les maisons, et interdit de les connecter aux infrastructures souterraines, laissant les habitants y vivre sous le danger constant de « la possibilité d’être expulsés au motif qu’ils habitent dans des zones militaires fermées ou des points de résidence bédouins illégaux ».
En outre, l’occupation a pris le contrôle de la majorité des puits dans la zone C et empêche ou restreint l’accès des palestiniens à ces points d’eau, sans parler d’une grande partie des colonies israéliennes qui volent les terres de cette zone.

Comment les vivants sont devenus des martyrs dans les écoles de l’UNRWA

« Ces écoles sont des lieux d’éducation, et non des maisons... L’UNRWA subit des pertes importantes en raison des dégradations occasionnées par les réfugiés aux équipements scolaires. » Cette déclaration du porte-parole de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) à Gaza au cours du dernier conflit était sans doute un peu hâtive et malavisée. Dans ces écoles, les « saboteurs » en question sont devenus des victimes avec les équipements scolaires endommagés. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, s’est rendu hier dans les ruines de Gaza 50 jours après la fin du conflit.

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Les forces israéliennes d’occupation n’ont pas hésité à bombarder et à massacrer des Palestiniens réfugiés dans des écoles de l’UNRWA
Lors de la dernière guerre israélienne contre Gaza, le rôle à double tranchant de l’UNRWA se reflétait clairement dans le discours de ses représentants et ses communiqués de presse qui ont contribué à faire des réfugiés un groupe d’individus devant être contrôlé. Ils ont modifié la perception des réfugiés palestiniens en les privant de leur droit à l’auto-défense.
Il y a longtemps, à l’ère de la citoyenneté, les démocraties modernes ont créé un groupe d’individus qu’elles ont qualifié de « réfugiés ». Ce groupe d’individus était privé de tout droit. Des mesures ont été mises en œuvre afin de soustraire ce groupe à toute influence politique (que font-ils ici ? Pourquoi ne rentrent-ils pas chez eux ?). S’agissant des réfugiés palestiniens, les organisations humanitaires adoptent un mécanisme similaire à celui d’entités souveraines et impératives, telles que les forces d’occupation israéliennes ou les pays d’accueil arabes, ôtant toute importance politique aux réfugiés.
Tout comme les autorités israéliennes, l’UNRWA a transformé le peuple palestinien, pourtant doté d’une importance historique et d’un rôle sociétal, en un élément contrôlable. Cette agence traite les réfugiés palestiniens du monde entier comme s’il s’agissait d’un groupe pouvant être contrôlé par l’intermédiaire d’une série de programmes axés sur des actions humanitaires et de secours.
« Laissez-nous passer pour secourir les civils en Syrie »
Ainsi, l’UNRWA s’appuie sur une politique d’utilisation d’images comme moyen de communication, excluant et dissimulant ainsi certains faits et acteurs majeurs des événements photographiés pour se concentrer uniquement sur certains aspects. L’image utilisée par l’UNRWA lors de sa campagne « Laissez-nous passer pour secourir les civils en Syrie » peut être interprétée en ce sens. L’agence pourrait utiliser une image similaire pour ses campagnes de secours et de reconstruction à Gaza après la guerre.
Selon les organisateurs, l’objectif de cette campagne était de rappeler à la communauté internationale et à l’opinion publique la détresse des réfugiés palestiniens en Syrie et la diversité des conditions dans lesquelles les civils y vivent. Autre objectif de la campagne, générer 23 millions de tweets et être diffusée sur les réseaux sociaux.
« On dit qu’une image vaut mieux qu’un long discours. Grâce à votre soutien, cette terrible image montrant des milliers de résidents du camp de réfugiés de Yarmouk attendant l’aide humanitaire sera projetée sur grand écran à Times Square (New York), non loin du siège des Nations unies, permettant aux organisations humanitaires œuvrant sur le terrain en Syrie d’envoyer un message fort à la communauté diplomatique en soulignant le caractère inacceptable de la souffrance permanente des habitants de Yarmouk. L’image sera ensuite projetée sur grand écran à Times Square et l’envoyer par tweet à tous ceux qui ont soutenu cette campagne. »
La description associée à la campagne et à l’image ne fait aucune mention des Palestiniens ou de la souffrance qu’ils endurent au sein du camp de réfugiés de Yarmouk, ce qui contribue à propager la première Nakba et à en créer une nouvelle.
Bien que l’image reflète la souffrance endurée par les personnes, elle néglige les événements quotidiens et d’autres éléments contextuels, tels que la résistance. 
C’est la raison pour laquelle les organisations humanitaires ont recours aux images. Elles constituent un outil efficace pour la sensibilisation et la collecte de fonds, même si celle-ci repose sur la douleur et la souffrance des personnes. Les images renforcent également le stéréotype de la détresse des pays du Sud qui ont constamment et désespérément besoin d’aide que seules les organisations humanitaires occidentales sont en mesure de leur fournir.
Les communiqués de presse ont également joué un rôle dans la politique médiatique adoptée par l’UNRWA à l’égard des réfugiés palestiniens.
Les déclarations publiées lors du dernier conflit israélien dans la bande de Gaza en sont une illustration. Au cours de la période précédent les 17 et 22 juillet, les bureaux de l’UNRWA à Jérusalem et à Gaza ont publié des communiqués de presse évoquant l’existence de roquettes dans les écoles de l’agence. Selon ces communiqués, « l’UNRWA a découvert, lors de l’inspection usuelle de ses locaux, des roquettes dissimulées dans une école désaffectée de la bande de Gaza. Suite cette découverte, le personnel de l’UNRWA a été évacué des locaux, c’est pourquoi nous ne sommes pas en mesure d’indiquer précisément le nombre de roquettes ».
Les communiqués précisent également que « l’école est située entre deux autres écoles de l’UNRWA qui accueillent respectivement 1 500 personnes déplacées » et ajoutent que « l’UNRWA condamne fortement et expressément la ou les organisations responsable(s) de cette infraction flagrante à l’inviolabilité de ses locaux en vertu du droit international ». Ils indiquent également que « l’agence a immédiatement informé les autorités compétentes et entrepris toutes les mesures possibles pour le retrait de ses objets afin de préserver la sûreté et la sécurité au sein de l’école. L’agence entreprendra également une enquête approfondie sur les circonstances de cet incident ».
Ces déclarations soulèvent un certain nombre de questions. Par exemple, l’UNRWA n’a pas précisé quelles sont les autorités compétentes qu’elle a informées de la présence des roquettes. Il pourrait s’agir du gouvernement palestinien de Gaza ou de celui de Ramallah, voire des forces d’occupation à Tel Aviv. Elle n’a pas non plus mentionné le nombre de roquettes découvertes le 22 juillet, alors que le communiqué publié par le bureau de Jérusalem le 17 juillet faisait état de la découverte de 20 roquettes.
En outre, on ignore dans quelles écoles ont été découvertes les roquettes. Ceci fait de l’ensemble des écoles de l’UNRWA qui hébergent des réfugiés une cible légitime pour les forces d’occupation israéliennes sous prétexte que des roquettes y sont stockées. En d’autres termes, ces déclarations exposent plus de 160 000 réfugiés aux bombes et aux missiles d’Israël.
Quelques heures après la publication du second communiqué le 22 juillet, les forces israéliennes ont effectivement bombardé l’école de filles du camp de Maghazi, où plus de 300 personnes déplacées avaient trouvé refuge. Dans un communiqué publié après le bombardement, l’UNRWA a déclaré : « l’école préparatoire pour filles du camp de réfugiés de Maghazi [...] a été touchée par des engins explosifs qui ont probablement été tirés par les forces israéliennes ». Cette dernière phrase laisse entendre que l’agence ignore la véritable identité des responsables de l’attaque, rendant ainsi la déclaration ambiguë et sujette à interprétation.
Elle pourrait ainsi être interprétée comme exonérant les forces israéliennes de toute responsabilité quant au sang versé par les martyrs et suggérer indirectement que la résistance palestinienne procède à des bombardements. Cette situation a été complétée par la déclaration émise le 24 juillet par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, dans laquelle il condamne la présence de roquettes au sein des écoles sans connaître les résultats de l’enquête entamée par l’agence.
Le jour de cette déclaration et notamment à Beit Hanoun, des restes d’enfants dispersés dans une école de l’UNRWA abritant des réfugiés ont été découverts suite à une attaque des forces israéliennes. Ce jour là, cinq obus ont été tirés sur l’école depuis des tanks déployés le long de la frontière orientale de Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza, entraînant la mort de 20 personnes et faisant plus de 200 blessés, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Une autre école située à Rafah, au sud de la bande de Gaza, a été prise pour cible en plein jour. Le pire massacre a eu lieu dans l’école Abu Hussein située dans le camp de réfugiés de Jabaliya au nord de Gaza, tuant et blessant des dizaines de personnes malgré le fait que l’agence ait transmis les coordonnées de l’école plus de 17 fois aux Israéliens afin d’éviter les attaques. Ban Ki-Moon s’est rendu hier à Gaza afin d’exprimer sa peine et sa douleur après avoir constaté de ses propres yeux la dévastation provoquée par la guerre israélienne et les déclarations de l’UNRWA.

15 octobre 2014 - Al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu - Claire L.

jeudi 23 octobre 2014

Résolution, CPI: le Palestinien Erakat donne jusqu'à novembre

Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a fixé jeudi à novembre l'échéance avant que les Palestiniens ne prennent des initiatives diplomatiques pour la reconnaissance de leur Etat, qui risquent de déplaire fortement aux Israéliens et aux Américains.
Si le Premier ministre Benjamin Netanyahu "croit qu'il peut maintenir le statu quo et que nous participerons à ça, (il peut l'oublier). Ceci ne durera pas au-delà de novembre, nous n'en accepterons pas davantage", a dit M. Erakat à quelques journalistes à Ramallah. M. Erakat évoquait les perspectives actuellement très sombres de règlement du conflit israélo-palestinien dans un avenir proche, et de création d'un Etat palestinien indépendant coexistant avec Israël.
Devant cette absence de perspectives, le président palestinien Mahmoud Abbas s'emploie à rallier au Conseil de sécurité de l'ONU une majorité suffisante autour d'un projet de résolution qui forcerait la marche vers un Etat palestinien.
Le texte reposerait sur les principes de reprise des discussions de paix, en vue d'un Etat palestinien pleinement indépendant en novembre 2017, sur les lignes de partage existant avant la guerre de 1967. Un tel texte semble voué à l'échec.
M. Erakat a redit qu'en cas d'échec, la Palestine, Etat observateur à l'ONU, demanderait à adhérer à un certain nombre d'organisations internationales, à commencer par la Cour pénale internationale (CPI). Une telle adhésion, vue d'un mauvais oeil par les Etats-Unis, pourrait signifier des poursuites internationales de dirigeants israéliens pour crimes de guerre. Une demande palestinienne d'adhésion à la CPI dès novembre est "possible, c'est ce que nous pensons, c'est un calendrier fort", a déclaré M. Erakat.
Dans l'éventualité très improbable où le Conseil de sécurité adopterait une résolution conforme aux attentes actuelles des Palestiniens, ces derniers finiraient quand même par demander l'adhésion à la CPI à un moment donné, a dit M. Erakat. M. Netanyahu "rendra des comptes pour tous ses agissements et ses décisions", a-t-il dit.
Le secrétaire d'Etat John Kerry a exprimé à MM. Abbas et Erakat l'opposition américaine au projet palestinien de résolution au Conseil de sécurité. Lors d'une rencontre de deux heures au Caire début octobre en marge d'une conférence de donateurs pour la bande de Gaza, M. Kerry leur a dit: "ce n'est pas une option", a rapporté M. Erakat. Il a démenti des informations selon lesquelles les Palestiniens avaient accepté de repousser de deux mois toute initiative au Conseil de sécurité.

Un obus israélien tombe près d'une maison au Liban-Sud

Un char israélien a visé le périmètre de la maison d'un villageois libanais à Maïss al-Jabal au Liban-sud, rapporte jeudi l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Un obus de 105 mm tiré par le char est tombé près de la maison de Hussein Saïd.

Hébron : Un étudiant arrêté et un militant libéré

Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté mercredi un étudiant, et ont libéré un militant membre du Rassemblement des jeunes contre la colonisation dans la ville d'Hébron au sud de la Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont arrêté l'étudiant Ahmed Adel Salayma, après avoir pris d'assaut et fouillé sa maison. Il est un prisonnier libéré, qui a été arrêté plusieurs fois près de la mosquée bénie d'Ibrahimi, et il a été embarqué vers une direction inconnue.
D'autre part, les forces armées occupantes ont libéré le militant du Rassemblement des jeunes contre le colonisation, Medhat Amro, en échange d'une amende d'environ 300 dollars, après avoir été arrêté il y a deux jours, alors qu'il défendait la famille d'Aftini contre les colons à Tel Armidah à Hébron.

L'occupation maintient en isolement le prisonnier Nahar Saadi

Les autorités de l'occupation israélienne maintiennent en isolement le prisonnier Nahar Saadi (33 ans) de Jénine et condamné à la perpétuité 4 fois et 20 ans supplémentaires dans les cellules de la prison de Ramleh.
Dans un appel diffusé dans les médias mercredi, Saadi a confirmé que son isolement est un acte de vengeance mené par les autorités de l'occupation israélienne depuis son placement en garde à vue en Avril 2013, sous prétexte qu'il y a des nouvelles accusations contre lui et le prisonnier avait été menacé d'être isolé s'il refusait de donner des aveux.
Il a souligné qu'il est isolé sur les ordres des services de renseignements israéliens, avec un renouvellement de l'ordre d'isolement tous les 6 mois, dont le dernier date du 1er Juillet 2014.
Il a attiré l'attention sur le fait que l'occupation continue à l'interdire des visites de sa famille.
Il est à noter que le prisonnier Saadi a mené une grève de la faim pour protester contre l'interdiction à sa mère de lui rendre visite, et après les promesses de l'administration pénitentiaire israélienne de résoudre son cas, le prisonnier a suspendu sa grève de la faim, mais il attend toujours la réponse des autorités de l'occupant israélien à ce sujet.
Le prisonnier Saadi souffre de plusieurs problèmes de santé, dont des problèmes à la colonne vertébrale ainsi  qu'à l''estomac depuis la date de son arrestation en 2003.

Bahr rencontre le vice-président du conseil de consultation Qatari

Ahmad Bahr, le vice-président du conseil législatif ainsi qu’une délégation parlementaire palestinienne ont rencontré le vice-premier ministre du conseil de consultation qatari, le Cheikh Issa Ibn Rabia Al Kawari au Qatar à Doha ce mercredi matin.
La délégation législative de Kawari a été informée des dernières évolutions de la cause palestinienne, la ville de Jérusalem ainsi que la mosquée Al Aqsa. La délégation a aussi étudié les conséquences de la dernière guerre contre la bande de Gaza et ses impacts sur les infrastructures et la vie dans l'enclave.
La délégation a remercié le Qatar, gouverneur et gouvernés, pour leur soutien continu de la cause palestinienne et la bande de Gaza. Le pays a de nouveau prouvé son soutien lors de son dernier don d’un milliard de dollars pour la reconstruction de la bande de Gaza.
Ahmad Bahr a appelé les députés du conseil à visiter la bande de Gaza afin de mesurer de près les impacts laissés par  la dernière guerre contre Gaza en terme de destructions et de souffrances du peuple gazaoui.
De son côté, le Cheikh Issa Al Kawari a souligné la profonde relation qui lie le peuple palestinien et la cause palestinienne au peuple qatari. Il assure que le Qatar continuera de soutenir et d’encourager le peuple palestinien jusqu’à obtenir l’indépendance de l’Etat Palestinien.
 A la fin de la rencontre, les députés du conseil législatif ont décoré le Cheikh Issa Al Kawari et le conseil le consultation pour leur soutien à la cause palestinienne.

Un enfant tué dans une explosion à Beyt Hanoun

L’enfant Mohamed Sami Abu Jarad (9 ans) a été tué mercredi soir lors de l’explosion d’un objet suspect à Beyt Hanoun au nord de la bande de Gaza.
Achraf Al Qudra, le porte-parole du ministère de la Santé a déclaré que l’enfant Abu Jarad avait été grièvement blessé lors de l’explosion d’un objet suspect avec lequel il jouait dans la ville. L’enfant a été transporté à l’hôpital Al Shifa vu la gravité de son état de santé. Dès son arrivée, l’enfant a succombé à ses blessures.
La ville de Beyt Hanoun est considéré comme la plus dévastée par la dernière agression sioniste contre Gaza qui avait duré 51 jours.

Plusieurs asphyxiés lors d’affrontements contre l’occupation à Jénine

Mercredi soir, des dizaines de citoyens ont été asphyxiés lors d’affrontements avec les forces de l’occupation sioniste à Yaabad au sud-ouest de Jénine au nord de la Cisjordanie occupée.
Des sources sécuritaires palestiniennes ont déclaré que des forces de l’occupation ont attaqué la ville de toutes ses entrées et y ont propagé des divisions d’infanteries. Les forces ont tiré des bombes à gaz, à son et des balles en caoutchouc dans le centre-ville près des garages et des écoles faisant des dizaines de blessés chez les citoyens.

La Fondation d'al-Aqsa : Le cimetière d'al-Qassam est un legs purement islamique

La Fondation d'el-Aqsa pour les legs pieux et le patrimoine a confirmé que le cimetière d'el-Qassam situé dans le village de Cheikh dans le voisinage de la ville de Haïfa dans toute sa superficie est un cimetière purement islamique qui a sa sainteté éternelle et l'inviolabilité.
La Fondation a déclaré dans un communiqué publié mercredi, que le cimetière est un legs pieux purement islamique, et donc il est interdit de le vendre ou de l'utiliser pour un autre objectif que celui d'être un cimetière pour les musulmans.
Elle a souligné qu'elle ne reconnaît aucune transaction de vente du cimetière ou des parcelles, en raison de sa nature islamique.
La Fondation a insisté sur la poursuite de la défense du cimetière, son caractère sacré et sa sainteté avec tous les moyens légitimes, y compris les activités populaires locales, régionales et mondiales et qu'elle refuse tous les moyens d'intimidation pratiqués par l'occupation.
Elle a attiré l'attention sur le fait qu'il y a des tentatives israéliennes de poursuivre le ciblage du cimetière d'el-Qassam, avec l'annonce d'entreprises israéliens qui ont l'intention de construire des magasins sur une partie du cimetière, ou l'intention des côtés israéliens de vendre des terrains du même cimetière.

Souvenirs de la guerre : elles fuient la mort, elles la trouvent ailleurs

C’est ici où Zainab jouait. C’est là où étudiait Nour. Chaque coin de la maison nous les rappelle. Physiquement, elles sont parties, mais elles sont toujours là. C’est ainsi qu'a parlé Mme Soham Abou Tir, en se rappelant ses deux filles tuées par la dernière guerre sioniste menée contre la bande de Gaza par les occupants sionistes.
Zaineb, quatre ans seulement, est partie en martyre, lorsque les occupants sionistes avaient bombardé la maison de son grand-père, le 23 juillet dernier. Nour avait dix-neuf ans lorsqu’elle nous a quittés, succombant à ses blessures, quelques jours plus tard.
La mère a pleuré de chaudes larmes, en parlant de ces jours difficiles. Après des bombardements à répétition de la part des avions israéliens de chasse sur les terrains agricoles d’Absan, à l’est de la ville Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, « Nous avons été obligés, dans les premiers jours de la guerre, de quitter notre maison, à seulement 1500 metres de la barrière sécuritaire sioniste », dit-elle.
Bombardement et choix difficiles
Le quatrième jour de la guerre, la mère des deux martyres et sa famille de quatorze individus ont quitté la maison pour aller à un appartement de la famille, au centre du village d’Absan. Mais ils ont été surpris de voir cet appartement complètement détruit par les avions sionistes. Ils se sont trouvés obligés d’aller à la maison de son père, la croyant en sécurité.
Mais le danger ne voulait pas quitter le lieu. Le bombardement ne cessait pas, jour et nuit. Puis, le 23 juillet, les forces sionistes d'occupation ont investi le village de Khozaa. C’était une nuit très difficile pour tous les villages du coin.
Mme Siham se souvient de ces moments difficiles :
« A l’aube, à 4H30, moi, mes enfants, un certain nombre de femmes et filles de mes frères, étions au rez-de-chaussée de la maison de mon père. A ce moment, nous avons entendu toutes sortes de bruits qui se mélangeaient : gens, voitures, motos, explosions violentes, tirs, surtout dans la rue principale reliant le village de Khozaa et d’Absan ».
Bombardement direct
En fait, les gens tentaient de fuir le village de Khozaa et le bombardement. Daa Abou Dir, 17 ans, sa sœur Nour, 19 ans, Zaineb, 4 ans, Taghrid, 26 ans, Asmaa, 25 ans, sont parties à la terrasse de la maison pour voir ce qui s’est passé.
Mais quelques minutes après, les chasseurs de l’occupation sioniste ont bombardé la terrasse où il y avait les filles, un nouveau massacre sioniste.
La mère a cru que la forte explosion venait de bombes d’avertissement et a alors appelé ses filles pour qu’elles entrent à la maison.
Doaa criait : Maman, je suis blessée au pied. Et Taghrid perdait le sang de partout, surtout de son ventre.
Chocs violents
La mère a compris que la question était bien grave. La mère a compris que la maison avait été directement visée. La mère s'esr mise à crier et à demander de l’aide. Son mari et son fils Mahmoud, 21 ans, sont arrivés, après avoir accompli leur prière de l’aube à la mosquée du quartier.
La mère n’a découvert la hauteur du drame que plus tard. C’est à l’hôpital de Nasser qu’elle a su que sa petite Zaineb avait rendu l’âme sur le coup.
Le choc était grand. La mère a tout de suite perdu connaissance. Lorsqu’elle s’est réveillé, elle a su que sa deuxième fille était grièvement blessée. Plus tard, avant d’aller en Egypte pour recevoir le soin nécessaire à son cas, elle est morte, le 8 août.
Après l’arrêt de la guerre, la famille a est retournée à sa maison. Elle n’oublie pas les crimes de l’occupation sioniste et ne les pardonnent jamais.

Bethléem: Les colons lancent des pierres sur les voitures des citoyens

Les colons extrémistes sionistes ont lancé, la nuit dernière, des pierres sur les voitures des citoyens palestiniens dans le village de Nahalin, à l'ouest de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie occupée.
Le président du conseil villageois de Nahalin, Ibrahim Shakarina, a déclaré qu'un groupe de colons de résidents de "Bitar Illité construite illégalement sur les terres de Wadi Fokin, Nahalin et Hussan, ont lancé des pierres sur les voitures palestiniennes passaient à l'entrée du village dans la zone de Wadi Baqra.
Il a ajouté que les attaques ont causé des dégâts dans les voitures, sans aucun blessé au sein des passagers.

Jérusalem: 10 blessés lors de violents affrontements avec l'occupation

Plus de 10 manifestants ont été blessés, y compris deux touchés avec les balles réelles lors de violents affrontements ont éclaté avec l'occupation israélienne en face du poste de contrôle de Qalandia, au nord de la ville occupée de Jérusalem.
Le correspondant de notre CPI à Ramallah a déclaré que les affrontements passés devant la barrière vers le long de la piste de l'aéroport de Qalandia, près du mur de séparation raciste.
Notre correspondant q déclaré que l'occupation a intensivement utilisé les balles réelles pour disperser les manifestants en colère qui ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et les feux d'artifice.
Les affrontements se sont produits dans tous les quartiers de la ville, en plus des banlieues de Jérusalem situent à l'extérieur du mur à l'issue du processus de heurte des colons dans la ville.
Des sources médicales palestiniennes dans l'hôpital de Palestine à Ramallah ont déclaré que l'hôpital a reçu des blessés par les balles réelles.

3 détenus politiques palestiniens à Abu Dhabi

Un centre de recherche en EAU a déclaré qu'il y a trois captifs politiques palestiniens dans la prison de la capitale du pays, Abu Dhabi.
Le centre d'Emirats pour les études et les médias (Emmask) a déclaré dans un rapport publié le mercredi 22/10, que la prison de la capitale et d'autres prisons secrètes contiennent des militants politiques de 13 nationalités arabes, y compris trois palestiniens dont un journaliste.
Le rapport a souligné que ces prisons contiennent 204 détenus politiques, y compris 108 des EAU, 28 égyptiens, 9 libyens, 11 Yéménites, 3 Qataris, trois Syriens, 5 tunisiens, 6 Algériens, un libanais, un Jordanien et trois palestiniens dont un journaliste.
Des militants sur "Twitter" ont lancé une campagne réclamant la libération de tous les captifs d'opinion en EAU.

L’occupation prend d’assaut Jénine et arrête un palestinien

Les forces sionistes d'occupation ont arrêté jeudi à l'aube un citoyen de la ville de Yamoun à l'ouest de Jénine dans le nord de la Cisjordanie. Elles ont aussi perquisitionné les villes de Yaabod et Silat al-Harthiya et humilié les citoyens.
Des sources locales ont déclaré que dix véhicules militaires ont pris d'assaut la ville de Yamoun à l’aube d’aujourd'hui et arrêté Jamil Ali Khamaiseh (50 ans) après des raids effectués dans le quartier Khamaiseh. Ils ont fouillé sa maison avant de l’embarquer vers une destination inconnue.
Les sources ont souligné que les forces d'occupation ont pénétré à l'aube dans la ville de Yaabod au sud de Jénine pour la deuxième fois en quelques heures après que la ville ait connu de grands affrontements qui ont entraîné plusieurs cas de suffocation.
Les forces d'occupation ont pris d'assaut la ville de Silat al-Harthiya à l’ouest de Jénine et mené des opérations de ratissage dans les différentes parties de la ville.

Une conférence internationale à Londres sur la 1ère Guerre mondiale et son impact sur ​​la Palestine

Le Centre Al-Jazeera et le Centre palestinien al-Awda ont l’intention d’organiser une conférence internationale sous le titre de « la Première Guerre mondiale et son impact sur ​​la Palestine » le 8 et 9 Novembre prochains à Londres.
Le directeur du centre palestinien al-Awda à Londres Majed Al-Zeer a déclaré jeudi sur sa page officielle Facebook, que la conférence se penchera sur ce qui a résulté de cette guerre en transformations internationales et régionales dont la région en général et le peuple palestinien en particulier qui souffre encore de ses conséquences.
Le premier jour de la conférence, ils discuteront des premières étapes de la Première Guerre mondiale et du projet du mouvement sioniste ainsi que les parties qui ont participé à cette guerre, le rôle de la Grande-Bretagne depuis la Déclaration Balfour et sa contribution à la création de l'entité sioniste en plus du début de la Nakba palestinienne.
La deuxième journée de la conférence sera consacrée à l'étude de la situation actuelle et le résultat de la cause palestinienne ainsi que les perspectives d'avenir pour les solutions mises à l'avant à la lumière des conflits régionaux et internationaux.
Les participants à cette conférence seront un groupe d'élite des historiens, des universitaires et des chercheurs, en plus d’un certain nombre de députés britanniques et partisans de la cause palestinienne et ceux qui s'intéressent à cette question.

Ahrar : Des prisonniers libérés arrêtés et condamnés à leur ancienne peine

Le directeur du centre d'Ahrar pour les études des prisonniers et les droits de l'homme, Fuad el-Khafach, a mis en garde contre la gravité de reprendre les précédentes condamnations contre les prisonniers libérés lors de l'opération d'échange de prisonniers, qui ont été arrêtés de nouveau à l'issue de l'opération d'Hébron, la mi-juin dernier.
El-Khafach a dit : "Si les factions palestiniennes n'interviennent pas avec le gouvernement égyptien qui a joué le rôle du médiateur et du parrain de cette opération, nous serons face à vrai danger, à savoir la reprise des précédentes condamnations, dont la plupart sont des peines à perpétuité contre un certain nombre de ces captifs."
El-Khafach a souligné l'ampleur de la souffrance de ces prisonniers et leurs familles en raison de leur arrestation de nouveau.
Il a appelé le gouvernement égyptien à la nécessité de suivre le dossier des prisonniers captifs de nouveau et jouer son véritable rôle, en tant que parrain de l'opération et garant de l'accord et ses articles, considérant que la mesure prise par l'occupation est un coup fort porté au gouvernement égyptien.
El-Khafach a poursuivi que 63 prisonniers libérés qui ont été arrêtés une nouvelle fois sont toujours emprisonnés et que l'occupation a repris les précédentes condamnations contre 7 prisonniers de Jérusalem et 2 autres de la Cisjordanie occupée, tandis que le prisonnier malade arrêté de nouveau Jihad Bani Jamea d'Okraba dans la province de Naplouse a été condamné de nouveau pour 6 mois de prison.
Trois captives libérées ont été kidnappées et emprisonnés dans les prisons sionistes et sont: Mouna Qaadan de Jénine, l'avocate Shirin Issawi de Jérusalem et Bushra al-Tawil de Ramallah, selon le centre d'Ahrar.

FPLP : les conditions des prisonniers présagent l'apparition de confrontations totales

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a mis en garde contre une confrontation totale entre les détenus dans les prisons sionistes et l'administration pénitentiaire de l'occupation qui ne cesse d'aggraver ses pratiques et violations contre les détenus.
Le Front Populaire a déclaré jeudi dans un communiqué de presse que "les prisons sont sur le point de dégénérer à tout moment à la lumière de l'escalade sioniste contre les prisonniers. En plus de l'interdiction des visites de leurs proches et l'escalade des ordres de détention administrative émises contre eux, ils ont aussi mené une campagne acharnée qui a touché tous les milieux de vie des prisonniers dans le cadre d’une politique israélienne de représailles ".
Selon le FPLP, les prisonniers du mouvement ont commencé à mettre en œuvre une série de mesures en signe de protestation contre les pratiques de l'occupation contre eux, dont le fait de rendre les repas, boycotter les tribunaux sionistes et se préparer à mener une grève de la faim dans le cas où les autorités d'occupation refusent leurs demandes et n'arrêtent pas la guerre systématique qu’ils mènent contre eux.
Pour sa part, le centre d’étude des prisonniers de la Palestine a indiqué que les autorités d'occupation continuent leur campagne féroce contre les prisonniers palestiniens parmi les partisans du "Front populaire" dans leurs prisons et continuent à interdire les visites de leurs proches en raison de leur solidarité avec les prisonniers du Hamas et du Jihad islamique lors de l'agression sur la bande de Gaza il y a près de trois mois.
Le centre a déclaré dans un communiqué que l’administration pénitentiaire des prisons de l'occupation et après l'agression sur Gaza, l’occupation a commencé à imposer des sanctions multiples contre les prisonniers des mouvements Hamas et du Jihad islamique et a tenté de les isoler du reste des prisonniers dans des sections spéciales. Et ceci a été rejeté par les détenus du front Populaire qui ont décidé de s'abstenir de sortir pour les visites et ne pas quitter leurs sections jusqu'à ce que l’administration pénitentiaire arrête les sanctions qui leur sont imposées.

Renouvellement de la détention administrative de 13 prisonniers palestiniens

Selon le Centre pour l'étude des prisonniers Ahrar de la ville de Naplouse, les autorités d'occupation ont renouvelé la détention administrative de 13 prisonniers palestiniens pour différentes périodes.
La déclaration du centre, dont une copie a été obtenue par le Centre Palestinien d'Information, a expliqué que les tribunaux de l'occupation ont renouvelé la détention administrative pour chacun de ces détenus: Alaa Kamal Azzam, Ali Mohammed Hamdan, Jawad Mohammed Jaabari, Ismail Ahmed Hawamdeh, Fares Farouk Badr, Ismail Ibrahim Halbiyeh, Sufian Hashim Jamjoom, Eyad Rashid Daraghmeh, Mohamed Mohamed Haroub, Anas Rateb Dweik, Mohammed Arafat Qawasmi, Thaer Arafat Qawasmi et Samer Mohammed Abido.
La déclaration a souligné que les prisons de l'occupation sont remplies de détenus administratifs qui ont dépassé les 550 personnes détenues sans inculpation, avertissant de la poursuite de l'occupation dans la mise en œuvre de la politique de la détention administrative contre les prisonniers palestiniens.
D'autre part, le Centre Ahrar a dénoncé l'obstination de l'occupation à maintenir la détention administrative du prisonnier Raed Mousa (35 ans) du village Silat al-Dhaher de Jénine qui mène une grève de la faim illimitée pour le deuxième mois d'affilée.
Le tribunal avait décidé de maintenir la détention administrative du prisonnier Raed Moussa pendant quatre mois, sachant que son état de santé s'est gravement détérioré récemment. Il a perdu plus de 18 kgs et souffre de vomissements continus et de fatigue permanente.
Le centre a considéré que cette décision est comme un mépris pour la vie du captif Moussa.

Tunisie : Formation d'un comité d'experts pour suivre les violations sionistes

Le Centre d'études stratégiques sur le Maghreb en Tunisie a commencé les procédures pour former un comité d'experts et de spécialistes du droit international afin de suivre le traitement juridique des violations sionistes contre les palestiniens devant la justice au niveau local, régional et international.
Cette étape est l’une des décisions prises lors de la Conférence intitulée « Les voies juridiques et politiques de la cause palestinienne » qui a été parrainée et organisée par le président tunisien Moncef Marzouki le 30 Septembre dernier.
Selon le coordinateur général de la conférence, Anwar Gharbi, dans une déclaration exclusive à Quds Press, la Commission compte un certain nombre d'experts venant de plus de 20 pays américains et occidentaux, asiatiques et arabes, chargés de suivre l'application des recommandations de la commission juridique de la conférence.