mercredi 3 septembre 2014

Entre vraies et fausses victoires

Netanyahu tord aussi bien le langage que la vérité des faits dans une tentative perdue d’avance de marquer une victoire politique, ou tout simplement pour sauver la face. Mais peu de gens se laissent convaincre, écrit Ramzy Baroud.

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Célébrations dans Gaza, après la proclamation du cessez-le-feu
Dans leur précipitation pour analyser les résultats de la guerre de 51 jours lancée par Israël contre Gaza, certains ont pu négliger un facteur important : ce n’était pas une guerre selon les définitions traditionnelles ; par conséquent les analyses conventionnelles s’appliquant aux victoires et aux défaites ne s’appliquent simplement pas.
Ceci dit, comment expliquer la déclaration triomphaliste du Premier ministre Benjamin Netanyahu le 28 août, et les rassemblements massifs dans les rues de Gaza pour célébrer la « victoire » de la résistance sur Israël ? Pour être vraiment compris, le tout doit être remis dans son contexte.
Peu après la déclaration de cessez-le-feu le 26 août, interrompant la guerre la plus destructrice jamais lancée par Israël contre Gaza, Netanyahu semblait avoir disparu de la scène. Une partie de la presse israélienne commençait même à faire des pronostics sur la fin de son règne politique. Bien que cette idée était un peu précipitée, on peut comprendre pourquoi. Une grande partie de la carrière politique de l’homme en question a été construite sur sa position « anti-terreur » et son programme principalement tourné vers les questions de sécurité.
Premier ministre de 1996 à 1999, avec le but déclaré de défaire le « processus de paix » d’Oslo, il s’est toujours vanté de son attachement à la sécurité d’Israël. Puis en tant que ministre des finances dans le gouvernement de Sharon (2003-05), il s’est dit préoccupé par les intentions d’Ariel Sharon d’initier un redéploiement hors de Gaza. En fait, c’est le plan de « désengagement de Gaza » qui a rompu l’alliance entre Netanyahu et Sharon.
Il a fallu quelques années à Netanyahu pour sortir de l’oubli et revenir dans le complexe paysage politique israélien. Il livra une bataille politique épuisante mais ne parvint à racheter qu’une partie de la gloire de l’organisation de droite du Likud, et ceci en passant par des alliances pleine de rancœurs. Il a été Premier ministre de 2009 à 2013, puis désigné pour un troisième mandat (une rareté dans l’histoire israélienne) de 2013 à aujourd’hui.
Non seulement Netanyahu était le roi d’Israël, mais aussi son faiseur de roi. Il a maintenu ses amis près de lui et ses ennemis encore plus près, faisant perdurer habilement une coalition apparemment impossible. Il y a réussi non simplement parce qu’il est un politicien plus malin que les autres, mais également parce qu’il est parvenu à unir Israël autour d’un même but : la sécurité. Ce qu’il fit en combattant « la terreur palestinienne, » une référence aux divers groupes de la résistance palestinienne, dont le Hamas, et en construisant les défenses israéliennes. Il a acquis une telle maîtrise de ce discours politique que personne ne peut le concurrencer sur ce terrain : pas le nouveau politicien dit centriste Yair Lapid, ni même les faucons d’extrême droite, Avigdor Liberman et Neftali Bennet.
Puis Gaza est survenue, une guerre qui pourrait probablement devenir la plus grande erreur de calcul de Netanyahu, et peut-être la raison de sa chute. Hormis l’effondrement dans sa côte de popularité - de 82% le 23 juillet, à moins de 38% peu de temps après l’annonce de cessez-le-feu - c’est le vocabulaire utilisé dans sa conférence de presse à l’occasion du cessez-le-feu qui est le plus révélateur.
Il a semblé désespéré et sur la défensive, arguant du fait que le Hamas n’avait pas atteint son objectif de guerre, bien que c’est Israël et non le Hamas, qui a déclenché la guerre avec une liste d’objectifs – dont aucun n’a par ailleurs été rempli.
Le Hamas a répondu en tournant en ridicule sa déclaration, car l’organisation n’avait pas commencé la guerre ni n’avait alors d’exigences, a déclaré à al-Jazeera un responsable du groupe. Les exigences ont été formulées dans les entretiens pour un cessez-le-feu qui ont suivi en Égypte, et certaines d’entre elles ont en fait été remplies.
Netanyahu tord aussi bien le langage que la vérité des faits dans une tentative perdue d’avance de marquer une victoire politique, ou tout simplement pour sauver la face. Mais peu de gens se laissent convaincre.
Écrivant dans Foreign Policy daté du 20 juillet, Ariel Ilan Roth est arrivé à une première conclusion au sujet de la guerre de Gaza, mais qui s’est avérée seulement partiellement vraie. « Qu’importe comment et quand le conflit entre Hamas et Israël se termine, deux choses sont sûres. La première est qu’Israël peut revendiquer une victoire tactique. La deuxième est qu’il aura souffert une défaite stratégique. »
Faux. Même une victoire tactique lui a été cette fois-ci refusée, à la différence des guerres précédentes, spécialement la ainsi-nommée opération Cast lead (2008-09). La résistance de Gaza a appris de ses erreurs passées, parvenant à résister à une guerre de 51 jours avec des effets destructeurs sans précédent dans tous les conflits impliquant Gaza. Quand le cessez-le-feu sponsorisé par l’Egypte a été annoncé, chaque soldat israélien a été ramené en arrière des frontières de Gaza.
Juste après l’accord, un responsable du Hamas dans Gaza a lu une déclaration dans laquelle il invitait les Israéliens vivant dans les nombreuses villes frontalières évacuées à retourner à leurs maisons, dans une déclaration de défi sans précédent. Peu de temps après, les centaines de combattants représentant toutes les factions, dont le Fatah, se sont rendus sur les ruines du Shejaiya, à la périphérie de la ville de Gaza. « Il n’y a aucune place parmi nous pour la défaite, la faiblesse arabe » a déclaré le responsable militaire de la résistance dans Gaza, Abu Ubaydah, tandis que la foule embrassait les combattants.
Lui aussi a parlé de victoire. Mais sa revendication d’une « victoire » est-elle différente de celle de Netanyahu ?
Le « Israël a une vieille habitude histoire de prétendre à des victoires là où il n’y a que des défaites ; la guerre d’Octobre 1973 en est le meilleur exemple, » a écrit Roth dans Foreign Policy. La différence est qu’à l’époque, beaucoup en Israël croyait à ces fausses victoires. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, si l’on en juge les divers sondages d’opinion réalisés pour Haaretz, Canal 2 et d’autres. De plus, le shisme dans la classe politique israélienne est plus large qu’il ne l’a été depuis de nombreuses années.
Indépendamment de cela, la « victoire » de la résistance ne peut être comprise dans le même contexte que la propre définition israélienne de la victoire, ou de fausse victoire. Il est incontestable que la résistance « pouvait imposer la dissuasion, montrant un niveau incroyable de résilience et de force, même équipée d’armes primitives, » comme l’explique Samah Sabawi.
L’idée même qu’un Israël puissant, et les goûts d’un Netanyahu, puisse user des Palestiniens comme d’un terrain d’essai pour de nouvelles armes ou pour gagner des points dans un sondage semble être révolue. Le dicton de Sharon selon quoi les Arabes et les Palestiniens « doivent être frappés durement » et « doivent être battus, » comme condition préalable au calme, ou à la paix, a été contestée comme jamais auparavant dans toute l’histoire des guerres israélo-arabes.
Les « célébrations » de Gaza pour le cessez-le-feu n’étaient pas le genre de célébrations qui suivent une victoire dans un match de football. Les voir comme une simple expression de joie est une erreur et reflète un manque de compréhension de la société de Gaza. Il s’agissait plus d’une affirmation collective par un peuple qui a perdu 2143 des siens, en grande partie des civils, et subi 11000 blessés et mutilés dont il doit maintenant prendre soin. Sans parler de la destruction totale ou partielle de 18 000 maisons, 75 écoles, un grand nombre d’hôpitaux, de mosquées, et des centaines d’ateliers, usines et commerces.
Non, et ce n’était pas non plus une déclaration symbolique de défi. C’était un message envoyé à Israël disant que la résistance a mûri et que s’en est fini de la complète domination d’Israël dans la décision de quand les guerres commencent et comment elles finissent.
Seul l’avenir nous dira la véracité de cette affirmation et combien elle sera pertinente pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est qui sont sous occupation militaire. Il est intéressant de noter que « libérer Jérusalem » était un thème récurrent parmi les Palestiniens en fête à Gaza. Un autre thème était l’insistance pour l’unité nationale parmi tous les Palestiniens. Après tout, c’était la vraie et première raison pour laquelle Netanyahu avait lancé sa guerre contre Gaza.
Le discours de la Résistance, Al-Muqawama, est maintenant celui qui domine en Palestine et il dépasse les clivages entre organisations ou le débat éculé sur les inutiles "entretiens pour la paix" qui n’ont rien amené aux Palestiniens si ce n’est beaucoup d’humiliation, la perte de terres et la division politique. Ce sentiment se révèle déjà en Cisjordanie. Mais comment il se traduira à l’avenir doit encore être vérifié, considérant le fait que l’Autorité Palestinienne est faible dans ses relations avec Israël et très intolérante avec n’importe quelle dissidence politique.
La pression israélienne sur l’ex-président palestinien Mahmoud Abbas continuera. Dans sa première conférence de presse après le cessez-le-feu, Netanyahu a repris le même ultimatum : Abbas « doit choisir de quel côté il est, » a-t-il dit.
Après s’être cassé les dents sur la résistance dans Gaza, Netanyahu n’a rien d’autre sous la main que de faire pression sur un Abbas, âgé de 79 ans, dont la marge de manœuvre après la guerre de Gaza, est des plus réduites.
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* Ramzy Baroud est doctorant à l’université de Exeter, journaliste international directeur du sitePalestineChronicle.com et responsable du site d’informations Middle East Eye. Son dernier livre,Résistant en Palestine - Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé àDemi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Scribest.fr. Son site personnel : http://www.ramzybaroud.net
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach

Feu vert initial à la planification de 2 200 logements à Jérusalem-Est


La municipalité de Jérusalem a donné mercredi un feu vert initial au principe de construire 2 200 logements dans la partie orientale et annexée de la ville, plan encore soumis à une longue procédure avant son éventuelle réalisation, a-t-elle indiqué.
La municipalité a approuvé le lancement des travaux préparatoires à un projet de construction de 2 200 logements dans le quartier d'al-Sawareh à Jérusalem-Est occupé et annexé, selon un communiqué de la municipalité.
Ce projet a pour but de "renforcer la souveraineté israélienne sur Jérusalem-Est et de préserver son unité", a indiqué le maire de Jérusalem, Nir Barkat, cité dans ce communiqué.
"C'est vraiment l'étape initiale, rien ne sera construit à al-Sawareh avant au moins huit ans et cette étape seule ne garantit pas qu'il y aura vraiment des constructions", a déclaré à l'AFP le conseiller municipal Pepe Alalo qui s'est opposé au projet.
Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée depuis 1967, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Les Israéliens estiment que l'ensemble de Jérusalem constitue la capitale "de facto" de l'Etat hébreu.
Quelque 200 000 Israéliens habitent des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, à côté de plus de 290 000 Palestiniens.
Cette annonce survient trois jours après qu'Israël a décidé de déclarer propriété de l'Etat israélien 400 hectares proches de la colonie de Gva'ot, dans les environs de Bethléem (Cisjordanie occupée), en réaction au meurtre de trois jeunes Israéliens en juin dans le secteur.
La communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est et considère les colonies en territoire occupé comme illégales au regard du droit international.

Les tribunaux de l'occupation prolongent l'arrestation de 100 Palestiniens

Le Club du captif palestinien a déclaré le mardi 2/9, que les tribunaux de l'occupation israélienne ont prolongé l'arrestation de 100 citoyens palestiniens récemment arrêtés, sous le prétexte de compléter l'enquête et la procédure judiciaire, pour différentes périodes.
Le Club du captif a démontré que le tribunal militaire de Salem a prolongé l'arrestation de 39 prisonniers palestiniens, tandis que le tribunal de l'occupation à Jalama a prolongé l'arrestation de 25 autres.
Dans le même contexte, le tribunal sioniste de "Betah Tikva" a prolongé la détention de 6 prisonniers et 12 autres dans le tribunal d'Ofer.
Le tribunal de l'occupant à al-Maskoubia a prolongé l'emprisonnement 6 citoyens palestiniens.
Le tribunal d'Ashkelon a prolongé à son tour l'arrestation de 13 prisonniers palestiniens.

Les secouristes de Gaza sous les bombes sionistes

Dans la bande de Gaza, tout est visé par les occupants sionistes, bâtiments, maisons, infrastructures, civils, hommes, femmes, enfants, tout. Les équipes de secours n’y font pas exception. Le secouriste Tareq Jamal, 29 ans, en est un bon témoin.
Tareq travaillait tous azimuts. Chaque fois qu’il y avait une explosion, il se précipitait, accompagné de ses collègues, afin d’offrir son aide, son soutien, ses premiers secours aux victimes, victimes de ces massacres collectifs et quotidiens, massacres débutés le 7 juillet 2014.
Tareq travaillait vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sous les feux des avions de chasse sionistes, avec les équipes médicales du ministère de l’intérieur. Mais il n’a pu continuer sa mission humanitaire. Il a eu sa part de cette agression sioniste et a été blessé, à l’instar de ces blessés dont le nombre s’élève désormais à plus de onze mille individus.
Tareq Jamal est un habitant de la ville de Dir Al-Balah, au milieu de la bande de Gaza. Il a été blessé lors d’un bombardement sioniste qui prenait en cible une maison dans le village d’Az-Zawadia. Il a été blessé pendant qu’il venait en aide à une victime de ces bombardements incessants visant les civils dans leurs maisons.
« Lors de notre travail comme secouristes, nous affrontons de grands dangers. Le plus important, c’est le retour des avions sionistes pour bombarder encore une fois le même lieu. Il y a aussi le danger d’effondrement des bâtiments bombardés », explique-t-il à notre Centre Palestinien d’Information (CPI).
Les secouristes martyrs
Les occupants sionistes prennent plaisir à bombarder une deuxième fois leurs cibles, afin de tuer le plus grand nombre possible de Palestiniens, ainsi que de secouristes qui travaillent pour sauver les blessés et pour transporter les martyrs.
En effet, les secouristes sont devenus des cibles de l’horrible machine de guerre sioniste. Jusqu’à la rédaction de ce rapport, le nombre de martyrs parmi les secouristes s’est élevé à vingt-trois personnes. Le nombre de blessés est de quatre-vingt-cinq, confirme Achraf Al-Qodra, porte-parole du ministère palestinien de la santé.
En outre, trente-six ambulances ont été endommagées, six complètement détruites. Dix hôpitaux ont aussi été détériorés, partiellement ou totalement.
Et pour ce qui est des centres sanitaires, dix-neuf d’entre eux ont été bombardés dont trois ont été totalement détruits.
Un devoir national
Al-Qudra accuse les forces sionistes d'occupation de prendre en cible intentionnellement les équipes médicales, les hôpitaux et les ambulances, en faisant fi de tous les accords, conventions et principes internationaux.
Malgré tous ces risques, Mohammed Salah, au nom de tous ses collègues secouristes, dit qu’il continue son travail, en le considérant comme un devoir religieux, national et humain, « même si cela nous coûte notre corps et notre sang ».
Salah, cet homme d’une trentaine d’années, porte son gilet à haute visibilité et une grande responsabilité : « Nous travaillons sans relâche pour sauver les victimes sujets des plus affreux massacres perpétrés par une force des plus brutales et criminelles de la région ».
Un jour de cette agression sioniste et de cette attaque terrestre menées contre la bande de Gaza, raconte Salah au correspondant du Centre Palestinien d’Information (CPI) : « Nous sommes allés à l’est de la ville de Khan Younes pour secourir des blessés. Dès notre arrivée, les engins sionistes ont recommencé leur bombardement. La bénédiction d’Allah (le Tout Puissant) a sauvé les équipes médicales et les secouristes d’un vrai massacre ».
« En dépit de nos signes et de nos vêtements spéciaux, les occupants sionistes nous visent délibérément », ajoute Salah.
Notons enfin que la bande de Gaza continue à être, depuis plus de cinquante jour, le sujet d’une guerre coloniale des plus dévastatrices, laissant plus de deux mille cent martyrs.

Gaza: L'occupation viole la trêve

Les forces navales israéliennes ont tiré, le mardi matin 2/9, sur les barques des pêcheurs palestiniens dans la mer de Rafah, au sud de la Bande de Gaza, tandis que les tours militaires israéliennes ont ciblé les pêcheurs à l'est de la ville de Khan Younis.
Nizar Ayyash, le chef du syndicat des pêcheurs, a déclaré au correspondant de notre CPI que les forces navales israéliennes ont ouvert le feu de leurs mitrailleuses vers les pêcheurs palestiniens dans la mer de Rafah, sans aucun blessé enregistré dans l'incident.
Ayyash a considéré que cette première violation contre les pêcheurs depuis le début de la trêve signée au Caire, après que l'accord a permis aux pêcheurs de travailler dans la distance de 6 miles arrivant à 12 miles progressivement.
Dans le village de Khuza'a à l'est de la ville de Khan Younis, les tours militaires israéliennes ont ouvert le feu sur les terres agricoles palestiniennes, sans signaler de victimes.
Cela s'inscrit dans le cadre de violations continues de l'occupation au cessez-le-feu, où les tours de l'occupation ont ouvert le feu sur les citoyens palestiniens, à l'est du quartier de Shojae'ya, à l'est de la ville de Gaza le jeudi dernier.

L'occupation arrête 3 jeunes palestiniens à Ramallah et Hébron

Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté, le mardi soir 2/9, trois jeunes hommes palestiniens dans la ville de Ramallah et Hébron dans le centre et le sud de la Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont déclaré qu'une force militaire israélienne a kidnappé le jeune Yazid Taha (19 ans) lors de son retour au village de Nabi Saleh sur un barrage hasardeux, près de la colonie "Hallamish" construite illégalement sur les terres du village.
A Hébron, le coordonateur du comité populaire pour la lutte anti-colonisation, Mohamed Awadh, a déclaré que l'occupation a arrêté deux jeunes hommes palestiniens, après avoir été convoqué pour l'interrogatoire au siège de services de renseignements israéliens au centre militaire d'Ezion.

L’occupation prend d’assaut Naplouse et envahit plusieurs de ses régions

Les forces armées de l'occupation ont pris d'assaut, à l'aube du mercredi (3/9), la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée, et ont lancé une large campagne de raids dans plusieurs quartiers.
Des témoins ont déclaré à notre correspondant que deux jeunes hommes ont été blessés au cours des affrontements qui ont éclaté entre les soldats israéliens et les jeunes hommes, l'état de l’un d'entre eux a décrit comme critique et l’autre a été légèrement blessé au bras.
Les témoins ont dit que le jeune homme Amir Kamhiya a été transféré à l'hôpital Rafidya pour le traitement après avoir été blessé par une balle dans la poitrine, tandis que Zeid Diriya, qui a été blessé au bras par une balle en caoutchouc, a été soigné.
Des sources locales ont aussi cité qu'une grande force de l'armée d'occupation a entouré le siège sportif « Sama » dans le but d’arrêter Mustafa Abou Riala, sachant que des informations disent que ce dernier a été blessé après avoir sauté du toit avant que les soldats ne réussissent à l’arrêter.
Les patrouilles de l’occupation ont envahi le quartier de Ras Al Ain, la région du cimetière Ouest et La Rue Abu Ubaida et al-Maamoun. Les citoyens se sont plaints des bruits des bombes et des explosions qui leur ont causé des ennuis et une profonde inquiétude ainsi que la peur des enfants.
Dans un contexte lié, les forces occupantes ont pris d'assaut la ville d’Aqraba, au sud de Naplouse, à partir de son entrée ouest sans signaler des arrestations dans les rangs des habitants du village.
Des affrontements violents ont eu lieu entre les forces armées de l'ennemi occupant et les jeunes au camp d’Askar, à l'est de la ville après la prise d’assaut de l'occupation, dans les premières heures du matin, au milieu des tirs intensifs des bombes assourdissantes.

Yaalon: la guerre de Gaza nous a coûté plus de 9 milliards de shekels

Le ministre de l’armée dans le gouvernement d’occupation, Moshe Yaalon a déclaré, le mardi (2/9), que le coût de la guerre sur la bande de Gaza qui a duré plus de cinquante jours s'est élevé à plus de neuf milliards de shekels.
Yaalon a ajouté lors d'un discours à la conférence du journal "Kliklest" qu’"il n'y a plus de menaces du coté des armées conventionnelles, et la paix est effectuée avec l'Egypte et la Jordanie, tandis que les Syriens sont préoccupés par leur guerre, mais en retour, la désintégration des Etats et la nécessité de faire face à des organisations terroristes est cher ".
Yaalon a ajouté que le coût de la collecte de renseignements est cher et que le budget du renseignement militaire israélien est aujourd'hui deux fois le budget de celle de 16 ans en arrière.

L'occupation viole la trêve et arrête deux pêcheurs

La marine sioniste a arrêté mercredi matin deux pêcheurs palestiniens dans la mer au nord de la Bande de Gaza, dans la plus grande violation de la trêve signée entre la résistance palestinienne et l'Etat de l'occupation en 25 août dernier, sous l'égide de l'Egypte.
Des sources palestiniennes ont déclaré qu'un certain nombre de canonnières israéliennes se sont avancées ce mercredi matin au large des côtes de la ville de Beit Lahia dans le nord de la Bande de Gaza, et ont encerclé un bateau de pêche palestinien, ont ouvert le feu, et ont escorté la barque et ses passagers au port sioniste d'Ashdod au nord de la Bande de Gaza.
Les sources ont ajouté que ces forces ont tiré sur les pêcheurs et les côtes de la Bande de Gaza, sans aucun blessé enregistré.
La marine israélienne stationnée dans la mer de la Bande de Gaza et les tours militaires au sud de Khan Younès au sud de la Bande de Gaza ont tiré hier mardi sur les pêcheurs et les agriculteurs palestiniens, sans victimes signalées.

Mechaal : La résistance est notre choix stratégique

Khaled Mechaal, chef du Bureau politique du mouvement du Hamas, a confirmé que son mouvement est attaché à tout ce qui maintient l'état de l'unité nationale palestinienne.
Il a souligné que le choix de la résistance est l'option stratégique pour le peuple palestinien.
Dans un entretien avec le site Web "al-Arabi al-Jadid", Mechaal a déclaré que toute divergence sera traitée par le dialogue, en souhaitant que" tout le monde évite l'échange d'informations. Il est vrai que nous sommes différents dans certains domaines, mais nous sommes d'accord dans d'autres sujets et nous avons beaucoup de dénominateurs communs".
La réunion avec Abbas:
Il a indiqué avoir convenu, lors de sa dernière réunion avec le président Mahmoud Abbas à Doha, que le gouvernement du consensus commence à assumer ses responsabilités et ses tâches immédiatement dans la Bande de Gaza, comme en Cisjordanie. Il a insisté sur le fait que le gouvernement du consensus est le gouvernement du peuple palestinien en Cisjordanie et à Gaza est le même.
Il a déclaré que quand il s'agit des attaques menées contre les militants du Hamas et de ses responsables, il y a au moins une explication, en référence aux récentes déclarations du président Abbas contre son mouvement.
Mechaal s'est dit déçu des déclarations d'Abbas, en disant : "Personnellement, je suis triste pour cela, mais nous ne lui en voulons pas et nous appelons tout le monde à résoudre cela en interne et dans nos réunions directes et non à travers les médias".
Il a attiré l'attention sur le fait que la réunion avec Abbas a discuté de trois dossiers, d'abord la discussion de la proposition de l'AP de lancer un nouveau mouvement avec les Américains afin de mettre un terme à l'occupation. Une initiative pour les frontières de 1967, confirmant que tout mouvement politique palestinien doit être basé sur le document du consensus national palestinien de 2006.
Le deuxième dossier concernait le rôle du gouvernement du consensus, et comment remplir ses tâches dans la Bande de Gaza.
Mechaal a appelé le gouvernement du consensus à assumer ses responsabilité à Gaza comme en Cisjordanie, confirmant l'engagement de son mouvement à respecter tous les fichiers de la réconciliation.
Il a démontré que "tout mouvement politique de l'AP basé dans son cadre, ses détails et ses positions limitées à ce qui a été convenu dans le document du consensus national, sera accepté par nous".
Il a mis en évidence que le document du consensus national a stipulé que le mouvement accepte qu'il existe une solution, et d'établir un Etat palestinien sur les frontières de 1967 avec la ville occupée de Jérusalem comme capitale, avec l'achèvement du droit au retour, et que la manière de le réaliser est la résistance et la lutte sous toutes ses formes et l'attachement aux principes nationaux.
La Charte de Rome:
Le responsable du Hamas a déclaré qu'il a appelé à Abbas à s'affilier immédiatement à la charte de Rome pour obtenir la capacité de traduire les dirigeants de l'ennemi israélien à la Cour Pénale Internationale.
Il a confirmé que son mouvement, la plupart des forces palestiniennes et la majorité de l'opinion publique palestinienne exigent toujours d'accélérer l'adhésion et signer ces traités internationaux et l'adhésion de la Palestine, afin de nous permettre de poursuivre les dirigeants de l'occupation, en particulier après l'agression.
L'OLP:
Sur la date de la réunion du cadre leader palestinien de l'OLP qui a été discutée lors de la réunion, Mechaal a dit: "Sur la base de l'accord de Chatea qui a relancé le train de la réconciliation en mai dernier, il faut former le gouvernement en un mois et tenir le cadre national provisoire de la direction un mois après la formation du gouvernement".
Il a poursuivi: "Des mois ont passé et nous sommes entrés dans une guerre, il faut tenir la réunion sans entraves, fixer un lieu et inviter tous les membres du leadership".

Arrestations et raids en Cisjordanie

Les forces armées de l'occupation israéliennes ont lancé, à l'aube du mercredi (3/9), une large campagne d'arrestations dans différentes parties de la Cisjordanie affectant 11 citoyens.
Des sources locales ont dit à notre correspondant que plusieurs véhicules militaires ont attaqué la ville Araqeh à l'aube et ont arrêté trois jeunes hommes (Maher Khader Waked (30 ans) et ses deux frères Ala (28 ans) et Ahmed Tawfiq Mustafa Yahya)
Les sources ont souligné que les forces armées de l'occupation ont fouillé la maison des deux frères Nizar et Ahmed Khadr et ont enquêté avec eux. Elles se sont également déplacées dans les villes de Kafr Koud et Kferet et ont mené des opérations de ratissage dans les régions puis ont mis en place des embuscades.
Dans le même contexte, les forces israéliennes ont arrêté arrêté, hier soir, deux jeunes hommes de la ville de Beit Ummar, au nord d'Hébron, après les avoir convoqués au service de renseignement.
Le coordinateur du Comité Populaire Contre le règlement Mohammed Awad a déclaré que les forces israéliennes ont arrêté les deux jeunes hommes Jawad Mahmoud Riad Brigat (29 ans) et Mofleh Raed Ahmed Adi (19 ans) après les avoir été convoqués à une entrevue au centre de renseignement militaire « Etzion ».
Dans la ville de Naplouse, les forces occupantes israéliennes ont arrêté le jeune Mustafa Abu Riala et un autre jeune homme du camp de réfugiés d'Askar. Elles ont aussi arrêté Mohamed Ahmed Shafiq Barhoush du village de Kafr al-Labad à Tulkarem.

Notifications de démolition à Yatta au sud d'Hébron

Les forces armées de l'ennemi occupant sioniste ont avisé, aujourd’hui (3/9), les citoyens de la démolition de leurs tentes et maisons à Yatta, au sud d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.
Des sources locales ont déclaré que les forces occupantes israéliennes ont pris d'assaut la zone de Wade Rakhim, au sud de la ville et les soldats ont remis à la famille Chenran des avis pour démolir les maisons et les tentes sous prétexte que c’est une zone militaire fermée et n’a aucun permis de construction.
Les sources ont ajouté que les forces occupantes israéliennes cherchent à étendre la colonie de "Susia" qui est construite sur les terres de cette région par force.

Incursion sioniste dans le sud de Gaza

Ce matin (3/9), plusieurs mécanismes sionistes militaires se sont déplacés, à l’est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
Un témoin oculaire a déclaré: «Plusieurs bulldozers de l'armée israélienne sont entrés ce matin à l'est de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, à une distance de 100 mètres ».
 «Ces bulldozers ont rasé l’endroit ciblé au milieu du lancement intense des coups de feu et du vol des avions de reconnaissance », a-t-il ainsi ajouté.
Les forces armées occupantes continuent à violer la trêve conclue avec la résistance palestinienne sous les auspices de l’Egypte en ciblant les pêcheurs, les agriculteurs et les terres dans les différentes parties de la bande de Gaza.
La bande de Gaza a été soumise depuis le 7 Juillet dernier à une large opération sioniste militaire qui a duré 51 jours au milieu du lancement des milliers de raids aériens, terrestres et maritimes, sachant que 2148 palestiniens ont été tués, des milliers d’autres ont été blessés, des milliers de maisons ont été démolies et d’horribles massacres ont été commis.

"Une trêve illimitée mais le combat contre l'apartheid continue"

TRIBUNE LIBRE DU COLLECTIF RÉUNIONNAIS PALESTINE SOLIDARITÉ

Mardi 26 août 2014, les Palestiniens ont manifesté leur joie pour la trêve longue durée obtenue suite aux négociations menées au Caire entre l'entité Israël et la Palestine occupée, après 50 jours de bombardement qui aura fait plus de 2 100 Palestiniens tués, notamment des civils, des femmes et des enfants et plus de 11 000 blessés. En face, 69 soldats israéliens tués selon l'armée israélienne (Tsahal), deux fois plus selon le Hamas qui représente une partie de la résistance armée de la Palestine.
Posté par IPR
Illustration : palestine
Selon l'accord conclu, les frontières entre l'entité Israël et Gaza seront ouvertes pour alléger le blocus et les négociations vont se poursuivre pour aboutir à une paix durable.
Mais il est important de rappeler que ce n'est qu'un pas vers la libération de la Palestine. Comme tous ceux qui se mobilisent partout en France et dans le monde, nous devons continuer à faire pression sur notre gouvernement pour qu’il mette définitivement un terme à l'impunité d'Israël en employant tout l'arsenal juridique à sa disposition. Nos élus locaux doivent nous aider en ce sens ainsi que  la poursuite des appels au boycott des produits israéliens pour faire reculer la politique colonialiste criminelle.
Un élan de lucidité est en train de se créer chez le peuple israélien très endoctriné. Des juifs anti-sionistes pacifiques commencent à comprendre l'imposture de leurs dirigeants et c'est là aussi une excellente nouvelle ! Nous saluons donc les milliers d’israéliens qui ont manifesté pour demander l’arrêt de l’opération militaire sur la bande de Gaza pendant l’offensive.
Grâce à la mobilisation internationale, les Palestiniens peuvent souffler un peu. RPS remercie tous les Réunionnais qui soutiennent les Palestiniens et qui ont conscience que se mobiliser pour d'autres peuples est un bon moyen de se conscientiser sur les enjeux à l’échelle mondiale, ce qui favorise l’élargissement de nos horizons pour un avenir meilleur pour tous. 
Rejoignez-nous ! Plus nous serons nombreux à œuvrer ensemble pour la justice et la paix au Proche-Orient, plus la victoire finale sera proche. 
Collectif Réunionnais Palestine Solidarité

Sodastream envisage la fermeture de son usine de Cisjordanie

Confrontée à l'appel au boycott d'associations pro-palestiniennes, la marque israélienne pourrait fermer son unité de production implantée en Cisjordanie. Une éventualité liée à une "rationalisation des coûts" assure-t-elle, et non cet appel au boycott.
Sur les réseaux sociaux et certains sites internet, qu'ils soient pro-israéliens ou pro-palestiniens, l'information tourne en boucle : vaincue par la campagne de boycott, la marque Sodastream aurait fermé son usine de Cisjordanie. "Ce n'est pas le cas, corrige d'emblée Philippe Chancellier, directeur général d'OPM, importateur et distributeur exclusif de Sodastream en France. L'usine qui est notre site de production historique, existe depuis plus de 30 ans. Il est impossible qu'elle ferme du jour au lendemain. En revanche, il est vrai que cette fermeture est envisagée", indique-t-il à MYTF1News. 
Mais pas pour les raisons que l'on pense, défend le directeur général qui réfute l'idée que la marque ait pu plier face aux campagnes de boycott dont elle a, comme d'autres, fait l'objet. "L'entreprise Sodastream est aujourd'hui un succès dans 45 pays et dispose de 20 sites de production dans le monde, dont deux en Israël. Un troisième, de plus grande envergure, devrait ouvrir prochainement dans le Néguev, à l'extrême sud du pays." Et comme cette dernière usine sera plus grande et plus moderne que les autres, le retrait de Cisjordanie serait une conséquence logique de la "rationalisation des coûts de production et de l'optimisation de la fabrication".
900 emplois seraient impactés
Certes, mais ce serait aussi une perte pour l'économie locale. Et une bien mauvaise nouvelle pour la population de Cisjordanie. "L'usine en question emploie 900 personnes, dont près de 500 Palestiniens. Les autres salariés sont soit des arabes israéliens, soit des juifs israéliens vivant en Cisjordanie comme ailleurs en Israël, poursuit Philippe Chancellier.  Tous ont, au sein de l'entreprise, les mêmes droits, les mêmes devoirs, et les mêmes salaires à compétences égales." Et donc un salaire en moyenne cinq fois supérieur à ceux que proposent les entreprises palestiniennes.
Si la fermeture est actée, ce serait donc une réelle problématique pour les centaines d'employés palestiniens et leurs familles, comme pour l'économie de la région. Un point de vue que l'actrice Scarlett Johansson avait tenté de défendre en début d'année lorsque son engagement au côté de la marque Sodastream avait fait polémique. Sans succès...

mardi 2 septembre 2014

Un diplomate Palestinien pulvérise sur France 24 un diplomate israélien

Cessez-le-feu Israël - Hamas : un espoir pour la paix ?  Débat sur France 24 entre Majed Bamya, diplomate au sein du ministère palestinien des Affaires étrangères, et Emmanuel Nahshon,  porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères.

Gaza : Le Jihad islamique remercie l’Iran, le Hezbollah et le Soudan

Vendredi 29 août 2014, le porte parole des  Al-Qods (branche armée du Jihad islamique) a publiquement remercié la Républiqueislamique en Iran, le Hezbollah et le Soudan pour leur soutien à la résistance armée palestinienne. Durant les 51 jours de guerre, le Jihad islamique dit avoir tiré plus de 3.000 roquettes sur des dizaines de villes israéliennes, avoir pris pour cible des camps et des soldats israéliens avec plus de 660 missiles Grad et attaqué les tanks israéliens le long des frontières de Gaza avec près de 900 obus de mortier.

Israël et le front al-Nosra main dans la main:l’ennemi de mon ennemi est mon ami

Les affinités entre l’entité sioniste et la branche syrienne d’Al-Qaïda se confirment de jour en jour. Plusieurs medias israéliens l’affichent franchement.
Sur la dixième chaine de télévision israélienne, son chroniqueur militaire Alon Ben David ne peut être plus clair : « la présence du front al-Nosra à la frontière n’a rien de dangereux » assure-t-il.
«  Concernant le niveau des relations entre Israël et le Nosra, comme avec les autres parties insurgées dans le Golan, il semble qu’il n’y ait aucune animosité», explique-t-il.
Selon lui, le principe qui régit cette relation est le vieil adage qui a toujours caractérisé les relations entre les différentes communautés et ethnies au Moyen Orient : «  l’ennemi de mon ennemi est mon ami », sachant que les efforts des deux parties sont concentrés sur la lutte contre le pouvoir de Bachar al-Assad.

Selon le quotidien israélien Haaretz, cette position reflète bel et bien celle des autorités sécuritaires israéliennes.
Par la voix d’une source ayant requis l’anonymat, celles-ci  minimisent l’importance de la présence du Nosra à la frontière et affirment qu’il a pris ses forces ailleurs, après avoir contribué à la prise du passage frontalier de Quneitra.
«  Durant ces deux dernières années, Tel Aviv a renforcé ses relations avec "les villageois syriens" derrière la barrière de sécurité. Elle a entre autre mis à la disposition des blessés syriens un hôpital de fortune et offert des soins hospitaliers à des centaines d’entre eux », poursuit cette source, qui commentait les changements qui se déroulent tout au long de la frontière avec la Syrie.
Depuis 2013, plusieurs médias dont la télévision arabophone al-Mayadeene avaient rendu compte de 106 miliciens du Nosra qui ont été hospitalisés à l'hôpital israélien de Naharia
« La présence du Nosra au Golan, et par derrière de Daesh dans un endroit pas très loin des territoires libanais ne veut pas dire que c’est la fin du monde, quoique le devoir d’Israël est de rester vigilant et prudent », poursuit le journal.
Et de constater : «aucun groupuscule jihadiste qui combat le président syrien Bachar al-Assad n’a jamais lancé d’attaque contre Israël. Concernant les évènements épars qui ont eu lieu dans le passé, comme les engins explosifs déposés ici et là, ainsi que les tirs de missiles contre des cibles israéliennes, il s’est avéré qu’ils étaient provoqués par des parties encouragées par le régime syrien ».
Israël semble aussi voir d’un bon œil les exactions commises par ces insurgés contre les soldats onusien de la force FNUOD , et dont le départ est attendu d’un moment à l’autre. « Les observateurs  onusiens n’ont plus aucune utilité », estiment ces sources sécuritaires israéliennes, révélant que le gouvernement philippin a déjà annoncé sa décision de retirer son unité et d’autres pays devraient suivre le pas.
Signe supplémentaire de la satisfaction israélienne, au moment où les milices syriennes dont le Nosra s’employaient pour prendre cette région frontalière, l’armée israélienne les épaulaient.  Prétextant des manœuvres militaires, elle a utilisé ses chars, sa lourde artillerie et ses armes légères dans la région de Wadi al-Açal, qui s’étend du Golan occupé, jusqu’aux hameaux de Chébaa occupé, pour bombarder des positions de l'armée syrienne . 

Israël était prêt à rayer Gaza de la carte

Des hommes, femmes et enfants sont sortis dans les rues de Gaza, quelques minutes après 19 heures, après que la guerre de 51 jours se sit enfin terminée. Des centaines se sont rassemblés dans les rues, brandissant des drapeaux du Hamas et du Jihad islamique, tandis que quelques-uns portaient des drapeaux du Fatah et du Front populaire pour la libération de la Palestine.

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Les Palestiniens se rassemblent autour des décombres d’un centre commercial à Rafah dans le sud de la bande de Gaza - Photo : Reuters/Ibraheem Abu Mustafa
Hala, une petite fille, passe la tête hors de la voiture et acclame les « Brigades Izz ad-Din ! » D’autres, hommes et femmes crient leur joie de célébrer la fin de la guerre, tandis que des chants patriotiques s’entendent des haut-parleurs des mosquées avec des « Allahu Akbar, Allahu Akbar, la résistance a gagné ».
Cela reste un moment historique, même si les citoyens en parlent de différentes façons. Um Fayez, 45 ans, dit : « C’est un jour de victoire », et elle remercie Dieu. « Bientôt, nous allons célébrer la libération de Jérusalem, mais nous ne pourrons jamais oublier les martyrs, » dit-elle tandis que sa voix s’affaiblit et qu’elle se met à pleurer.
C’est ainsi que s’est terminé la journée du 28 août 2014 . Cependant, le début était complètement différent et les habitants de Gaza ont été traumatisés lorsque les forces israéliennes ont ciblé deux immeubles résidentiels - le complexe italien et la tour Basha - dans les premières heures de la matinée dans une des zones les plus vitales de la bande de Gaza.
Le siège de la radio Sawt El Shaab ainsi que plusieurs autres bureaux de presse, ont été transformés en décombres dans la tour Basha. Le rédacteur en chef de la station de radio, Shady Abu Shadak, 27 ans, a parlé avec Al-Monitor tandis qu’il se tenait en face de la tour détruite, qui maintenant bloque la rue al-Salasini et d’autres accès fameux dans la ville de Gaza. « Un officier des forces israéliennes d’occupation a appelé le gardien de la tour et lui a dit de faire sortir tout le monde, car ils allaient frapper dans les 20 minutes. Le gardien a donné la nouvelle et nous avons commencé à appeler toutes les familles - qui avaient fui le nord de la bande et étaient venues s’abriter dans la tour - ainsi que tous les journalistes, à quitter le bâtiment et nous avons couru aussi loin que nous le pouvions. » Il a ajouté que les avions ont lancé deux missiles guidés qui ont détruit le bâtiment juste en face de leurs yeux, alors qu’ils se tenaient là, choqués et impuissants.
Le complexe italien dans le quartier al-Nasr est considéré comme l’une des tours les plus hautes de la bande de Gaza. Une partie de la tour est toujours debout, bien que l’aviation israélienne l’ait bombardé à six reprises.
Tareq Abu Hassan, 33 ans, un témoin direct et le propriétaire de l’un des magasins dans le complexe, a déclaré à Al-Monitor : « Nous ne pensions pas qu’ils allaient frapper la tour. Quand ils ont appelé un des résidents et ont menacé de bombarder la tour, nous ne sommes pas sortis jusqu’à ce que la première roquette guidée ait été lancée ».
Il a ajouté, alors qu’ il cherchait dans les décombres de sa boutique toute pièce de mobilier utilisable : « Nous pensions que c’était un des endroits les plus sûrs pendant la guerre. Regardez comment il s’est transformé en un cauchemar maintenant, d’autant plus qu’il y a encore des fusées non explosées ici ».
La guerre a pris un cours différent lors de ses quatre derniers jours. L’aviation israélienne a commencé à cibler les quartiers de la classe moyenne et supérieure, où étaient aussi réfugiées des centaines de familles qui avaient fui les quartiers limitrophes de Shajaiya et Beit Hanoun, pensant être plus en sécurité ici.
Les F-16 ont d’abord tiré deux roquettes sur les fondations de la tour de 14 étages, Zafer 4, dans le quartier moderne de Tal al-Hawa. Le bombardement a eu lieu en plein jour, le 23 août, et Gaza ne pourra jamais oublier l’image de cette tour qui s’effondre.
L’analyste politique Akram Atallah voit le ciblage des tours résidentielles comme une sonnette d’alarme pour les Palestiniens, afin de montrer concrètement ce qu’Israël est capable de faire et prouver qu’il est prêts à poursuivre la guerre, même si cela conduit à la destruction complète de Gaza. Il a déclaré à Al-Monitor : « La destruction des tours n’a pas affecté la bataille autant que cela a affecté l’opinion publique palestinienne. »
Tout au long des jours, les factions de la résistance ont tiré des roquettes et des obus de mortiers par centaines vers les villes israéliennes à la frontière de Gaza. Toutefois, les opérations de terrain à travers les tunnels conduites par la résistance pendant le premier mois de la guerre, avaient diminué après le retrait terrestre israélien et la concentration sur les frappes aériennes.
Analysant les différentes phases de la bataille, Atallah a déclaré à Al-Monitor : « Quand les combats au sol ont cessé, Israël a commencé à reprendre la main sur la décision d’accepter une trêve ou pas. Cela a affecté les Palestiniens et le moral des factions de la résistance », d’autant plus que les organisations s’étaient forcément relâchées pendant la trêve de 12 jours après avoir accepté le recours à une solution politique qui permettrait de protéger autant de vies que possible.
Atallah pense que, profitant de la trêve de 12 jours, Israël a commencé à préparer une offensive majeur, lançant des attaques plus violentes que jamais en plus de l’assassinat de la direction sud des Brigades al-Qassam. Il a ajouté : « Le fait qu’Israël ait reçu de telles informations aussi précises concernant la direction des Brigades al-Qassam, lui a permis de marquer des points dans la bataille. »
Atallah a confirmé que les impressions ont changé après cet instant. Israël a été plus enclin à utiliser des avions et il a multiplié les frappes aériennes, entraînant la diminution du nombre et de la diversité des roquettes de la résistance. Au fur et à mesure que la bataille se prolongeait, le potentiel de la résistance s’affaiblissait.
Il a continué : « ... ce qui a eu des répercussions politiques. Au début de la guerre, la résistance a refusé la trêve tout en disant qu’elle ne serait d’accord qu’en vertu de conditions strictes. Mais à la fin, Israël est devenu celui qui décide dans le fait qu’il y ait une trêve ou non. »
Une heure après que le cessez-le-feu ait été annoncé, les dirigeants du Djihad islamique et du Hamas se sont montrés en public pour la première fois depuis le début de la guerre, pour proclamer la victoire de la résistance et la fin de la guerre, disant que leurs conditions étaient remplies.
Atallah estime que tout est mitigé en politique. Le Hamas a marqué quelques points dans la guerre, mais Israël en a également acquis d’autres. Il a ajouté : « Tout est relatif. Quand Israël a lancé l’opération terrestre, les cercueils ont été envoyés en Israël sur une base quotidienne. Cependant, après le retrait au sol, il n’y avait plus de cercueils israéliens, et les gens ont eu le sentiment que la résistance subissait un revers, après avoir initialement été à l’offensive ».
Quelques minutes avant le cessez-le-feu, le Hamas a annoncé la mort de deux soldats israéliens, les médias israéliens prétendant ensuite qu’il s’agissait de civils. « La mort de ces soldats israéliens montre l’échec d’Israël à atteindre l’objectif qu’il s’était fixé au début de la guerre, qui était d’éliminer le tir fusées. C’est ainsi que les rideaux se sont fermés sur les derniers instants de l’échec d’Israël et sur la victoire de la résistance », nous dit encore Atallah.

* Asma al-Ghoul est journaliste et écrivain, du camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
http://www.al-monitor.com/pulse/ori...
Traduction : Info-palestine.eu - Naguib

Israël: la guerre à Gaza a coûté 2,5 milliards de dollars à l'armée

Le coût direct de l'offensive militaire israélienne de 50 jours dans la bande de Gaza s'élève à 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros), a déclaré mardi le ministère israélien de la Défense Moshe Yaalon.
"Les dépenses de l'opération Bordure protectrice -- dépenses militaires, les dépenses directes -- s'élèvent à plus de neuf milliards de shekels", a-t-il dit lors d'une conférence économique à Tel-Aviv. "Nous avons attaqué plus de 6.000 cibles, plus de 5.000 d'entre elles via les forces aériennes, et quelque 900 à partir de la terre et de la mer", a-t-il dit. Mais, malgré l'envergure de l'opération, il a reconnu que les activistes de Gaza, visés par l'opération israélienne lancée le 8 juillet, disposaient encore d'un arsenal non négligeable.
"Les organisations terroristes dans la bande de Gaza -- le Hamas, le Jihad islamique et d'autres groupes -- avaient 10.000 projectiles au début de l'opération Bordure protectrice. Aujourd'hui, ils en ont environ un cinquième, mais ça fait encore 2.000 projectiles", a-t-il dit. Il a précisé que chaque interception de roquette palestinienne par le système de défense "Dôme de fer" coûtait 100.000 dollars (environ 76.000 euros).
Le gouvernement israélien a approuvé dimanche une cure d'austérité pour éponger le coût de la guerre, sauf pour le ministère de la Défense épargné par les coupes budgétaires.
La guerre entre Israël et les groupes armés palestiniens, du 8 juillet au 26 août, a fait 2.143 morts côté palestinien et 71 côté israélien.
Des pourparlers doivent réunir dans un délai d'un mois les deux camps sur les sujets les plus sensibles comme la libération de prisonniers palestiniens, la réouverture de l'aéroport à Gaza ou la démilitarisation de l'enclave.

Israël: polémique au gouvernement sur une vaste appropriation de terres en Cisjordanie


Deux éminents ministres israéliens se sont joints aux vives critiques internationales contre l'appropriation par Israël de 400 hectares de terres en Cisjordanie.
L'Union européenne a, à son tour, condamné cette appropriation mardi.
Cette décision "cause du tort à l'Etat d'Israël", a déclaré le ministre des Finances Yaïr Lapid, se joignant à la désapprobation internationale à l'instar de la ministre de la Justice Tzipi Livni.
Après la guerre à Gaza, "garder le soutien de la communauté internationale était déjà difficile, alors quelle urgence y avait-il à susciter une nouvelle crise avec les Etats-Unis et le reste du monde ?", a demandé mardi M. Lapid lors d'une conférence économique.
Israël a annoncé dimanche avoir décrété que 400 hectares situés autour du bloc de colonies de Gush Etzion, près de Bethléem, devenaient propriété de l'Etat israélien, ouvrant la voie à une extension des colonies.
Cette mesure a été prise en réaction au meurtre dans ce secteur de trois jeunes Israéliens en juin. Ces crimes ont contribué à déclencher la récente guerre dans la bande de Gaza (8 juillet-26 août).
L'appropriation, d'une ampleur sans précédent depuis les années 80 selon l'organisation anti-colonisation "la Paix maintenant", a suscité une large réprobation internationale.
La communauté internationale considère illégales les colonies en territoire occupé.
"Nous avons besoin d'une conduite politique plus réfléchie pour ne pas créer de disputes superflues avec les Etats-Unis et la communauté internationale", a déclaré le ministre des Finances. 
M. Lapid, chef du parti centriste Yesh Atid, fait partie du cabinet de sécurité, un conseil restreint pour les questions militaires et diplomatiques et les décisions rapides en période de crise.
Tzipi Livni, une autre membre de ce cabinet, a estimé lundi que cette appropriation, qualifiée d'"annexion" par les médias, "affaiblit Israël et porte atteinte à sa sécurité". La ministre, dirigeante de HaTnouah (un parti centriste) et chargée des négociations avec les Palestiniens, a également exprimé la crainte que cette décision nuise aux relations déjà tendues avec les Etats-Unis.
Dans l'autre camp, parmi les "faucons" du gouvernement, le ministre de l'Economie Naftali Bennett, chef du Foyer juif, parti nationaliste religieux fervent partisan de la colonisation, a justifié l'appropriation.
"Cela fait 120 ans que le monde s'oppose à ce que nous construisions, nous continuerons à le faire", a-t-il dit. "Le Hamas assassine. Nous, nous construisons", a-t-il ajouté, reprenant les accusations portées contre l'organisation islamiste après le meurtre des trois jeunes.
Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, lui-même un habitant du bloc de colonies auquel les 400 hectares devraient être adjoints, a non seulement défendu cette appropriation, mais rappelé que tout ce bloc resterait "sous souveraineté israélienne", même en cas d'accord global avec les Palestiniens.
L'appropriation des 400 hectares a attiré à Israël les critiques de son grand allié américain, de l'ONU, de la France, de l'Egypte et, mardi, de l'Union européenne.
Celle-ci a condamné l'opération et appelé le gouvernement israélien à revenir dessus. Les colonies "menacent de rendre impossible" un accord final avec deux Etats, israélien et palestinien, coexistant, a-t-elle dit dans un communiqué. "Dans une période aussi délicate, on devrait éviter toute action susceptible de saper la stabilité et la perspective de négociations constructives dans le sillage du cessez-le-feu à Gaza", a-t-elle insisté.
La poursuite de la colonisation dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967 est considérée comme une entrave majeure aux efforts déployés depuis des décennies pour résoudre le conflit israélo-palestinien.
Les critiques de M. Lapid et de Mme Livni surviennent sur fond de divisions gouvernementales que la guerre à Gaza a exacerbées et qui se poursuivent sur la pertinence de reprendre ou non les discussions avec les Palestiniens.

Les Palestiniens demandent à l'ONU la fin de l'occupation israélienne d'ici 3 ans

La direction palestinienne veut faire adopter par le Conseil de sécurité de l'ONU une résolution demandant la fin, d'ici trois ans, de l'occupation israélienne des territoires palestiniens, une initiative qui a toutefois peu de chances d'aboutir, a indiqué mardi une responsable de l'OLP.
"Nous allons rechercher une résolution au Conseil de sécurité avec une date précise pour la fin de l'occupation israélienne", a déclaré lors d'une conférence de presse à l'ONU à New York, Hanane Achraoui, membre de la direction de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Interrogée sur le calendrier, elle a précisé que cette occupation devrait prendre fin "disons dans trois ans".
Mais elle a reconnu que les Etats-Unis mettraient immédiatement leur veto à un tel texte. "Nous savons que les Etats-Unis peuvent utiliser leur veto au Conseil de sécurité et nous essayons de les convaincre d'entendre la voix de la raison", a-t-elle souligné. Elle a aussi évoqué la possibilité de faire adopter une résolution, qui serait non contraignante, à l'Assemblée générale de l'ONU.

Par ailleurs, Mme Achraoui a une nouvelle fois brandi la menace d'une saisine de la Cour pénale internationale (CPI), à laquelle les Palestiniens ont désormais accès, compte tenu de leur statut d'Etat observateur non membre à l'ONU, obtenu en 2012.
Cette initiative permettrait d'engager une action légale contre des responsables israéliens à propos de l'offensive menée par Israël dans la bande de Gaza.
Mme Achraoui n'a cependant pas donné de date pour une telle initiative. "Nous voulons traduire Israël devant la CPI", a-t-elle déclaré. "Nous n'avons pas de délai précis, nous avons un programme.

Une prisonnière libérée de nouveau arrêtée pour son soutien à Gaza

Le tribunal israélien de district dans la ville occupée de Jérusalem a infligé un jugement d'un mois et demi de prison contre la captive Inam Mohamed Qlambo, de la vieille ville de Jérusalem occupée.
Le centre des captifs de la Palestine a déclaré dans un communiqué le lundi 1/9, que le tribunal a condamné Qlambo à un mois et demi de prison, après la décision de la libérer du même tribunal.
Riyad al-Ashkar, le porte-parole médiatique du centre, a déclaré que Qlambo est une prisonnière libérée de la communauté africaine et a été arrêté sous le prétexte de sa participation à la marche de Jérusalem pour célébrer la victoire de la résistance à Gaza.
Al-Ashkar a souligné que l'occupation a manipulé le dossier de la captive sous prétexte de vengeance, et a refusé de la libérer parce qu'elle fait partie des militants qui défendent la mosquée bénie d'el-Aqsa.

Ministre sioniste : En tuant les Palestiniens, nous faisons vivre Israël

Le ministre israélien de l'économie, Naftali Bennett, a déclaré le lundi 1/9 : "Lorsque nous tuons les Palestiniens, nous apportons de la vie à Israël et quand ils détruisent, nous construisons".
Bennett a ajouté à la radio publique israélienne que la décision du gouvernement de poursuivre la construction dans la colonie "Gush Etzion" est la réponse israélienne au "terrorisme arabe".
En commentaire à la condamnation de certains côtés internationaux et les organisations des droits de l'homme à la décision israélienne de confisquer 400 hectares des terres d'Hébron et Bethléem hier, il a déclaré que le monde n'aime jamais qu'Israël construise dans les colonies.
Les autorités de l'occupant israélien ont annoncé hier la confiscation de 4 000 dunums dans la région du Mont d'Hébron, en vue de les annexer au bloc colonial du "Gush Etzion".

500 détenus administratifs souffrent toujours dans les prisons sionistes

Des données juridiques ont déclaré que le nombre de captifs administratifs dans les prisons de l'occupation israélienne s'élève à 500.
Le Club du captif palestinien a déclaré lundi dans un communiqué de presse que le nombre des prisonniers administratifs atteint désormais 500 Palestiniens, après le transfert de 20 captifs palestiniens en détention administrative, dans le cadre des centaines qui ont été arrêtés ces deux derniers mois, dont les dizaines des députés du conseil législatif palestinien.
Le club a souligné que les nouveaux jugements pour l'arrestation administrative contiennent une période entre deux et 6 mois.

Un peuple qui construit sa victoire

Contre vents et marées, Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, voudrait vendre comme une victoire les résultats de sa guerre coloniale d’une cinquantaine de jours contre la bande de Gaza. L’enfant Netanyahu a fait une grande bêtise, avec des conséquences désastreuses, et il continue à mentir pour transformer sa bêtise en victoire. Et ce n’est pas la première fois qu’il ment, il en a l’habitude.
Pour longtemps, Netanyahu a essayé de convaincre le monde que le Hamas serait une organisation terroriste et qu’il ne parlerait jamais avec le terrorisme. Cependant, il a mené des négociations avec le Hamas et a été contraint de libérer plus de mille Palestiniens contre le soldat Shalit.
Et maintenant, il n’arrête pas de répéter qu’il a sauvé "Israël" par cette guerre absurde menée contre la bande de Gaza. Il continue ses mensonges, sans limite. « N’est-il pas une limite à l’effronterie, y compris celle des politiciens ? », l’interroge le journal hébreu Maariv, dans son numéro du jeudi 28 août 2014.
Pour longtemps, Netanyahu avait dit qu’il ferait tomber le Hamas, mais le Hamas est toujours-là et il a négocié avec lui. Il avait promis de vaincre le mouvement du Hamas et de totalement le rayer de la carte. « Au lieu de cela, nous avons vu le gouvernement (de Netanyahu) se précipiter vers la table des négociations à tout bout de champ », a dit le maire d’Asqalan.
Tout ça pour ça ! Une déception totale. Arrête de mentir, Monsieur Netanyahu, ce n’est pas bien pour ton avenir politique. « Nous n’avons pas perdu soixante-quatre combattants et cinq civil sdont un enfant de quatre ans pour un tel "résultat". Nous ne nous sommes pas mis aux abris et dans des lieux sécurisés pour un tel "résultat" ; pour un tel "résultat", nous n’avons pas reçu un coup économique douloureux, avec un bon effondrement de nos affaires. Nous espérions beaucoup plus que ça », a conclu le maire parlant à la septième chaîne israélienne.
Puis en fin de compte, Netanyahu a conclu un accord de cessez-le-feu avec la résistance palestinienne. Il refuse de divulguer les détails de cet accord aux Israéliens. Des Israéliens sont allés jusqu’à le menacer d’une poursuite judiciaire auprès de la cour suprême. C’est un droit des plus stricts, disent-ils, du « peuple israélien » de prendre connaissance des détails de l’accord de cessez-le-feu, surtout après la perte de soixante-dix soldats de ses meilleurs combattants, après la perte considérable que l’économie et le tourisme subissent.
Netanyahu, tu sais que la résistance palestinienne a réalisé une grande victoire. Par cette victoire, « la résistance palestinienne a ébloui le monde. Le monde entier, les ennemis comme les amis, a reconnu sa capacité », comme l’a dit Ismaël Haniyeh, vice-président du bureau politique du mouvement de la résistance islamique Hamas, ce samedi 30 août 2014.
La résistance palestinienne est sortie victorieuse sur plusieurs niveaux.
Tout d’abord, elle a tenu tête à une machine de guerre des plus puissantes au monde.
Puis, il y a la victoire politique : la résistance palestinienne a pu imposer ses conditions dans les négociations des trêves provisoires, puis surtout de la trêve permanente.
En outre, il y a la victoire médiatique. Tous les médias palestiniens ont soutenu sa résistance et ont donné la version de la guerre la plus forte, la plus véridique et la mieux rédigée.
« Les hommes des médias palestiniens ont constitué la rivière de laquelle ont bu tous les médias mondiaux, quant aux évènements de Gaza. Cette rivière est devenue la source même des médias sionistes après avoir perdu toute confiance dans leurs leaders », a souligné Haniyeh.
Finalement, la victoire appartient globalement au peuple palestinien, car en dépit de tous les martyres, de toutes les blessures et de toute la dévastation, les habitants palestiniens de la bande de Gaza, épaulés par le peuple palestinien tout entier, ont soutenu la résistance, n’ont pas baissé les bras et ont gardé la tête haute. C’est un peuple qui construit sa victoire.
Département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)
1er septembre 2014

Au Danemark.. "Israël" est un criminel tueur d'enfants

L'un des grands journaux danois, Yolande Post, a affirmé qu'un sondage a montré que plus de 70% des Danois pensent que l'Etat hébreu"Israël" est un criminel qui tue les enfants.
Le journal a rapporté que le Danemark est le témoin d'une grande solidarité avec le peuple palestinien depuis le début de l'agression sioniste sur Gaza.
Le Danemark a vu des initiatives populaires de solidarité avec les Palestiniens, plus particulièrement la campagne "112 Gaza", qui vise à fournir des ambulances et des fournitures médicales pour le peuple palestinien dans la bande de Gaza.
Lors de l'agression sioniste, qui a duré environ 50 jours, des manifestants se mobilisaient dans les rues du Danemark pour condamner l'agression, impliquant des militants Danois et les fils de communautés arabes et musulmanes.
Où des marches et des scènes représentatives des crimes commis par les forces d'occupation contre les civils et les enfants non armés dans la bande de Gaza, et le lancement de roquettes en simulant les faits sur terrain pour attirer l'attention des passants.
Avant cela, des intellectuels danois ont condamné l'agression israélienne et déclarant que la guerre contre Gaza et le siège et l'occupation de Jérusalem et la Cisjordanie sont autant de facteurs qui empêchent la paix décisive, car elle génère des collisions systématiquement violents.
Ils ont dit également qu'il y a dix ans que le Tribunal pénal international a jugé l'illégalité du mur de séparation israélien qui entoure la Cisjordanie, mais Israël n'a pris aucune mesure des recommandations de la décision juridique.

L'occupation prend d'assaut plusieurs régions dans la ville de Naplouse

Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut la nuit dernière la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée, tandis que de violents affrontements ont éclaté avec les jeunes hommes palestiniens dans plusieurs zones dans la ville.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant qu'une énorme explosion a été entendue dans la zone orientale dans la ville, après l'assaut des importantes forces composées de 30 jeeps militaires et un grand camion d'arrestation.
Les témoins ont ajouté que les soldats israéliens se sont déployés à l'entrée du camp de Balata à l'est de la ville et ont tiré et lancé les bombes sonores sur le citoyens qui ont tenté de faire face à l'irruption sioniste.
D'autre part, une importante force s'est trouvée dans le Tombe de Nabi Youssef, à l'est de la ville, pour assurer l'arrivée des colons afin d'effectuer des rituels talmudiques comme d'habitude.

Hébron: Blessés dans des affrontements à Biet Ummar

Deux jeunes hommes palestiniens ont été blessés par les balles en caoutchouc, le lundi soir 1/9, tandis que les dizaines d'autres ont été asphyxiés lors de violents affrontements éclatés dans le village de Biet Ummar, au nord de la province d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont lancé les balles en caoutchouc et les dizaines de bombes assourdissantes et du gaz dans le lieu, ce qui a causé la blessure de deux jeunes avec les balles en caoutchouc et un certain nombre de citoyens ont été asphyxiés.
Les soldats israéliens ont également envahi une maison en construction appartenant au citoyen Mohamed Khader Mouqbel, en la transformant à une caserne militaire.
Dans la ville de Yatta, les soldats israéliens ont capturé un jeune homme de l'intérieur de son domicile dans la ville de Yatta, au sud d'Hébron.
Selon le coordinateur des comités populaires et nationaux pour la lutte anti-colonisation au sud d'Hébron, Ratib al-Jabour, une force militaire israélienne a pris d'assaut la région et a fouillé la maison de Jabarin, en l'emmenant vers une direction inconnue.