samedi 9 octobre 2010

Ni otage ni alibi

le 09.10.10 | 03h00
Le jeu politique au Proche-Orient semble en voie de profonde modification, ou plus précisément d’un retour à la situation prévalant à la veille de la dernière réunion du CNP (Conseil national palestinien) en 1991 à Alger. Une session qui marquait le passage de la résistance palestinienne à la négociation, avec des coups de gueule, des dissidences et même un changement dans les statuts de cette instance, passant de l’unanimité à la majorité simple. Une procédure qui a permis de mettre à l’écart de nombreux chefs palestiniens parmi les plus prestigieux. Craignant pour l’avenir de la lutte palestinienne, George Habbache,  le chef charismatique du FPLP aujourd’hui disparu, lancera un nouveau slogan :  «Unité jusqu’à la victoire».
Lui et d’autres avaient vu juste comme l’ont prouvé les affrontements interpalestiniens, même si, selon la direction palestinienne, il y a matière à débat. Directement visé, le défunt leader palestinien Yasser Arafat, défendra son choix et déclarera à Alger, en 1993, que ceux qui ont d’autres propositions n’ont qu’à les soumettre. C’était, se rappelle-t-on, ce qu’on appelait l’option «Ghaza-Ariha d’abord», débouchant en 1993 sur la conclusion en 1993 de l’Accord d’Oslo. C’est tout, devrait-on dire, car les Palestiniens vivent toujours sous occupation israélienne, ou encore que les Israéliens ont étendu la colonisation. Et si aujourd’hui, l’on parle de retour au statu quo prévalant avant cet accord, c’est tout simplement parce qu’il y a une situation de fait, et qu’il ne faille se nourrir d’illusions.
Pour les Palestiniens, il n’est plus question de servir d’alibi, d’être ligotés par un processus qui a cessé d’exister et se couper de leur peuple qui a su dire son mot quand il a donné, en 2006, ses voix aux opposants au processus de paix. Aujourd’hui, le mouvement Hamas, qui a su capter ce mécontentement, n’est plus seul, puisque l’OLP et le Fatah réintègrent la scène palestinienne, reprenant leur rôle de cadre politique avec en main le pouvoir décisionnel en ce qui concerne la question du processus de paix, au détriment de l’Autorité palestinienne dont l’existence est souvent remise en cause par les Palestiniens, ou qui pourrait se retrouver sans président si Mahmoud Abbas venait à en démissionner, comme il le laisse entendre.
C’est dans ce contexte que se tient la réunion du Comité de suivi issu de la Ligue arabe, avec en tête l’idée tout à fait logique «de voir d'autres solutions si les négociations piétinent». En parler ainsi laisse une place même minime à un espoir de relance, alors qu’il n’en est nullement question. Israël a mis fin à tous les espoirs, malgré les appels de ses plus proches alliés. Quant à la participation palestinienne aux négociations de paix, elle a bénéficié il y a dix années, du soutien arabe, avec en plus, d’une offre à Israël d’une normalisation en échange de son retrait des territoires arabes. Voilà dix années que cette offre a été faite, mais sans qu’elle soit acceptée par Israël. Il était temps d’en tirer les conclusions.
Mohammed Larbi
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Les effets de manche de Abbas

le 09.10.10 | 03h00
Le processus de paix israélo-palestinien  était suspendu hier à une réunion du président palestinien, Mahmoud Abbas, avec les pays arabes en Libye et au résultat des pressions américaines sur les deux camps qui font monter les enchères.
C’est la reprise par Israël de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie occupée, à l’expiration le 26 septembre d’un moratoire de dix mois, qui menace les négociations de paix relancées le 2 septembre à Washington après 20 mois de suspension. M. Abbas, arrivé à Syrte (centre), devait prononcer en soirée un  «important» discours lors d’une rencontre avec le comité arabe de suivi du processus de paix. Il pourrait mettre sa démission dans la balance si les   négociations avec Israël capotaient du fait de la colonisation, selon ses proches.   
M. Abbas a de son côté réitéré son exigence d’un arrêt de la colonisation avant toute reprise des discussions.
Israël connaît la musique…
Les Etats-Unis, qui comme la communauté internationale, ont appelé à un nouveau moratoire sur la colonisation, font pression pour que les pays arabes continuent de soutenir les négociations. Mais le comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Fatah, mouvement de M. Abbas, ont approuvé le 2 octobre une suspension des pourparlers, si Israël poursuit la colonisation. Deux tiers des Palestiniens approuvent le retrait des négociations, selon   un sondage.     
Côté israélien, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, se borne à renvoyer la balle dans le camp palestinien. Et comme pour aggraver un peu plus la situation, deux activistes de la  branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas ont été tués hier lors d’une opération de l’armée israélienne à Hébron, en Cisjordanie, selon des services de sécurité palestiniens et l’armée israélienne. De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui appellent à la fin des négociations et à mettre Israël et ses alliés devant leurs responsabilités. Mais M. Abbas qui menace de démissionner ne cherche en réalité qu’un autre petit geste du couple américano-israélien sous forme d’un gel, ne serait-ce qu’un mois, des colonies pour se donner bonne conscience.                    
Rédaction internationale
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Berlusconi à une manifestation de soutien à Israël: "je me sens Israélien"

08/10/2010  
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a déclaré qu'il "se sentait Israélien" jeudi lors d'une manifestation bi-partisane de soutien à l’entité sioniste organisée à Rome.
"La visite au camp d'extermination d'Auschwitz - de même que l'horreur pour la barbarie de l'holocauste - a fait naître en moi un sentiment de solidarité ineffaçable: depuis, je me sens Israélien", a déclaré le président du conseil, dans un message envoyé aux manifestants, repris par l'agence Ansa.
"La sécurité d'Israël dans ses frontières et son droit à exister comme Etat juif sont pour nous Italiens un choix éthique et un impératif moral contre tout retour à l'antisémitisme et au négationnisme et contre les menaces récentes, pour nous intolérables, d'agresser et de détruire l'Etat d'Israël", a ajouté le Cavaliere.
Berlusconi a réaffirmé son souhait d'"une solution" du conflit israélo-palestinien basée sur "deux Etats" « Israël » et un Etat palestinien.
De son côté, Gianfranco Fini, le président de la Chambre des députés qui a rompu fin juillet avec Silvio Berlusconi, a estimé qu'"Israël est l'avant-poste de la démocratie des valeurs de l'Occident au Moyen Orient".
Un peu auparavant, l'ancien Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar avait ouvert la manifestation en déclarant qu'"Israël n'est pas un pays du Moyen Orient mais un pays occidental du Moyen Orient". "Nous partageons avec Israël la même histoire et les mêmes menaces" et "chaque problème d'Israël est un problème pour nous tous", avait ajouté le créateur de la fondation "Amis d'Israël".
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Ihsan Dababisa raconte les tortures et les humiliations subies

vendredi 8 octobre 2010 - 06h:45
Ma’an News
La jeune femme palestinienne qui a été filmée, menottée et les yeux bandés, tandis qu’un soldat israélien dansait autour d’elle, a déclaré jeudi que la vidéo ne fait que montrer le début d’un « voyage à travers les tortures et les humiliations. »
Une vidéo d’Ihsan Dababisa, âgée de 24 ans, a été publiée sur YouTube ce lundi, et a été diffusée sur la chaîne de télévision israélienne Channel 10.
Dababisa s’est exprimée devant le correspondant de Ma’an dans sa maison du village de Nuba, à l’ouest d’Hébron, et a décrit l’épreuve qui a suivi son enlèvement.
Dababisa raconte qu’elle a été enlevée au poste de contrôle Atzion, à 8 heures le 11 Décembre 2007, puis jetée dans une jeep militaire, menottée et les yeux bandés. Elle a été emmenée à la cour du centre de détention Atzion, et s’est retrouvée au milieu un groupe de soldats.
Quelques instants plus tard, dit-elle, elle a entendu une forte musique et l’un des soldats a tenté de la toucher. Elle a essayé de rester collée à la paroi, puis un autre soldat est arrivé avec une bouteille de vin et lui a offert un verre. Quand elle a refusé, il a continué à la harceler.
Les soldats m’ont alors agressée « comme des chiens vicieux ».
« Ils ont commencé à me frapper à coups de crosse et sur les jambes. Un des soldats m’a cogné la tête contre la carrosserie de la jeep militaire jusqu’à ce que je me sois évanouie. Puis je me suis retrouvée en face d’une femme médecin en uniforme militaire. Après m’avoir examinée ils m’ont transféré à un centre d’interrogatoire où ma traversée de la torture et de l’humiliation a commencé. »
« Le nom de l’officier qui a commencé à m’interroger était Beran. Il a menacé de démolir la maison de ma famille et d’arrêter mes frères et sœurs, et l’interrogatoire a duré deux heures. Après cela, j’ai été transférée, avec les yeux bandés, vers un autre centre d’interrogatoire, je pense que c’était le complexe de Russie [centre israélien d’interrogatoire et de torture bien connu des Palestiniens - N.d.T], où il y avait trois interrogateurs. »
« Peu de temps après mon arrivée ils ont commencé à m’insulter et à me maudire en utilisant des mots que je ne veux pas dire. L’un des interrogateurs me tirait par les cheveux. Je suis restée menottée pendant tout ce temps. L’interrogatoire a duré jusqu’à 11 heures du soir, puis ils m’ont transférée à la prison de Hasharon où ils m’ont accusée d’avoir tenté de poignarder quelqu’un, et d’être affiliée au Jihad islamique [une des organisations de la résistance palestinienne - N.d.T]. Les avocats de la Société des prisonniers [association de défense des prisonniers palestiniens] m’ont défendue et j’ai été condamnée à 22 mois de prison. J’ai été libérée le 6 septembre 2009. »
Plus d’un an après après sa sortie de prison, Dababisa s’est soudain vue dans les informations. « Ils parlaient de moi, je ne pouvais pas croire ce que je voyais de mes propres yeux. J’étais sur le point de m’évanouir, j’ai commencé à pleurer, je ne pouvais plus dormir la nuit. Tous ces souvenirs, alors que j’étais au milieu d’un groupe de soldats sadiques, criminels et pervers dépourvus de sentiments et d’humanité, me sont revenus à l’esprit. »
Dababisa dit aussi qu’elle ne sera pas apaisée « jusqu’à ce que les soldats soient punis par la justice, en exemple pour tous ceux qui osent humilier ou insulter tout prisonnier palestinien. »
7 octobre 2010 - Ma’an - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Pourquoi je ne suis pas un militant de la paix israélien

samedi 9 octobre 2010 - 06h:40
Moshé Machover
Les vrais socialistes combattent le projet sioniste.
Alors que le processus de paix sporadique titube de rendez-vous sans objet à rencontres sans signification entre les chefs de l’État colonial israélien et l’Autorité palestinienne sans autorité, avec les USA jouant le rôle de médiateur malhonnête, il ne peut plus y avoir trace de doute qu’il s’agit d’une comédie jouée par des charlatans.
Mais derrière et au-delà de cette escroquerie assez évidente, il y a une tromperie ou une auto-tromperie bien plus subtile : on considère généralement — on prend même pour évident — que la « paix » est-ce qu’il faudrait pour résoudre le conflit israélo-palestinien. En d’autres termes : que ce qu’il faudrait, c’est un vrai processus de paix au lieu de l’imposture actuelle.
Cette croyance est partagée par presque tous les Israéliens corrects et éclairés (la soi-disant gauche israélienne) — c’est pourquoi ils s’appellent collectivement « le camp de la paix » et individuellement les « militants de la paix » — et ceci est partagé par leurs amis et soutiens en Occident.
Les Sionistes de ‘gauche’ de La Paix Maintenant de même que les Sionistes ‘modérés’ et semi-Sionistes de Gush Shalom (‘le Bloc de la Paix’) arborent cette auto-tromperie sur leurs badges. Le parti communiste israélien, non sioniste, stalinien devenus réformiste, insiste pour donner une priorité aux slogans de paix.
Beaucoup des activités dans lesquelles ces braves gens s’engagent sont hautement louables : contestation de la politique et des actions oppressives des autorités israéliennes, et en particulier opposition à l’occupation post-1967. Certains d’entre eux montrent un réel courage moral et physique dans différents actions de solidarité avec les Palestiniens opprimés. Néanmoins, leur autoportrait de « militants de la paix » révèle une profonde incompréhension de la nature du conflit israélo-palestinien et une illusion sur le moyen de le résoudre.
L’image évoquée est essentiellement symétrique : deux côtés, deux nations, en guerre l’une contre l’autre, enchaînées dans une série de batailles sur un morceau de territoire disputé. Pour finir le conflit, les deux côtés doivent finir la guerre, s’asseoir ensemble et faire la paix.
En réalité, c’est aussi l’image promue par la hasbarah (propagande) israélienne. Elle aime parler le langage symétrique de ‘guerre’ et de ‘paix’. Ainsi, Israël et ses amis décrivent l’assaut sur Gaza à l’hiver de 2008-09, nom de code ‘ Opération Plomb Fondu’, comme une guerre. En réalité, ce ne fut pas une guerre : il n’y eut virtuellement pas de combat. C’était un massacre unilatéral. Similairement, la diplomatie israélienne insiste pour se référer aux territoires saisis par Israël en 1967 comme « disputés » — une description délibérément symétrique — plutôt qu’occupés.
Quant à la paix : personne ne la souhaite plus ardemment que la plupart des leaders Israéliens. Je dis ceci avec à peine une trace d’ironie. C’est la vérité. Seuls très peu de gens — des psychopathes, des trafiquants d’armes et autres profiteurs de guerre, ainsi que des démagogues carriéristes cyniques et des officiers militaires visant une promotion accélérée — préfèrent vraiment la guerre par elle-même à toute sorte de paix. Je suppose que certains leaders politiques et militaires Israéliens appartiennent à certaines de ces catégories exceptionnelles. Mais la plupart des leaders Israéliens souhaitent réellement la paix — une paix selon les termes israéliens : leur vœu le plus cher est que le peuple palestinien, dépossédé et dompté, accepte pacifiquement son sort et abandonne la lutte.
Conflit colonial
La clé pour comprendre correctement le conflit est qu’il est extrêmement asymétrique : entre colonisateurs et peuple indigène. Il s’agit de dépossession et d’oppression. Comme pour les autres conflits coloniaux, le conflit israélo-palestinien a comporté des guerres réelles entre Israël et les états avoisinants ; mais il s’agissait de sous-produits, de conséquences de la cause fondamentale : la colonisation sioniste de la Palestine. Avec la pensée et l’extension de cette colonisation, Israël devra maintenir son hégémonie régionale en tant que sous-traitant local de l’impérialisme occidental, et sans aucun doute de nouvelles guerres seront provoquées.
Dans les conflits coloniaux, les colonisateurs se considèrent toujours comme venant en paix, porteur des cadeaux des lumières et du progrès. Ce sont les indigènes arriérés qui sont les agresseurs, ressortant à la violence contre leurs bienfaiteurs. Ceux-ci forcent les colonisateurs à utiliser leurs forces supérieures pour dompter les agresseurs indigènes. Ces derniers ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Je suppose que c’est le genre de choses que mon ancien ami, le poète socialiste Erich Fried, avait en tête quand il écrivit ce poème :
Table rase
Maintenant les causes
combattent
leurs effets
si bien qu’on ne peut plus
les tenir
responsables des effets ;
car même
les rendre responsables
fait partie des effets
et les effets sont interdits
et punis
par les causes elles-mêmes.
Elles ne souhaitent
plus savoir
sur de tels effets.
Quiconque voit
avec quel empressement
elles poursuivent les effets
et dit encore
qu’elles y sont
étroitement liées
ne devra maintenant
blâmer
que lui même.
Alors que le but des colonisateurs est d’imposer la paix — dans leurs propres termes et si nécessaire, par force — le peuple indigène tend à voir les choses assez différemment. Sa préoccupation n’est pas de faire la paix avec ceux qui les dépouillent, mais de résister à la dépossession. Pour cela il lui faut souvent venir en portant, non pas la paix, mais l’épée.
C’est pourquoi vous auriez bien du mal à trouver des militants de la paix parmi les indigènes Américains où les aborigènes Australiens résistant à la colonisation au XIXe siècle, ou parmi les combattants Algériens de la libération ou les militants antiapartheid du XXe siècle.
Bien sûr, les militants de la paix Israéliens ne soutiennent pas toutes les dures conditions de paix que leurs gouvernements veulent imposer au peuple palestinien (même si certains n’ont pas d’objection à certaines de ces clauses inégales). Mais avec leur définition réductrice de la question comme étant entièrement une affaire de paix, ils acceptent consciemment ou non un point de vue biaisé en faveur des colonisateurs.
Ce point de vue biaisé est incohérent avec l’internationalisme. Aussi les militants autoproclamés de la paix Israéliens ne peuvent pas être de vrais socialistes. Les socialistes Israéliens, Hébreux ou Arabes, combattent le projet sioniste et ses pratiques : colonisation, dépossession, discrimination ; et pour des droits égaux et une libération universelle.
La paix sera un résultat de la libération, pas son point de départ.
7 octobre 2010 - Weekly Worker- Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.cpgb.org.uk/article.php?...
TRaduction de l’anglais : J.P Bouché
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Ceci est notre terre et ceci est notre sang

vendredi 8 octobre 2010 - 07h:06
Reham Alhelsi
Ils sont venus de partout : de Yafa, Haifa, Acca, Nazareth, Um-Il-Fahim. Ils sont venus de partout pour dire aux martyrs : nous n’oublierons jamais, nous poursuivrons le combat.
(JPG)
Ils sont venus par milliers pour dire à l’entité sioniste : nous n’oublierons jamais, nous sommes là pour rester. Ils ont marché par milliers jusqu’aux tombes des martyrs. Ils ont marché par milliers pour dire à leurs enfants : ceci est notre terre et ceci est notre sang.
En ce jour du 1er octobre il y a 10 ans, la lutte palestinienne pour la liberté s’est unie, encore une fois, dans toute la Palestine occupée.
En ce jour du 1er octobre il y a 10 ans, le sang palestinien dans toute la Palestine occupée s’est retrouvé et s’est à nouveau mélangé, encore une fois, à la terre qui est une et entière.
En ce jour du 1er octobre il y a 10 ans, la fermeté palestinienne dans toute la Palestine occupée a rappelé à l’entité sioniste, une fois de plus, qu’il y a un peuple palestinien et qu’il y a une Palestine depuis le fleuve jusqu’à la mer.
En ce jour du 1er octobre 2000, alors que les Palestiniens dans toute la Cisjordanie occupée, à Jérusalem occupée et dans Gaza occupé se sont dressés comme un seul homme face à la machine à tuer israélienne, se sont dressés comme un seul homme pour lutter pour leurs droits et pour leur liberté, leurs frères et leurs soeurs dans le reste de la Palestine occupée se sont dressés avec eux pour confronter le terrorisme sioniste.
En 2000, après sept années de négociations futiles avec l’entité sioniste, les Palestiniens en ont eu assez. Les Palestiniens étaient assassinés quotidiennement par les sionistes, la Palestine occupée était victime d’un nettoyage ethnique afin de faire de la place pour les colons sionistes venus des USA et de l’Union européenne, la Jérusalem occupée était judaïsée pour effacer toute trace du peuple autochtone qui vivait sur la terre et qui en était le propriétaire, les colonies sionistes sur des terres palestiniennes usurpées se développaient et tuaient la terre, les champs palestiniens étaient détruits pour construire des routes réservées aux seuls juifs au bénéfice de sionistes qui n’avaient aucun droit sur la terre.
En 2000, la situation en Palestine occupée n’était pas très différente de ce qu’elle est aujourd’hui - elle était sur le point d’exploser, la colère palestinienne bouillonnait et la patience palestinienne avait atteint ses limites. Et quand les Palestiniens estiment que cela suffit, ils se révoltent. Le moment était venu pour une deuxième intifada : l’intifada d’ Al Aqsa. Il est vrai que la visite du criminel de guerre Sharon sur le lieu du noble sanctuaire et sa profanation de ce lieu saint ainsi que le massacre qui a suivi, ont été l’étincelle qui a mis le feu à l’intifada, mais ce fut la rage, l’humiliation et l’oppression qui ont fait jaillir cette étincelle qui a bouté un feu qui ne s’éteindra pas.
Chaque jour de l’intifada, Israël a assassiné brutalement de plus en plus de Palestiniens dont le seul crime était leur soif de liberté. Et à mesure que l’entité de la terreur intensifiait sa brutalité contre un peuple sans armes dans les zones palestiniennes occupées en 1967, leurs frères et leurs soeurs dans les zones palestiniennes occupées en 1948 ont lancé un appel pour des marches et des manifestations dans leurs villes et villages afin d’aider leurs frères et soeurs de chair et de sang et protester contre les crimes israéliens.
Et il en fut ainsi : ce jour d’octobre en l’an 2000, très similaire à ce qui se passa pendant la première intifada, des Palestiniens de toute la Palestine occupée, depuis le fleuve jusqu’à la mer, à Jérusalem, Yafa, Haïfa, Bethléem, Gaza, Nazareth, Jenine, Acca, Hébron et ailleurs sont descendus dans la rue. Ils sont descendus dans la rue, dans les villes et les villages et dans les camps de réfugiés de toute la Palestine, se dressant comme un seul homme, marchant comme un seul homme, scandant d’une seule voix : avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifierons pour toi ô Palestine.
Et à mesure que les manifestations se propageaient dans toute la Palestine occupée comme un incendie, l’entité sioniste envoyait des milliers de soldats et la police des frontières armés jusqu’aux dents pour confronter un peuple sans armes qui avait soif de liberté, qui voulait une vie sans occupation. L’entité sioniste a envoyé sa machine de mort pour tuer des Palestiniens sans armes qui sont descendus dans les rues pour dire au monde : ça suffit.
Pendant les 10 premiers jours du "Soulèvement d’octobre", des dizaines de Palestiniens ont été assassinés dans toute la Palestine par l’armée d’occupation israélienne, la police des frontières de l’occupation et les colons sionistes. Ceux-ci les ont tués devant leurs maisons, dans leurs rues, dans leurs villes, dans leurs villages et dans les camps de réfugiés. Ils ont été assassinés parce que, Palestiniens, ils ont refusé de plier et d’être traités comme des animaux dans leur propre pays, parce qu’ils ont rejeté l’oppression et la tyrannie, parce qu’ils ont dit « non » à l’occupation.
Et à mesure que les Palestiniens de Jérusalem, Ramallah, Bethléem, Hébron Jenine et ailleurs sont descendus dans les rues pour confronter l’occupant sioniste, Um Il-Fahim, Nazareth, Acca, Haïfa, Sakhnin, Kufr Kanna et d’autres se sont joints à la lutte. Pendant ce « Soulèvement d’octobre », Um IL-Fahim, Nazareth, Jit, Sakhnin, Arrabah, Kufr Manda et Kufr Kanna ont étreint Il-Bireh, Nablus, Talfit, Rafah, Ramallah, Gaza, Al-Am’ari, Balatah, Tal, Jenin, Khan Younis, Al-Bureij, ’Aqbat Jabir, Deir Al-Balah, Tulkarim, Halhul, Al-Maghazi, Nuseirat, Faqqu’a, Jenine, Jabalia, ’Askar, As-Sawahreh, ’Aboud, Hébron, Deir Al-Ghosoun, Beitunia, Bethlehem, Beit Hanina, Salim, Deir Al-Hatab, Bidia, Al-Mazra’a Ash-Sharqiyyah. Pendant ce « Soulèvement d’octobre » pas moins de 70 Palestiniens de toute la Palestine occupée ont été massacrés par l’entité sioniste ; leur sang a réuni la Palestine, leur sang a tracé la carte de la Palestine telle qu’elle était et telle qu’elle devra être à jamais : depuis le fleuve jusqu’à la mer.
Pendant le « Soulèvement d’octobre », 13 Palestiniens des terres palestiniennes occupées en 1948 ont embrassé 57 Palestiniens des terres palestiniennes occupées en 1967 et ont dit à l’entité sioniste que la terreur sioniste aura pour seul effet de rapprocher les Palestiniens. 70 martyrs palestiniens sont devenus un, comme la Palestine l’a été et comme elle le sera à jamais.
En 2000, le boucher Sharon a profané le noble sanctuaire pour signifier aux Palestiniens que la terre appartient aux sionistes. Mais la riposte palestinienne a été rapide : ce sont les Palestiniens qui sont les propriétaires légitimes de la terre et ils ne resteront pas muets alors que Jérusalem se fait usurper. Pendant le « Soulèvement d’octobre », les Palestiniens sont descendus dans les rues comme un seul homme pour défendre Al Aqsa, pour défendre Jérusalem, pour défendre la Palestine.
Ils sont descendus comme un seul homme pour dire à l’entité sioniste : nous sommes un peuple et nous sommes là pour rester. Ils sont descendus comme un seul homme pour dire au monde entier : la Palestine s’étendait et s’étendra toujours du fleuve jusqu’à la mer. Et quand Jérusalem a lancé son appel en 2000, ce furent les Palestiniens qui ont répondu et qui se sont précipités pour défendre le coeur de la Palestine. Un rappel à tous ceux qui prétendent nous représenter et qui bradent nos droits : quand Jérusalem appellera, toute la Palestine répondra. Et à tous ceux qui maudissent l’intifada, ceux qui prétendent qu’elle a détruit le peuple palestinien, je dis : l’intifada nous a coûté cher.
Il y a eu beaucoup de, douleur de souffrance et de vicimes. Mais la vie sous l’occupation et l’oppression n’est pas une vie et la liberté est chère à nos coeurs et un peuple qui recherche la liberté doit en payer le prix. Et à ceux qui continuent à maudire l’intifada, à ceux qui prétendent qu’elle a détruit les « réalisations obtenues » je dis : les seules « réalisations » que vous ayez pu présenter à votre peuple après tant d’années de « négociations » futiles avec l’occupant ont été : plus de massacres, plus de vols de terre, plus de nettoyage ethnique.
Tout comme avec la première intifada, la deuxième n’est pas venue de nulle part, elle a été une réponse aux « réalisations » des « négociations », c’est-à-dire la poursuite de l’occupation et de l’oppression sionistes. À tous ceux qui se plaignent des « intifadas » et veulent continuer la charade des « négociations », c’est-à-dire vendre notre sang et nos droits, je dis : quand nous nous révoltons c’est parce que nous pensons à la Palestine, c’est parce que nous pensons aux générations futures de Palestiniens qui méritent une vie meilleure , qui méritent de vivre dans la liberté et qui méritent une paix juste.
Aujourd’hui, en ce 1er octobre 10 ans après le « Soulèvement d’octobre », l’entité sioniste veut compléter son nettoyage ethnique de la Palestine. Les dirigeants sionistes qui se rendent compte de la force du lien qui unit les Palestiniens dans toute la Palestine veulent briser ce lien. Les dirigeants sionistes savent que leur terreur n’arrivera jamais à effacer l’identité palestinienne de ceux qu’ils appellent « les Arabes d’Israël » parce que ce ne sont pas des « Arabes d’Israël » ; ce sont les Palestiniens de Palestine.
Les dirigeants sionistes savent que peu importe la puissance de leur armée, peu importe la puissance de leurs médias, ils ne pourront jamais effacer la mémoire collective du peuple autochtone de Palestine. Les dirigeants sionistes savent qu’aussi longtemps qu’il y aura un seul Palestinien vivant en Palestine entre le fleuve et la mer, la Palestine vivra à jamais. C’est pourquoi ils appellent au transfert de ce qui reste des Palestiniens autochtones vers les pays voisins.
Le récent appel des dirigeants sionistes pour le transfert des Palestiniens des zones occupées en 1948 n’est qu’une étape vers le nettoyage ethnique complet de toute la Palestine. Mais les dirigeants sionistes et le monde entier devraient se rappeler que le sang palestinien court dans nos veines, que c’est le sang de cette terre. Ils devraient se souvenir que 62 ans de terreur sioniste n’ont pas pu effacer la mémoire et l’identité d’un peuple tout entier. Ils devraient se rappeler les mots des martyrs du « Soulèvement d’octobre » : ceci est ma terre et ceci est mon sang.
Ndlr : dans le document original suit la liste des martyrs.
1er octobre 2010 - Cet article peut être consulté ici :
http://avoicefrompalestine.wordpres...
Traduction : Anne-Marie Goossens
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Colonisation israélienne, vous avez dit moratoire !

publié le vendredi 8 octobre 2010
Sylviane de Wangen

 
Il n’y a pas de moratoire qui tienne. Il faut exercer des pressions sur Israël pour l’obliger à arrêter les constructions d’appartements réservés aux Juifs dans le territoire palestinien occupé avant de harceler le président palestinien pour l’obliger à parler à quelqu’un qui refuse d’être un interlocuteur sérieux.
Un moratoire sur la colonisation israélienne en Palestine (occupée) est arrivé à échéance le 27 septembre dernier et la colonisation a repris. Les jours précédents ont été traversés par une terrible interrogation : la colonisation allait-elle reprendre ? A rythme soutenu ? Modérément ? Le moratoire serait-il reconduit ? La réponse à cette terrible question devait conditionner la poursuite des négociations ! L’important est pour les pays occidentaux de maintenir à tout prix le dialogue entre le Premier ministre israélien et le Président palestinien. Celui-ci, soucieux de ne pas déplaire au Président américain qui lui-même s’efforce de ménager le Premier ministre israélien pour des raisons internes, ne voulait surtout pas apparaître comme responsable de la rupture des négociations et a accepté de s’exprimer au sujet de la poursuite ou non du moratoire, n’exigeant plus qu’une prolongation de ce moratoire et non plus d’un arrêt de la colonisation.
Encore une fois, l’ordre des facteurs est totalement inversé. Il suffit à Israël de faire dévier le débat sur un terrain émotionnel – la sécurité d’Israël, la colère des colons, les pressions subies par le Premier ministre de la part de ses alliés de l’extrême droite – et le monde institutionnel oublie l’essentiel en se tenant prêt à accepter l’inacceptable. On promet des récompenses aux Israéliens s’ils acceptent des concessions (cesser de violer le droit international), et on soumet les Palestiniens à des pressions allant jusqu’à des menaces voilées de sanctions pour qu’ils acceptent de continuer des pourparlers directs avec un interlocuteur qui n’en veut pas. Et, comme d’habitude, grâce à la redoutable machine de guerre de l’information israélienne, les médias, les commentateurs, les politiques du monde entier utilisent la logique et le langage israéliens. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou appelle les colons à la retenue et le Président français trouve que cet appel « va dans le bon sens ».
Qu’en est-il en réalité ? La colonisation n’a jamais cessé, même en Cisjordanie où des « programmes de construction » en cours se sont toujours poursuivis. À Jérusalem-Est – dont l’annexion n’a jamais été reconnue au niveau international – les destructions de maisons palestiniennes et les constructions israéliennes se sont même accélérées à un rythme effréné pendant ce moratoire. Parler d’application d’un moratoire depuis 9 ou 10 mois relève donc, simplement au regard des faits, de la mystification, même si en matière de constructions on peut toujours en faire plus.
Sur un autre registre, celui de la sémantique, le constat n’est pas moins affligeant. Depuis 1967, l’occupation par Israël de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est est dénoncée par l’ensemble de la communauté internationale et les colonies construites en territoire palestinien occupé sont toujours considérées comme illicites par les Nations unies, y compris par son Conseil de sécurité, car elles violent le droit international humanitaire (conventions de Genève de 1949). Par conséquent que signifie un moratoire dans de telles conditions ? Puisque la colonisation est illégale il faut, dans un premier temps, qu’Israël arrête purement et simplement la construction des colonies. Au lieu de cela, on a commencé à parler de « gel » (un gel n’est pas un arrêt définitif mais peut à la rigueur le précéder)... Et, plus récemment, on y a ajouté ou substitué le terme « moratoire », qui implique l’idée d’une reprise. Dans le monde entier on a répété moratoire, moratoire et on a discuté du fait que les constructions allaient reprendre immédiatement ou plus tard ou reprendre modérément dans un premier temps à l’issue d’un compromis.
Voilà donc la stratégie israélienne à l’égard des Palestiniens de nouveau étalée au grand jour de façon transparente sans que cela semble choquer les commentateurs professionnels qui ont été progressivement accoutumés à ces simagrées des pourparlers directs ; on acceptera des négociations qui peuvent durer mille ans comme l’a dit cyniquement avant la conférence de Madrid de 1992 le Premier ministre israélien d’alors, Itzhak Shamir. Mille ans ou en tout cas le temps de créer une situation irréversible à partir de faits accomplis sur le terrain... Telle est la stratégie israélienne. Le monde informé sait cela. Mais il ne faut pas tuer l’espoir. Alors on fait semblant. Pourtant cette stratégie, après de si longues années, n’a jusqu’à présent apporté à Israël ni paix ni sécurité mais de plus en plus d’hostilité dans le monde.
Il n’y a pas de moratoire qui tienne. Il faut exercer des pressions sur Israël pour l’obliger à arrêter les constructions d’appartements réservés aux Juifs dans le territoire palestinien occupé avant de harceler le président palestinien pour l’obliger à parler à quelqu’un qui refuse d’être un interlocuteur sérieux. Cela est valable pour l’ensemble de la communauté internationale, notamment l’Union européenne, les Etats-Unis, et les pays arabes qui se réunissent lundi prochain. Et arrêter la comédie des négociations directes entre deux parties de forces si inégales mais convoquer une conférence internationale qui s’empare de la question. Il n’y a guère d’autre voie pour avancer, du moins si l’on veut vraiment parvenir à une paix réelle dans la région, une paix basée sur le droit, une paix dans la sécurité pour tous, Israël compris, car la colonisation ne doit pas être un sujet de négociations.
publié par Confluences méditerranée

Gel des colonies : Nétanyahou exige des « compensations »

publié le vendredi 8 octobre 2010
Marc Henry

 
Où l’on croit rêver : le colonisateur, qui viole quotidiennement le droit international, demande des "compensations" pour arrêter d’en violer une partie pendant un court laps de temps. Et réclame que soit appliqué l’engagement du néoconservateur Bush d’accepter l’annexion de plus encore de terre palestinienne illégalement occupée et de nier les droits -inscrits dans le droit international et les déclarations des Nations unies- des réfugiés palestiniens (CL).
Benyamin Nétanyahou fait monter les enchères. Le premier ministre israélien réclame que Barack Obama reprenne à son compte la lettre de garanties adressée en 2004 par George Bush à Ariel Sharon. Dans cette missive, le précédent président s’engageait, selon l’interprétation des responsables israéliens, à accepter une future annexion des grands blocs de colonies où vivent la majorité des Israéliens installés en Cisjordanie dans le cadre d’un accord de paix avec les Palestiniens. De plus, George Bush avait accepté le fait que les réfugiés palestiniens ne pourraient pas retourner en Israël, mais seulement rentrer dans les limites de leur futur État. Deux « cadeaux » de poids que Benyamin Nétanyahou voudrait voir confirmer par Barack Obama. Selon le quotidien Yediot Aharonot, le premier ministre exige cette « compensation » en échange d’une prolongation de deux à trois mois du gel de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie. Or ce dossier est au cœur de toutes les discussions menées en coulisses. Mahmoud Abbas a proclamé qu’il suspendrait toute négociation si la colonisation reprenait de plus belle après un gel de 10 mois, décidé par Benyamin Nétanyahou sous la pression de Barack Obama.
« Paquet cadeau »
Le président américain, qui a fait de la reprise des pourparlers une affaire personnelle, a déjà consenti des « gestes » pour inciter Benyamin Nétanyahou à plus de souplesse. Dans une autre lettre évoquée par les médias israéliens, dont la Maison-Blanche a jusqu’à présent nié l’existence, le président américain s’est dit favorable au maintien d’une présence militaire israélienne dans la vallée du Jourdain. Il s’est aussi engagé à imposer un veto américain à toute tentative de condamnation de l’État hébreu à l’ONU tout en promettant de fournir une nouvelle fournée d’armes sophistiquées. Ce « paquet cadeau », comme l’ont qualifié les commentateurs, n’a pas suffi.
Benyamin Nétanyahou n’a en effet qu’une confiance limitée dans le président actuel. « Dans le passé, nous avons obtenu des garanties et des lettres de la part des États-Unis, mais l’Administration actuelle ne les a pas reconnues », rappelle Gilad Erdan, le ministre de l’Environnement, un proche de Benyamin Nétanyahou. Bref, tout le suspense porte sur le prix que Barack Obama est prêt à payer pour obtenir un moratoire de la colonisation et la reprise de négociations qui avaient à peine repris au début de septembre.
En attendant d’en savoir plus, Nétanyahou tente de contrer d’avance l’opposition des « durs » de sa majorité. Il a annoncé un projet de loi contraignant les candidats à la nationalité israélienne à prêter serment d’allégeance à Israël, défini comme un « État juif et démocratique ». Selon les commentateurs, Benyamin Nétanyahou entend ainsi donner des gages à son principal allié et rival, son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
publié par le Figaro
Intro : C. Léostic, Afps

Le “processus de paix” israélo-palestinien, toujours plus vite !

publié le vendredi 8 octobre 2010
Gilles Paris

 
Pressions et promesses, réunions des puissants, colonisation en plein essor et menace de démission du président palestinien, "où en sont les discussions israélo-palestiniennes ouvertes officiellement le 2 septembre à Washington ? Nulle part ..."
Paul Virilio serait satisfait, l’enchaînement vertigineux des “immédiatetés” du processus de paix israélo-palestinien illustre à merveille ses réflexions sur l’accélération néfaste du temps. En l’occurrence, la séquence est éclairante.
Où en sont les discussions israélo-palestiniennes ouvertes officiellement le 2 septembre à Washington ? Nulle part puisqu’elles sont suspendues à la suite qui sera apportée ou non par Israël à la demande américaine de prolonger de deux mois le gel partiel de la colonisation décrété en novembre 2009 par Benyamin Nétanyahou et qui est arrivé à son terme le 26 septembre. Soit un premier obstacle majeur au bout d’un peu plus de trois semaines, dont il apparaît aujourd’hui que les Etats-Unis, à la manoeuvre dans cet affaire, n’avaient pas la clef avant de se lancer dans cette entreprise. Depuis, les rumeurs israéliennes sur des promesses américaines pleuvent au même rythme que les démentis américains.
L’objectif de cette prolongation voulue par les Américains est d’obtenir dans l’intervalle un accord sur le tracé d’une frontière en Cisjordanie (annexant les blocs parmi les plus importants de colonies proches de la “Ligne verte” de 1949) pour régler en partie ce problème de la construction. Audacieux, se dit-on in petto, au vu des échecs précédents.
Depuis, les principales instances politiques palestiniennes, ainsi que l’opinion publique (si sa mesure a un sens), se sont opposées le 3 octobre à la poursuite de négociations sans prolongation du gel. Côté israélien, le premier ministre n’est pas assuré de disposer d’une majorité pour une telle prolongation. La Ligue arabe va se réunir le vendredi 8 octobre pour soutenir le marché négociations/gel de la colonisation, sans pour autant se prononcer de manière trop catégorique, pour donner encore une chance à Washington [1].
Lancement de négociations mal préparées (ce qui accrédite la thèse d’un enjeu de politique intérieure américaine), entouré d’ambiguïtés destructrices, agendas flous et flottants : on assiste depuis six semaines à un condensé des précédents échecs (Oslo, 1993-2000, Annapolis, 2007-2008). Seul a changé le rythme, effréné.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"
Intro : CL, Afps

L’incroyable machination

publié le vendredi 8 octobre 2010
Denis Sieffert

 
Dix ans après le début de l’affaire concernant la mort du petit Mohammed Al-Dura, Charles Enderlin démonte une à une les accusations de la droite pro-israélienne.
C’est une histoire comme seul sans doute le conflit israélo-palestinien peut en engendrer. Lorsque des femmes et des hommes, les uns cyniques, les autres gavés de propagande, deviennent capables du mensonge le plus fou, en application de cet adage qui défie toute morale : la fin justifie les moyens.
Rappelons brièvement les faits : le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza, un homme, Jamal Al-Dura, et son fils, Mohammed, sont pris dans une fusillade entre des combattants palestiniens et l’armée israélienne. À plusieurs reprises, ils sont atteints par des balles provenant de la position israélienne. L’enfant succombe dans les bras de son père. Un parmi tant ­d’autres, hélas, puisque 1 273 enfants seront abattus par des soldats israéliens au cours de la dernière décennie [1]. Mais, cette fois, un caméraman est là, qui filme la scène. Il s’appelle Talal Abou-Rameh. Il est le caméraman « historique » du correspondant de France 2 à Jérusalem, Charles Enderlin. Mohammed Al-Dura ne sera jamais un anonyme dans les décomptes macabres de fin de journée : il a un nom, une silhouette, un visage. En quelques jours, il devient le symbole de la « barbarie israélienne ».
C’est ce symbole que quelques hommes, agents de désinformation, adeptes de la théorie du complot, tous idéologiquement proches des milieux néoconservateurs américains et israéliens, vont s’efforcer de détruire. S’ensuit une incroyable machination. À l’origine, une officine de désinformation bien connue, destinée à un public français : la Metula News Agency (Mena). Le scénario est l’œuvre d’activistes français qui s’adjoignent les services de pseudo-experts israéliens, dont l’homme qui avait déjà prétendu démontrer qu’Itzhak Rabin avait été victime d’un complot fomenté par Shimon Peres… Et ce scénario est hallucinant : tout ne serait que mise en scène orchestrée par Talal Abou-Rameh, avec la complicité d’Enderlin. Le petit Mohammed aurait joué sa propre mort. Sur ses lèvres, affirment ces « experts » de pacotille, on pouvait lire les consignes qu’il donne lui-même au caméraman. Et les soubresauts de son corps après l’impact de la dernière balle prouvent qu’il n’est pas mort. Il coulerait aujourd’hui des jours heureux en Libye.
Selon une variante, l’enfant serait mort, mais tué délibérément par des Palestiniens. Un « sacrifice humain » en quelque sorte. Qu’importe les dizaines de témoins de la scène, tous ne sont que les complices d’une gigantesque mise en scène. L’histoire aurait pu s’arrêter là, circonscrite à une poignée de fanatiques. Mais, en vérité, elle ne fait que commencer. Et c’est ici que le livre d’Enderlin devient passionnant, lorsqu’il raconte comment, par ­cercles concentriques, les réseaux de cette extrême droite pro-israélienne vont parvenir à diffuser leur énormité dans des médias grand public : une chaîne de télévision allemande, le Los Angeles Times, le Wall Street Journal. Chaque fois, il suffit d’un relais bien placé pour que la thèse du complot soit reprise ou, à tout le moins, le doute subtilement instillé sur l’authenticité des faits. Des personnalités « médiatiques », comme le président du Crif, Richard Prasquier, le philosophe Alain Finkielkraut, Pierre-André Taguieff ­– qui voit pourtant des « complots » partout – mais aussi des journalistes comme Clément Weill-Raynal (France 3), Élisabeth Lévy et l’inévitable Daniel Leconte (Arte) [2], qui ira jusqu’à demander la tête d’Enderlin dans le bureau d’Arlette Chabot, alors directrice de l’information de France 2, jouent les procureurs.
Le livre de Charles Enderlin retrace par le menu les persécutions dont il a été la cible, avec les siens. Il reprend les faits un à un. Il a appris à ses dépens que les arguments les plus fous ­doivent être réfutés avant qu’à force de se répandre ils finissent par prendre consistance.
Dix ans après les faits, l’offensive se poursuit. En lisant le récit serré et rigoureux d’Enderlin, on est parfois pris de vertige. Comment certains, qui avaient dénoncé avec une juste indignation les théories du complot qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001, ont-ils pu succomber à la même folie ? Et quelle crédibilité professionnelle peuvent encore revendiquer ces journalistes qui ont cyniquement prêté la main à l’opération ? Dieu merci, des personnalités comme Élisabeth Schemla et quelques autres ont su garder raison, et la direction de France 2 n’a jamais lâché son journaliste. L’une des leçons de cette affaire, c’est que cette camarilla de la droite pro-israélienne est finalement plus redoutable en France ou aux États-Unis qu’en Israël même. Jamais, ni les gouvernements Sharon, Livni ou Olmert, ni l’état-major de l’armée, ni le Shin Beth (la sécurité intérieure) n’ont repris à leur compte les thèses qui se sont propagées en France. Ni Talal Abou-Rameh ni Enderlin n’ont jamais été contestés professionnellement par les autorités israéliennes. Le livre du correspondant de France 2 illustre certes la difficulté d’informer sur le confit israélo-palestinien. Il est, plus encore, le récit d’une hallucinante entreprise de désinformation.
[1] Palestinian Center for Human Rights, entre le 29 septembre 2000 et le 30 juillet 2010.
[2] Celui-ci vient une nouvelle fois d’être accusé de bidonnage pour un reportage diffusé le 29 septembre sur Arte (« la Cité des mâles »). Voir Politis n° 1119.

Faute d’alternative, les ouvriers palestiniens affluent devant les colonies

09/10/2010
Environ 11 000 Palestiniens travaillent quotidiennement dans les implantations juives et quelque 60 000 en Israël.
Des travailleurs palestiniens de tous âges se pressent dès les premières heures du jour pour franchir le tourniquet qui contrôle l'accès au bloc de colonies de Modiin Illit, faute d'emploi dans les zones autonomes de Cisjordanie. Ils n'ont qu'un mot à la bouche : sans « alternative » dans les territoires palestiniens, toutes les protestations contre la construction, de même que l'interdiction d'aller travailler dans les colonies que compte décréter l'Autorité palestinienne en 2011, resteront lettre morte.
« Le gel est très partiel, c'est un gel médiatique, pour la télévision », remarque Abou Safia, un jeune ouvrier en bâtiment à la carrure imposante, en référence au moratoire israélien de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie occupée qui s'est achevé le 26 septembre. « Ici, la construction n'a jamais cessé », précise-t-il avant d'emprunter le point de passage de Beit Sira, qui conduit à Modiin Illit et d'autres implantations encloses par la barrière de sécurité israélienne en Cisjordanie. L'essentiel de la main-d'œuvre palestinienne rencontrée à l'entrée des implantations est embauchée sur des chantiers exemptés du moratoire car démarrés avant cette date. « Je travaille à mon compte, le salaire est meilleur et il y a plus d'emplois », explique Abou Safia, ajoutant : « On peut trimer cent ans pour l'Autorité palestinienne sans gagner assez pour vivre. »
Environ 11 000 Palestiniens travaillent quotidiennement dans les colonies selon les statistiques officielles palestiniennes - mais 25 000 au dire de ministres de l'Autorité - et quelque 60 000 en Israël. Leur salaire moyen avoisine les 150 shekels (42 dollars américains) par jour, environ le double de ce qu'ils gagneraient dans les territoires palestiniens. Des milliers d'autres s'infiltrent illégalement en quête de travail, parfois au péril de leur vie, à l'image d'Ezzeddine Kawasba, abattu le 3 octobre par un garde-frontière israélien à Jérusalem-Est.
Lors de l'adoption du moratoire en novembre 2009, les responsables palestiniens l'avaient jugé insuffisant, en particulier parce qu'il omettait les quartiers de colonisation de Jérusalem-Est. « Le gel est une revendication naturelle », estime Abou Hussein, un autre ouvrier aux cheveux grisonnants. « Mais tout comme le projet du Premier ministre Salam Fayyad d'interdiction de travailler dans les colonies, cela n'a de sens que si l'on nous offre une alternative. Pour le moment, nous n'avons pas d'autre solution », souligne-t-il. « L'arrêt de la colonisation est une exigence légitime pour la paix, approuve son camarade Abou Mohammad, parce que les colonies sont installées au milieu de nos villes et de nos villages. »
Pour atteindre le point de passage de Beit Sira, les journaliers palestiniens doivent traverser ou longer la route 443, réservée pendant dix ans aux seuls Israéliens, et surnommée par ses détracteurs « route de l'apartheid ». Les Palestiniens ont recouvré en mai le droit de circuler, moyennant une série de restrictions, sur cette artère reliant Jérusalem à Tel-Aviv.
« Nous voulons le gel de la colonisation sous toutes ses formes », lance l'un des derniers arrivants avant la fermeture des portes à 06h30, Ahmad Harfech, un jeune ouvrier agricole arborant une barbe naissante, employé dans l'implantation de Mevo Horon, plus au sud. « Mais l'Autorité palestinienne doit créer des opportunités d'emploi et alors, assure-t-il, les colonies dépériront d'elles-mêmes. »  

Ultimatum arabe à Washington : Un mois pour relancer les négociations directes

09/10/2010
Réunis hier à Syrte en Libye, les Arabes ont décidé d’accorder un délai d’un mois à Washington pour relancer les négociations directes entre Israël et les Palestiniens avant d’envisager des alternatives. Ils ont également réaffirmé qu’il ne pouvait pas y avoir de négociation sans arrêt de la colonisation
La Ligue arabe a décidé hier de se réunir à nouveau dans un mois pour étudier des alternatives proposées par le président palestinien Mahmoud Abbas, si les négociations avec Israël ne reprennent pas. Les ministres des Affaires étrangères de 13 pays de la Ligue arabe, qui ont rencontré M. Abbas hier soir à Syrte en Libye, ont également appelé Washington à poursuivre ses efforts pour stopper la colonisation israélienne. Selon un communiqué publié à l'issue de la réunion, ils ont réaffirmé qu'il ne pouvait pas y avoir de négociation directe avec Israël sans arrêt de la colonisation.
C'est la reprise par Israël de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie occupée le 26 septembre, après un moratoire de dix mois, qui menace les négociations de paix relancées le 2 septembre à Washington après 20 mois de suspension.
M. Abbas, qui se trouve déjà à Syrte, a prononcé un « important » discours devant le comité arabe de suivi du processus de paix. Il avait auparavant mis sa démission dans la balance si les négociations avec Israël capotaient, selon ses proches. De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a estimé hier que la situation n'est « pas favorable à des négociations directes ». Interrogé sur les alternatives arabes en cas de suspension des négociations, il a évoqué de « nombreuses alternatives, notamment d'aller au Conseil de sécurité ».
Le processus de paix est en outre suspendu au résultat des pressions américaines sur les deux camps. Jeudi, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a téléphoné à M. Abbas. « Elle n'a rien apporté de neuf, sinon pour dire que les Américains continuent leurs efforts pour obtenir un gel de la colonisation et qu'ils vont travailler sur ce dossier avec Netanyahu jusqu'à la toute dernière minute », a dit le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. M. Abbas a de son côté réitéré son exigence d'un arrêt de la colonisation avant toute reprise des discussions.
Pour les Palestiniens, la colonisation vide de son sens la négociation sur les frontières d'un futur État palestinien, en créant des faits accomplis risquant d'être irréversibles. Les États-Unis, qui comme la communauté internationale ont appelé à un nouveau moratoire sur la colonisation, font pression pour que les pays arabes continuent de soutenir les négociations. Mais le Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Fateh, mouvement de M. Abbas, ont approuvé le 2 octobre une suspension des pourparlers si Israël poursuit la colonisation. Selon Saleh Rafat, membre du Comité exécutif de l'OLP, la direction palestinienne espère que « les Arabes et les acteurs internationaux portent les activités de colonisation devant l'ONU ».
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se borne quant à lui à renvoyer la balle dans le camp palestinien. « Israël manifeste son intérêt dans la poursuite des négociations directes », et espère que les Palestiniens « ne quitteront pas les négociations », a déclaré à l'AFP l'un de ses porte-parole. L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis a confirmé que Washington avait offert des « incitations » en échange d'un gel de la colonisation. M. Netanyahu, qui n'a pas encore répondu positivement à cette offre considérée comme particulièrement favorable à Israël, exigerait que le président Barack Obama entérine les engagements écrits pris en 2004 par son prédécesseur George W. Bush. Ce dernier avait appuyé l'annexion par Israël des grands blocs de colonies dans le cadre d'un accord final, un engagement que l'administration Obama refuse de reprendre à son compte, selon les médias israéliens. En échange du gel, Washington aurait promis à Israël des armes sophistiquées, de bloquer toute tentative de discuter de la proclamation d'un État palestinien à l'ONU et de soutenir une présence militaire israélienne dans la vallée du Jourdain pour une période limitée après la création d'un État palestinien, ont-ils indiqué.  

Un bateau humanitaire veut briser le blocus de Gaza

Vendredi, 08 Octobre 2010 10:30 
IRIB - Un autre bateau, avec à son bord des militants pacifistes de 34 pays du monde va quitter dimanche Londres vers la bande de Gaza, en vue de briser, le blocus imposé par le régime israélien depuis 2007 à cette région. Le bateau transportera des aides humanitaires, notamment des manuels scolaires, des ordinateurs, des appareils électroniques et des médicaments. Les pacifistes espèrent arriver fin octobre à Gaza.  
Lien 

Hamas déjoue une tentative visant à localiser l’endroit de Shalit

Vendredi, 08 Octobre 2010 23:47
IRIB - Des responsables du Hamas ont affirmé, jeudi, lors d’une une interview accordée au journal égyptien Al-Ahram, avoir déjoué une tentative israélienne de localiser l'endroit où est emprisonné le soldat israélien Gilad Shalit, via un agent infiltré dans la branche militaire de l'organisation.Selon cette source, l’agent entretenait de bonnes relations avec des responsables de haut rang, et fournissait des talkies walkies à des membres du Hamas. Une fois dévoilé, l’agent a pris la fuite de Gaza, avant d’être arrêté, précise la même source.Lien

Ambassadeur israélien: Washington a bien offert des incitations à « Israël »

Vendredi, 08 Octobre 2010 23:59
IRIB - Les Etats-Unis ont bien offert des "incitations" à Israël en échange d'une prolongation du gel de la colonisation, c’est ce qu’a confirmé jeudi l'ambassadeur israélien à Washington. "L'administration (Obama) est revenue vers Israël avec un certain nombre de suggestions, des incitations si vous voulez, qui pourraient permettre au gouvernement d'adopter, peut-être, une prolongation de deux ou trois mois", a affirmé Michael Oren dans un entretien filmé au Washington Post.Cet élément, mais aussi la poursuite des discussions et la réunion de la Ligue arabe permettront "d'avoir une image plus claire des choses vendredi", a-t-il ajouté, soulignant son espoir que les pourparlers aillent de l'avant.Selon les médias israéliens, Washington aurait promis un appui diplomatique et militaire renforcé à « Israël » en échange d'un nouveau moratoire de 60 jours.Oren évoque également dans l'interview la nécessité que les Palestiniens "reconnaissent Israël comme un Etat légitime permanent", et "le peuple juif comme un peuple indigène de la région, ayant un droit légitime à l'auto-détermination". 

Al-Qassam : La résistance ne se taira pas sur le crime de l’occupation à Hébron et ripostera

[ 08/10/2010 - 12:48 ]
Gaza – CPI
Les Brigades du martyr Izz al-Din al-Qassam, branche militaire du Hamas, ont affirmé que la résistance ripostera au crime commis par l’occupation à al-Khalil, en Cisjordanie occupée, par tous les moyens appropriés. Elles ont souligné que cette opération terroriste ne parviendra pas à arrêter la marche de la résistance.
Abou Obayda, porte-parole des Brigades d’al-Qassam, a affirmé dans une déclaration exclusive au CPI aujourd’hui, vendredi 8 octobre : « Nous suivons le crime et l’agression importante menés par les forces de l’occupation sioniste à al-Khalil en Cisjordanie occupée, et jusqu’à maintenant nous ne pouvons donner des informations officielles sur l’identité des martyrs ou sur les cibles. »
Il a souligné que dans tous les cas « ce nouveau crime s’inscrit dans le cadre de l’échange des rôles avec l’autorité du Fatah à Ramallah », en affirmant que « la résistance réagira de manière appropriée ».
Il a ajouté : « Nous aurons une position en cas de nouvelle mise à jour, mais la résistance ripostera certainement à ce crime ». 
Il a affirmé que les crimes de l’occupation ne réussiront pas à briser la volonté de la résistance ou à stopper leurs attaques, en soulignant que l’occupation a déjà essayé cela par le passé avec l’invasion et l’assassinat. Mais le résultat fut la poursuite des opérations et leur augmentation, et c’est ce qui arrivera par la volonté de Dieu.
« Nous saluons notre peuple à al-Khalil la ferme et la combattante, qui a longtemps échappé à toutes ces campagnes, et qui a sorti des centaines de martyrs, dont les deux martyrs. », a-t-il ajouté.
Il a souligné que cette opération confirme que la question de la présence d’une autorité en Cisjordanie est une illusion, car « l’occupation envahit, tue, et détruit ».
Il a montré qu’il existe un échange de rôles entre l’occupation et l’autorité du Fatah, avec certaines tâches effectuées par l’autorité, et les autres par les forces de l’occupation. Il a affirmé que cette campagne est commune, et que celle qui utilise meurtre, assassinat, traque, et arrestation ne parviendra pas à éteindre la flamme de la résistance et sa continuité. 
Obayda a ensuite déclaré que la résistance ne restera pas les bras croisés face à ce crime, en soulignant que les conditions difficiles et l’attaque sauvage menées par l’occupant et l’autorité, ainsi que la guerre commune, n’empêcheront pas la résistance d’accomplir son devoir.
Il a ajouté : « La résistance dispose d’une liberté dans la riposte quelque soit le lieu, elle ne délaissera pas notre peuple et répondra à ce crime ».

Deux leaders d’al-Qassam : al-Karmi et al-Natsha tombent martyrs dans une opération à Hébron

[ 08/10/2010 - 11:42 ]
Al-Khalil – CPI
Le correspondant du CPI à Hébron a confirmé le martyre des deux leaders des « Brigades du martyr ‘Izz al-Din al-Qassam », branche militaire du mouvement de résistance islamique du Hamas, Nashaat al-Karmi et Mamoun al-Natsha, ainsi que l’arrestation d’au moins 10 autres personnes au cours d’une opération de l’occupant sioniste à al-Khalil (Hébron).
Selon notre correspondant, cela s’est produit lors d’une vaste opération militaire qui s’est déroulée pendant près de huit heures par les forces de l’occupation dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée.
Les forces de l’occupation sioniste étaient renforcées de plus de 40 blindés militaires accompagnés de plusieurs bulldozers, au milieu de survols intensifs d’hélicoptères et d’avions de reconnaissance. L’opération militaire a commencé au milieu de la nuit, et s’est concentrée sur Jabal Jawhar à al-Khalil. Il s’agit de la plus importante au cours des mois derniers.
Des sources locales ont déclaré que les forces israéliennes ont assiégé la maison du citoyen Sa’di Burqan, composée de trois étages, et les maisons de plusieurs de ses proches dans la région. Les soldats leur ont demandé avec des haut-parleurs de sortir de chez eux, avant de commencer à tirer sur leur domicile avec des mitrailleuses et des missiles.
Les sources ont ajouté que les bulldozers de l’occupation se sont approchés de la maison et en ont démoli une partie, car il a été observé que les soldats de l’occupation avaient peur d’assiéger la maison dans laquelle on pense que plusieurs résistants s’étaient réfugiés.
Les sources ont affirmé que les forces de l’occupation sont toujours déployées dans toute la région. Elles ont mené une vaste série d’arrestations d’au moins 10 personnes, dans le cadre de la grande opération effectuée dans la ville.
Plus tard, le porte-parole de l’armée de l’occupation a précisé que ce qu’il appelle « l’activité sécuritaire » à al-Khalil a pour objectif l’arrestation de plusieurs « palestiniens recherchés impliqués dans des actes terroristes contre des cibles israélienne », selon ses prétentions, sans donner plus de détails.

Une foule en colère accompagne les funérailles du martyr al-Nashta à Hébron

[ 08/10/2010 - 15:37 ] 
Al-Khalil – CPI
Des milliers de palestiniens ont enterré cet après-midi le corps du martyr qassami Mamoun al-Nashta, tandis que les préparatifs ont lieu pour transporter le corps du martyr al-Karmi (Abou Hour al-Ain) dans sa ville natale à Toulkaram, selon sa volonté.
Selon le correspondant du CPI, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés de manière spontanée devant l’hôpital Mohamed Ali al-Muhtasib, dans la vieille ville d’al-Khalil, après l’ne opération provocatrice envers les forces de l’occupation. En effet, ils ont récupéré les corps des martyrs au milieu d’une pluie de coups de feu et de gaz lacrymogène, et les ont transportés à l’hôpital d’al-Muhtasib. Ils ont ensuite emmené les corps des deux martyrs à la mosquée d’al-Ansar, dans l’avenue al-Salam, au centre de la ville.
Notre correspondant a affirmé que la foule mobilisait une très large majorité de citoyens qui se sont précipités les yeux remplis de tristesse, dans une scène que les rues d’al-Khalil n’ont pas vécue depuis de longues années, en scandant le nom des Brigades et demandant à la résistance de riposter rapidement.
Des milliers de Palestiniens ont effectué la prière funéraire sur leurs âmes pures, puis ont crié à la vengeance. Les endeuillés ont ensuite porté le corps du martyr Natsha sur leur épaules, et ont parcouru les rues de la ville en partant de la mosquée d’al-Ansar jusqu’au cimetière des martyrs à Wadi Abou Aktila, à l’ouest de la ville. 
Jusqu’à maintenant, l’opération militaire a causé deux martyrs, la démolition de deux maisons, et l’arrestation d’un nombre inconnu de citoyens.
Selon des sources locales fiables, des agents du Shabak sioniste et des éléments de la milice de l’autorité de Ramallah en civil se sont déployés massivement dans la région d’Hébron, en même temps que l’opération et durant les funérailles des martyrs.
Des témoins oculaires ont précisé que les agents du Shabak circulaient avec des voitures portant des plaques d’immatriculation palestiniennes, et ont enlevé un certain nombre de Palestiniens à Jabal Jawhar.
Alors que des agents de la milice d’Abbas se sont mis à suivre les participants aux funérailles d’al-Nashta et ont photographié plusieurs d’entre eux.
Le ministre sioniste de la Guerre, Ehud Barak, a évalué l’opération de l’armée sioniste à Hébron, et a porté la responsabilité sur les deux martyrs et les opérations menées par al-Qassam récemment, dont l’opération d’Abou Na’im qui a causé la mort de quatre colons fin aout dernier.

Arrêtez la déportation des Palestiniens de la ville d’Al-Quds !

[ 08/10/2010 - 19:32 ]
Al-Quds occupée – CPI
Cela fait cent jours que les députés palestiniens mènent leur sit-in, au siège de la Croix-Rouge, dans la ville occupée d’Al-Quds.
A cette occasion, une conférence de presse a été tenue, aujourd’hui vendredi 8 octobre 2010, par les députés du Conseil Législatif Palestinien Ahmed Atton et Mohammed Totah, ainsi que par l’ancien ministre palestinien Khaled Abou Arfa.
Nous nous sommes enfermés ici pour faire avancer l’affaire de la déportation des Palestiniens. « C’est un acte de résistance », dit leur communiqué.
« Nous ne voulons pas que notre déportation fasse jurisprudence, et qu’elle soit ensuite exploitée pour déporter des milliers de Palestiniens », ajoute le communiqué.
« Nous nous sommes réfugiés au siège de la Croix-Rouge, avec toutes les difficultés qui vont avec, dans le but de mettre sous la lumière du jour les affaires de la déportation et de la judaïsation. Nous continuons à vivre dans notre chère ville d'Al-Quds, et nous y mourrons ».
Le communiqué a appelé le peuple palestinien et la nation arabo-musulmane à assumer leurs responsabilités et à venir sauver la ville occupée d’Al-Quds et sa sainte mosquée d’Al-Aqsa.

Un colon sioniste écrase trois adolescents palestiniens

[ 08/10/2010 - 19:37 ]
Al-Quds occupée – CPI
Trois adolescents du village de Salwan ont été blessés, lorsqu’un colon israélien les a heurtés délibérément.
Des sources de la ville d'Al-Quds ont rapporté à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que le président des colons du quartier de Salwan a heurté un groupe d’enfants dès leur sortie de la prière du vendredi. Trois d’entre eux ont été moyennement blessés et transportés à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires.
Cet incident vient après un autre, celui de la mort d’une femme âgée suite à ses blessures qu’elle avait eues pendant une opération menée par les forces israéliennes d'occupation, il y a deux semaines, dans le village de Salwan, au sud de la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
Fakhri Abou Diyab, membre du comité de défense du quartier de Salwan, confirme à l’agence de presse palestinienne la mort de la Palestinienne Haniyeh Aoda, 70 ans.
Elle avait été blessée par une balle tirée par des soldats israéliens, qui ont attardé l’arrivée d’ambulances.

Des colons sionistes tuent des oliviers palestiniens avec des produits chimiques

[ 09/10/2010 - 00:58 ]
Ramallah – CPI
Les Israéliens continuent leurs agressions contre les Palestiniens, contre leurs lieux saints, contre leurs biens, contre tout ce qui est palestinien.
Dans ce contexte malsain, des colons sionistes ont pulvérisé des produits chimiques sur des dizaines d’oliviers, dans le village d’Al-Maghir, au nord-est de la ville de Ramallah, disent des sources locales, aujourd’hui vendredi 8 octobre.
Les oliviers se trouvent sur des terrains voisins de la colonie sioniste d’Aad Aad. Les villageois ne peuvent atteindre leurs terrains, à cause des colons sionistes et de leurs agressions.
En fait, un groupe de ces colons sionistes ont pulvérisé cinquante-cinq dun produit bizarre sur ces oliviers, un produit de couleur blanche qui assèche les arbres et les place sous une mort lente.

Des colons agressent des bergers palestiniens à Al-Aghwar

[ 09/10/2010 - 01:05 ]
Gaza – CPI
Les Israéliens continuent leurs agressions contre les Palestiniens, contre leurs lieux saints, contre leurs biens, contre tout ce qui est palestinien.
Cette fois, des colons sionistes, venant de la colonie sioniste de Maskiyot, ont attaqué le lieu de rassemblement des bergers arabes, dans la région d’Al-Aghwar, au nord-est de la Cisjordanie, dans le but de les éloigner de leur colonie. Cette colonie avait vu le jour par la force de l’arme sur les terrains palestiniens.
Des témoins oculaires disent que ces colons sionistes se sont infiltrés dans ces lieux, la nuit. Ils ont anéanti leur eau potable consacrée aux animaux.
Les témoins ajoutent que les bergers se réfugient dans ces zones, en attendant l’arrivée de la saison hivernale. Ils étaient absents à l’heure de l’attaque.

Des dizaines de milliers de gens appellent les brigades d’Al-Qassam à répliquer au crime d’Al-Khalil

[ 09/10/2010 - 01:07 ]
Khan Younes – CPI
De grandes manifestations ont parcouru les rues de la ville de Rafah et de la ville de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, après la première prière du soir, vendredi 8 octobre.
En effet, dans la ville de Khan Younes, des milliers de Palestiniens sont partis de partout, pour sortir dans une grande manifestation. Ils criaient vengeance. Ils appelaient les brigades d’Al-Qassam à venger les martyrs Al-Karmi et Al-Natcha.
Dr. Salah Al-Bardawil, un chef du Hamas, a dit que ce crime n’anéantit guère la résistance palestinienne. Le sang versé prépare le terrain pour le combat décisif à venir.
Il s’est adressé aux Arabes, en leur demandant de ne pas donner une couverture à ces négociations, en ce moment où la volonté palestinienne de résister est forte.
Et aux occupants israéliens, il a dit qu’ils n’auront pas l’esprit tranquille, tant qu’ils occupent notre terre, ajoutant : « Nous ne resterons pas tranquilles jusqu’à la libération de notre mosquée d’Al-Aqsa ».
Enfin, il a appelé le mouvement du Fatah, qui annonce sa volonté d’une bonne réconciliation, à déclarer clairement sa position par rapport à ce crime.
Et dans la ville de Rafah, des milliers de gens ont participé à des manifestations semblables qui se sont terminées par un discours de Dr. Sami Abou Zahra, porte-parole du mouvement du Hamas. Il a promis qu’autant de gens sortiront pour fêter la réplique des brigades d’Al-Qassam à ce crime lâche.

PERPIGNAN :Tollé après la convocation en justice de trois militants pro-Palestine pour "provocation"

Publié le 8-10-2010

Le parquet de Perpignan a décidé de renvoyer trois militant s du collectif 66 "Paix et Justice en Palestine" devant le tribunal correctionnel le 11 octobre prochain afin de répondre de "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion déterminée".
En clair, pour avoir le 15 mai dernier, devant l’hypermarché Carrefour de Canet, appeler la clientèle à boycotter les produits israéliens. Les trois prévenus ont été entendus la semaine dernière par les services de la police judiciaire de Perpignan avant que leur soit notifiée une convocation en justice. "Ils ont participé à une manifestation devant l’hypermarché. Ils étaient munis de banderoles sur lesquelles étaient inscrits des slogans appelant au boycott. Ils visaient directement l’origine israélienne. C’est une infraction pénale et c’est pour cela qu’ils doivent comparaître afin de répondre de ce délit", explique le procureur-adjoint, M. Bonhomme.
De vives réactions
Une décision qui suscite d’ores et déjà de nombreuses et vives réactions tant de mécontentement que de soutien.
Telle celle de Jacqueline Amiel-Donat, conseillère municipale (PS) à Perpignan. "Demander de ne pas acheter les pamplemousses, les ananas, les jus d’oranges et divers produits "Made in Israël", serait un acte antisémite ?" Serait-ce un acte de terrorisme contre les fruits et légumes d’Israël ?", s’indigne-t-elle.
"Ces poursuites judiciaires sont totalement inacceptables" dénonce encore la fédération départementale du Parti communiste. "Ce n’est pas la forme de leur action – très pacifique – qui leur est reprochée, mais leur motivation supposée. On croit rêver, au moment même où ce gouvernement engage une chasse aux Roms indigne de notre République et de ses valeurs fondatrices. On reproche à des citoyens de manifester leur solidarité avec un peuple palestinien colonisé, spolié économiquement jusque dans les territoires qui lui sont en principe attribués, avec la participation active de grandes entreprises françaises ! Il s’agit d’un acte politique qui va dans le sens de la justice et de l’équité. Il s’agit là d’un nouvel épisode de la criminalisation de l’action militante syndicale ou citoyenne".
"Antisémitisme ?"
"Nous ne nous tairons pas !" renchérit le NPA (nouveau parti anti capitaliste). " Cette action pacifique menée dans le cadre de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) vise à faire appliquer le droit international, à faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, à lever le blocus de Gaza et à défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation. Une réponse unitaire la plus large s’impose, afin de riposter à ce chantage permanent qui cherche à étrangler financièrement le mouvement de solidarité à la lutte du Peuple Palestinien." Enfin, l’association Coup de soleil 66 se dit indignée. "La plainte porte sur une accusation calomnieuse d’antisémitisme. Nous pensons au contraire que c’est l’injustice faite aux Palestiniens et l’impunité de l’état d’Israël condamné par l’ONU et la communauté européenne pour non respect du droit international qui favorisent le racisme et l’antisémitisme. Et d’ "exiger la relaxe pour les trois militants défenseurs du Droit."
La. M.

Procès BDS : La "Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix" apporte son soutien aux militants français

Publié le 8-10-2010

"En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.", déclare cette association israélienne qui participe à la campagne BDS. Lire le communiqué ci dessous.
Déclaration de la coalition des femmes pour la paix (Israël)
La coalition des femmes pour la paix déclare son soutien à la campagne française pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre les sociétés et institutions israéliennes impliquées dans l’occupation de la Palestine, dans l’industrie des colonies et dans le contrôle du peuple palestinien. En tant que militants juifs et palestiniens en Israël, il est de notre devoir de soutenir la communauté internationale impliquée dans le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre les sociétés israéliennes participant au soutien de l’occupation.
Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.
Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale - spécialement sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.
Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org) dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif, ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien et Israélien.
Pour ces raisons, nous - militants israéliens, palestiniens et juifs - soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la persécution des militants français du BDS.
Coalition des femmes pour la paix - Israël
(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine