dimanche 10 janvier 2010

La sécurité égyptienne interdit une marche contre le mur d'acier dans la mosquée d'al Azhar

[ 09/01/2010 - 13:41 ]
Le Caire – CPI


 Les services de la sécurité égyptienne ont interdit une manifestation organisée par le comité égyptien contre le blocus sioniste dans la mosquée d'al Azhar, après la grande prière de vendredi 8/1, pour condamner la construction du mur d'acier sur les frontières de l'Egypte avec la Bande de Gaza, en empêchant les fidèles d'entrer dans la mosquée.
La région de la mosquée d'al Azhar a témoigné, depuis le matin de vendredi, une existence massive de la sécurité sur les routes qui dirigent vers la mosquée, alors que les policiers égyptiens ont enlevé des dizaines de croyants.
La sécurité a interdit aux masses médias d'entrer dans la mosquée, en perquisitionnant tous les passagers qui se trouvaient sur la route qui dirige vers la mosquée d'al Azhar.

Plus de 1000 captifs malades souffrent de la négligence médicale dans les prisons sionistes

[ 09/01/2010 - 14:16 ]
Ramallah – CPI


 Le centre d'al Ahrar des études et des droits des captifs a affirmé que les forces occupantes ont multiplié leurs violations contre les captifs palestiniens, notamment les malades durant l'année dernière 2009.
Le directeur du centre, Fouad al-Khafache a dit, le vendredi 9/1, dans un communiqué dont le centre Palestinien d'information a reçu une copie, que les autorités de l'occupation refusent de présenter les médicaments aux captifs malades, notamment à ceux qui souffrent des maladies chroniques.
Il a souligné qu'on ne possède pas de statistiques concernant les captifs malades, mais les états chroniques sont plus de 1000 captifs qui vivent des conditions très difficiles dans les prisons sionistes.
Al-Khafache a dit que 18 captifs Palestiniens souffrent du cancer dans les prisons sionistes, alors que des dizaines de détenus sont handicapés.
Enfin, il a noté que les captifs malades s'exposent à des pratiques inhumaines sionistes sauvages, tout en appelant les côtés juridiques internationaux, arabes et islamiques à annoncer 2010 comme l'année pour sauver les captifs malades dans les prisons de l'occupation.

Un fermier palestinien blessé dans un bombardement sioniste à l'est d'al Maghazi

[ 09/01/2010 - 18:01 ]
Gaza – CPI


Un fermier palestinien a été grièvement blessé lors d'un bombardement sioniste contre les maisons résidentielles et les terres agricoles, à l'Est du camp d'al Maghazi, au milieu de la Bande de Gaza.
Des sources médicales palestiniennes ont dit, le samedi 9/1, qu'un fermier palestinien a été blessé gravement par les tirs des forces occupantes et qu'on lui a transporté à l'hôpital des martyrs d'al-Aqsa à Dir al-Balah au milieu de la bande de Gaza.
Des sources locales ont déclaré que l'artillerie sioniste a bombardé des régions agricoles, au milieu de la bande de Gaza, avec plus de 5 obus, en blessant un fermier et faisant de grands dommages dans les propriétés des palestiniens.
Les forces occupantes ont accentué leurs escalades militaires sur les frontières Est de la Bande de Gaza avec les territoires occupés en 1948.

Les forces de l'occupation attaquent une marche hebdomadaire de Maassara contre le mur d'apartheid

[ 09/01/2010 - 18:09 ]
Bethléem – CPI
http://www.palestine-info.cc/fr/DataFiles%5CCache%5CTempImgs%5C2010%5C1%5CImages_News_jan_01_marcheeee_300_0.jpg
Les forces de l'occupation ont attaqué, le vendredi 8/1, les participants dans une marche hebdomadaire de Maassara organisée par les habitants du village contre le mur d'apartheid sioniste, au sud de Bethléem, en Cisjordanie occupée, en blessant 2 jeunes palestiniens, alors que des dizaines d'autres ont été asphyxiés par les bombes lacrymogènes.

Le membre du comité populaire anti-mur, Mohamed Breijeh a dit que les forces occupantes ont utilisé des bâtons et des bombes lacrymogènes contre les manifestants qui contestaient contre le mur d'apartheid qui encercle le village.

Il a ajouté que les forces sionistes ont blessé deux jeunes palestiniens alors que des dizaines d'autres ont été asphyxiés.

Il est à noter que les habitants du village de Maassara organisent des manifestations hebdomadaires contre le mur raciste sionistes qui encercle leur village.

L'occupation compte éloigner 50 mille palestiniens d'al-Qods à l'extérieur du mur d'apartheid

[ 09/01/2010 - 18:40 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le journal sioniste "Haaretz" a dévoilé que la municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods a l'intention d'éloigner plus de 50 mille Palestiniens qui habitent dans la ville sainte et portent des cartes bleu d'identité, hors du mur d'apartheid.

Dans son édition de samedi 9 janvier 2009, le journal a rapporté du responsable sioniste de la partie est d'al Qods dans la municipalité de l'occupation que les palestiniens qui habitent aux alentours de la ville à l'extérieur du mur ne font pas partie des habitants de la ville sainte.

Le journal a ajouté que ces Palestiniens éloignés par la municipalité de l'occupation vivent des conditions très difficiles, où la municipalité et ses institutions ont arrêté leurs services à ces régions, alors que l'autorité palestinienne est interdite d'entrer aux alentours de la ville sacrée.

Une vision sioniste du défi du Hamas et du rôle de l’Egypte dans une frappe israélienne à venir


[ 10/01/2010 - 00:20 ]
Liban – CPI=

Un an après la guerre agressive israélienne menée contre Gaza, d’anciennes questions s’imposent encore : "Israël" entamera-t-elle encore une nouvelle agression contre la bande de Gaza ? Et jusqu’où cette agression ira-t-elle ?

Pour ne pas sortir de la logique, il est à supposer que la situation actuelle du mouvement du Hamas, sa capacité militaire et sa solidité économique, un an après l’agression, constituent des fortes incitant les occupants israéliens à réattaquer militairement la bande de Gaza.

En plus de cela, l’alternative au choix militaire pour faire tomber le Hamas, ou du moins le contenir, reste le blocus israélien imposé sur la bande de Gaza (depuis trois ans), avec une participation arabe active depuis un an. On assiège Gaza, mais on porte au Hamas ses conséquences comme les tragédies desquelles souffrent le peuple palestinien, en reliant ces résultats aux choix du mouvement dont surtout la résistance.

On sait que malgré tout, le Hamas a pu développer ses dispositions militaires, en tirant des leçons de l’agression de fin 2008. Elles arrivent à des niveaux records par rapport à la veille de l’agression, selon des rapports israéliens. Cette capacité affermie aggrave la crise israélienne et l’impossibilité d’ignorer le Hamas. Le Hamas continue à être un véritable obstacle devant toute régularisation que les Israéliens veulent faire avaler aux Palestiniens, sous une forte assistance américaine.

Par contre, plusieurs raisons et données peuvent freiner les ardeurs poussant les Israéliens à une nouvelle opération militaire de grande envergure, au moins actuellement. On énumérera plusieurs raisons, entre autres.

Tout d’abord, les Israéliens attendent ce que le régime égyptien peut faire pour éviter la guerre, tant coûteuse. Ils parient sur la construction du « mur d’acier » qui pourrait limiter la possibilité de la résistance dans la bande de Gaza de développer ses aptitudes militaires menaçant encore plus la sécurité israélienne.

Puis Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, se trouve obligé de n’être en opposition à la priorité américaine qui consiste à pousser l’opération de paix avec les Palestiniens. Cette priorité pourrait freiner toute volonté d’une escalade militaire sur le front qui pourrait donner des résultats concrets et politiques inconnus.

Par ailleurs, les Israéliens s’occupent à focaliser toutes les lumières sur le programme nucléaire iranien qui est déjà arrivé à un stade critique. Toute la direction israélienne, politique et militaire, ainsi que les services de renseignements croient (ou veulent faire croire) que l’Iran possède toute l’expérience et tous les produits nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires.

Et toute agression contre la bande de Gaza pourrait dévier les priorités de l’administration américaine, et cela sera loin de la volonté d’"Israël" pour qui l’Iran représente la menace pesant sur sa sécurité nationale.

Afin d’entamer une nouvelle guerre de grande envergure contre la bande de Gaza, il manque à la direction israélienne une légitimité aussi bien intérieure qu’internationale. Le calme, même précaire, freine toute impulsion dans cette direction, au moins à ce stade.

L’opération de paix se trouve dans une impasse, sous un gouvernement plutôt d’extrême droite, une raison supplémentaire pour stopper l'ardeur israélienne.

Et sur le terrain proprement dit, "Israël" devra bien délimiter ses objectifs pour toute nouvelle agression contre la Bande, surtout que le choix militaire a été trop usé durant la dernière agression.

Ainsi, la direction israélienne devra bien choisir ses objectifs pour bien en connaître les résultats, selon les expériences du passé. Des objectifs comme la réoccupation de la bande de Gaza, la destruction des forces militaires du Hamas et des autres factions, ou du moins il faudra les modeler politiquement, ou enfin imposer des mesures sur le terrain les empêchant de continuer à se renforcer militairement.

En tout cas, actuellement, les Israéliens misent beaucoup sur le régime égyptien et sur ce qu’il pourra faire dans ce domaine, en attendant les développements régionaux au niveau du dossier de la paix (avec les Palestiniens) et du dossier nucléaire iranien.

Les médias rapportent une suggestion faite par le premier ministre israélien, pendant sa visite au Caire, il y a une semaine. Il demande à l’Egypte d’organiser une réunion au sommet entre lui et Mahmoud Abbas. On dit que ce dernier regarde cette suggestion d’un œil conciliant.

Mais que pourra-t-on tirer de la suggestion de Netanyahu ? Peut-on dire que cette suggestion soit le début d’une nouvelle tournée de négociations israélo-palestiniennes ? Mais en regardant bien cette demande de Netanyahu, on pourra voir trois objectifs :

Premièrement : isoler et affaiblir le Hamas, détesté pour des différentes raisons, par "Israël" comme par le Fatah guidé par Mahmoud Abbas, en Cisjordanie, ainsi que par l’Egypte.

"Israël" trouve le défi du Hamas insupportable. Et Abbas, de son côté, voit dans le Hamas un concurrent dangereux à la direction palestinienne. Et pour le régime égyptien, le mouvement islamique palestinien, ayant un fort lien avec le groupe des Frères Musulmans de l’Egypte, représente un danger pour la sécurité dans le Sinaï.

Deuxièmement : il y a quelques appréhensions accompagnant la pression pratiquée par "Israël" et les Etats-Unis sur l’Egypte pour qu’elle participe au projet essayant d’empêcher les Palestiniens de creuser des tunnels reliant la bande de Gaza et les territoires égyptiens, en construisant un mur métallique très profond sur les frontières.

Troisièmement : Il se pourrait que Netanyahu voudrait voler la lumière de George Mitchell, l’envoyé spécial d’Obama au Moyen-Orient. Ce dernier ne cesse depuis un certain temps d’inciter les Israéliens et les Palestiniens à reprendre les négociations gelées. Il est sûr que Netanyahu n’a aucune volonté d’entamer des négociations sérieuses, avec sa politique provocatrice de construction de colonies.

De plus, la lacune entre les opinions de Netanyahu concernant les négociations et les opinions des Palestiniens est très large. Cette lacune ne laisse aucune chance à toute négociation de réussir. Elle reflète par contre son inutilité. "Israël" a une grande appréhension, beaucoup plus qu’autre chose, vis-à-vis d’une intervention internationale dans le conflit israélo-palestinien.

Elle sait bien qu’il pourrait y avoir un consensus rassemblant les Etats-Unis, la Russie, l’Union Européenne et l’ONU sur la solution à deux Etats.

"Israël", par la suggestion de son premier ministre, veut dépasser toute tentative internationale visant à mettre un cadre pour les négociations ou à appeler à une conférence internationale.

Finalement, l’objectif de Netanyahu est d’imposer aux Palestiniens vaincus ses conditions, dans des négociations bilatérales, sans aucun médiateur.
Article paru dans le journal libanais Al-Akhbar, le 6 janvier 10
Traduit par le CPI

samedi 9 janvier 2010

Gaza : Accord de principe avec Israël sur le remboursement des dégâts causés à l'ONU

[Un entrepôt de l]

Un entrepôt de l'UNRWA à Gaza qui brûle après avoir été bombardé par l'armée israélienne.
8 janvier 2010 – Israël et les Nations Unies ont conclu un accord de principe sur le remboursement des dégâts causés à des biens de l'ONU lors de l'offensive militaire israélienne contre le mouvement palestinien Hamas il y a un an à Gaza.

Lors des trois semaines de l'offensive en décembre 2008 et janvier 2009, lancée par Israël en représailles à des tirs de roquettes depuis Gaza contre le sud d'Israël, plusieurs bâtiments des Nations Unies, dont des écoles, une clinique et un entrepôt, ont été touchés par des obus de mortier.

Jeudi, le porte-parole du Secrétaire général, Martin Nesirky, n'a pas donné davantage de détails sur le contenu de l'accord. Il a indiqué que l'ONU attendait le feu vert du gouvernement israélien, après quoi l'accord serait finalisé et l'argent versé.

Selon la presse, ces compensations pourraient atteindre 10 millions de dollars.

Les dégâts causés aux biens de l'ONU lors du conflit à Gaza ont fait partie des sujets discutés par le Secrétaire général Ban Ki-moon lors d'une récente conversation téléphonique avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20961&Cr=UNRWA&Cr1=

« Aucune armée, aucune prison et aucun mur ne nous arrêteront »

Bilin - 08-01-2010
Par Abdallah Abu Rahmah
Cette lettre d’Abdallah Abu Rahmah a été transmise par ses avocats.
A tous nos amis, Je commence cette nouvelle décennie emprisonné dans un camp de détention militaire. Néanmoins, depuis cette cellule de l’occupation, j’entame cette nouvelle année avec détermination et espoir. Je sais que la campagne militaire d’Israël pour emprisonner la direction de la lutte populaire palestinienne montre que notre lutte non violente est efficace. L’occupation est menacée par notre mouvement en expansion et c’est pourquoi elle essaie de nous faire taire. Ce que les dirigeants israéliens ne comprennent pas, c’est que la lutte populaire ne s’arrêtera pas avec notre emprisonnement.

Que nous soyons confinés dans la prison à ciel ouvert qu’est devenue Gaza, dans les prisons militaires en Cisjordanie, ou dans nos propres villages encerclés par le mur d’apartheid, que nous soyons arrêtés et persécutés, tout cela ne nous affaiblit pas. Cela ne fait que renforcer notre détermination à faire de 2010 une année de libération par la résistance non armée de la base populaire contre l’occupation.

Le prix que moi et beaucoup d’autres payons pour la liberté ne nous décourage pas. Je fais le vœu que mes deux jeunes filles et mon petit garçon n’aient pas à payer ce prix avec moi. Mais pour mon fils et mes filles, pour leur avenir, nous devons continuer notre lutte pour la liberté.

Cette année, le Comité de Coordination de la Lutte Populaire poursuivra nos actions de 2009, une année au cours de laquelle vous avez amplifié nos manifestations populaires en Palestine par les campagnes de boycott international et les actions juridiques internationales sous juridiction universelle.

Dans mon village, Bil’in, le magnat israélien Lev Leviel et Africa-Israël, le trust qu’il contrôle, sont impliqués dans la construction illégale de colonies sur notre terre volée, ainsi que sur les terres de beaucoup d’autres villages et villes palestiniens. Adalah-NY mène une campagne internationale visant à montrer que les crimes de guerre ont un prix.

Notre village a intenté une action en justice contre deux compagnies canadiennes pour leur rôle dans la construction et le marketing de deux nouvelles unités de colonies sur la terre du village isolée par le mur d’apartheid d’Israël. Les poursuites ont commencé devant les tribunaux canadiens l’été dernier, et sont en cours.

Bil’in est devenu le cimetière des sociétés immobilières israéliennes. Les unes après les autres, ces sociétés sont menacées de faillite car les coûts des constructions sur la terre palestinienne volée sont plus élevés que les bénéfices.

Contrairement à Israël, nous n’avons ni armes nucléaires ni armée, mais nous n’en avons pas besoin. La légitimité de notre cause nous vaut votre soutien. Aucune armée, aucune prison et aucun mur ne peuvent nous arrêter.

Bien à vous,
Abdallah Abu Rahmah
depuis le camp de détention militaire d’Ofer
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13233&type=temoignage&lesujet=R%E9sistances

“Ils m’ont viré de mon boulot, et je ne sais pas pourquoi”

Cisjordanie - 09-01-2010
Par Khaled Amayreh
Sous couvert de lutter contre l’influence du Hamas en Cisjordanie, l’Autorité Palestinienne basée à Ramallah a licencié des centaines d’enseignants et autres fonctionnaires de leurs postes pour des “raisons de sécurité” non expliquées. Les licenciements ont été ordonnés par les services de sécurité financés par les Etats-Unis, comme les Renseignements Généraux (Mukhabarat) et la Force de Sécurité Préventive (PSF), l’une et l’autre tristement célèbres pour leur violation systématique des droits humains et civils des citoyens palestiniens.


L’Autorité Palestinienne ne communique pas les raisons exactes qui se cachent derrière ces licenciements et invoque souvent le mantra que « le gouvernement a le droit de licencier tout fonctionnaire sans explication. »

De plus, les services de sécurité ont donné instruction à certains groupes pour les droits de l’homme de cesser de recevoir les plaintes de victimes de la politique de renvoi, en violation flagrante de la loi.

Se considérant comme injustement traités, de nombreux enseignants lésés ont dernièrement décidé de poursuivre l’Autorité Palestinienne, dans l’espoir que le système juridique palestinien, qui lutte pour se débarrasser de l’intervention invasive et du mépris effronté de l’appareil sécuritaire, écoute leurs griefs.

Toutefois, étant donné l’hégémonie manifeste des agences de sécurité sur tous les aspects de la vie en Cisjordanie, il est plus que vraisemblable que les fonctionnaires congédiés continueront de souffrir, du moins jusqu’à ce que la règle du droit soit restauré et que la structure d’Etat policier prenne fin.

L’une des conséquences tragiques de cette véritable inquisition dirigée principalement contre les fonctionnaires à orientation islamique est que beaucoup des licenciés ont cherché du travail dans les colonies juives pour continuer à subvenir aux besoins de leurs familles.

D’autres envisagent même de partir, voire d’émigrer définitivement. Malheureusement, le gouvernement de l’Autorité Palestinienne n’a pratiquement rien fait pour endiguer ce phénomène scandaleux.

Cette semaine, un des enseignants licenciés, viré du jour au lendemain de son travail il y a plusieurs mois pour des raisons qu’il dit ne pas connaître ni comprendre, a décidé de poursuivre, entre autres, le Premier Ministre de l’AP Salam Fayyad et le Ministre de l’Education.

Ce qui suit est un extrait d’un appel qu’il a décidé de faire circuler publiquement, dans l’espoir d’obliger le gouvernement de l’AP de le rétablir à son poste.

“Je m’appelle Ahmed M. Abdul Qader Qazzaz, j’ai 43 ans, je suis marié et j’ai cinq enfants. J’habite la ville Dura, près d’al-Khalil (Hébron), et j’ai obtenu une maîtrise de Littérature anglaise à l’Université d’Hébron en 1991.

Je viens d’une grande famille combattante qui a constamment privilégié et continue de privilégier l’enseignement. De plus, ma famille a une longue histoire de résistance à l’occupation israélienne. Mon oncle paternel, Ahmed, a été tué le 28 février 1966 pendant un affrontement armé avec l’armée israélienne près de Beir al-Saba’, près de l’ancienne ligne d’armistice.

Mon père, qui a 70 ans, a été arrêté plusieurs fois par les autorités de l’occupation israélienne et a passé six ans en détention israélienne pour des faits de résistance (il a aussi été arrêté par les autorités jordaniennes avant 1967).

Mes frères Abdul Qader, Anwar, Amjad et Mahmoud ont été arrêtés eux aussi par les Israéliens à différentes occasions, et Mahmoud a été incarcéré pendant 5 ans, accusé de faire partie de la branche militaire du Fatah, les Brigades des Martyrs Aqsa, dans les collines du sud d’Hébron.

Néanmoins, il semble que cette longue histoire de résistance contre les occupants sionistes ont peu impressionné les autorités sécuritaires de l’AP, comme le prouve les mauvais traitements et les persécutions subis par notre famille.

En 1996, j’ai été embauché comme enseignant dans un pensionnat local, l’Ecole islamique al-Siddiq (un établissement privé). En 2006, j’ai décidé d’intégrer une école publique pour bénéficier d’une retraite. J’ai réussi l’examen des nouveaux enseignants avec les meilleures notes de tous les candidats. La même année, le Ministère de l’Education m’a embauché officiellement comme enseignant du secteur public mais m’a demandé de rester au pensionnat islamique tout en continuant à percevoir mon salaire du gouvernement, comme n’importe quel autre fonctionnaire.

En avril 2009, on m’a notifié que j’avais un problème avec les Renseignements Généraux et que je devais le régler avec eux. Lorsque je suis allé dans leurs bureaux à Dura, on m’a dit que le problème était résolu et que je serais rétabli rapidement à mon poste.

Néanmoins, la dernière semaine d’octobre 2009, j’ai eu la surprise de recevoir une lettre laconique me disant que j’étais licencié parce que les deux services de sécurité, les RG et la Force de Sécurité Préventive ne voulaient pas m’accorder une habilitation. Cette lettre m’a choqué parce que j’ai toujours été un très bon enseignant, sans affiliation politique ni passé d’activisme politique.

Décidé à ne pas me soumettre à cette injustice pure et simple, j’ai décidé de poursuivre en justice le Premier Ministre Salam Fayyad et le Ministre de l’Education, ainsi que deux autres responsables. Mon affaire porte le numéro 2900/876 et est en attente auprès de la Haute Cour palestinienne de Justice à Ramallah.

En réalité, je ne suis pas la seule cible des persécutions de l’appareil sécuritaire de l’AP.

Il y a deux ans, ma sœur Haifa a été licenciée de son poste d’enseignante en dépit du fait qu’elle excellait dans son domaine de compétence, comme le prouve son dossier. Elle aussi fait appel à la justice.

De plus, mon frère Omar a lui aussi été licencié de son poste d’enseignant 9 jours à peine après sa nomination. Lui non plus n’a reçu aucune raison convaincante pour expliquer ou justifier son licenciement brutal.

Et il y a quelques mois, ce fut mon tour.

J’en appelle donc et j’exhorte le Premier Ministre Fayyad et son gouvernement à reconsidérer cette pente grave et dangereuse qui sape gravement le processus éducatif et attaque son caractère sacré et sa crédibilité.

En tous cas, c’est l’expression d’une mauvaise gouvernance que de mettre le champ éducatif à la merci des fluctuations politiques en Palestine occupée, car celle a de fait des conséquences désastreuses sur la qualité de l’enseignement que reçoivent nos enfants.

J’en appelle et j’exhorte également, dans les termes les plus forts, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et son Conseil central et révolutionnaire à réintégrer immédiatement mon frère, ma sœur et moi-même à nos postes.

Enfin, je fais appel au Ministère de la Justice et à la Haute Cour de Justice pour défendre la valeur de la justice dans notre pays tourmenté. En effet, si nous ne promouvons pas la justice dans notre traitement mutuel, comment pouvons-nous attendre des autres qu’ils nous traitent équitablement ?"
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13234&type=temoignage&lesujet=Collabos

Une rescapée de la Shoah solidaire du peuple palestinien

Mme Heidi Epstein

08/01/2010 La rescapée de la "Shoah", Heidi Epstein âgée de 86 ans aurait due être une femme comme les autres!
Car la logique, si logique est, aurait voulu que tous les rescapés de l'Holocauste soient des militants pour la Palestine, vu le calvaire qu'ils ont vécu, et qu'il est normal qu'ils veuillent qu'il ne se répète plus jamais.

Hélas, ironie de l'histoire, c'est bien le contraire qui a eu lieu. Les rescapés des camps de la mort du 20ème sont eux-mêmes aujourd'hui les tortionnaires des camps de la mort du 21ème siècle… les usurpateurs de l'histoire et de la géographie de tout un peuple... les violeurs de la citoyenneté de quelques 6 millions de Palestiniens.

Raison pour laquelle une femme comme Heidi Epstein ne peut aujourd'hui passer inaperçue. À contre courant du choix majoritaire de ses coreligionnaires, elle est l'une des plus fidèles défenseurs du peuple palestinien.

Jamais dès le moment où sa famille a décidé de fuir la répression nazie, il ne fut question d'aller en Palestine. Jamais. Ses parentes étaient profondément anti sioniste. Elle avait 14 ans, et ne comprenait pas très bien leur choix. Avec la proclamation de l'entité sioniste, les choses étaient très confuses dans sa petite tête. "Israël" lui semblait la terre qui abritait les rescapés de l'holocauste.
Mais c'est en 1982 que les premières questions ont resurgi. Avec les massacres de Sabra et Chatila, commandités par l'ex-ministre de la guerre israélien, devenu plus tard Premier ministre, et actuellement au coma, Arien Sharon. Elle voulait savoir qui étaient les véritables auteurs.
Elle voulut savoir aussi tout ce qui s'était passé avant cette date encore…
C'est ainsi qu'elle découvrit le vrai visage d'Israël.

En 2001, elle va passer à l'acte: en formant un mouvement de femmes anti guerre baptisé "des femmes en noirs". En 2003, elle se rend pour la première fois en Cisjordanie occupée. Depuis, elle s'y rend chaque année et s'implique encore plus dans la défense des droits des Palestiniens.
dernièrement, elle a fait partie de la manifestation organisée contre le blocus imposé contre la Bande de Gaza, baptisé "marche pour Gaza" qui comptait quelques 1400 militants venus de plus de 40 pays. Elle a eu la chance de faire partie des cent militants qui ont été autorisés à rentrer.

Interrogé sur la réaction de ses coreligionnaires quant à son anti sionisme, elle rapporte que " la société israélienne la qualifie d'anti sémite, et l'accuse de haïr les Juifs. Je ne suis pas anti israélienne, mais je peux me permettre de critiquer Israël. Tous les pays peuvent être critiqués sauf Israël, pourquoi?".
Elle évoque les mensonges des Israéliens qui l'avaient mis en garde contre les Palestinien alors qu'elle se préparait pour aller en Cisjordanie, comme quoi ils allaient lui nuire: "ce sont les Palestiniens qui m'ont protégée, alors que dans l'aéroport de Ben Gourione j'ai été maltraitée, et on m'a traitée de terroriste et de danger pour la sécurité" rétorque Mme Heidi.
À 86 ans, Mme Heidi se dit optimiste pour la paix dan la région. Mais selon elle, il faudrait avant tout que "l'occupation israélienne cesse d'utiliser les armes contre les palestiniens, et il faudrait que les Américains cessent de financer les Israélien!"
Chose dite, certainement facile, mais comment faire?!

( les informations recueillies sur AlJazira)
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118954&language=fr

Lacunes du dispositif anti missiles israélien, Dôme d'acier

08/01/2010

Alors que la propagande israélienne continue de vanter les capacités militaires de l'armée et sa disposition à faire face à tout danger, le Israéliens eux-mêmes ne tardent pas à déceler les lacunes et les défauts persistants dans leur machine de guerre.

Alors que l'annonce pompeuse de la réussite du nouveau système de défense anti missiles "dôme d'acier" devrait accroitre la confiance dans les milieux israéliens, les médias sionistes chargés de cette propagande ont émis des soupçons quant à ses réelles capacités à protéger les territoires occupés.

Pour le quotidien Haaretz, le nouveau système anti-missile ne peut pas assurer une entière sécurité aux colonies pour plusieurs raisons, dont entre autre :
-Il n'a pas été testé sur le terrain.
- Il est incapable de faire face aux missiles de portée supérieure à 70 km.

L'analyste militaire Yoav Limor a, quant à lui, précisé qu'une première batterie sera installée au "sud d'Israël" (à la frontière avec la bande de Gaza) entre Avril et Juillet prochain afin de contrecarrer les roquettes Qassam et Grad.


"Ce système est un véritable exploit mais il est incapable d'assurer la protection sur une distance dépassant les 70 km, et le vrai problème est celui du financement. Autre problème majeur: chaque batterie anti-missile couvre une ville de grandeur moyenne, donc, pour pouvoir protéger les alentours de Gaza et les colonies du nord, nous avons besoin de vingt batteries, le coût de chacune d'elles s'élève à 12 millions de dollars, alors qu'un intercepteur coûte 100 mille dollars".

Limor s'est alors interrogé: "Comment dépenser 100 mille dollars pour éliminer un missile qui ne coûte que 200 dollars?".


L'expert militaire Raouven Badsahor est allé dans le même sens. "Le développement du système "dôme d'acier" est vraiment ridicule du point de vue économique parce que nous allons lancer un missile de 120 mille dollars contre une roquette de 5 dollars. Les Palestiniens entasseront alors des milliers de roquettes au moment où nous mènerons une guerre d'usure économique", a-t-il prévenu.

Le système de défense anti missiles en question "a passé avec succès tous les tests et il est prêt pour être utilisé contre les missiles de courte et moyenne portée, allant de 4 à 80 km, avait annoncé le ministère de la sécurité israélienne.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118878&language=fr

Egypte Palestine : le mur de la honte

vendredi 8 janvier 2010 - 06h:41
On savait que les Palestiniens étaient depuis longtemps les victimes directes des politiques arabes chaotiques, veules et hypocrites. On savait que l’Etat d’Israël n’avait au fond pas de grands efforts à faire pour imposer sa vision, ses méthodes et ses objectifs. Avec les Etats-Unis, le silence complice de l’Europe, et la complicité passive des Etats arabes, la cause était entendue.

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Après que les Egyptiens aient d’abord voulu bloquer le convoi de Viva Palestina, des affrontements ont éclaté à la frontière de Rafah entre manifestants palestiniens et soldats égyptiens - Photo : AP/Eyad Baba

D’aucuns ont même parlé, avec quelque raison, de la « politique pro-sioniste » des Etats arabes. Nous savions les lâchetés et les trahisons : rien de nouveau à l’horizon.

On avait pu croire que le pire fut atteint avec l’offensive meurtrière et criminelle des forces israéliennes sur Gaza il y a un an. C’était sans compter sur la capacité créatrice du « pire encore » qu’allait nous offrir l’Etat égyptien et la délégation des « autorités religieuses » d’al-Azhar. Au nom de « la sécurité nationale », contre « le terrorisme », et, enfin, pour lutter contre « la corruption », la « contrebande » et « le trafic de drogue » des « indisciplinés » de Gaza, le gouvernement égyptien a décidé de construire un mur souterrain de plus de vingt mètres de profondeur afin d’empêcher que les « Gazaouis » continuent leurs actes « illégaux » de construction des « tunnels de la contrebande ».

Le gouvernement égyptien n’a bien sûr aucune intention de cloîtrer les habitants dans leur enfer ; il s’agit, à l’évidence, d’une question de sécurité nationale ! Cela est tellement vrai que le comité des savants d’al-Azhar a cautionné ladite décision en affirmant qu’il était « islamiquement légitime » (« conforme à la sharî’a ») de protéger ses frontières (ceux ci répondaient à une fatwa de l’Union mondiale des savant musulmans qui disait exactement le contraire, à savoir que cette décision était « islamiquement inacceptable »).

Quelle honte ! Comment ose-t-on jouer avec la justice, instrumentaliser ainsi le pouvoir et la religion. Le peuple palestinien, et au premier rang duquel les habitants de Gaza, vivent un déni de dignité et de droit, ils n’ont plus accès à la nourriture, à l’eau et aux soins, et voilà que le gouvernement égyptien se fait l’allié de la pire politique israélienne : isoler, étrangler, affamer, étouffer les civils palestiniens après les avoir décimés par centaines. Il est question de faire plier la résistance et d’acculer les leaders.

Le gouvernement égyptien a bloqué les différents convois qui cherchaient à secourir le peuple palestinien avec l’espoir de lever le blocus sur Gaza. La mobilisation qui a permis à des centaines de femmes et d’hommes du monde entier de se réunir à Rafah a essuyé refus sur refus de la part du pouvoir du Caire, le tout agrémenté de quelques humiliations ciblées.

Quelle honte vraiment ! Le gouvernement israélien peut sourire. Au même moment, on nous annonce un lancement nouveau et « prometteur » du « processus de paix » !! Toutes les parties y trouveraient leur compte, nous dit-on, et les Etats-Unis, soutenus par l’Arabie Saoudite et ... l’Egypte, ont grandement participé à l’élaboration de ce « programme complet ». Beau « processus de paix » au nom duquel il aura fallu soumettre des civils à des mois de boycott avant d’inviter leurs leaders à des tables de négociations « très libres » et « très respectueuses ».

Le gouvernement israélien peut sourire, à l’évidence : il gagne encore du temps et ne perd sur aucun dossier. Sa politique de peuplement sera temporairement gelée...sauf les constructions déjà engagées. Belle négociation en vérité !

Il faut le dire et le répéter : le « mur-égyptien-de-sécurité-nationale » est une honte. Les autorités religieuses qui l’ont, de surcroît, légitimé ont agi comme ces fameux « ulamâ » (savants musulmans) ou « conseils islamiques » soumis qui aux pouvoirs, qui aux dictatures, qui aux forces coloniales ou qui encore aux quelconques Républiques peu cohérentes et manipulatrices des religieux. Que peut-il rester de leur crédibilité avec l’émission d’une telle « fatwa politique » qui ajoute à la dictature du pouvoir la caution islamique de la lâcheté des savants (ulamâ) ? Le silence eut été préférable.

Il faut dénoncer l’inacceptable et demeurer aux côtés de celles et de ceux qui résistent dans la dignité. S’il est une chose que les gouvernements israéliens successifs savent, et avec laquelle nous sommes d’accord, c’est que le peuple palestinien ne cédera pas. Et pour ceux qui auraient quelques doutes, ajoutons à cette certitude, une seconde vérité du temps : l’Histoire est du côté des Palestiniens et ce sont eux qui représentent pour aujourd’hui et pour demain l’espoir des valeurs humaines les plus nobles. Résister à l’oppresseur, défendre ses droits légitimes et sa terre, et ne jamais céder à l’arrogance et aux mensonges des puissants.

Quant aux pouvoirs israéliens, égyptiens ou autres, ou encore les fatâwâ (plur. de fatwa) des ulamâ appointés, ils passeront, ils passeront très certainement et seront heureusement oubliés. Heureusement. Le devoir de mémoire se meut en invitation à l’oubli quand il s’agit des noms et des agissements des dictateurs, des traîtres et des lâches.

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7 janvier 2010 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.tariqramadan.com/spip.ph...

Bombardements israéliens sur Gaza : 4 civils palestiniens assassinés

vendredi 8 janvier 2010 - 07h:14

Ayman Quader & Sameh A. Habeeb
Dans un contexte où se renforcent les attaques israéliennes à travers la bande de Gaza, l’aviation israélienne a lancé une série de raids aériens contre les tunnels servant au passage de produits alimentaires depuis l’Egypte. Des sources médicales ont indiqué que 4 civils ont tués et plusieurs autres blessés dans l’intense bombardement.

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Un des tunnels permettant le passage de produits de première nécessité entre le ghetto de Gaza et l’Egypte.

Des F16 israéliens ont été utilisés dans l’attaque. A la suite des raids, 10 civils palestiniens sont manquants pour le moment, tandis que 4 ont été confirmés comme morts.

Il y a plus de 1500 tunnels entre [le ghetto de] Gaza et l’Égypte, principalement utilisés pour le passage de denrées alimentaires du fait que les Israéliens imposent un blocus rigoureux.

Les tunnels sont considérés comme une voie de subsistance essentielle car les principaux points de passage sont bloqués par l’occupant israélien.

Moins de 2 heures auparavant, il y avait eu une très forte explosion à l’ouest de la ville de Gaza, dans le quartier de Tal Al-Hawa. Des témoins oculaires ont rapporté que des F16 israéliens avaient lancé une attaque au milieu de la nuit.

Cette première attaque a été suivie par une toute série de raids aériens.

« The Palestine Telegraph » a rapporté qu’un certain nombre de raids aériens ont eu lieu nord de la bande de Gaza et que des attaques ont ciblé également les zones du centre du territoire.

Dans un premier temps les sources médicales ne faisaient mention d’aucune victime alors que les ambulances se précipitaient vers les zones visées.

On peut entendre encore en ce moment un certain nombre de F16 et un sentiment de peur, voir de panique, se répand parmi les civils qui se trouvaient dans leur sommeil.

Ces attaques ont lieu au milieu de zones très densément peuplées où vivent environ 150 000 Palestiniens.

L’armée israélienne avait déjà lancé une série d’attaques la semaine dernière, assassinant plusieurs Palestiniens.

8 janvier 2010 - The Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.paltelegraph.com/palesti...
Traduction : Info-Palestine.net
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7942

« Un policier égyptien m’a battue et a voulu m’arracher mon drapeau palestinien »

vendredi 8 janvier 2010 - 06h:48

The Palestine Telegraph
Malgré son jeune âge et sa petite corpulence, Israa avait décidé de visiter sa patrie sous occupation. Elle a enduré des moments difficiles après avoir été traumatisée par des scènes de la guerre contre Gaza, en particulier les images des enfants martyrisés retirés de sous les décombres.

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Israa Ameen Abu Rashid

« Jeudi dernier, après que le gouvernement égyptien nous ait bloqués avec les autobus et les véhicules qui nous amenaient à El-Arish, puis à la bande de Gaza, nous avons décidé d’aller à pied. Pendant que nous attendions le reste des marcheurs à Al-Tahrir Square, j’ai été surprise que les forces de sécurité nous aient alors attaqués. Ils m’ont frappée avec des matraques et m’ont séparée de ma mère, qui était elle aussi battue de l’autre côté de la rue. Un policier a tenté de m’arracher le drapeau palestinien, mais je l’ai gardé. Il a continué à me frapper. J’étais tellement triste que je ne me sentais pas en Egypte ; j’ai dit à ma mère qu’il serait beaucoup plus facile pour moi si c’étaient les Juifs qui nous avaient battus, parce que je ne m’attendais pas à cela de la part du gouvernement égyptien. »

Israa est originaire de Palestine, mais elle a la nationalité néerlandaise. Consciente de la raison pour laquelle elle a décidé de participer à la campagne, elle expliquait encore : « Je suis venue en Egypte et j’y ai amené mon amour pour la Palestine ; ma famille et mon pays me manquent mais l’Egypte m’a interdit de réaliser mon rêve. »

« Je me sentais très heureuse pendant le vol entre les Pays-Bas et le Caire, pensant que je verrai mon pays natal pour la première fois. Mais j’ai été étonnée par la sécurité égyptienne qui était dure avec nous, même si je savais que les organisateurs de la campagne s’étaient coordonnés avec le gouvernement égyptien plusieurs mois auparavant pour nous faire entrer à Gaza par la frontière de Rafah », ajoute-t-elle.

Israa a confirmé qu’elle était venue en Egypte pour entrer à Gaza, après qu’elle eut été très affectée par ce qui s’est passé il y a un an à Gaza. Elle a souligné que les scènes déchirantes d’enfants sous les décombres des bâtiments détruits l’ont touchée le plus.

Elle a dit qu’elle essayerait d’aller seule à la seule bande de Gaza après que les autorités égyptiennes les aient empêchés d’entrer dans le territoire assiégé avec les 1400 participants venus de 44 pays, et n’aient permis l’accès qu’à 86 d’entre eux.

Son père, Sheikh Rashid Abu Amin, secrétaire général du « Forum euro-palestinien » a dit de son côté : « Il y a eu une coordination avec les autorités égyptiennes depuis six mois, afin d’entrer dans Gaza. Ils avaient donné leur consentement à laisser entrer les militants étrangers, mais après que nous soyons venus sur place, nous avons été surpris par leur décision d’interdiction ».

« La sécurité égyptienne nous a empêchés de communiquer avec notre peuple à Gaza. Ils ont bloqué les bus devant nous emmener à Al-Arish. Après que nous nous soyons réunis à ‘Al-Tahrir Square’ et ayons décidé d’aller à pied, nous avons été violemment frappés par la sécurité égyptienne, sans aucune considération de femmes ou d’enfants » ajoute-t-il.

Amin estime que la réunion de Netanyahu avec le président Moubarak est la vraie raison à l’origine de l’interdiction pour la « Marche pour la Liberté de Gaza » d’entrer dans la bande de Gaza.

6 janvier 2009 - Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.paltelegraph.com/diaries...
Traduction : Nazem
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7935

« La barrière prive les Palestiniens de leur droit d’échapper à la mort »

publié le vendredi 8 janvier 2010

entretien avec Abdallah Al-Achaal

Abdallah Al-Achaal, expert juridique et ex-assistant du ministre des Affaires étrangères pour les affaires juridiques internationales, les accords et la planification politique, critique farouchement la décision d’édifier une barrière souterraine le long de la frontière avec la bande de Gaza.

Al-Ahram Hebdo : Comment jugez-vous la décision de la construction de la barrière selon le point de vue du droit international ?

Abdallah Al-Achaal : La construction de cette barrière est un crime sur le plan du droit international. Pour comprendre, il faut réviser cette juridiction : chaque pays est libre de faire ce qu’il veut à condition de ne pas porter atteinte à ses voisins. Dans notre cas, la construction de cette barrière cause non seulement des atteintes à cette génération de Palestiniens, mais aux générations futures aussi. L’Egypte a signé l’accord de Genève, ce qui implique son engagement à aider le peuple voisin victime d’une guerre, les Palestiniens, et non pas de s’associer avec leurs colonisateurs pour renforcer le blocus. Ainsi, il n’y aura ni nourriture, ni médicaments ni besoins essentiels qui pourraient être disponibles aux Palestiniens. C’est comme si on les privait du seul moyen de secours. On les prive de leur droit à échapper à la mort.

Goldstone dans son célèbre rapport s’est élevé contre la fermeture du passage de Rafah. L’Egypte, avec cette barrière, se trouve en position d’un partenaire d’Israël qui œuvre pour éliminer le peuple palestinien, c’est un génocide. Le gouvernement égyptien a en plus commis un crime humanitaire.

— Quelles seraient les répercussions de cette initiative sur les plans interne et externe ?

— Le rôle régional de l’Egypte a connu une détérioration en faveur d’autres forces, comme la Turquie. L’établissement de cette barrière risque de confirmer ce recul. Actuellement, le chef d’Etat à stature régionale est Erdogan. Le gouvernement égyptien explique que sa décision vise à protéger la sécurité nationale contre la contrebande des armes et drogues.

En fait, cette décision ne peut pas être justifiée de cette façon. Pour la contrebande, elle existe sur toutes les frontières et il y a d’autres mesures prévues pour la régler, cette décision vise en premier lieu l’élimination du Hamas. Et pour la sécurité nationale, elle est certainement menacée par ce projet de cette barrière, à l’origine israélo-américaine, selon le pacte signé en 19 janvier 2009 entre les deux ministres des Affaires étrangères israéliennes et américaine, Tzipi Livni et Condoleezza Rice. Un projet israélo-américain exécuté par l’Egypte.

La Cour internationale de justice a condamné le mur qu’Israël a érigé en Cisjordanie parce qu’il est construit hors des territoires israéliens. Donc pour leur faciliter la tâche, nous avons construit une barrière sur notre territoire qui sert leurs buts. Le cœur du problème est que la décision égyptienne n’est pas indépendante. La notion des intérêts suprêmes de l’Egypte n’est pas définie clairement. Et sur le plan intérieur, c’est erroné de prendre une décision pareille alors qu’on est à proximité des élections.

— Quelle est la réaction positive qui peut être prise a cet égard ?

— J’appelle tous les Egyptiens à intenter un procès contre le gouvernement pour déclarer un refus populaire commun contre l’établissement de cette barrière. J’appelle aussi au changement à travers les élections, c’est le seul espoir d’un pays en voie de développement l

Propos recueillis par Mavie Maher

publié par al Ahram hebdo en français

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

Une marche pour la liberté de Gaza

publié le vendredi 8 janvier 2010

Michel Warschawski

Jeudi 31 décembre a été déclaré journée mondiale de protestation contre le siège imposé à la bande de Gaza et à son million et demi de résidents.

On l’oublie souvent, mais Gaza est totalement coupée du reste du monde depuis trois ans et demi, à l’exception des convois humanitaires organisés par les institutions internationales, et les nombreux tunnels qui ont été creusés du côté égyptien et qui permettent de pourvoir aux besoins élémentaires de la population. De ceux qui peuvent se le permettre en tout cas. Non pas qu’avant 2006 les Gazaouis jouissaient d’une grande liberté de mouvement car, et ceci aussi il faut le rappeler, avant le iège presque hermétique, il y avait le bouclage qui limitait déjà dramatiqueent l’entrée et la sortie de ce territoire connu pour être, du point de vue démographique, un des plus denses du monde. Malgré le siège et ses effets dévastateurs, la population de Gaza a refusé de baisser la tête, et aux dernières élections, elle a littéralement plébiscité les candidats du Hamas. Le siège n’ayant pas atteint ses objectifs, l’armée israélienne a lancé, il y a exactement un an, une offensive militaire et un bombardement massif de la population que le rapport de la mission onusienne présidée par le juge sud-africain Goldstone a défini comme un massacre.

C’est aussi pour commémorer ce massacre qu’une journée de solidarité vient d’être organisée. Après avoir envisagé de briser le siège par la voie maritime, les organisateurs de la campagne internationale ont finalement décidé d’organiser un convoi terrestre venant l’Egypte, pays souverain, pays arabe, pays ami des Palestiniens qui ne pouvait que faciliter cette opération politico-humanitaire. Sauf que l’Egypte n’est rien de tout cela. Et que sous la direction autoritaire du président Hosni Moubarak, elle reçoit ses ordres de Washington. A part une centaine de représentants sélectionnés par les autorités locales, la Marche pour la liberté de Gaza n’a donc pas pu rejoindre Rafah, et ceux qui ont tenté de manifester dans les rues du Caire ont été brutalement dispersés par la police anti-émeute. De l’autre côté de la frontière, près de 1500 manifestants palestiniens-israéliens avaient répondu à l’appel de la Coordination des organisations arabes d’Israël et s’étaient rendus au check-point d’Erez en solidarité avec la population de Gaza. Plusieurs centaines de militants et de militantes juifs se sont également joints au rassemblement.

Un des moments forts de cette manifestation a été le message téléphonique du Premier ministre palestinien, Ismaël Haniyeh, qui a chaleureusement salué la mobilisation et promis qu’avec le soutien de la solidarité internationale, les Gazaouis se sentaient prêts à continuer leur résistance et ne lâcheraient pas sous la pression américaine, en particulier en ce qui concerne les négociations sur la libération du soldat Shalit en échange de prisonniers de guerre palestiniens. Car, à ce sujet, l’Administration américaine semble depuis quelques semaines vouloir mettre des bâtons dans les roues, consciente qu’un dénouement positif des négociations et la libération, entre autres, de Marwan Barghouti et d’Ahmad Saadat renforceraient la popularité du Hamas au détriment de Mahmoud Abbas, l’homme de Washington qui est aujourd’hui totalement discrédité.

publié dans Siné hebdo
http://www.france-palestine.org/article13684.html

La colère des Palestiniens de Gaza contre l’Egypte

publié le vendredi 8 janvier 2010

Laurent Zecchini

Les soldats égyptiens casqués et arme à la main sont nerveux. Une douzaine d’entre eux sont postés à faible distance de la ligne de démarcation avec Gaza. Le terminal de Rafah a été ouvert lundi, mais, ce mercredi 6 janvier, le maigre trafic des passagers, que l’Egypte autorise en général une fois par mois, est interrompu.

La tension qui ne cesse de monter entre le gouvernement du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), qui contrôle Gaza, et l’Egypte, depuis que Le Caire a entrepris de construire une barrière métallique souterraine pour endiguer le flot de marchandises acheminées par les tunnels de contrebande, vient de dégénérer. Un échange de tirs entre gardes-frontières égyptiens et policiers du Hamas a fait un mort et une demi-douzaine de blessés côté égyptien, et une quinzaine de blessés côté palestinien.

CORDON OMBILICAL

L’incident s’est produit à un peu plus d’un kilomètre de là, à la porte Salahuddin, le long du "couloir de Philadelphie" qui marque la frontière entre les deux territoires. Des manifestants palestiniens s’étaient rassemblés pour protester contre la construction de la barrière égyptienne. Les slogans hurlés par les adolescents palestiniens se sont accompagnés de jets de pierres, auxquels ont répondu des tirs de semonce, et puis tout s’est embrasé.

Les gardes-frontières égyptiens avaient été rendus nerveux par la perspective de l’arrivée imminente d’un convoi humanitaire international à destination de Gaza, bloqué dans le port égyptien d’Al-Arich mercredi soir.

Chez les Gazaouis, l’incompréhension le dispute à une sourde appréhension devant l’avenir : l’"économie des tunnels" est le cordon ombilical de la bande de Gaza.

A Rafah, Ghazi Hamad, responsable de tous les points de passage officiels reliant Gaza à Israël et l’Egypte, se désole : "Nous espérons que nos frères égyptiens vont renoncer, insiste-t-il, qu’ils vont se souvenir que nous sommes comme eux des Arabes et des musulmans et qu’ils doivent nous aider, parce que la relation entre nos deux territoires est stratégique."

Dans la ville de Gaza, Ahmad Youssef, conseiller politique du premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, ne décolère pas : "Pourquoi les Egyptiens apportent-ils leur concours aux efforts des Israéliens pour nous étrangler ? Dans tout le monde arabe, on nous soutient, sauf en Egypte. J’espère que les Egyptiens vont comprendre que cette attitude nuit à leur image."

M. Youssef remarque que "les gens" en concluent que Le Caire cède aux pressions des Etats-Unis et d’Israël.

L’EGYPTE INQUIÈTE DE L’INFLUENCE DU HAMAS

Cette vox populi sonne juste : l’administration américaine a manifestement décidé de rappeler à l’Egypte qu’en échange de son aide annuelle de quelque 1,7 milliard de dollars, elle attend du Caire une attitude plus ferme contre la contrebande d’armes, laquelle emprunte aussi le réseau des tunnels. L’Egypte se fait d’autant moins prier qu’elle s’inquiète depuis longtemps de l’influence du Hamas.

Le régime du président égyptien Hosni Moubarak a, d’autre part, été ulcéré par l’attitude du mouvement, qui, contrairement au Fatah de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a refusé de signer un plan de réconciliation interpalestinien négocié par l’Egypte.

Omar Shaban, qui dirige à Gaza le centre d’analyses Pal Think, n’a aucun doute : il y a bien, selon lui, une coordination entre Israël, l’Egypte et les Etats-Unis contre le Hamas : "L’Egypte n’avait pas besoin de construire un tel mur, au risque de précipiter une nouvelle catastrophe humanitaire à Gaza, pour adresser un message politique au Hamas. Si elle le fait, c’est parce que tout cela fait partie d’un plan plus vaste."

Pour compenser à terme cet étranglement de la frontière, Israël, assure-t-il, va relâcher l’étreinte du blocus, dans le cadre d’un accord avec le Hamas sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit. Cette perspective reste incertaine.

La réalité, les adolescents de Rafah l’observent en grimpant sur les monticules de terre qui bordent la frontière : la "machine de guerre" égyptienne, cette gigantesque foreuse qui creuse la terre pour y enfouir des panneaux d’acier de 18 mètres de hauteur, poursuit son travail de sape contre les tunnels de Gaza.

Rafah (frontière égyptienne), envoyé spécial

publié par le Monde

http://www.lemonde.fr/proche-orient...

Juifs, musulmans : nous portons tous les cicatrices de Gaza

publié le vendredi 8 janvier 2010

Esther Benbassa

Opinion : "Un an a passé depuis l’offensive israélienne contre Gaza. Celle-ci exhibe pourtant les cicatrices toujours ouvertes des attaques israéliennes. Le mur érigé pour protéger les Israéliens des attentats les assiège eux-mêmes. Des deux côtés, l’espoir n’est pas à l’ordre du jour. Quant aux puissances internationales, elles ne font pas suffisamment acte d’autorité pour contraindre les parties en présence à un pas décisif."

Des murs partout

L’Europe, hantée par le poids du génocide des Juifs, manque à la fois du crédit et de la volonté nécessaires. Submergé par les dossiers de politique interne, préoccupé par son prochain mandat, soucieux de ménager ses lobbies -y compris les organisations juives qui pèsent de tout leur poids pour assurer un soutien indéfectible à Israël, surtout quand on sait que les Juifs américains votent massivement démocrate- Barack Obama paraît pieds et mains liés.

De nouvelles forces juives américaines comme J Street s’agitent bien pour tenter d’infléchir cet appui inconditionnel dans une direction positive, en appelant à la résolution du conflit par des voies diplomatiques sous la gouvernance des États-Unis et à la création d’un État palestinien. Elles sont encore loin d’être majoritaires.

La collectivité juive française, la plus importante d’Europe, ne semble en tout cas pas prête à imiter son homologue d’outre-Atlantique. Certes, elle n’est pas faite d’un seul bloc, mais il faut reconnaître qu’elle donne l’impression d’agir sur ce dossier comme un seul homme.

Ses institutions « représentatives » suivent les directives israéliennes au mot près, et l’on pourrait même dire qu’elles font du zèle. Non seulement nombre de ses dirigeants surfent depuis quelques années sur la vague d’islamophobie qui traverse la France, mais ils s’efforcent de culpabiliser et de paralyser les médias et les politiciens français en mettant en avant la montée de l’antisémitisme.

Ils l’attribuent aux milieux arabo-musulmans, pour occulter l’insoutenable politique israélienne à l’endroit des Palestiniens, contribuant à créer ainsi la confusion entre musulmans et Palestiniens, et accréditant la dérive d’une certaine extrême-gauche et de certains de nos concitoyens, amalgamant quant à eux sans nuances Israéliens et Juifs.

L’antisémitisme actuel, conséquence de la politique israélienne ?

À la faveur de la seconde intifada, le thème d’un regain d’antisémitisme s’était déjà invité dans l’arène politique française, se combinant à celui, sacro-saint, de la sécurité. Beaucoup en avaient joué, notamment une droite cherchant à assurer en 2002 la réélection de Jacques Chirac.

Le gouvernement israélien, alors sous la férule d’Ariel Sharon, taraudé par ses inquiétudes démographiques et soucieux de contrer la forte natalité des Palestiniens, en avait quant à lui profité pour tenter -sans grand succès- de créer un mouvement d’émigration juive de France vers Israël.

Tout récemment, juste à la veille du premier anniversaire de la catastrophe de Gaza, on a une fois de plus assisté à un sursaut de panique. Comme pour prendre les devants face aux retombées éventuelles d’un tel anniversaire après les fêtes de fin d’année, on a brandi d’inquiétantes statistiques.

Le ministre de l’Intérieur -le même qui avait suscité la polémique en déclarant, en septembre 2009 : « Quand il y en a un [un Arabe], ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes »- s’est vu décerner, le 13 décembre de la même année, un Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme par l’Union des patrons juifs de France, dont le site web se distingue par une rhétorique antimusulmane du plus mauvais goût.

Certes, les 704 faits antisémites recensés sur les neuf premiers mois de l’année 2009, plus du double de ceux enregistrés à la même période l’année précédente, révèlent une progression notable. Mais le ministre lui-même l’a imputée en partie à la situation internationale et à l’exacerbation du conflit israélo-palestinien.

Nul doute que cette montée d’antisémitisme, aussi blâmable soit-elle, est directement liée à la politique israélienne. Ironie de l’histoire, ceux qui avaient fondé le mouvement sioniste l’avaient fait pour mettre les Juifs d’Europe à l’abri de l’antisémitisme en créant pour eux un foyer national.

Le débat sur l’identité nationale, un danger pour tous les minoritaires, Juifs compris

Les Juifs français ne pourront plus s’abriter derrière leurs souffrances passées ou présentes et s’engager tête baissée dans les campagnes menées contre les musulmans en France. Non seulement cette stratégie n’aide en rien Israël, mais elle renforce l’hostilité chez ceux qui combinent, à tort et à des degrés divers, le soutien à la cause palestinienne, la critique d’Israël et l’antisémitisme historique.

Si, aujourd’hui, nombre de politiciens en France et en Europe désignent les musulmans comme boucs émissaires, n’oublions pas qu’hier ce sont les Juifs que l’on désignait comme tels. Le débat sur l’identité nationale n’est pas nouveau non plus. Les Juifs, qui en portent les stigmates, devraient s’en souvenir et se dire qu’ils risquent, eux aussi, de ne pas en sortir indemnes.

À la diaspora juive -dont la propre paix dans les pays où elle vit dépendra largement d’une résolution du conflit israélo-palestinien- de rappeler à Israël ce que le monde attend de lui. Vœu pieux en ce début de nouvelle année civile ?

Historienne, dir. d’études à l’EPHE

Publié sur Rue89

http://www.rue89.com/passage-benbas...

« Un État palestinien est devenu impossible »

publié le vendredi 8 janvier 2010

entretien avec Sari Nusseibeh

Les sionistes ont réussi en termes de béton et de macadam, de ce point de vue, ils existent. Mais en ce qui concerne la chair et le sang, ils restent des étrangers.

LE FIGARO. - La question de Jérusalem, qui a ressurgi en 2009, ne complique-t-elle pas la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens ?

SARI NUSSEIBEH. - Tout le monde n’a eu de cesse de reporter la question de Jérusalem. On redécouvre soudain que c’est sans doute le principal problème. Et aussi que les données de ce problème ne sont plus les mêmes. Alors que les négociateurs travaillaient dans leur bulle à une solution de paix, la ville a profondément changé : la situation de 1967 n’existe plus aujourd’hui, et le partage est devenu beaucoup plus difficile.

Quels sont ces changements ?

Géographiquement, la surface de l’agglomération est passée de 20 km² à 50 km² : dans cette grande Jérusalem, les Israéliens ont construit à l’est 13 nouveaux quartiers, où vivent à présent 250 000 Juifs, reliés entre eux par des voies rapides. Ils entourent les secteurs arabes de Jérusalem-Est et les séparent les uns des autres. Les Israéliens ont aussi créé de toutes pièces le concept de la « cuvette sainte », qui regroupe le quartier musulman de la Vieille Ville et les quartiers avoisinants, qui forment le noyau de la Jérusalem arabe. Ils y mènent une politique active d’expulsions, de destructions et d’expropriations, rendant de plus en plus difficile une éventuelle partition de Jérusalem.

La solution de deux États est pourtant soutenue par le monde entier ?

En 1967, l’un des premiers partisans de la solution à deux États était Uri Avneri (figure historique de la gauche pacifiste israélienne). Il n’avait à l’époque aucun soutien. Quatre décennies plus tard, ses idées ont eu un immense succès, puisqu’elles sont aujourd’hui partagées par le monde entier, jusqu’au président américain. Mais, pendant ce temps, la possibilité de créer deux États s’est évanouie. Même si je n’exclus pas la possibilité d’un miracle, je ne considère personnellement plus cette perspective comme réalisable.

C’est le résultat de la politique de colonisation israélienne ?

Les Israéliens ont appliqué en Cisjordanie la même politique qu’à Jérusalem. Cette extraordinaire ingéniosité coloniale s’est faite au détriment des populations. Les sionistes ont réussi en termes de béton et de macadam, de ce point de vue, ils existent. Mais en ce qui concerne la chair et le sang, ils restent des étrangers. Plus ils réussissent à bétonner, moins ils parviennent à créer une vraie démocratie et à s’enraciner dans la région.

Que vont devenir les Palestiniens sans État ?

Nous sommes toujours là, et c’est un paradoxe : en 1948, les Israéliens voulaient créer un État sans Palestiniens, et ils étaient presque parvenus à les chasser. En 1967, leur victoire a réunifié les réfugiés avec ceux qui étaient restés en Israël. Nous étions dispersés, ils nous ont réunis. Les Israéliens sèment leur propre échec par leurs succès. La colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie, qui rend impossible une solution à deux États, va obliger Israël à cohabiter avec une importante population arabe et à remettre en cause son système démocratique.

Pourquoi les Palestiniens ont-ils échoué ?

Nous avons échoué, c’est vrai, en partie à cause de notre incapacité à négocier, ou à comprendre la négociation, et en partie à cause de notre corruption. Pis encore, en jouant à la politique, en courant après un État, nous avons laissé se dégrader de façon considérable les conditions de vie de notre population. Il y a vingt ans, les Palestiniens de Gaza n’avaient aucun droit politique, mais ils pouvaient se rendre en Cisjordanie, ou même à Tel-Aviv, pour y travailler, aller à la plage, au restaurant. Mais nous avons aussi échoué à cause de l’autre partie, qui ne voulait rien nous donner. Aujourd’hui, la dynamique israélienne va à l’encontre de toute concession. Ils ne voient plus la nécessité d’un compromis. Les Israéliens ne pensent plus que de façon machiavélique, considérant que la force est la seule chose importante, qu’elle est la seule garantie de leur survie. Pourquoi seraient-ils intéressés par des négociations ?

Votre plan de paix conçu avec Uri Avneri est-il encore réalisable ?

J’en ai proposé plusieurs ! Le meilleur était sans doute celui que j’avais envisagé dans les années 1980, en demandant qu’Israël annexe purement et simplement les Territoires palestiniens. Au lieu de ça, ils ont pris le territoire, mais nous ont laissés sans droits. J’ai donc travaillé, avec Ami Ayalon, sur la solution de deux États. Nous nous étions mis d’accord autour de six principes, que nous avions choisis parmi les concessions les plus douloureuses, pour que tout le monde les voie bien et que les gouvernements soient contraints à les accepter. Jérusalem figurait parmi ces points. C’est à cette époque que Mahmoud Abbas a signé la Feuille de route, en 2003. Je pensais déjà que c’était une erreur.

Que préconisez-vous aujourd’hui ?

Le dernier plan que j’ai proposé est une lettre que j’ai envoyée il y a six mois à Obama et à George Mitchell. Je leur propose d’arrêter immédiatement des négociations devenues inutiles : toutes les questions ont été plus ou moins réglées, ne restent que les points insolubles. À la place, les États-Unis devraient proposer eux-mêmes la solution aux problèmes restants. Chaque camp proposerait ce plan par référendum à sa population. Le vote aurait lieu le même jour, et la réponse serait conditionnée à l’acceptation de l’autre partie.

Quelle perspective reste-t-il aux Palestiniens ?

Ma prochaine proposition sera de demander à Israël de nous annexer, en nous acceptant comme des citoyens de troisième catégorie. Les Palestiniens bénéficieraient des droits élémentaires, le mouvement, le travail, la santé, l’éducation, mais n’auraient aucun droit politique. Nous ne serions pas des citoyens, seulement des sujets.

Propos recueillis à Jérusalem par Adrien Jaulmes

publié par le Figaro

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/04/01003-20100104ARTFIG00582-un-etat-palestinien-est-devenu-impossible-.php

Sari Nusseibeh, doyen de l’université al-Qods à Jérusalem et intellectuel palestinien engagé, avait été l’auteur en 2002 d’un plan de paix cosigné avec Ami Ayalon, ex-chef du Shin Bet, le service de sécurité israélien.
http://www.france-palestine.org/article13693.html

Clinton pour une reprise du dialogue « sans conditions préalables »

09/01/2010
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a dit hier travailler à une reprise du dialogue « dès que possible et sans conditions préalables » entre Israël et les Palestiniens. « Nous travaillons avec les Israéliens, l'Autorité palestinienne, la Jordanie et les États arabes pour faire les démarches nécessaires à la relance des négociations (...) », a-t-elle déclaré lors d'un point de presse conjoint avec son homologue jordanien, Nasser Jawdeh. Mme Clinton a souhaité un accord « mettant fin au conflit en conciliant l'objectif palestinien d'un État indépendant et viable fondé sur les bases de 1967, avec des échanges (de territoires) amiables, et le but israélien de frontières reconnues, qui reflètent les évolutions postérieures » à 1967 et soient compatibles avec la sécurité de l'État hébreu. Elle a offert « les garanties et l'assistance » de la communauté internationale une fois la négociation reprise entre les parties sur les éléments d'une solution à deux États, qu'elle a énumérés : « Les frontières, la sécurité, Jérusalem, les réfugiés, l'eau. » Elle n'a pas confirmé l'existence d'un nouveau plan américain prévoyant un cycle de négociations sur deux ans, et qui a été révélé lundi par le quotidien israélien Maariv. Mais le ministre jordanien a soutenu l'importance de « mettre sur la table des dates butoir ». « Aujourd'hui, nous n'avons surtout pas besoin d'un processus illimité dans le temps », a insisté M. Jawdeh.

Jeudi, l'envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, avait confié dans un entretien à la chaîne publique PBS que les États-Unis envisagent un calendrier de négociations entre Israël et les Palestiniens visant à conclure une paix en deux ans. « Nous espérons que les parties seront d'accord. Personnellement, je pense que cela peut être fait plus vite », avait-il ajouté. M. Mitchell accompagne Mme Clinton en Jordanie. Il s'envolera demain pour l'Europe, à la rencontre des partenaires européens du quartette pour le Proche-Orient. « Nous avons nos idées et nous sommes désireux de les partager », a plaidé jeudi Philip Crowley, le porte-parole du département d'État. « Le premier pas du processus est, à l'évidence, de ramener les deux parties à des négociations formelles, et aussi de trouver des manières variées de traiter les problèmes très concrets », a-t-il poursuivi.
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/643060/Clinton_pour_une_reprise_du_dialogue_%3C%3C+sans_conditions_prealables+%3E%3E.html

Israël écarte des concessions supplémentaires pour libérer Shalit

09/01/2010
Israël écarte toute concession supplémentaire au Hamas pour obtenir la libération de son soldat Gilad Shalit en échange de détenus palestiniens, ont rapporté hier les médias israéliens. Un haut responsable israélien, parlant sous le couvert de l'anonymat, a déclaré au quotidien Yediot Aharonot que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « est parvenu à la limite extrême des concessions » exigées par le Hamas. « Le chef du gouvernement n'entend pas permettre à des terroristes impliqués dans des attaques sanguinaires de retourner dans leurs foyers au risque de remettre en danger la vie d'Israéliens », affirme ce responsable. Selon la radio publique, Israël s'oppose également à la demande du Hamas de libérer certains dirigeants palestiniens impliqués dans des attentats meurtriers, en premier lieu Marwan Barghouthi, accusé d'être le cerveau de la deuxième intifada. M. Barghouthi a été condamné à la perpétuité en 2004.
M. Netanyahu a eu jeudi soir des consultations avec de hauts responsables en charge du dossier, après avoir reçu la réponse du Hamas aux dernières propositions israéliennes, par le biais du médiateur allemand, selon les médias. Le bureau de M. Netanyahu, interrogé par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire.

Israël et le Hamas mènent des négociations indirectes, parrainées par l'Égypte avec l'aide d'un médiateur allemand, en vue de la libération du tankiste âgé de 23 ans, qui a également la nationalité française. Le gouvernement israélien a apparemment accepté le principe de l'élargissement de centaines de détenus palestiniens contre le soldat, mais il s'oppose au retour en Cisjordanie d'un certain nombre d'entre eux condamnés pour des attentats anti-israéliens particulièrement meurtriers. Le Hamas a rejeté à ce stade ces conditions en accusant le gouvernement israélien « d'entraver » l'accord tout en assurant « n'avoir pas fermé la porte à des négociations ».
Par ailleurs, trois Palestiniens ont été tués et un quatrième blessé hier lors de frappes israéliennes contre sept cibles dans la bande de Gaza, dont des tunnels à la frontière entre l'Égypte et le territoire contrôlé par le Hamas, selon les services de secours palestiniens.
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/643059/Israel_ecarte_des_concessions_supplementaires_pour_liberer_Shalit.html

La délégation turque : Gaza devient la plus grande prison au monde

[ 08/01/2010 - 13:02 ]
Gaza – CPI

Le convoi « La veine de la vie » est enfin arrivé à Gaza. Une délégation turque en fait partie. Le président de la délégation Murad Marjan confirme que la bande de Gaza est devenue la plus grande prison du monde et que la cause palestinienne reste la première affaire du peuple turc et de sa direction.

Dans une conférence de presse organisée dans le siège du Conseil Législatif Palestinien, et en la présence d’Ahmed Bahar, le premier assistant du président, Marjan dit que les Turcs sont convaincus que les Palestiniens ont le droit à la résistance. Que les Turcs n’ont jamais vu une agression telle que celle menée contre Gaza.

Le solidaire turc s’adresse au peuple palestinien pour lui dire : « Vous sortez victorieux, malgré l’injustice et l’agression ».

« Vous n’êtes pas seuls. Nous disons à tout le monde que nous n’arrêterons jamais notre soutien au peuple palestinien jusqu’au lever du blocus et l’arrêt de l’agression », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Dr. Ahmed Bahar a remercié la délégation turque pour tout l’effort donné pour venir en aide à la population de la bande de Gaza encerclée depuis plus de trois ans. La position prise par le peuple turc nous rappelle celle du sultan Abdou Al-Hamid, qui était aux côtés du peuple palestinien.

George Galloway interpellé à Rafah puis expulsé d’Egypte

[ 08/01/2010 - 16:19 ]
Al Jazeera

George Galloway a apparemment été interpellé par la police égyptiens à la frontière de Rafah ce vendredi et conduit au Caire où il serait forcé de prendre un vol vers Londres.

George Galloway a déclaré à Al-Jazeera par téléphone depuis l’aéroport qu’il avait été arrêté par environ 25 policiers égyptiens alors qu’il tentait de rentrer dans la bande de Gaza pour rejoindre le reste des militants du convoi « Viva Palestina ».

Il a aussi déclaré avoir appris des autorités égyptiennes qu’il était expulsé du pays et était désormais « persona non grata ».

Les officiels égyptiens n’ont pour l’instant fait aucun commentaire.

Galloway a été virulent ces derniers jours dans sa critique des autorités égyptiennes, après leur décision de ne pas autoriser les quelques 200 véhicules du convoi à arriver en Egypte à travers le port de Nuweiba (via la Jordanie).

Le Caire a imposé que l’aide soit renvoyée en Syrie, puis transite en ferry vers le port d’El-Arish sur la côte de la Méditerranée.

Arrestations

Sept autres membres du convoi Viva Palestina » ont également été arrêtés après avoir été accusés d’incitation à l’émeute à El-Arish.

La décision prise par le procureur général dans le nord du Sinaï impliquait que les militants devaient être arrêtés après avoir franchi le poste frontière de Rafah depuis Gaza.

On ne savait pas ce vendredi s’ils étaient toujours détenus en Egypte.

Mardi soir, plus de 50 personnes ont été blessées lors d’un affrontement entre les policiers égyptiens et des internationaux faisant partie du convoi.

Les protestations ont été déclenchées par une décision égyptienne de ne permettre qu’à 139 véhicules d’entrer dans Gaza par le passage de Rafah, et d’imposer aux 59 véhicules restant de passer par Israël.

Par la suite, des affrontements entre les forces de sécurité égyptiennes et des Palestiniens, qui attendaient le convoi d’aide, ont entraîné la mort d’un policier égyptien.

Terrible restrictions

Israël et l’Egypte ont de concert fortement limité les voyages vers et depuis la bande de Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle du territoire en Juin 2007, après avoir remporté les élections législatives palestiniennes en 2006.

Le blocus ne permet actuellement l’entrée que de très peu de produits de base.

Le siège a fortement restreint les approvisionnements les plus essentiels et les habitants de Gaza sont dans une très difficile situation, laquelle a été aggravée par l’agression militaire israélienne de l’hiver dernier qui a laissé une grande partie du territoire en ruines.

8 janvier 2010 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m ...
Traduction : Info-Palestine.net

Galloway livre les aides aux habitants de Gaza

[ 08/01/2010 - 18:47 ]
Gaza – CPI

Le convoi « La veine de la vie » présidé par l’ancien député britannique George Galloway est arrivé dans la bande de Gaza, mercredi 6 janvier. Galloway a livré les aides aux associations et aux établissements juridiques de la Bande : ambulances, appareils médicaux, fauteuils roulants pour les handicapés mutilés durant la dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza.

Dans une conférence de presse organisée dans la ville de Gaza, hier jeudi 7 janvier, Galloway confirme que le convoi n’aurait pas eu la chance d’atteindre la bande de Gaza, si les Turcs n’avaient pas été là.

Il ajoute que 25% des soutiens ont été confisqués par les services égyptiens de sécurité, avant d’entrer dans la bande de Gaza.

Le député britannique se montre désolé de ne pouvoir apporter qu’une quantité d’aide dérisoire par rapport au besoin de la Bande.

De son côté, Ahmed Al-Kord, ministre du travail, a salué les solidaires accompagnateurs du convoi. Les solidaires sont porteurs du message disant au monde entier que le blocus imposé à Gaza et la guerre constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

D’un responsable égyptien : le soldat égyptien a été touché de notre côté

[ 08/01/2010 - 19:07 ]
Sinaï – CPI

Dr. Tariq Al-Mohallaoui, vice-ministre égyptien de la santé, dans le département du Nord du Sinaï, a douté de la version égyptienne concernant la mort d’un soldat égyptien. Il dit que le jeune tué sur les frontières avec la bande de Gaza a été touché par deux balles dans le dos, donc du côté égyptien.

Le responsable égyptien parlait, hier jeudi, aux médias devant le portail Al-Arich.

Le jeune soldat Ahmed Mustapha, 21 ans, observait des manifestations populaires sur les frontières, le dos vers le côté égyptien. Les balles sont donc venues du côté égyptien et non du côté de la bande de Gaza.

Ce point de vue vient confirmer la version de notre Centre Palestinien d’Information (CPI).

En effet, le CPI avait rapporté de témoins oculaires que le jeune s’approchait de manifestations lorsqu’un autre soldat égyptien situé à un point d’observation ouvre le feu et blesse mortellement son collègue.

vendredi 8 janvier 2010

Déclaration de l'Union Internationale des Oulémas Musulmans à propos du blocus et du mur de la mort à Gaza

Monde Arabe - 08-01-2010
Par Union Internationale des Oulémas Musulmans

A l’occasion du premier anniversaire de la guerre d’agression contre la bande de Gaza et la poursuite du blocus israélien et arabe


Doha, le 12 Muharram 1431, correspondant au 29 décembre 2009

Louanges à Allah/Dieu, que les prières et le salut soient sur notre maître Muhammad l’envoyé d’Allah/Dieu, ainsi qu’à sa famille, ses compagnons et tous ceux qui le suivent,

L’Union Internationale des Oulémas Musulmans vit encore sous le choc suite à la nouvelle diffusée dans les médias que les autorités égyptiennes avaient entrepris depuis quelques jours de construire un mur souterrain de séparation en acier, allant de 20 à 30 mètres en profondeur, pour en finir avec les tunnels clandestins entre la ville de Rafah côté palestinien et la ville de Rafah côté égyptien, ce qu’avaient confirmé les autorités égyptiennes sous prétexte que cela serait une nécessité pour la sécurité nationale de l’Egypte. Nous ne pouvons que nous demander qui sont ceux qui menacent la sécurité nationale de l’Egypte, sont-ils les frères encerclés à Gaza ou bien les sionistes qui guettent ?

Il est remarquable, selon un bon nombre de rapports, que les autorités égyptiennes construisent ce mur avec le soutien direct, en financement et en compétences humaines, des administrations américaine et française. L’organisation arabe pour les droits de l’Homme basée en Grande Bretagne a révélé en présentant son rapport à ce sujet que le gouvernement égyptien avait déjà achevé la construction de 5,4 km de ce mur d’une longueur totale de 10 km, que ce mur était composé de plaques d’acier de 18 m de longueur chacune et de 50 cm d’épaisseur, qu’elles étaient équipées de capteurs qui pourraient alerter contre toute tentative de percement, et que la construction du mur se faisait sous une supervision franco-américaine.

Les autorités égyptiennes procèdent à ces travaux alors que nous vivons le premier anniversaire de l’agression ignoble contre Gaza qui a tout détruit, et dont les ravages sont encore là comme si cela s’était produit la veille, et que la bande de Gaza dont les coûts de reconstruction ont été estimés à plus de 2 milliards de dollars n’a vu arriver que quelque quarantaine de camions avec des matériaux de construction ! Et c’est à cause de ce blocus que les familles catastrophées, dans leur majorité, vivent encore sur les décombres de leurs maisons détruites ou sous des tentes qui ne protègent ni de la chaleur ni du froid.

Alors qu’on s’attendait à ce que l’Egypte de l’arabisme et de l’islam ouvrît son cœur et ses frontières pour ses frères étouffés par l’ennemi, et qu’elle fît de son mieux pour lever ce blocus injuste au lieu de le renforcer et d’y participer en construisant ce mur de séparation.

Devant la gravité de la situation et la responsabilité religieuse, morale et politique qui nous incombe vis-à-vis de nos parents agressés et encerclés à Gaza, l’Union Internationale des Oulémas Musulmans déclare ce qui suit :

La continuation de la construction de ce mur d’acier est un acte interdit selon l’islam et contraire aux liens de fraternité et de voisinage, car l’objectif de sa construction est de fermer toutes les issues devant nos parents dans la bande de Gaza afin de renforcer le blocus qu’ils subissent, de les affamer et les humilier davantage, et d’exercer plus de pression sur eux jusqu’à ce qu’ils s’inclinent et se rendent à l’ennemi occupant, le meurtrier haineux qui les guette.

Nous appelons les autorités égyptiennes avec toute insistance à se distancer de cet acte interdit et à arrêter immédiatement de construire ce mur qui ne sera d’aucun intérêt ni pour l’Egypte, ni pour le peuple d’Egypte ni pour les autorités égyptiennes elles-mêmes non plus. En fait le premier à gagner et le premier à profiter de ce mur, c’est Israël, et le premier à perdre et le premier à en souffrir c’est nous, les Arabes et les musulmans, dont l’Egypte en premier lieu qui va perdre sa position remarquable aux niveaux arabe et musulman.

Nous demandons à toutes les institutions islamiques et toutes les autorités religieuses de référence dans les mondes arabe et musulman de rompre le silence et de montrer la gravité et l’illicéité de cet acte odieux, où le musulman aide son ennemi aux dépens de son frère, où ce frère lui demande son soutien mais il ne le lui accorde pas, où ce frère le supplie de lui porter secours mais il le livre à son ennemi, alors qu’Allah/Dieu, gloire à Lui, dit : « Les croyants et les croyantes sont solidaires les uns des autres » (at-Tawbah, s9, v71), et il dit : « Et s'ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours » (al-Anfâl, s8, v72). Le noble Messager dit : « Le musulman est le frère du musulman, il ne commet pas d’injustice à son égard et il ne le livre pas », c.à.d. qu’il ne l’abandonne pas, et il dit : « Apporte ton soutien à ton frère qu’il soit oppresseur ou opprimé » (et le Prophète poursuit en expliquant que quand il s’agit d’un oppresseur, le soutien consiste à l’empêcher d’opprimer les autres, Ndt), mais il n’a pas dit : encercle ton frère et étouffe-le afin que ton ennemi et son ennemi en tire profit. Nous demandons aux autorités égyptiennes d’arrêter ce projet dangereux et qu’elles refusent de jouer ce rôle indigne d’elles, et qui n’est qu’un service gratuit offert à l’ennemi sioniste qui encercle notre peuple en Palestine d’une manière générale et à Gaza en particulier.

Nous lançons un appel au secrétariat général de la Ligue Arabe et de l’Organisation de la Conférence Islamique de faire leur devoir de conseil et d’explication pour que le gouvernement égyptien arrête ce mur de mort et qu’il ouvre le passage de Rafah, le passage de la vie, devant les gens de Gaza qui subissent un blocus d’injustice et d’agression.

Nous exhortons les peuples arabes et musulmans et à leur tête le grand peuple d’Egypte, de déclarer, avec les moyens pacifiques, leur refus de cet acte horrible en envoyant des messages écrits ou électroniques aux responsables égyptiens, en écrivant et condamnant cet acte dans les journaux et l’ensemble des médias, ainsi qu’en utilisant tous les moyens légaux pour exprimer la colère de la Oummah, chacun comme cela lui convient.

Finalement, nous disons : Allah/Dieu nous demandera de rendre compte que nous soyons des gouvernants ou des gouvernés, et nous Le rencontrerons, chacun avec ses registres d’actions : « Lis ton livre ! Aujourd’hui, il suffit que tu sois ton propre comptable » (al-Isrâ’, s17, v14). Alors craignons Allah/Dieu avant que ce soit trop tard et méfions-nous de commettre de l’injustice, car l’injustice viendra comme des ténèbres le jour de jugement, et ses conséquences sont graves sur les pays et les gens. Et nous prions Allah/Dieu qu’Il nous épargne les méfaits des épreuves : « Redoutez le Jour où vous serez tous amenés à comparaître devant Allah/Dieu, et où chacun sera largement rétribué selon ses œuvres, sans subir la moindre injustice » (al-Baqarah, s2, v281).

Le Secrétaire Général
Dr. Muhammad Salîm al-Awwa

Le Président
Dr. Yûsuf al-Qaradâwi

(photo ci-dessus)


Texte en Arabe ici.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13230&type=analyse

Communiqué final de la IXème rencontre annuelle de la Coalition Palestinienne pour le Droit au Retour, Paris 19-22 novembre 2009

France - 08-01-2010
Par Coalition palestinien pour le droit au retour
A l’invitation du Comité Droit au Retour France et de l’Association des Palestiniens en France (APF) section Paris, la IXème rencontre annuelle de la Coalition Palestinienne pour le Droit au Retour s’est ouverte à Paris, vendredi 20 novembre 2009, en présence des membres de la Coalition et d’un nombre de militants de la défense des droits du peuple palestinien. Les participants ont fait un point sur la situation générale et souligné l’importance du rôle du mouvement de défense du droit au retour dans le contexte actuel.

Comme pour les précédentes réunions, cette IXème rencontre annuelle s’est tenue dans des conditions politiques de plus en plus complexes, tant au niveau de la situation interne des Palestiniens, des négociations ou de l’échec persistant de la communauté internationale et de la diplomatie occidentale à trouver une solution au conflit. Dans ce contexte, cette rencontre acquiert une importance stratégique particulière du fait que les institutions, les structures et les organisations membres de la Coalition sont conscients du poids de la responsabilité qui leur incombe par rapport à leur cause et à leur peuple, d’autant que la lutte nationale dans son ensemble au-delà des perspectives du mouvement de défense du droit au retour, se trouve dans une situation critique.

En tant que membres de la Coalition Palestinienne pour le Droit au Retour, nous estimons que toute position doit se baser sur une analyse détaillée de la situation présente, de ses fondements et des positions des forces déterminantes en présence. Nous devons caractériser minutieusement la voie à suivre et cela en vue de garantir les droits imprescriptibles du peuple palestinien, principalement le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers d’origine et le droit à l’autodétermination. Mais également choisir les mécanismes, les moyens et les outils les mieux adaptés à la lutte pour atteindre l’objectif stratégique, l’établissement d’un Etat palestinien démocratique sur l’ensemble du territoire de la Palestine historique, tel que défini par les décisions et les recommandations des VIIème et VIIIème rencontres de la Coalition.

En tant que membres de la Coalition Palestinienne pour le Droit au Retour et en tant que force d’impulsion du mouvement du retour, nous estimons que, afin de sortir de l’impasse nationale actuelle, il nous faut commencer par structurer notre vision et notre stratégie sur le fondement de la lutte de libération nationale et la notion de paix stratégique qui se base sur deux principes : le principe de la garantie des droits primordiaux du peuple palestinien, à la tête desquels se trouvent le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers d’origine et le droit à l’autodétermination et le principe de rendre justice aux victimes palestiniennes.

LA VISION GLOBALE DE LA CONJONCTURE POLITIQUE ET DE LA SITUATION ACTUELLE

Israël, Etat colonialiste de peuplement, d’apartheid et d’occupation militaire

Plus de 61 ans après la Nakba de 1948 et plus de 42 ans après l’occupation de 1967, et à l’issue de près de 20 ans de négociations directes et indirectes, l’analyse objective approfondie de la nature et de l’essence d’Israël aboutit à la conclusion qu’il s’agit là d’un cas unique en son genre, qui est le fruit d’une idéologie raciste qui se manifeste aux niveaux idéologique, politique et juridique et qui se caractérise par l’apartheid, la colonisation de peuplement et l’occupation militaire. Le système israélien est l’expression d’une idéologie raciste représentée par le mouvement politique dénommé sionisme C’est ainsi qu’Israël en tant que système s’attaque à l’ensemble du peuple palestinien sur la base de son identité nationale, qu’il se trouve en exil ou qu’il soit dans les territoires occupés en 1948 ou dans les territoires occupés en 1967. Et c’est à partir de cette vision d’« Israël » que la Coalition doit définir son action.

La communauté internationale

A moins d’une stratégie telle celle qui a mis un terme à l’apartheid en Afrique du Sud, on ne peut rien attendre des organisations internationales qui se trouvent totalement impuissantes du fait de la domination qu’exercent sur elles les puissances occidentales d’une part, et de la faiblesse des pays non alignés, des pays arabes et des pays de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). La communauté internationale n’a pas réussi à protéger les droits imprescriptibles du peuple palestinien, notamment son droit à l’autodétermination et le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers d’origine. Il est un fait que la communauté internationale, qui n’est jamais parvenue à prendre les mesures nécessaires pour faire respecter le droit international, les résolutions des Nations Unies et l’avis consultatif de la Cour de Justice Internationale (CJI) par Israël, a activement participé à créer une tragédie humaine en Palestine. Le mépris délibéré avec lequel les grandes puissances ont accueilli le rapport Goldstone sur la récente agression contre notre peuple à Gaza, en le vidant de son contenu et en ignorant les mesures qu’il préconise est une éclatante illustration du soutien inconditionnel des grandes puissances à Israël et de leurs efforts inlassables en vue de l’épargner en le protégeant de toute velléité de sanction et de le dédouaner de toute responsabilité. Il est dans ce contexte incompréhensible et inacceptable de considérer les Etats-Unis et l’Europe comme étant neutre, mais elles sont bel et bien complices dans la continuité de la catastrophe que subit le peuple palestinien.

L’Organisation de Libération de la Palestine, l’Autorité Palestinienne et la situation interne

La division inter-palestinienne prend de l’ampleur à l’heure où l’intérêt national demande d’unir les rangs et les efforts. De plus, nous sommes conscients que la continuité de cette division ne profite qu’aux ennemis de notre peuple et il est inacceptable et injustifiable de retarder la réconciliation pour des intérêts de clans ou de partis. Sur ce, le critère de légitimité et la sincérité de l’engagement repose sur la charte nationale palestinienne et le fait de se regrouper autour de l’Organisation de Libération de la Palestine le seul et légitime représentant du peuple palestinien et de commencer immédiatement à la réactiver sur de véritables bases démocratiques. Comme il est inacceptable de présenter à la place de l’OLP l’Autorité Palestinienne ce qui a pour conséquence d’affaiblir notre situation interne et qui met en péril les acquis de la révolution palestinienne sur tous les plans.

Cependant, nous constatons et ce malgré le rapport de force qui n’est pas en notre faveur, que notre peuple possède la foi et l’énergie nécessaire pour faire barrage à l’abandon de nos revendications auquel on assiste jour après jour.

Nous considérons que la reconstruction et la réactivation des institutions de l’OLP, seul et légitime représentant du peuple palestinien est le cadre national rassembleur, l’outil politique et organisationnel, la plus haute autorité du peuple palestinien, constituent une priorité absolue qui ne peut être retardée. A plus forte raison qu’elle constitue la seule issue face à cette situation de crise et la seule garantie pour la mobilisation des forces. Elle constitue aussi une garantie pour que la communauté internationale impose une solution juste basée sur le droit.

La solution, l’Etat et le droit au retour

L’échec du dit « processus de paix » et des accords d’Oslo sont depuis un certain temps une réalité concrète qu’on ne peut nier. De plus, les éléments que nous avons évoqués confirment sans aucun doute l’impossibilité de la solution des deux Etats. Déclarer le contraire serait se tromper soi-même ou se jeter de la poudre aux yeux. Le gouvernement israélien actuel et les faits accomplis sur le terrain confirment cette mascarade.
Il est donc essentiel de rappeler ce qui a été adopté dans le passé par l’OLP à travers la charte nationale : Un seul Etat démocratique sur la terre de la Palestine historique.

Les recommandations

1-Oeuvrer sans attendre à la reconstruction et à la réactivation des institutions de l’OLP, surtout le Conseil National Palestinien ainsi que le bureau des affaires des réfugiés sur une base démocratique ce qui garantira la participation de toutes les forces en son sein du fait qu’elle est le seul et légitime représentant du peuple palestinien et sa plus haute instance.

2- Aider par des discussions nationales afin d’en finir avec la division inter-palestinienne.

3- Oeuvrer avec toutes les organisations et institutions nationales, régionales et internationales pour la levée du blocus de Gaza.

4- Faire pression sur les responsables palestiniens afin de les empêcher d’utiliser des expressions et des « formules diplomatiques élastiques » quand il est question du droit des réfugiés et des déplacés au retour dans les foyers d’origines et de refuser de collaborer avec une quelconque proposition internationale ou palestinienne qui ne soit pas du niveau du propos ou du contenu de la résolution 194 des Nations-Unies.

5- Réactiver le rôle de l’OLP afin de fournir la protection et l’aide nécessaire aux réfugiés palestiniens, et spécialement à ceux du Liban et à tous les autres là où ils se trouvent.

6- Nous insistons pour que les représentants de la Palestine lors des conférences internationales et plus spécialement aux Nations-Unies, soit du ressort de l’Organisation de Libération de la Palestine et ne pas accréditer les représentants ou ambassadeurs de l’Autorité Palestinienne comme étant l’alternative l’OLP, étant donné que l’Autorité n’est qu’un des programmes de l’OLP.

7- Nous refusons tout projet ou initiative de normalisation et disons qu’il faut dénoncer ceux qui les mettent en œuvre et éduquer les jeunes générations concernant les dangers de ces projets.

8- Nous confirmons que le droit à la résistance sous toutes ses formes est un droit garantit pour le peuple palestinien et ses forces tant que ses droits et son pays seront volés. De plus, la cause des prisonniers palestiniens est une de celles dont la coalition à le devoir de prendre en charge et présenter dans toutes ses initiatives afin de dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme par Israël ainsi que son racisme.

9- Oeuvrer avec la société civile internationale pour dénoncer les crimes du système israélien d’Apartheid, de colonisation de peuplement et d’occupation militaire, et soutenir la lutte du peuple palestinien là où il se trouve – dans la Palestine historique et en exil – afin que le peuple palestinien recouvre ses droits à l’autodétermination, le retour dans les foyers d’origine et obtenir la justice et l’égalité.

10- Oeuvrer avec la société civile internationale pour activer la campagne internationale de Boycott, désinvestissement et Sanctions (BDS) comme le stipule l’appel des 171 organisations palestiniennes de juillet 2005. Puis nous demandons aux unions de commerçants, aux unions de professionnels et académiciens ainsi qu’aux syndicats, aux églises et aux institutions de prendre des mesures concrètes afin d’isoler Israël et de lui imposer des sanctions internationales.

11- Faire pression sur les gouvernements et spécialement en Europe afin qu’ils soutiennent les droits des réfugiés palestiniens et plus spécialement leur droit au retour dans leurs foyers d’origines et qu’ils fassent pression sur Israël pour l’application des droits des Palestiniens.

12- Faire du 11 décembre de chaque année une journée nationale (en référence au vote de la résolution 194 par l’ONU) et organiser à cette occasion des initiatives qui mettent en avant l’identité du peuple palestinien.

13- Faire du 20 juin de chaque année (journée internationale des réfugiés) une journée d’action pour les membres de la coalition.

14- Œuvrer à renforcer le rôle de l’UNRWA dans les cinq zones où elle agit et demander aux pays donateurs de contribuer à un niveau plus important et que cette contribution soit payée chaque année afin de faire face aux réductions de budget donc de services accordés aux réfugiés.

Les participants :

- Badil, Bethléem, Palestine
- Comité de défense des droits des réfugiés palestiniens, et centre Yafa du camp de Balata, Naplouse, Palestine
- Union des centres sociaux de jeunes, les camps de réfugiés, Palestine
- Bureau exécutif des réfugiés, Palestine
- Organisation de défense des droits des réfugiés à l’intérieur de la ligne verte de 1948
- Comité droit au retour, Grèce
- Comité droit au retour France
- Comité droit au retour, Suisse
- Comité droit au retour, Norvège
- Comités de défense du droit au retour, Suède
- Groupe ‘Aïdoun, Liban et Syrie

Gloire à nos martyrs, libération de nos prisonniers, guérison de nos blessés
Vive la Palestine, tous ensemble unis jusqu’au retour à nos foyers d’origine


22 novembre 2009
Paris, France