mercredi 14 juillet 2010

Négociations : Abbas garde le cap

Ecrit par PNN
13/07/2010 
Ramallah - PNN -  Le Président palestinien Mahmoud Abbas maintient sa position : il ne rencontrera pas le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou pour des négociations de paix directes sans pré-conditions.
Abbas se dit prêt à entrer dans les pourparlers uniquement si ceux-ci reprennent là où ils avaient été laissés en 2008 et qu’un gel des constructions juives à Jérusalem-est internationalement mandaté est mis en place.
La semaine dernière, Netanyahou affirmait lors de sa rencontre avec le Président américain Barack Obama que les pourparlers directs devaient débuter sans pré-conditions. Si c’était le cas, un accord de paix pourrait être ébauché en moins d’un an, selon lui.
Pour Abbas, il est difficile de maintenir sa position, alors qu’Obama pousse de plus en plus fort en direction d’une résolution du conflit. Obama assurait ainsi la semaine dernière à Abbas qu’il ferait tout son possible afin d’assurer l’existence d’un Etat palestinien.
Cette semaine, Abbas entendra les propositions israéliennes de la bouche de l’envoyé américain au Moyen-Orient.  Israël envisage d’étendre le rôle des forces de sécurité palestiniennes dans les villes de Cisjordanie, ainsi que des nouveaux retraits de check-points afin d’augmenter la liberté de mouvement des personnes et des biens. Dans cette optique, le chef du Shin Bet (agence de sécurité intérieure israélienne) Youval Diskin a récemment passé une journée dans la ville de Djénine en Cisjordanie, afin de renforcer les liens avec l’Autorité Palestinienne.
Mais d’un autre côté, le Premier ministre a affirmé qu’il ne céderait sur aucune partie de la ville de Jérusalem, et n’a présenté aucun plan sur les frontières.
Pour les Palestiniens, les frontières de 1967 doivent constituer la base des négociations. Mais ils sont prêts à des échanges de terres permettant à Israël de garder certaines de ses plus grandes colonies, bâties après 1967 sur les territoires occupée.
Le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman a proposé dimanche une sorte d’échange en vue d’un accord de paix: remettre aux Palestiniens les zones dans lesquelles vivent les citoyens arabes d’Israël en échange des colonies juives en Cisjordanie.

Beit Yonatan: l’injustice se poursuit

Ecrit par PNN 
14/07/2010 
PNN – 29 mois se sont écoulés depuis l’ordre d’évacuation prononcé par le tribunal à l’intention des habitants juifs du bâtiment Beit Yonatan à Jérusalem-est. Mais sur le terrain, aucun changement. 
La raison à cela: un refus de la police israélienne de faire appliquer l’ordre de la cour prononcé par le procureur-général Menachem Mazouz.
Mardi, le chef de la police israélienne David Cohen a reçu une lettre de l’avocat de la ville de Jérusalem Yossi Havilio demandant à la police de Jérusalem d’arrêter une date pour l’expulsion.
 L’ironie de l’histoire est que la municipalité de Jérusalem a mené de nombreuses expulsions d’habitants arabes ainsi que des demolitions de leurs maisons, avec l’aide de la police.
Dans de telles circonstances, la non-application de l’ordre pour Beit Yonatan est susceptible de créer un « dur sentiment de discrimination » et d’ « endommager sévèrement l’autorité de la loi. »
De son côté, la police affirme ne rien pouvoir faire tant que se poursuit le conflit entre le maire de Jérusalem Nir Barkat et Havilio pour savoir si l’ordre doit être mis en application.

Israël rase 3 maisons palestiniennes et approuve la constructions dans les colonies

Ecrit par Ghassan Bannoura-PNN
13/07/2010  
Ghassan Bannoura – PNN – La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli mardi trois maisons appartenant à des Palestiniens dans le quartier d’Isawyia, près de la Vieille Ville. 
Argument de la municipalité : ces maisons ont été construites sans permission.
Mais depuis le début de l’occupation de Jérusalem-est en 1967, Israël ne délivre des permis de construire aux Palestiniens que rarement. Alors que les colonies israéliennes dans la ville et dans sa périphérie se multiplient, à l’encontre de la législation internationale.
Ce matin, les bulldozers ont chassé les familles Abu Ramlyiah, Nasser et Abdullah, avant de raser leurs maisons. Durant la démolition, les propriétaires des bâtiments et les familles ont affronté les forces israéliennes. De nombreuses femmes et enfants ont subi de légères blessures alors que les soldats utilisaient des bâtons et les crosses de leurs armes pour expulser les personnes de leurs domiciles.
Aujourd’hui, des médias israéliens rapportaient que le comité de construction de la municipalité de Jérusalem avait approuvé la construction de 32 maisons dans la colonie de Pisgat Ze’ev, à Jérusalem-est.
La municipalité a déclaré que 48 nouvelles maisons devraient voir le lancement de leur construction approuvé la semaine prochaine. Ces maisons feront partie d’un ensemble de 200 nouvelles unités de logement qui sera bâti cette année dans la colonie. 

Le cargo d'aide libyen a repris sa route vers Gaza (Fondation Kadhafi)

14/07/2010 | 11h36
Le cargo d'aide libyen a repris mercredi matin sa route vers Gaza après avoir été contraint à l'arrêt en raison d'une avarie, tandis que des navires de la marine israélienne tentaient de lui barrer la route, selon la Fondation Kadhafi qui a affrété le bateau. 

Israël : vote en faveur d'un référendum en cas de retrait territorial

14/07/2010 | 11h32
Une commission parlementaire israélienne a voté mercredi en faveur d'un projet de loi imposant un référendum préalable à tout éventuel retrait de Jérusalem-Est et du plateau du Golan, des territoires annexés par Israël, selon une source parlementaire.
"Le projet de loi sur le référendum a été voté mercredi à 5 voix contre 2", a affirmé à l'AFP une responsable de la commission.
Ce projet devrait être approuvé à une large majorité en deuxième et troisième lecture lors d'une session plénière de la Knesset (Parlement) prévue la semaine prochaine, pour avoir force de loi.
Il vise à renforcer les adversaires d'un éventuel retrait du Golan, conquis sur la Syrie en juin 1967 et annexé en 1981, en cas de traité de paix avec Damas.
Le texte prévoit que tout traité prévoyant un tel retrait devra être préalablement approuvé par la majorité absolue du Parlement, soit 61 voix sur les 120 députés de la Knesset.
S'il est approuvé par la Knesset, le traité devra ensuite être soumis à un référendum populaire dans les 80 jours, précise le projet de loi.
L'annexion du Golan et de Jérusalem-est n'a pas été reconnue par la communauté internationale.
La Syrie réclame la restitution pleine et entière du Golan dans le cadre d'un traité de paix avec Israël. De leur côté, les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de Jérusalem, occupé et annexé en 1967, la capitale de leur futur Etat. 

Une nouvelle coalition pourrait être nécessaire en Israël pour faire aboutir le processus de paix

14/07/2010
Un changement de coalition pourrait être nécessaire en Israël pour faire aboutir le processus de paix avec les Palestiniens, a estimé un ministre israélien. « Nous devons aller vers des négociations directes (avec les Palestiniens) sur les sujets essentiels, et plus sur les petits détails », a déclaré à Washington le travailliste Avishai Braverman, ministre des Minorités du gouvernement Netanyahu. « C'est dans l'intérêt de l'État d'Israël d'avancer courageusement », a insisté M. Braverman, qui a appelé les deux parties à « changer le jeu » afin de surmonter les réticences à la paix.
M. Braverman a également affirmé que « le soutien » des États-Unis, des Européens et des Arabes serait décisif dans la phase à venir des négociations. 

La rencontre Netanyahu-Moubarak reportée à dimanche

14/07/2010
La rencontre entre le président égyptien Hosni Moubarak et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, prévue aujourd'hui, a de nouveau été repoussée (elle devait avoir lieu hier) et doit avoir lieu dimanche, a-t-on appris de sources officielles égyptienne et israélienne. Il s'agira de la cinquième visite en Égypte du Premier ministre israélien depuis son retour à ce poste en avril 2009.
D'après une source proche de la présidence égyptienne, une rencontre de M. Moubarak avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, prévue jeudi, a également été reportée. M. Abbas est désormais attendu samedi au Caire.

Israël démolit trois maisons palestiniennes

14/07/2010
Les autorités israéliennes ont procédé hier à la démolition de trois maisons palestiniennes, dont une habitée, dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, selon la police et des témoins. Les bâtiments, situés dans le quartier d'Issawiya, ont été rasés par ordre de la municipalité sous motif qu'ils n'avaient pas reçu de permis de construire. La police, déployée sur les lieux en raison du risque d'affrontements avec des protestataires palestiniens, n'a pas eu à intervenir, a précisé un porte-parole de la police.
Des milliers de maisons palestiniennes dans la partie orientale de Jérusalem sont menacées de destruction car construites sans permis des autorités israéliennes.
La Commission européenne et l'Autorité palestinienne ont dénoncé hier ces démolitions ainsi que des nouvelles autorisations en parallèle de constructions israéliennes, y voyant un obstacle à la paix.
Lundi, la municipalité israélienne de Jérusalem avait autorisé la construction de quatre immeubles comportant 32 appartements à Pisgat Zeev, un quartier de colonisation juive de Jérusalem-Est. Un porte-parole de la mairie a affirmé qu'une commission de planification municipale avait autorisé la construction de 100 maisons, dont une partie dans des quartiers arabes.
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Face-à-face israélo-libyen au large de Gaza

14/07/2010
Israël s'est dit prêt hier soir à intercepter un cargo d'aide libyen en route pour Gaza si le bateau tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien. Selon la Fondation Kadhafi pour Gaza, qui a affrété le bâtiment, les autorités israéliennes ont lancé un ultimatum pour qu'il se détourne de son cap avant l'aube. « Sinon, elles menacent d'intercepter le bateau avec leur marine de guerre », a déclaré à l'AFP un représentant de la fondation libyenne à bord, Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire. Selon M. Zwei, le capitaine du cargo a répondu que « la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse ». Toutefois, un porte-parole militaire israélien à Jérusalem a démenti l'existence d'un ultimatum, ajoutant qu'Israël avait seulement « adressé (au navire) une clarification sur ce qu'il savait déjà, à savoir qu'il ne peut pas aller à Gaza ».
Selon la Fondation Kadhafi, les pressions se sont accentuées hier sur le propriétaire grec et le capitaine de l'Amalthéa afin de les pousser à changer de route. « La fondation a reçu une lettre de la compagnie propriétaire du navire confirmant les pressions exercées sur eux », a affirmé l'organisation sur son site Internet, sans préciser la nature ou l'origine de ces pressions. « Le propriétaire du navire a affirmé qu'il ne cédera pas aux pressions, tout en notant qu'il n'avait pas l'intention d'entrer dans une confrontation », a souligné la fondation qui a appelé toutes les parties « à permettre au navire d'atteindre sa destination finale ».
« La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s'il tente de violer le blocus maritime », a par ailleurs confirmé un autre porte-parole de l'armée, en précisant qu'un contact radio avait été établi avec le bateau libyen.
Hier, à la mi-journée, le cargo Amalthéa, parti samedi soir de Grèce, était à 130 milles marins (près de 240 km) de la bande de Gaza, où il devait accoster ce matin. « Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n'étions pas là pour faire de la provocation », a expliqué M. Zwei. Selon la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, l'Amalthéa est « chargé de deux mille tonnes d'aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments ». Outre 12 membres d'équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l'agent maritime de l'Amalthéa.
Ces derniers jours, Israël a déployé d'intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen détourne sa route vers l'Égypte, mais a averti qu'il n'hésiterait pas à l'arraisonner s'il maintenait le cap sur Gaza. L'État hébreu, qui a dénoncé « une provocation superflue », espère prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza. Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s'efforçait de « briser » le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs propalestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.
Les Israéliens, qui veulent escorter le bateau libyen dans leur port d'Ashdod (Sud) pour y décharger sa cargaison, disent craindre l'importation massive d'armes et de matériel de guerre pour justifier leur blocus maritime de Gaza. Toutefois, à la suite de l'incident du 31 mai, sous forte pression internationale, Israël a assoupli son embargo terrestre contre Gaza en vigueur depuis la prise de contrôle du territoire par les islamistes du Hamas en juin 2007.
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Israël redoute « des tunnels creusés par le Hezbollah » à la frontière

14/07/2010
Le quotidien israélien Jerusalem Post a souligné dans son édition d'hier que « l'armée israélienne craint que le Hezbollah ne soit en train de creuser des tunnels du Liban vers Israël, et ce dans le but d'attaquer des colonies au nord de l'État hébreu, notamment Shlomé ».
« L'armée israélienne craignait déjà que le Hezbollah n'attaque et n'enlève des soldats comme il l'a déjà fait par le passé. Aujourd'hui l'armée s'inquiète que des terroristes franchissent la frontière vers Israël à travers ces tunnels et qu'ils se barricadent dans les maisons de certaines colonies à la frontière », rapporte le Jerusalem Post.
Le quotidien souligne aussi que « les militaires israéliens craignent que le Hezbollah ne plante des explosifs à l'intérieur de ces tunnels à proximité de barrages de l'armée, comme ce fut le cas à Gaza en 2004, quand une bombe plantée dans un tunnel par le Hamas avait fait 5 morts ».
« Les officiers de l'armée israélienne déployés à la frontière avec le Liban s'inquiètent du fait que le Hezbollah, lors de ses prochaines attaques, n'utilise pas uniquement des roquettes, mais qu'il entreprenne simultanément des attaques pour enlever des soldats et s'infiltrer dans les colonies à la frontière », note le quotidien hébreu.
Pour la première fois la semaine dernière, l'armée israélienne avait divulgué des cartes relatives aux positions et aux munitions du Hezbollah dans les villages du Liban-Sud.
« Israël, selon le Jerusalem Post, ne croit pas que le Hezbollah s'intéresse actuellement à mener une guerre, mais pense que le parti de Dieu projette jusqu'à présent de venger l'assassinat de Imad Moghniyé. » 

Condamnation à mort d’un « espion » pour le compte d’Israël, le jour anniversaire de l’agression de l’été 2006

14/07/2010
Ali Mantache écoutant le juge Nizar Khalil prononçant la sentence 
de mort.Photo Nasser Traboulsi
Ali Mantache écoutant le juge Nizar Khalil prononçant la sentence de mort.Photo Nasser Traboulsi
Le Libanais Ali Hassan Mantache, coupable de collaboration avec Israël, a été condamné à mort hier par le tribunal militaire permanent. Cette condamnation coïncide avec la quatrième commémoration du déclenchement de la guerre de juillet-août 2006, ce qui n'est certainement pas un hasard. Elle est symbolique de l'intention des autorités d'appliquer les peines de mort prononcées, estime-t-on.
« Mantache a été condamné à mort par le président du tribunal militaire, le général Nizar Khalil, après avoir été déclaré coupable de collaboration avec Israël et d'avoir fourni des informations sur certaines cibles », précise-t-on de source judiciaire.
« Israël a profité de ces informations lors de son agression sur le Liban en juillet 2006, provoquant la mort de martyrs et des blessés parmi les militants et les civils », ajoute la source.
C'est la deuxième condamnation à mort d'un agent présumé depuis la vaste opération lancée par les autorités en avril 2009 contre des réseaux d'« espions ».
La première condamnation, celle d'un ancien officier des Forces de sécurité intérieure (FSI), Mahmoud Kassem Rafeh, 63 ans, remonte à février dernier.
Ali Mantache (53 ans) a été arrêté en mai 2009. Il s'agissait d'un boucher qui avait fourni des informations utilisées par Israël lors de la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah.
Par ailleurs, un technicien travaillant pour la compagnie alpha, l'un des deux opérateurs de téléphonie mobile au Liban, a été inculpé d'espionnage au profit d'Israël, selon la même source judiciaire.
« Le procureur du gouvernement près le parquet militaire Sakr Sakr a inculpé le détenu Charbel Azzi de collaboration avec l'ennemi israélien, de lui avoir fourni des informations et d'entrée dans le pays ennemi », selon l'acte d'inculpation.
Ceux qui collaborent avec Israël encourent une peine de prison à vie assortie de travaux forcés. Si le juge estime que cette collaboration a causé la mort, il peut demander la peine capitale.
Azzi a été arrêté fin juin et est soupçonné d'avoir fourni des informations à l'État hébreu à travers le réseau de télécommunications.
La vaste opération menée depuis 2009 a abouti à l'arrestation de 70 agents présumés, dont des officiers de la police et de l'armée.

L'occupation construit de nouvelles unités coloniales à al-Qods occupée

[ 13/07/2010 - 09:43 ]
Al-Qods occupée – CPI
La municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods a permis, le lundi 12/7, la construction de nouvelles unités coloniales dans la partie est de la ville, selon les déclarations des responsables sionistes.
Cette annonce vient sous l'ombre des appels américains et sioniste à entamer les négociations directes avec l'autorité du Fatah, à Ramallah.
Le porte-parole du chef de la municipalité de l'occupation, à al-Qods, Nir Barakat a dit que la commission de la planification et de la colonisation à la municipalité a permis la construction de 20 nouvelles unités coloniales dans la colonie de "Bisgat Zeev", qui est la plus grande colonie sioniste dans la partie est de la ville sacrée.
Il a ajouté que la commission a approuvé, hier lundi, plus de 100 demandes pour obtenir des autorisations de construction dans différentes régions d'al-Qods occupée, notamment dans les quartiers arabes.
Ce pas vient simultanément avec une série de rencontre des dirigeants du mouvement Fatah et de l'autorité à Ramallah avec des responsables sionistes au milieu d'un refus populaire.

Le Hamas condamne la visite de Diskin aux sièges des milices d’Abbas

[ 13/07/2010 - 10:09 ]
Damas - CPI

Le Hamas a condamné les opérations de coordinations sécuritaires entre l'autorité du Fatah et les forces de l’occupation sioniste qui se multipliées dernièrement dont la plus récente était la visite du chef du «Shin Bet», Yuval Diskin et un certain nombre d'agents de la sécurité sioniste au siège de M. Abbas, à Ramallah, et des services de la sécurité de l'autorité du groupe d'Oslo, à Jénine.
«Nous considérons les coordinations sécuritaires avec l'occupation qui ciblent la résistance palestinienne et les gens honnêtes de notre peuple pour protéger la sécurité de l'occupation et ses colons, comme un crime odieux et un coup perfide au dos du peuple palestinien s'expose aux pires mutilations, détentions, assassinats et expulsion des habitants d'al-Qods par ces officiers sionistes», a déclaré le Hamas dans un communiqué publié par son bureau d'Information, le lundi 12/7.
Le Hamas a appelé à l'arrêt des coordinations sécuritaires avec l'occupation qui a transformé l'autorité du groupe d'Oslo et sa sécurité à un serviteur et subordonné des services de l'occupation en échange d'illusions politiques, et des avantages personnels au détriment de la sécurité et des droits du peuple palestinien.

Les forces occupantes ferment al-Aghwar et installent des barrages militaires

[ 13/07/2010 - 10:24 ]
Ramallah – CPI

 Les forces de l'occupation israélienne ont fermé, le lundi à minuit 12/7, la région d'al-Aghwar en Cisjordanie occupée en l'annonçant une région militaire fermée, et en installant des barrages militaires à l'entrée d'Ariha, al-Aouja, et sur toutes les routes qui conduisent vers al-Aghwar centrale et nord, sous prétexte d'avoir reçu des alertes dans la région.
Des citoyens palestiniens ont affirmé que des dizaines de soldats sionistes se sont installés sur les barrages militaires en lançant une campagne de fouille contre es voitures palestiniennes et examinant les cartes d'identité des passagers.
Dans le même contexte, des adolescents palestiniens ont lancé, la nuit dernière, quatre bouteilles Molotov sur les voitures des colons sionistes près de la ville de Ramallah, au milieu de la Cisjordanie occupée.
Un porte-parole militaire sioniste a dit qu'une bouteille Molotov a été lancée sur une voiture sioniste au carrefour d'Aboud, au nord-ouest de la ville de Ramallah, alors que trois autres ont frappé les voitures des colons sionistes près du village de Chakba, sur la route qui conduit vers la colonie sioniste "Elih", à l'Ouest de Ramallah, sans qu'aucune victime ne soit enregistrée.

Mechaal rencontre Nasrallah en discutant des développements politiques

[ 13/07/2010 - 11:00 ]
Beyrouth - CPI
 Le président du Bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a discuté, hier lundi, avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur les derniers développements politiques au Liban, en Palestine occupée et dans la région.
Le parti libanais du Hezbollah a déclaré dans un communiqué que son secrétaire général a reçu le président du bureau politique du Hamas qui était à la tête d'une délégation, en discutant de la situation et des développements politiques au niveau du Liban, Palestine et la région".
Mechaal est arrivé, à Beyrouth, en compagnie d'une délégation du Hamas dont le responsable des relations étrangères, Oussama Hamdan et le représentant politique au Liban, Ali Baraka, et ont présenté leurs condoléances après la mort du savant religieux chiite, Mohammed Hussein Fadlallah, qui est décédé le dimanche dernier.
"Le départ de M. Fadlallah est une grande perte pour la nation arabe et islamique, cat il était un grand savant qui œuvrait pour l’union de la nation, et avait servi par ses pensées et son esprit ouvert et lumineux, et que la Palestine a vraiment perdu un grand savant», a déclaré Mechaal à la chaîne libanaise d’Al Mannar.
Mechaal a confirmé que les palestiniens, notamment les résistants vont poursuivre les aspirations du grand savant pour libérer la Palestine et la disparition de l’occupation de la terre sainte islamique et historique.

Erdogan insiste sur la nécessité de mettre fin à l’embargo sioniste

[ 13/07/2010 - 11:40 ]

Belgrade - CPI
Le Premier ministre turc Recep Tayyep Erdogan a affirmé au cours d'une visite officielle en Serbie, le lundi 12/7 que la Turquie continue de demander des excuses israéliennes et une compensation aux familles des victimes de la flottille "Liberté", ainsi que la levée de l’embargo sioniste injuste contre la Bande de Gaza.
Erdogan a souligné également dans une conférence de presse, à Belgrade, avec son homologue serbe, Mirko Swejtkovic, à la levée du blocus imposé par Israël sur la Bande de Gaza.
«Cet acte est inhumain, et au minimum peut être décrit comme un acte sauvage, pour cela nous attendons et demandons des excuses, en plus des indemnités aux familles des morts, ainsi que la levée totale du blocus en vertu de la Charte des droits de l'homme. Ce sont nos exigences et nous nous en tiendrons jusqu'à la fin", a déclaré Erdogan en commentant l’assaut criminel et meurtrier de la marine sioniste contre les pacifistes humanitaires pro-palestiniens, le 31 mai dernier.
Ces affirmations du haut responsable turc sont venues, hier, avant un rapport officiel sur l'incident criminel sioniste contre la flottille liberté, publié par une commission d'enquête militaire menée par le général en retraite, Giora  Eiland, au moment où l'État de l'occupation a confirmé qu’il ne représentera pas d'excuses officielles à la Turquie, tout en refusant d’accepter toute enquête internationale.

Amr Moussa met en garde d’une solution qui conduira à la guerre

[ 13/07/2010 - 12:10 ]
Agences
«Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, soutient l’idée du lancement immédiat des négociations régionales», ont révélé des sources proches d’Amr Moussa, en se référant à ses dernières tournées dans la région.
Les sources ont révélé qu’Amr Moussa soutient l’idée des israéliens et américains pour un lancement rapide des négociations, de crainte qu’une guerre éventuelle ne soit encore déclenchée dans la région du Moyen-Orient.
«Moussa a souligné qu’il ne faut donner aucun prétexte à l’occupation israélienne afin d’entamer une nouvelle opération militaire, notamment durant cette étape très difficile», ont dévoilé ces sources.
Elles ont ajouté que le secrétaire générale de la Ligue arabe a affirmé qu’on doit éviter de faciliter la tâche à Israël pour fuir en avant et se dérober des pressions occidentales et américaines, notamment à propos des colonies et le blocus contre Gaza.
«Tout opération militaire lancée par l’occupation israélienne, sans aucun motif, va engendrer la foudre de la communauté internationale», a-t-il souligné.

L'occupation démolit deux maisons palestiniennes à al-Qods

[ 13/07/2010 - 12:25 ]
Al-Qods occupée – CPI
 Les bulldozers qui appartiennent à la municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods accompagnés par de grandes forces de la police sioniste et les milices des gardes-frontières ont envahi le quartier d'Abou Riala, à al-Essawia, au centre de la ville occupée d'al-Qods, où les forces occupantes ont installé un siège aux alentours de la région ciblée.
Les bulldozers sionistes ont démolit la maison du citoyen palestinien, Mahmoud Mohamed Nasser, sous prétexte de la construction sans autorisation.
Des sources locales ont dit, le mardi 13/7, que les bulldozers sionistes ont démoli également une autre maison qui appartient à la famille de Sabah Abou Roumeilah, dans la même région.
De violents affrontements ont éclaté entre les forces occupantes et les citoyens palestiniens, où plusieurs femmes palestiniennes ont été blessées.

Barhoum : l'élargissement de la colonisation à al-Qods est couverte par les négociations

[ 13/07/2010 - 12:32 ]
Gaza – CPI
Le porte-parole du mouvement du Hamas, Fawzi Barhoum, a considéré que l'accord de l'occupation de construire 32 nouvelles unités coloniales dans la ville occupée d'al-Qods vient dans le cadre des violations sionistes continuelles aux droits du peuple palestinien.
Dans une déclaration de presse spéciale au centre palestinien d'information, Barhoum, a affirmé que l'ennemi sioniste utilise les négociations avec l'autorité du mouvement Fatah, à Ramallah, comme une couverture pour poursuivre la colonisation et élargir les colonies, en attirant l'attention que cette décision vient après le soutien du président américain, Barack Obama, au gouvernement d'extrême droite sioniste dirigé par Benjamin Netanyahu qui poursuit la colonisation et la judaïsation.
Le porte-parole du Hamas a souligné que la judaïsation continue sous l'ombre de l'absence de toute justice internationale et la volonté de l'autorité du Fatah, à Ramallah, ainsi que le soutien des Etats Unis qui encouragent l'occupation de multiplier ces violations.
Finalement, il a montré que cette décision montre que le choix des négociations est très dangereux pour le peuple palestinien et confirme la vérité de la décision du Hamas de boycotter et isoler l'ennemi sioniste.

Haniyeh: La stratégie de résistance à Gaza a triomphé sur l'occupation

[ 13/07/2010 - 13:29 ]
Gaza - CPI
Le chef du gouvernement palestinien, Ismaïl Haniyeh a affirmé que la Bande de Gaza est sur le seuil d'une nouvelle étape pour briser le blocus, en soulignant que la stratégie de résistance et de lutte à Gaza a vaincu la stratégie des agressions et la guerre de l'occupation.
Haniyeh a déclaré lors d'un discours durant la 11ème cérémonie de la sortie des étudiants qui ont eu leurs diplômes et licences à la faculté des sciences appliquées, le lundi soir 12/7, dans la cour  universitaire, à Gaza, qu'on s’attachera à cette stratégie de résistance, et en confirmant que les  négociations et le pari sur la satisfaction de l'administration américaine a prouvé son fiasco.
Haniyeh a souligné que l'arrivée d'une délégation des députés égyptiens et syriens pour participer à la joie de Gaza qui reconstruit et réhabilite la "Place des Martyrs", à Khan Younes, représente une grande importance à cet regard, car la nation considère la Palestine comme sa question centrale, en ajoutant que les tentatives de l’occupation pour arracher et écarter cette question de ses dimmenssions islamiques ont totalement échoué.
«Gaza s’est exposée pendant la dernière guerre à trois attaques, militaire, politique et économique, dans le but de l'affaiblir et frapper sa volonté, soutirer des renonciations et obliger le peuple palestinien à abandonner la stratégie de lutte et de résistance", a contesté Haniyeh contre la politique de deux poids deux mesures de certains pays qui soutiennent aveuglément les crimes et violations de l’occupation sioniste.
Haniyeh a souligné que la fermeté de la résistance dans la bande de Gaza a protégé le peuple palestinien et a plongé l’occupation dans une crise éthique, juridique et politique, au moment où la levée de l’embargo sioniste est devenu une exigence universelle.

Les forces occupantes encerclent la maison du député Ahmed Attoune à al-Qods

[ 13/07/2010 - 17:54 ]
Al-Qods occupée – CPI
De grandes forces des services de renseignements et des forces spéciales sionistes ont encerclé, le mardi après-midi 13/7, la maison du député, Ahmed Attoune, dans la ville occupée d'al-Qods, en renforçant leur existence dans le quartier de Sour Baher, où se trouve la maison.
Les forces occupantes ont appelé les membres de la famille d'Attoune de presser sur lui afin de se rendre après la parution de la décision d'expulsion vers la Cisjordanie occupée.
Notons que le député Attoune se retranche dans la cour du siège de CICR au quartier du Cheikh Jarrah  avec d’autres députés menacés d'expulsion depuis plus de 14 jours.

Un tribunal sioniste condamne le Cheikh Raed Salah à 5 mois de prison

[ 13/07/2010 - 18:53 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le tribunal sioniste de Soulh dans la ville occupée d'al-Qods a condamné, le dimanche à midi 13/7, le Cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948, à 5 mois de prison.
Le tribunal a tenu une séance pour voir le recours présenté par l'équipe des avocats du Cheikh Raed Salah contre la décision du tribunal qui l’a condamné à 9 mois de prison, à cause de la question de la porte des Maghrébins le 7 février 2007.
En commentaire à ce jugement, le Cheikh Raed Salah a dit que c'est la politique sioniste qui entre dans le cadre de la judaïsation de la mosquée d'al-Aqsa et la construction du prétendu temple juif à sa place, et nous voyons que cette décision est injuste.
Il a ajouté que ce jugement ne va pas l’empêcher de poursuivre sa défense à la mosquée sainte d'al-Aqsa.
De son côté, le mouvement du Hamas a condamné fortement ce jugement sioniste, en affirmant que c’est une décision politisée par excellence parce qu'elle cherche à faire absenter le Cheikh Raed Salah d'al-Qods et d'al-Aqsa.
Le Hamas a porté l'occupation israélienne responsable de la vie du Cheikh Salah.
Il a considéré dans un communiqué publié par son bureau d'information que cette décision représente une tentative pour empêcher le Cheikh Raed Salah de défendre al-Qods et al-Aqsa ou de démasquer les projets de judaïsation sionistes.

L'occupation intercepte le bateau libyen "Espoir" dans les eaux internationales

[ 13/07/2010 - 19:08 ]
Gaza – CPI
Le député et président du comité populaire anti-blocus, Jamal al-Khoudari, et le député arabe à la Knesset sioniste, Ahmed Tayebi, ont affirmé que les forces pirates de la marine sioniste ont intercepté le bateau libyen "Espoir" dans les eaux internationales.
Les deux députés qui contactent les organisateurs du bateau ont dit dans une déclaration de presse publiée, le mardi 13/7, que les vedettes militaires sionistes encerclent le bateau en demandant à son capitaine de se diriger vers un autre port que Gaza, mais les solidaires étrangers refusent cette demande et insistent de poursuivre leur voyage vers la Bande de Gaza.
Un responsable égyptien a dit que son pays a reçu une demande pour permettre au bateau libyen d'entrer dans le port d'al-Ariche, sur les frontières avec la Bande de Gaza.
De son côté, le député Jamal al-Khoudari a mis en garde l'occupation israélienne de perpétrer un crime similaire à celui des bateaux de la flottille Liberté.
Il a appelé le monde entier à intervenir pour arrêter les crimes sionistes contre les bateaux des solidaires humanitaires anti-blocus.

Les convois de liberté continuent leur chemin vers Gaza

[ 14/07/2010 - 01:34 ]
Gaza – CPI
Le cargo « L’espoir » s’achemine vers les côtes de la bande de Gaza. Que se passera-t-il cette fois ? Quelle sera la réaction de l’Entité sioniste, elle qui a pratiqué son crime contre la flottille internationale « La liberté », tuant neuf citoyens turcs et en blessant plusieurs autres ?
Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a rencontré quelques spécialistes pour connaître leurs avis, pour connaître les intérêts de ces convois maritimes.
Les scénarios possibles
Dr. Hani Al-Bassous, analyste politique, a dit à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il s’attend à ce que les autorités de l’occupation israélienne interpellent le cargo. Il croit possible des affrontements directs entre les soldats israéliens est les membres du convoi qui ont décidé d’atteindre Gaza coûte que coûte.
L’expert militaire dans les affaires sionistes le général Youssef Al-Charqaoui a dit, pour sa part, que les occupants israéliens feront tout pour le dévier vers le port égyptien d’Al-Arich. Ils veulent à tout prix effacer leur crime du bateau Marmara.
L’utilité des convois
Les occupants israéliens essaieront de s’en débarrasser différemment de ce qu’ils ont fait avec la flottille internationale « La liberté », admet aussi l’analyste politique Naïm Baroud.
Et pour l’utilité de ces convois, Baroud dit que les convois se poursuivront jusqu’à la rupture totale du blocus. Le monde a compris que ce blocus est injuste.
Les convois envoyés à Gaza mettront l’Entité sioniste et les pays qui l’aident dans une situation insoutenable face à l’opinion publique internationale. Les convois ont déjà montré que le monde pratique une politique de deux poids deux mesures. Il n’a comme intérêt dans la tête que d’assurer la sécurité et le confort de l’Etat d’occupation, même s’il pratique le nettoyage ethnique contre les Palestiniens, dit Al-Charqaoui.
Appels
Il faut profiter de ces convois pour attirer l’attention du monde entier vers la bande de Gaza, vers le blocus imposé sur elle depuis quatre ans, vers l’occupant israélien qui se met au-dessus de la loi internationale en empêchant les bateaux d’apporter une quelconque aide aux assiégés de Gaza, dit Al-Bassous.
Si les convois n’arrivent pas à Gaza, il faut au moins les exploiter médiatiquement, conseille Al-Charqaoui.
Nous devons mettre les solidaires venant à bord de ces cargos au courant de ce qui se passe vraiment sur le terrain, dit Baroud. Ils seront nos ambassadeurs qui reflètent l’image réelle des occupants israéliens et de leurs crimes pratiqués contre le peuple palestinien.
Un nouveau départ
Après le convoi turc, les peuples et les pays arabes commencent à se rendre compte de l’injustice dont est sujet le peuple palestinien. Des institutions juridiques, populaires et politiques commencent à réagir afin de briser le blocus imposé sur la bande de Gaza depuis quatre ans. Le cargo libyen est alors un tournent.
Suite à la formidable position ferme de la Turquie, dit Al-Charqaoui, les Arabes se réveillent enfin. Un peu en retard certes, mais mieux vaut tard que jamais.

Les pirates israéliens préparent une nouvelle attaque

Publié le 13-07-2010
La marine de guerre israélienne a menacé une première fois, mardi après-midi, le cargo Almathea affrété par le gouvernement libyen, en route pour délivrer 2.000 tonnes d’aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza.
Les menaces ont été proférées alors que le bateau, parti de l’île grecque de Crète, se trouvait à 130 milles nautiques (240 kilomètres environ) de Gaza.
Sur place à Gaza, une manifestation a eu lieu lundi, pour demander au navire, et, au-delà de ce dernier au dirigeant libyen Khaddafi, de refuser la « solution » pourrie, exigée par Israël, qui verrait le bateau accepter de se détourner et d’aller décharger sa cargaison dans le port égyptien d’Al Arish. Ladite « solution » a reçu la bénédiction des dirigeants égyptiens complices du blocus criminel imposé au peuple palestinien.
« Nous ne demandons pas la charité, mais la liberté, et seule l’arrivée des bateaux à Gaza contribue à rompre le blocus, tout le reste n’est qu’hypocrisie, et encouragement à l’occupation », a déclaré un représentant des manifestants gazaouis.
Face à ce nouveau crime prémédité, les chancelleries des grandes puissances, américaine et française notamment, étaient mardi une nouvelle fois aux abonnés absents.
Tout comme elles restent silencieuses et passives face aux autres crimes de guerre du gouvernement israélien, comme la reprise, ce même mardi, des destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, dans le secteur de Beit Hanina, et au lancement d’un nouveau programme de construction de maisons réservées aux Juifs en territoire occupé.
Silence, également, des parlementaires de nos belles démocraties, alors que leurs collègues palestiniens habitants de Jérusalem sont menacés d’expulsion, et que la députée israélienne Hanin Zoabi est menacée d’une levée de son immunité parlementaire, pour avoir été à bord du navire-martyre Mavi Marmara le 31 mai dernier.
Plus que jamais, la solidarité avec le peuple palestinien repose aujourd’hui sur la seule mobilisation des simples citoyens épris de justice, qui développent, un peu partout dans le monde, le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)
CAPJPO-Europalestine

Les autres choix des Arabes

Il ne reste plus que deux mois avant la fin du délai fixé par les ministres arabes des Affaires étrangères pour les négociations indirectes entre les Palestiniens et les Israéliens. Et pourtant, il semble qu’aucune évolution intéressante n’a été réalisée, permettant de passer aux négociations directes.
Cependant, le premier ministre israélien, qui a dernièrement rencontré le président Obama à Washington, insiste à tenir des négociations directes le plus rapidement possible parce que, de son point de vue, elles constituent l’unique moyen de mettre fin au conflit. Il est surprenant que Netanyahu ait inventé une position nouvelle et étrange dans laquelle il défie les Etats-Unis et les Palestiniens. Au lieu de donner son opinion sur la vision globale présentée par les Palestiniens à l’administration américaine autour des dossiers de Jérusalem, des réfugiés, des frontières, de la sécurité, des colonies et des prisonniers, Netanyahu est apparu avec une proposition qui consiste à geler partiellement la construction des colonies illégales en contrepartie des négociations directes. Il est évident que ce marchandage est injuste, reflétant la réalité des tergiversations israéliennes et ses façons continues de se dérober aux engagements de la paix.
Dans ce contexte, que pouvons-nous attendre de la part du médiateur américain à qui importe la question des négociations et qui doit annoncer clairement la partie responsable de l’entrave du processus de paix ? Il y a une autre question encore plus importante : que vont faire les Arabes si le médiateur américain manque à ses promesses après la dérobade prévue de la partie israélienne ? Il est clair que la position américaine reste faible et manque de clarté. En effet, les rapports en provenance de Washington avant la rencontre entre Netanyahu et Obama prévoyaient un accueil officiel avec des protocoles qui incluent des pourparlers à la Maison Blanche, une conférence de presse officielle. Et ce, contrairement à ce qui s’est passé lors de la visite précédante. Il est clair que cette visite vise à prouver la profondeur des relations et qu’il n’y a pas de différends entre les deux parties. Peut-on alors prévoir un éveil de conscience de la part d’Obama ou une position nouvelle caractérisée par la justice et l’intégralité ? Il semble qu’il ne faut pas trop espérer.
Quant à la réaction arabe, les ministres arabes des Affaires étrangères l’ont déterminée dans leur réunion extraordinaire, quand ils ont décidé de recourir à ce qu’ils ont appelé « autres choix » en cas d’échec des négociations indirectes avec l’avènement du mois de septembre prochain. Parmi ces choix, il y a le recours au Conseil de sécurité et la décision d’annoncer l’instauration de l’Etat palestinien.
Dans tous les cas, les indices actuels ne promettent rien de positif au profit de la cause palestinienne par l’intermédiaire des négociations, à condition que les Etats-Unis et l’Europe fassent pression sur le gouvernement intransigeant de Netanyahu.
L’important est que la diplomatie arabe commence dès maintenant à étudier avec force, sérieux et réalisme les mécanismes permettant l’application des autres choix, afin d’éviter de tourner encore pendant de longues années dans un cercle vicieux alors qu’ils ont précédemment perdu beaucoup de temps et présenté trop de concessions sans parvenir à un résultat satisfaisant.
Massoud Al-Hénawy

Un conflit d’existence ou de frontières

Après l’assassinat d’Ytzhak Rabin et au lendemain des premières élections effectuées après l’assassinat et remportées par Shimon Pérès, un journal israélien avait publié à la une qu’Idgal Omeir, l’assassin, avait voté 2 fois. Cela signifie que l’assassinat de Rabin constitue son premier vote et que le second est celui qu’il a fait à l’intérieur de la prison contre Pérès, alors que la loi israélienne donne le droit de vote aux prisonniers.
Et quand d’autres élections avaient été effectuées plus tard et avaient été remportées par Barak, le leader du parti travailliste qui est le parti de Rabin, Barak s’était éloigné de la voie que son prédécesseur avait suivie pour faire quelques pas en arrière et s’approcher de la ligne du Likoud. C’est ce que Pérès lui-même a fait ultérieurement et le parti travailliste a changé sa tendance qui lui était connue depuis sa fondation et selon laquelle il tenait plus à la paix qu’à la terre et qu’il acceptait l’Etat palestinien indépendant.
Cette position constituait un changement dans la politique de Pérès, alors qu’il avait signé les accords d’Oslo en 1993 et dans lesquels il a reconnu les droits légitimes des Palestiniens. Et ce abstraction faite des doutes dans les intentions non-annoncées de la part du parti travailliste.
Or, le changement du point de vue de la droite israélienne contre ce qui a été considéré comme un désengagement de la part de Rabin au projet sioniste a eu lieu avec la victoire de Netanyahu aux élections de 1996, et qui a été décrite par l’écrivain américain juif Egal Slifer, professeur à l’Université de New York, comme constituant un retour au passé.
Là, le passé signifie le projet sioniste aspirant à l’expansion des territoires israéliens et non pas le retrait et qui nie les droits légitimes des Palestiniens dans ces territoires, y compris le droit d’autodétermination et de la création de l’Etat palestinien.
Pendant la conférence annuelle du lobby juif Aipac à Washington, alors que Netanyahu venait d’être élu en 1996, il levait sa voix en criant : « Il n’y a pas de nouveau Proche-Orient, le Proche-Orient est le Proche-Orient » ; le terme de nouveau Proche-Orient que Pérès avait utilisé comme titre de son livre publié en 1993.
Cette position assurait son refus de tous les nouveaux engagements décidés par le gouvernement Rabin/Pérès et qui se résume à l’acceptation de la paix en se basant sur le retrait et l’Etat.
En 1998, l’ex-ambassadeur israélien à Washington Simha Dinitz a annoncé que le processus de paix avait transféré le conflit entre Israël et les Palestiniens de conflit d’existence en conflit de frontières. Il reconnaît ainsi que l’essentiel du projet sioniste consiste à éradiquer l’existence palestinienne. Et il est évident que Netanyahu a remmené la politique israélienne au concept du conflit d’existence. Ce qui va totalement à l’encontre de la reconnaissance de la paix. Et cette tendance était claire dans les déclarations et les positions de Netanyahu depuis qu’il a accédé au pouvoir pour la deuxième fois en 2009.
C’est dans cette atmosphère que les tentatives du président américain Obama sont effectuées, alors que des négociations indirectes sont actuellement en cours. Il n’est pas nouveau d’entendre dire qu’Obama a préparé un plan qui détermine la position de son administration engagée vis-à-vis des problèmes essentiels, ou ce qu’on appelle les problèmes du statut final, qui sont : Jérusalem, les réfugiés, les frontières … De sa part, Netanyahu a pris le devant par des procédures concrètes et des communiqués arrogants dans lesquels il affirme que c’est lui seul qui détermine le destin de ces dossiers.
Il est actuellement connu qu’Obama veut parvenir à une solution finale pour la cause palestinienne avant la fin de son mandat actuel et que dans son plan, il est soutenu par James Johnes, son conseiller pour la sécurité nationale et tous ses prédécesseurs qui avaient occupé ce poste avec les autres présidents américains, et ce en plus d’un grand nombre d’experts et d’assistants qui avaient assumé la responsabilité des négociations israélo-palestiniennes.
Ceci signifie que l’action diplomatique américaine, que ce soit à travers les négociations indirectes actuelles ou selon le plan prévu d’Obama, rencontrera une forte objection de la part du gouvernement israélien.
Quel que soit le résultat, si Obama n’entreprend pas un pas décisif envers cette position israélienne, surtout après l’annonce du règlement selon la conception américaine, c’est une question de sécurité nationale pour les Etats-Unis qui pourrait nuire à la crédibilité américaine dans la région et dans le monde entier … Que va faire Obama ?
Atef Al-Ghamri
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Vol

Alors que le président Barack Obama accueillait à la Maison Blanche le premier ministre Benyamin Netanyahu pour débloquer un processus de paix moribond, l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem a fait des révélations accablantes pour l’Etat hébreu, montrant ses vraies intentions quant à la solution des deux Etats, souhaitée par la communauté internationale.
Contrairement aux idées répandues, le rapport de B’Tselem souligne que les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie. Bien que les zones construites de ces colonies ne couvrent que 1 % seulement de ce territoire, appelé à former le cœur du futur Etat palestinien, les colons se sont emparés de terres palestiniennes bien au-delà des périmètres immédiats des colonies. C’est ainsi que les limites administratives des colonies sont dix fois plus larges que les zones construites. En outre, 21 % des terres sur lesquelles les colonies ont été construites sont des terrains privés appartenant à des Palestiniens.
Les principales méthodes qu’Israël utilise pour « voler » les terres palestiniennes sont connues : la déclaration du terrain ou son enregistrement comme terre de l’Etat, sa réquisition pour des raisons militaires, et l’expropriation pour intérêt public. Le moyen le plus répandu et le plus facile est de déclarer une large portion de terre appartenant à l’Etat. C’est ainsi que 20 % de la Cisjordanie ont été déclarées terres d’Etat. Le gouvernement a également réquisitionné des terres privées palestiniennes sous prétexte des besoins de sécurité. Conformément au droit international, l’autorité militaire ne peut attribuer ces terres à une tierce partie et doit les rendre à la fin de l’occupation. Or, l’armée israélienne a réquisitionné quelque 31 km2 et les a cédés à 42 colonies depuis 1967. Le gouvernement a aussi « dérobé » des terres privées palestiniennes, en élargissant la compétence juridictionnelle de 92 colonies. Les nouvelles limites municipales des colonies empiétaient ainsi sur des terres appartenant à des Palestiniens. Ces terres sont désormais sous le contrôle effectif des colonies puisque les propriétaires palestiniens ne sont plus autorisés à y accéder.
Toutes ces mesures violent non seulement le droit international mais aussi les engagements pris par Israël dans la feuille de route de 2003, selon laquelle Israël a promis de geler les activités de colonisation. Depuis 2004, toutefois, en raison de la construction extensive dans les colonies et les incitations généreuses qu’Israël offre aux colons, la population des colonies (en excluant celle de Jérusalem-Est) a augmenté de 28 % à la fin 2009. En conséquence, la croissance annuelle de la population des colonies a été trois fois supérieure à la croissance naturelle à l’intérieur d’Israël : 5 contre 1,8 %. Le nombre des colons a également triplé depuis 1993, date des accords d’Oslo, passant de 110 000 à 301 200.
Dans ces conditions, qui pourrait encore croire en la foi d’Israël dans une solution basée sur l’établissement d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat juif ? Celui-ci ne fait-il pas tout pour, au contraire, grignoter les terres et ruiner toute chance de créer un Etat palestinien viable, compromettant par la même toute solution pacifique durable ?
Dr Hicham Mourad
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La grande prison

Les jours se suivent et se ressemblent, dit-on. Pour la question palestinienne et l’aspect inhumain que réservent les Israéliens à la population en Cisjordanie et Gaza, les faits se ressemblent certes, mais gagnent en ampleur jour après jour. Il suffit de relever les plus récentes informations pour s’en rendre compte. L’allégement du blocus de Gaza n’est qu’une formalité, juste des paroles pour tenter d’apaiser la tempête née de l’affaire de la flottille. Pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est, la poursuite de la colonisation est un fait en dépit du moratoire, toujours d’ailleurs pas réel, une fiction en quelque sorte, puisqu’il maintient le principe même de la colonisation qui est en lui-même illégal. Un des derniers exemples est celui d’un village, Al-Walajah, dans le sud de la Cisjordanie promis à l’encerclement total par le mur israélien. Un des propriétaires palestiniens cités, Omar Hajaj, montre le futur tracé de la barrière qui transformera sa maison en « cage de zoo ». Il ne s’agit pas d’image, mais une des réalités des comportements israéliens et de l’idéologie sioniste, surtout l’extrême droite pour laquelle il faudrait soit se débarrasser des Palestiniens soit les enfermer dans des sortes de bantoustans. Les travaux sur cette partie inachevée de la barrière israélienne ont repris en avril après plusieurs années d’interruption.
Hajaj raconte qu’il a reçu un appel des ministères de l’Intérieur et de la Défense pour leur fixer un rendez-vous chez lui. Le jour même, Hajaj, dont la terrasse offre une vue unique sur Jérusalem et le quartier de colonisation de Gilo, a été informé qu’il y aurait une barrière électronique de 15 mètres de long et 5 mètres de haut entre le mur et sa maison qui se situera du côté « israélien », coupée du village. « Ils lui ont dit qu’on autorisera les visites de famille et des amis, mais qu’il devrait répondre d’eux. Il y aura deux portes pour sortir, mais elles ne devront jamais être ouvertes en même temps ». Le témoignage recueilli par l’AFP fait penser plutôt à un film sur le totalitarisme qu’à un fait réel. Mais c’est la réalité pure et dure de la mentalité coloniale israélienne que rien ne semble pouvoir arrêter. La barrière sépare les vivants, mais aussi les morts. Ahmad Saleh Barghouth, agriculteur sexagénaire, attend le 25 juillet une décision de la justice israélienne sur son recours pour que la barrière contourne la partie de son verger où reposent ses parents et sa grand-mère. Al-Walajah se targue d’abriter le plus vieil olivier de Palestine, un arbre noueux de 5 000 à 7 000 ans. Mais la perspective de la construction du mur menace l’existence même de la localité. « Le mur est l’une des manifestations les plus laides de la colonisation », a affirmé le principal négociateur palestinien Saëb Erakat dans un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) du 9 juillet 2004, jugeant sa construction illégale et exigeant son démantèlement. Mais Israël lui défie toutes les formes de justice et il continuera de le faire face aux molles réactions de l’Occident.