mercredi 21 octobre 2009

Israël étudie la création d’une possible commission d’enquête sur Gaza

21/10/2009
« Lieberman ne veut pas la paix », a accusé hier le juge Goldstone. Jonathan Nackstrand/AFP
« Lieberman ne veut pas la paix », a accusé hier le juge Goldstone. Jonathan Nackstrand/AFP
Le juge Goldstone critique l'argument israélien selon lequel l'adoption de son rapport va porter atteinte au processus de paix.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé hier à son gouvernement de faire des propositions pour amender les lois internationales de la guerre après la publication du rapport Goldstone. Le cabinet de sécurité israélien s'est réuni pour débattre des conséquences du rapport Goldstone, mais il n'a pas discuté de la création éventuelle d'une commission d'enquête sur la campagne de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, comme l'évoquaient les médias, selon une source officielle. « Le Premier ministre a demandé aux organes gouvernementaux compétents d'étudier une initiative pour amender la législation internationale sur la guerre afin de l'adapter à l'expansion du terrorisme mondial », ont indiqué ses services dans un communiqué.
Israël a essuyé une sévère défaite diplomatique lorsque le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté à une large majorité le rapport Goldstone vendredi dernier à Genève. Commandité par l'ONU et présenté par le juge sud-africain Richard Goldstone, ce rapport accuse l'armée israélienne, ainsi que les groupes armés palestiniens, d'avoir commis « des crimes de guerre » durant l'offensive israélienne à Gaza l'hiver dernier au cours de laquelle 1 400 Palestiniens et 13 Israéliens ont été tués.
Des voix se sont élevées, en Israël et en dehors, pour réclamer la constitution d'une commission d'enquête israélienne sur les événements de Gaza. Mais une majorité de ministres du gouvernement de droite est hostile à cette initiative. Les dirigeants israéliens redoutent que le rapport Goldstone soit adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU puis transmis à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui pourrait alors engager des poursuites contre des hauts gradés de l'armée ou des dirigeants politiques israéliens. Le vice-Premier ministre et ministre du Développement régional Syvlan Shalom a ainsi déclaré que « le rapport (Goldstone) est biaisé et mensonger. Il n'y a donc aucune raison d'appliquer une de ses recommandations, à savoir la création d'une commission d'enquête israélienne ». Tzipi Livni, qui était ministre des Affaires étrangères au moment de l'opération israélienne, a expliqué qu'elle était favorable à une telle commission uniquement « si elle permet de défendre les soldats et officiers israéliens contre toute poursuite à l'étranger ».
Le juge Goldstone a pour sa part critiqué l'attitude du gouvernement israélien. Lors d'un discours prononcé aux États-Unis devant des rabbins et diffusé hier par la radio publique, le juriste a qualifié d'« argument superficiel » le discours des dirigeants israéliens selon lequel l'adoption de son rapport va porter atteinte au processus de paix. « De quel processus de paix parlent-ils ? Il n'y en a pas. Le ministre israélien des Affaires étrangères (Avigdor Lieberman) n'en veut pas », a estimé le juge, en appelant le gouvernement israélien à ouvrir une « enquête transparente » pour mettre fin à la polémique.

"Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie

20/10/2009 Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.

Selon un des habitants du village en question, le Palestinien Bilal Eid (42 ans), après avoir perquisitionné leurs terres, les soldats de l'occupation leur ont demandé de ne plus demander assistance auprès des militants étrangers, sous peine de payer une amende de 2.000$ et plus.

Eid a assuré avoir obtenu confirmation de cette décision auprès du bureau de liaison palestinien auquel toutes les décisions israéliennes sont transmises.

"La gravité (de cette décision) réside dans le fait que les citoyens palestiniens ne pourront plus empêcher la confiscation de leurs terres, ni transmettre leur endurances au monde à travers ces militants. De plus, leur absence va faciliter la tâche aux colons pour réprimer encore plus les Palestiniens et prendre d'assaut leurs terres sans aucune surveillance" s'est plaint Eid.

Lequel a souligné l'importance que jouent ces militants diffusés un peu partout dans les villages de la Cisjordanie et qui "dévoilent à leurs états et aux organisations humaines la réalité des exactions et des crimes commis par l'occupation israélienne et réfute ses mensonges à travers lesquels elle fait croire le monde entier que les Palestiniens sont des criminels et les agresseurs des colons".

Pour leur part, les militants étrangers ont refusé de quitter les territoires palestiniens. Par la voix de leur porte-parole, le britannique Peter Leder, ils assuré q'ils feront tout pour revenir au cas où les israéliens en viennent à les expulser. " Nous ne laisserons jamais les Palestiniens lutter seuls contre les Israéliens" a-t-il affirmé.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107789&language=fr

Meretz accuse Israël de crimes de guerre à Gaza

20/10/2009
Le parti de gauche israélien, Meretz, a accusé les leaders politiques et militaires de l'entité israélienne d'avoir commis des crimes de guerre à Gaza. C'est la première fois qu'un parti israélien accuse ouvertement son gouvernement de perpétrer des crimes de guerre, selon le site "les colons 7".

La direction dudit parti a appelé le gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netenyahu à former une commission d'enquête indépendante pour enquêter sur les crimes de guerre, et à former cette commission à la base du rapport Goldeston.

Le PDG du parti Meretz Moussa Raz a insisté lors d'une interview au site "les colons 7" sur la nécessité de former cette commission pour savoir qui est l'accusé ou l'innocent sur le plan politique et militaire en "Israël".

Il a de même accusé le mouvement Hamas de commettre des crimes de guerre, soulignant qu'il avait déjà servi dans l'armée et qu'il connait bien la situation réelle à Gaza.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107823&language=fr

Réunion de Vienne: Téhéran juge inutile la présence de la France

20/10/2009 L'Iran a jugé inutile la présence de la France à la réunion de Vienne sur la livraison de combustible nucléaire à Téhéran, à laquelle participent également les Etats-Unis et la Russie, c'est ce qu'a affirmé mardi le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.

La République islamique a proposé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de solliciter (en son nom) des pays tiers pour la livraison de combustible destiné à son réacteur de recherche de Téhéran, a ajouté M. Mottaki.

"L'Agence a contacté quelques pays, et les Etats-Unis et la Russie ont accepté de participer aux négociations pour fournir le combustible. Les négociations vont être menées avec ces deux pays en présence de l'Agence. Nous n'avons pas besoin de beaucoup de combustible et nous n'avons pas besoin de la présence de beaucoup de pays. Il n'y a aucune raison pour la France d'être présente", a-t-il poursuivi.
Selon la chaîne de télévision iranienne en langue arabe, Al-Alam, l'Iran a exclu un dialogue direct avec la France concernant la livraison d'uranium enrichi, car elle "ne s'est pas conformée à ses obligations antérieures envers l'Iran dans la cadre de la coopération nucléaire" bilatérale.

La chaîne qui cite une source proche des négociateurs iraniens à Vienne, ajoute que la France "n'a pas un passé acceptable et dans la mesure où elle entrave les négociations entre l'Iran et l'AIEA", l'Agence internationale de l'énergie atomique, Téhéran n'aura pas de dialogue direct avec Paris.

Toujours selon la chaîne, quoique l'Iran possède 10% de la société française d'enrichissement d'uranium, Eurodev, Paris et contrairement aux lois internationales s'est abstenue de lui livrer les dizaines de tonnes de la matière UF6 qui lui reviennent de droit.
Interrogé sur les déclarations du chef de la diplomatie iranienne, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a déclaré que son pays "participe" à la réunion de Vienne. "C'est une réunion d'experts, à laquelle nous participons, les discussions se poursuivent", a-t-il ajouté, lors d'un point presse.
La reprise de la réunion de Vienne sur l'enrichissement à l'étranger d'uranium iranien, qui avait commencé lundi, avait été retardée mardi jusqu'à la mi-journée.


Lundi, le porte-parole du département d'Etat américain Ian Kelly a qualifié de "bon début" la réunion tenue à Vienne, sous l'égide de l'AIEA. "C'est un bon début, mais il nous faut encore beaucoup travailler sur les détails de mise en œuvre de l'accord", a précisé Kelly lors du point de presse du département d'Etat. Kelly a également estimé que le fait que la réunion doive se poursuivre mardi était "un bon signe". Il a décliné tout autre commentaire.

Le terme de "bon début" avait déjà été employé un peu plus tôt par le directeur général de l'agence onusienne, l'Egyptien Mohamed ElBaradei.

Le chef de la délégation iranienne, l'ambassadeur auprès de l'AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, s'est, lui, contenté de "confirmer" les propos du directeur général.

Avant même le début des discussions, Téhéran avait averti lundi matin qu'en cas d'échec, l'Iran procéderait par ses propres moyens à l'enrichissement d'uranium à 20%.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107662&language=fr

Exercice anti-aérien israélo-américain, le plus important jamais réalisé

G.Houbballah

20/10/2009

L’entité sioniste et les Etats-Unis organisent à partir de mercredi leurs plus importantes manoeuvres anti-aériennes conjointes, a-t-on appris mardi de source militaire israélienne.

Un millier d'hommes du Commandement américain en Europe et un nombre égal de soldats israéliens vont prendre part à ces manoeuvres baptisées "Juniper Cobra" qui se poursuivront jusqu'au 5 novembre, a précisé Tsahal dans un communiqué.

Durant l'exercice, seront testés les batteries de missiles anti-missiles israéliens de type Arrow, ainsi que les systèmes américains de défense anti-balistique THAAD et Aegis (naval) et les systèmes anti-aériens Patriot et Hawk, selon les médias israéliens.

L'objectif est de simuler des tirs de missiles à longue portée en provenance d'Iran, de Syrie ou du Liban et leur interception en vol, précise le quotidien Yediot Ahronot.

"Selon l'hypothèse de travail de l'exercice, en cas de guerre, les Etats-Unis fourniront à Israël des systèmes de défense qui seront utilisés parallèlement au système anti-missile Arrow 2", mis au point par Israël avec un financement essentiellement américain, indique le journal.

Par ailleurs, un ex- commandant adjoint dans le Commandement américain en Europe a déclaré au cours d’une conférence réunissant des bailleurs de fonds du Washington Institute for Near East Policy, des diplomates, des journalistes et des analystes, qui a eu lieu ce week-end à Washington, que « les États-Unis auraient du mal à ne pas participer à une frappe aérienne israélienne dans le cas où Tel-Aviv décide de frapper les installations nucléaires iraniennes.

Charles F. Wald, a souligné qu’une frappe militaire sur l'Iran "pourrait faire reculer le programme d'armes nucléaires de la République islamique quelques années", ajoutant «qu'Israël ne peut pas le faire seul ».

Et de noter : «Ils ont une armée formidable, mais pas assez puissante pour tenir pendant des semaines ou des mois - avec des centaines de sorties par jour ».

Wald a poursuivi que si «notre grand allié d'Israël», décide de prendre des mesures militaires pour empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire ", la pression montera chez nous pour soutenir Israël."

Il a également critiqué l’administration américaine et le Pentagone pour ne pas consacrer suffisamment d'attention au programme nucléaire de l'Iran au cours des dernières années en raison de leur implication en Irak et en Afghanistan.

Commentant les propos de l’ancien conseiller national pour la sécurité de président Jimmy Carter, selon lesquels les Etats-Unis abattront des avions de guerre israéliens s'ils tentent de survoler l'Irak pour attaquer l'Iran, Wald a affirmé : «La possibilité de cela, est de zéro - non, inférieure à zéro."

Le mois dernier, Wald et deux anciens sénateurs américains ont signé une pétition appelant le président américain Barack Obama, à commencer les préparatifs pour mettre en œuvre une option militaire contre l'Iran.

« Le but de ces préparations, écrivent-ils, serait non seulement de parvenir à la préparation militaire pour une telle option, mais de persuader Téhéran de la gravité des intentions de l'administration et de convaincre Israël qu'il ne faut pas agir seul ».

De son côté, l'ancien chef des renseignements militaires israéliens, le général (en retraite), Aharon Zeevi-Farkash, également présent à la conférence, a affirmé qu’ « une frappe militaire américaine serait beaucoup plus efficace qu’ une frappe militaire israélienne pour détruire le programme nucléaire de l'Iran: «Les États-Unis peuvent détruire la capacité nucléaire, et la guerre ne durera pas longtemps », dit-il.

Il a ajouté, toutefois, que « les renseignements occidentaux ne savent pas grand-chose sur l'ensemble des sites nucléaires de l'Iran ».

"Le régime de Téhéran ne cherche pas à se suicider", a –t-il déclaré, «Quand ils se rendront compte que nous sommes sérieux cette fois, ils ne voudront pas perdre leur régime».

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107788&language=fr

Rapport Goldstone ; Le « petit juge » et le sens de l’Histoire »

publié le mardi 20 octobre 2009

Frédéric Koller
Richard Goldstone et son rapport creusent leur sillon : celui de la justice, de la fin de l’impunité et – qui sait – peut-être un jour, au bout du chemin, celui d’une contribution à la paix

Richard Goldstone et son rapport creusent leur sillon : celui de la justice, de la fin de l’impunité et – qui sait – peut-être un jour, au bout du chemin, celui d’une contribution à la paix. Il y a un mois, lorsque le juge juif sud-africain présentait le fruit du travail de sa commission d’enquête à Gaza concluant à des crimes de guerre israéliens et palestiniens, il savait qu’il remettait une bombe entre les mains du Conseil des droits de l’homme. Il savait également qu’il serait l’objet d’attaques personnelles, d’instrumentalisation politique et de pressions. Dans la posture du petit juge face aux puissants, il affichait une mine imperturbable, confiant et optimiste dans l’impact de son enquête. Comme un homme assuré d’être dans le sens de l’Histoire.

Vendredi, dans un vote disputé, le Conseil des droits de l’homme lui a donné raison en adoptant son texte et ses recommandations. A-t-il été diminué par les manœuvres de Palestiniens déboussolés, reportant la lecture du texte à six mois avant de le faire parapher dans l’urgence ? A peine. L’essentiel est ailleurs. Adopté par l’ONU, ce rapport devrait faire date pour plusieurs raisons : son étude de cas devrait contribuer à renforcer le Droit international humanitaire et la protection des civils face à la tentation de relativiser les Conventions de Genève au nom de la lutte contre le « terrorisme ». Il ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives pour la justice internationale en donnant un nouveau rôle au Conseil des droits de l’homme. Autant de perspectives qui crispent habituellement les Etats soucieux de leurs prérogatives nationales. Un véritable exploit. S’il a été possible, c’est d’abord par la qualité désormais incontestée – sinon par Israël et les Etats-Unis – du travail de la Commission Goldstone. C’est bien sûr aussi le résultat d’un rapport de force politique de plus en plus défavorable à la position d’Israël. Mais faut-il s’en étonner lorsque l’on considère la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens unanimement condamnée ?

En s’opposant au rapport Goldstone, sans explication convaincante, les Etats-Unis font fausse route. Barack Obama avait soulevé quelque espoir de changement lors de son discours du Caire. Avec Goldstone, il avait une occasion de faire intelligemment pression sur son allié. En le balayant, il renforce la frustration palestinienne, qui sera à la hauteur des espoirs déçus.

Un espion israélien à la Maison Blanche !

G.Houbballah

20/10/2009
Le Département de la Justice américain a annoncé l'arrestation d’un chercheur américain ayant travaillé à l'Agence spatiale américaine (NASA) ainsi qu’au Département de la Guerre et à la Maison Blanche, pour espionnage au profit de l'entité sioniste.
Certes, le fait de démasquer un espion israélien dans différents endroits du monde, n’est pas en soi une nouvelle, mais d’en démasquer un au cœur de la sécurité nationale américaine, est une autre histoire !
Le Chercheur-espion, docteur en astronomie, la cinquantaine, avait réussi à atteindre les rangs les plus élevés au cours de sa carrière de 1989 jusqu’en 2006.
Il a travaillé à la Maison Blanche, puis au ministère de l'Énergie, où il avait un droit d’accés à des documents hautement confidentiels, notamment ceux liés aux armes nucléaires. Il a même participé entre 2002 et 2006, à la signature de quelques accords sur le développement technologique pour le gouvernement américain et pouvait consulter des documents liés à la défense américaine.
Le chef d’accusation porté contre lui était joint de documents attestant qu’il a reçu des milliers de dollars provenant de ses employeurs israéliens. ON a également découvert en sa possession, des documents comprenant des informations sur des satellites américains, les armes nucléaires et d'autres systèmes d'armes.
Une source judiciaire a déclaré que s’il est jugé pour espionnage, il risque la prison à vie.
Bref, encore une affaire d’espionnage entre les Etats-Unis et son protégé « Israël », que l’administration américaine aura du mal à garder sous silence.

Une affaire d’ailleurs qui nous rappelle celle de Jonathan Pollard, cet analyste qui travaillait au sein de la marine américaine, arrêté en 1989 pour espionnage (21 chefs d’accusation) pour le compte de l’entité sioniste, une affaire qui après plus d’une décennie, est toujours en suspens.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107820

La guerre froide entre le Hezbollah et "Israël" entre dans une nouvelle phase

NADA RAAD

20/10/2009 Le dossier de la dernière violation israélienne entre les localités de Sud (Houla et Meys el Jabal) n'a pas été clos, ni politiquement ni techniquement, du fait que la polémique politique se poursuit entre le Hezbollah d'une part et la FINUL de l'autre, suite à l'acquittement par cette dernière d'Israël avant la fin de l'enquête internationale-libanaise commune. Cette position a poussé le Hezbollah à publier un communiqué bien étudié à l'aube du lundi, qui porte en lui plusieurs messages adressés notamment aux Israéliens.

L'armée libanaise a, elle, joué le rôle primordial dans sa tentative de contrer "le pas manqué" de la FINUL. Le commandement de l'armée a estimé que les propos de la FINUL n'étaient pas "intentionnels", mais qu'ils entrent dans le cadre "de l'analyse et des conséquences", et que par la suite, il "ne faut pas y donner de l'ampleur politiquement". Par ailleurs, l'armée libanaise a, pour la première fois depuis la guerre de juillet 2006, utilisé ses batteries anti-aériennes dans la zone du sud de Litani contre les avions israéliens, demandant aux forces onusiennes de l'escorter.

Dès les premiers instants de la découverte de la violation israélienne et de l'explosion à distance du premier engin d'espionnage israélien samedi soir, le commandant de l'armée le général Jean Qahwaji a ordonné aux militants déployés dans la zone du Sud de rester en état d'alerte pour faire face aux velléités agressives israéliennes, et les a appelés à protéger la sécurité des habitants du sud du Litani.

En attendant l'annonce de la direction de la FINUL dans les prochaines heures, que ce soit indépendamment ou en collaboration avec les enquêteurs libanais et internationaux, le quotidien As Safir a révélé que la FINUL va appeler à une réunion tripartite à Naqoura pour discuter des évènements et des derniers développements.

Pendant ce temps, les deux versions de l'armée libanaise et de la résistance suscitent plusieurs interrogations, dont entre autre:
Comment la résistance a-t-elle pu dévoiler les deux engins israéliens? Par le biais de données technologiques sophistiquées ou par des moyens primitifs? Surtout que les deux engins étaient placés sous-sol. Pourquoi la résistance a-t-elle demandé à l'armée libanaise de faire exploser les engins, alors qu'elle possède les techniques nécessaires pour les démanteler sans attirer l'attention des Israéliens?

Pourquoi la résistance a-t-elle placé son action dans la case "d'exploit sans précédent"? Pourquoi a-t-elle décidé de mettre l'accent sur ses capacités techniques?

Il est clair que les Israéliens tentent par tous les moyens d'atteindre le réseau de télécommunications du Hezbollah, et d'essayer d'implanter des engins d'espionnage pour détecter le mouvement des combattants, sans oublier de mentionner le survol quotidien des avions de reconnaissance.

Quant à la FINUL, pourquoi adopte-t-elle des positions ambigües? Et pourquoi s'est-elle dépêchée à défendre l'acte israélien?

La guerre de renseignements entre le Hezbollah et "Israël" est-elle passée de la phase du recrutement des agents à l'implantation des appareils et des techniques sophistiquées? Est-ce que la résistance a voulu transmettre un message aux Israéliens à travers son communiqué, selon lequel elle conserve le droit de riposte et d'agir de la même façon que ces derniers?

Il est à noter que des équipes de génies israéliennes, escortées par un bulldozer, ont installé lundi une colonne de détection en fer, à côté de l'ancienne colonne chargée de caméras de surveillance et de systèmes d'alerte sophistiqués, sur la colline de Meskafaam qui donne sur les deux localités de Oudeissa et de Kfarkila, ainsi que sur une grande partie des territoires libanais de la zone frontalière du sud.

Source: As Safir (quotidien libanais)

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107802&language=fr

Caire: Des préssions américaines modifient le document égyptien destinant le consensus palestinien

[ 20/10/2009 - 19:50 ]
Le Caire – CPI

Des sources proches de la présidence de l'autorité palestinienne à Ramallah ont dévoilé que l'Égypte a modifié, plusieurs fois, la feuille destinée pour la réalisation de l'entente palestinienne, après des menaces des Etats-Unis de paralyser leurs coopérations, en cas de réplique aux demandes du mouvement du Hamas d'éviter les conditions du Quartet international.

Dans des déclarations de presse au journal "al-Qods", les sources palestiniennes ont dit, le mardi 20/10, que le Caire a changé le dernier document présenté au Hamas au mi-septembre, après que l'émissaire spécial de la direction américaine à la région du Proche-Orient, George Mitchell, a protesté au ministre américain des affaires étrangères contre la feuille égyptienne.

Elles ont ajouté que la direction égyptienne a répondu favorablement aux exigences américaines et a élaboré un nouvel document de 25 papiers qui comporte d'autres détails, après l'annulation du premier document de 8 papiers, sans aucune consultation auprés du Hamas et les autres factions concernées.

"Mitchell a informé le directeur des services de renseignements égyptiens, le ministre Omar Soulymane, que la direction de la maison blanche va paralyser tous les efforts lesquels n'obligent pas le Hamas à reconnaître les conditions du Quartet et celles de Washington", ont affirmé les sources.

Enfin, les sources ont souligné que Mitchell a écouté, à Ramallah, aux provocations du président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, contre le Caire, en considérant que le premièr traité présenté par l'Égypte ne sert que le Hamas.

Nasa: Un espion du Mossad arrêté par la FBI aux Etats-Unis

[ 20/10/2009 - 16:28 ]
Washington-CPI

"Le scientifique américain de Nasa, STEWART NOZETTE, 52 ans, chargé au Pentagone et à la Maison Blanche a été arrêté, car il a envisageait de travailler en faveur d'Israël", a dévoilé hier le lundi le ministre américain de la justice.

Le ministre a révélé lors d'un communiqué que cet américain de Nasa, avait été contacté début septembre par un policier du FBI sous couverture, se faisant passer pour un agent du renseignement israélien, en échange des informations de "top secret défense", notamment concernant les armes nucléaires. pour des finances et un passeport israélien.

"S'il est reconnu coupable, il devait être interpellé devant un juge à Washington et risque condamné à perpétuité", a souligné le ministre américain.

"En croyant être un agent du Mossad (les services secrets israéliens), lorsqu'il a été contacté le 3 septembre, il a accepté de lui fournir "des informations régulières", a également confirmé M.le ministre.

Le ministre de la justice a démasqué que "pour la deuxième entrevue, cet employé du Nasa a expliqué qu'il pouvait néanmoins se souvenir de ceux qu'il avait consultés des anciens accès à des documents de" top secret ", en recevant par le biais de la poste restante, 2.000 puis 9.000 dollars et a rempli deux questionnaires sur des satellites américains.

"Le scientifique de Nasa, STEWART NOZETTE, tombé dans le piégé de la FBI, aurait de lui-même proposé de fournir des information sur "l'armement nucléaire, les satellites militaires, des systèmes d'alerte avancés, des moyens de défense ou de représailles contre des attentats à grande échelle et des éléments stratégiques cruciaux ", a souligné le responsable de la sécurité nationale au ministère de la Justice, David Kris.

Selon les affirmations américaines, STEWART NOZETTE a mené des études de recherche d'eau sur la lune, est Titulaire d'un doctorat en astronomie au MIT, prestigieuse université technologique du Massachusetts (nord-est), chargé à la Maison Blanche en 1989 et 1990, ensuite au ministère de l'Energie entre 1990 et 1999, où il a profité d'une autorisation spéciale, pour l'accès aux documents de "top secret", en particulier à propos des armes nucléaires

mardi 20 octobre 2009

Mia Farrow, la jeune fille de Gaza et la peur

20/10/2009

L'actrice achève une tournée en Israël et dans les territoires palestiniens en tant qu'ambassadrice itinérante de l'Unicef.
La star américaine Mia Farrow est hantée par le visage apeuré d'une jeune adolescente palestinienne qui lui a raconté la destruction de sa maison et la mort de ses proches lors de la dernière guerre à Gaza, selon des propos tenus à l'AFP. « On lisait la peur sur son visage et elle parlait d'injustice avec une petite voix », témoigne l'actrice lors d'une interview à l'AFP, à l'issue d'une tournée en Israël et dans les territoires palestiniens en tant qu'ambassadrice itinérante de l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Mia Farrow se souviendra également de sa visite à l'hôpital al-Chifa de Gaza où les « docteurs ont dû prendre la décision cruelle de laisser partir des nouveau-nés prématurés pesant seulement un kilo faute de disposer d'incubateurs en état de marche et de pouvoir faire venir des pièces détachées pour les réparer ». « La principale impression qui reste porte sur la manière dont, tant du côté israélien que dans les territoires palestiniens, les dirigeants politiques ont tout bousillé dans cette région, au détriment des plus vulnérables, des enfants, des personnes âgées, des innocents », déplore Mia Farrow.

Arrivée mercredi à Gaza, l'ambassadrice de l'Unicef a également visité la ville israélienne de Sdérot (20 000 habitants), cible privilégiée des tirs de roquettes palestiniennes, située à quelques km de la bande de Gaza. Là, elle a vu le commissariat où sont entreposés des débris de roquettes et d'obus rouillés tombés sur la ville et dans les alentours ces dernières années. « La peur est la peur et on ne peut pas vouloir que des enfants vivent dans la peur. Mais il y a une énorme différence entre Sdérot et ce qui s'est passé pour les gens de Gaza », estime-t-elle, en notant que la ville israélienne dispose d'abris publics et de sirènes d'alarme et que le bilan des victimes y a été beaucoup moins lourd qu'à Gaza. « Je dirais que la risposte (d'Israël) a été plutôt excessive, si l'on en juge par les lois internationales et la décence la plus élémentaire », selon Mia Farrow. À Gaza en revanche, « les gens n'avaient nulle part où se réfugier. Les attaques venaient des airs, de la terre et de la mer. C'est inimaginable, vous aviez un million et demi de gens qui vivaient dans une terreur absolue », s'indigne-t-elle.
L'actrice exhorte néanmoins les Palestiniens à stopper les tirs de roquettes contre le territoire israélien : « Chaque roquette qui est tirée sape votre propre position. Arrêtez, vous êtes en train de perdre la bataille morale », adjure-t-elle.
Après avoir été mannequin, Mia Farrow, 64 ans, a joué dans plus de 40 films, dont 13 au côté de Woody Allen. Mère de 14 enfants, dont 10 ont été adoptés, elle s'est fait l'ardente avocate des droits des enfants ces dernières années.

Patrick MOSER (AFP)

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/635088/Mia_Farrow,_la_jeune_fille_de_Gaza_et_la_peur.html

Le président Obama cède-il devant Israël ?

publié le lundi 19 octobre 2009

Luis Lema
Malgré le discours du Caire, la décision des Etats-Unis de s’opposer à la résolution sur le rapport Goldstone prouve aux yeux du monde arabe que la politique américaine n’a pas changé

Certains se sont amusés à les compter : 559 mots sur un total de 5000. Dans son récent discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, destiné à expliciter les priorités de l’Amérique, Barack Obama a consacré davantage de temps au conflit israélo-palestinien qu’à n’importe quel autre thème, fût-ce la prolifération nucléaire ou le changement climatique. Mais la région s’impatiente. Et la décision des Etats-Unis de s’opposer, vendredi à Genève, à la résolution sur le rapport Goldstone (lire ci-dessous) n’a fait que confirmer l’idée, de plus en plus répandue dans le monde arabe, que la politique de l’administration américaine actuelle n’est que la continuation des précédentes, revêtue de beaux discours.

« Espoirs évaporés »

« Nos espoirs se sont évaporés », affirmait récemment un rapport interne du Fatah (le mouvement du président palestinien) censé rester secret. Oublié, le discours prononcé par Barack Obama au Caire, qui avait soulevé l’enthousiasme du monde arabe. Le président américain, estime ce rapport, « n’a pas pu résister au lobby sioniste, qui l’a amené à abandonner ses positions. » La vue est similaire de l’autre côté du spectre. Visiblement soulagée, l’Organisation sioniste américaine (The Zionist Organization of America, ZOA) applaudissait la position adoptée par Obama, qu’elle juge « basée sur les principes et la morale ».

Accord global

Les spécialistes de la question à Washington relativisent pourtant ces prises de position, destinées avant tout aux opinions internes. Après avoir conclu un accord, au moins tacite, avec l’administration américaine, ce sont bien les Palestiniens qui sont revenus à la charge en ramenant la question devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « Franchement, les officiels américains n’ont pas prévu la tempête qu’allait soulever le rapport Goldstone, affirme Amjad Atallah, de la New America Foundation. Le Fatah doit aussi assumer la responsabilité de ne pas avoir expliqué clairement aux Américains ce qui était en jeu. C’était aux Palestiniens de faire en sorte de défendre leurs propres intérêts. »

L’action de Barack Obama se résumant à de beaux discours, le chercheur n’y croit pas. « Toutes les politiques commencent par des mots. Le président a articulé un très haut objectif, duquel il n’est pas redescendu. Il cherche un accord global sur le statut final (Jérusalem, frontières, réfugiés…), la fin de l’occupation qui a commencé en 1967, et des traités de paix avec la Palestine, le Liban et la Syrie », rappelle Amjad Atallah. Le travail sera encore long. « Les « discours » d’Obama représentent la fondation de l’édifice. Ils sont nécessaires mais pas suffisants. » Tandis que la diplomatie battait son plein à Genève, deux hauts fonctionnaires israéliens annulaient leur vol de retour à Tel-Aviv, priés de rester plus longtemps à Washington par George Mitchell, le responsable américain du Proche-Orient. Les négociateurs palestiniens suivront ce week-end. Et la rumeur veut que la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, s’envole bientôt pour la région afin de juger si les conditions sont réunies pour relancer les négociations de paix.

Certes, Barack Obama n’a pas obtenu de Benyamin Netanyahou le gel des colonies israéliennes, et aucune menace américaine n’a accompagné cette rebuffade. Mais à Washington, peu sont ceux qui interprètent cet épisode comme une pure victoire pour Israël. Plutôt que d’entrer dans une interminable négociation à propos du gel des colonies, comme le voulait « Bibi » Netanyahou, l’administration américaine a pris acte du refus israélien. Mais elle a montré qu’elle persévérait à s’en tenir aux questions relatives à un règlement final.

George Mitchell continue de répéter à qui veut l’entendre qu’il lui avait fallu sept cents jours avant de voir se dessiner la paix en Irlande du Nord, dont il fut le principal architecte. Au Proche-Orient, cependant, la montée de fièvre autour du rapport Goldstone montre assez que les choses ne seront pas plus simples. « Les Etats-Unis essaient encore d’éviter qu’Israël ait à rendre des comptes devant la justice internationale, poursuit Amjad Atallah, même au prix de défendre le Hamas par la même occasion. Mais surtout, au risque de perdre les gains accumulés grâce au discours du Caire et aux premiers succès face à l’Iran. Il y a un coût à rendre la position d’Israël plus confortable avant qu’il puisse accepter de mettre fin à l’occupation. »

Israel: Destruction de livres scolaires évoquant, timidement, la Nakba

Publié le 19-10-2009


Le ministère israélien de “l’Education” vient de saisir, en attendant de les détruire, des manuels scolaires où était évoquée, pour la première fois, l’expulsion des Palestiniens de leur terre en 1948.

Soixante ans après la Nakba, l’ancienne ministre de l’Education, la travailliste Yuli Tamir, avait finalement accepté, l’année dernière, que la tragédie du peuple palestinien occupe quelques lignes dans certains des livres scolaires, destinés aux seuls élèves de 1ère et Terminales de la minorité arabe.

Mais quelques lignes seulement, entourées de mille précautions, dans un océan de textes intoxiquant les jeunes cervelles avec la propagande sioniste officielle.

Loin de reconnaître des réalités avérées, le manuel présentait en effet l’expulsion comme la version « arabe » des événements, à laquelle s’opposait l’historiographie sioniste classique. A savoir, le vieux mensonge selon lequel les Palestiniens seraient partis de leur plein gré, les soldats juifs leur courant après uniquement pour leur dire qu’ils n’avaient rien à craindre dans le nouvel Etat !

Le paragraphe contenu dans ces livres, désormais promis au pilon, était ainsi rédigé :

“Les Palestiniens et les pays arabes soutiennent que la plupart des réfugiés étaient des civils, qui furent attaqués, puis expulses de leurs foyers par les forces armées juives, lesquelles instaurèrent une politique de nettoyage ethnique, contrairement aux proclamations pacifiques contenues dans la Déclaration d’Indépendance”, pouvait-on lire dans le manuel.

Rien de plus, rien de moins. Mais c’était encore trop, aux yeux du gouvernement de Netanyahu et de son ministre négasioniste Gideon Saar. Au feu, les livres impurs !

CAPJPO-EuroPalestine

lundi 19 octobre 2009

La cassure entre la Turquie et Israël sert la Palestine

dimanche 18 octobre 2009 - 21h:51

Mel Frykberg
IPS



Le refroidissement des relations de la Turquie avec Israël va de pair avec leur amélioration avec le monde arabe et musulman ; cette évolution devrait avoir un impact positif sur la politique palestinienne.

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Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan

« Les Turcs semblent opérer un changement de politique majeur dans la région alors qu’ils voient l’Est comme une possible alternative à leurs relations avec l’Ouest, particulièrement au vu de leurs difficultés à rejoindre l’Union européenne, » dit le Dr Samir Awad de l’université de Birzeit, près de Ramallah.

« Les relations de plus en plus tendues de la Turquie avec Israël et sa sympathie grandissante pour la cause palestinienne pourraient avoir une forte influence sur les Européens, les Américains et les pays arabes, » dit Awad à IPS.

« La Turquie, pays musulman laïc, entretient des liens forts avec le monde musulman et arabe. Dans le même temps, elle a des liens étroits avec les Etats-Unis, qui la considèrent comme un allié régional et stratégique. Elle est aussi quelque peu respectée par l’Occident pour sa laïcité et sa démocratie, bien que non sans faille. »

Les relations turco-israéliennes se sont brusquement détériorées quand la Turquie a exclu Israël d’une manœuvre militaire qui était prévue avec les autres membres de l’OTAN (organisation du traité de l’Atlantique Nord). Cela a provoqué la consternation dans les cercles diplomatiques et gouvernementaux israéliens qui considèrent la Turquie comme l’allié musulman d’Israël le plus puissant dans la région.

Aggravant encore les choses pour Israël, la Syrie a annoncé mardi qu’elle allait mener des manœuvres militaires plus importantes encore avec la Turquie. Un exercice militaire commun entre les deux pays a déjà eu lieu cette année.

Le bombardement intensif de Gaza par Israël au début de l’année a marqué un tournant. Le gouvernement turc a dû répondre à son opinion publique, écoeurée par l’agression militaire d’Israël sur le territoire côtier. Même l’armée turque qui a entretenu par le passé des liens étroits avec l’armée israélienne n’a pu ignorer l’agression.

La dernière évolution, avec un gouvernement de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui amplifie la judaïsation de Jérusalem-Est, porte atteinte au culte musulman à la mosquée Al-Aqsa et poursuit les constructions dans les colonies, n’a fait que cimenter la position de la Turquie.

Anat Lapidot-Firilla, de l’université hébraïque de Jérusalem, soutient dans le quotidien israélien Ha’aretz que la Turquie se verrait bien le chef de file du monde musulman sunnite.

La Turquie « assume un lourd héritage de ses ancêtres de l’Empire ottoman, une mission qui implique de promouvoir la paix et la stabilité régionales autant que la prospérité économique, » dit Lapidot-Firilla.

La Turquie a entretenu des liens solides avec les politiques et les militaires israéliens, et la dégradation de leurs relations vient s’ajouter à un élan international qui monte à l’encontre d’Israël en raison de sa politique contre les Palestiniens et du massacre dans la bande de Gaza.

« Les Turcs pourraient faire pression sur les Israéliens pour réduire leur violence à l’égard des Palestiniens, car Israël tient à ses relations stratégiques avec la Turquie. Les Palestiniens ne peuvent qu’en tirer avantage », dit Awad à IPS.

« La Turquie pourrait également exercer une influence sur les Américains pour qu’ils pèsent sur leur allié israélien » dit Awad. Les Etats-Unis voient dans la Turquie un rempart contre ce qu’ils considèrent comme un croissant de l’extrémisme avec l’Iran, l’Iraq, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas.

« Il est également possible que les Turcs incitent les dirigeants du monde arabe à donner plus et autrement que du bout des lèvres à la cause palestinienne. Les Turcs se sont fait un exemple moral en agissant par l’action diplomatique contre Israël, une action qui représente plus que l’Egypte et la Jordanie, qui ont un traité de paix avec Israël, n’ont jamais fait », ajoute Awad.

La Turquie se propose de défendre un certain nombre de résolutions en faveur des Palestiniens dans des forums régionaux et internationaux. Notamment au Conseil de sécurité des Nations unies, à l’Assemblée générale des Nations unies, au Conseil des Droits de l’homme à Genève.

La Turquie a également participé à une récente rencontre de l’Organisation des pays islamiques et à une session de la Ligue arabe où, inévitablement, Israël était à l’ordre du jour.

« Alors que la Turquie a déjà, dans le passé, soutenu des résolutions propalestiniennes dans ces assemblées, je pense qu’elle fera entendre sa voix plus fort à l’avenir et qu’elle fera pression plus fermement, » dit Awad.

Enfin, les Turcs peuvent encore aider à peser sur les discussions futures pour l’union palestinienne au Caire, alors que le Hamas et le Fatah semblent incapables de franchir le pas d’eux-mêmes.


* Mel Frykberg est journaliste australien de Sydney, il est basé au Moyen-Orient. Il a travaillé au Moyen-Orient pendant des années, notamment au Caire, à Jérusalem, à Beyrouth, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que dans d’autres pays de la région. Et en Afrique.

Ramallah, le 14 octobre 2009 - IPS - traduction : JPP

Les Palestiniens fustigent un Abbas incompétent

dimanche 18 octobre 2009 - 06h:43

Christoph Schult - Spiegel Online



Le président palestinien Mahmoud Abbas se torpille lui-même vis-à-vis de ses partisans en balançant sans cesse entre Israël et les Etats-Unis. Même dans son camp, il est de moins en moins soutenu et on discute déjà d’un successeur possible. Quelqu’un qui pourrait paver la route de la réconciliation entre le Fatah d’Abbas et le Hamas radical.

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Abbas voit sa popularité dégringoler...

Laila al-Bukhari a une poignée de main molle. On a du mal à croire que ces mains ont un jour attaché des ceintures d’explosifs à des kamikazes palestiniens.

Laila Al-Bukhari, 32 ans, a été libérée il y a quelques jours, après sept ans et quatre mois passés dans une prison israélienne. Tandis qu’elle parle, elle ne cesse de balayer la pièce du regard, comme si elle voulait s’assurer qu’elle n’est plus dans une petite cellule de la prison de Damun, au sud de Haifa. Elle se trouve bien dans le grand séjour de sa maison parentale, ancienne résidence du gouverneur britannique dans la ville palestinienne de Naplouse, dans les montagnes de Cisjordanie.

La jeune femme porte un pantalon et un T-shirt, ses cheveux auburn sont coiffés en queue de cheval et ses pieds nus chaussés de sandales à semelles compensées. Membre du mouvement séculier du Fatah, elle n’est pas dévote.

Au mur il y a des photos du fondateur du Fatah, Yasser Arafat, et de Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne autonome. Dehors, des drapeaux jaunes du Fatah flottent au vent et une affiche montre Abbas proclamant une journée nationale de commémoration des prisonniers palestiniens en Israël.

Toutefois ce n’est pas à son propre parti qu’elle doit sa libération, mais bien aux islamistes du Hamas qui contrôle la bande de Gaza. Le Hamas avait obtenu la libération de 20 détenues palestiniennes d’Israël en échange d’une vidéo montrant le soldat israélien capturé Gilad Shalit. Laila al-Bukhari ne le reconnaît qu’à contrecoeur, mais « oui, le Hamas a agi dans l’intérêt de la nation tout entière quand il a capturé Shalit ».

Dans la ville de Hébron, à 65 km au sud, Heba al-Nacheh pénètre dans le séjour modestement meublé de sa famille. Elle porte une robe en jean qui lui arrive aux chevilles et son visage est encadré par un foulard blanc. Difficile de dire si sa poignée de main est aussi molle que celle de Laila al-Bukhari puisque la religion de Heba al-Nacheh lui interdit de serrer la main à des hommes étrangers.

Elle a 19 ans et est membre du Hamas. En 2006 elle a été arrêtée et accusée d’avoir planifié une attaque à l’arme blanche contre un soldat israélien. Elle dit aujourd’hui avoir été accusée à tort. Selon elle, elle se serait trompée de file à un poste de contrôle de l’armée et aurait été arrêtée uniquement parce qu’elle y était la seule femme à porter foulard.

« L’islam est la solution »

La paix avec Israël ? Jamais, dit Heba al-Nacheh. « La Palestine s’étend de la Méditerranée au Jourdain. Nous n’accepterons jamais une solution à deux états. Ceci est notre pays ». Sur le mur est écrit : « l’Islam est la solution ».

Mais il n’y a pas de photo du dirigeant du Fatah Mahmoud Abbas au mur. Que pense-t-elle de lui ? Elle secoue la tête pour indiquer qu’elle préfère ne rien dire. Son grand-père, Abu Haitham, répond à sa place : « C’est une honte quand des gens trahissent leur propre peuple en exécutant les ordres d’étrangers ».

En ce moment, le Président Abbas semble être télécommandé. Après avoir refusé pendant des semaines de rencontrer l’intransigeant premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, il a finalement accepté, à la demande de Washington, d’assister à un sommet-spectacle embarrassant, pour sauver la mise à Obama. Ensuite on a appris que l’autorité palestinienne d’Abbas, cédant à nouveau à la pression états-unienne, avait voté contre la saisine du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Le rapport accuse Israël de crimes de guerre pendant l’opération Plomb Durci en début d’année dans la bande de Gaza.

Dans tous les camps politiques, on demande la démission d’Abbas. Le Hamas a menacé de se retirer des pourparlers de réconciliation avec le Fatah au Caire. « Nous ne pouvons pas nous réunir avec ces criminels » a lancé le dirigeant du Hamas Mahmoud al-Sarah, exigeant que l’Egypte reporte les pourparlers à décembre. Jusque dans les rangs du Fatah on a entendu des appels à la démission d’Abbas. « Le préjudice subi par le président Abbas est très important » a déclaré à Spiegel-Online Nabil Shaath, ancien premier ministre et membre actuel du Comité central du Fatah. Shaath, responsable des pourparlers avec le Hamas, qualifie de « lourde faute » le report du débat sur le rapport Goldstone.

Abbas a été contraint de s’expliquer sur sa politique vis-à-vis du rapport Goldstone. Lors d’un discours dans la ville cisjordanienne de Jénine, il a annoncé la création d’un comité spécial chargé d’enquêter sur les raisons du report du vote sur le rapport de l’ONU.

Une volte-face de dernière minute

C’est avec une colère mêlée de stupéfaction que les Palestiniens assistent à une étonnante autodestruction. Dans la cinquième année de sa présidence, Abbas achoppe et bâcle son chemin dans la jungle diplomatique, comme s’il venait à peine de débuter sur la scène internationale.

Et pourtant, l’intronisation du président Obama avait semblé de bon augure pour les Palestiniens. Dans son discours du Caire en juin dernier, Obama avait promis rien moins qu’une ère nouvelle pour les relations entre Washington et le monde arabe, puis il avait tancé les Israéliens en exigeant qu’ils imposent un gel complet de la construction de colonies juives dans le territoire palestinien, y compris Jérusalem-Est.

C’était le début du tangage diplomatique d’Abbas. Il fit du gel des colonies la condition préalable aux négociations, alors qu’il avait parlé sans moratoire avec le prédécesseur de Netanyahou, Ehud Olmert. Quand Netanyahou se prononça du bout des lèvres pour l’idée d’un état palestinien, le refus d’Abbas de négocier sembla de l’entêtement. Les Américains laissèrent tomber leur demande de gel total des colonies, et Abbas se retrouva soudainement isolé. Il fit volte-face en dernière minute et accepta de rencontrer Netanyahou.

Seul sur la mauvaise piste

Il semble que le numéro un palestinien avait perdu sa boussole intérieure. Au lieu de se concentrer sur l’objectif d’établir un Etat pour son peuple de la manière la plus efficace possible, Abbas s’oriente selon le système de navigation erroné des Américains. Entre-temps, Washington s’est déjà déporté de sa route initiale, puisque Israël lui bloquait le chemin. « L’intégrité d’Abbas est gravement affectée » dit Mahdi Abdul Hadi. Juriste de formation, Hadi a fondé l’organisation Passia il y a 20 ans pour promouvoir le dialogue entre différents groupes palestiniens. La situation a rarement été aussi sombre, dit-il. « Nous assistons à une grave crise de gouvernance ».

Hadi, qui n’est pas un ami du Hamas, privilégie la négociation et s’oppose aux attentats-suicides, mais il fait montre de respect envers les islamistes. Même s’ils ont des divisions internes tout autant que le Fatah, dit Hadi, le Hamas parle au monde extérieur d’une seule voix. Notant que le Hamas est mieux organisé, Hadi décrit la dernière session de pourparlers de réconciliation au Caire il y a quelques mois, quand les islamistes sont arrivés avec des PC et des imprimantes portables. « Ils s’étaient extrêmement bien préparés ».

Les excès au Mont du Temple à Jérusalem ont également bénéficié au Hamas. Israël avait autorisé quelques colons fanatiques à pénétrer sur le Mont du Temple, que les musulmans révèrent et appellent Haram el-Sharif. En différents lieux dans la vieille ville de Jérusalem et à proximité, des dévots musulmans engagèrent des batailles de rue avec la police israélienne. Le chef du Mouvement islamique en Israël, le Cheikh Raed Salah, a appelé à « libérer » la mosquée al-Aqsa des juifs. Comme il l’avait fait lors de la première intifada à la fin des années ’80, le Hamas tente de se placer à la tête du mouvement. Certains parlent déjà de troisième intifada.

« Le Hamas souffre »

Pour cette raison, l’expert politique Abdul Hadi croit que la pression sur la rue palestinienne est à présent tellement forte que Fatah et Hamas seront bien obligés de s’entendre. « Nous vivons maintenant un réveil national » dit-il. La politique israélienne d’oppression instaure de bonnes conditions pour une réconciliation nationale palestinienne » explique Hadi. En outre, ajoute-t-il, le Hamas lui aussi aurait intérêt à un gouvernement d’unité pour vaincre son isolement international. « Le Hamas souffre à cause de la situation à Gaza » dit le négociateur du Fatah Nabil Shaath.. « Le Hamas a besoin d’une solution ».

Il y a deux ans, des Palestiniens détenus en Israël lançaient une initiative de réconciliation. Aujourd’hui ce sont les femmes palestiniennes libérées il y a deux semaines qui plaident pour la réconciliation. « Cette discorde doit cesser » dit Laila al-Bukhari, partisane du Fatah. La partisane du Hamas, Heba al-Nacheh, dit qu’avant leur libération la porte-parole des prisonnières les avait instamment priées « d’appeler à l’unité de notre peuple, une fois à l’extérieur ».

Heba al-Nacheh ajoute que quelques dirigeants du Hamas poursuivent aussi “de sales politiques”. Les discours d’Abbas et du chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal confirment cette opinion. Au lieu de promouvoir la réconciliation, les deux dirigeants s’entre-attaquent. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que prenne fin ce coup d’Etat à Gaza » a menacé Abbas. « Le Fatah mérite de meilleurs dirigeants » dit Mechaal.

C’est pourquoi beaucoup des ex-prisonnières sont sceptiques quant à une réconciliation avec les dirigeants actuels. Il y a aussi des politiciens du Hamas qui profitent de l’occupation, dit Heba al-Nacheh. Ironiquement, elle préfère un homme du Fatah pour remplacer Abbas à la présidence : c’est Marouane Barghouti, dirigeant de la deuxième intifada et qui purge actuellement cinq peines de prison à perpétuité en Israël. « Il est le meilleur homme pour ce poste » dit Heba al-Nacheh « certainement meilleur que celui que nous avons maintenant ».

De nouvelles élections sont prévues début 2010. Suite aux querelles internes des dernières semaines, même les partisans d’Abbas mettent en question sa candidature. « Marouane Barghouti est le plus qualifié pour réconcilier les deux camps » dit Laila al-Bukhari. Mais tout comme sa propre libération, celle de Barghouti dépend de l’habilité à négocier du Hamas. Barghouti est en tête de la liste de prisonniers que les islamistes veulent échanger contre le soldat israélien Shalit.

Mais c’est peut-être bien la seule combinaison qui pourrait surmonter le schisme palestinien : un homme du Fatah comme président, libéré grâce au Hamas.

15 octobre 2009 - Spiegel Online International - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.spiegel.de/international...
Traduction de l’anglais : Marie Meert

Gaza se reconstruit avec de la boue

dimanche 18 octobre 2009 - 06h:41

Eva Bartlett - The Electronic Intifada,


La technique des briques de boue, qui va au-delà des simples fours d’argile principalement utilisés dans la bande de Gaza pour la construction de maisons, répond potentiellement à certains des besoins des grands chantiers de Gaza.

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Le nouveau poste de police en construction avec de la boue
(Eva Bartlett/IPS)


Par un chaud matin d’été, des travailleurs posent des rangées de briques fabriquées avec de la boue pour construire le poste de police de Sheikh Zayed, dans le nord de la bande de Gaza.

« Nous avons commencé le chantier le 20 juin » dit Mohammed al-Sheikh Eid, ingénieur consultant du ministère de l’Intérieur de Gaza. « Comme c’est la première fois que nous faisons une construction de cette importance avec des briques de boue, nous ne savons pas combien de temps il faudra pour le terminer. Peut-être encore deux mois, environ. »

Il est convaincu cependant qu’ils auront fini avant que n’arrivent les pluies d’hiver.

Depuis la fin de la guerre à Gaza, un certain nombre de maisons ont été construites en utilisant de la boue, pour faire des maisons simples, carrées, de deux ou trois pièces. Le nouveau poste de police de Sheikh Zayed est l’un des projets les plus importants et les plus ambitieux.

Un ensemble complexe de chambres voûtées profondes, aux murs épais, apparaît globalement beaucoup plus artistique que l’ancien commissariat carré, en ciment, qui fut bombardé durant les assauts. Une fois terminé, le commissariat fera 550 mètres carré et comprendra sept bureaux de 3,5 m sur 3,5 m et huit chambres de 8 m sur 3 avec le toit voûté.

Contrairement aux nouvelles maisons toutes simples faites en briques de boue à Gaza, avec une finition intérieure montrant une terre craquelée et un revêtement extérieur, rugueux, moucheté de paille, le poste de police est dans sa conception la réplique des élégants immeubles palestiniens traditionnels en pierres ou en briques : des alignements parfaits de briques dessinent les fenêtres et les entrées aux arcs gracieux ; avec des dômes étonnamment réguliers qui recouvrent des pièces et des couloirs voûtés. Le commissariat, d’un seul étage, avec ses multiples terrasses en dômes, semble reprendre l’architecture des maisons palestiniennes de la région de Naplouse à Jérusalem.

Le site, en bordure de la route côtière qui dessert Beit Lahiya, est ouvert et spacieux, il contraste avec, en arrière plan, des immeubles d’habitation en bloc de ciment, construits bien avant le siège israélien de Gaza, quand on pouvait trouver du ciment.

L’ingénieur et conducteur de travaux, Sameh al-Khalout explique le processus de la construction artisanale et à petite échelle.

« Il faut entre une et deux semaines pour que les briques de boue sèchent et soit moulées, » dit-il, en désignant les rangées de briques en train de sécher au soleil. « Chaque brique revient environ à un shekel » (un quart de dollar - 18 centimes d’euro).

Al-Khlaout précise que l’argile est amenée depuis un endroit proche de Beit Lahiya, et la paille est fournie par des agriculteurs locaux. « Nous allons mettre du plâtre sur le toit, pour l’étanchéité et pour le protéger de la pluie. »

Le bois est utilisé uniquement pour le coffrage des voûtes et des fenêtres jusqu’à ce que le mortier d’argile soit durci. Le bois est ensuite enlevé et utilisé ailleurs de la même façon.

En dehors du bois qui sert au coffrage, les matériaux de constructions conventionnels qui sont excessivement coûteux ne sont pas utilisés.

Le ciment de contrebande qui arrive par les tunnels entre l’Egypte et Gaza est jusqu’à dix fois le prix d’avant le siège. Une tonne de ciment coûte 3 400 shekels (850 $ - 617 €), à comparer aux 350 shekels qu’elle coûtait avant juin 2007.

Selon Husam Toubil, du Programme de développement des Nations unies, Gaza a besoin de 50 000 tonnes de ciment pour reconstruire les maisons démolies et de 41 000 tonnes pour les bâtiments publics.

Et pour Al-Khalout, les problèmes vont bien au-delà du manque de disponibilité des matériaux. « Pour la plupart de nos ouvriers, c’est la première expérience d’une construction avec des briques de boue. »

« Maintenant que nous avons à faire venir l’argile, la paille et le gravier, couler le ciment de boue, fabriquer les briques puis construire le poste de police, nous avons besoin de plus d’ouvriers qu’avant quand nous utilisions du ciment. »

Dans une bande de Gaza bouclée où le chômage approche les 50% et la pauvreté est arrivée à 90% - d’après un récent rapport du CNUCED (Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement) -, les ouvriers vont venir braver la chaleur pour gagner 40 shekels par jour (7 €).

Depuis que le siège de Gaza s’est resserré en juin 2007, très peu de matériaux de construction ont pu entrer dans la bande de Gaza, selon le rapport de l’OCHA (Office pour la coordination des affaires humanitaires). Alors que 7 400 camions entraient chaque mois, de janvier à mai 2007, avant les attaques et le siège.

D’après les informations du Relief Web des Nations unies, 3 900 camions de matériaux sont entrés dans Gaza de janvier à mai 2007. Pour la même période en 2009, 6 camions ont été autorisés à entrer. Ils ont apporté des matériaux pour les projets pour l’eau, qui en avaient grandement besoin et dont l’achèvement est attendu depuis longtemps.

Les autorités israéliennes disent que l’interdiction sur les matériaux de construction vise à empêcher le Hamas de se servir des matériaux à « double usage » pour ses activités militaires.

Pourtant, les organismes, les écoles et les centres de santé que ne dirige pas le Hamas sont confrontés aux mêmes restrictions globales sur l’importation du ciment, du gravier, du bois, des tuiles, des tuyaux, de la peinture, du verre et des barres de fer, note le rapport d’OCHA.

La technique des briques de boue, qui va au-delà des simples fours d’argile principalement utilisés dans la bande de Gaza pour la construction de maisons, répond potentiellement à certains des besoins des grands chantiers de Gaza.

A l’est de Gaza ville, dans le district d’al-Shejayia, les ingénieurs ont relevé le défi de construire des bâtiments en briques d’argiles à plusieurs étages : une école de trois étages pour 600 enfants malades est en construction, en utilisant un mélange de briques de boue et de décombres de maisons et immeubles détruits durant les attaques israéliennes.

Selon un article du Guardian, l’ingénieur Maher al-Batroukh et les ingénieurs de l’université ont expérimenté l’argile pour créer des briques solides. Une fois terminée, l’école aura à peu près deux fois la taille du poste de police de Sheikh Zayed, avec les mêmes plafonds en forme de dôme et le même revêtement de plâtre.

Constatant le succès des essais de construction avec l’argile, le ministre Hamas des Travaux publics reprend la même alternative avec des briques de boue, pour des projets de construction de maisons à multiples étages et de reconstruction d’édifices publics démolis.

Si certains trouvent le moyen de contourner l’interdiction israélienne pour pratiquement tout ce qui est nécessaire pour reconstruire Gaza, le siège en cours contre la bande de Gaza continue de frapper la vie quotidienne à tel point que le dernier rapport des Nations unies note que les frontières fermées et les retards dans les autorisations pour les marchandises sont « dévastateurs pour les moyens de subsistance » et provoquent une régression graduelle du développement.

Le rapport OCHA cite en outre les préjudices causés à l’enseignement, notamment le surpeuplement du fait des écoles détruites ou endommagées, et du manque de matériel d’éducation dont l’entrée est interdite ou retardée.

Dans une déclaration d’août 2009, Maxwell Gaylard, coordinateur humanitaire des Nations unies pour les Territoires palestiniens occupés, note que « la dégradation de la qualité de l’eau et le manque d’eau et de bâtiments sanitaires dans la bande de Gaza constituent un déni grave et durable de la dignité humaine dans la bande de Gaza. »

Gaylard, comme l’Association des agences internationales pour le développement (AIDA), note que le refus d’Israël de laisser entrer les équipements et les fournitures nécessaires à la construction, à l’entretien et à l’exploitation de l’eau et des sanitaires depuis juin 2007 a conduit à une « détérioration graduelle de ces services essentiels ».

Evoquant plus loin les destructions causées par les attaques israéliennes, la déclaration indique que les services sanitaires et d’eau dans la bande de Gaza sont à la « limite de l’effondrement », notant que les rares fournitures autorisées étaient « loin d’être suffisantes pour rétablir un fonctionnement normal de l’eau et du système sanitaire. »

Environ 60% de la population n’ont pas un accès permanent à l’eau, note la déclaration. Environ 10 000 personnes dans Gaza n’ont absolument aucun accès à un réseau d’eau. Tout cela, ajouté aux 50 à 80 millions de litres d’eaux usées non traitées, ou partiellement, qui se déversent quotidiennement depuis janvier 2008, ne fait qu’aggraver la crise de l’eau et du sanitaire.

Même si certaines personnes débrouillardes réussissent à construire des maisons en dépit de l’interdiction sur le ciment, ces différents rapports soulignent que les problèmes multiples engendrés par le siège permanent et les attaques israéliennes contre Gaza sont trop nombreux pour être solutionnés seulement par l’improvisation et la boue.

Le Centre palestinien pour les droits humains (PCHR) indique que 60 postes de police ont été détruits ou endommagés durant l’agression israélienne de l’hiver 2008/2009 sur Gaza.

Selon le rapport de l’OCHA d’août 2009, plus de 6 400 maisons ont été détruites ou sérieusement endommagées, et plus de 52 000 ont subi des dommages mineurs sous les bombardements israéliens de cet hiver.

Le rapport OCHA note que le siège conduit par Israël et qui se poursuit sur la bande de Gaza a empêché la reconstruction ou la réparation de 13 900 maisons, dont environ 2 700 qui ont été endommagées ou détruites dans des opérations militaires israéliennes antérieures, et la construction de 3 000 unités de logements prévues pour remplacer les maisons inhabitables dans les camps de réfugiés surpeuplés.

Plus de 20 000 Palestiniens sont encore des déplacés dans la bande de Gaza, avec environ 100 familles qui vivent toujours dans des tentes de dépannage fournies par des agences d’aides.

Le PCHR rapporte également que 215 usines et 700 entreprises privées, 17 universités ou collèges, 15 hôpitaux et 43 centres de santé, ainsi que 58 mosquées, ont été détruits ou endommagés durant les agressions. Et selon les Nations unies, ce sont 298 écoles qui ont été détruites ou endommagées.

Toutes et tous, attendent la reconstruction, tout comme l’économie anéantie de la bande de Gaza.

Sheikh Zayed, bande de Gaza, le 13 octobre 2009 - The Electronic Intifada - IPS - traduction : JPP

La Ligue Arabe: des associations américaines financent les colonisations

18/10/2009 La Ligue Arabe (LA) a accusé certaines associations américaines de financer les colonisations à Jérusalem-est occupée, demandant au président américain de les stopper.
" nous demandons à l'administration américaine de stopper la collecte des fonds et des dons qui sont destiné aux colons et aux colonies israéliennes parce qu'ils contribuent à financer des actions hostile, illégales et entravent l'accès à un accord de paix", a déclaré Mohammad Sobhi, l'assistant du secrétaire général de la LA pour la Palestine et les territoires arabes occupés, lors d'un point de presse avec des journalistes.

Selon Sobhi, la Ligue puise ses informations d'un rapport rédigé par le département de la Palestine et des territoires arabes occupés intitulé:" Des associations américaines exemptes d'impôts financent les colonisations et la confiscation des terres des habitants arabes de Jérusalem AlQuds et de ses vieux quartiers dans la ville sainte".
Le rapport cite à la tête de ces associations, celle dirigée par le millionnaire américain juif Erving Moscovitch, en plus des fonds récoltés par des donateurs américains et qui parviennent par le biais d'associations de colons extrémistes, dont la plus célèbre " Atirat Cohanem".

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107431&language=fr