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18/10/2009 L'entité sioniste craint surtout pour son image. Gravement entachée par le rapport Goldstone qui l'accuse de crimes de guerre et contre l'humanité, elle part en guerre contre ses séquelles. Rassuré que le veto américain entravera son adoption au sein du Conseil de sécurité, ou sa transmission à la Cour pénale internationale. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107453&language=fr |
lundi 19 octobre 2009
Israël en guerre pour sauver son image
Israël interdit l’entrée de caravanes à Gaza et l'Egypte bloque un convoi d'aide humanitaire
| Gaza - 18-10-2009 |
Le quotidien britannique The Independant a rapporté samedi qu’en février dernier, le Croissant rouge turc avait obtenu un permis d’Israël de transférer des caravanes pour 488 habitants, sur les 20.000 qui ont perdu leurs maisons. Il ajoute que la plupart des habitants de la Bande de Gaza qui ont perdu leurs maisons à cause des bombardements israéliens vivent maintenant dans des hébergements temporaires surpeuplés ou chez des membres de leurs familles, alors que d’autres vivent sous des tentes dans les ruines de leurs maisons.
Au moins 22.000 maisons ont été partiellement ou totalement détruites pendant la guerre. Plus de 1.600 Palestiniens ont été tués, et environ 5.000 blessés.
Un convoi d’aide humanitaire toujours coincés en Egypte
IMEMC
Un convoi d’aide humanitaire envoyée par différents groupes de plusieurs parties d’Europe est toujours coincé dans le port égyptien de Bour Sa’id, les autorités égyptiennes ne l’autorisant pas à entrer en Egypte pour continuer sur le terminal de Rafah.
Des dizaines d’activistes de France, Belgique, Allemagne et Grande-Bretagne sont arrivés en Egypte il y a quelques jours pour prendre part au convoi « Miles of Smiles ».
Les organisateurs rencontrent les autorités égyptiennes pour s’assurer que l’aide parvienne à Gaza.
Jamal Al-Nunu, représentant de la Société arabo-allemande, a dit que les organisateurs ont été surpris lorsque les autorités égyptiennes leur ont dit qu’ils pourraient faire route de Bour Sa’id au port d’Al-Arish au lieu du port de Rafah.
Al-Nunu a dit que les militants considéraient cette décision comme un chantage ou une condition irréaliste posée par les autorités égyptiennes pour empêcher l’aide d’atteindre Gaza.
Il a ajouté que l’aide humanitaire est chargée sur 60 camions et que tout déplacer de Bour Sa’id à Al-Arish demanderait des semaines.
Les camions transportent des centaines de fauteuils électriques et des minibus pour transporter les étudiants handicapés.
Le convoi d’aide a été organisé par une fondation britannique appelée «Partners for Peace and Development », en coopération avec le Comité International pour briser le siège, dirigé par l’ancien Premier ministre libanais, le docteur Salim Al-Huss.
Tromperie, bourrage de crâne et bobards
| Israel - 18-10-2009 |
Caricature de Benjamin Netanyahu sur Al-Ahram : "Par la tromperie, la guerre tu feras" (devise du Mossad).
Les Israéliens ne sont pas contents. « La diffusion de cette série est un cas grave d’incitation à la haine sponsorisée par un gouvernement… », a déclaré ce matin le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman. « Une série télévisée telle celle-là, qui ne présente pas le moindre rapport avec la réalité, présente les soldats de l’armée israélienne sous les traits d’assassins d’enfants innocents… »
Je me demande s’il ne faudrait pas rappeler à Lieberman, qui est, comme par hasard, un partisan enthousiaste de l’épuration ethnique et un raciste judéo-suprématiste assumé, que la réalité sur le terrain, en janvier, avait « suffisamment à voir » pour pouvoir constituer une enquête pour crime de guerre et crime contre l’humanité. L’opération a causé plus de 1 400 morts. Elle a laissé derrière elle aussi des milliers de blessés, en majorité des enfants, des femmes et des vieillards. Cependant, pour une fois, Lieberman a su lire la carte : la série de la télévision turque dépeint bien, en effet, les soldats israéliens sous les traits d’assassins d’enfants, de femmes et de vieillards, car c’est exactement ce que sont les soldats israéliens, et c’est exactement ce qu’incarne Israël, politiquement, symboliquement, idéologiquement et dans la pratique.
Bien que Lieberman tente de rassurer ses partisans israéliens, et même s’il y parviendra sans doute, ses chances de faire monter les pressions contre la télévision et le gouvernement turcs sont très limitées. A l’heure qu’il est, tout le monde sait bien qu’Israël n’est pas autre chose que l’installation d’un Etat réservé aux seuls juifs sur une terre volée : la Palestine.
Comme de juste, nous passons beaucoup de temps à écrire et à analyser le conflit israélo-palestinien. Les faits, sur le terrain, sont pourtant très simples. Le sionisme est une idéologie qui est inspirée par le pillage de la Palestine. Israël a mis en pratique le vol de la Palestine et des Palestiniens. Nous parlons ici d’un projet de revivification nationale qui est en train de se réaliser au détriment d’un autre peuple. C’est un projet criminel, inspiré de manière inhérente par la Bible et un projet amoral et cleptomane de « retour au pays ». C’est une combinaison létale de certaines interprétations mortifères de l’Ancien Testament alliée à un présent amoral. La seule question que l’on doive poser aujourd’hui est de savoir comment les sionistes ont-ils réussi à s’en tirer à si bon compte ? Comment peuvent-ils continuer à s’en tirer sans dommage en dépit de leurs pillages, de leurs bombardements au phosphore blanc et de leur accumulation d’armes nucléaires ?
La réponse à cette question est la suivante : ils ont pu le faire par la tromperie, et grâce à leurs mensonges.
Voici de cela quelques semaines, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu agita devant l’Assemblée de l’Onu les protocoles de la Conférence de Wannsee, suggérant qu’il détenait la « preuve de l’extermination des juifs européens par les nazis ». Avec son art consommé de la comédie, il a exigé l’empathie des nations : « S’agit-il là de mensonges ? », s’est-il écrié.
Gros problème : bien que les documents qu’il a exhibés devant l’assemblée fussent authentiques, il ne faisait, en réalité, que réciter le couplet sioniste habituel. Le protocole de Wannsee fait allusion, d’une manière très générale, à la déportation de l’ensemble de la population juive d’Allemagne et des territoires occupés par l’Allemagne, vers l’Est. Bien que document évoque une « solution finale », la véritable « solution » qu’il ait jamais préconisée diffère du tout au tout de l’interprétation communément mise en avant par la narration sioniste de la Shoa. Le protocole de Wannsee a trait, fondamentalement, à un plan sinistre visant à faire périr d’épuisement les juifs déportés, contraints à des travaux forcés, notamment sur le réseau routier.
Autant le document de Wannsee est accablant, autant sa pertinence dans l’historique de l’holocauste est extrêmement limitée, ce « plan de Wannsee » ne s’étant jamais concrétisé dans un quelconque réel programme opérationnel. Il n’a, de fait, rien à voir avec l’historicité de l’extermination de juifs, connue sous le nom de Shoah. Il ne planifie en rien de quelconques camps de concentration, ni de quelconques chambres à gaz. En tant que document juridique, il ne proue rien d’autre que les inclinations générales des nazis. En tant que document historique, il ne « démontre » en rien la Shoa et l’extermination des juifs ; il ne fait qu’affirmer que le régime nazi s’était juré de faire de l’idée d’une Allemagne Judenreine (libre de juifs) une réalité. Toutefois, c’est là un fait bien établi et largement reconnu, même par la plupart, sinon la totalité, des révisionnistes de l’Holocauste. Autant Netanyahu voulait insister à redonner à l’Holocauste un supplément de crédibilité, autant il n’a rien fait d’autre qu’agiter un bout de papier relativement insignifiant devant les nations du monde. Inutile de préciser qu’il a réussi son coup. Toutefois, bien plus crucial est le fait que le Protocole de Wansee définit un programme qui ne diffère pas considérablement du projet de Lieberman, mortel pour les Palestiniens.
En réalité, c’est l’Etat juif qui assassine en masse des Palestiniens et réduit à la famine ceux qui survivent. De plus, il est très intéressant aussi de réfléchir aux questions suivantes : comment se fait-il que le leader de l’Etat juif soit là, devant les nations du monde entier, en train de raconter ses bobards, en pleine lumière, tant au nom d’Israël qu’à celui du peuple juif ? Que pouvons-nous déduire du fait qu’un dirigeant israélien tente d’embobiner la totalité de l’Assemblée de l’Onu ? Comment se fait-il qu’un Premier ministre israélien réussisse à détourner avec une telle facilité l’attention de ses propres crimes contre l’humanité, qui sont consigné, pour l’instant, dans un document historique relativement insignifiant ? Bref : comment peut-il s’en tirer à si bon compte ?
La réponse est sans doute tout ce qu’il y a de trivial. Comme dans le cas du leitmotiv du Mossad, ils mènent leur guerre au moyen de la tromperie. C’est l’ensemble du projet de renaissance juive qui est fondé sur un paquet de mensonges. L’ensemble du récit du « retour au pays » des juifs n’est rien d’autre qu’un crime collectif perpétré en plein jour et fondé sur une fausse argumentation et sur des mensonges, là encore. Initialement, les sionistes trompaient leurs coreligionnaires juifs. Mais au fil du temps, ils ont étendu leur tactique. Durant très longtemps, ils nous ont embobinés, tous autant que nous sommes. Les Israéliens et les sionistes sont nés dans le mensonge et ils vivent à travers un mensonge ; ils ont donc tendance à croire qu’ils peuvent s’en tirer à bon compte avec leurs mensonges et leurs tromperies. Il faut reconnaître la réalité, aussi triste soit-elle : les dirigeants mondiaux marchent. Comme nous le savons, aucun dirigeant du monde n’a mis en cause les bobards de Netanyahu à l’Onu. Plus dérangeant est le fait qu’aucun historien ou aucun intellectuel ne s’est donné la peine de faire observer au Premier ministre israélien que le Protocole de Wannsee décrit avant toute chose sa propre politique, qu’il applique chez lui.
Très rares sont les dirigeants du monde à avoir le courage de s’opposer à l’opération de bourrage de crâne des sionistes. Récemment, nous avons vu le courage de l’Iranien Mahmud Ahmadinejad, du Vénézuélien Hugo Chavez et du Premier ministre turc Tayyip Erdoğan. Cela ne fait pas lourd, face aux atrocités colossales qu’a perpétrées l’Etat juif. Mais c’est mieux que rien.
La bonne nouvelle, c’est que l’Humanisme et l’Humanité ne sont pas exactement les qualités dont disposeraient, aujourd’hui, les hommes politiques ou ceux qu’il est convenu d’appeler les « leaders mondiaux ». En réalité, c’est nous, qui les détenons. Nous, les membres de l’espèce humaine, nous les gens, qui sont les témoins du mal en train d’émerger. La Véritable Humanité et l’Humanisme découlent de la gentillesse et d’une aspiration à l’éthique et à la sincérité. Dans la plupart des cas, ce sont en réalité les artistes et les gens ordinaires qui font de l’Humanisme un message vivant. Nos interventionnistes élus, pour quelque raison, insistent à nous entraîner dans toujours plus de guerres sionistes au nom de l’Holocauste, de la démocratie et de la libération.
De manière on ne peut plus tragique, nos dirigeants occidentaux sont encore réduits au silence, ou au minimum « fascinés » par les bobards sionistes. Mais cela ne devrait plus être pour nous une préoccupation majeure. La félonie des idéologies (de gauche, de droite et du centre), des hommes politiques et des institutions de l’Occident est un fait établi. Le fait qu’ils soient les victimes des mensonges sionistes n’est apparemment qu’un symptôme parmi de bien trop nombreux symptômes. Non seulement la vérité vaincra ; de fait, elle est déjà en train de l’emporter. L’identification du bourrage de crâne sioniste est en train de se généraliser. Tandis que le nuage brumeux de la brutalité sioniste est en train de s’étendre, nous sommes tous en train de développer une aspiration croissante à un minimum de rayons de vérité et de grâce. Nous commençons à comprendre qu’ils font leurs guerres au moyen de la tromperie. Ils peuvent encore remporter quelques victoires à la Pyrrhus supplémentaires, mais une chose est sûre : ils sont en train de perdre la guerre.
Plusieurs commandants du Corps des gardiens sont tombés en martyre dans un attentat suicide
Plusieurs commandants du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGR) sont tombés en martyre dans un attentat suicide dans le sud-est du pays.
Une vingtaine de personnes, dont plusieurs hauts commandants des Gardiens de la révolution, ont été tuées dimanche dans un attentat suicide perpétré dans une ville du sud-est de l'Iran frontalière du Pakistan.
Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier de ces dernières années contre le corps d'élite des Gardiens de la révolution.
Quelques 20 personnes ont été tuées, dont des chefs de tribus de la province du Sistan-Balouchistan dans cet attentat qui aurait également fait une quarantaine de blessés.
Cet attentat terroriste s'est produit à 08H00 (04H30 GMT) dans la ville de Pishin, à la frontière avec le Pakistan, alors que les commandants des Gardiens de la révolution participaient à une réunion avec les chefs de tribus de la province du Sistan-Balouchistan.
Dans cette action terroriste, le général Nour-Ali Shoushtari, l'adjoint du commandant de l'armée de terre des Gardiens de la révolution, le général Mohammad-Zadeh, commandant des Gardiens de la révolution pour le Sistan-Balouchistan, le commandant des Gardiens pour la ville d'Iranshahr (sud-est), et le commandant de l'unité Amir-al Momenin sont morts en martyr.
Un homme portant des explosifs sur lui les a fait exploser lors d'une réunion des chefs de tribus de la province avec les commandants des Gardiens de la révolution.
"Aucun groupe n'a revendiqué l'attentat", a déclaré l'adjoint du chef de la justice de la province du Sistan-Balouchistan.
Dans un communiqué, le corps des gardiens de la révolution a déclaré que "l'oppression mondiale a provoqué les éléments à sa solde pour commettre cet attentat ».
http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/0910185301141513.htm
Le Yeni Şafak incite les citoyens turcs à suivre la série /Ayrilik/ comme expression d'appui au peuple palestinien
18 Oct 2009 | |
Ankara / Parallèlement aux exigences israéliennes de sa suspension, le journal turc Yeni Şafak a incité les citoyens turcs à suivre, en expression d'appui au peuple palestinien, la série télévisée /Ayrilik/ (séparation), diffusée par l'établissement officiel de la radio et de la télévision TRT. La série démasque les pratiques inhumaines de l'armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés, précisément à Gaza. Elle présente des soldats israéliens ouvrant le feu sur un groupe d'enfants et de femmes palestiniens dont des détenus en faisant plusieurs tués, un soldat tirant sur une petite fille palestinienne, le dos au mur et un sourire sur les lèvres révélant qu'elle souriait avant de rencontre la mort, et un autre tirant sur un nourrisson à l'un des barrages. L'une des scènes marquantes de la série est le lent tracé d'une balle sioniste pourchassant un enfant et l'atteignant en fin de parcours dans le dos. Le producteur de la série, Selçuk Cobanoglu, a affirmé que la série jouit en effet d'une forte popularité. Gh.H. |
Le Caire accuse le Hamas de mettre la réconciliation en péril
La signature de l'accord interpalestinien devait initialement avoir lieu le 26 octobre au Caire. Mais le Hamas a demandé d'en repousser la date en accusant M. Abbas d'avoir accepté, sous pression américaine et israélienne, le report le 2 octobre d'un vote au Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur le rapport Goldstone. Aux termes d'un compromis proposé par l'Égypte, le Fateh et le Hamas étaient censés entériner séparément cet accord avant le 15 octobre à minuit (le 20 octobre pour les autres factions palestiniennes). Le Fateh a remis jeudi aux médiateurs égyptiens le texte signé, mais le Hamas a demandé un délai « pour plus de consultations internes ». Le projet suggère la tenue d'élections législatives et présidentielle mi-2010. Il stipule la restructuration des forces de sécurité palestiniennes sous la supervision des Égyptiens et la libération des personnes détenues par les deux groupes en Cisjordanie et à Gaza.
Le mouvement islamiste a annoncé hier avoir différé la visite prévue le jour même au Caire de sa délégation chargée de rencontrer le principal médiateur égyptien, le chef des renseignements Omar Souleimane, en invoquant son absence de la capitale égyptienne. Ce dernier est toutefois rentré hier en Égypte, à l'issue d'une tournée en Europe où il a accompagné le président Hosni Moubarak.
L'officiel égyptien s'exprimant dans al-Ahram a accusé le Hamas d'avoir « attisé une atmosphère d'extrême tension dans les territoires palestiniens » et de « manquer de bonne volonté ». Les divergences invoquées avec le Fateh concernant le rapport Goldstone « valent-elles que le Hamas sacrifie une réconciliation historique ? » s'interroge-t-il. Cet officiel récuse également toute révision des grandes lignes de l'accord interpalestinien. « L'Égypte a demandé au Fateh et au Hamas de signer le document de réconciliation tel quel et sans aucune modification car son contenu était déjà agréé », a-t-il dit. « L'Égypte est un pays qui a beaucoup de poids » et les responsables du Hamas « ne peuvent pas traiter avec elle comme s'ils traitaient avec une autre faction palestinienne », prévient-il aussi.
Un dirigeant du Hamas à Damas, M. Mohammad Nasr, a justifié hier la position de son mouvement, affirmant que la dernière version du document égyptien n'est pas la même que celle acceptée en septembre. « Quelques paragraphes ont été omis et d'autres ont été ajoutés », a dit M. Nasr à la chaîne qatarie al-Jazira. Washington a pour sa part indiqué mardi que cette réconciliation ne pouvait se faire au détriment des principes du quartette international pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU), plaçant de facto une limite aux revendications du Hamas. Ces principes prévoient la reconnaissance du droit à l'existence d'Israël, le respect des accords passés et le renoncement à la violence.
Rapport Goldstone ; Des Israéliens approuvent
Serge Dumont
« Le rapport de la commission Goldstone ne devrait pas être rejeté a priori. » A l’instar de l’ex-ministre et ex-député Yossi Beilin, plusieurs personnalités israéliennes appellent les dirigeants de l’Etat hébreu à « faire preuve de plus de discernement » dans leur condamnation radicale de l’enquête menée au nom du Conseil des droits de l’homme.
Certes, ces voix ne sont pas nombreuses. Pourtant, les ex-ministres Yossi Sarid et Shulamit Aloni, quelques professeurs d’université et intellectuels réussissent à faire entendre leur différence. A ce jeu-là, Shulamit Aloni se montre d’ailleurs la plus incisive. « En évoquant des crimes de guerre envers la population civile palestinienne, Richard Gold stone a confirmé ce que beaucoup d’Israéliens savent de longue date sans oser se l’avouer », lance-t-elle.
Outre les grandes organisations israéliennes de défense des droits humains, les dix députés arabes à la Knesset estiment que le rapport Goldstone « est un document de première importance ». « Il marque une étape cruciale pour l’affirmation des droits de l’homme », proclame le député Ahmed Tibi.
Actuel ministre de la Sécurité sociale, Yitzhak Herzog (travailliste) n’approuve pas le rapport Gold stone, mais ne le condamne pas a priori. Il a en tout cas été le seul membre du gouvernement à exiger que son pays participe à l’enquête au lieu de la boycotter. « Si nous avions agi différemment, nous ne nous serions sans doute pas retrouvés en position aussi délicate sur la scène internationale », lâche-t-il.
Incompréhension
Des propos que confortent ceux de David Bouskila, le maire de Sderot (la ville la plus touchée par les roquettes du Hamas). « Lorsque Richard Goldstone enquêtait dans la région, je lui ai demandé pourquoi il ne venait pas visiter ma ville au lieu de se cantonner à la bande de Gaza. Il m’a répondu qu’il le ferait volontiers mais que le gouvernement israélien lui interdisait l’accès à la zone », raconte-t-il. « Je ne comprends pas l’attitude de nos dirigeants. »
publié par le Temps
Israël, les Etats coloniaux et le racisme
Michel Warschawski,
Le 14 mai 1948, le Conseil du peuple juif se réunissait au Musée de Tel Aviv, et approuvait une proclamation déclarant la création de l’Etat d’Israël.
On ne peut aborder, ni tenter d’analyser le sionisme et ce qu’il a engendré, l’Etat d’Israël, en éludant le cœur de leur essence : le colonialisme. Indépendamment de ses motivations (règlement du problème juif en Europe de l’Est, fin XIXè siècle et début XXè), le sionisme est un mouvement colonialiste qui a créé un Etat colonialiste. Effectivement, Israël est l’un des plus récents Etats coloniaux existant encore au XXIè siècle. Le sionisme est colonialiste dans ses objectifs et dans ses moyens : un projet occidental visant à « civiliser » une partie de l’Orient non civilisé, à lui apporter modernité, progrès et, bien plus tard, démocratie.
Le sionisme est un colonialisme d’une nature particulière, différent des projets coloniaux d’Afrique du Nord et d’Afrique sub-saharienne, mais identique à celui d’Australie et d’Amérique du Nord, il s’agit d’une entreprise coloniale de peuplement. En tant que tel, il vise à remplacer (et non pas essentiellement à exploiter) la population indigène par de nouveaux colons à travers une expulsion graduelle.
Israël est un Etat colonial non seulement dans son origine mais aussi dans son modus operandi. Sa législation et ses pratiques sont structurées dans l’objectif de construire, d’imposer et de renforcer son caractère juif. « Judaïsation » et « Etat juif » ne sont pas des concepts culturels mais un projet démographique ; ils visent à désarabiser la Palestine et à réduire dans toute la mesure du possible le nombre de non juifs dans l’Etat juif. « Libération de la Terre, » « Labeur juif » et « Produits juifs » furent les principaux slogans de l’entreprise sioniste en Palestine, et tous reflètent la tentative globale de rayer la nature arabe de la Palestine.
La politique de judaïsation s’est poursuivie longtemps après la création de l’Etat d’Israël et marque les pratiques colonialistes d’aujourd’hui. La discrimination structurelle de la minorité palestinienne qui a réussi à se maintenir dans les frontières de l’Etat juif et la poursuite de la politique d’expropriations des terres témoignent de ce qu’il n’y a eu aucune « normalisation » d’Israël, et que sa nature coloniale agressive est partie intégrante de son essence même. Etre un Etat juif implique d’être en guerre de façon permanente avec tout ce qui est démographiquement non juif en Israël. Il s’agit d’une guerre ethnique permanente.
Le racisme sioniste est un produit dérivé indispensable du caractère colonial d’Israël. Le racisme n’est pas nécessairement une philosophie « raciale », qui suppose une supériorité d’une communauté humaine sur une autre, comme ce fut le cas du racisme nazi. Le racisme moderne est souvent une attitude d’ « ignorance de l’autre ». « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre, » « Le pays était vide » furent les principaux slogans du sionisme au départ. Il est typique, on peut même dire banal, de l’attitude colonialiste de voir dans l’indigène rien de plus qu’un problème environnemental, comme peuvent l’être les moustiques, les marécages ou la rocaille ; quelque chose qui doit être éliminé afin de permettre à la civilisation de se développer. Les Arabes de Palestine sont transparents en tant que communauté humaine et, dans ce sens, le sionisme est un racisme du refus d’une humanité à la communauté indigène. Le racisme sioniste est le racisme occidental banal envers ce qui n’est pas européen.
La résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en 1975, qui a défini le sionisme comme une forme de racisme, n’a fait que pointer une vérité élémentaire : un Etat colonial est, de par sa nature et son comportement, raciste.
Le rôle d’une résolution politique ne devrait pas être de définir les réalités, mais de décider des actions à mettre en oeuvre. Cela devrait rester la tâche de spécialistes scientifiques et d’un débat scientifique permanent et jamais clos, pas d’un vote. Le colonialisme est du racisme, qu’une majorité d’Etats l’acceptent ou non. La preuve que le vote était une erreur fut apportée seize années plus tard, en 1991, quand la même Assemblée générale des Nations unies a renversé son vote et décidé que le colonialisme sioniste n’était pas raciste ! Un tel comportement est un retour fantastique au Moyen Age, où une Assemblée de cardinaux pouvait décider, par vote, si les juifs avaient une âme ou si la terre était un carré plat.
De toute évidence, aucun de ces votes ne pouvaient changer la réalité. Le rôle des institutions politiques est de décider des actions qui doivent être engagées, pas de légiférer sur la nature de la réalité.
Idéalement, l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations unies devraient présenter à l’adoption une résolution basée sur la campagne internationale pour le BDS - boycott, désinvestissement, sanctions - et sanctionner l’Etat d’Israël pour ses innombrables violations du droit international et des résolutions des Nations unies.
La nécessité d’imposer des sanctions à l’Etat d’Israël est triple : un, rendre justice au peuple palestinien qui a fait, sous la pression de la communauté internationale, de nombreux compromis douloureux, pour obtenir plus d’oppression, plus de dénis et plus d’humiliations ; deux, c’est une question d’hygiène internationale, car si nous voulons vivre dans un monde régi par le droit, Israël ne doit pas être traité en toute impunité et ses crimes doivent être punis ; et trois, pour le bien même de la société israélienne.
La honte pour Olmert à Chicago
Publié le 18-10-2009
Ceci malgré un filtrage très "blindé", exigé par Olmert à l’entrée de la salle (qui en dit long sur sa popularité) : "obligation de se présenter une heure avant le début de la séance, de présenter une pièce d’identité, interdiction des appareils photo, caméras, interdiction d’arborer le moindre signe, interdiction de sortir de la salle une fois qu’on y est entré".
Les jeunes américains de diverses associations ont bel et bien pris la parole publiquement à tour de rôle, pendant toute la séance, pour clamer leur indignation. On les voit dans le vidéo ci-dessous traiter Olmert de criminel de guerre, lui crier "Shame on you ! " (honte à vous), "Libérez la Palestine !", "La justice passera !", conspuer le président de l’université de Chicago en ces termes : "Honte à vous qui invitez dans notre université un criminel qui a bombardé des universités !", et répondre à ceux qui demandent qu’"on laisse Olmert s’exprimer" : "C’est devant un tribunal international qu’il devrait s’exprimer !"
dimanche 18 octobre 2009
Goldstone, Israël et le punching ball onusien
C’est peu dire que les relations entre Israël et les Nations unies sont stables dans la détestation, comme l’illustrent les réactions israéliennes à l’adoption par le Conseil des droits de l’homme du rapport de la commission présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone (dans une formulation critiquée par le juge lui-même) à propos de la guerre de Gaza (27 décembre-17 janvier.)
Ces critiques rappellent l’émoi soulevé en Israël par la décision des Nations unies de confier au secrétaire général d’alors, Kofi Annan, une mission chargée d’établir les faits après l’opération “Rempart” (mars-mai 2002) marquée notamment par la destruction du camp de réfugiés de Jénine (Cisjordanie) où étaient implantés un certain nombre de miliciens responsables d’attentats perpétrés en Israël. Israël s’était opposé à ce que la mission puisse enquêter sur place, diminuant du coup l’intérêt du rapport nuancé publié par la suite par le secrétaire général des Nations unies.
La détestation d’Israël vis à vis des Nations unies renvoie à la “majorité automatique”, selon la formule utilisée par la mission permanente israélienne à New York, qui fait que les Palestiniens peuvent toujours compter sur une majorité au sein de l’Assemblée générale (dont les résolutions sont non contraignantes, à la différence de celles du Conseil de sécurité) comme au sein du Conseil des droits de l’homme où Israël devient un punching ball commode pour détourner l’attention, selon la mission israélienne, de pays où la question des droits de l’homme se pose également.
Les autorités israéliennes entretiennent les pires relations avec les Rapporteurs Spéciaux pour les Droits de l’Homme dans les territoires palestiniens (par le passé le Sud-africain John Dugard, aujourd’hui l’Américain Richard Falk, persona non grata en décembre 2008 peu de temps après une nomination contestée en Israël) considérés comme alignés sur les thèses palestiniennes.
La détestation s’étend également aux institutions des Nations unies présentes sur place (on l’a vu lors de la guerre de Gaza) et en particulier à l’Unrwa, chargé depuis 1949 des réfugiés palestiniens. Israël et ses alliés accusent l’Unwra d’entretenir la question des réfugiés (cette étude du WINEP, décidément beaucoup cité cette semaine, donne une idée de leur argumentaire).
Pour être complet, il faut reconnaître qu’Israël dispose de son côté d’un “parapluie automatique” au sein du Conseil de sécurité, le veto américain, utilisé avec constance au cours de ces dernières années. La non-automaticité du veto est d’ailleurs considérée par John Mearsheimer et Stephen Walt (dans leur livre consacré au poids d’Israël sur la politique américaine) comme un moyen de pression symbolique (vu la portée d’une résolution des Nations unies) pour une administration américaine qui en ferait le choix.
Mahmoud Zahar : « Nous sommes l’autorité légale ! »
samedi 17 octobre 2009 - 18h:37
Christophe Ayad - Libération
Mahmoud al-Zahar est le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, qui dirige la bande de Gaza. Membre du bureau politique et parmi les dirigeants les plus influents du parti islamiste, il est considéré comme un « faucon ». Alors que le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU examinaient hier le rapport Goldstone, qui accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre lors de la guerre de Gaza en janvier dernier, il revient sur la controverse qu’a occasionnée ce texte côté palestinien. Pour Libération, il s’explique aussi sur les relations avec Israël, le sort du soldat franco-israélien Gilad Shalit (détenu à Gaza depuis juin 2006), l’administration Obama et la réconciliation entre le Hamas et le Fatah.
Comment réagissez-vous au rapport Goldstone ?
C’est un texte très important, qui dépasse largement les suites qui seront données au niveau des Nations unies. Mais nous ne sommes pas d’accord avec les accusations qui concernent le Hamas. Le rapport accuse le Hamas d’avoir utilisé des civils [palestiniens] comme boucliers humains et d’avoir visé des civils [israéliens]. Or tout le monde sait que lorsque l’armée israélienne a attaqué des hôpitaux ou des écoles, on n’a retrouvé aucun combattant du Hamas parmi les victimes. Quant aux attaques visant Israël, aucun civil [israélien] n’a été tué pendant la guerre.
Le point positif de ce rapport, c’est qu’il donne aux familles de Gaza - comme la famille Samouni, qui a perdu 18 de ses membres - une base pour poursuivre en justice les responsables israéliens devant les justices française, britannique ou suisse.
Comment réagissez-vous à la décision initiale de Mahmoud Abbas de reporter à mars 2010 l’examen du rapport Goldstone à l’ONU ?
Nous sommes fâchés de cette décision. Abou Mazen [le nom de guerre de Mahmoud Abbas, ndlr] s’est rendu coupable de deux crimes. D’abord, il a encouragé l’agression israélienne : ce sont les Israéliens eux-mêmes qui le disent et jamais le Fatah n’a démenti. Ensuite, il a empêché la communauté internationale de prendre connaissance du rapport et de poursuivre les criminels. Comment qualifier cela ? Comment voulez-vous que les gens qui ont perdu leurs proches, leurs maisons, leurs hôpitaux, leurs écoles réagissent ? Le peuple palestinien est en colère, pas seulement le Hamas. Tous les responsables du Fatah reconnaissent que cette décision était une erreur, tous sauf Abou Mazen, qui ne veut pas s’excuser et continue d’insulter le Hamas.
N’a-t il pas fini par changer d’avis ?
Oui, mais nous avons de grands doutes. C’est peut-être un piège. Il compte sur un échec à l’ONU afin de pouvoir dire aux gens : « Vous voyez bien, j’avais raison de ne pas demander que le rapport Goldstone soit présenté. »
Cette controverse est-elle la seule raison de la demande par le Hamas de reporter la signature de l’accord de réconciliation interpalestinien, prévue le 25 octobre au Caire ?
Il n’y a pas de report. Le Hamas a donné son accord pour une signature le 25 octobre, il signera. Mais il faut faire la part des choses. Signer un document d’entente n’est pas difficile. Une vraie réconciliation, elle, nécessite une atmosphère appropriée. Et là, ce n’est pas le moment. Nous considérons que l’autre partie a participé à l’agression contre le peuple palestinien.
Vos relations avec l’Autorité palestinienne peuvent-elles s’améliorer ?
Qu’entendez-vous par l’Autorité palestinienne ? L’Autorité, c’est la présidence, le Conseil législatif et le gouvernement. Le terme du mandat d’Abou Mazen est passé depuis janvier : il n’est donc plus président d’après notre Loi fondamentale. Le Hamas détient la majorité au Conseil législatif et dirige le gouvernement. Nous sommes donc l’autorité légale.
Quels sont les obstacles à une réconciliation avec le Fatah ?
Essentiellement, l’absence de volonté politique du Fatah. L’année dernière, j’ai fait six rounds de négociations, d’une semaine chacun, avec eux. A la fin, je leur ai dit : « Vous ne voulez pas d’une réconciliation, vous faites traîner, vous vous tirez dans les pattes ; quand vous serez prêts, appelez-nous. » C’était il y a un an. Mais maintenant, pourquoi sont-ils si pressés de signer ? Parce qu’ils pensent que c’est la bouée de sauvetage qui les sortira du pétrin dans lequel ils se sont mis avec le rapport Goldstone.
Le mandat du Conseil législatif arrive à son terme en 2010. Des élections auront-elles lieu ?
Nous ferons de notre mieux, mais j’en doute fort. Abou Mazen dit qu’il veut aller aux élections. Mais la dernière fois [en 2006, ndlr], il a refusé les résultats, tout comme Israël, les Américains, certains pays européens et arabes. Que va-t-il se passer s’il perd à nouveau ? Cette fois-ci, il croit qu’il peut gagner en trichant et avec l’aide d’Israël. Mais si cela se passe ainsi, ce seront les dernières élections de l’histoire palestinienne.
Le blocus israélien se poursuit et pourtant le Hamas ne tire plus de roquettes vers Israël. Pourquoi ?
Nous avons trouvé de nouvelles voies [les tunnels, ndlr] pour alléger nos souffrances et faire entrer des médicaments, de la nourriture, de l’essence. Ce n’est pas l’idéal, mais nous n’avons pas le choix. En outre, notre projet est de libérer la Palestine. Or il n’y a plus un seul Israélien à Gaza. Maintenant, c’est au tour de la Cisjordanie d’être libérée de l’occupation, mais qui nous en empêche ? Abou Mazen !
Qu’attendez-vous de l’administration Obama ?
Si nous avions attendu quoi que ce soit d’une administration américaine, nous aurions participé depuis longtemps au processus de paix. Nous avons aujourd’hui des preuves innombrables qu’on ne peut rien attendre de l’administration Obama. Ce n’est pas un problème de volonté personnelle, c’est le système du pouvoir américain et l’impact des lobbys qui veulent ça.
En juin, le chef du Hamas exilé en Syrie, Khaled Mechaal, se disait prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et une trêve de dix ans avec Israël. Aujourd’hui, il reparle de libérer la Palestine « de la mer [Méditerranée] au fleuve [Jourdain] ». Pourquoi ce durcissement ?
Primo, Israël n’a aucun droit sur notre terre : c’est un principe idéologique non négociable. Secundo, si nous parvenons un jour à établir un Etat dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, nous pourrons proposer une trêve. Mais nous ne reconnaîtrons pas Israël et nous ne demanderons pas à Israël de nous reconnaître.
Dernièrement, plusieurs mesures ont été prises pour obliger les femmes et les collégiennes à porter le voile ou interdire aux hommes de se baigner torse nu. Pourquoi ?
C’est une question d’uniforme, c’est tout. Vos avocats, vos étudiants, vos députés doivent respecter des règles vestimentaires. Chez nous aussi. Quant aux plages, nous avons nos traditions, c’est tout. Mais nous ne forçons personne.
Le Hamas pourrait-il un jour proclamer un Etat palestinien dans la seule bande de Gaza ?
Pourquoi ferions-nous cela ? Pour justifier les fantasmes des Occidentaux sur « l’émirat de l’obscurantisme » ? Les Palestiniens croient en leur patrie, pourquoi y renonceraient-ils ? En attendant, nous sommes le gouvernement officiel de la Cisjordanie et de Gaza. C’est notre travail de gouverner, de faire régner la sécurité, d’assurer la santé, de rendre la justice.
Des négociations semblent bien engagées sur le sort du soldat Gilad Shalit. Quelles conditions le Hamas pose-t-il à sa libération ?
Des négociations sont en cours par l’intermédiaire des Allemands, je ne peux rien dire de plus. Nous avons un but noble, qui est de libérer les 11 000 prisonniers palestiniens détenus en Israël. Cela justifie tous les moyens licites, y compris négocier indirectement avec Israël, que ce soit via l’Allemagne ou l’Egypte. Mais j’ai de grands doutes sur la volonté d’Israël d’aboutir.
16 octobre 2009 - Libération - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.liberation.fr/monde/0101...
Des soldats enlèvent 16 habitants. Des ordres visent les militants internationaux
samedi 17 octobre 2009 - 14h:49
Saed Bannoura - IMEMC
Les seize Palestiniens ont été kidnappés dans plusieurs parties de la Cisjordanie. Ils tous ont été enlevés après que l’armée eut pénétré par effraction dans leurs maisons et les eut fouillés, selon des sources locales.
Entre-temps, les sources officielles de Naplouse dans la partie nord de la Cisjordanie, ont signalé que les autorités israéliennes ont commencé une campagne contre les militants internationaux de la paix habitant en Cisjordanie.
Ghassan Douglas, responsable des dossiers des colonies dans la partie nord de la Cisjordanie, a dit que l’armée a intimé aux habitants des villages du sud de Naplouse l’ordre de ne pas loger de militants internationaux.
La décision, n’est pas nouvelle d’autant plus qu’Israël a expulsé ou refusé l’entrée de douzaines d’activistes, mais elle a été prise pour saboter la moisson des olives au cours de laquelle les militants vont en Cisjordanie pour aider les villageois à récolter leurs olives et pour essayer de les protéger contre des attaques des colons.
Douglas a dit que cette décision est très grave car c’est une tentative de dissimuler la vérité, les militants étant témoins des attaques continues des colons.
Il a ajouté que le nouvel ordre inclut plusieurs villages constamment attaqués par les colons.
Des soldats israéliens ont envahi plusieurs villages dans la nuit de lundi et ont informé les habitants qu’il leur était illégal de loger des militants internationaux au risque de se faire arrêter.
Douglas a déclaré que cet ordre équivaut à donner carte blanche aux colons extrémistes pour mener leurs attaques et commettre leurs crimes contre les habitants à l’abri des regards des militants et des médias.
13 octobre 2009 - IMEMC - Cet article peut être consulté ici :
http://www.imemc.org/index.php?obj_...
Traduction : Anne-Marie Goossens
Le Hamas décidé à signer la proposition égyptienne pour la réconciliation nationale
samedi 17 octobre 2009 - 07h:02
Ma’an news
Ahmed Yousef, un haut responsable du ministère des Affaires Etrangères, a déclaré à Ma’an, dans un entretien téléphonique « qu’après avoir tenu d’intenses consultations, le mouvement va faire connaître son attitude positive envers la proposition égyptienne, ce samedi, avec quelques remarques mineures. »
« Le Hamas ne s’est jamais opposée à la proposition égyptienne, mais avait besoin du temps nécessaire pour clarifier quelques points, notamment les conditions posées par le Quartet [international] », a-t-il ajouté, se référant aux demandes que le Hamas reconnaisse Israël, renonce à la résistance armée et accepte les accords préalablement signés avant d’être autorisé à participer à des négociations.
Tout aussi important, dit Yousef, étaient « l’exigence que les nations arabes [conviennent de] soutenir tout gouvernement qui gagnera les élections à venir, afin d’éviter de répéter ce qui a été fait à l’encontre du Hamas avec le boycott, et la confirmation par l’Egypte que le passage de Rafah soit ouvert afin de faciliter les relations avec l’extérieur. »
Le haut responsable relève que l’Egypte « va superviser la réconciliation jusqu’à son achèvement afin de garantir que l’Histoire ne se répète pas. »
Il a poursuivi : « Il n’y a pas de désaccord sur la date fixée par l’Egypte pour la signature, le 26 Octobre ».
« Une cérémonie aura lieu en présence de toutes les organisations à une date fixée par l’Egypte, ce qui pourrait advenir après [la fête musulmane de l’Aïd] Al-Adha, ce qui serait début de Novembre, » a-t-il ajouté.
L’insistance de Yousef sur la date est en contradiction avec l’annonce par l’Egypte vendredi que l’accord avait été reporté jusqu’à ce que « règne une atmosphère adéquate ».
Mais selon Yousef, le Hamas est d’avis que le délai initialement fixé par l’Egypte - le 26 Octobre - soit maintenu malgré la dernière annonce, réaffirmant « qu’il n’y a eu aucun changement concernant la date prévue ».
Le Fatah a signé la proposition égyptienne sur la réconciliation jeudi [15 octobre].
17 octobre 2009 - Ma’an news Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
Conférence internationale sur l’avenir des réfugiés palestiniens
samedi 17 octobre 2009 - 06h:04
The Palestine Telegraph
L’œuvre de l’UNRWA au fil des années n’a pas de précédent pour bien des raisons. Aucune autre institution n’a eu pour mission d’affronter des crises humanitaires qui touchent une nation toute entière et depuis si longtemps, et aucun autre organisme ne s’est trouvé chargé de combler les vides béants laissés par les échecs de la communauté internationale.
Etant donné les origines de la crise des réfugiés et le contexte dans lequel travaille l’UNRWA, son engagement en faveur des droits fondamentaux pour les réfugiés palestiniens est d’autant plus exceptionnel. Les droits fondamentaux sont des droits pour tous et ils doivent être exercés par tous, sans obstacle aucun, or l’UNRWA doit remplir son mandat avec détermination pour respecter ses engagements d’humanité contre un véritable raz-de-marée d’agressions et de violations.
L’immense tragédie à laquelle fait face l’UNRWA est incontestable. Plus de six décennies se sont maintenant écoulées depuis la dépossession collective et l’expulsion par la force des Palestiniens de leur foyer ancestral en Palestine, à cause de l’agression sioniste. Pour cinq millions de Palestiniens, l’exil forcé se poursuit et leur Nakba (la catastrophe) est toujours une réalité quotidienne.
Les premiers réfugiés, envahis d’un désespoir collectif, ont été contraints de se plier au rejet, par la violence, de leur rêve d’autodétermination et de liberté nationales, mais aussi aux conséquences inimaginables qui en ont suivi : se battant pour des droits nationaux et politiques légitimes, ils ont été confrontés à une réalité nouvelle où ils ont dû se battre cette fois pour des droits humains fondamentaux, ouverts à tous, afin d’être autorisés à revenir dans leurs foyers.
Face à cette crise qui ne fait que s’aggraver dans un climat politique hostile, l’UNRWA représente un espoir pour beaucoup de gens. L’UNRWA n’est pas seulement une organisation humanitaire, elle a été et elle est toujours un Etat de substitution qui aide les Palestiniens à s’aider eux-mêmes. Ses institutions continuent de former des hommes et des femmes capables de rendre à leur société plus que le malheur qui l’a frappée, et plus que ce que l’on pourrait imaginer d’un peuple et d’individus dont le malheur se poursuit toujours.
Sur un plan plus large, l’UNRWA est un symbole et le témoin de différentes manifestations de la Nakba. Parce que l’UNRWA est un rappel constant des crimes historiques perpétrés par Israël et parce qu’elle risque de détruire les mythes qui entourent l’origine d’Israël, sa réputation est sans cesse salie, voire son existence menacée.
Pour la communauté internationale, l’UNRWA est un symbole de son échec collectif. Les périodes qui ont marqué la fin des grandes guerres se sont bâties sur des aspirations formidables, et des institutions ont reçu mandat de sauver l’humanité du fléau de la guerre, mais depuis plus de soixante ans, les réfugiés palestiniens n’ont rien vu de ces déclarations prometteuses et ces institutions n’ont rien fait pour eux.
Le Centre pour le retour des Palestiniens est fier de présenter les services de l’UNRWA et une analyse détaillée sur l’origine de son existence. Nous allons profiter de cette occasion pour réunir un ensemble de spécialistes et de représentants des pays d’accueil où l’UNRWA est active, pour donner un compte rendu complet de la contribution de l’UNRWA et des conditions difficiles dans lesquelles elle fonctionne. L’occasion va permettre également à des représentants des réfugiés d’échanger leurs points de vue sur l’UNRWA.
De nombreuses hautes personnalités ont accepté de se joindre à nous et plus encore doivent nous confirmer leur présence.
Les présences confirmées sont les suivantes :
Claire Short, parlementaire britannique
Baronne Jenny Tonge, ex-parlementaire britannique
Professeur Norman Finkelstein, politologue états-unien et écrivain
Khalil Makkawi, ambassadeur, responsable du Comité pour le dialogue libano-palestinien
Docteur Daud Abdullah, spécialiste de la question palestinienne et secrétaire général adjoint du Conseil musulman de Grande-Bretagne
Docteur Bashir Nafi, conférencier
Rachel Rudolf, professeur de sciences politiques
Sami Mashasha, porte-parole de l’UNRWA
Ali Huwaidi, directeur de l’organisation palestinienne pour - le Droit au retour, « Thabit », à Beyrouth
Tariq Hamoud, directeur de la Communauté pour le retour des Palestiniens, « Wajeb », en Syrie
Wajih Azaviza, représentant jordanien des réfugiés palestiniens
Ali Mustafa, représentant des réfugiés palestiniens dans les pays d’accueil
Nadeem Shehadeh, représentant des réfugiés palestiniens dans les pays d’accueil
Kristina Morvai, avocate, conférencière sur les droits humains et membre du parlement européen
Anicee Van Engeland, professeur de droit relatif aux droits humains
Pour plus de précisions, contacter : info@prc.org.uk
14 octobre 2009 - The Palestine Telegraph - traduction : Info-Palestine.net
Rapport sur Gaza: le Conseil de sécurité pas "automatiquement" saisi
17/10/2009 L'adoption, par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU vendredi, du rapport dénonçant les crimes de guerre d'"Israël", lors de son offensive contre Gaza l'hiver dernier, ne signifie pas qu'il sera approuvé par le conseil de sécurité, dominé par Washington et ses alliés. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107298&language=fr |
Les violations israéliennes de la souveraineté libanaise dépasse les dix mille
17/10/2009 Le nombre des violations israéliennes de la souveraineté du Liban, depuis l'adoption de la résolution 1701 par le conseil de sécurité de l'ONU en 2006, a dépassé les dix milles cinq cent-et-une violations. Pis encore, aucune condamnation à l'encontre d'"Israël", n'a été prononcé par le conseil de sécurité. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107308&language=fr |
Enquête contre "Israël": nouveaux documents palestiniens remis à la CPI
17/10/2009 Des responsables palestiniens, qui réclament l'ouverture d'une enquête contre "Israël" pour crimes de guerre, ont fourni vendredi des documents supplémentaires au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107302&language=fr |