lundi 11 juillet 2011

Les luttes intestines et des dirigeants inefficaces affaiblissent la cause

Palestine - 11 juillet 2011
Par Abdel Bari Atwan
Abdel Bari Atwan est le rédacteur en chef du quotidien pan-arabe Al Quds Al Arabi.
Tandis que le reste du monde arabe est en proie à des luttes et des changements capitaux, les Palestiniens - les architectes de l'Intifada - restent embourbés dans des luttes internes et une direction faible et égoïste. Il y a eu des moments d'espoir - le Président Mahmoud Abbas a par deux fois eu le cran d'agir en dehors des assignations de l'Amérique depuis que le processus de paix a sombré fin 2010 - mais ils sont restés lettre morte.
Les luttes intestines et des dirigeants inefficaces affaiblissent la cause
En février cette année, Abbas a présenté au Conseil de Sécurité des Nations Unies un projet de résolution condamnant l'activité coloniale illégale d'Israël. Avant la réunion, le président Barack Obama a appelé Abbas personnellement et l'a mis en garde contre de graves "répercussions" s'il allait de l'avant. Bien que l'administration ait fréquemment condamné les colonies, les États-Unis ont posé leur véto pour la première fois depuis qu'Obama est entré en fonction en 2009 pour bloquer la résolution "anti-Israël" d'Abbas.
Début mai, les Palestiniens ont à nouveau joué les trouble-fêtes quand le Fatah et le Hamas ont signé un accord d'unité, négocié par le nouveau gouvernement intérimaire égyptien, et sont convenus de tenir des élections et de réformer l'OLP et ses institutions. Les Palestiniens en lutte intestine ont gratifié Israël du luxe d'un scénario "diviser pour régner" pendant plus de quatre ans ; l'Etat hébreu s'est à juste titre alarmé.
Avec l'unité est venue la promesse d'un Etat. Dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations Unies en 2010, Obama a dit qu'il s'attendait à ce que la Palestine devienne membre à part entière des Nations Unies cet automne.
Puis, Abbas a annoncé que devant l'intransigeance israélienne à la table des négociations, il chercherait unilatéralement la reconnaissance d'un Etat indépendant aux Nations Unies en septembre.
Dans un round de diplomatie féroce visant à raviver la scission entre le Fatah et le Hamas, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné à Abbas un ultimatum, déclarant qu'il devait choisir entre le Hamas et Israël comme partenaire de négociation.
Puis Obama a décidé que l'unité palestinienne constituait un "obstacle" au processus de paix puisqu'elle impliquerait de parler au Hamas (Obama n'a aucun problème à parler aux Frères musulmans ou à négocier avec les Taliban, comme nous l'avons vu dernièrement. Le fait qu'il exclut le Hamas est donc purement une exigence israélienne).
L'alliance Fatah-Hamas était déjà précaire, parce que fondée sur le désespoir plutôt que sur l'ambition. Les deux factions ont été affaiblies par des événements récents - le Fatah par l'échec de ses pourparlers de paix avec Israël, le Hamas par la perte du soutien de la Syrie (à cause de la révolution) et du Hezbollah (à cause des tensions sunnites/chiites dans toute la région).
Maintenant, ils sont à couteaux tirés sur le choix du premier ministre. Le Hamas est favorable à un représentant indépendant originaire gazaoui, Jamal al-Khudari, tandis que le Fatah veut reconduire le titulaire actuel, Salam Fayyad.
Les 150.000 fonctionnaires et les 75.000 employés supplémentaires considèrent que Fayyad est indispensable pour qu'ils puissent percevoir des"indemnités" mensuelles généreuses car il est le seul canal de confiance utilisé par les soi-disant "pays donateurs" pour acheminer les fonds à l'ANP.
Les élites grassement payées de l'ANP redoutent la faillite et c'est une faiblesse qu'Israël et ses alliés peuvent facilement exploiter. Pour tenter de faire pression sur les dirigeants Fatah pour qu'ils excluent le Hamas d'un futur gouvernement, Israël a gelé les paiements des taxes douanières qu'il collecte au nom de l'ANP et les États-Unis ont convaincu les pays donateurs de la région de différer les aides - jusqu'à présent l'ANP n'a reçu que 331 millions de dollars sur les 970 millions promis pour l'année.
Les employés de l'ANP ne perçoivent actuellement que la moitié de leurs salaires habituellement gonflés. Ces salaires étant, de fait, des pots-de-vin destinés à réfréner toute critique de leurs bailleurs de fonds, un défaut de paiement peut entraîner une révolte généralisée.
Abbas a gagné le respect du peuple palestinien lorsqu'il a tenu tête aux États-Unis sur le projet de résolution aux Nations-Unies en février. Malheureusement, il ne montre pas la même fermeté en ce qui concerne la déclaration unilatérale d'Etat qui doit être discutée en septembre. Obama dit maintenant que les Etats-Unis opposeront leur veto, et Abbas a récemment qualifié son propre projet de "démarche malencontreuse".
Le chef négociateur de l'ANP, Saab Erekat, a été dépêché à Washington pour discuter des formules de retrait et Abbas a fait savoir aux membres du Quartet qu'il était prêt à revenir à la table de négociation avec les Israéliens.
Flagornerie massive/strong>
Abbas ne représente ni son propre peuple ni le bon sens lorsqu'il cherche le soutien des États-Unis à ses propres décisions politiques. Obama n'est pas son obligé. L'approche israélienne d'Obama est passée de l'autorité à la déférence à la supplication ; mais cela ne fait aucune différence, tant l'Etat fait confiance au soutien absolu venant de son puissant lobby pro-Israël à Washington. Quand Netanyahu s'est adressé au Sénat et à la Chambre des Représentants en mai, il a reçu de multiples ovations debout dans un spectacle éblouissant de flagornerie de masse.
Abbas sera confronté à la faillite politique s'il ne parvient pas à garder son sang-froid en septembre ; ses supporters disparaîtront avec leurs salaires impayés et le peuple palestinien ne lui fera jamais plus confiance.
Les Palestiniens doivent cesser de céder aux pressions étrangères nuisibles. Ce n'est pas une excuse de dire qu'Israël est un ennemi trop puissant - les Taliban ont démontré ce qui est possible en battant les forces de l'OTAN après 10 années de guerre. Les Palestiniens ont des amis aussi bien que des ennemis sur la scène internationale - montrer du courage politique et diplomatique face à l'injustice flagrante et l'intimidation leur en fera gagner beaucoup d'autres.
Il est temps que le printemps arabe arrive en Palestine. Le vieux régime corrompu n'a apporté que des déceptions. Les Palestiniens méritent un gouvernement fort et représentatif, avec l'intégrité, la détermination et le poids pour continuer la lutte réelle, qui est contre l'occupation israélienne.
Traduction : MR pour ISM

Sheikh Raed Salah : liberté sous caution refusée

Grande-Bretagne - 10 juillet 2011
Par Middle East Monitor
9 juillet 2011 - Après une audience de trois heures hier à Londres, la libération sous caution de Sheikh Raed Salah a été refusée et il doit rester dans une prison de haute sécurité avec de dangereux criminels jusqu'à l'audience d'appel contre la décision d'expulsion.
Sheikh Raed Salah : liberté sous caution refusée
Le juge a déclaré que les conclusions de l'accusation selon lesquelles Sheikh Raed s'enfuirait s'il était libéré sous caution n'étaient pas convaincantes, pas plus que les preuves contre lui. La libération sous caution n'a pas été acceptée au motif que le ministre de l'Intérieur doit avoir des preuves incontestables pour avoir fait les démarches qu'elle a faites, et que le tribunal n'était pas prêt à les enfreindre.
Ismail Patel, président des Amis d'Al-Aqsa, était présent à l'audience et a dit : "Nous sommes extrêmement déçus par la décision prise par le tribunal aujourd'hui. Sheikh Raed ne pose aucune menace à l'ordre public britannique et le ministère de l'Intérieur fait de lui un bouc émissaire pour couvrir ses bévues tout au long de cet incident. La ministre de l'Intérieur a été indument influencée par l'opinion de ceux qui ont des positions anti-Palestine lorsqu'elle a voulu expulser Sheikh Raed de Grande-Bretagne. Bien qu'il soit évident depuis longtemps que Sheikh Raed ne constitue pas une menace ni en Grande-Bretagne ni en Israël, le ministère de l'Intérieur ne veut pas admettre ses erreurs et en conséquence, c'est lui qui souffre de la perte de sa liberté.
Une préoccupation encore plus grave provient du fait que le gouvernement et les services de sécurité n'ont pas suivi le protocole dans leur traitement de Sheikh Salah en lui refusant l'accès à ses avocats pendant ses quatre premiers jours d'emprisonnement. Cette violation de ses droits fondamentaux montre comment le gouvernement britannique agit en dehors de la loi dans le traitement et la détention de Sheikh Raed Salah et c'est absolument inacceptable."
Les actions du gouvernement britannique ne servent qu'à étouffer les voix légitimes du peuple palestinien luttant pour se libérer de l'occupation.
Le Docteur Daud Abdullah, directeur du Middle East Monitor, a déclaré : "La décision d'hier n'est qu'une nouvelle tentative du gouvernement britannique de mettre des obstacles sur la route de Sheikh Raed dans son exigence de justice. Sheikh Raed reste résolu et déterminé à blanchir son nom malgré tout cela."
Pour plus d'information, prendre contact avec Shazia Arshad : +44 (0)20 8838 0231 ou +44 (0)7527 746 478

Middle East Monitor
Telephone: +44 (0) 20 8838 0231
Fax: +44 (0) 20 8838 0705
Email: info@memonitor.org.uk 
Website: http://www.middleeastmonitor.org.uk

Traduction : MR pour ISM

Un F16 israélien bombarde une usine de briques à l'est de Gaza

Gaza - 10 juillet 2011
Par Ezzedeen AlQassam Brigades
Un F16 israélien a bombardé cette nuit une usine de briques, à l'est de Gaza-ville ; deux missiles tirés directement sur l'usine ont provoqué une destruction massive et d'énormes dégâts, y compris aux maisons voisines. Le raid n'a pas fait de victimes, ont déclaré les médecins palestiniens.
Outre les dégâts de l'usine, le bombardement a entraîné des fissures dans les murs des maisons des civils, soufflant les portes et fenêtres.
Mardi dernier 5 juillet, les drones de l'occupation israélienne avaient ciblé avec au moins un missile un groupe de résidents palestiniens dans le village Al-Musadar, au centre de la Bande de Gaza, tuant deux personnes et blessant une autre.
Les forces de l'occupation israélienne ont également ouvert le feu sur plusieurs maisons palestiniennes au nord de la Bande de Gaza ; une jeune femme a été blessé et des biens ont été détruits.
Adham Abu Salmiyya, porte-parole du Haut comité des services d'urgence à Gaza, a rapporté que la jeune femme avait le corps criblé d'éclats de balles. Les médecins l'ont évacué rapidement vers un hôpital voisin.
Traduction : MR pour ISM

Les sionistes chargés de réécrire l’histoire de la Palestine pour les lycées français

France - 10 juillet 2011
Par Youssef Girard
Avec la mise en application, à partir de la rentrée prochaine, des nouveaux programmes d’histoire et de géographie pour les classes de Première, des manuels inédits viennent d’être édités. Contestés par des associations sionistes, ces manuels vont être « modifiés » à l'occasion de l'impression des versions définitives, a indiqué l'éditeur Hachette Education (1). Les passages « modifiés » concernent l’histoire de la colonisation sioniste de la Palestine et plus particulièrement ceux relatant l’expulsion des Palestiniens de leurs terres en vue de la création de l’Etat d’« Israël ». Une version définitive de ces manuels « revus » et « corrigés » sera distribuée aux classes de Première L, S et ES à la rentrée 2011.
Nous ne connaissons pas encore dans le détail les passages qui subiront des « modifications » ni la teneur de celles-ci. Seule certitude, ces « modifications » ne répondront pas à un souci de vérité historique mais à l’unique volonté de quelques associations sionistes auxquelles l’Etat français a délégué la mission de superviser le contenu des programmes scolaires de l’éducation nationale française.
Contacté par l'AFP, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier a expliqué sa fonction de censeur des programmes scolaires. Prasquier a dénoncé « une idéologisation », via par exemple l'emploi du mot « nakba » (« catastrophe » en arabe), pour évoquer ce que l’historien Ilan Pappé a qualifié de « nettoyage ethnique de la Palestine » (2) c’est-à-dire l’expulsion de 900.000 Palestiniens de leurs terres et de leurs demeures en 1948. Pour le président du CRIF, il s’agit d’une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ».
Les hauts cris poussés par le CRIF à propos de l’utilisation du terme « nakba » est une vieille technique de l’occupant sioniste visant à effacer toutes traces de ses crimes en réécrivant l’histoire, dans le but de faire endosser aux Palestiniens la responsabilité de la colonisation de leur pays.
Pour le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), autre appareil de propagande sioniste, les manuels d’histoire des Editions Nathan seraient des « relais officiels et dangereux de la pure propagande palestinienne ». Selon le BNVCA, il s’agirait ni plus ni moins que d’un « livre d'histoire révisionniste » de nature « à formater tous les adolescents français à une sorte de palestinisme » incitant « de façon insidieuse à cette haine d'Israël qui depuis 11 ans pousse à l’acte antijuif ». Voulant replacer ce manuel dans un contexte plus large, le BNVCA affirme que « dans certains lycées ni la Shoa, ni l'Histoire de France en Algérie, ni l’histoire d'Israël ne peuvent être enseignés sous la pression de certains groupes d'élèves » (3).
Nous ne nous attarderons pas sur les insinuations arabophobes et islamophobes visant « certains groupes d'élèves » du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme car cela est inhérent à l’idéologie colonialiste en général et à l’idéologie sioniste en particulier.
Le fond du problème réside dans le fait que des organisations, n’ayant aucune compétence en matière de recherche historique, se trouvent chargées de superviser les programmes d’histoire de l’éducation nationale française. Celle-ci est en train d’être transformée en simple instrument de propagande de l’idéologie sioniste. La version mythique de l’histoire sioniste - celle d’« un peuple sans terre pour une terre sans peuple » – sera propagée de manière officielle car ces organisations sionistes ne s’intéressent nullement à l’histoire réelle. Leur seul centre d’intérêt réside dans la défense d’« Israël » et elles savent que, dans leur combat, l’enseignement de l’histoire est un enjeu fondamental.
En réalité, et malgré les efforts des sectateurs du sionisme et d’« Israël », la version mythique de l’histoire sioniste ne trompe plus personne depuis longtemps. Différents travaux d’historiens ont démasqué les fondements de la propagande sioniste et ont permis de faire la lumière sur l’histoire réelle de la colonisation sioniste de la Palestine. Malheureusement, cette histoire réelle de la Palestine ne sera pas enseignée dans les lycées français en raison de la censure exercée par certaines organisations sionistes.
L’officialisation de l’hégémonie sioniste sur l’éducation nationale française réduit l’enseignement de l’histoire de la Palestine à une vaste entreprise de propagande visant à la négation du peuple palestinien jusque dans son histoire. Cette « sionisation » de programmes scolaires déjà peu favorable aux peuples non-occidentaux, nous renforce dans l’idée que tous les soutiens de la Palestine doivent s’engager dans un travail d’éducation populaire afin de contrer l’influence de la propagande sioniste. Seule la vérité historique pulvérisera la propagande sioniste.
(1) Cf. « Des passages de manuels d'histoire concernant la Palestine vont être modifiés », Le Monde, 04/07/2011.
(2) Pappé Ilan, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Paris, Ed. Fayard, 2008
(3) Cf. « Le BNVCA demande le retrait d'un manuel d'Histoire des Editions Hachette, destiné aux élèves de Première L/ES/S/, plutôt inspiré de la propagande palestinie​nne dont il se fait le relais officiel plutôt que par la vérité historique​... », BNVCA, 04/07/2011.

Civilisation israélienne ?

lundi 11 juillet 2011 - 01h:31
Gilad Atzmon - Dissident Voice
Dans un interview enregistré, la professeur de Yiddish de l’université de Harvard, Ruth Wisse a condamné la tentative en cours des militants internationaux de voguer vers Gaza en disant que la flottille était "une flottille tueuse-de-Juifs".
"Le but de la flottille est de discréditer l’effort d’Israël pour se protéger et aussi de permettre au Hamas d’accumuler des armes pour tuer des civils israéliens." Madame Wisse invente donc une nouvelle sorte de ’solipsisme juif’ en disant :"Il faut lui donner le nom qu’elle mérite : flottille tueuse-de-Juifs. Si on lui donne son vrai nom, alors on saura ce qu’il en est vraiment."
Voilà donc la logique Yiddish : Donner d’abord une étiquette et ensuite expliquer la réalité d’après elle. J’aimerais toutefois faire remarquer à madame Wisse que d’après ce que l’on observe au Moyen Orient, ce ne sont pas les militants pacifiques de la Flottille ni les membres du Hamas démocratiquement élus qui tuent. C’est en fait l’état juif qui se livre à des assassinats de masse et cela au nom du peuple juif.
Le Sauveur du monde
Mais Israël ne défend pas seulement les intérêts d’Israël selon le professeur de Yiddish, il joue un rôle beaucoup plus important ; Israël est "la ligne de front du combat pour ce qu’on avait l’habitude d’appeler la civilisation occidentale, le monde libre démocratique."
C’est réconfortant de rencontrer un professeur de Yiddish qui manifeste une telle ’nostalgie’ de la civilisation occidentale mais il faut quand même dire que Madame Wisse n’a pas l’air de bien connaître la différence philosophique capitale qui existe entre Athènes et Jérusalem : tandis que Jérusalem évoque le tribalisme, le fait d’être choisi, élu et la brutalité, Athènes représente la naissance de l’Occident à savoir l’universalisme, la raison, la chrétienté et la pensée morale (quelque chose qu’on ne retrouve malheureusement dans l’odieux comportement du gouvernement grec cette semaine).
Madame Wisse ment ou elle est mal informée ou elle s’illusionne -Israël n’a rien à voir avec la pensée et les valeurs occidentales ; en fait Israël et l’idéologie juive sont en complète contradiction avec la pensée occidentale. Au mieux, on peut considérer qu’Israël s’emploie parfois à imiter certains aspects de la pensée et du système de valeurs occidentaux.
Qui plus est, Israël n’est pas une ’civilisation’ et il est aussi très loin d’être une société civilisée exemplaire. Israël se définit comme un état juif -et donc les Juifs de Blooklin y ont des droits que les Palestiniens de Jaffa, Lod, St Jean d’Acre et Ramle n’ont pas. Pour qu’Israël soit considéré comme une civilisation il faudrait d’abord qu’il devienne l’état de Tous Ses Citoyens. Il faudrait d’abord qu’il accepte la notion de loi civile et qu’il renonce à tout trace de théocratie juive. Tant que ce n’est pas le cas, Israël ne peut pas être considéré comme une civilisation et encore moins comme une ’civilisation occidentale’.
Le printemps arabe
En parlant du printemps arabe, Madame Wisse a dit : "S’il y a un facteur que je veux garder à l’esprit quand j’essaie de voir si le monde arabe progresse vers plus de démocratie et vers des réformes intérieures ou si au contraire il régresse davantage...."
Comme ’les Juifs progressistes’ Madame Wisse voit les choses selon un modèle binaire et simpliste : elle partage le monde entre ’progressistes’ et réactionnaires’. Comme les ’Juifs progressistes’ elle se place, elle et ses frères, parmi ’les élus’ c’est à dire ’les progressistes’, ceux qui ’avancent’.
Il est clair que Madame Wisse n’a aucune notion du rôle évident que l’Islam joue en général et dans les événements actuels en particulier. L’Islam est un appel à la justice et l’égalité et il dépasse de beaucoup le modèle binaire juif. L’Islam en fait intègre la temporalité -il regarde en avant tout en jetant des coups d’oeils en arrière, et vice-versa.
Mais, comme il faut s’y attendre, Madame Wisse nous explique aussi ce que ’avancer’ signifierait pour les Arabes : "un facteur de progrès serait que les leaders arabes acceptent l’état d’Israël sans conditions et sans restrictions." "Aussi longtemps que les Arabes utilisent Israël comme excuse pour ne pas se remettre en question, pour ne pas se réformer, pour ne pas se perfectionner, ces pays ne peuvent pas progresser."
Introspection
Madame Wisse ne fait-elle pas de la projection en disant cela ? Et de fait, n’est-il pas temps que les intellectuels juifs, les spécialistes du Yiddish et les leader sionistes se livrent à quelque introspection ?
Madame Wisse nous donne en réalité un aperçu de la conception juive de la problématique identitaire et de son incapacité absolue de se remettre en question. Ce serait beaucoup plus fructueux si ’l’universitaire’ arrêtait de déblatérer juste une seconde et se demandait : comment se fait-il que les Juifs aient toujours fini par susciter autant d’opposition où qu’ils aillent et quoiqu’ils fassent ?
Au lieu ’d’accuser les Goyim’ encore et encore, il serait sûrement temps que les universitaires et les intellectuels juifs se lancent dans un vrai travail de réflexion profonde et sincère sur eux-mêmes.
Au lieu de recenser à l’envie ’ce qui ne va pas’ chez les Gentils, ils feraient sûrement mieux de se demander une bonne fois pour toutes si ce ne sont pas l’idéologie et la culture juives qui sont un peu problématiques.
(JPG) * Gilad Atzmon est né en Israël et il a servi dans l’armée israélienne. Il habite Londres et est l’auteur de deux romans, le premier : A Guide to the Perplexed et le second : My One and Only Love. Atzmon est aussi le meilleur saxophoniste d’Europe. On peut le joindre à : atz_AT_onetel.net.uk.
8 juillet 2011 - Dissident Voice - Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2011/07/i...
Traduction : Dominique Muselet
Lien 

Afrique du Sud : « L’animateur n’a pas à s’excuser, Israël peut être appelé "État d’apartheid" »

lundi 11 juillet 2011 - 02h:54
Artistes sud-africains contre l’Apartheid
L’animateur n’a pas à s’excuser, Israël peut être appelé « État d’apartheid », telle est la décision rendue par l’ASA, l’observatoire des médias sud-africain, le mardi 5 juillet.
Communiqué des Artistes sud-africains contre l’Apartheid
(JPG) Cet après-midi, dans une décision audacieuse qui défend le droit à la liberté d’expression et du discours politique, l’observatoire des médias sud-africain, l’Autorité des normes publicitaires (ASA), a rejeté sans équivoque l’ensemble des plaintes déposées contre une annonce radio qui avait appelé au boycott d’Israël et comparé Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid.
En février de cette année, pendant la tournée sud-africaine du groupe musical britannique, Faithless, un message radio présentant Dave Randall (premier guitariste de Faithless) était diffusé sur 5FM, importante station radio sud-africaine avec plus de deux millions d’auditeurs. L’annonce était faite en soutien à une organisation locale, les Artistes sud-africains contre l’Apartheid. Dans cette annonce Randall déclarait : «  Salut, je m’appelle Dave Randall, du groupe Faithless. Il y a vingt ans, je n’aurais pas joué en Afrique du Sud de l’apartheid ; aujourd’hui, je refuse de jouer en Israël. Pour être du bon côté de l’histoire. Pour ne pas entretenir l’apartheid. Pour rejoindre le boycott international d’Israël. Je soutiens les Artistes sud-africains contre l’Apartheid. »
Dans une plainte officielle, le Conseil juif sud-africain des députés (SAJBD) avait saisi l’ASA contre la radio pour son annonce, prétendant que l’opinion qui y est exprimée qu’Israël est un État d’apartheid est « inexacte, étayée par aucune preuve... et contient un mensonge constituant de la propagande mensongère ».
Le SAJBD demandait une ordonnance exigeant des excuses de la part du propriétaire de la station de radio, diffuseur national, pour l’émission de son annonce radio.
Aujourd’hui, l’ASA a rejeté chacune des demandes faites par le SAJBD contre l’annonce et, au contraire, a jugé en faveur des conclusions en défense déposées par l’organisation des Artistes sud-africains contre l’Apartheid représentée par le cabinet d’avocats Webber Wentzel. L’ASA a également refusé d’imposer la moindre sanction au profit du SAJBD.
Reggae DJ, The Admiral, et membre des Artistes sud-africains contre l’Apartheid s’est félicité de cette décision :
« La décision d’ASA est importante en raison de notre propre histoire d’apartheid. La décision envoie un message clair au lobby sioniste, elle dit que le moment est venu de mettre fin à ces accusations sans fondement de "discrimination" et de "discours de haine" à chaque fois qu’une critique d’Israël est formulée. Appeler Israël, État d’apartheid, est légitime car Israël pratique l’apartheid. Le boycott d’un tel régime oppressif doit être soutenu car il a été dans notre propre lutte anti-apartheid pour la liberté ».
Les organisations sud-africaines de solidarité avec la Palestine ont fêté la décision de l’ASA comme une « victoire juridique » pour le mouvement de boycott d’Israël. Fatima Vally, du groupe de travail BDS (boycott, désinvestissement et sanctions), déclare dans un communiqué de presse :
« C’est la deuxième décision importante sur le boycott d’Israël qui vient d’Afrique du Sud en moins de six mois. La première est cette décision historique de l’université de Johannesburg de rompre ses relations avec Israël. La campagne de boycott d’Israël est le nouveau mouvement anti-apartheid, et il se développe rapidement ».
Les Artistes sud-africains contre l’Apartheid se réjouissent de cette décision positive, une décision défavorable aurait pu avoir des conséquences nuisibles pour la liberté d’expression en général, et la solidarité avec la Palestine en particulier.
La décision intégrale est jointe à ce courriel (ci-dessous, avec les plaintes du SAJBD et la défense des Artistes).
L’annonce originale diffusée sur 5FM est disponible sur http://www.youtube.com/watch?v=XpE5... :
Ci-dessous, en un bref résumé, les quatre principales questions traitées par ASA :
1 - Discrimination
Répondant à la plainte selon laquelle l’annonce radio des Artistes sud-africains contre l’Apartheid constituerait une discrimination, l’ASA la rejette intégralement en déclarant qu’une personne raisonnable comprendrait clairement que : « (L’annonce) était un appel à tous les auditeurs, indépendamment de leur situation, race, sexe et autres, pour soutenir la cause (le boycott culturel d’Israël)... en définitive, elle (l’annonce) condamne les actions et les évènements en Israël, plutôt que de persécuter et fustiger la population d’origine israélienne. En d’autres termes, elle condamne les actions oppressives... »
2 - Liberté d’expression et du discours politique
Les Artistes sud-africains contre l’Apartheid avaient fait valoir qu’ASA devait prendre en compte le fait que l’annonce radio était une forme de discours politique, lequel est protégé par le droit à la liberté d’expression en vertu de l’article 16 de la Constitution sud-africaine : « L’expression politique est d’une importance particulière dans une société démocratique parce qu’elle est liée à la capacité de chaque citoyen de formuler et transmettre des informations, des idées et des opinions sur les questions d’importance publique. Les campagnes internationales telles que le boycott culturel d’Israël a de même une implication nationale, du fait que les citoyens sud-africains sont en droit d’exprimer leurs opinions sur la position qui devrait être adoptée par l’Afrique du Sud (son gouvernement) par rapport à Israël ».
3 - Publicité offensive
Répondant à la plainte selon laquelle l’annonce constituerait une publicité offensive, l’ASA juge qu’une personne raisonnable, ni critique à l’excès ni hypersensible «  ne pouvait en arriver à la conclusion que ce message était destiné à outrager. Il n’y a aucun appel à la violence, ni propos péjoratifs de proférés, et aucune insinuation que tous les Israéliens doivent être condamnés. Le message dit pourquoi l’artiste ne se produit pas en Israël, et il invite les gens à se joindre à la cause défendue. »
4 - L’affirmation qu’Israël est un État d’apartheid
Les Artistes sud-africains contre l’Apartheid arguaient que l’opinion selon laquelle Israël est un État d’apartheid « est basée sur une solide matrice factuelle et le lien entre l’Afrique du Sud de l’apartheid et Israël a été fait à maintes reprises dans les médias sud-africains. L’argument est donc justifié (...) »
Les Artistes sud-africains contre l’Apartheid ont contesté avec succès l’affirmation que la référence à Israël en tant qu’État d’apartheid ne peut être justifiée que par une décision de la Cour internationale : « le terme ‘apartheid’ n’est pas manifestement un terme exclusivement juridique et est reconnu comme un terme descriptif pour désigner une situation où se manifestent ségrégation et inégalité. »
L’ASA note que la preuve suffisante est apportée à l’appui de l’argument selon lequel Israël est un État d’apartheid. Certaines argumentations proposées incluent « des rapports d’un rapporteur spécial des Nations unies sur les Territoires palestiniens occupés, de même que la copie d’une (décision) de la Cour de justice internationale sur le mur (israélien de séparation) à Jérusalem ». En outre, des études universitaires solides, des articles de presse et des caricatures politiques (plusieurs notamment par le populaire dessinateur humoriste sud-africain, Jonathan Zapiro Shapiro) ont été également produits et qui démontrent qu’il est justifié d’exprimer cette opinion qu’Israël est un État d’apartheid
Par ailleurs, des déclarations écrites sous serment du professeur israélien Uri Davis et de l’ancien ministre sud-africain des Renseignements, Ronnie Kasrils, étaient jointes aux conclusions en défense des Artistes sud-africains contre l’Apartheid.
De manière significative, le rapport du Conseil de recherches en Sciences humaines du gouvernement sud-africain de 2009, qui conclut qu’Israël est coupable du crime d’apartheid, constitue lui aussi une conclusion officielle.
Publié par les Artistes sud-africains contre l’Apartheid

Déclaration des Artistes sud-africains contre l’Apartheid

(JPG) En tant qu’artistes et professionnels de la culture sud-africains, qui avons vécu, survécu, et dans de nombreux cas, résisté à un apartheid, nous reconnaissons la valeur de la solidarité nationale dans notre propre combat. C’est dans ce contexte que nous répondons à l’appel des Palestiniens (ci-dessous), et à leurs alliés israéliens, pour une telle solidarité.
En tant qu’artistes de conscience, nous disons non à l’apartheid - où qu’il soit. Nous répondons à l’appel pour une solidarité internationale et nous engageons à ne pas accepter quelque invitation que ce soit à jouer ou nous produire en Israël. De même que nous n’accepterons pas de financement venant d’institutions liées au gouvernement d’Israël. Ceci est notre position jusqu’à ce qu’Israël, au moins, se mette en conformité avec le droit international et les principes universels des droits de l’homme. Jusque-là, nous nous unissons aux autres artistes internationaux sous la bannière des Artistes contre l’Apartheid.
Apartheid et collaboration
Collaborer avec des institutions liées à l’État d’Israël ne peut être vu comme un acte neutre, au nom d’un échange culturel.
Dans un rapport officiel commandé par le gouvernement sud-africain en 2009, le Conseil de recherches en Sciences humaines a confirmé qu’Israël, de par sa politique et ses pratiques, se rendait coupable du crime d’apartheid. Nombreux sont ceux par ailleurs, et notamment des Sud-Africains, avec une profonde connaissance de l’oppression raciale (et de la résistance à l’oppression), ont parlé de la vie à l’ombre de la répression israélienne la disant semblable voire pire à celle sous l’apartheid en Afrique du Sud.
Les représentations artistiques en Israël font la promotion du « business as usual » (statu quo), un comportement qui normalise et « blanchit » un État coupable d’actes quotidiens d’exclusions, de violences et de crimes de guerre. L’opération Plomb durci à Gaza a vu plus de 400 enfants tués par l’armée israélienne ; et l’attaque démesurée d’Israël dans les eaux internationales contre la Flottille de la Liberté a provoqué la mort de neuf bénévoles de l’humanitaire. (Les deux opérations ayant été qualifiées de crimes en violation du droit international - la première par le rapport Goldstone de 2009 et la seconde par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU).
En tant qu’artistes de conscience, nous pouvons agir pour résister à la normalisation de la politique d’apartheid d’Israël. Certains peuvent se cacher derrière l’excuse que l’art est apolitique. Toutefois, des artistes n’ont pas hésité à prendre position contre le racisme et les inégalités. En tant que Sud-Africains, nous avons bénéficié d’une telle position de conscience. Par exemple, des membres du syndicat des Musiciens britanniques avaient promis de ne pas se produire en Afrique du Sud tant que l’apartheid serait en vigueur. De nombreux groupes et artistes de cinéma, de la télévision, de théâtre et de bien d’autres arts s’étaient ralliés contre le régime sud-africain et avaient aidé à la dénormalisation de l’apartheid d’Afrique du Sud, ce qui a conduit au bout du compte à la disparition de ce régime - et à la naissance d’un pays libre et démocratique, pour tous.
Rejoindre la dynamique internationale
Inspiré par le boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid, les Palestiniens ont lancé un appel pour une campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël. Cet appel est activement soutenu aussi par des Israéliens.
L’écrivain britannique John Berger, le romancier indien Arundhati Roy, la poète états-unienne Adrienne Rich, le réalisateur britannique Ken Loach, et le scénariste britannique Paul Laverty sont quelques-unes des voix éminentes qui ont rejoint cet appel. Dans un mouvement qui continue à gagner en ampleur, une kyrielle d’artistes ont récemment soit annulé leurs spectacles, soit promis de refuser de se rendre complices de l’apartheid israélien. Parmi eux : Carlos Santana, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Dustin Hoffman, Meg Ryan, Faithless et Massive Attack. Pour plus de détails, voir : CULTURAL BOYCOTT OF ISRAEL.
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Appel palestinien au BDS, du 9 juillet 2005
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Plainte déposée par le SAJBD
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Conclusions en défense des Artistes sud-africains contre l’Apartheid
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Décision rendue par l’ASA
5 juillet 2011 - Les Artistes sud-africains contre l’Apartheid - traduction : JPP
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3 ans de mobilisation contre la « Free Killing Zone » israélienne

dimanche 10 juillet 2011 - 03h:48
Eva Bartlet - IPS
« Free Killing Zone », ou « zone où l’on tue librement », est la formule employée par l’armée des Etas-Unis lors de la guerre contre le Vietnam qui luttait pour son indépendance, pour identifier une zone où l’on pouvait tout tuer, tout raser à volonté... [N.d.T]
C’est un autre matin étouffant à Gaza. Malgré la chaleur, un groupe de femmes, d’hommes et d’enfants tenaces se rassemble à Beit Hanoun près du collège agricole bombardé pour une marche hebdomadaire vers la « zone tampon », qui longe sur 300 mètres de profondeur la frontière entre Gaza et Israël que les autorités israéliennes d’occupation ont déclaré interdite aux Palestiniens.
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Marche vers le nord de la bande de Gaza, vers la "buffer zone" où Israël tue à volonté - Photo : E. Bartlett
Il y a une dizaine d’années, les fermiers palestiniens pouvaient encore avoir accès à leurs terres jusqu’à 50 mètres de la frontière. L’espace déclaré par les Israéliens « zone interdite » s’élargit au fil des ans à 150 mètres, puis à 300 mètres, isolant les agriculteurs palestiniens de leurs vergers, leurs cultures et leurs pâturages.
Une décennie plus tard, ces vergers ayant été détruits par les bulldozers israéliens, les agriculteurs se battent pour l’accès aux terres dans certaines zones jusqu’à deux kilomètres le long de la zone tampon initialement de 300 mètres, violemment interdite par les soldats israéliens.
Plus de 30% des terres agricoles de Gaza ne sont pas exploitées en raison de la zone tampon. Ce sont les terres les plus fertiles de Gaza, où les oliviers, les arbres fruitiers, d’agrumes et de noix étaient adis florissant, avec des cultures de blé, d’orge, de seigle et autres céréales, satisfaisant l’essentiel des besoins alimentaires de Gaza.
Le nord de Gaza a été particulièrement touché au cours des années. Et dans les trois dernières années, ce sont les gens du nord de Gaza, qui ont mené les manifestations non-violentes contre la zone tampon.
La chanson de la résistance populaire palestinienne, Unadikum (Je vous appelle), retentit dans le téléphone cellulaire de Saber Zaneen et à travers le mégaphone à partir duquel Zaneen quelques minutes, âgée de 45 ans, scandera le message contre la zone tampon. Zaneen et Nassir sont deux des fondateurs de l’Initiative Locale, le groupe communautaire qui conduit ces manifestations.
« Nous sommes la résistance d’un peuple. Nous marchons pour les agriculteurs et les familles qui vivent dans la zone tampon », explique Nassir.
« Beaucoup de familles ont vu leurs maisons détruites, leurs arbres et les cultures détruits au bulldozer, et elles sont dans l’impossibilité d’exploiter leurs terres. Cela inclut également de nombreuses familles vivant plus loin que les 300 mètres de la frontière », dit-il.
« C’est la troisième année que nous manifestons sur une base hebdomadaire dans différents secteurs du nord [de la bande de Gaza] », affirme Nassir.
Le groupe d’environ deux douzaines de personnes avance vers Erez, suivant la route sur à peu près un demi-kilomètre vers l’ouest, empruntée par les quelques privilégiés autorisés à traverser la frontière israélienne fortement contrôlée. Face à nous se trouve l’une des nombreux tours de béton armé qui parsèment la frontière, du nord-ouest au sud-est de Gaza. C’est à partir de cette tour que commencent habituellement les tirs des soldats israéliens.
« Lorsque nous avons commencé, nous nous somme aventurés jusqu’à 300 mètres de la frontière. Mais lentement, nous avons commencé à nous rapprocher, sur la terre palestinienne », souligne Nassir. « Dans certains secteurs, nous avons marché jusqu’à la frontière. »
Le 15 mai, lorsque les manifestations non-violentes et populaires marquant Jour de la Nakba (souvenir de l’expulsion de 1948 qui a contraint plus de 750 000 Palestiniens à quitter leur terre pour faire place à l’Etat juif d’Israël) ont eu lieu au Liban, en Syrie sur le plateau du Golan et à Gaza, ce même petit groupe de manifestants venus de Beit Hanoun a été rejoint par au moins 1 000 manifestants supplémentaires. Plus de 100 manifestants ont été blessés, et un adolescent a été tué par des tirs israéliens et des bombardements à partir de tours militaires et des chars qui visaient les manifestants sans armes dans la bande de Gaza.
Le 7 juin, sur ce même petit tertre un petit groupe de terre avec ses deux drapeaux, nous avons une pause pour des discours et des chants, et Mohammed Kafarna, âgé de 19 ans, a été blessé par des balles israéliennes tirées sur le cou, la cuisse et l’abdomen.
« Ils ont ouvert le feu sans sommation », dit Nassir. « Mohammed a été tout de suite blessé. »
En plus des agriculteurs et des manifestants, certains parmi les plus désespérément pauvres dans Gaza ont été victimes de tirs et des bombardements israéliens, ce que les autorités israéliennes prétendent être des mesures de sécurité.
Les nombreuses maisons en ruines près de la frontière fournissent à la fois des décombres et des métaux, précieux pour la bande de Gaza assiégée, qui reste pratiquement sans aucun des matériaux nécessaires à la construction depuis ces 5 dernières années. C’est dans ces parcelles que les collecteurs de Gaza tamisent les décombres, exposés aux engins non explosés ou aux attaques de soldats israéliens.
Rien que depuis 2010, au moins 11 civils palestiniens ont été tués dans la partie nord de la frontière de Gaza, dont : un agriculteur de 91 ans, frappé par les bombardements israéliens à 600 mètres de la frontière, un agriculteur de 64 ans abattu de plusieurs balles dans le coeur alors qu’il était sur ses terres à 550 mètres de la frontière, et un collecteur de ferraille âgé de 18 ans, à 600 mètres de la frontière.
Plus de 30 civils ont été blessés, la majorité étant des ramasseurs de ferraille, par des balles tirées dans les pieds ou dans les jambes par des soldats israéliens le long de la frontière. Un certain nombre d’entre eux n’avaient que 14 et 15 ans.
Dans la plupart des manifestations, des militants internationaux défilent aux côtés des Palestiniens non armés, documentant les attaques israéliennes. « Nous manifestons chaque semaine, que nous ayons ou non des internationaux ou des journalistes avec nous, » dit Nassir.
« Nous assurons la liaison avec les manifestations populaires en Cisjordanie occupée, comme à Ni’lin et Bil’in », ajoute-t-il.
Le village de Bil’in a, après six ans de manifestations non-violentes, a obtenu la petite victoire de voir le mur de séparation israélien déplacé légèrement en arrière, retournant environ 150 acres de terre au village, qui attend toujours le retour d’autres 330 acres.
Les appels par mégaphone et Saber Zaneen nous pousse à revenir en arrière, loin de la zone tampon. Les soldats israéliens et des jeeps militaires sont apparus et les dirigeants de la manifestation veulent éviter de nouvelles victimes de tirs israéliens.
« Nous sommes conscients qu’il y a un grand danger dans ce secteur », affirme Abou Issa. « Et ils tirent régulièrement sur nous. Nous ne voulons pas de victimes, mais nous allons poursuivre notre marche sur la terre palestinienne, pour les familles et les agriculteurs qui ne peuvent pas accéder à leurs terres. »
(JPG)
* Eva Bartlett est une avocate canadienne spécialisée dans les droits de l’homme. Elle vit actuellement dans la bande de Gaza.
8 juillet 2011 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://ingaza.wordpress.com/2011/07...
Traduction : al-Mukhtar
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Papandréou a tout faux

publié le dimanche 10 juillet 2011
Denis Sieffert

 
Tant face à la crise économique que dans l’affaire de la flottille pour Gaza, le Premier ministre grec donne une triste image de la gauche européenne.
Déjà confronté à la crise économique qui mine son pays, le Premier ministre grec, Georges Papandréou, est aujourd’hui empêtré dans l’affaire de la flottille pour Gaza. Son gouvernement vient d’interdire aux dix navires qui devaient prendre la mer pour tenter de forcer le blocus israélien de quitter le port grec. Seuls quatre navires étaient encore dans la course, lundi, pour tenter de gagner les eaux internationales : un Espagnol, un Canadien et deux Français, dont un, le Dignité, qui s’apprêtait à appareiller pour la Crête.
Les membres de l’équipage du navire américain Audacity of Hope, arraisonné vendredi par la marine grecque, ont entamé une grève de la faim, dimanche, devant l’ambassade des États-Unis. D’autres militants, rejoints par des passagers français, grecs et danois, ont manifesté devant le Parlement d’Athènes aux cris de « Laissez-nous partir ! Gaza, nous arrivons ! ». Avant l’interdiction officielle, un navire suédois avait été la cible d’un sabotage, et l’administration grecque avait multiplié les tracasseries administratives. Le gouvernement a indiqué qu’il était « principalement préoccupé par la protection de la vie humaine ». Le 30 mai 2010, une première flottille avait été attaquée dans les eaux internationales par les commandos israéliens. Neuf militants avaient été tués sur un navire turc.
Mais le raisonnement des dirigeants grecs est étrange. Au lieu de soutenir une opération destinée à vaincre symboliquement le blocus qui étouffe la population de Gaza depuis 2006, ils s’en prennent aux militants pacifistes. Certains militants ont accusé dimanche M. Papandréou d’avoir « vendu l’âme de la Grèce », celui-ci répondant manifestement aux injonctions des autorités israéliennes.
Ce coup de main apporté par le gouvernement socialiste grec au gouvernement israélien d’extrême droite donne une terrible image de la social-démocratie européenne. Cette affaire intervient alors que M. Papandréou applique contre son peuple un plan de désendettement qui lui est dicté par le Fonds monétaire international et l’Union européenne. Un plan qui reporte de cinq ans l’âge de la retraite (jusqu’à 65 ans) et entérine la baisse des primes aux fonctionnaires, une augmentation de deux points de la TVA, et surtout la privatisation d’une grande partie de l’économie grecque, vendue ainsi aux intérêts privés, et notamment aux fonds de pension. Un plan qui a entraîné le pays dans la grève générale la semaine dernière.
Cette double soumission à la finance et, en politique étrangère, à Israël, à propos d’un conflit colonial qui constitue historiquement un marqueur identitaire pour la gauche, pourrait étonner. Car Georges Papandréou est actuellement président de l’Internationale socialiste. Ce fils et petit-fils de Premier ministre grec, formé au Canada et aux États-Unis, rentré au pays en 1974 après la chute du régime des Colonels, est en train de symboliser jusqu’à la caricature la dérive de la social-démocratie européenne.
En proposant « d’entreprendre le transport de l’aide humanitaire avec des navires grecs ou d’autres moyens appropriés », le gouvernement grec feint d’ignorer l’enjeu de la flottille, qui est d’attirer l’attention du monde sur le blocus qui vise la population de Gaza. En fait, la Grèce n’a fait que relayer la proposition d’Israël d’acheminer l’aide humanitaire à Gaza.
Il ne s’agit évidemment pas de faire parvenir une fois par an une aide qui sera, de surcroît, filtrée par les autorités israéliennes. Il s’agit de faire cesser un blocus criminel contre toute une population. On est donc curieux d’entendre les réactions des gouvernements, et plus encore des partis socialistes, européens à propos de l’attitude du Pasok (Mouvement socialiste panhellénique) et de son principal dirigeant.
publié par Politis le 7 juillet

Raid israélien sur la bande de Gaza

publié le dimanche 10 juillet 2011
AFP

 
L’action israélienne a été menée contre un atelier de construction, à l’est de la ville de Gaza, a-t-on appris de source sécuritaire palestinienne.
L’armée israélienne a mené un raid aérien sur la bande de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche. Aucune victime n’est à déplorer d’après le Hamas.
Cette source du mouvement islamiste Hamas n’a pas fait état de blessé.
L’attaque a été confirmée de source militaire israélienne qui devrait fournir des détails par la suite.
Le raid intervient après qu’un soldat israélien a été légèrement blessé jeudi matin par l’explosion d’un engin posé par des Palestiniens, près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël.
Selon des témoins palestiniens, l’explosion, de forte puissance, s’était produite au cours d’une incursion de 300 mètres de cinq chars israéliens et de trois bulldozers à l’intérieur de la bande de Gaza, à l’est de la ville de Khan Younès (sud).
Mardi, deux combattants palestiniens qui s’apprêtaient à tirer des roquettes en direction du territoire israélien ont été tués et un autre blessé par un raid aérien israélien dans la bande de Gaza.
Après deux mois d’accalmie, les incidents armés se multiplient depuis quelques jours dans de la bande de Gaza et autour.

Nous accusons !

publié le lundi 11 juillet 2011
Campagne "un bateau grec pour Gaza"

 
La campagne grecque dénonce "l’interdiction par le gouvernement du départ des bateaux de la Flottille de la Liberté II et la coopération étroite entre le gouvernement grec et l’état terroriste d’Israël".
Le gouvernement de George Papandréou continue à mettre en place servilement l’accord – le contrat de sous-traitance – avec Israël en empêchant le départ de la Flottille de la Liberté II, et en mettant en oeuvre l’extension du blocus de Gaza jusqu’aux mers grecques, méprisant ainsi publiquement toute notion de dignité nationale et humaine.
Le gouvernement de George Papandréou a publié un décret infâme, signé de Mr. Papoutsis, concernant l’interdiction de naviguer pour les bateaux en route pour Gaza, sans absolument le moindre argument. Nous tenons ce gouvernement pour responsable parce qu’il autorise l’état forcené et colonialiste d’Israël et ses différents services à se déplacer librement en Grèce pour réaliser des opérations telles le dépôt de plaintes aux Autorités portuaires sous le prétexte que les navires ne seraient “pas en état de naviguer“ et dans le même temps épiant les militants et même réalisant des actes de sabotage comme celui du MV Juliano à l’intérieur de la marina d’Alimos par des agents criminels. Voilà quelques événements qui se passent en ce moment en Grèce, le nouvel “allié stratégique“ d’Israël.
Le gouvernement de George Papandréou, en coopération avec le gouvernement israélien et ses services, a obligé, pendant presque un mois, les Autorités portuaires grecques à empêcher le départ de 9 bateaux et 350 militants de la “Flotille de la Liberté II – Rester humain“. La tactique utilisée, celle d’obstacles bureaucratiques, est la même que celle à laquelle notre initiative s’est heurtée au cours des mois derniers dans notre tentative de libérer les deux bateaux grecs qui sont toujours illégalement retenus dans le port d’Haïfa depuis l’an dernier.
Vendredi 8 juillet, les citoyens grecs et européens à bord du MV Juliano, dont un membre du parlement suédois, ont été illégalement interdits d’entrée dans le port de Chania par les autorités du port, sous le prétexte qu’il n’y avait pas de place de mouillage disponible. Ce mensonge a été révélé par l’enregistrement de conversations, par le témoignage de nombreuses personnes et par des photos.
Samedi 9 juillet, après que le MV Juliano a essayé de faire le plein de carburant à Pantanassa, Héraklion, et après que trois vaisseaux de la police portuaire ont exigé, lors d’une intervention longue et dangereuse, son retour au port pour recevoir des papiers, un ordre écrit du Ministère a finalement été délivré au capitaine. Cet ordre interdisait le bateau à cause d’une révocation probable de son pavillon, clairement un prétexte. Quant au navire français, le Dignité/Al Karame, après trois jours de vérifications constantes de la part des Autorités portuaires à Sitia, il a finalement été autorisé à naviguer et il attend maintenant près du port pour être ravitaillé, sous la surveillance de la police portuaire grecque.
L’initiative “Ship to Gaza, Grèce“, ainsi que d’autres collectifs et organisations solidaires, appelle à un rassemblement à Propylea et à une marche vers le Parlement mardi 12 juillet à 19 heures.
  Pour condamner la tactique scandaleuse et la position inacceptable du gouvernement Papandreou
  - Pour faire cesser enfin l’interdiction prétexte et illégale de la Flotille de la Liberté II vers Gaza.
Athènes le 10.07.2011

Israël: 36 militants pro-palestiniens expulsés, 82 toujours en attente

AFP | 10/07/2011
Trente-six militants pro-palestiniens venus d'Europe et interdits d'entrée en Israël ont été expulsés dimanche, tandis que 82 étaient toujours détenus dans l'attente de leur expulsion, ont annoncé dimanche après-midi les services israéliens de l'immigration.
"Trente-six personnes s'apprêtent à décoller, 35 à bord d'un vol de la compagnie Lufthansa et une à bord d'un avion d'Alitalia", a déclaré à l'AFP la porte-parole des services d'immigration, Sabine Hadad.
Ces expulsions concernent 22 Belges, 13 Allemands et un Espagnol, a-t-elle précisé, ajoutant qu'un couple belge avait été renvoyé dans la nuit.
Les 82 militants toujours en attente sont détenus dans la prison Ela de Beersheva, dans le sud d'Israël, et dans celle de Guivon à Ramleh, près de Tel-Aviv. La majorité sont des Français, mais il y a aussi des Américains, des Belges, des Bulgares, des Espagnols et des Néerlandais.
"Nous espérons pouvoir les renvoyer chez eux dans les 48 heures. Cela dépendra des places disponibles sur les vols en partance", a ajouté Mme Haddad.
Israël est parvenu à bloquer depuis jeudi la venue de centaines de militants qui voulaient débarquer à l'aéroport de Tel-Aviv pour se rendre en Cisjordanie occupée, soit à leur arrivée, soit en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer.
En revanche, les autorités israéliennes ont renoncé à refouler quatre militants, deux Allemands et deux Néerlandais. Selon Mme Haddad, ils "se sont engagés par écrit à ne pas provoquer de désordres sur la voie publique et à éviter des lieux d'affrontements" entre forces de l'ordre et Palestiniens.
Le site d'informations Ynet a toutefois annoncé samedi qu'une cinquantaine de militants européens pro-palestiniens avaient réussi à franchir vendredi les contrôles à l'aéroport Ben Gourion et à se rendre en Cisjordanie. 

Le Quartette pour le Proche-Orient se réunit pour éviter la crise annoncée

10/07/2011
Le Quartette soutient la position du président américain Barack Obama, qui a préconisé le 19 mai que les parties s'entendent pour constituer deux États sur la base des lignes de 1967, mais Israël a prévenu à maintes reprises qu'il ne négocierait pas sur base de ces lignes.
Le Quartette pour le Proche-Orient se réunit lundi à Washington, pour ce qui sera l'une des dernières tentatives d'éviter un affrontement majeur à l'ONU en septembre entre Israël et les Palestiniens.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton vont "comparer leurs notes et réfléchir à une suite" pour le processus de paix, a expliqué Victoria Nuland, la porte-parole du département d’État.
L'objectif est minimal, ce qui explique que les États-Unis aient longtemps retardé cette réunion, arguant que les conditions d'un succès n'étaient pas réunies. Mais une absence totale de mouvement diplomatique paraissait impossible.
Les Palestiniens, lassés de l'absence de progrès dans les pourparlers, comptent en effet présenter une demande de reconnaissance d'un État palestinien à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU en septembre. Leur président, Mahmoud Abbas, a répété jeudi que son camp "irait à l'ONU en cas d'échec des négociations".
Cette perspective est rejetée par Israël et les États-Unis, et elle risque de diviser les Européens. Certains, dont la France, pourraient approuver la démarche des Palestiniens, tandis que d'autres, comme l'Allemagne, y sont profondément hostiles.
"Il y a des inquiétudes pour septembre", a admis Mme Nuland. "Cela vaut donc la peine, avant que beaucoup de gens ne partent en vacances, que le Quartette discute des efforts diplomatiques que nous avons tous tentés avec les parties, et voie ce que nous pouvons faire ensemble pour les pousser à reprendre les négociations".
M. Lavrov a dit espérer que la réunion allait "définir les contours d'une solution". Mme Ashton, elle, voudrait "une déclaration qui aidera les Israéliens et les Palestiniens à réduire l'écart" entre leurs positions.
Les membres du Quartette sont unanimes pour soutenir la position du président américain Barack Obama, qui a préconisé le 19 mai que les parties cherchent à bâtir deux États sur la base des lignes antérieures à la Guerre des Six jours, avec des échanges mutuellement acceptés.
Mais Israël a prévenu à maintes reprises qu'il ne négocierait pas sur la base de ces lignes de 1967, qualifiées d'"indéfendables", et qu'il n'y aurait pas d'accord de paix sans reconnaissance par les Palestiniens d'Israël comme "État-nation du peuple juif".
Israël veut aussi garder la partie orientale de Jérusalem annexée après son occupation, les grands blocs de colonies en Cisjordanie et une présence militaire à long terme dans la partie palestinienne de la vallée du Jourdain. Autant de demandes a priori inacceptables pour les Palestiniens qui, outre les lignes de 1967, exigent que la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est soit gelée pendant le temps des pourparlers.
Face à ce blocage, la France va tenter de maintenir un espoir pendant l'été, en proposant la tenue d'une conférence à Paris en septembre, juste avant l'assemblée générale de l'ONU.
Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, espérait déjà organiser cette réunion en juin, puis en juillet, transformant une conférence de donateurs pour les Palestiniens en conférence de relance de la paix, avec la participation d'Israël.
L'administration Obama est sceptique devant cette tentative de la dernière chance: une telle conférence sera utile quand une avancée sera possible, a commenté en substance Victoria Nuland cette semaine.
Mais selon Paris, l'ONU, la Russie et l'UE ont donné mandat à Catherine Ashton de défendre la proposition française devant le Quartette lundi..
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Lieberman : La Turquie ne souhaite pas se rapprocher d’Israël

11/07/2011
Les dirigeants turcs ont « fermé la porte » à toute réconciliation avec Israël en réclamant la fin du blocus de la bande de Gaza et des excuses officielles pour l’assaut de la « flottille de la liberté » en mai 2010, a estimé hier Avigdor Lieberman. Le ministre israélien des Affaires étrangères réagissait aux propos tenus vendredi par le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a jugé « inconcevable » que les relations entre son pays et Israël se normalisent si ces deux conditions ne sont pas satisfaites.
Le gouvernement israélien et Ankara entretiennent des relations fraîches depuis le 31 mai 2010, jour où des commandos de l’armée israélienne ont attaqué une flottille qui souhaitait briser le blocus en vigueur dans l’enclave palestinienne. Israël a évoqué l’idée de verser des indemnités de compensation aux familles des victimes, mais refuse catégoriquement de s’excuser, considérant que ses fusiliers-marins se trouvaient en état de légitime défense. Hier, Avigdor Lieberman n’a pas épargné Recep Tayyip Erdogan. « Il est évident que cette personne ne cherche aucun compromis ni la paix, mais souhaite humilier l’État d’Israël, saper son image à l’échelle internationale et nuire à son statut dans la région », a estimé le ministre des Affaires étrangères dans un entretien accordé à la radio de l’armée israélienne.
(Source : Reuters)  

Bravo à nos amis belges enfermés dans les geôles israéliennes (Vidéos)

dimanche 10 juillet 2011
Une trentaine de participants belges à la mission Bienvenue Palestine, dont 5 mineurs, sont toujours emprisonnés en Israël, dans deux prisons, l’une près de Tel Aviv et l’autre dans le désert du Neguev, où ils ont été transportés dans des wagons à bestiaux.
Ils nous font savoir qu’ils ont tous un moral d’acier et qu’ils ont entamé hier une grève de la faim pour réclamer leurs droits de circuler librement et de pouvoir visiter leurs amis en Cisjordanie.
Actuellement enfermés par groupes de cinq par cellule, ils ont refusé les conditions des autorités israéliennes, qui proposaient de ne laisser passer que les plus âgés d’entre eux et d’expulser les autres.
Les plus âgés ont répondu "C’est tout le monde ou personne !".
Il y a parmi eux 5 mineures, des jeunes filles âgées de 14 à 17 ans. Le consul de Belgique et un avocat leur ont rendu visite hier. Ils indiquent qu’ils vont bien et qu’il n’y a pas eu de cas de maltraitance en ce qui les concerne depuis qu’ils sont détenus.
Deux Belges sont rentrés ce matin, pour raisons de raisons de santé.
En Belgique même, la solidarité avec nos camarades s’exprime de manière très dynamique, sous l’impulsion des militants restés au pays précisément pour populariser la mission.
Plusieurs dizaines de membres des familles et amis des activistes ont manifesté samedi, d’abord devant le domicile du ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, à Neder-over-Hembeek, et ensuite devant le ministère des Affaires étrangères, où ils ont rencontré un porte-parole du ministre.
Les militants belges annoncent d’autres actions devant le ministère des affaires étrangères à Bruxelles, dès dimanche à 16h.
Plusieurs vidéos de la solidarité belge en action (merci à tous, et notamment à Nordine, du groupe belge Egalité) :
http://www.youtube.com/watch?v=qzA-
Les familles des activistes arrêtés à Tel Aviv manifestent chez Vanackere http://www.youtube.com/watch?v=Hp2IFI8BNvs
Solidarité avec nos frères et soeurs de Bienvenue en Palestine http://www.youtube.com/watch?v=qassChZYDzo
déclaration du porte parole du ministère des affaires étrangères à Bruxelles http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2011/07/09/21576524.html
Bienvenue en Palestine départ de Bruxelles http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2011/07/09/21576070.html
Check point israélien a l’aeroport de Bruxelles http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2011/07/09/21576058.html
CAPJPO-EuroPalestine - BienvenuePalestine
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Israël perd la bataille de l’image

dimanche 10 juillet 2011
"Israël perd la bataille de l’image face aux pro-palestiniens", titre Rue89. Et ce n’est pas le seul média à analyser de la sorte l’opération israélienne contre la mission Bienvenue en Palestine... y compris en Israël.

Photo : des Israéliens pro-palestiniens manifestent à l’aéroport de Tel Aviv, le 8 juillet 2011 (Ronen Zvulun/Reuters).
"Arrêtés, interdits d’entrée, expulsés : les militants de l’opération Bienvenue en Palestine ont réussi à piéger Israël.
Quand un militant pro-palestinien souhaite se rendre dans les territoires occupés viaIsraël, il cache la véritable motivation de son voyage pour ne pas être refoulé à la frontière : officiellement, c’est un touriste.
Les participants de l’opération Bienvenue en Palestine ont eux choisi de ne pas dissimuler l’objet de leur déplacement.
Le 5 juillet, le ministre de la Sécurité publique israélien Yitzhak Aharonovitch a mis en garde les militants, qu’il qualifie de « hooligans » : « S’ils embarquent, ils seront expulsés dès leur arrivée à Tel Aviv. »
Le 7 juillet, veille de leur départ, 342 membres de Bienvenue en Palestine ont reçu dans plusieurs pays une lettre de leur compagnie aérienne expliquant qu’il ne serait pas possible d’effectuer leur vol.
« Israël se prépare à la guerre, pas à une protestation »
Joint par Rue89, Elad Rakson, directeur des relations publiques à l’ambassade d’Israël à Paris, explique que c’est la première fois que l’Etat hébreu envoie une telle requête aux compagnies aériennes françaises :
« Les citoyens de notre pays ont le droit de manifester, mais pas les étrangers. »
124 militants, dont la plupart sont français, ont malgré tout réussi à se rendre à Tel Aviv où ils ont été arrêtés. Ils ont passé la nuit en prison en attendant d’être expulsés.
La manière dont Israël a géré l’arrivée des militants est critiquée à l’intérieur même du pays pour sa démesure. Dans un article intitulé « Hystérie à l’aéroport », le quotidienYediot Aharonot a déploré à la veille de l’opération :
« Nous avons reçu des rapports militaires de divers ministères. On nous a informé sur les préparations des services de renseignements, […] sur les meetings tenus par des responsables haut-placés, […] les détectives sous couverture, […] le renforcement de la sécurité […]. Israël se prépare pour la guerre, pas pour une protestation. »
« Une action juridiquement faible, mais politiquement très bonne »
L’éditorialiste de Haaretz Bradley Burston est lui aussi sur la réserve :
« Le message du gouvernement reste : “Haïssez les activistes pro-palestiniens”. […] Une démocratie qui n’est pas capable d’autoriser les protestations non-violentes a déjà elle-même un peu disparu. »
Avocat spécialiste du conflit israélo-palestinien, Gilles Devers explique à Rue89 qu’Israël était dans son droit en prévenant les compagnies aériennes :
« Un pays n’est jamais tenu d’accueillir des étrangers, sauf s’il fait partie d’une zone de libre-échange comme l’Union européenne où la circulation est un droit. Juridiquement, l’action des militants est faible, mais politiquement, elle est très bonne. »
Car il semble que l’Etat hébreu s’est fait prendre au piège, comme le déplorent certains médias israéliens. En affirmant que « les services de communication d’Israël ont offert leurs fins services gratuitement », le journal Yediot Aharonot montre que le gouvernement a donné à Bienvenue en Palestine une visibilité rêvée. Xavier Renou du mouvement des Désobéissants, qui a participé à l’opération, acquiesce :
« Nous savions qu’une fois arrivés à [l’aéroport] Ben Gourion, nous allions nous faire expulser. Les associations palestiniennes nous ont demandé de venir massivement et ouvertement afin de prouver qu’un blocus existe également sur la Cisjordanie et pas seulement sur Gaza. »
L’action des pro-palestiniens non-violents, « rente médiatique »
Benjamin Ferron, dont la thèse porte sur les stratégies médiatiques des mouvements pro-palestiniens, prône la nuance :
« Ils n’ont pas comme unique but d’alerter les médias, ce sont des volontaires non-violents qui sont actifs aux côtés des associations palestiniennes de Cisjordanie. »
Les militants pro-palestiniens sont cependant en partie garants de la visibilité des Palestiniens à l’étranger. Venus pour la première fois de manière importante en Cisjordanie à partir de la première intifada, ces observateurs internationaux ont été bénéfiques au camp palestinien :
« Ils contrebalançaient le discours selon lequel les Palestiniens étaient violents et Israël gentil. Cette rente médiatique leur a servi sur le plan international : les accords d’Oslo ont été signés. »
La communication médiatique, enjeu du conflit israélo-palestinien
Xavier Renou précise que Bienvenue en Palestine s’inscrit dans le sillage d’actions similaires :
« C’est dans la dynamique des flottille. En décembre 2009, nous avions déjà tenté d’ouvrir la frontière entre l’Egypte et Gaza à Rafa, qui était fermée. C’est systématiquement la même démarche. »
La communication faisait déjà partie intégrante de la démarche de la flotille Mavi Marmara qui voulait briser le blocus de Gaza. Connectés sur Twitter et Facebook durant tout le voyage, les passagers ont pu contre-balancer les vidéos de l’assaut diffusées par l’armée israélienne."
Par Marie Kostrz | Rue89 | 09/07/2011 | 19H54
HTTP ://WWW.RUE89.COM/2011/07/09/ISRAEL-PERD-LA-GUERRE-DE-LIMAGE-FACE-AUX-PRO-PALESTINIENS-213422
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Procès BDS : Liesse à l’aéroport de Roissy à l’annonce du jugement (vidéo)

dimanche 10 juillet 2011 
Nous sommes actuellement dans les actions de soutien à nos camarades emprisonnés dans les geôles israéliennes pour avoir osé annoncer leur intention d’aller voir leurs amis palestiniens en Cisjordanie. Nous communiquerons donc plus tard sur les attendus du jugement du procès BDS du 17 juin dernier. Mais déjà un salut à l’indépendance des magistrats du parquet de Paris et des juges de la 17ème Chambre correctionnelle qui ont démontré la légalité de nos actions d’appel au boycott d’Israël.
CAPJPO-EuroPalestine

Témoignage de Myriam De Ly libérée de la prison de Ramleh à Tel Aviv

dimanche 10 juillet 2011
Myriam De Ly vient de rentrer en Belgique ce matin avec Jan Cool, tous deux participants à la mission Bienvenue en Palestine, et libérés pour raisons de santé.
"Jan, qui fut médecin dans les camps palestiniens au Liban, et retenu en otage pendant 13 mois, a fait une violente crise d’angoisse hier à la prison", raconte Myriam. "Alors qu’il souffre d’une pathologie rénale, les Israéliens lui ont confisqué ses médicaments et l’eau commençait à s’accumuler dans ses jambes. Mais la crise s’est déclenchée alors qu’il entendait le récit des brutalités exercées sur ses compatriotes femmes d’origine arabe."
Partis de Bruxelles vendredi matin par un vol de la compagnie Swiss Air, nous avons été arrêtés à l’aéroport Ben Gourion et nous nous sommes retrouvés vers 15 H dans la salle des "suspects" à une quarantaine de passagers de diverses nationalités ayant déclaré que nous souhaitions nous rendre à Bethléem.
S’en est suivie une attente de plusieurs heures pendant laquelle des policiers israéliens venaient appeler pour interrogatoire, uniquement des personnes ayant un nom à consonance arabe, tandis que des "faux voyageurs" s’asseyaient parmi ceux qui attendaient pour ... nouer la conversation..
Finalement tous les participants à la mission Bienvenue Palestine se sont retrouvés dans un local en étage. Là, nous avons refusé une proposition de ne laisser passer que les personnes les plus âgées (83, 77, 70 ans). Nous avons alors fait une contre-proposition : tout le groupe part à Bethléem et nous resterons à Bethléem. Ce qui nous fut refusé.
Puis, comme nous n’avions pas l’air abattu, mais nous chantions au contraire dans toutes les langues et nous racontions nos expériences dans nos pays respectifs, Mick Napier rapportant notamment les progrès de la campagne BDS en Grande-Bretagne, une vingtaine de soldats sont arrivés et ont commencé à nous frapper, tandis que les policiers riaient et nous provoquaient verbalement, après avoir volé les appareils et portables de tous ceux qui tentaient de prendre des photos de ces violences.
"Joyce, une britannique de 70 ans a été jetée par terre et tabassée. Mick Napier, qui s’était interposé pour protéger quelqu’un, s’est retrouvé avec des menottes aux pieds et aux mains pendant 3 heures. Puis vers 22 H, tout le monde a été délesté de l’ensemble de ses effets personnels et jeté dans des fourgons cellulaires qui sont restés moteurs allumés sans bouger pendant deux heures, avec impossibilité de se rendre aux toilettes.
Finalement nous avons tous été conduits dans une salle commune de la prison de Ramleh, où une "assistante sociale" est venue demander à chacun d’entre nous si nous avions des "antécédents suicidaires" !!.
Puis 10 repas d’avion nous ont été remis pour un total de 25 femmes, et à 2 H 30 du matin nous avons été mis dans des cellules par groupes de 5, et j’ai donc dormi avec 2 françaises, 1 Irlandaise et une Anglaise, jusqu’à 8 H, heure à laquelle nos geôliers sont venus tambouriner sur nos portes.
Je ne me suis levée que lorsque le Consul de Belgique à Tel Aviv est venu nous voir dans une salle où ont été réunis une vingtaine de Belges. En revanche l’avocate Gaby Lasky n’a pas été autorisée à nous parler collectivement mais seulement individuellement.
Quand j’ai repris l’avion j’avais subi entre 7 et 8 fouilles corporelles et de mes bagages.
Mais, si j’ai dû revenir pour des raisons de santé, ma détermination n’est pas davantage entamée que celle de mes camarades qui exigent de pouvoir se rendre en Cisjordanie. Et l’occupant israélien, loin de me terroriser, m’a donné davantage de raisons de me mobiliser pour la liberté du peuple palestinien."
Témoignage de Myriam De Ly recueilli par CAPJPO-EuroPalestine
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Nos prisonniers : le point sur place, les manifestations continuent en Europe

dimanche 10 juillet 2011
Dimanche 10 juillet 16h30 – Des manifestations étaient en cours, dimanche après-midi en Europe, en solidarité avec les militants de BienvenuePalestine, une centaine en tout, emprisonnés en Israël.
Tandis qu’à Bruxelles les protestataires exerçaient leur liberté d’expression, à Paris, la police de Sarkoyahu et Ehud Guéant encerclait nos camarades réunis aux abords de la Tour Eiffel. La veille, un déploiement massif de CRS, dont plusieurs se sont signalés par leur brutalité, avait été suivi de l’arrestation d’une centaine de personnes, relâchées des commissariats de police 2 ou 3 heures plus tard.
En Israël, nous sommes finalement parvenus, dimanche matin et après recoupements multiples (la diplomatie française ne se distinguant pas par une diligence excessive, c’est le moins qu’on puisse dire), à valider la présence, en prison, de 48 camarades de nationalité française.
Comme pour les autres délégations, les femmes l’emportent sur les hommes, dans une proportion de 2 pour 1 (le total des incarcérés pendant la journée de samedi étant de 72 femmes et 44 hommes, toutes nationalités confondues. D’une manière générale, la mission internationale se caractérise par une prédominance féminine, pour ce qui est des deux délégations les plus importantes, la française et la belge (plus de 400 inscrits à elles deux).
Outre les 48 Français, il y a eu initialement 34 Belges, 15 Allemands, une douzaine de Britanniques, ainsi que plusieurs américains, irlandais et néerlandais.
Une majorité des Français se trouvent à la prison Givon de Ramlé, tandis que les autres ont été détenus dans une prison proche de la ville de Bersheva (Bir-al-Shaba), dans le désert du Naqab/Neguev. S’agissant de la prison de Bersheva, on apprenait, dimanche en milieu de journée, qu’un total de 34 détenus, majoritairement belges, ainsi qu’allemands et français, étaient embarqués dans des autocars en direction de l’aéroport pour prendre un vol Lufthansa à destination de Francfort en Allemagne. Ce vol arrive normalement en début de soirée en Allemagne.
L’avocat francophone du cabinet israélien assurant notre représentation était au même moment en train de rencontrer les détenus français de Ramlé, une bonne trentaine selon notre pointage, les autres étant à Bersheva. Une demi-douzaine des détenus sont membres du conseil d’administration de l’association CAPJPO-EuroPalestine. Nous tiendrons les lecteurs de ce site informés de la suite des événements.
"BIENVENUEPALESTINE" : EN CISJORDANIE OCCUPEE
Et puis, il faut savoir que plusieurs dizaines d’internationaux, ont réussi à tromper la vigilance des services secrets israéliens et de leurs chiens de garde européens (compagnies aériennes, gouvernements), et à atteindre les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie.
Ils participent ainsi à la semaine de visites et d’actions programmée par nos hôtes palestiniens. Samedi, par exemple, des manifestations ont eu lieu au tristement célèbre check-point de Qalandya, où palestiniens et internationaux ont découpé des rouleaux de barbelés posés par l’occupant. A suivre, là aussi.
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Prisonniers : le point dimanche 18 heures

dimanche 10 juillet 2011
Un point rapide concernant les prisonniers français d’Israël, établi dimanche à 18 heures (heure de Paris).
Une camarade de la prison de Ramlé est parvenue à nous joindre au téléphone.
Le moral est bon.
Les protestations exigeant la possibilité de communiquer avec l’extérieur ont partiellement abouti. La direction de la prison a alors commencé à restituer, apparemment sans se presser, des téléphones portables confisqués.
La prison de Ramlé renferme la totalité des 46 militants français détenus par Israël. Deux militantes, enfermées jusqu’à présent à Bersheva, ont été expulsées dimanche, en compagnie de détenus principalement belges et allemands, qui ont pris un avion à destination de Francfort en milieu d’après-midi dimanche.
Aucun des 46 détenus français de Ramlé (notre camarade n’avait pas d’informations sur les détenus d’autres nationalités -belge, britannique, américaine, ...- de l’établissement) ne s’était encore vu dimanche notifier un arrêté d’expulsion. Comme quoi, même d’un point de vue strictement administratif, leur détention relève de l’arbitraire le plus total.
CAPJPO-EuroPalestine
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Nous n’avons pas fini de clamer notre indignation ! (Vidéo)

dimanche 10 juillet 2011 
Nouvelles manifestations à Paris des "terroristes pro-palestiniens" contre l’occupation de la France par Israël. Voir la vidéo de Press TV.
CAPJPO-EuroPalestine

Prisonniers : le groupe musical "Le silence des Mosquées" se mobilise pour Aziz

lundi 11 juillet 2011
Le groupe musical Le Silence des Mosquées, est privé d’un de ses membres, Aziz, interpellé par la police israélienne vendredi 8 juillet, alors qu’il participait à une série d’actions en faveur de la cause palestinienne, rapporte lundi le site oumma.com.
(information BienvenuePalestine : Aziz, arrêté à sa descente d’avion à Tel-Aviv en provenance de Genève, est en en effet inscrit sur la liste des 46 prisonniers français de Ramlé ; une information parue dans la presse israélienne dimanche soir, non confirmée à l’heure où ces lignes sont écrites, évoquait un retour lundi, à Genève, des prisonniers tels Aziz arrivés par Genève).
Voici maintenant le communiqué du "Silence des Mosquées" à propos d’Aziz.
« Avec l’association Europalestine, Aziz est parti de Genève pour toute une série de manifestations en faveur de la cause palestinienne. Cependant, le gouvernement Israélien ne connaît pas le droit d’expression. Son seul souhait est de continuer à piller la Palestine sans que personne ne se plaigne. Depuis la création de notre groupe, nous nous sommes engagés aux cotés de ce peuple et nous le resterons in cha Allah.
Il est important que le monde sache ce que l’État d’Israël fait subir à la Palestine et à tous ceux qui veulent la justice.
A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, nous n’avons aucune nouvelle de lui. Il nous a seulement appelé le jour de son arrestation vers 15h pour nous dire que son groupe (environ 120 personnes) était dirigé en prison et puis plus rien... Mobilisons-nous pour leur libération. Dès que nous avons la moindre nouvelle, nous vous la communiquerons ».
Le Silence des Mosquées.
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