mardi 21 juin 2011

Entretien avec Alice Walker sur la Flottille de la liberté pour Gaza et le combat pour la justice

mardi 21 juin 2011 - 07h:10
Ali Abunimah - The Electronic Intifada
La célèbre écrivaine et poétesse états-unienne, Alice Walker, sera, à la fin de ce mois de juin, parmi les 38 personnes à bord de l’Audacity of Hope, le navire de l’organisation US Boat to Gaza qui participe à l’action internationale pour à briser le siège maritime de la bande de Gaza par Israël.
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Alice Walker intervenant à Ramallah, Cisjordanie occupée.
(Photo : Lazar Simeonov/TEDxRamallah)
Dans sa conversation avec Ali Abunimah, Walker fait part de ses réflexions à la veille du départ et de la relation entre la Flottille de la liberté pour Gaza et les Freedom Rides (Voyages de la Liberté) (*) pendant le mouvement pour les Droits civiques aux États-Unis, où des Noirs et des Blancs américains montèrent ensemble à bord d’autocars inter-États pour faire abolir les lois promouvant la ségrégation raciale. Les Freedom Riders (Voyageurs de la liberté) avaient rencontré une extrême violence, entre autres des incendies de cars, des tentatives de lynchages, de la prison et des tortures.
Walker - qui a écrit plus de trente livres, son livre phare étant The Color Purple (La Couleur pourpre -1982, prix Pulitzer 1983) - réfléchit aussi sur sa récente visite en Cisjordanie occupée, sur le rôle de la danse et de la joie dans le combat pour la liberté, et sur la situation aux États-Unis. Son dernier livre, un mémoire, est intitulé The Chicken Chronicles (Chroniques d’un poulet).
Alice Walker, sur Wikipédia

Ali Abunimah : Que ressentez-vous à propos de votre embarquement sur le navire US pour Gaza ? Etes-vous enthousiaste, avez-vous des craintes ? Quelles sont vos pensées à cet instant ?
Alice Walker : Je réfléchis beaucoup. Parce qu’on nous a dit que ce pourrait être un voyage très dangereux. Et aussi, je me plonge dans la sagesse, les idées et les mots de ceux qui, dans ma culture, nous ont soutenus à travers d’autres voyages dangereux. Langston Hughes, Malcom X, Martin Luther King et Ella Baker, Fanny Lou Hamer, Black Elk, Geronimo, Crazy Horse, Ida B. Wells, Sojourner Truth, Bob Marley. Cela me fait du bien de me sentir entourée par tous ces gens qui ont compris l’empire américain et qui se sont levés contre lui.
AA : Vous avez fait le lien avec les Freedom Rides qui ont eu lieu il y a cinquante ans, en 1961. Pouvez-vous nous en parler ?
AW : Oui, cela veut dire que nous sommes en train de prendre la relève pour partir là où dans le monde, des peuples ont besoin de nous, et où nos gouvernements ne servent à rien sinon, en réalité qu’à détruire.
Juste avant ma première année de collège, les Freedom Riders sont descendus dans le Sud ; j’habitais la Géorgie où nous subissions une intense ségrégation dont les Blancs convaincus de leur suprématie raciale pensaient, avec bien des Noirs aussi, qu’elle allait durer toujours. Ils étaient devenus extrêmement sûrs d’eux après une centaine d’années de brutalité et d’assujettissement du peuple noir ; et quand les Freedom Riders sont descendus, nous ne nous attendions pas à ce qu’ils survivent.
Tout comme nous ne nous attendions pas à ce que Martin Luther King Jr vive aussi longtemps. Mais nous leur étions très reconnaissants parce qu’au moins, cela nous assurait que quelqu’un, en dehors de notre communauté, s’opposait à la répression que nous endurions chaque jour et cela voulait dire beaucoup pour nous. Cela nous a remonté le moral, cela nous a donné du courage, nous a donné de l’espoir.
AA : J’ai lu récemment sur les Freedom Riders et j’ai été surpris par le si peu de couverture que cet anniversaire a obtenue dans certains de nos grands médias. Peut-être n’aurais-je pas dû être si surpris. Mais l’une des choses qui m’a frappé, c’est d’apprendre que l’Administration Kennedy à l’époque n’était pas favorable aux Freedom Riders, disant que c’était des provocateurs et qu’ils devraient s’abstenir d’agir comme ils le faisaient. Et cela m’a frappé car c’était presque le parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui.
AW : Et je pense que c’est ce que nous avons ressenti. Le gouvernement n’a jamais dit, « Oh oui, sortez et manifestez ». Il n’a jamais dit cela. Il a toujours dit, « Nous ne vous soutiendrons pas, et vous ne devez pas le faire, et c’est une erreur, et c’est mauvais, et ce n’est pas bon pour vous ». Mais c’est justement pour cela que vous manifestez. Vous décidez que vous savez vous-même quoi penser sur ce qui est bien pour vous, et vous y allez, et vous le faites.
AA : Certains des - appelons-les les Voyageurs de la liberté pour Gaza - ont écrit ou prévu d’écrire aux membres du Congrès ou au Département d’État pour les informer qu’ils envisageaient de participer à ce voyage. Avez-vous prévu de le faire, ou l’avez-vous déjà fait ?
AW : J’ai écrit aux sénatrices Barbara Boxer et Diane Feinstein - toutes deux Démocrates en Californie - et à Barbara Lee, membre de la Chambre des Représentants, qui sont mes représentantes, pour leur faire savoir ce qui se passait et leur demander leur soutien, et quelle protection elles pouvaient offrir.
Mais je l’ai fait parce qu’il m’avait été demandé de le faire et que cela m’a paru être une bonne idée. Mais je ne prétends pas croire qu’elles seront toutes efficaces. J’aimerais bien, mais je pense qu’à un moment donné, dans toutes ces aventures, vous prenez conscience qu’il faut vous prendre en charge vous-même, que c’est quelque chose que vous sentez devoir faire, parce que c’est le devoir du monde de le faire, et que c’est un moyen pour que nos enfants cessent d’être tourmentés et déformés par la brutalité qu’ils voient infliger à d’autres enfants, comme eux, partout dans le monde.
AA : Ces dernières semaines, nous avons vu un certain nombre de manifestations de réfugiés palestiniens marcher sur les frontières de la Palestine contrôlées par Israël et des gens se faire abattre par Israël. Les Israéliens ont déclaré qu’ils se préparaient à arrêter la flottille. Il a été déployé de gros efforts diplomatiques pour tenter de persuader les organisateurs de la flottille de ne pas partir. A votre avis, que va-t-il arriver ? Comment pouvons-nous faire monter les consciences au point de mobiliser ce même soutien pour la flottille et son objectif de lever le blocus ?
AW : Je pense que nous avons affaire à des gens d’un haut niveau d’irrationalité, pour le dire vraiment gentiment. Aussi rien ne laisse supposer vraiment que nous puissions faire quelque chose pour qu’ils arrêtent de faire ce qu’ils font depuis soixante ans.
La réalité, c’est que nous avons affaire à des gens très brutaux ; des gens endoctrinés sur une longue période. Et à une armée qui est manifestement insensible à la souffrance des autres. C’est une réalité. Aussi, ce serait génial si à The Electronic Intifada, vous faisiez tout votre possible, vous savez, et si d’autres médias animés par des gens de conscience criaient haro sur eux.
Mais en fin de compte, je pense que nous tous qui nous sommes engagés à être à bord du bateau, nous devons nous interroger au fond de nous-mêmes, comme l’a fait Martin Luther King Jr en son temps, alors qu’il était en prison en Alabama, et qu’il écrivit sa Lettre d’une prison de Birmingham.
Il n’avait aucun moyen de savoir ce qui allait lui arriver, car normalement, il aurait dû être sorti de sa prison en plein milieu de la nuit et frappé à mort ou lynché ou pendu à un arbre. Il lui a fallu, de lui-même, admettre que cela était très possible.
Aussi, ceux qui vont être sur ces navires, je l’espère, vont utiliser ces derniers jours - en espérant que ce ne soient pas les derniers des derniers mais les derniers seulement avant le voyage - pour décider si cela en vaut la peine : que s’ils ont à perdre la vie, s’ils ont à souffrir d’une affreuse façon, eh bien, ils sont prêts. Ils sont prêts comme ils ne le seront jamais.
Une façon de penser qui me plaît par exemple c’est qu’une tornade peut survenir et m’aspirer hors de ma voiture. Que quelqu’un peut être enlevé par une inondation subite. Qu’un tsunami peut vous noyer pendant votre sommeil. Qu’un incendie peut réduire en cendres toute votre communauté. Ce sont toutes des façons réelles de sortir de l’existence. Vous pouvez aussi mourir dans les souffrances d’un cancer.
Donc, il s’agit d’une façon de voir réaliste, car nous entrons dans une conjoncture où vous ne pouvez pas savoir ce qui va arriver.
Et c’est pourquoi je me plonge dans ce qu’on dit ceux qui, avant moi, ont connu la même situation et qui ont décidé : « Eh bien, j’aime ce monde. "Je l’aime". J’aime ces petits enfants. Ils ne méritent pas ce qui leur arrive. Ils ne méritent pas d’être maltraités ; ils ne méritent pas d’être effrayés. Je suis un adulte. Je suis un aîné. Donc, comment pourrais-je laisser faire ce qui leur arrive, ne pas résister d’une quelconque façon ? ».
AA : Ce ne sera pas la première fois que vous tentez d’aller en Palestine, ou même que vous vous rendez en Palestine. Vous êtes allée déjà à Gaza et vous avez écrit un petit livre extrêmement beau, Overcoming Speechlessness (Surmonter le mutisme). Nous avons eu l’occasion d’en publier des extraits sur The Electronic Intifada avant sa publication. Et vous êtes allée récemment en Cisjordanie. Qu’avez-vous vécu en Cisjordanie ?
AW : Eh bien, le mur. Le mur. Quand j’ai vu des extraits du discours de Netanyahu devant les sénateurs et le Congrès, vu les gens applaudir le Premier ministre israélien, je me suis simplement demandé s’ils s’étaient déjà tenus dans l’ombre de ce mur.
Ce mur est une telle insulte à l’âme de l’humanité. Il est si énorme. Il est si menaçant. Et ils le construisent sous les yeux des gens, leur volant leur terre par la même occasion ; de sorte que non seulement ils emmurent une population, mais ils lui prennent sa terre et ils tirent sur les gens quand ils tentent d’aller travailler sur leur terre afin d’avoir quelque chose à manger.
C’est un tel crime contre l’âme de l’humanité. Nous ne pouvons pas supporter cela. Quels êtres humains serions-nous si nous arrivions à supporter cela ? Nous ne pouvons pas le supporter. Et nous ne devons pas. Ce fut l’une de mes impressions les plus incroyables, juste l’énormité du mur, comment cela peut-il exister.
Et il y a autre chose, les colonies. Les colonies sont énormes. Elles ne ressemblent en rien à ce à quoi je m’attendais. Et il y en a partout, partout ! Et j’ai réalisé que tout cette longue fiction, cette comédie appelée processus de paix, n’était qu’une diversion, un théâtre d’ombres, de façon à ce que les gens ne se rendent pas compte qu’il n’y aura jamais aucune paix.
Et c’est toujours pour leur prendre leur terre. La religion n’a rien à voir avec cela ; ou alors, utilisée comme un prétexte. A un certain degré, je connaissais tout cela, mais de le voir, cela a été vraiment une découverte !. Et cela a toujours été comme cela, depuis le tout début.
Pour le côté positif, j’ai aimé être avec ce que je considérais être ma tribu. Partout dans le monde vous avez une tribu, eh bien pour moi, ce sont les poètes et les écrivains, et les musiciens et les danseurs, et les gens qui, vous le savez, veulent jouir de cette planète. La planète est là pour qu’on en jouisse. Ce n’est pas en la bombardant ni en la martyrisant ni en la forçant à faire ce que vous voulez.
AA : Il y a une belle scène dans Overcoming Speechlessness , quand vous décrivez la danse à Gaza. Vous parlez de façon très éloquente du rôle la danse.
AW : Oui, c’est juste que nous ne devons jamais oublier la vivacité et l’allégresse de ce monde, son naturel pour la danse, quand il est libre de les manifester lui-même. C’est important pour montrer aux enfants qu’ils n’ont pas à continuer à vivre indéfiniment dans la peur, et que notre planète est vraiment gracieuse, et belle.
Quand nous circulions en Cisjordanie, on nous montrait tous ces terrains où les Israéliens avaient arraché des oliviers. Il y avait des hectares et des hectares de souches calcinées. J’en ai pleuré parce que ces arbres étaient innocents ; tout ce qu’ils avaient fait c’était d’être là, à nous donner ce qu’ils avaient : nous tirions un profit de leur existence, et que quelqu’un ait pu en arracher, ne serait-ce qu’un seul, sans en être désolé est pénible.
Alors, en arracher deux millions et demi ! Je déteste croire qu’une âme puisse ne serait-ce que penser que cela n’est rien. Qui cela peut-il être ? La Terre est pour la joie, et la danse en est une grande part. Et vous dansez avec la nature. La nature danse toujours. Si vous n’êtes pas en train de la harceler, de la tuer ou de la mutiler, la nature danse. C’est ce que font les feuilles quand le vent souffle entre elles. Nous vivons dans un univers magique magnifique. Et l’abîmer simplement en croyant que nous pourrions à un moment aller au paradis ou trouver une autre planète, est ridicule.
AA : Vous avez fait le lien entre le combat pour la justice et la liberté en Palestine, et les Freedom Riders, et vous vous êtes souvent exprimée sur l’importance de ce lien entre ces combats. Pouvez-vous nous faire part de la façon dont vous voyez la situation aux États-Unis actuellement. Quelle est notre situation ? Pour quoi combattons-nous ici ? Contre quoi nous sommes-nous levés ? Que sommes-nous censés faire ? Nous avons une élection qui va arriver, et je ne vous demande pas nécessairement ce que vous pensez à propos de cette élection, mais n’est-elle pas supposée être un moment politique fort ? Nous battons-nous ici pour les bonnes causes ?
AW : Je crois que nous devrions travailler à approfondir et à faire prendre conscience de ce que nous voyons s’épanouir dans le Wisconsin et l’Ohio, dans certaines luttes du mouvement syndical. La lutte pour avoir des syndicats et une représentation, pour l’emploi, les salaires et les avantages.
Mais la sensibilisation doit porter également sur ce que nous avons pratiquement perdu dans notre pays et auquel nous devrions penser non seulement pour sauver la démocratie, mais le pays lui-même. Sur une protection véritable de la Terre, de notre sol ravagé par les forages pétroliers et gaziers, les mines de charbon et tous ces autres travaux invasifs pour le profit. Il faudra des millions d’années avant que nous retrouvions notre sol arable. Bien avant de retrouver l’eau pure que nous avons l’habitude d’avoir partout en abondance.
L’élection qui arrive, je pense qu’elle sera indécente si elle exige un milliard de dollars, rien que pour les Démocrates, pour réélire le président. Si j’étais le Président Obama, je parlerais à la nation, et je lui dirais : Vous savez quoi ? Je n’ai pas eu le temps d’amasser l’argent pour la réélection. Si vous me voulez encore, c’est à vous de me rappeler. Je suis trop occupé à travailler sur les nombreux problèmes de l’Amérique. Le logement, les guerres, les catastrophes économiques, le changement de climat, les tornades, etc. Oui, c’est cela que je ferais. Je ne passerais pas un seul jour ni cent, à essayer de me faire réélire. Cette position nous forcerait, nous les Américains, à nous prendre en charge et je pense que nous en sommes capables.
Je crois que quand on en arrive à avoir besoin de tant d’argent pour une élection, rien ne peut plus vous faire croire que vous êtes en démocratie. Parce qu’un pauvre, ou même quelqu’un de la classe moyenne, n’a guère l’occasion d’entreprendre quoi que ce soit, sans une injection massive de l’argent des grosses sociétés, comme nous voyons que cela se passe. Je pense donc que beaucoup d’entre nous se sentent complètement abandonnés. Nous avions espéré beaucoup mieux d’Obama, même si nous comprenons que ce n’est qu’une simple personne et qu’il a été aspiré par une machine implacable dans ses exigences et ce qu’elle entend faire sur la planète. Mais il va nous manquer. Nous regretterons l’espoir que nous avons eu et le sentiment d’avoir quelqu’un qui pouvait, réellement, se soucier de nous. C’est un moment intéressant pour moi aussi, personnellement. Mon affection et ma compassion pour Obama et sa famille sont inconditionnels, mais pas mon soutien pour sa carrière politique.
J’ai été très troublée par son discours devant l’AIPAC (Comité aux Affaires publiques israélo-américaines), il n’a pas parlé des enfants palestiniens. Il n’a pas parlé des enfants musulmans. Et, vous savez, j’aime tous les enfants. Je me dis, en fait, que je ne peux pas, et je n’ai jamais pu, distinguer un enfant juif d’un enfant musulman. C’est inquiétant à un niveau très, très, profond. Qu’est-ce que cela veut dire de choisir un enfant plutôt qu’un autre ? Non seulement cela, mais je porte aussi toujours dans mon cœur l’image de l’enfant palestinien, en général un tout petit garçon, lançant une pierre sur un char d’assaut israélien qui doit lui paraître plus haut qu’un autobus à impériale et qui aurait pu démolir la maison de sa famille, avec certains des siens à l’intérieur.
Qui se tient au côté de ce petit garçon ? Sommes-nous censés l’ignorer, ignorer son courage et sa douleur ? refuser de voir à quel point il est digne d’admiration et de compassion ? Je ne le peux pas.
AA : En vous écoutant, il me vient à l’esprit à quel point beaucoup des choses qui sont dites sur ceux qui agissent pour la justice en Palestine, tant par l’État israélien que par certains de ses partisans dans notre pays, à quel point ces choses sont diffamatoires, et cruelles, et malavisées. Et dénuées d’empathie. Est-ce que cela vous arrive aussi ? Ne craignez-vous pas d’être qualifiée de toutes sortes de noms pour entreprendre ce voyage, là où il conduit ?
AW : Eh bien oui, j’ai été qualifiée de certaines choses déjà. Nous sommes dans le Sud - je remercie Dieu pour ma culture dans le Sud, dans le Sud noir -, l’une de nos expressions courantes quand nous abordons un mot affreux par lequel on a été appelé est « On m’a traité de tout sauf d’enfant de Dieu ». Et cela nous protège. J’ai été traitée de tout sauf d’enfant de Dieu. Et enfant de Dieu, c’est ce que je suis. Et c’est à peu près ma situation.
Mon Dieu n’est pas un Dieu religieux. Mon Dieu, c’est la nature, mon Dieu c’est tout ce qui est. C’est cela Dieu. Tout est Dieu. Je suis un enfant de cela. Et ainsi les gens se sentiront libres d’exprimer cependant leur lien avec moi, ce qui pourrait bien être plus la façon dont ils se voient eux-mêmes, que celle dont je les vois. Car comme je sais que je suis un enfant de Dieu, je sais qu’ils le sont aussi, quelle que soit la folie dans laquelle ils peuvent s’être engagés.
AA : Je sais que beaucoup de gens retirent inspiration et espoir de la décision que vous avez prise et de votre volonté d’entreprendre ce voyage. Et vous allez, et tous ceux qui seront avec vous sur le bateau américain, et sur les autres bateaux, emmener avec vous leur affection et leur soutien.
AW : Eh bien, il y a toujours quelque chose à faire pour les gens dans ce pays. Aussi longtemps qu’ils remplissent leurs engagements dans notre responsabilité mutuelle et qu’ils sont fidèles à ce qu’ils doivent faire, alors nous avons une chance.
AA : Je vous remercie beaucoup, Alice.
(*) Voir aussi :
-  Des bateaux pour Gaza - La "Freedom Ride" d’aujourd’hui
-  Freedom Ride sur Wikipédia
(JPG) * Ali Abunimah est l’auteur de One Country, A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Il a contribué à The Goldstone Report : The Legacy of the Landmark Investigation of the Gaza Conflict. Il est le cofondateur de la publication en ligne The Electronic Intifada et consultant politique auprès de Al-Shabaka, The Palestinian Policy Network.
17 juin 2011 - The Electronic Intifada - traduction : JPP
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Manifestations dans le Golan: la police israélienne arrête cinq personnes

21/06/2011 
Cinq personnes soupçonnées d'avoir participé à des manifestations violentes sur le Golan syrien occupé par Israël ont été arrêtées dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.
"Nous avons arrêté la nuit dernière dans le Golan cinq nouvelles personnes soupçonnées d'avoir participé à des manifestations violentes ou de les avoir organisées le 5 juin", a affirmé à l'AFP M. Rosenfeld.
"Cela porte à une vingtaine le nombre de personnes déjà interpellées dans cette affaire, et l'enquête continue", a-t-il ajouté, en précisant que cinq des suspects faisaient déjà l'objet de poursuites judiciaires.
L'un de ces suspects est Mohammad Kanaani, le secrétaire général du mouvement nationaliste arabe israélien "Les Fils du Village", a précisé à l'AFP une autre porte-parole de la police, Louba Samri.
Lors de rassemblements, le 15 mai et le 5 juin, les forces de sécurité israéliennes avaient ouvert le feu sur des manifestants palestiniens qui tentaient de franchir la ligne de cessez-le-feu sur le Golan, faisant au total 27 morts selon des sources médicales et officielles syriennes.
Le 5 juin, plusieurs centaines de jeunes de Majdal Chams, chef-lieu des localités druzes du Golan occupé, avaient attaqué à coups de pierres les forces israéliennes déployées pour contenir des manifestants massés du côté syrien de la ligne de cessez-le-feu. 

Israël-Turquie: pourparlers secrets sur la crise diplomatique

21/06/2011
Israël et la Turquie mènent secrètement des pourparlers pour tenter de trouver une issue à la crise diplomatique entre les deux pays depuis un an, a indiqué mardi le journal Haaretz.
Selon le quotidien, qui cite un haut responsable israélien sous le sceau de l'anonymat, ces efforts sont appuyés par les Etats-Unis.
Interrogé par l'AFP, un haut responsable israélien a déclaré qu'"Israël souhaite le rétablissement de relations bilatérales saines et positives, qui sont dans l'intérêt des deux parties".
Se refusant à toute précision sur des contacts secrets, il a seulement indiqué: "Nous avons déploré la dégradation des relations entre les deux pays".
D'après Haaretz, les contacts secrets sont menés par un envoyé du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et par le sous-secrétaire au ministère turc des Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu.
Toujours selon le journal, d'autres discussions sont conduites par Yossef Ciechanover et Ozdem Sanberk, respectivement représentants israélien et turc à la commission d'enquête de l'ONU sur l'assaut israélien contre le ferry turc Mavi Marmara le 31 mai 2010, qui avait fait neuf morts parmi les passagers turcs.
Une flottille humanitaire internationale est censée appareiller prochainement pour briser le blocus israélien de la bande de Gaza, sans le Mavi Marmara, qui a fait défection la semaine dernière.
"Nous estimons qu'il s'agit d'une décision positive et espérons qu'elle contribuera au rétablissement des relations normales entre Israël et la Turquie", avait déclaré dimanche à l'AFP un responsable gouvernemental israélien.
Israël avait exprimé l'espoir que le gouvernement turc empêcherait le départ d'une nouvelle flottille, au lendemain de la victoire du parti islamo-conservateur au pouvoir aux élections législatives le 12 juin.
Après l'attaque du ferry, le président turc Abdullah Gul avait affirmé que les relations avec Israël, ancien allié stratégique d'Ankara, ne seraient "plus jamais les mêmes".
Une série de réunions entre responsables israéliens et turcs, dont deux à Genève, fin 2010, pour tenter de recoller les morceaux entre les deux pays, auparavant alliés stratégiques, n'avaient pas abouti.
Une délégation de sept importants journalistes turcs se trouve actuellement en Israël, à l'invitation du ministère israélien des Affaires étrangères, a par ailleurs indiqué le porte-parole de ce ministère, Yonathan Rosenzweig.
"Ces journalistes ont notamment pu se rendre compte des conditions qui prévalent réellement pour le ravitaillement en marchandises de la bande de Gaza" via le terminal de Kerem Shalom, l'unique point encore ouvert pour le transit de biens entre Israël et le territoire palestinien, a-t-il affirmé à l'AFP.
"Ils ont ainsi pu constater l'inutilité de la flottille internationale", a-t-il estimé. 

L'allègement du blocus israélien de Gaza n'a eu qu'un "impact marginal" (PAM)

21/06/2011
L'allègement du blocus de Gaza annoncé par Israël il y a un an n'a eu qu'un "impact positif marginal", augmentant la disponibilité des biens de consommation sans favoriser l'activité dans le territoire palestinien, selon un rapport diffusé mardi par l'ONU.
Le 20 juin 2010, le gouvernement israélien annonçait l'allègement du blocus de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, à la suite de son assaut meurtrier le 31 mai contre une flottille internationale, rappelle le rapport du Programme alimentaire mondial (PAM).
"La poursuite du blocus, malgré le nouveau régime d'accès, rend la situation économique dans la bande de Gaza insoutenable: elle repose principalement sur une économie de consommation et non de production", selon ce document.
L'assouplissement a permis aux commerçants de Gaza de reconstituer leurs stocks, 85 % affirmant vendre de nouveaux articles, "surtout de nouveaux types de boissons gazeuses, de produits d'hygiène, de chocolat et de chips", relève le PAM.
En revanche, "l'extension prévue des points de passage commerciaux ne s'est pas produite. Au lieu de cela (le terminal de) Karni a été fermé en mars 2011 et un seul est ouvert pour l'importation et l'exportation de marchandises", déplore-t-il.
En outre, la liste des produits interdits par Israël annoncée il y a un an, qui autoriserait par défaut l'entrée de tous les autres, n'a toujours pas été publiée, obligeant le secteur privé à continuer à s'approvisionner en matériaux de construction via les tunnels de contrebande, selon le rapport.
Le PAM appelle Israël à publier cette liste et à faciliter les exportations, comme annoncé le 8 décembre 2010 lors d'une réunion du cabinet de sécurité puis le 4 février 2011 à l'issue d'une rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l'envoyé du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie) Tony Blair.
"Le nouveau régime ne s'est pas traduit par un assouplissement tangible des exportations", selon le rapport, indiquant que leur niveau de novembre à avril représente 5 % du volume antérieur au blocus et se limite à des fleurs et tomates-cerises à destination de l'Europe, Israël fermant aux produits de Gaza l'accès à leurs marchés naturels en Cisjordanie et en territoire israélien. 

L'occupation démolit des tentes et des foyers de résidents de Bit Ad au sud d'Al-Khalil

[ 20/06/2011 - 23:19 ]
Al-Khalil – CPI
Les bulldozers de l'occupation sioniste ont démoli, le matin de ce lundi 20/6, des tentes et des foyers de résidents du village de Bir Ad à l'est de la ville de Yata, dans le sud de la province d'Al-Khalil en Cisjordanie.
Des sources locales ont déclaré que les bulldozers de l'occupation, accompagnés de patrouilles militaires, ont pris d'assaut le village de Dir Ad et ont commencé à démolir les tentes, les maisons et les parcs appartenant à la famille de Rab'i, d'Al-Adra et d'Abou Younès, sous prétexte qu'il y a eu des constructions dans une région militaire fermée. Des dizaines de citoyens sont alors expulsés, les forces occupants confisquant les tentes après la démolition. Elles ont aussi arrêté un citoyen.
Les sources ont ajouté que les forces sionistes prennent en cible les régions situées à l'est de Yatta de manière continue, où elles ont démoli, au cours des derniers mois, des dizaines de logements et d'établissements pour servir les colons et les soldats sionistes.

Il est demandé à l'Egypte de ne pas libérer l'espion Gharabil autrement que par un échange

[ 20/06/2011 - 23:31 ]
Le Caire – CPI
L'organisation "Waed" pour les prisonniers et les libérés a noté qu'il a été convenu, en consultation et en coopération avec le Centre d'études palestiniennes et les jeunes de la révolution égyptienne au Caire, de demander au Conseil suprême des forces armées et au gouvernement égyptien de ne pas libérer l'espion Ilan Gharabil, qui est actuellement détenu par les autorités égyptiennes, sauf à travers d'une opération d'échange.
Le directeur du Centre d'études palestiniennes au Caire, Ibrahim Aldrawi, a déclaré que ce qui s'est passé pendant l'ère de Moubarak en Egypte ne sera répétera jamais ; ce délateur est un espion militaire sioniste qui a travaillé sur le terrain et a violé les lois et les conventions internationales, en particulier le traité de Camp David.
Il a exigé la réalisation d'une opération d'échange de prisonniers entre l'entité sioniste et l'Egypte, similaire à l'opération négociée avec le Hamas. Les exigences du Caire doivent être plus élevées que les demandes du Hamas pour libérer les détenus dans les prisons sionistes.
De son côté, le directeur de l'organisation "Waed", Saber Abou Karch, a déclaré que depuis le premier moment de l'arrestation de l'espion sioniste au Caire, son organisation a parlé avec les Egyptiens, y compris les jeunes de la révolution égyptienne et le Centre des études palestiniennes au Caire, et une équipe de travail unifiée palestino-égyptienne a été formée afin de formuler les exigences pour la conclusion de l'opération d'échange entre les Egyptiens et l'ennemi sioniste.
Abou Karch a ajouté que des milliers de familles de prisonniers palestiniens comptent sur l'Egypte pour qu'elle ne libère pas l'espion sioniste autrement que par une opération d'échange.
Il a poursuivi que les exigences du Conseil suprême des forces armées comprennent la libération de tous les détenus égyptiens retenus dans les prisons sionistes, la libération de toutes les prisonnières palestiniennes, de tous les enfants captifs, des détenus malades, et la libération des détenus condamnés à la perpétuité, et la fin du dossier des prisonniers isolés dans les cellules sionistes.

1500 captifs malades entament une grève des médicaments

[ 20/06/2011 - 23:43 ]
Ramallah – CPI
Des sources juridiques rapportent que les captifs palestiniens malades, soit 1500 personnes, entament mardi 21 juin 2011 une grève des médicaments. Ils arrêtent de prendre leurs médicaments pour montrer leur solidarité avec le captif malade Attif Woridat.
En fait, Attif Woridat a entamé son treizième jour de grève de la faim, dans la prison israélienne d’Asqalan, pour contester son transfert dans cette prison où il ne peut être soigné de ses plusieurs problèmes de santé, au cœur comme aux poumons.
L’administration pénitentiaire portera la totale responsabilité de la vie du captif Attif et de tous les captifs palestiniens malades, car elle les met dans des lieux inadéquats pour leurs états. En outre, elle reporte toujours les soins dont ils ont besoin et leurs opérations chirurgicales.
Le captif Attif, originaire du village Al-Dahiriya, est détenu depuis 2002, bien qu’il ait une maladie au niveau du cœur. Il a besoin d’une opération au cœur ; et il souffre d’une tension sérieuse et d’un diabète avancé. Il a alors entamé cette grève de la faim dans cette prison d’Asqalan. Sa santé se détériore de plus en plus et il perd du poids de façon dangereuse.

Abou Marzouk : La formation du gouvernement de consensus sera le début d'une nouvelle phase

[ 20/06/2011 - 23:25 ]
Koweït – CPI
"Les discussions en cours entre le mouvement du Hamas et le Fatah autour de la formation du gouvernement vise à la formation d'un gouvernement qui sert le peuple palestinien et ses objectifs, et non pas d'un gouvernement qui satisfait l'occupation", a confirmé Dr. Moussa Abou Marzouk, vice-président du bureau politique du Hamas.
Il a noté qu'il faut se concentrer pour avoir un gouvernement qui sert le peuple palestinien et ses objectifs ; nous essayons de faire en sorte que ce gouvernement soit accepté par la communauté internationale, mais loin de vouloir satisfaire l'entité sioniste.
Abu Marzouk a attiré l'attention sur le fait que la formation du gouvernement de consensus marquera la fin de la phase de la division et le début d'une nouvelle étape caractérisée par l'unité et la cohésion du peuple palestinien, afin de réaliser ses objectifs.
Dans une interview accordée au journal koweitien Arrai, le vice-président du bureau politique du Hamas a de nouveau confirmé qu'il est possible d'ouvrir un dialogue avec l'entité sioniste, en disant : "Nous sommes depuis le début contre le dialogue et les négociations qui ont été créés par l'OLP avec les Sionistes".
"Il ne peut pas mener des négociations entre l'occupation et le peuple occupé", a-t-il ajouté. Il ne faut pas non plus mener "des entretiens si votre ennemi ne vous reconnaît pas et ne restaure votre droit confisqué".
Sur la nature de la solution retenue par le Hamas et le Fatah concernant le dossier des détenus politiques en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza, Dr. Abou Marzouk a assuré que ce dossier perturbe l'atmosphère de réconciliation, car il concerne l'homme palestinien.

Al-Bardawil nie avoir reçu une nouvelle offre dans l’accord d’échange

[ 21/06/2011 - 11:32 ]
Gaza – CPI
Le mouvement de résistance islamique du Hamas nie avoir reçu toute nouvelle proposition européenne officielle concernant l’accord d’échange de prisonniers avec l’occupation sioniste.
Le dirigeant au mouvement du Hamas, le Dr Salah al-Bardawil, a déclaré dans un communiqué dont le CPI a obtenu une copie : « Le Hamas n’a reçu aucune nouvelle offre formelle dans l’accord d’échange de prisonniers », affirmant que son mouvement acceptera l’accord lorsque ses conditions seront remplies.
La deuxième chaine hébreu a prétendu samedi dernier que l’Allemagne et la France ont intensifié leur rôle dans l’avancement du dossier du soldat captif Gilad Shalit, et que les deux pays ont offert certaines facilités au Hamas qui signifient en pratique la reconnaissance de la légitimité du mouvement à Gaza, en échange du repliement du dossier Shalit.
Parmi ces facilités se trouvent le fait de parvenir à des accords concernant les points de passage entre l’occupation et la Bande de Gaza, l’augmentation des investissements étrangers, et l’allégement du blocus sioniste imposé contre l’enclave.
Pour sa part, le colonel retraité de l’armée sioniste, Samuel Gordon, a appelé son gouvernement à entamer le processus des négociations directes avec le Hamas afin de parvenir à un accord bilatéral comprenant la réalisation de l’échange de prisonniers et donc la libération du soldat sioniste captif, Gilad Shalit.
Gordon a considéré que le refus du gouvernement sioniste de négocier directement avec le Hamas dans le dossier Shalit, et sa volonté de laisser la réalisation de l’opération d’échange à des médiateurs internationaux, constituent « un problème et un obstacle majeur » qui empêchent la réalisation de l’opération.
« Les arguments sur lesquels s’appuie Israël pour refuser de dialoguer avec le Hamas, tels que ce mouvement est son plus grand ennemi juré et qu’il continue de tirer des roquettes, sont des justifications fragiles qui ne peuvent aboutir à un accord bilatéral dans le dossier Shalit », a-t-il assuré.
Dans des déclarations publiées dimanche par le journal hébreu Haaretz, Gordon a insisté sur l’impossibilité d’ignorer les négociations avec le Hamas, car c’est un « mouvement vivant et bel et bien existant ». Tout en ajoutant : « Celui qui veut un accord avec les Palestiniens, et celui qui veut la libération de Shalit doit passer aux négociations directes avec le Hamas ».
L’ancien militaire sioniste a réaffirmé que les négociations directes sont « la garantie de parvenir à des accords difficiles, et elles ont une influence décisive sur l’issue de l’affaire ».

Une famille palestinienne tuée dans un bombardement de l’OTAN à Tripoli

[ 21/06/2011 - 10:19 ]
Ramallah – CPI
Quatre palestiniens d’une même famille sont tombés martyrs lundi dans un bombardement mené par les avions de l’OTAN sur des cibles dans la capitale libyenne, Tripoli.
Le ministère des Affaires étrangères à Ramallah a déclaré mardi qu’une famille palestinienne composée de quatre personnes a été tuée hier lundi, suite à un bombardement des forces de l’OTAN sur Tripoli.
Le ministère a précisé dans un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle de l’Autorité, que cela a été signalé à la Croix-Rouge internationale, indiquant que cette famille habitait auparavant dans le camp de Yarmouk à Damas.

63% des sionistes acceptent les conditions de Hamas pour un échange de prisonniers

[ 21/06/2011 - 13:22 ]
CPI
El Qods occupée-CPI
La majorité des sionistes a approuvé la conclusion d'un accord d'échange de prisonniers selon les exigences Hamas qui tient à la libération d'un millier de prisonniers palestiniens dont une liste nominative de 450 hamsaouites et ce contre la libération du soldat captif dans la bande de Gaza, Gilad Shalit.
Selon un sondage publié par le journal hébreu Haaretz, mardi (21-6), les partisans de l'accord, qui représentaient 63% du total des voix, ne se  sont pas  opposés  à la libération des prisonniers palestiniens dont les « mains sont souillées par le sang » selon l’occupant. Le sondage, mené par une institution appelée «Rafi Smith », affirme que 19% des enquêtés se sont opposés à l'accord, tandis que 18% se sont abstenus de voter.
Le journal dit que le nombre de ceux qui soutiennent cet accord dans l’entité sioniste est en hausse; or dans un sondage similaire mené le mois dernier de  Février, 61% ont exprimé leur soutien à la transaction, alors que 25% étaient contre.
De sa part Samson Lipman, chef de la soi-disant «campagne pour la libération de Shalit," a révélé qu’ « il ya eu une augmentation dans la proportion des partisans de l'accord et du retour de Shalit à sa famille ».
Il a noté que ces résultats doivent être  pris en considération  par les décideurs, appelant le président du gouvernement sioniste à assumer toute la responsabilité des conséquences de la poursuite de l’enlèvement de Shalit depuis cinq ans.

L’occupant démolit des maisons de citoyens à el-Hdidya dans la région du Jourdain

[ 21/06/2011 - 13:45 ]
CPI
El-Aghouar-CPI
Les forces de l’occupant soutenues par des  par des bulldozers militaires, ont démoli mardi matin (21-6) les tentes et les maisons des bidonvilles, appartenant à des familles d’el-Hdidya  de la région el Aghouar (Jourdain).
Des témoins ont déclaré que les soldats israéliens ont bouclé la zone après l’avoir assiégée, et ont commencé les travaux de démolition sous les détentes de coups de feu pour empêcher les citoyens bédouins de défendre leurs maisons.
Les sources ont ajouté que les opérations de démolition étaient effectuées sous le prétexte que cette région est une zone d'entraînement de l'armée sioniste, alors que les habitants possédaient des papiers justifiant leurs propriétés. Les familles touchées étaient : Abdullahi Hafidh Bani Oudah, Saleh Youssef Bisharat, et Ali Bisharat, Abdul Rahim Bisharat.
Dans une interview accordée à notre envoyé, un des habitants de la région, Adnan Bisharat, a accusé les autorités d'occupation de confisquer les terres de ce village au profit des colonies de «Roi» et Bakaout, dont une partie a été bâtie sur les terres d'el-Hdidya.
Il a dit que depuis le milieu des années soixante, et parallèlement avec l'établissement de colonies, «Israël» n’a pas cessé d’activer sa pression sur les citoyens du village de el-Hdidya afin qu’ils évacuent leurs terres.
Adnan a précisé que les autorités d'occupation ont imposé des restrictions sévères sur la liberté de circulation des citoyens dans la région d’el-Aghouar, ce qui pèse énormément sur  la vie des citoyens du village de el-Hdidya.
Il a également souligné les difficultés rencontrées par ces citoyens dans la commercialisation de leurs produits agricoles à travers la Cisjordanie dont les commerçants ont du mal à atteindre el-Hdidya et les communautés voisines, cela sans parler de la privation d' eau subie par les habitants .

L’occupant sioniste transfère le député détenu Hassen Youssef de la prison de Ichel au camp militair

[ 21/06/2011 - 15:18 ]
CPI
Des sources proches de la famille du député détenu Cheikh Hassen Youssef ont affirmé aujourd’hui, 21/06/2011, que l’administration pénitentiaire de la prison de Ichel à Beer Saba a transféré subitement le détenu au camp militaire de Oufer. Les forces l’occupant l’avaient transféré quelques jours auparavant de la prison d’Ennkab à celle de Ichel.
Ces mêmes sources ont ajouté que Cheikh Youssef devrait normalement quitté la prison après cinq jours, donc le dimanche 26/06/2011.
Rappelons que le député Hassen Youssef a été détenu plusieurs fois dont la dernière revient à la date de septembre 2005 où il avait été jugé de six ans et demi de prison ferme.

Haniyeh : Les convois anti-blocus démasquent les crimes de l’occupation

[ 21/06/2011 - 14:30 ]
Gaza – CPI
Ismail Haniyeh, Premier ministre du gouvernement palestinien, a affirmé que les convois anti-blocus contribuent considérablement à exposer le vrai visage de l’occupation sioniste et à faire la lumière sur ses crimes contre le peuple palestinien. Il souligne également que les convois prouvent que la population de Gaza n’est pas seule face aux pratiques de l’occupation.
Haniyeh a déclaré lundi soir, lors de son accueil des membres du convoi « Miles of Smiles 3 » à Gaza, que le convoi montre clairement que Gaza souffre toujours de l’occupation et du blocus, et révèle la supercherie sioniste qui trompe le monde en disant que les passages sont ouverts.
Il a précisé que « ce convoi prouve que le peuple palestinien, et en particulier les habitants de la Bande de Gaza, ne sont pas seuls, car ce convoi comprend une élite d’hommes et de femmes de pays différents pour qu’ils soient la profondeur stratégique dans le soutien au peuple palestinien pour briser le blocus, et mettre un terme aux crimes odieux de l’occupation ».
« Nous disons cela car l’occupation cherche à isoler le peuple palestinien et Gaza en particulier, et ce convoi confirme l’échec de la politique d’isolement, après Dieu, nous comptons sur vous et nos racines arabes, islamiques et humanitaires », a-t-il ajouté.
Il a poursuivi : « C’est la troisième fois que nous avons l’honneur de rencontrer le convoi Miles of Smiles (milliers de sourires), à tel point que ce titre est devenu l’une des composantes de la culture palestinienne ». Il a exprimé sa profonde gratitude pour les efforts considérables qui ont été prodigués jusqu’à ce que le convoi arrive à Gaza.
« Il se peut que certains considèrent votre arrivée à Gaza comme la dernière étape, mais nous savons que derrière cette étape se trouve un effort et un travail importants, veuillez donc accepter tout notre amour, respect et considération », a-t-il assuré en précisant que le convoi comporte de nombreux enseignements et implications pour les Palestiniens, les Arabes, les musulmans et les hommes libres dans le monde.
Il a affirmé que parmi les implications de ce convoi il y a le fait qu’il ait permis de renforcer la détermination du peuple palestinien face à l’occupant et au blocus, il a ainsi un impact significatif sur l’homme palestinien dans ce qu’il affronte comme agressions, occupation et embargo. Il lui donne plus de pouvoir et de volonté d’établir l’Etat de libération, l’indépendance et le retour.
Une promesse de continuer
De son côté, le Dr Issam Youssef, coordinateur général de la Campagne, a promis de poursuivre les convois et le soutien au peuple palestinien. Il a affirmé que l’occupation ne réussira pas à empêcher les militants d’accéder à la Bande de Gaza et que le nombre de pro-palestiniens ne cesse de croître.
« Nous sommes venus avec Miles of Smiles pour dessiner des sourires sur les visages des enfants de Gaza », a-t-il indiqué, en précisant que le convoi transporte des médicaments d’une valeur d’un demi-million de dollars, dont 10 sortes manquantes à Gaza, ainsi que du lait infantile et d’autres médicaments qui ont été apportés en coordination avec le ministère de la Santé.

lundi 20 juin 2011

Un Accord entre Palestiniens et Israeliens est urgent selon Shimon Peres

20/06/2011 
Jerusalem – PNN – 
Le Président israélien Shimon Peres a déclaré dimanche que le temps presse et qu'un accord de paix avec les palestiniens est urgent. Dans une interview pour CNN, le Président a dit que ''c'est très urgent. Je pense qu'aucun des deux camps n'a beaucoup de temps. Nous devons agir de façon dynamique.''
En l'absence de négociations, l'Autorité Palestinienne entend demander la reconnaissance d'un État palestinien indépendant auprès de l'ONU en septembre.
Le Président Peres insiste sur le fait que si les palestiniens déclare un État indépendant aux Nations Unies en dehors d'une Paix négociée, ce serait une erreur.
''S'il y a une déclaration, cela ne va pas changer la situation. Ce n'est pas suffisant de déclarer, il faut un accord'' a t-il dit.
Peres a apporté son soutien à une solution à deux États, comme l'a souligné le Président US Barack Obama dans son discours sur le Moyen-Orient le mois dernier. Le Président israélien croit que la solution à un État trahirait la nature juive de l'État d'Israël.
''S'il y a un seul État sans majorité claire, ou un État sans majorité juive, cela irait à l'encontre de tout ce pour quoi nous essayons de travailler'' a déclaré Peres.
Il a aussi ajouté que le gouvernement Netanyahu ''essai d'arriver à la paix.'' 

Prendre ses responsabilités

publié le lundi 20 juin 2011
Dominique Vidal

 
En trois décennies de reportages journalistiques en Israël, je n’avais jamais ressenti une telle atmosphère de panique au plus haut niveau.
Affirmant que le conflit avec les Palestiniens serait « insoluble [1] », le Premier ministre Benyamin Netanyahou parle de réunir une « majorité morale » (sic) de trente à cinquante pays (sur 192 !). Sa challenger Tsipi Livni, leader du parti Kadima, estime que ces déclarations « enterrent la perspective d’un accord de paix et d’une vie normale [2] ». Quant au président Shimon Peres, il s’inquiète : « Nous allons dans le mur. (…) Quiconque accepte le principe de base des frontières de 1967 bénéficiera du soutien international. Quiconque le refusera perdra le monde [3]. »
Voilà qui en témoigne sans le moindre doute : c’est une bataille décisive qui se livre actuellement sur la scène internationale. Près de soixante-quatre ans après le partage de la Palestine par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) en deux Etats, dont seul le premier a vu le jour, la question de la reconnaissance internationale du second et de son admission aux Nations unies semble désormais à portée de main. La majorité requise des deux tiers est en vue, et, d’ici à septembre, elle pourrait être largement dépassée. Et si, titulaires d’un droit de veto au Conseil de sécurité, les Etats-Unis peuvent bloquer pour un temps ce processus, ils risqueraient de payer un tel sabotage très cher, alors qu’ils tentent d’accompagner les révolutions arabes en cours…
Soyons clairs : une victoire dans cette bataille, dorénavant possible, ne résoudrait pas tous les problèmes d’un coup de baguette magique. De la délimitation précise des frontières au démantèlement des colonies, de la destruction du mur aux garanties de la sécurité pour les deux peuples, en passant par les modalités de la mise en œuvre du droit au retour de réfugiés, tout resterait à négocier, puis les résultats de cette négociation à imposer. La reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale ne constituerait donc qu’une étape dans la lutte pour l’autodétermination de ce peuple, condition sine qua non d’une paix durable au Proche-Orient…
Mais cette étape-là modifierait profondément la « règle du jeu ». Sur le terrain, Israël demeurerait l’occupant et la Palestine l’occupée, mais cette dernière ne serait plus abandonnée dans ce face à face inégal par une communauté internationale aussi lâche qu’impuissante. Reconnus Etats souverains l’un comme l’autre, ils disposeraient, aux yeux de l’ONU et donc de la communauté internationale, des mêmes droits et des mêmes devoirs, y compris le recours au chapitre VII. Et cela transformerait les conditions mêmes des tractations : celles-ci se dérouleraient, non plus bilatéralement et sous les auspices d’un parrain partial, mais dans le cadre des Nations unies et sur la base de leurs résolutions.
Qu’on lise les commentaires des médias israéliens et pro-isaéliens : il n’est pas besoin d’être Hercule Poirot ou Maigret pour deviner qui perd et donc qui gagne à ces changements. Il n’est toutefois pire autiste que celui qui ne veut pas comprendre. Alors que ce combat majeur devrait mobiliser les énergies de tous les amis de la Palestine afin de faire entendre et donc peser la voix des peuples massivement solidaires, certains font la fine bouche et accumulent les arguties… contre la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Ce serait un « piège », prétend l’un ; une « trahison », renchérit l’autre ; « attention aux illusions », conclut le troisième…
A ces révolutionnaires « stratèges » auto proclamés et omniscients ès libération du monde entier, une réponse simple s’impose. Primo, c’est aux Palestiniens et à eux seuls de décider comment ils entendent défendre leur cause : toute prétention à décider à leur place relève d’une sorte de « néocolonialisme » appliqué au mouvement de solidarité. Secundo, après la réconciliation intervenue entre Fatah et Hamas et qui débouchera […], espérons-le, sur un gouvernement d’union préparant des élections démocratiques, il serait irresponsable de continuer à jeter de l’huile sur le feu d’une division mortifère : lorsque Khaled Meechaal se prononce pour un Etat dans les frontières de 1967, pourquoi se livrer à la surenchère ? Tertio, l’enjeu ne concerne pas les dogmes ou les phantasmes politiciens de tel ou tel, mais l’avenir d’un peuple qui, depuis des décennies, est discriminé en Israël et privé de tout droit en Palestine occupée comme dans la plupart des pays où il vit en exil, à commencer par celui de vivre librement et en paix dans une patrie souveraine.
Chaque véritable ami de la Palestine - qu’il accepte la perspective d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël ou rêve d’un Etat binational - ne devrait avoir pour l’heure qu’une priorité : contribuer à la victoire de la grande campagne engagée par le mouvement national palestinien enfin réunifié. Notre mission spécifique : peser suffisamment pour que la France, sans attendre, reconnaisse l’Etat de Palestine et rassemble autour de cette position, d’abord au sein de l’Union européenne, puis à l’Assemblée générale et au conseil de sécurité de l’ONU. Tel-Aviv et Washington ayant refusé les ultimes négociations proposées par Paris, il y a encore moins de raison d’hésiter.
Voilà ce que nos amis palestiniens - tous nos amis palestiniens - nous demandent. Plus que jamais, les partisans du « tout ou rien » sont les partisans du « rien du tout ». La « radicalité » au nom de laquelle certains s’opposent à la reconnaissance de l’Etat de Palestine les conduira-t-elle à partager le refus de Netanyahou et de Lieberman ? Ce serait quand même paradoxal…
Répétons-le : sauf à prendre son nombril pour le centre du monde, chacun de nous doit prendre ses responsabilités. La libération de la Palestine ne s’accomplira pas en France selon une stratégie française, mais en Palestine et dans l’arène internationale en vertu d’une stratégie palestinienne élaborée unitairement, avec la solidarité active des Français et de tous les peuples épris de liberté dans le monde.
[1] Haaretz, 15 juin 2010. 
[2] Haaretz, 16 juin 2010.
[3] Haaretz, 17 juin 2010.
Dominique Vidal est Co-auteur avec Alain Gresh et Emmanuelle Pauly des 100 clés du Proche-Orient, Fayard, Paris, 2011.

Le besoin d’une position politique claire

publié le lundi 20 juin 2011
Salah Hamouri

 
Nous sommes aujourd’hui dans une nouvelle situation après les révoltes du monde arabe, la cause palestinienne peut redevenir une priorité dans certains pays ou le peuple se bat pour ses droits.
Depuis plus de vingt ans, la cause palestinienne est transférée d’une conférence á une autre , d’ une administration américaine á des dirigeants européens qui voudraient trouver une fin á ce conflit mais rien n’ a pu être achevé même au minimum pour les points essentiels . Aujourd’ hui, on peut se demander ce que la nouvelle initiative française pour une conférence de paix cet été va nous apporter.
On peut se demander si cette initiative a été présentée pour servir les intérêts de la France sur la scène internationale ou ceux du peuple palestinien ou bien encore pour aider les américains á administrer la crise. Nous sommes aujourd’hui dans une nouvelle situation après les révoltes du monde arabe, la cause palestinienne peut redevenir une priorité dans certains pays ou le peuple se bat pour ses droits. La réconciliation inter palestinienne est aussi un facteur primordial.
L’Autorité Palestinienne a accepté cette initiative très vite mais avant, il faudrait que la France sorte du cercle de l’influence américaine et adopte une position claire face á la politique de l’occupation israélienne. Cette occupation est illégale devant le droit international et les droits légitimes du peuple palestinien doivent être reconnus avant tout début de conférence ou de négociations y compris le droit au retour des réfugiés ( résolution 194).
Notre demande est claire, avant tout début de conférence ou d’ initiative , nous demandons le respect des résolutions des Nations unies et du droit international .
Il faudrait aussi adopter une position claire et condamner le nettoyage ethnique de Jérusalem que les nations démocratique critiquent avec tiédeur en restant inactives.
Nous remercions les pays qui apportent une aide économique à l’Autorité Palestinienne mais cela ne peut remplacer ce à quoi nous aspirons , l’ indépendance et la liberté .
La Palestine ne doit pas être un champ d’expérimentation diplomatique car nous payons l’échec de chaque conférence et chaque échec renforce et légitimise un peu plus l’ occupation , Si le peuple palestinien est acculé et n’ a plus aucun choix, le désespoir pourrait amener à une explosion dans le pays .
Pour finir, je veux remercier au nom de mes camarades tous les amis du peuple palestinien en France ou ailleurs.
Je ne vous répéterai jamais assez que pour nous, vous êtes une porte ouverte sur l’ espoir .
Salah Hamouri le 13 juin 2011 Prison de Guilboa , section 1

Bateau français pour Gaza : Enorme succès de la manifestation de Marseille

publié le lundi 20 juin 2011
AFPS

 
Quelques milliers de personnes réunies sur le Vieux port ont manifesté samedi 18 juin leur soutien à la campagne "un bateau français pour Gaza", dont les bateaux se joindront dans les tout prochains jours à la Flottille de la Liberté II, pour exiger la fin du blocus illégal de Gaza et l’application du droit international.
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7 M. Warchawsky 6 5 

Des juifs américains dans le bateau de la flottille pour Gaza

20/06/2011
Plusieurs Américains d'origine juive seront à bord du bateau américain qui fera partie de la nouvelle flottille en route pour Gaza dans la dernière semaine de juin, a indiqué lundi l'organisatrice de la mission Leslie Cogan.
"Nous avons 36 passagers, plus quatre membres d'équipage et neuf journalistes. Nous n'avons aucune arme. Nous cherchons la justice pour Gaza", a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse. Quelque 28% des passagers du bateau américain sont d'origine juive, a expliqué Leslie Cogan.
Richard Levy, lui-même passager d'origine juive, a souligné qu'il "est important qu'il y ait des juifs sur ce bateau". "Le lobby juif dans ce pays est si puissant", a-t-il ajouté.
"Nous ne pouvons pas être en faveur du blocus de Gaza par les Israéliens, c'est moralement et juridiquement insupportable", a-t-il ajouté. "Il ne faut plus que des gens soient assassinés au nom des juifs", a-t-il dit.
Le bateau "The Audacity of Hope" partira d'Athènes et se joindra à la flottille qui comptera au total une dizaine de bateaux avec à leur bord entre 500 et 600 passagers issus de 22 pays, a précisé Leslie Cogan.
Le navire américain transportera aussi 3 000 lettres de soutien au peuple de Gaza, "ce sera un cargo d'amitié, un cargo de paix", a-t-elle ajouté.
Leslie Cogan a également expliqué que l'objectif de cette mission était d'alerter le Congrès américain. "Nous sommes 36 passagers mais des milliers d'Américains feront en fait route avec nous sur ce bateau", a-t-elle dit.
Neuf passagers turcs, à bord de l'un des navires de la première flottille vers Gaza, avaient été tués en mai 2010 par un commando israélien qui cherchait à empêcher tout débarquement. Cela avait entraîné une vague de protestations au sein de la communauté internationale.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait demandé fin mai "à tous les gouvernements concernés" d'user de leur influence pour décourager toute nouvelle flottille vers Gaza, craignant que cela ne dégénère en incidents violents.

Une majorité de Palestiniens pour l'unité sur la ligne de l'OLP pas du Hamas (sondage)

20/06/2011
Une nette majorité de Palestiniens (61%) veut que le gouvernement d'indépendants que tentent de former le Fatah et le Hamas suive la ligne de l'OLP et du président Mahmoud Abbas, et non celle du mouvement islamiste, selon un sondage publié lundi.
En outre, une majorité (59%) croit au succès de la réconciliation en cours entre les mouvements rivaux, mais plus de la moitié (55%) en attend de nouvelles sanctions internationales, contre 37% de l'avis opposé sur ces deux questions, révèle l'enquête réalisée par le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR) à Ramallah (Cisjordanie).
Le gouvernement de réconciliation devra suivre la politique de M. Abbas et de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) qu'il préside, selon 61% des personnes interrogées, une minorité de 18% privilégiant le programme du Hamas.
En outre, le candidat proposé par le Fatah pour diriger ce gouvernement transitoire, l'actuel Premier ministre de l'Autorité palestinienne Salam Fayyad, (à 45%) arrive loin devant Jamal al-Khodari, député indépendant de Gaza soutenu par le Hamas (22%), 12% allant à d'autres personnalités.
La moitié estime que les deux mouvements sortent tous deux gagnants de la réconciliation conclue le 27 avril au Caire, tandis que 12% et 11% considèrent respectivement le Hamas et le Fatah comme le vainqueur, précise le sondage.
S'agissant des facteurs qui ont permis la réconciliation, une majorité relative l'attribue à la chute du président égyptien Hosni Moubarak (29%), devant les manifestations populaires pour la fin de la division en Cisjordanie et dans la bande de Gaza (27%), l'échec des négociations avec Israël (21%) et la contestation du régime de Damas, qui abrite la direction du Hamas (12%).
Mahmoud Abbas a réaffirmé à maintes reprises que le nouveau gouvernement suivrait le programme de l'OLP. Le chef du mouvement islamiste Khaled Mechaal a pour sa part annoncé que le Hamas s'engageait à "l'objectif national commun" d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967 et ne s'opposerait pas à la reprise des pourparlers avec Israël.
Cette enquête a été réalisée en face à face sur un échantillon de 1.200 adultes du 16 au 18 juin en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec une marge d'erreur de 3%. 

Fateh et Hamas campent sur leurs positions pour le choix du Premier ministre

20/06/2011
Le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas ne parviennent toujours pas à s'entendre sur le prochain chef du gouvernement, bloquant une réconciliation pour laquelle le mouvement islamiste a déjà donné des gages.
Une rencontre prévue mardi au Caire entre Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal pour trancher la question de la formation d'un gouvernement d'indépendants a été reportée sine die.
"La véritable raison du report de la formation du gouvernement et de la rencontre est le désaccord sur (l'actuel Premier ministre de l'Autorité palestinienne Salam) Fayyad pour diriger le nouveau gouvernement", a indiqué à l'AFP un responsable palestinien sous le couvert de l'anonymat.
"Le président Abbas insiste pour présenter Salam Fayyad, que le Hamas refuse catégoriquement et sans appel, ce qui a conduit les deux parties à reporter la réunion, plutôt que de devoir annoncer l'effondrement de la réconciliation" conclue le 27 avril au Caire, a expliqué ce responsable.
Le choix de "M. Fayyad n'est pas souhaitable car son nom est lié à la division palestinienne, à l'endettement de l'économie palestinienne et aux campagnes des services de sécurité contre la résistance", a affirmé lundi à l'AFP Ismaïl Radwane, un dirigeant du Hamas à Gaza.
"La réunion est reportée jusqu'à ce qu'une nouvelle date soit fixée dans les prochains jours afin de garantir la meilleure atmosphère possible pour le succès de l'accord de réconciliation", a déclaré dimanche le responsable de ce dossier au sein du Fateh, Azzam al-Ahmad.
M. Ahmad a précisé que le Fateh avait pris l'initiative de ce report afin de "créer le climat approprié", et de donner davantage de temps aux discussions, M. Abbas étant attendu mercredi pour une visite en Turquie.
Selon Samir Awad, professeur de science politique à l'Université de Bir Zeit, près de Ramallah, "Fayyad est le candidat du président Abbas et non pas du Fateh en tant que tel, où certains sont d'avis de renoncer à sa candidature pour en proposer d'autres".
"Le Hamas a coupé tous les ponts pour accepter Fayyad et persiste dans son refus", a souligné M. Awad, dans une déclaration à l'AFP.
Une renonciation du Hamas à ce rejet paraît d'autant plus improbable qu'il a consenti à des concessions significatives pour sceller la réconciliation, déclenchant une passe d'armes entre Mahmoud Zahar, principal idéologue du mouvement islamiste à Gaza, et Khaled Mechaal, chef du bureau politique, en exil à Damas.
M. Zahar, qui a participé aux discussions avec le Fateh en avril, a reproché à M. Mechaal ses propos au Caire lors de la cérémonie officielle de réconciliation le 4 mai et dans les médias les jours suivants, estimant qu'il n'était "pas mandaté pour faire de telles déclarations".
"Ce que j'ai entendu de Khaled Mechaal lors de la cérémonie de signature au Caire, je ne pensais jamais le lui entendre dire", a confié jeudi à des journalistes le négociateur palestinien Mohammad Chtayyeh, membre du comité central du Fateh.
"Il a dit +nous acceptons deux Etats sur les frontières de 1967+, +nous ne sommes pas pour la violence+ et il a dit +mon cher Abou Mazen (Mahmoud Abbas, NDLR), vous avez négocié avec les Israéliens pendant vingt ans, s'il vous faut davantage de temps, vous avez mon accord", a rappelé M. Chtayyeh.
"Ce qui intéresse la communauté internationale, ce ne sont pas des noms, mais un programme politique qui réponde à ses exigences. Autrement dit le programme politique de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), qui respecte les accords signés, renonce à la violence et accepte le principe d'une solution à deux Etats", a-t-il ajouté.

Flotille vers Gaza: des militants irlandais demandent l'appui de Dublin

20/06/2011
Des militants irlandais participant à la flotille internationale vers Gaza ont appelé lundi le gouvernement irlandais à intervenir auprès d'Israël pour autoriser le passage des bateaux vers l'enclave palestinienne.
Quelque 25 militants irlandais prendront place à bord du "Saoirse" (liberté en gaélique), un des navires de la flotille d'une douzaine de bateaux embarquant des citoyens de plus de 20 pays vers Gaza, selon les organisateurs irlandais.
"Nous appelons le gouvernement irlandais à demander à Israël qu'il autorise l'acccès au port de Gaza. Israël n'a absolument aucun droit, légal ou moral, d'arrêter la flotille", a indiqué le coordinateur des militants irlandais Fintan Lane, qui participait déjà à la première flotille en mai 2010.
Neuf passagers turcs d'un des navires de la première flottille avaient été tués en mai 2010 par un commando israélien qui cherchait à empêcher tout déparquement à Gaza, soulevant une vague de réprobation internationale.
Quelque 130.000 euros de contributions ont permis de financer la campagne irlandaise pour participer à la flotille, et acheminer des biens tels que médicaments et équipements sportifs.
Parmi les participants figurent le député européen du parti socialiste Paul Murphy, l'ancien député du Fianna Fail Chris Andrews, l'ancien international de rugby Trevor Hogan et des conseillers locaux, ainsi que des militants d'Irlande du Nord et de la République d'Irlande.
Les organisateurs turcs ont annoncé vendredi qu'ils renonçaient finalement à la participation du Mavi Marmara, le ferry turc attaqué par le commando israélien en 2010, qui devait à nouveau prendre la tête de la nouvelle flottille internationale. Ils ont invoqué des raisons techniques.
Un responsable gouvernemental israélien a précisé dimanche à l'AFP que sa politique était "inchangée" et que les autorités feraient le nécessaire pour que le blocus maritime de la bande de Gaza soit respecté. 

Jérusalem-Est: Paris préoccupé par l'agrandissement de logements d'une colonie

20/06/2011
La France est "vivement préoccupée" par l’autorisation donnée par Israël en vue d'agrandir 2.000 logements dans une colonie à Jérusalem-Est, a indiqué lundi le ministère des Affaires étrangères, appelant Israéliens et Palestiniens à reprendre les négociations de paix.
"Notre position est constante: la colonisation est illégale au regard du droit international, tant en Cisjordanie qu’à Jérusalem-Est", a réagi Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, au cours d'un point presse.
"Nous appelons les parties à reprendre des négociations sur la base des principes contenus dans l’initiative française présentée par Alain Juppé à MM. (Benjamin) Netanyahu (Premier ministre israélien) et (Mahmoud) Abbas (président palestinien), lors de sa récente visite au Proche-Orient, et à s’abstenir de gestes unilatéraux qui sapent la confiance nécessaire à cette reprise", a ajouté M. Valero.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait effectué début juin une visite de 36 heures en Israël et dans les Territoires palestiniens, où il avait défendu un projet de conférence de paix israélo-palestinienne d'ici la fin juillet, à Paris, sur la base des paramètres énoncés par le président américain Barack Obama.
M. Obama s'était prononcé le 19 mai en faveur de pourparlers pour un Etat palestinien sur la base des lignes de 1967, c'est-à-dire couvrant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, moyennant des échanges de territoires négociés avec Israël, ce qu'a rejeté Israël.
L'annonce dimanche par le gouvernement israélien d'autoriser l'agrandissement de 2.000 logements dans le quartier de colonisation juif de Ramat Shlomo, dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, a coïncidé avec une rencontre à Jérusalem entre M. Netanyahu et la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton.
Mardi à Paris, Alain Juppé s'entretiendra avec le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, actuellement en France. "Cet entretien sera l'occasion d'aborder la poursuite des efforts français en faveur d'une relance des négociations de paix avant septembre", a affirmé Bernard Valero.
"Il permettra également de rappeler la nécessité pour les autorités israéliennes de poursuivre leur politique d'allègement du blocus de Gaza et de faire le point sur les projets de flottille à destination de Gaza, auxquels la France est opposée", a ajouté le porte-parole.
Une quinzaine de navires en provenance de ports de la Méditerranée devraient appareiller d'ici la fin juin pour Gaza, les organisateurs de cette flottille d'aide humanitaire internationale ayant réaffirmé leur détermination à forcer le blocus israélien sur ce territoire. 

L’ancien patron du Mossad, frappé d'interdiction de déplacement à l’étranger

20 Juin 2011 16:17 
IRIB- L’ancien patron du service d’espionnage israélien, le Mossad, a été frappé d'interdiction de déplacement à l’étranger. Selon Farsnews, qui cite le canal 2 de la télévision israélienne, l’ancien chef du Mossad, Meir Dagan, a été frappé d'interdiction de déplacement à l’étranger, après avoir critiqué le Premier ministre Benyamin Netanyahu et le ministre de la Guerre Ehud Barak.  
Lien 

Procès BDS du 17 juin : interview des témoins (Vidéo)

lundi 20 juin 2011, par redacteur_OZ
CAPJPO-EuroPalestine

Cheikh Salah poursuivra ceux qui l’ont accusé d’antisémitisme

[ 20/06/2011 - 18:49 ]
CPI
London-CPI
Le Forum Palestinien a déclaré dans un communiqué que « le président du mouvement islamique dans les territoires occupés en 48, le cheikh Raed Salah poursuivra les journaux et les sites Internet qui l’ont accusé durant la dernière semaine, d’ "antisémitisme ". Cheikh Salah a catégoriquement nié ces accusations, déclarant qu'il n'a pas dit contre les Juifs les propos qui lui sont attribués. "
Des sites électroniques britanniques de l’extrême droite avaient refusé la visite de Cheikh Salah à London sous prétexte qu’il avait parlé en 2007 lors d’une manifestation à el-Qods occupée de ce qui est connu de Fatirat Eddam qu’attribuent  certaines sources aux juifs, ce qui avait été catégoriquement nié par le Cheikh affirmant qu’: «Il était déjà en procès en Israël pour la même accusation puis il a été acquitté étant donné que l’accusation n’a pas pu etre prouvée ».
Le responsable des relations et de l’information dans le Forum palestinien, M. Zaher Birawxi a dit que «La campagne menée contre Cheikh Salah, intervient dans le contexte des efforts de l'establishment israélien et le lobby sioniste en Grande-Bretagne afin de prévenir la découverte par la société britannique de la vraie image de l'Etat d'occupation raciste contre ses citoyens palestiniens ».
Birawi a ajouté que Cheikh Salah, à coté de sa participation à la "Journée annuelle de la Palestine», organisée en Grande Bretagne par le Forum palestinien, devra effectuer, à l’aide de l’Organisation de Contrôle sur le Moyen Orient, un certain nombre de réunions avec des parlementaires, des journalistes, et avec des institutions et des associations de solidarité. Il a ajouté que la campagne contre le Cheikh ne pourra pas le dissuader de venir à Londres pour participer à la Journée annuelle de la Palestine.
Il est à noter que la journée de la Palestine sera organisée cette année dans les deux villes de London et de Manchester le 2 et 3 juillet prochain où il participera au grand meeting qui rassemblera des milliers de la communauté palestinienne et arabe ainsi que les britanniques. Cette journée connaitra plusieurs activités culturelles, artistiques et patrimoniales.

L’administration pénitentiaire sioniste maltraite le détenu de Hamas Nakhla

[ 20/06/2011 - 18:51 ]
CPI
 Naplouse-CPI
Dans le but de faire monter la tension, les présumés Services des Prisons sionistes ont transféré dans la matinée du lundi (20-6) le représentant du Hamas Bajis Nakhleh,  de la prison du Néguev à la prison de Nafha, sans donner de raisons.
M. Fouad Khuffash, directeur du Centre d'étude sur les prisonniers et les droits de l’homme « Ahrar », a déclaré que Nakhla, un des figures emblématiques de la résistance et des détenus palestiniens, a passé plus de dix ans dans les prisons de l'occupation, et que son transfert de cette prison et de cette manière oppressive et provocatrice est un grand défi et une provocation pour les prisonniers.
Khuffash a ajouté qu’ «à travers ces provocations telles l’oppression, le transfert, l’isolement des leaders et des symboles de la résistance et la fouille après mettre à nu les détenus…, l'administration pénitentiaire cherche à pousser les prisonniers à entrer dans une confrontation."
Khuffash a parlé d’une série d’entretient intensifs qui a réuni les leaders du mouvement des détenus et les services pénitentiaires, et que les prisonniers ont annoncé clairement qu'ils ne garderont pas pour longtemps leur silence envers cette escalade de la situation provoquée par l'administration pénitentiaire, ajoutant que le report de la grève prévue pour ce lundi, intervient suite à la demande de l'administration pénitentiaire et qu’ils sont en attente d'une réponse définitive surtout en ce qui concerne l'augmentation du nombre de prisonniers dans l’isolement dont le dernier n’est que  Tawfiq Abu Na'im, le représentant des prisonniers de Hamas.
Il est à noter que le détenu Nakhla est du camp Jalzoun, il est soumis à la détention administrative depuis trois ans et il a deux enfants également détenus.