lundi 4 janvier 2010

Riyad mécontent par la "position privilégiée" d'Israël


Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud Al-Fayçal
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud Al-Fayçal
10:52 03/01/2010
© RIA Novosti. Sergey Guneev
RIYAD, 3 janvier - RIA Novosti

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud Al-Fayçal a qualifié la position d'Israël de "privilégiée", d'autres pays n'exerçant sur lui aucune influence, et a estimé que, dans ces conditions, on ne réussirait pas à régler le conflit au Proche-Orient.

"Il est impossible de régler le conflit au Proche-Orient si la position d'Israël reste privilégiée", a déclaré le ministre prenant la parole samedi à Riyad lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue turc Ahmed Daoud Oglo.

Le ministre a qualifié Israël d'"enfant gâté de la communauté internationale" à qui beaucoup de choses sont permises. De l'avis d'Al-Fayçal, c'est bien l'absence de pressions sérieuses sur Israël de la part des Etats-Unis et d'autres pays dans le but de relancer le processus de règlement de paix, qui lui permet de se comporter comme tel.

Le ministre saoudien a estimé que la solution du problème palestinien et du conflit au Proche-Orient dans son ensemble est liée à un retrait d'Israël des territoires arabes occupés en 1967.

Le ministre turc des Affaires étrangères a de son côté exigé d'Israël d'arrêter la colonisation des terres palestiniennes en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est.

Les deux hommes ont fait ressortir la coïncidence des positions de l'Arabie saoudite et de la Turquie concernant la situation en Iran, au Yémen et en Afghanistan, et ont appelé à la création au Proche-Orient, dont Israël, d'une zone libre d'armes de destruction massive. Ils se sont prononcés en faveur d'un règlement négocié du problème nucléaire de l'Iran.

http://fr.rian.ru/world/20100103/185775770.html

Effondrement de la terre près de la moquée al-Aqsa à cause des excavations israéliennes

03 Jan 2010

Al-Qods occupée / "Un effondrement de terre a eu lieu hier dans la rue principale du quartier Silwane situé à mi-chemin de la mosquée al-Aqsa à cause des excavations israéliennes", a révélé la fondation palestinienne al-Aqsa pour les Waqfs et le Patrimoine.
Cité par l'agence palestinienne Maan (Ensemble), la fondation al-Aqsa a indiqué que cet effondrement a provoqué un fossé de 2 m. de longueur, 1 m. de largeur et 1.5 m. de profondeur.
La fondation al-Aqsa a aussi souligné que les autorités d'occupation israélienne entendaient établir un réseau de tunnels d'environ /700/ m de longueur au-dessous du quartier Silwane en direction de la mosquée al-Aqsa.
"Suite à cet effondrement, les forces israéliennes ont bouclé les lieux de l'effondrement et empêché les habitants de s'en approcher", a rapporté aujourd'hui l'agence palestinienne /Wafa/.
Cité par /Wafa/, le comité de la défense des terres et des établissements de Silwane a mis en garde contre de nouveaux effondrements en raison de la persistance d'Israël dans ses travaux d'excavation, faisant état de la fente de nombre d'édifices de Palestiniens habitant la vallée de Hilwa et la région de la porte des Magrébins du fait des opérations israéliennes continues de creusement .
Le comité a appelé à une intervention d'urgence sur tous les niveaux en vue d'arrêter ces excavations qui se propagent comme le cancer au-dessous des maisons et des établissements des Palestiniens près de la mosquée al-Aqsa.

N.S. / Gh.H.
http://www.sana.sy/fra/55/2010/01/03/264330.htm

Des rabbins Juifs prient pour la fin d'"Israël"!


03/01/2010
Quoiqu'ils ne soient pas majoritaires, mais certains rabbins juifs osent non seulement répudier la politique israélienne, mais aussi prier pour la fin de l'entité sioniste.
Selon l'agence de presse iranienne Fars, cette prière fatidique a été exprimé par des rabbins qui sont arrivés dans la bande de Gaza, dans le cadre d'un convoi baptisé " Marche de liberté pour Gaza" et organisé par 1400 activistes venus de plus de 40 pays.

" Nous prions Dieu pour supprimer l'état satanique Israël, afin que Juifs, Musulmans et Chrétiens puissant vivre en paix dans la Terre Sainte" a déclaré l'un d'entre eux, originaire des États-Unis, lors d'un point de presse organisé à Beit Hanoune où il est arrivé en compagnie des 80 activistes qui ont obtenu l'autorisation égyptienne. Et de préciser: «l'État d'Israël a été instauré sur une terre qui n'est pas la sienne (…) selon les textes de la Torah, il n'est pas prévu que les Juifs aient un état, et encore moins sur une terre qui n'est pas la leur, et après avoir tué ses autochtones ».

Ce rabbin appartenant à l'organisation Neturei Karta connu pour son anti sionisme, a présenté des excuses aux peuple palestinien, notamment dans la bande de Gaza, pour les crimes commis par les forces d'occupation sionistes au cours de la dernière guerre contre la bande de Gaza, qualifiant le gouvernement de Hamas dirigé par le Premier ministre Ismaïl Haniyeh de «gouvernement légitime".

S'adressant toujours au peuple palestinien, il a déclaré: «Nous le peuple des Juifs ne voulons pas d'un Etat juif en Palestine. Liberté pour la Palestine, pour Gaza et Jérusalem. Nos cœurs sont avec vous en souvenir de la Nakba, et ce que vous avez subi l'an dernier».

Et de conclure par ces propos: "ce démon du mal (Israël), nous portent grief à nous les Juifs du monde; il ne nous représente pas; le mouvement sioniste est corrompu, il a utilisé les Juifs pour commettre ses crimes et occuper des terres qui ne sont pas les leurs, ce qui est incompatible avec les textes de la Torah. Selon l'Ancien Testament, il est interdit d'envahir un pays habité par des frères et des amis qui nous ont accordé leur hospitalité …"
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118079&language=fr

Commandants militaires israéliens: riposter à toute attaque à partir du Liban


03/01/2010

Certains commandants de l'armée israélienne ont confirmé que les forces israéliennes sont prêts à riposter par des moyens terrestres, aériens ou maritimes, aux missiles lancés à partir du Liban, de la Syrie, de la Bande de Gaza et même de l'Iran, séparément ou en même temps.
Selon le site israélien ‘'whynet'' cette confirmation est survenue au cours d'une récente réunion secrète et extraordinaire entre les chefs militaires et des politiciens de haut rang, où ils ont discuté des stratégies, des moyens de lutte, et des tactiques de combat de l'armée israélienne, ainsi que des failles apparues durant la seconde guerre du Liban en 2006.
Bref une bonne pub.. A laquelle le député du Hezbollah, sayyed Nawaf al-Moussawi a répondu : « plus l’entité sioniste nous menace ou cherche à nous intimider, plus nous sommes déterminés à accroître notre capacité à riposter et à affronter l’ennemi ».

Il a souligné que la guerre contre le Liban n'est plus un pique-nique pour l'armée israélienne.

Et d’ajouter : "Nous sommes prêts à vous montrer à vous et maintenant ce que les moudjahidine sont capables de réaliser pour défendre le projet de la terre et de la dignité."

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118107&language=fr

Déclaration du Caire : pour en finir avec l’Apartheid israélien

dimanche 3 janvier 2010 - 08h:10

Marcheurs pour la Liberté de Gaza

Les Marcheurs pour la Liberté de Gaza ont approuvé aujourd’hui une déclaration visant à accélérer la campagne mondiale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien.
(JPG)
Environ 1400 militants internationaux ont participé au rassemblement en Egypte.

Environ 1400 militants venus de 43 pays ont convergé au Caire pour se rendre à Gaza pour se joindre à des Palestiniens en marche pour briser le siège illégal d’Israël. Ils ont été empêchés d’entrer à Gaza par les autorités égyptiennes.

En conséquence, les Marcheurs sont restés au Caire. Ils ont organisé une série d’actions non-violentes visant à pousser la communauté internationale à mettre fin au siège, ce qui est une étape dans la lutte plus large pour garantir la justice aux Palestiniens dans toute la Palestine historique.

Cette déclaration avance les objectifs qui suivent.


Non à l’Apartheid israélien

Déclaration du Caire

Nous, délégués internationaux réunis au Caire pour la Marche 2009 pour Liberté de Gaza, dans une réponse collective à une initiative de la délégation sud-africaine, statuons que :

Compte tenu :

- de la punition collective imposée par Israël sur les Palestiniens par l’occupation illégale et le siège de Gaza ;
- de l’occupation illégale de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la poursuite de la construction illégale du mur de l’Apartheid et des colonies ;
- du nouveau mur en construction par l’Egypte et les Etats-Unis, qui va resserrer encore le siège de Gaza ;
- du mépris pour la démocratie palestinienne montré par Israël, les Etats-Unis, le Canada, l’UE et d’autres après les élections palestiniennes de 2006 ;
- des crimes de guerre commis par Israël pendant l’invasion de Gaza il ya un an ;
- de la persistance d’une discrimination et de la répression auxquelse sont confrontés les Palestiniens en Israël ;
- de la poursuite de l’exil des millions de réfugiés palestiniens ;
- de tous les actes d’oppression qui sont basés en définitive sur l’idéologie sioniste qui sous-tend Israël ;
- en sachant que nos propres gouvernements ont donné à Israël un soutien direct économique, financier, militaire et diplomatique et lui ont permis d’agir avec impunité ;
- et en référence à la Déclaration des Nations Unies relative aux droits des populations autochtones (2007)

Nous réaffirmons notre engagement pour :

- l’autodétermination palestinienne
- la fin de l’occupation
- l’égalité des droits pour tous dans la Palestine historique
- l’intégralité du droit au retour des réfugiés palestiniens

Nous réaffirmons donc notre soutien à l’appel palestinien unitaire de Juillet 2005 pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) pour contraindre Israël à se conformer au droit international.

À cette fin, nous demandons et souhaitons aider à amorcer un mouvement global et de masse, démocratique et anti-apartheid à agir en pleine concertation avec la société civile palestinienne pour mettre en œuvre l’appel palestinien au BDS.

Conscients des nombreuses similitudes entre l’apartheid Israël et l’ancien régime d’apartheid en Afrique du Sud, nous proposons :

1) Une tournée internationale de conférences au cours des 6 premiers mois de l’année 2010 par les syndicalistes palestiniens et sud-africains et militants de la société civile, pour qu’ils soient rejoints par des syndicalistes et des militants engagés dans ce programme au sein du pays visité, afin d’expliquer directement la campagne BDS directement aux syndicalistes et au grand public au niveau international ;

2) La participation à la semaine contre l’Apartheid israélien en Mars 2010 ;

3) Une approche unitaire systématique pour le boycott des produits israéliens, associant les consommateurs, les travailleurs et leurs syndicats dans le commerce de détail, l’entrepôt et les transports ;

4) Développer le boycott académique, culturel et sportif ;

5) Lancer des campagnes visant à encourager le retrait des syndicats et des autres fonds de pension de sociétés directement impliquées dans l’occupation et/ou l’industrie militaire israélienne ;

6) Lancer des actions en justice visant le recrutement à l’extérieur de soldats pour servir dans l’armée israélienne ; poursuivre les criminels de guerre du gouvernement israélien ; se coordonner avec le « Citizen’s Arrest Bureaux », afin de traduire devant la justice les criminels de guerre israéliens ; à soutenir le rapport de Goldstone et l’application de ses recommandations ;

7) Faire campagne contre le statut d’organisation de bienfaisance attribué au Fonds National Juif (JNF).

Nous lançons un appel aux organisations et aux individus engagés dans cette déclaration à la signer et à travailler avec nous pour la traduire dans la réalité.

Vous pouvez nous écrire à : cairodec@gmail.com

Premiers signataires :

(* l’affiliation est donnée uniquement pour information)

1. Hedy Epstein, Holocaust Survivor/ Women in Black*, USA

2. Nomthandazo Sikiti, Nehawu, Congress of South African Trade Unions (COSATU), Affiliate International Officer*, South Africa

3. Zico Tamela, Satawu, Congress of South African Trade Unions (COSATU) Affiliate International Officer*, South Africa

4. Hlokoza Motau, Numsa, Congress of South African Trade Unions (COSATU) Affiliate International Officer*, South Africa

5. George Mahlangu, Congress of South African Trade Unions (COSATU) Campaigns Coordinator*, South Africa

6. Crystal Dicks, Congress of South African Trade Unions (COSATU) Education Secretary*, South Africa

7. Savera Kalideen, SA Palestinian Solidarity Committee*, South Africa

8. Suzanne Hotz, SA Palestinian Solidarity Group*, South Africa

9. Shehnaaz Wadee, SA Palestinian Solidarity Alliance*, South Africa

10. Haroon Wadee, SA Palestinian Solidarity Alliance*, South Africa

11. Sayeed Dhansey, South Africa

12. Faiza Desai, SA Palestinian Solidarity Alliance*, South Africa

13. Ali Abunimah, Electronic Intifada*, USA

14. Hilary Minch, Ireland Palestine Solidarity Committee*, Ireland

15. Anthony Loewenstein, Australia

16. Sam Perlo-Freeman, United Kingdom

17. Julie Moentk, Pax Christi*, USA

18. Ulf Fogelström, Sweden

19. Ann Polivka, Chico Peace and Justice Center*, USA

20. Mark Johnson, Fellowship of Reconciliation*, USA

21. Elfi Padovan, Munich Peace Committee*/Die Linke*, Germany

22. Elizabeth Barger, Peace Roots Alliance*/Plenty I*, USA

23. Sarah Roche-Mahdi, CodePink*, USA

24. Svetlana Gesheva-Anar, Bulgaria

25. Cristina Ruiz Cortina, Al Quds-Malaga*, Spain

26. Rachel Wyon, Boston Gaza Freedom March*, USA

27. Mary Hughes-Thompson, Women in Black*, USA

28. David Letwin, International Jewish Anti-Zionist Network (IJAN)*, USA

29. Jean Athey, Peace Action Montgomery*, USA

30. Gael Murphy, Gaza Freedom March*/CodePink*, USA

31. Thomas McAfee, Journalist/PC*, USA

32. Jean Louis Faure, International Jewish Anti-Zionist Network (IJAN)*, France

33. Timothy A King, Christians for Peace and Justice in the Middle East*, USA

34. Gail Chalbi, Palestine/Israel Justice Project of the Minnesota United Methodist Church*, USA

35. Ouahib Chalbi, Palestine/Israel Justice Project of the Minnesota United Methodist Church*, USA

36. Greg Dropkin, Liverpool Friends of Palestine*, England

37. Felice Gelman, Wespac Peace and Justice New York*/Gaza Freedom March*, USA

38. Ron Witton, Australian Academic Union*, Australia

39. Hayley Wallace, Palestine Solidarity Committee*, USA

40. Norma Turner, Manchester Palestine Solidarity Campaign*, England

41. Paula Abrams-Hourani, Women in Black (Vienna)*/ Jewish Voice for Just Peace in the Middle East*, Austria

42. Mateo Bernal, Industrial Workers of the World*, USA

43. Mary Mattieu, Collectif Urgence Palestine*, Switzerland

44. Agneta Zuppinger, Collectif Urgence Palestine*, Switzerland

45. Ashley Annis, People for Peace*, Canada

46. Peige Desgarlois, People for Peace*, Canada

47. Hannah Carter, Canadian Friends of Sabeel*, Canada

48. Laura Ashfield, Canadian Friends of Sabeel*, Canada

49. Iman Ghazal, People for Peace*, Canada

50. Filsam Farah, People for Peace*, Canada

51. Awa Allin, People for Peace*, Canada

52. Cleopatra McGovern, USA

53. Miranda Collet, Spain

54. Alison Phillips, Scotland

55. Nicholas Abramson, Middle East Crisis Response Network*/Jews Say No*, USA

56. Tarak Kauff, Middle East Crisis Response Network*/Veterans for Peace*, USA

57. Jesse Meisler-Abramson, USA

58. Hope Mariposa, USA

59. Ivesa Lübben. Bremer Netzwerk fur Gerechten Frieden in Nahost*, Germany

60. Sheila Finan, Mid-Hudson Council MERC*, USA

61. Joanne Lingle, Christians for Peace and Justice in the Middle East (CPJME)*, USA

62. Barbara Lubin, Middle East Children’s Alliance*, USA

63. Josie Shields-Stromsness, Middle East Children’s Alliance*, USA

64. Anna Keuchen, Germany

65. Judith Mahoney Pasternak, WRL* and Indypendent*, USA

66. Ellen Davidson, New York City Indymedia*, WRL*, Indypendent*, USA

67. Ina Kelleher, USA

68. Lee Gargagliano, International Jewish Anti-Zionist Network (Chicago)*, USA

69. Brad Taylor, OUT-FM*, USA

70. Helga Mankovitz, SPHR (Queen’s University)*, Canada

71. Mick Napier, Scottish Palestine Solidarity Campaign*, Scotland

72. Agnes Kueng, Paso Basel*, Switzerland

73. Anne Paxton, Voices of Palestine*, USA

74. Leila El Abtah, The Netherlands

75. Richard Van der Wouden, The Netherlands

76. Rafiq A. Firis, P.K.R.*/Isra*, The Netherlands

77. Sandra Tamari, USA

78. Alice Azzouzi, Way to Jerusalem*, USA

79. J’Ann Schoonmaker Allen, USA

80. Ruth F. Hooke, Episcopalian Peace Fellowship*, USA

81. Jean E. Lee, Holy Land Awareness Action Task Group of United Church of Canada*, Canada

82. Delphine de Boutray, Association Thèâtre Cine*, France

83. Sylvia Schwarz, USA

84. Alexandra Safi, Germany

85. Abdullah Anar, Green Party - Turkey*, Turkey

86. Ted Auerbach, USA

87. Martha Hennessy, Catholic Worker*, USA

88. Louis Ultale, Interfaile Pace e Bene*, USA

89. Leila Zand, Fellowship of Reconciliation*, USA

90. Emma Grigore, CodePink*, USA

91. Sammer Abdelela, New York Community of Muslim Progressives*, USA

92. Sharat G. Lin, San Jose Peace and Justice Center*, USA

93. Katherine E. Sheetz, Free Gaza*, USA

94. Steve Greaves, Free Gaza*, USA

95. Trevor Baumgartner, Free Gaza*, USA

96. Hanan Tabbara, USA

97. Marina Barakatt, CodePink*, USA

98. Keren Bariyov, USA

99. Ursula Sagmeister, Women in Black - Vienna*, Austria

100. Ann Cunningham, Australia

101. Bill Perry, Delaware Valley Veterans for Peace*, USA

102. Terry Perry, Delaware Valley Veterans for Peace*, USA

103. Athena Viscusi, USA

104. Marco Viscusi, USA

105. Paki Wieland, Northampton Committee*, USA

106. Manijeh Saba, New York / New Jersey, USA

107. Ellen Graves, USA

108. Zoë Lawlor, Ireland - Palestine Solidarity Campaign*, Ireland

109. Miguel García Grassot, Al Quds - Málaga*, Spain

110. Ana Mamora Romero, ASPA-Asociacion Andaluza Solidaridad y Paz*, Spain

111. Ehab Lotayef, CJPP Canada*, Canada

112. David Heap, London Anti-War*, Canada

113. Adie Mormech, Free Gaza* / Action Palestine*, England

114. Aimee Shalan, UK

115. Liliane Cordova, International Jewish Anti-Zionist Network (IJAN)*, Spain

116. Priscilla Lynch, USA

117. Jenna Bitar, USA

118. Deborah Mardon, USA

119. Becky Thompson, USA

120. Diane Hereford, USA

121. David Heap, People for Peace London*, Canada

122. Donah Abdulla, Solidarity for Palestinian Human Rights*, Canada

123. Wendy Goldsmith, People for Peace London*, Canada

124. Abdu Mihirig, Solidarity for Palestinian Human Rights-UBC*, Canada

125. Saldibastami, Solidarity for Palestinian Human Rights-UBC*, Canada

126. Abdenahmane Bouaffad, CMF*, France

127. Feroze Mithiborwala, Awami Bharat*, India

128. John Dear, Pax Christi*, USA

129. Ziyaad Lunat, Portugal

130. Michael Letwin, New York City Labor Against the War (NYCLAW)

Labor For Palestine

1e janvier 2009 - Diffusé par Omar Barghouti (Boycott, Divestment and Sanctions)
Traduction de l’anglais : Info-Palestine.net

Abou Zouhri: Hamas est préoccupé par la réconciliation interne et ne s'intéresse pas aux propagandes

[ 03/01/2010 - 08:54 ]
Gaza - CPI

Le porte -parole du Hamas, Dr.Sami Abou Zouhri a déclaré que le Hamas s'attache fortement aux efforts déployés pour la réalisation de la réconciliation et se préoccupe afin de la mettre en scène, en confirmant que son mouvement ne s'intéresse pas à la propagande des autres.

Abou Zouhri a souligné lors des déclarations à" la chaîne d'al –Qods", le samedi 2/1, que le Hamas ne lance pas des slogans, mais il est préoccupé sérieusement par les efforts destinant la résussite de l'entente nationale, en appelant les leaders de Fatah à accepter l'appel du premier ministre Ismail Haniyeh pour l'entente interne.

Sous l'hombre de l'échec des prétendues négociations du compromis de paix, dés l'accord d'Oslo, Haniyeh a appelé les dirigeants de Fatah à ratifier la réconciliation interne sous des bases patriotiques et des nouveux arrangements accordés entre le Fatah et le Hamas.

Mechaal rencontre Al-Fayçal et affirme l'insistance du Hamas sur la sécurité des pays arabes

[ 03/01/2010 - 17:34 ]
Riyad – CPI

Une haute délégation du mouvement du Hamas dirigée par le président de son bureau politique, Khaled Mechaal, a rencontré, ce matin, le dimanche 3/1, le ministre saoudien des affaires étrangères, le Prince Saoud al-Fayçal, où les deux côtés ont discuté des développements concernant la scène palestinienne et la position envers la réconciliation.

Le mouvement du Hamas a renouvelé son insistance sur la sécurité des pays arabes et islamiques.

Dans une déclaration de presse écrite dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, le membre du bureau politique du mouvement du Hamas, Ezzat el-Rachaq, a dit qu'une délégation du mouvement a rencontré le ministre saoudien des affaires étrangères, en discutant de la situation palestinienne, notamment les efforts prodigués pour réaliser l'entente palestinienne interne et les menaces sionistes, dont la poursuite des agressions, la judaïsation de la ville occupée d'al-Aqsa et les tentatives pour diviser la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Il a déclaré que cette visite vient dans le cadre d'une tournée de la direction du mouvement à plusieurs pays arabes et islamiques, dont la Syrie, le Yémen, l'Iran et la Libye.

La délégation du Hamas a discuté avec les responsables saoudiens sur les positions stables du mouvement envers le consensus palestinien.

D'autre part, el-Rachaq a renouvelé que son mouvement soutient la sécurité des pays arabes et islamiques en niant les nouvelles qui parlent autour des relations de son mouvement avec les groupes de Houthi et qu'il veut la stabilité et la sécurité du Yémen.

Finalement, il a ajouté que le Hamas appelle à des efforts arabes plus actifs pour faire face aux agressions sionistes et soutenir la lutte du peuple palestinien, ainsi que la levée du blocus sioniste imposé injustement contre plus d'un million et demi de palestiniens qui habitent dans la Bande de Gaza, depuis plus de 4 ans successifs.

Israel se comporte en « enfant gâté », affirme Riyad

04/01/2010
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, a estimé samedi que le manque de pressions internationales sur Israël pour une reprise des négociations de paix avec les Palestiniens permettait à ce pays de se comporter en « enfant gâté ». « On ne peut pas arriver à une solution avec le traitement de faveur dont bénéficie Israël », a déclaré le prince Saoud lors d'une conférence de presse avec son homologue turc, Ahmet Davutoglu, qui effectue actuellement une visite à Riyad. Les deux ministres ont estimé qu'Israël devait arrêter toute activité de colonisation pour permettre une reprise du processus de paix. « Il doit y avoir un gel de la colonisation dans tous les territoires occupés et notamment à Jérusalem-Est », a insisté M. Davutoglu.
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/642510/Israel_se_comporte_en_%3C%3C+enfant_gate+%3E%3E%2C_affirme_Riyad.html

Manifestations massives à Jérusalem et Tel-Aviv

04/01/2010
Des centaines d'employés des mairies des implantations juives de Cisjordanie occupée ont manifesté hier à Jérusalem devant les bureaux du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, pour dénoncer le moratoire de 10 mois sur la colonisation décidé par son gouvernement. « Nous continuerons à accomplir notre mission sioniste, de construire sur la terre d'Israël, avec ou sans l'aide du gouvernement », a affirmé Dany Dayan, président du Conseil de Yesha, principal organisme représentatif des colons de Cisjordanie. La veille, samedi, plusieurs centaines de militants pacifistes israéliens, arabes et juifs, avaient défilé dans le centre de Tel-Aviv pour protester contre le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Les manifestants ont scandé « liberté et justice pour Gaza ».
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/642509/Manifestations_massives__a_Jerusalem_et_Tel-Aviv.html

La réconciliation Hamas-Fateh est en bonne voie, affirme Mechaal

04/01/2010

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, et le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, lors de leur entrevue hier à Riyad. Paul Handley/AFP
Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, et le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, lors de leur entrevue hier à Riyad. Paul Handley/AFP
Proche-Orient Le chef du bureau politique du Hamas a été reçu hier à Riyad, gage d'une volonté de médiation de l'Arabie saoudite.

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a déclaré hier que son organisation était en passe de sceller sa réconciliation avec le Fateh, faction palestinienne rivale. « Nous avons fait de grands pas vers la réconciliation. Nous en sommes désormais dans les dernières étapes », a dit M. Mechaal au ministère saoudien des Affaires étrangères, après avoir rencontré des responsables saoudiens à Riyad.
L'Égypte, en vertu d'un plan visant à réconcilier le Hamas et le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, propose la tenue d'élections présidentielle et législatives en juin en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. « Nous sommes tous convenus que la signature (de la réconciliation) aurait lieu au Caire », a ajouté M. Mechaal. Azzam al-Ahmad, un responsable du Fateh, a déclaré à Reuters que son mouvement avait déjà accepté la proposition égyptienne et que la balle était dans le camp du Hamas. « Nous exhortons le Hamas à signer cet accord afin que nous puissions commencer à l'appliquer », a-t-il dit. Un autre officiel du Fateh, Zeyad Abou Eïn, a estimé pour sa part que M. Mechaal n'avait rien proposé de nouveau en se rendant à Riyad. « Le peuple palestinien et le Fateh attendent que le Hamas signe le document égyptien afin que la réconciliation puisse être scellée », a-t-il dit.
Après avoir rencontré le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, M. Mechaal a dit son espoir de voir Riyad continuer à jouer un rôle pour que les Palestiniens demeurent unis. « Nous espérons que le royaume jouera un rôle particulier, aux côtés de l'Égypte et des pays arabes, pour être garant de la réconciliation palestinienne, et nous aider à unifier la position des Palestiniens et à inciter les Arabes à faire face à des autorités israéliennes qui n'en font qu'à leur tête », a-t-il dit.
Le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza par les armes en juin 2007, reléguant depuis lors l'influence du Fateh à la seule Cisjordanie. L'Arabie saoudite soutient le Fateh, aussi une visite de membres du Mouvement de la résistance islamique, et à plus forte raison de Khaled Mechaal, était-elle le gage d'une volonté de médiation de Riyad. La visite de M. Mechaal fait suite à une visite d'État de Mahmoud Abbas dans le royaume wahhabite. L'émissaire de paix du président américain Barack Obama, George Mitchell, doit lui aussi se rendre à Riyad dans les jours à venir. Le Hamas, qui a le soutien de l'Iran, ne reconnaît pas le droit à l'existence de l'État d'Israël et s'oppose à la stratégie du Fateh consistant à vouloir négocier un accord de paix définitif. Le Hamas n'appartient pas à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui a été créée en 1964 et fait figure, aux yeux de la communauté internationale, d'organisme représentatif des Palestiniens.
D'autre part, M. Abbas s'est rendu hier en Égypte pour discuter d'une relance du processus de paix au Proche-Orient sur fond de divergences avec Israël concernant sa politique de colonisation. Le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, a précisé que MM. Abbas et Moubarak doivent se rencontrer dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur le littoral de la mer Rouge. Cette rencontre fait suite à celle du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, cette semaine au Caire avec M. Moubarak. En outre, vendredi, M. Abbas avait indiqué que les Palestiniens pourraient reconsidérer leurs relations avec Israël en matière de sécurité, en Cisjordanie, si les forces israéliennes continuaient de mener des opérations unilatérales comme celle du 26 décembre dans laquelle trois militants ont été tués. Il n'a pas précisé dans quelle mesure il pourrait réduire les rapports avec Israël. De son côté, le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a mis en doute hier la représentativité de M. Abbas. « Notre partenaire palestinien Abou Mazen (surnom de M. Abbas) est problématique. Représente-t-il tout le peuple palestinien ? Il est clair qu'il ne représente pas (la bande de) Gaza et que sa légitimité en Cisjordanie est mise en doute », a déclaré M. Lieberman dans une interview à la radio publique israélienne.


Dexia ne veut plus financer les colonies israéliennes

Publié le 3-01-2010

Les luttes menées en Belgique* et en France** dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël portent leurs fruits puisque la bangue belgo-française DEXIA annonce ne plus vouloir continuer à prêter de l’argent aux colons israéliens. (article dans le journal belge Le Soir, relayé par RTL Infos).

Article publié par RTL Info :

"Dexia déclenche la colère des colons israéliens

Les colons israéliens, qui ne cessent de s’implanter en Cisjordanie, accusent Dexia de céder à des pressions antisémites car elle refuse désormais de leur accorder des prêts. La banque justifie cela car en cas d’accord de paix et de démantèlement des colonies, le remboursement de ces prêts ne serait plus garanti.

Les colons accusent Dexia Israël d’avoir cédé aux "campagnes de pressions antisémites et anti-israéliennes organisée en Europe et plus particulièrement en Belgique". Ces ballons étaient distribués en mai 2009 devant le siège bruxellois de Dexia par 55 associations regroupées dans la plateforme "Israel colonise et Dexia finance". Mais est-ce pour autant de l’antisémitisme et la banque introduirait-elle des critères idéologiques dans sa logique économique ?

Le Yesha (le lobby des colons israéliens) et les élus des implantations de Cisjordanie ont lancé une campagne contre Dexia Israël, filiale du groupe bancaire franco-belge. Ils accusent de désormais refuser d’accorder des prêts aux colonies alors qu’elle le faisait régulièrement par le passé, rapporte ce samedi le journal Le Soir.

Dexia parle argent

Dexia Israël leur causerait donc un "énorme préjudice en les empêchant de se développer normalement". Selon le président du comité des conseils régionaux, Shmouel Reifman, la filiale de Dexia a cessé d’accorder des prêts aux colonies par crainte qu’un futur accord de paix avec les Palestiniens entraîne leur démantèlement et les rende insolvables.

Les colons parlent antisémitisme

"Ses propriétaires européens plient le genou devant la campagne de pressions antisémites et anti-israéliennes organisée en Europe. Plus particulièrement en Belgique, où le lobby pro-palestinien est puissant", a pour sa part affirmé au quotidien le président du Yesha, Dany Dayan. Une accusation à laquelle Dexia Israël répond par un "vague communiqué" affirmant "n’agir que sur la base de considérations économiques", selon eux.

Née du rachat en 2001 de la Bank Haotzar hachilton hadekomi, un petit établissement spécialisé dans les prêts aux pouvoirs municipaux et régionaux, Dexia Israël a nettement amplifié cette activité depuis lors. En 2009, elle contrôlait 39% du marché des prêts aux entités locales."

Source : http://www.rtlinfo.be/info/economie/monde/297233/dexia-declenche-la-colere-des-colons-israeliens

** http://www.europalestine.com/spip.php ?article4028&var_recherche=dexia

** http://www.europalestine.com/spip.php ?article3982&var_recherche=dexia

* http://www.europalestine.com/spip.php ?article4410&var_recherche=dexia

CAPJPO-EuroPalestine

dimanche 3 janvier 2010

Rapport n° 51 sur les violations israéliennes des droits humains

jeudi 31 décembre 2009 - 18h:04

PCHR du 23 au 29 décembre 2009

Les forces d’occupation israéliennes ont poursuivi leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens, dans les Territoires palestiniens occupés.

Alors que nous sommes au premier anniversaire de l’offensive d’Israël contre la bande de Gaza, aucun criminel de guerre israélien n’a été traduit devant la justice.

La publication de ce rapport coïncide avec le 1er anniversaire de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza du 27 décembre 2008 au 18 Janvier 2009. Au cours de cette offensive, les Forces d’occupation israéliennes (FOI) ont tué 1 419 Palestiniens et en ont blessé plus de 5 300. La grande majorité des tués étaient des civils qui - selon la législation internationale - étaient en droit d’être protégés : ils étaient 1 167 soit 82 %. 326 étaient des enfants, 111 des femmes. Ce chiffre inclut 251 membres de la police civile non armée.

A ce jour, la bande Gaza compte 931 jours de siège permanent et illégal. Cette forme de punition collective qui affecte indistinctement chacune et chacun des 1 million 500 mille habitants a abouti à une crise humanitaire provoquée par l’homme et qui aurait pu être évitée. Plus de 80 % de la population dépendent de l’aide alimentaire ; 80.000 m3 d’eaux usées sont déversées chaque jour à la mer ; les coupures de courant sont fréquentes et des patients continuent de mourir faute d’avoir accès aux traitements médicaux appropriés.

Au cours de ces 42 ans d’occupation, les FOI n’ont cessé de violer la législation internationale. Ces violations ont été répertoriées et publiées. Pourtant, malgré le niveau élevé porté par les médias et les politiques sur cette réalité, la communauté internationale continue de conforter Israël dans son impunité. La réaction internationale au rapport Goldstone des Nations-Unies suite à une enquête sur les lieux en est la dernière illustration. L’impunité qui a été une des caractéristiques les plus consistantes de l’occupation a favorisé une escalade permanente dans la violation de la législation internationale et dans la dénégation des droits fondamentaux de la population civile.

Le PCHR insiste sur le besoin urgent de définir les responsabilités : tous ceux qui violent la législation internationale doivent être interpellés, traduits en justice et jugés à l’aulne des standards internationaux. Les droits des victimes à une égale protection par la loi et une réparation judiciaire effective doivent être appliqués


Durant cette dernière semaine :

  • les FOI ont tué 6 Palestiniens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza :
    • 3 des victimes ont été exécutées de façon extrajudiciaire par les FOI à Naplouse ;
  • 5 civils palestiniens, dont un mineur et une femme, ont été blessés par des tirs israéliens ;
  • Les troupes israéliennes ont utilisé la violence pour disperser les manifestations non violentes organisées pour protester contre la construction du mur d’annexion en Cisjordanie ;
  • les FOI ont mené 28 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie :
    • elles ont arrêté 26 Palestiniens, dont 8 mineurs ;
    • sur les check-points en Cisjordanie, elles ont arrêté 4 Palestiniens, dont un mineur ;
      - la marine israélienne continue d’agresser les pêcheurs palestiniens dans la bande de Gaza ;
  • les Israéliens maintiennent leur siège total sur les Territoires palestiniens occupés et leur isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
  • les FOI ont poursuivi la colonisation de la Cisjordanie et les colons israéliens leurs attaques contre les civils palestiniens et leurs biens :
    • le gouvernement israélien a lancé des appels d’offre pour la construction de 692 logements dans les colonies israéliennes illégales de la Jérusalem-Est occupée ;
    • une femme et un berger ont survécu aux tirs de colons israéliens ;
    • les FOI ont ordonné la démolition d’un certain nombre de maisons qui auraient été construites sans le permis israélien.


(JPG)
La mère d’un Palestinien qui a été abattu sommairement par les Forces israéliennes pleure son fils au cours de son enterrement à Naplouse.


Violations israéliennes recensées durant la semaine du 23 au 29 décembre 2009

1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

Mercredi 23 décembre

Incursion dans la région de Jénine : vers 1h30, les FOI ont pénétré dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine. Elles ont patrouillé et fouillé un certain nombre de maisons, mais aucune arrestation n’a été signalée.

Vers 1h30, les FOI ont pénétré dans le village d’‘Arraba, au sud-ouest de Jénine, et dans ‘Arrana, au nord-est.

Jérusalem : incursion vers 2h du matin, dans le village de Beit Diqqu, au nord-ouest de Jérusalem, où l’armée arrête deux Palestiniens, dont un mineur : Sa’id Mustafa Daoud, 17 ans, et Shukri Hussein Daoud, 22 ans.

Jeudi 24 décembre

Région d’Hébron : vers 1h du matin, l’armée d’occupation pénètre dans le village de Dura, au sud-ouest d’Hébron (arrestation de Nour Bassam Faqqousa, 22 ans).

Jénine : incursion vers 2h dans Tamoun, au sud-est de Jénine.

Naplouse : vers 2h, l’armée pénètre dans le camp de réfugiés de Balata à l’est de Naplouse.

Ramallah : incursion vers 2h30 dans le camp de réfugiés d’al-Jalazoun, au nord de Ramallah (arrestation de Mohammed Tayzeer al-Wadi, 19 ans).

Vendredi 25 décembre

Hébron : incursion vers 1h30 du matin dans le village d’Ethna, à l’ouest d’Hébron, où l’armée convoque un Palestinien pour interrogatoire.

Ramallah : incursion dans Kufor Ne’ma, à l’ouest de Ramallah (arrestation d’Ashraf Ghaleb Zaidan, 19 ans).

Jénine : vers 3h, les FOI pénètrent dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine (arrestation de Majdi Jameel al-Aqhash, 28 ans). Vers 3h30, dans le camp d’al-Far’a au sud de Jénine (arrestation d’Ahmed Zuhair Sawalma, 17 ans), et dans le village d’’Arraba et de Fahma, au sud-ouest.

Samedi 26 décembre

Bande de Gaza : 00h30, du haut de leurs miradors à la frontière au nord de Beit Hanoun, les FOI ouvrent le feu sur plusieurs Palestiniens qui s’approchent trop près de la frontière. Les tirs durent 20 minutes après quoi un avion tire un missile. Basheer Suleiman Mousa Abu Duhail, 20 ans, Mahmoud Jom’a Ibrahim al-Sharat’ha, 19 ans, et Hani Salem Mohammed Abu Ghazal, 20 ans, sont tués sur le coup. Les 3 victimes étaient originaires de Al Nasser Village (un village bédouin au nord de Beit Lahiya). Ils ne portaient pas d’arme et essayaient - semble-t-il - de s’infiltrer en Israël pour y trouver du travail. Un 4ème a survécu à l’attaque. Les FOI se sont opposées à l’intervention des équipes médicales venues chercher les corps. Ce n’est qu’à 16h15 que l’autorisation leur a été donnée.

Hébron : vers 1h, les FOI entrent dans le camp de réfugiés d’al-‘Arroub au nord d’Hébron où elles procèdent comme toujours à des fouilles de maisons. Elles transforment la maison de Muhannad Abu al-Khaizaran en site militaire. Celui-ci est durement frappé et souffre d’ecchymoses.

Vers 23h, elle pénètrent dans le village de Beit Ummar, au nord d’Hébron et arrêtent Turki Mohammed al-‘Allami, 25 ans, et Mohammed Mahmoud al-‘Allami, 27 ans.

Dimanche 27 décembre

Naplouse : vers 2h, incursion dans le village de Beita, au sud-est de Naplouse où l’occupant arrête 3 jeunes Palestiniens : Thamin Yasser Khdair, 16 ans, ‘Ersan Ghassan Hamayel, 17 ans, et Musleh Mohammed Khdair, 17 ans.

Lundi 28 décembre

Hébron : vers minuit, les FOI pénètrent dans le village de Sourif, au nord-ouest d’Hébron (3 arrestations : Rashed Ibrahim Abu Fara, 23 ans, Mohammed Waheed Abu Fara, 24 ans, et Mohammed Ibrahim Hmaidat, 20 ans).

Vers 1h du matin, dans le village de Beit ‘Awa, au sud-ouest d’Hébron (4 arrestations : Anas Shaker Swaiti, 22 ans, Ma’ath Yasser Swaiti, 21 ans, ‘Abdullah Yousef Swaiti, 23 ans, et ‘Odai Ahmed Swaiti, 20 ans).

Jénine : vers 1h30, incursion dans le village de Jalqamous, à l’est de la ville.

Bande de Gaza : 10h45, les FOI pénètrent à 150 mètres dans Beit Hanoun par le nord de la ville. Elles procèdent au nivelage de ce qu’elles avaient précédemment défoncé.

11h00 - les vedettes garde côte, au mouillage au nord de la bande de Gaza face à la localité de al-Sudaniya, font feu sur des bateaux de pêche. Mohammed ’Othman Baker, 23 ans, prend un éclat de projectile en pleine figure.

Mardi 29 décembre

Ramallah : les FOI pénètrent dans le village de Bil’in, à l’ouest de Ramallah et arrêtent deux mineurs palestiniens : Khalil Ibrahim Yassin et Hammouda ‘Imad Yassin, tous deux de 17 ans.

Naplouse : dans le village de Burqa, incursion de l’armée d’occupation vers 1h du matin qui arrête deux jeunes Palestiniens : Mohammed ‘Abdul Ra’ouf Saif, 15 ans et Ahmed Jihad Salah, 17 ans.


(JPG)
Ramallah, 31 décembre, commémoration de l’agression israélienne
contre Gaza déclenchée le 27 décembre 2008
(AP)


2 - Exécutions extrajudiciaires

Samedi matin, 26 décembre, des détachements israéliens en civils (déguisés en arabe) ont exécuté dans le cadre d’exécutions extrajudiciaires 3 membres des Brigades des Martyrs Al-Aqsa (la branche armée du Fatah) à Naplouse. Les trois victimes avaient été assurées d’une amnistie, en coordination avec l’Autorité nationale palestinienne, et avaient été autorisées à se déplacer librement et à vivre normalement. Les FOI ont prétendu que l’unité clandestine avait tiré sur les trois victimes « alors qu’elles refusaient de se rendre ». Cependant, l’enquête conduite par le PCHR montre que les 3 Palestiniens ont été exécutés de sang-froid.

Selon l’enquête du PCHR, il était environ 2h du matin, le samedi 26 décembre, quand les FOI, dont des unités en civil, sont entrées dans Naplouse. Elles ont pris position près de la mosquée al-Nasser, dans la vieille ville, et, ouvrant le feu, elles ont encerclé une maison appartenant à la famille de Nader ‘Abdul Jabbar Mohammed al-Sarkaji, 40 ans. Par mégaphones, elles ont ordonné à al-Sarkaji de sortir de la maison. Dès qu’il a ouvert la porte, les Israéliens ont ouvert le feu. Il a été touché en plein front et s’est écroulé. Sitôt après, les FOI se sont mises à lui tirer dessus à bout portant. Il a été tué de 6 balles dans la tête, dans la poitrine, dans l’avant-bras gauche, dans le bassin et dans la jambe gauche. Son épouse, Tahini Farouq Ja’ara, 32 ans, a été blessée par des éclats dans la jambe.

Au même moment, d’autres unités israéliennes assiégeaient une maison appartenant à la famille de Ghassan Fat’hi Abu Sharekh, 38 ans, près du marché de poissons Qaderi dans la vieille ville. Par mégaphones également, elles ont ordonné aux habitants de sortir. Tous les habitants ont quitté l’immeuble, Ghassan s’est trouvé le dernier à sortir. Dès qu’il est apparu, les FOI ont tiré sur lui. Il a été tué de 7 balles, dans le cou, la poitrine, le ventre, le dos et la jambe gauche.

Vers 2h30, les FOI ont assiégé un immeuble d’habitation de 5 étages où habite ‘Anan Suleiman Mustafa Sobeh, dans la rue Kshaika, quartier al-‘Ein, dans le sud-est de Naplouse. Elles ont demandé par mégaphones à ‘Anan Suleiman Mustafa Sobeh, 36 ans, qui vit au deuxième étage, de sortir et de se rendre. Elles ont ouvert le feu sur l’immeuble. Vers 8h, les Israéliens se sont retirés du secteur, et les habitants ont retrouvé le corps d’‘Anan sur le toit d’une voiture dans une cour près de l’immeuble. Il avait été touché de plusieurs balles à la poitrine, à l’épaule droite, au cou et dans la mâchoire inférieure.


3 - Maintien du siège sur les TPO

Le siège a été maintenu sur l’ensemble des territoires palestiniens, et les restrictions aux déplacements des Palestiniens sont toujours imposées par les FOI, dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie dont Jérusalem-Est occupée.


Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

Rafah International

Date : Détails
22 décembre : fermé
23 décembre : 2 Palestiniens sortent ;
124 autres rentrent.
24 décembre : 7 Palestiniens sortent ;
104 autres rentrent.
25 décembre : 1 Palestinien sort.
26 décembre : 7 Palestiniens sortent ;
1 autre rentre.
27 décembre : 5 Palestiniens sortent ;
3 autres ainsi que 18 ambulances rentrent.
28 décembre : 5 Palestiniens rentrent.

Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

Date : Détails
22 décembre : 102 containers d’aide alimentaire en provenance
d’organisations humanitaires internationales et des denrées
pour les commerçants rentrent.
23 décembre : 72 containers
24 décembre : 96 containers
25 décembre : fermé
26 décembre : fermé
27 décembre : 128 containers
28 décembre : 79 containers

Nahal Ouz

Ouvert le 25 décembre pour l’entrée de 283 tonnes de gaz domestique et 1 187 020 litres de fioul industriel. Al-Mentar (Karni)

Ouvert le 23 décembre pour l’entrée de 720 tonnes de céréales et 1640 tonnes d’aliments pour le bétail ; et le 28 décembre, pour 600 tonnes de céréales et 560 tonnes d’aliments pour bétail.

Beit Hanoun (Erez)

Date :
:
Patients :
:
Accopagn. :
:
Arabes
d’Israël
:
:
Ambassad. :
:
Presse :
:
Internat. :
:
Gazaouis :
:
Commerçants
22 décembre : 60 : 59 : 12 : 6 : 6 : 34 : 6 : 7
23 décembre : 42 : 42 : 10 : 6 : 10 : 30 : 2 : 4
24 décembre : 41 : 34 : 1 : 5 : 5 : 15 : 3 : 2
25 décembre : 2 : 3 : 72 : 0 : 2 : 6 : 0 : 0
26 décembre : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0
27 décembre : 44 : 48 : 23 : 0 : 8 : 7 : 1 : 4
28 décembre : 52 : 41 : 17 : 0 : 9 : 11 : 3 : 0


Cisjordanie

Jérusalem : les FOI ont maintenu leurs restrictions sur la ville à laquelle des milliers de Palestiniens, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, ne peuvent toujours accéder. Ils sont bloqués à tous les check-points posés autour et dans la cité. Les restrictions sont renforcées les vendredis, jours de prières, pour réduire encore le nombre de Palestiniens qui pourraient aller prier à la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville.

Naplouse : des contrôles prolongés, avec tout ce que cela implique pour les hommes, les femmes, les enfants palestiniens qui attendent de passer le passage de l’occupant, ont été effectués à la porte de fer sur la route Naplouse/Tulkarem, les restrictions se sont poursuivies, notamment sur le check-point de Za’tara, au sud de la ville. Celui de Shavi Shomron, sur la route de Naplouse à Jénine, est fermé depuis le 10 décembre 2009. Or cette route est vitale pour les Palestiniens qui veulent entrer ou sortir de Naplouse. Le 24 décembre, le jeudi, après la mort d’un colon israélien sur la route de Tulkarem, les FOI ont fermé le check-point d’Huwara, au sud de Naplouse, et ont repris position sur les 17 check-points au nord de la ville. Elles ont également posé de nouveaux barrages sur les principales routes qui conduisent à Naplouse.

Ramallah : les troupes postées au check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-est de Ramallah, direction Al-Quds, ont imposé des restrictions supplémentaires et des contrôles prolongés sur les civils palestiniens. Pendant la dernière semaine, les FOI ont monté des check-points volants, arrêté et fouillé tous les véhicules palestiniens. Le jeudi 24, l’occupant a fait savoir qu’il ne permettrait pas aux familles et aux avocats des prisonniers palestiniens de se rendre au tribunal militaire d’Oufar, au sud-ouest de Ramallah, par le passage de Bitounia pour suivre les procès des prisonniers.

Jénine : Vendredi matin, 25 décembre, les FOI ont installé un check-point sur la route Jénine/Naplouse près du village de Jaba, au sud de Jénine. Elles ont aussi monté un autre barrage près du village de Sanour, au sud-est.

Qalqilya : le jeudi 24 décembre, les FOI ont repris position sur un check-point à l’entrée est de Qalqilya, pour y arrêter, fouiller les voitures palestiniennes.

Bethléhem : l’armée postée au check-point Container a imposé des restrictions plus sévères aux Palestiniens pour passer le barrage, elle a également monté de nouveaux barrages sur les routes qui conduisent à Bethléhem.


Arrestations sur les check-points de l’armée d’occupation

Jeudi midi, 24 décembre, les FOI postées au check-point à l’entrée est de Beit Ummar, au nord d’Hébron, ont arrêté ‘Abdul Qader Ahmed al-Badawi, 15 ans, du village de réfugiés d’al-‘Arroub.

Dimanche soir, 27 décembre, Ahmed Ibrahim Ehkil, 18 ans, a été arrêté par l’occupant sur ce même barrage, à l’entrée est de Beit Ummar, au nord d’Hébron.

Le même jour, vers 19h20, les FOI, sur le check-point dans la rue al-Sahla, dans le sud d’Hébron ont arrêté et tabassé Sa’d al-Din Sa’id al-Zaru, 46 ans, et son fils Nasser, de 18 ans. Elles prétendent que l’homme et son fils avaient tenté d’attaquer des soldats israéliens.


Harcèlement sur les check-points de l’armée

Samedi soir, 26 décembre, sur le barrage à l’entrée est de Beit Ummar, au nord d’Hébron, les troupes d’occupation ont ouvert le feu sur une voiture dans laquelle roulait Mohammed As’ad Mustafa. Celui-ci a perdu le contrôle de sa voiture qui a percuté des rochers sur le côté de la route. Les soldats se sont mis alors à fouiller la voiture et à frapper son conducteur. Celui-ci souffre de contusions sur tout le corps. Dimanche matin, 27 décembre, les troupes postées sur le check-point militaire au carrefour Housan à l’ouest de Bethléhem, ont arrêté et frappé Hussein Mohammed Dababsa, 28 ans, du village de Nouba au nord-ouest d’Hébron, prétendant qu’il avait tenté d’entrer en Israël pour y travailler dans un atelier. Il souffre d’ecchymoses et de coupures au visage et dans le dos.


(JPG)
Gaza, 29 décembre, des jeunes filles peignent des dessins sur les murs,
commémorant le début de la guerre israélienne contre Gaza
(AP)


4 - Construction du mur d’annexion

Les FOI poursuivent la construction de ce mur à l’intérieur de la Cisjordanie et durant la dernière période, comme précédemment, elles ont utilisé la violence contre les manifestants non violents qui protestaient contre la construction du mur, Palestiniens, internationaux et militants israéliens.

Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 25 décembre après la prière et comme tous les vendredis, les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens défenseurs des droits de l’homme, se sont rassemblés dans le centre du village et dirigés vers le mur qui traverse le village. Après les provocations habituelles des soldats, des pierres leur ont été lancées et ils ripostèrent aussitôt par des balles caoutchouc, des bombes sonores et des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Des dizaines de ceux-ci souffrent de l’inhalation des gaz.

Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : le même jour, à la même heure, même manifestation des Palestiniens avec des internationaux et des Israéliens, et aussi même violence de l’armée contre cette manifestation non violente. De nombreux manifestants ont subi les jets de lacrymogènes.

Al-Ma’sara, au sud de Bethlehem : le même jour, même manifestation hebdomadaire. L’armée boucle l’entrée du village et attaque les manifestants, utilisant des lacrymogènes, des grenades assourdissantes, et frappant violemment certains manifestants. Mohameed Mahmoud ‘Alaa’ al-Din, 10 ans, et Maher Sakeb, 13 ans, portent des ecchymoses sur tout le corps.


5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

Durant la semaine, le gouvernement israélien a lancé des appels d’offre pour la construction de centaines de logements dans les colonies illégales dans Jérusalem-Est occupée. Le quotidien israélien Yediot Aharanot a indiqué lundi, 28 décembre, que le projet prévoyait la construction de 692 logements : 377 dans la colonie Neve Yacob, 198 dans Pisgat Ze’ev et 117 dans Har Homa.

Vers 8h mercredi, 23 décembre, les FOI sont entrées dans le village de Qasra, au sud-est de Naplouse. Elles ont bouclé l’entrée est du village et un bulldozer s’est mis à démolir une station essence et une épicerie appartenant à Mo’tassem Mahmoud ‘Ouda, près de la colonie Magdolim qui s’est installée sur la terre du village. Les FOI prétendent que les enfants palestiniens leur avaient lancé des pierres depuis la station.

Jeudi 24 décembre, les FOI ont informé Yasser Mohammed Eslaimiya, du village d’Ethna, à l’ouest d’Hébron, qu’une petite maison et un puits lui appartenant à l’ouest du village devaient être démolis.

Après la mort d’un colon israélien sur la route Naplouse/Tulkarem, jeudi soir, 24 décembre, les colons ont lancé toute une série d’agressions contre les Palestiniens et leurs biens :

  • vers 18h, ceux de la colonie de Yits’har, au sud de Naplouse, ont lancé des pierres sur deux maisons appartenant à Ghaleb Qassem al-Najjar et ‘Abdul rahman Soufan, dans le village de Bourin, au sud de Naplouse. Aucune victime n’a été signalée ;
  • au même moment, d’autres colons de Yits’har, au sud de Naplouse, fermaient la route de contournement située au sud de la colonie et lancé des pierres sur les voitures palestiniennes qui passaient au check-point d’Huwara, au sud de la ville - pas de victimes ;
  • toujours au même moment, des dizaines de colons de Shavi Shomron, où habitait le colon tué, se sont rassemblés au carrefour de Deir Sharaf, au nord-ouest de Naplouse, et l’ont fermé - ils ont là aussi lancé des pierres sur les passants palestiniens ;
  • encore, des colons également de Shavi Shomron, ont attaqué une pépinière dans le village de Deir Sharaf, au nord-ouest de Naplouse où ils ont arrachés des centaines de plants d’arbres et gravement endommagé des matériels de l’exploitation ;
  • le soir, des colons armés ont intercepté un car qui transportait des familles de prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes au moment où il passait au check-point d’‘Ennab, à l’est de Tulkarem - ils ont essayé d’empêcher les familles de rentrer chez elles.

Le dimanche 27 décembre, vers 15h, un colon de la colonie Carme’el, au sud d’Hébron a tiré sur Khadra Salem al-Hathalin, 50 ans, alors qu’elle faisait paître ses moutons dans le secteur d’Um al-Khair, au sud d’Hébron. Elle n’a pas eu de mal, mais elle s’est évanouie. La police israélienne est arrivée sur les lieux et a emmené la femme à un commissariat israélien près de la colonie Kiryat Arba, pour l’interroger.

Le 29 décembre, le mardi, vers 13h30, des colons ont attaqué Nabeel Ibrahim Hmdaidat, 42 ans, et un autre berger, tous les deux du village d’al-Je’ba, au nord d’Hébron, alors qu’ils laissaient paître leurs bêtes dans un endroit proche de la colonie de Beit Ain. Les colons ont essayé d’obliger les bergers à partir ; alors que ceux-ci refusaient, un colon s’est mis à tirer sur eux avec son pistolet. Hmaidat a été blessé d’une balle à l’épaule. Aussitôt, les FOI sont arrivées et ont arrêté... Hmaidat et son ami, pendant que des auxiliaires médicaux et des habitants du lieu lui fournissaient les premiers soins.

(JPG) Document public

Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter le site (http://www.pchrgaza.org) ou de contacter le PCHR à son bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 23 au 29 décembre 2009 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7902

L’effet boomerang de la politique guerrière d’Obama

samedi 2 janvier 2010 - 20h:29

Paul Sorel - Lutte Ouvrière

« Nous allons utiliser tous les éléments en notre pouvoir pour intercepter, détruire et vaincre les extrémistes violents qui nous menacent, qu’ils soient d’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen ou de Somalie, ou de partout où ils préparent des attaques contre le sol américain » : voilà ce qu’a déclaré Obama à la suite de l’arrestation du jeune Nigérian qui est accusé d’avoir tenté de faire sauter un avion reliant Amsterdam à New York.

La menace de s’en prendre au Yémen avait déjà été proférée par le même Obama le 1er décembre dernier : « Là où Al-Qaïda et ses alliés essaient de poser un pied - que ce soit en Somalie ou au Yémen ou ailleurs - il faut les affronter. » Elle a été mise à exécution deux semaines plus tard.

Le 17 décembre dernier, l’aviation des États-Unis a effectué des bombardements à l’aide de missiles sur le territoire du Yémen pour soutenir la guerre entreprise par le dictateur local, homme de paille des USA, contre une partie de ses opposants. Cette intervention aérienne étant épaulée au sol par les trop célèbres « instructeurs » de l’armée américaine.

(JPG)
Le jeune Umar Farouk Abdulmutallab, qui aurait planifié un attentat suicide dans un avion de ligne américain le 24 décembre 2009 - Photo : EPA

C’est donc très récemment que les citoyens des États-Unis ont appris que le gouvernement Obama était engagé dans une nouvelle guerre au Yémen, sans que leur président, le tout nouveau prix Nobel de la paix, ait éprouvé le besoin de les en informer au préalable.

Le résultat de cette politique agressive, bien loin de protéger les États-Unis des attentats, a été au contraire de susciter des vocations. D’ailleurs le communiqué revendiquant cette tentative d’attentat, signé d’Al-Qaïda au Yémen, affirme que celle-ci est une réponse aux deux dernières interventions aériennes menées par l’armée américaine sur le territoire du Yémen.

Qui est l’agresseur : la population qui reçoit les bombes américaines au Yémen, ou ceux qui les leur envoient ? Obama se sert de la tentative d’attentat pour, en quelque sorte, légaliser son intervention dans un nouveau pays, le Yémen, et en profite pour réitérer ses menaces contre la Somalie et au-delà.

Ce n’est donc qu’un début. Car la mission que s’est visiblement fixée Obama c’est de développer, partout dans le monde, la « paix américaine », celle de la force et des cimetières, pour imposer la loi de l’ordre impérialiste, qui demande aux peuples de se soumettre au pillage en règle de leur pays.

1° janvier 2009 - Lutte Ouvrière - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lutte-ouvriere-journal.o...

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7912

Richard Falk exhorte à faire pression sur Israël pour la fin du blocus de Gaza et à appliquer le rapport Goldstone

samedi 2 janvier 2010 - 10h:17

Richard Falk - OHCHR

"La Marche pour la liberté de Gaza et la campagne BDS sont le seul défi actuel significatif aux violations d’Israël de ses obligations stipulées dans les Conventions de Genève et dans la Charte des Nations unies".

(JPG) Genève, le 23 décembre - « Les gens de conscience partout dans le monde, ainsi que les gouvernements du monde entier et les Nations unies, doivent prendre acte de la situation extrême dans la bande de Gaza, » a déclaré le rapporteur spécial pour les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk, un an après le début de la campagne militaire israélienne contre la bande de Gaza.

La poursuite de l’épreuve pour les un million et demi d’habitants de la bande de Gaza touchés par le blocus israélien, dont la moitié sont des enfants, a été autorisée à défaut d’objection officielle par les gouvernements et les Nations unies, » souligne Falk.

Pour l’expert indépendant, « Jusqu’ici, rien ne prouve qu’une pression internationale significative a été exercée pour mettre fin au blocus ou s’assurer que les officiels israéliens et du Hamas soient tenus responsables des crimes de guerre présumés qui auraient été commis durant les attaques de Gaza ». A son avis, « Ceci représente un échec tragique dans leur responsabilité, et des gouvernements des grandes puissances du monde et des Nations unies. »

« Le blocus illégal imposé par Israël se poursuit et il est dans sa troisième année, » a dit l’expert des Nations unies, notant que la nourriture et les médicaments arrivaient en quantité insuffisante aux habitants de Gaza, aggravant la détérioration de la santé mentale et physique de toute une population civile depuis l’opération Plomb durci lancée par Israël contre le Territoire le 27 décembre 2008, et qu’il a poursuivie pendant 22 jours.

Israël refuse que des matériaux de construction entrent dans la bande de Gaza pour réparer les milliards de dollars de dégâts qui résultent des bombardements et des tirs d’artillerie intenses sur l’infrastructure civile de tout la zone. Le blocus continue de provoquer des pannes importantes d’électricité et du système sanitaire parce qu’Israël refuse de laisser les pièces de rechange pour les réparations passer aux postes frontières.

Pour le rapporteur spécial Richard Falk, deux types d’actions urgentes doivent être stimulés à l’occasion de ce lugubre anniversaire :

  • que les alliés européens et nord-américains d’Israël insistent pour qu’Israël mette fin, immédiatement, à son blocus illégal de la bande de Gaza, en le menaçant de façon crédible de sanctions économiques ;
  • que les « recommandations » du rapport Goldstone (*), ayant confirmé la perpétration de crimes de guerre pouvant être assimilés à des crimes contre l’humanité, par Israël et le Hamas, soient pleinement et rapidement mises en application.

Au premier anniversaire de la guerre de Gaza, Falk évoque aussi les initiatives de la société civile, tels que la Marche de la liberté pour Gaza et la campagne de Boycott, de Désinvestissements et de Sanctions (BDS) comme « le seul défi significatif actuel aux violations d’Israël de ses obligations en tant que puissance occupante de la bande de Gaza stipulées dans les Conventions de Genève et dans la Charte des Nations unies. »


(*) Voir le rapport Goldstone (pdf - anglais)

Falk : Les Etats-Unis et l’Égypte durcissent le blocus via le mur d’acier

New York - CPI

Le rapporteur spécial de l’ONU chargé des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a exprimé sa condamnation forte au mur d’acier égyptien au cours de construction en coopération avec les Etats-Unis, sur leurs frontières avec la bande de Gaza.

Dans ses déclarations à la radio de l’ONU, Falk a déclaré, le mercredi 30 décembre 2009 : "Je suis très inquièt de ce mur en construction par les égyptiens et la connivence des américains dans le but de détruire les tunnels utilisés pour faire entrer les matières alimentaires et certains besoins nécessaires aux habitants de la bande de Gaza".

Falk a dit que les tunnels expriment la qualité du désespoir à Gaza à cause du blocus sioniste continuel injuste, arbitraire et inhumain, depuis plus de 3 ans consécutifs.

Il a appelé à imposer des sanctions économiques contre l’entité sioniste pour l’obliger de lever son embargo honteux et criminel qui confisque la vie naturelle de plus d’un million et demi de palestiniens du secteur parce qu’Israël ne comprend pas le language diplomatique.

30 décembre 2009 - CPI


Autres interventions du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés depuis 1967 : OCHR

Site du Haut Commissariat aux droits de l’homme

Genève, le 23 décembre 2009 - Nations unies - Haut Commissariat aux droits de l’homme - traduction : JPP

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7909

L’année Blackwater

samedi 2 janvier 2010 - 08h:39

K. Selim - Le Quotidien d’Oran

L’année Obama est finie ! Revoici l’année Bush avec Barack Hussein à la Maison-Blanche.

Les actualités d’une fin d’année et du début d’une autre sont des sortes de feuilles de route. Depuis quelques jours, on est ramené brusquement à la grande confrontation de l’ère Bush : Al-Qaïda, qui est partout, contre l’Empire qui doit être de manière « préemptive » partout également. Les républicains, qui ont déjà gagné en imposant le respect de l’agenda guerrier de Bush, sont décidés à effacer les « égarements » de la présidence d’Obama en 2009.

Et ce soudain activisme d’Al-Qaïda - de l’Afghanistan au Yémen et dans la zone sahélienne, sans compter la tentative d’attentat contre Northwest Airlines reliant Amsterdam à Detroit - est donc propice à ranger en tant que pures lubies les tergiversations « morales » du président nobélisé - de manière préemptive - par une académie norvégienne politiquement peu naïve. Il faudra donc surveiller pour 2010 les lignes de front déjà en feu. Et aussi s’attendre à ce que d’autres s’allument, au Proche-Orient notamment.

Mais, c’est du coeur de l’Empire qu’est venu le plus important message en ce début 2010. Un juge américain a tout simplement décidé, apparemment pour une question de forme, d’absoudre les assassins employés par Blackwater qui ont tiré pour le plaisir sur de paisibles Irakiens et en ont tué quatorze. C’est un message impérial fait au nom de la loi. Américaine, s’entend.

Les « bavures » et « dommages collatéraux » américains sont tellement nombreux qu’ils font partie de la routine de la Civilisation armée. Les organisations humanitaires s’en indignent et l’armée américaine se contente du laconique « enquête en cours », tandis que les Karzaï locaux se lamentent des conséquences électorales. Le scénario est archi-connu.

Il n’en reste pas moins que la décision du juge d’absoudre les assassins de Blackwater est d’une violence inouïe. On n’est pas en présence d’une administration qui sait escamoter les affaires, mais d’une décision de justice qui, derrière une justification de procédure des plus douteuse, a décidé que des assassins récidivistes, impliqués dans diverses atrocités, qui ont accompli leur crime sous les yeux de centaines d’Irakiens, n’étaient pas punissables.

Blackwater, devenue après le massacre des innocents la société de « sécurité Xe », est en définitive une organisation semblable à Al-Qaïda mais totalement protégée par la loi américaine. Il faut peut-être songer à faire de ce premier janvier 2010 le Blackwater Day, ou le jour de Ricardo Urbina, du nom du juge qui a décrété le droit de gangsters à tuer en plein jour. La doctrine Urbina entérine le droit des mercenaires à tuer sans avoir de compte à rendre. Les entreprises de pistoleros qui accompagnent l’armée régulière des Etats-Unis viennent de se voir délivrer la plus satisfaisante des assurances. Ils peuvent continuer à utiliser aveuglément leurs armes contre les Arabes et les musulmans qui sont, bien entendu, tous des suppôts d’Al-Qaïda, l’ennemi si utile de l’Empire.

On attend de voir si ceux qui font semblant de gouverner l’Irak dans la Zone verte à Baghdad vont décider de renvoyer chez eux les sociétés de mercenaires qui sont restées après le départ de Blackwater.

1er janvier 2010 - Le Quotidien d’Oran - Edito

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7908

Le Proche-Orient vu par Bachar Al-Assad

dimanche 3 janvier 2010 - 07h:20

Alain Gresh
Le Monde diplomatique

La nouvelle n’a été rapportée que par la presse économique spécialisée et par quelques blogs : « L’administration américaine a opposé une fin de non recevoir à une demande adressée par la France pour lever l’embargo sur la vente d’avions à la Syrie », a déclaré lundi 28 décembre le ministre syrien des transports Yaarob Badr.

En septembre, l’avionneur européen avait signé un accord de principe avec Syrian Air pour l’acquisition de 14 Airbus, accord conditionné à un aval américain avant la fin de l’année - l’avion comportant des pièces américaines. Or le président Obama a prolongé l’embargo, provoquant la colère de la Syrie.

Le ministre syrien a critiqué cet embargo qui « a placé la compagnie Syrian Arab Airlines en difficulté en l’empêchant d’acquérir les avions et les pièces de rechange nécessaires ». C’est peu de le dire. La compagnie syrienne retarde ou annule régulièrement ses vols pour cause de défaillances techniques, elle loue des appareils à l’étranger pour assurer certaines liaisons et l’on murmure à Damas que le propre avion officiel du président Bachar Al-Assad ne serait pas sûr.

On comprend que le président syrien en fasse un test de l’attitude de l’administration Obama quand je l’interroge sur l’état des relations entre la Syrie et les Etats-Unis : « Je ne peux pas parler de relations bilatérales quand l’embargo est toujours en place. On ne peut pas parler de relations normales quand les Etats-Unis nous punissent. » Le Syrian Accountability Act, adopté par le Congrès américain en 2003, est toujours en vigueur et le président Obama a prolongé pour un an, en juillet 2009, d’autres mesures de rétorsion prises par le président Bush en 2007. Le président Assad semble perplexe face à la nouvelle administration. Il salue le changement de rhétorique, mais attend toujours des actes et... la nomination d’un ambassadeur américain à Damas.

La Syrie et les Etats-Unis continuent de s’observer en chiens de faïence. Deux rapports de l’International Crisis Group, publiés à la mi-décembre, Reshuffling the cards ? (I) : Syria’s evolving strategy et Reshuffling the cards ? (II) : Syria’s New Hand, ont le grand mérite d’essayer d’analyser les différents facteurs qui guident les décisions syriennes, alors qu’à Washington prévaut une vision de la Syrie comme un acteur animé par des « mauvaises intentions », par un désir viscéral de nuire aux Etats-Unis. Comprendre la logique et sa complexité, sans forcément l’accepter, permettrait sans doute à la diplomatie américaine de mieux travailler. Ce que met en lumière, remarque le rapport de l’ICG, « la bataille de clichés » qui fait rage à Washington :

« A la base de ces réponses simplistes on trouve un effort pour découvrir les motivations profondes de la Syrie. Qu’est-ce que le régime veut ; est-il capable de faire la paix avec Israël ; peut-il rompre ses relations avec l’Iran ; veut-il jouer un rôle constructif en Irak ou sur le théâtre palestinien ; peut-il abandonner ses ambitions hégémoniques au Liban ? Mais il n’existe pas de réponse abstraite à ces questions, pas plus que les intentions de la Syrie ne peuvent être définies de manière figée, comme si elles existaient par avance, imperméables aux circonstances et au contexte. Le comportement de la Syrie dans le passé a dépendu largement des actions des autres, du paysage régional et des risques encourus, aussi bien que de la situation intérieure et de ses contraintes. Ce sera aussi le cas dans le futur. Autrement dit, plutôt que de découvrir les intentions syriennes, il est plus utile d’identifier le type de facteurs et de dynamiques auxquelles le régime répond. »

Le Liban est un bon cas d’école. Le président nous reçoit alors qu’il sort d’une conférence de presse qu’il a tenue le matin même avec Saad Hariri. Cette visite spectaculaire du premier ministre libanais, sans précédent depuis 2005, l’assassinat de son père Rafic Hariri et le départ des troupes syriennes du pays, est considérée par la presse régionale comme historique. Elle est, affirme Assad, « non pas une page nouvelle, mais une phase nouvelle, un retour à la normale. Elle ne concerne pas le passé, mais l’avenir, ce que nous devons faire ensemble ». Elle confirme aussi le pragmatisme syrien : d’un côté, il n’y aura pas de retour à la situation d’avant 2005 quand l’essentiel de la politique libanaise se décidait à Damas ; de l’autre, la Syrie rappelle qu’elle est un acteur incontournable - la coalition du 14-Mars qui s’était constituée avec la volonté d’en finir avec tout rôle syrien est défaite et divisée, Walid Joumblatt, le leader druze, s’en est éloigné et les ministres chrétiens du 14-Mars ont critiqué la visite de Hariri.

Ce pragmatisme, on le retrouve dans les relations avec la Turquie dont le premier ministre Recep Erdogan s’est rendu à Damas le 23 décembre pour présider le Conseil de coopération stratégique turco-syrien. Qui se souvient qu’il y a une dizaine d’années, les deux pays étaient proches de la guerre ? Désormais, c’est bien un axe stratégique qui se dessine, aux conséquences incalculables pour l’avenir de la région. « Après la guerre de 2003 contre l’Irak, explique le président, nous avons vu le feu se rapprocher. Il nous a poussé à développer ces relations pour nous protéger et nous avons découvert que nous avions plein de choses en commun, que nous avions des intérêts communs avec la Turquie. Nous avons désormais un paysage régional différent, nous sommes devenus des acteurs. Pour tous les grands projets, le développement du pétrole, du gaz, des routes, du train, de tous les projets entre mer Caspienne, mer Rouge, le Golfe et la Méditerranée, vous avez besoin de cette coopération régionale. Cela serait impossible sans des relations politiques entre nos deux pays. » Et le président semble convaincu que l’avenir de la région doit être pris en main par les pays de la région eux-mêmes, sans ingérences étrangères...

Alors que la Syrie est sérieusement préoccupée par ses problèmes économiques et sa volonté d’un développement accéléré, la Turquie représente un atout majeur, bien plus significatif que l’Iran dont les capacités économiques sont réduites, comme l’explique le rapport de l’ICG. L’ouverture des frontières entre la Turquie et la Syrie, la suppression des visas, la réhabilitation de tronçons de chemin de fer du fameux train du Hedjaz mis en service avant la première guerre mondiale, devraient permettre un essor sans précédent du commerce entre les deux pays, commerce qui est déjà passé en dix ans de 500 millions à 1,8 milliard de dollars. Comme l’a confirmé Erdogan, la Syrie est une porte vers le Proche-Orient...

Et le rôle de médiateur de la Turquie dans les négociations syro-israéliennes ? Le président Assad éclate de rire : « Nous avons besoin d’un médiateur entre la Turquie et Israël. » Les relations entre les deux pays se sont en effet tendues depuis la guerre contre Gaza et les critiques turques à l’égard d’Israël. Le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a rejeté le rôle de médiateur d’Ankara - la Turquie a servi d’intermédiaire dans cinq sessions de pourparlers indirects tenus entre les deux pays du temps où Ehud Olmert était premier ministre, négociations indirectes qui n’ont toujours pas repris. Plus sérieusement, le président ajoute : « Nous avons entendu dire qu’il y avait des efforts de différentes parties pour rétablir les relations entre Israël et la Turquie pour que cette dernière puisse jouer son rôle dans la reprise des négociations. »

La France peut-elle aider ? Le président semble réservé : « La France est un acteur international et la Turquie un acteur régional, ils peuvent jouer un rôle complémentaire, mais nous devons d’abord relancer le rôle turc, alors la France pourra le soutenir et jouer un rôle. » Quoi qu’il en soit, le président ne cache pas scepticisme : il pense qu’il n’existe aucun interlocuteur israélien prêt à faire la paix. D’autant qu’Assad refuse « les négociations sans conditions » proposées par Netanyahou, négociations dont les bases ne seraient pas clairement établies (« la paix contre les territoires »).

Parmi les dossiers régionaux, celui du nucléaire iranien est parmi les plus sensibles. Il concerne Damas dans la mesure où une partie de l’administration américaine fait du relâchement des relations entre l’Iran et la Syrie une condition à des gestes américains en direction de cette dernière. Si c’est le cas, rien ne semble indiquer que le président Assad soit prêt à lâcher l’Iran, ce qu’il avait déjà affirmé lors de notre précédent entretien.

« Est-ce que nous voulons une solution avec l’Iran ou un problème ? Si nous voulons un problème, le mieux est d’exercer des pressions, de décréter un embargo, voire de faire la guerre. Si nous voulons une solution, il faut un dialogue direct avec Téhéran. Il doit être fondé sur le traité de non prolifération et sur le droit de l’Iran à enrichir son uranium. Les Etats-Unis doivent abandonner l’initiative dite européenne, qui est en fait une initiative américaine avec une couverture européenne. Ils doivent discuter avec l’Iran de la quantité d’uranium qui sera enrichi [à 20%] à l’extérieur de l’Iran. Téhéran a fait preuve de flexibilité en acceptant qu’une partie de son uranium soit enrichie à l’étranger. Les Européens disent que la totalité doit être envoyée d’un coup à l’étranger, alors qu’il n’existe pas de garanties que cet uranium sera rendu à l’Iran ; Téhéran a proposé que cela se fasse par étape, une quantité d’uranium étant envoyée à l’étranger après qu’une autre, enrichie, soit restituée à l’Iran. L’Europe insiste pour que Téhéran envoie tout son uranium d’un coup. J’ai dit au président Sarkozy que, si j’étais Ahmadinejad, je n’accepterais pas une telle offre. » Et le président de s’étonner que l’Europe et les Etats-Unis soient muets sur le nucléaire israélien.

L’axe Téhéran-Damas s’est forgé dès le lendemain de la révolution iranienne de 1979. Il a résisté à toutes les crises, mais il ne signifie pas que les deux pays aient la même vision, ni forcément les mêmes intérêts. Ainsi, la Syrie, contrairement à l’Iran, est prête à négocier avec Israël et à reconnaître cet Etat ; d’autre part, dans la crise actuelle au Yémen, Damas a appuyé l’Arabie saoudite dans son intervention contre les rebelles huthiste alors que Téhéran l’a condamnée. La question qui se pose est de savoir pourquoi la Syrie renoncerait à son alliance avec l’Iran, alors que ce pays l’a soutenue, notamment à partir de 2005, quand elle subissait les foudres de l’Europe et des Etats-Unis. Pourtant, il est évident qu’une paix israélo-syrienne aurait des effets sur les alignements et les alliances dans la région.

L’avenir de celle-ci inquiète le président syrien, comme la montée des tensions confessionnelles et de l’extrémisme alors que les conflits majeurs perdurent. Dans ce contexte, l’Europe apparaît bien absente : « Dans les années 1970 et 1980, l’Europe était plus objective qu’aujourd’hui, alors même que la guerre froide faisait rage et que les Européens étaient alliés aux Etats-Unis contre l’Union soviétique. En ce qui concerne notre région, ils étaient plus indépendants. Ils s’engagent maintenant dans une mauvaise direction. Pourquoi ? Je ne sais pas, c’est aux Européens de répondre. » Et il ajoute : « Si l’Europe a un patron [sous-entendu américain], pourquoi devrais-je traiter avec elle, je dois aller directement voir le patron. »

Il revient sur l’affaire des avions : « Vous dites que nous sommes partenaires, mais vous ne pouvez m’envoyer les avions dont j’ai besoin à cause de l’embargo américain. Quelle sorte de partenaire êtes-vous ? » Et l’accord d’association entre l’Union européenne et la Syrie ? Il n’est pas près d’être signé. « Aucune des deux parties n’est assez mûre pour cette association. Pour notre part, nous avons besoin de réformes administratives et économiques pour réduire les effets négatifs d’un tel accord. Quant à l’Union européenne, elle a été kidnappée par les Etats-Unis et par Jacques Chirac ; durant les années difficiles, elle s’est tenue aux côté des Etats-Unis contre nous. Si vous voulez être mon ami, il faut prouver que vous l’êtes vraiment. » Et le président ajoute qu’aucun des pays arabes qu’il a consultés et qui ont signé un accord de partenariat méditerranéen n’est satisfait...

En conclusion, le président note que « les Etats-Unis n’ont plus besoin de l’Europe depuis la fin de la guerre froide. Ils peuvent donner des ordres au Proche-Orient et aux pays producteurs de pétrole, ils ont des relations directes avec les anciennes républiques soviétiques. Ils mettent l’Europe de côté, sauf quand ils ont besoin de la couverture de la soi-disant “communauté internationale” ». Une vision pessimiste, mais assez réaliste, de la difficulté de l’Europe à trouver sa place dans l’architecture mondiale qui se dessine.

(JPG)
Alain Gresh

1er janvier 2010 - Les blogs de Diplo
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