jeudi 24 avril 2014

Craintes d’une normalisation implicite avec Israël en Tunisie

Les autorités tunisiennes ont autorisé récemment à plus de 60 touristes israéliens de pénétrer leurs territoires après une décision signée par le responsable au ministère de l’intérieur Reda Safar et qui permet aux touristes israéliens de visiter la Tunisie. Le Premier ministre Mehdi Jomaa a déclaré que la Tunisie doit « faire de la saison touristique un succès parce que le tourisme est une des activités qui apporte de l’argent liquide immédiat pour le pays ».
Lors de l’ouverture d’une conférence économique sur le pèlerinage juif, Jomaa a déclaré: «Selon les professionnels du tourisme, le pèlerinage à la Ghriba est la clé pour une saison touristique réussie ». Il a également ajouté qu’il n’y a aucun motif idéologique contestant l’ancienne tradition juive de pèlerinage. « C’est une tradition que nous connaissons, le pèlerinage a eu lieu pendant des années ». 
Selon lui, cette mesure est « habituelle », et « la saison touristique dépend de la réussite du pèlerinage juif et les mesures prises sont des mesures traditionnelles et conventionnelles. Le gouvernement a décidé d’appliquer cette mesure dans le cadre de la transparence », a-t-il dit. 
Et le Premier ministre tunisien de poursuivre : « Soyons francs : normalisation, pas normalisation, laissons de côté ces grandes causes s’il vous plaît. Arrêtons de tourner autour du pot. C’est une tradition connue chez nous, il y a des procédures suivies depuis des années (...) par tous les gouvernements », a-t-il insisté. 
D’après un décret émis le 13 avril en cours, « les juifs porteurs de visas israéliens pourront entrer dans les territoires israéliens lors du pèlerinage à la Ghriba et doivent présenter un manifeste pour mener des investigations sécuritaires et préparer un plan pour leur sécurité. Ceci concerne notamment les touristes israéliens participant aux périples touristiques. Ils seront autorisés à se déplacer hors des villages touristiques où ils séjourneront ». La saison touristique sera lancée en Tunisie le 8 mai prochain. 
Cette décision gouvernementale a été fustigée par des députés tunisiens qui y ont vu une transgression de l’autorité de la Constituante. 
Sur ce sujet, le chef du Parlement allemand Norbert Lammert avait adressé une lettre l’an dernier au président de la Constitution tunisien Mostapha ben Jaafar, affichant ses craintes quant à l’inclusion de la Constitution une clause qui aurait mené à « l’incrimination de la normalisation ».
Traduit du journal libanais assafir

Visite à la famille de Hala, martyr palestinienne de 3 ans

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Le 24 decembre 2013, à l'heure ou dans le reste du monde les familles s’apprêtaient à fêter le réveillon de Noël, l'entité sioniste a envoyé un cadeau sanglant à la famille Abou Sbekha... Aux alentours de 16h00, sans aucune raison, les criminels de l'armée Israélienne ont décidé de prendre pour cible une maison du camp de réfugiés de Maghazi, au centre de la bande de Gaza. Un char de "Tsahal" tire 3 obus sur la chambre dans laquelle une petite fillette de trois ans prenait paisiblement son goûter, la tuant sur le coup, et blessant gravement sa tante et ces deux cousin Bilal et Mohamed âgés de 5 et 6 ans.
Visite à la famille de Hala, martyr palestinienne de 3 ans
Hier soir la délégation d'UNADIKUM a visité la famille de la petite martyre... La tante de Hala a encore subi une opération chirurgicale la semaine dernière et elle se remet doucement. Bilal et Mohamed vont bien physiquement mais sont psychologiquement très traumatisés, ils demandent constamment si les gens de l'autre coté de la barrière veulent les tuer comme ils ont tué Hala...
Voila une histoire comme tant d'autre, qui fait partie du quotidien de la population assiégée de la Bande de Gaza, qui subit dans le silence le plus total de la communauté internationale les crimes de guerre commis par l'entité criminelle Israélienne.
NOTRE SILENCE TUE !!!!

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Source : Unadikum Brigades
http://www.ism-france.org 

Il est peu probable qu'Abbas dissolve l'Autorité palestinienne

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Les Palestiniens, que le processus d'Oslo a rendu sceptiques, se plaignent depuis des années qu'il n'a servi qu'à décharger Israël de ses obligations en tant que puissance occupante, au lieu de produire un Etat palestinien indépendant et souverain. Ce qui a conduit à des appels répétés à la dissolution de l'Autorité palestinienne (AP) créée par Oslo.
Il est peu probable qu'Abbas dissolve l'Autorité palestinienne
Donner du pouvoir à la population et lui permettre de pratiquer un certain niveau d'autodétermination était vu comme une première réalisation qui servirait de pont vers l'indépendance totale. Beaucoup avaient vu dans la reconnaissance de l'Organisation de Libération de la Palestine, qui était interdite et considérée comme une organisation terroriste avant Oslo, et le retour des dirigeants palestiniens et de leurs familles une mise en œuvre partielle du droit au retour.
Pour Israël et ses forces d'occupation, le processus d'Oslo a apporté un soulagement important en les libérant d'avoir à garder les principales villes palestiniennes. La division du territoire sous contrôle palestinien en zones A, B et C a été toléré dans un plan de transition temporaire de 5 ans. Le prolonger à plus de 20 ans n'a jamais fait partie de l'accord original signé sur la pelouse de la Maison Blanche en 1993.
Certains argumentent que le processus était sur les rails jusqu'à ce qu'un juif radical assassine le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin en 1995. D'autres accusent les Palestiniens de ne pas avoir été capables de mettre un terme aux attentats-suicides du Hamas, et Yasser Arafat pour avoir encouragé indirectement ou refusé de décourager l'éruption de la deuxième Intifada à l'hiver 2000, après l'échec de l'accord Camp David II.
Les Palestiniens ont été leurrés par les signes extérieurs d'un Etat : une équipe olympique portant le drapeau palestinien, un président et un parlement, des timbres-poste, des plaques d'immatriculation, un hymne national, des ministères, une garde présidentielle et, bien sûr pour certains, des cartes VIP pour voyager en et hors de Palestine sans attendre en file comme le reste de la population palestinienne. Les Palestiniens ont cependant payé cher la plupart de ces pièges.
Avoir des plaques d'immatriculation distinctes n'empêche toutefois pas d'avoir d'attendre dans d'interminables files aux checkpoints israéliens pour aller à Jérusalem ou en Israël, alors que les colons juifs, qui circulent sur des routes réservées à leur usage propre et passant à toute allure aux checkpoints par une voie séparée, sont rarement stoppés. Avoir un président, un parlement et un gouvernement, tout en n'étant pas un Etat pleinement souverain, signifie que l'Autorité palestinienne doit recueillir des fonds pour diriger le gouvernement et payer les salaires de ses fonctionnaires. Une grande partie du budget va à l'énorme appareil de sécurité, dont le but est de protéger Israël dans le cadre d'une clause non écrite si le président veut rester à son poste et si lui et ses collègues veulent profiter des voyages VIP.
Avoir un parlement sans dissoudre l'administration civile israélienne signifie que les Palestiniens vivent sous deux ensembles de lois - un système juridique palestinien tout en étant soumis aux lois des occupants israéliens. Finalement, même les cartes VIP hautement convoités par les hauts fonctionnaires, qui étaient effectivement prévues dans les Accords d'Oslo (appendice 5, section F) sont devenues un handicap politique puisque les hauts responsables qui ne suivent pas la ligne politique israélienne se retrouvent rapidement privés de leurs privilèges spéciaux de circulation.
Alors que l'idée de jeter l'éponge est sous-tendue par une logique forte, des forces énormes sont maintenant tributaires de la poursuite de la gestion des vies de 2,5 millions de Palestiniens par le gouvernement palestinien. Des hommes d'affaires, des fonctionnaires, des entrepreneurs et même des Palestiniens lambda vont souffrir à court terme si le gouvernement sous gestion palestinienne est dissous et remplacé par des responsables militaires israéliens.
Bien que remettre les clés de la gestion de l'occupation aux Nations Unies ou à Israël puisse recevoir le soutien de l'opinion publique, le projet fait froncer les sourcils aux Etats-Unis et en Israël, car les deux réalisent que cela les exposerait de façon beaucoup plus visible, et plus que tout autre action, pour ce qu'ils sont, à savoir des occupants. Les revendications palestiniennes à considérer la dissolution de l'Autorité palestinienne comme une option sont rapidement retombées. Des sources au gouvernement palestinien à Ramallah ont dit à Al-Monitor que Washington a réprimandé la présidence, et a dit au président Mahmoud Abbas et à ses collègues de saborder l'idée avant qu'elle ne fasse des adeptes parmi les Palestiniens.
Evoquer la dissolution de l'Autorité palestinienne renforcerait sûrement la position des dirigeants palestiniens et montrerait qu'ils ne sont pas les marionnettes d'Israël ou des Etats-Unis. Le silence soudain après l'agitation initiale montre cependant que cette solution radicale est loin d'être facile et qu'il faudra beaucoup plus de préparation et de planification. L'absence d'alternatives claires pour déterminer le sort du peuple palestinien n'est pas un ballon de football politique que l'on peut se renvoyer.
Si les dirigeants palestiniens envisagent vraiment cette tactique, il leur faudra préparer soigneusement la population et prendre des mesures concrètes pour la protéger contre les répercussions sévères que ne manqueraient pas d'entraîner une démarche aussi audacieuse.
Source : Al Monitor
Traduction : MR pour ISM

Solidarité, concessions et complicité

Par
Article publié par Middle East Monitor, en anglais, le 18 avril 2014.
Pour l'Année internationale de solidarité avec le peuple palestinien, les Nations Unies jugent pertinent d'envoyer à la Palestine un rappel sur la bienveillance impérialiste prédatrice. Le 14 avril, le site de l'ONU a publié un article déclarant que le Secrétaire général Ban Ki-moon avait parlé à Mahmoud Abbas et à Benjamin Netanyahu, pour tenter de sauver les négociations temporairement bloquées.
Selon la porte-parole Stéphanie Dujarric, "l'objectif des contacts était de tenter de prolonger les négociations en cours en vue d'un accord de paix définitif entre Israël et la Palestine." Dujarric ajoutait que Ban "avait exprimé l'espoir que les deux dirigeants saisiraient l'ouverture actuelle créée par les initiatives US pour trouver le moyen de parvenir à la solution de deux Etats."
Solidarité, concessions et complicité
La déclaration officielle ne fait pas référence à la décision d'Abbas de demander la reconnaissance internationale suite au refus d'Israël de libérer le quatrième groupe de prisonniers palestiniens. Au lieu de cela, elle fait référence à la détérioration des négociations, en 2010, suite au refus de Netanyahu de geler l'expansion des colonies.
Le communiqué tente de masquer le spectacle et ses protagonistes. Les Etats-Unis, les Nations-Unies et Israël expriment leurs préoccupations et leurs concessions calculées, mais la Palestine reste un détail négligeable identifié seulement par des attentes de conformité qui ramènent le discours aux exigences impérialistes. Israël a conservé sa prestigieuse intégration au sein du réseau oppressif, se permettant d'être brièvement relégué à la périphérie afin de fournir un contexte pour ce que l'ONU décrit comme un "conflit", par opposition au colonialisme de peuplement. La transition est immédiatement rectifiée, tandis que le retour d'Israël est accueilli à bras ouverts au sein de la coalition qui, en dépit de sa rhétorique, ne cherche aucun autre règlement que la détérioration continue de la Palestine.
Dans son discours lors de la réunion internationale des Nations Unies sur la question de la Palestine, qui s'est tenue à Quito, Equateur, le 25 mars, Ban a réitéré son prétendu engagement à la solution de deux Etats, "avec Israël et la Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité." Il a appelé les deux parties "à parvenir à un accord, même au prix de concessions douloureuses."
Renoncer à la responsabilisation demeure un impératif. Même si elles invoquent le droit international pour déclarer illégale l'expansion coloniale, les Nations Unies évitent d'insister sur le démantèlement de l'Etat colonial. Pas plus que l'ONU n'exposera ce qu'elle imagine comme solution de deux Etats, réduite en fait à une invraisemblance qui serait construite sur les fragments restants de la terre palestinienne qu'Israël n'a pas encore expropriés.
Par contre, l'Année internationale de solidarité avec le peuple palestinien a été mentionnée deux fois, d'une manière aussi ambiguë que les gros titres multilingues médiatiques qui préfèrent enjoliver l'illusion de la libération palestinienne.
La solidarité réalisée jusqu'à présent par l'ONU représente moins d'un fragment de ce que les militants ont accompli au fil des décennies. Cependant, la glorification de l'institution impérialiste lui procure l'impunité qui la protège d'avoir à rendre compte sur sa reconnaissance de l'Etat colonial.
L'ONU ferait bien de se souvenir que dans sa législation largement citée et de manière sélective se trouve inscrite la liberté de recourir à la résistance légitime contre une occupation coloniale et militaire. Toutefois, comme avec d'autres Etats qui ont défié la domination impérialiste, les Nations Unies ne reconnaîtront jamais la référence à la résistance, à moins qu'elle puisse être manipulée dans l'abominable opération présentée à tort comme intervention humanitaire.
En référence à ce qui a été dit à Quito, "des concessions douloureuses" n'existent pas. Même un substitut de l'euphémisme utilisé ne réparerait pas les dégâts imposé à la Palestine par le mirage d'une égalité imposée. L'ONU devrait effacer la référence aux "concessions douloureuses" et reconnaître les dommages collatéraux accumulés ou les meurtres, pour découvrir l'équation de complicité dans le soutien à l'illégalité coloniale que l'organisation cherche à protéger.
Traduction : MR pour ISM

Liberté pour Marwan Barghouti

Je ne m’attendais pas à ce que Marwan Bar­ghouti reste pri­sonnier dans les geôles israé­liennes aussi long­temps. En avril pro­chain, il aura effectué douze ans.
Je me sou­viens encore de ce matin d’avril, quand je suis allé le voir au centre de détention de Mes­kobieh à Jéru­salem, trois jours après son enlè­vement du centre de la ville de Ramallah.
Dans une salle réservée aux visites des avocats, je me suis assis, ne m’attendant pas vraiment à ce qu’on me per­mette de le voir.
Selon mon expé­rience, les enquê­teurs israé­liens ont tou­jours empêché la visite de l’avocat au détenu de sécurité, de façon à l’isoler dans les pre­miers jours de l’enquête et à le priver de toute assis­tance en le laissant à la merci de l’isolement avec le sen­timent que " les amis et la famille " l’ont oublié, ce qui atteint son moral et ses capa­cités à faire face.
Marwan est venu vers moi. Je pense qu’il a été lui aussi surpris par la visite, tout autant que moi, et en moins d’une seconde, on s’est serré dans les bras.
Les ques­tions et les réponses ont fusé, sa prin­cipale pré­oc­cu­pation était de ras­surer sa famille qu’il aime comme son pays. Pendant deux heures, cette pièce exiguë est devenue une sorte de palais de nos­talgies. Marwan n’était pas inquiet et n’avait pas peur d’être enlevé et détenu en Israël. Il parlait len­tement, en essayant d’économiser ses forces et sa res­pi­ration. Je le regardais, son visage fatigué, ses traits tirés, son teint sombre, l’homme ne me sem­blait pas comme à son habitude. Cependant, il est resté digne.
Il me regardait " Je n’ai pas dormi, Jawad ! Depuis plus de 24 heures … ils m’empêchent de dormir …Ils emploient des méthodes sata­niques … Crois-​​moi, Jawad, ce sont des formes de torture les plus atroces … J’ai failli devenir fou… Je suis épuisé et je perds parfois la capacité de réfléchir et de me concentrer… ". Il s’est tu pour ras­sembler ses forces puis il a continué en disant, " Ils ont l’intention d’attaquer la légi­timité de l’Intifada et de la résis­tance pales­ti­nienne à travers mon arres­tation et mon procès, ils veulent saper le pré­sident Arafat, et ils visent à délé­gi­timer l’organisation du Fatah et le Conseil légis­latif palestinien …".
En un instant, mes sou­venirs m’ont ramené quelques années en arrière, à ces jours d’avant et aux détails de l’affaire, qui étaient, d’après la plupart des faits et des élé­ments, uniques et spécifiques.
Celui qui lit l’acte d’accusation pro­noncé contre Marwan Bar­ghouti saura l’importance des objectifs qu’Israël a essayé de frapper, et le nombre d’experts juri­diques, média­tiques et diplo­ma­tiques investis pour per­suader " le monde" que ce pays a été capable d’arrêter le plus grand ter­ro­riste de tous les temps, qui repré­sente pra­ti­quement une direction ter­ro­riste d’une popu­lation de terroristes.
Il com­prendra aussi que faire avorter et déjouer les plans d’Israël, était devenu d’un intérêt national et his­to­rique supé­rieur. Celui qui se remémore ce que ce dossier a suscité comme mobi­li­sation inter­na­tionale offi­cielle, ins­ti­tu­tion­nelle et popu­laire, pourra mesurer son impor­tance et le rôle joué par Marwan ainsi que l’importance de la position de principe qui a été la sienne.
J’écris ceci pour rap­peler à la géné­ration d’aujourd’hui cer­tains détails impor­tants qui ont pu être oubliés et affirmer que la libé­ration de Marwan Bar­ghouti pré­sente un intérêt qui dépasse l’importance de justice qu’il mérite. Elle équivaut à la recon­nais­sance de valeurs et d’acquis qu’Israël a tenté d’effacer. C’est aussi le rappel des prises de posi­tions et des batailles dont le tri­bunal a été le théâtre ; au premier plan, l’objectif de contre­carrer l’attitude constante des diri­geants israé­liens et de réussir à ren­verser l’équation par la mise en accu­sation de l’occupation qui doit être pour­suivie et jugée.
Aujourd’hui, je me rap­pelle encore de cette pre­mière et impor­tante visite où j’ai pu me ras­surer à son sujet, d’autant plus que cer­tains médias israé­liens ont publié les regrets et la colère du Premier ministre Sharon quand il a appris que les soldats avaient arrêté Marwan Bar­ghouti au lieu de le tuer et de se débar­rasser de lui une fois pour toutes.
C’est au cours de cette visite que je me suis entendu avec Marwan sur la ligne de défense de principe que nous allions mener et selon laquelle nous ne recon­naî­trons ni la légalité de son arres­tation à Ramallah, car c’est un enlè­vement, ni la légalité des inter­ro­ga­toires, ni les tri­bunaux de l’occupation mili­taires ou civils qui sont au service de l’occupant.
Marwan Bar­ghouti est un député élu et un leader poli­tique connu, nous n’accepterons pas une accu­sation pré­parée pour le compte de l’État israélien occupant et peu importe son contenu.
Le droit de résister à l’occupation est un droit garanti, et c’est l’occupation qui devrait être inculpée et jugée pour ses actes et ses crimes contre le peuple palestinien.
Je me sou­viens encore quand je l’ai quitté pour le laisser entre les mains des enquê­teurs, sachant qu’ils ne le lais­se­raient pas dormir car ils ne sup­portent pas sa ténacité et qu’ils allaient essayer de briser son image et sa pensée.
Dehors, à la sortie de la prison, j’ai rap­porté aux jour­na­listes les décla­ra­tions de Marwan, et rappelé notre position, ce qui devint plus tard le célèbre dossier : " Marwan Bar­ghouti " - contre l’occupation israé­lienne de la Palestine. Depuis, des années se sont écoulées, mais ce dossier est tou­jours ouvert et d’actualité.
Par Jawad Boulos, avocat de Marwan Bar­ghouti lors de son procès à Tel Aviv Traduit par Moncef Chahed

180 prisonniers palestiniens démarrent une grève de la faim pour protester contre Israël

RAMALLAH, 24 avril (Xinhua) -- Environ 180 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont commencé une grève de la faim mardi pour protester contre la durée indéterminée de la détention administrative.
"Les prisonniers ont insisté sur le fait qu'ils poursuivraient leur grève de la faim jusqu'à leur libération", a annoncé à Xinhua le vice-ministre palestinien des Affaires carcérales Ziad Abu Ain.
D'après les données du ministère, Israël a récemment prolongé la durée de détention de 60% des prisonniers palestiniens placés en détention administrative.
Au total, 180 des 5.000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes sont des prisonniers en détention administrative.
Israël a été vivement critiqué pour ses politiques de détention administratives, qui autorisent l'Etat hébreu à incarcérer des Palestiniens sans jugement en recourant à des extensions de peine renouvelables de six mois.
L'année dernière, le cas de Samer Essawi, un prisonnier palestinien qui a fait la plus longue grève de la faim contre Israël, avait attiré l'attention des médias internationaux après 17 mois passés en prison, ce qui lui a permis d'être libéré en décembre 2013.
Israël a donné 23.000 ordres de détention administrative depuis le début des violences en 2000 pendant la seconde Intifada palestinienne, selon le ministère des Affaires carcérales.
En 2012, environ 1.500 prisonniers palestiniens ont terminé leur grève de la faim de 28 jours après que l'Egypte a négocié un accord entre Israël et les prisonniers pour améliorer la vie quotidienne de la population incarcérée.
Pourtant, les officiels de la Palestine accusent Israël de ne pas avoir mis en oeuvre les termes de cet accord. 

Procès BDS à Sydney : première victoire du Pr. Jake Lynch

Le juge de la Cour Fédérale d’Australie a rendu ce jeudi une première décision favorable au Pr. Jake Lynch de l’Université de Sydney, attaqué par des Israéliens pour ses positions en faveur du boycott académique d’Israël.
Le juge Alan Robertson a estimé, qu’en l’état, la plainte des parties civiles ne montrait pas la moindre infraction à la loi sur la discrimination raciale sur laquelle elle se fondait.
Il a demandé aux avocats israéliens de ShuatHadin, non seulement d’écarter de leur dossier cet élément essentiel de l’attaque, mais également de payer dès maintenant au Pr. Jake Lynch la partie des frais engendrés pour récuser ces affirmations de discrimination raciale.
Il a également exigé que ceux qui ont engagé ces poursuites judiciaires revoient leur copie en conséquence, et fassent savoir à la Cour comment ils comptaient s’acquitter de leurs autres dettes en cas de perte du procès. Le juge leur a également interdit d’apporter la moindre modification de leurs avoirs en Australie dans les semaines à venir, sans qu’il en soit prévenu.
Le Pr. Jake Lynch et tous ses soutiens se réjouissent donc de cette première victoire, mais nous demandent de rester vigilants et solidaires en attendant la décision finale.
Pour tout soutien financier, s’adresser directement à : jake.lynch@sydney.edu.au
Associate Professor Jake Lynch, BA, Dip Journalism Studies, PhD
Director, Centre for Peace and Conflict Studies
Executive Member, Sydney Peace Foundation
Senior Research Fellow, School of Communication, University of Johannesburg
The University of Sydney | NSW | 2006 -AUSTRALIA

CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

Girafada, un très bon film sur l’occupation de la Palestine

Sorti en salles mercredi en France, « Girafada », du réalisateur palestinien Rani Massalha, est une œuvre poétique de qualité, ce qui ne l’empêche pas d’être en même temps un réquisitoire sans failles contre l’occupation israélienne.
À Qalqilya, ville palestinienne de Cisjordanie encerclée de tous côtés par le mur d’annexion il y a un zoo. Et dans ce zoo, des girafes. En 2003, au début de la seconde intifada, Rani Massalha, qui vivait à l’époque en Europe, apprend par une dépêche le décès d’un des animaux.
« J’ignorais qu’il existait un zoo en Palestine, raconte-t-il au Figaro, et je me suis mis aussitôt en tête d’agir pour qu’il acquière une nouvelle girafe en pratiquant un échange d’animal avec un zoo israélien. Il me semblait que c’était une manière de rendre aux enfants palestiniens le seul espace où ils pouvaient encore prétendre à vivre les bonheurs de leur âge. »
Sa tentative n’a pas abouti, du moins sous cette forme. Car elle a conduit Rani Massalha vers le cinéma et son premier film, Girafada, reprend cette histoire pour en faire une aventure à la fois allègre et mélancolique, portée par un enfant de 10 ans, Ziad, victime comme tous les siens des exactions des colons et de l’armée d’occupation.
Un grand moment de cinéma. A voir sans tarder.
CAPJPO-EuroPalestine
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La fin de la solution à deux États

Les efforts déployés par le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry pour sauver le processus de paix israélo-palestinien sont sur le point d'aboutir à un échec. Bien qu'un règlement définitif du problème ait toujours tenu de la gageure, cette nouvelle déception va rendre les États-Unis incapables de conserver ne serait-ce qu'une façade de « processus de paix », processus qui a souvent été plus productif par ses discours que par ses actes.
Les négociations vont échouer pour plusieurs raisons, à commencer par la poursuite de la colonisation israélienne des territoires occupés en 1967, malgré l'opposition de la communauté internationale, dont celle des États-Unis. Israël a plutôt accéléré la construction de colonies depuis le début du dernier cycle de pourparlers et en a même profité pour renforcer ses exigences, notamment en ce qui concerne le stationnement de troupes israéliennes dans la vallée du Jourdain. La libération de quelques dizaines de prisonniers palestiniens ne remplace pas de véritables concessions sur ces questions litigieuses.
Pire encore, les États-Unis se sont toujours abstenus d'utiliser leur forte influence pour contraindre Israël à changer de cap, en raison de la force politique américaine du lobby pro-israélien, représenté notamment par l'American Israel Public Affairs Committee. Fait révélateur, Kerry a nommé Martin Indyk (un citoyen australien d'origine britannique, qui a débuté sa carrière politique aux États-Unis en travaillant pour l'Aipac dans les années 1980) comme principal conseiller des États-Unis.
Un autre obstacle à un accord de paix est la division entre le territoire de Gaza contrôlé par le Hamas, et la Cisjordanie contrôlée par le Fateh. Cela aussi a pour origine l'intransigeance des États-Unis et d'Israël, qui ont refusé de reconnaître la victoire du Hamas aux élections de 2006 et donc de reconnaître ce groupe comme représentant légitime des Palestiniens. Cette politique a encouragé le Fateh à ne céder aucune autorité face au Hamas en Cisjordanie, ce qui crée une division au sein de la Palestine occupée. Pourtant lors du dernier cycle de pourparlers, cette division n'a pas été un obstacle majeur, car le Hamas est resté sur le banc de touche : il n'a ni participé ni cherché à jouer les perturbateurs. Cette décision a peut-être découlé de l'hypothèse que les pourparlers devaient avorter, discréditant ainsi l'Autorité palestinienne dirigée par le Fatah. Peu importe, la division entre Palestiniens n'est cette fois pas responsable de l'échec des pourparlers.
Cela nous ramène à la poursuite de la colonisation israélienne du territoire palestinien, qui exclut pratiquement la possibilité d'une solution à deux États. Ajoutons à cela l'insistance de la droite israélienne pour qu'aucune concession ne soit possible sur les questions territoriales, sur Jérusalem, ou sur le droit au retour des Palestiniens, et il ne fait aucun doute que Kerry n'a vraiment eu aucune chance. Peut-être la preuve la plus claire de l'obstination d'Israël est venue de son ministre de l'Économie, Naftali Bennett, en juillet dernier. Selon lui, « le projet de fonder un État palestinien en territoire israélien est dans une impasse. » La chose la plus importante pour la terre d'Israël est de construire, de construire et de construire encore plus [de colonies juives].
Paradoxalement, un observateur palestinien attentif peut trouver un certain réconfort dans l'échec des États-Unis d'empêcher Israël d'étendre ses colonies (et d'annexer une part de plus en plus grande du territoire palestinien), car elle met fin à la mascarade qui avait institué le processus de paix. Le résultat le plus probable revient maintenant à fonder un seul pays unifié au sein des frontières de la Palestine sous mandat britannique, qui s'étend à l'ensemble du territoire actuel d'Israël et aux territoires occupés. En d'autres termes, Israël et la Palestine évoluent inexorablement vers la création d'un État binational entre le Jourdain et la mer Méditerranée. Un tel État sera fondé sur l'un des deux principes pratiquement antagonistes : ou bien l'égalité des droits pour tous ses habitants, ou bien une forme d'apartheid, caractérisée par une autorité juive et une subordination des Palestiniens.
Le problème pour les Palestiniens est que les Juifs israéliens risquent d'avoir plus d'influence dans la gestion du développement de cet État unifié. Les Palestiniens ont donc de faibles chances de choisir l'égalité unilatéralement. Après tout, conférer des droits civils et politiques égaux à tous les citoyens diminuerait le caractère exclusivement juif du pays, renverserait les objectifs et les victoires sionistes : un résultat que la majorité de la population juive d'Israël va probablement rejeter. Appeler le pays « Israël » risque de ne pas ne suffire à modérer cette résistance.
La communauté internationale va sans doute répondre à l'émergence d'un État sous un régime d'apartheid par l'opprobre et l'ostracisme à l'égard d'Israël, malgré la protestation des États-Unis. En outre, les conflits dans un tel pays vont forcément empiéter sur ses frontières. D'où le risque de déclencher un embrasement important dans toute cette région. Cela aurait de graves conséquences pour les États-Unis et pour d'autres partisans occidentaux loyaux envers Israël, qui ont d'importants intérêts stratégiques et économiques dans la région.
Il est temps par conséquent que les États-Unis revoient leur politique sur le conflit israélo-palestinien. Au lieu de poursuivre la chimère d'une solution à deux États, les États-Unis devraient utiliser leur influence dans la région pour ouvrir la voie à l'émergence d'un État démocratique binational, qui garantisse l'égalité politique et civile complète pour tous ses habitants. Cela n'est peut-être pas une solution idéale pour toutes les parties prenantes du conflit israélo-palestinien, mais cela vaut beaucoup mieux qu'un État sous un régime d'apartheid, susceptible de déstabiliser encore plus le Moyen-Orient et de conduire à un cycle de conflits sans fin dans la région.
© Project Syndicate, 2014. 
* Mohammad Ayoob est professeur de relations internationales à l'université d'Etat du Michigan et chercheur associé à l'Institute for Social Policy and Understanding.

Les Palestiniens scellent leur réconciliation au grand dam d’Israël

AFP
Les Palestiniens ont signé hier à Gaza un nouvel accord de réconciliation, au moment où le processus de paix est totalement enlisé.
Aux termes de l'accord de réconciliation, l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, ont convenu de former un gouvernement de « consensus national ». Ce gouvernement, dirigé par le président palestinien Abbas et composé de personnalités indépendantes, sera constitué d'ici à cinq semaines, a indiqué un communiqué conjoint lu par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en présence d'une délégation de l'OLP. Aussitôt, des scènes de liesse populaire ont éclaté dans toute la bande de Gaza aux cris d' « Unité, unité ! ».
Israël a réagi en accusant M. Abbas d'avoir choisi « le Hamas et non la paix » et en annulant une session de négociations avec les Palestiniens prévue hier soir. M. Abbas a répondu que les négociations avec Israël et la réconciliation palestinienne n'étaient pas contradictoires, affirmant l'engagement des Palestiniens en faveur de la paix sur la base « d'une solution à deux États conformément aux résolutions du droit international ». « On ne saurait parvenir à la paix sans la réconciliation d'abord », a également rétorqué le négociateur palestinien Saëb Erakat. « La réconciliation est une priorité nationale palestinienne. »
L'administration américaine, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste, a de son côté estimé que l'accord pourrait « sérieusement compliquer » les efforts de paix. « Il est difficile d'envisager comment Israël pourrait négocier avec un gouvernement qui ne croit pas à son droit d'exister », a déclaré la porte-parole du département d'État, soulignant que les États-Unis étaient à la fois « déçus » et « inquiets ».
Raid sur Gaza
Peu après l'annonce de l'accord, l'aviation israélienne a d'ailleurs effectué une frappe sur le nord de Gaza, blessant six civils palestiniens, dont un très grièvement, selon le ministère de l'Intérieur du Hamas. L'armée israélienne a, elle, affirmé avoir mené « une opération de contre-terrorisme » mais a reconnu avoir manqué sa cible. Et en début de soirée, trois roquettes ont été tirées de Gaza vers le sud d'Israël, selon un communiqué militaire.
Sitôt intronisé, le nouveau gouvernement palestinien aura pour mission de préparer des élections législatives et présidentielle, qui doivent avoir lieu six mois après que le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) aura voté la confiance à ce cabinet. Les dernières législatives dans les territoires palestiniens remontent à 2006 – elles avaient été remportées par le Hamas – et la présidentielle, gagnée par M. Abbas, en 2005.
Mais ce n'est pas la première fois que les frères ennemis du mouvement national palestinien annoncent la formation imminente d'un gouvernement de consensus. « Les gens ont déjà entendu la même chose à moult reprises, mais à chaque fois l'accord a été violé par le Fateh ou le Hamas », a expliqué Samir Awad, professeur de sciences politiques à l'Université de Birzeit en Cisjordanie. Le Hamas et le Fateh, principal parti de l'OLP, ont déjà signé des accords de réconciliation au Caire (avril/mai 2011) et à Doha (février 2012) pour mettre fin à la division politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Mais les échéances fixées alors ont été constamment repoussées.

Réunion du cabinet israélien sur des sanctions après la réconciliation palestinienne

AFP
Le cabinet de sécurité israélien devait se réunir jeudi pour discuter de sanctions contre les Palestiniens après l'accord de réconciliation entre le Hamas et l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) conclu la veille, a indiqué la radio publique.
Au cours de cette "discussion spéciale", une série de sanctions devrait être annoncée, a ajouté la radio qui a toutefois exclu l'annonce d'un possible arrêt complet des négociations entamées sous l'égide des Etats-Unis en juillet dernier et qui sont dans une impasse totale.
Un responsable du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé à l'AFP la réunion dans la matinée du cabinet de sécurité. Il a qualifié l'accord de réconciliation de "très grave". "La direction palestinienne en se liant au Hamas tourne le dos à la paix", a-t-il affirmé sans être en mesure de confirmer que des sanctions seraient annoncées à l'issue de la réunion.
Israël a réagi dès mercredi à l'accord de réconciliation entre Palestiniens en annulant une session de négociations qui était prévue mercredi soir.
M. Abbas a répondu que les négociations avec Israël et la réconciliation palestinienne n'étaient pas contradictoires, affirmant l'engagement des Palestiniens en faveur de la paix sur la base du droit international.
L'administration américaine, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste, a estimé que l'accord pourrait "sérieusement compliquer" les efforts de paix.
Aux termes de l'accord de réconciliation, l'OLP reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, ont convenu de former un gouvernement de "consensus national".
Ce gouvernement, dirigé par M. Abbas et composé de personnalités indépendantes, sera constitué d'ici cinq semaines.
Les pourparlers de paix israélo-palestiniens, relancés par le chef de la diplomatie américaine John Kerry, sont dans l'impasse.
Israéliens et Palestiniens multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un dernier contingent de prisonniers, en réclamant une prolongation des négociations de paix au-delà de l'échéance prévue du 29 avril.
Le président Abbas se déclare disposé à prolonger les discussions, à condition qu'Israël relâche les prisonniers, gèle la colonisation et accepte de discuter de la délimitation des frontières du futur Etat palestinien. Le gouvernement israélien a rejeté ces demandes.

Réconciliation palestinienne : pour l'UE, la priorité est la paix avec Israël

AFP
L'UE a salué jeudi l'accord de réconciliation palestinien mais relevé que la priorité était la poursuite des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens.
"Si la réconciliation (palestienne) est un pas important vers une solution à deux Etats, la priorité reste la poursuite des discussions" entre Israéliens et Palestiniens, relancées en juillet 2013 sous l'égide des Etats-Unis, a relevé un porte-parole du service diplomatique de l'UE.
"La priorité de l'UE est que ces pourparlers se poursuivent au-delà du 29 avril", censée être la date butoir de ce dialogue, actuellement dans l'impasse, a-t-il insisté.
Il a rappelé que l'UE avait à de nombreuses reprises appelé "à une réconciliation palestinienne derrière le président (Mahmoud) Abbas", y voyant "un important élément pour l'unité du futur Etat palestinien", dans le cadre d'un règlement prévoyant sa coexistence avec l'Etat hébreu.
"L'UE salue la perspective d'élections authentiquement démocratiques" pour la présidence et les instances législatives palestiniennes, prévues par l'accord de réconciliation, a ajouté ce porte-parole.
Noué entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, cet accord a suscité la colère d'Israël, qui s'apprêtait jeudi à y riposter par des sanctions.

Israël décide de suspendre les négociations avec les Palestiniens

AFP
Israël a décidé jeudi de suspendre les négociations de paix avec les Palestiniens, à la suite de l'accord de réconciliation inter-palestinien, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.
"Le cabinet a décidé à l'unanimité que le gouvernement israélien ne négociera pas avec un gouvernement palestinien s'appuyant sur le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d'Israël", a précisé le communiqué. Le Hamas islamiste a signé mercredi un accord de réconciliation avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) du président Mahmoud Abbas.

Les Palestiniens vont étudier "toutes les options" pour répondre à Israël

AFP
La direction palestinienne va étudier "toutes les options" pour répondre à la décision d'Israël de suspendre les négociations de paix et de la sanctionner à la suite de l'accord de réconciliation avec le Hamas, a déclaré jeudi l'AFP le négociateur Saëb Erakat.
"La priorité maintenant pour les Palestiniens est la réconciliation et l'unité nationale", a ajouté M. Erakat.

La réconciliation entre l'OLP et le Hamas "tue la paix" (Netanyahu)

AFP
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé sur une chaîne américaine jeudi que l'accord de réconciliation entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas islamiste est "un pacte (qui) tue la paix".
"C'est un énorme pas en arrière", a également déclaré M. Netanyahu sur NBC, peu après qu'Israël a suspendu les négociations de paix avec les Palestiniens, précisément en raison de cet accord.

La réconciliation des Palestiniens pourrait compliquer les efforts de paix (Washington)

AFP
L'accord de réconciliation signé mercredi à Gaza par les Palestiniens pourrait "compliquer" les efforts en cours pour relancer le processus de paix, a mis en garde Washington qui a fait part de sa "déception".
Tout gouvernement palestinien doit s'engager "sans ambiguïté" sur les principes de non-violence et de l'existence de l'Etat d'Israël, a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. "L'absence d'engagement clair à ces principes pourrait sérieusement compliquer nos efforts pour la poursuite des négociations", a-t-elle ajouté.

Abbas: réconciliation palestinienne et négociations avec Israël pas incompatibles

AFP
Le président palestinien Mahmoud Abbas a souligné mercredi que les négociations avec Israël et la réconciliation palestinienne n'étaient pas incompatibles, affirmant l'engagement des Palestiniens en faveur de la paix sur la base du droit international.
"Il n'existe aucune incompatibilité entre la réconciliation et les négociations, surtout que nous sommes engagés pour une paix juste sur la base d'une solution à deux Etats conformément aux résolutions du droit international", a dit M. Abbas dans un communiqué officiel distribué par son cabinet.
"Pour l'intérêt du peuple palestinien, il est nécessaire de préserver l'unité de la terre et du peuple" palestiniens, a dit le président Abbas.
Cela "contribuera à renforcer l'établissement d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale", a-t-il ajouté. "Cette démarche, soutenue sur le plan arabe et international, renforcera la capacité des négociateurs palestiniens à réaliser la solution à deux Etats".
L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, ont convenu mercredi de former un gouvernement de consensus d'ici cinq semaines, afin de mettre fin à leur division politique.
Israël a réagi en accusant le président Abbas d'avoir choisi "le Hamas et non la paix" et a annulé une session de négociations avec les Palestiniens prévue mercredi soir.

Réconciliation OLP/Hamas: Israël annule une rencontre avec les Palestiniens

Israël a accusé le président palestinien Mahmoud Abbas d'avoir choisi "le Hamas et non la paix" et a annulé une session de négociations avec les Palestiniens prévue mercredi soir, après l'accord de réconciliation entre Palestiniens.
"Ce soir (...), Abou Mazen (le surnom de M. Abbas) a choisi le Hamas et non la paix. Quiconque choisit le Hamas ne veut pas la paix", a estimé le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.
"Israël a annulé la rencontre qui devait avoir lieu ce soir" avec les négociateurs palestiniens, a écrit le porte-parole de M. Netanyahu, Ofir Gendelman, sur son compte Twitter.
Interrogé par l'AFP, le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a toutefois assuré qu'aucune réunion n'était programmée dans la soirée avec la partie israélienne.
En revanche, M. Abbas doit recevoir le médiateur américain Martin Indyk jeudi à Ramallah (Cisjordanie), a ajouté M. Erakat.
"Netanyahu a stoppé les négociations il y a longtemps. Il a choisi les colonies au lieu de la paix", a déclaré le négociateur palestinien en reprochant au Premier ministre israélien de "détruire le processus de paix".
Aux termes d'un accord de réconciliation signé mercredi à Gaza, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas ont convenu de former un gouvernement de "consensus national" dans les prochaines semaines.

Raid israélien sur Gaza peu après l'annonce de la réconciliation palestinienne

L'aviation israélienne a effectué mercredi une frappe sur le nord de la bande de Gaza peu après l'annonce d'une réconciliation palestinienne, ont indiqué les autorités du Hamas, au pouvoir dans le territoire.
Six civils palestiniens ont été blessés lors du raid, dont un très grièvement, a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas.

Palestiniens: scènes de liesse à Gaza après l'annonce d'une réconciliation

AFP
Des scènes de liesse populaire ont éclaté mercredi dans la bande de Gaza après l'annonce d'un accord de réconciliation entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le mouvement islamiste Hamas, a constaté l'AFP.
Des milliers de personnes sont spontanément descendues dans les rues de la ville de Gaza, ainsi que dans les principales agglomérations et les camps de réfugiés de l'enclave palestinienne, en brandissant des drapeaux et aux cris d'"Unité palestinienne !". Les Palestiniens ont convenu de former un gouvernement d'union dans les prochaines semaines afin de mettre fin à leur division politique, selon un communiqué officiel.

Les Palestiniens vont former un gouvernement d'union dans les semaines à venir

Les Palestiniens ont convenu de former un gouvernement d'union dans les prochaines semaines, afin de mettre fin à leur division politique, selon un communiqué signé mercredi à Gaza par le mouvement islamiste Hamas et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
"Un accord a été conclu sur la formation d'un gouvernement indépendant dirigé par le président Mahmoud Abbas d'ici cinq semaines", a indiqué ce communiqué lu par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en présence d'une délégation de l'OLP.

mardi 22 avril 2014

Israël rejette les demandes palestiniennes pour une prolongation des négociations

Israël a rejeté mardi les demandes du président palestinien Mahmoud Abbas pour une prolongation des négociations de paix, complètement enlisés à une semaine de l'échéance de la période de neuf mois impartie pour parvenir à un accord.
"Celui qui présente de telles conditions ne veut pas la paix", a affirmé à l'AFP un haut responsable gouvernemental israélien qui a requis l'anonymat.
Lors d'une rencontre mardi à Ramallah (Cisjordanie) avec des journalistes israéliens, le président Abbas a répété qu'il était disposé à prolonger les pourparlers au-delà de la date butoir du 29 avril, comme le souhaite Israël, mais à condition que le gouvernement de Benjamin Netanyahu gèle la colonisation et accepte de discuter de la délimitation des frontières du futur Etat palestinien.
"Pendant cette période, il faut un gel complet de la colonisation" israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, a déclaré M. Abbas.
"Il faut déterminer les frontières entre l'Etat d'Israël et l'Etat de Palestine durant les un, deux ou trois mois" supplémentaires de négociations, a affirmé le président palestinien.
Les Palestiniens veulent un Etat sur les lignes d'avant l'occupation israélienne de la bande de Gaza et de la Cisjordanie conquises durant la guerre des Six Jours en juin 1967.
M. Abbas réclame aussi la libération du dernier groupe de prisonniers palestiniens qu'Israël s'était engagé à relâcher fin mars dans le cadre des pourparlers de paix.
"Il n'y aura pas de gel (de la colonisation) à Jérusalem", a répondu le haut responsable israélien, ajoutant, à propos du tracé des frontières, qu'Israël "n'a jamais accepté que ce sujet soit abordé séparément" des autres contentieux.
"Il est impossible de déterminer les frontières avant un accord sur les autres dossiers restants", a-t-il souligné.
Enfin, évoquant la question des prisonniers, le responsable israélien a réaffirmé que l'Etat hébreu avait l'intention d'expulser certains de ces détenus vers la bande de Gaza ou à l'étranger, ce que refusent les Palestiniens. "Cela a été clairement expliqué aux Palestiniens. A aucun moment Israël ne s'est engagé à ne pas procéder à des expulsions", a-t-il assuré.
Israéliens et Palestiniens multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un dernier contingent de prisonniers en réclamant une prolongation des négociations de paix.
Depuis leur relance le 29 juillet 2013 sous l'égide du secrétaire d'Etat américain John Kerry, les pourparlers piétinent sur l'ensemble des questions au coeur du conflit: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Israël/Palestine: les négociation bloquées

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a balayé les menaces de dissolution de l'Autorité palestinienne en cas d'échec du processus de paix qui semble moribond. "L'Autorité Palestinienne, qui menaçait hier de se dissoudre, parle aujourd'hui de réunification avec le Hamas. Ils doivent décider s'ils veulent être dissous ou se réunifier avec le Hamas, et quand ils voudront la paix, qu'ils nous le fassent savoir", a déclaré Benyamin Nétanyahou tard lundi lors d'une allocution marquant la fin des festivités de la Pâque juive.
L'équipe de négociateurs palestiniens a fait savoir la semaine dernière au médiateur américain Martin Indyk que les Palestiniens pourraient décider de démanteler l'Autorité dirigée par le président Mahmoud Abbas afin de faire porter à Israël la responsabilité de la gestion de leur territoire en tant que puissance occupante.
Les États-Unis ont qualifié d'"extrême" un démantèlement de l'Autorité palestinienne, créée à la suite des accords d'Oslo en 1993, et prévenu que ce geste pourrait remettre en cause l'aide financière américaine aux Palestiniens. "La communauté internationale aussi bien que les Palestiniens eux-mêmes ont déployé beaucoup d'efforts pour bâtir les institutions de l'Autorité et ce n'est pas dans l'intérêt des Palestiniens que d'y renoncer", a déclaré hier la porte-parole du département d'État. Une dissolution de l'Autorité palestinienne aurait de "graves conséquences" sur l'avenir de l'aide financière américaine, a-t-elle prévenu.
C'est la première fois que la menace de dissoudre l'Autorité est brandie depuis la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens sous l'égide du secrétaire d'Etat américain John Kerry en juillet dernier. Ces négociations sont complètement bloquées et l'initiative de John Kerry apparaît de plus en plus compromise, depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un dernier contingent de prisonniers en réclamant une prolongation des négociations de paix au-delà de l'échéance prévue du 29 avril.
Néanmoins, une nouvelle rencontre tripartite entre les négociateurs israéliens et palestiniens, Tzipi Livni et Saëb Erakat en présence du médiateur américain Martin Indyk, est prévue ce soir à Jérusalem, a indiqué une source palestinienne proche des négociations. Dans le même temps, le processus de réconciliation inter-palestinien -entre les mouvements Fatah et Hamas- a été remis sur les rails, une délégation de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) étant attendue à Gaza mardi pour relancer les discussions.

Pourquoi les autorités israéliennes ricanent : le dilemme d’une Cisjordanie « stable »

mardi 22 avril 2014 - 07h:16
Ramzy Baroud
Ces temps-ci, a dit le Vice-Ministre des Affaires Etrangères, Ze’ev Elkin, en ricanant, la Cisjordanie est « l’endroit le plus stable du Moyen-Orient », assertion ahurissante et exaspérante pour bien des Palestiniens.
JPEG - 47.2 koLa police de l’A.P. se coordonne avec la police des frontières israélienne pour contrôler l’accès des Palestiniens au poste de contrôle de Bethléem (ActiveStills.org)
Le Vice-Ministre des Affaires Etrangères, Ze’ev Elkin, est membre du parti Likoud de Benjamin Netanyahou et de son cabinet à majorité de droite. Dans une interview récente accordée à The Economist, Elkin, sur le ton prétentieux qui lui est familier, s’est montré oublieux de notions comme le droit international ou les droits de l’homme, en réaffirmant son rejet d’un état palestinien.
Elkin veut plutôt qu’Israël annexe un morceau de la Cisjordanie. Rien de neuf ici, car ce genre de langage fait partie à présent du discours israélien officiel. Mais une de ses assertions sortait du lot, ahurissante et exaspérante pour bien des Palestiniens.
Ces temps-ci, a dit Elkin en ricanant, la Cisjordanie est « l’endroit le plus stable du Moyen-Orient ».
L’étonnement pourrait venir du fait que la Cisjordanie est une territoire palestinien occupé. Sa population est menée à la pointe du fusil, elle n’a aucune liberté et n’a aucun droit. Ses terres sont saisies de force pour donner davantage d’espace aux colonies et aux colons juifs illégaux, dont le nombre dépasse à présent le demi-million.
Inutile de le dire, la Cisjordanie ne saurait être stable
En revanche, les Palestiniens devraient mener leur propre révolution jusqu’à ce qu’ils obtiennent l’intégralité de leurs droits et de leur liberté. Ceci n’est pas un appel à la violence mais une inclination humaine naturelle. Pourtant les Palestiniens ne se rebellent pas. Beaucoup de facteurs les retiennent, dont l’un est l’Autorité Palestinienne elle-même, à Ramallah.
Ses forces sont en « coordination sécuritaire » constante avec Israël. Ses « troupes d’élite » sont entraînées par des généraux étatsuniens et des armées arabes. La mission de l’AP n’est pas de libérer la Palestine mais d’assurer l’asservissement des Palestiniens pendant qu’Israël continue à s’occuper du projet colonial qu’il déploie depuis des décennies.
Le vice ministre Elkin sait tout cela. Netanyahou lui-même, de même que chaque fonctionnaire israélien, comprend que l’AP, en dépit des tentatives occasionnelles de Mahmoud Abbas pour apparaître méfiant et rebelle, n’est pas une menace pour Israël et ne le sera jamais. Il en sera ainsi même si la date-butoir du 29 avril imposée par les Etats-Unis pour un accord-cadre entre le gouvernement israélien et l’AP est dépassée et même si Abbas osait signer les demandes d’adhésion à une quinzaine d’organisations internationales. Abbas et ses hommes comprennent qu’il y a des lignes rouges qu’il ne peuvent franchir sous aucun prétexte.
Abbas est peut-être faible mais il est intelligent. Il savait que les efforts de paix de Kerry n’aboutiraient pas et que le Premier Ministre Benjamin Netanyahou trouverait le moyen de faire capoter le processus. Si Abbas avait un peu de chance, Kerry pourrait même blâmer Israël pour avoir fait dérailler le processus de paix, comme il l’a déjà fait. Alors Abbas ferait ce que d’aucuns trouveraient raisonnable : rechercher d’autres reconnaissances internationales pour l’État de Palestine.
Cela pourrait frustrer quelque peu les Américains, irriter beaucoup les Israéliens, mais cela donnerait à ses partisans une raison de promouvoir le dirigeant âgé de 79 ans comme un nouvel Arafat, héroïque et méfiant jusqu’au bout.
Les Israéliens ont encore besoin d’Abbas. Il est important pour maintenir la « stabilité » en Cisjordanie. Cela signifie la poursuite de la coordination sécuritaire qui assure la sûreté des colons armés, et procure une protection supplémentaire aux soldats israéliens quand ils tuent à volonté, confisquent encore davantage de terres, démolissent arbres et maisons, dressent des murs, creusent des tranchées et nivellent les collines.
Alors, peu importe si un état imaginaire existait sur papier dans les dossiers de quelque corps international à Genève ou à Bruxelles. Pour Israël, le droit, la loi, ce sont ses militaires qui les font, et la réalité, c’est ce qui se passe dans la Zone C, pas dans une quelconque capitale européenne.
Voilà pourquoi Elkin ricane. Il est à l’aise, tout comme l’élite politique israélienne. Depuis la signature des Accords d’Oslo en 1993, un accord est conclu entre Israël et et ce qui est devenu une classe politique palestinienne prédatrice, contrôlant tout et corrompue. Israël a maintenu son occupation militaire, a poursuivi son projet colonial et a continué à défigurer les territoires occupés de toutes les façons qu’il estimait nécessaires à ses besoins de « sécurité ». Les élites palestiniennes se sont vu garantir des privilèges économiques et des accréditations qui sont refusés à la grande majorité des Palestiniens.
Pour l’AP, le défi permanent est de maintenir un certain niveau de légitimité
Bien sûr, elle se sert de son monopole de la force, qui est facilement sanctionné par Israël, pour arrêter, torturer et tuer des résistants palestiniens s’il le faut. Elle utilise la logique de la théorie économique du ruissellement pour maintenir les Palestiniens dans leur ensemble otages de son pain quotidien.
Mais cela ne suffit pas. Il lui faut brandir l’oriflamme de héraut exclusif de la liberté des Palestiniens. Elle se sert de slogans, de drapeaux et de keffiehs pour promouvoir cette marque via le contrôle qu’elle exerce sur les médias. Beaucoup de partisans de l’AP chantent ce refrain et jurent qu’Abbas, Abbas seul, est capable d’extorquer la libération tant convoitée de la Palestine des mains obstinées du Premier Ministre israélien.
Les fonctionnaires palestiniens font savamment gonfler l’image de marque d’Abbas pour être sûrs que les Palestiniens ne remettront pas en question la sagesse de leur leader vieillissant, après l’échec récent et prévisible du processus de paix, qui d’ailleurs n’a jamais réellement été censé réussir.
Un fonctionnaire palestinien a parlé du refus d’Abbas de tenir compte d’un appel du Secrétaire d’État US John Kerry lui demandant d’arrêter les demandes d’adhésion aux traités internationaux. Il a prétendu que Kerry a mis en garde Abbas contre une « forte réponse (israélienne) » à l’action palestinienne. Abbas aurait répliqué « Les menaces d’Israël ne font peur à personne. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent ».
Ces paroles ont été répétées dans les médias palestiniens. L’image d’Abbas a été amplifiée une fois de plus. Il n’y a aucun espace pour ceux qui mettent en cause la crédibilité, la légitimité ou les méthodes foireuses de cet homme. De plus en plus d’affiches du vieil homme sont placardées dans les villes palestiniennes occupées. Ses dernières bouffonneries aideront à perpétuer le mythe que l’AP est une plateforme pour la résistance, pas pour la capitulation.
Aussi longtemps que la Cisjordanie est « stable », et aussi longtemps qu’Abbas et ceux qui le suivent continueront de vendre les vieilles illusions palestiniennes de révolutions qui n’ont jamais eu lieu, et de héros qui n’existent que sur les affiches colorées dans les rues de Ramallah … Elkin continuera de ricaner.
Et aussi longtemps que la Cisjordanie est « stable », les Palestiniens n’obtiendront pas leur liberté, car la soumission ne permet pas de conquérir des droits : seule la résistance le peut.
JPEG - 5.3 ko
* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Résistant en Palestine - Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Scribest.fr
16 avril 2014 - The Palestin Chronicle - Vous pouvez consulter cet article à
http://www.palestinechronicle.com/w...
Traduction : Info-Palestine.eu - AMM

Les forces de sécurité d’Israël accusées de cibler les enfants pales­ti­niens pour recueillir des renseignements

ABC News - John Lyons, Janine Cohen et Sylvie Le Clezio, lundi 21 avril 2014
Les enfants sont menacés et forcés à faire de fausses confes­sions par les soldats israé­liens en Cis­jor­danie selon des allé­ga­tions qui seront dif­fusées cette nuit dans le pro­gramme “Four Corners” d’ABC. Une enquête conjointe de Four Corners et du journal The Aus­tralian s’est penchée sur le trai­tement des enfants dans le système de justice mili­taire en Israël. Plus de 720 000 hommes, femmes, et enfants pales­ti­niens sont passés par ce système depuis qu’Israël a com­mencé à occuper les ter­ri­toires pales­ti­niens en 1967. Four Corners a examiné les affir­ma­tions selon les­quelles l’armée israé­lienne arrête des cen­taines d’enfants pales­ti­niens lors de raids de nuit au nom de crimes sup­posés, comme de lancer des pierres sur des soldats et des colons israé­liens. Les ser­vices de sécurité israé­liens ont aussi été accusés par des avocats et par des tra­vailleurs auprès des jeunes, d’utiliser des enfants pales­ti­niens pour recueillir des ren­sei­gne­ments. Le porte-​​parole des ser­vices à l’international Yigal Palmor a confirmé, après cette accu­sation spé­ci­fique, qu’il existait un plan pour essayer de faire recueillir des ren­sei­gne­ments aux enfants, mais il a dit que c’était « par­fai­tement légitime ».
Des enfants palestiniens prétendent qu’ils ont reçus de chocs électriques
Qsai Zamara, 14 ans, raconte qu’il a été sorti de son lit lors d’un raid de nuit sur la maison fami­liale dans un village pales­tinien et emmené en prison par l’armée israélienne.
Il a raconté à Four Corners qu’on l‘avait battu et menacé pour lui faire avouer qu’il avait jeté des pierres sur l’armée alors que c’était faux. “Il y avait une grosse machine avec des tas de fils élec­triques, connectée à l’électricité. Il voulait m’infliger des chocs élec­triques avec,” a-​​t-​​il affirmé.
Fathi Mahfouz dit qu’il a été arrêté lorsqu’il avait 15 ans pour quelque chose qu’il n’avait pas fait, et emmené en prison où on l’a soumis à des chocs électriques.
“Comme je n’avouais pas, il m’a envoyé dans une pièce où il y avait une croix à laquelle il m’a pendu. J’étais pendu et il conti­nuait à me cogner”. L’avocat aus­tralien Gerard Horton a interrogé des cen­taines d’enfants pales­ti­niens pour son orga­ni­sation Military Court Watch et il indique qu’on lui a parlé de tor­tures et du cal­vaire de l’interrogation.
“[Lors de l’un des cas] quelqu’un a mis de la nour­riture sur ses parties géni­tales et on a fait manger cette nour­riture à un chien à cet endroit du pan­talon” a indiqué Mr Horton.
“[Un] certain inter­ro­gateur est spé­cialisé dans les menaces de viol des enfants, et il fait des allu­sions très expli­cites. Il appelle quelqu’un qui attend appa­remment à l’extérieur de la salle d’interrogation et qui va, si l’enfant n’avoue pas, entrer et le violer.”
L’information aide à prévenir la violence dit un porte-​​parole israélien
Le célèbre avocat Gaby Lasky, qui est spé­cialisé dans les cas d’enfants pales­ti­niens devant les tri­bunaux mili­taires israé­liens, a affirmé que dans le cadre de la recherche de ren­sei­gne­ments l’armée israé­lienne a com­mencé à “ficher” les enfants.
Cela com­prend réveiller les enfants la nuit, les pho­to­gra­phier, vérifier leurs papiers d’identité et leur demander dans quel lit ils dorment. Mr. Lasky indique que les forces de sécurité com­mencent fré­quemment leur inter­ro­ga­toire par des ques­tions autour d’accusations de jets de pierres, puis ils creusent plus lar­gement pour obtenir des renseignements.
L’enquête conjointe Four Corners - The Aus­tralian a obtenu des images de soldats israé­liens en train de ficher des enfants.
“Il faut avoir un maillage parce que les inter­ro­ga­teurs vont vouloir ras­sembler des ren­sei­gne­ments sur les risques d’explosion de vio­lence en cer­tains endroits ou de la part de cer­taines per­sonnes,” a indiqué à Four Corners Yigal Palmor, le porte-​​parole à l’international d’Israël. “Et je pense qu’il est tout-​​à-​​fait légitime d(interroger les gens qui sont arrêtés pour par­ti­ci­pation à des actions vio­lentes, de leur demander d’où ils viennent, pourquoi ils ont été impliqués dans ces actions vio­lentes, qui les a envoyés et si il y a d’autres gens issus du même endroit qui ont les mêmes intentions”.
Il a affirmé que les enfants ont été uti­lisés par des acti­vistes ou par des ter­ro­ristes pales­ti­niens pour mener des attaques violentes.
“Et quand ils sont arrêtés on les ques­tionne sur les moti­va­tions de ceux qui les ont envoyés, sur les acti­vités en général de ceux qui les ont envoyés, pour pré­venir d’autres acti­vités de même type, pour empêcher que d’autres mineurs ne soient impliqués dans la vio­lence” a-​​t-​​il ajouté.
Annonces qu’Israël a essayé de recruter des enfants pales­ti­niens comme informateurs
Mme Lasky a affirmé que des enfants étaient uti­liser pour incri­miner les diri­geants du mou­vement d’opposition non-​​violente en Cis­jor­danie parce qu’ils étaient “le maillon faible”
A une question demandant si les ser­vices de sécurité israé­liens uti­lisent des enfants pour recueillir des ren­sei­gne­ments, Mme Lasky a répondu “Oui à 100%”.
Cette affir­mation a été confirmée par Nader Abu Amsh, directeur de YMCA près de Béthléem, qui a affaire à beaucoup des 700 enfants pales­ti­niens empri­sonnés chaque année par l’armée israé­lienne. Il assure que des enfants ont été uti­lisés pour espionner et que cela “brise les enfants pour toujours”.
Les asser­tions de Mme Lasky sont aussi confirmées par Mr. Horton. Celui-​​ci, qui a recueilli des cen­taines de témoi­gnages d’enfants, dit que dans cer­tains cas il y a eu des ten­ta­tives de les recruter comme informateurs.
Il ajoute que lors de cer­tains inter­ro­ga­toires, les ser­vices de sécurité ont essayé non seulement de découvrir qui serait sus­cep­tible jeter des pierres dans le village – raison donnée pour l’arrestation des enfants – mais qu’ils ont bien fait com­prendre aux enfants que ceux-​​ci pour­raient être immé­dia­tement remis en liberté “si, juste de temps en temps, vous nous donnez un peu d’information sur l’identité des fau­teurs de troubles dans le village”.
“Ou parfois, on leur offre de l’argent, en général pas beaucoup, mais on peut offrir à l’enfant de l’argent, un télé­phone por­table, pour l’amener à fournir des infor­ma­tions dans le futur, et le menacer parfois pour le cas où il ne le ferait pas.”
Enfants palestiniens brisés par les interrogatoires : YMCA
Nader Abu Amsha d’YMCA a indiqué qu’interroger les enfants sur leur com­mu­nauté leur causait des dom­mages psy­cho­lo­giques. “Ils (les ser­vices de sécurité israé­liens) essaient d’obtenir des infor­ma­tions sur le village et sur la vie des gens, les atti­tudes de la com­mu­nauté. La chose la plus vicieuse et la plus hor­rible [est] de pousser les gens à col­la­borer comme col­la­bo­ra­teurs des occu­pants, de les sou­mettre au régime du bâton et de la carotte. Si vous rejetez cete idée, si voulez la refuser, vous serez puni, vous res­terez plus long­temps en prison et si vous acceptez d’être un col­la­bo­rateur, vous serez récom­pensé, on vous traitera dif­fé­remment et vous serez heureux. C’est pourquoi cette façon de trans­former un enfant, qui n’est pas res­pon­sable de son acte, à devenir un col­la­bo­rateur n’aide pas seulement les Israé­liens à ras­sembler des infor­ma­tions, cela brise les enfants pour toujours.”
Traduction AFPS/​RP

Le Fatah et le Hamas retournent à la table des négociations à Gaza

France 24 avec AFP, mardi 22 avril 2014
Le pro­cessus de récon­ci­liation entre les "frères ennemis", le Fatah et Hamas, a été remis sur les rails. Une délé­gation de l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP) est attendue à Gaza, mardi, pour relancer les pourparlers.
La récon­ci­liation entre le Hamas et le Fatah est-​​elle sur le point de se concré­tiser ? Les dis­cus­sions entre les deux mou­ve­ments pales­ti­niens repren­dront en tout cas à Gaza mer­credi 23 ou jeudi 24 avril.
Un haut res­pon­sable du Hamas basé au Caire, Moussa Abou Marzouq, a franchi le poste-​​frontière de Rafah, lundi, pour rejoindre Gaza et pré­parer la ren­contre. Après s’être entretenu avec le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, il a indiqué que les négo­cia­tions seraient axées sur la "mise en place d’un gou­ver­nement de concensus national et de la tenue d’élections" pales­ti­niennes. Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur du Hamas à Gaza a annoncé, "dans un geste de bonne volonté pour sou­tenir les efforts de récon­ci­liation nationale", la libé­ration, lundi, de 10 membres du Fatah détenus pour troubles à l’ordre public.
La délé­gation de l’OLP sera com­posée du député indé­pendant Moustafa Bar­ghouti, de Azzam al-​​Ahmad (Fatah), Bassam Salhi (Parti du peuple pales­tinien) et de l’homme d’affaires Mounib al-​​Masri et Jamil Chéhadé (Front pales­tinien arabe), a déclaré M. Bar­ghouti à l’AFP.
Le Fatah, membre de l’OLP, et le Hamas, qui gou­vernent res­pec­ti­vement les zones auto­nomes de Cis­jor­danie et la bande de Gaza, ont signé en 2011 au Caire un accord de récon­ci­liation pour mettre fin à la division poli­tique entre les deux ter­ri­toires. Mais la plupart des clauses sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées. Les deux partis entre­tiennent des rap­ports tendus depuis la prise de contrôle en juin 2007 de Gaza par le Hamas, vain­queur en 2006 des élec­tions législatives.
Alors que l’Autorité pales­ti­nienne en Cis­jor­danie piétine dans des pour­parlers de paix mori­bonds avec Israël, le Hamas a subi un revers avec la des­ti­tution en juillet du pré­sident isla­miste Mohamed Morsi en Égypte.

Abou Zouhri : Le Hamas est concerné par la réconciliation

Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a renouvelé sa position accueillant la délégation de l'AP venant à la Bande de Gaza cette semaine pour faire avancer les efforts de la réconciliation et la fin de la division, confirmant qu'il va traiter positivement avec cette délégation pour achever la réconciliation.
Le porte-parole du mouvement du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri, a déclaré que son mouvement confirme son accueil de la délégation de Ramallah à l'égard du dossier de la réconciliation et que son mouvement est également concerné par la réconciliation et traitera positivement pour mettre fin au gel de ce dossier.
Il a souhaité des mesures sur le terrain en Cisjordanie occupée pour aider à la création d'une atmosphère positive de la réconciliation.
Il est prévu que la délégation de l'AP arriver à la Bande de Gaza et comprenne 5 personnalités palestiniennes, y compris le membre du comité central du mouvement du Fatah, Azzam el-Ahmed, et aussi Dr. Moustafa Barghouthi et Mounaib el-Masri, tandis que le membre du Bureau politique du Hamas, Dr. Moussa Abou Marzouk, est arrivé à la Bande de Gaza de l'Egypte pour participer à ces réunions.

L'aviation israélienne lance des raids aériens sur Gaza

Gaza – CPI
Les avions de guerre israéliens ont lancé, le lundi après-midi 21/4, une série de raids aériens sur différentes régions de la Bande de Gaza.
Selon notre correspondant, les avions de combat israéliens ont lancé le premier raid sur un élevage de volailles dans la zone centrale à l'est du camp de Nussirat, ce qui a causé d'importants grands dégâts.
Le deuxième raid a ciblé un groupe de citoyens palestiniens derrière l'entreprise de l'électricité dans le centre de la bande de Gaza, ce qui a blessé l'un d'entre eux.
Les raids aériens israéliens ont également ciblé des terres agricoles dans la ville de Deir Balah et un site des Brigades d'el-Qassam dans la ville de Khan Younès, sans signaler des victimes ou blessés.
Des observateurs ont considéré que ces raids sont des réponses hasardeuses après la chute de 7 roquettes de fabrication locale sur les différentes régions du Néguev occidental, causant des dégâts.

En Cisjordanie, le village d’Azbat Tabib lutte pour sa survie

Qalqilia – CPI
Trente-cinq sur quarante-cinq maisons du village d’Azbat Tabib sont menacées de destruction, selon un projet sioniste, au profit de l’élargissement colonial de la région.
Azbat Tabib est un petit village de la sous-préfecture de Qalqilia, au nord de la Cisjordanie occupée. Il est à l’image de l’homme palestinien qui reste attaché à sa terre, défiant toutes les tentatives, tous les agissements, toutes les machinations menés par les sionistes.
Les habitants du village insistent à ne pas le quitter. Ils l’ont transformé en une tête de lance contre la colonisation. Les activités populaires, les sit-in et leurs tentes, les manifestations, les protestations n’y cessent pas, jour et nuit.
Vingt ans de lutte
Bayan Tabib, président du conseil du village, informe le correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que la population, épaulée par certaines institutions juridiques, a pu, le 7 avril 2014, acquérir une décision du conseil israélien suprême de la planification permettant aux villageois de prendre connaissance du plan de construction de leur village et d’avoir une durée légale de soixante jours pour poser leurs objections.
C’est une décision très importante, confirme Tabib. En fait, c’est la première fois que les Israéliens reconnaissent l’existence du village. Selon cette décision, les villageois pourront aller porter plainte contre les décisions de destruction de leurs maisons auprès des tribunaux israéliens.
Avoir ce plan est existentiel ; c’est un résultat d’une lutte acharnée menée par la population pour protéger sa terre et ses maisons, au moins une partie.
C’est sous l’égide du centre la Paix et la Coopération internationale, de la ville occupée d’Al-Quds, et plus précisément du professeur Rasem Khamaysi, que ces efforts ont abouti.
Lutter pour exister
Mohammed Tabib est un activiste contre la colonisation dans le ce village d’Azbat Tabib. Il dit à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que son village a perdu quelque 45% de ses terrains à cause du mur de séparation discriminatoire, en 2003. Aujourd’hui, il est menacé de pertes supplémentaitres.
Le village d’Azbat Tabib abrite 45 maisons où 247 personnes habitent. 35 de ces maisons, plus l’école, le cabinet médical, le conseil du village, tous sont menacés de destruction par les forces sionistes d'occupation.
Selon le bureau palestinien des statistiques, le village d’Azbat Tabib est le cinquième parmi les plus pauvres villages de la Cisjordanie. Malgré cette pauvreté, ses habitants continuent leur lutte acharnée.
Nous restons attachés à notre terre
Le fermier Hassan Tabib souligne que les souffrances du village d’Azbat Tabib sont à l’image des souffrances de tous les villages où passe le mur de séparation discriminatoire.
Pire, pour aller au village et en sortir, il faut une autorisation spéciale. Malgré cela et malgré l’inexistence de toutes sortes de services et d’infrastructures, les villageois restent attachés à leur terre.
Hassan confirme que les villageois ont décidé de continuer leurs efforts dans le but de donner plus de légitimité à leur village et mettre en échec les plans de l’occupation sioniste voulant les chasser vers d’autres parties de la Cisjordanie.

Cisjordanie: Invasions et arrestations à Bethléem et Naplouse

Bethléem – CPI
Un groupe de colons juifs a envahi le lundi à midi 21/4, un jardin d'enfants dans le village de Wadi Fokin, à l'ouest de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont déclaré qu'un groupe de colons ont pris d'assaut un jardin pour les jeux d'enfants dans le village pour accomplir des rituels talmudiques, sous la protection des soldats israéliens.
Les sources ont ajouté que les colons extrémistes ont envahi le même jardin, le mercredi dernier, et ont expulsé les familles palestiniennes sous la menaces d'armes.
Dans le même contexte, les colons extrémistes ont cassé le lundi matin les fenêtres des véhicules palestiniens sur la route entre le village de Nahlin et Bethléem et ont lancé des pierres sur les véhicules passant près de la colonie "Ibtar Eilit" installée sur les terres agricoles des citoyens palestiniens, ce qui a causé des grands dégâts dans les véhicules palestiniens.
Dans le même contexte, les patrouilles de l'occupant israélien ont envahi, ce matin, le village de Bourin dans le sud de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée et ont tenté d'envahir un lycée.
Jamal Zein, le président de la municipalité de Bourin, a déclaré à notre correspondant qu'environ 3 patrouilles israéliennes ont tenté d'envahir le lycée de Bourin pour arrêter les écoliers, ce qui a causé de violents affrontements entre les écoliers et les soldats israéliens.
"Les soldats israéliens ont lancé les bombes du gaz lacrymogène sur les élèves, ce qui a causé deux états d'asphyxie", a-t-il également poursuivi.
Avant leur retrait de l'école, les soldats israéliens ont dit au directeur de l'école qu'ils viendront de nouveau pour arrêter les adolescents qui ont lancé des pierres le matin sur un groupe de colons extrémistes  de "Brakha" près du village.